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Côte d'Ivoire

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Date: 21 Dec 2014 à 16:43


Sujet: Côte d'Ivoire
Posté par: DOXA
Sujet: Côte d'Ivoire
Posté le: 11 Oct 2010 à 12:06


APPEL DU PCRCI AUX PEUPLES DE COTE D’IVOIRE A POURSUIVRE LE COMBAT POUR LE TRIOMPHE DE LA REVOLUTION DEMOCRATIQUE

La crise du système néocolonial en Côte d’Ivoire ne cesse chaque jour de s’approfondir. Le tissu économique est détruit jetant à la rue des milliers de travailleurs. Le chômage des jeunes, la misère, grandit. Le pouvoir politique est confisqué depuis 2005. La gabegie, le vol des deniers publics, la désorganisation des structures économiques et administratives, l’impunité des crimes politiques et économiques sont les traits saillants de la gestion du pouvoir par le Front Populaire Ivoirien (FPI). Pour les hauts bourgeois et l’impérialisme, l’issue de cette crise dans notre pays passe par des élections qu’ils tentent vainement d’organiser depuis octobre 2005, fin du mandat du FPI. Encore une fois, ces hauts bourgeois toutes tendances confondues, se sont mis d’accord pour tenir l’élection présidentielle le 31 octobre 2010. Les partis politiques des hauts bourgeois sont ainsi en campagne et appellent à voter pour leurs candidats et leurs programmes.

Le PCRCI, parti du prolétariat, décide de mettre à profit la présente période pour renouveler son appel aux ouvriers, paysans, fonctionnaires, petits commerçants, artisans, jeunes, à se prémunir contre la démagogie en continuant sans relâche leur combat pour une issue révolutionnaire à la crise politique, économique, sociale et spirituelle dans laquelle se trouve notre pays.

I NOUVEAU RISQUE DE BLOCAGE DU PROCESSUS ELECTORAL, RISQUE D’ELECTIONS «CALAMITEUSES» BAFOUANT L’EXPRESSION DE LA SOUVERAINETE POPULAIRE, RISQUE DE GUERRE CIVILE REACTIONNAIRE.

A peine la date du 31 octobre 2010 est fixée et validée par les hauts bourgeois et l’impérialisme que des manouvres sordides sont perceptibles tendant à un nouveau report. D’un côté l’on affiche comme les autres fois, une foi quasi certaine en cette date, comme l’indiquent les déclarations des candidats Laurent Gbagbo, Alassane Dramane Ouattara et Henri Konan Bédié, à la sortie du dernier CPC (Cadre Permanent de Concertation) tenu le 19 septembre 2010. De l’autre côté l’on entretient encore le flou. En effet le président de la république, à la sortie de ce même CPC, déclarait en substance que cette fois est la bonne, mais que si d’aventure il ya un report, ce ne serait pas pour des problèmes politiques. Comme les observateurs de la vie politique en Côte d’Ivoire peuvent le vérifier, c’est le même discours à chaque fois qu’une échéance est fixée pour les élections. On affirme que rien ne peut s’opposer à la tenue des élections, puis l’on prépare les esprits à un report et l’on reporte effectivement la date. En réalité les hauts bourgeois ont organisé depuis 2005, volontairement les reports successifs. L’élément nouveau à noter aujourd’hui c’est que les responsabilités du report sont plus clairement établies qu’auparavant. La refondation ou le camp présidentiel dont le principal parti politique est le FPI est à l’heure actuelle le leader du front de refus de l’élection présidentielle. Ce parti n’ira aux élections que s’il est sûr de les gagner. Au cas où il serait contraint d’y aller, ce parti a déjà organisé sa machine de répression pour se proclamer vainqueur et tenter de s’imposer par la force. Les Forces Nouvelles sont la deuxième force du front de refus de cette élection. Cette dernière force cache son jeu en prétextant qu’elle n’est qu’arbitre et que n’étant pas un protagoniste, elle n’est pas directement intéressée à la question de la date. A l’analyse, il apparait que les Forces Nouvelles ont plus intérêt à voir perpétuer la situation actuelle leur permettant de conserver leurs positions politiques, militaires, économiques et sociales acquises au lieu d’œuvrer pour une élection dont le résultat, quel qu’il soit, remettrait en cause leurs positions actuelles. Les autres composantes de la haute bourgeoisie ivoirienne, notamment celles constituant le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (R.H.D.P), proclament qu’elles veulent aller à l’élection présidentielle et aux autres élections le plus tôt possible. Mais, dans la réalité, elles ont une attitude de soutien objectif à ceux qui font obstacle à la tenue de l’élection présidentielle. Elles mettent tout en œuvre pour briser la mobilisation populaire contre le blocage du processus électoral. Le dernier cas le plus significatif de leur opposition à l’initiative populaire, fut le sabotage de la marche qui avait été programmée pour le 15 mai 2010. Elles préfèrent les négociations de coulisses avec leurs amis du camp présidentiel et des Forces Nouvelles. Elles font cependant croire aux masses exploitées et affamées qu’elles pourront arracher la tenue de l’élection présidentielle, qu’elles gagneront pour les sortir de la misère. En réalité les avantages pécuniaires qu’elles tirent de leur participation au gouvernement actuel, font qu’un report quelconque des élections n’est pas un grand préjudice pour elles. A moins d’un mois de ces élections, la liste électorale n’est pas encore affichée alors qu’elle doit l’être 45 jours avant la date. Les cartes d’identité et les cartes d’électeurs ne sont pas encore distribuées. Leur distribution, si elle a lieu coïnciderait avec les campagnes électorales, dans une atmosphère de vives tensions, propice au sabotage de l’opération. En outre la question de la sécurisation des sites et du démantèlement des milices reste entière. Comme indiqué plus haut, les hauts bourgeois, dans leur ensemble sont d’accord pour continuer dans la situation d’illégalité et d’indignité actuelle. Tout compte fait, la non tenue des élections ne gène pas fondamentalement les différents clans de la haute bourgeoisie ivoirienne. Dans ces conditions, on peut affirmer que le risque de report ou le risque d’élections calamiteuses bafouant la souveraineté populaire est grand. Si les élections ont lieu, dans quelles conditions de sécurité se dérouleront-elles pour permettre l’expression de la souveraineté populaire ? Le clan présidentiel dit qu’il est impossible qu’il perde les élections. Le RHDP dit la même chose de son côté. Le clan présidentiel disposant de l’armée et des milices encore en armes, menace tous ceux qui manifesteront contre « la république » au cours de ces élections et tous ceux qui contesteront les résultats qui le donnent vainqueur d’avance. Tout est réuni pour une nouvelle guerre réactionnaire entre fractions bourgeoises, guerre dont les conséquences seront une fois encore désastreuses pour les peuples.

II FACE AUX CONDITIONS D’ELECTION TELLES QUE DECRITES CI-DESSUS, QUELLES ATTITUDES LE PCRCI RECOMMANDE AUX MASSES POPULAIRES.

Les conditions décrites ci-dessus n’ont pas varié depuis 2007 et ont depuis longtemps été perçues telles quelles par le P.C.R.C.I. C’est pour cela que ce parti, dans une déclaration datée du 31 août 2010 et intitulée : « Face à l’aggravation de la crise politique et sociale, aux menaces sur les libertés et au blocage du processus électoral, une seule solution : un Gouvernement Révolutionnaire Provisoire (GRP) » a indiqué que « …. Le peuple doit savoir qu’il n’a pas d’intérêt à participer à des élections bâclées qui ne peuvent résoudre aucun problème. Le PCRCI invite les électeurs à ne pas participer au vote, en guise de protestation. Le PCRCI indique que la seule alternative permettant l’organisation d’élections démocratiques garantissant l’expression de la souveraineté populaire est d’engager dès maintenant la lutte pour la conquête d’un Gouvernement Révolutionnaire Provisoire ». Seul un tel gouvernement, issu des masses populaires en luttes, peut mettre en place une constitution démocratique, remplir les conditions pour des élections démocratiques et transparentes. Pourquoi le PCRCI invite-t-il les électeurs à ne pas participer au vote, en guise de protestation ? Plusieurs raisons déterminent notre position. D’abord, le P.C.R.C.I veut transformer en profondeur la société ivoirienne et non additionner des réformettes dans le cadre néocolonial actuel. Notre stratégie et nos tactiques sont de ce fait révolutionnaires et non réformistes. Ensuite, la situation internationale ainsi que la situation nationale sont favorables à la révolution. Notre conviction est qu’il n’est pas possible de sortir du système néocolonial actuel par des réformes. L’histoire des luttes des peuples du monde enseigne cela. Notre propre expérience en Côte d’Ivoire indique que la situation de domination impérialiste qui s’appuie sur un pouvoir extrêmement corrompu de hauts bourgeois ne peut permettre des élections assurant l’expression des travailleurs et du peuple. Les hauts bourgeois ont pillé les richesses nationales, constitué des trésors de guerre, affamé le peuple. Ils lui ont ôté sa dignité et lui ont imposé la corruption et la souillure. Dans ces conditions, notre tâche est de travailler à la révolutionnarisation de la société ivoirienne plutôt que de participer à des élections qui ne feront que maintenir le peuple sous la domination du pouvoir des pros impérialistes. La situation internationale est favorable au déploiement d’une vague de révolutions dans les différents pays de par le monde. La contre-révolution mondiale qui avait été activement préparée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale a connu une issue victorieuse en 1991 avec la disparition de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (U.R.S.S), mais à la Pyrhus. Depuis environ une dizaine d’années, les ressources de la contre révolution sont épuisées. Le système capitaliste impérialiste mondial, qui avait proclamé sa victoire définitive, est installé dans une grave crise économique et financière dont tout indique qu’il ne sortira pas de si tôt. De façon logique, le système néocolonial dans son ensemble, celui de notre pays en particulier, connait une profonde crise politique, économique, morale et spirituelle. Face aux difficultés du système capitaliste impérialiste mondial, on observe que les forces révolutionnaires et progressistes sont ascendantes partout dans le monde. En témoignent la disparition de la plupart des régimes pro-étatsuniens d’Amérique Latine, les héroïques combats des peuples asiatiques contre les menées guerrières de la coalition impérialiste conduite par les Etats-Unis, la croissance continue de la résistance des peuples africains contre l’impérialisme et les pouvoirs corrompus à sa solde. Une des preuves de la croissance des luttes révolutionnaires en Afrique est le récent appel lancé par le Parti Communiste du Bénin à mettre en place un gouvernement de salut national dans ce pays en lieu et place de celui du président Boni Yayi. Quelle que soit l’issue de ce combat, l’appel en soi constitue un important événement témoignant des progrès des luttes révolutionnaires sur notre continent. Alors, si les situations nationales et internationales sont favorables à la révolution que les peuples doivent mener impérativement de toute leur force, pourquoi lançons-nous encore l’appel dans la même période à obliger le pouvoir actuel à organiser l’élection présidentielle ainsi que toutes les autres élections dont les préparatifs sont en cours depuis cinq ans ? La première raison, c’est qu’une grande partie du peuple est encore sous l’influence de la propagande selon laquelle les élections et en particulier celles prévues par l’Accord Politique de Ouagadougou (APO) sont la solution à la crise ivoirienne. Il est important que les peuples vérifient dans la pratique que les bourgeois ne sont pas prêts à aller à des élections transparentes et démocratiques. Et comme ces élections ne résoudront pas les problèmes, sauf le remplacement éventuel d’une équipe de hauts bourgeois pros impérialistes corrompus par une autre, les faits montreront plus que tout discours, la justesse de la voie révolutionnaire préconisée par le PCRCI. La deuxième raison, c’est que les hauts bourgeois ont mis à l’ordre du jour la lutte contre le déni de nationalité. En effet, en conditionnant l’attribution de la carte d’identité à l’inscription sur la liste électorale, la lutte pour une liste électorale n’excluant aucun ivoirien, en définitive la lutte pour des conditions d’élections démocratiques, devient une exigence de l’heure. Il faut indiquer que les ivoiriens sont privés de leur carte d’identité nationale depuis bientôt dix ans. En définitive, le PCRCI demande instamment aux peuples de s’abstenir de voter. Il leur demande de continuer le combat pour faire avancer la révolution.

III LA TACHE PRINCIPALE DE L’HEURE : FAIRE AVANCER LA REVOLUTION

Les masses populaires n’ont pas à se laisser démobiliser et endormir par les promesses de résoudre la crise actuelle grâce aux élections prescrites par l’APO. Comme nous l’indiquions plus haut, ces élections si elles ont lieu se termineront soit par une guerre réactionnaire, soit par le remplacement d’une clique de corrompus par une autre. Tout, au cours de cette campagne, indique la nature du pouvoir futur. Les pratiques de tous les candidats consistent en le développement de la corruption et de la souillure, les atteintes à la dignité des citoyens avec la distribution de quelques billets de 1000 F, le convoyage forcé de populations lors des manifestations politiques, où la démagogie et les promesses pompeuses font rage. Contre toutes ces pratiques portant atteinte à la dignité des peuples, faisant fi de l’exigence de probité et d’éthique, nous choisissons plutôt d’adopter une attitude assurant le mieux la possibilité de faire avancer la révolution par l’action des masses populaires. Il nous faut, en effet, travailler à faire avancer la révolution contre le pouvoir pro impérialiste corrompu de la haute bourgeoisie, contre les promesses d’élections non susceptibles d’assurer l’émancipation populaire, contre des propositions de réformes du pouvoir néocolonial réactionnaire et corrompu. Il nous faut, donc, lutter contre toutes les actions et propositions qui font rétrograder la révolution. Travailler à faire avancer la révolution aujourd’hui dans notre pays c’est surtout promouvoir l’idée des comités de luttes, c’est contribuer à faire de ces comités de lutte des réalités politiques dans notre pays, c’est se battre pour hisser ces comités au pouvoir d’Etat. Travailler à faire avancer la révolution c’est parler de Gouvernement Révolutionnaire Provisoire, de convocation d’une constituante et de République démocratique Indépendante et Moderne. C’est également prendre conscience, qu’avec un peuple conscient, mobilisé et organisé dans des comités populaires, guidé par un parti révolutionnaire, la victoire sur les forces réactionnaires de notre pays sera totale, décisive, et définitive.

IV LA SANCTION DE LA FAILLITE DU POUVOIR : REALISER L’INSURRECTION POPULAIRE ET METTRE A L’ORDRE DU JOUR LA CONVOCATION D’UNE ASSEMBLEE CONSTITUANTE.

Le pouvoir de la refondation a fait faillite. Il n’a pas réussi, en dix ans d’existence, à mettre le peuple ivoirien sur la voie du développement. Il a détruit l’école, le système de santé, le peu d’infrastructures économiques qui existait. Il a détruit toute notion de valeur, de probité, d’éthique. Son principal succès c’est d’avoir réussi à ériger en modèles aux yeux de nombreuses personnes, les tricheurs, les voleurs, d’avoir amplifié les crimes politiques. Un de ses principaux succès, c’est aussi d’avoir favorisé l’enrichissement frauduleux d’une poignée d’arrivistes. Pour détourner les travailleurs et le peuple ivoirien des vrais problèmes qui l’empêchent de s’épanouir, le pouvoir de la refondation s’accroche depuis 10 ans, à l’idée de transformer des millions d’ivoiriens en apatrides. Dans l’hypothèse où la poussée révolutionnaire est insuffisante, les issues ci-après peuvent se présenter : (i) maintien au pouvoir de Laurent Gbagbo avec une élection tronquée, truquée ou sans élection ; (ii) arrivée au pouvoir du RHDP si Laurent Gbagbo échoue à truquer les élections et à se maintenir par la force ; (iii) survenance d’un coup d’état. N’importe quelle combinaison des groupes de hauts bourgeois au pouvoir aura, quand au fond, la même conséquence désastreuse pour le peuple. Pourquoi ? L’échec du pouvoir FPI n’est plus à démontrer. Les nouvelles promesses de Gbagbo et du FPI sont axées sur le tout sécuritaire et rien pour les libertés, l’économie et le social, en particulier pour le travail des jeunes. Il a réitéré cette option le vendredi 27 août 2010 à Divo lors de l’installation de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS III) en indiquant que cette compagnie doit « mater tous ceux qui contesteront la république ». C’est un autre signe que son pouvoir demeure incapable d’offrir le bien-être au peuple. C’est pourquoi, il ne peut qu’user de la matraque, du gaz lacrymogène, de la baïonnette et même des balles réelles contre le peuple. Quant au R.H.D.P, c’est le P.D.C.I d’Houphouët-Boigny, un temps détruit par Bédié, et en voie de reconstitution. Le bilan politique, économique, social et culturel du P.D.C.I est négatif, le peuple en a pris acte depuis longtemps. Le R.H.D.P veut néanmoins revenir au pouvoir avec les mêmes recettes, à savoir, la soumission totale à l’impérialisme, français en particulier, l’absence de liberté, une économie libérale au service exclusif du capital financier international. Au regard des contradictions opposant les différents groupes de hauts bourgeois, la probabilité est grande qu’il y ait des affrontements en cas d’élection ou non le 31 octobre prochain. L’impérialisme pourrait tirer prétexte de la situation créée pour perpétrer un coup d’Etat en s’appuyant sur un quarteron d’officiers ivoiriens. Le chaos souhaité par le pouvoir national chauvin de la refondation peut aller jusqu’au déclenchement d’une autre guerre civile réactionnaire. Quelle que soit la situation, la ligne de conduite des peuples doit obéir à un seul mot d’ordre qui est, nous le répétons, faire avancer la révolution. Cette démarche doit passer par la lutte pour l’obtention des cartes nationales d’identité, des cartes d’électeurs, des élections promises. Si les élections n’ont pas lieu aux dates convenues, toutes les institutions deviendraient illégitimes et les personnalités qui les incarnent seraient des parjures. Ils ne disposeraient plus d’aucune légitimité pour diriger la Côte d’Ivoire. Alors les masses devront exiger la démission des tenants du pouvoir. Quelles que soient la nature, l’ampleur et la durée d’un éventuel chaos provoqué par le FPI en vue de s’accrocher au pouvoir, nous devons continuer à faire avancer la révolution contre leur pouvoir failli, le pouvoir de la refondation, en avançant les mots d’ordre de constituante, de gouvernement révolutionnaire provisoire et de république démocratique indépendante moderne comme alternative à l’issue des hauts bourgeois. Même en cas de mise en place d’un nouveau pouvoir, un autre pouvoir de hauts bourgeois pros impérialistes, par le R.H.D.P, l’application stricte de notre mot d’ordre, faire avancer la révolution, empêchera ce nouveau pouvoir de remettre en cause les libertés que les luttes en cours auront permis de conquérir. Les masses populaires pourront alors continuer, sur une base élargie et avec plus de vigueur, leur combat pour la République Démocratique Indépendante Moderne. Des événements politiques importants vont certainement se produire avant, pendant et après le mois d’octobre 2010. Nous appelons les masses populaires à assumer leur propre histoire, à savoir se libérer du pouvoir de l’impérialisme et des hauts bourgeois, mettre en place un GRP, une constituante pour bâtir une république démocratique et moderne, la seule capable de satisfaire les préoccupations essentielles des peuples.

Le Comité Central, le 2 octobre 2010

SOURCE : http://www.revolutionproletarienne.com/



Réponses:
Posté par: T 34
Posté le: 04 Dec 2010 à 23:23

Côte d'Ivoire: deux "présidents"

Gbagbo proclamé président,Ouattara vainqueur pour l'ONU

Fort du soutien du chef de l'armée, le président sortant a été investi samedi à la tête de la Côte d'Ivoire, à l'issue d'une victoire électorale contestée par l'opposition et la communauté internationale.
Laurent Gbagbo, au pouvoir depuis 2000, a officiellement été investi samedi président de la République de Côte d'Ivoire, en dépit des protestations internationales.

La Côte d'Ivoire était hier soir à la croisée des chemins avec deux "présidents" rivaux, le sortant Laurent Gbagbo proclamé vainqueur de la présidentielle par le Conseil constitutionnel et Alassane Ouattara, reconnu par l'ONU et les Occidentaux comme légitimement élu.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, l'UE, la France et les Etats-Unis ont tour à tour félicité M. Ouattara "pour sa victoire". Ils ont demandé à M. Gbagbo de reconnaître sa défaite et de partir.

Mais au pouvoir depuis 2000, Laurent Gbagbo devait être investi dès samedi à 12H00 (locales et GMT).

Selon la télévision publique, les chefs militaires du pays lui ont fait "allégeance" dans la journée. "Nous sommes prêts à accomplir toutes les missions" qu'il nous confiera, a déclaré le chef d'état-major, le général Philippe Mangou.

M. Gbagbo a été proclamé président par le Conseil constitutionnel avec 51,45% des suffrages au second tour, le 28 novembre, contre 48,55% à son rival.

Le président du Conseil Paul Yao N'dré, l'un de ses proches, a invalidé les résultats provisoires donnés jeudi par la Commission électorale indépendante (CEI), qui créditaient l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara d'une large victoire: 54,1% contre 45,9%.

Il l'a fait en "annulant" les votes dans une série de départements du nord, sous contrôle de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) depuis le putsch manqué de 2002, où selon le camp Gbagbo le scrutin avait été "frauduleux".

Le représentant de l'ONU en Côte d'Ivoire, Youn-jin Choi, l'a contredit. Il a assuré que le scrutin s'était "globalement déroulé dans une atmosphère démocratique" et que même si toutes les réclamations déposées par les pro-Gbagbo dans le nord étaient prises en compte, le résultat de la CEI "ne changerait pas".

La présidence ivoirienne n'a pas tardé à menacer d'expulsion le fonctionnaire onusien: "M. Choi se croit au-dessus du Conseil constitutionnel", a tonné Alcide Djédjé, conseiller de M. Gbagbo et ambassadeur ivorien aux Nations unies, l'accusant d'être "un agent de déstabilisation" encourageant aux "violences".

Mais le chef des Nations unies Ban Ki-moon a reconnu M. Ouattara comme vainqueur légitime, demandant "au président élu de travailler pour une paix durable, la stabilité et la réconciliation en Côte d'Ivoire".

Les quinze pays du Conseil de sécurité de l'ONU n'avaient cependant pas réussi à se mettre d'accord vendredi sur une déclaration conjointe sur la présidentielle en Côte d'Ivoire, qui pourrait intervenir samedi ou lundi, a indiqué un diplomate onusien.

http://www.humanite.fr/sites/default/files/vignettes/cote_divoire.jpg -

Fort de ces soutiens, M. Ouattara, ex-vice-président du Fonds monétaire international (FMI) âgé de 68 ans, s'est présenté comme "le président élu de la République de Côte d'Ivoire".

Le chef des FN Guillaume Soro, Premier ministre depuis l'accord de paix de 2007, lui a aussi apporté son appui. Il a rejeté les résultats du Conseil constitutionnel, condamnant en particulier l'annulation de votes du nord.

Le président des Etats-Unis Barack Obama a félicité M. Ouattara "pour sa victoire" et appelé Laurent Gbagbo à "reconnaître et respecter" ce résultat. "La Côte d'Ivoire est désormais à la croisée des chemins", a-t-il souligné.

Après le chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton, le président français Nicolas Sarkozy a aussi demandé à M. Gbagbo de "respecter la volonté du peuple" et adressé "ses voeux chaleureux de plein succès" au "président élu" Alassane Ouattara.

En Côte d'Ivoire comme à l'étranger, beaucoup craignaient une explosion de violence après deux semaines de fortes tensions marquées par une série d'affrontements sanglants.

Des partisans d'Alassane Ouattara ont dressé des barricades jusqu'au cessez-le-feu nocturne et brûlé des pneus dans des quartiers populaires d'Abidjan, pour protester contre la proclamation de la victoire de Laurent Gbagbo. "On nous vole notre victoire!", criait l'un d'eux.

Mais à Yopougon (ouest), fief du chef de l'Etat sortant, ses inconditionnels ont exulté aux cris de "Gbagbo président".

"On s'en fout de l'ONU, on s'en fout des Blancs", lâchaient certains, alors que la rhétorique antifrançaise reprenait de la vigueur, dans les rues et à la télévision publique.

Elu en 2000 à l'issue d'un scrutin controversé dont avaient été exclus l'ex-président Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo était resté au pouvoir en 2005 après la fin de son mandat, en invoquant la crise née de la partition du pays.

http://www.humanite.fr/user/0 -

http://www.humanite.fr/02_12_2010-c%C3%B4te-divoire-deux-pr%C3%A9sidents-459123 - Source


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Posté par: T 34
Posté le: 06 Dec 2010 à 20:58

Côte d'Ivoire : la déchirure s'aggrave

Le Sud-Africain Thabo Mbeki poursuivait lundi une médiation quasi-impossible alors qu'avec deux présidents, deux Premiers ministres et bientôt deux gouvernements, l'abîme se creusait entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, chefs d'Etat revendiqués de la Côte d'Ivoire.

Le monde entier redoute un nouveau cycle de violences après des incidents meurtriers ces derniers jours. Cependant Abidjan reprenait peu à peu dans la matinée une activité normale. Les axes routiers étaient plus encombrés mais le déploiement de gendarmerie autour de la télévision publique rappelait les fortes tensions du moment. Seule bonne nouvelle pour les Ivoiriens: les frontières, notamment aériennes, fermées depuis jeudi par l'armée régulière dans la zone sud qu'elle contrôle, sont rouvertes depuis aujourd'hui. En revanche, l'incertitude plane sur le maintien ou l'arrêt du couvre-feu nocturne qui avait été instauré avant le scrutin présidentiel du 28 novembre, et qui était censé prendre fin à la même heure.

Envoyé par l'Union africaine, l'ex-président sud-africain Thabo Mbeki devait poursuivre sa visite. Mais ses efforts semblaient dans l'immédiat voués à l'échec, l'heure n'étant pas à la négociation pour les deux rivaux qui ont tour à tour prêté serment samedi. Fort du soutien de la communauté internationale, ONU en tête, M. Ouattara n'entend pas renoncer à la victoire qui lui était promise par les résultats de la Commission électorale indépendante (CEI), le donnant en tête avec 54,1% des suffrages. Mais M. Gbagbo, au pouvoir depuis dix ans, a ensuite été proclamé vainqueur par un Conseil constitutionnel acquis à sa cause, avec 51,45% des suffrages, moyennant l'invalidation de votes dans le nord aux mains de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) depuis le putsch manqué de 2002. Reconduisant le chef des FN Guillaume Soro au poste de Premier ministre qu'il occupe depuis l'accord de paix de 2007, M. Ouattara a formé dimanche son gouvernement avec ses alliés de l'ex-opposition.

Interrogé par Europe 1 sur le fait de savoir s'il était prêt à "déloger" Laurent Gbagbo, M. Soro, également titulaire du stratégique portefeuille de la Défense, a répondu: "s'il nous oblige, on n'aura pas d'autre choix", tout en plaidant pour une issue pacifique. "Il n'est pas question d'arriver à une partition de la Côte d'Ivoire", a-t-il aussi prévenu. Le président sortant a répliqué dès dimanche soir en nommant à son tour son Premier ministre, l'universitaire et économiste Gilbert Marie N'gbo Aké.

A l'étranger, la crise actuelle inspire toujours une "grande inquiétude", selon l'expression employée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. Les deux institutions s'interrogeaient sur l'opportunité de continuer à aider le pays "dans un contexte d'incertitude et de tension qui se prolongent". 

http://www.humanite.fr/user/0 -

http://www.humanite.fr/06_12_2010-c%C3%B4te-divoire-la-d%C3%A9chirure-saggrave-459376 - Source


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Posté par: DOXA
Posté le: 07 Dec 2010 à 14:12


RESULTATS DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE EN COTE D’IVOIRE : OUI AU RESPECT DE LA VOLONTE POPULAIRE, NON A LA GUERRE CIVILE REACTIONNAIRE!

Après dix ans de crise socio politique, entrainant une paupérisation généralisée des masses populaires, après cinq ans de tergiversations, l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire s’est enfin tenue. Au vu des chiffres officiels, la participation a été forte (83% au premier tour et autour de 81% au second tour). Les résultats publiés par la Commission Electorale Indépendante et validés par l’ONUCI attribuent 54,10% des suffrages à Alassane Ouattara et 45,90% à Gbagbo Laurent. Le Conseil Constitutionnel annulant injustement les élections dans 7 départements vient de déclarer Gbagbo Laurent vainqueur. Notre observation nous permet de noter qu’Alassane Ouattara a eu la faveur des électeurs. Les arguments avancés par la « majorité présidentielle » soutenant Laurent Gbagbo et tentant de contester ces résultats manquent de consistance. Le Conseil Constitutionnel n’a pas été juge des élections mais partisan de Laurent Gbagbo. Nous reviendrons très prochainement sur les désaccords des protagonistes autour des résultats.

Ainsi, la lutte électorale pour la présidentielle a pris fin avec la victoire logiquement déclarée d’Alassane Ouattara. Mais le refus des résultats des urnes par Laurent Gbagbo a pour conséquence l’existence de deux présidents de la république « investis » et deux gouvernements. La menace d’affrontements jusqu’au déclenchement d’une guerre civile réactionnaire est réelle.

Le PCRCI est convaincu qu’une guerre civile serait désastreuse parce qu’elle ne ferait qu’aggraver la situation des masses populaires et du pays dans son ensemble et d’accentuer la domination impérialiste. Il est de la plus grande importance que tout soit mis en œuvre pour que la volonté populaire soit acceptée par tous les protagonistes. Pour sa part, le PCRCI s’emploiera à faire en sorte de contribuer à conjurer la guerre civile réactionnaire qui se profile à l’horizon. C’est le lieu d’indiquer que toute action allant dans le sens de la division des peuples de Côte d’Ivoire, dans le sens de l’incitation à la haine tribale, raciale et xénophobe doive être proscrite et combattue.

Pour l’heure, le plus important et le plus urgent est de tout faire pour amener les uns et les autres à la compréhension de la nécessité de respecter la volonté majoritairement exprimée dans les urnes le 28 novembre dernier et éviter ainsi une guerre civile réactionnaire.

Pour ce faire, le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire appelle les peuples de Côte d’Ivoire à dire non à l’imposture, non à la guerre civile réactionnaire et à l’aventure. Il les appelle à mettre en place des comités de luttes contre l’imposture et l’incitation à la guerre civile réactionnaire. Il leur demande d’emprunter la voie pour un avenir meilleur, celle consistant à faire avancer la révolution qui est à même de réconcilier les Ivoiriens les uns avec les autres.

Fait à Abidjan, le 6 décembre 2010.

Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire


Posté par: Pedro
Posté le: 13 Dec 2010 à 23:10
Il y a aussi ça :

Déclaration - Résultats de l’élection présidentielle en Cote d’Ivoire : le conseil constitutionnel n’a pas dit le droit

http://news.abidjan.net/h/383199.html?n=383199 - Source

Comme nous l’écrivions dans notre déclaration datée du 6 décembre 2010, « … Le Conseil Constitutionnel n’a pas été juge des élections mais partisan de Laurent Gbagbo ». Avant d’analyser les résultats provisoires issus des urnes tels que proclamés par la commission électorale Indépendante (CEI) d’une part et d’autre part la décision du Conseil Constitutionnel, organe chargé de donner les résultats définitifs, nous résumons en quelques lignes les accords politiques signés entre les deux clans des hauts bourgeois, les houphouétistes de Ouattara et Bédié et les refondateurs de Gbagbo Laurent, sous la houlette de l’impérialisme international en particulier de l’impérialisme français.
Les accords de Linas Marcoussis signés en 2003 à Paris, sur les conseils de l’impérialisme français ont contraint les deux clans des hauts bourgeois ivoiriens à partager le pouvoir avec la participation des rebelles qui se sont trouvés du coup légitimés. Ce processus conduira avec les résolutions successives à mettre la Côte d’Ivoire sous la surveillance de l’ONU, ôtant ainsi à notre pays sa souveraineté nationale. A l’heure actuelle, plus de 10 000 soldats étrangers sont présents sur le sol ivoirien avec un contingent de l’armée française de plus de 900 hommes. Cet accord et les accords suivants, signés à Accra, Pretoria, Ouagadougou, ont défini le cadre des élections et les contorsions politico-juridiques à faire à savoir : la conservation en l’état d’une constitution antidémocratique et confligène qui a conduit à la guerre. Les accords de Pretoria en particulier ont prévu la certification des élections par l’ONU, plaçant ainsi la Côte d’Ivoire sous une sorte de protectorat ONUSIEN qui ne dit pas son nom. Les accords n’abrogent pas explicitement la constitution, mais comportent des clauses qui remettent en cause des dispositions de la constitution et du code électoral. Les protagonistes ont tous fait semblant de ne pas voir cette superposition de normes juridiques. Ceux qui se lamentent aujourd’hui sur les atteintes à la souveraineté doivent savoir qu’ils sont complices de ces atteintes. Lorsque des accords signés sous les auspices de l’ONU et revêtus de la signature du président de la république, sont opposés à des dispositions constitutionnelles et que les constitutionnalistes du pouvoir ne disent rien il devient, après coup, difficilement défendable d’évoquer la souveraineté. D’ailleurs, une des dispositions de l’actuelle constitution monarchiste ne donne-t-elle pas le pouvoir au président de la République de prendre des décisions au-dessus de la constitution ? Le président de la république a signé pour que la certification soit au-dessus de la décision du conseil constitution, c’est cela la réalité. Chaque fraction de hauts-bourgeois ivoiriens, celle de Gbagbo compris, comptait au final sur l’arbitrage favorable des puissances impérialistes par le truchement des fonctionnaires de l’ONU. Celles-ci ont choisi d’appuyer le camp Ouattara.
L’expression massive des peuples de Côte d’Ivoire lors de l’élection présidentielle constitue une sanction contre le jeu de cache-cache sur leur dos, mais aussi le signe de leur volonté de mettre fin à la crise due aux politiques pro-impérialistes des hauts bourgeois. Le taux de participation au 1er tour, le 31 octobre a été de 84 %. Les suffrages exprimés au premier tour sont les suivants : 1,7 millions de voix pour Gbagbo Laurent, 1,4 millions pour Ouattara Alassane, et 1,1 millions pour Konan Bédié. Lors du 1er tour, les résultats cumulés dans les régions du nord et du centre (Savanes, Vallée du Bandama, Worodougou) sont les suivants : Gbagbo Laurent 53 000, Ouattara Alassane 476 000, Konan Bédié 130 000. Ces résultats ont été acceptés par tous, déclarés par la CEI, proclamés par le conseil constitutionnel et certifiés par l’ONU.
Au 2ème tour, comme au premier tour, des empêchements de vote, des affrontements ont eu lieu dans certains bureaux de vote dans ces régions du nord et du centre, mais aussi dans les régions du centre ouest et de l’ouest. Ces bureaux de vote en cause dans toutes ces régions ont été identifiés par les observateurs électoraux et les agents de l’ONUCI. Le lundi 29 novembre 2010, tous les protagonistes ont déclaré que malgré ces cas, le scrutin reflétera globalement l’expression de la volonté populaire.
Contre toute attente, la proclamation des résultats provisoires par la CEI est bloquée par les représentants de Gbagbo jusqu’à ce que le délai imparti à la CEI soit épuisé, soit jusqu’au mercredi 1er décembre 2010 à minuit. Alors entre en jeu le Conseil Constitutionnel qui proclame à peu près les mêmes résultats détaillés que la CEI, résultats du reste conformes aux résultats du premier tour, mais invalide tous les votes des trois régions du nord et du centre ci-dessus mentionnés au motif qu’il y a eu « empêchement de vote, violence, affrontements, bourrage des urnes, etc.). En l’espace d’une journée, notre juge des élections a pu examiner les 20 000 procès verbaux et a pu analyser les contentieux dans tous les bureaux de vote des 3 régions mentionnées (plus de 2 500 bureaux de vote) et conclure à leur annulation. Rappelons qu’au 1er tour, Ouattara seul a distancé Gbagbo, de plus de 400 000 voix dans ces trois régions. Curieusement le Conseil Constitutionnel donne Gbagbo vainqueur au 2ème tour après invalidation des 400 000 voix.
Non ! Le juge des élections n’a pas dit le droit, il n’a pas défendu l’expression de la volonté populaire fondement des élections démocratiques. Le FPI a organisé l’invalidation des résultats du Nord et du centre, a organisé le blocage des travaux de la CEI pour la rendre forclose. Comptant sur le fait que le verdict du Conseil Constitutionnel est sans appel, il l’a actionné pour attribuer la victoire à Laurent Gbagbo, réalisant ainsi un hold-up électoral. Une institution de la république qui ne respecte pas la volonté populaire et qui est au service d’un camp dans une élection ne peut mériter respect même si elle se nomme conseil constitutionnel.
L’évocation de la souveraineté par ceux qui bradent la souveraineté n’est qu’un prétexte pour maintenir frauduleusement Gbagbo au pouvoir contre la volonté populaire. Le pouvoir de Gbagbo est un des symboles de la négation de la souveraineté de la Côte d’Ivoire en dépit des affirmations contraires des tenants de ce pouvoir. Il a été acquis en octobre 2000 grâce à l’appui du gouvernement français. Entre 2003 et maintenant Gbagbo a signé en vertu du fameux article 48 à relents monarchistes de la constitution des accords qui nient la constitution, qui mettent le conseil constitutionnel lui-même sous les ordres du secrétaire général de l’ONU. Il est difficile de vouloir s’accrocher à la souveraineté après l’avoir bradé.
Sous le pouvoir Gbagbo, l’essentiel de l’économie ivoirienne (électricité, eau, gaz, transports, imports-exports, pétrole) est aux mains des entreprises impérialistes, françaises en particulier, en vertu de contrats léonins. L’impérialisme français a simplement décidé de changer de pion. C’est ce qui explique qu’il mobilise en ce moment la « communauté internationale » pour « défendre la souveraineté populaire » en Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara est le nouveau pion préféré dans l’espoir que la réunification des partis politiques houphouétistes ramènera la stabilité propice aux affaires.
Le Parti Communiste Révolutionnaire appelle les peuples à dire non à l’imposture de Laurent Gbagbo, non aux violences postélectorales attisées par le camp Gbagbo, violences qui ont déjà fait des dizaines de morts. Il les appelle à se mobiliser contre la guerre réactionnaire qui se profile à l’horizon, contre l’immixtion des puissances impérialistes. Le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire estime que c’est la seule voie pour faire des pas décisifs vers le pouvoir du peuple, socle d’une république démocratique indépendante et moderne.
Abidjan le 9 décembre 2010

Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire


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Bon, qu'on me traite d'anti-envérisme primaire et pourquoi pas de gbagboïsme, ma foi, moi je trouve étrange que des "marxiste-léninistes" fassent de la comptabilité électorale (type "Lors du 1er tour, les résultats cumulés dans les régions du nord et du centre (Savanes, Vallée du Bandama, Worodougou) sont les suivants : Gbagbo Laurent 53 000, Ouattara Alassane 476 000, Konan Bédié 130 000") sans même voir ni savoir que le vote dans ces régions arriérées d'Afrique est totalement ETHNO-FÉODAL : les chefaillons de village font allégeance à un candidat et font voter tout le village pour celui-ci. Au final les allégeances politiques recoupent les ensembles ethniques, et tout dépend à qui les potentats régionaux-ethniques vont eux-mêmes faire allégeance. C'est comme ça que fonctionne la Françafrique, comme ça que les Houphouët, les Biya, les Bongo et autres Eyadéma ont tenu 30 voire 40 ans.
En plus, les Nord est aux mains des ouattaristes des Forces nouvelles, dont on connaît les innombrables exactions pendant la guerre (passées sous silence par la propagande françafricaine, contrairement à celles des "patriotes" pro-Gbagbo). Bon, on pourra me rétorquer que le Sud est tenu par l'armée fidèle à Gbagbo...

Ce que je veux dire, sans être pro-Gbagbo (un social-populiste bourgeois et mafioso), c'est que le fait à noter est que son parti, le FPI, est peut-être le seul à avoir dépassé cet ethno-féodalisme pour rassembler sur une véritable ligne politique, aussi pourrie soit-elle. Il a fait 46% (on ne va pas contester une commission internationale indépendante quand même Pinch) mais il vient d'un groupe ethnique (krou) qui fait 10%... Donc déjà il a dépassé l'"arithmétique ethnique-régionale". Il est surtout l'élu d'Abidjan, grande métropole industrielle et portuaire, et de ces grandes villes similaires du Sud : populaires et dés-ethnicisées. Il a des partisans de toutes les "ethnies" : un Mamadou Koulibaly, un Idriss Ouattara (rien à voir avec Alassane, président des "agoras et parlements populaires", un concept sur lequel celui qui a des éléments est le bienvenu...), un Affi N'Guessan moitié burkinabé (bizarre pour un xénophobe...).

Donc voilà, c'est un réactionnaire bourgeois prétendument "de gauche" comme nos P"s" européens en sont remplis. Mais j'ai vraiment du mal à suivre le PCRCI dans son soutien à peine voilé à Ouattara... un pur élu du vote féodal, et de surcroît candidat des principaux impérialismes (France, UE en général, USA) et des principaux "groupements d'intérêts" mondiaux (FMI, ONU etc. - et de leurs valets type UA, CEDEAO). C'est dit...




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Posté par: T 34
Posté le: 16 Dec 2010 à 22:38

Au moins quatre morts lors d'affrontements à Abidjan

Jeudi s'annonce comme la journée de tous les dangers en Côte d'Ivoire: le camp d'Alassane Ouattara, l'un des deux présidents proclamés, prévoit de marcher sur la télévision d'Etat, faisant craindre un affrontement sanglant avec les forces de son rival Laurent Gbagbo.

Le Premier ministre de M. Ouattara, le chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) Guillaume Soro, veut se rendre à la RTI, la radio-télévision ivoirienne installée à Abidjan, avec son gouvernement et ses partisans pour y mettre en place un nouveau directeur général. Il s'agit pour eux de s'emparer d'un pilier du pouvoir du chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo: la RTI est, depuis l'éclatement de la crise née de la présidentielle du 28 novembre, tout entière dédiée à la défense du régime.

Vendredi, M. Soro et les siens comptent cette fois prendre possession de la "Primature", occupée par le Premier ministre du camp adverse, Aké N'Gbo. Ces bureaux sont voisins du palais présidentiel où siège M. Gbagbo, tandis que le camp Ouattara est retranché dans un grand hôtel.

Mais RTI et siège du gouvernement étant par nature des lieux ultra-stratégiques, une confrontation violente est à craindre entre partisans d'Alassane Ouattara et Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales à Laurent Gbagbo. Déjà mercredi, plusieurs manifestants pro-Ouattara ont été blessés par balles dans la capitale politique Yamoussoukro (centre) quand les FDS ont voulu empêcher un défilé.

Alors que le chef de l'ONU Ban Ki-moon redoute un "retour à la guerre civile" dans ce pays coupé en un sud aux mains du camp Gbagbo et un nord FN depuis le putsch manqué de 2002, l'armée a averti qu'elle tiendrait les Nations unies, qui selon elle soutiennent la marche, pour responsables d'éventuelles violences.

M. Ouattara a été désigné vainqueur de la présidentielle par la commission électorale et reconnu président par une communauté internationale quasi-unanime. Mais le Conseil constitutionnel ivoirien, acquis au sortant, a invalidé ces résultats et proclamé la victoire de M. Gbagbo. Face à ce blocage lourd de menaces, le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, pourrait se rendre d'ici vendredi à Abidjan pour relancer les efforts de médiation.

Le fil de la journée.

14h20. Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara, l'un des deux présidents ivoiriens proclamés, a exhorté jeudi la population à poursuivre sa "mobilisation" contre le régime de Laurent Gbagbo afin de prendre le contrôle de la télévision d'Etat.

13h10. Des éléments de l'ex-rébellion ivoirienne, protégeant le quartier général d'Alassane Ouattara à Abidjan, échangeaient jeudi des tirs nourris avec des forces fidèles à Laurent Gbagbo.

12h15. Quatre personnes ont été tuées par balles jeudi à Abidjan au moment où les forces de l'ordre dispersaient des manifestants partisans d'Alassane Ouattara qui voulaient marcher sur la télévision d'Etat ivoirienne, ont rapporté des journalistes de l'AFP et des témoins.

11h25. Une vingtaine d'ONG, qui estiment à "plusieurs dizaines" le nombre de morts depuis la présidentielle, exhortent jeudi les responsables ivoiriens à appeler "au calme" les partisans des deux présidents proclamés alors qu'une marche fait craindre des violences.

10h50. Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a prévenu jeudi qu'il engagerait des poursuites contre quiconque serait responsable de violences meurtrières.

10h30. Les forces de l'ordre fidèles à Laurent Gbagbo ont dispersé jeudi matin des manifestants qui voulaient marcher sur le siège de la télévision nationale à Abidjan, à l'appel du camp de son rival Alassane Ouattara, faisant au moins trois blessés

9h30. Le périmètre était hermétiquement bouclé par les forces de l'ordre loyales au président Laurent Gbagbo, jeudi matin à Abidjan, autour du siège de la télévision d'Etat ivoirienne

http://www.humanite.fr/16_12_2010-au-moins-quatre-morts-lors-daffrontements-%C3%A0-abidjan-460127 - Source


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Patria socialismo o muerte

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Posté par: Pedro
Posté le: 18 Dec 2010 à 21:58
Tiken Jah voulait libérer les petits voleurs de la MACA... Hélas, aujourd'hui, il veut faire rentrer les grands voleurs de la http://www.grila.org/affaires_compaore_body.htm - OUAGA (connection)...

http://www.humanite.fr/16_12_2010-tiken-jah-fakoly-%C2%AB%C2%A0que-le-pouvoir-aille-%C3%A0-celui-qui-%C3%A9t%C3%A9-%C3%A9lu%C2%A0%C2%BB-460319 - http://www.humanite.fr/16_12_2010-tiken-jah-fakoly-%C2%AB%C2%A0que-le-pouvoir-aille-%C3%A0-celui-qui-%C3%A9t%C3%A9-%C3%A9lu%C2%A0%C2%BB-460319


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Posté par: T 34
Posté le: 21 Dec 2010 à 00:17

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-cote-d-ivoire-pressions-occidentales-devant-la-resistance-du-president-sortant-63418584.html - Côte d'Ivoire : pressions occidentales sur le président sortant

Alors que les dernières élections tenues dans des conditions suspectes http://atlasalternatif.over-blog.com/article-guinee-burkina-faso-cote-d-ivoire-des-elections-favorables-a-la-fran-afrique-62256759.html - au Burkina et en Guinée ont renforcé les partisans de la Françafrique, Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire a refusé de reconnaître la victoire du candidat de Nicolas Sarkozy Alassane Ouattara. Le conseil constitutionnel a attribué à Laurent Gbagbo http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://www.notrevoie.com/a_la_uneDerHeureN.asp?id=20 - 51,45 % aux élections 28 novembre.

Selon Dedy Seri, sociologue, membre de la coordination des intellectuels africains et des diasporas, et responsable de la http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://fr.allafrica.com/stories/200906221405.html - doctrine au sein du Front populaire ivoirien (FPI) - le parti présidentiel -, des électeurs ont été empêchés de voter dans le nord du pays. Les votes à Paris ont été invalidés dans 28 bureaux à cause de troubles dans 8 bureaux, ce qui a contribué à compliquer le calcul des résultats. Le 1er décembre au soir, alors que les résultats n'étaient toujours pas connus http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://fr.wikipedia.org/wiki/Youssouf_Bakayoko - Youssouf Bakayoko , le président de la commission électorale indépendante CEI (qui comprendrait un majorité de membres du RHDP et du Rassemblement des républicains) aurait subi de fortes pressions à quelques minutes de la forclusion de son mandat, c'est à dire juste avant que celle-ci soit légalement dessaisie au profit du conseil constitutionnel, ce qui l'aurait même conduit à tenter de proclamer des résultats http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://news.abidjan.net/v/4895.html - dans des conditions douteuses . Puis le lendemain Bakayoko aurait été pris en otage à l'Hôtel du Golf, siège de l'opposant Ouattara,pour proclamer l'élection de celui-ci, au delà de la forclusion, alors que seul seul le conseil constitutionnel était désormais habilité à publier les résultats (cf la http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://news.abidjan.net/v/4895.html - vidéo , la version des faits relatée là est différente de la présentation par http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_ivoirienne_de_2010 - Wikipedia et les médias dominants).

On notera d'ailleurs que le 8 décembre au conseil de sécurité de l'ONU (présidé par le Gabon ami de la France), la http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://www.polity.org.za/article/russia-blocks-un-council-ivory-coast-statement-2010-12-08 - Russie a émis des doutes sur les conditions de la proclamation de la victoire de M Ouattara et sur la méthode de vérification adoptée par l'émissaire de l'ONU Choi Young-jin sur 20 000 procès verbaux.

Les deux candidats ont prêté serment le 4 décembre 2010, chacun de son côté, comme présidents de la Côte d'Ivoire. Dans les jours qui ont suivi, des violences ont éclaté entre les partisans de Laurent Gbagbo et ceux d'Alassane Ouattara, causant la mort de plus de 50 personnes selon l'ONU. Les Etats-Unis, l'Union européenne, http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://elwatan.com/depeches/cote-d-ivoire-le-conseil-de-securite-envisage-l-envoi-de-plus-de-troupes-20-12-2010-103780_167.php - l'ONU et la France ont menacé M. Gbagbo de sanctions. L'Union européenne a adopté un premier train de sanctions le http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://www.afriquejet.com/news/africa-news/cote-divoire:-european-union-sanctions-target-gbagbo,-12-others-2010121764510.html - 17 décembre .

Le quotidien ivoirien pro-Gbagbo http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://www.courrierinternational.com/article/2010/12/10/crise-de-parano-dans-le-camp-gbagbo - Notre Voie du 9 décembre accusait l'Elysée de préparer l'assassinat de Laurent Gbagbo, tandis que, dans le quotidien burkinabe http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://encoreplustv.com/fr/?p=6&id=1430 - "Le Pays", du 16 décembre, l'avocat Me Vergès dénonçait l'ingérence française dans le processus électoral ivoirien. En réactions aux menaces formulées par Nicolas Sarkozy, le ministre de la Jeunesse, de l'Emploi et de la Formation professionnelle http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://www.notrevoie.com/a_la_une.asp?id=37723 - Charles Blé Goudé , a battu le rappel des troupes. Il a cependant souligné qu'il n'incitera pas ses partisans à s'attaquer aux forces internationales présentes dans le pays afin de ne pas donner à la France de prétexte pour intervenir militairement contre les patriotes ivoiriens. Gbagbo lui-même a exigé le départ des casques bleus et des forces françaises de l'opération Licorne en Côte d'Ivoire.

Après l'échec de sa médiation http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20101217105334/ - le 17 décembre le président de la commission de l'Union africaine, le gabonais Jean Ping s'est envolé directement pour Alger afin de discuter avec le président Abdelaziz Bouteflika de la mise en place d'une éventuelle force d'intervention de l'UA en Côte d'Ivoire. Les pays africains sont divisés : certains, le Nigeria en tête, voudraient une intervention militaire pour déloger Gbagbo du pouvoir, d'autres, comme l'Algérie, préfèreraint encore privilégier une solution diplomatique.

http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://french.news.cn/afrique/2010-12/20/c_13657094.htm - Le président de la Banque mondiale , Robert B. Zoellick, a lancé un appel à Laurent Gbagbo, dimanche 19 décembre au soir à Bamako, pour qu'il accepte les résultats de l'élection présidentielle ivoirienne et "remette le pouvoir au gagnant". Le même jour http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://www.francesoir.fr/faits-divers-politique/cote-divoire-deux-blesses-lors-dune-manifestation-pro-gbagbo-paris.74630 - place de la République à Paris des affrontements entre pro-Gbagbo et pro-Ouattara ont fait deux blessés. Parmi les personnalités françaises http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://www.marianne2.fr/Incroyable-Emmanuelli-soutient-Gbagbo-malgre-tout_a200338.html - Henri Emmanuelli semble être parmi les derniers à défendre le point de vue de Laurent Gbagbo, alors que le http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://www.rue89.com/explicateur/2010/12/13/le-ps-et-gbagbo-les-embarras-africains-des-socialistes-francais-180440 - Parti socialiste , autrefois ami du FPI, s'est progressivement rallié au point de vue majoritaire.



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Posté par: Guests
Posté le: 23 Dec 2010 à 09:40
J'en sais rien lequel des deux est sorti premier des urnes. Ce qui est sûr c'est que l'un était l'instrument de la françafrique et l'autre est l'homme de paille du FMI et de l'impérialisme nord-américain !
Blanc bonnet, bonnet blanc, comme disait Jacques Duclos.


