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  <title>Forum Unit&#233; Communiste</title>
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  <description>Ceci est un fichier XML qui contient un fil RSS; Forum Unit&#233; Communiste : Derniers 10 Messages</description>
  <pubDate>Tue, 09 Feb 2010 00:11:21 +0000</pubDate>
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   <title>Forum Unit&#233; Communiste</title>
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   <title>Actualit&#233;s Internationales : Amérique latine, nouvelle exemple d&#039;émancipation :</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> Amérique latine, nouvelle exemple d&#039;émancipation :<br /><strong>Envoyé :</strong> 08 Feb 2010 à 22:22<br /><br /><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=3 cellPadding=3 width="100%"><T><TR><TD style="BORDER-BOTTOM: #006f93 1px solid; BORDER-TOP: #006f93 1px solid" =#006f93 width="45%" align=left><P align=center><SPAN style="TEXT-TRANS: uppercase"><B><FONT color=#ffffff size=2 face=Verdana>&nbsp;C U B A</FONT></B></SPAN></P></TD><TD style="BORDER-BOTTOM: #e0e0e0 1px solid; BORDER-TOP: #e0e0e0 1px solid" =#ffffff width="55%" align=left><P align=right><FONT size=1 face=Verdana><B>La Havane.&nbsp;7 Févier 2010</B></FONT></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><B><P align=center><FONT size=5 face=Georgia>La Révolution bolivarienne et les Antilles</P><P align=center><a href="http://www.radiomundial.com.ve/yvke/download.php?id=41746" target="_blank"><img src="http://www.radiomundial.com.ve/yvke/files/img_noticia/t_reflexi&#111;nes_de_fidel_5_158.jpg" width="360" border="0" alt="reflexi&#111;nes-de-fidel-5.jpg" /></a></P></FONT></B><FONT face=Georgia></FONT><DIV><FONT face=Georgia></FONT>&nbsp;</DIV><DIV><FONT face=Georgia>A l’école, l’histoire me plaisait, comme elle plaît à quasiment tous les jeunes. Mais aussi les guerres, selon la culture que la société inculquait aux enfants de sexe masculin – tous les jouets qu’on nous offrait étaient des armes…</FONT></DIV><P><FONT face=Georgia>Quand j’étais enfant, on m’envoya dans une ville où personne ne m’emmena jamais au cinéma. La télévision n’existait pas encore, et au domicile où j’habitais, il n’y avait pas de radio. Je devais recourir à mon imagination.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Au premier collège où je fus mis en internat, je lisais avec étonnement les histoires du déluge universel et de l’arche de Noé. Je finis par penser plus tard que c’était peut-être là un des vestiges que l’Humanité conservait des derniers changements climatiques survenus dans l’histoire de notre espèce&nbsp;: peut-être la fin de la dernière période glaciaire qui eut lieu, présume-t-on, voilà bien des milliers d’années.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Plus tard, on peut le supposer, je lus avec avidité les vies d’Alexandre, de César, d’Annibal, de Bonaparte et, bien entendu, tous les livres qui me tombaient entre les mains sur Maceo, Gomez, Agramonte et les autres grands soldats qui luttèrent pour notre indépendance. Je n’avais pas encore ce qu’il fallait de culture pour bien comprendre ce qui se cachait derrière ces histoires.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Mon intérêt se centra ensuite sur Marti. C’est à lui que je dois en fait mes sentiments patriotiques et cette conviction profonde selon laquelle «la patrie est l’humanité.» L’audace, la beauté, le courage et l’éthique de sa pensée m’aidèrent à devenir ce que je crois être: un révolutionnaire. Sans être martiste, on ne peut être bolivarien; sans être martiste et bolivarien, on ne peut être marxiste; sans être martiste, bolivarien et marxiste, on ne peut être anti-impérialiste; sans être ces trois choses, on ne pouvait concevoir une révolution à Cuba à notre époque.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Voilà presque deux siècles, dans les années 1820, Bolivar voulut dépêcher une expédition aux ordres de Sucre pour libérer Cuba qui en avait bien besoin en tant que colonie sucrière et caféière espagnole où 300 000 esclaves travaillaient pour leurs maîtres blancs.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Une fois que Cuba se vit frustrée de son indépendance en devenant une néo-colonie, elle ne pouvait en aucun cas instaurer la dignité pleine de l’homme sans une révolution qui en finisse avec l’exploitation de l’homme par l’homme.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>«… je veux que la première loi de notre République soit le culte des Cubains à la dignité pleine de l’homme.&nbsp;»</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Par cette pensée, Marti infusa le courage et les convictions qui poussèrent notre Mouvement à l’assaut de la caserne Moncada, ce qui ne nous serait jamais venu à l’esprit sans les idées d’autres grands penseurs comme Marx et Lénine qui nous firent voir et comprendre les réalités si différentes de la nouvelle époque que nous vivions.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>C’est au nom du progrès et du développement que l’on justifia à Cuba des siècles durant l’odieux latifundium et la force de travail servile, précédée par l’extermination des premiers habitants de ces îles.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Marti a dit de Bolivar quelque chose de merveilleux et de digne de sa vie glorieuse: </FONT></P><I><P><FONT face=Georgia>«&nbsp;… ce qu’il n’a pas fait n’a toujours pas été fait à ce jour: Bolivar a encore beaucoup à faire en Amérique.»</FONT></P><P><FONT face=Georgia>«Que le Venezuela me donne en quoi le servir: il a en moi un fils.»</FONT></P></I><P><FONT face=Georgia>Au Venezuela, la puissance coloniale – comme d’autres le firent dans les Antilles – sema de la canne à sucre, des caféiers, des cacaoyers, et fit aussi venir en esclavage des hommes et des femmes d’Afrique. Résistant héroïquement en s’appuyant sur la nature du sol vénézuélien et sur l’étendue du territoire, les habitants originaires évitèrent l’anéantissement.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>A l’exception d’une partie au Nord du continent, l’immense territoire de Notre Amérique resta aux mains des deux rois de la péninsule ibérique.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>On peut affirmer sans crainte que, des siècles durant, nos pays et les fruits du travail de leurs peuples furent mis à sac et qu’ils continuent de l’être par les grandes sociétés transnationales et les oligarchies à leur service.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Rien ne changea pour l’essentiel durant les XIX<SUP>e</SUP> et XX<SUP>e</SUP> siècles, autrement dit pendant presque 200 ans après l’indépendance formelle de l’Amérique ibérique. Les Etats-Unis, à partir des treize colonies anglaises qui se soulevèrent, s’étendirent vers l’Ouest et vers le Sud. Ils achetèrent la Louisiane et la Floride, arrachèrent au Mexique plus de la moitié de son territoire, intervinrent en Amérique centrale et s’emparèrent de l’espace où serait construit le canal de Panama qui unirait les deux grands océans à l’est et à l’ouest du continent, juste là où Bolivar avait souhaité fonder la capitale de la plus grande des Républiques qui naîtrait de l’indépendance des nations d’Amérique.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>A cette époque, le pétrole et l’éthanol ne se vendaient pas dans le monde, l’OMC n’existait pas.&nbsp; La canne à sucre, le coton et le maïs étaient cultivés par les esclaves. Les machines n’avaient pas encore été inventées. C’est à partir du charbon que l’industrialisation progressait en force.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Si les guerres impulsèrent la civilisation, la civilisation impulsa les guerres. Elles changèrent de caractère et se firent plus terribles, pour se transformer finalement en conflits mondiaux.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Nous étions enfin un monde civilisé. Nous en avons même fait une affaire de principes.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Mais nous ne savons que faire de cette civilisation-là. D’une part, l’être humain s’est doté d’armes nucléaires d’une précision inconcevable et d’une puissance annihilatrice, de l’autre, il a opéré un recul honteux en matière de morale et de politique. Politiquement et socialement parlant, nous sommes plus sous-développés que jamais. Les automates se substituent aux soldats, les médias aux éducateurs, tandis que les gouvernements commencent à être dépassés par les événements sans savoir quoi faire. A en juger par le désespoir de nombreux dirigeants politiques internationaux, &nbsp;on constate leur impuissance devant les problèmes qui s’accumulent sur leurs bureaux de travail et dans les réunions internationales de plus en plus fréquentes.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>C’est dans ces circonstances qu’une catastrophe sans précédent est survenue en Haïti, tandis qu’à l’autre bout de la planète, au milieu de la crise économique et de conflits croissants, continuent de se dérouler trois guerres et une course aux armements qui engloutit plus de 2,5 % du PIB mondial, ce qui suffirait au développement, en peu de temps, de tous les pays du Tiers-monde et éviterait peut-être les changements climatiques, si on y consacrait les ressources économiques et scientifiques indispensables à ces fins.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>La crédibilité de la communauté mondiale vient de recevoir un coup très dur à Copenhague, et notre espèce ne fait pas la preuve de sa capacité à survivre.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>La tragédie d’Haïti me donne l’occasion d’exposer ce point de vue à partir que ce que le Venezuela a fait avec les pays caribéens. Alors que les grandes institutions financières hésitent à Montréal sur ce qu’il faut faire en Haïti, le Venezuela n’hésite pas une minute à annuler la dette économique de ce pays qui se monte 167 millions de dollars.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Pendant presque un siècle, les plus importantes transnationales ont exploité et vendu le pétrole vénézuélien à des prix dérisoires. Le Venezuela devint pendant des décennies le plus gros exportateur de pétrole au monde.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>L’on sait que, lorsque les USA dépensèrent des centaines de milliards de dollars dans leur guerre génocidaire contre le Vietnam, tuant et mutilant des millions de fils de ce peuple héroïque, ils rompirent aussi, de manière unilatérale, l’accord de Bretton Woods qui stipulait la conversion du dollar par rapport à l’or, et ils firent payer à l’économie mondiale le coût de cette sale guerre. La monnaie étasunienne se dévalua, si bien que les recettes en devises des pays caribéens ne leur permettaient plus de payer le pétrole. Leurs économies reposent sur le tourisme et sur les exportations de sucre, de café, de cacao et d’autres produits agricoles. Les économies des Etats caribéens étaient menacées de dévastation, exception faite de deux d’entre eux qui sont exportateurs d’énergie.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>D’autres pays développés éliminèrent les préférences tarifaires dont bénéficiaient les exportations agricoles des Caraïbes, telle la banane. Le Venezuela eut alors un geste sans précédent: garantir à la plupart de ces pays des livraisons de pétrole sûres et des facilités de paiement spéciales.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Aucun autre pays ne s’était inquiété du sort de ces peuples. N’était la République bolivarienne du Venezuela, une terrible crise aurait frappé les Etats indépendants des Caraïbes, hormis Trinité-et-Tobago et la Barbade. </FONT></P><P><FONT face=Georgia>En ce qui concerne Cuba, après l’effondrement de l’URSS, le gouvernement bolivarien donna une impulsion extraordinaire au commerce entre nos deux pays, dont des échanges de biens et services, ce qui nous permit de faire face à l’une des périodes les plus dures de notre glorieuse histoire révolutionnaire.