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  <title>Forum Unit&#233; Communiste</title>
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  <description>Ceci est un fichier XML qui contient un fil RSS; Forum Unit&#233; Communiste : Derniers 10 Messages</description>
  <pubDate>Wed, 10 Mar 2010 08:25:57 +0000</pubDate>
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   <title>Forum Unit&#233; Communiste</title>
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   <title>Actualit&#233;s fran&#231;aises : Les sans papiers en France</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=616" rel="nofollow">Lockan</a><br /><strong>Sujet:</strong> Les sans papiers en France<br /><strong>Envoyé :</strong> 09 Mar 2010 à 22:55<br /><br /> <table width="99%"><tr><td class="BBquote"><strong><em>Message posté par T 34</strong></em><br /><br /><div align=center><a href="http://socio13.wordpress.com/2008/09/03/remy-herrera-&#111;n-ne-peut-plus-se-taire-sur-mayotte/" target="_blank">Rémy Herrera: on ne peut plus se taire sur Mayotte</a></div><br /><div> </div><br /><div>Plus de la moitié des expulsions de sans-papiers sont effectuées dans cette collectivité départementale d’outre-mer, dans l’archipel des Comores. Les violations des droits de l’homme ne peuvent plus être tues.Par Rémy Herrera</div><br /><div> </div><br /><div><a href="http://socio13.wordpress.com/2008/09/03/remy-herrera-&#111;n-ne-peut-plus-se-taire-sur-mayotte/#more-3826" target="_blank">&#091;COLOR=#ff9933">Continuer la lecture ‘Rémy Herrera: on ne peut plus se taire sur Mayotte’&#091;/COLOR"></a></div></td></tr></table> <br /><br />Baroin déclarait aussi en 2007 (lorsqu il était Ministre de l'Outre-Mer) que les "lois" devaient être différentes en Guyane...]]>
   </description>
   <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 22:55:58 +0000</pubDate>
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   <title>Actualit&#233;s fran&#231;aises : Sarkozy Ier : Ses actions, vos réflexions</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=56&amp;PID=33006#33006</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=616" rel="nofollow">Lockan</a><br /><strong>Sujet:</strong> Sarkozy Ier : Ses actions, vos réflexions<br /><strong>Envoyé :</strong> 09 Mar 2010 à 22:51<br /><br /> <table width="99%"><tr><td class="BBquote"><strong><em>Message posté par Fidelista</strong></em><br /><br />&#091;IMG&#093;height=39 src="http://www.forum-unite-communiste.org/upload_files/20070928_152134_figaro.gif" width=274&gt; <br /><div> </div><br /><div></div><br /><div></div><br /><div><strong><font size="3">Sarkozy sur tous les écrans</font></strong></div><br /><div><strong><font size="3"></font></strong> </div><br /><div><br /><p>&lt;STRONG style="COLOR: #666666"&gt;Le président de la République est trois fois plus présent que son prédécesseur dans la lucarne télévisuelle.</strong> <br /><div> </div><br /><div>&lt;!-- DEB TEXTE --&gt;<a href="http://www.lefigaro.fr/politique/20070926.WWW000001631_elyseefr_copie_colle_de_sarkozyfr.html" target="_blank">&#091;COLOR=#0000ff">Nouveau site internet&#091;/COLOR"></a>, nouveau service de presse à l’américaine, et nouvelle stratégie médiatique, l’ère Chirac est définitivement révolue. Alors que l’ancien président, et plus encore son prédécesseur François Mitterrand, se montraient relativement avares en apparition médiatique, Nicolas Sarkozy marque de son empreinte le petit écran, selon le baromètre Ina’Stat de l’Ina. </div><br /><div> </div><br /><div>L’institut a en effet dénombré 224 passages du nouveau président de la République dans les « JT » depuis son élection. Sur un même intervalle de temps, Jacques Chirac n’était apparu que 94 fois après son élection de 1995, et 75 fois en 2002. Ce classement prend en compte tous les passages lors des journaux du soir des six chaînes hertziennes, que ce soit à l’image ou par la parole. </div><br />&#093;</td></tr></table> <br /><br />Parfois ca a aussi du bon, a force d' etre gav'e de sarkozysme, le gens finissent par le zapper, et pas qu' a la TV..Pour preuve, les futures 'elections régionales]]>
   </description>
   <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 22:51:49 +0000</pubDate>
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   <title>Actualit&#233;s Internationales : Italie</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=261&amp;PID=33005#33005</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=241" rel="nofollow">Pedro</a><br /><strong>Sujet:</strong> Italie<br /><strong>Envoyé :</strong> 09 Mar 2010 à 22:50<br /><br /><div ="divTitreArticle">		<h2>			<a href="http://servirlepeuple.over-blog.com/article-le-n-pci-sur-le-c&#111;ngres-de-la-cgil-la-cgt-italienne-46387000.html" target="_blank">Le (n)PCI sur le Congrès de la CGIL (la CGT italienne)</a>		</h2>	</div>						<br>  <b>LeCongrès national de la CGT avait été l'occasion, pour nous, de nousexprimer sur l'émergence en son sein d'une ligne, certes encoretotalement révisionniste (en gros, celle de la CGT des années 70) maisdu moins, en rupture avec le social-démocratisme et la collaboration declasse éhontée de l'équipe Thibault.<br>  <br>La semaine prochaine se tient le Congrès du principal syndicat detravailleurs italien, la CGIL (Confédération Générale Italienne desTravailleurs).</b> <b>Comme en France, une motion de "rupture"  sera présentée par la ligne "de lutte" du syndicat.</b><br>  <br>  <b>Acette occasion, nous vous offrons la traduction de la position du(n)PCI sur la situation, riche d'enseignement, et contribuant au débatfranc et ouvert entre révolutionnaires communistes !</b><br>  <br>  <hr>  <br>  <span style="font-size: 12pt;"><b>C'est vrai : il y a un futur à conquérir !</b></span><img src="http://www.nuovopci.it/voce/ind60.gif" height="173" width="125" border="0" alt="http://www.nuovopci.it/voce/ind60.gif" /><br>  <br>  de Tonia N.<br>  <br>  <em>Le16° congrès de la CGIL peut être un pas important vers un gouvernementd'urgence, le Gouvernement de Bloc Populaire. Le sera-t-il ? Celadépend dans une large mesure de nous communistes.<br></em><br> Le moment où il se déroule rendsingulièrement important le 16e Congrès de la CGIL. Il en fait unévènement politique qui peut peser de manière décisive sur le cours deschoses.<br>  <br>La présentation de deux Motions opposées révèle le bouleversement quela crise a mis en marche dans le principal syndicat de régime : celuiqui par sa nature est la cible que la mobilisation réactionnaire pourprévaloir doit absoluement démolir.<br> Le faitque la mobilisation réactionnaire pour prévaloir doit l'éliminer, acréé dans la CGIL les conditions pour que la gauche syndicale, entendueici comme l'aile gauche des dirigeants de la CGIL, est conduite, aumoins par son propre opportunisme, à être plus sensible à l'étatd'esprit et aux intérêts des travailleurs.<br>Le même fait affaiblit l'aile droite : celle-ci est obsédée par enfinir avec Bertinotti &amp; Co. Sous l'effet de la crise les lignesdans la societé se simplifient et se redéfinissent. La gauchebourgeoise a toujours moins d'espace. Les syndicats de régime nepeuvent plus jouer le rôle qu'ils ont joué dans le passé, parce que lethéatre a changé.<br>La crise pousse les travailleurs et en général les masses populairessoit à gauche soit à droite. Plus les syndicats de régime cèdent auxprétentions de la bourgeoisie, moindre est leur influence parmi lestravailleurs, qui vont à gauche (pour l'instant encore principalementde résistance et de protestation) ou à de droite (mobilisationréactionnaire). Moindre est leur influence parmi les travailleurs,moins ils sont utiles à la bourgeoisie ; moins la bourgeoisie a besoind'eux, moindre est leur part dans le régime. Le succès de lamobilisation réactionnaire passe à travers l'élimination de la CGIL. Lagauche syndicale (pas seulement les Rinaldini, les Cremaschi, mais mêmePodda, Moccia, etc) doit choisir parmi 3 voies alternative. Se mettre àla tête des ouvriers et des autres travailleurs qui résistent etprotestent ? Se laisser renvoyer à la vie privée comme Bertinotti etson groupe ? Passer décidément avec la mobilisation réactionnaire encherchant à se tailler une part ?<br>  <br>  Même pour les dirigeants de la gauche syndicale, la première alternative contraste avec l'essentiel de leur passé.