Posté par: Pedro
Posté le: 23 Dec 2010 à 14:34
C'est plus compliqué que ça Jef. En résumé : au départ Ouattara est plutôt un proche des réseaux françafricains de droite, son parti le RDR est pratiquement calqué sur RPR ; Gbagbo est une proche du PS, malgré l'houphouétisme de beaucoup à Solférino. Konan Bédié, successeur d'Houphouët, était un incapable alcoolique. Donc en 99 (cohabitation), Jospin et Chirac font consensus pour un renversement militaire (général Gueï). Elections, Gueï joue les troubles fête, Ouattara est encore une fois exclu pour "nationalité douteuse", Gbagbo gagne.

Ensuite je ne sais pas exactement, mais il y a quelques évènements : le soutien du PS à Gbagbo n'est pas unanime et très solide, le PS qui perd de toute façon le pouvoir en avril 2002, Gbagbo qui lance une mise en concurrence internationale pour le port d'Abidjan... Les partisans de Gueï (Ouest) et de Outtara (Nord) s'unissent pour lancer un coup d'État : les partisans de Ouattara sont appuyés et entraînés au BURKINA de Compaoré, l'assassin de Sankara, Gueï est un ami de TAYLOR, le génocidaire libérien... Derrière tout ça, il y a la OUAGA CONNEXION : Compaoré, Taylor, Khadafi, et surtout les réseaux françafricains chiraquiens, les anciens réseaux FOCCART !!! http://www.evenement-bf.net/pages/dossier_1_151.htm - http://www.evenement-bf.ne - t/pages/dossier_1_151.htm

En septembre 2002 le coup d'État foire à Abidjan (Gueï meurt), mais la rébellion appuyée par le Burkina et le Libéria s'empare de 60% de pays. La France n'intervient que pour entériner le statu quo. La guerre qui suit recouvre la ligne de front franco-US en Afrique de l'Ouest, EXACTEMENT : les "rebelles" sont appuyés par Compaoré, Taylor au pouvoir au Libéria, et reçoivent l'appui des rebelles sierra-léonais, avec le sanguinaire SAM BOCKARIE. De son côté Gbagbo reçoit l'aide des "rebelles" libériens anti-Taylor, du gouvernement de Sierra-Leone (remis au pouvoir par l'armée anglaise), par sa femme évangéliste il a des liens avec les Églises américaines... Et Washington veut se venger de Chirac, infliger un "Irak" à la France... http://news.abidjan.net/documents/docs/Politique%20Africaine%20N%C2%B089%20-%20Louest%20de%20la%20C%C3%B4te%20dIvoire%20-%20un%20conflit%20lib%C3%A9rien.pdf - http://news.abidjan.net/do - cuments/docs/Politique%20A - fricaine%20N%C2%B089%20-%2 - 0L%27ouest%20de%20la%20C%C - 3%B4te%20d%27Ivoire%20-%20 - un%20conflit%20lib%C3%A9ri - en.pdf

La suite des évènements, c'est qu'à partir de 2005 face à l'offensive chinoise en Afrique la France et les States se rapprochent. Taylor est viré etc. Les accords de Ouagadougou en 2007 font rentrer les "rebelles" (Soro) au gouvernement, et un consensus s'installe pour laisser la Côte d'Ivoire au "rassemblement des houphouëtistes" (Bédié + Ouattara) c'est à dire à la Françafrique.

C'est le scénario qui s'est ensuivi jusqu'ici... mais Gbagbo s'accroche. On ne sait pas quels soutiens il a (Chine ? en tout cas il a été reconnu par l'Angola, premier fournisseur de pétrole de la Chine) mais telle est la situation.

Voilà la situation.

En tout cas, et quitte à vous faire dégueuler un peu, j'ai un petit reportage qui illustre comment ça se passe dans le Nord aux mains de Forces "nouvelles" : une vraie garantie de scrutin serein et impartial...

Du grain à moudre pour Amnesty

http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://69.64.50.160/Terreur/terreur.html - Cette vidéo montre comment les Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) rendent la “justice”  à Touba sous le contrôle Guillaume Soro, premier ministre de Ouattara en république du Golf Hôtel (âmes sensibles, s’abstenir): Après avoir torturé et exécuté sommairement une dizaine de prétendus voleurs de moutons en public, le bourreau est félicité par le reporter qui a probablement réalisé ce film afin de terroriser les populations du nord, et rendre compte de la “bonne gestion” du pays aux cadres des forces nouvelles.

Ces atrocités ont été commises par les Forces Nouvelles seulement deux mois avant le premier tour des élections. Comment peut-on imaginer des élections libres dans un tel contexte, de surcroît sans isoloir ? Est-ce là la justice et la légitimité que la communauté internationale réserve aux Ivoiriens ? 

Voilà ce qui doit aussi inquiéter Amnesty international qui envoyait hier  http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://www.tdg.ch/depeches/monde/cote-ivoire-20-morts-violences-2e-tour-amnesty - une dépêche à l’AFP  : 

“Au moins 20 personnes ont été tuées dans des “incidents violents” en Côte d’Ivoire depuis le second tour de la présidentielle le 28 novembre, a annoncé lundi Amnesty International dans un communiqué.

L’organisation de défense des droits de l’Homme appelle “les forces de sécurité en Côte d’Ivoire à protéger les civils alors qu’au moins 20 personnes ont été tuées par balles dans des incidents violents après le second tour de l’élection présidentielle”.

Amnesty, qui s’appuie sur des témoignages, a recensé ces 20 morts à Abidjan et dans l’intérieur du pays, notamment dans l’ouest.”

Il est intéressant de constater qu’Amnesty appelle les Forces De Sécurité supposées pro-Gbagbo à défendre la population, et non pas les “Forces Nouvelles” pro-Ouattara. Peut-être qu’Amnesty a appris quel sort était réservé aux pauvres voleurs de moutons au nord de la Côte d’Ivoire ?


Il serait aussi souhaitable qu’Amnesty enquête sur les exactions dont été victimes les militants et scrutateurs LMP lors du second tour dans le nord de la Côte d’Ivoire ( http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://encoreplustv.com/fr/?p=6&id=1256 - voir les témoignages en vidéo ) et au centre ( http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://news.abidjan.net/v/4595.html - voir les témoignages en vidéo ) pour constater combien les élections y ont été libres et démocratiques :

  • BOUAKE : Dars es SALEM : les soldats FAFN se sont rendus dans les bureaux de vote pour brutaliser les représentants du candidat LMP. C’est une situation qui s’est généralisée dans toute le ville de BOUAKE.
  • le QG de BAMARO à BOUAKE à été attaqué, tout à été emporté, pillé et volé, les membres du QG ont été menacés de mort.
  • BOUAKE : AIR France 1 : GBËKËKRO : DLC Mr BERTHE à été battu par les militants du RDR, les militants sont empêchés de voter.
  • BOUAKE : BELLEVILLE : le listing est arraché aux représentants LMP dans les bureaux de votes.
  • BOUAKE KONANKRO : EPP 1, 2, 3, les listing de CINQ bureaux de vote ont été arrachés par les soldats des FAFN et les militants du RDR.
  • ZIKISSO : GODIEKO : Représentant LMP Alain GNAKALA a été tailladé à la machette par un militant du RDR.
  • Koumassi / COLLEGE aliko : 21 bulletins de votes déjà cochés, les superviseurs empêchent les représentants LMP de vérifier les cartes d’électeurs.
  • SAMATIGUILA : Kélébadougou : les chefs et les notables sont installés dans les bureaux de votes et empêchent les militants LMP de prendre part au vote.
  • SAMATIGILA : tchessirika : le représentant LMP, Sindou Bamba a été attaqué en rentrant de Mafélé.
  • Samatiguila : banagro : les dozos dans les bureaux de votes empêchent les militants LMP de voter.
  • SEGUELA : MASSALA : accès aux bureaux de vote refusé aux représentants du candidat du LMP.
  • MONONGO : S /P KOLIA : le petit frère du chef du village supervise le vote et oblige les électeurs à voter pour le RDR avec l’accord des soldats FAFN.
  • KORHOGO : superviseurs du LMP ont été agressés dans TROIS centre de vote (Franco –Arabe, EPP Nalo Bamba, Nalo BAMBA) leurs motos ont été confisquées.
  • KORHOGO : aux alentours de midi le Directeur de Campagne COULIBALY MAMOUROU, et le ministre lanciné GON ont dû sous la menace du RDR se réfugier à L’ONUCI, les représentants du candidats du LMP ont été molestés et chassés des bureaux de votes, leurs motos ont été arrachées.
  • KANI : Collège Mawa Kone 2 : le RDR fait voter 200 personnes après 17H sans tenir compte des remarques des représentants LMP.
  • DALOA : niboua : les jeunes du RDR ont tué deux personnes dont un représentant des forces de l’ordre.
  • TORTYA : le DDC Koné Katina molesté et enlevé par les rebelles et pris en Otage dans leur camp.
  • KOUTO : KONE Doféré menacé de lynchage avec sa suite composée d’une soixantaine de personnes, à besoin d’escorte pour sortir de Kouto.

via http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://criseivoirienne.livejournal.com/ - criseivoirienne.livejournal.com

 

IL YA SEULEMENT DEUX MOIS, LES FAFN PROCEDAIENT A DES EXECUTIONS SOMMAIRES
C'EST DANS UN CLIMAT DE TERREUR QUE LES ELECTIONS ONT EU LIEU EN ZONE CNO
LA PREUVE EN IMAGES

 

 

 

 

 

 

 

 

http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://69.64.50.160/Terreur/terreur.html - Source


Quand aux articles postés ci-dessus, du PCRCI (parti frère du PCOF), c'est sans doute une nouvelle et supérieure étape du marxisme : le marxisme-léninisme-houphouëtisme-ouattarisme...



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http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf


Posté par: Pedro
Posté le: 23 Dec 2010 à 14:46

Les massacres à la machette, aux fusils sont perpétrés actuellement un peu partout dans le pays, par qui ? En tous cas les cibles sont jusqu’ici les sièges du FPI, les militants LMP. A Alépé le samedi où j’allais voter, j’ai eu une sacrée chance. Mon GBAKA n’a rien eu mais le Gbaka de 16 heures a vu ses passagers, des jeunes d’AKOURE et Oguedoumé et Montézo, tailladés à la machettes. Des villages sont incendiés; le papa de ta cousine C. a dû quitter son quartier sous la menace des bandes en machette parce qu’il est un responsable FPI; ta tante A. a vu sa voiture cabossée, pare-brise brisée, n’eut-été son sang froid qui l’a fait foncer dans la foule en arme…elle y serait restée…Elle avait eu le tort d’avoir à bord de sa voiture des affiches de GBAGBO… Voici la situation un peu. On dort à moitié, tout le monde est sur la qui-vive…

Extrait d’un mail, d’un membre de ma famille, témoignant  des élections certifiées par l’ONU en Côte d’Ivoire. Précisons tout de même que les localités en question dans ce témoignage sont situées dans http://www.mbatto.info/ - une partie de la zone gouvernementale massivement favorable à Gbagbo et à moins de 50 km d’Abidjan, donc du siège de l’ONUCI…

A l’instar de  http://unevingtaine.blogspot.com/ - Bis Repetita , nous posons aussi la question suivante : http://unevingtaine.blogspot.com/2010/12/cote-divoire-faut-il-appeler-cela.html - Faut il appeler cela élections ?

SOURCE : http://afrosapiens.akwedo.com/post/2164101821/les-massacres-a-la-machette-aux-fusils-sont - http://afrosapiens.akwedo.com/post/2164101821/les-massacres-a-la-machette-aux-fusils-sont




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http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf


Posté par: AllXS
Posté le: 24 Dec 2010 à 15:38
Message posté par Pedro

C'est plus compliqué que ça Jef. En résumé : au départ Ouattara est plutôt un proche des réseaux françafricains de droite, son parti le RDR est pratiquement calqué sur RPR ; Gbagbo est une proche du PS, malgré l'houphouétisme de beaucoup à Solférino. Konan Bédié, successeur d'Houphouët, était un incapable alcoolique. Donc en 99 (cohabitation), Jospin et Chirac font consensus pour un renversement militaire (général Gueï). Elections, Gueï joue les troubles fête, Ouattara est encore une fois exclu pour "nationalité douteuse", Gbagbo gagne.

Ensuite je ne sais pas exactement, mais il y a quelques évènements : le soutien du PS à Gbagbo n'est pas unanime et très solide, le PS qui perd de toute façon le pouvoir en avril 2002, Gbagbo qui lance une mise en concurrence internationale pour le port d'Abidjan... Les partisans de Gueï (Ouest) et de Outtara (Nord) s'unissent pour lancer un coup d'État : les partisans de Ouattara sont appuyés et entraînés au BURKINA de Compaoré, l'assassin de Sankara, Gueï est un ami de TAYLOR, le génocidaire libérien... Derrière tout ça, il y a la OUAGA CONNEXION : Compaoré, Taylor, Khadafi, et surtout les réseaux françafricains chiraquiens, les anciens réseaux FOCCART !!! http://www.evenement-bf.net/pages/dossier_1_151.htm - http://www.evenement-bf.net/pages/dossier_1_151.htm

En septembre 2002 le coup d'État foire à Abidjan (Gueï meurt), mais la rébellion appuyée par le Burkina et le Libéria s'empare de 60% de pays. La France n'intervient que pour entériner le statu quo. La guerre qui suit recouvre la ligne de front franco-US en Afrique de l'Ouest, EXACTEMENT : les "rebelles" sont appuyés par Compaoré, Taylor au pouvoir au Libéria, et reçoivent l'appui des rebelles sierra-léonais, avec le sanguinaire SAM BOCKARIE. De son côté Gbagbo reçoit l'aide des "rebelles" libériens anti-Taylor, du gouvernement de Sierra-Leone (remis au pouvoir par l'armée anglaise), par sa femme évangéliste il a des liens avec les Églises américaines... Et Washington veut se venger de Chirac, infliger un "Irak" à la France... http://news.abidjan.net/documents/docs/Politique%20Africaine%20N%C2%B089%20-%20Louest%20de%20la%20C%C3%B4te%20dIvoire%20-%20un%20conflit%20lib%C3%A9rien.pdf - http://news.abidjan.net/documents/docs/Politique%20Africaine%20N%C2%B089%20-%20L%27ouest%20de%20la%20C%C3%B4te%20d%27Ivoire%20-%20un%20conflit%20lib%C3%A9rien.pdf

La suite des évènements, c'est qu'à partir de 2005 face à l'offensive chinoise en Afrique la France et les States se rapprochent. Taylor est viré etc. Les accords de Ouagadougou en 2007 font rentrer les "rebelles" (Soro) au gouvernement, et un consensus s'installe pour laisser la Côte d'Ivoire au "rassemblement des houphouëtistes" (Bédié + Ouattara) c'est à dire à la Françafrique.

C'est le scénario qui s'est ensuivi jusqu'ici... mais Gbagbo s'accroche. On ne sait pas quels soutiens il a (Chine ? en tout cas il a été reconnu par l'Angola, premier fournisseur de pétrole de la Chine) mais telle est la situation.

Voilà la situation.


Merci pour ces informations. Petite synthèse de ce que dit la presse internationale et qui n'est pas traité dans les médias français :

1) La situation paraît bloquée pour Ouattara : une partie de ses électeurs du PDCI et des cadres houephouëtistes ont semble t'il rejoint les rangs de Gbagbo suite à la nomination de Soro (qui a conforté le discours nationaliste faussement "anti-néocolonial" de Gbagbo puisque Soro avait été imposé à Gbagbo par la France et les Etats-Unis après les élections de 2000). Ensuite pour répondre à la question de Pedro, Gbagbo est surtout soutenu par l'Angola et le Liban mais aussi, et c'est un fait nouveau depuis le sommet du G20 à Séoul, par les BRIC qui étaient tous présents lors de son investiture. Sans compter que la Chine, le Mexique, la Russie et le Brésil sont dans le Conseil de Sécurité, ce qui fait qu'Ouattara ne pourra sans doute pas compter sur une intervention soutenue par l'Onu. Déjà le 2 décembre puis il y a quelques jours la Russie a joué au siège vide, et les réunions suivantes ont été annulées.

2) A mon avis la France et les Etats-unis sont sur la même ligne, celle de l'intervention (malgré les déclarations de la France). J'ai du mal à comprendre ce que tu disais Pedro sur les contradictions inter-impérialistes en Côte d'Ivoire. La France et les US se sont toujours partagés les tâches de la gesiton néo-coloniale (accords Dawls-Foccard dans les années 60 jusqu'au coup d'Etat de 99, et l'organisation d'une partition en 2000 alors qu'il y avait en un processus de paix entre les chefs de guerres/factions politiques/ ethnies). A mon avis les impérialistes français sont divisés entre les sarkozystes pro-Ouattara (parce que pro-Américain en Afrique ?) et les pro-Gbagbo qui continuent de le soutenir pour les services qu'il pourrait encore rendre aux multi-nationales françaises (ex : Bolloré et les conseillers placés autour de Gbagbo comme Evanno). La différence entre les deux camps impérialistes français étant que les sarkozystes doivent prendre en compte la crédibilité internationale et s'inscrire dans un jeu d'alliance plus global, notamment en tenant compte de la position US. Quant aux Américains, difficile de comprendre leur position pro-Ouattara (surtout après un rapprochement demi-teinte avec Gbagbo début des années 2000), si ce n'est peut-être pour conforter leur position vis-à-vis des pays alliés dans la région et qui soutiennent Ouattara / s'opposent en façade à la Françafrique



voir ce qu'en dit wikileaks :

http://www.africa1.com/spip.php?article5785 - http://www.africa1.com/spip.php?article5785



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«Il est impossible d'en finir avec le capitalisme sans en avoir fini avec la social-démocratie dans le mouvement ouvrier.» (J. Staline : les Questions du léninisme, 1950)



Posté par: AllXS
Posté le: 25 Dec 2010 à 12:46

Côte d’Ivoire : la France pyromane ne doit pas jouer au pompier



http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane - http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane

L’association Survie rappelle que la France porte une grande responsabilité dans la crise qui secoue la Côte d’Ivoire depuis 8 ans. Malgré ce que prétendent l’ONU et les puissances occidentales, les conditions n’étaient pas réunies pour éviter une large fraude, particulièrement au Nord du pays. La seule issue semble désormais l’apaisement entre les deux camps et non l’affirmation de la victoire de l’un sur l’autre. http://survie.org/billets-d-afrique/2010/192-juin-2010/article/cote-d-ivoire-pour-une-remise-en - La France doit procéder au retrait de son opération militaire au profit de troupes internationales sous commandement onusien.

Pour la première fois de leur histoire, les citoyens ivoiriens ont voté dans une élection présidentielle véritablement pluraliste et ouverte. Malgré des conditions extrêmement défavorables, la participation fut massive. Mais depuis trois semaines, la Côte d’Ivoire est séquestrée par « deux présidents ». Tandis que l’un, http://survie.org/mot/laurent-gbagbo - Laurent Gbagbo , se crispe sur son pouvoir, la « communauté internationale » est en passe d’imposer l’autre, http://survie.org/mot/alassane-ouattara - Alassane Ouattara , aux Ivoiriens.

Pour cerner l’immense responsabilité de la diplomatie française dans l’impasse que vit actuellement http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/ - la Côte d’Ivoire , il est nécessaire de poser quelques jalons historiques.

À l’automne 2002, l’Élysée refuse l’application des accords de défense à une Côte d’Ivoire en proie à une rébellion armée approvisionnée par un pays voisin. Au contraire, un cessez-le-feu est imposé, entérinant la partition du pays.

En janvier 2003, lors des accords de Marcoussis, la diplomatie française impose l’entrée des rebelles dans le gouvernement ivoirien. À Abidjan, http://survie.org/billets-d-afrique/2003/112-mars-2003/article/cote-d-ivoire-apres-marcoussis - des manifestants refusent que les portefeuilles de la Défense et de l’Intérieur soient confiés aux rebelles , comme le prévoyait l’exécutif français.

En novembre 2004, un engrenage tourne au drame. Au cours d’une offensive aérienne de l’armée ivoirienne sur les zones rebelles, http://survie.org/billets-d-afrique/2006/153-decembre-2006/article/cote-d-ivoire-a-fleur-de-presse - neuf soldats français de l’opération Licorne et un civil américain trouvent la mort . Craignant un putsch orchestré par l’armée française après qu’elle a détruit l’aviation militaire ivoirienne, des manifestants envahissent certains quartiers d’Abidjan. http://survie.org/billets-d-afrique/2010/193-juillet-2010/article/cote-d-ivoire-une-histoire - L’armée française tire sur des manifestants, faisant plus de soixante morts .

Les accords de Pretoria d’avril 2005 calquent la structure de la Commission Électorale Indépendante (CEI) sur le plan de table des négociations de Marcoussis, aboutissant à une surreprésentation des rebelles, assurant aux partis d’opposition une large majorité [ http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane#nb1 - 1 ]. Dans la foulée, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) est créé à Paris, réconciliant deux anciens ennemis [ http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane#nb2 - 2 ], Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, autour d’un accord électoral destiné à assurer la victoire de l’un des deux sur Laurent Gbagbo. L’Union Européenne impulse, à travers les Nations Unies, un Programme d’Appui aux Processus Électoraux dont la CEI est le principal bénéficiaire. Le descriptif de ce programme [ http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane#nb3 - 3 ] laissait déjà augurer un passage en force :

« Pour les prochaines échéances électorales, il est à prévoir que le problème de confiance se posera avec une acuité encore plus grande et exigera le recours à des pouvoirs décisionnels exceptionnels pour contrecarrer l’incapacité d’atteindre des consensus politiques en temps utile. »

Début 2007, depuis Ouagadougou, Michel de Bonnecorse, chef de la cellule africaine de l’Élysée sous Jacques Chirac, annonce que la fin de la rébellion n’est pas un préalable aux élections [ http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane#nb4 - 4 ]. Quelques semaines plus tard, Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, leader de la rébellion, et Blaise Compaoré, président du Burkina, signent les accords de Ouagadougou : Guillaume Soro devient premier ministre. Fin 2007, un accord complémentaire a pour unique objet de confier à la société française Sagem Sécurité le volet technique de l’élaboration des listes électorales [ http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane#nb5 - 5 ].

Ce 2 décembre 2010, le Conseil Constitutionnel ivoirien, essentiellement favorable à Laurent Gbagbo, constate l’expiration du délai imparti à la CEI pour annoncer les résultats provisoires. En effet, la CEI a échoué à trouver un consensus sur l’ampleur d’irrégularités dans le scrutin. Le président de la CEI Youssouf Bakayoko se rend alors au Golf Hôtel, où se trouvent déjà Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Guillaume Soro, le représentant du secrétaire général de l’ONU et les ambassadeurs français et américain. Ces derniers lui promettent protection jusqu’à l’aéroport, en échange de la proclamation de résultats. Bakayoko annonce la victoire de Alassane Ouattara devant les caméras occidentales. Le lendemain, le Conseil Constitutionnel annonce l’invalidation du scrutin dans sept départements de la zone contrôlée par les rebelles et la victoire de Laurent Gbagbo.

Prétendre organiser une élection satisfaisante sans mettre fin à la partition du pays [ http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane#nb6 - 6 ] était absurde. On s’étonne qu’aucune autorité internationale ne l’ait exigé sérieusement. Malgré les énormes moyens mis en œuvre, le scrutin n’a pas offert les garanties brandies par l’ONU.

Croire que l’élection présidentielle sortirait la Côte d’Ivoire de la crise était un leurre. Aucun des candidats du second tour ne sera capable à lui seul de guérir la société ivoirienne de ses plaies. Ni Alassane Ouattara, l’économiste libéral qui a fait carrière dans les grandes institutions financières internationales, l’adepte des privatisations, des coupes dans les budgets sociaux et autres plans d’ajustement structurel, l’ami très apprécié de l’Élysée. Ni Laurent Gbagbo, le socialiste devenu rapidement allié des grands groupes français, le nationaliste souvent - et sans doute volontairement - ambigu.

Il est urgent que les initiatives d’apaisement soient privilégiées [ http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane#nb7 - 7 ]. Si la « communauté internationale » a une once de bon sens, c’est dans cette voie qu’elle doit pousser les acteurs de cette crise et non dans le refus de voir la réalité et dans l’illusion qu’on peut imposer une solution de force à un pays divisé. Le risque est de plonger la Côte d’Ivoire dans la violence.

Nous demandons que tout soit fait, à commencer par http://survie.org/billets-d-afrique/2010/192-juin-2010/article/cote-d-ivoire-pour-une-remise-en - le retrait de l’opération Licorne au profit d’un renforcement de l’ONUCI, pour la réconciliation des Ivoiriens et non pour assurer la victoire d’un camp sur l’autre, ce qui serait lourd de menaces pour l’avenir de la Côte d’Ivoire.




[ http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane#nh1 - 1 ] Par le jeu des alliances politiques, le président et trois des vice-présidents de la CEI sont favorables à Alassane Ouattara. Le quatrième vice-président est favorable à Laurent Gbagbo.

[ http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane#nh2 - 2 ] Au milieu des années 90, la Cellule Universitaire de Recherche et de Diffusion des Idées du Président Henri Konan Bédié promeut l’ivoirité. Cette notion aux forts relents xénophobes fut instrumentalisée pour écarter Alassane Ouattara de la vie politique ivoirienne.

[ http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane#nh3 - 3 ] Programmes d’Appui au Processus Électoral CIV-46362 (2006-2007, 58 millions de dollars) et CIV10-57717 (2008-2011, 75 millions de dollars) du Programme des Nations Unies pour le Développement.

[ http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane#nh4 - 4 ] « Le but des pays raisonnables est qu’il y ait des élections libres et honnêtes en octobre [2007], ce qui donnera un président légitime qui sera soit élu, soit réélu, et c’est à ce président de mettre un terme à cette crise. »

[ http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane#nh5 - 5 ] Le montant du contrat dépasse finalement les 200 millions d’euros. Filiale du groupe Safran, Sagem Sécurité est devenue Morpho.

[ http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane#nh6 - 6 ] Les accords de Ouagadougou exigeaient le désarmement des rebelles et le rétablissement de l’État de droit sur tout le territoire. Sur la reconversion de la rébellion dans l’économie de guerre, consulter les rapports du groupe d’experts ad’hoc de l’ONU.

[ http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane#nh7 - 7 ] Par exemple celle de la Convention de la Société Civile Ivoirienne. En outre, on attend la publication du rapport de la mission de Thabo Mbeki. Ce dernier avait contribué à faire retomber la pression après les événements de novembre 2004.



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«Il est impossible d'en finir avec le capitalisme sans en avoir fini avec la social-démocratie dans le mouvement ouvrier.» (J. Staline : les Questions du léninisme, 1950)



Posté par: DOXA
Posté le: 25 Dec 2010 à 20:31
GBAGBO VEUT S’IMPOSER PAR LA VIOLENCE : LE PEUPLE DOIT S’UNIR POUR SE DEFENDRE

Laurent Gbagbo a perdu l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, mais il s’entête à refuser de se plier à la volonté populaire. La tension est montée d’un cran puisque le peuple qui veut voir sa volonté mise en œuvre s’impatiente à juste titre. Les bénéficiaires du suffrage populaire s’apprêtent à prendre leurs responsabilités pour exercer pleinement leur pouvoir. Ils viennent de lancer un appel à ceux qui les ont portés au pouvoir afin qu’ils leur permettre de prendre possession des attributs du pouvoir d’Etat, notamment, la télévision publique et le siège du Gouvernement à partir du jeudi 16 décembre 2010.

Il est à souhaiter qu’après plus de deux semaines de réflexion depuis le 28 novembre, le camp Gbagbo soit revenu à de meilleurs sentiments pour accepter la volonté populaire telle qu’exprimée dans les urnes. Alors, la passation de flambeau entre les deux camps se fera sans affrontements violents. Les partisans d’Alassane Ouattara pourront célébrer tranquillement leur victoire et fêter sans entraves. Cette hypothèse relève bien entendu d’un grand optimisme et reste du domaine du souhaitable.

Dans le cas contraire, les affrontements seront inéluctables. Les forces armées s’affronteront et l’onde de choc de ces affrontements pourrait être ressentie au plus profond du peuple. Dans cette hypothèse, tous les efforts doivent être faits pour éviter que les différentes composantes du peuple ivoirien se fassent la guerre, s’entretuent. L’amplification des affrontements ne peut provenir que des partisans les plus belliqueux, généralement les miliciens de Gbagbo Laurent. Pour réduire les risques de survenance d’un tel scénario, il importe que certaines précautions soient prises. La meilleure précaution est de former dans les quartiers un front uni contre ceux qui veulent imposer Gbagbo Laurent en empruntant la voie de la violence en dépit de la volonté populaire largement exprimée contre lui. En général, les gens connaissent les tendances des uns et des autres dans les quartiers. Il faut alors savoir faire la part des choses. Gbagbo est certes un mauvais perdant, mais ce n’est pas une raison de prendre à partie tous ceux qui n’ont fait que voter pour lui même si ceux-ci continuent de tenir un discours affirmant qu’il est le « vainqueur » de l’élection présidentielle. Il faut également éviter à tout prix une guerre entre les nationalités ou entre les religions. Le débat politique arguments contre arguments est plutôt positif. Le front doit par contre être formé pour contrer les éléments violents. Il faut les identifier, les tenir à l’œil, les empêcher d’entrer en action et leur résister farouchement si d’aventure ils se faisaient menaçants.

Les tenants de la légitimité sont assez nombreux à l’heure actuelle pour faire front aux éléments ayant des pratiques fascistes, aux éléments déraisonnables qui croient encore pouvoir imposer Gbagbo au peuple ivoirien qui vient de le sanctionner. Les expériences qui ont déjà fait leurs preuves pour rendre difficilement pénétrables les quartiers et les tenir à l’abri des agresseurs de tout acabit doivent être utilisées et améliorées.

Fait à Abidjan, le 16 décembre 2010.

Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire


Posté par: DOXA
Posté le: 25 Dec 2010 à 21:10
Message posté par Pedro

Quand aux articles postés ci-dessus, du PCRCI (parti frère du PCOF), c'est sans doute une nouvelle et supérieure étape du marxisme : le marxisme-léninisme-houphouëtisme-ouattarisme...


Un peu de sérieux camarade pedro stp... Le PCRCI a appelé au boycott des ces "élections" et non pas à voter RDHP, lis les textes et analyses produites ces dernières années tu comprendra peut etre mieux leur position (qui peut paraitre ambigue quand on débarque c'est vrai, mais qui ne l'est pas en réalité). T'as réussi à inventer le marxisme-léninisme-maoïsme-gbagboïsme toi ?

Le PCRCI à très bien analysé le processus en cours en cote d'ivoire ces dernières années (c'est leur role de communistes ivoiriens entre autres choses n'est-ce pas), maintenant je vois pas comment on peut reprocher à un parti communiste dont les militants sont kidnappés, torturés et/ou massacrés depuis dix ans par les milices "patriotes" de gbagbo de souhaiter sa chute ainsi que celle de l'impérialisme français et de ses agents qu'ils soient fpi ou rdhp ? Et je répete : le PCRCI n'a jamais fait l'apologie des "forces nouvelles" comme tu semble le croire, il les considèrent comme réactionnaires au meme titre que les "forces de sécurité".

Le FPI à représenté un réel espoir pour les ivoiriens, c'était il y à déja longtemps, et je parle pas dans le vent le secgen du fpi est un ami de la famille... meme si on a pris quelques distances depuis.


Posté par: Pedro
Posté le: 26 Dec 2010 à 09:56
DOXA, j'avais lu la http://www.mltranslations.org/IvoryCoast/civilwarfr.htm - position du PCRCI à l'époque de la guerre civile et je lui reprochais simplement une mauvaise analyse de la situation d'un point de vue ML (puisqu'ils sont ML) : ils ne voyaient pas l'affrontement inter-impérialiste (Françafrique = "rebelles", USA = Gbagbo pour faire chier la France à l'époque de l'Irak) et caractérisaient la situation comme "2 fractions bourgeoises se disputant les faveurs de l'impérialisme français"... comme s'il était concevable que des bourgeoisies de caciques africains aient ce pouvoir !
Là maintenant, je trouve qu'ils vont beaucoup plus loin dans un discours exclusivement anti-Gbagbo, sans presque un mot pour les "rebelles" de Soro, leurs exactions, leurs soutiens françafricains... Ce qui m'a le plus fait bondir je l'ai dit, c'est quand ils égrennent comme "arguments" les scores de Ouattara dans tel et tel département du Nord... mais bordel ! 1°/ comment des communistes africains peuvent ignorer la manière dont se passent les élections là-bas, avec le chef de village qui fait voter tout le monde pour "son" candidat ? 2°/ comment peuvent-ils ignorer les conditions "particulières" (voir ci dessus) dans lesquelles s'est déroulé le scrutin au Nord ? Donc, c'est quoi cet argument ???

Le PCRCI je ne connais pas personnellement, mais je sais que c'est le "jumeau" du PCR "voltaïque" (qui a toujours rejeté le nom de fierté africaine Burkina Faso et préféré l'appelation coloniale de Haute-Volta). Le PCRV est un parti essentiellement de profs, d'intellectuels, sans vrai ancrage dans les masses. Il récitent dogmatiquement Hodja, d'une manière bornée qui les fait ressembler à des trotskistes. Ils ont eu une position très ambiguë sur Sankara, une position de trotskistes. Moi, si je fais mienne la critique maoïste de Sankara, je revendique d'avoir du mal avec ses assassins, qui se retrouvent largement derrière les "rebelles", que ce soit Compaoré, Taylor aujourd'hui en taule, les houphouëtistes et bien sûr les réseaux Chirac.

Je condamne totalement les exactions dont a pu faire l'objet le PCRCI, présent sans doute uniquement au Sud, sans quoi il aurait aussi fait l'objet des exactions des "rebelles". Mais je fais un constat : le ni-ni est périlleux dans une situation comme celle-là. On risque de ne pas se faire que des amis... Dans la mesure où la situation de la Côte d'Ivoire, à 60% contrôlée par les "rebelles" de Chirac-Compaoré et le reste par l'armée française et l'ONUCI-CEDEAO, s'apparente à une occupation.

Gbagbo est un salaud, oui. C'est un réformiste tout ce qu'il y a de plus bourgeois, avec des accents chauvins (qu'ils faut toutefois relativiser dans la situation d'un pays dominé). Survie (voir plus haut) ne le défend pas, et je suis globalement proche des analyses du Survie sur les question africaines.
Mais il ne faut pas oublier qu'en tant que communistes français, notre ennemi principal doit être la Françafrique ! Pour des communistes africains aussi d'ailleurs...


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Posté par: Pedro
Posté le: 26 Dec 2010 à 10:41
Je voulais aussi te demander, puisque tu connais bien la CI, ce qu'étaient ces "agoras et parlements populaires" dirigés par un certain IDRISS OUATTARA (étrange vu la description de fascistes anti-dioulas des "patriotes").

AllXS : je voulais dire, pendant la guerre civile 2002-2007. Là, la Françafrique (lire les analyses de Survie) c'était clairement les "Forces nouvelles" et les Américains soutenaient Gbagbo pour faire chier Chirac. C'était un front parmi d'autres, d'une grande guerre continentale pour le contrôle de l'Afrique, de la fin des années 80 au milieu des années 2000. Après la rupture, justement, du "pacte" de la guerre froide, où les Américains "sous-traitaient" à la France la défense du "monde libre" en Afrique.
Il y a eu le Libéria et la Sierra Leone : Françafrique = Taylor et RUF (rebelles sierra-léonais) ; Anglo-saxons = gouvernement sierra-léonais et rebelles libériens (LURD et MODEL). Résultat des courses, 400.000 mort-e-s et des milliers de mutilé-e-s.
Il y a eu bien sûr le Rwanda et le Burundi : Hutu = France, Tutsi = US. Il y a eu le Congo-Kinshasa avec d'abord la France soutenant Mobutu et les Américains Kabila, puis France = Kabila et "rebelles" soutenus pas le Rwanda et l'Ouganda = USA. Il y a eu le Congo-Brazza avec US = Lissouba et France = Sassou. Là, en Afrique équatoriale, on est à 6 millions de morts en comptant le Rwanda. A une époque, il y a eu aussi France = Soudan et US = rebelles chrétiens du Sud... Bref.

Tout ça s'est terminé au milieu des années 2000 avec l'arrivée massive de la Chine. Françafrique et Anglo-saxons se sont alors rabibochés. En CI ça a été les accords de Ouagadougou en 2007, par lesquels le "rebelle" Soro a été imposé comme PM à Gbagbo, et des élections avec victoire de Ouattara à la clé autrement dit, les Anglo-saxons ont laissé la CI à la France. Maintenant ils vont probablement envoyer leurs tirailleurs nigérians de l'ECOMOG, Nigeria totalement contrôlé par la Royal Dutch Shell.

Gbagbo est maintenant certainement soutenu par la Chine, car celle-ci est le moteur des BRIC (auxquels pourraient s'ajouter l'Afrique du Sud), l'Angola est son 1er fournisseur de pétrole etc. Le Liban, c'est parce que les libanais ont pris la place des expat's français après novembre 2004, et sont massivement pro-Gbagbo.

Il a aussi gardé quelques amis au PS. Et puis Evanno et Probst, deux françafricains (de droite) de première qui le soutiennent, représentent à mon avis eux-mêmes et un courant marginal des monopoles impérialistes BBR, qui a surtout intérêt à la stabilité : n'oublions pas que Gbagbo contrôle les ports et la CI "utile"... Ils savent aussi qu'à ce petit jeu les rivaux impérialistes de la France pourraient sortir gagnants. Pour eux (c'est explicite chez Probst et Evanno) la connerie c'était de virer Bédié en 99 (d'un commun accord Chirac-Jospin). Bolloré, il me semblait plutôt qu'il s'était fait niquer par Gbagbo sur des marchés publics, et que c'était une des raisons du coup d'Etat/rébellion de 2002...

Ce qui est sûr c'est que Gbagbo est un bourgeois national qui bouffe à tous les rateliers impérialistes, et qu'il est incapable par sa nature de classe de mener la guerre de libération anti-impérialiste qui s'impose. Mais ce sont les masses et en l'occurrence les masses ivoiriennes qui font l'histoire, pas Gbagbo.


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Posté par: Pedro
Posté le: 26 Dec 2010 à 10:48
JE NE DIS PAS que je soutiens à 100% ce texte, mais il me semble utile au débat. L'UPC est le mouvement de l'insurrection au Cameroun dans les années 50-60, réprimée par une guerre d'extermination de l'aviation bleu-blanc-rouge (400.000 victimes http://www.lanuitrwandaise.net/documents/videos/la-guerre-revolutionnaire,161.html - http://www.lanuitrwandaise.net/documents/videos/la-guerre-revolutionnaire,161.html ) :

Où en est la situation en Côte d’ivoire ?

Après un premier tour le 31 octobre 2010, le second tour du scrutin pour élire le Président de la République de Côte d’Ivoire a eu lieu le 28 Novembre2010. Les deux candidats à ce second tour étaient :

- d’une part Laurent Gbagbo, combattant de très longue date pour la démocratie et la justice sociale, président sortant élu en 2000 pour cinq ans, mais qu’une tentative de coup d’état perpétrée le 19 septembre 2002, foireuse mais non entièrement défaite, a empêché de diriger le pays dans la paix, et de mettre en application le programme que lui-même,  son parti le Front Populaire Ivoirien (FPI) et leurs alliés, avaient présenté au Peuple Ivoirien et qui avait valu à M. Gbagbo d’obtenir la confiance et les suffrages populaires.
- d’autre part Alassane Dramane Ouattara, ancien Directeur (Afrique) du Fonds Monétaire International (Fmi) à Washington dans les années 1980, et ancien Premier Ministre de M. Félix Houphouët-Boigny. Monsieur A.D. Ouattara était Directeur (Afrique) du FMI lorsque, dans la décennie 1980 notamment, cet organisme imposait à tous les pays africains dont le Kamerun, sans regrets ni remords, mais avec une arrogance cynique, les fameux « Plans d’Ajustement Structurel (PAS) » qui valurent au FMI le surnom mérité de « Fonds de Misère Instantanée » attribué par un économiste de talent.


La Marche vers l’élection présidentielle et les résultats
Qu’on soit ou non partisan de Laurent Gbagbo et son parti le FPI, qu’on les déteste ou qu’on les aime, on ne peut nier que la voie vers cette élection présidentielle n’a été ouverte que par des démarches qui, empreintes de patriotisme et de lucidité politique, ont conduit à l’Accord dit de Ouagadougou. Un tel accord était inimaginable en septembre 2002, au lendemain du Coup d’état foireux quoique non entièrement défait ; il était encore inimaginable quelques mois plus tard, lors du traquenard en forêt de Marcoussis, cyniquement monté par les néocolonialistes connus en Afrique et au-delà.

Or donc, les démarches qui ont rendu possible l’Accord de Ouagadougou furent un exemple extraordinaire de courage et de lucidité politiques et, en même temps, de patriotisme de la part de Laurent Gbagbo et ses amis et alliés, qui acceptèrent de former un gouvernement avec ceux là même qui avaient pris les armes contre eux. L’Accord de Ouagadougou a été scrupuleusement respecté et appliqué par Laurent Gbagbo et ses amis. Alors que, dans le même temps, les auteurs de la tentative de coup d’état foireuse quoique non entièrement défaite, ont, avec leurs sponsors, refusé jusqu’à ce jour, le désarmement prévu par l’Accord ! Pourtant, malgré ce fait fondamental, qu’aucun chef d’état au monde n’a jamais accepté depuis la nuit des temps, Laurent Gbagbo et ses amis ont accepté que l’élection présidentielle ait quand même lieu, en comptant sans doute sur la maturité et la lucidité du Peuple et un minimum de bonne foi de leurs compatriotes auteurs de la tentative de putsch .

Le 3 décembre 2010, le Conseil Constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire, organisme qui, selon la Constitution ivoirienne, est juge d’un éventuel contentieux électoral, et a seul le pouvoir de proclamer en dernier ressort les résultats définitifs de l’élection du Président du pays, a déclaré Laurent GBAGBO élu, après examen de requêtes introduites au lendemain du scrutin et des résultats provisoires rendus publics par la Commission Electorale Indépendante (CEI). Signalons que la CEI, à la suite de ses résultats provisoires, avait déclaré Mr Ouattara élu.

Le spectre  des groupes qui réagissent depuis le 3 décembre 2010
A la suite de ces résultats officiels et définitifs légalement proclamés par le Conseil Constitutionnel, l’opinion africaine et mondiale a assisté et assiste à de nombreuses réactions. En dehors de la Côte d’Ivoire, s’est mise en mouvement pour soutenir A.D.Ouattara, une faune bigarrée où  se côtoient tout à la fois, une Union Africaine (UA) pourtant incapable depuis 10 ans, d’appliquer les dispositions de sa propre Charte (article 14 et autres) sur les coups d’état ; une Organisation des Nations Unies (Onu) qui, depuis 50 ans, ne souffle jamais un mot devant les centaines d’élections grossièrement truquées que de nombreux, trop nombreux dictateurs à travers l’Afrique et aussi en Asie, organisent à répétition ; une Union Européenne (UE) en majorité négrière et hypocrite mais toujours prompte à donner des leçons de morale, de droits de l’homme et de démocratie et patati et patata ; sans oublier un gouvernement américain irrésistiblement attiré par les perspectives pétrolières ouvertes par les récentes découvertes d’hydrocarbures en Côte d’Ivoire et au Ghana voisin.
Ce que tout ce monde veut, en dehors de l’UA, c’est imposer à la tête de la Côte d’Ivoire un Président et un gouvernement de béni oui oui qui, comme dans de nombreux pays africains, vont continuer à permettre l’exploitation séculaire des grandes richesses du pays, le blocage du développement des grandes potentialités qu’il recèle, et le maintien du Peuple et notamment la vaillante jeunesse  ivoirienne dans la misère et la pauvreté. Pour sa part, ce que l’UA veut, c’est que les Peuples Africains et en particulier la jeunesse de tout le Continent, oublient que l’Union Africaine est de plus en plus empêtrée dans la voie de l’impotence qui fut celle de la soi-disant Organisation de l’Unité Africaine (Oua) de 1963 à son autodissolution il y a bientôt 10 ans.
A propos de l’Onu, c’est un  devoir patriotique et panafricain le plus strict pour l’Upc, d’informer la jeunesse de tout le Continent, en rappelant à l’opinion africaine que :

1°) C’est cette même Onu qui se fit complice des néocolonialistes français en mars 1959 en refusant  la proposition raisonnable de l’Upc et des autres patriotes kamerunais, d’organiser avant la proclamation de l’indépendance, des élections générales sous la supervision de l’Onu puisque le Kamerun était un pays sous tutelle de l’organisation internationale ! Les néocolonialistes français ne voulaient pas de ces élections puisqu’ils savaient que  l’Upc aurait alors balayé leurs protégés. L’Onu suivit la position des néocolonialistes, ce qui accoucha du monstre politique que le Kamerun vit depuis 50 ans.

2°) C’est cette même Onu qui approuva de fait, en 1960-61, l’accord secret anglo-français de partage des zones d’influence dans  le Kamerun dit anglais et sabota ainsi la réunification de notre pays qui était un des points clés du programme nationaliste, ce qui se traduisit par le rattachement du « Northern Kamerun » au Nigéria à l’issue d’un scandaleux plébiscite où des dizaines de milliers de citoyens nigérians votèrent sans évidemment en avoir la qualité ni le droit. Tout ceci sans que l’Onu dise un seul mot de désapprobation.

3°) C’est cette même Onu qui, appelée au Congo en juillet 1960 par le gouvernement légitime et légal de Patrice Eméry Lumumba pour l’aider à mâter la rébellion katangaise, se fit plutôt le complice cynique de la neutralisation infâme de Lumumba, suivie de l’assassinat crapuleux de ce dernier et de ses compagnons Okito et Mpolo par le groupe de Mobutu, Tschombe, Munongo, Nendaka et d’autres. Dans ces actes odieux, l’Onu était évidemment de connivence avec  toutes les grandes puissances occidentales qui crient depuis le 3 Décembre 2010 contre Laurent Gbagbo et ses amis en Côte d’Ivoire. Et il faut dire clairement que si M. Ban Kin Moon, Secrétaire Général actuel de cette Onu, persiste dans la voie qu’il semble avoir décidé de suivre depuis quelques jours pour plaire aux ennemis de l’Afrique une fois encore coalisés, il ne sera pas facile pour lui d’échapper à la même fin que son prédécesseur Dag Hammarskjoeld en 1960 au Congo. Car il doit savoir qu’en Afrique, chez les Bantu, « les vivants et les morts nous observent et nous jugent » (Félix Roland Moumié).

La signification  profonde de toutes ces prises de position  sur la situation en Côte d’Ivoire, c’est la volonté farouche, jamais démentie depuis au moins 6 siècles, de poursuivre la domination de notre Continent, l’exploitation des peuples africains, l’écrasement de notre jeunesse dans la misère et la pauvreté tout en persistant dans des discours hypocrites sur « la lutte contre la pauvreté » avec la complicité de l’UA et des dictateurs qui pullulent en son sein.

Quelle position pour les patriotes militants africains ?
Face à la situation actuelle en Côte d’Ivoire, devant  les forces puissantes et farouchement déterminées à écarter du pouvoir les patriotes et toutes les forces dévouées au pays et à toute l’Afrique puis à les écraser ensuite, l’heure n’est plus aux attitudes à la Ponce Pilate, à la recherche des « nombreuses erreurs de Gbagbo et ses amis » (qu’elles soient réelles ou purement imaginaires) ; l’heure n’est pas aux attitudes de spectateurs se contentant de « compter les coups provenant de chaque camp ».
Car ne nous y trompons pas : ce qui se joue depuis 10 ans en Côte d’Ivoire et plus encore aujourd’hui, c’est l’avenir de tous nos pays, et de tout le Continent. Comme au Congo en 1960, comme au Kamerun en 1958-61, ce qui se joue, c’est la question de savoir si  oui ou non, des patriotes dans un pays africain, peuvent   prendre le pouvoir et engager ce pays dans la voie de la vraie libération, de la démocratie réelle, du progrès et de la justice sociale véritable et effective, la voie de la satisfaction progressive des aspirations du peuple de ce pays et de tous les peuples africains.
Au nom des upécistes, et convaincu d’exprimer le sentiment de l’ensemble des patriotes conscients de notre pays, le Bureau du Comité Directeur de l’Upc lance un
Appel Solennel à tous les militants progressistes, à tous ceux qui, en Afrique,  se reconnaissent dans les idéaux du  Panafricanisme Révolutionnaire, dans l’héritage historique toujours actuel légué par la multitude des grands héros africains du 20è siècle : Osagyefo Kwame Nkrumah,  Ruben Um Nyobe,  Didan Kimathy,  Barthélémy Boganda,  Ouezzin Coulibaly,  Patrice Lumumba,  Félix Roland Moumié, Ernest Ouandié, Amilcar Cabral, Eduardo Mondlane,  Samora Machel, Hoji ia Henda, Agostinho Neto, Oliver Tambo, Chris Hani, Cheick Anta Diop, Mongo Beti, etc,etc.
L’Upc  les adjure de prendre rapidement et clairement position sur la situation en Côte d’Ivoire, en soutenant Laurent Gbagbo et ses amis et camarades,  le candidat de La Majorité Présidentielle sortante ayant été légalement proclamé élu par le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire.
Depuis le Kamerun, l’Upc appelle spécialement toute la jeunesse à travers tout le Continent, et lui demande d’apporter son soutien multiforme, ferme et fraternel, à la vaillante jeunesse ivoirienne qui a déjà payé très cher son engagement patriotique depuis 8 ans, pour que triomphent les idéaux panafricains d’indépendance et de souveraineté  nationale, de démocratie et de justice sociale
. En 2011, des élections sont aussi attendues au Kamerun, en République Centrafricaine et ailleurs sur le continent. Les donneurs de leçons hypocrites de la soi-disant « Communauté Internationale » autoproclamée vont approuver avec cynisme et hypocrisie tous les tripatouillages déjà entamés auxquels vont se livrer les dictateurs corrompus accrochés parfois depuis plus de 30 ans au pouvoir. Ils enverront des « observateurs impartiaux et neutres, objectifs », qui s’enfermeront dans des hôtels de luxe de Douala, Yaoundé ou ailleurs, puis ils publieront des rapports selon lesquels « certes quelques irrégularités ont été enregistrées ; mais celles-ci sont restées limitées et mineures, et ne furent pas de nature à influencer sérieusement les résultats du  scrutin ». Puis la tragi-comédie reprendra pour 5 ans, 7 ans, 10 ans. L’UA se taira, comme d’habitude.
Aujourd’hui, malgré des difficultés et face à une situation très difficile pour le camp des patriotes véritables en Côte d’Ivoire, les choses ne sont pas confuses du tout. La situation est suffisamment claire pour que chaque Africain puisse se décider et prendre position.
C’est le camp de Laurent Gbagbo et ses amis et leurs alliés, qui incarne des perspectives de marche en avant du Peuple Africain de Côte d’Ivoire et notamment de sa jeunesse ; des perspectives de démocratisation continue du pays, pour laquelle le FPI et ses dirigeants ont vaillamment lutté et subi la répression pendant 30 ans. C’est le camp de Laurent Gbagbo qui représente en Côte d’Ivoire le potentiel le plus solide pour une politique de progrès et de justice sociale. C’est ce camp qui est le camp du vrai passé de lutte et de liberté de l’Afrique, d’un présent de dignité, et d’un futur de souveraineté véritable  de nos peuples et de notre continent : c’est le camp de l’honneur de l’Afrique.
Nous appelons la vaillante et intrépide jeunesse de tout le Continent, les femmes et les hommes de tous les médias d’Afrique, tous les Peuples Africains, à soutenir par tous les moyens à la disposition de chacun, le camp de Laurent Gbagbo et ses amis. Car c’est le camp de l’Afrique éternelle.


Douala, le 5 décembre 2010
Pour le Bureau du Comité Directeur de l’Upc


Docteur Samuel Mack-Kit         
Président de l’UPC    

Professeur Moukoko Priso
Secrétaire Général

Massongo Barnabé Melvin                
Président de la Xe Session                

Mang Louis Marie
Secrétaire de la Xe Session

Tchuanyo Martin                                        
Vice Président                                       

Ekoto Efa Christine
Secrétaire Nationale aux Relations Panafricaines et Internationales

"Laurent Gbagbo, combattant de très longue date pour la démocratie et la justice sociale"
Là c'est un peu idéaliste LOL... On voit qu'ils ne sont pas sur le terrain. Mais le principal n'est-il pas que l'UPC sait particulièrement bien ce qu'une guerre françafricaine veut dire ?

Sinon, pour T34, sais-tu ce que disent les médias "bolivariens" de tout ça ?