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Curieusement, l’un des meilleurs alliés des USA, mais aussi le plus bas et le plus vil ennemi du peuple, avait été, dès le triomphe de la Révolution cubaine en 1959, le président du Venezuela, Romulo Betancourt, un charlatan et un simulateur, qui fut le principal complice des attaques pirates, des actes terroristes, des agressions et du blocus économique contre notre patrie.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>C’est justement quand Notre Amérique en avait le plus besoin que la Révolution bolivarienne éclata finalement au Venezuela.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Les membres de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique (ALBA), réunis à Caracas à l’invitation d’Hugo Chavez, se sont engagés à prêter le maximum d’appui, au moment le plus triste de son histoire, au peuple haïtien, qui a réalisé la première Révolution sociale victorieuse dans l’histoire du monde, quand des centaines de milliers d’Africains se soulevèrent et créèrent une République à des milliers de kilomètres de leurs terres natales, ce qui constitue l’une des actions révolutionnaires les plus glorieuses de ce continent-ci. En Haïti, il y a du sang noir, aborigène et blanc; la République y est née des concepts d’équité, de justice et de liberté pour tous les êtres humains.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Voilà maintenant dix ans, alors que le cyclone Mitch avait fait des dizaines de milliers de victimes dans les Caraïbes et en Amérique centrale, Cuba créa l’Ecole latino-américaine de médecine (ELAM) pour former les médecins latino-américains et caribéens qui sauveraient un jour des millions de vies, mais qui serviraient avant tout d’exemples dans le noble exercice de la profession médicale.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Voilà pourquoi des dizaines de jeunes du Venezuela et d’autres pays latino-américains diplômés de l’ELAM se retrouveront en Haïti aux côtés des Cubains, car beaucoup nous ont fait savoir de tous les recoins du continent leur désir de collaborer à la noble tâche de sauver des vies d’enfants, de femmes et d’hommes, de jeunes et de personnes âgées.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Il y aura des dizaines d’hôpitaux de campagne, des centres de physiothérapie et des hôpitaux où prêteront service plus de mille médecins et étudiants des dernières années de médecine, provenant d’Haïti, du Venezuela, de Saint-Domingue, de la Bolivie, du Nicaragua, de l’Equateur, du Brésil, du Chili et des autres pays frères. Nous avons même l’honneur de pouvoir compter sur des médecins étasuniens eux aussi diplômés de l’ELAM. Nous sommes prêts à coopérer avec les pays et les institutions qui souhaiteraient participer à ces efforts visant à prêter des services médicaux en Haïti.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Le&nbsp; Venezuela a déjà fourni des tentes, des équipements médicaux, des médicaments et des aliments. Le gouvernement haïtien offre toute sa coopération et tout son soutien à cet effort qui vise à apporter des services de santé gratuits au plus grand nombre possible d’Haïtiens, pour lesquels ce sera une consolation au milieu de la pire tragédie survenue sur notre continent.</FONT></P><P><img src="http://www.granma.cu/fotos%202010/febrero/firma-fidel-7febrero.jpg" height="157" width="280" border="0" /></P><P><B><FONT face=Georgia>Fidel Castro Ruz</FONT></B></P><P><B><FONT face=Georgia>Le 7 février 2010</FONT></B></P><P><B><FONT face=Georgia>20 h 46</FONT></B></P></TD></TR></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.granma.cu/frances/2010/febrero/lun8/6reflexi&#111;n-f.html" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Mon, 08 Feb 2010 22:22:29 +0000</pubDate>
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   <title>Th&#233;ories - Id&#233;ologies : [Politique] Le partage de la valeur ajoutée</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=127" rel="nofollow">AllXS</a><br /><strong>Sujet:</strong> &#091;Politique&#093; Le partage de la valeur ajoutée<br /><strong>Envoyé :</strong> 08 Feb 2010 à 21:34<br /><br /><DIV align=center><FONT color=red><FONT size=6><strong>Comment les libéraux font main basse sur vos retraites</strong></FONT></FONT></DIV><P align=justify><BR><BR><BR><a href="http://www.plumedepresse.net/spip.php?article1226" target="_blank">Site d'Olivier Bonnet, journaliste</A> <BR><BR><BR><BR><img src="http://www.plumedepresse.net/local/cache-vignettes/L84xH110/art&#111;n10375-60ec0-5a851.jpg" border="0" /> <strong>Bernard TEPER</strong>, <EM>économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac et Secrétaire national de l’Union de familles laïques (Ufal), signe une remarquable contribution au débat sur l’avenir des retraites, obscurci par de noirs nuages gouvernementaux </EM><BR><BR><BR><BR><U>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</U> <BR><BR><FONT color=red><FONT size=4><strong>Retraites solidaires ou marche vers la privatisation du système de retraites ?</strong></FONT></FONT> <BR><BR><BR><BR><strong>L’ensemble de la protection sociale est impacté par le processus de marchandisation et de privatisation de celle-ci. Pour des actionnaires, cela est compréhensible : la protection sociale est le premier budget humain (environ 540 milliards d’euros soit près de 30 % du PIB et bien plus que le budget de l’Etat tous ministère confondus) qui jusqu’aux années 70 était largement dégagée des pressions capitalistes. Catherine Jousse montre bien (1) que les attaques sont lancées sur toutes les composantes de la protection sociale (santé et assurance-maladie, famille, retraites, assurance-chômage, dépendance, etc.)</strong> <BR><BR><BR><BR><U><FONT size=3>Les retraites dans le collimateur néolibéral</FONT></U> <BR><BR>L’attaque contre les retraites solidaires est donc une partie de l’ensemble du mouvement de prédation contre la protection sociale solidaire. 1995 a été la première année de l’accélération de ce processus. Depuis, la loi Fillon de 2003 a prévu des rendez-vous quadriennaux pour ajuster les principaux paramètres de l’équilibre des régimes, essentiellement la durée de cotisation. Cette loi s’appuie sur un premier dogme à savoir que tout gain d’espérance de vie devra se partager de la façon suivante : 2/3 pour l’allongement de la durée d’activité et 1/3 pour l’allongement de la période de retraite ! 2008 a confirmé le passage à 41 annuités et le Conseil d’orientation des retraites (COR) 2007 propose une future augmentation à 41,5 annuités à l’horizon 2020 ! Il est à noter que pour en arriver là, un deuxième dogme a fonctionné : il ne fallait pas, paraît-il, augmenter les cotisations patronales, par ce que cela rentre rait dans les prélèvements obligatoires ! <BR>Et puis le troisième dogme implicite celui-là : on ne doit pas toucher à la répartition des richesses ! La déformation du partage de la valeur ajoutée des années 80 au profit des profits et donc au détriment des revenus du travail est considérée comme naturelle et donc ne doit pas être touchée ! Si on regarde le différentiel entre 1982 et 2007, le déport est de 9,3 points de PIB (environ 170 milliards d’euros) et si on regarde le différentiel 1960-2007, le différentiel est de plus de 3 points de PIB (environ 55 milliards d’euros). Excusez du peu ! <BR>Et conformément à la ligne stratégique dévoilée par Denis Kessler dans la revue Challenges, cette attaque se fait par un patchwork de mesures qui semblent détachées l’une de l’autre mais qui, en fait, font partie d’un plan concerté bien que non explicité aux assurés sociaux. Dans le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2010 qui sera voté au Parlement entre la fin octobre et le début décembre 2009 sont prévus des modifications concernant les droits familiaux et conjugaux, les bonifications de retraites pour les mères ayant garder leurs enfants. Et est également prévu l’année prochaine, le remplacement des régimes de base actuels par un régime par points ou par comptes notionnels (système suédois de système par répartition avec capitalisation virtuelle et sortie avec une rente calculée en fonction de l’espérance de vie et du capital virtuel accumulé (2). Il est à noter que dès le déclenchement de la crise du capitalisme, le pilotage automatique théorique de ce système a été abandonné par les suédois tellement le système s’affolait ! <BR>Bien évidemment, le COR va être obligé de revoir sa copie depuis le déclenchement de la dernière crise du capitalisme démarrée à l’été 2007 et approfondie par le krach bancaire et financier de septembre 2008. Les fonds de pension se sont écroulés bien que les études d’opinion montrent que de nombreux salariés y croient encore. Et comme le COR 2007 avait pris comme hypothèse un taux ce chômage de 4,5% à partir de 2015(principalement à cause de la démographie qui va faire baisser mécaniquement le chômage à partir de cette date), il est probable qu’il va revoir à la hausse cette prévision vu que le chômage 2009 et 2010 sera plus fort que prévu avant le déclenchement de la dernière crise. <BR>Le président de la République a annoncé que des décisions nouvelles seraient prises à la mi- 2010 sur la pénibilité, l’âge de la retraite, la durée de cotisation voire le niveau des pensions de retraite. Parallèlement, les partenaires sociaux ont décidé de se revoir en 2010 pour définir les règles de l’ARRCO et l’AGIRC (caisse de retraites complémentaires obligatoires) pour fixer les nouvelles règles dès 2011. <BR><BR><BR><BR><U><FONT size=3>Les trois acteurs en présence</FONT></U> <BR><BR>D’abord, il y a les travailleurs qui ont produit les forts mouvements sociaux de 1995 et de 2003 mais avec une mobilisation différenciée suivant le fait d’être dans le secteur public ou le secteur privé. Il va de soi que c’est le principal acteur de la période. Son niveau de mobilisation notamment dans le secteur privé déterminera le niveau du rapport des forces et donc des décisions qui seront prises alors. Il faudrait plutôt se rapprocher du mouvement de mai 68 chez les salariés pour bloquer le processus en cours. Nous verrons ce que les travailleurs et leurs syndicats feront alors. <BR>Puis, il y a la crise et son développement. Tant par le chômage qui va croître très fortement de façon prévisible que par les ruptures économiques possibles (Etats très endettes, faiblesse du pouvoir d’achat des travailleurs, suraccumulation du capital, pression tendancielle à la baisse des taux de profits, etc.). <BR>Enfin, il y a les politiques économiques qui fluctuent entre les néolibéraux qui inspirent toutes les contre-réformes depuis un quart de siècle (gouvernement de droite et de gauche d’ailleurs) et les ultralibéraux (MEDEF qui veulent pousser au maximum leur avantage de l’incapacité actuelle de la gauche et du mouvement social de les contrer. Les premiers souhaitent continuer la politique qu’ils ont réussi jusqu’ici à faire : maintien de l’architecture actuelle des régimes de retraite, allongement régulier des durées de cotisation, choix du départ à la retraite par le salarié. Les seconds ont déjà eu gain de cause lors du PLFSS 2009 pour le passage de 65 à 70 ans pour la mise en retraite d’office par l’employeur et ce sont eux qui sortent depuis peu une nouvelle panoplie encore plus antisociale que leurs prédécesseurs : retraites par points, report de l’âge de la retraite (différent de l’allongement de la durée de cotisation) alors que le taux d’emploi des seniors est très faible, etc. En