<br>Celui-ci est fait principalement de concertation et de compatibilitéavec les patrons, de démagogie et de trahisons envers les travailleurs.La droite syndicale le leur rappelle : hier nous avons marché ensemble,vous avez été nos complices ! Mais d'une part par opportunisme et d'uneautre part par conviction, la gauche syndicale dans les derniers moisn'a pas fait les nouveaux pas à droite, que dans la nouvelle situationil lui fallait faire pour suivre la dérive vers la droite (le syndicatstructure qui fournit des services à des inscrits). En faisant ainsielle a, sinon dirigé, du moins fortement conditionné la droitesyndicale. Epifani et complices n'ont pas pu adhérer à l'Accord du 22janvier 2009, ont dû adhérer à des mobilisations de rue qu'ils auraientvolontiers évitées, se sont détachés toujours plus de Bonanni etd'Angeletti et du reste de la vieille garde des syndicats de régime. Ladécision d'une fraction de la gauche syndicale (Nicola Nicolosi etTravail et Societé n'ont pas adhéré) de présenter au Congrès sa motion,la Motion 2, a été un autre pas dans la direction que la gauchesyndicale a suivie dans les derniers mois : chercher à chevaucher larésistance et la protestation des travailleurs.<br>  <br>Sur le parcours accompli par la gauche syndicale a fortement influéaussi le mouvement des étudiants et des immigrés. Mais a surtout influéle rôle joué par les syndicats de base et les syndicats alternatifs :un autre acteur de l'affrontement en cours. Un acteur qui a le mêmeproblème que la gauche syndicale et toute la CGIL.<br>La crise produit ses effets et la décision devient toujours plusurgente : ou se lier plus à fond aux ouvriers et aux autrestravailleurs qui résistent et protestent ou être renversé par lamobilisation réactionnaire. La ligne "il faut plus de luttes" est laligne des syndicats alternatifs. Les partisans de la Motion 1 objectent: "Les luttes sans résultats ne résistent pas". C'est vrai : c'estseulement en jouant le rôle d'initiateurs d'un gouvernement d'urgenceet précisément du Gouvernement de Bloc Populaire, que la gauchesyndicale et les syndicats alternatifs, et avec eux toute la CGIL, neseront pas renversés par la mobilisation réactionnaire, comme déjàillustré dans <em>Déplacements dans le monde syndical</em> de Riccardo A. et dans d'autres articles de  <em>La Voce</em>n°32. Notre "méthode des leviers" est l'emploi, conscient et visé à nosobjectif, du "système des leviers" qui existe dans la réalité.<br>  <br>Se lier mieux et plus à fond avec les ouvriers et avec les autrestravailleurs qui résistent et protestent veut dire prendre la route dela solution politique de la crise. Cette route mène au gouvernementd'urgence, au Gouvernement de Bloc Populaire, une étape versl'instauration du socialisme. Une route qui pour nous communistes estclaire, une route que nous poursuivons avec méthode et que nous devonsapprendre à poursuivre mieux, une route sur laquelle nous devonscanaliser phase après phase plus de forces, même des forces incertainesdont nous ne savons pas combien de route elles feront, des forces quiprennent notre route par calcul, par opportunisme ou pire.<br>Mais qu'il nous sert à nous, de toute façon, qu'aujourd'hui elles laprennent, parce que grâce à elles nous renforcerons notre lien directavec les ouvriers et nous ferons des pas en avant qui sans ellesseraient plus difficiles, et peut-être même trop lents et doncimpossibles : la compétition en cours avec la mobilisationréactionnaire ne nous laisse pas de temps illimité pour prévaloir surelle.<br> Il y a des camarades (les Prolétaires Communistes) quicrient que le combat est déjà fini, que les fascistes ont déjà vaincu,que nous sommes déjà au fascisme moderne ! Ce n'est pas vrai, c'est dudéfaitisme ; mais le danger existe.<br> Si grâce à la gauchesyndicale et grâce aux syndicats alternatifs nous réussissons à faireconstituer un gouvernement d'urgence pour faire face à la crise, nousaurons fait un morceau important de notre route. Si même la droitesyndicale par calcul s'associe, tant mieux. La même chose vaut aussipour des fractions de la bourgeoisie et du clergé. Nous ne faisons pasd'actes de foi dans aucun d'eux.<br>  <br> Le principe qui doit nous guider aujourd'hui est: unité et indépendance, fermes dans la stratégie et flexibles dans latactique. Ne pas se mettre aux ordres ni à la remorque de la gauchesyndicale, ne refuser à personne de suivre notre route, rassemblertoutes les forces disponibles pour renforcer notre courant et battre lamobilisation réactionnaire.<br>La constitution du Gouvernement de Bloc Populaire serait notre victoiresur la mobilisation réactionnaire. De toute façon le GBP n'est pasnotre gouvernement : il est le gouvernement des organismes et despersonnages qui ont déjà aujourd'hui le soutien et l'autorité parmi lesmasses populaires, et qui aujourd'hui se mettent à la tête destravailleurs qui résistent et protestent contre la crise et qui neveulent pas payer la crise, jusqu'au point à constituer un gouvernementd'urgence avec le soutien de ces travailleurs. Nous travaillons pour laconstitution d'un tel gouvernement. Sa constitution ouvrirait unenouvelle phase de la lutte pour instaurer le socialisme. La Motion 2n'est pas importante principalement pour ce qui y est écrit : la longuedomination cléricale a créé en nous la diffuse habitude des beaux motset des bonnes intentions auxquels ne correspondent pas lescomportements de ceux qui les proclament, les écrivent et les proposent.<br>  <br>La Motion 2 est importante principalement parce qu'avec elle, en ayantosé la proposer, la gauche de la CGIL a élevé le tir dans sadistinction avec la droite de la CGIL : elle a déplacé l'axe à gauche.Elle a fait faire un saut en avant à un processus qui nous offre, ànous communistes, une occasion précieuse qui va au-delà des intentionset de la personnalité des initiateurs de la Motion 2 et dont lesdéveloppements ne dépendent principalement pas non plus des résultatsimmédiats des votes (qu'ils soient réels ou truqués) récoltés dans lesassemblées des congressistes des deux Motions : de fait la gauchesyndicale peut diriger toujours plus la CGIL et au-delà, même si ledécompte des votes des congressistes est contre elle.<br>  <br>Pour s'en rendre compte et pour intervenir de façon à en tirer lemaximum aux fins de la révolution socialiste, il faut assimiler laconception communiste du monde.<br>  <br>Ne peuvent pas s'en rendre compte ceux qui, pour être sincèremententhousiastes à la révolution (à la manière des anarchistes d'untemps), sont encore imprégnés d'une conception cléricale etmoralisatrice ou d'une conception individualiste, donc bourgeoise, dumonde.<br>  <br>Ceux-ci trouveront dans la conduite passée et présente des initiateurset des partisans de la Motion 2 (comme de ceux de la Motion 1 et detoute la CGIL) mille bonnes raisons pour dire qu'ils sont des mauvaissujets, que hier ils ont pratiqué en mille cas et sous milles aspectsla ligne de concertation et de compatibilité qu'ils disent aujourd'huirefuser, qu'ils se sont à plusieurs reprises rendus responsables decollusions avec les patrons et avec les autorités (même avec la police: les adultes se rappellent la chasse aux Brigades Rouges que la policeet les dirigeants CGIL menèrent ensemble) et ont plus d'une fois violédes principes élémentaires de démocratie et de solidarité dans laconfrontation avec des groupes de travailleurs et en particulier lessyndicats alternatifs. Donc ils ne voudront pas faire un morceau deroute avec des tels mauvais sujets et avec des syndicats de régime.Pour nous par contre, il est important que <em>la route que les mauvais sujets  creusent soit nôtre</em>.<br>  <br>Ne peuvent s'en rendre compte non plus, ceux qui chaque pieusespoussées parlent avec emphasee des masses, mais ne conçoivent pas quel'histoire moderne et la solution de ses problèmes consistent dans lepassage en masse des travailleurs de la condition d'individus, qui endéfinitive sont unis sur large échelle (c'est-à-dire au-delà des liensdu sang, de clan ou de voisinage) seulement par la subordination à unmême patron (qu'il soit prêtre ou prince) ou au même système unitaired'exploitation (le marché capitaliste), à la condition de personnesd'égale dignité liées les unes aux autres et à l'ensemble de leursrelations, jusqu'à constituer l'universelle association qui sera lanouvelle humanité, la societé communiste. Pour ceux-ci chaque pasparticulier et concret est arriéré, donc ils se retiennent d'enprofiter, ou insuffisant, donc ils se retiennent de le faire. Encoremoins ils le promeuvent et se battent pour qu'il se réalise.<br>  <br>Le raisonnement qui suit est principalement adressé aux communistespour qu'il soit leur guide dans leur activité. Cependant quelquesarguments pourront convaincre aussi des travailleurs avancés et desdémocrates sincères qui cherchent une sortie face à la situation atroceet dégénérante dans laquelle la bourgeoisie et le clergé nous ontconduits. La compréhension des choses est un facteur de transformation,le monde change et chacun de nous changera. Ce qui fait la différenceest la direction dans laquelle on se change et si on dirigeconsciemment la transformation. Même dans ce contexte notre méthodeest, à chaque niveau, mobiliser la gauche pour que rallier le centre etisoler la droite.