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Posté par: Pedro
Posté le: 26 Dec 2010 à 14:16
"http://www.africa1.com/spip.php?article5785"

Juste pour dire que ça confirme mon impression que wikileaks sert l'impérialisme... Le "rôle" prétendu de Gbagbo dans la nomination de Villepin PM est absolument GROTESQUE, et du point de vue général (rapport de force entre un pays dominé et un pays impérialiste...) et du point de vue particulier : à cette époque Chirac n'appelait plus Gbagbo que "le connard".
Le jour où on verra des sous-préfets "présidents" africains désigner le Premier ministre en France, je crois qu'on aura tout vu...
A la rigueur, s'il y a une certaine sympathie de Villepin pour Gbagbo, on pourrait considérer Probst et Evanno comme des porte-paroles de la fraction villepiniste des monopoles.

Tout ça pour conclure que "cela fait douter les diplomates sur le fait que le président Gbagbo a respecté l’accord de paix d’Ouagadougou"... Euh... et les 10.000 ou 15.000 soudards de Soro, ils devaient pas désarmer ?

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Posté par: DOXA
Posté le: 26 Dec 2010 à 21:03
Risque de guerre civile réactionnaire

Le spectre de la guerre civile réactionnaire plane à nouveau sur la Côte d'Ivoire. Les élections présidentielles qui viennent de s'y tenir n'ont pas permis de régler la question du pouvoir. Les deux candidats et leurs camps respectifs se proclament tous deux victorieux. Ces élections imposées par la communauté internationale et acceptées par le président sortant Laurent Gbagbo ne pouvaient se dérouler dans des conditions élémentaires de sérénité. Organisées dans un pays qui porte encore les stigmates de la division depuis 2002 et où stationnent encore des armées étrangères, en particulier la force française Licorne, elles ont été l'objet de nombreuses irrégularités. Gbagbo et le Conseil constitutionnel de Côte d'Ivoire ont beau jeu de contester les résultats dans la partie nord du pays où son rival a frôlé les 100 % dans de nombreux villages. Mais dans la région de "la boucle du cacao" et dans certains quartiers d'Abidjan, c'est l'inverse qui s'est produit. Les seules élections ne permettent de qualifier aucun des deux candidats.

L'isolement de Gbagbo

Certes, Laurent Gbagbo a dû faire face depuis son élection à la présidence en 2000 à de multiples attaques de ses rivaux et à l'hostilité de l'impérialisme français. Le fait qu'il ne fasse pas partie des réseaux de la Françafrique et qu'il le fasse savoir a pu nourrir quelques illusions chez les progressistes, en Côte d'Ivoire, en Afrique et dans le monde. Mais les déclarations tonitruantes et provocatrices ne fondent pas une politique populaire d'indépendance nationale. Tout au plus flattent-elles une partie de l'opinion publique, et en particulier la jeunesse, exaspérée par la présence obsédante des monopoles français et autres et de l'armée française en charge de leur protection. Car les discours n'ont pas été suivis d'actes concrets. Sur le plan économique, il a poursuivi le bradage des services publics et des secteurs les plus lucratifs aux multinationales françaises et internationales. Il a voulu jouer sur les contradictions inter-impérialistes, mais il a fini par mécontenter tout le monde. Surtout, une telle politique ne peut réussir que si elle prend appui sur les travailleurs et sur le peuple. Or, non seulement il a contribué à diviser le peuple en surfant sur le concept mortifère de "l'Ivoirité" initiée par l'ancien président Bédié, mais il a déchaîné ses sbires du FPI contre les véritables patriotes, contre tous ceux qui dénoncent la gabegie, la corruption et le népotisme, contre ceux qui dénoncent l'appauvrissement des travailleurs et les frasques de la bourgeoisie du cacao et du pétrole. Notre parti frère, le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d'Ivoire (PCRCI), pourtant légal, a été une des cibles privilégiées de cette répression : locaux dévastés, dirigeants molestés, emprisonnés et même liquidés. Dans les faits, L. Gbagbo n'a pas affaibli dans son pays l'impérialisme français. Il a contribué à diviser et à appauvrir les travailleurs ivoiriens. Il a ruiné les espoirs que certains mettaient en lui et même la plupart de ses amis du PS lui conseillent aujourd'hui de passer la main ou de s'entendre avec son rival.

Le soutien de la "communauté internationale" à Ouattara

Alassane Ouattara est le candidat rêvé pour l'impérialisme. Il a fait ses preuves. Haut fonctionnaire dans diverses instances internationales, il a été, entre autres, directeur du département Afrique au sein du FMI et, en tant que tel, chargé de l'élaboration et de l'application des "plans d'ajustement structurel" qui ont largement contribué à bloquer le développement des pays africains et à les ouvrir encore plus à l'appétit des monopoles. Le peuple ivoirien n'a pas oublié que son passage au poste de premier ministre d'Houphouët-Boigny a été marqué par une féroce politique d'austérité et des arrestations massives de syndicalistes ouvriers et étudiants ainsi que des opposants politiques. Choyé et conseillé par l'impérialisme américain, par la Françafrique et par les organismes financiers africains et internationaux, il a pris la tête d'une coalition hétéroclite avec le PDCI de Bédié, celui-là même qui lui avait interdit la nationalité ivoirienne et donc le droit de se présenter comme candidat. Aujourd'hui, il a été rejoint par Guillaume Soro, ex-premier ministre de Gbagbo et ancien chef de la rébellion des Forces nouvelles qui a coupé le pays en deux en 2002. Tout cet assemblage se réclame de l'héritage du "vieux" et a pris le nom de "Rassemblement houphouétiste pour la démocratie et la paix". La Commission électorale indépendante l'a proclamé vainqueur, relayée avec empressement par l'ONU, par les USA, par la France et par les pays de l'UE puis par la plupart des pays africains. Il y a quelque ironie à entendre un Bongo donner des leçons de démocratie aux candidats et vanter le déroulement des élections. Il est vrai que dans ce domaine, il s'y entend ! A l'heure où nous écrivons, beaucoup d'incertitudes et d'inconnues planent sur la situation réelle dans le pays. Pour notre Parti, aucun des candidats n'est à même d'assurer au peuple ivoirien un avenir de progrès social et d'indépendance nationale. Mais la condition première pour y parvenir est d'empêcher aujourd'hui le déclenchement de la guerre civile et l'explosion du pays. C'est pourquoi nous dénonçons les ingérences impérialistes et apportons notre soutien au peuple ivoirien et aux forces progressistes qui combattent la division et l'incitation à la guerre civile réactionnaire.

[Source : http://www.pcof.net/]


Posté par: Pedro
Posté le: 26 Dec 2010 à 22:35
"Le fait qu'il ne fasse pas partie des réseaux de la Françafrique et qu'il le fasse savoir a pu nourrir quelques illusions chez les progressistes, en Côte d'Ivoire, en Afrique et dans le monde. Mais les déclarations tonitruantes et provocatrices ne fondent pas une politique populaire d'indépendance nationale"

Oui, c'est clair ! Cela dit, Gbagbo s'est toujours affiché comme un proche du PS, en particulier des ex-PSU, il n'a donc jamais fait illusion pour des communistes...
Mais la question n'est pas là. La question est que dans les semaines qui viennent il va y avoir une invasion impérialiste de la Côte d'Ivoire (et non une guerre civile !), même si c'est par tirailleurs ECOMOG interposés.
Dans cette perspective ON FAIT QUOI ?

Et "Laurent Gbagbo a dû faire face depuis son élection à la présidence en 2000 à de multiples attaques de ses rivaux et à l'hostilité de l'impérialisme français" c'est encore une fois un peu court pour décrire les exactions des "gentils" rebelles, et leurs connexions qui remontent trèèèès loin dans la tragique histoire récente de l'Afrique... qui remontent à la mort de Sankara en fait (mais c'est vrai que le "parti frère" du PCOF ne l'aimait pas beaucoup). Pourtant, les documents (de Survie et autres) sur la question pullulent... Y aurait-il comme une retenue à dévoiler "l'impérialisme profond" tricolore ?

J'ai une question con aussi : si demain le très "pro-BRIC" Mélenchon se met à soutenir Gbagbo... que va faire le PCOF ? LOLLOLLOL


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Posté par: Pedro
Posté le: 27 Dec 2010 à 22:24
Un autre point de vue, de la gauche anti-impérialiste du Tchad (en PDF) :
http://www.afriquesenlutte.org/IMG/pdf/Tchad_CPActuspr_Cote_d_Ivoire4.pdf - http://www.afriquesenlutte.org/IMG/pdf/Tchad_CPActuspr_Cote_d_Ivoire4.pdf

Beaucoup, là encore, de gbagboïsme idéaliste... Mais un bon aperçu des sentiments des masses de gauche africaines, et un rappel intéressant de quelques vérités et quelques pourquoi du comment...


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Posté par: T 34
Posté le: 29 Dec 2010 à 22:07

Côte d'Ivoire: des intellectuels contre le recours à la force

Une trentaine d'intellectuels, surtout français et africains, ont appelé mercredi dans http://www.humanite.fr/29_12_2010-la-lettre-ouverte-pour-enrayer-la-menace-de-guerre-461001 - une lettre ouverte à "enrayer la menace de guerre" qui pèse sur la Côte d'Ivoire, rejetant toute intervention armée dans ce pays en crise, un mois après l'élection présidentielle.

Ces intellectuels, parmi lesquels le sociologue suisse Jean Ziegler, le politologue français Michel Galy, l'écrivain d'origine camerounaise Calixthe Beyala et l'auteur malienne Aminata Dramane Traoré, se déclarent "profondément convaincus qu'une intervention militaire en Côte d'Ivoire serait de nature à aggraver une situation qui est suffisamment tragique, et plongera à coup sûr le pays et la sous-région dans la tourmente".

Le texte est aussi signé par l'un des plus proches soutiens de Laurent Gbagbo en France, Guy Labertit, ancien délégué pour l'Afrique du PS.

"Les signataires de la présente lettre ouverte en appellent aux opinions publiques de toutes les nations et aux gouvernements de tous les pays épris de démocratie, de paix et de liberté, afin d'enrayer la menace de guerre qui plane sur ce pays", poursuivent-ils.

La Côte d'Ivoire est en crise après le refus du président sortant Laurent Gbagbo de céder sa place à son rival Alassane Ouattara, reconnu victorieux de l'élection présidentielle du 28 novembre par la communauté internationale.

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) envisage d'aller jusqu'à renverser militairement M. Gbagbo s'il ne cède pas sa place, alors que les violences post-électorales ont fait au moins 173 morts, essentiellement des partisans de Ouattara, selon les Nations unies.

"L'histoire de l'Afrique de l'Ouest et de la Côte d'Ivoire montre qu'une telle intervention à Abidjan se traduirait par une résistance civile et des actions sanglantes devant une armée d'occupation; puis certainement des massacres urbains entre Ivoiriens et/ou entre Ivoiriens et étrangers", mettent en garde les signataires, qui appellent à une "solution pacifique".

http://www.humanite.fr/29_12_2010-c%C3%B4te-divoire-des-intellectuels-contre-le-recours-%C3%A0-la-force-461000 - Source


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Patria socialismo o muerte

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Posté par: Guests
Posté le: 30 Dec 2010 à 13:27
 Le doute s’installerait-il à droite ? Est-ce une élucubration de plus de Didier Julia ou une réelle ligne de fracture au sein de la bourgeoisie ?

 

Didier Julia, député UMP de Seine-et-Marne : « Le fait pour la France de s'identifier à la position américaine, qui est anti Gbagbo, parce qu'ils n'ont jamais pu conquérir les marchés de Côte d'Ivoire, ce n'est pas une position gaulliste. »

(…)

Didier Julia, député UMP de Seine-et-Marne et membre de la commission des affaires étrangères, nous a fait savoir qu'il a sondé ses collègues et que 30 à 40% d'entre eux commençaient à changer de ligne. Il a décidé de briser la chape de plomb et il a accordé son premier entretien sur cette affaire à Kernews, mardi 28 décembre, au micro de Yannick Urrien. [Je sais, ledit Yannick n’est pas vraiment communisteWink…]

(…)

Alors, quelles seront les conséquences de cette affaire ivoirienne ?

J'ai dit à Michèle Alliot-Marie que si nous continuons dans cette voie, les Français seront tous remplacés par les Chinois, les Brésiliens, les Indiens, et la France disparaîtra de l'Afrique. C'est très dommage. J'ai aidé le président Sarkozy à être élu, je soutiens son action réformatrice très méritante en France, mais je ne peux pas suivre une politique mondiale lorsqu'elle met en cause l'influence et la crédibilité de la France dans un continent, surtout l'Afrique, qui est le continent d'avenir. En 2050, l'Afrique sera plus peuplée que la Chine. C'est un continent en pleine expansion économique, qui est en train de s'organiser, dont les ressources sont considérables, et c'est vraiment un continent d'avenir. La France risque de se couper pendant longtemps d'un pays d'avenir. Si cela s'amplifiait, ce serait une grave régression.

Bien sûr, je n’ai sûrement pas la même conception des liens à avoir avec ce "pays d’avenir"…

Je ne fais pas de publicité, mais si vous soulez la source passez par El diablo...




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Posté par: Pedro
Posté le: 30 Dec 2010 à 15:20
Point de vue des Communistes algériens sur la situation en Côte d’Ivoire

Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme

Halte à l’ingérence impérialiste dans les affaires intérieures du peuple de la Côte d’Ivoire! Dehors les troupes étrangères ! Solidarité avec la lutte des patriotes et des progressistes ivoiriens pour briser les chaînes du néo-colonialisme !

Les grandes puissances impérialistes, USA et France, ont décidé d’imposer leur marionnette Allassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire. Elles n’hésitent pas à pousser ce pays sur les chemins de la guerre civile pour le maintenir par la force sous leur contrôle.

La machine médiatique internationale de propagande et de mensonges bien rodée depuis des décennies a été mise en route pour faire croire sans aucune preuve incontestable que les dernières élections présidentielles auraient été remportées par leur candidat préféré. Les puissances impérialistes s’appuient sur les résultats concoctés par une Commission électorale dite indépendante mais en réalité composée dans son écrasante majorité de représentants de forces politiques soutenant Ouattara. Elles veulent se débarrasser de Bgagbo devenu incontrôlable par sa tendance à chercher à exploiter leurs contradictions inter-impérialistes.

A travers son soutien à Ouattara et outrepassant son mandat en Côte d’Ivoire, l’ONU montre ouvertement et une fois de plus qu’elle est devenue depuis la disparition du camp socialiste un instrument de repartage du monde en zones d’influence et de domination des pays impérialistes.

L’Union européenne affiche encore une fois sa nature de bloc impérialiste qui s’entend avec l’impérialisme américain, malgré leurs contradictions, quand il s’agit de faire front pour écraser toute tentative de remettre en cause le brigandage organisé par l’ordre impérialiste mondial.

Le FMI et la Banque Mondiale décident de leur côté de ne reconnaître que le président élu soi-disant démocratiquement. Cet argument est d’une hypocrisie sans borne quand on se rappelle que la FMI avait débloqué sans hésitation plus d’un milliard de dollars en faveur de la junte militaire du Honduras à la botte des USA quelques semaines à peine après qu’elle eut renversé le président Zelaya démocratiquement élu et désireux d’émanciper son pays de la tutelle militaro-politique américaine.

La palme de la surenchère dans l’hypocrisie doit revenir au président de la Cour Pénale internationale qui menace bruyamment de poursuivre Laurent Gbagbo pour "crimes contre l’humanité". Les peuples ne l’ont jamais entendu adresser des avertissements semblables aux dirigeants israéliens lors des grands massacres de décembre 2008 à Gaza, ou aux dirigeants US pour les centaines de milliers d’Irakiens tués à la suite de leur occupation de l’Irak, ou encore aux responsables colombiens coupables de l’assassinat de milliers de progressistes.

Dans ce concert de vociférations, de menaces, d’injonctions et de pressions pour faire rentrer dans le rang la Côte d’Ivoire, le président de l’ancien Etat colonisateur a renoué de façon fracassante avec la vieille mentalité colonialiste en sommant Gbagbo de quitter le pouvoir "avant la fin de la semaine"!

Ces ingérences scandaleuses dans les affaires internes d’un pays souverain montrent que la volonté d’introniser Ouattara s’inscrit dans un scénario minutieusement élaboré. La prétendue Commission électorale indépendante n’en a été qu’une pièce destinée à couvrir d’une fausse légalité le choix arrêté par les grandes puissances impérialistes avant même le déroulement des élections.Qui plus est, les régions où Ouattara se targue d’avoir obtenu le plus de voix sont des régions livrées aux intimidations et à l’arbitraire des "Forces nouvelles" soutenues par l’impérialisme français.

Quelle que soit l’opinion que l’on peut se faire des manoeuvres, des louvoiements et des objectifs de Gbagbo depuis plus de 20 ans, ce qui apparaît c’est que des peuples de plus en plus nombreux en Afrique ne supportent plus les liens néo-coloniaux basés sur la dépendance, l’arriération économique et la misère. Ils n’acceptent plus ni les dictatures ouvertes ni celles qui se camouflent sous la démocratie de façade - si chère à la sociale-démocratie - et mises en place par les bourgeoisies compradores et l’impérialisme pour perpétuer le pillage de leurs richesses et du fruit de leur travail.

L’affrontement qui oppose une grande partie du peuple ivoirien à l’impérialisme pose le problème crucial de la solidarité avec les forces qui luttent pour l’indépendance réelle de leur pays et veulent mettre fin aux rapports d’exploitation et de pillage instaurés depuis des décennies.

Il est clair que dans ce combat pour que les peuples d’Afrique profitent de leurs richesses naturelles et s’en servent comme moyen de développement et de progrès, les anti-impérialistes se mettent du côté des forces qui veulent briser les chaînes de la dépendance. La question de savoir qui a véritablement remporté les élections devient secondaire quand on sait que les partisans de la perpétuation des rapports de domination disposent d’un puissant soutien financier et médiatique de la bourgeoisie impérialiste qui leur permet d’acheter les voix, d’influencer le choix des électeurs, de diviser les classes et couches laborieuses, d’intimider de larges catégories et forces sociales, de falsifier les résultats électoraux, de répandre les mensonges à l’appui de leurs manoeuvres pour écarter ceux qui les dérangent et installer des dirigeants à leurs bottes. Les résultats de ces élections ne sont pas un critère absolu pour définir la position des forces anti-impérialistes en Afrique et dans le monde surtout quand de grandes masses du pays se mettent en mouvement pour tourner la page du néo-colonialisme, quels que soient les calculs et les limites politiques des dirigeants qui refusent de se plier à la brutalité des impérialistes.

Dans tous les cas, c’est au peuple ivoirien de décider souverainement de son destin. Il n’a pas besoin de l’intervention des forces impérialistes étrangères pour désigner démocratiquement ses dirigeants, ni de leurs pseudo observateurs pour "labelliser" les résultats du scrutin électoral. Jamais et nulle part l’impérialisme n’est intervenu pour apporter la liberté et la démocratie. Partout où il intrigue et débarque ses troupes, il n’apporte que guerre civile, ruine et malheurs. Son seul objectif est de placer des marionnettes autochtones dévouées aux intérêts de la grande bourgeoisie financière.

C’est aux peuples, à leurs forces progressistes et anti-impérialistes de décider de la conduite de leurs luttes pour instaurer, sans intervention extérieure, un régime démocratique au service de leurs intérêts légitimes.

Les peuples doivent exiger le départ des troupes françaises et celles de l’ONU qui a montré sa partialité en soutenant Ouattara, valet du néo-colonialisme et homme du FMI dont les injonctions depuis 20 ans ont plongé la Côte d’Ivoire dans une grave régression économique et sociale.

Les communistes algériens dénoncent le silence du gouvernement algérien et la coalition présidentielle "islamo-nationaliste" qui refusent de condamner les ingérences étrangères dans les affaires internes du peuple ivoirien ou d’empêcher l’instrumentalisation de l’Union africaine par les dirigeants africains à la botte du néo-colonialisme. Ils dénoncent la diffusion de la propagande pro impérialiste par la télévision algérienne, la presse gouvernementale et par la presse privée qui, à de très rares exceptions, reprend avec zèle les mensonges fabriqués par les tenants de la Françafrique pour diaboliser les patriotes de la Côte d’Ivoire et faire l’apologie des hommes de main des puissances étrangères.

Ils dénoncent le silence des partis institutionnels dits démocratiques face à cette offensive néo-coloniale sans précédent pour terroriser les peuples et leur imposer des dirigeants dociles.

L’Alliance nationale républicaine (ANR) ne dit mot. Le Collectif des Citoyens pour la Défense de la République se tait lui aussi. Son porte-parole s’était rendu il y a deux ans auprès de l’ambassadeur des USA pour lui "expliquer" soi-disant le sens du combat de son organisation contre le pouvoir et obtenir l’appui de cette puissance impérialiste.

Le Front des Forces Socialistes, membre de l’Internationale socialiste dont un de ses hommes illustres -Dominique Strauss-Kahn, DG du FMI- s’emploie à étrangler la Côte d’Ivoire, n’envisage la lutte pour changer de régime que dans le soutien des grandes puissances impérialistes et non dans le travail en direction des masses populaires sur la base d’une alternative démocratique et anti-impérialiste de progrès.

Les chefs du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie ne peuvent que garder le silence s’ils ne veulent pas perdre le soutien des néo-colonialistes français décidés à provoquer une situation de fragmentation de l’Algérie qui leur permettrait un jour de prendre le contrôle de ses zones pétrolières.

Des hommes complètement coupés de leur peuple comme les dirigeants du RCD ne se voient à la tête de l’Algérie qu’avec l’appui et la bénédiction des dirigeants impérialistes américains et français, comme cela été dévoilé dans certains "câbles" non démentis de Wikileaks. Leur carte de visite politique internationale est écrite avec une encre chargée de haine à l’encontre des principaux dirigeants patriotiques des années 1970 quand l’Algérie nationalisait les richesses monopolisées par les sociétés françaises pour se développer et se tenait fermement du côté des peuples en lutte pour leur libération nationale.

Les communistes algériens espèrent que les progressistes ivoiriens trouveront la capacité de s’unir face à la Sainte-Alliance impérialiste, sauront éviter les pièges des divisions tribales dans lesquelles le colonialisme a toujours excellé pour asseoir sa domination, feront preuve de fermeté en encourageant la mobilisation des masses populaires et en s’appuyant sur elle pour résister aux pressions extérieures.

Ils en appellent au développement de la solidarité de toutes les forces anti-impérialistes et de progrès en Algérie, en Afrique, en France et partout dans le monde avec la lutte du peuple ivoirien pour son indépendance véritable et une démocratie au service de ses intérêts fondamentaux.

Ils sont convaincus que cette solidarité favorisera l’instauration de véritables liens de coopération, débarrassés de toute velléité néo-coloniale, entre les peuples africains et les travailleurs français, souffrant les uns et les autres de la même domination exercée en France comme en Afrique par une oligarchie arrogante, celle des grands groupes financiers exploiteurs, tels que ceux de Bolloré, Bouygues, Areva, etc.

PADS 25 décembre 2010

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article112031


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http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf


Posté par: Pedro
Posté le: 30 Dec 2010 à 15:37
@Babeuf : Julia, comme Probst, Evanno ou encore LE PEN, expriment surtout je pense une nostalgie de l'époque Houphouët, de sa "stabilité" : le "temps béni des néo-colonies". Ça transparaît pas mal dans leur discours. Comme dans celui de Lugan d'ailleurs, qui se félicite qu'avec l'alliance "nordiste-baoulé" (Bédié-Outtara) on ait retrouvé la "formule magique" houphouëtiste (il a aussi la franchise fasciste de dire que Gbagbo c'est "l'électorat dé-tribalisé d'Abidjan", pour le regretter bien sûr).

Finalement, et ça transparaît bien dans leur discours, la connerie c'était le coup d'État de Noël 99, avalisé par Chirac et Jospin. Et maintenant, ça va à nouveau être la merde et ils veulent éviter ça : c'est la ligne de la "solution négociée" que porte aussi, dans une autre tonalité, Villepin. Pour eux il faut tenir compte que Gbagbo tient la CI "utile" (portuaire, pétrolière et cacaoyère) où vivent 15.000 ressortissants tricolores. Un certain nombre de multinationales BBR s'étaient très bien accommodées de la "cohabitation forcée" de Gbagbo avec un gouvernement PDCI-RDR-"rebelles" depuis 2005... Ils voudraient maintenir ce statu quo.
Ils se disent aussi que si c'est le Nigéria (= Royal Dutch Shell, = les Anglo-saxons) qui viennent mettre ADO sur le trône, c'est les Anglo-saxons qui vont tirer les marrons du feu. Et si Gbagbo s'en sort gagnant, ce sera les Chinois, les Russes, les capitaux arabes du Golfe ou libanais...

Mais globalement, je pense qu'on (aussi bien les pro-Outtara pour dire "voyez les soutiens de Gbagbo" QUE LES PRO-GBAGBO) leur donne trop d'importance... Ce sont des hommes d'un autre siècle pour ne pas dire d'un autre monde. Des nostalgiques de la "bonne vieille Françafrique" du pacte Dawls-Foccart, de la "bonne vieille politique arabe" avec Julia qui préside les "amitiés frano-irakiennes". Ils ne comprennent pas que nous sommes entrés dans la phase terminale de la crise, comme en 29, et dans une guerre mondiale rampante et non déclarée...

Pour vous dire franchement : le FN est devenu un danger cette année avec Marine Le Pen. Jusque là, avec un dinosaure comme JMLP, il n'a jamais séduit les monopoles et donc jamais connu le succès de ses homologues européens (tous plus ou moins au pouvoir aujourd'hui)...




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http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf


Posté par: T 34
Posté le: 31 Dec 2010 à 22:50

Gbagbo recrute Roland Dumas et Jacques Vergès

Deux célèbres avocats français, l'ancien ministre Roland Dumas et Jacques Vergès, vont défendre Laurent Gbagbo, chef d'Etat ivoirien contesté et ont lors de leur visite jeudi à Abidjan dévoilé leur stratégie: feu sur la France et la "fraude".

Arrivés un peu plus d'un mois après l'éclatement de la crise née de la présidentielle du 28 novembre, l'ex-ministre socialiste des Affaires étrangères et le sulfureux ténor du barreau ont été reçus pendant environ une heure et demie par M. Gbagbo au palais présidentiel. A la sortie, Jacques Vergès, 85 ans, connu pour avoir défendu l'auteur d'attentats vénézuélien Carlos ou le dictateur serbe Slobodan Milosevic, a défendu l'homme fort d'Abidjan. M. Gbagbo "est devenu un symbole" car il "représente une Afrique nouvelle, une Afrique qui ne s'incline pas", "et c'est ça qui est intolérable pour les dirigeants français", a-t-il lancé devant la presse.

Roland Dumas, 88 ans, a expliqué que les deux avocats allaient "s'occuper" de la crise post-électorale. "Nous allons faire un Livre blanc et puis nous allons prendre la défense des autorités en place". "Plus nous avançons, (...) plus nous savons qu'il y a eu des fraudes au deuxième tour des élections", a-t-il souligné. Selon l'ancien ministre, reprenant le discours du camp Gbagbo, elles sont survenues "dans des secteurs contrôlés" par Alassane Ouattara, reconnu président sur le plan international mais dépourvu de l'essentiel des leviers du pouvoir et retranché dans un hôtel d'Abidjan.

Roland Dumas et Jacques Vergès étaient conduits à l'hôpital militaire d'Abidjan par une avocate de choc de Laurent Gbagbo, la présidente des "femmes patriotes", Geneviève Bro Grébé. L'Onuci, dont M. Gbagbo veut le départ, "a poussé le bouchon très loin, jusqu'à aller tirer sur des personnes aux mains nues", a-t-elle accusé, promettant des "suites judiciaires".

La mission onusienne a réfuté avoir tiré sur la foule et évoqué des tirs de sommation alors que ses Casques bleus étaient encerclés. Elle a exprimé "son indignation devant les manoeuvres de la RTI destinées à inciter une partie de la population à la haine".

http://www.humanite.fr/31_12_2010-gbagbo-recrute-roland-dumas-et-jacques-verg%C3%A8s-461121 - Source


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Posté par: Guests
Posté le: 03 Jan 2011 à 14:55
Si ces deux là lisent le forum et ce topique, Bagbo à toutes ses chances ! Big%20smile
 
Plus sérieusement où étaient les grands démocrates lors du putch au Honduras ? 


Posté par: Pedro
Posté le: 06 Jan 2011 à 23:25

http://servirlepeuple.over-blog.com/article-cote-d-ivoire-article-de-survie-64440390.html - Côte d'Ivoire : article de Survie

 

http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://survie.org/billets-d-afrique/2011/198-janvier-2011/article/cote-d-ivoire-elections-piege-a-c - Survie France

 

[Notes de Servir le Peuple] - Les passages soulignés le sont par SLP.

 

Qu’on ne s’y trompe pas, les victimes de cette élection ne sont pas à chercher du côté des candidats. Tout porte à croire que chaque camp préparait depuis longtemps le troisième tour. Celui dans lequel s’opposent actuellement Gbagbo et la « communauté internationale ».

Mais c’est bien la population ivoirienne, à qui l’on servait depuis 2007, que la présidentielle allait clore la crise, qui se retrouve otage d’une situation politique binaire et violente. Les positions sont tranchées et les moyens mis en avant extrémistes.

De Marcoussis aux isoloirs, huit ans de statu-quo militaire, de tensions toujours entretenues, de régression sociale et de marginalisation de la société civile. Huit ans ponctués d’accords politiques de dupes, de reconduction des contrats aux Bouygues et Bolloré. Huit ans dont le bilan le plus marquant est celui des exactions. Celles des rebelles, celles des milices et paramilitaires loyalistes, ou celles des soldats français.

On se souvient de Michel de Bonnecorse, conseiller de Chirac pour l’Afrique, sortant, en janvier 2007, d’une audience avec Blaise Compaoré, le président burkinabé. C’était quelques semaines avant les accords de Ouaga qui firent du leader rebelle, Guillaume Soro, le premier ministre de Gbagbo [ça alors !]. http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://survie.org/billets-d-afrique/2007/157-avril-2007/article/cote-d-ivoire-ouaga-laurent-gbagbo - Bonnecorse annonçait (Billets n°157) un règlement de la crise seulement à l’issue des élections  : « Le but des pays raisonnables est qu’il y ait des élections libres et honnêtes en octobre, ce qui donnera un président légitime qui sera soit élu, soit réélu, et c’est à ce président de mettre un terme à cette crise. »

Il sous-entendait des élections sans réunification du pays et sans désarmement des rebelles. Au lendemain des accords de Ouaga, la rumeur annonçait Gbagbo tranquille jusqu’en 2010. Bonnecorse et la rumeur ont eu raison. Dans son http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-france-pyromane - communiqué de presse du 23 décembre, « Côte d’Ivoire : la France pyromane ne doit pas jouer au pompier » , Survie constatait donc la « responsabilité de la diplomatie française dans l’impasse » actuelle. Rappelant plus particulièrement la tuerie de novembre 2004, l’association Survie réclamait de la France « le retrait de son opération militaire au profit de troupes internationales sous commandement onusien.  » [Illusion totale de Survie sur la nature http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://www.congonline.com/Forum1/Forum04/Ramazani02.htm - impérialiste de l'ONU]

Par ailleurs, le descriptif du Programme d’appui au processus électoral impulsé par l’UE au travers du PNUD annonçait : « Pour les prochaines échéances électorales, il est à prévoir que le problème de confiance se posera avec une acuité encore plus grande et exigera le recours à des pouvoirs décisionnels exceptionnels pour contrecarrer l’incapacité d’atteindre des consensus politiques en temps utile. »

De 2006 à aujourd’hui, deux programmes se sont succédé, au bénéfice principalement de la Commission électorale Indépendante (CEI) pour des montants de 58 et 75 millions de dollars. Les organisations de la société civile en ont aussi bénéficié, dans une moindre mesure.

La résurrection du vieux parti d’Houphouët-Boigny ?

Fin 2010, c’est enfin l’heure du vote pour les Ivoiriens. Le premier tour a vu la mise à la retraite de l’ancien président Henri Konan Bédié, héritier du vieux parti unique (PDCI) d’Houphouët- Boigny.

L’entre-deux tours a vu la réactivation de l’accord politique scellé à Paris en 2005 réconciliant Ouattara et Bédié pour défaire Gbagbo au second tour. Oublié, le fait que le second instrumentalisa l’ivoirité, dans les années 1990, pour écarter le premier de l’arène politique. Le PDCI et le RDR de Ouattara, né d’une scission PDCI, se retrouvent artificiellement réunis au sein du nouveau parti Houphouëtiste, le RHDP.

Commission électorale non indépendante contre Conseil constitutionnel aux ordres

La composition de la CEI a été fixée par l’accord de Pretoria de 2005, qui se réfère aux signataires de l’accord de Linas-Marcoussis. Ces derniers accords rassemblaient trois mouvements rebelles – qui rapidement n’en firent plus qu’un –, quatre partis aujourd’hui rassemblés au sein du RHDP, le FPI de Gbagbo, et deux partis plus ou moins associés à Gbagbo. Compte tenu de son alliance réussie avec les rebelles et les Houphouëtistes, la CEI est très majoritairement favorable à Ouattara. Pour compenser sa composition partisane, les décisions de la CEI doivent être prises par consensus. Début 2010, Gbagbo avait obtenu la démission de la CEI après des manoeuvres douteuses de son président lors de la constitution des listes électorales. Le camp présidentiel avait tenté en vain de changer la distribution des cartes. À peine évoquée, l’idée d’y faire entrer la société civile avait avorté.

En revanche, le Conseil constitutionnel, calqué sur le modèle français, est contrôlé par le camp Gbagbo. Le scénario qui a mené au bicéphalisme actuel est le suivant : alléguant des fraudes, les membres de la CEI favorables à Gbagbo ont bloqué tout consensus sur les résultats du second tour. Le porte-parole de la CEI – issu des rebelles – tenta de passer outre et voulu annoncer des résultats régionaux. Devant les caméras, il en fut empêché par deux autres membres. Après trois jours de blocage, le Conseil constitutionnel prit le dossier en main. Avant que ce dernier ne se prononce, Youssouf Bakayoko, le président de la CEI, se rendit à l’hôtel du Golf, d’où il déclara Ouattara vainqueur. Le lendemain, le Conseil constitutionnel invalida le scrutin dans sept départements et déclara Gbagbo vainqueur.

La question de la fraude

Les chiffres de la participation ont alimenté les soupçons de gonflement des suffrages. La bonne participation annoncée le jour du vote (estimée entre 65% et 70%) est devenu excellente quelques jours plus tard avec les chiffres de la CEI (84% au premier tour, 81% au second). Six départements auraient connu un bond de participation entre les deux tours de 6 à 9,5 points, atteignant de 87% à 94% de participation au second tour. Tous ces départements, contrôlés par les rebelles, ont accordé leurs faveurs à Ouattara. Dans son rapport sur le second tour, la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI) a regretté de ne pas pouvoir confronter ses données avec les procès verbaux recueillis par la CEI. Pour aller dans ce sens, il faut noter que la confrontation des données régionales ou nationales est insuffisante. Dans le même ordre d’idée, le nombre d’observateurs (100 observateur de l’UE, 1000 de la CSCI) devrait être accompagné de leur répartition sur le territoire, surtout dans le cas ivoirien. On sait par exemple que les renforts militaires de l’ONUCI, arrivés du Libéria pour les élections, se sont concentrés dans les zones où la mixité ethnique est la plus forte : Abidjan, Bouaké et les régions de l’ouest et du centre-ouest.

La « République du Golf »

Depuis les accords de Marcoussis, l’hôtel du Golf, où résident les ministres issus de la rébellion, est sécurisé par les casques bleus. Lorsque Bakayoko s’y rend, Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Guillaume Soro, le représentant du secrétaire général de l’ONU et les ambassadeurs français et américain s’y trouvent déjà. Ces derniers lui promettent protection jusqu’à l’aéroport, en échange de la proclamation de résultats. Bakayoko annonce la victoire de Ouattara devant les caméras occidentales avant de s’envoler pour Paris.

Depuis, Ouattara et Soro vivent dans l’hôtel, véritable enclave sous protection de l’ONUCI et des militaires rebelles. Leur stratégie pour obtenir le départ de Gbagbo a connu trois phases. La première fut l’appel à leur partisans avec, le 16 décembre, un mot d’ordre lancé pour « libérer la RTI [Radio Télévision ivoirienne]  », qui s’est transformé en mot d’ordre de grève – peu suivi, sauf dans les transports. La seconde est la demande aux institutions internationales de geler les comptes de l’État ivoirien, de sanctionner l’entourage de Gbagbo et de ne plus reconnaître les ambassadeurs nommés par Gbagbo. Et finalement, l’appel à une intervention militaire étrangère pour déloger Gbagbo.

La mobilisation des jeunes patriotes

On note dans le gouvernement de Gbagbo la présence de Charles Blé Goudé, le « général » auto-proclamé des « jeunes patriotes ». Blé Goudé organise des meetings dans certains quartiers d’Abidjan pour mobiliser contre Ouattara, Soro, l’ONUCI, Licorne. Sans appeler directement à la violence, il dérape volontiers, annonçant un génocide à venir perpétré par les « forces impartiales », appelant des manifestations « à mains nues » à déloger par tous les moyens Soro, ses rebelles de la « République du Golf » et les « forces impartiales ».

Il appelle en même temps à ne pas s’en prendre aux résidents français, ni à leurs entreprises. Blé Goudé espère montrer, en mobilisant les foules, que Gbagbo est indélogeable.

Les deux visages d’Abidjan

Il existe actuellement deux visages d’Abidjan. La capitale ivoirienne est fortement divisée, comme le montrent les chiffres acceptés par les deux parties, même s’ils sont légèrement à l’avantage de Gbagbo avec 52% des suffrages exprimés et 83% de participation au second tour. D’une part, les quartiers huppés et une partie des quartiers populaires ont majoritairement voté Gbagbo [L'ascension de Gbagbo, comme l'émergence du "bolivarisme" en Amérique du Sud ou de l'AKP en Turquie, est liée à l'émergence d'une nouvelle bourgeoisie voulant un "capitalisme national indépendant". Mais il ne faut pas oublier que cette bourgeoisie représente au maximum 5% de la population d'Abidjan ! L'assise de Gbagbo est largement http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://www.lefigaro.fr/international/2011/01/05/01003-20110105ARTFIG00670--abidjan-les-patriotes-de-gbagbo-gardent-confiance.php - populaire (et désethnicisée)]. Les autres sont, depuis la manifestation du 16 décembre, sous l’étroite surveillance des « corps habillés » – policiers, gendarmes, paramilitaires... – restés fidèles à Gbagbo. La journée du 16 a enregistré entre vingt et trente morts selon les deux camps. À en croire l’ONU, un mois après le second tour, le bilan serait proche de 173 morts, principalement parmi les partisans de Ouattara. La peur règne dans les quartiers Dioulas. Des informations inquiétantes circulent, faisant état de barrages tenus par des paramilitaires anglophones, d’enlèvements de nuit. Le 19 décembre, un charnier aurait été découvert près d’Abidjan. L’ONU n’a pas encore pu se rendre sur place.

Soro et Choi, le représentant de l’ONU, évoquent des escadrons de la mort à la solde de Gbagbo, des mercenaires angolais, libériens ou sierra-léonais. Le diplomate français, Alain Le Roy, chef du département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, a confirmé la présence de mercenaires libériens.

Retour à la case CPI ?

Comme en 2003, la possibilité de traduire Gbagbo et son entourage devant la justice internationale est évoquée. La liste des crimes impunis en Côte d’Ivoire est longue, tant de la part des loyalistes que des rebelles. Mais jusqu’ici les menaces d’inculpation sont restées au stade du chantage diplomatique.

Début 2003, les médias français se sont fait l’écho d’une enquête en cours liant l’entourage du président ivoirien aux escadrons de la mort qui sévissait à Abidjan (Billets n°113). Elle est toujours restée à l’état d’enquête ouverte et ne s’est jamais concrétisée par une inculpation. Il s’agit manifestement d’un dossier qu’on gardait sous le coude... Le Monde et Paris- Match ont été condamnés pour avoir lié la présidence ivoirienne aux escadrons de la mort. La mouvance rebelle proche d’Ibrahim Coulibaly (surnommé « IB », ancien garde du corps de la famille de Ouattara, mêlé au renversement de Bédié en 1999 et présenté en 2002 comme le parrain de la rébellion) avait constitué un dossier sur les crimes du régime Gbagbo, mais pendant l’été 2003, elle avait été mise hors jeu, http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://survie.org/billets-d-afrique/2010/188-fevrier-2010/article/cote-d-ivoire-l-epilogue-de-l - suite à l’arrestation d’IB par la DST à Paris, après une enquête du juge Bruguière (Billets n°188) .

C’est à ce moment que Soro a vraiment pris les rênes de la rébellion, que le chemin de fer ivoiro-burkinabé exploité par Bolloré a pu à nouveau circuler. C’est aussi à cette période que l’État ivoirien a renoué avec le grand patronat français. En mai 2008, Gbagbo pouvait déclarer « il faut quand même que les gens sachent que dans tous les grands choix que nous avons opérés, ce sont les entreprises françaises que nous avons choisies » [Survie oublie ici qu'à cette date, comme d'ailleurs sans interruption depuis 2005 (et dans les premiers mois de 2003, après Marcoussis), Gbagbo a toujours cohabité avec des gouvernements très largement composés d'opposants : PDCI, RDR, Forces "nouvelles", avec SORO lui-même comme Premier ministre depuis 2007*... Imposer cette "cohabitation" à Gbagbo était le but de la guerre !].

*D'ailleurs ces http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://nantes.indymedia.org/attachments/apr2008/on_a_faim_31_03_2.jpg - manifestants contre les prix de l'alimentaire, en 2008, ne se trompaient pas d'interlocuteur...

Impatience française

http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://www.legrigriinternational.com/article-aurore-berge-ump-responsable-sur-tweeter-du-bluff-de-la-victoire-de-ouattara-le-29-novembre-63633256.html - Pour le Grigri International (24 décembre) , « Aurore Bergé, ambitieuse candidate en 2008 à la direction des Jeunes populaires de l’UMP » est la première à annoncer une victoire de Ouattara, le lendemain du second tour. Deux jours plus tard, le site d’information Euronews affichait un bandeau annonçant la victoire du même Ouattara, avant de s’excuser, invoquant un « problème technique » – (sic) [ouppps ! même...]. Mais dès la nuit du second tour, le journaliste Jean-Paul Ney annonçait sur son site (LesGrandesOreilles) la victoire de Ouattara en accumulant des faits grossièrement faux : « Le couvrefeu n’est plus respecté par les gens qui dansent dans les rues », « le mouvement militaro-civil pour la libération du peuple (MCLP) menace de faire sauter le président sortant », « À Paris, une source de la DGSE confirme la victoire sans appel de Ouattara ».

L’audiovisuel français tape d’ailleurs fort en matière de désinformation. Sur France 5 les téléspectateurs ont appris qu’en 2000, c’est Gbagbo qui a surfé sur l’ivoirité pour évincer Alassane Ouattara (C dans l’air, 06 décembre). Antoine Glaser, dans une grande confusion, met tout sur le dos de Gbagbo sur France Inter « [Gbagbo] est arrivé au pouvoir en ayant écarté Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié. Et finalement les socialistes à l’époque quand Henri Konan Bédié a [subi] le coup d’état, on était en cohabitation, Jacques Chirac à l’époque avec le conseiller Michel Dupuech, ils étaient pour remettre Bédié au pouvoir. Les socialistes ont dit non, il y a notre camarade Laurent Gbagbo qui peut quand même arriver » N’oublions pas enfin Michèle Alliot- Marie (Europe 1, 1er décembre) : « La Côte d’Ivoire a http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://survie.org/billets-d-afrique/2011/198-janvier-2011/ - toujours été un modèle de démocratie en Afrique ».

Sanctions

Il existe un groupe d’experts nommé par l’ONU dont nous avons salué le travail à plusieurs reprises (Billets n°192). Son rôle est de contrôler l’efficacité de l’embargo sur les armes et de rapporter les infractions relevant du comité des sanctions. On s’étonne que son rôle n’ait pas été mis en avant à l’heure où tombent de nouvelles sanctions. Il a sans doute le tort d’avoir mené son travail en zone rebelle aussi bien qu’en zone gouvernementale. C’est sans doute pour cette raison que son rapport annuel, qui aurait dû être publié mi-octobre, est inaccessible ! Notons que parmi la soixantaine de personnes sous le coup de sanctions de la part de l’UE figure l’ex-légionnaire Frédéric Lafont (Billets n°196).

Offensive sarko-américaine

Devançant l’Élysée, l’administration américaine a été la première à soutenir le « nouveau président » Ouattara. L’offensive diplomatique américaine contre Gbagbo éclaire d’un jour nouveau http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://survie.org/billets-d-afrique/2010/195-octobre-2010/article/cote-d-ivoire-une-election - deux incidents relevés précédemment (Billets n°195)  : l’interdiction faite au président du FPI de se rendre aux États-Unis cet été et l’arrestation d’un militaire envoyé par le gouvernement ivoirien pour acheter du matériel de maintien de l’ordre peu avant les élections. Le duo franco-américain à l’ONU s’est dans un premier temps heurté à la Russie avant que celle-ci accepte la position occidentale.

L’Union africaine s’est alignée tandis que la CEDEAO, emmenée par le Nigérian Jonathan Goodluck, prenait les devant, menaçant très tôt Gbagbo d’un recours à la force. Le téléphone a bien fonctionné entre Obama, Sarkozy et Goodluck.

Dès le 8 décembre, donc moins d’une semaine après la dispute électorale, Soro déclarait au Parisien : « J’espère pouvoir compter sur la capacité de tous les défenseurs de la démocratie, des Africains comme de la communauté internationale, pour imposer à Gbagbo de céder le pouvoir comme hier les Etats-Unis l’ont fait avec Charles Taylor au Liberia. » Soro a retrouvé sa hargne du début de la rébellion, celle qui laissait deviner qu’il s’appuyait sur de puissants appuis.

Cet appel fait froid dans le dos à plus d’un titre. L’Ecomog – l’armée nigériane sous couvert de la CEDEAO – avait été envoyée combattre http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Ghankay_Taylor - Charles Taylor et c’est bien ce dont on menace aussi Gbagbo. Mais cette force et ses nombreuses exactions sont de sinistre mémoire. Elle fut totalement inefficace. Assez ironiquement, la rébellion ivoirienne dont Soro est le leader avait reçu le soutien du criminel de guerre Charles Taylor. Ce sont finalement des milices libériennes, appuyées par les États-Unis et, régionalement par Gbagbo, qui renversèrent Taylor. Quant au Sierra Leone, l’Ecomog n’y a pas évité l’intervention britannique. Si le Nigeria intervenait en Côte d’Ivoire, ce serait le signe d’un tournant stratégique considérable.

Le consentement de l’Élysée pour cette solution, serait un nouveau signe de la proximité de vue entre le locataire de l’Élysée et la diplomatie américaine. Certains réseaux français verraient d’un très mauvais oeil une intervention anglo-saxonne lourde en Françafrique [s'exprimant sans doute par la voix de Probst, Evanno, Dumas etc.].

Du point de vue régional, le tandem Foccart-Houphouët avait donné à la Côte d’Ivoire un rôle de pivot de l’impérialisme français dans l’aire ouest-africaine face au géant nigérian. Cette rivalité avait atteint son paroxysme avec la guerre du http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Biafra - Biafra et dans une moindre mesure la guerre du Libéria.

Au moment de l’arrivée annoncée d’un bâtiment militaire néerlandais à la demande des autorités françaises (RNW, 22 décembre), on lit dans un télégramme de la diplomatie américaine que les Néerlandais sont un allié très important en Europe qui « envisage d’accroître sa présence militaire en Afrique », particulièrement, mais pas seulement, en Côte d’Ivoire.

Mi-décembre, le premier ministre kenyan suggérait de déloger Gbagbo par la force. Deux semaines plus tard, l’UA lui demande d’assumer ses propos et « d’assurer le suivi de la situation en Côte d’Ivoire et de renforcer les chances de succès des efforts en cours » !

 

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Posté par: T 34
Posté le: 15 Jan 2011 à 19:24

L'UE renforce ses sanctions contre Gbagbo

L'Union européenne a renforcé samedi ses sanctions à l'encontre de Laurent Gbagbo et de 84 de ses partisans, gelant entre autres les avoirs de 11 entités économiques de Côte d'Ivoire, dont les principaux ports, la compagnie pétrolière nationale et trois banques. Les Vingt-Sept s'étaient entendus fin décembre pour infliger un deuxième train de sanctions à Gbagbo et à ses proches, de manière à le contraindre à céder le pouvoir à Alassane Ouattara, considéré par la communauté internationale comme le vainqueur légitime de l'élection présidentielle du 28 novembre. Les sanctions comprennent l'interdiction de visas vers l'Europe et le gel de leurs avoirs européens, ainsi que le gel des avoirs de 11 entités économiques liées au gouvernement de Gbagbo, parmi lesquelles la société énergétique SOGEPE, la société de raffinage SIR ou encore la Radio-télévision ivoirienne (RTI). Les sanctions ont pris effet samedi à leur parution au Journal officiel de l'Union européenne. Les premières sanctions concernaient seulement 19 proches de Gbagbo. Selon le Journal officiel, la RTI est coupable "d'incitation publique à la haine et à la violence".

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Posté par: T 34
Posté le: 25 Feb 2011 à 02:59

Troisième jour d'affrontements en Côte d'Ivoire

Des combats ont éclaté jeudi dans l'ouest de la Côte d'Ivoire entre l'armée fidèle au président sortant Laurent Gbagbo et l'ex-rébellion alliée à son rival Alassane Ouattara, alors qu'à Abidjan des habitants fuyaient par centaines un quartier après de violents affrontements.

Après bientôt trois mois de crise née de la présidentielle du 28 novembre, la situation se détériorait à la fois dans la stratégique capitale économique et dans le "Grand Ouest", proche du Liberia, région la plus instable du pays.

A Abidjan, après deux jours d'affrontements meurtriers entre Forces de défense et de sécurité (FDS), loyales à M. Gbagbo et un groupe armé à Abobo, fief de M. Ouattara, des habitants fuyaient par centaines ce quartier désormais surnommé "Bagdad" en raison de la violence qui y règne. Des combats ont également éclaté dans l'ouest, près de la frontière avec le Liberia et la Guinée, selon l'ONUCI, la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire. "C'est une violation du cessez-le-feu qui tenait ces six dernières années", a déclaré son porte-parole, Hamadoun Toure. "La donne a changé. Avant, il s'agissait d'affrontements entre policiers et manifestants. Maintenant, si c'est le début de combats entre deux forces armées, cela pourrait avoir des conséquences graves pour le pays, voire même la région", a-t-il ajouté.

Ces nouveaux développements constituent donc une escalade importante dans la crise politique en cours depuis novembre dernier, lorsque Gbagbo a refusé de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle, remportée selon la communauté internationale le 28 novembre par le chef de l'opposition Alassane Ouattara. Depuis lors, soutenu par l'armée, Gbagbo est resté dans le palais présidentiel, Ouattara, son gouvernement et ses partisans s'étant installé dans un hôtel sur le bord de la lagune d'Abidjan, transformé en bunker et sous protection de l'ONU. Les quartiers pro-Ouattara, y compris Abobo, sont depuis régulièrement pris pour cible par les forces fidèles à son rival, accusées d'avoir tué plus de 300 personnes depuis le vote. Mais la donne semble avoir basculé mardi, les "commandos invisibles" alliés à Ouattara étant passés à l'offensive: dans un communiqué diffusé dans la nuit, ils ont revendiqué avoir tué 27 policiers pro-Gbagbo mardi à Abobo, et s'être emparés de plusieurs véhicules de la milice ainsi que de nombreuses armes.

http://www.humanite.fr/user/0 -

http://www.humanite.fr/24_02_2011-troisi%C3%A8me-jour-daffrontements-en-c%C3%B4te-divoire-465859 - Source



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Posté par: T 34
Posté le: 28 Feb 2011 à 02:00

Guérilla urbaine en Côte d’Ivoire

Les affrontements entre les partisans des deux présidents déclarés, qui ont fait au moins 15 morts, persistent et s’étendent.