avançant le rendez-vous à la mi-2010, il semble que Nicolas Sarkozy devient le porte-parole des ultralibéraux. <BR>De plus, il est à noter que les ultralibéraux pensent aussi modifier la philosophie générale des retraites en pénalisant les carrières courtes (et donc les femmes) alors que traditionnellement, c’était l’inverse. <BR>La décision ultralibérale de la Cour de cassation avec son arrêt selon lequel la majoration de la durée d’assurance (MDA = 2 ans par enfant) devrait être appliquée également aux pères a entraîné l’audition dans le cadre du PLFSS 2010 au Parlement. Ce dossier est explosif car l’écart actuel entre les pensions des hommes et des femmes est déjà très élevé dans le privé. <BR>Enfin, ils théorisent sans combat la croissance forte du précariat et du chômage de masse tant pour les jeunes que pour les seniors. <BR><BR><BR><BR><U><FONT size=3>Questions en suspens</FONT></U> <BR><BR>Bien évidemment, ces apprentis-sorciers néolibéraux et ultralibéraux n’étudient pas les conséquences sociales de toutes ces contre-réformes. Ils continuent de s’appuyer sur les trois dogmes cités en début d’article. <BR>En ce qui concerne le mouvement social, le niveau de la campagne actuelle d’éducation populaire tourné vers l’action est faible. C’est pourtant bien là que l’effort doit porter. <BR><BR><BR><BR><FONT size=1>(1) <a href="http://www.ufal.org/&#100;ocuments/upl09_catherine-jousse.pdf" target="_blank">voir l'article de Catherine Jousse</A> <BR><BR>(2)<a href="http://www.cor-retraites.fr/article351.html" target="_blank">voir le texte de Piketty et Bozio</A> et discutés par Sterdyniak (toujours sur le site du COR). Également <a href="http://www.cor-retraites.fr/article350.html" target="_blank">la lettre numéro 3 du COR (juin 2009)</A></FONT> censée faire le bilan des contre-réformes dans les pays développés <BR><BR><BR><U>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</U> <BR><BR><BR><BR><img src="http://www.plumedepresse.net/local/cache-vignettes/L130xH93/356223jpg-020231-afd0c.jpg" border="0" /> <BR><BR>Rappelons les propos exactement tenus en octobre 2007 <a href="http://www.challenges.fr/opini&#111;ns/1191448800.CHAP1020712/adieu_1945_raccroch&#111;ns_notre_pays_au_m&#111;nde_.html" target="_blank">dans Challenge</A> par <strong>Denis Kessler</strong>, ancien vice-président exécutif du Medef<FONT color=red><strong> (sic: un ancien maoïste, un de plus !)</strong></FONT> auquel Bernard Teper fait allusion : <BR><BR><BR><BR><BR><EM>"Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme... A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! A l’époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d’obtenir des avancées - toujours qualifiées d’« historiques » - et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises. Ce compromis, forgé aune période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc. Cette « architecture » singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d’un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l’histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires."</EM> <BR><BR><BR><img src="http://www.plumedepresse.net/local/cache-vignettes/L94xH150/LA_guerre_de2bcc-0ac1e.jpg" border="0" />Voilà donc la grande idée des libéraux : au nom d’une soi-disant modernité, il faudrait jeter aux orties toute solidarité, censée être "dépassée" et "inefficace". Et ainsi faire place nette pour un monde idéal où les bénéfices des actionnaires ne connaîtraient pas de limite, sans se laisser embêter par les armées de prolétaires crevant de faim. Mais Kessler, PDG du groupe Scor (réassurance) et administrateur de BNP Paribas, Dexia, Bolloré, Dassault Aviation et INVESCO, prêche pour sa paroisse. Et l’on repense à la phrase citée dans La guerre des classes de François Ruffin (Fayard, 2008) : <BR><EM>« La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter. » </EM>Warren Buffett, première fortune mondiale. <BR><BR><BR><FONT size=3><FONT color=red><strong>Allons-nous laisser faire ? </strong></FONT></FONT></P><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - Hier à 21:47</span>]]>
   </description>
   <pubDate>Mon, 08 Feb 2010 21:34:36 +0000</pubDate>
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   <title>Espace libre / Espace d&#233;tente : A la télé</title>
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   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=6" rel="nofollow">Vladimir</a><br /><strong>Sujet:</strong> A la télé<br /><strong>Envoyé :</strong> 08 Feb 2010 à 21:24<br /><br />Sur l'infect film royaliste ("ce jour-là tout a changé") diffusé en ce moment par France 5 : <br><br><div id="texte"><h3>L’Évasion de Louis XVI&nbsp;: une leçon d’histoire paradoxale</h3><p align="justify">Aurore CHERY -doctorante en histoire (Université de Lyon III)</p><p align="justify">La chaîne de documentaires Planète arediffusé L’Evasion de Louis XVI en ce mois d’octobre, l’occasion derevenir sur ce téléfilm d’Arnaud Sélignac qui avait fait grand bruitavant même sa première diffusion en février dernier sur France 2.Réalisée dans l’esprit de la collection de Gallimard «&nbsp;Les journées quiont fait la France&nbsp;», la série ne compte pour le moment que deuxépisodes&nbsp;: le premier sur l’assassinat d’Henri IV et celui-ci quirebaptise la plus traditionnelle «&nbsp;fuite à Varennes&nbsp;». De quois’agit-il&nbsp;? Tout simplement, selon la bible de création, «&nbsp;d’attirer lepublic dans une fresque riche en rebondissements, où, à l’issue dufilm, il n’en aura pas moins appris l’Histoire&nbsp;» et le tout, enquatre-vingt-dix minutes. On le voit, pour Jacques Malaterre, àl’origine du projet, la volonté de se substituer au professeurd’histoire ne fait aucun doute et c’est probablement ce qui explique laplace de choix accordée au conseiller historique, associé au processusde production dès l’élaboration du scénario. Choisis par cooptation,souvent sur les conseils d’Yves Coppens qui collabore depuis longtempsavec Malaterre, ceux-ci se sont jusqu’ici avérés ravis de leurparticipation à ce projet et de ce qui en est résulté. Janine Garrissonse réjouit ainsi d’avoir vu «&nbsp;son&nbsp;» Henri IV prendre vie dans lepremier épisode et Jean-Christian Petitfils, quoique moins vivemententhousiaste, s’est vraisemblablement fait plaisir avec le deuxième.Cependant, si ces conditions semblent «&nbsp;idéalement&nbsp;» annoncer laréconciliation de la télévision et de l’histoire, le deuxième épisodeest loin d’avoir fait l’unanimité dans la communauté scientifiquepuisqu’il avait déclenché la polémique alors même qu’il était encore aumontage.</p><p align="justify">Mais qu’en est-il au visionnage&nbsp;? Plusqu’un héros de fiction, Louis XVI se transforme en héros tout court, cedont ne laisse pas douter l’épilogue dithyrambique de l’épisode quipeut rappeler les meilleures pages de l’historiographie royaliste duXIXe siècle. Quand on sait qu’il est censé résumer «&nbsp;les résonancessociales et politiques qu’il (l’événement) a encore aujourd’hui&nbsp;», il ya de quoi s’interroger. S’il est peu probable que l’équipe de tournageappartienne dans son ensemble à un obscur groupuscule royaliste, onpeut néanmoins se demander ce que sont devenues les observations dufameux conseiller historique. Une rencontre avec l’équipe du film m’apermis de répondre à ces questions. À première vue, ce ne sont pas lesamateurs du XVIIIe siècle qui manquent dans cette production. ArnaudSélignac, le réalisateur, nous avait déjà donné une Divine Emilie,adaptation de la biographie d’Emilie du Châtelet par ElisabethBadinter. Quant à Antoine Gouy, l’interprète de Louis XVI, il aime tantle XVIIIe siècle qu’il a un temps songé à entamer des études d’histoireet qu’il a poussé le souci du détail jusqu’à passer le casting encostume. Quelques discussions sur la période entre le réalisateur et lecomédien et c’en était fait, Sélignac était définitivement convaincu&nbsp;:Antoine Gouy serait Louis XVI. «&nbsp;Ah, nostalgie quand tu nous tiens&nbsp;!&nbsp;»pourrait-on penser dans de telles conditions... et rien ne serait plusfaux. Chez les Gouy, on est bretons, certes, mais pas chouans pourautant. «&nbsp;Ma famille, c’est Pagnol&nbsp;» se plait plutôt à dire lecomédien&nbsp;; une famille de hussards noirs façon IIIè République jusquedans sa représentation de Louis XVI tout droit héritée de Lavisse. Etc’est ce même Ernest Lavisse qui apparaît comme l’homme à abattre pourle réalisateur. Parce que son imaginaire désuet de Louis XVI hanteencore largement la conscience collective, Sélignac y voit un défi àrelever. Pas plus royaliste qu’Antoine Gouy, il est simplementtravaillé par la question de la vérité depuis la réalisation de Si jet’oublie Sarajevo, pendant laquelle il s’était heurté au ministère dela Défense en voulant évoquer la présence de snipers dans l’arméefrançaise. C’est donc très naturellement qu’il s’en remet au conseillerhistorique pour le guider sur la bonne voie.</p><p align="justify">Et c’est dans le même état d’esprit quetravaille Emmanuel Bézier, le scénariste. Confronté à la difficulté defaire de l’éternel faire-valoir de Marie-Antoinette le héros d’unefiction, il lit beaucoup et s’entretient lui aussi avecl’incontournable conseiller historique. Jean-Christian Petitfils,puisque c’est de lui qu’il s’agit, se montre très satisfait de sontravail et, de son propre aveu, n’aura corrigé que des points dedétails concernant l’étiquette. Il déplore toutefois le traitement unpeu long et fantaisiste des relations entre Fersen et Marie-Antoinette.Il faudra donc penser qu’il aura été distrait en lisant ces parolesattribuées à Louis XVI sur lesquelles il n’a nullement réagi&nbsp;: «&nbsp;Jesuis un pacifiste&nbsp;: la seule bataille que j’ai jamais livrée étaitcontre les Anglais afin de libérer les Amériques du joug de nos voisinsd’Outre Manche. (…) Ce peuple d’Amérique, devenu libre, a réussi àforger une grande nation. Je suis persuadé que nous pouvons égalementfaire notre métamorphose en établissant une monarchieconstitutionnelle&nbsp;» ou encore «&nbsp;Les hommes sont éduqués, le peuplerevendique des droits et certains privilèges d’une caste néfastecontrastent par trop avec la dureté de la vie de mon peuple&nbsp;».</p><p align="justify">Certes, on est alors loin de Lavisse,mais faut-il pour autant que Louis XVI en devienne anachronique,hostile à la société d’ordre et chaud partisan de la monarchieconstitutionnelle&nbsp;? Pour Frédéric Fougea, le producteur qui ne cachepas son point de vue relativiste sur l’histoire, la nécessitédramatique l’imposait&nbsp;: «&nbsp;Si Louis XVI et Marie-Antoinette sont tousles deux absolutistes, la relation n’est pas assez clairementconflictuelle. On ne peut pas consacrer plusieurs séquences au seulfait que l’un accepte l’aide d’armées étrangères et pas l’autre.&nbsp;» Parconséquent, la leçon d’histoire a ses limites et doit avant tout seplier à la dramaturgie. Bien, passons, après tout la télévision a seslois et il faut bien accepter quelques concessions mais l’ennui ici,c’est que Louis XVI est loin d’être une figure aussi consensuellequ’Henri IV et l’historiographie autour du personnage s’en ressent&nbsp;;une différence qui n’a malheureusement jamais été soulignée parPetitfils ou du moins pas en ces termes. En effet, si chacun a bienmesuré l’impact du discours républicain au point d’alimenter sur letournage une véritable légende urbaine autour des deux portraits deLouis XVI en grand costume royal, l’impact du discours royaliste aquant à lui été largement sous-estimé puisqu’il a pu facilementapparaître comme la vérité occultée par les vainqueurs. Discoursidéalisé de Louis XVI et de son règne développé dans la presse duXVIIIe siècle et repris sous la Restauration, son caractère denouveauté résulte aujourd’hui d’un double phénomène&nbsp;: la rupture avecla ligne dure d’un royalisme d’Action française, qui condamnait plutôtce qu’il percevait comme la faiblesse et la modernité de Louis XVI, etle désintérêt assez global des travaux universitaires pour lepersonnage.