<br>  <br>  Que caractérise l'instant où il se déroule le 16e Congrès de CGIL et pourquoi celui-ci peut assumer tant d'importance ?<br>  <br>La societé bourgeoise est arrivée à l'effondrment pour la deuxième foisdans son histoire, à une distance d'environ 100 ans depuis qu'elles'est effondrée la première fois, au début du siècle passé, mais cettefois sur une échelle mondiale. Dans notre pays, la RépubliquePontificale, avec le grand et infâme rôle qu'elle joue dans le systèmemondial de l'oppression capitaliste, en est à l'effondrement. Lacombinaison de gouvernement que, par la bande Berlusconi, la RépubliquePontificale a fait avec les Organisations Criminelles, confère à soneffondrement une aura qui serait tragicomique s'il ne se produisait pasparmi les souffrances atroces des travailleurs, des immigrés, desfemmes, des jeunes et des personnes âgées des masses populaires. Quelsera le proche futur ?<br>  <br> Si le gros des ouvriers avancés de notre pays passe dela résistance et de la protestation à la constitution du Gouvernementde Bloc Populaire, le prochain futur est l'instauration du socialisme.<br>  <br> Pour ceci, le Congrès de la CGIL estimportant. Une grande partie des ouvriers avancés, qui dans lesentreprises capitalistes animent ou de quelque manière sont au centredes luttes que les ouvriers mènent dans cette période face à la crise,sont inscrits à la CGIL, malgré toute la ruine produite apr lesrevisionistes et la gauche bourgeoise qui ont dirigé la CGIL dans lesdernières décennies. Nous laissons de côté un instant les retraités,les travailleurs du public et les travailleurs des entreprisesartisanales et des coopératives et considérons seulement les ouvriersdes entreprises capitalistes qui sont politiquement décisifs. Sur les 7millions d'ouvriers qui travaillent dans les entreprises capitalistes,ils sont certainement plus d'un million et demi inscrits à la CGIL.Plus de la moitié de ceux-ci sont compris dans les environ 3 millionsd'ouvriers qui travaillent en entreprises capitalistes de plus de 100salariés. L'action de ces 3 millions et donc leur orientation en faveurde la constitution d'un gouvernement d'urgence pour faire face à lacrise, d'un Gouvernement Bloc Populaire, déterminerait le futur del'entière classe ouvrière et donc de toutes les masses populaires denotre pays. Si les masses populaires prennent la route du Gouvernementde Bloc Populaire (et par lui de l'instauration du socialisme : nousavons déjà illustré plusieurs fois que la constitution du GBP ouvriraitla route à l'instauration du socialisme), aucune force ne pourra leurbarrer avec succès le chemin. Et l'évolution de notre pays aurait unrôle probablement décisif dans la détermination des événements du futurprochain dans le reste de l'Europe, étant donné la crise à laquelle lereste de l'Europe doit aussi faire face.<br>  <br>Tel est l'enchaînement possible des choses. Notre Parti doit travaillerparce que cela devient le cours réel des choses. Le bouleversement encours dans le groupe dirigeant de la CGIL, en particulier la conduitede la gauche syndicale et du groupe dirigeant de la FIOM <b>(ouvriers de la métallurgie)</b>,peut se combiner avec le développement politique en cours parmi lesouvriers avancés qui dirigent la résistance et la protestation, enparticulier avec le développement en cours parmi les ouvriers avancésinscrit à la CGIL (globalement aujourd'hui deux ou trois cents mille,c'est-à-dire une grande partie des ouvriers avancés). Le développementen cours dans le groupe dirigeant et le développement en cours parmiles ouvriers avancés se conditionnent réciproquement. Nous communistespouvons agir sur tous les deux : les deux jambes.<br>  <br>Réussirons-nous à orienter les ouvriers avancés vers la constitution duGBP ? Réussirons-nous à amener les chefs de la gauche syndicale àdevenir les initiateurs d'un gouvernement d'urgence ?<br>  <br>Le Congrès de la CGIL et la présentation de la Motion 2 créent desconditions favorables. C'est une route que nous devons parcourir.<br>  <br>Nous sommes dans une situation générale de plus grand marasme, desouffrances inouïes et de désorientation. Les circonstances rendentcependant urgent pour des millions de travailleurs et autres membresdes masses populaires de s'orienter et prendre une direction. Parl'histoire qu'ils ont sur les épaules et les conditions dans lesquellesils sont placés, les ouvriers ne peuvent pas s'orienter en masse ets'élever à une oeuvre politique autonome de la bourgeoisie et du clergési il n'y a pas parmi eux une organisation influente et liée par sonhistoire à la masse, qui joue le rôle de centre d'orientation etdirection.<br>  <br> Par sa naturel'usine capitaliste est un organisme unitaire et le marché capitalistelie les usines capitalistes l'une à l'autre à former un systèmeunitaire. Dans les usines il y a deux possible unités. L'une est lepatron et sa hiérarchie de commandement, avec son plan de production,sa vision des affaires et ses relations sociales : la crise affaiblitcette unité, quand elle ne l'annule pas. L'autre est l'organisationpolitique ou syndicale des ouvriers, avec sa vie associative et lavision du monde qui en guide l'action. Étant données les conditions queje viens d'exposer, l'organisation syndicale qui existe aujourd'huipeut se transformer et devenir le point de départ d'un nouveau cours, àpartir de la constitution d'un gouvernement d'émergence. Lebouleversement en cours dans son groupe dirigeant peut conduire la CGILà jouer ce rôle.<br>  <br>Certains objecteront que CGIL est profondement corrompue et encollusion avec le régime et que la gauche syndicale ne faitsubstantiellement pas exception. Nous avons vu la CGIL collaborer avecles tortionnaires de régime et avec les services US pour briser lesBrigades Rouges. Mais nous avons vu aussi des révolutionnaires devenirdes policiers et des ministres. Rien n'exclut que des personnages liésavec le régime, en certaines circonstances, jouent un rôlerévolutionnaire, si les communistes jouent bien leur rôle. Dans laRussie d'il y a environ un siècle, Zubatov était un policier et Gaponeun prêtre informateur de la police. Di Pietro qui vote en faveur de laguerre en Afghanistan, Rinaldini et ses semblables peuvent travaillerpour nous. Cela dépend de nous.<br>  <br>Je sens déjà de doctes objections se lever de toutes parts : "Il nes'est jamais produit que les syndicats jouent un tel rôle. Lessyndicats s'occupent seulement de problèmes économiques. C'est au Partide s'occuper de la lutte politique". Tout ceci est vrai. Mais il nes'est jamais produit non plus, que la classe ouvrier se trouve dans unesituation comme celle-là, dans laquelle par contre nous nous trouvons :avec une crise générale du capitalisme en cours et entrée dans sa phaseterminale, avec le mouvement communiste conscient et organisé qui nes'est pas encore relevé de la crise consécutive à l'épuisement d'unevague de la révolution prolétarienne qui était arrivée jusqu'àconstituer des pays socialistes comprenants 1/3 de l'humanité, avec uneclasse ouvrière qui a incorporé l'héritage de la première vague de larévolution prolétarienne, avec un mouvement communiste riche del'expérience synthétisée dans le marxisme-léninisme-maoïsme. Lacombinaison de ces quatre facteurs rend possible la voie que nousindiquons. Notre doctrine n'est pas un manuel de recettes pour l'usage,mais un guide pour l'action.<br>  <br>À notre faveur joue le fait qu'une CGIL dirigée par la droite ne feraitpas l'histoire, comme elle ne la fit pas il y à cent ans. Une CGILdirigée de la gauche peut être un facteur détérminant de l'histoire.Une CGIL dirigée par la droite n'aurait pas d'espace, se confondraitavec les autres syndicats de régime (CISL, UIL) et serait balayée parla mobilisation réactionnaire. Déjà aujourd'hui, les sommeils debeaucoup de dirigeants de la CGIL sont troublés par le fantôme deBertinotti et leurs réflexions par la peur de connaître la même fin oupire. Même une CGIL dirigée par la gauche syndicale, de plus de luttesmais sans résultats, serait balayée par la mobilisation réactionnaire.<br>Pour ne pas l'être elle sera forcée d'aller au-delà des revendications,elle devra tendre vers des objectifs politiques, de gouvernement. Laplupart des dirigeants de la CGIL, et en particulier de la gauche, nesont pas des aspirants au suicide et auraient quelques difficultés àpasser dans le camp de la mobilisation réactionnaire. Tous éléments,qui poussent les dirigeants de la CGIL vers la constitution d'ungouvernement d'urgence que nous soutenons.<br>  <br>Quel est-elle l'orientation de ces quelques centaines de milliersd'ouvriers qui animent la résistance et la protestation dans lesentreprises capitalistes ?