Déjà critique, la situation s’est brutalement dégradée en Côte d’Ivoire. Tandis que le 28 février, la médiation de l’Union africaine doit présenter des «résolutions contraignantes» pour dénouer la crise postélectorale, les affrontements entre les partisans des deux présidents déclarés, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, s’étendent. La capitale, Yamoussoukro, n’est plus épargnée par la guérilla que se livrent les deux camps avec des tirs nourris, hier, dans le quartier de Dioulabougou. La veille, les Forces de défense et de sécurité (FDS), loyales à Gbagbo, et des membres des Forces nouvelles (FN), la rébellion qui sévissait dans le Nord dans les années 2000, sous les ordres de Guillaume Soro, premier ministre d’Ouattara, se sont accrochés dans la province des Dix-Huit-Montagnes (ouest). Quatre-vingts hommes des FDS auraient été tués, d’après les FN. Une information difficile à vérifier. Depuis mardi, le quartier d’Abobo, à Abidjan, est le théâtre de violents heurts. Au moins une quinzaine de personnes ont été assassinées, majoritairement des fidèles de Gbagbo, sous les feux d’un groupe agissant pour le compte d’Ouattara. Le porte-parole du gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Mello, voit là des rebelles du Nord se faisant passer pour des civils.

L’escalade de la violence risque de ne pas s’arrêter là. Charles Blé Goudé, ministre de Laurent Gbagbo et leader des Jeunes Patriotes, a appelé ses troupes à s’organiser en «comités d’autodéfense» afin d’interdire à la mission onusienne (Onuci), qu’il accuse de véhiculer les FN, de circuler. L’expansion des accrochages et leur degré de brutalité «présentent un risque de redémarrage d’un conflit armé», s’est inquiété Hamadoun Touré, le porte-parole de l’Onuci.

Cathy Ceïbe

http://www.humanite.fr/26_02_2011-gu%C3%A9rilla-urbaine-en-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-466074 - Source



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Posté par: T 34
Posté le: 03 Mar 2011 à 02:52

Abidjan bascule dans la violence

À Abobo, de violents affrontements opposent les forces de sécurité restées fidèles à Laurent Gbagbo à un groupe armé pro-Ouattara. Pris entre deux feux, les habitants fuient.

Trois mois après un scrutin présidentiel censé clore une décennie de crise politico-militaire, la Côte d’Ivoire menace de basculer dans la guerre civile. Depuis plus d’une semaine, le quartier d’Abobo, fief d’Alassane Ouattara, dans le nord d’Abidjan, est déchiré par de violents affrontements entre forces de sécurité (FDS) restées fidèles à Laurent Gbagbo et insurgés pro-Ouattara. Alors que les deux camps s’affrontent à l’arme lourde et à la kalachnikov, des milliers d’habitants, pris entre deux feux, terrorisés, fuient le secteur, désormais surnommé «Bagdad» par les Abidjanais. Près de 2 000 personnes avaient trouvé un précaire refuge, hier, dans les missions catholiques d’Abobo et d’Anyama, plus au nord. S’il est très difficile d’établir un bilan, les corps sans vie retrouvés chaque jour dans les rues d’Abobo témoignent du caractère meurtrier des combats. Hier encore, des tirs se faisaient entendre en plusieurs lieux de la capitale économique, jusque dans le quartier cossu de Cocody. Dans une situation des plus confuses, l’identité des protagonistes de ces affrontements suscite des interrogations. Les attaques au lance-roquettes visant les forces de sécurité seraient le fait d’un groupe armé que la presse ivoirienne surnomme le «commando invisible». Selon les forces de sécurité et le camp Gbagbo, ce groupe serait en fait constitué d’éléments des Forces nouvelles, la rébellion qui contrôle le nord du pays depuis le putsch manqué de 2002. Soupçons balayés d’un revers de main à l’Hôtel du golf, où l’on parle d’habitants d’Abobo ayant pris les armes et d’éléments des FDS ralliés à Alassane Ouattara. Toujours à Abobo, trois casques bleus de l’Onuci ont été pris pour cible, samedi. Choi Young-Jin, envoyé spécial des Nations unies en Côte d’Ivoire, évoquait hier à Dakar «des tirs directs de militaires du camp pro-Gbagbo». Les accusations de partialité lancées par Laurent Gbagbo contre la force onusienne, dont il demande le départ, expliqueraient, selon le représentant spécial, la recrudescence «d’actes hostiles» visant les personnels de l’ONU.

La semaine dernière, la capitale politique, Yamoussoukro, au centre du pays, était elle aussi le théâtre de violents combats. L’ouest du pays n’est pas non plus épargné. Alors que la médiation de l’Union africaine s’enlise, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, appelait hier à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité.

Rosa Moussaoui

http://www.humanite.fr/28_02_2011-abidjan-bascule-dans-la-violence-466265 - Source



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Posté par: T 34
Posté le: 05 Mar 2011 à 06:17

Côte d'Ivoire: la guerre civile menace

Depuis la mi-février, la crise née du scrutin de novembre, opposant Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara, reconnu président élu par la communauté internationale, menace chaque jour davantage d'aboutir à une déflagration et renforce la crainte de l'ONU d'une "résurgence de la guerre civile". Les violences ont fait au moins 365 tués depuis fin 2010, selon l'ONU. La http://humanite.fr/19_01_2011-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire%E2%80%89-%C3%A9chec-de-la-m%C3%A9diation-462853 - crise en Côte d'Ivoire a également poussé plus de 70.000 personnes à fuir le pays, principalement vers le Liberia voisin.

  • L'ONU craint une guerre civile

Le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé jeudi sa préoccupation face au "risque de résurgence de la guerre civile" en côte d'Ivoire. Les quinze membres du Conseil de sécurité "appellent toutes les parties à la retenue pour empêcher" une nouvelle guerre civile, a souligné l'ambassadeur de Chine Li Baodong, qui exerce la présidence tournante du Conseil. Les membres du Conseil de sécurité condamnent "les menaces, les destructions et les actes de violence gratuite". Ils "demeurent profondément inquiets de la récente escalade de la violence, spécialement à Abidjan, après des attaques contre des résidents ivoiriens, y compris des femmes", a-t-il ajouté.

  • Ouattara en appelle à la Cour pénale internationale

Une délégation d'Alassane http://humanite.fr/14_01_2011-c%C3%B4te-divoire-ouattara-appelle-%C3%A0-la-force-contre-gbagbo-462302 - Ouattara a annoncé aujourd'hui vouloir présenter un projet de résolution devant le Conseil des droits de l'ONU faisant référence à de possibles poursuites devant la Cour pénale internationale (CPI) contre le président sortant Laurent Gbagbo. "Nous devons sortir du discours pour passer à l'action", a déclaré Gervais Jean-Baptiste Kacou, ministre des Affaires Etrangères de M. Ouattara, considéré par la http://humanite.fr/01_02_2011-l%E2%80%99ua-%C3%A9carte-le-recours-%C3%A0-la-force-en-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-463879 - communauté internationale comme le président élu de Côte d'Ivoire, lors d'un briefing sur la situation dans ce pays. Accompagné de Jeannot Kouadio Ahoussou, ministre de la Justice, il a ajouté que Côte d'Ivoire est "en situation de perdition" et "au bord de la guerre civile".

Cette résolution, qui devrait également demander l'ouverture d'une enquête internationale sur les violences, devrait être présentée lors de la session annuelle du Conseil qui se tient à Genève jusqu'au 25 mars. Un débat consacré à la situation en Côte d'Ivoire devrait en outre se tenir le 14 mars sous la présidence de la Haut Commissaire Navi Pillay, selon des sources diplomatiques.

http://humanite.fr/sites/default/files/vignettes/2011-03-04cote-ivoire-carte.jpg -

  •   Six morts à Abidjan jeudi

Abidjan a connu jeudi de nouvelles violences avec la mort d'au moins six femmes, tuées par balles par les forces du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo qui ont dispersé un rassemblement dans le quartier d'Abobo, fief d'Alassane Ouattara. La montée des tensions depuis la mi-février ne cesse d'inquiéter à l'extérieur, où l'on redoute que la crise née du scrutin de novembre ne tourne à la guerre civile.

Cinquante personnes avaient déjà été tuées dans la semaine précédent cet incident, portant à au moins 365 le nombre de tués depuis fin 2010, selon l'ONU.Les violences de jeudi sont survenues à Abobo. Plusieurs centaines de femmes s'étaient réunies dans la matinée à un rond-point du quartier et scandaient les slogans "Gbagbo, dégage!" ou "Alassane président". Quand les Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales au dirigeant sortant, à bord notamment d'un blindé, "sont arrivées au niveau du regroupement, elles ont ouvert le feu", a raconté un témoin. "Six femmes ont été tuées sur-le-champ", a-t-il dit, tandis que d'autres témoins évoquaient des bilans plus lourds. Il y a eu "beaucoup de blessés", ont-ils précisé.

Abobo a aussi été le théâtre d'affrontements d'une tout autre nature la semaine dernière, avec des combats à l'arme lourde entre FDS et insurgés. Sur les 50 décès survenus dans des violences dans la semaine écoulée, "26 civils" ont été tués à Abobo, selon Guillaume Ngefa, un responsable des droits de l'Homme au sein de la mission de l'ONU dans le pays, l'Onuci. En outre, "plus de 200.000 personnes" ont déjà fui le quartier (au moins 1,5 million d'habitants), a-t-il dit.

  • Les ONG sonnent l'alarme

La crise en Côte d'Ivoire a poussé plus de 70.000 personnes à fuir le pays, principalement vers le Liberia voisin. "Dans l'est du Liberia, le HCR a enregistré quelque 40.000 personnes depuis novembre. Ces derniers ont été rejoint depuis le 24 février par 32.800 nouvelles arrivées", a indiqué l'agence onusienne dans un communiqué.

Médecins dans frontières (MSF) s'est inquiété vendredi d'une "grave dégradation" de la situation dans l’ouest de la Côte d'Ivoire et à la frontière libérienne, où "les populations fuient les violences et le personnel médical déserte des structures de santé". Dans un communiqué, l'organisation humanitaire annonce que, "face à l’intensification des affrontements, elle adapte son intervention et demande à toutes les parties au conflit de laisser ses équipes médicales soigner les patients de quelque bord qu’ils soient".

A Abidjan, MSF "observe également une inquiétante dégradation de la situation et s’efforce d’apporter un soutien aux structures hospitalières".

Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a lui aussi annoncé vendredi avoir suspendu ses opérations dans l'ouest en raison de la détérioration de la situation sécuritaire. L'insécurité a poussé "plus de 200.000 personnes" hors d'un quartier d'Abidjan, selon la mission de l'ONU dans le pays, l'Onuci. Elle a également obligé le HCR a suspendre la construction d'un camp de déplacés dans l'ouest du pays.

  • Le Nord privé d'électricité et d'eau

Depuis mars, le nord, sous contrôle de l'ex-rébellion alliée à Alassane Ouattara, est privé de courant, une situation dont la Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE) a rendu responsable le gouvernement du président sortant Laurent Gbagbo. Le système de distribution d'eau nécessitant la fourniture en électricité, des coupures d'eau ont aussi été constatées à Bouaké (centre), fief des FN.

Une porte-parole du bureau de coordination des Affaires humanitaires, Elisabeth Byrs a indiqué que l'ONU est "très préoccupé par la détérioration de la situation et son impact sur la population civile". "Les besoins ne cessent d'augmenter, la coupure d'approvisionnement en eau et électricité dans les régions centre, ouest et nord met en danger la vie des populations, en particulier des enfants, des femmes enceintes ou allaitantes", a-t-elle déploré.

http://www.humanite.fr/user/0 -

http://www.humanite.fr/04_03_2011-c%C3%B4te-divoire-la-guerre-civile-menace-466570 - Source


Les médicaments n’arrivent plus en Côte d’Ivoire en raison de l’embargo

Les médicaments n’arrivent plus en Côte d’Ivoire en raison de l’embargo

Selon Parfait Kouassi, président de l’Ordre des pharmaciens de Côte d’Ivoire, interrogé sur RFI, l’embargo maritime a «fait stopper tout net l’ensemble des flux 
de médicaments sur la destination Côte d’Ivoire depuis 
le 11 février». Les médicaments sont dès lors débarqués à Dakar, avant d’être réacheminés. Il n’y a pas pour 
le moment de pénurie, malgré des ruptures de stock pour les produits de dialyse. L’embargo a été instauré 
par l’Union européenne en vue de forcer Gbagbo 
à quitter le pouvoir, après l’élection contestée 
du 27 novembre 2010.

http://www.humanite.fr/03_03_2011-les-m%C3%A9dicaments-n%E2%80%99arrivent-plus-en-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-en-raison-de-l%E2%80%99embargo-466428 - Source


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Posté par: T 34
Posté le: 09 Mar 2011 à 03:54

Abidjan s’embrase, la médiation piétine

Face à l’accroissement des violences qui laisse planer le spectre d’une nouvelle guerre civile, 
les dirigeants africains demandent l’arrêt des combats et cherchent toujours une issue à la crise.

Éclipsée par le soulèvement libyen, la Côte d’Ivoire continue d’être le théâtre de violences sur lequel se concentre l’attention de nombreux acteurs.

Samedi, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, s’est rendu à Abidjan pour transmettre un «message» aux deux prétendants à la présidence ivoirienne, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.

Selon un proche de l’UA, il s’agit d’une invitation à une réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) qui doit se tenir le 10 mars à Addis-Abeba. Ouattara y aurait répondu favorablement tandis que Gbagbo et Yao N’Dré, président du Conseil constitutionnel n’ont toujours pas réagi. La visite de Jean Ping fait suite à une réunion, vendredi à Nouakchott, du panel de chefs d’État désignés par l’UA pour tenter de trouver une issue à la crise ivoirienne. Le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, le Sud-Africain Jacob Zuma, le Tanzanien Jakaya Kikwete, le Tchadien Idriss Déby et le Burkinabé Blaise Compaoré ont exigé «l’arrêt immédiat des tueries» et prévoient de se réunir de nouveau à une date non précisée.

Divisé entre partisans de Laurent Gbagbo et d’Alassane Ouattara depuis l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, le pays est en proie à une recrudescence des violences entre les deux camps. Jeudi dernier, une manifestation de femmes pro-Ouattara, à Abobo, dans l’agglomération d’Abidjan, a été réprimée, entraînant la mort de sept d’entre elles. Accusées par des témoins et par la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire, les Forces de défense et de sécurité (FDS), fidèles à Gbagbo, ont nié toute responsabilité dans cet acte qualifié de «barbare» par Ouattara. La commune d’Abobo avait déjà été, en février, le lieu d’affrontements lors de manifestations anti-Gbagbo, entraînant la mort de huit membres des FDS. Selon Amnesty International, des actes de viols ont été enregistrés et impliquent les deux parties : les FDS du président sortant et les Forces nouvelles, l’ex-rébellion nordiste du premier ministre nommé par Ouattara, Guillaume Soro. Cette montée des violences réciproques a engendré une crise humanitaire. Des milliers de réfugiés ont déjà fui le pays vers le Liberia ou le Togo.

l’ONU enquête sur une éventuelle livraison

Toujours hésitante quant à une intervention militaire, l’ONU enquête pour l’heure sur une éventuelle livraison d’armes en provenance du Zimbabwe, en violation de l’embargo en vigueur depuis 2004. Mercredi, l’ONU avait reconnu l’erreur faite en accusant la Biélorussie d’avoir livré des hélicoptères au camp Gbagbo. Alors que les pro-Ouattara, parmi lesquels Guillaume Soro, demandent une intervention militaire extérieure pour évincer le président sortant, la Chine, la Russie, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud s’y opposent. L’idée d’un recours à la force, défendue par le Nigeria, divise les pays d’Afrique de l’Ouest.

Par Jéromine Gammaire, vingt ans, Saint-Just (Eure). Loïc Ramirez, vingt-quatre ans, 
Nanterre (Hauts-de-Seine).

http://www.humanite.fr/06_03_2011-abidjan-s%E2%80%99embrase-la-m%C3%A9diation-pi%C3%A9tine-466658 - Source


Côte d'Ivoire: Gbagbo prend le contrôle du cacao

Le président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé hier la prise de contrôle par l'Etat de la filière cacao, en pleine bataille avec Alassane Ouattara et ses alliés, tandis qu'Abidjan a été en proie à de nouvelles violences et que les combats continuaient dans l'ouest.

Laurent Gbagbo a décidé que l'achat et l'exportation du cacao, dont le pays est le premier producteur mondial, seraient désormais du ressort de l'Etat et non plus essentiellement des multinationales, selon une ordonnance publiée hier. Le président sortant tente de contrer la paralysie de la filière cacao, entraînée en particulier par les sanctions de l'UE, notamment l'embargo de fait sur les ports d'Abidjan et de San Pedro (ouest), premier port d'exportation de cacao au monde.

Alassane Ouattara avait ordonné fin janvier l'arrêt des exportations de cacao, un appel respecté par les grands négociants et chocolatiers, alors que le café et le cacao représentent 40% des recettes d'exportations de la Côte d'Ivoire et environ 20% de son PIB.

La quartier d'Abobo, théâtre d'une escalade militaire

Sur le terrain, les http://www.humanite.fr/26_02_2011-gu%C3%A9rilla-urbaine-en-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-466074 - violences se poursuivaient comme depuis la mi-février, faisant craindre à l'ONU une " http://www.humanite.fr/04_03_2011-c%C3%B4te-divoire-la-guerre-civile-menace-466570 - résurgence de la guerre civile ". Plus de 370 personnes ont été tuées depuis fin 2010 dans le pays, selon les Nations unies.

Depuis environ deux semaines, les violences ont redoublé à Abobo, avec des affrontements sanglants entre Forces de défense et de sécurité (FDS) fidèles à Laurent Gbagbo et insurgés armés, accusés par le camp Gbagbo d'être des éléments de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), alliée d'Alassane Ouattara. Au moins trois personnes sont mortes dans la nuit de dimanche à lundi dans une attaque attribuée par le camp Gbagbo aux "rebelles" alliés à son rival dans le quartier d'Abobo à Abidjan, fief de Ouattara. Alors que sept femmes ont été tués jeudi dernier, dans ce même quartier, lors d'une manifestation contre Laurent Gbagbo.

Dans l'ouest du pays, au lendemain de leur prise de Toulépleu, cité proche du Liberia, les FN ont progressé mais s'affrontaient en fin de journée aux miliciens pro-Gbagbo et aux FDS dans les environs de la ville de Blolékin, à quelques dizaines de kilomètres de là. La reprise des combats dans l'ouest depuis la prise par les FN de deux petites localités fin février fait craindre une reprise générale des hostilités le long de l'ancienne ligne de front de 2002-2003. Les FN contrôlent depuis lors le nord du pays, le sud restant aux mains du régime Gbagbo.

Gbagbo refuse de se rendre à Addis-Abeba

Le panel de l'Union africaine sur la crise ivoirienne, qui a exigé sans succès "l'arrêt immédiat des tueries", a invité les deux rivaux à participer jeudi à une http://www.humanite.fr/25_02_2011-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-la-m%C3%A9diation-butte-sur-les-deux-pr%C3%A9sidents-465969 - réunion en Ethiopie. Retranché au Golf hôtel d'Abidjan sous un blocus des FDS et protégé par des Casques bleus, Alassane Ouattara a accepté l'invitation. Laurent Gbagbo et Paul Yao N'Dré, président du Conseil constitutionnel également convié - ont refusé de se rendre à Addis-Abeba, jeudi 10 mars.

http://www.humanite.fr/user/0 -

http://www.humanite.fr/08_03_2011-c%C3%B4te-divoire-gbagbo-prend-le-contr%C3%B4le-du-cacao-466992 - Source


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Posté par: T 34
Posté le: 10 Mar 2011 à 03:36

Scènes de guerre en Côte d’Ivoire

L’ouest du pays est le théâtre de violents combats entre les forces de sécurité (FDS), loyales à Gbagbo, et les ex-rebelles des Forces nouvelles (FN), alliés de Ouattara. La situation humanitaire se dégrade dangereusement.

«Les tueries sont quotidiennes. Nous avons peur. Nous avons le sentiment d’être pris en otages.» Ce cri d’alarme est celui d’un habitant d’Abidjan, alors que la crise postélectorale en Côte d’Ivoire menace de se muer en guerre civile.

Dans l’ouest du pays, de violents combats ont opposé, ces derniers jours, les forces de sécurité (FDS), restées loyales à Laurent Gbagbo, appuyées par des miliciens, aux ex-rebelles des Forces nouvelles (FN), alliés d’Alassane Ouattara. Dimanche, ces derniers ont pris le contrôle de la ville de Toulépleu, proche de la frontière avec le Liberia, au sud de la zone contrôlée depuis 2002 par les FN. Celles-ci viseraient désormais la ville de Bloléquin, plus à l’est, avec l’objectif de redescendre ensuite vers le port de San Pedro, par lequel transite l’essentiel de la production cacaoyère de la Côte d’Ivoire. «La ville contrôlée par les FN s’est vidée de ses habitants après de violents combats. La population a fui pour se réfugier dans la forêt et les villages environnants» ou prendre le chemin du Liberia, affirmait hier un habitant de Toulépleu cité par l’AFP. «Nos maisons sont pillées par les rebelles», rapportait un autre témoin.

À Abidjan, où les deux camps se sont déjà affrontés à l’arme lourde dans le quartier d’Abobo, la situation reste très tendue. «Les affrontements continuent. Les FDS n’hésitent pas à tirer sur les partisans de Ouattara lorsqu’ils tentent de se rassembler. La nuit, des brigades invisibles sèment la terreur. Des éléments des Forces nouvelles s’attaquent à des partisans de Laurent Gbagbo. Dans les deux camps, on tue», se désespère un habitant.

La situation humanitaire, elle, ne cesse de se dégrader. À Abidjan, les affrontements de ces dernières semaines auraient fait des milliers de déplacés, selon le Comité international de la Croix-Rouge. Plus de 60 000 Ivoiriens auraient déjà fui vers le Liberia. Dans le nord, l’ouest et le centre du pays, des coupures d’eau et d’électricité affectent les conditions sanitaires et l’accès aux soins d’urgence. «Il nous est presque impossible de procéder à des actes chirurgicaux, car nous n’avons qu’un seul générateur électrique», a confié un médecin de Man à une mission d’Amnesty international. Cité par la même ONG, un travailleur social de Duékoué rapporte que «les gens puisent désormais l’eau dans des marigots et des rivières», s’exposant ainsi au risque de contracter des maladies hydriques comme le choléra. Quant aux stocks de médicaments, ils chutent dangereusement, alors même que l’embargo décidé par l’Union européenne sur les ports ivoiriens entrave l’approvisionnement du pays en produits pharmaceutiques. Tous les ingrédients d’une grave crise humanitaire sont réunis.

Un bilan meurtrier

Selon l’Onuci, cinquante personnes ont trouvé la mort dans des violences entre le 24 février et le 3 mars, ce qui porte à au moins 365 le nombre de personnes tuées depuis fin 2010. À ce bilan s’ajoute la mort de sept femmes, tuées jeudi à Abidjan, dans le quartier d’Abobo, alors qu’elles participaient à une manifestation pro-Ouattara. Vendredi, à Nouakchott, les chefs d’État mandatés par l’UA pour trouver une issue à la crise ivoirienne ont appelé 
à «l’arrêt immédiat des tueries et exactions».

Rosa Moussaoui

http://www.humanite.fr/08_03_2011-sc%C3%A8nes-de-guerre-en-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-467046 - Source



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Posté par: T 34
Posté le: 12 Mar 2011 à 00:23

Ban Ki Moon, très hypocrite aujourd'hui, déclare qu'il est contre la zone d'exclusion aérienne au dessus de la Côte d'Ivoire mise en place par Laurent Gbagbo pour empêcher son rival Alassane Ouattara. Cette prise de position n'empêche pas Ban Ki Moon d'être pour une zone d'exclusion aérienne au dessus de la Libye.

http://laradiodelsur.com/?p=14463 - ONU cree “inaceptable” zona de exclusión aérea en el caso de Costa de Marfil


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Posté par: T 34
Posté le: 18 Mar 2011 à 00:11

Le G8 menace Laurent Gbagbo

Les fidèles d’Alassane Ouattara ont lancé lundi des attaques autour d’Abidjan.

Les ministres des Affaires étrangères du G8 ont apporté hier leur soutien à Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire. Selon Alain Juppé, chef de la diplomatie française, le G8 pourrait menacer de nouvelles sanctions Laurent Gbagbo, président sortant qui refuse de quitter le pouvoir. Hier matin sur Europe 1, Alain Juppé déclarait : «Les sanctions financières, ça ne marche pas à quinze jours, ça marche à plusieurs mois. On voit bien aujourd’hui que Laurent Gbagbo est progressivement asphyxié», à la suite des mesures prises précédemment.

Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara revendiquent tous deux la victoire à l’élection présidentielle du 28 novembre dernier. Le premier a reçu l’investiture du Conseil constitutionnel ivoirien. Le second, proclamé vainqueur par la Commission électorale indépendante, est reconnu par les États-Unis, l’Union européenne et l’Union africaine.

Ce nouvel appui des chefs de la diplomatie du G8 intervient alors que les fidèles d’Alassane Ouattara lancent une offensive sur Abidjan et renforcent leur contrôle sur le nord du pays. Depuis le quartier d’Abobo qu’ils contrôlent en partie, les rebelles des Forces nouvelles ont attaqué lundi un camp de CRS dans le quartier d’Adjamé, au nord de la ville. Ils ont été repoussés par des gendarmes venus du camp d’Agban. Ces deux camps sont cruciaux, car ils contrôlent l’accès au Plateau, cité administrative où se trouve le palais présidentiel. Lundi, les quartiers, jusque-là plus ou moins épargnés, de Youpougan (ouest) et d’Adjamé (nord) ont été le théâtre d’affrontements à l’arme lourde. La situation semblait s’être calmée hier, même si quatre personnes ont été tuées, à la suite de tirs près d’un barrage routier tenu par de jeunes partisans de Laurent Gbagbo.

Gaël De Santis

http://www.humanite.fr/15_03_2011-le-g8-menace-laurent-gbagbo-467641 - Source


Côte d'Ivoire: 410 morts, dont 12 ce jeudi

Douze morts à Abidjan après des tirs à l'arme lourde qui ont visé à la mi-journée le quartier d'Abobo, fief d'insurgés favorables au président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara. La nouvelle tombée ce jeudi après-midi confirme le basculement de la Côte d'Ivoire dans la http://humanite.fr/04_03_2011-c%C3%B4te-divoire-la-guerre-civile-menace-466570 - guerre civile . L'escalade militaire entre les deux camps rivaux fait craindre des pertes de plus en plus importantes chez les civils, alors que les violences post-électorales ont déjà fait http://humanite.fr/08_03_2011-sc%C3%A8nes-de-guerre-en-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-467046 - 410 morts depuis mi-décembre dont 18 pour la semaine écoulée, selon l'ONU.

"Notre division des droits de l'Homme a documenté 18 nouveaux cas de décès, dont 4 femmes, portant à 410 le nombre de personnes tuées dans le pays depuis la mi-décembre 2010", a indiqué le porte-parole de la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci), Hamadoun Touré. Les nouvelles victimes ont été enregistrées à Abidjan comme à l'intérieur du pays, a-t-il déclaré, sans toutefois donner de détails.

http://humanite.fr/sites/default/files/vignettes/2011-03-17abidjian-carte.jpeg">

Mercredi, l'Onuci avait appelé à "mettre un terme immédiatement" à l'"escalade de la violence" dans le pays, en particulier à Abidjan, où la crise post-électorale menace de dégénérer en guerre civile. La mission onusienne, forte de dix mille hommes et qui a notamment pour mandat la protection des civils, a mis "un accent particulier sur le sort des enfants qui souffrent de la crise post-électorale".

Les militaires fidèles au président sortant Laurent Gbagbo affrontent depuis mi-février des insurgés pro-Ouattara à Abobo, qui opèrent désormais aussi dans d'autres quartiers d'Abidjan. Le camp Gbagbo a reconnu récemment que le quartier d'Abobo était "truffé" de "rebelles". Mais depuis le début de la semaine le secteur Port-Bouët 2, une enclave pro-Ouattara dans le quartier de Yopougon (ouest), bastion de M. Gbagbo, semblait le nouvel épicentre des violences.

Mardi, un imam avait été tué par balle lors de violences, suscitant une vive émotion dans le pays. Plusieurs organisations internationales se sont émues des pertes civiles de plus en plus importantes dans ce conflit. "Les risques sont importants de voir les affrontements s'étendre en très peu de temps à l'ensemble de la ville, avec des conséquences importantes sur la sécurité des civils", selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH). Médecins sans frontières (MSF) s’inquiète aussi des "graves répercussions" de ces affrontements sur la population. L'Onuci a par ailleurs enquêté sur des allégations de charnier dans le secteur de N'dotré, dans le nord d'Abidjan, mais a indiqué jeudi n'avoir "identifié aucun type de charnier" à cet endroit.

http://humanite.fr/06_03_2011-abidjan-s%E2%80%99embrase-la-m%C3%A9diation-pi%C3%A9tine-466658 -

http://www.humanite.fr/user/0 -

http://www.humanite.fr/17_03_2011-c%C3%B4te-divoire-410-morts-dont-12-ce-jeudi-467781 - Source



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Posté par: T 34
Posté le: 23 Mar 2011 à 04:41

Scènes d’exode à Abidjan

La capitale économique ivoirienne s’enfonce dans une spirale de violences meurtrières, mettant aux prises les forces de sécurité restées fidèles à Gbagbo et les insurgés pro-Ouattara.

Fuir. C’est la hantise de milliers d’habitants d’Abidjan qui ont pris d’assaut, ces derniers jours, les gares routières d’Adjamé et de Yopougon. Pris entre deux feux, ils cherchent à rejoindre leurs villages pour se mettre à l’abri des violences meurtrières qui déchirent la capitale économique.

Vendredi soir, encore, des combats à l’arme lourde ont éclaté dans le quartier d’Abobo, théâtre, depuis plusieurs semaines, d’une guérilla urbaine conduite par un «commando invisible» lié au camp Ouattara. La veille, la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire avait accusé les «forces armées du camp» Gbagbo d’avoir tué entre 25 et 30 civils par des tirs de mortier, massacre qui pourrait constituer un «crime contre l’humanité», selon le haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’homme. Démentant toute implication des Forces de défense et de sécurité, le camp de Laurent Gbagbo parle de «complot» et dénonce une «synergie entre l’ONU, la France, les rebelles contre la Côte d’Ivoire». «Ce jeudi 17 mars, Abobo n’était pas un théâtre d’opérations pour les forces régulières. C’est une zone qui est actuellement partagée entre deux factions rebelles avec des intentions très contradictoires», a affirmé à l’AFP le porte-parole du gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Mello.

Alors que les violences armées s’étendent à toute la ville, jusqu’aux abords du Plateau, son cœur administratif, le ton est encore monté samedi. Charles Blé Goudé, chef des Jeunes patriotes pro-Gbagbo, a appelé ses partisans à «s’enrôler dans l’armée». Dans l’autre camp, les Forces armées des forces nouvelles, coupables d’exactions recensées dans le rapport 2010 d’Amnesty International, ont été intégrées par Alassane Ouattara à une «nouvelle armée» nationale baptisée Forces républicaines de Côte d’Ivoire. Dans ce contexte d’embrasement, la France, elle, se réjouit de la chute, qu’elle pense prochaine, de Laurent Gbagbo. «L’étau que nous avons resserré autour de (lui) va fonctionner, il faut qu’il s’en aille et laisse place au seul président légitime, Alassane Ouattara», a répété, samedi, Alain Juppé, chef de la diplomatie française.

Rosa Moussaoui

http://www.humanite.fr/21_03_2011-sc%C3%A8nes-d%E2%80%99exode-%C3%A0-abidjan-467952 - Source



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Posté par: T 34
Posté le: 31 Mar 2011 à 02:22

Côte d'Ivoire: Ouattara prend le pas sur Gbagbo

Deux jours après le début de leur offensive, les forces d'Allassane Ouattara ont progressé vers le sud et vers Abidjan. C'est la première fois que le camp du président ivoirien http://humanite.fr/29_12_2010-seuls-les-ambassadeurs-pro-ouattara-reconnus-par-leurope-461006 - reconnu par la communauté internationale à l'issue des présidentielles du 28 novembre dernier, choisit clairement la force pour tenter de clore une crise post-électorale qui a fait plus de 460 morts selon l'ONU, et menace de faire basculer le premier exportateur mondial de cacao dans http://humanite.fr/04_03_2011-c%C3%B4te-divoire-la-guerre-civile-menace-466570 - la guerre civile .

 

  • Les forces de Ouattara progressent

Les partisans d'Allassane Ouattara affirment qu'ils contrôlent désormais les trois-quart du pays. C'est ce qu'a affirmé ce mercredi matin Ally Coulibaly, son ambassadeur en France du président, sur RTL. "Les forces républicaines (...) mettront tout en œuvre pour qu'il n'y ait pas de guerre civile. Il n'y aura pas de guerre civile, les choses vont se régler assez rapidement. Face à l'obstination de Laurent Gbagbo (président ivoirien sortant) il a fallu recourir à la force, les Ivoiriens ont donc pris leur destin en main pour éviter le massacre des populations civiles", a-t-il justifié.

Au lendemain du lancement de la vaste offensive des Forces républicaines de M. Ouattara, plusieurs grandes villes sont tombées: Bondoukou (est), près de la frontière ghanéenne, Abengourou (sud-est), Daloa (centre-ouest) et Duékoué (ouest), important carrefour stratégique menant à San Pedro, le plus important port d'exportation du cacao au monde, situé 300 km plus au sud.

C'est à Duékoué que les Forces républicaines, qui regroupent essentiellement l'ex-rébellion pro-Ouattara tenant le Nord depuis son putsch raté de 2002, ont rencontré la plus vive résistance. Les combats - à l'arme lourde notamment - ont duré toute la journée de lundi et plusieurs heures mardi.

 

  • Interrogations sur l'état du clan Gbagbo

Face à l'offensive des forces pro-Ouattara, le clan Gbagbo a demandé mardi soir "un cessez-le-feu immédiat et à l'ouverture du dialogue sous la médiation du haut représentant de l http://humanite.fr/01_02_2011-l%E2%80%99ua-%C3%A9carte-le-recours-%C3%A0-la-force-en-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-463879 - 'Union africaine (UA) ". "Nous avons reçu un courrier de l'UA nous invitant à une négociation dans le cadre de l'UA, du 4 au 6 avril à Addis Abeba. On n'a pas encore répondu mais il n'y a pas de raison de refuser une occasion de dialoguer", a expliqué le porte-parole du gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Mello. L'affaiblissement du camp Gbagbo a été évoqué par le clan d'en face. Selon l'ambassadeur en France d'Allassane Ouattara, Laurent Gbagbo n'a "plus d'argent". "Il fait du saupoudrage, il continue d'acheter quelques personnes mais réellement il n'a aucun moyen pour payer les fonctionnaires."

Isolé diplomatiquement, de plus en plus asphyxié économiquement et sur la défensive militairement, Laurent Gbagbo n'a pas lâché les armes. Hier, son chef d'état-major des forces armées et de défense (FDS) a annoncé que "le moment d'enrôlement effectif" pour les milliers de jeunes qui s'étaient enregistrés la semaine dernière, "était arrivé" et aura lieu à partir de mercredi.

 

  • L'ONUCI accuse le clan Gbagbo d'atrocités

La Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) a accusé "des forces loyales" au président sortant d'avoir "tiré sur des civils innocents" lundi dans le quartier de Williamsville, "faisant une dizaine de morts". En outre, "un groupe de jeunes pro-Gbagbo ont imposé le supplice du pneu à un jeune homme brûlé vif dans le quartier de la Riviera. Un autre groupe a sauvagement agressé deux fonctionnaires de l'Onuci qui vaquaient à leurs occupations", a affirmé la force onusienne. Le porte-parole du gouvernement Gbagbo a démenti ces informations, estimant qu'il s'agissait d'une "diversion" de l'Onuci (lire notre article: http://humanite.fr/17_03_2011-c%C3%B4te-divoire-410-morts-dont-12-ce-jeudi-467781 - 410 morts, dans 12 aujourd'hui )

 

  • Amnesty international somme l'ONUCI d'intervenir en faveur des réfugiés

Selon Amnesty International, au moins 10.000 civils se sont réfugiés dans la mission catholique de Duékoué, dans l'ouest du pays, après avoir fui les récents combats dans ce carrefour stratégique désormais contrôlé par les forces d'Alassane Ouattara. La mission catholique accueillait déjà 5.000 déplacés. "Le mandat de l'Onuci (mission de l'Onu) requiert des forces de maintien de la paix qu'elles protègent les civils en cas de menace imminente de violence physique. Ils doivent agir immédiatement afin d'éviter de nouvelles effusions de sang", a déclaré Véronique Aubert, directrice adjointe du programme Afrique d'Amnesty.

L'immense majorité des habitants de Duékoué - en particulier les autochtones de l'ethnie guéré, souvent considérés comme partisans du président sortant - avaient fui en brousse ou rejoint des localités plus à l'est pour échapper aux combats. Alors que près d' http://humanite.fr/17_03_2011-c%C3%B4te-divoire-410-morts-dont-12-ce-jeudi-467781 - un million de personnes ont déjà été déplacées et que quelque 112.000 Ivoiriens se sont réfugiés au Liberia, les Nations unies se préparaient à un fort afflux de réfugiés au Ghana.

http://www.humanite.fr/30_03_2011-c%C3%B4te-divoire-ouattara-prend-le-pas-sur-gbagbo-468966 - Source


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Posté par: T 34
Posté le: 01 Apr 2011 à 03:19

Côte d’ivoire: la société civile appelle au cessez-le-feu

Les troupes d'Alassane Ouattara sont entrées dans Abidjan et encerclent le clan Laurent Gbagbo. Ce dernier a été lâché par les 50.000 policiers et gendarmes de la ville et s'est retranché dans le palais présidentiel et dans la résidence de l'ancien président, gtardé par les forces spéciales de la Garde républicaine et les Cecos, les commandos de forces spéciales ( http://humanite.fr/30_03_2011-c%C3%B4te-divoire-les-forces-de-ouattara-encerclent-abidjan-468966 - le point de la situation ici ). Les http://humanite.fr/21_03_2011-sc%C3%A8nes-d%E2%80%99exode-%C3%A0-abidjan-467952 - populations , elles, prises en étau, payent un lourd tribut à cette crise postélectorale.

"Nous ne souhaitons pas qu’un président élu démocratiquement soit finalement installé au pouvoir par les armes." Ainsi s’exprimait, ce jeudi, Patrick N’Gouan, coordinateur de la Convention de la société civile ivoirienne, lors d’une conférence de presse au siège du CCFD-Terre solidaire, à Paris. Ce militant des droits de l’homme est longuement revenu sur les racines de la crise postélectorale née des proclamations contradictoires des résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. "Ce conflit n’a rien de religieux, de tribal ou d’ethnique : c’est un conflit d’intérêts politiques", a-t-il insisté, en évoquant la longue crise économique dans lequel le pays est plongé depuis 1979 et la "transition désordonnée" vers le multipartisme amorcée dans les années 1990.

http://humanite.fr/sites/default/files/vignettes/2011-03-31cote-ivoire-ngouan.jpg">

Analysant l’offensive lancée par les combattants pro-Ouattara, Patrick N’Gouan a mis en garde contre les intentions de "forces armées dont on connaît mal les contours". "Nous ne voulons pas qu’Alassane Ouattara devienne otage des rebelles, qui ont pillé et commis tant de crimes, d’exactions depuis huit ans. Nous n’avons pas confiance en eux", a-t-il exposé. Avant de plaider pour "la nomination d’un premier ministre qui n’a pas été impliqué dans la belligérance" après le putsch manqué de 2002 qui s’est mué en rébellion, ce qui exclut Guillaume Soro, chef des Forces nouvelles. Aucun scénario de sortie de crise n’est à ses yeux crédible sans "le désarmement effectif des rebelles et le démantèlement des milices".

Dans l’immédiat, la Convention de la société civile ivoirienne appelle à un "cessez-le-feu immédiat". Elle exhorte aussi la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire à protéger les populations civiles prises entre deux feux. "L’Onuci se contente trop souvent de venir a posteriori constater les dégâts et compter les morts, a déploré Patrick N’Gouan. Or son mandat lui permet de s’interposer pour protéger les civils."

Rosa Moussaoui

http://www.humanite.fr/31_03_2011-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-la-soci%C3%A9t%C3%A9-civile-appelle-au-cessez-le-feu-469096 - Source



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Posté par: T 34
Posté le: 02 Apr 2011 à 01:45

Côte d'Ivoire: l'ONU dénonce des exactions contre les civils

L'ONU a indiqué vendredi après-midi craindre de "graves violations des droits de l'homme" commises par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), les pro-Ouattara, en particulier dans l'ouest du pays. Les combats à l'arme lourde se poursuivent à Abidjan autour de la résidence du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo et du palais présidentiel. En parallèle, 500 étrangers ont été accueillis sur un camp de l'armée française. 

  • La bataille d'Abidjan se poursuit

"Ca n'arrête pas de tirer. Les hommes de Gbagbo résistent sur l'ensemble de leurs positions", a déclaré à l'AFP un habitant du secteur de la résidence de M. Gbagbo, dans le quartier de Cocody (nord). "On entend des coups très sourds d'artillerie, des (lance-roquettes) RPG-7, des mitrailleuses lourdes", a-t-il ajouté.

Les combats très intenses entre les militaires fidèles au président sortant et les Forces républicaines d'Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale, ont débuté hier soir dans le périmètre de la résidence de Laurent Gbagbo. Ce dernier devrait se trouver dans le palais présidentiel, selon l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire.

http://humanite.fr/sites/default/files/vignettes/2011-03-17abidjian-carte_0.jpeg -

Les forces pro-Ouattara ont dit avoir pris au début des combats dans cette zone la télévision d'Etat RTI, symbole du régime. Les affrontements qui avaient démarré vers minuit continuaient aussi dans le quartier du Plateau, qui abrite le palais présidentiel et résonnait du fracas des détonations d'armes lourdes. La bataille d'Abidjan faisait rage au cinquième jour de l'offensive éclair du camp Ouattara vers le sud, qui s'est rendu maître de la quasi-totalité du pays quatre mois après le début d'une crise post-électorale ayant fait depuis fin novembre près de 500 morts, selon l'ONU.

  • Une suédoise de l'ONUCI tuée, les soldats français interviennent

Une Suédoise employée de l'ONU a été tuée jeudi soir à Abidjan par une balle perdue, a annoncé ce vendredi le ministère suédois des Affaires étrangères. Zahra Abidi, âgée de 34 ans, a été atteinte par une balle perdue alors qu'elle se trouvait à son domicile à Abidjan, où elle était employée par l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire

Ce jeudi matin, 500 étrangers ont été accueillis sur un camp des forces françaises. La veille, les soldats de la force Licorne (900 hommes) étaient intervenus à la suite de pillages dans un quartier sud de la ville habités par des ressortissants européens, notamment français, et qui abrite de nombreux commerces. Jeudi soir, les forces des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) ont pris le contrôle de l'aéroport d'Abidjan. Le commandant en chef de l'aéroport, qui avait 100 hommes sous ses ordres, a fait défection du camp du président sortant Laurent Gbagbo et remis le contrôle aux troupes de l'ONU.

  • Exactions contre les civils

Ces violences perpétrées par les forces pro-Ouattara auraient été enregistrées "en particulier dans les régions de Guiglo, Daloa à l'ouest", a détaillé le porte-parole du Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Rupert Colville. Ce dernier a ainsi évoqué des "pillages, des extorsions de fonds, des enlèvements, des arrestations arbitraires et des mauvais traitements de civils".

Appelant les forces en présence à la "retenue extrême", le porte-parole a affirmé: "Il y a eu un nombre d'informations durant la semaine: deux civils auraient été brûlés vifs par des miliciens pro-Gbagbo à Gagnoa (centre-ouest), divers autres civils tués à Abobo", un quartier d'Abidjan théatre d'affrontements entre partisans des deux camps ces dernières semaines.

Il a par ailleurs indiqué que des enquêtes indépendantes avaient été lancées dans le pays pour examiner ces violations des droits de l'homme, précisant que la Cour pénale internationale (CPI, dont le siège est à La Haye) était impliquée dans ce processus.

  • Inquiétudes sur le sort des réfugiés

Quatre mois après le début de la crise post-électorale, les affrontements ont fait au moins 470 morts et déplacé près d'un million de personnes, selon l'ONU, tandis que le Comité international de la Croix-Rouge parle de milliers de blessés. Les agences humanitaires se sont dites vendredi particulièrement inquiètes du sort des dizaines de milliers de déplacés qui ont trouvé refuge à la mission catholique de Duékoué.

"Selon un prêtre (de la mission, ndlr), la majorité des déplacés n'ont pas mangé depuis deux jours et quelque 80.000 rations alimentaires sont nécessaires d'urgence ainsi que des ustensiles de cuisine", a souligné une porte-parole de l'OIM, Jemini Pandya. Selon ce prêtre, il y a aussi un besoin urgent d'enlever des corps qui gisent dans les rues de la ville et à proximité de la mission.

http://www.humanite.fr/01_04_2011-c%C3%B4te-divoire-lonu-d%C3%A9nonce-des-exactions-contre-les-civils-469097 - Source



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Posté par: T 34
Posté le: 03 Apr 2011 à 04:35

Côte d'Ivoire: Laurent Gbagbo résiste toujours

Les combats ont repris samedi matin après avoir fait rage vendredi à Abidjan entre les forces du chef d'Etat ivoirien sortant Laurent Gbagbo, qui s'accroche désespérément au pouvoir, et celles de son rival Alassane Ouattara. Le CICR a annoncé vendredi soir qu'au "moins 800" personnes ont été tuées dans des violences intercommunautaires mardi dans l'ouest.

Les Etats-Unis ont appelé vendredi soir la force française Licorne et celle de l'ONU (Onuci) à agir pour "protéger les civils et empêcher tout pillage". A Abidjan, la criminalité explosait à la faveur du vide sécuritaire. Lundi, les Forces républicaines, qui contrôlaient le nord du pays depuis 2002, ont lancé une foudroyante offensive vers le sud, pour mettre un terme à la crise née du scrutin présidentiel contesté du 28 novembre ayant fait, selon l'ONU, près de 500 morts, essentiellement des civils.

  • Gbagbo n'abdiquera pas

Les appels à quitter le pouvoir lancés à M. Gabgbo se sont multipliés vendredi et ce samedi matin, de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) au secrétaire général de l'ONU, à la France, aux Etats-Unis et à l'Union européenne. Mais un porte-parole de Laurent Gbagbo a répété que ce dernier n'"abdiquerait pas".

Au Plateau, quartier du palais présidentiel, les rafales de kalachnikov et les tirs d'arme lourde s'étaient succédé à un rythme soutenu, dont certains d'une très forte intensité faisaient trembler les murs des immeubles, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les rues étaient désertes, les habitants restaient terrés chez eux. Même intensité des combats dans le quartier chic de Cocody (nord), dans un large périmètre proche de la résidence présidentielle et de la télévision d'Etat RTI et près du camp militaire d'Agban, dans le quartier voisin d'Adjamé.

Au soir du cinquième jour de l'offensive, le porte-parole du gouvernement de M. Gbagbo, Ahoua Don Mello, a affirmé que son camp avait repoussé l'offensive des "rebelles" et repris la télévision d'Etat RTI, tombée la veille. Le signal de la chaîne avait repris vendredi. Mais Laurent Gbagbo, au pouvoir depuis 2000, gardait le silence, et l'incertitude demeurait sur sa localisation et ses intentions.

  • 900 étrangers sous protection de la force Licorne

Alors que la ville avait été livrée à la violence et aux pillages, entre 800 et 900 ressortissants français et d'autres nationalités ont été accueillis depuis jeudi soir sur le camp de Port-Bouët de Licorne à Abidjan, a indiqué le porte-parole de la force Licorne à Abidjan, le commandant Frédéric Daguillon. "Il y a environ 400 Français mais aussi des Libanais, des Italiens, des Espagnols. Mais une évacuation n'est pas à l'ordre du jour, il s'agit d'une mise à l'abri", a-t-il ajouté. La France déconseille "formellement" les voyages en Côte d'Ivoire, et a porté l'effectif de Licorne à environ 1.100 soldats.

Une Suédoise employée de l'ONU a été tuée par balle jeudi soir à Abidjan, selon le ministère suédois des Affaires étrangères. A Yamoussoukro, capitale politique, un professeur français a été tué par balles dans son hôtel dans la nuit de jeudi à vendredi, sans que l'on sache si sa mort était liée aux combats dans le pays, ont indiqué des sources françaises.

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  • Violences intercommunautaires dans l'ouest

Dans le même temps, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) citant des informations recueillies sur place annonçait depuis Genève qu'"au moins 800 personnes" avaient été tuées mardi 29 mars lors de violences intercommunautaires à Duékoué, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire. "Il n'y a pas de doute qu'il s'est passé dans cette ville quelque chose d'ampleur sur quoi le CICR continue de récolter des informations", selon le CICR, précisant que les délégués de la Croix-Rouge avaient "eux-mêmes vu un très grand nombre de corps".

"Cet événement est particulièrement choquant par son ampleur et sa brutalité", s'est alarmé la chef de la délégation du CICR en Côte d'Ivoire, Dominique Liengme, citée dans le communiqué.

http://www.humanite.fr/user/0 -

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Côte d’Ivoire : les tueries se succédent

La bataille d'Abidjan se poursuivait samedi en fin d'après-midi avec d'intenses tirs à l'arme lourde près des derniers bastions du président sortant Laurent Gbagbo, dont les forces ainsi que celles de son rival Alassane Ouattara sont accusées par l'ONU de massacres dans l'Ouest. 

  • 330 personnes tués à Duékoué

Selon la Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci), 330 personnes ont été tuées en début de semaine à Duékoué, dans l'ouest du pays, "la plupart" par des éléments des forces pro-Ouattara. Parmi ces 330 victimes, plus de 100 ont été tuées par des mercenaires de M. Gbagbo dans cette ville, avant qu'elle ne tombe mardi entre les mains des Forces républicaines de M. Ouattara, qui contrôlent la quasi-totalité du pays à l'exception de certains secteurs d'Abidjan après leur offensive lancée lundi. Il s'agit des tueries comptant parmi les plus graves depuis une décennie de crise politico-militaire.

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Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), citant des informations recueillies sur place, a lui affirmé qu'"au moins 800 personnes" avaient été tuées mardi 29 mars lors de "violences intercommunautaires" à Duékoué. "Avant la prise de la ville, ce sont les miliciens et mercenaires qui se sont attaqués aux populations du Nord", c'est-à-dire "les dioulas (grand groupe ethnique du Nord ivoirien, majoritairement musulman) et les ressortissants d'Afrique de l'Ouest", a indiqué Guillaume N'Gefa, chef adjoint de la Division des droits de l'Homme de l'Onuci, citant des "rapports préliminaires".

  • Combats à l’arme lourde à Abidjan

A Abidjan, des tirs nourris d'armes lourdes, notamment de mortiers, ont été entendus samedi à la mi-journée dans le quartier du palais présidentiel après une nuit et une matinée relativement calmes, seulement trouées de tirs très sporadiques. En début d'après-midi, les détonations étaient plus lointaines.

Le palais présidentiel est l'un des derniers bastions des forces pro-Gbagbo dans Abidjan, la capitale économique où sont arrivés jeudi soir des combattants d'Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale, après avoir pris la quasi-totalité du pays en venant du Nord. D'intenses tirs à l'arme lourde étaient également entendus près du camp militaire d'Agban, dans le quartier d'Adjamé (nord), selon un journaliste de l'AFP.

  • Contre-attaque des pros Gbagbo

Le camp Gbagbo avait affirmé vendredi avoir repoussé une première offensive des forces de son rival sur le palais présidentiel et la résidence de M. Gbagbo à Abidjan, précisant avoir également repris le contrôle de la télévision d'Etat RTI. Le signal a été rétabli dès vendredi, et la chaîne diffusait des programmes anciens et un clip musical sur des images de campagne de M. Gbagbo. Samedi matin, des militaires fidèles au président sortant ont appelé à l'antenne de la RTI à la mobilisation des troupes pour la "protection des institutions de la République".

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Dans ce "communiqué numéro 1 du PC du point d'appui", lu par un militaire accompagné d'une dizaine d'autres, ils demandent aux leurs de rejoindre cinq unités situées à Abidjan. Quant au président sortant, son entourage assure qu'il se trouve avec sa famille dans sa résidence de Cocody (nord de la capitale économique) et qu'il n'a nullement l'intention d'"abdiquer".

http://www.humanite.fr/02_04_2011-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-les-tueries-se-succ%C3%A9dent-469185 - Source


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Posté par: Pedro
Posté le: 03 Apr 2011 à 19:25
Alassane Ouattara tient la Côte d’ivoire…la chasse à l’homme peut commencer (1)

Epuration ethnique anti Wê à Duékoué, le témoignage d’un humanitaire de la région

Ce témoignage est celui d’un habitant de Duékoué exerçant dans l’humanitaire, qui pour des raisons évidentes, préfère garder l’anonymat. Mais qui s’engage sur l’honneur et se dit prêt à témoigner devant n’importe quelle juridiction à l’avenir. Une liste des morts et des disparus de Duékoué est déjà en train d’être constituée pour ce qui apparaît comme le massacre de plus forte ampleur dans l’histoire de la guerre en Côte d’Ivoire.