</p><p align="justify">Par conséquent, si le conseillerhistorique a un rôle crucial, encore faut-il s’assurer de bien lechoisir&nbsp;: Janine Garrisson s’est certainement imposée par ses travauxreconnus sur le protestantisme et sur Henri IV, Petitfils plusprobablement par le succès de librairie de sa biographie de Louis XVI,une incartade dans le XVIIIe siècle pour ce dix-septièmiste. Égalementconnu pour ses activités de chroniqueur au Figaro littéraire, il estfinalement assez cocasse d’en attendre une présentation apaisée etdépolitisée de Louis XVI et le texte de l’épilogue, qui ne l’aaucunement dérangé, est bien là pour attester de la méprise&nbsp;: «&nbsp;À latête d’une France au zénith de sa prospérité et de sa puissance, LouisXVI aurait pu être un roi glorieux, il ne fut qu’un roi martyr.Souverain bienveillant, instruit et intelligent, Louis XVI aimait sonpeuple avec sincérité. Mais dans le tourbillon de la Révolution, ilmanqua et de clairvoyance et de chance. Ratée, l’évasion de Louis XVIfut le fiasco de son projet politique. En partant le temps d’unejournée, le roi de France avait laissé la place à une idée nouvelle,une idée qui allait rayonner à travers le monde&nbsp;: la république&nbsp;».</p><p align="justify">Quand on sait que cette version finalea été amendée par Arnaud Sélignac devant l’émoi d’Antoine Gouy, onn’ose imaginer la précédente. Louis XVI comme inventeur de laRépublique, la pirouette est belle et fait songer à cette autreformule&nbsp;: «&nbsp;La République a accompli le vieux rêve des rois. Elle nousa fait une nation une et indivisible. Une communauté de librescitoyens.&nbsp;» Extraite du discours prononcé à Caen par Nicolas Sarkozy le9 mars 2007, elle nous rappelle opportunément que l’écriture duscénario est contemporaine de la dernière campagne présidentielle. On yretrouve sans doute l’empreinte d’un certain air du temps qui présageprobablement de ce qu’il faut attendre du futur musée de l’Histoire deFrance. Cependant, une fois le travers autorisé par Petitfils analysé,il n’en reste pas moins que la démarche initiale permet d’interroger demanière intéressante le personnage de Louis XVI, devenu un tel clichéque tout un chacun estime toujours avoir quelque chose de légitime à endire. L’écriture du scénario oblige en effet à se poser trèsconcrètement la question de l’action indépendamment des lieux communset autres caricatures associés au personnage, elle permet d’envisagertout simplement Louis XVI comme un chef d’Etat aux prises avec unmouvement révolutionnaire. Il en ressort un certain nombre de séquencesloin d’être dénuées d’intérêt à l’instar de la scène des lavandièresqui, balayant toutes les représentations traditionnelles de Louis XVI,rend assez bien compte de la manière dont il a lui-même contribué àécrire sa légende dorée. Paradoxalement, c’est tout ce qui semblaitrelever du discours historique et servir de caution scientifique(lectures et entretiens avec le conseiller historique) qui a induit enerreur l’équipe du film et à l’inverse alors que, faute de temps, Gouyaura réduit ses lectures à l’essentiel et n’aura jamais rencontréPetitfils, il n’en aura pas moins manifesté la compréhension la plusfine du personnage et des enjeux mémoriels qui l’entourent. Parconséquent, il ne s’agit nullement ici d’entériner le divorce définitifentre la télévision et l’histoire mais bien de souligner que laréussite de leur union réside dans une vigilance d’autant plus grandeface à des problématiques mémorielles de plus en plus prégnantes etauxquelles la télévision offre une formidable caisse de résonnance.</p></div><br>Bref, mieux vaut regarder Star Wars episode III sur M6.<br><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par Vladimir - Hier à 21:25</span>]]>
   </description>
   <pubDate>Mon, 08 Feb 2010 21:24:33 +0000</pubDate>
   <guid isPermaLink="true">http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=1821&amp;PID=32095#32095</guid>
  </item> 
  <item>
   <title>Actualit&#233;s fran&#231;aises : Médias...mensonges</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=1369&amp;PID=32094#32094</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> Médias...mensonges<br /><strong>Envoyé :</strong> 08 Feb 2010 à 21:08<br /><br /><FONT><DIV align=justify ="article-item"><DIV ="signable"><H1 align=center ="cray&#111;n article-titre-3304 entry-title">Présentation tronquée d’un sondage biaisé&nbsp;: <I>Le Figaro</I> et le consensus libéral sur la dette</H1><P ="auteur"><ABBR title=2010-02-07T23:40:42Z ="published">Publié&nbsp;le&nbsp;8 février 2010</ABBR> par <SPAN ="vcard author"><a href="http://www.acrimed.org/auteur172.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Ugo Palheta</FONT></A></SPAN></P></DIV><DIV ="signable"><DIV ="cray&#111;n article-chapo-3304 chapo"><P>Dans un article paru le 28 janvier, sous le titre <a href="http://www.lefigaro.fr/c&#111;nj&#111;ncture/2010/01/28/04016-20100128ARTFIG00010-la-dette-au-c339ur-des-preoccupati&#111;ns-des-francais-.php" target="_blank"><FONT color=#ff9900>«&nbsp;La dette est au cœur des préoccupations des Français&nbsp;»</FONT></A>, annoncé en «&nbsp;une&nbsp;» de sa version papier et sur son site internet la veille, le <I>Figaro</I> se fonde sur un sondage d’opinion réalisé par l’IFOP pour prouver ce qu’annonce le titre. Sondomanie abusive&nbsp;? Sans doute. Méthodologie douteuse&nbsp;? Peut-être. Mais, à consulter sur <a href="http://www.ifop.com/media/poll/1048-1-study_file.pdf" target="_blank"><FONT color=#ff9900>le site de l’IFOP</FONT></A>&nbsp;(dont le PDG est Laurence Parisot)&nbsp;le détail du sondage, on constate surtout ici l’étonnante capacité du <I>Figaro</I> à tordre, dans le sens et à l’appui de l’action gouvernementale, des résultats qui ne confirment guère la thèse avancée.</P></DIV><DIV ="cray&#111;n article-texte-3304 texte entry-"><P>Les sondages d’opinion occupent,«&nbsp;on&nbsp;» le sait&nbsp;&#091;<a href="http://www.acrimed.org/article3304.html#nb1" target="_blank"><FONT color=#ff9900>1</FONT></A>&#093;, une place de choix dans la boîte-à-outils des médias dominants et du journalisme politique. Ainsi, quand le gouvernement lance une campagne agressive pour justifier la baisse des dépenses de l’Etat (ou du moins de certaines d’entre elles…) et les suppressions de poste massives dans la fonction publique, le <I>Figaro</I> opine du chef en annonçant en «&nbsp;une&nbsp;» – comme en écho et par magie – la vérité révélée par un sondage&nbsp;: «&nbsp;9 Français sur 10 pour la baisse des dépenses publiques&nbsp;». Comment pourrait-on légitimement s’opposer à 90% de la population&nbsp;?</P><CENTER><SPAN ="spip__4821 spip_s spip_s_center"><img src="http://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L404xH458/Figaro_dette-3eb44.jpg" height="458" width="404" border="0" style="20HEIGHT:%20%20458px" /></SPAN></CENTER><P><strong>Un sondage et son usage</strong></P><P>S’il ne nous plaît guère de devoir faire nous-mêmes l’analyse d’un sondage, celle-ci s’impose dans la mesure où le journaliste du <I>Figaro</I> qui a commis cet article ne semble pas avoir pris la peine d’en consulter les résultats détaillés ou, s’il l’a fait, n’a pas le moins du monde été dérangé d’en livrer un commentaire faussé et, pour tout dire, mensonger.</P><P>L’IFOP a commencé par interroger «&nbsp;les Français&nbsp;», ou plutôt un échantillon représentatif de 1024 individus, sur «&nbsp;les thèmes prioritaires de 2010&nbsp;». Voilà ce qu’on pouvait lire dans le <I>Figaro</I> à ce sujet&nbsp;: <I>«&nbsp;Contrairement à ce qui s’observait il y a quelques années, les Français </I><strong><I>ne restent plus de marbre</I> </strong><I>devant le sujet de la dette. </I><strong><I>Bien conscients désormais qu’il s’agit de l’avenir des générations futures</I> </strong><I>, ils placent les questions de finances publiques </I><strong><I>au cœur de leurs préoccupations, au même titre</I> </strong><I>que le chômage, la santé ou l’avenir des retraites&nbsp;». </I>A l’appui de cette affirmation, le journal propose ce résumé visuel&nbsp;:</P><CENTER><SPAN ="spip__4822 spip_s spip_s_center"><img src="http://www.acrimed.org/local/cache-vignettes/L404xH327/Figaro_dette2-3e860.jpg" height="327" width="404" border="0" style="20HEIGHT:%20%20327px" /></SPAN></CENTER><P>La dette publique <I>«&nbsp;au même titre&nbsp;»</I> que le chômage, la santé et les retraites&nbsp;? On s’étonnera, si on n’a lu que cet article (et surtout sa «&nbsp;une&nbsp;»), de constater que «&nbsp;la réduction de la dette publique&nbsp;» n’apparaît qu’en 11ème position des thèmes «&nbsp;tout à fait prioritaires&nbsp;», bien loin derrière <I>«&nbsp;la lutte contre le chômage&nbsp;», «&nbsp;la santé&nbsp;», «&nbsp;l’éducation&nbsp;», «&nbsp;l’avenir des retraites&nbsp;», «&nbsp;le relèvement des salaires et du pouvoir d’achat&nbsp;», «&nbsp;la lutte contre la précarité&nbsp;»</I>, etc. Quelle surprise dès lors que le <I>Figaro</I> n’ait pas titré «&nbsp;Le chômage, la santé et l’éducation au cœur des préoccupations des Français&nbsp;», ou encore «&nbsp;Relever les salaires et lutter contre la précarité&nbsp;: une priorité selon les Français&nbsp;»&nbsp;! D’autant que les écarts ne sont pas minces&nbsp;: 65% et 54% des enquêtés jugent que <I>«&nbsp;la lutte contre le chômage&nbsp;»</I> et <I>«&nbsp;le relèvement des salaires et du pouvoir d’achat&nbsp;»</I> sont <I>«&nbsp;tout à fait prioritaires&nbsp;»</I>, contre 36% affirmant de même pour <I>«&nbsp;la réduction de la dette publique&nbsp;»</I>.</P><P>La principale information qui ressort de ce sondage, c’est donc bien que la rédaction du quotidien de Dassault, propriétaire du <I>Figaro</I> et sénateur UMP, ne pense guère urgent d’augmenter les revenus de ses salariés et des travailleurs en général, ou de lutter contre le chômage, ce qui n’apparaît pas vraiment comme un scoop.</P><P>Mais par quel miracle médiatique le <I>Figaro</I> parvient-il à cette «&nbsp;une&nbsp;» sans ambiguïtés&nbsp;: «&nbsp;9 Français sur 10 pour la baisse des dépenses publiques&nbsp;»&nbsp;? Tout simplement parce que l’IFOP, dans ce sondage commandé par la «&nbsp;Fondation pour l’innovation politique&nbsp;» (think-thank créé par l’UMP et dirigé par l’admirable «&nbsp;chercheur en science politique&nbsp;» <a href="http://www.acrimed.org/mot228.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Dominique Reynié</FONT></A>) a introduit un module sur «&nbsp;l’inquiétude à l’égard du déficit public et de la dette de l’Etat&nbsp;». On apprend ainsi, grâce à l’IFOP, que 75% des enquêtés, <I>«&nbsp;en pensant au déficit public et à la dette de l’Etat&nbsp;»</I>, se disent <I>«&nbsp;inquiets&nbsp;»</I>&nbsp;; c’est d’ailleurs là moins qu’en octobre 2009, où cette réponse avait été choisie par 83% des enquêtés. Est-ce à dire que «&nbsp;les Français&nbsp;» sont moins inquiets aujourd’hui qu’ils ne l’étaient il y a quelques mois, ou n’est-ce là que le produit de l’activité médiatique mettant au premier plan, inégalement selon les périodes, certains sujets&nbsp;? Nous serions bien en peine de répondre à cette question mais on remarquera qu’une question aussi vague ne peut engendrer que des réponses aux significations extrêmement disparates et difficiles, pour ne pas dire impossibles, à interpréter.</P><P><strong>Les impensés d’un sondage<BR></strong></P><P>On ne peut toutefois s’en tenir à rétablir les résultats du sondage contre l’usage qu’en fait le <I>Figaro</I>, ce qui laisserait entendre que le journal de Dassault s’est en quelque sorte écarté de la vérité révélée par ce sondage. Au contraire, le discours médiatique vient ici se superposer à un dispositif sondagier dont on va voir qu’il tend à créer la réalité qu’il prétend mesurer.