<br>  <br>Aujourd'hui personne ne peut sérieusement dire quelle est leurorientation. Aucun sondage ne peut le révéler, pour la simple raisonqu'aujourd'hui les idées de chaque individu, au-delà d'être souventcontradictoires comme ses sentiments et ses comportements, sontsujettes à des soudaines transformations. Il n'y a certes pas peu dejournalistes à la Marco Revelli qui disent sans pudeur : "La masse desouvriers pense que…".<br> Au même moment les mêmesintellectuels jurent que l'époque des idéologies est finie. Maisqu'est-ce que cette "époque des idéologies" sinon l'époque où, sur desquestions importantes, les larges masses avaient des opinions et descomportements organiques et profondement enracinées, qui se sont formésau cours d'expériences profondes, dont ils ne s'arrachent pasfacilement ? Si cette époque est finie, des personnes même seulement unpeu sérieuses ne devraient pas parler d'"orientation des masses".<br>  <br>En effet, c'est seulement si elle est organisée qu'il est possibled'établir ce que sont l'orientation et la volonté d'une large couche dequelques centaines de milliers ou de quelques millions de personnes.Sauf des cas entièrement particuliers, c'est seulement si elle estorganisée qu'une large couche a une orientation, des opinions, desobjectifs, des volontés homogènes, organiques et raisonnablementstables, telles en somme qu'il est sérieux d'en parler parcequ'effectivement, ils font de cette large couche un sujet autonome, unprotagoniste de la vie et de la lutte politique.<br> Sans ligne dirigée vers l'instauration du socialisme,donc sans conception communiste du monde et sans Parti qui l'incarne etl'emploie comme guide pour l'action, la classe ouvrière et les massespopulaires, par la condition dans laquelle elles sont placées dans lasocieté bourgeoise, sont une masse de manoeuvre pour les projets de labourgeoisie, du clergé et de leurs histrions du moment, qui hierétaient les revisionnistes et la gauche bourgeoise, aujourd'huis'appellent Berlusconi et Bossi et demain auraient les noms quiémergeraient des "tentatives de fascisme".<br>  <br>En Italie, il n'existe aujourd'hui rien de semblable à une large couched'ouvriers organisés et sa formation est vraiment l'objet de labataille politique en cours. Renaissance du mouvement communiste, pournous, veut vraiment dire former une semblable large couche organisée,dans le Parti communiste et dans les organisations de masse rassembléesautour de Parti. Lorsque nous y serons arrivés, l'instauration dusocialisme sera un objectif immédiat, sera à l'ordre du jour. Parce quenous ne sommes, aujourd'hui, pas encore à ce point, l'instauration dusocialisme n'est pas à l'ordre du jour, tandis que l'est laconstitution d'un GBP duquel feraient partie des personnages comme lesactuels dirigeants de la gauche syndicale et même des individus dupassé et du présent encore pires.<br>  <br> Marasme veut dire qu'il y a une grandeconfusion d'idées, de sentiments et d'orientations. La longueexpérience vécue sous la direction hypocrite des revisionnistes etl'action idéologique de la bourgeoisie et du clergé ont détruit dansles masses populaires et même parmi les ouvriers les convictions et lesidées qui s'étaient formées au cours de la première vague de larévolution prolétarienne et, encore plus en profondeur, ont détruitmême la confiance d'être capables de connaître la vérité et detransformer le monde, en somme que les idées et les sentiments serventà quelque chose. En combien de temps une large couche d'ouvrierspassera du marasme actuel à une organisation et à un système d'idées etde sentiments qui guident son activité politique, cela reste à voir.<br>  <br> Donc, nous ne pouvons pas aujourd'hui parlersérieusement de l'orientation de la large couche d'ouvriers qui animela lutte des ouvriers. Cette orientation est à créer et ceci faitpartie de notre travail, de la renaissance du mouvement communiste.<br>  <br>Quant à l'orientation des initiateurs de la Motion 2, ils sont quelquesuns des chefs influents de l'aile la plus combative et revendicative dela CGIL, porteuse de l'idée d'un syndicat de lutte. Cette aile qui, oupar caractère ou par conviction ou par opportunisme veut que lesyndicat en finisse avec la concertation (de l'activité syndicale avecles patrons et leurs Autorités) et avec la compatibilité (desrevendications syndicales avec les plans industriels et avec lapolitique économique élaborée par la Confindustria (MEDEF italien NDLR)et son gouvernement - "la Confindustria n'est jamais dans l'opposition"proclamait Gianni Agnelli).<br>  Concertation et compatibilité qui sont les lignes directrices de la CGIL depuis la Convention de l'EUR (1978).<br>  <br>Et encore ! C'est seulement jusqu'à un certain point que lesinitiateurs de la Motion 2 sont représentatifs de cette aile. GianniRinaldini commentant les exploits généreux et victorieux des ouvriersde l'INNSE en défense de leur poste de travail, face à un Ichino quiles déclarait un "rite fatigué" au sein d'un "schéma usé", les justifieen disant que par contre ils "savaient bien que l'entreprise pouvaitêtre compétitive". Vu que l'immense majorité des entreprises que lespatrons ces mois-ci ferment ou redimensionnent sont par contre, dans lemarché global capitaliste, moins compétitives que leurs concurrents, iln'est même pas certain que Rinaldini &amp; Cie soient décidés à semettre à la tête des ouvriers qui défendent leur poste de travail mêmesi leurs entreprises ne sont pas compétitives.<br>  <br> En effets la gauche syndicaleainsi qu'elle est aujourd'hui, si elle persiste à se limiter à desrevendications et à faire le "syndicat de lutte" contre le "syndicatstructure qui fournit des services" (à l'allemande ou à la suédoiseNDLR), dans quelques opérations ferait le jeu des patrons plus rusés.<br>Lorsque Marchionne veut détruire le bloc syndical et politique desouvriers FIAT qui depuis longtemps conditionnent le développement denotre pays, et donc réduire la production d'automobiles, met à la cassel'intégration et ferme Termini Imerese et autres usines, celui qui selimite à proclamer des grèves de protestation, même si il a lesmeilleures intentions du monde, de fait aide Marchionne, et gaspilledans une initiative sans résultats l'indignation des ouvriers etdisperse leurs énergies et leur capacité à devenir la classe dirigeantedes masses populaires.<br>  <em>En général</em>il constituerait la troupe la plus combative au service de la droitesyndicale et de son programme ruineux ("les batailles sans résultats nerésistent pas") d'amortisseurs sociaux et d'autres mesures (fisc, etc)et la mobilisation réactionnaire les balayerait toutes les deux.<br>  <br>Une des caractéristiques spécifiques de la crise en cours est qu'ellen'admet pas de solutions purement économiques, qu'elle trouve solutionseulement dans le bouleversement des systèmes politiques des paysindividuellement et du système politique international.<br>  <br>Face à une crise qui signifie la réduction de postes de travail, desrevenus et des droits pour les ouvriers et pour le reste des massespopulaires, et dont on ne voit pas la fin, seul un gouvernement quiprenne les mesures nécessaires pour que chaque entreprise ait desobjectifs productifs bien définis et les ressources pour les réaliser,et pour que chaque travailleur ait un poste de travail digne (en brefles six mesures que le Parti a formulé pour le Gouvernement de BlocPopulaire), peut avec succès faire face à la mobilisationréactionnaire, qui assure travail et revenu à une partie destravailleurs à condition qu'ils se mobilisent contre les immigrés, leschômeurs, les travailleurs d'entreprises pas compétitives, lesmarginaux, etc etc.<br>Au cours d'une semblable crise, une grève et chaque autre initiative delutte n'a de sens que pour mobiliser les ouvriers pour la constitutiond'un gouvernement d'urgence.<br>  <br>  <b>Le 12 Mars ceci doit être partout le mot d'ordre.</b><br>  <br>Avec une ligne et un parcours de ce genre la gauche syndicale prendraau moins de fait la direction de la CGIL et obligera la droitesyndicale à s'accouder à la gauche, à en accepter la direction si ellene veut pas être marginalisée, et si elle ne passe pas dans le camp dela mobilisation réactionnaire.<br>  <br>Dans tout le Congrès les partisans de la motion de gauche n'ont pas lavie facile, alors qu'ils vont proposer un syndicat de lutte à destravailleurs que la gauche bourgeoise et les syndicats de régime ontdepuis quelques décennies (l'EUR date de 1978) habitués à s'adapter aumoins pire et à se résigner à ce à quoi le "rivage politique" pouvaitles arranger, en termes de préretraites, de caisse d'intégration, demobilité, ricollocamento, d'attributions de maisons populaires, etc.