La prise de Duékoué a eu lieu le lundi 28 mars 2011 par les FRCI. Les journaux qui leur sont proches confirment bien cette date, dans leur parution de lundi et mardi. De même que l’intervention d’Alain Lobognon, porte parole de Soro. Une depêche de l’AFP est verifiable à ce sujet.

Pendant les combats entre les FDS et les pro-Ouattara qui ont lancé l’offensive de l’Ouest, il a pu y avoir des morts dans le quartier de KOKOMAN (Voir Nouveau Courrier d’Abidjan qui parlait de fumée dans ce quartier), où vivent de nombreux partisans de Ouattara. Ce quartier est donc le QG des rebelles iniltrés dans la ville qui lancent leurs attaques à partir de KOKOMAN.

Après la prise de la ville, les FDS ont replié sur Guiglo, en fin d’après-midi de lundi 28 mars 2011, laissant les populations aux mains des rebelles. A Guitrozon et Petit-Duékoué, toutes les populations se sont refugiées en brousse, fuyant d’éventuelles exactions. On se souvient de la centaine de victimes du 1er juin 2005, qui avaient été occasionnés par les mêmes rebelles de Soro. Il en est de même des populations des villages WE de DAHOUA, BAHE, PINHOU et GLAOU qui ont préféré fuir et qui sont à ce jour encore dans les campements.

Dans ces villages, seules les populations du Nord sont en place. Jusqu’à mercredi, la ville de Guiglo, coincée entre Blodequin (occupéepar les rebelles plusieurs jours auparavant) et Duékoué (occupée), et sans défense militaire aucune (les FDS ont décroché vers le SUD en passant par TAÏ) n’était pas prise par les FRCI, à la grande surprise des populations.

On le comprendra dans ce qui suit. Les FRCI tenaient aux massacres des populations du quartier CARREFOUR, soupçonné d’abriter un groupe d’auto défense. Les tueries ont eu lieu dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 mars 2011, dans le quartier “Diaye Bernard” communément connu sous le nom de “CARREFOUR”. En regardant une carte GOOGLE EARTH, on peut localiser ce quartier qui a accueilli près de 9 mille réfugiés, suite aux conflits de janvier 2011 à DUEKOUE. Il est situé à l’entrée de la ville de DUEKOUE, le long de l’axe ISSIA-DUEKOUE-MAN. Il est limité à l’EST (axe Duékoué-Issia) par une zone marécageuse qui donne sur la scierie NSD-THANRY et le camp de l’ONUCI.

A l’OUEST, le quartier est bordé par les marécages du GUEMON. Ce sont ces marécages qui isolent ce quartier du centre ville. Le NORD du quartier est traversé par la route non bitumée Duékoué-Bagohouo-Kouibly. Le Nord est donc en zone rebelle, puisque le poste FDS est implanté dans le quartier. Le sud du quartier est la voie bitumée ISSIA-DUEKOUE-MAN. Pour l’attaque de Duékoué, les rebelles sont arrivées par Guitrozon , en provenance de Man et de Bangolo. Une seconde colonne est arrivé par la voie Kouibly-Bagohouo-Duékoué.

L’objectif était de bien cerner la ville et neutraliser les postes de contrôle FDS. Un 3ème groupe s’est attaqué aux villages de l’axe DUEKOUE-ISSIA afin de tenir le stratégique pont de GUESSABO. Cela a si bien marché que les FDS n’ont pas pu replier par DALOA ou ISSIA comme cela se devait, mais pluôt par Guiglo, s’enfermant ainsi dans une souricière (Duékoué et blodequin occupés).

Ce qui les a obligé à descendre au Sud par la ville de TAÏ. La prise de GUESSABO a aussi empêché toute arrivée de renfort à partir de DALOA, ce pont étant le passage obligé de tout renfort, qu’il vienne de Yamoussoukro, Daloa, Issia ou Gagnoa. Une fois la ville conquise le lundi 28 mars, les pillages ont commencé dans la nuit du lundi et se sont poursuivis toute la journée du mardi 29.

Les populations étaient toutes terrées chez elles, les rebelles tirant pour couvrir leurs forfaits. Ainsi ont été pillés les hôtels Ermitage, Matchaix et Monhessea. Il en fut de même pour tous les domiciles des FDS (qui ont quitté la ville) et de tous les cadres proches de Gbagbo.

Au cours des combats, des véhicules appartenant au riche commerçant DEMBA, d’origine malienne ont été brûlés. Au moins 7 gros camions, communément appelés remorques et servant au transport de cacao. Dans des circonstances non encore élucidés, l’imam Konaté, connu pour ses efforts de paix et de rassemblement et proche des cadres LMP de la région et du ministre Issa Coulibaly Malick, ex-DNC de Gbagbo, a été tué à son domicile.

Dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 mars 2011, les rebelles ont bouclé le (carré du) quartier CARREFOUR. Il a suffit pour cela de se positionner tout le long de l’axe DUEKOUE-ISSIA (Au Sud) et d’occuper de la même façon le Nord du Quartier. les zones EST et Ouest étant marécageuses, donc peu propices à la fuite, quelques rebelles suffisaient à empêcher toute sortie du quartier. Le reste de la troupe pouvait donc investir le quartier et se livrer à l’exécution de tout mâle ne parlant pas malinké (ethnie du Nord de la CIV).

Les WE, autochtones de DUEKOUE ont donc été systématiquement massacrés, au seul motif de leur appartenance ethnique. En fait, une grande campagne d’intoxication avait fait croire que le quartier “CARREFOUR” abritait des combattants. Surpris de ne pas y trouver d’armes, les FRCI ont donc cru que celles-ci avaient été cachées. D’où la sélection des mâles à massacrer; Le CICR parle de 867 morts. Mais les disparus, les tués en brousse portent ce nombre à au moins 1200 personnes.

L’objectif est de modifier le rapport démographique et électoral en faveur du RDR, dans cette région stratégique et riche, mais où les conflits fonciers sont un grand souci pour les autorités politiques. Il convient de signaler que, devant l’ampleur des massacres et l’émoi créé, l’ONUCI s’est vue obligée de désarmer le samedi 2 avril 2011, à 15H, les rebelles postés au corridor de Guitrozon. “Pourquoi, tuez-vous tant de personnes?” s’est exclamé l’oficier marocain de l’ONUCI.

A Petit-Duekoué, le même samedi vers 14H, deux rebelles qui avaient abattu sommairement des villageois ont été abattus, après sommation, par l’ONUCI.

(via le blog de http://kouamouo.ivoire-blog.com/archive/2011/04/02/epuration-ethnique-anti-we-a-duekoue-le-temoignage-d-un-cadr.html - Théophile Kouamouo )

Comme on le voit donc, les massacres ne peuvent pas avoir commis par nulle autre force que celle des FRCI. Les organisations internationales doivent refuser de se discréditer. La prétendue découverte de charniers par les pro-Ouattara à l’Ouest est une façon de se sortir de cette mauvaise passe. A Abidjan et sur tout leur passage partout dans le pays, les pillages ont été systématiques dans les zones conquises par les FRCI. Tant que les FDS contrôlaient Cocody et Angré aucun pillage n’a été signalé. Mais SOCOCE, le plus grand Supermarché de Côte d’Ivoire vient d’être pillé, dès l’occupation des II Plateaux.



Alassane Ouattara tient la Côte d’ivoire…la chasse à l’homme peut commencer (2)

Pro-Ouattara/exactions: l’ONU inquiète

L`ONU a indiqué craindre des “graves violations des droits de l`homme” commises par les Forces républicaines de Côte d`Ivoire (FRCI), les pro-Ouattarra, en particulier dans l`ouest du pays.

“Nous disposons d`informations non confirmées faisant état de graves violations des droits de l`homme commises par les Forces républicaines de Côte d`Ivoire, les forces pro-Ouattarra”, a déclaré aux médias le porte-parole du Haut commissariat de l`ONU aux droits de l`homme, Rupert Colville.

Ces violences auraient été enregistrées “en particulier dans les régions de Guiglo, Daloa à l`ouest”, a-t-il détaillé. Le porte-parole a ainsi ESPACE PUBLICITAIRE évoqué des “pillages, des extorsions de fonds, des enlèvements, des arrestations arbitraires et des mauvais traitements de civils”.

Au quatrième jour d`une offensive éclair, les forces d`Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale après l`élection de novembre, ont pris le contrôle de quasiment tout le pays, à l`exception de bastions de fidèles de Laurent Gbagbo à Abidjan. Le porte-parole du Haut commissariat a appelé les forces en présence en Côte d`Ivoire à la “retenue extrême”, expliquant que les forces qui soutiennent M. Gbagbo continuent d`enfreindre les droits de l`homme.

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/04/01/97001-20110401FILWWW00443-pro-ouattara-graves-violations-des-droits.php - Le Figaro

LES ASSASSINATS CIBLÉS EUX AUSSI ONT DÉBUTÉ

Le village du Ministre Charles Blé Goudé Kpogrogbré (GUIBEROUA) a été totalement Brûlé par les Rebelles de Ouattara, on enregistre des épurations ethniques, des femmes violées et égorgées, jeunes et vieux tués. Le Bilan est Lourd et ce Bilan là est le Trophée de la Guerre de Ouattara et de ces Fans d’ici et d’ailleurs qui s’en réjouissent. ( http://infoscotedivoire.net/fr/index.php - via )

Philippe Raymond, un français, proche de Gbagbo et militant pour la sortie de la Côte d’Ivoire de la zone franc CFA exécuté par les hommes de Ouatarra à Yamoussokro le 2 avril 2011.

Il s’agit de Philippe Raymond, professeur à l’INP-HB de Yamoussoukro. Il a été assassiné hier par les rebelles pro-ouattara qui occupent actuellement la ville de Yamoussoukro. Son seul crime, c’est d’être pro-Gbagbo. Dans la vidéo qui se trouve juste en-dessous, vous avez la raison pour laquelle il est jugé pro-Gbagbo et surtout la raison pour laquelle les hommes de Soro et de Ouattara ont jugé bon de mettre fin à sa vie, sans doute sur ordre de l’Elysée. C’était lors d’une émission à la RTI “Raison d’Etat” dans laquelle il avait dit sa part de vérité sur la situation en côte d’ivoire.

( http://cotedivoire-lavraie.over-blog.fr/5-index.html - via )

Enfin, extrait d’un mail reçu ce jour d’un informateur de l’intérieur :

[…] depuis hier dans les villes de Irié (vile du pdt du conseil constitutionnel ivoirien ) et Lakota : les personnes pro gbagbo duement listées ont été exécutees et leurs bien pillés. Ce même jour à Divo des personnes des personnes figurant sur une liste ont été exécutées par les hommes de Monsieur Ouattara. Le village du ministre en charge des handicapes du gvt Gbagbo a été pillé et ceux qui n’ont pu fuir executés. La suite pour demain” j’ajouterai que le gouvernement Gbagbo est multiethnique et que ça promet donc de beaux Oradours.

http://resistances.akwedo.com/post/4294214943/alassane-ouattara-tient-la-cote-divoire-la-chasse-a - Chasse à l’homme des pro-Ouattara : partie 1




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http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf


Posté par: T 34
Posté le: 03 Apr 2011 à 23:28

Côte d'Ivoire: le camp Ouattara accusé de massacres

Le camp d'Alassane Ouattara doit se défendre d'accusations de massacres dans l'ouest du pays. http://humanite.fr/03_04_2011-c%C3%B4te-divoire-renforts-fran%C3%A7ais-%C3%A0-abidjan-469188 - A suivre aussi le fil du jour.

Lundi, au lancement d'une offensive sur le Sud qui les a conduits en quelques jours jusqu'aux bastions du président sortant Laurent Gbagbo à Abidjan, les Forces républicaines (FRCI, pro-Ouattara) avaient attaqué la ville de Duékoué, carrefour stratégique de l'Ouest. Après de très durs combats, la ville tombait mardi aux mains des FRCI. Vendredi soir, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a créé un choc en annonçant, sur la base d'informations recueillies sur place, qu'"au moins 800 personnes" avaient été tuées à Duékoué dans cette seule journée. Il évoquait sans plus de précision des " http://humanite.fr/02_04_2011-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-les-tueries-se-succ%C3%A9dent-469185 - violences intercommunautaires ".

  • L'Onuci vise les "dozos"

L'ONG catholique Caritas a de son côté fait état d'"un millier" de tués ou de disparus, mais n'a pas désigné non plus de responsables. Mais samedi http://humanite.fr/01_04_2011-c%C3%B4te-divoire-lonu-d%C3%A9nonce-des-exactions-contre-les-civils-469097 - l'Opération de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci), qui reconnaît M. Ouattara et assure même la protection de son QG du Golf hôtel, a clairement accusé ses troupes. Si son premier bilan, qui devrait être revu à la hausse après l'enquête en cours, évoque "330 morts" de lundi à mercredi, dont 100 tués par des "mercenaires pro-Gbagbo", l'Onuci a affirmé que "la plupart" des victimes ont été "exécutées par les +dozos+ (chasseurs traditionnels du Nord) des FRCI".

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) a "confirmé l'existence de massacres dans la ville de Duékoué", mais selon elle le total de "plus de 800 personnes exécutées" correspond aux exactions de quatre mois de crise post-électorale. "Nous avons des retours réguliers de nos sources que les exécutions se poursuivent", a souligné un responsable du bureau Afrique de la FIDH, Florent Geel.

  • Ouattara pointe les mercrenaires de Gbagbo

Gravement mises en cause, les forces pro-Ouattara ont assuré avoir tué "des miliciens et pas des civils". "Laurent Gbagbo avait plus de 800 mercenaires libériens et miliciens, souvent des jeunes de la région", a affirmé la porte-parole de M. Ouattara, Anne Ouloto. De nombreux témoignages ont fait état de tueries commises par des mercenaires libériens et des miliciens pro-Gbagbo dans la région au long de la crise post-électorale. A Duékoué, l'Onuci a d'ailleurs indiqué avoir découvert un puits dans le QG d'un chef milicien contenant "beaucoup de corps".

L'horreur des derniers jours dans la zone n'est cependant "pas une surprise", souligne Rinaldo Depagne, de l'organisation International Crisis Group (ICG). La région a été "infectée par la guerre civile au Liberia" voisin (1989-2003), rappelle-t-il. Des mercenaires libériens ont été recrutés par le camp Gbagbo et les rebelles (qui forment à présent le gros des FRCI) lors des combats de 2002-2003 qui ont abouti à la partition Nord-Sud de la Côte d'Ivoire. Et le "Grand Ouest" connaît depuis des années des violences intercommunautaires. S'opposent d'un côté les autochtones d'ethnie guéré (réputés pro-Gbagbo) et de l'autre les Ivoiriens du Nord et les Ouest-Africains, considérés comme pro-Ouattara, sur fond de conflits fonciers dans cette grande région cacaoyère.

Politiquement, l'effet des accusations contre le camp d'Alassane Ouattara, considéré à l'extérieur comme le président légitime, pourrait être dévastateur. "Ca risque de le discréditer", s'inquiète une source onusienne. "Ca va le suivre", prédit un humanitaire. La France et M. Ouattara ont appelé samedi à "la plus grande retenue" et à éviter "toute violence à l'encontre des civils".

http://www.humanite.fr/03_04_2011-c%C3%B4te-divoire-le-camp-ouattara-accus%C3%A9-de-massacres-469187 - Source
 

Côte d'Ivoire: Ouattara se défend, Sarkozy consulte

Dans L'Humanité, ce lundi 4 avril, le point complet sur le chaos en Côte d'Ivoire, entre la bataille d'Abidjan et les présomptions de massacres dans l'ouest du pays. Le décryptage de l'historienne Catherine Coquery-Vidrovitch: "C'est avant tout un conflit foncier". L'attitude de la France qui renforce sa force Licorne et tient l'aéroport d'Abidjan. Notre édito: "Toujours du sang!"

Suivez ici les événements de ce dimanche. La bataille d'Abidjan s'enlise. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo résiste et mobilise autour de ses bastions, alors que son rival Alassane Ouattara fait face à des accusations de massacres de centaines de civils dans l'Ouest.

18 heures. Les premières évacuations d'étrangers fuyant le chaos ivoirien ont démarré à Abidjan, où l'armée française a pris le contrôle de l'aéroport de la ville livrée aux pillages et aux combats autour des derniers bastions du président sortant Laurent Gbagbo. Redoutant pour leur sécurité, 167 étrangers, dont des Français et des Libanais, ont quitté Abidjan pour Dakar, via Lomé, a indiqué à l'AFP le porte-parole de la force française Licorne, le commandant Frédéric Daguillon.

16 heures 30. La réunion sur la Côte d'Ivoire autour du président Nicolas Sarkozy a débuté, après l'arrivée à l'Elysée de Gérard Longuet, ministre de la Défense, et d'Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées. Le Premier ministre François Fillon et le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé sont représentés par leurs directeurs de cabinet.

16 heures. Alassane Ouattara a démenti une nouvelle fois les accusations selon lesquelles ses partisans auraient participé au massacre de vendredi dans la ville de Duékoué, lors d'une conversation téléphonique avec Ban Ki-Moon a rapporté ce porte-parole. Il a déclaré qu'il avait demandé une enquête sur ces faits.

15 heures 20. L'assaut final des combattants pro-Ouattara contre le palais et la résidence présidentielle n'a toujours pas eu lieu. Des tirs sporadiques d'armes lourdes étaient entendus dimanche matin, notamment au Plateau, coeur du pouvoir, abritant le palais. On ne savait toujours pas avec certitude où se trouvait M. Gbagbo.

14 heures 30. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, demande au clan Ouattara de faire faire arrêter les massacres

13 heures. La télévision d'Etat ivoirienne contrôlée par le président sortant Laurent Gbagbo diffusait dimanche de violents messages contre la France. "Le génocide rwandais se prépare en Côte d'Ivoire par les hommes (du président français Nicolas) Sarkozy. Ivoiriennes, Ivoiriens, sortons massivement et occupons les rues", lançait un bandeau défilant. "L'armée française occupe l'aéroport Félix Houphouët-Boigny (d'Abidjan), nous sommes en danger", affirmait un autre bandeau.

Midi. Plus de 1500 étrangers, dont 700 Français, se trouvent sous la protection des forces françaises dans le camp Licorne.

11 heures 20. Nicolas Sarkozy tiendra "dimanche en milieu d'après-midi au Palais de l'Elysée, une réunion pour faire un nouveau point sur la situation en Côte d'Ivoire", a annoncé la présidence dans un communiqué.

9 heures. La France a dépêché 300 soldats supplémentaires en renfort en Côte d'Ivoire tandis que les forces françaises de l'opération Licorne ont pris le contrôle de l'aéroport international d'Abidjan, a annoncé dimanche à l'AFP le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major des armées à Paris.

8 heures 30. L'ONG Médecins sans frontières s'alarme du nombre de nouveaux blessés affluant dans les structures médicales de l'ouest du pays, signe que les "violences continuent dans la zone" six jours après le début de l'offensive des pro-Ouattara. "La situation reste extrêmement tendue et violente dans et autour de plusieurs villes de l’ouest", poursuit l'ONG, notamment à Danané, Man et Bangolo. "Le nombre de nouveaux blessés est extrêmement inquiétant et indique que des violences continuent dans cette zone. Les tensions intercommunautaires sont extrêmement vives et les violences sont présentes et graves", insiste le responsable des urgences de MSF, Renzo Fricke.

6 heures. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo doit "se retirer immédiatement", a déclaré dimanche matin la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. "Gbagbo pousse la Côte d'Ivoire vers l'anarchie", a-telle ajouté, soulignant la "grave préoccupation" de Washington face à la "situation dangereuse et qui se dégrade" dans ce pays ouest-africain, notamment les informations sur des massacres à grande échelle dans l'ouest.

5 heures. Le camp d'Alassane Ouattara, reconnu président ivoirien par la communauté internationale, doit se défendre d'accusations de massacres dans l'ouest du pays, un "Far West" déchiré par les violences depuis des années. http://humanite.fr/03_04_2011-c%C3%B4te-divoire-le-camp-ouattara-accus%C3%A9-de-massacres-469187 - Lire la suite ici...

Nuit de samedi à dimanche. A Abidjan, en soirée, la situation était redevenue calme. Les combats de la journée de samedi n'ont, semble-t-il, guère fait bouger les lignes. Le palais est l'un des derniers bastions des forces pro-Gbagbo dans la capitale économique. Quatre Casques bleus de l'Onuci ont été "grièvement blessés" samedi "dans les environs" du Plateau par des militaires de Laurent Gbagbo, selon la mission onusienne.

Le camp Gbagbo avait affirmé vendredi avoir repoussé une première offensive des forces de son rival sur le palais présidentiel et la résidence de M. Gbagbo, précisant avoir également repris le contrôle de la télévision d'Etat RTI. Le signal a été rétabli dès vendredi, et samedi matin des militaires fidèles au président sortant ont appelé à l'antenne à la mobilisation des troupes pour la "protection des institutions de la République". Un appel a aussi été lancé pour que les partisans de M. Gbagbo forment un "bouclier humain" autour de sa résidence. Quant au président sortant, son entourage assure qu'il se trouve avec sa famille dans sa résidence de Cocody (nord) et qu'il n'a nullement l'intention d'"abdiquer".

http://www.humanite.fr/03_04_2011-c%C3%B4te-divoire-ouattara-se-d%C3%A9fend-sarkozy-consulte-469188 - Source


http://laradiodelsur.com/?p=18700 - Candidato apoyado por Francia habría promovido masacre de Duekoue, Costa de Marfil
http://laradiodelsur.com/?p=18738 - Helicóptero de la ONU dispara contra palacio presidencial de Costa de Marfil
http://laradiodelsur.com/?p=18666 - Costa de Marfil denuncia invasión por parte de Francia
http://www.patriagrande.com.ve/temas/internacionales/onu-lanza-cuatro-misiles-campo-militar-costa-marfil/ - ONU lanza cuatro misiles contra campo militar de Costa de Marfil


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Posté par: T 34
Posté le: 05 Apr 2011 à 00:41

Côte d'Ivoire : l'Onu tire sur le palais présidentiel

La bataille d'Abidjan s'intensifie. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo résiste et mobilise autour de ses bastions, alors que son rival Alassane Ouattara fait face à des accusations de massacres de centaines de civils dans l'Ouest. Selon François Danel, directeur général de l'ONG Action contre la faim (ACF), "des centaines de personnes ont été massacrées" fin mars à Duékoué, dans l'ouest du pays. Au cours d'une réunion à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a décidé "le regroupement sans délai" de tous les Français vivants à Abidjan. --> http://www.humanite.fr/04_04_2011-c%C3%B4te-divoire-revivez-les-%C3%A9v%C3%A9nements-de-dimanche-469198 - Revivez les événements de la journée de dimanche .

20h30. Les soldats français et les troupes de l'ONU conduisent des opérations militaires pour neutraliser les armes lourdes utilisées par les forces de Laurent Gbagbo contre la population civile et le personnel des Nations unies, a annoncé l'Elysée ce lundi soir. Des hélicos onisiens attaquent aussi, depuis 20h (heure française) un autre site. Il s'agirait du camp d'Akouédo. Par ailleurs, d'autres témoins font état de tirs dirigés vers le palais présidentiel et sur la résidence de Laurent Gbagbo. Dans un communiqué, l'Elysée indique que cette intervention répond à une requête du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, qui a sollicité l'aide de la France dans une lettre à Nicolas Sarkozy.

19h00. Selon la radio Europe 1, cinq personnes dont au moins deux Français ont été kidnappés vers 16h à l'hôtel Novotel  d'Abidjan.

17h30. Environ 250 étrangers ont quitté Abidjan ce lundi, indique l'armée française.

http://www.humanite.fr/sites/default/files/vignettes/infoabidjan.jpg">

17h10. L'"offensive" des forces d'Alassane Ouattara contre les derniers bastions tenus à Abidjan par le président sortant Laurent Gbagbo a été lancée lundi, a affirmé le porte-parole de Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara. "A 13H00 (locales et GMT), les mouvements ont commencé à travers quatre grands corridors. Nous sécurisons pendant notre passage. L'objectif, c'est de converger vers le Plateau (centre) et Cocody (nord). C'est l'offensive qui est lancée", a ajouté le porte-parole, Sidiki Konaté.

15h40. Les forces d'Alassane Ouattara sont en train de lancer l'offensive contre les troupes de son rival Laurent Gbagbo à Abidjan, selon Reuters.

14h20. La Commission européenne appelle Alassane Ouattara et le Laurent Gbagbo à "protéger les civils" et à tout faire pour éviter de faire basculer "davantage" leur pays dans la guerre civile.

14h00. Les forces armées fidèles au président sortant Laurent Gbagbo "assurent la sécurité des Français vivant en Côte d'Ivoire", a affirmé lundi la télévision d'Etat RTI contrôlée par M. Gbagbo alors que des "regroupements" de Français sont en cours à Abidjan.

12h50. Le regroupement des Français était en cours sur trois points de la capitale Abidjan, à savoir le camp militaire de Port-Bouët, l'ambassade de France et un hôtel du sud de la ville, a déclaré le ministère français des Affaires étrangères, Alain Jupé.

12h40. Le Premier ministre français François Fillon a déclaré, lors d'un déplacement en Allemagne, qu'il n'y aurait pas "pour le moment" d'évacuation des Français de Côte d'Ivoire, affirmant qu'on était toujours "dans une phase de regroupement". Interrogé par des journalistes sur la situation des Français de Côte d'Ivoire en marge d'une visite à Bückeburg en Basse-Saxe, le chef du gouvernement a déclaré: "On est toujours dans une phase de regroupement", avant d'ajouter: "On ne parle pas d'évacuation pour le moment".

12h20. L'état-major des armées françaises annonce l'envoi de 150 hommes supplémentaires pour protéger les civils. Ce renfort porte le contingent des forces françaises présentes dans le pays à 1 650 hommes.

10h30. Seuls quelques tirs sporadiques d'arme lourde étaient entendus lundi matin à Abidjan, ont rapporté des habitants et des journalistes de l'AFP. Dans le quartier du Plateau (centre), où se trouve le palais présidentiel, quelques tirs étaient entendus au loin. Des jeunes femmes et enfants se hasardaient dans les rues désertes pour aller chercher de l'eau, plusieurs secteurs subissant des coupures. A Cocody (nord), quartier résidentiel abritant la résidence présidentielle, même constat: "On a bien dormi. On n'a pas entendu grand chose à part quelques tirs sporadiques", selon un habitant.

9h30. Ally Coulibaly, ambassadeur de Côte d'Ivoire en France nommé par Alassane Ouattara, a estimé lundi que la Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) était aux "abonnés absents" lors des massacres signalés dans l'ouest du pays. "L'Onuci nous dit qu'il y a des massacres mais où l'Onuci était-elle ? L'Onuci n'était pas en place quand les forces républicaines sont arrivées, l'Onuci était aux abonnés absents, on ne peut pas après venir porter des accusations (...), chercher à ternir l'image du président Alassane Ouattara", a-t-il dénoncé sur la radio France-Info.

9h10. L'assistant du secrétaire général de l'ONU chargé des droits de l'homme, Ivan Simonovic, est à Abidjan pour "évaluer la situation générale" après le massacre à Duékoué de plusieurs centaines de personnes, a indiqué lundi la mission de l'ONU à Abidjan. A son arrivée dimanche, il "a exprimé sa vive préoccupation par rapport à la détérioration de la situation des droits de l'homme entachée de massacres à l'Ouest et de nombreuses exactions contre les populations civiles", selon un communiqué de la Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci).

2h30. Le chef de l'armée de Gbagbo, la général Mangou, a quitté l'ambassade sud-africaine (source diplomatique) et a rencontré le président sortant à sa résidence d'Abidjan.

1 heure. "Des centaines de personnes ont été massacrées" fin mars à Duékoué et les "exactions continuent", déclare François Danel, directeur général de l'ONG Action contre la faim. "Je confirme qu'il y a eu des massacres de centaines de personnes à Duékoué" entre le 27 et le 29 mars, a précisé M. Danel, après s'être rendu dimanche dans cette ville de l'ouest de la Côte d'Ivoire.

http://www.humanite.fr/03_04_2011-c%C3%B4te-divoire-lonu-tire-sur-le-palais-pr%C3%A9sidentiel-469188 - Source
 
http://laradiodelsur.com/?p=18738 - Helicóptero de la ONU dispara contra palacio presidencial de Costa de Marfil
http://laradiodelsur.com/?p=18666 - Costa de Marfil denuncia invasión por parte de Francia
http://www.patriagrande.com.ve/temas/internacionales/onu-lanza-cuatro-misiles-campo-militar-costa-marfil/ - ONU lanza cuatro misiles contra campo militar de Costa de Marfil
 
http://laradiodelsur.com/?p=18927 - Unión Africana condena intervenciones en Libia y Costa de Marfil
http://www.patriagrande.com.ve/temas/internacionales/fuertes-criticas-francia-onu-costa-marfi/ - Fuertes críticas a ONU y Francia por bombardear a Costa de Marfil
 
http://www.patriagrande.com.ve/temas/internacionales/gbagbo-se-rinde-y-pide-proteccion-a-la-onu/ - Gbagbo le solicita protección a la ONU, después que lo bombardeó
http://www.patriagrande.com.ve/temas/internacionales/tropas-presidente-saliente-costa-marfil-piden-tregua-aonu/ - Tropas de presidente saliente de Costa de Marfil piden tregua a la ONU
 


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Posté par: Guests
Posté le: 05 Apr 2011 à 17:06

Côte d'Ivoire: le PCF exige l'arrêt immédiat de l'engagement militaire français
05 04 11



En participant directement aux intenses combats militaires ivoiriens opposant Allassane Ouattara et Laurent Gbagbo
, la France choisit l'escalade, la politique de force et la guerre, en se masquant derrière une demande de l'ONU.
Rarement les Nations-Unies, dont la Charte bannit explicitement le recours à la force, auront été à ce point instrumentalisées pour tenter de justifier, depuis le début de la crise, le refus systématique et consternant d'une issue politique négociée qui restait possible malgré les difficultés.
Les Communistes français expriment leur grande inquiétude devant une situation aussi dangereuse pour le peuple ivoirien et pour toutes les personnes expatriées françaises et de toutes nationalités vivant en Côte d'Ivoire.
Le PCF exige l'arrêt immédiat de l'engagement militaire de la France. Les autorités françaises doivent provoquer une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, en présence de l'Union africaine, pour que soient définies les conditions d'un cessez-le-feu et d'un processus conduisant à une solution politique.

http://www.humanite.fr/05_04_2011-c%C3%B4te-divoire-le-pcf-exige-larr%C3%AAt-imm%C3%A9diat-de-lengagement-militaire-fran%C3%A7ais-469346 - Source



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Posté par: T 34
Posté le: 06 Apr 2011 à 01:18

Éditorial Par Jean-Emmanuel Ducoin

Toujours du sang !

  Dans une guerre civile, la victoire même est toujours une défaite. Les partisans d'Alassane Ouattara se souviendront-ils de cette évidence quand, dans quelques jours, quelques semaines, ils se partageront tous les postes qu'occupent actuellement les derniers fidèles de Laurent Gbagbo ? Poser cette question en ces heures absolument tragiques pour toute la Côte d'Ivoire peut paraître bien dérisoire - sauf à oublier que, au moment d'une victoire par les armes, quelle qu'elle soit, il convient toujours d'anticiper la suite des événements pour que des drames ne s'ajoutent pas aux drames. En effet, les jours qui viennent de s'enchaîner dans tout le pays et singulièrement à Abidjan, où se terre le président sortant, ont de quoi écourer tout humain digne de ce nom connaissant un peu la situation vécue par les Ivoiriens depuis une décennie au moins.  

Puisque ces temps-ci les armes ne veulent décidément pas se taire, cette confrontation horrible, avec ses meurtres aveugles et ses massacres de masse d'un côté comme de l'autre, aura des prolongements durables pour tous les Ivoiriens et au-delà. Comment oublier que l'effort multilatéral entrepris depuis 2003 avec l'ensemble des États africains a été réduit à néant depuis le dernier scrutin, alors qu'une solution politique de réconciliation était en marche ? En ce domaine, la lucidité est tout le contraire de la naïveté. Discrédité par ses actes de violences et par sa stratégie suicidaire (pour son peuple) du « seul contre tous les impérialistes », ce n'est pas prendre position pour Laurent Gbagbo que de rappeler comment et pourquoi les pressions de la « communauté internationale » l'ont poussé à un raidissement. Rappelons-nous par exemple que la « certification » de la victoire d'Alassane Ouattara par le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Côte d'Ivoire, le Sud-Coréen Choi Young-Jin, fut juridiquement ambiguë, puisque les Nations unies n'avaient pas sollicité une telle responsabilité et que cette « certification » fut prise au lendemain de la proclamation du Conseil constitutionnel donnant Laurent Gbagbo vainqueur. Beaucoup y ont vu la « main des Occidentaux ». Hélas, comment pouvait-il en être autrement ?

Après quatre mois d'une crise postélectorale qui ont laissé le pays exsangue et meurtri par les violences, Alassane Ouattara, ex-directeur Afrique du FMI, a donc pris le dessus, en s'appuyant en grande partie sur les combattants armés de l'ex-rébellion. D'ailleurs, histoire de se convaincre qu'il nous faut regarder cette guerre civile tout en complexité, ne nous étonnons pas que le chef de l'ONU, Ban Ki-Moon lui-même, ait exhorté hier Ouattara de prendre « des mesures contre les massacres » perpétrés par ses troupes. La raison est restée étrangère à ce conflit. Et autant le dire, les événements récents ne vont rien arranger. Encouragée par Nicolas Sarkozy en personne, la solution militaire est la seule en vigueur et lorsque nous avons appris, hier, que les forces françaises de l'opération « Licorne » avaient pris le contrôle de l'aéroport international d'Abidjan - comme au bon vieux temps - et que la France avait dépêché 300 soldats en renfort, nous nous sommes dit que ce symbole laisserait de nouvelles traces indélébiles.

 Tous ceux qui ont poussé dans la voie de la confrontation, au mépris de ses risques et de ses conséquences, portent d'ores et déjà une lourde responsabilité. Sur ces terres chargées d'histoires mémorielles, il n'y a rien de pire que le soupçon d'ingérence et de partialité.

Jean-Emmanuel Ducoin

http://www.humanite.fr/04_04_2011-toujours-du-sang-469199 - Source

 
En direct : Laurent Gbagbo négocie son départ
 
La bataille d'Abidjan, engagée le 31 mars au soir par les forces d'Alassane Ouattara, a changé de dimension avec l'entrée en scène lundi des Nations unies et de la France, plus de quatre mois après le début d'une crise post-électorale. Paris a indiqué que le départ du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo était imminent et que des négociations étaient engagées pour sa "reddition", au lendemain de frappes de la France et de l'ONU à Abidjan contre ses derniers bastions. ( http://www.humanite.fr/05_04_2011-c%C3%B4te-divoire-les-%C3%A9v%C3%A9nements-de-lundi-469304 - Retrouvez les événements d'hier )

17h20. La France exige que Gbagbo signe un document de renonciation au pouvoir, affirme Alain Juppé.

15h30. Le violent conflit en Côte d'Ivoire pourrait s'étendre à l'ensemble de l'Afrique de l'ouest, notamment au Liberia et au Burkina Faso, avertit le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés Antonio Guterres.

15h10. La France est à "deux doigts" de convaincre Gbagbo de quitter le pouvoir affirme Alain Juppé. Le Premier ministre français François Fillon a déclaré que "deux généraux proches de l'ancien président" ivoirien Laurent Gbagbo étaient actuellement "en train de négocier les conditions d'une reddition".

14h15. Gbagbo "retranché" dans un "bunker" dans sa résidence (ONU)

13h45. "Nous avons demandé au général commandant l'Onuci un cessez-le-feu" (chef de l'armée de Gbagbo à l'AFP)

13h25. "Nous avons arrêté les combats" (chef de l'armée de Gbagbo, à l'AFP)

13h00. La Russie a dit "étudier la légalité" des frappes de l'ONU et de la France à Abidjan.

--> http://www.humanite.fr/05_04_2011-c%C3%B4te-divoire-le-pcf-exige-larr%C3%AAt-imm%C3%A9diat-de-lengagement-militaire-fran%C3%A7ais-469346 - Le PCF exige l'arrêt immédiat de l'engagement militaire français

12h50. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo se trouve mardi avec sa famille dans sa résidence d'Abidjan, qui est "en train d'être attaquée" par les forces d'Alassane Ouattara, a déclaré Alcide Djédjé, ministre des Affaires étrangères de Gbagbo, qui a fait défection.

12h40. Un important ministre de Gbagbo réfugié chez l'ambassadeur de France

12h00. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, replié dans ses derniers bastions à Abidjan, "n'en est pas" à envisager "pour le moment" une reddition, a affirmé mardi à l'AFP le porte-parole de son gouvernement Ahoua Don Mello.

http://www.humanite.fr/sites/default/files/vignettes/infocotmardi.jpg">

11h50. L'Onu fait état d'une situation humanitaire "absolument dramatique" à Abidjan.

11h30. Des dizaines de personnes ont trouvé la mort dans les combats à l'arme lourde qui se sont déroulés ces derniers jours dans la capitale économique ivoirienne Abidjan, indique le Haut commissariat de l'Onu aux droits de l'homme faisant état d'informations recueillies sur place.

9h30. Un gendarme français du GIGN assurant la protection de la résidence de l'ambassadeur de France à Abidjan a été blessé à la cuisse par des éclats de balle ou de roquette lundi soir, a-t-on appris mardi auprès de la gendarmerie à Paris.

8h30. Laurent Gbagbo "serait en négociations pour se rendre"affirme, sur RFI, Ally Coulibaly, l'ambassadeur de Côte d'Ivoire en France nommé par son rival Alassane Ouattara.

6h20. Des tirs à l'arme lourde étaient entendus mardi matin dans Abidjan, dans le quatier du Plateau où se trouve le palais présidentiel.

2h00. Le président Barack Obama exhorte le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo à respecter la volonté de ses compatriotes et à "cesser de revendiquer la présidence".

http://www.humanite.fr/03_04_2011-en-direct-laurent-gbagbo-n%C3%A9gocie-son-d%C3%A9part-469188 - Source
 

Côte d'Ivoire: la France entre dans le conflit

Il faut croire que le front libyen, avec ses « frappes ciblées » et ses premiers « dégâts collatéraux »,  ne suffisait plus à Nicolas Sarkozy. Voilà la France désormais ouvertement engagée dans la dangereuse confrontation armée qui déchire la Côte d'Ivoire http://humanite.fr/03_04_2011-côte-divoire-lonu-tire-sur-le-palais-présidentiel-469188 - (retrouvez les événements d'hier ici) .

Ce lundi soir, des hélicoptères de la force française Licorne  et de la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) ont fait feu, à Abidjan,  sur le palais et la résidence du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, ainsi que sur les camps militaire d'Agban et d'Akouédo. « Nous avons lancé l'opération destinée à protéger les populations en mettant hors d'état de nuire les armes lourdes utilisées par les forces spéciales de Laurent Gbagbo contre les populations et contre les Casques bleus de l'ONU », a justifié le porte-parole de l'Onuci, Hamadoun Touré. Lequel invoque la résolution 1975 du Conseil de sécurité de l'ONU autorisant l'Onuci a faire usage de « tous les moyens nécessaires pour mettre en œuvre son mandat de protéger les civils (…) y compris pour prévenir l’usage d’armes lourdes ».

Cette intervention militaire, que laissait entrevoir le quasi doublement des effectifs de Licorne ces derniers jours et http://humanite.fr/03_04_2011-côte-divoire-ouattara-se-défend-sarkozy-consulte-469188 - la prise de contrôle de l'aéroport d'Abidjan, résulterait d'une demande onusienne. Dans une lettre adressée dimanche à Nicolas Sarkozy, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, jugeait « urgent de lancer des opérations militaires nécessaires pour mettre hors d'état de nuire les armes lourdes qui sont utilisées contre les http://humanite.fr/01_04_2011-abidjan-retient-son-souffle-469129 - populations civiles et les Casques bleus ». Après avoir laissé faire, voir encouragé l'offensive armée des forces pro-Ouattara qui s'est traduite, à Duékoué, dans l'ouest du pays, par http://humanite.fr/03_04_2011-côte-divoire-le-camp-ouattara-accusé-de-massacres-469187 - des massacres et de graves exactions sous l'œil impassible des casques bleus de l'Onuci, voici donc Nicolas Sarkozy et Ban Ki Moon soudainement très  préoccupés du sort des populations civiles...

Le but de l'opération semble bel et bien ailleurs. En visant le palais et la résidence présidentielle, ces forces prétendument « impartiales » offrent au camp Ouattara et au chef rebelle devenu Premier ministre, Guillaume Soro, l'appui militaire tant sollicité. Quitte à outrepasser un mandat qui ne prévoit pas, que l'on sache, l'élimination physique de Laurent Gbgabo. En s'accrochant au pouvoir, celui-ci porte une lourde responsabilité dans l'engrenage de violence qui meurtrit aujourd'hui la Côte d'Ivoire. Il n'est pas le seul. En fermant systématiquement, depuis quatre mois, la porte au dialogue, Alassane Ouattara, lui aussi, est comptable du chaos dans lequel le pays est aujourd'hui plongé.

Les combattants sur lesquels il s'appuie, issus des rangs des Forces nouvelles de Guillaume Soro, ne sont ni des enfants de chœur, ni des parangons de démocratie et de respect des droits humains. L'Onuci, nous confiait lundi le président du mouvement ivoirien des droits de l'homme, Me Drissa Traoré, a « failli à sa mission, depuis le début de la crise, en refusant de protéger les civils ». L'ex-puissance coloniale, la plus mal placée pour résoudre cette crise profonde, qu'on ne saurait résumer à un contentieux post-électoral, a elle aussi joué la carte aventureuse de la confrontation.

Il y a quelques semaines, lors de la visite Jacob Zuma, Nicolas Sarkozy souhaitait sur un ton railleur « bon courage » au président sud-africain, opposé à une intervention militaire et membre du panel de chefs d'Etat désigné par l'Union africaine pour tenter de dégager une solution pacifique. Le président français fait aujourd'hui le choix de mettre aux avant-postes de la confrontation armée une force à l'histoire lourde en matière de « protection des civils ». Le 9 novembre 2004, les soldats français de Licorne faisaient feu sur des manifestants  désarmés aux abords de l'Hôtel Ivoire, à Abidjan, faisant plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés.

Rosa Moussaoui http://www.humanite.fr/05_04_2011-c%C3%B4te-divoire-la-france-entre-dans-le-conflit-469288 - Source



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Patria socialismo o muerte

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Posté par: T 34
Posté le: 06 Apr 2011 à 19:34

http://www.legrandsoir.info/Apres-la-Libye-la-Cote-d-Ivoire.html - Après la Libye, la Côte d’Ivoire

Laïcité:%20Copé%20évacue%20le%20débat%20en%20trois%20heures

 
Rosa Moussaoui

Il faut croire que le front libyen, avec ses « frappes ciblées » et ses premiers « dégâts collatéraux », ne suffisait plus au petit Bush d’opérette qu’est devenu Nicolas Sarkozy. Au nom du droit d’ingérence, voilà donc la France désormais ouvertement engagée dans la dangereuse confrontation armée qui déchire la Côte d’Ivoire.

Ce lundi soir, des hélicoptères de la force française Licorne et de la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire (Onuci) ont fait feu, à Abidjan, sur le palais et la résidence du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, ainsi que sur les camps militaire d’Agban et d’Akouédo.

« Nous avons lancé l’opération destinée à protéger les populations en mettant hors d’état de nuire les armes lourdes utilisées par les forces spéciales de Laurent Gbagbo contre les populations et contre les Casques bleus de l’ONU », a justifié le porte-parole de l’Onuci, Hamadoun Touré. Lequel invoque la résolution 1975 du Conseil de sécurité de l’ONU autorisant l’Onuci a faire usage de « tous les moyens nécessaires pour mettre en œuvre son mandat de protéger les civils (…) y compris pour prévenir l’usage d’armes lourdes ».

Cette intervention militaire, que laissait entrevoir le quasi doublement des effectifs de Licorne ces derniers jours et la prise de contrôle de l’aéroport d’Abidjan, résulterait d’une demande onusienne. Dans une lettre adressée dimanche à Nicolas Sarkozy, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, jugeait « urgent de lancer des opérations militaires nécessaires pour mettre hors d’état de nuire les armes lourdes qui sont utilisées contre les populations civiles et les Casques bleus ».

Après avoir laissé faire, voire encouragé l’offensive armée des forces pro-Ouattara qui s’est traduite, à Duékoué, dans l’ouest du pays, par des massacres et de graves exactions sous l’œil impassible des casques bleus de l’Onuci, voici donc Nicolas Sarkozy et Ban Ki Moon soudainement très préoccupés du sort des populations civiles...

Le but de l’opération semble bel et bien ailleurs. En visant le palais et la résidence présidentielle, ces forces prétendument « impartiales » offrent au camp Ouattara et au chef rebelle devenu Premier ministre, Guillaume Soro, l’appui militaire tant sollicité. Quitte à outrepasser un mandat qui ne prévoit pas, que l’on sache, l’élimination physique de Laurent Gbgabo.

En s’accrochant au pouvoir, celui-ci porte une lourde responsabilité dans l’engrenage de violence qui meurtrit aujourd’hui la Côte d’Ivoire. Il n’est pas le seul. En fermant systématiquement, depuis quatre mois, la porte au dialogue, Alassane Ouattara, lui aussi, est comptable du chaos dans lequel le pays est aujourd’hui plongé. Les combattants sur lesquels il s’appuie, issus des rangs des Forces nouvelles de Guillaume Soro, ne sont ni des enfants de chœur, ni des parangons de démocratie et de respect des droits humains.

L’Onuci, nous confiait lundi le président du mouvement ivoirien des droits de l’homme, Me Drissa Traoré, a « failli à sa mission, depuis le début de la crise, en refusant de protéger les civils ».

L’ex-puissance coloniale, la plus mal placée pour résoudre cette crise profonde, qu’on ne saurait résumer à un contentieux post-électoral, a elle aussi joué la carte aventureuse de la confrontation. Il y a quelques semaines, lors de la visite de Jacob Zuma, Nicolas Sarkozy souhaitait sur un ton railleur « bon courage » au président sud-africain, opposé à une intervention militaire et membre du panel de chefs d’Etat désigné par l’Union africaine pour tenter de dégager une solution pacifique.

Le président français fait aujourd’hui le choix de mettre aux avant-postes de la confrontation armée une force à l’histoire lourde en matière de « protection des civils ». Le 9 novembre 2004, les soldats français de Licorne faisaient feu sur des manifestants désarmés aux abords de l’Hôtel Ivoire, à Abidjan, faisant plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés.

Rosa Moussaoui


http://www.legrandsoir.info/Que-les-negres-qui-ont-applaudi-le-bombardement-de-la-Libye-soient-heureux-de-voir-la-Cote-d-Ivoire-bombardee.html - Que les nègres qui ont applaudi le bombardement de la Libye soient heureux de voir la Côte d’Ivoire bombardée.

 
Komla KPOGLI

En Côte d’Ivoire, ce 04 avril 2011, Sarkozy et sa Licorne ont bombardé le palais présidentiel, la résidence de Gbagbo et les camps d’Agban et d’Akouédo ainsi que de nombreuses cibles civiles. L’ONU les a accompagnés dans cette opération. Il y a plusieurs africains qui s’indignent de cette agression militaire qui manifestement rappelle les temps de la conquête coloniale et de la pacification. Curieusement ces indignés ont été silencieux voire heureux de voir la Libye bombardée par la même France et ses partenaires. Lorsque nous avions écrit, réalisé des interviews sur la Libye, nous avions été moqués, injuriés voire méprisés. Nous étions traités de tous les noms d’oiseaux par nombreux africains qui voyaient en notre opposition au bombardement de la Libye un esprit buté, "insensible aux souffrances" d’un peuple et hostile aux idéaux de la démocratie et de la liberté. Or, les arguments qui fondent l’action de la France aujourd’hui en Côte d’Ivoire sont quasiment ceux qu’on a utilisé contre la Libye.

La France dit se donner la mission de protéger les populations civiles massacrées à" l’arme lourde". Elle dit qu’elle doit bombarder la Côte d’Ivoire afin de neutraliser cet arsenal et libérer le pays d’un" tyran, un fou et un sanguinaire" suivi de quelques "desperado" qui s’accrochent au pouvoir et qui ne laissent pas les rebelles marcher sur leur cadavre pour installer un nouveau Khalife plus docile à la place de Khalife. Exactement, la même rhétorique humanitaire qui a justifié depuis l’incessant bombardement de la Libye de Kadhafi qui n’a pas laissé les rebelles prendre sa place au nom de la démocratie telle que les Occidentaux la veulent pour nos peuples.

Les africains doivent ouvrir les yeux, car quand on ne veut pas lire l’histoire par soi-même, on se trompe souvent. Cette appréciation erronée fait qu’on adhère à des projets qui sont contre nos intérêts sans le savoir. On n’a pas de principe. Or, il nous faut poser des principes clairs et infranchissables. Autrement dit parvenir à l’idée simple qui peut être résumée de manière suivante : nous avons des problèmes en Afrique ? Oui ! Mais c’est à nous de les résoudre quel que prix que coûte la solution. Voilà la ligne que nous devons tracer. Elle doit être ferme et définitive. Ceci ne signifie aucunement être de mèche avec des tyrans ou des corrompus qui s’autoproclament dirigeants africains. Au contraire, c’est affirmer notre responsabilité face à l’histoire. C’est reprendre notre place d’acteurs déchus depuis les razzias négrières transatlantiques dans notre propre espace.

Sinon, une fois qu’on permet tacitement ou expressément aux Occidentaux d’intervenir comme ils l’ont fait en Libye, eh bien, on leur aura donné le feu vert pour qu’ils continuent leur agression en ciblant avec cynisme et arrogance les pays qu’ils souhaitent ravir voire conserver sous leur tutelle avec ce consentement tacite ou express donné au préalable.

Nous avons toujours dit qu’il arrivera un temps où les africains n’auront leurs yeux que pour pleurer et il semble que ce moment est arrivé. A force de paresse intellectuelle, de fausse analyse liée à celle-ci, de refuser de nous organiser, de casser toute dynamique constructive au sein de notre peuple, de refuser de soutenir la construction d’un leadership crédible et lucide, de s’opposer à la constitution de groupes organisés et soudés par une idéologie véritablement panafricaniste, nous sommes engagés sur la voix du retour dans les chaînes - qui en réalité n’ont jamais quitté nos pieds - , mieux nous allons disparaître. Lorsque par haine gratuite, par étroitesse d’esprit, par souci de sauver de petits intérêts on installe le vide au sein de notre peuple, on crée et entretient des querelles interpersonnelles et inter-claniques voire inter-ethniques de bas étage quelle surprise veut-on avoir lorsque dans notre faiblesse nous ne répondons pas aux agressions ? A force de renforcer par un nationalisme obtus et squelettique ce qu’on nomme pompeusement les Etats africains, inexistants en réalité - car étant des créatures coloniales issues du partage de l’Afrique en 1885 à Berlin - nous n’avons et n’auront aucune structure capable de jouer le rôle d’Etat qui protège notre peuple. Nous serons mangés crus par la meute de hyènes affamés et à la recherche de la proie facile. La Libye et la Côte d’Ivoire ne sont que les débuts de la reconquête pour laquelle les autres ont pris du temps pour développer la logistique.

Les africains croient que le monde est une vaste église où les peuples viennent s’embrasser. Il ne savent pas ou ne veulent pas savoir que "l’homme est un loup pour l’homme" et que chacun doit se munir de protection, surtout un peuple qui a été si longtemps victime de l’esprit de domination des autres. Les africains refusent de voir que le monde c’est la guerre, ils préfèrent jouer aux hommes de paix face à des sociétés rompues aux guerres coloniales et de rapines depuis des millénaires. Face à des peuples avides et égoïstes, armés et surarmés pour cause, l’attitude des africains équivaut à un suicide. Face à des peuples dotés de sophismes qui leur servent de justificatifs dans leurs opérations humanitaires de braquage à main armée de la planète qu’ils soumettent à leur seul et exclusif profit, les africains persistent dans la peau de bons agneaux adorant le doux Jésus et récitant doucereusement les sourates de Mahomet et la cantique des cantiques de Salomon.