</P><P>Il importe en effet de rappeler qu’un sondage, ou quelque enquête que ce soit où l’on interroge des individus en dehors d’un contexte ordinaire, produit une forme d’injonction à produire une opinion. Plutôt que de mesurer des «&nbsp;attentes&nbsp;» ou des «&nbsp;opinions&nbsp;» préexistantes, les sondeurs et les commentateurs contribuent à faire exister la «&nbsp;préoccupation&nbsp;» ou l’ «&nbsp;inquiétude&nbsp;» qu’ils prétendent saisir et quantifier.</P><P>De surcroît, la réponse à la question posée dépend de sa formulation et de l’éventail des options possible. Comment s’étonner, dès lors, que 92% des enquêtés, <I>«&nbsp;pour faire face à la situation actuelle (crise économique, déficits publics élevés)&nbsp;»</I>, préfèrent <I>«&nbsp;réduire les dépenses de l’Etat et celles des collectivités locales (villes, départements, régions)&nbsp;»</I> quand la seule autre option proposée consiste à <I>«&nbsp;augmenter les prélèvements obligatoires (</I><strong> <I>impôts locaux, impôt sur le revenu</I> </strong><I>)&nbsp;»</I>&nbsp;? Il est vrai qu’on voit mal l’IFOP, répondant à la commande d’une fondation liée à l’UMP, proposer aux enquêtés de répondre à cette question en leurs proposant d’autres choix&nbsp;: par exemple «&nbsp;la suppression des niches fiscales et des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient le patronat&nbsp;», ou «&nbsp;le rétablissement de l’impôt sur les successions et la suppression des niches fiscales dont jouissent les foyers aisés&nbsp;».</P><P>On imagine mal également le <I>Figaro</I>, dont il est particulièrement opportun, en l’occurrence, de rappeler qu’il appartient au marchand d’armes Dassault, s’appesantir dans son article sur ce constat&nbsp;: la première réponse choisie par les enquêtés – lorsqu’on leur pose la question du <I>«&nbsp;secteur&nbsp;»</I> dans lequel on devrait baisser les dépenses publiques – n’est autre que <I>«&nbsp;la défense, l’armée&nbsp;»</I>, et ce à 45% (contre 25% pour la réponse arrivant en 2ème position). Il serait dommage de laisser entendre que les Français aimeraient, pour une grande partie d’entre eux, que Dassault cesse de faire les poches de l’Etat.</P><P>De même, concernant les recettes de l’Etat, quelle tristesse que – dans sa célérité à utiliser les résultats de ce sondage – le <I>Figaro</I> n’ait pas remarqué qu’interrogés sur l’augmentation des prélèvements obligatoires, les enquêtés pensent à 57% et 47% que cela <I>«&nbsp;devrait d’abord passer&nbsp;»</I> par <I>«&nbsp;l’augmentation de l’ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune)&nbsp;»</I> et <I>«&nbsp;l’augmentation de l’impôt sur les bénéfices des sociétés&nbsp;»</I>, contre 7% pour l’augmentation de la TVA et 1% pour celle des impôts locaux&nbsp;! Mais ces «&nbsp;préoccupations des Français&nbsp;» contredisant totalement les préoccupations (et l’action) du gouvernement, le <I>Figaro</I> n’a pas jugé pertinent d’en informer ses lecteurs.</P><P>Au vu de ces réponses, on est d’ailleurs en droit de se demander combien d’enquêtés se seraient prononcés pour <I>«&nbsp;augmenter les prélèvements obligatoires&nbsp;»</I> plutôt que <I>«&nbsp;réduire les dépenses de l’Etat&nbsp;»</I> si, dans la parenthèse suivant «&nbsp;prélèvements obligatoires&nbsp;», étaient mentionnés non les impôts locaux et l’impôt sur le revenu, comme c’est le cas dans ce sondage, mais l’ISF et l’impôt sur les bénéfices des sociétés.</P><P>On remarquera, mais cela juste pour le plaisir, avec quelle remarquable (et peu coutumière) précision une des réponses proposées pour cette question a été formulée&nbsp;: <I>«&nbsp;la généralisation de l’impôt sur le revenu à tous les foyers </I><strong><I>sachant qu’actuellement un ménage sur deux n’en paye pas</I> </strong><I>&nbsp;»</I>. Moralité&nbsp;: lorsqu’il s’agit de faire payer les classes populaires, les sondeurs savent faire preuve d’une étrange précision. Dommage qu’une réponse n’ait pas été formulée de la manière suivante&nbsp;: «&nbsp;supprimer les exonérations de cotisations sociales sur les salaires dont bénéficie le patronat, dans la mesure où elles ont coûté 21,4 milliards d’euros à l’Etat en 2008&nbsp;».</P><P>L’article et le sondage s’achèvent sur une question qui ne peut apparaître curieuse que si l’on oublie la fonction médiatique et politique des sondages, à savoir&nbsp;: imposer une problématique en laissant entendre qu’existe une «&nbsp;opinion publique&nbsp;» sur une question que seuls les politiciens professionnels et les journalistes politiques se posent. Ainsi l’IFOP a-t-elle demandé aux enquêtés de se prononcer sur la question suivante&nbsp;: <I>«&nbsp;si un référendum était organisé par Nicolas Sarkozy pour savoir s’il faut inscrire dans la Constitution l’interdiction de tout déficit budgétaire en dehors des périodes de crise économique&nbsp;?&nbsp;»</I>. Mimant le scrutin référendaire, le sondage propose alors aux enquêtés de voter «&nbsp;oui&nbsp;», «&nbsp;non&nbsp;» ou de s’abstenir.</P><P>Mais quelle valeur politique (et intellectuelle) peut avoir un sondage qui exige des enquêtés qu’ils votent pour une question, forcément abstraite en dehors de toute campagne référendaire contradictoire, mais dont le contenu s’avère en outre totalement déconnecté de leur vie quotidienne&nbsp;? Peut-on recueillir autre chose que des réponses imaginaires lorsqu’on pose à 1024 individus une question qui ne peut leur apparaître qu’imaginaire&nbsp;?</P><P>L’article du <I>Figaro</I> ne pose donc pas seulement la question de l’indépendance d’un journal possédé par un milliardaire et sénateur UMP, mais plus largement celle de la fonction d’imposition et de légitimation qu’exercent les sondages d’opinion dans le «&nbsp;nouveau jeu politique&nbsp;»&nbsp;&#091;<a href="http://www.acrimed.org/article3304.html#nb2" target="_blank"><FONT color=#ff9900>2</FONT></A>&#093;. Qu’un journal de droite formule des opinions de droite sur la dette de l’Etat et les dépenses publiques, il n’y a rien là qui puisse choquer ou étonner. Qu’il ait recours à un sondage d’opinion pour maquiller ces opinions et laisser entendre qu’elles ne font que traduire les «&nbsp;préoccupations des Français&nbsp;», en dissimulant au passage certains des résultats du sondage n’allant pas dans le sens des discours gouvernementaux, c’est là soustraire au débat politique des questions cruciales et contribuer à la fabrique d’un consentement aux idées du patronat et du gouvernement.</P><P>Le sondage dont il est ici question – et surtout l’usage qu’en fait le <I>Figaro</I> – apparaissent ainsi symptomatiques de la <I>politique</I> des médias dominants qui se donne comme expertise, de ces jugements de valeur qui voudraient se faire passer pour des jugements de fait, et finalement des volontés gouvernementales, patronales et médiatiques qui aiment à se représenter – grâce aux sondages d’opinion – comme l’expression des «&nbsp;attentes des Français&nbsp;».</P><P><strong>Une vision médiatique unilatérale <BR></strong></P><P>On connaît la propension toute libérale des <I>éditocrates</I>&nbsp;&#091;<a href="http://www.acrimed.org/article3304.html#nb3" target="_blank"><FONT color=#ff9900>3</FONT></A>&#093;, et plus largement des médias dominants, à vitupérer contre la dette de l’Etat, et plus précisément contre les dépenses publiques qui en seraient à l’origine et qu’il faudrait «&nbsp;nécessairement&nbsp;» revoir à la baisse&nbsp;&#091;<a href="http://www.acrimed.org/article3304.html#nb4" target="_blank"><FONT color=#ff9900>4</FONT></A>&#093;.</P><P>Il est pourtant plusieurs manières d’expliquer l’origine de la dette publique et son augmentation récente. Un effectif pluralisme devrait au moins les mentionner, sans nécessairement prendre parti pour l’une d’entre elles. On peut imputer son accroissement actuel aux facilités de crédit accordées aux banques, d’ailleurs sans aucune garantie quant à l’utilisation de ces fonds, depuis le début de la crise financière. On peut également en chercher la raison dans les multiples niches fiscales et autres exonérations de cotisations sociales décidées, depuis une vingtaine d’années, au nom de la lutte contre le chômage et du soutien à la croissance&nbsp;&#091;<a href="http://www.acrimed.org/article3304.html#nb5" target="_blank"><FONT color=#ff9900>5</FONT></A>&#093;. On pourrait encore invoquer la quasi-suppression de l’impôt sur les successions et de la taxe professionnelle par le gouvernement actuel, ainsi que la création du «&nbsp;bouclier fiscal&nbsp;» dont bénéficient les plus riches contribuables. <strong><BR></strong></P><P>Mais, à l’exception de quelques articles comme ceux que nous citons en note, rares sont ceux qui présentent d’autres diagnostics. La plupart des médias et des journalistes dominants – suivant sur ce point, comme sur beaucoup d’autres, le gouvernement et le patronat – préfèrent incriminer les dépenses publiques, auxquelles on aurait «&nbsp;lâché la bride&nbsp;» depuis une vingtaine d’années, aboutissant à une situation «&nbsp;intenable&nbsp;» et constituant un «&nbsp;fardeau pour les générations futures&nbsp;».</P><P>La vision médiatique la plus répandue repose sur l’oubli – volontaire ou pas, peu importe – non seulement de la question de l’évolution des recettes (qui paye quoi et combien&nbsp;?) mais aussi de la diversité des politiques publiques et donc des dépenses de l’Etat. En effet, cette catégorie de «&nbsp;dépenses publiques&nbsp;», maniée de manière machinale comme désignant une réalité homogène, passe sous silence le fait qu’on agglomère à travers elle des choses bien différentes&nbsp;: dépenses de santé et crédits militaires, financements en matière d’éducation et frais de bouche des ministères ou de l’Elysée&nbsp;&#091;<a href="http://www.acrimed.org/article3304.html#nb6" target="_blank"><FONT color=#ff9900>6</FONT></A>&#093;, etc.</P><P>Ainsi les chefferies éditoriales peuvent-elles substituer – comme sur la question du «&nbsp;trou de la sécu&nbsp;»&nbsp;&#091;<a href="http://www.acrimed.org/article3304.html#nb7" target="_blank"><FONT color=#ff9900>7</FONT></A>&#093; – une discussion purement quantitative sur le «&nbsp;niveau des dépenses publiques&nbsp;» au débat politique sur la justice fiscale et les priorités de l’action publique, l’affirmation implacable de «&nbsp;solutions&nbsp;» apparemment évidentes à la confrontation potentiellement conflictuelle de choix de société. <strong><BR></strong></P><P>Ugo Palheta</P></DIV></DIV></DIV><H4 align=justify ="pas_signable">Notes</H4><P align=justify ="notes signable">&#091;<a href="http://www.acrimed.org/article3304.html#nh1" target="_blank"><FONT color=#ff9900>1</FONT></A>&#093; Voir <a href="http://www.acrimed.org/rubrique40.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>la rubrique</FONT></A> que notre site leur consacre.</P><P align=justify ="notes signable">&#091;<a href="http://www.acrimed.org/article3304.html#nh2" target="_blank"><FONT color=#ff9900>2</FONT></A>&#093; Sur ces questions, voir le livre de Patrick Champagne&nbsp;: <I>Faire l’opinion. Le nouveau jeu politique</I>, Paris, Minuit, 1990.</P><P align=justify ="notes signable">&#091;<a href="http://www.acrimed.org/article3304.html#nh3" target="_blank"><FONT color=#ff9900>3</FONT></A>&#093; Voir la <a href="http://www.acrimed.org/article3254.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>présentation du Jeudi d’Acrimed</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>que nous leur avons consacrée.</P><P align=justify ="notes signable">&#091;<a href="http://www.acrimed.org/article3304.html#nh4" target="_blank"><FONT color=#ff9900>4</FONT></A>&#093; Voir par exemple notre analyse <FONT color=#ffffff>d’</FONT><a href="http://www.acrimed.org/article3041.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>une émission que France 5 avait consacré à «&nbsp;la dette&nbsp;»</FONT></A>.</P><P align=justify ="notes signable">&#091;<a href="http://www.acrimed.org/article3304.html#nh5" target="_blank"><FONT color=#ff9900>5</FONT></A>&#093; Pour une évaluation du montant de ces exonérations, voir, dans <I>Libération</I>, <a href="http://www.liberati&#111;n.fr/ec&#111;nomie/0101616114-quand-l-etat-ex&#111;nere-c-est-140-milliards-qu-il-perd" target="_blank"><FONT color=#0000ff><FONT color=#ff9900>«&nbsp;Quand l’Etat exonère, c’est 140 milliards qu’il perd&nbsp;</FONT></FONT><FONT color=#ff9900>»</FONT></A>.</P><P align=justify ="notes signable">&#091;<a href="http://www.acrimed.org/article3304.html#nh6" target="_blank"><FONT color=#ff9900>6</FONT></A>&#093; Voir sur le site Rue89&nbsp;: <a href="http://www.acrimed.org/-%3Ehttp://www.rue89.com/2009/07/16/deplacements-prives-s&#111;ndages-garden-party-lelysee-epingle" target="_blank"><FONT color=#ff9900>«&nbsp;Déplacements privés, sondages, garden-party&nbsp;: l’Elysée épinglé&nbsp;»</FONT></A>.</P><P align=justify ="notes signable">&#091;<a href="http://www.acrimed.org/article3304.html#nh7" target="_blank"><FONT color=#ff9900>7</FONT></A>&#093; Lire ici même un <a href="http://www.acrimed.org/article2671.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>extrait du livre de Julien Duval, <I>Le mythe du «&nbsp;trou de la sécu&nbsp;»</I></FONT></A>.</P><DIV align=justify><a href="http://www.acrimed.org/article3304.html" target="_blank">Source</A></FONT></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - Hier à 22:14</span>]]>