<br>  <br>A des travailleurs qui ne voient pas et auquel la gauche même ne montrepas d'autre perspective que des luttes que l'expérience montre comme nedonnant que des résultats précaires ou même nuls. Pour ceci il y abesoin de nous.<br>  <br> Aller proposer commeticket gagnant la lutte à un moment où les patrons veulent fermer,délocaliser ou faire échouer les entreprises simplement parce qu'ils nevendent pas, c'est lancer l'appel à des comportements à la DonQuichotte. Que la crise actuelle appelle des solutions politiques,admet seulement des solutions politiques est toujours plus une donnéede l'expérience commune. C'est seulement en proposant des solutions degouvernement que la gauche peut conquérir le centre.<br>  <br>La lutte de la gauche de la CGIL réunie autour de la Motion 2, estutile et importante, mais si elle se limite et reste sur le terrainsyndical, revendicatif, elle est perdante, n'a pas d'avenir parcequ'elle est arriérée. Un syndicat aujourd'hui pour être à la hauteurdes événements doit poser comme synthèse de toutes les luttesrevendicatives la solution politique que les conditions rendentpossible et nécessaire : la constitution d'un gouvernement d'urgencequi prenne les mesures exposées dans les <em>six mesures</em>.<br>  <br>  Sans faire ceci, elle décourage, dévalorise les luttes revendicatives qu'elle promeut. Et elle se suicide.<br>Ce n'est pas une question de collusion consciente, voulue ou négociéeavec la bourgeoisie ou avec ses Autorités. C'est la situation objectiveque cela comporte.<br>  <br>Pour nous communistes, il s'agit de mobiliser la gauche en agissantavec la ligne de masse et la méthode des leviers et de mener, enexploitant l'occasion offerte à nous par la présentation de la Motion2, une campagne faite de batailles et d'opérations liées entre elles(synergie) et dont chacune s'appuie sur les résultats obtenus par laprécédente et crée les conditions pour la suivante (enchaînement),marchant sur les deux jambes.<br> L'objectif de lacampagne est d'amener même la gauche de la CGIL à embrasser la ligne deconstruire un gouvernement d'urgence pour faire face à la crise, le GBP.<br>  <br>  Oui, il y a un futur à conquérir ! C'est le socialisme, en passant par le Gouvernement de Bloc Populaire.<br>  <br>C'est seulement avec le Gouvernement de Bloc Populaire et avecl'instauration du socialisme dont la constitution du GBP contribuera àcréer les conditions, que les ouvriers et le reste des massespopulaires peuvent conquérir travail, démocratie et droits. <b>Plus encore : le Pouvoir !</b>]]>
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   <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 22:50:35 +0000</pubDate>
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   <title>Communiqu&#233;s des organisations et actions en commun : PCmF &#039;Boycott des élections régionales&#039;</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=1876&amp;PID=33004#33004</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=396" rel="nofollow">DOXA</a><br /><strong>Sujet:</strong> PCmF &#039;Boycott des élections régionales&#039;<br /><strong>Envoyé :</strong> 09 Mar 2010 à 21:01<br /><br />nan mais laisse ecnaroui est de plus en plus incompréhensible, des fois il fait des double post avec des poemes chelou et tout <img src="http://www.forum-unite-communiste.org/smileys/smiley32.gif" border="0" align="middle" /> ]]>
   </description>
   <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 21:01:45 +0000</pubDate>
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   <title>Histoire : Angola</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=1885&amp;PID=33003#33003</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=396" rel="nofollow">DOXA</a><br /><strong>Sujet:</strong> Angola<br /><strong>Envoyé :</strong> 09 Mar 2010 à 20:45<br /><br /><br /><br />&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ITatVaD_v8A&hl=fr_FR&fs=1&"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/ITatVaD_v8A&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;<br /><br />Superbe docu cubain d'époque sur l'une des plus grande bataille africaine, la guerre de libération angolaise dirigée par le MPLA avec le soutien des camarades cubains et sovietiques.<a href="&lt;&#111;bject%20width=" target="_blank">&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ITatVaD_v8A&hl=fr_FR&fs=1&"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/ITatVaD_v8A&hl=fr_FR&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;</a><img src="http://unimaps.com/flags-africa/angola-flag.gif%5b" border="0" /><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par DOXA - Hier à 20:48</span>]]>
   </description>
   <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 20:45:20 +0000</pubDate>
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  </item> 
  <item>
   <title>Communiqu&#233;s des organisations et actions en commun : PCmF &#039;Boycott des élections régionales&#039;</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=1876&amp;PID=33002#33002</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=83" rel="nofollow">Camarondeplata</a><br /><strong>Sujet:</strong> PCmF &#039;Boycott des élections régionales&#039;<br /><strong>Envoyé :</strong> 09 Mar 2010 à 20:11<br /><br />Hum... "La démocratie" non qualifiée (genre Ecnaroui), c'est quoi ce truc<strong><FONT face=Arial>?</FONT></strong>]]>
   </description>
   <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 20:11:26 +0000</pubDate>
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  </item> 
  <item>
   <title>Actualit&#233;s fran&#231;aises : Logements, loi SRU</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=573&amp;PID=33001#33001</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> Logements, loi SRU<br /><strong>Envoyé :</strong> 09 Mar 2010 à 19:45<br /><br /><FONT color=#1e1e1e size=3 face=Arial><DIV align=center><SPAN style="COLOR: #ff0000"><a href="http://futurrouge.wordpress.com/2010/03/08/grenoble-un-couple-de-sdf-retrouve-mort-dans-le-froid/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>Grenoble: un couple de SDF retrouvé mort dans le&nbsp;froid</strong></FONT></A></SPAN></DIV><DIV align=justify><SPAN style="COLOR: #ff0000"><strong></strong></SPAN>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><SPAN style="COLOR: #ff0000"><strong><FONT size=2>(source : </FONT></strong><a href="http://divers-infos.over-blog.com/article-grenoble-un-couple-de-sdf-retrouve-mort-dans-le-froid-46234580.html" target="_blank"><strong><FONT color=#ff9900 size=2>http://divers-infos.over-blog.com/article-grenoble-un-couple-de-sdf-retrouve-mort-dans-le-froid-46234580.html</FONT></strong></A><strong><FONT size=2><FONT color=#ff9900> </FONT>)</FONT></strong></SPAN></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><FONT color=#ffffff>Grenoble: un couple de SDF retrouvé mort dans le froid Un couple de sans domicile fixe d’une soixantaine d’années a été retrouvé mort dimanche à Grenoble par un promeneur, l’homme ayant «&nbsp;vraisemblablement succombé au froid&nbsp;» qui sévit depuis plusieurs nuits sur la ville, a-t-on appris auprès de la police. </FONT></FONT></DIV><P align=justify></P><P align=justify>Le couple, dont les identités n’ont pas encore été formellement établies, a été retrouvé dans une bâtisse en ruine sur les pentes de la bastille surplombant la ville, a précisé la police, confirmant une information du site du Dauphiné libéré. «&nbsp;La femme est, semble-t-il, décédée à la<BR>suite d’une chute du premier étage provoquée par ‘effondrement du plancher&nbsp;», selon la police, qui précise qu’&nbsp;»aucune trace de coup n’a été retrouvée&nbsp;» sur la victime.</P><P align=justify>L’homme, qui a été quant à lui retrouvé dans son lit de fortune, «&nbsp;pourrait être mort de froid&nbsp;», selon la même source.</P><P align=justify>Des autopsies seront effectuées lundi pour déterminer les causes de ces deux décès</P>]]>
   </description>
   <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 19:45:36 +0000</pubDate>
   <guid isPermaLink="true">http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=573&amp;PID=33001#33001</guid>
  </item> 
  <item>