Puisse cet épisode de cette Côte d’Ivoire où Sarkozy et ses Oncles Tom locaux en les personnes de Soro, Ouattara et tous ces arrivistes qui veulent monter sur la courte échelle pour avoir et conserver une ascension sociale, ouvrir les yeux et permettre à ceux qui dorment toujours de comprendre que le danger est à nos portes et que si nous ne prenons garde et travaillons autrement et vite à nous renforcer, nous disparaîtrons comme les Incas et autres Aztèques. Et ceci sans que la terre cesse de tourner autour du soleil.

Ceux qui nous ont razziés, colonisés, néocolonisés, pillés et humiliés ne dorment pas. Leur projet initial de "civiliser" l’Afrique en la dépouillant de tous ses biens n’est pas enterré avec l’illusion de la décolonisation. Bien au contraire ! Ils l’ont perfectionné et ils le réalisent sous des formes multiples sous les yeux des africains subjugués.

Pour éviter de nous retrouver tous au cimetière qu’on nous aménage, vivement un sursaut africain !

Komla KPOGLI
04 avril 2010
http://lajuda.blogspot.com/ - http://lajuda.blogspot.com/


http://laradiodelsur.com/?p=18969 - Presidente de Costa de Marfil niega estar negociando su salida

http://laradiodelsur.com/?p=19045 - ONU informa la rendición de las tropas de Gbagbo ante los cascos azules

http://laradiodelsur.com/?p=19151 - UE impone más sanciones contra Gbagbo y Costa de Marfil

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Posté par: T 34
Posté le: 07 Apr 2011 à 02:05

Sarkozy donne un coup de canif dans sa ligne de non-intervention

L'intervention militaire française à Abdijan marque un nouvel épisode dans l'histoire passionnelle et conflictuelle entre Paris et son ancienne colonie ivorienne, et semble démentir la nouvelle ligne de la France sur un continent dont elle disait ne plus vouloir être le gendarme.

Les rapports entre l'ancienne métropole et la Côte d'Ivoire, longtemps sa vitrine de l'ouest africain, s'étaient beaucoup dégradés depuis l'arrivée au pouvoir de Laurent Gbagbo en 2000. En 2002, Gbagbo et ses partisans avaient reproché au président français Jacques Chirac (1995-2007) de ne pas lui avoir apporté son soutien, alors qu'il était victime d'une tentative de putsch qui avait abouti à une partition de fait du pays, dont tout le nord était tombé aux mains de rebelles. La tension avait atteint son paroxysme en novembre 2004, avec un bombardement de l'aviation ivoirienne causant la mort de 9 soldats français à Bouaké (centre), des affrontements à Abidjan entre armée française et manifestants ivoiriens, dont au moins 57 avaient été tués, et le départ précipité de près de 8.000 ressortissants français.

Les relations s'étaient peu à peu réchauffées après l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, qui misait sur les élections de fin 2010 pour engager une normalisation.

Pour la première fois depuis 2004, l'armée française est en première ligne: sa force Licorne est entrée en action lundi soir aux côtés de l'ONU pour attaquer les derniers bastions du pouvoir de Laurent Gbagbo et y détruire les armes lourdes "utilisées contre la population civile". Pour plusieurs analystes, cette implication militaire pose la question de la ligne politique française en Afrique, avec laquelle le président Nicolas Sarkozy prônait une "relation décomplexée", assurant que Paris ne serait plus le gendarme du continent. "Le message est totalement brouillé. Encore récemment, Nicolas Sarkozy affirmait que l'ancienne puissance coloniale était la moins bien placée pour intervenir dans son ancien pré carré", affirme Antoine Glaser, auteur de Sarko en Afrique.

Lors du sommet Afrique-France de juin 2010 à Nice ou plus récemment lors de ses voeux aux forces armées le 4 janvier, le président français a assuré que "les soldats de la France" n'avaient "pas vocation à s'ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire". Défendant cette ligne de non ingérence, le président se retranchait derrière l'Union africaine ou sous le parapluie de l'ONU. Mais pour Antoine Glaser, "tant qu'il y aura une présence militaire dans un pays africain, il y aura une ambiguité".

Illustration de cette ambiguité pour les experts: la France ferme en 2009 sa base permanente d'Abidjan, mais maintient des troupes dans le pays à travers la force Licorne. Or cette force est placée sous mandat de l'ONU, mais reste sous commandemant français. Pour Richard Banegas, professeur de sciences politiques à l'université de Paris I, "la politique africaine de la France, notamment en matière d'ingérence armée, est une succession de non-choix, d'ajustements en fonction d'enjeux immédiats, sans ligne claire, sans débat public". "Après 2004, la France était sur une position de retrait. En participant à ces frappes alors que l'Onuci aurait pu le faire, elle va compliquer sa relation avec les autres pays africains", dit-il. Il souligne que l'argument de "protection des civils", avancé par la France et l'ONU pour justifier leur intervention, est très critiqué dès lors qu'il est utilisé seulement contre le camp Gbagbo et n'a pas permis d'empêcher des massacres imputés dans l'ouest aux troupes pro-Alassane Ouattara.

Le politologue Michel Galy estime pour sa part que "l'armée française court le risque de se voir qualifiée juridiquement de complice de crimes de guerre". "Mais la crainte immédiate, souligne-t-il, c'est le risque de représailles contre les Français qui vivent à Abidjan".

http://www.humanite.fr/05_04_2011-sarkozy-donne-un-coup-de-canif-dans-sa-ligne-de-non-intervention-469356 - Source


http://www.humanite.fr/05_04_2011-c%C3%B4te-divoire-la-france-entre-dans-le-conflit-469288 - Côte d'Ivoire: la France entre dans le conflit

« Des tirs, des maisons qui brûlaient, on s’est enfuies »

Tempo (Liberia), correspondance. Face à l’offensive déclenchée par les forces armées d’Alassane Ouattara dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, 112 000 Ivoiriens ont trouvé refuge au Liberia depuis décembre. Au poste frontière de Tempo, tous témoignent de violences et de massacres. 

Ils arrivent par centaines, traversant sans relâche la rivière qui sépare la Côte d’Ivoire du sol libérien. Le petit poste frontière de Tempo, au nordest du Liberia, est devenu ces dernières semaines un des principaux points de passage des réfugiés ivoiriens. Sur la berge, la plupart des nouveaux arrivants ont fui Duékoué, ville conquise le 29 mars par les Forces républicaines d’Alassane Ouattara, le président ivoirien reconnu par la communauté internationale. Hébert Dehi est arrivé la veille à Tempo, après trois jours de marche en brousse. Terrorisé, il craint pour sa famille restée sur place. « Ma femme, ma mère et mes quatre enfants se sont réfugiés à la mission catholique. Moi j’étais sorti de la maison quand les combats ont commencé, donc je n’ai pas pu m’enfuir avec eux. C’est la catastrophe là-bas, il faut nous aider. Il faut que l’ONU intervienne pour faire cesser cela », supplie-t-il. Plusieurs organisations internationales ont accusé les Forces républicaines d’Alassane Ouattara d’avoir commis des massacres lors de la conquête de Duékoué. La Croix-Rouge annonçait vendredi un bilan de 800 morts dans des « violences intercommunautaires ». L’ONG catholique Caritas estime pour sa part qu’il y aurait un millier de morts et disparus. L’Onuci, la force de l’ONU en Côte d’Ivoire, ne comptabilise quant à elle que 330 morts dans son « bilan provisoire ». Mais elle tient les miliciens pro-Ouattara pour responsables de la plupart des décès, les mercenaires pro-Gbagbo ayant de leur côté perpétré une centaine d’assassinats.

BEAUCOUP DE FAMILLES DÉCHIRÉES

Les réfugiés, eux, ont parfois du mal à faire la différence entre les hommes des deux camps. Tous parlent de « rebelles », mais certains n’arrivent pas à savoir pour quel président ils se battent. Marinette, dix-sept ans, a fui Duékoué plusieurs jours avant l’offensive des forces pro-Ouattara. Le jour de son départ, la ville était tenue par des mercenaires pro-Gbagbo. « J’étais en classe avec ma soeur, raconte-t-elle. Notre école est située à la sortie de Duékoué, un peu en hauteur. Tout d’un coup, on a entendu des tirs, puis on a vu des maisons brûler. Je ne sais pas qui combattait. On s’est tout de suite enfuies, on n’a même pas cherché à retrouver nos parents. » Aujourd’hui réfugiée à Tempo, elle ne sait pas où se trouvent ses proches. Dans leur fuite, beaucoup de familles se retrouvent ainsi déchirées. À Janzon, un autre village frontalier, une femme arrive de Guiglo, une ville ivoirienne conquise par les forces pro-Ouattara. Épuisée après une journée de marche, elle s’effondre en larmes au milieu de ses proches : elle a égaré son fils lors de sa fuite. Près d’elle, Julien Tiléhi est désemparé. Originaire de Toulepleu, ce planteur de cacao a conduit une quarantaine de personnes à travers la brousse jusqu’au village de Janzon. Aujourd’hui, il ne sait comment subvenir à leurs besoins. « Le chef du village nous a prêté l’école, mais il n’y a rien à boire ni à manger ici, c’est trop pauvre. Les villageois essaient de nous aider, mais nous sommes trop nombreux », se désole-t-il. Bourgade d’un millier d’habitants, Janzon accueille désormais plus de 7 000 réfugiés.

 L’IMPATIENCE DES IVOIRIENS DE RETOURNER CHEZ EUX

Depuis le début de la crise, les Libériens font preuve d’une solidarité remarquable. Malgré leurs faibles moyens, ils partagent avec les Ivoiriens leurs maisons, leurs récoltes et leur eau. « J’ai été moi-même réfugié en Côte d’Ivoire pendant la guerre civile au Liberia. Je ne peux pas leur fermer la porte aujourd’hui », témoigne ainsi Samuel Leaman, un habitant de Butuo. À ses côtés, Valence Bogou, un réfugié de vingt-deux ans, espère rentrer au plus vite chez lui. « J’ai voté, j’ai fait mon devoir de citoyen. Peu m’importe que ce soit Gbagbo ou Ouattara qui gagne, je veux juste que la paix revienne », assure le jeune homme. Alors que nous discutons, une clameur s’élève soudain au loin. Dans un brouhaha de cris et de chants, une centaine de réfugiés se sont mis à danser et à s’embrasser sur la place du marché. « Gbagbo a quitté le pouvoir, ils l’ont dit à la radio ! », crient des vendeuses. Pendant une heure, les réfugiés de Butuo vont croire que la guerre est finie. Mais ce n’était qu’une rumeur, la radio n’annonçait en fait que la prise – temporaire — de la RTI, la télévision d’État, par le camp Ouattara. Cette explosion soudaine de joie témoigne de l’impatience des Ivoiriens de retourner chez eux, dans un pays enfin débarrassé de ses querelles intestines.   

AMÉLIE CANO

http://www.humanite.fr/05_04_2011-%C2%AB-des-tirs-des-maisons-qui-br%C3%BBlaient-s%E2%80%99est-enfuies-%C2%BB-469322 - Source

En direct : Laurent Gbagbo a résisté à l'assaut

La bataille d'Abidjan, engagée le 31 mars au soir par les forces d'Alassane Ouattara, a changé de dimension avec l'entrée en scène lundi des Nations unies et de la France, plus de quatre mois après le début d'une crise post-électorale. Paris a indiqué que le départ du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo était imminent et que des négociations étaient engagées pour sa "reddition", au lendemain de frappes de la France et de l'ONU. 

20h00. Les forces pro-Ouattara se sont repliées. Laurent Gbagbo refuse toujours de se rendre.

16h00. Le président sortant ivoirien Laurent Gbagbo, dont la résidence est assiégée par les troupes de son rival Alassane Ouattara à Abidjan, continuait mercredi de négocier sa reddition avec des représentants étrangers, a annoncé un porte-parole des Nations unies.

15h45. L'ONG Action contre la faim (ACF) va acheminer entre mercredi et vendredi 24 tonnes de matériel et d'aide humanitaire dans l'ouest du pays. L'ONG craint "une tragédie humanitaire et un risque important d'épidémie" dans cette région troublée.

15h30. Les conditions de la reddition de Laurent Gbagbo ont été fixées par le président Alassane Ouattara et non par la France, affirme le chef de la diplomatie, Alain Juppé.

15h15. Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a annoncé mercredi qu'il voulait ouvrir une enquête sur des "massacres commis de façon systématique ou généralisée" en Côte d'Ivoire.

15h00. Les tirs à l'arme lourde ont cessé à la mi-journée à Abidjan, après l'assaut des forces d'Alassane Ouattara contre le palais et la résidence où se trouve le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo. Les combats avaient débuté dans la matinée dans ces deux secteurs.

--> A lire : le reportage de notre correspondante au Libéria : Depuis décembre, 112 000 Ivoiriens ont trouvé refuge au Liberia

13h00. L'Union européenne a annoncé sa décision d'imposer de nouvelles sanctions à l'encontre du gouvernement "illégitime" de Laurent Gbagbo en raison "de la gravité de la situation" en Côte d'Ivoire. L'UE a décidé notamment d'interdire l'achat d'obligations et de titres ainsi que l'octroi de prêts au gouvernement de M. Gbagbo, a indiqué l'UE dans un communiqué.

12h30. Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé et le ministre de la Défense Gérard Longuet seront auditionnés jeudi par la commission des Affaires étrangères du Sénat sur la situation en Côte d'Ivoire et en Libye. L'audition ouverte à la presse aura lieu à 10H00, salle Medicis. Les deux ministres ont été déjà auditionnés mardi par l'Assemblée nationale. En parallèle, la France indique ne pas être impliquée dans l'assaut donné à la résidence de Laurent Gbagbo par les forces d'Alassane Ouattara.

11h10. Échec des discussions sur la reddition de Gbagbo, selon une source gouvernementale française

10h30. Les forces d'Alassane Ouattara sont parties "chercher" dans sa résidence d'Abidjan le chef d'Etat sortant Laurent Gbagbo, qui refuse toujours de se rendre, a annoncé un porte-parole de ces forces. "On va sortir Laurent Gbagbo de son trou et le remettre à la disposition du président de la République", a indiqué Sidiki Konaté, porte-parole de Guillaume Soro, le Premier ministre de M. Ouattara. Auparavant, des tirs à l'arme lourde ont commencé à être entendus près de la résidence et du palais.

8h45. Un groupe d'hommes politiques camerounais ont lancé mardi sur internet une pétition contre "l'impérialisme mondial" en Côte d'Ivoire, dénonçant l'intervention de la France et de l'ONU. "Une nouvelle guerre colonialiste a commencé en Côte d’Ivoire", écrivent les auteurs de la pétition. Selon eux, "il se déroule" en Côte d'Ivoire "une tragédie ourdie par (Nicolas) Sarkozy et la fumeuse communauté internationale". "C’est un acte purement criminel. Les bandits de la communauté internationale ont élaboré, depuis longtemps, un plan visant la recolonisation pure et simple de notre continent. Car notre bois, c’est pour eux! Notre café, c’est pour eux! Notre cacao, c’est pour eux! Notre uranium, c’est pour eux! Notre pétrole, c’est pour eux! Bref, nos richesses, c’est pour eux!", poursuit le texte. "Nous devons faire comprendre au terrorisme d’Etat international, qu’en attaquant la Côte d’Ivoire, il a déclaré la guerre à tous les peuples africains", affirment-ils http://www.petitions24.net/2eme_appel_de_douala_pour_la_cote_divoire - dans la pétition .

8h30. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo refusait toujours mercredi matin de reconnaître sa défaite malgré l'écroulement de son régime et la demande de cessez-le-feu de son armée, sonnée par des frappes de la France et de l'ONU avant l'avancée des forces d'Alassane Ouattara. Alors que la France et l'ONU exigent qu'il signe un document dans lequel il renonce au pouvoir et reconnaît son rival comme président, M. Gbagbo a averti qu'il n'en était pas question. "Je ne reconnais pas la victoire de Ouattara. Pourquoi voulez-vous que je signe ça ?", a-t-il lancé mardi soir lors d'un entretien sur la chaîne française LCI. "Nous avons demandé à l'ONU de lui garantir son intégrité physique, ainsi qu'à sa famille (...) et d'organiser les conditions de son départ. C'est la seule chose qui reste à négocier désormais", a affirmé Alain Juppé à la radio française France Info.

Mardi 5 avril

22h00. Les Nations unies estiment à "plusieurs centaines" le nombre de personnes qui ont péri dans des massacres la semaine dernière à Duékoué, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire où a été découvert un charnier contenant 200 corps.

21h20. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a déclaré qu'il ne reconnaissait pas la victoire de son rival, Alassane Ouattara, rejetant ainsi une demande de Paris en ce sens, dans un entretien avec un journaliste de la chaîne française LCI enregistré à 19H30. "Je ne reconnais pas la victoire de Ouattara. Pourquoi voulez-vous que je signe ça ?", a déclaré Laurent Gbagbo, à qui la France et l'ONU demandent, selon Paris, de signer un document dans lequel il renonce au pouvoir en Côte d'Ivoire et reconnaisse Alassane Ouattara comme président du pays. "Si je reconnaissais la victoire de Ouattara, ça se saurait", a-t-il ajouté.

21h00. Un "arrêt des combats" est constaté à Abidjan, à la suite d'un appel au cessez-le-feu du camp du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, mais des "tirs sporadiques de la part de groupes de jeunes" subsistent, a indiqué la mission onusienne. "Il y a un arrêt des combats mais il y a des tirs sporadiques de la part de groupes de jeunes qui ne font pas partie des FDS (armée pro-Gbagbo) ni des Forces républicaines (d'Alassane Ouattara)", a déclaré le porte-parole de la Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) Hamadoun Touré.

20h00. Les proches Laurent Gbagbo pourraient être accueillis par d'autres pays africains, a estimé le ministre de la Défense, Gérard Longuet. "Il y a de très nombreux pays africains qui sont prêts à accueillir d'autres frères africains, quelles que soient leurs erreurs", a-t-il dit, interrogé par la presse à l'issue de son audition à l'Assemblée nationale.

17h20. La France exige que Gbagbo signe un document de renonciation au pouvoir, affirme Alain Juppé.

15h30. Le violent conflit en Côte d'Ivoire pourrait s'étendre à l'ensemble de l'Afrique de l'ouest, notamment au Liberia et au Burkina Faso, avertit le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés Antonio Guterres.

15h10. La France est à "deux doigts" de convaincre Gbagbo de quitter le pouvoir affirme Alain Juppé. Le Premier ministre français François Fillon a déclaré que "deux généraux proches de l'ancien président" ivoirien Laurent Gbagbo étaient actuellement "en train de négocier les conditions d'une reddition".

14h15. Gbagbo "retranché" dans un "bunker" dans sa résidence (ONU)

13h45. "Nous avons demandé au général commandant l'Onuci un cessez-le-feu" (chef de l'armée de Gbagbo à l'AFP)

13h25. "Nous avons arrêté les combats" (chef de l'armée de Gbagbo, à l'AFP)

13h00. La Russie a dit "étudier la légalité" des frappes de l'ONU et de la France à Abidjan.

--> http://www.humanite.fr/05_04_2011-c%C3%B4te-divoire-le-pcf-exige-larr%C3%AAt-imm%C3%A9diat-de-lengagement-militaire-fran%C3%A7ais-469346 - Le PCF exige l'arrêt immédiat de l'engagement militaire français

12h50. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo se trouve mardi avec sa famille dans sa résidence d'Abidjan, qui est "en train d'être attaquée" par les forces d'Alassane Ouattara, a déclaré Alcide Djédjé, ministre des Affaires étrangères de Gbagbo, qui a fait défection.

12h40. Un important ministre de Gbagbo réfugié chez l'ambassadeur de France

12h00. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, replié dans ses derniers bastions à Abidjan, "n'en est pas" à envisager "pour le moment" une reddition, a affirmé mardi à l'AFP le porte-parole de son gouvernement Ahoua Don Mello.

11h50. L'Onu fait état d'une situation humanitaire "absolument dramatique" à Abidjan.

11h30. Des dizaines de personnes ont trouvé la mort dans les combats à l'arme lourde qui se sont déroulés ces derniers jours dans la capitale économique ivoirienne Abidjan, indique le Haut commissariat de l'Onu aux droits de l'homme faisant état d'informations recueillies sur place.

9h30. Un gendarme français du GIGN assurant la protection de la résidence de l'ambassadeur de France à Abidjan a été blessé à la cuisse par des éclats de balle ou de roquette lundi soir, a-t-on appris mardi auprès de la gendarmerie à Paris.

8h30. Laurent Gbagbo "serait en négociations pour se rendre"affirme, sur RFI, Ally Coulibaly, l'ambassadeur de Côte d'Ivoire en France nommé par son rival Alassane Ouattara.

6h20. Des tirs à l'arme lourde étaient entendus mardi matin dans Abidjan, dans le quatier du Plateau où se trouve le palais présidentiel.

2h00. Le président Barack Obama exhorte le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo à respecter la volonté de ses compatriotes et à "cesser de revendiquer la présidence".

http://www.humanite.fr/03_04_2011-en-direct-laurent-gbagbo-r%C3%A9sist%C3%A9-%C3%A0-lassaut-469188 - Source
 
http://laradiodelsur.com/?p=19355 - Fuerzas de la ONU rodean a partidarios de Gbagbo en Costa de Marfil
 
http://laradiodelsur.com/?p=19369 - Rusia condena la injerencia extranjera en Costa de Marfil
 


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Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★


Posté par: Pedro
Posté le: 08 Apr 2011 à 00:11
"Des dizaines de personnes ont trouvé la mort dans les combats à l'arme lourde"

230 dizaines : http://directscoop.net/2011/04/05/alerte-au-moins-2307-civils-tues-et-de-nombreux-blesses-par-les-bombardements-des-forces-francaises-et-de-louci/ - http://directscoop.net/2011/04/05/alerte-au-moins-2307-civils-tues-et-de-nombreux-blesses-par-les-bombardements-des-forces-francaises-et-de-louci/

Bon admettons qu'il y ait un peu de propagande là dedans... J'ai tendance à croire plus proche de la vérité une agence de presse indépendante panafricaine, que les médias françafricains.

Il ne peut pas y avoir que quelques dizaines de morts. Les rares images rappellent Bagdad en 2003 :

http://www.croissancesaine.org/IMG/jpg/1302011118frappes_aeriennes_abidjan.jpg



Mieux, pour http://www.slateafrique.com/1285/si-ivoiriens-ne-voulaient-pas-gbagbo-il-partirait - ce mec (nordiste mais pro-Gbagbo) retranché dans le palais présidentiel, c'est clairement l'armée BBR qui canarde et bombarde :
Les dépêches disent que ce n'est pas la France qui est derrière, que ce sont les combattants pro-Ouattara qui donnent l'assaut, qu'ils ont déjà d'ailleurs mis le pied dans notre cour. Je peux vous dire que tout est faux, puisque j'y suis: nous avons en face de nous l'armée française, le Bima, ou alors ce sont des Ivoiriens aux visages pâles et aux yeux bleus.





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http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf


Posté par: T 34
Posté le: 08 Apr 2011 à 00:50

Editorial par Jean-Paul Piérot

Cela vaut bien une guerre

Comme au bon vieux temps de la Françafrique flamboyante, des réseaux Foccart à la complaisance vis-à-vis des massacreurs du Rwanda, Nicolas Sarkozy et son nouveau ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, renouent avec la politique de la canonnière. Faire oublier un temps le terrible bilan social du quinquennat, cela vaut bien une guerre, et puis une autre. Après Tripoli, Abidjan est à son tour dans le viseur de l’armée française qui se voit, une fois de plus, détournée de sa mission de défense nationale pour partir « en croisade », dixit Claude Guéant, sur le continent africain. Près de quatre ans après le discours de Dakar qui avait soulevé d’indignation toutes les consciences du Continent, Nicolas Sarkozy ne se contente plus d’affirmer que « l’homme africain « n’est pas assez entré dans l’histoire », il veut lui appliquer un traitement de choc, un cocktail d’obus de chars et de missiles tirés d’hélicoptères. Mais l’intention est pure, nous serinent les bonnes âmes de l’ordre néocolonialiste, puisqu’il s’agirait de protéger la population civile des tourments que lui fait subir un président battu qui s’accroche au pouvoir. Voilà pour la thèse officielle, la même invoquée en Libye, et il y a onze ans pour justifier les bombardements de Belgrade et mettre l’UCK à la tête du Kosovo. Protection des populations civiles ! Combien de crimes de guerre – contre les populations civiles – a-t-on commis en ton nom ? Nicolas Sarkozy joue au petit Bush, un triste rôle que ne veut plus tenir Barack Obama. Ce faisant, les responsables de cette aventure au lourd parfum néocolonial sont en passe de commettre une nouvelle faute en dressant les Ivoiriens les uns contre les autres, en divisant encore un peu plus un pays dessiné par la domination française. Au passage, le « choc des civilisations », cette dangereuse chimère en vogue chez les néoconservateurs américains, Nicolas Sarkozy tente de la mettre en scène à Paris avec le colloque de l’UMP sur l’islam. Semer la division en France ou en Afrique tourne à l’obsession. Résoudre la crise ivoirienne exige une intense activité diplomatique visant à apaiser, à faciliter la réalisation de compromis, de solutions vivables qui préservent l’avenir. Mais la diplomatie n’a plus guère cours à Paris, et le retour d’Alain Juppé au Quai d’Orsay n’a apporté aucun signe encourageant. Deux guerres en un trimestre, quel bilan pour un diplomate ! Ne nous berçons pas d’illusions. Les dirigeants français ne visent, à travers l’aventure ivoirienne, que le renforcement de la mainmise économique sur ce fleuron de l’empire néocolonial. La légitimité supposée ou contestée de Laurent Gbagbo et d’Alassane Ouattara pèse aussi peu que le respect des droits de l’homme au Gabon ou au Cameroun. « On chercherait à dresser les Africains contre les Français qu’on ne s’y prendrait pas autrement », s’inquiètent les intellectuels de Dakar. Le président de l’Union africaine, tonne : « Les pressions pour qu’Alassane Ouattara soit reconnu comme président de la Côte d’Ivoire ne sauraient impliquer une guerre, une intervention étrangère. » L’Afrique du Sud a raison de souligner que la résolution 1975 ne prévoyait nullement une intervention militaire. L’ONU, seule instance représentative des États du monde, est le jouet des grandes puissances de l’ordre dominant. En demandant l’intervention militaire de l’ancienne puissance coloniale dans la crise ivoirienne, Ban Ki-moon n’a pas grandi l’autorité des Nations unies. En ouvrant le feu à Abidjan, Nicolas Sarkozy se pose en suzerain d’un Alassane Ouattara condamné au mieux à apparaître comme un fantoche d’une France impérialiste et néocoloniale.

Jean-Paul Piérot

http://www.humanite.fr/06_04_2011-cela-vaut-bien-une-guerre-469434 - Source


Les seigneurs de guerre avancent masqués

Derrière l’appellation des Forces républicaines qui ont fait allégeance à Ouattara se cachent les ex-rebelles. Les seigneurs de guerre ivoiriens se sont recyclés au sein des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), nouvelle dénomination d’une armée se cherchant une légitimité. Elles regroupent les ex-Forces nouvelles (FN) et les Forces de défense et de sécurité (FDS) ralliés à Alassane Ouattara. Ce sont eux qui ont foncé sur Abidjan. La chute de Gbagbo est l’aboutissement d’un processus lancé en septembre 2002, lors d’une tentative de putsch militaire. Si celui-ci a échoué dans le sud du pays et à Abidjan en particulier, ses auteurs, dont la base arrière était le Burkina Faso, ont réussi à prendre le contrôle des grandes villes du Nord : Bouaké et Korhogo. Trois mouvements (MPIGO, MPCI et MJP) forment alors une coalition, appelée plus tard Forces nouvelles, son chef est Guillaume Soro, et son armée occupe 45 % du territoire ivoirien, le Sud étant tenu par les Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (Fanci). Pour certains, les rebelles ont mis les régions contrôlées sous coupe réglée. Dans l’ouest à Douékoué, les ex-rebelles se sont livrés la semaine dernière à un véritable carnage en tuant 800 personnes. Ce qu’a confirmé la FIDH. À Korhogo, le chef rebelle Martin Fofié Kouakou, ex-caporal de l’armée régulière, devenu « commandant », a été épinglé récemment par l’ONU pour « violations répétées des droits de l’homme et enrôlement des enfants soldats ». Accusé de massacres, il tente de redorer son blason en ouvrant de vastes chantiers de construction, financés par un impôt exorbitant. L’économie des chefs de guerre a tiré de juteux profits de l’exploitation et du trafic des ressources naturelles (cacao, coton, bois, or et diamants). Et jamais les exrebelles n’ont cessé de se réarmer. Désormais tous vont exiger de Ouattara leur juste récompense. Actuel premier ministre et ministre de la Défense de Ouattara, Guillaume Soro a été Premier ministre de Gbagbo entre 2007 et 2010. Cet ancien leader étudiant qui a connu la prison était apparu en 1999 aux côtés du général Robert Gueï lors d’un coup d’État, avant de prendre le parti de Ouattara à la suite de l’exclusion de ce dernier de l’élection présidentielle de 2000. Après le putsch de 2002, il devient secrétaire général des FN et l’un des principaux opposants à Gbagbo. Avatars du conflit ivoirien, les commandos invisibles. Ce sont des combattants issus des Forces nouvelles. Sont-ils infiltrés dans les quartiers pro-Ouattara pour harceler les forces loyalistes ? Ou combattent-ils comme certains d’entre eux l’ont dit, pour le compte d’« I. B. », Ibrahim Coulibaly. Cet ancien sergent-chef des forces armées ivoiriennes et responsable d’une autre tentative de putsch en 2003 s’affirme comme étant à la tête des Forces de défense et de sécurité impartiales (FDSI), la nouvelle appellation des commandos invisibles.

BERNARD DURAUD

http://www.humanite.fr/06_04_2011-les-seigneurs-de-guerre-avancent-masqu%C3%A9s-469428 - Source

En direct: la situation sécuritaire et humanitaire se dégrade

Ce jeudi, Laurent Gbagbo résiste toujours. Ses derniers fidèles, lourdement armés, défendent le bâtiment où le président sortant est retranché dans son bunker (lire les événements de http://humanite.fr/03_04_2011-en-direct-laurent-gbagbo-r%C3%A9sist%C3%A9-%C3%A0-lassaut-469188 - mercredi) . Les négociations pour la rédition de Laurent Gabgbo sont au point mort. Les blindés de l'ONUCI et de la Force licorne ont refait leur appairion dans les rues d'Abidjan dans l'après-midi.

17h00. Les soldats de la force des Nations unies en Côte d'Ivoire, l'Onuci, encerclent, jeudi 7 avril, les derniers défenseurs du président sortant Laurent Gbagbo à Abidjan, a déclaré Gérard Longuet, le ministre français de la défense. "Des troupes qui dépendaient du pouvoir précédent font courir aux populations des risques majeurs, sans compter des bandes de pillards qui tirent de l'absence totale d'état de droit des opportunités personnelles", a ajouté le ministre.

16h15. "La précarité des conditions sanitaires (...) fait craindre une tragédie humanitaire et un risque important d'épidémie", selon Action contre la faim (ACF). Sur son site, l'ONG affirme: "Les affrontements ont déjà poussé près d’un million d’Abidjanais à fuir en dehors de la ville.  Aujourd’hui, l’insécurité et son corollaire, la paralysie de la plus grande ville de Côte d’Ivoire, font craindre une crise alimentaire et une propagation incontrôlable de l’épidémie de choléra déjà en cours à Abidjan. Elles entravent également l’action humanitaire dans l’ensemble du pays." http://www.actioncontrelafaim.org/presse/communiques/communique/article/1/a-abidjan-le-chaos-laisse-la-voie-libre-au-cholera/ - Lire la suite...

16h00.Une partie de l'armement utilisé pour défendre la résidence présidentielle a été visée par des tirs français mercredi soir lors de l'exfiltration de l'ambassadeur du Japon qui résidait dans le secteur. La France a dit avoir "riposté" à des "tirs nourris des forces pro-Gbagbo". Mais selon une source militaire occidentale, durant près d'une heure et demie la France "a profité de l'occasion pour traiter un maximum d'objectifs de façon à réduire le potentiel de résistance de la résidence".

14h45. A lire:

"Les seigneurs de la guerre avancent masqués"

Derrière l’appellation des Forces républicaines qui ont fait allégeance à Ouattara se cachent les ex-rebelles. Les seigneurs de guerre ivoiriens se sont recyclés au sein des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), nouvelle dénomination d’une armée se cherchant une légitimité. Elles regroupent les ex-Forces nouvelles (FN) et les Forces de défense et de sécurité (FDS) ralliés à Alassane Ouattara. Ce sont eux qui ont foncé sur Abidjan. La chute de Gbagbo est l’aboutissement d’un processus lancé en septembre 2002, lors d’une tentative de putsch militaire. http://www.humanite.fr/06_04_2011-les-seigneurs-de-guerre-avancent-masqu%C3%A9s-469428 - Lire la suite...

14h30. Une dizaine de véhicules blindés de la Mission de l'ONU (Onuci) et de la force française Licorne patrouillent à Abidjan dans le quartier du Plateau où se situe le palais du président sortant Laurent Gbagbo. Depuis le début de la bataille d'Abidjan il y a une semaine, ces patrouilles terrestres étaient très rares, ce quartier nord étant sous un étroit contrôle des militaires restés fidèles à M. Gbagbo.

http://humanite.fr/sites/default/files/vignettes/2011-04-07abidjan-vue-ciel.jpg -

14h00.Près de 1.100 étrangers dont de nombreux Français, ont quitté Abidjan depuis dimanche, en raison des combats et des pillages, pour être acheminés vers Dakar (Sénégal), Lomé (Togo) ou Accra (Ghana), selon le porte-parole de la force française Licorne. Avant les premiers départs, le Quai d'Orsay évaluait à 12.200 le nombre de Français dans le pays, dont 11.800 à Abidjan. Quelque 7.300 ont la double nationalité.

13h00. Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo reste retranché dans le bunker de sa résidence d'Abidjan alors que la situation sécuritaire se dégrade très rapidement dans la métropole ivoirienne.Après l'impasse politique et l'enlisement militaire, l'urgence humanitaire. La jadis prospère capitale économique est livrée aux pillards, les cadavres ne sont pas ramassés, le système de santé s'est effondré, l'eau et l'électricité sont souvent coupées et les réserves de nourriture baissent rapidement.

11h00. "Où cette confrontation va-t-elle nous mener?" Maître Drissa Traoré, président du Mouvement ivoirien des droits humains (Midh), alerte sur la tragédie humanitaire qui se noue actuellement en Côte d’Ivoire. http://humanite.fr/06_04_2011-o%C3%B9-cette-confrontation-va-telle-nous-mener-469429 - Lire la suite ici...

9h00. Le président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, dispose encore d'"un petit millier" d'hommes à Abidjan, dont environ 200 à sa résidence, indique le ministre français de la Défense, Gérard Longuet. "Sur Abidjan, l'Onuci a environ 2.250 hommes, sur un effectif total en Côte d'Ivoire de 10.000. La France a porté ses effectifs Licorne à 1.700, les groupes tactiques du président Ouattara représentent environ 2.000 hommes", a-t-il détaillé devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat.

4h00. Le Japon salue l'action de la France et des Nations unies après l'intervention de la force française Licorne pour exfiltrer son ambassadeur de sa résidence à Abidjan où s'étaient introduits des miliciens favorables au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo."Grâce à l'aide de l'armée française et des Nations unies, l'ambassadeur a été secouru avec sept autres collaborateurs", a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Tokyo. Un peu plus tôt, l'ambassade de France en Côte d'Ivoire avait indiqué que la force Licorne était intervenue mercredi soir "pour exfiltrer l'ambassadeur et ses collaborateurs de la résidence du Japon", sur les toits de laquelle "des miliciens pro-Gbagbo avaient installé des armes lourdes", "menaçant les ambassadeurs voisins et les populations civiles". L'ambassadeur Yoshifumi Okamura et ses collaborateurs ont été ensuite mis en sécurité au camp militaire français de Port-Bouët, dans le sud d'Abidjan.

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2h00. La force française Licorne a de nouveau frappé dans la nuit des objectifs militaires à la résidence où se terre le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo. Face aux "tirs nourris des forces pro-Gbagbo, situées dans et autour de la résidence présidentielle" et "notamment dirigés" vers la résidence voisine de l'ambassadeur de France, "avec des intrusions", la force française a effectué des "tirs de riposte par hélicoptère", selon l'ambassade de France.

1h00. A Washington un responsable du département d'Etat avait indiqué que les diplomates indiens, israéliens et japonais en Côte d'Ivoire ainsi qu'une vingtaine de journalistes ont sollicité l'aide des Etats-Unis pour quitter Abidjan.

http://www.humanite.fr/user/0 -

http://www.humanite.fr/07_04_2011-en-direct-la-situation-s%C3%A9curitaire-et-humanitaire-se-d%C3%A9grade-469458 - Source

"Où cette confrontation va-t-elle nous mener?"

Me Drissa Traoré, président du Mouvement ivoirien des droits humains (Midh), alerte sur la tragédie humanitaire qui se noue actuellement en Côte d’Ivoire. http://humanite.fr/07_04_2011-en-direct-les-soldats-fran%C3%A7ais-exfiltrent-labassadeur-nippon-469458 - Retrouvez les événements de ce jeudi ici

Craignez-vous les conséquences, sur les civils, de cette offensive militaire ?

http://www.humanite.fr/sites/default/files/vignettes/2011-04-07cote-ivoire-traore.jpg">

ME DRISSA TRAORÉ. Tout bombardement peut avoir des impacts sur les populations civiles. Nous craignons, bien sûr, que des civils soient touchés. Mais il est impossible, à ce stade, d’évaluer la situation : plus personne ne se hasarde dehors à Abidjan. Nous étions et restons opposés à tout recours à la force pour résoudre la crise ivoirienne. Jusqu’au bout, nous espérions que la raison l’emporterait, pour dégager une issue pacifique.

Comment jugez-vous les accusations de massacres visant les forces pro-Ouattara à Duékoué ?

ME DRISSA TRAORÉ. Pour l’heure, il nous est difficile d’identifier avec certitude les auteurs de cette tuerie. Très rapidement, la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire ou la commission d’enquête internationale décidée par le Conseil des droits de l’homme devront mener des investigations. Duékoué était occupée par les forces pro-Gbagbo, avant de passer sous le contrôle des forces pro-Ouattara. En déterminant la date des décès, il sera possible de désigner les responsables de ce massacre.

Pourquoi l’Onuci n’a-t-elle pas protégé les civils à Duékoué ?

ME DRISSA TRAORÉ. Je le dis clairement : la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire a failli à sa mission de protection des populations.

Si les allégations de violation des droits de l’homme visant les forces pro-Ouattara devaient être confirmées, quelles seraient les conséquences ?

ME DRISSA TRAORÉ. S’il est confirmé que les forces pro-Ouattara sont impliquées dans des violations des droits de l’homme, les coupables devront être sanctionnés. Alassane Ouattara doit s’engager, sans ambiguïté, à lutter contre l’impunité.

Quelles sont les conséquences, sur les civils, des combats à Abidjan ?

ME DRISSA TRAORÉ. Nous sommes très inquiets. Depuis le début de la crise post-électorale, les civils sont les premières victimes. Nous craignons donc les conséquences de cette offensive sur des populations civiles déjà très précaires, aujourd’hui privées de tout et obligées de se terrer. Cette offensive va forcément se traduire par un recul des droits de l’homme, avec des victimes civiles.

Ces élections devaient clore une décennie de crise politico-militaire…

ME DRISSA TRAORÉ. Les Ivoiriens espéraient sincèrement une sortie de crise. C’est la raison pour laquelle ils se sont massivement rendus aux urnes. Malheureusement, la mauvaise foi des acteurs politiques a totalement annihilé cette mobilisation populaire. Les populations se retrouvent prises entre deux feux. Alors que ce processus avait suscité un immense espoir de sortie de crise, il a finalement enclenché une crise plus grave encore.

Alassane Ouattara risque-t-il d’arriver à la tête d’un pays ingouvernable ?

ME DRISSA TRAORÉ. C’est un risque d’autant plus lourd que nous ne savons pas où cette confrontation armée peut mener le pays. Nous espérons que la Côte d’Ivoire saura sortir de cette crise réunifiée.

Certains évoquent des « violences intercommunautaires ». Est-ce votre lecture du conflit ?

 ME DRISSA TRAORÉ. Le conflit ivoirien n’est ni un conflit intercommunautaire, ni un conflit du Nord contre le Sud, ni un conflit opposant musulmans et chrétiens, ni un conflit ethnique. C’est un conflit qui prend sa source dans des problèmes politiques.

Toutes les parties ont recruté des mercenaires. La Côte d’Ivoire subitelle les répliques des confl its qui ont déchiré, avant elle, ses voisins ?

ME DRISSA TRAORÉ. Absolument. Les conflits dans les pays limitrophes ont favorisé la circulation d’armes et de professionnels de la guerre venus, par exemple, du Liberia.

Craignez-vous, pour les réfugiés qui ont fui le pays, une tragédie humanitaire ?

 ME DRISSA TRAORÉ. À l’intérieur comme à l’extérieur du pays, la tragédie humanitaire est déjà là. Ceux qui sont restés à Abidjan ne peuvent plus s’approvisionner. Les magasins sont pillés, saccagés. Des milliers de déplacés internes ne sont pas pris en charge. Ce drame humanitaire va s’approfondir si le conflit ne prend pas fin le plus vite possible.

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR R. M

http://humanite.fr/06_04_2011-o%C3%B9-cette-confrontation-va-telle-nous-mener-469429 - Source
100 morts trouvés dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.
http://www.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&task=view&id=278842&Itemid=1 - Hallan un centenar de cadáveres en oeste marfileño


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Posté par: T 34
Posté le: 09 Apr 2011 à 02:36

L'Afrique de l'Ouest craint les répliques du conflit ivoirien

Afflux, dans les pays voisins, de réfugiés fuyant les violences, circulation d'armes et de mercenaires profitant de frontières poreuses. La crise ivoirienne menace toute l'Afrique de l'Ouest, déjà fragilisée, de dangereuses répercussions.

« La prolongation du conflit en Côte d'Ivoire pourrait avoir un effet de déstabilisation majeure dans l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest. » C'est le diagnostic alarmiste émis mardi par le haut-commissaire de l'ONU aux réfugiés, Antonio Guterres.

Première source d'inquiétude, l'impact de la crise ivoirienne sur le fragile Liberia voisin, à peine relevé de quatorze ans d'une guerre civile qui a coûté la vie à 250 000 personnes avant de prendre fin en 2003. Le HCR évalue à 130 000 le nombre d'Ivoiriens ayant fui vers le comté de Nimba depuis le début des violences postélectorales. Cette région du nord du Liberia, souligne Antonio Guterres, a particulièrement « souffert durant la guerre civile ». Á l'est, le Ghana voit lui aussi affluer des milliers de réfugiés ayant besoin d'urgence de vivres, d'abri et de vêtements.

Populations en fuite

Parmi les populations cherchant à fuir les violences se trouvent de nombreux ressortissants ouest-africains qui travaillaient, jusque-là, en Côte d'Ivoire. Ainsi, à Zégoua, ville malienne proche de la frontière, près de 17 000 personnes venues de Côte d'Ivoire ont été enregistrées entre le 18 et le 31 mars, selon l'Agence malienne de presse. Parmi ces réfugiés, des Maliens, mais aussi des Sénégalais, des Guinéens, des Mauritaniens, des Ivoiriens, des Burkinabés, des Nigériens, des Ghanéens, des Gambiens, des Togolais, des Camerounais, des Centrafricains, des Libériens et des Bissau-Guinéens. Ce mouvement pourrait s'accélérer, en particulier en direction du Burkina Faso, dont trois millions de ressortissants travaillent en Côte d'Ivoire. Les voisins de la Côte d'Ivoire doivent faire face à ces déplacements de population dans un contexte de crise économique et sociale qui alimente, déjà, de vives tensions.

Autre source d'inquiétude : la circulation des armes et des mercenaires. S'il est beaucoup question, ces derniers jours, des mercenaires libériens recrutés par le camp Gbagbo, on se souvient moins que des milices avaient été envoyées en Côte d'Ivoire à partir de 2002 par le dictateur Charles Taylor pour appuyer la rébellion du Nord. « Nous sommes inquiets parce que, après la guerre de 2002 en Côte d'Ivoire, les mercenaires libériens sont revenus au pays, ont formé une faction, déclaré la guerre et pris des territoires », s'alarmait, le 23 mars dernier, le ministre libérien de l'Intérieur, Harrison Kenwea.

Circulation des armes

Entre les deux pays, la porosité des frontières est telle que les armes circulent librement. « Ce qui m'inquiète le plus, c'est qu'il n'y a pas eu de désarmement avant les élections en Côte d'Ivoire. J'ai peur que les armes ne retournent au Liberia », redoute la chef de la mission de l'ONU au Liberia (Minul), Margaret Loj. Ce serait une nouvelle manifestation de la « guerre nomade » décrite par le politologue Michel Galy. « Depuis 1989 se dessine un arc de crise allant de la Sierra Leone à la Côte d'Ivoire, avec des guerriers nomades passant d'un pays à l'autre », analyse-t-il. Avec, aujourd'hui, la menace d'une dangereuse résonance ouest-africaine.

Une enquête réclamée par la CPI

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a annoncé, hier, vouloir ouvrir une enquête sur des « massacres commis de façon systématique ou généralisée, » en Côte d'Ivoire. Selon l'ONU et plusieurs organisations internationales, la prise de Douékoué, à l'ouest, par les combattants des forces d'Alassane Ouattara s'est accompagnée de massacres de grande ampleur. Les bilans oscillent de 330 à un millier de « morts ou disparus ».

Rosa Moussaoui

http://www.humanite.fr/07_04_2011-%C2%AB-alassane-ouattara-est-un-instrument-de-sarkozy-%C2%BB-469497 - Source


Cote d'Ivoire : Ouattara appelle à la réconciliation nationale

Pour la première fois devant les Ivoiriens depuis l'aggravation de la crise post-électorale, Alassane Ouattara a pris la parole, hier soir, pour appeler à la réconciliation de tous les Ivoiriens, faute d'avoir obtenu la reddition de son rival Laurent Gbagbo, qu'il veut soumettre à un blocus.

"J'invite tous mes compatriotes à s'abstenir de tout acte de vengeance", a-t-il aussi déclaré. "La Côte d'Ivoire est une et indivisible", a-t-il assuré, en s'engageant à être le président "de tous les Ivoiriens", qu'ils soient musulmans comme lui, chrétiens comme Laurent Gbagbo, ou d'une autre confession. Il a annoncé qu'"un blocus a été établi autour du périmètre" de la résidence présidentielle où Laurent Gbagbo "s'est retranché avec des armes lourdes et des mercenaires". L'objectif est "de sécuriser les habitants de ce quartier" d'Abidjan, a-t-il précisé dans ce discours télévisé. 

Il a indiqué avoir demandé aux responsables de ses forces "de prendre toutes les dispositions pour assurer le maintien de l'ordre et la sécurité des biens", ainsi que la liberté de mouvement dans le pays. "Le couvre-feu sera allégé à partir de vendredi 8 avril en vue de permettre un retour progressif à la normalité", a aussi annoncé Alassane Ouattara, en appelant de ses voeux une "reprise de l'activité économique".

Après l'impasse politique et l'enlisement militaire, Abidjan est confrontée à l'urgence humanitaire. Autrefois prospère, la ville est livrée aux pillards, les cadavres ne sont pas ramassés, le système de santé s'est effondré, l'eau et l'électricité sont souvent coupées et les réserves de nourriture baissent rapidement.

Lourdement armés, les fidèles de Laurent Gbagbo avaient réussi mercredi à repousser l'assaut des forces d'Alassane Ouattara, qui contrôlent désormais l'ensemble du pays. Laurent Gbagbo dispose encore d'"un petit millier" d'hommes à Abidjan, dont environ 200 à sa résidence transformée en bunker, selon le ministre français de la Défense, Gérard Longuet.

Mais au cours de leur progression rapide depuis le nord du pays, les combattants se réclamant d'Alassane Ouattara ont été accusés de crimes et de massacres à grande échelle, notamment dans la ville de Duekoué (ouest) où plusieurs centaines de personnes ont été tuées le 29 mars, selon diverses agences humanitaires. "La lumière sera faite sur tous les massacres et les crimes", a promis jeudi soir Alassane Ouattara. "Les auteurs des crimes seront sanctionnés", a-t-il insisté, demandant à ses troupes "d'être exemplaires dans leur comportement, de s'abstenir de tout crime, de toutes violences contre les populations ou de tout acte de pillage".

Par ailleurs, Alassane Ouattara veut faire rapidement redémarrer l'économie de la Côte d'Ivoire, premier exportateur mondial de cacao. "J'ai demandé que les sanctions de l'Union européenne sur le port d'Abidjan et San Pedro et sur certaines entités publiques du fait du régime illégitime de Laurent Gbagbo soient levées", a-t-il ainsi affirmé.

  • Des enquêteurs de l'ONU ont découvert plus de 100 corps ces dernières 24 heures dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire, a annoncé vendredi le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, indiquant qu'il semblait s'agir de victimes de violences ethniques. "Plus de cent corps ont été trouvés ces dernières 24 heures dans trois endroits dans l'Ouest" de la Côte d'Ivoire, a déclaré un porte-parole du Haut commissariat, Rupert Colville, au cours d'un point de presse. Il a en outre précisé que ces assassinats semblaient avoir eu des mobiles "ethniques".

http://www.humanite.fr/08_04_2011-cote-divoire-ouattara-appelle-%C3%A0-la-r%C3%A9conciliation-nationale-469589 - Source


« Alassane Ouattara est un instrument de Sarkozy »

L'économiste sénégalais Demba Moussa Dembele directeur du Forum africain des alternatives dénonce une offensive néocoloniale.

Comment réagissez-vous à l'engagement militaire de la France à Abidjan ?

Demba Dembele. Je le condamne. Avec la Libye et la Côte d'Ivoire, la France montre qu'elle agit comme une puissance impérialiste en Afrique. Depuis le début de la crise, elle s'est tenue aux côtés d'Alassane Ouattara. Les bombardements contre l'armée ivoirienne confirment que la force Licorne n'est pas neutre et qu'elle soutient Ouattara à 100 %.

Paris dit agir avec l'ONU en faveur des populations civiles.

Demba Dembele. Nicolas Sarkoy ne se soucie pas de la sécurité des civils ivoiriens ni de celle des civils libyens. Nous sommes face à des raisons de politiques internes et externes, à des positionnements géostratégiques. En Libye, c'est le pétrole. En Côte d'Ivoire, c'est le café, le cacao et le maintien de la Françafrique. C'est une occasion pour la France de la relancer après la perte, en 2002, de ce pays considéré comme le joyau de la couronne françafricaine. La défense des populations est un prétexte à destination de l'opinion publique française et internationale. Malheureusement, l'ONU est un instrument des puissances qui se prévalent de sa couverture pour intervenir dans les affaires des pays. La France, les États-Unis, la Grande-Bretagne traversent une crise sociale, économique et politique profonde. Les pays émergents, eux, redessinent la carte géostratégique. Les pays occidentaux cherchent à reconquérir du terrain. Pour la France, il s'agit de ses anciennes colonies. Alassane Ouattara est un instrument de cette offensive néocoloniale. Un otage aussi, car après l'intervention de Sarkozy, il ne pourra rien refuser à la France.

Quelles sont les issues à cette crise militaro-politique ?

Demba Dembele. La seule issue durable est la négociation politique. Ce que proposait l'Union africaine avec la nomination d'un haut représentant. Mais Ouattara, probablement sous la pression de Sarkozy, l'a rejetée. Pourtant, même si temporairement Ouattara prend le dessus militaire, avec l'aide de la France et de l'Onuci, sur le plan politique, ce sera l'impasse. Parce que beaucoup verront en lui l'homme installé par l'étranger.

Entretien réalisé par Cathy Ceïbe

http://www.humanite.fr/07_04_2011-%C2%AB-alassane-ouattara-est-un-instrument-de-sarkozy-%C2%BB-469497 - Source


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Posté par: T 34
Posté le: 09 Apr 2011 à 19:34

Le colonialisme sans voile est-il de retour ?

L’Amérique Latine s’interroge sur la Côte d’Ivoire

« Gbagbo n’est pas un putschiste »

Toutes les versions de cet article : [ ./?Gbagbo-no-es-un-golpista - Español ]

Le professeur ivoirien Sylvain Poosson signale que les médias occidentaux et surtout français délégitiment Laurent Gbagbo comme président parce qu’il a essayé de redessiner la politique économique, ce qui affecterait les intérêts de Paris.