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   <pubDate>Mon, 08 Feb 2010 21:08:43 +0000</pubDate>
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   <title>Espace libre / Espace d&#233;tente : Chants révolutionnaires</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=65&amp;PID=32093#32093</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> Chants révolutionnaires<br /><strong>Envoyé :</strong> 08 Feb 2010 à 20:00<br /><br /><FONT color=#ffffff><FONT size=3 face=Arial><DIV align=center><a href="http://futurrouge.wordpress.com/2010/02/08/video-musicale-john-mccutche&#111;n-the-abraham-lincoln-brigade/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>&#091;VIDEO MUSICALE&#093; John McCutcheon : «&nbsp;The Abraham Lincoln&nbsp;Brigade&nbsp;»</strong></FONT></a></DIV></FONT></FONT><DIV align=justify><FONT color=#ffffff><FONT size=3 face=Arial></FONT></FONT>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><FONT color=#ffffff><FONT size=3 face=Arial>Pendant la Guerre Civile Espagnole, la Brigade Abraham Lincoln était formée par des volontaires nord-américains. 5000 volontaires, prolétaires, artistes ont rejoint cette Brigade.<BR><BR>Marins de San Francisco, étudiants et professeurs du Wisconsin ou de l’Illinois, mineurs de Pennsylvania, ouvriers, poètes, artistes-peintres de New York et du New Jersey, ils venaient des quatre coins des Etats-Unis.<BR><BR>Modèle d’intégration antifasciste, 30% des brigadistes étasuniens étaient d’origine juive et 90 volontaires d’origine noire, dont un commandant . Tous ensemble, ils formaient la légendaire Brigade Abraham Lincoln<BR><BR>Cette unité a sûrement été la première formation militaire «&nbsp;américaine&nbsp;» inter-raciale à être commandé par un afro-américain Oliver Law.<BR><BR>Environ huit cent volontaires étasuniens sont tombés en Espagne</FONT><BR></DIV></FONT><DIV align=justify><FONT color=#ffffff></FONT>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><FONT color=#ffffff>&#091;TUBE&#093;RH1GhVJ7bTE&#091;/TUBE&#093;</FONT></DIV><DIV align=justify><FONT color=#ffffff><a href="http://www.youtube.com/watch?v=RH1GhVJ7bTE" target="_blank">Lien</a></FONT></DIV>]]>
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   <pubDate>Mon, 08 Feb 2010 20:00:36 +0000</pubDate>
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   <title>Actualit&#233;s Internationales : EUSKADI</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=1301&amp;PID=32092#32092</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> EUSKADI<br /><strong>Envoyé :</strong> 08 Feb 2010 à 19:50<br /><br /><P align=center><SPAN style="COLOR: #333399"></SPAN><SPAN style="COLOR: #333399"><a href="http://futurrouge.wordpress.com/2010/02/08/lorentxa-guim&#111;n-texte-de-s&#111;n-pere-a-la-c&#111;nference-de-presse-du-6-fevrier/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>LORENTXA GUIMON, Texte de son père à la conférence de presse du 6&nbsp;Février</strong></FONT></A></SPAN></P><P align=justify><SPAN style="COLOR: #333399"><FONT color=#ff0000>(source France 3 Aquitaine 6 Février)</FONT></SPAN> Le Comité de défense des prisonniers basques Askatasuna a dénoncé samedi à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) le «&nbsp;mépris&nbsp;» de l’administration pénitentiaire, au 36e jour de la grève de la faim d’une militante française de l’organisation séparatiste basque ETA, incarcérée à Roanne. Laurence (Lorentxa en basque) Guimon, 40 ans, qui purge à Roanne (Loire) une peine de 17 ans de réclusion pour son appartenance à l’appareil logistique d’ETA, a entamé une grève de la faim «&nbsp;illimitée&nbsp;» le 2 janvier, réclamant notamment «&nbsp;la restitution des permis de visite&nbsp;» et son «&nbsp;regroupement avec d’autres prisonniers politiques basques&nbsp;». «&nbsp;Lorentxa Guimon est victime d’une politique du mépris et de vengeance au quotidien&nbsp;», a estimé Muriel Lucantis, porte-parole d’Askatasuna, au cours d’une conférence de presse organisée à Bayonne avec l’association des familles de détenus basques Etxerat. La détenue basque a perdu 12,5 kilos depuis le début de sa grève de la faim, ont souligné son père et son frère, présents parmi un groupe d’une quinzaine de proches et de militants de l’association Etxerat. Ils se sont déclarés «&nbsp;totalement solidaires de l’action extrême&nbsp;» à laquelle, selon eux, la détenue «&nbsp;a été obligée de recourir&nbsp;». La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, et la direction de la prison de Roanne «&nbsp;seront tenues comme seules responsables des conséquences de cette grève de la faim&nbsp;», a indiqué la porte-parole d’Askatasuna.</P><DIV align=justify><SPAN style="COLOR: #333399"><FONT color=#6699ff>VOICI LE TEXTE DU PERE DE LORENTXA GUIMON LU A l’OCCASION DE LA CONFERENCE DE PRESSE LE 6 FEVRIER :</FONT></SPAN></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Depuis des années, nous multiplions les démarches auprès des administrations concernées, auprès des élus et auprès de nos concitoyens pour que les droits des prisonniers et nos droits de famille et proches soient respectés,<BR>Depuis des années nous faisons signer des motions aux élus, aux organismes sociaux, aux syndicats aux associations de défense des droits de l’homme : pour rien<BR>Depuis des années nous vous sollicitons pour être notre relais, pour faire entendre notre voix.<BR>Depuis des années nous demandons la fin de la dispersion, de l’éloignement, nous demandons les conditions nécessaires au maintien des relations familiales et sociales. Pas parce que nous sommes Basques mais parce que c’est la loi !</DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Il y a 7 mois que Lorentxa, seule prisonnière basque incarcérée à Roanne à 700 kms de sa fille et de sa famille, multiplie les démarches pour que ses droits soient respectés sans jamais avoir de réponse.<BR>Nous sommes ici pour appuyer ses demandes.<BR>Pour demander que la France respecte la convention des droits de l’enfant qu’elle a signé en 1989, plus particulièrement l’article 2</DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Article 2<BR><EM>1. Les États parties s’engagent à respecter les droits qui sont énoncés dans la présente Convention et à les garantir à tout enfant relevant de leur juridiction, sans distinction aucune, indépendamment de toute considération de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou autre de l’enfant ou de ses parents ou représentants légaux, de leur origine nationale, ethnique ou sociale, de leur situation de fortune, de leur incapacité, de leur naissance ou de toute autre situation.<BR>2. Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour que l’enfant soit effectivement protégé contre toutes formes de discrimination ou de sanction motivées par la situation juridique, les activités, les opinions déclarées ou les convictions de ses parents, de ses représentants légaux ou des membres de sa famille.<BR></DIV></EM><DIV align=justify>Nous considérons à ce jour :<BR>-Qu’imposer 1.400kms à Irati toutes les 5 ou 6 semaines pour 2 ou 4 heures de parloir avec sa mère : c’est de la maltraitance<BR>-Que limiter de fait le temps partagé à quelques heures par an : c’est de la maltraitance<BR>-Que de ne pas pouvoir être, ne serait-ce que quelques heures avec ses 2 parents dans la même pièce : c’est de la maltraitance<BR>-Que de lui imposer le souci de leur état de santé, de leur isolement, de leur éloignement : c’est de la maltraitance<BR></DIV><DIV align=justify>Nous nous inquiétons aussi de la réflexion qui sera la sienne plus tard quand elle comprendra que la société dans laquelle elle vit, aura contraint sa mère déjà malade à se mettre gravement en danger en faisant une grève de la faim, pour que ses droits soient respectés .</DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Nous demandons au ministre de la justice de faire cesser cette situation intolérable.<BR>Nous demandons à nos représentants politiques de faire preuve de civisme et de courage, et d’intervenir.</DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Merci de votre présence et de votre attention</DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - Hier à 19:53</span>]]>
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   <pubDate>Mon, 08 Feb 2010 19:50:02 +0000</pubDate>
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   <title>Actualit&#233;s Internationales : Népal.</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=220&amp;PID=32091#32091</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> Népal.<br /><strong>Envoyé :</strong> 08 Feb 2010 à 19:39<br /><br /><H2 align=center ="divTitreArticle"><a href="http://nouveaunepal.over-blog.com/article-les-maoistes-s-opposent-a-l-integrati&#111;n-avant-la-nouvelle-c&#111;nstituti&#111;n-44516924.html" target="_blank"><strong><FONT size=4>Les maoïstes s'opposent à l'intégration avant la nouvelle constitution</FONT></strong></A><FONT size=4> </FONT></H2><DIV align=justify ="c&#111;ntenuArticle"><SPAN ="text">Lundi 8 février 2010</SPAN></DIV><DIV align=justify ="c&#111;ntenuArticle">&nbsp;</DIV><DIV align=justify ="c&#111;ntenuArticle">Prachanda et Kiran ont affirmé qu'il ne pourrait y avoir d'intégration de l'Armée Populaire de Libération dans l'Armée Népalaise tant que la nouvelle constitution ne sera rédigée.<BR><BR>"C'est une grande conspiration de vider les cantonnements en premier et d'écrire la constitution plus tard," a affirmé Prachanda. "Si la coalition dirigeante est certaine d'écrire la constitution à temps, alors les processus d'écriture et d'intégration doivent aller de pair."<BR><BR>Lorsqu'il a été demandé à Kiran de commenter la question de l'intégration, il a répondu aux journalistes qu'après que la révolution sera terminée, les maoïstes traiterons l'Armée Nationale comme sa propre armée. Il a souligné que la révolution maoïste était donc encore en cours.<BR><BR>"Le processus d'écriture de la constitution et le processus d'intégration doivent aller de pair." "Nous ne rendrons pas les armes tant que la constitution ne sera pas écrite." "Il est complètement erroné de demander l'intégration avant l'écriture de la constitution...De telles demandes ne feront que mettre le processus de paix en péril." "L'histoire a été témoin de trahisons lorsque les armes ont été rendues avant l'écriture de la constitution."