   <title>Actualit&#233;s Internationales : Afghanistan modèle de démocratie</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=551&amp;PID=33000#33000</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> Afghanistan modèle de démocratie<br /><strong>Envoyé :</strong> 09 Mar 2010 à 19:31<br /><br /><H2 =tit align=center>Afganistan. La communauté internationale a oublié les Afghanes</H2><DIV =chapo align=justify>Députée, Fawzia Koofi a reçu l’Humanité au siège du Parlement à Kaboul. Elle explique le difficile combat des femmes et la discrimination dont elles sont victimes.</DIV><P =texte align=justify>Envoyé spécial. <STR&#079;NG =spip>L’un des prétextes donnés &#8232;par les États-Unis &#8232;pour envahir l’Afghanistan &#8232;a été la situation des femmes &#8232;sous le régime taliban &#8232;et la nécessité de leur rendre&#8232;leur liberté. Qu’en pensez-vous&#8201;&nbsp;?</strong></P><P =texte align=justify><STR&#079;NG ="caractencadre-spip spip">Fawzia Koofi.</strong> Un des principaux objectifs de la communauté internationale en intervenant en Afghanistan reposait sur le problème des droits de l’homme, des droits de la femme et de la nécessaire promotion &#8232;de la démocratie. Dans les deux à trois premières années &#8232;qui ont suivi l’effondrement &#8232;du régime taliban, la question de la femme était prioritaire. &#8232;Un ministère en charge &#8232;de la question des femmes &#8232;a été mis en place, &#8232;de nombreuses associations &#8232;se sont créées et l’article&nbsp;22 &#8232;de la Constitution établit l’égalité des droits et le même accès pour tous à &#8232;tous les domaines de la société. Des sièges ont été réservés &#8232;aux femmes au Parlement. Malheureusement, &#8232;avec le temps, la situation &#8232;s’est détériorée. Dans&#8232;les provinces, la violence &#8232;contre les femmes a augmenté. Cette violence est multiple. &#8232;Il y a les abus sexuels, &#8232;il y a la violence physique, &#8232;il y a le peu d’opportunités données aux femmes pour participer à la vie publique. &#8232;Il n’y a par exemple qu’une seule femme qui participe à l’exécutif afghan. Il y a également cette culture de l’impunité pour ceux qui abusent sexuellement des femmes. Tout cela est dû au manque d’engagement sur ces questions, de la part aussi bien du gouvernement que de la communauté internationale.</P><P =texte align=justify><STR&#079;NG =spip>Pourtant, il y a des femmes élues, comme vous, au Parlement. &#8232;Leur rôle est mineur&#8201;&nbsp;?</strong></P><P =texte align=justify><STR&#079;NG ="caractencadre-spip spip">Fawzia Koofi.</strong> Il y a une sorte &#8232;de participation symbolique &#8232;des femmes, même au Parlement. Mais il y a énormément &#8232;de pression sur les femmes &#8232;qui veulent faire entendre &#8232;leur voix, qui veulent marquer leur différence. Y compris au Parlement. La discrimination &#8232;est énorme. Si vous voulez parler d’un problème important, &#8232;la parole sera donnée en priorité à un homme. Cela à cause &#8232;de la culture de notre pays. &#8232;La dépendance du président Karzai vis-à-vis des intégristes &#8232;a augmenté. Pendant l’élection, &#8232;il ne s’est pas adressé &#8232;aux femmes qui sont fortes, &#8232;qui font la différence dans &#8232;et en dehors du Parlement. &#8232;En revanche, il est allé &#8232;à la rencontre de tous ces gens qui sont accusés de violation &#8232;des droits de l’homme. Même les femmes compétentes n’ont pas d’espace dans ce gouvernement. Je regrette que la stratégie d’Obama soit principalement fondée sur le combat militaire. &#8232;Il ne s’adresse qu’à la partie dure de la société en oubliant ceux qui se battent pour &#8232;la démocratie, pour les droits humains. Il parle de plus &#8232;de soldats, de stratégie &#8232;de sortie, mais il ne parle pas &#8232;du but poursuivi en étant &#8232;en Afghanistan, il n’évalue pas ce qui a été fait ou non &#8232;en matière des droits &#8232;de l’homme. La justice est toujours sacrifiée sur l’autel de la sécurité. Il préfère une culture d’impunité concernant ceux qui violent les droits de l’homme pour maintenir la sécurité. &#8232;Or, actuellement, nous n’avons ni la sécurité ni la justice.</P><P =texte align=justify><STR&#079;NG =spip>Entretien réalisé par P. B.</strong></P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/2010-03-08_L-Evenement_Afganistan-La-communaute-internati&#111;nale-a-oublie-les-Afghanes" target="_blank">Source</a><HR></DIV><H2 =tit align=center>Afganistan. «&nbsp;Mon mari m’a mutilée&nbsp;»</H2><DIV =chapo align=justify>Elles sont jeunes, mariées de force. Certaines ont été défigurées, d’autres violées, quand &#8232;ce n’est pas &#8232;les deux à la fois. &#8232;Elles témoignent &#8232;pour l’Humanité &#8232;du sort atroce &#8232;des femmes &#8232;en Afghanistan, &#8232;pays où 57% d’entre elles sont mariées &#8232;de force avant l’âge de seize ans.</DIV><P =texte align=justify>Kaboul (Afghanistan), envoyé spécial. Apriori, dans ce quartier de Kaboul que l’on nous a demandé de ne pas nommer, rien ne distingue cette bâtisse de quelques étages des maisons alentour. Il y a bien une petite guérite à l’entrée mais, après tout, ce pourrait être un endroit où vit une personnalité afghane. Les récents attentats dans la capitale ont montré que la sécurité était toute relative. Même pour y accéder, il nous a fallu montrer patte blanche. Venir une première fois, se présenter, expliquer notre demande puis revenir le lendemain. La porte s’ouvre. L’homme jette un regard circulaire sur l’extérieur. Un garde nous fouille. Huma Safi nous attend à l’étage.</P><P =texte align=justify>Nous sommes dans l’un des rares centres créés pour accueillir les Afghanes en difficulté. Responsable de Women for Afghan Women, Huma Safi explique que l’endroit a été ouvert en 2007. «&nbsp;Au départ, il s’agissait d’un simple bureau ouvert à Kaboul surtout pour tenter des médiations entre les familles et, si besoin, leur fournir un avocat. Mais tout de suite nous nous sommes rendu compte qu’il fallait un foyer pour ces femmes qui, pour une raison ou pour une autre, avait dû fuir leur domicile ou leur famille.&nbsp;» Le besoin est si fort que les responsables de l’association ouvrent, en 2008, une antenne au nord du pays, à Mazar e-Sharif. Et en 2009, l’association s’installe à Kapisa. Cette année, ils espèrent bien faire de même à Kundunz et à Jalalabad. «&nbsp;Nous nous occupons de plus de 1&#8201;200&nbsp;cas, souligne Huma Safi. La plupart du temps, il s’agit de mariages forcés, de mariage d’enfants, c’est-à-dire de jeunes filles qui n’ont pas seize ans, de violences diverses, de divorces et de viols.&nbsp;»</P><P =texte align=justify>La jeune femme, qui –&nbsp;on ne le réalise pas suffisamment&nbsp;– risque sa vie pour s’occuper de ces femmes en difficulté, estime qu’«&nbsp;en Afghanistan la violence contre les femmes est élevée. Les écoles pour filles sont régulièrement brûlées par les talibans. Lorsque Najibullah (communiste&nbsp;– NDLR) était au pouvoir, les moudjahidin faisaient la même chose. On ne peut pas dire que la situation est bonne, même s’il y a eu quelques changements. Même la Commission pour les droits de l’homme estime que les témoignages que nous rapportons sont infimes par rapport à la réalité&nbsp;». Consciente des difficultés, elle dit&#8201;&nbsp;: «&nbsp;Ce qu’on fait permet d’obtenir quelques changements. Mais les problèmes sont grands et les changements petits.&nbsp;» De la même manière, s’agissant de la communauté internationale, Huma Safi regrette qu’il y ait «&nbsp;beaucoup de rapports mais peu d’actions. Or, ici, les gens sont illettrés. Les femmes ne connaissent pas leurs droits&nbsp;».</P><P =texte align=justify>Dans une pièce avoisinante, une jeune femme nous attend. Elle ne montrera pas son visage. On nous demande également de ne pas inscrire son nom. La peur des représailles est réelle. L’histoire monstrueuse, affreuse, inhumaine. Nous sommes dans la province d’Uruzgan. La jeune fille n’a que seize ans. Appelons-la Shakiba. Sa famille était en conflit avec une autre. Un meurtre avait eu lieu. Pour éviter une vengeance, la famille de Shakiba décide de la donner ainsi que sa sœur de dix ans. C’est ce que l’on appelle le «&nbsp;baad&nbsp;». Shakiba, la mort dans l’âme, quitte alors son foyer pour s’installer dans l’autre famille. On la prévient ainsi qu’elle sera mariée avec l’un des garçons qui, pour le moment, se trouve au Pakistan, à Karachi. Les semaines qui suivent, Shakiba va vivre un véritable calvaire. Rien à côté de ce qui va lui arriver par la suite. Huma Safi raconte&#8201;&nbsp;: «&nbsp;Elle était battue tous les jours par les autres membres de cette famille. Alors, quand deux voisines lui ont proposé de l’aider à s’enfuir, elle a cru son drame terminé.&nbsp;» En fait, ces deux femmes ont voulu la vendre à Kandahar, la grande ville du sud de l’Afghanistan pour 200&#8201;000&nbsp;afghanis (environ 4&#8201;000 dollars). Arrêtées par la police, les trois femmes se retrouvent en prison. Shakiba pour s’être enfuie de la maison&#8201;&nbsp;! Une fois relâchée, elle est contrainte de retourner dans la famille où elle doit se marier. Pour la première fois, elle y rencontre celui qui va être son mari et qui vient de rentrer du Pakistan. Furieux et sans doute pressé de montrer son pouvoir d’homme, il emmène Shakiba dans la montagne. Il a fait venir les talibans. Ils ont coupé le nez et les deux oreilles de la jeune femme. Âgée aujourd’hui de dix-neuf ans, elle s’est enfuie. Elle a trouvé refuge à Kaboul. L’association tente de l’aider, notamment à bénéficier d’une chirurgie plastique.