Sylvain Poosson est professeur de Littérature Hispano-américaine et le directeur d’Études Internationales de l’Université de Hampton. Il est né en Côte d’Ivoire, où il a étudié, a exercé le journalisme et a partagé l’arrivée de la démocratie, au début des années 90. Bien qu’il soit loin, il sait analyser et connaît avec détails la réalité de son pays, qui dans les derniers mois lui a pris le sommeil : « Gbagbo a commis beaucoup d’erreurs. Mais il est le père de la démocratie, il a milité plus de vingt ans dans la politique de son pays et il a attendu un processus d’élections démocratiques pour accéder à la présidence. Il n’est pas un putschiste, il respecte les droits de son peuple. Ouattara est en revanche un personnage sans pitié et cupide qui ferait tout pour s’asseoir dans le fauteuil du pouvoir », a-t-il déclaré dans une conversation téléphonique où Página/12 l’a consulté sur son point de vue au sujet de la crise dans le pays africain.

Les médias occidentaux montrent un Laurent Gbagbo traqué et comptant les heures pour que les troupes de Ouattara, aidées par la France et l’ONU, l’arrachent du pouvoir. Qu’est-ce qui il y a de vrai dans cela ?

On voit que la communauté internationale ne le connaît pas. Gbagbo est capable de mourir là. Je ne crois pas qu’il se livre si facilement aux forces de Ouattara. Le sujet consiste en ce que l’information qui arrive sur le conflit est filtrée, en majorité, par la presse française, qui raconte l’histoire officielle. Mais il faut faire l’attention, surtout pour des sujets internationaux dans lesquels la France a des intérêts en jeu, la presse de son pays joue pour eux, presque comme si elle était son employée.

Pourquoi la France a-t-elle interféré en Côte d’Ivoire ?

L’un des points principaux de la plate-forme de Gbagbo pour les élections de novembre a été basé sur le fait de redessiner la politique économique du pays, qui affectait indéfectiblement la France et les affaires que ce pays a dans la nation africaine. 85 % des devises qui soutiennent l’économie de la Côte d’Ivoire est déposé dans des banques françaises. La France a 2 500 entreprises en Côte d’Ivoire et se partage avec l’Angleterre l’achat de la production de pétrole et de cacao – la base de l’économie ivoirine – de mon pays. La Côte d’Ivoire perçoit, par la vente de ces produits, 12 % des gains que génère la France avec leur revente. C’est la menace à laquelle s’affronte la France si Gbagbo continue dans la présidence. Quand il a été ministre de l’Économie – entre 1990 et 1993-, Ouattara s’est chargé de vendre toutes les entreprises publiques à des capitaux privés, en majorité étrangers. Paris en a énormément bénéficié.

Qu’est-ce que Gbagbo a fait pour changer cette réalité, pendant les dix ans où il a exercé la présidence ?

Il n’a pas pu faire beaucoup. Il a pris ses fonctions en 2000 et trois ans après les milices rebelles du nord du pays, avec armes et mercenaires du Burkina et l’appui caché de la France, ont essayé de renverser son gouvernement, en le tuant. Ouattara a appuyé ce coup d’Etat. Ils l’ont finalement laissé vivre, mais ils ont déclenché une guerre civile et ils ont versé le sang de centaines d’innocents. Le pays est resté divisé en deux : le nord, sous le commandement des rebelles, et le sud, avec Gbagbo, qui a fini par négocier le pouvoir complet. Il est resté à la présidence, mais il a nommé le leader des rebelles, Guillaume Soro, comme Premier ministre. Depuis ce temps-là, il n’a jamais plus pu avancer deux pas sans la menace de mettre à feu et à sang le pays. Il a perdu tout pouvoir.

Le mandat présidentiel de Gbagbo a pris fin en 2005. Pourquoi a-t-il retardé de cinq ans les élections ?

Il a commis des milliers d’erreurs comme président. Le principal est d’avoir permis que la corruption contamine chaque coin de son cabinet. Mais ce n’est pas lui qui n’a pas voulu que des élections aient lieu : c’était Soro, à travers la menace permanente de violence et ses efforts constants pour maintenir le pays séparé, qu’ils n’ont pas permis l’instauration d’une atmosphère propice pour les élections. À Soro et aux rebelles du nord, il leur convenait de se maintenir dans le pouvoir à cause des affaires illégales du trafic de cacao. Même en novembre 2010, Gbagbo a alerté sur l’impossibilité de réaliser des élections démocratiques, avec tant de violence dans les rues.

Pourquoi n’a-t-on pas encore pu définir le processus électoral du mois de novembre ?

Ouattara aurait gagné la présidence s’il n’avait pas tant maltraité la population. Les troupes rebelles ont tué et ont semé la peur pour qu’il parte de la présidence. Des femmes ont été violées ; des milliers d’ivoiriens ont été assassinés par ces bêtes, avec la permission de la France, pour effrayer les autres et pour gagner des votes. Les élections n’ont pas été libres et démocratiques. La Commission Électorale Indépendante qui a donné la victoire à Ouattara a 22 membres, dont 20 sont fidèles à Ouattara. Quand ces résultats préliminaires sont arrivés à la Cour suprême, cette autorité a considéré qu’il y avait des signes de fraude, mais elle n’a pas ordonné sa nullité ni la réalisation d’un nouveau scrutin.

http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-165801-2011-04-08.html - Página 12 . Buenos Aires, le 8 mars 2011.

Traduit de l’espagnol pour El Correo de : Estelle et Carlos Debiasi

http://www.elcorreo.eu.org/?L-Amerique-Latine-s-interroge-sur-la-Cote-d-Ivoire - Source

On dénonce des massacres des deux camps
http://laradiodelsur.com/?p=19769 - Denuncian masacres de ambos bandos en Costa de Marfil
 
http://laradiodelsur.com/?p=19670 - Tropas de Gbagbo ganan terreno en Costa de Marfil

Cote d'Ivoire : situation calme à Abidjan

L'ambassade de France a affirmé que la résidence de l'ambassadeur avait été attaquée, pour la deuxième fois en moins de 48 heures, par des forces de Laurent Gbagbo. Information aussitôt démentie par le camp Gbagbo. Le président sortant, toujours retranché dans son bunker, n'a pas cédé un pouce de terrain vendredi, tandis que l'ONU qualifiait d'"horrifiantes" les informations sur la situation dans l'ouest du pays.

16h30. Les forces de l'ONU et de l'opération française Licorne étaint présentes dans le port d'Abidjan, au lendemain de la levée des sanctions de l'Union européenne, a annoncé à l'AFP une source française (opération Licorne) "On participe à la reprise de l'activité économique notamment au port, en liaison avec les autorités locales. Les Forces impartiales (mission onusienne Onuci et force française Licorne) sont présentes sur le port", a déclaré cette source. Ces forces "travaillent avec les services portuaires ivoiriens. Il y a eu une prise de contact ce matin avec les autorités du port dans le cadre de la réouverture" à venir du port", a-t-elle ajouté.

L'Union européenne a annoncé vendredi avoir levé ses sanctions à l'encontre de deux grands ports de Côte d'Ivoire, Abidjan et San Pedro, ainsi que contre plusieurs entreprises liées notamment au secteur du cacao, afin de soutenir Alassane Ouattara.

15h30. Les vols commerciaux ont repris à l'aéroport d'Abidjan samedi matin, a annoncé  une source militaire française (Force Licorne). "Ce matin, un vol d'Air France est arrivé. La reprise des vols commerciaux à l'aéroport d'Abidjan est effective", a déclaré cette source. La compagnie aérienne française Air France, qui avait dû suspendre ses vols le 1er avril en raison des troubles en Côte d'Ivoire, a repris vendredi sa desserte d'Abidjan, a annoncé samedi un porte-parole à l'AFP. "Nous avons repris la desserte d'Abidjan", a-t-il dit.

13h00. Sur le terrain, le calme régnait samedi matin à Abidjan après de violents combats la veille entre les forces d'Alassane Ouattara et celles restées fidèles à Laurent Gbagbo, dans le quartier de Cocody où ce dernier est toujours retranché. Aucun tir n'a été entendu dans la matinée de samedi dans le quartier de Cocody, autour de la résidence présidentielle où se trouve toujours le président sortant Laurent Gbagbo, et dans celui du Plateau, siège du palais présidentiel, ont indiqué des habitants.

"La matinée est calme", a dit un résident de Cocody tout en ajoutant: "les combats reprendront peut-être cet après-midi" dans ce quartier du nord de la capitale économique où se situent, outre la résidence présidentielle, le siège de la radio-télévision ivoirienne (RTI) et l'école de gendarmerie, tenues par les forces pro-Gbagbo.

Selon un habitant du Plateau, dans le centre, où est le palais présidentiel contrôlé également par les troupes pro-Gbagbo, "il n'y a pas eu de tirs ce matin. On voit les gens sortir des immeubles pour aller vers Marcory", un quartier du sud de la ville plus sécurisé. "Ils étaient coincés, ils cherchent maintenant à quitter le Plateau".

11h30. Un blindé des forces pro-Gbagbo a été détruit par les forces françaises, indique l'état major.

11h00. Le calme semble régner à Abidjan, notamment dans les quartiers de Cocody, autour de la résidence présidentielle du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, et du Plateau, siège du palais présidentiel.

10h45. Une opération de la force française Licorne pour évacuer du personnel diplomatique du quartier des ambassades à Abidjan a dû être annulée durant la nuit de vendredi à samedi en raison de conditions de sécurité insuffisantes, a indiqué samedi matin à Paris l'état-major des armées. L'opération avait été lancée samedi vers 03h00 "à la demande du gouvernement d'un pays allié" dont le nom n'a pas été précisé pour des raisons de sécurité. Le chef de mission a ensuite estimé que "les conditions de sécurité n'étaient pas suffisantes" et a décidé de l'annuler, a précisé le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard. Les soldats français ont été la cible de tirs au cours de l'opération et les hélicoptères de Licorne ont détruit un véhicule blindé des forces pro-Gbagbo dans la zone des résidences diplomatiques, a-t-il précisé. Deux hélicoptères ont également été atteints par des tirs, sans gravité.

vendredi 8 avril

23h00. Les troupes fidèles à Laurent Gbagbo ont regagné du terrain à Abidjan et sont toujours en possession de chars ainsi que d'"armes lourdes", a indiqué le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU Alain Le Roy. Ils ne sont plus qu'à un kilomètre de l'hôtel dans lequel le président reconnu internationalement, Alassane Ouattara, a établi son quartier général, a souligné Alain Le Roy après une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la crise en Côte d'Ivoire. "Il est évident", a-t-il dit, que les soldats du camp Gbagbo "ont pris l'accalmie de mardi comme prétexte pour renforcer leurs positions". Ces troupes "ont toujours de nombreuses armes lourdes à disposition", a affirmé Alain Le Roy, qui a dit avoir vu des photos sur lesquelles apparaissent des chars, des lance-roquettes, des lance-grenades et des véhicules de transport de troupes.

22h00. Le gouvernement du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo "dément formellement" que ses forces aient attaqué vendredi la résidence de l'ambassadeur de France à Abidjan, a déclaré son porte-parole Ahoua Don Mello. "Nous démentons formellement l'attaque de la résidence de l'ambassadeur de France. Toutes les armes lourdes de la résidence du président Gbagbo (qui jouxte le bâtiment, ndlr) ont été détruites, eux-mêmes (les Français) l'ont affirmé. Ce sont des manoeuvres dilatoires pour attaquer (la télévision d'Etat) RTI qui vient de reprendre et la résidence du président Gbagbo", a ajouté le porte-parole.

21h00.  Dans l'ouest du pays, contrôlé par les forces d'Allassane Ouattara et où plusieurs organisations humanitaires ont dénoncé des massacres de centaines de personnes, les informations collectées par les enquêteurs de l'ONU sur les droits de l'homme sont "absolument horrifiantes", a déclaré à Genève le Haut commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay. "Au cours de la seule journée d'hier, ils ont trouvé 118 corps dans les trois villes de Duékoué, Bloléquin et Guiglo, dans l'ouest du pays", a indiqué Mme Pillay dans un communiqué. "Certaines des victimes semblent avoir été brûlées vives", a précisé son porte-parole. "La situation à Abidjan est également épouvantable", a déclaré Mme Pillay. Les agences de l'ONU ont demandé l'ouverture de couloirs humanitaires pour venir en aide aux populations fuyant les violences. A Duékoué, quelque 30.000 personnes, souvent affamées, s'entassent dans une mission catholique.

20h00. La résidence de l'ambassadeur de France à Abidjan située près de celle du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a été vendredi la cible de tirs d'armes lourdes des forces pro-Gbagbo, a affirmé l'ambassade dans un communiqué. "Le 8 avril à 16 heures  la résidence de France située dans la commune de Cocody a été la cible de deux tirs de mortier et d'un tir de roquette à partir de positions tenues" par des éléments des forces armées toujours loyales à M. Gbagbo, indique l'ambassade. "C'est la deuxième fois en moins de 48 heures que cette emprise diplomatique fait l'objet d'une attaque délibérée", poursuit-elle

Mercredi soir, la résidence de l'ambassadeur de France avait été attaquée par les forces pro-Gbagbo à l'occasion de l'exfiltration de l'ambassadeur du Japon dont la demeure officielle est située à proximité.

"La France rappelle que conformément à la résolution 1975 du Conseil de sécurité de l'ONU, "les forces impartiales (mission onusienne ONUCI et force française Licorne)" sont en droit de mettre en oeuvre leur mandat afin de prévenir l'usage d'armes lourdes par toutes les parties du conflit", conclut l'ambassade de France.

http://www.humanite.fr/09_04_2011-cote-divoire-situation-calme-%C3%A0-abidjan-469634 - Source

http://laradiodelsur.com/?p=19937 - Costa de Marfil: Gbagbo denuncia la ocupación militar de Francia
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Posté par: T 34
Posté le: 11 Apr 2011 à 00:27

Barbouzeries franco-ivoiriennes

La France aurait appuyé le camp Ouattara dans la préparation de son offensive anti-Gbgabo. En formant des hommes, mais aussi en livrant illégalement des armes et des munitions.

La surprenante rapidité avec laquelle les forces armées pro-Ouattara ont pris le contrôle de la moitié sud de la Côte d'Ivoire s'expliquerait-elle par un appui militaire français bien antérieur aux bombardements des hélicoptères de « Licorne » ? On savait le Burkina Faso et le Nigeria impliqués, par l'envoi d'hommes, d'armes et de véhicules. Mais mercredi, le Canard enchaîné livrait des révélations troublantes sur l'aide française à la préparation de cette offensive. Un officier supérieur décrit comme « proche de l'Élysée » se serait réjoui, selon l'hebdomadaire satirique, de « notre efficacité dans l'organisation de la descente sur Abidjan ». Selon une autre source militaire citée par le Canard enchaîné, la France aurait offert aux Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), l'armée d'Alassane Ouattara, non seulement « des conseils tactiques » mais aussi « des munitions et des Famas (fusils d'assaut - NDLR) ». Dans la même veine, Jeune Afrique affirme que « des éléments des FRCI ont reçu une formation "opérations spéciales" au Burkina Faso et au Nigeria, avec des instructeurs américains et français ». « On nage en pleine Françafrique. Tout est bon pour défendre les intérêts des multinationales françaises », grince le député communiste Jean-Jacques Candelier. Si elles étaient confirmées, ces allégations mettraient en lumière une violation pure et simple de l'embargo sur les armes. Violation d'autant plus grave qu'elle serait le fait d'un protagoniste censé surveiller le respect de ce même embargo. Le 15 novembre 2004, le Conseil de sécurité de l'ONU adoptait la résolution 1 572 enjoignant les États à « prendre les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à destination de la Côte d'Ivoire, [.] d'armes et de tout matériel connexe, [.] ainsi que la fourniture de toute assistance, conseil ou formation se rapportant à des activités militaires ». La résolution 1 584, adoptée le 1er février 2005, chargeait l'Onuci et les forces françaises de « surveiller » cet embargo. Sans grand succès, puisque celui-ci a été violé de façon continue. Ainsi, dans un rapport rendu en 2009, le groupe d'experts sur la Côte d'Ivoire faisait observer : « Les parties au conflit demeurent assez lourdement armées pour engager des hostilités armées soutenues, et certaines même se réarment. »

 

Armes, diamants et cacao

Le même document décrivait, dans le nord de la Côte d'Ivoire, une économie « sous la coupe des chefs de guerre ». Avec des « commandants de zone » des Forces nouvelles « qui contrôlent et exploitent les ressources naturelles ». Ce comité s'inquiétait alors du « transfert systématique d'armes et de munitions vers le nord du pays, région contrôlée par les Forces nouvelles, qui pourrait être lié à la contrebande de cacao ». Ce rapport soupçonnait, enfin, des violations de l'embargo sur les diamants bruts ivoiriens, extraits et exportés illégalement via la Guinée. « Á la veille de l'élection présidentielle, une rébellion non désarmée occupait la moitié nord du pays », résume David Mauger, de l'association Survie. En notant que la publication du rapport annuel du groupe d'experts de l'ONU chargé de surveiller l'embargo sur les armes « reste bloquée ». De quoi nourrir les suspicions. Le Canard enchaîné affirme, de son côté, que des proches d'Alassane Ouattara seraient impliqués dans l'acheminement hors de la Côte d'Ivoire, en 2009 et 2010, de plusieurs tonnes d'or extrait des mines du Nord. « Sous couvert de véhicules de l'ONU », assure l'hebdomadaire.

Rosa Moussaoui

http://www.humanite.fr/08_04_2011-barbouzeries-franco-ivoiriennes-469564 - Source


Cote d'Ivoire : le quartier général de Ouattara attaqué

La bataille d'Abidjan a connu hier une nouvelle montée en puissance avec l'attaque contre le Golf Hôtel d'Abidjan, quartier-général d'Alassane Ouattara, par les hommes du président sortant Laurent Gbagbo. Son porte-parole, Ahoua Don Mello, a toutefois vivement démenti en soirée cette attaque. Les Casques bleus défendant le QG de Ouattara ont riposté.

  • Les avocats d'Alassane Ouattara exhortent Paris à "neutraliser" les forces pro-Gbagbo et demandent à l'Onu ainsi qu'à Paris de remettre le président sortant, Laurent Gbagbo, à la justice.
  • Hier, après une journée relativement calme à Abidjan, des tirs contre le Golf Hôtel, visant directement l'hôtel où sont retranchés Alassane Ouattara et son gouvernement, sont les premiers depuis le début de la crise post-électorale ivoirienne, il y a plus de quatre mois. "Nous sommes attaqués à l'arme lourde et légère. Ca fait trembler les murs, le personnel est en train d'être évacué dans les sous-sols", a déclaré un employé de l'hôtel. Selon plusieurs témoins, les tirs ont débuté avant 17h00 locales et se sont achevés peu après 18h00. Les Forces de défense et de sécurité (FDS, pro-Gbagbo) "sont en train de nous attaquer et nous essayons de les repousser", a indiqué un combattant des Forces républicaines de Ouattara. "Les tirs sont très, très proches. Des snipers ont tiré des rafales de kalachnikov. Les pro-Gbagbo nous attaquent sur tous les fronts", y compris depuis le bord opposé de la Lagune qui longe le Golf hôtel, a déclaré un résident du Golf hôtel.
  • Le porte-parole de Laurent Gbagbo, Ahoua Don Mello, a toutefois vivement démenti en soirée que cette attaque a été menée par ses forces: "C'est absolument faux. Il n'y a pas eu d'attaque du Golf", a-t-il dit, qualifiant l'incident d'"attaque imaginaire". "Le président Gbagbo appelle à la résistance contre les bombardements et les agissements de l'armée française en Côte d'Ivoire, car en définitive c'est l'armée française qui nous attaque", a par ailleurs indiqué Ahoua Don Mello. "Nos troupes sont en train de se reconstituer après avoir subi une attaque barbare des rebelles appuyés par l'ONU et Licorne", a-t-il ajouté.
  • Les Casques bleus défendant le QG de Ouattara ont riposté après cette attaque au mortier, a annoncé la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI). "C'est venu de l'autre côté de la lagune (au sud de l'hôtel) et de la résidence du président Gbagbo (situé dans le même quartier de Cocody)", a déclaré Hamadoun Touré, porte-parole de l'ONUCI. "Conformément à leur mandat de protection de l'hôtel du Golf où se trouve le président Ouattara et son équipe, les Casques bleus ont riposté en ciblant l'origine des tirs venant de l'autre côté de la Lagune. Nous avons volontairement évité la résidence du président Gbagbo", a ajouté le porte-parole.

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Les événements de samedi

  •  Les forces de l'ONU et de l'opération française Licorne étaint présentes dans le port d'Abidjan, au lendemain de la levée des sanctions de l'Union européenne, a annoncé à l'AFP une source française (opération Licorne) "On participe à la reprise de l'activité économique notamment au port, en liaison avec les autorités locales. Les Forces impartiales (mission onusienne Onuci et force française Licorne) sont présentes sur le port", a déclaré cette source. Ces forces "travaillent avec les services portuaires ivoiriens. Il y a eu une prise de contact ce matin avec les autorités du port dans le cadre de la réouverture" à venir du port", a-t-elle ajouté. L'Union européenne a annoncé vendredi avoir levé ses sanctions à l'encontre de deux grands ports de Côte d'Ivoire, Abidjan et San Pedro, ainsi que contre plusieurs entreprises liées notamment au secteur du cacao, afin de soutenir Alassane Ouattara.
  • Les vols commerciaux ont repris à l'aéroport d'Abidjan samedi matin, a annoncé  une source militaire française (Force Licorne). "Ce matin, un vol d'Air France est arrivé. La reprise des vols commerciaux à l'aéroport d'Abidjan est effective", a déclaré cette source. La compagnie aérienne française Air France, qui avait dû suspendre ses vols le 1er avril en raison des troubles en Côte d'Ivoire, a repris vendredi sa desserte d'Abidjan, a annoncé samedi un porte-parole à l'AFP. "Nous avons repris la desserte d'Abidjan", a-t-il dit.
  • Sur le terrain, le calme régnait samedi matin à Abidjan après de violents combats la veille entre les forces d'Alassane Ouattara et celles restées fidèles à Laurent Gbagbo, dans le quartier de Cocody où ce dernier est toujours retranché. Aucun tir n'a été entendu dans la matinée de samedi dans le quartier de Cocody, autour de la résidence présidentielle où se trouve toujours le président sortant Laurent Gbagbo, et dans celui du Plateau, siège du palais présidentiel, ont indiqué des habitants. "La matinée est calme", a dit un résident de Cocody tout en ajoutant: "les combats reprendront peut-être cet après-midi" dans ce quartier du nord de la capitale économique où se situent, outre la résidence présidentielle, le siège de la radio-télévision ivoirienne (RTI) et l'école de gendarmerie, tenues par les forces pro-Gbagbo. Selon un habitant du Plateau, dans le centre, où est le palais présidentiel contrôlé également par les troupes pro-Gbagbo, "il n'y a pas eu de tirs ce matin. On voit les gens sortir des immeubles pour aller vers Marcory", un quartier du sud de la ville plus sécurisé. "Ils étaient coincés, ils cherchent maintenant à quitter le Plateau".

 

  • Une opération de la force française Licorne pour évacuer du personnel diplomatique du quartier des ambassades à Abidjan a dû être annulée durant la nuit de vendredi à samedi en raison de conditions de sécurité insuffisantes, a indiqué samedi matin à Paris l'état-major des armées. L'opération avait été lancée samedi vers 03h00 "à la demande du gouvernement d'un pays allié" dont le nom n'a pas été précisé pour des raisons de sécurité. Le chef de mission a ensuite estimé que "les conditions de sécurité n'étaient pas suffisantes" et a décidé de l'annuler, a précisé le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard. Les soldats français ont été la cible de tirs au cours de l'opération et les hélicoptères de Licorne ont détruit un véhicule blindé des forces pro-Gbagbo dans la zone des résidences diplomatiques, a-t-il précisé. Deux hélicoptères ont également été atteints par des tirs, sans gravité.
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Posté le: 11 Apr 2011 à 17:03

http://fr.rian.ru/world/20110411/189133862.html - - Dossier

 

Le 11 avril 2011 à18 h 43

MOSCOU, 11 avril - RIA Novosti

 

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, retranché dans sa résidence d'Abidjan, n'a pas été arrêté lundi par l'armée française, comme annoncé plus tôt, mais par les forces d'Alassane Ouattara, a précisé Jean-Marc Simon, l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, selon les médias.

"Laurent Gbagbo a été arrêté par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI, pro-Ouattara) et conduit à l'Hôtel du Golf par les FRCI", a déclaré M.Simon devant les journalistes.

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo et son épouse Simone sont arrivés à l'Hôtel du Golf, quartier général du camp d'Alassane Ouattara à Abidjan, peu après leur arrestation. Ainsi, l'ONUCI et la force Licorne française n'y auraient joué qu'un rôle de soutien.

L'ONU et la France ont dit avoir frappé depuis dimanche après-midi jusqu'au cœur de la nuit plusieurs sites stratégiques, dont la résidence où est retranché M. Gbagbo, pour "neutraliser les armes lourdes" du camp Gbagbo. Des hélicoptères français ont effectué lundi matin de nouveaux tirs dans la direction de la résidence de Laurent Gbagbo, quelques heures après une campagne de frappes menée avec l'ONU sur les bastions du président ivoirien sortant.

Laurent Gbagbo a perdu l'élection présidentielle de décembre dernier, mais refuse de céder le pouvoir à son rival heureux Alassane Ouattara. Depuis le mois de mars, M.Gbagbo s'est mis à utiliser des armes lourdes contre ses adversaires.

Source : http://fr.rian.ru/world/20110411/189133862.html

 

C’est juste ça un « rôle de soutien ».LOL




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Posté par: Pedro
Posté le: 11 Apr 2011 à 17:17

http://servirlepeuple.over-blog.com/article-les-massacres-anti-chretiens-de-ouattara-et-les-medias-de-l-imperialisme-bbr-71488457.html - Les massacres « anti-chrétiens » de Ouattara et les médias de l’impérialisme BBR

 

Aujourd’hui, les forces impérialistes BBR de l’opération Licorne sont passées à http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://www.20minutes.fr/article/704277/monde-cote-ivoire-direct-gbagbo-arrete-forces-speciales-francaises - l’offensive final pour déloger Laurent Gbagbo de son refuge.

Dans le même temps, les massacres commis dans l’Ouest par les Forces « républicaines » pro-Ouattara commencent à faire les choux gras dans la presse… y compris la presse à grand tirage de l’impérialisme bleu-blanc-rouge !

Sur la Toile, les sites pro-Gbagbo comme http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://resistances.akwedo.com/ - Résistances , http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://unevingtaine.blogspot.com/ - Bis repetita ou encore http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://directscoop.net/ - DirectScoop s’en font l’écho, pour s’en réjouir mais aussi s’en étonner : « comment cela se fait-il ? Les médias de l’impérialisme, de la Françafrique, révèleraient donc les crimes de ses tirailleurs ? »

 

D’autant que de plus en plus, la web-presse fasciste (notamment http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://www.riposte-catholique.fr/osservatore-vaticano/massacres-de-chretiens-en-cote-d%E2%80%99ivoire - catholique ) s’en fait aussi la caisse de résonnance. Les massacres sont présentés comme « des massacres de chrétiens », par les « troupes musulmanes de Ouattara », représentant la « poussée islamiste vers le Golfe de Guinée », avec l’appui du « mondialisme Sarko-US ».

 

Absurdité suprême ! Ouattara est musulman, certes… comme bon nombre « d’amis de la France » comme Ben Ali, Moubarak, Mohamed VI ou Saad Hariri. Il n’a rien d’un djihadiste fanatique, agent d’Al-Qaïda… Et les massacres principaux auraient été commis dans l’Ouest du pays par des miliciens http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://africamix.blog.lemonde.fr/2011/04/05/cote-divoire-accuses-de-massacres-qui-sont-les-dozos/ - Dozo . Les Dozos sont une confrérie de chasseurs-guerriers traditionnels du Nord-ouest ivoirien, qui formaient une sorte de « corps mercenaire d’élite » des royaumes féodaux d’autrefois (Empire du Mali etc.). Les Peuples de la région ne sont en fait islamisés ou christianisés que très superficiellement : ils restent avant tout de religion traditionnelle communautaire-primitive. En Afrique, la mobilisation réactionnaire de masse se fait sur une base ethnoféodale, quasiment jamais sur une base confessionnelle religieuse.

 

Alors, que signifie ce buzz médiatique visant Ouattara ? Certes, on peut imaginer que le logiciel idéologique de la « base » d’extrême-droite soit perturbé : abreuvés d’islamophobie du matin au soir, voilà cette fois-ci que les « bons » sont dirigés par un musulman, contre un chrétien aux partisans majoritairement chrétiens (comme le sont la majorité des ivoirien-ne-s !). Mais il y a autre chose. En réalité, Gbagbo étant fini (au dernières nouvelles, les forces spéciales BBR l’auraient http://servirlepeuple.over-blog.com/ext/http://info.france2.fr/monde/laurent-gbagbo-arrete-par-les-forces-francaises-68306691.html - arrêté  !), le 2e round commence.

Un 2e round, pour le PARTAGE DU BUTIN entre les « alliés » de la coalition anti-Gbagbo : d’un côté le bloc françafricain (impérialisme BBR et ses valets locaux), de l’autres les Anglo-saxons (Anglais, Américains etc.) et leur « pivot » régional, le Nigéria.

Eh oui ! N’oublions pas que ces deux blocs ont saigné l’Afrique en se livrant une guerre de 15 ans, de 1990 à 2005, et ne sont en « paix armée » que depuis le milieu des années 2000, face au nouveau venu chinois.

 

Dans cette nouvelle partie, Ouattara, formé à Philadelphie et ancien sous-directeur du FMI, bon anglophone, pourrait naturellement pencher du côté Anglo-saxon, bien qu’il soit aussi un ami personnel de Sarkozy et de toute une brochette de Françafricains.

Dans tous les cas, c’est un homme hautement éduqué, maîtrisant son sujet sur le plan économique, commercial international, diplomatique. Il n’a pas le profil habituel des satrapes de la Françafrique, soit purs produits de l’éducation française (comme Houphouët), soit soudards, militaires incultes ou obscurs bureaucrates faits rois… Il pourrait se montrer un interlocuteur difficile, voire versatile.

 

En réalité, les véritables relais de la Françafrique en Côte d’Ivoire sont :

1°/ le relais traditionnel de l’aristocratie Baoulé, dirigée par le « dauphin » d’Houphouët-Boigny, HENRI Konan Bédié, promoteur de l’ivoirité xénophobe mais rallié depuis 2005 à Ouattara dans le bloc anti-Gbagbo (RHDP) ;

2°/ les partisans de feu ROBERT Gueï, le putschiste de Noël 1999, sans doute derrière le coup d’Etat de septembre 2002 où il trouva la mort, fidèle serviteur d’Houphouët-Boigny et de la Françafrique, pour qui il organisa l’invasion du Libéria par les hordes de Charles Taylor et Prince Johnson ; ces milices se trouvent dans l’Ouest du pays, autour du pays Yacouba de Gueï. Les Yacoubas sont majoritairement animistes christianisés ;

3°/ la courroie de transmission du principal pivot de la Françafrique en Afrique de l’Ouest, le Burkina de Compaoré. Le Burkina est culturellement proche, non pas du pays dioula (Mandingue) de Ouattara, mais plutôt des populations voltaïques (comme les Sénoufos) du Nord-Est, majoritairement non-musulmanes. La courroie de transmission du « pivot » Compaoré est bien entendu GUILLAUME Soro, sénoufo catholique de la région de Korhogo. Soro, le général en chef des Forces « nouvelles » devenues « républicaines », qui tiennent la moitié Nord et Ouest du pays en coupe réglée depuis fin 2002…

En réalité, seul le Nord-Ouest de la Côte d'Ivoire est mandingue-dioula, musulman et massivement pro-Ouattara (issu d'une lignée aristocratique dioula, fondatrice de l'Empire de Kong).

 

Les choses apparaissent, maintenant, de manière beaucoup plus limpide ! L’impérialisme BBR et ses médias affidés savent bien que, Gbagbo éliminé, la nouvelle partie commence : même si la France aura joué le rôle militaire principal dans la liquidation de « l’homme des BRIC », maintenant le partager du butin va commencer avec les alliés (de circonstance) Anglo-saxons*. Cela apparaissait déjà, dans le Web d’extrême-droite (rappelons le une 100e fois : = porte-parole de l’impérialisme le plus réactionnaire), lorsqu’il était question d’une intervention de la CEDEAO (= du Nigéria) : la crainte se manifestait qu’une telle intervention (et élimination de Gbagbo par ce moyen) profite à 99% aux Anglo-saxons, et notamment que le (fraîchement découvert) pétrole offshore ivoirien ne tombe dans les mains de Shell et BP, les véritables maîtres de l’Etat nigérian.

 

Donc, l’on commence sans perdre de temps à isoler Ouattara dans « l’opinion publique » hexagonale, sur le thème d’un «soldat de l’islamisation de l’Afrique» derrière laquelle, bien entendu, il y a ces foutus Américains, qui « soutiennent l’islam partout où ça les arrange », sans aucune considération pour les Européens « aux premières loges »…

Le moment venu, il sera facile de justifier médiatiquement une élimination militaire de Ouattara par la coalition Soro (Compaoré) – Konan Bédié – milices pro-Gueï… tous chrétiens, et même bons catholiques romains (pas des évangélistes barjos comme Gbagbo et sa Simone) !!!

 

Avec la crise générale du capitalisme qui s’aggrave jour après jour, il ne faut se faire aucune illusion : la lutte la plus brutale pour le repartage impérialiste du monde ne fait que commencer, en particulier dans une région comme l’Afrique de l’Ouest où le pétrole commence à être découvert. Cette aggravation des luttes inter-impérialistes est totalement parallèle à la montée du fascisme et on pourrait presque dire, finalement, que scruter la presse fasciste est la meilleure boule de cristal pour anticiper les futurs développements de celle-ci.

Face à cela, affirmer un anti-impérialisme intransigeant (mais pas aveugle) et scientifique, sur le principe intangible LE CAMP DU PEUPLE EST NOTRE CAMP, est plus que jamais indissociable d’un combat antifasciste conséquent, et du combat pour la révolution socialiste en général !

 

[* On le voit déjà avec les dénégations du porte-parole ouattariste, Ali Coulibaly, sur le rôle de l'armée française dans la capture de Gbagbo : le camp Ouattara ne veut pas être l'obligé de la Françafrique !]

 

AfricaFistZm


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http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf


Posté par: T 34
Posté le: 11 Apr 2011 à 19:02

http://www.legrandsoir.info/Massacres-en-Cote-d-Ivoire-liberee-par-ses-neocolonisateurs.html - Massacres en Côte d’Ivoire "libérée" par ses néocolonisateurs

 

Robert BIBEAU

Ils avaient cru (l’ONU et Sarkozy) qu’il suffirait de pointer du doigt celui qu’ils ne voulaient pas pour qu’aussitôt il s’éclipse et s’enfonce dans la forêt pour mourir. Mais l’ex-thuriféraire ne l’a pas entendu de cette manière ; il avait bien servis ses maîtres, croyait-il. Pourquoi être soudain répudié de façon si cavalière ? Et le roitelet défait de s’accrocher à son trône, surtout que les premiers rapports des observateurs africains le donnaient gagnant, le « roi Gbagbo ». C’est que les maîtres néo-coloniaux n’avaient pas révisé la copie de l’observateur Mbeki. Cela fait, le rapport était d’une toute autre teneur : le « bon » gagnant était désigné, alors que le « mauvais » perdant était accusé. Ce que M. Gbagbo ne savait pas, c’est que les trucs et les astuces qui l’avaient fait président pouvait servir tout autant à son congédiement (1).

Les seigneurs occidentaux se croient toujours maîtres de l’Afrique, ce continent exsangue, extorqué, saigné à blanc - par les capitalistes blancs - depuis les temps négriers jusqu’aux jours d’aujourd’hui. De leurs décrets ils commandent qui sera élu et qui sera battu aux élections « démocratiques » truquées. S’il faut quelques entorses à la vérité, qu’à cela ne tienne ! C’est pour le bien de ces pestiférés africains, ont-ils déclaré, hilares. Pauvre Afrique, toujours soumise à ces intrigues malodorantes que l’on nomme « les Droits de l’homme… blanc » ! À quand le droit des africains de gérer leur territoire, leur économie et d’élire qui bon leur semble ?

Mais si, moi citoyen français, je n’ai pas le droit d’élire qui bon me semble et de renverser mes exploiteurs par les urnes ou par ma révolte, pourquoi imaginer que ce droit soit accordé à l’africain ? « Tu as raison, mon frère noir, il n’y a aucun motif que sous ce système impérialiste où l’on ploie, toi et moi, j’aie des droits que tu n’as pas. Les riches noirs, blancs, jaunes ont tous les droits, les autres n’ont que leur force de travail à vendre et leurs chaînes à perdre. »

Mais Sarko ne rigole pas et nous verrons pourquoi : il joue sa peau Sarkozy, alors s’il faut « broyer du noir » pour se maintenir au pouvoir, quelques milliers de sacrifiés ce ne sera pas cher payer pour ce négrier recyclé.

Laurent Gbagbo, d’abord déclaré vainqueur puis perdant des élections ivoiriennes, aura résisté le temps de prendre la mesure de ses maîtres. Difficile pour lui d’accepter l’annonce « qu’il a fait son temps », et que son remplaçant, plus soumis, plus sadique, sera le nouveau président élu par la « communauté internationale ». Bien entendu que ses sbires et ses mercenaires libériens en font trop, massacrent trop, mutilent trop, mais tout cela la « communauté internationale » des riches et des puissants l’oubliera vite, même que quelques charniers pourront être cachés ou attribués au perdant… L’important c’est que l’homme choisi soit assis sur le trône pour le temps qu’il lui reste. Aucune illusion n’est permise, le précédent était un fier démocrate puis il devint un tortionnaire ; le tout récent héros vivra le même scénario : le sauveur Ouattara se retrouvera parjure le jour où il manifestera d’indécentes velléités d’indépendance. Ainsi va la vie en néo-colonie !

La vertueuse « communauté internationale » accepte que la passation des pouvoirs s’accompagne du massacre des fidèles de Gbagbo en attendant l’épuration qui va suivre… Vous vous rappelez le Rwanda. Beaucoup ont cru que tout cela était survenu par la faute du barbarisme de ces noirs sauvages, c’est qu’ils n’avaient pas repéré, se dissimulant derrière les pions noirs, les barbares maîtres blancs bien instruits des techniques de génocide, une spécialité de la maison « Les riches d’Occident, service sur commande et livraison armée »… sur les lieux de la tragédie.

Des éléments de la gauche française, toujours disposés à mystifier les choses, prétendent que : « Ce sont les Nations Unies et la France qui doivent répondre de la situation en Côte-d’Ivoire : elles ont échoué dans le désarmement et dans la pacification du pays ainsi que dans l’organisation d’élections libres et transparentes et maintenant elles sèment la haine et la zizanie entre les parties ».

Quelles billevesées ! De quel droit la France et les Nations Unies se sont-elles ingérées dans les affaires internes de la Côte-d’Ivoire à l’encontre de la Charte de l’ONU et de la volonté de la population ivoirienne ? Depuis quand les fauteurs de guerre ont-ils pour mission de pacifier un pays ? Depuis quand les vendeurs d’armes ont-ils pour mission de désarmer les belligérants ?

Quelle attitude néocoloniale ce gauchiste promeut-il envers le peuple souverain de la Côte-d’Ivoire ? Que font ces gauchistes ? Ils pleurent parce qu’un chacal à qui on avait confié le mandat de "désarmer" et de le "pacifier" puis d’organiser des élections "démocratiques bourgeoises libres " a mené son mandat à terme. En effet, une faction a refusé de désarmer voyant qu’elle serait la première sacrifiée (Gbagbo et consorts). Après avoir accepté de jouer le jeu de la fraude électorale, cette faction a découvert que l’on truquait les résultats mais, cette fois, en faveur de l’autre candidat. Laurent Gbagbo a donc répudié cette fraude démocratique bourgeoise puisqu’elle ne tournait pas à son avantage.

L’autre faction, désignée gagnante par la France (Ouattara et consorts), a aussitôt bombé le torse et demandé à ses maîtres de punir le récalcitrant qui refusait de se laisser écarter alors que le parrain des malfrats lui signifiait de s’en aller. Les deux gangs de truands se sont donc affrontés. Celui qui bénéficiait du soutien du parrain étranger l’a emporté. La « société civile ivoirienne » a bien peu à voir dans cette histoire d’un chef de bande remplacé par un autre chef de bande tout aussi malhonnête et vicieux mais d’allure plus moderne, et plus soumis ce pourquoi il a été désigné.

Et la gauche de s’empêtrer davantage dans ses analyses stéréotypées, éculées. Ainsi, alors que Sarko se comporte comme le chef d’une puissance impérialiste en déclin, au plus grand plaisir de sa classe capitaliste monopoliste nationaliste française, et qu’il intervient en Côte-d’Ivoire et en Libye de sa propre initiative pour défendre les quelques néo-colonies qu’il lui reste, tout cela en forçant quelque peu la main de son consort et concurrent américain, voilà qu’à gauche on lui ressert l’histoire du grand frère américain et du vassal parisien :

« La France officielle, sous influence étasunienne, a donc choisi la fuite en avant dans l’agression d’un pays souverain en proie à une guerre civile qu’elle a directement contribué à activer, à travers une politique néo-coloniale et partisane développée depuis bien des années. La crise ivoirienne n’est pas récente. Elle est particulièrement complexe et l’actuelle question de l’élection présidentielle contestée n’y représente qu’une étape, dans un pays coupé en deux camps. Entre ces deux camps, les États-Unis ont choisi en fonction de leurs démarches stratégiques, celui qu’avec leurs supplétifs, ils soutiennent. »

Messieurs, mesdames de la gauche parisienne, il n’y avait pas d’élection présidentielle contestée en Côte-d’Ivoire, il y a des impérialistes qui ont soufflé à l’oreille de leur poulain (Ouattara) qu’il devrait contester l’élection, ce qui leur fournirait le prétexte d’intervenir et de l’imposer au pays tout entier. Messieurs de la gauche Vous accréditez les mensonges de votre président, en êtes-vous conscients ?

Sachez que Sarkozy a capitulé, l’excité de l’Élysée s’est enfin rangé. Il a congédié son ministre des Affaires étrangères atlantiste-socialiste Kouchner et a rendu à la faction chiraquienne de son parti le pouvoir qui lui revenait de droit (Juppé le martyr chiraquien). Sarkozy s’est réconcilié avec l’autre moitié de son parti et mène ces guerres d’agression coloniale en Libye et en Côte-d’Ivoire afin de défendre les intérêts de la classe impérialiste française.

Messieurs dames de la gauche française, ce n’est pas Obama votre premier ennemi mais bien l’excité de l’Élysée et la classe qui l’a engendré. Mais comment aux prochaines élections présidentielles françaises truquées parviendrez-vous à châtier le chacal de l’UMP sans pour autant laisser se faufiler le loup « socialiste » du FMI ? Néo-colonialistes français, hors de Côte d’Ivoire !

Robert Bibeau

http://www.robertbibeau.ca/palestine3.html - http://www.robertbibeau.ca/palestin...

(1) http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24198 - http://www.mondialisation.ca/index....


http://www.legrandsoir.info/Cote-d-Ivoire-des-centaines-de-civils-tues-par-les-rebelles-selon-les-observateurs-The-Guardian.html - Côte d’Ivoire : des centaines de civils tués par les rebelles, selon les observateurs (The Guardian)

 

Des massacres ont été commis par les deux camps en présence dans le conflit en Côte d’Ivoire, selon l’ONG Human Rights Watch (HRW) (étrangement, le titre de l’article mentionne "les rebelles" pour aussitôt préciser "par les deux camps". NdT)

Leur http://www.hrw.org/en/news/2011/04/09/c-te-d-ivoire-ouattara-forces-kill-rape-civilians-during-offensive - rapport décrit une succession de morts et de destructions commis pas les forces rebelles qui ont balayé le pays et livrent des combats dans les rues d’Abidjan pour instaurer Alassane Ouattara à la présidence.

Alors qu’Ouattara, soutenu par l’ONU et la communauté internationale, se rapproche de la victoire, The Guardian a découvert les preuves d’atrocités commises par ses partisans. Les réfugiés qui ont traversé la forêt pour le Liberia voisin ont décrit des scènes d’enfants brûlés vifs au cours d’attaques de rebelles et des rues jonchées de cadavres.

HRW demande une enquête sur ces massacres effectuées aussi bien par les partisans d’Ouattara que ceux de Laurent Gbagbo qui a refusé de quitter le pouvoir après avoir perdu l’élection présidentielle en novembre.

Ces centaines de civils ont été tués par les partisans de Ouattara, selon le rapport de HRW. Il rapporte des exécutions sommaires de partisans présumés de Gbagbo, et des cas de viols massifs. Matt Wells, chercheur à HRW pour la Côte d’Ivoire a dit « Un village après l’autre, les forces d’Ouattara ont terrorisé les civils présumés partisans de Gbagbo, et en ont tué des centaines et violé des dizaines d’autres. En s’engageant à faire sortir la Côte d’Ivoire de sa longue crise, Ouattara doit garantir que les coupables de tels crimes seront trainés devant la justice ».

Les forces pro-Gbagbo ont aussi été accusées d’atrocités et auraient exécuté plus de 100 partisans présumés d’Ouattara lors de l’avance des rebelles.

The Guardian a passé une semaine dans la région frontalière entre la Côte d’Ivoire et le Liberia, et nous avons entendu des histoires d’attaques sauvages contre les civils. Nous avons aussi découvert que le recours de plus en plus fréquent à des mercenaires du Liberia qui sont apparemment recrutés par les deux camps.

Accroupis dans les buissons sur les berges de la rivière qui sépare le Liberia de la Côte d’Ivoire, deux jeunes Libériens en habits sales et en tongs acceptent d’être interviewés en échange d’un peu d’argent. Ils expliquent qu’ils viennent de rentrer après avoir passé 9 jours avec les rebelles pro-Ouattara, où on leur a ordonné de tuer « n’importe qui, tout le monde ».

Ils ont décrit des scènes barbares où ils ont encerclé un village dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire et, armés de machettes, ont tué tous ceux qu’ils croisaient. « la premier village où nous sommes entrés, la plupart des gens étaient sur la route. Nous les avons tués, en les taillant simplement avec nos machettes, » ont-ils dit.

Un des villages qu’ils affirment avoir attaqué est Blolequin. Les enquêteurs de l’ONU hier ont déclaré avoir trouvé plus de 100 cadavres à Blolequin et dans les environs. Certains paraissaient avoir été brûlés vivants et d’autres avaient été jetés dans un puits. L’ONU pense que les responsables pourraient être des mercenaires Libériens.

Toulépleu est un autre village que les deux mercenaires affirment avoir attaqué et où le HRW a découvert les traces d’un massacre. Un mercenaire raconte : « Il y avait tellement de cadavres à Toulepleu. Une pelleteuse est venue de Danane pour les enterrer. Les voitures ne pouvaient plus passer tellement il y avait des cadavres. Ca puait. »

A présent en sécurité dans un camp de transit au Liberia, les réfugiés qui ont fui Toulepleu racontent les horreurs. Ils ont décrit comment ils ont attrapé les membres de leur famille pour s’échapper sous un déluge de feu. Tous ceux qui n’ont pas réussi à partir ont été brûlés.

Tout en berçant ses cinq enfants dans la poussière à l’extérieur de la tente du Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies qui est la seule chose qui lui reste, Kuide Pehe Ferdinand décrit le chaos au moment de l’attaque. « J’avais trop d’enfants à sauver lorsque les rebelles ont attaqué. Nous avons essayé de les prendre tous, mais une de mes fillettes est handicapée et nous avons dû l’abandonner. Lorsque je suis retourné, il avaient brûlé la maison avec ma fillette à l’intérieur. »

La famille Audgines pleurait aussi la perte d’un proche, tué lorsque les rebelles ont mis le feu à leur maison. « Je n’arrive même pas à manger, tellement j’ai de la peine, » dit Rosaline, mère de neuf enfants, dont le vieux père fut brûlé vif. Elle a dit qu’elle n’a rien pu faire pour l’aider, tandis qu’il hurlait au milieu des flammes. Elle et ses enfants font partie des nombreux réfugiés du camp qui se sont rasés la tête en signe de deuil.

La Croix Rouge internationale est récemment entrée à Toulepleu et décrit une ville qui a été pratiquement totalement ravagée.

Le HRW a aussi rapporté des exécutions de personnes âgées qui n’ont pas réussi à s’échapper. Ils disent que les vieux ont été détenus captifs dans le village par les rebelles pro-Ouattara, et qu’au moins 30 ont été exécutés. Une femme de 67 ans du village de Doké a raconté à HRW que les combattants pro-Ouattara ont pris plusieurs prisonniers par jour – souvent des hommes et des femmes entre 60 et 80 ans – et les ont exécutés à bout portant.

Les forces pro-Ouattara nient avoir tué des civils lors de leur progression sur Abidjan, et accusant les soldats de Gbagbo. Ceux qui montaient la garde à la frontière près de Toe Town, à l’est du Liberia, étaient d’une humeur victorieuse lorsque nous les avons interviewés. Dans leurs treillis impeccables et leurs Ak47 au cou, ils se sont approchés de la barrière sur le pont qui sépare les deux pays.

« Je prie pour la démocratie en Côte d’Ivoire et pour que la volonté du peuple soit respectée, » dit « Angelou », leur commandant, en agrippant son arme. Pendant qu’il parlait, des coups de feu ont éclaté dans la forêt derrière lui et ses hommes. « Nous n’avons pas de problème avec les civils. Si quelqu’un a été tué, c’est parce qu’il portait une arme. S’il portait une arme, c’est que ce n’était pas un civil, mais l’ennemi. »

Le conflit menace de provoquer une crise humanitaire plus grave dans la région. Plus d’un million de personnes ont été déplacées à l’intérieur de la Côte d’Ivoire, et plus de 125.000 ont traversé la frontière vers le Liberia, un pays lui-même dévasté par 14 années de guerre civile. De nombreuses communautés Libériennes ont accueilli les réfugiés, mais ont à peine de quoi se nourrir, et on craint que la crise ne déstabilise la paix fragile du Liberia.

Tamasin Ford et Rachel Stevenson

http://www.guardian.co.uk/world/2011/apr/09/ivory-coast-rebels-kill-hundreds - http://www.guardian.co.uk/world/201...

Traduction « encore un truc que TF1 a oublié de mentionner » par VD pour le Grand Soir avec les fautes et coquilles habituelles


http://www.radiolaprimerisima.com/noticias/general/96945/raptan-presidente-costa-marfil - Raptan a presidente de Costa de Marfil
Vidéo http://www.telesurtv.net/secciones/noticias/91486-NN/difunden-imagenes-de-la-detencion-del-marfileno-laurent-gbagbo/ - Difunden imágenes de la detención del marfileño Laurent Gbagbo
Vidéo http://www.patriagrande.com.ve/temas/internacionales/imagenes-detencion-marfileno-laurent-gbagbo-video/ - Imágenes de la detención del marfileño Laurent Gbagbo (Video)


http://humanite.fr/11_04_2011-la-crise-depuis-le-second-tour-de-la-pr%C3%A9sidentielle-469737 - La crise depuis le second tour de la présidentielle


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Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★


Posté par: T 34
Posté le: 13 Apr 2011 à 01:54

Editorial par Michel Guilloux

Éditorial : le faux-nez de la licorne

Laurent%20Gbagbo%20arrêté%20avec%20laide%20de%20la%20France

Le chanoine de Latran en rêvait, le chef de l’état l’a fait : la France sous son règne, il la veut désormais en fille aînée de l’OTAN. Certes, il consent à partager ce rôle en une position gémellaire avec le locataire du 10 Downing Street mais, depuis hier, champagne! On peut pavoiser à l’Élysée et laisser tomber le masque. Il y a quelques jours encore, Paris indiquait que « la France ne participe pas à l’assaut ». Hier, des «sources diplomatiques» faisaient savoir de même et sans rire à l’Agence France presse que les forces spéciales n’y étaient pour rien, tout le mérite de cet épilogue devant revenir aux hommes d’Alassane Ouattara. L’affreux Laurent Gbagbo est arrêté et c’est bien grâce à l’intervention de la force Licorne sous la bannière de l’ONU. Entre temps, plus de 500 000 ivoiriens croupissent, réfugiés, aux frontières du pays, la population d’Abidjan n’a plus à manger et, avis à qui serait tenté de choisir son «bon» et son «méchant» dans cette affaire, demeure le spectre du massacre de Duékoué. Une seule chose est certaine: Bolloré, Total, Bouygues et autres France Télécom peuvent respirer; comme le disait un politologue à un quotidien économique, voilà quelques jours, « les investisseurs français ont de beaux jours devant eux en Côte d’Ivoire ».