&nbsp; </DIV><DIV align=justify ="c&#111;ntenuArticle"><HR></DIV><H2 align=center ="divTitreArticle"><a href="http://nouveaunepal.over-blog.com/article-l-inde-c&#111;ntinue-de-capturer-des-terres-nepalaises-44517596.html" target="_blank"><strong><FONT size=4>L'Inde continue de capturer des terres népalaises</FONT></strong></A><FONT size=4> </FONT></H2><DIV align=justify ="c&#111;ntenuArticle">A Siraha, les Forces de Sécurité Frontalières indiennes ont encore détruit des piliers de frontière et en ont construit de nouveaux à l'intérieur du territoire népalais.<BR><BR>Récemment, le PCNU-maoïste a décidé de bloquer les travaux de construction hydroélectriques donnés à des compagnies indiennes. L'Inde a alors menacé de stopper tous les travaux dans lesquels des compagnies indiennes seraient engagées. Lila Mani Pokharel, le chef du Bureau des Ressources en Eau du parti maoïste s'est exprimé a ce sujet :<BR><BR>"La menace indienne est insignifante puisqu'elle n'aura aucun impact sur le Népal." "Notre Parti a adopté la politique de stopper la construction du projet à tout prix." "La compagnie indienne pourra continuer ses travaux uniquement après que la restructuration de l'Etat sera accomplie et avec l'écriture de la Politique Fédérale sur l'Exploitation des Ressources Naturelles...le gouvernement Central et les gouvernements Locaux devront avant tout accepter le projet." "Nous ne pouvons pas continuer à être des esclaves de l'Inde...il vaut mieux qu'ils annulent leurs investissements du dit projet." "Même si l'Inde menace d'imposer un blocus économique nous ne crierons pas à l'injustice, nous savons que la misère du Népal est liée à l'Inde." "Nous sommes également en faveur d'établir un régime de visa entre les deux pays, notre fontière avec l'Inde doit être régulée correctement." "Nous demandons à l'Inde d'annuler tout ses investissements dans tous les secteurs au Népal car ça permettra à tous les citoyens népalais de devenir auto-suffisants en temps utile."<BR><BR>"Le gouvernement d'alors de Girija Prasad Koirala &#091;président du Congrès Népalais&#093; a décalé notre cérémonie d'investiture d'un jour le 30 décembre 2007. La conspiration était de vendre &#091;les projets hydroélectriques&#093; Arun-III et Upper Karnali à l'Inde à un prix très bas." "Ca n'a été qu'après que Girki ait vendu les projets à l'Inde que la cérémonie d'investiture a pu se dérouler le jour d'après." Le journal Dristi Vernacular Weekly avait rapporté que le cabinet de Koirala avait pris la décision rapide de donner ce contrat à la compagnie indienne, mis sous pression par le chef de l'agence de Renseignement indienne (RAW), Ashok Chaturvedi, alors en visite au Népal. </DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - Hier à 19:41</span>]]>
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   <pubDate>Mon, 08 Feb 2010 19:39:57 +0000</pubDate>
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   <title>Actualit&#233;s fran&#231;aises : Qui veut tuer la Sécurité Sociale solidaire ?</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=966&amp;PID=32090#32090</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> Qui veut tuer la Sécurité Sociale solidaire ?<br /><strong>Envoyé :</strong> 08 Feb 2010 à 19:37<br /><br /><P align=center><STR&#079;NG =spip><FONT size=4>Pétition contre la «&nbsp;mise à mort&nbsp;» &#8232;de la médecine du travail</FONT></strong></P><P align=justify>Le collectif des médecins du travail de Bourg-&#8232;en-Bresse, qui anime l’Association santé et médecine &#8232;du travail, a mis en ligne un appel contre &#8232;«&nbsp;la mise à mort de la médecine du travail&nbsp;», lancé par quelque 200 professionnels. Plus de 1&#8201;600 signatures étaient comptabilisées hier. À l’opposé de la réforme gouvernementale, leur objectif est de mettre en place &#8232;une médecine du travail efficace, au service exclusif &#8232;de la santé des salariés, indépendante du patronat. &#8232;(http//wp.non-mort-medecine-travail.net)</P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/2010-02-08_Politique-_-Social-Ec&#111;nomie_Points-chauds" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Mon, 08 Feb 2010 19:37:01 +0000</pubDate>
   <guid isPermaLink="true">http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=966&amp;PID=32090#32090</guid>
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   <title>Actualit&#233;s fran&#231;aises : On vit dans une belle démocratie</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=694&amp;PID=32089#32089</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> On vit dans une belle démocratie<br /><strong>Envoyé :</strong> 08 Feb 2010 à 19:25<br /><br /><H2 =tit align=center>Combien de morts dues au travail resteront encore impunies&nbsp;?</H2><DIV =chapo align=justify>On meurt de plus en plus du travail et au travail, par suicide ou accident, sans compter les maladies professionnelles évitables. Des injustices le plus souvent sans réelles mises en cause des responsables selon la Fondation Copernic, qui appelle à des assises du travail début 2011.</DIV><P =texte align=justify><I =spip>Marseille, envoyé spécial</I>.</P><P =texte align=justify>Pierre avait cinquante-neuf ans dont trente passés à la HSBC. Les dernières fêtes de Noël, il les a passées au siège de la banque, dans une tour de la Défense, à Paris, après s’être laissé enfermer dans les toilettes. On a retrouvé son cadavre le 2 janvier. Il aurait mis en cause, dans une lettre, ses conditions de travail. «&nbsp;On le croyait en congé&nbsp;», a dit la direction.</P><P =texte align=justify>Pascal, pas encore la trentaine, avait décroché son premier boulot comme laveur de wagons dans une société de Béziers. Le 17 mai 2006, on lui donne une cuve à nettoyer avec une machine pulvérisant un produit chimique. Un tuyau se casse. «&nbsp;Il a tout pris en pleine figure, il a mis une heure à mourir&nbsp;», a dit sa mère.</P><P =texte align=justify>Raymond, la cinquantaine équilibrée, s’est pendu chez lui en février 2007. Ses amis n’ont pas compris le geste de ce technicien du centre de recherche Renault à Guyancourt. Jusqu’à ce que l’on découvre sa lettre d’adieu. «&nbsp;Le travail est trop dur à supporter&nbsp;», a-t-il écrit. Lorsque Jérôme a fait, en août 2006, une chute mortelle d’une passerelle non sécurisée, sa jeune épouse était enceinte de sept mois. Son père, Michel Bianco, dit&#8201;&nbsp;: «&nbsp;Perdre un enfant, tout parent le ressent comme une injustice terrible. C’est une injustice encore plus immense lorsque cette mort est due à un accident du travail qui aurait pu être évité.&nbsp;» Une injustice qui, si l’on s’en réfère au jugement de première instance n’infligeant que des peines légères à des lampistes assorties d’une amende de 3&#8201;750 euros, est loin d’être réparée. Combien de chefs d’entreprise condamnés pour ce genre de délit&#8201;&nbsp;? Combien de patrons traduits au pénal pour ce «&nbsp;crime lucratif&nbsp;» que fut, jusqu’en 1997, l’empoisonnement par l’amiante de milliers de gens&#8201;&nbsp;? C’est pourquoi Michel Bianco a été parmi les premiers signataires d’un appel intitulé «&nbsp;Travailler tue en toute impunité&nbsp;», lancé par la Fondation Copernic (1). «&nbsp;Nous avons déjà 10&#8201;000 signatures&nbsp;», se félicite son coordinateur général, Willy Pelletier, sociologue à l’université de Picardie, qui présidait récemment à Marseille un colloque sur la mort au travail.</P><P =texte align=justify>Les fantômes de Pierre, Pascal, Raymond, Jérôme, des quelque 700 salariés décédés d’un accident du travail et des 400 qui se sont donné la mort l’an dernier, ont plané sur cette réunion. Ceux de France Télécom étaient pour la plupart «&nbsp;des hommes de cinquante ans, techniciens occupant des postes dévalorisés, victimes d’une organisation du travail délétère&nbsp;», souligne Olivier Flament, secrétaire (SUD) du CHSCT de cette unité France Télécom de Marseille où, le 14 juillet 2009, un salarié s’est suicidé en laissant une lettre dénonçant directement – c’était une première&nbsp;– le management de l’entreprise. «&nbsp;Jusqu’alors, nous étions dans le déni, alors que ces suicides sont révélateurs d’une souffrance généralisée au travail. Déni patronal, déni managérial, mais aussi déni des salariés eux-mêmes et des organisations syndicales&nbsp;», déclare le syndicaliste qui voudrait faire reconnaître les causes professionnelles de tels décès.</P><P =texte align=justify>Un triste exemple de ce déni patronal a été donné la semaine dernière, par la direction de la DCNS à Toulon (1&#8201;900 salariés civils de l’arsenal militaire), qui, à la veille des négociations sur le «&nbsp;stress au travail&nbsp;», conteste les résultats d’une expertise demandée par le CHSCT. Expertise qui montrait, entre autres, que «&nbsp;huit salariés sur dix affirment travailler sous tension, six sur dix déplorant une déshumanisation du travail&nbsp;». Pour Philippe Di Muzio, le secrétaire général de la CGT qui rappelle les tentatives de suicide, les dix accidents du travail par mois sur le récent chantier du Charles-de-Gaulle, «&nbsp;le discours du PDG qui réclame une augmentation de la productivité de 30&nbsp;% en trois ans en disant “ça passe ou ça casse” nous mène tout droit à une catastrophe&nbsp;».</P><P =texte align=justify>Renault, France Télécom et &#8232;demain peut-être la DCNS, en fait, selon le docteur Arlette Parola, médecin du travail à Marseille, «&nbsp;c’est dans toutes sortes d’entreprises que l’on peut devenir fou au travail&nbsp;». «&nbsp;Dans certaines devenues des mondes sans parole, le salarié est de plus en plus isolé par le management. Ce qui peut engendrer une souffrance puis une &#8232;dépression et dans certains cas un suicide&nbsp;», explique-t-il, tout en rappelant que dans les années 1990, on comptait 34 suicides pour 100&#8201;000 salariés, contre 24 pour 100&#8201;000 dans les années 1970. Une tragédie qui n’épargne pas le monde enseignant où le «&nbsp;burn-out n’est plus une barrière au suicide&nbsp;», selon Jean François Longo, secrétaire départemental de la FSU 13. Le malaise enseignant est devenu tellement profond que, selon une enquête récente de la Mutuelle générale de l’éducation nationale, «&nbsp;42&nbsp;% des professeurs cherchent à accélérer leur départ à la retraite&nbsp;». Ce qui fait dire à Marcel Touati, membre de la commission médicale du PCF dans les Bouches-du-Rhône, que «&nbsp;l’État doit intervenir car l’organisation du travail, autant dans le public que dans le privé, a un impact direct sur la santé de toute la population&nbsp;». Il propose que l’on commence par «&nbsp;étendre les prérogatives des CHSCT et accroître l’indépendance de la médecine du travail par rapport au patronat&nbsp;». Des propositions qui pourraient être débattues lors d’assises du travail, que la Fondation Copernic voudrait organiser début 2011. «&nbsp;En 2007, Sarkorzy a commis un hold-up sur la valeur travail, tandis que ses amis du patronat faisaient la promotion de méthodes de management qui s’avèrent désastreuses pour l’être humain. Leur force, c’est notre faiblesse collective&nbsp;», estime Willy Pelletier qui veut en conséquence «&nbsp;forcer les portes du débat public&nbsp;». Pour que dans les prochaines années, l’expression «&nbsp;se tuer au boulot&nbsp;» tombe vraiment en désuétude.</P><P =texte align=justify><STR&#079;NG =spip>Philippe Jérôme</strong></P><P =texte align=justify>(1) Cet appel peut être signé en ligne sur&#8201;&nbsp;: www.fondationcopernic.org/petition/index.php&nbsp;?petition=3</P><P =texte align=justify><STR&#079;NG =spip>REPERES</strong></P><P =texte align=justify>- En France&nbsp;: deux accidents du travail mortels chaque jour, huit morts par jour dus à une exposition à l’amiante.