</P><P =texte align=justify>L’histoire de Raihana n’est guère plus réjouissante. Elle vient du district de Ghorband, dans la province de Parwan. Elle aussi a trouvé dans ce centre un havre de paix. «&nbsp;Quand j’avais treize ans, on m’a mariée avec un cousin qui avait onze ans, ici à Kaboul. C’était un baad, un arrangement. Je me suis donc retrouvée dans la famille de mon “mari”. Là-bas, tout le monde me battait. Un an après, on m’a forcée à mendier dans la rue. Puis nous avons quitté Kaboul pour Ghorband. Il y a trois mois, au milieu de la nuit, je suis allée à la station de bus et je suis allée à la Commission indépendante pour les droits de la personne en Afghanistan (AIHRC) parce que j’avais entendu des gens dire que c’était un organisme qui pouvait aider les femmes. Maintenant, je veux divorcer.&nbsp;» Huma Safi précise&#8201;&nbsp;: «&nbsp;Selon la loi afghane, ce mariage n’est pas légal.&nbsp;»</P><P =texte align=justify>Gulghatai, elle, arrive de Jalalabad avec sa fille aujourd’hui âgée de huit ans. Gulghatai a aussi été mariée de force avec un homme qui avait déjà une épouse. Elle tombe enceinte et accouche. «&nbsp;Je ne voulais plus avoir de relations avec lui, il me maltraitait, avoue-t-elle. Comme je me refusais à lui, il m’a jeté de l’eau bouillante sur le corps. La deuxième fois, il m’a donné des coups de couteau dans les reins.&nbsp;» L’homme décide alors de prendre une troisième épouse. «&nbsp;Moi, il ne me donnait plus rien, même pas à manger. Ni à moi ni à ma fille&nbsp;», confie Gulghatai. Combative, elle obtient le divorce au bout de six ans. Elle n’était pourtant pas au bout de ses peines. Confiante, elle se rend chez sa sœur, à Kaboul, en attendant d’obtenir «&nbsp;un appartement que le ministère m’avait promis. Il fallait juste que j’attende un peu. C’est ce qu’on m’avait dit&nbsp;». Elle se met à pleurer. Huma Safi demande à la petite de sortir. «&nbsp;Chez ma sœur, son mari et son fils nous ont violées, moi et ma fille qui n’avait que six ans.&nbsp;» Gulghatai ne veut pas se laisser faire. Elle se rend au ministère de la Femme. On lui conseille de déposer plainte auprès de la police. Les policiers ne la croient pas et demandent un examen médical. Il est alors bien établi que la gamine a perdu sa virginité. Les deux hommes sont maintenant en prison. Gulghatai, qui a du mal à vivre seule avec sa fille dans une société aussi patriarcale et machiste, accède à la proposition de sa deuxième sœur&#8201;&nbsp;: prendre un nouveau mari. Celui-ci va tenter de la vendre. L’intervention des personnels de l’AIHRC mettra l’homme en échec. «&nbsp;J’ai vingt-six ans, j’en parais quarante, éclate Gulghatai. Je ne veux pas que ma fille connaisse ce que j’ai enduré.&nbsp;»</P><P =texte align=justify>Dans un témoignage recueilli par Human Rights Watch, la militante féministe afghane Wazhma Frogh soulignait&#8201;&nbsp;: «&nbsp;Huit ans après la chute des talibans et la mise en place du gouvernement Karzai, la situation des Afghanes reste une des pires au monde. Les factions politiques qui dominent l’Afghanistan restent idéologiquement hostiles à de nombreux droits que beaucoup de femmes ont commencé à apprécier depuis la chute des talibans, comme la liberté de mouvements, celle de travailler et le droit à l’éducation.&nbsp;» La commission afghane indépendante des Droits de la personne estime que de 60&nbsp;% à 80&nbsp;% de tous les mariages sont des mariages forcés en Afghanistan et qu’environ 57&nbsp;% des jeunes filles sont mariées avant l’âge de seize ans.</P><P =texte align=justify>En mars 2006, la commission de la Condition de la femme des Nations unies soulignait que «&nbsp;les rapts, la séquestration, les meurtres dits d’honneur, l’échange de filles et de femmes pour régler une dette ou une querelle restaient une partie importante de la vie des femmes et des filles en Afghanistan et figuraient au nombre des multiples obstacles à leur habilitation et à la parité. L’insuffisance de l’appui et de l’aide aux femmes victimes de violence a été liée à la fréquence des suicides par le feu (…) en 2005. Souvent, on décourage ou on interdit la poursuite par les femmes d’activités hors du foyer. On a également signalé (…) des cas de prostitution forcée et de traite d’étrangères, d’Afghanes et d’enfants afghans&nbsp;».</P><P =texte align=justify><STR&#079;NG =spip>Pierre Barbancey</strong></P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/2010-03-08_L-Evenement_Afganistan-M&#111;n-mari-m-a-mutilee" target="_blank">Source</a><HR></DIV><H2 =tit align=center>Afganistan. Moins de 15&nbsp;% de femmes alphabétisées</H2><DIV =texte align=justify>L’Afghanistan a l’un des plus faibles taux d’alphabétisation du monde. &#8232;À peine 14&nbsp;% des femmes d’âge adulte savent lire et écrire, alors que le taux d’alphabétisation dans les régions rurales ne dépasse parfois pas 4 à 5&nbsp;%. L’éducation des filles, qui avait été développée sous le régime communiste, a été combattue par les moudjahidin – dont les hommes du commandant Massoud, qui pour certains sont au pouvoir aujourd’hui – et interdite sous le règne des talibans. Depuis, l’éducation des filles est assurée par des écoles à domicile, souvent dirigées par des particuliers, des collectivités ou des ONG. Au nombre des difficultés, il faut mentionner les pénuries d’enseignants (en particulier d’enseignantes), l’inégalité entre les sexes dans la scolarisation (à Zabul &#8232;et Hilmand, pas une fille ne fréquente l’école), les engagements familiaux &#8232;et les traditions d’oppression, sans oublier l’absence de transports scolaires.</DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/Afganistan-Moins-de-15-de-femmes-alphabetisees" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 19:31:22 +0000</pubDate>
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   <title>Actualit&#233;s Internationales : Mali</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> Mali<br /><strong>Envoyé :</strong> 09 Mar 2010 à 19:29<br /><br /><H2 =tit align=center>Mali&nbsp;: des femmes contre l’excision</H2><DIV =chapo align=justify>Dans un pays où 85&nbsp;% des femmes sont excisées, pratique qui se systématise au septième jour après la naissance, des voix s’élèvent pour exiger l’arrêt de cet acte hérité d’une tradition ancestrale. Rencontre avec Kadidia Sidibé, une militante de la première heure.</DIV><P =texte align=justify>Bamako (Mali), envoyée spéciale. Un mannequin en plâtre, avec organes génitaux féminins interchangeables, l’accompagne partout. C’est grâce à lui que Kadidia Sidibé explique aux villageois les méfaits de l’excision. Elle appelle un chat un chat et parle avec un naturel déconcertant d’orgasme féminin dans un pays où l’excision atteint des records&#8201;&nbsp;: selon la dernière enquête gouvernementale (2006), 85&nbsp;% des Maliennes de quinze à quarante-neuf ans sont excisées. «&nbsp;À mon âge, je peux dire ce que je veux, les anciens m’écoutent&nbsp;», s’amuse cette femme de soixante-six ans. Pourtant le nom de son association, tout en longueur et en euphémisme, en dit long sur le tabou consistant à lutter contre cette pratique dans un pays comme le Mali&#8201;&nbsp;: Kadidia Sidibé est présidente de l’Association malienne pour le suivi et l’orientation des pratiques traditionnelles (AMSOPT), une ONG indépendante qui fonctionne grâce à des partenariats avec des associations comme l’Unicef ou Equality now.</P><P =texte align=justify>Dans les années 1970, elle a été l’une des premières à s’élever contre la pratique de l’excision, à l’époque où l’Union nationale des femmes du Mali recommandait de «&nbsp;couper un tout petit peu&nbsp;». Elle a dit «&nbsp;il faut arrêter&nbsp;» et a mis sur la place publique la question fondamentale du plaisir féminin. «&nbsp;C’est l’objet même de cette pratique qui est inhumain, explique-t-elle. Le but est d’atténuer le désir sexuel chez la femme. Comment peut-on dire cela&#8201;&nbsp;? La femme est la partenaire sexuelle de l’homme, où est le couple là-dedans&#8201;&nbsp;? Ça n’a aucun sens.&nbsp;»</P><P =texte align=justify>La lutte est d’autant plus difficile à mener que l’excision existe depuis des millénaires au Mali. Autrefois pratiquée sur des jeunes filles de quatorze ans, puis sur des fillettes de sept ans, elle se systématise aujourd’hui au septième jour après la naissance, au moment du baptême. Selon les régions, l’excision va de l’ablation partielle du clitoris au sectionnement des grandes lèvres, voire dans les cas les plus extrêmes à l’accolement des parties génitales internes (infibulation), «&nbsp;on les rouvre au moment du mariage pour la consommation du mari&nbsp;», détaille Kadidia. Les conséquences de ces mutilations sur la santé physique et mentale des femmes sont considérables&#8201;&nbsp;: douleur violente, choc, hémorragie, tétanos ou septicémie, rétention d’urine, ulcération génitale et lésion des tissus génitaux adjacents, déchirures au moment de l’accouchement, fortes hémorragies pouvant entraîner la mort.