</P><P =texte align=justify>- Le nombre de suicides liés au travail est estimé à 400 par an.</P><P =texte align=justify>- Les métiers les plus exposés au «&nbsp;job strain&nbsp;» (tension au travail) sont ceux des ouvriers de production, des employés de libre-service, des opérateurs informatiques, des employés de l’hôtellerie-restauration.</P><P =texte align=justify>- Le pourcentage d’infractions à la réglementation sur la sécurité au travail transmis à la justice en vue d’un procès pénal est de l’ordre de 1,5&nbsp;%.</P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/2010-02-08_Politique-_-Social-Ec&#111;nomie_Combien-de-morts-dues-au-travail-rester&#111;nt" target="_blank">Source</a></DIV><DIV align=justify></DIV><DIV align=justify><HR></DIV><H2 =tit align=center>Pascal, au nom du frère tombé de la nacelle </H2><DIV =chapo align=justify>à Aix-en-Provence s’ouvre aujourd’hui le procès en appel de l’accident du travail qui a coûté la vie à Jérôme Bianco.</DIV><P =texte align=justify>«&nbsp;Je suis le frère de Jérôme Bianco, mort le 2 août 2006 alors qu’il travaillait à Sophia-Antipolis au nettoyage des vitres de l’entreprise Galderma, filiale de L’Oréal. Mon père est tombé malade à la suite de cet événement et mon jeune frère suit des thérapies psychiatriques pour essayer de retrouver le chemin de la guérison. Quand je vois les peines prononcées en première instance (six mois avec sursis et 3&#8201;750 euros d’amende pour le représentant du donneur d’ordres – NDLR) alors que le mot “homicide” a été prononcé, je dis que ce n’est pas cher payé. Homicide est bien le mot juste&#8201;&nbsp;: il manquait des garde-corps à chaque extrémité de la nacelle sur laquelle il travaillait et d’où il est tombé. Il y en aurait eu pour 600 euros de réparations. On a préféré bâcler. Jérôme laisse une veuve et une petite fille, née en octobre 2006, qui ne connaîtra pas son père sauf en photo. Quand nous parlons d’homicide, les patrons nous répondent “ faute involontaire”. Et dans les procès, lorsqu’ils ont lieu, on voit toujours sur le banc des accusés, des petits pions. Pour le procès de l’accident du travail de Jérôme, ce fut la même chose. Les responsables n’ont pas été inquiétés. Il faut au contraire que les entreprises soient &#8232;pénalement condamnées, mais aussi que les personnes physiques responsables de &#8232;ces tragédies fassent de la prison ferme.</P><P =texte align=justify><STR&#079;NG =spip>Propos recueillis par P. J.</strong></P><P =texte align=justify>La CGT des entreprises de propreté des Bouches-du-Rhône appelle &#8232;à un rassemblement de soutien &#8232;à la famille de Jérôme Bianco, &#8232;ce lundi 8 février, à 14&#8201;heures, &#8232;devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence, place de Verdun.</P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/2010-02-08_Politique-_-Social-Ec&#111;nomie_Pascal-au-nom-du-frere-tombe-de-la-nacelle" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
   </description>
   <pubDate>Mon, 08 Feb 2010 19:25:33 +0000</pubDate>
   <guid isPermaLink="true">http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=694&amp;PID=32089#32089</guid>
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   <title>Actualit&#233;s fran&#231;aises : On vit dans une belle démocratie</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=694&amp;PID=32088#32088</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> On vit dans une belle démocratie<br /><strong>Envoyé :</strong> 08 Feb 2010 à 19:18<br /><br /><P align=center><STR&#079;NG ="spip"><FONT size=3>Cinq gardes à vue annulées &#8232;pour défaut de procédure</FONT></strong></P><P align=justify>Le tribunal correctionnel de Paris a annulé cinq gardes à vue, au motif que les avocats des prévenus n’avaient pas pu exercer les droits prévus par la Convention européenne des droits de l’homme. Selon ce jugement daté du 28 janvier, les auditions des cinq prévenus sont irrégulières «&nbsp;dès lors qu’ils n’ont pu bénéficier &#8232;de l’ensemble des interventions qu’un citoyen européen &#8232;ou français est en droit d’attendre&nbsp;». L’article 6-3 &#8232;de la Convention européenne exige la présence &#8232;de l’avocat dès la première heure de garde à vue &#8232;et doit comprendre la communication effective &#8232;du dossier. D’autres annulations de gardes à vue &#8232;sont effectives ou en cours.</P><P align=justify><HR><P></P><P align=center><STR&#079;NG ="spip"><FONT size=3>Sans-papiers&nbsp;: interpellations après &#8232;un rassemblement à Poitiers</FONT></strong></P><P align=justify>À l’appel du collectif contre les expulsions et pour le droit de vivre en France, trois cents personnes manifestaient samedi à Poitiers en soutien aux sans-papiers. Six personnes ont été interpellées puis placées en garde à vue pour «&nbsp;outrages, provocations et rébellion&nbsp;», selon une source policière. Selon les manifestants, le premier jeune homme a été contrôlé après une prise de parole.</P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/2010-02-08_Societe_Points-chauds" target="_blank">Source</A></DIV><DIV align=justify><HR></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=center><a href="http://futurrouge.wordpress.com/2010/02/08/poitiers-repressi&#111;n-de-la-manif-du-6-fevrier-2010-photos-analyses-et-temoignages/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4>POITIERS Répression de la Manif du 6 février 2010 Photos, analyses et&nbsp;témoignages</FONT></A></DIV><SPAN style="COLOR: #1e1e1e"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial; FONT-SIZE: 12pt"><H4 style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR><FONT color=#ffffff>Hier après-midi à POITIERS, j’ai participé à une manifestation de soutien aux sans papier à l’appel de la CIMADE, Ligue des Droits de l’Homme, les Verts, Pcf, alternatifs, NPA, PS, SUD étudiants, etc… </FONT></H4><H4>&nbsp;</H4><H4><FONT color=#ffffff>En arrivant près du Palais de justice, j’ai constaté la présence d’un déploiement impressionnant des forces de l’ordre en tenue de combat (8 cars de CRS), ce qui m’a semblé disproportionné et provocant compte tenu du nombre de manifestants (environ 300 personnes agées de 7 à 77 ans).</FONT></H4><H4><FONT color=#ffffff>Pendant le trajet de la mainifestation pacifique et festive très encadrée par les CRS, les fonctionnaires de la BAC ( Brigade <STRIKE>Anti-</STRIKE>Criminalité), ainsique le Directeur Départemental de la Sécurité Publique M. Papineau) en personne, avaient une attitude oppressante et provocante, filmant et traversant le cortège, bousculant au passage quelques manifestants.</FONT></H4><H4><FONT color=#ffffff>Nous sommes alors arrivés devant la Préfecture face à d’autres nombreux CRS.</FONT></H4><H4><FONT color=#ffffff>Mais, c’est au moment de la dispersion des manifestants que les contrôles d’identité ciblés sur les jeunes et les interpellations se sont multipliées.</FONT></H4><H4><FONT color=#ffffff>Un climat d’intimidation et d’incompréhension s’est installé puisque les CRS se sont rapidement rapprochés près de la centaine de manifestants restants.</FONT></H4><H4><FONT color=#ffffff>C’est à cet instant que j’ai assisté à des scènes surréalistes. Le Directeur Départemental de la sécurité Publique a revêtu son écharpe tricolore puis à ordonné, en comptant jusqu’à 3, la dispersion immédiate des manifestants ce qui était physiquement impossible puisque en même temps, il avait donné l’ordre de nous encercler.</FONT></H4><H4><FONT color=#ffffff>Les forces de l’ordre ont procédé à des arrestations extrêmement violentes de plusieurs jeunes qui osaient se révolter de cette situation ubuesque.</FONT></H4><H4><FONT color=#ffffff>Après de longues minutes de PEUR, d’angoisse et d’incompréhension la SOURICIERE s’est ouverte et nous avons pu nous diriger vers le palais de justice encadrés de près par les CRS qui continuaient d’exercer une pression extrême par des bousculades, des brimades et de nouvelles arrestations de jeunes uniquement.</FONT></H4><H4><FONT color=#ffffff>L’un des agents de la BAC m’a fait part de son incompréhension de ce qui venait de se passer.</FONT></H4><H4><FONT color=#ffffff>Je suis scandalisé par :</FONT></H4><H4><FONT color=#ffffff>- la présence de la BAC à une manifestation pacifique</FONT></H4><H4><FONT color=#ffffff>- le nombre de CRS pour encadrer une manifestation</FONT></H4><H4><FONT color=#ffffff>- l’attitude du Directeur Départemental de la Sécurité Publique de Poitiers et des agents de la BAC</FONT></H4><H4><FONT color=#ffffff>Le nombre d’événements opprimants et ultras répressifs envers les jeunes de la part des forces de l’ordre ne cessent de s’accroître à Poitiers. Avons-nous encore le droit de manifester, de militer ?</FONT></H4><H4><FONT color=#ffffff>Benoît</FONT></H4><H4><FONT color=#ffffff>Lire d’autres témoignages ici : </FONT><a href="http://antirep.free.fr/" target="_blank"><strong><FONT color=#ff9900 size=3 face=Arial>http://antirep.free.fr/</FONT></strong></A></H4><H4 align=center><img src="http://antirep.free.fr/wp-c&#111;ntent/uploads/Manif_06-02-10_26-300x200.jpg" height="200" width="300" border="0" /></H4><H4><HR></H4><DIV align=center><a href="http://futurrouge.wordpress.com/2010/02/08/villiers-le-bel-les-policiers-accuses-de-faux-temoignage/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4>Villiers-le-Bel: les policiers accusés de faux&nbsp;témoignage</FONT></A></DIV><DIV><SPAN style="COLOR: #ff0000"><strong><FONT size=2></FONT></strong></SPAN>&nbsp;</DIV><DIV><SPAN style="COLOR: #ff0000"><strong><FONT size=2>(source : Reuters 07/02/2010)</FONT></strong></SPAN></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><DIV><DIV></DIV><FONT color=#6699ff><SPAN style="COLOR: #333399"><FONT color=#6699ff><FONT color=#ffffff></FONT>PARIS – Les familles de deux jeunes tués en novembre 2007 à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) après un choc avec une </FONT><FONT color=#6699ff>voiture de police ont déposé plainte contre les policiers pour faux témoignage, annoncent leurs avocats.</FONT></SPAN></FONT><FONT color=#6699ff> </FONT></DIV><P></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>Les familles de deux jeunes tués en novembre 2007 à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) après un choc avec une voiture de police ont déposé plainte contre les policiers pour faux témoignage, indiquent leurs avocats. (Reuters/Eric Gaillard)</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>Le décès des adolescents, qui circulaient sur une mini-moto, sans casque, avait provoqué trois jours d’émeutes.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>«&nbsp;<EM>Les déclarations des fonctionnaires de police (…) contiennent des affirmations manifestement contraires à la vérité</EM>«&nbsp;, écrivent les avocats Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman dans un communiqué.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>«&nbsp;<EM>Ces déclarations des policiers ne peuvent avoir été faites que dans l’objectif de faire obstacle à l’enquête</EM>«&nbsp;, ajoutent-ils.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>Les policiers, qui ont été mis hors de cause par la justice, contestent formellement cette thèse, précise France Info, qui a révélé le dépôt de plainte.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>La Cour d’appel de Versailles examinera le 17 février l’appel interjeté par les familles des adolescents.</FONT></P></SPAN></SPAN><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - Hier à 20:11</span>]]>
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   <pubDate>Mon, 08 Feb 2010 19:18:10 +0000</pubDate>
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