</P><P =texte align=justify>Comment expliquer, dès lors, que l’excision continue à être pratiquée si massivement&#8201;&nbsp;? «&nbsp;Parce qu’il y a une acceptation psychologique&nbsp;», répond Kadidia Sidibé, qui souligne le rôle primordial des femmes dans la perpétuation de l’excision. «&nbsp;Moi, je lutte contre les femmes, ce sont elles qui veulent exciser. Les hommes comprennent beaucoup plus et ce n’est pas étonnant, on excise les femmes à l’insu des hommes.&nbsp;»</P><P =texte align=justify>Principe contre lequel se bat Kadidia depuis des décennies&#8201;&nbsp;: «&nbsp;C’est écrit dans le Coran&nbsp;». En quarante ans de lutte, Kadidia Sidibé a eu le temps d’affiner les siens. Elle prépare justement un livret sur l’excision et l’islam qui, promet-elle, va faire grincer les religieux. «&nbsp;Le Coran n’évoque pas les mutilations génitales féminines, argumente-t-elle. C’est un hadith qui en parle.&nbsp;» Musulmane elle-même, elle a sa propre lecture expliquée des sourates qui interdisent «&nbsp;toute modification dans la création de Dieu&nbsp;». CQFD.</P><P =texte align=justify>Ses arguments convainquent. L’AMSOPT a signé soixante conventions avec des villages de la région de Kayes, dans l’ouest du Mali. «&nbsp;On organise des cérémonies de dépôts de couteaux où les chefs de village s’engagent officiellement à ne plus pratiquer l’excision.&nbsp;» Et ça marche. Les groupes de suivi mis en place dans les villages indiquent que les fillettes n’y sont plus excisées.</P><P =texte align=justify>Quand elle a commencé son combat, les premières études sur le sujet dénombraient 92&nbsp;% de femmes excisées (1975). «&nbsp;Aujourd’hui, être passé à 85&nbsp;%, c’est quand même une petite victoire.&nbsp;», dit-elle, mais il faut aller plus loin. Comment&#8201;&nbsp;? Grâce à une loi interdisant ces pratiques. Le Sénégal, le Burkina Faso ou la Côte d’Ivoire ont promulgué des lois interdisant l’excision. Le Mali rechigne. «&nbsp;Dans les pays qui l’ont interdite, l’excision n’a pas complètement disparu, reconnaît Sidibé. Mais maintenant, les exciseuses se cachent. Il y a une prise de conscience.&nbsp;» Réaliste, elle ajoute que «&nbsp;certaines lois ne sont pas faites pour les générations actuelles, mais pour donner à réfléchir&nbsp;».</P><P =texte align=justify><STR&#079;NG =spip>Marie Barbier</strong></P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/2010-03-08_L-Evenement_Mali-des-femmes-c&#111;ntre-l-excisi&#111;n" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 19:29:28 +0000</pubDate>
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   <title>Actualit&#233;s Internationales : Palestine / Israël - Actu / Débats</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=33&amp;PID=32998#32998</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> Palestine / Israël - Actu / Débats<br /><strong>Envoyé :</strong> 09 Mar 2010 à 19:27<br /><br /><H2 =tit align=center>En Palestine, le double combat</H2><DIV =chapo align=justify>Des femmes venues des territoires palestiniens ont été reçues par Patrick Le Hyaric à l’Humanité, jeudi. Deux d’entre elles témoignent de leur lutte pour les droits du peuple palestinien et de leur combat social.</DIV><P =texte align=justify><STR&#079;NG ="caractencadre-spip spip">Samia Bamieh</strong>, membre du secrétariat général de l’Union des femmes palestiniennes, membre du Conseil national palestinien.</P><P =texte align=justify>«&nbsp;Historiquement, les femmes palestiniennes ont eu deux rôles à jouer. Un sur le plan national dans le cadre de la lutte pour les droits du peuple palestinien. L’autre, social, depuis l’installation d’une Autorité palestinienne. Nous sommes dans une situation surréaliste. On sait qu’on est sous occupation et nous continuons à lutter sous différentes formes pour y mettre fin. Mais en même temps, on lutte pour qu’il y ait des lois qui respectent nos droits en tant qu’êtres humains, dans l’égalité. <BR>Il y a cependant un fossé qui existe entre, d’un côté, les lois qui ont été votées et promulguées et, de l’autre, notre réalité quotidienne. Par exemple, le droit des femmes au travail et à l’égalité de traitement sont inscrits dans la législation. Mais, sur le terrain, il y a déjà un problème d’emploi. Donc, à cause des restrictions économiques, les femmes sont beaucoup plus touchées. On pense à des opportunités de travail pour les hommes, mais pas pour les femmes sans emploi. Il n’y a pas de règlement qui fasse que ces lois soient appliquées, par exemple celles sur la maternité. Nous menons une campagne pour réformer le Code pénal. Le “crime d’honneur”, par exemple, n’est pas considéré comme un véritable crime. Dans les régions rurales, ces pratiques se poursuivent. L’occupation est un facteur aggravant de la violence faite aux femmes parce que la violence de l’occupation se répercute dans tous les domaines de notre société, jusque dans la violence de l’homme contre sa famille. <BR>Notre lutte est aussi la lutte pour la terre, confisquée par le mur, la lutte pour la maison qu’on défend parce que les colons veulent la prendre, et il y a aussi la lutte pour le pain quotidien. C’est une lutte au quotidien pour une survie au quotidien. Mais nous voulons aussi participer à la définition du futur État palestinien, dire ce que nous entendons par État démocratique.&nbsp;»</P><P =texte align=justify><STR&#079;NG ="caractencadre-spip spip">Kefah Afifi</strong>, trente-huit ans, camp de réfugiés &#8232;de Chatil (Liban), prisonnière pendant huit ans de l’armée israélienne dans la sinistre geôle de Khyam, au Liban-Sud.</P><P =texte align=justify>«&nbsp;Je suis une réfugiée. Ma famille vient du village d’El Yajour près d’Haïfa. Mes parents ont été expulsés en 1948. Depuis le jour où j’ai ouvert les yeux, je n’ai connu qu’une chose&#8201;&nbsp;: les camps. J’avais dix ans quand a eu lieu le massacre de Sabra et Chatila en 1982. Je ne pourrai jamais oublier. Les Israéliens nous ont traités comme des bêtes, nous ont embarqués avant de commencer à exécuter les hommes jeunes. Ma cousine qui était enceinte a été éventrée. Après cela, j’avais peur, de la mort, de tout, en permanence. Mais avec le temps, j’ai pris de la force, je voulais réagir, résister. Pourquoi devrions-nous toujours subir cela, mourir de cette façon&#8201;&nbsp;? Je me suis promis que je ne mourrai pas ainsi. Je suis allée voir les partis politiques, je voulais m’engager. Tout le monde se moquait de moi, me disant que je n’étais qu’une gamine. Et puis, un militant de l’OLP m’a prise au sérieux, il m’a éduquée, entraînée. J’avais seize ans lors de ma première opération de résistance. Nous devions pénétrer en Israël. À l’époque, toute la partie sud du Liban était occupée. Après trois jours de marche, nous sommes parvenus à atteindre la frontière mais les projecteurs se sont braqués sur nous. Nous nous sommes réfugiés dans une maison où nous avons été dénoncés par un collaborateur. J’ai été arrêtée avec six autres garçons puis transférée dans une prison, je ne sais pas où exactement. J’ai été menottée dans le dos, les yeux bandés, détenue pendant deux jours avant d’être transférée dans le camp de prisonniers de Khyam. J’y suis restée huit ans. Nous l’appelions “le camp de la mort”. Nous y avons subi les pires atrocités de la torture. Le plus dur ne fut pas la douleur, mais l’humiliation que l’on nous infligeait en tant que femmes. Malgré tout, nous avons tout fait pour garder, chaque jour, notre dignité. En tant que femme, Palestinienne, qui a connu la prison, la torture, et alors qu’après mes parents ce sont mes enfants qui sont en train de subir le même sort, je veux vous dire qu’il est temps d’arrêter ça. Nous avons besoin de la solidarité de toutes les femmes pour, un jour, nous aussi, mener une vie normale. Il faut se rappeler qu’il reste toujours des femmes palestiniennes prisonnières, des jeunes filles, de jeunes mères. Tant qu’il en restera une seule en prison, cette blessure profonde restera.&nbsp;»</P><P =texte align=justify><STR&#079;NG =spip>Propos recueillis par Pierre Barbancey et Charlotte Bozonnet</strong></P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/2010-03-08_L-Evenement_En-Palestine-le-double-combat" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 19:27:55 +0000</pubDate>
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