Ah, les beaux jours... En moins d’un mois, notre pays est engagé dans deux guerres. Ceux qui hier, y compris à gauche, soutenaient l’intervention du bras tricolore armé de l’atlantisme en Libye, commencent à trouver celle-ci plus embarrassante. Elle ne l’est pas moins que le risque d’enlisement de la première, décrétée pour faire passer au second plan la voix des peuples de Tunisie et d’Égypte. Le choix délibéré de donner la priorité au bombardement d’un régime à bout de souffle dans un pays où l’idée de nation fait moins florès que dans les autres de la région, a laissé toute latitude à la dégradation mortifère de la situation en Côte d’Ivoire, traînant depuis l’élection présidentielle. De quelle «légitimité» le nouvel homme fort d’Abidjan ainsi propulsé au pouvoir réel pourra-t-il jouir, dans son pays, aux divisions plus qu’explosives, comme dans la région, qui ne l’est pas moins? Là où la force de la politique devrait primer, le président de la République et ses amis du G8 ont délibérément opté pour la politique de la force.

Avec la Libye, l’Organisation des Nations Unies a réitéré le précédent de 1998 de la guerre atlantiste à la Serbie, au prétexte du Kosovo. Avec la Côte d’Ivoire, l’ONU ne sort pas grandie de devenir la chambre d’enregistrement des cibles de l’Empire et de l’un de ses deux chiens de garde. On mesure dans cette instance le poids non-négligeable de la France: négatif ici par contraste à la position prise en 2003 contre la guerre du pétrole en Irak. Pas plus que le pouvoir n’a daigné laisser débattre de ces questions un Parlement, pourtant fort majoritairement acquis à sa cause, il n’entend, avec ses «Alliés» laisser les Africains maîtres d’une histoire, dans laquelle, il est vrai, il estime qu’ils ne sont pas entrés. Le mépris dans lequel sont tenus les peuples comme leurs intellectuels ou leur instance de dialogue régional, l’Union africaine, en Libye comme en Côte d’Ivoire, ne restera pas sans trace; pas plus qu’il ne peut servir la moindre solution, politique comme humanitaire. De la Libye à la Côte d’Ivoire, on ne peut que persister à penser, avec Rony Brauman, que «Jamais des bombardements n’ont permis d’installer la démocratie ou de pacifier un pays». Qu’ils aient ou non le faux-nez d’une licorne.

La priorité au bombardement du régime à bout de souffle de Khadafi pour détourner l’attention des mouvements des peuples arabes a laissé toute latitude à la dégradation mortifère de la situation en Côte d’Ivoire.

Par Michel Guilloux

http://www.humanite.fr/11_04_2011-%C3%A9ditorial-le-faux-nez-de-la-licorne-469892 - Source


Côte d'Ivoire: le gouvernement justifie son intervention

Après le Premier ministre François Fillon et son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé hier, deux autres poids lourds du gouvernement sont montés au créneau ce mardi matin pour justifier http://humanite.fr/09_04_2011-cote-divoire-laurent-gbagbo-arr%C3%AAt%C3%A9-%C3%A0-abidjan-469634 - l'intervention des soldats français qui a rendu possible la capture de Laurent Gbagbo par les forces pro-Ouattara, lundi après-midi.

Le ministre de la Défense Gérard Longuet a indiqué ce mardi matin sur Europe 1: "La France voulait que l'affaire se dénoue tranquillement et que le président, qui a été battu (...) accepte sa défaite… La démocratie, c'est le succès des uns et c'est la défaite des autres. Tout cela doit se passer normalement, sans élimination physique."

En parallèle, le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a estimé sur RTL que la France avait été "absolument remarquable et inattaquable" lors de son intervention et qu'elle "n'acceptera aucune leçon de morale de quiconque ni aucune leçon politique. Ce n'est pas la France qui a déposé Gbagbo, c'est le peuple ivoirien… Lorsque vous avez des armes lourdes qui se positionnent autour de la résidence présidentielle et qu'elles frappent les populations civiles, on est strictement, exclusivement dans l'application de la résolution 1975 des Nations Unies."

Le porte-parole du gouvernement a conclu son intervention: "Le départ de Gbagbo ne va pas nous faire verser une larme de crocodile. C'est une bonne nouvelle pour le peuple ivoirien" et pour "le processus démocratique en Afrique."

Ces affirmations n'ont pas dispersé les "doutes" exprimés par Roland Muzeau sur la non-participation des forces françaises à l'arrestation de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. "On a été surpris d'entendre les dénégations concernant ce qui avait été publié en début de journée sur une possible participation des forces françaises", a déclaré le député PCF à l'issue d'une réunion des responsables parlementaires à Matignon autour de François Fillon sur la situation en Côte d'Ivoire, lundi soir. "On souhaite qu'on nous ait dit la vérité. Le doute est raisonnablement présent et nous espérons vivement que ce qui a été affirmé là par la voix du Premier ministre et des deux ministres (Alain Juppé et Gérard Longuet) ne soit pas démenti demain" par "des observateurs attentifs, ce qui porterait un coup à l'image de notre pays."

De son côté, le député PS François Lamy a, en lisant une intervention écrite, "pris acte des déclarations du Premier ministre selon lesquelles les forces françaises n'ont pas participé à l'arrestation de Laurent Gbagbo. Néanmoins des questions subsistent. Il appartiendra au président de la République d'y répondre dans les prochaines heures."

http://www.humanite.fr/user/0 -

http://www.humanite.fr/12_04_2011-c%C3%B4te-divoire-le-gouvernement-justifie-son-intervention-469926 - Source

http://www.humanite.fr/12_04_2011-c%C3%B4te-divoire-retour-sur-quatre-mois-de-crise-469983 - Côte d'Ivoire : retour sur quatre mois de crise
 


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Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★


Posté par: T 34
Posté le: 13 Apr 2011 à 04:25

http://www.michelcollon.info/Les-liens-familiaux-de-Ouattara.html - Les liens familiaux de Ouattara avec les grands spéculateurs du cacao

 

http://www.michelcollon.info/_Gnim-Atakpama_.html - Gnim Atakpama

Visage rond, chemises roses, yeux bleus, Anthony Ward, 51 ans, grand amateur des pistes de ski alpines, est considéré comme l’un des meilleurs traders de sa génération.

Au début des années 2000, alors que tous les analystes se montrent optimistes sur l’avenir de la Côte d’Ivoire après l’accession de Laurent Gbagbo au pouvoir, le fondateur de la société londonienne Armarajo est persuadé que le marché du cacao va se trouver en déficit…et se met à stocker dans des entrepôts européens des dizaines de milliers de tonnes de fèves. Deux ans plus tard, une rébellion éclate. Ward a 400 000 tonnes de cacao entre les mains. Il ne reste qu’à attendre le moment où les cours seront élevés pour les revendre et empocher un bonus considérable. Acquérant ainsi son surnom de « chocolate fingers ».


Huit ans plus tard, rebelote. Anthony Ward renouvelle son exploit. Quatre mois avant les élections ivoiriennes de 2010, tablant sur les difficultés politiques futures du pays, il achète d’un seul coup 240 000 tonnes de cacao qu’il revendra... la semaine dernière… juste avant l’offensive des forces rebelles du candidat malheureux à la présidentielle Alassane Ouattara contre le président Laurent Gbagbo. Le prix du cacao venait d’atteindre son plus haut sommet depuis 32 ans.


De quelle bonne fée dispose donc ce fils de militaire sans diplôme, converti dans le négoce international pour prévoir avec autant de justesse les évènements politiques en Côte d’Ivoire ?


Détail, son beau-père n’est autre qu’un certain... Ouattara, champion de la communauté euro-nord américaine ! Celui-là même qui a déclenché les deux guerres sans lesquelles le prix du cacao n’aurait aussi augmenté. Curieusement, on retrouve un autre proche du président de la communauté internationale à la tête de la direction Afrique d’Armajaro, un certain Loïc Folloroux, le fils de Dominique Nouvian, la deuxième épouse de…Ouattara ! Le monde est petit !

http://www.legrigriinternational.com/article-cote-d-ivoire-les-liens-familiaux-de-ouattara-avec-les-grands-speculateurs-du-cacao-2002-2010-71337261.html -



Posté par: T 34
Posté le: 13 Apr 2011 à 04:25

http://www.michelcollon.info/Cote-d-Ivoire-l-hiver-colonial.html - Côte d’Ivoire : l’hiver colonial

 

http://www.michelcollon.info/_Olivier-Mukuna_.html - Olivier Mukuna

Après une semaine de bombardements sur Abidjan et le massacre de milliers de civils, l’État français a capturé Laurent Gbagbo. L'objectif est immuable : contrôler ce pays pétrolier par l'imposition d'une pseudo-démocratie acquise à la spoliation de son riche sous-sol au profit de l'Occident. Se cachant derrière des Nations-Unies à la solde des USA, le shérif français a revalidé un vieux concept nord-américain : la démocratie s'impose de l'extérieur. A coups de trucages électoraux, de propagande médiatique et de missiles dernier cri ! Par ses crimes de guerre en Afrique, la France de Sarkozy est définitivement entrée dans l'Histoire. Comme une puissance coloniale névrosée qui s'accroche « à son rang », en écrasant dans le sang toute velléité d'indépendance ...

Il y a presque un an, la Belgique et la France commémoraient le cinquantenaire des « indépendances » africaines. Le géant Congo-Kinshasa était officiellement à la fête chez les Belges ; 17 pays d'Afrique du Nord et de l'Ouest, chez les Français. En ce triste jubilé, l'omission politique des-vérités-qui-dérangent étaient bien sûr de rigueur. Suivie des habituels mensonges servis au dessert : « Il y a en Afrique toutes les formes de gouvernement. La France n'a pas pour vocation de s'ingérer dans les affaires locales ; elle travaille avec les gouvernements reconnus (...) La relation entre la France et l'Afrique ne serait jamais banale, mais elle est en train de devenir normale » (1) ... Tenus en février dernier par l'ex-ministre UMP Jacques Toubon, ces propos confirment l'ampleur de la déconnexion du personnel politique françafricain. Des mots ubuesques émis tandis que la crise électorale ivoirienne battait son plein, que l’État français - lourdement impliqué dans la partition de ce pays d'Afrique de l’Ouest depuis 2002 - réaffirmait son soutien à Allassane Ouattara et que Sarkozy jouait, sur la scène européenne, le barde des sanctions économiques contre Laurent Gbagbo. En termes de « vocation à ne pas s'ingérer », on allait voir pire et beaucoup plus sanglant.


Cadrage médiatique mensonger

Après trois mois d'intox et d'omissions diverses martelées par les médias-aux-ordres, l'ennemi des espoirs démocratiques africains (2) lançait ouvertement son pays dans une guerre contre la Côte d'Ivoire. Finies les ruses, manœuvres et cachotteries de couloirs : l'agent franco-américain Ouattara risquait de perdre la partie. Comme tous ses prédécesseurs dès qu'il s'agit d'Afrique, Sarkozy s'est également assis sur les prérogatives de son gouvernement et celles des députés de l'Assemblée Nationale.

Premier acte : réarmer et conseiller la rébellion du nord pro-Ouattara afin qu'elle attaque la capitale économique Abidjan. Objectif : renverser par les armes Laurent Gbagbo, président reconnu par le Conseil constitutionnel. La plus haute juridiction ivoirienne inlassablement dépeinte comme un « collectif sous influence » par quelques puissances « démocratiques » d'Occident, autoproclamées « Communauté internationale ». Contrastant avec les médiasmenteurs payés pour minimiser ou absoudre le rôle colonial de la France, l'indépendant Canard enchaîné lâchait le 6 avril : « Selon plusieurs témoignages d'officiers supérieurs au « Canard », la France a appuyé la conquête du sud du pays par les forces de Ouattara. L'un d'eux, proche de l’Élysée, se félicite de 'notre efficacité dans l'organisation de la descente sur Abidjan'. Il est vrai qu'en moins de quatre jours les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ont parcouru, sans grande résistance, la moitié du pays. Un autre galonné, membre des services de renseignement, confie  : 'On a fourni des conseils tactiques aux FRCI', mais aussi 'des munitions et des Famas' (fusils d'assaut) » (3).

Deuxième acte : les forces française Licorne - dont l'une des spécialités est de tirer sur des civils désarmés (4) - enchaînait avec le bombardement continu de sites stratégiques d'Abidjan dont la résidence présidentielle. A proximité de laquelle s'était rassemble un millier de civils. Bilan provisoire : plus de 2500 morts (civils et militaires) dans la seule nuit du 4 au 5 avril. Un chiffre qui n'est toujours pas mentionné, repris ou contesté par les médias français. Si « les combats font rage  », il semble « surhumain » d'établir une estimation du nombre de victimes dues aux bombardements français ... A cette nouvelle boucherie made in France s'ajoute celle de Duékoué, commise par la rébellion pro-Ouattara (réarmée par la France). Près d'un millier de victimes abattues ou découpées à la machette. Sans compter le nombre indéterminé de cadavres dans les zones occupées par les rebelles et la force Licorne ; le pillage des banques et du cacao ivoiriens par la force Licorne, etc.

Troisième acte : l'arrestation de Laurent et Simone Gbagbo. Les bombardements préalables ont permis de perforer le bunker présidentiel. Une trentaine de chars encerclent ensuite la résidence présidentielle pendant que trois hélicoptères assurent la couverture aérienne de l’opération. La garde présidentielle décide de se rendre. Les forces spéciales de Sarkozy défoncent le portail de la résidence, arrêtent Gbagbo et le livrent aux rebelles pro-Ouattara. Histoire de tenter d'accréditer une énième mascarade de « non-ingérence française » ...

En s'éloignant des charlatans de « l'intervention humanitaire » et autres « protecteurs des populations civiles », une double question s'impose. Pourquoi cette agression coloniale et pour défendre quels intérêts ? Cette interrogation cruciale bénéficiera-t-elle enfin d'une saine confrontation d'arguments dans les médias occidentaux ?


Les démocrates à temps partiel

Suite à la proclamation des résultats électoraux définitifs par le Conseil constitutionnel ivoirien, le récit médiatique européen de la crise africaine a soulevé une débauche de « complexité ». « Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale » est empêché d'exercer ses fonctions par le « président sortant Laurent Gbagbo qui s'accroche au pouvoir  ». Le « bon » démocrate du FMI contre le « mauvais » tyran d'Abidjan. Cette habituelle diabolisation justifiant l'impérialisme guerrier contredit le discours selon lequel la Côte d'Ivoire demeure un pays souverain et ses Institutions, légitimes. Tout le problème est là. Ajouté au péché originel de toutes les parties d'avoir entériné un processus électoral bancal sans désarmement préalable de la rébellion nordiste. Pour autant, même dans ces funestes conditions, les deux candidats à la présidence ivoirienne ne se sont pas soumis au suffrage d'une pseudo-communauté internationale, mais bien à celui des Ivoiriens et de leur Institutions ...

Lorsque le Conseil constitutionnel n'a pas reconnu Alassane Ouattara comme président, en démocrate cohérent, le candidat malheureux devait se retirer. Son parrain Sarkozy, qui avait lui-même souligné le rôle décisif du Conseil constitutionnel (5), aurait dû, en démocrate cohérent, reconnaître la victoire de Laurent Gbagbo. Enfin, l'ONUCI ne pouvait faillir à son devoir d'impartialité au bénéfice d'Alassane Ouattarra. Mais dès qu'il s'agit de contrôler les richesses de la Côte d'Ivoire, tout ce « beau monde » n'est plus démocrate et retrouve ses pulsions coloniales. Donnant libre cours aux coups tordus, à la propagande et à l'agression militaire d'un pays membre des Nations-Unies. Peu importe qu'en 2000, aux États-Unis, une crise électorale quasiment similaire a conduit la Cour suprême américaine à trancher en faveur de Georges W. Bush. Le candidat malheureux, Al Gore, comme le reste de la planète, se sont incliné. Par souci démocratique pour le premier et parce qu'aucun pays - encore moins l'ONU ! - n'envisagerait de s'ingérer dans les affaires intérieures de la première puissance militaire mondiale.

La crise ivoirienne et l'historique résistance de Laurent Gbagbo ont rendu limpide la détermination criminelle de ce colonialisme prédateur occidental en Afrique. Au-delà des discours et des fêtes hypocrites aux pseudo-indépendances, chacun a pu constater que les règles de souveraineté démocratique sont réservées aux seuls pays occidentaux, riches et surarmés. Et les USA d'Obama veillent au statut quo ! Avec le développement des bases militaires de l'Africom, tandis que les armées françaises se chargeront de bombarder les chefs d’États africains aux velléités d'indépendance.

Des évidences à ce point omniprésentes sur le net que deux médias traditionnels français, LCI et BFM, ont fini par interroger certains analystes et politiques contredisant l'étouffante propagande. Tel l'africaniste Michel Galy qui déclare sur LCI : « Alassane Ouattara est lié depuis 2002 à cette rébellion qui a pris les deux tiers pays et qui instaure un système de racket, de violences continues. Oui, il s'agit d'un régime de la terreur qui prouve, à mon sens, que les élections n'y sont pas valables » (6). En soulignant l'incontestable fraude électorale massive commise au nord, Galy torpille la propagande médiatique décrivant un président injustement floué d'une « victoire démocratique  » par un « dictateur qui s'accroche au pouvoir »




L'émancipation ou l'asservissement

Sur le « rôle ambigu de la France » dans l'arrestation de Laurent Gbagbo, l'ex-délégué à l'Afrique du PS, Guy Labertit tord aussi le cou aux complaisances journalistiques : « Il n'y a hélas aucune ambiguïté : ce sont les rafales des hélicoptères Licorne qui ont mis à mal le portail de la résidence et ce sont des chars français qui sont entrés dans la Résidence. Le général qui a remis son arme, en signe de réédition, l'a remis à un Français de la force Licorne. Donc, il n'y a aucune ambiguïté : ce sont bien les éléments de la Force Licorne qui sont allés chercher M. Gbagbo pour le remettre aux force de M. Ouattara ».

Et le socialiste français d'offrir une lecture chronologique longtemps absente d'antenne concernant le « tyran  » Gbagbo : « Depuis que M. Gbagbo a été élu en 2000, il n'a cessé d'être déstabilisé. Il faut savoir que ceux qui l'emportent aujourd'hui sont ceux qui ont organisé le coup d’État en 2002 et je crois que ceux qui ont pris les armes sont ceux qui ont eu besoin de la France pour aller chercher M. Gbagbo. J'ajoute que si Laurent Gbagbo n'a pas bougé depuis le mois de décembre, c'est parce que ces élections ont été truquées au nord (du pays) et il a raison de dire qu'il n'a pas perdu ces élections. Mais ça, c'est l'Histoire qui le montrera  ». (7)

Hormis un éternel catalogue d'injonctions pénalisantes ou des bombes sur la gueule en cas d'opposition, que peut encore attendre l'Afrique des puissances occidentales (France, UE, USA et ONU) ? Après le hold-up électoral ivoirien ; après ces milliers de civils bombardés et ces nettoyages ethniques encouragés ; après l'humiliante arrestation des époux Gbagbo faisant le tour du monde. Images qui - pour tout africain indépendamment de ses convictions - présente d'horribles similitudes avec celles de l'arrestation de Patrice Lumumba au Congo, il y a un demi-siècle ... Héritière peu repentante de la Traite négrière, actrice d'un interminable colonialisme, assumé ou masqué, la France de Sarkozy est définitivement entrée dans l'Histoire. Et poursuit avec morgue ses mystifications et ses massacres rentables afin de conserver la rente de pillage de son « pré carré ».


Le retour « décomplexé » de l'impérialisme français, avec son maître nord-américain en embuscade, place les Ivoiriens et les populations d'Afrique face à un devoir de lucidité. Avec pour horizon, une seule alternative au regard de siècles d'Histoire. L'émancipation par tous les moyens nécessaires ou la perpétuation d'un asservissement modernisé ? Pour celles et ceux qui aspirent à l'accession d'une indépendance démocratique, garante d'un développement et d'une prospérité économiques, il n' y a plus 36 échappatoires ! Mais un seul chemin. Sur lequel se scande un mot d'ordre révolutionnaire forgé par le peuple tunisien : « Sarkozy, Obama, Ouattara, dégagez d'Afrique ! ».

  1. RFI, 1er février 2011 - http://www.rfi.fr/emission/20110201-jacques-toubon-organisateur-france-commemoration-cinquantenaire-independances-afri - http://www.rfi.fr/emission/20110201-jacques-toubon-organisateur- http://www.rfi.fr/emission/20110201-jacques-toubon-organisateur-france-commemoration-cinquantenaire-independances-afri - france-commemoration-cinquantenaire-independances-afri
  1. http://www.michelcollon.info/Sarkozy-l-ennemi-des-espoirs.html - http://www.michelcollon.info/Sarkozy-l-ennemi-des-espoirs.html
  2. Le Canard Enchaîné, 6 avril 2011
  3. http://survie.org/billets-d-afrique/2010/193-juillet-2010/article/cote-d-ivoire-une-histoire - http://survie.org/billets-d-afrique/2010/193-juillet-2010/article/cote-d-ivoire-une-histoire
  4. http://www.elysee.fr/president/les-actualites/communiques-de-presse/2010/novembre/cote-d-ivoire-elections-presidentielles.10142.html?search=C%C3%B4te+dIvoire&xtmc=&xcr - http://www.elysee.fr/president/les-actualites/communiques-de-presse/2010/novembre/cote-d-ivoire-elections-presidentielles.10142.html?search=C&ocirc ;te+d%27Ivoire&xtmc=&xcr =
  1. http://www.youtube.com/watch?v=rImok5GwjVI - http://www.youtube.com/watch?v=rImok5GwjVI
  2. http://www.wat.tv/video/ouattara-sang-sur-mains-dominique-3lldf_2hpbt_.html - http://www.wat.tv/video/ouattara-sang-sur-mains-dominique-3lldf_2hpbt_.html
Source : http://www.michelcollon.info/Cote-d-Ivoire-l-hiver-colonial.html - michelcollon.info

http://www.michelcollon.info/Abidjan-bombardee-la-chose-est-de.html - Abidjan bombardée : la chose est de retour

 

http://www.michelcollon.info/_David-Gakunzi_.html - David Gakunzi

Abidjan bombardée. Et voilà les oiseaux de la mort de la mission Licorne au dessus de La Riviera, du Plateau, de Yop, de Cocody ; et voilà Abidjan bombardée. Abidjan agressée. Feu sur Abidjan. Et voilà la Côte d’Ivoire et l’Afrique de nouveau offensées par une puissance, par la puissance venue d’ailleurs.

Et Paris qui pavoise « la France est de retour sur la scène géopolitique internationale », « la France est en première ligne », et la presse parisienne qui approuve, qui savoure comme le tortionnaire savourant la douleur de sa victime ; et la presse de France – une certaine presse - qui se dresse la crête levée, excitée ; la presse de France qui bat des ailes, qui s’extasie, qui chante : « La France est en mission de lumières ! En mission de démocratie ; en mission de protéger les populations civiles. Les frappes sont ciblées. Guerre propre. » Un meurtre peut-il être propre ? Depuis quand l'acte de tuer serait-il devenu action propre, humaniste ? 

Guerre propre, guerre propre, on pérore ; guerre propre, bombardement des lieux stratégiques. Et ces hôpitaux soufflés, et ces centres commerciaux anéantis, et ces habitations rasées ? Et ces morts, oui, ces morts, ces centaines de victimes ? Silence. Omerta. On pilonne ; on pilonne la Côte d’Ivoire devenue lieu de vidange de la puissance meurtrière venue de France. Et plus rien pour restreindre cette folle volonté de toute puissance. Plus rien. Folie de grandeur déchainée.

Hurlements : « Mais attendez ! Nous sommes en mission de défense de la démocratie en Côte d’Ivoire et on nous accuse ? Comment ? Nouvelle guerre coloniale ? Mais renseignez-vous : la France a un mandat moral ; elle a bombardé sur demande expresse des Nations Unies ! Nous sommes en mission de défense de la morale internationale ! » Et on s’écrie : « Et qu’aurait-t-elle donc de si barbare cette mission ? Qu’y a-t-il de si barbare à bombarder pour la démocratie ! »

La cruauté légitimée, glorifiée au nom de la défense d’une idée : la démocratie ! On s’arroge le droit, le plein droit de tuer au nom de la démocratie. Le droit de tuer au nom de la démocratie érigé en honneur national ! « La France est de retour sur la scène internationale ! » Prestance internationale ! Estime de soi rehaussée par la pluie de bombes balancée sur Abidjan ! Narcissisme collectif ; narcissisme groupal, national, partagé, exalté. Le prestige international de la France ! Délire de puissance. Crimes sans culpabilité !

Abidjan bombardée ; il faut rabaisser, écraser, mettre à genoux la Côte d’Ivoire. Il faut faire exemple. Il faut rappeler la loi à tout le monde : ici en pré-carré, le caïd, c’est Paris ; ici, en pré-carré, le maître, c’est la France. On croyait pourtant cette domination-là révolue ; on la croyait jetée dans les poubelles de l’histoire. Et la voilà de retour dressée sur ses pattes-arrières avec la même arrogance, avec la même monstruosité. La voilà de retour, l’avidité de nouveau palpitante de toute puissance ; la voilà de retour la folie de domination toutes dents dehors ; la voilà proclamant le droit de conquête « devoir de protéger les populations civiles ».

Protéger les populations civiles ! Nouvelle doxa ; nouvelle philosophie humaniste ? Sucrerie sonore ; vieille confiserie empoisonnée qui n’est vocable neuf que pour les sans-mémoires, les amnésiques. « Protéger les populations civiles » est une vieille menterie ressortie des alvéoles nauséabondes de l’histoire. Souvenons-nous : il y a quelques siècles, on appelait déjà expropriation protectorat, razzia protectorat, massacres protectorat.

On était déjà en mission, en devoir de protection des peuples d’Afrique ! Il s’agissait, zézayait-on, à l’époque, de protéger le colonisé contre lui-même, de protéger le colonisé, ce sous-homme, cet arriéré, ce sauvage contre sa propre barbarie ; il s’agissait, zozotait-on, de le soumettre dans son propre intérêt ! Et quand il arrivait que ce colonisé-là, se faisait Samory Touré, Béhanzin ou Tchaka Zoulou pour récuser cette « protection », on le rouait d’insultes et de coups, on le couvrait de tous les crimes du monde, il était aussitôt estampillé chef sanguinaire, chef cruel, despote à éliminer. Déjà ! « Radio Paris » mentait déjà à l’époque. Comme aujourd’hui encore ; comme aujourd’hui de nouveau.

C’est que la chose est de retour. Cette fois-ci au nom de la démocratie. Et on psalmodie : Au nom de la démocratie ! Au nom de la démocratie. Au nom de la démocratie bafouée, il faut libérer Abidjan. Et on bombarde sans retenue ; on bombarde à cœur joie. Il faut libérer. Mais quelle est donc cette libération qui vaut qu’on assassine, qui vaut qu’on massacre, qui vaut qu’on tue ? Quel est ce bien qui vaut licence de tuer ? Qui vaut permis d’écraser ? Quelle est cette libération qui libérerait un peuple en assujettissant son Etat à une domination extérieure ? Quelle est cette libération qui récuse le droit de chaque peuple de fonder sa propre loi ?

La vérité : c’est que la chose est de retour. Déchainée comme autrefois. Du temps des Voulet et Chanoine. Voulet et Chanoine avec leurs colonnes fumantes se disaient, eux aussi, en mission pour le bien suprême ; ils étaient en croisade pour une grande idée, pour une idée absolutisée, pour une idée qui ne pouvait souffrir aucune contradiction ; ils se croyaient, eux aussi, en droit de soumettre, d’écraser tout éventuel obstacle à l’accomplissement de leur haute mission. Incendies, vols, pendaisons, les victimes pendues aux branches des jujubiers. Violence coloniale célébrée. C’était la norme.

Aujourd’hui Paris ne célèbre plus le sang versé des pendus ; Paris célèbre « les frappes chirurgicales », « les frappes ciblées » « les frappes ciblées contre les armes lourdes » ; Paris célèbre les exploits, la grandeur de sa puissance de feu technologique ! Triste spectacle : voilà de nouveau la France la raison politique perdue, la raison politique ballottée par cette brutale et barbare volonté de toute puissance, de domination sans limites ; voilà de nouveau la France, reine du mensonge, reine de la tartufferie.

Voilà revenu le temps de la tartufferie : on parle de droit et on pratique la guerre ; on parle de droits de l’homme et on nourrit, on soutient, on porte à bout de bras une rébellion aux mains dégoulinantes de sang ; une rébellion connue pour sa férocité, sa sauvagerie, sa brutalité sans pareil ; une rébellion qui pille, qui viole, qui massacre depuis bientôt dix ans. On parle de protection des populations civiles et on pilonne, on tue chaque jour.

On parle de démocratie et on écrase la volonté populaire ivoirienne, on refuse le recomptage des voix ; on parle de démocratie et on impose à coups de bombes aux Ivoiriens un Président contesté, rejeté. On parle de liberté de la presse et on pravdise la presse ; on étouffe, on refuse toute information contradictoire sur la Côte d’Ivoire. On institue la vérité officielle en vérité indépassable. Et non sans un certain cynisme, on bombarde Abidjan et on parle de reconstruction de la Côte d’Ivoire ; on détruit, on démolit, on saccage avec acharnement et on dit qu’on reconstruira. Qu’on reconstruira avec les multinationales du chocolat, évidement. Bien sûr ! Triste spectacle ! Mais fort heureusement l’histoire n’est pas finie !

Source : http://www.africatimeforpeace.com/fr/Abidjanbombardee.html - Africa Time for Peace


http://www.michelcollon.info/ONU-et-France-echec-des-mediateurs.html - ONU et France : échec des « médiateurs » en Côte d’Ivoire

 

http://www.michelcollon.info/_Survie,5220_.html - Survie

Survie condamne fermement les agissements belliqueux dont l’ONU et les autorités françaises font preuve en Côte d’Ivoire et rappelle les manquements des prétendus « médiateurs » du conflit, qui ont laissé prévaloir le règne de la violence et de l’impunité.

La France et l’ONU ont finalement décidé d’intervenir directement dans le conflit ivoirien. Le scénario qui se joue en Côte d’Ivoire est un des pires qui pouvait avoir lieu. Il n’est pas possible de croire à cette heure que cette intervention armée onusienne et française, dont le seul but sera de remplacer un président contesté par un autre légitimé dans le sang, résoudra durablement la crise ivoirienne. Tous les protagonistes de cette crise, à commencer par les clans politiques et militaires qui s’affrontent depuis 10 ans pour le pouvoir sont responsables de cet enlisement et de la dérive criminelle qui s’accentue aujourd’hui. Mais les prétendus « médiateurs » du conflit ne sont pas en reste.

Les graves manquements de l’ONU

Le mandat de « protection des civils ivoiriens » et d’ « interdiction des armes lourdes » brandi avec opportunisme par l’ONUCI pour intervenir militairement à Abidjan ne peut faire oublier les graves manquements dont ces mêmes forces ont fait preuve, incapables de prévenir ou d’arrêter les massacres perpétrés à Abidjan, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire et ailleurs, particulièrement à Duékoué. Dans la période précédente, l’ONU avait déjà renoncé à accompagner à son terme le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion, pourtant préalable aux élections et condition de leur certification, comme convenu dans les accords de Ouagadougou. Alors que le pays subissait encore les exactions de milices et forces armées (« loyalistes » ou « rebelles ») incontrôlées, le point focal de l’activisme diplomatique multilatéral a été l’organisation de l’élection présidentielle.

La partialité et l’ingérence de la diplomatie et de l’armée française

Dans une continuité historique marquée par une ingérence persistante et la volonté de conserver son d’influence militaire, économique et monétaire, la diplomatie française fait preuve depuis de nombreuses années d’une attitude partiale, voire partisane dans la crise ivoirienne, qui s’est renforcée à l’issue de l’élection présidentielle et de la contestation de ses résultats. Cette attitude est aujourd’hui particulièrement lourde de conséquences dans la mesure où il ne s’agit plus d’un positionnement sur un contentieux électoral mais bien d’une implication directe dans un conflit armé. Les militaires français de la force Licorne étaient les plus mal placés pour une action de maintien de la paix, au vu notamment des événements de 2004, où ils avaient ouvert le feu sur la foule devant l’Hôtel Ivoire.

Aujourd’hui, ce sont ces soldats qui, sous le paravent d’une légitimité onusienne très discutable et toujours sous commandement opérationnel français, contribuent à imposer par les armes à un pays déchiré son nouveau président. Les bombardements du palais présidentiel et de la Radio Télévision Ivoirienne par les hélicoptères français, outre leur côté particulièrement symbolique, outrepassent le mandat onusien. Cette intervention brutale illustre par ailleurs une fois de plus la toute puissance du pouvoir exécutif français dans le déclenchement d’une opération militaire si lourde de conséquences, en l’absence de tout contrôle parlementaire.

Une impunité toujours de mise

Quel que soit le résultat des urnes, Alassane Ouattara ne tire aujourd’hui sa légitimité que des armes, celles des rebelles et celles de l’ONU et de la France. Dès lors, il est difficile d’imaginer une issue pacifique à la situation actuelle. Ajoutons que l’unanimité, en France, pour dénoncer, avec raison, les crimes commis par les forces de Laurent Gbagbo, s’est accompagnée d’un aveuglement sur ceux, tout aussi graves, commis par le camp d’Alassane Ouattara. Il faudra pourtant en passer par la fin de l’impunité des uns et des autres qui règne depuis dix ans. Il est impératif que la Cour Pénale Internationale (CPI) s’empare de manière impartiale et complète de l’ensemble des crimes qui ont été commis en Côte d’Ivoire, comme cette cour le souhaite elle-même. Un processus de Vérité, Justice et Réconciliation doit dans le même temps être mis en œuvre en Côte d’Ivoire, comme le demande la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI).

Des acteurs de la société civile trop souvent écartés

Enfin, les deux camps qui s’affrontent aujourd’hui, en plus des aspects criminels, ont pour point commun d’avoir systématiquement écarté les acteurs de la société civile du jeu politique. Si la communauté internationale espère être crédible dans sa volonté affichée d’œuvrer pour la paix en Côte d’Ivoire, elle doit imposer la présence de la société civile ivoirienne dans tous les scénarios de transition.

L’association Survie demande :

  • à nouveau le retrait définitif des militaires français de Côte d’Ivoire ;
  • que la lumière soit faite sur l’implication de l’armée française et de l’ONU dans l’avancée vers Abidjan des ex-rebelles (dont certains pourraient s’être rendus coupables de crimes de guerre) ;
  • que le parlement français exerce son contrôle sur l’opération Licorne, conformément aux dispositions prévues par la réforme de la Constitution de juillet 2008, et crée une commission d’enquête parlementaire sur l’ensemble de cette action depuis son déploiement en 2002 ;
  • de conditionner les relations avec le nouveau pouvoir ivoirien à l’obligation de poursuivre les responsables des crimes commis dans l’ouest de la Côte d’Ivoire et de les exclure de tout rôle politique.

Survie demande en outre :

  • la publication du rapport du groupe d’experts de l’ONU chargé de surveiller l’embargo de 2004 sur les armes et diamants, dont celle-ci reste bloquée depuis septembre ;
  • la saisine de la CPI pour l’ensemble des crimes commis en Côte d’Ivoire et la mise en œuvre d’un processus Vérité, Justice et Réconciliation, comme le demande la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI).

Source : http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-guerre-et-l - Survie



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Posté par: T 34
Posté le: 14 Apr 2011 à 01:24
L'ONU "protège" Gbagbo après que son ministre de l'intérieur Désiré Tagro ait été assassiné par des soldat d'Ouatara. Son épouse Simone Gbagbo a été humiliée par des soldats d'Ouatara. Par ailleurs les milices d'Ouatara pratiquent un pillage massif, des vols de voitures, etc à Abigjan.
 
http://laradiodelsur.com/?p=20521 - Fuerzas de Ouattara, apoyados por Francia humillan a ex-primera dama de Costa de Marfil
http://laradiodelsur.com/?p=20369 - ONU “protege” a Gbagbo tras el asesinato a culatazos de ex ministro
 


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Posté par: T 34
Posté le: 14 Apr 2011 à 04:54

Alassane Ouattara, « ADO » l’homme des institutions financières

Formé aux États-Unis, ancien directeur  Afrique du FMI,  Alassane Dramane Ouattara se réclame d’un «libéralisme à visage humain». http://humanite.fr/13_04_2011-c%C3%B4te-divoire-gbagbo-transf%C3%A9r%C3%A9-dans-le-nord-lactu-de-ce-mercredi-470094 -

Une vieille plaisanterie a longtemps couru dans nombre de pays du «pré-carré» français en Afrique après les indépendances de 1960 : pour devenir chef d’État ou de gouvernement dans l’une de ces nations de fraîche date, il faut soit avoir fait ses premières armes politiques dans un gouvernement français, comme ce fut le cas de Félix Houphouët-Boigny en Côte d’Ivoire, soit avoir été gradé dans une armée française alors embourbée dans des conflits coloniaux à répétition. Aujourd’hui les critères de sélection ont changé et il vaut mieux exciper d’une carrière antérieure dans les institutions financières internationales. De ce point de vue, le curriculum vitae d’Alassane Dramane Ouattara, alias ADO, relève du cas d’école.

  • Nicolas Sarkozy a célébré son mariage

Né en janvier 1942, ADO se présente volontiers comme un lointain descendant de Sékou Omar Ouattara, fondateur de l’empire Kong au début du XVIIIe siècle. Cela, c’est pour l’image locale ; au niveau international, il met plutôt l’accent sur sa formation d’économiste au Drexel Institute of Techology et à l’Université de Pennsylvanie ainsi que sur son poste de directeur du département Afrique du FMI de 1984 à 1988, puis de gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) de 1988 à 1990.

Courant de cette dernière année, ADO épouse Dominique Novion, femme d’affaires chargée de la gestion des propriétés immobilières du président ivoirien Houphouët-Boigny et de son homologue gabonais Omar Bongo. Le mariage est célébré à Neuilly-sur-Seine par Nicolas Sarkozy, maire de la ville.

Toujours en 1990, il est appelé par Houphouët-Boigny pour s’attaquer à la crise économique sans précédent frappant la Côte d’Ivoire. D’abord comme «président du comité interministériel de la coordination du programme de relance», puis comme premier ministre. Il applique à son pays les règles d’austérité et ultra-libérales en vigueur dans les plans d’ajustement structurels multipliés par le FMI à travers le continent. Au passage, il n’hésite pas à faire réprimer tout ce qui s’apparente à des manifestations de http://www.humanite.fr/01_04_2011-c%C3%B4te-divoire-lonu-d%C3%A9nonce-des-exactions-contre-les-civils-469097 - ; c’est ainsi que le député opposant http://www.humanite.fr/11_04_2011-gbagbo-l%E2%80%99ex-opposant-accroch%C3%A9-au-pouvoir-469914 - est condamné à deux ans de prison en compagnie de son épouse Simone et de son fils aîné Michel.

  • Allié à Laurent Gbagbo

Après la mort d’Houphouët, Henri Konan Bédié le met hors de la course politique par son discours sur «l’ivoirité» forgé pour mettre en doute sa nationalité. Lors des élections de 1995, son parti, le Rassemblement des républicains (RDR), se rapproche du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo pour impulser une stratégie de boycott! Les deux formations se rejoignent temporairement au sein d’un Front républicain qui déclenche la fureur du président Bédié.

Noël 1999, ce dernier est renversé par le coup d’État portant le général Gueï au pouvoir. ADO rentre de Paris pour saluer une «une révolution des œillets à l’ivoirienne». Dans un premier temps, il se taille la part du lion dans le gouvernement «de transition» installé par Gueï. Au point que le FPI menace de refuser d’y participer jugeant qu’il s’agit d’un «gouvernement RDR». Gueï fait alors machine arrière et met en place une commission consultative réunissant militaires et représentants de tous les partis afin de rédiger une nouvelle Constitution devant être soumise à référendum. Adoptée par 86% des voix (environ 50% de participation), cette Constitution ne levant pas les ambiguïtés relatives aux conditions de nationalité, Alassane Ouattara verra sa candidature à nouveau écartée par la Cour suprême. La victoire électorale de Gbagbo sur le général Gueï sera suivie de la tentative de coup d’État du 19 novembre 2002 à laquelle le nom de Ouattara est mêlé par de nombreux Ivoiriens. Un nouveau dispositif infernal se met alors en place.

http://humanite.fr/11_04_2011-alassane-ouattara-%C2%AB-ado-%C2%BB-l%E2%80%99homme-des-institutions-financi%C3%A8res-469915 - Source


Gbagbo, l’ex-opposant accroché au pouvoir

Élu en 2000, selon ses termes, «dans des conditions calamiteuses», le président sortant a manié un nationalisme ambigu.

Laurent Gbagbo a manié tout au long de sa carrière politique les ambiguïtés. Il a émergé comme celui qui a osé résister à Félix Houphouët-Boigny, cet homme lige du néocolonialisme français. Avant de jouer de cette aura pour tenter de conforter une position toujours fragile, et de faire au besoin un abondant usage de coups tordus et d’autoritarisme pour conserver le pouvoir si difficilement acquis.

Tout a commencé à l’université d’Abidjan, où Laurent Gbagbo, chercheur à l’Institut d’histoire d’art et d’archéologie, s’engage dans les mouvements de contestation de l’ordre néocolonial. Il entre au Syndicat national de la recherche et de l’enseignement supérieur (Synares). Cela le conduit à fonder en 1982 dans la clandestinité un parti politique, le Front populaire ivoirien (FPI). Il est aussitôt mis au ban de la société par le régime à parti unique d’Houphouët-Boigny et contraint à prendre le chemin de l’exil, vers la France. Il est hébergé à plusieurs reprises par son ami socialiste, Guy Labertit, mais François Mitterrand n’apprécie guère le dissident ivoirien et principal opposant au «meilleur ami de la France». Les relations de Gbagbo avec l’État français se dégradent encore quand Jacques Chirac devient Premier ministre, faisant revenir un certain Jacques Foccart aux «affaires africaines».

Houphouët, à la tête d’un pouvoir qui se fissure, avance une politique de réconciliation et autorise le retour de plusieurs opposants. Gbagbo rentre en 1988. L’année 1990 marque un tournant. Sur fond de montée des revendications démocratiques en Afrique et des mouvements sociaux en Côte d’Ivoire, Houphouët finit par accepter l’instauration du multipartisme. Gbagbo annonce sa candidature contre «le Vieux». Le leader du FPI n’obtient que 18,3% des voix mais assoit son image d’opposant irréductible. C’est à cette époque que, élu député, le dissident fait connaissance avec Alassane Ouattara. Tout sépare déjà les deux hommes. Ouattara est un libéral, formé aux États-Unis. Il devient premier ministre d’Houphouët. Gbagbo est baigné de militantisme syndical et affiche son hostilité aux privatisations mises en musique par le pouvoir. En février 1992, lors d’une manifestation, il est arrêté et condamné à deux ans de prison en vertu d’une «loi anticasseurs» élaborée par… le Premier ministre. En 1993 toutefois les deux hommes vont se rapprocher provisoirement. Après la mort d’Houphouët-Boigny ils décident de résister ensemble au nouveau chef de l’État, Henri Konan Bédié. Celui-ci est l’inventeur d’un concept d’ivoirité qui lui permet d’écarter Ouattara, considéré alors comme l’un de ses plus dangereux challengers, de la course à la présidence. Gbagbo décide de boycotter la présidentielle de 1995. En 1999 Bédié est renversé par un coup d’État militaire. Le général Gueï, qui l’a orchestré, décide de rendre le pouvoir aux civils, mais le processus sera compliqué. C’est là que vont se nouer tous les ingrédients de la crise d’aujourd’hui. En vertu de l’ivoirité, Ouattara est mis hors jeu de la présidentielle de 2000, et Laurent Gbagbo, l’opposant de toujours, se retrouve en position de force face à Gueï. Celui-ci tente de se proclamer vainqueur. Mais dans les heures qui suivent il est emporté par d’immenses manifestations. Devenu chef de l’État, Gbagbo refuse de tenir une nouvelle élection présidentielle. Un mouvement rebelle apparaît dans le nord du pays. Il va très vite gagner des positions, exigeant le départ de Gbagbo, visé, en 2002, par une tentative de putsch. À la tête de la rébellion, le chef de guerre Guillaume Soro va «s’installer» dans la vie politique. Et faire perdurer la division en dépit de multiples tentatives de «conciliations». Gbagbo s’accroche toute la décennie, tente même de passer accord avec Soro, qui deviendra son Premier ministre. Mais il est trop tard. Lui qui croyait avoir fait l’essentiel en marginalisant ses adversaires, est à son tour piégé.

Bruno Odent

http://humanite.fr/11_04_2011-gbagbo-l%E2%80%99ex-opposant-accroch%C3%A9-au-pouvoir-469914 - Source


Côte d'Ivoire: Gbagbo transféré dans le Nord (l'actu de ce mercredi)

L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté lundi à Abidjan, a été transféré mercredi dans le nord du pays, tandis que son successeur Alassane Ouattara a demandé à la Cour pénale internationale d'enquêter sur des accusations de massacres visant notamment ses partisans.

"L'hélicoptère transportant Laurent Gbagbo a décollé à 12H40 (locales et GMT), direction le nord du pays", a déclaré Hamadoun Touré, le porte-parole de la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), sans préciser sa destination. Alassane Ouattara a promis de quitter son hôtel-QG pour s'installer au palais présidentiel, "d'ici la fin de la semaine ou au début de la semaine prochaine".

Le quartier du Plateau (centre) où se trouve le palais présidentiel avait été le théâtre de violents combats entre forces fidèles à Laurent Gbagbo et combattants d'Alassane Ouattara, appuyés par des frappes aériennes de l'armée française et de l'ONU. Depuis la présidentielle du 28 novembre 2010, M. Ouattara et son équipe étaient retranchés au "Golf", soumis à partir de la mi-décembre à un blocus des forces pro-Gbagbo, levé la semaine dernière.

  • Ouattara saisit la Cour pénale internationale

Dans l'intérieur du pays, la situation humanitaire reste très difficile, notamment dans l'Ouest où les combattants des deux camps ont été accusés d'exactions par l'ONU et des ONG. Alassane Ouattara a annoncé qu'il allait "demander au procureur de la Cour pénale internationale (CPI) d'engager des investigations" sur les massacres survenus dans l'Ouest. "Ces massacres sont inadmissibles, indignes (...), je suis révolté", a-t-il ajouté avec émotion, alors que ses partisans sont accusés d'être responsables de certaines tueries, survenues notamment fin mars à l'occasion de l'offensive victorieuse de ses combattants lancée à partir de cette région.

  • Difficile retour à la normale

Le président a aussi assuré que l'exportation de cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial, qui avait cessé en raison des sanctions internationales visant Laurent Gbagbo, allait reprendre "immédiatement". A Abidjan, les autorités tentaient toujours mercredi de contenir le chaos qui règne dans la capitale économique du pays, et de remettre sur pied des forces de l'ordre pour lutter contre pillages et violences. M. Ouattara a promis la "pacification totale" du pays d'ici "un à deux mois", et que ses propres éléments seraient radiés immédiatement en cas de pillages.

Des patrouilles de gendarmerie ivoiriennes et françaises vont circuler à Abidjan pour montrer qu'un "Etat de droit se met en place" après l'accession au pouvoir d'Alassane Ouattara, a annoncé à Paris le ministre français de la Défense, Gérard Longuet. Il n'a pas précisé quand débuteraient les patrouilles de gendarmes français et ivoiriens ni si elles seraient conjointes.

Les quatre mois de crise ont fait au moins 800 morts dont la moitié à Abidjan, selon l'ONU.

http://humanite.fr/13_04_2011-c%C3%B4te-divoire-gbagbo-transf%C3%A9r%C3%A9-dans-le-nord-lactu-de-ce-mercredi-470094 - Source



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Posté par: T 34
Posté le: 14 Apr 2011 à 19:28

http://www.legrandsoir.info/Cote-d-Ivoire-Laurent-Gbagbo-capture-par-la-France-Sarkozy-et-ses-amis-tentent-de-reecrire-les-faits.html - Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo capturé par la France, Sarkozy et ses amis tentent de réécrire les faits.

 
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- Nous voilà avec deux présidents de nouveau

- ...Ouattara et Sarkozy

 
 
Komla KPOGLI

A première vue, il y a quelque chose d’incompréhensible voire de pathologique dans l’attitude de la France après que ses forces spéciales aient capturé le président Laurent Gbagbo le lundi 11 avril 2011. La France avait dit se battre aux côtés des criminels Guillaume Soro et Issiaka Ouattara alias Wattao pour rétablir la démocratie et débarrasser le peuple de Côte d’Ivoire d’un « dictateur » devenu fou et accompagné dans sa folie par un groupe de « desperado » utilisant des « armes lourdes » contre des populations civiles. Il s’agissait selon les termes mêmes de Nicolas Sarkozy et ses collaborateurs d’une mission humanitaire. A cet effet, il a été déployé des blindés et l’aviation.

Le président Laurent Gbagbo et Simone, son épouse livrés aux nègres alibis. Source photo : Lemonde.fr

La logique voudrait donc qu’à l’issue de l’opération, la France revendiqua et assumât pleinement son acte. Et, elle l’a effectivement fait dès les premières minutes ; tous les médias du monde avaient annoncé que les forces spéciales françaises avaient capturé Laurent Gbagbo. L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire avait d’ailleurs confirmé la « bonne nouvelle ».

Au lieu qu’on en reste là, les dirigeants français (Juppé, Fillon, Longuet…) en symbiose avec les hauts gradés de l’armée françaises, Sarkozy lui-même en tête se sont engagés dans un révisionnisme voire un négationnisme. On connaît Fillon, le menteur, qui est allé nier avec aplomb au Cameroun en 2009, les massacres de la France contre le peuple camerounais qui avait osé manifester son désir de devenir indépendant. Aujourd’hui le même Fillon nie que la France ait eu une responsabilité importante dans la capture du président Gbagbo.

C’est curieux comme attitude ! Pourquoi renier une "bonne action" ? Pourquoi la réalisation du résultat voulu pour l’engagement militaire de la France pour une cause « si noble » en Côte d’Ivoire est en train d’être niée ? Faire la guerre dans un pays, capturer son "tyran" et après refuser les lauriers cache à peine les réelles intentions de la Sarkozy et sa bande.

La France nie donc la paternité d’une bonne œuvre. C’est curieux ! Plus curieux encore, Fillon, « fier du rôle de la France », dit cependant que ce qui est arrivé à Laurent Gbagbo est un « message symbolique extrêmement fort à tous les dictateurs. Nous leur avons indiqué que la légalité, la démocratie devaient être respectées et qu’il y avait des risques pour ceux qui ne le faisaient pas ». La chute de Laurent Gbagbo souligne t-il, est la « victoire du droit », de « la démocratie » et « des Nations unies en Côte d’Ivoire ». La France – sans rire - refera-t-elle une action qu’elle va nier plus tard dans un autre pays africain bientôt ?

Pendant que les « démocrates bien propres » Paul Biya, Idriss Déby, Sassou Nguesso, les fils Eyadéma et Bongo, Blaise Compaoré, François Bozizé… bons démocrates, élus et réélus à l’issue de fraudes électorales permanentes dans la terreur avec l’assistance technique de la France boivent du petit lait, Gbagbo, l’unique dictateur, le tyran et le criminel, le Hitler d’Afrique - pour reprendre certains africains - est capturé et livré avec sa famille aux bons et gentils criminels Soro et Alassane Ouattara en vue de faire des photos et des séquences vidéo sur lesquelles on ne voit et ne verra aucun soldat français. Ainsi, en montrant bientôt les images de la capture de Laurent Gbagbo, on convaincra le monde entier que ce sont des africains entre eux. Sarkozy, ses sous-fifres et leurs pupilles africains pensent ainsi réécrire l’histoire, et ceci devant nous. Erreur ! Nous avons tout vu.

Aussi, les mensonges des français sont pris malgré tout dans les mailles des faits. D’ailleurs, puisqu’il faut dire merci à des secours, pas mal d’africains absolument aliénés ou intéressés par la capture de Laurent Gbagbo n’hésitent pas à rendre un « hommage mérité » à la France sur RFI (appels sur l’actualité dans ces deux éditions spéciales d’hier et d’aujourd’hui), France 24 (Venance Konan, Soro Solo...), BFMTV, France5 ( C Dans l’air avec Ali Coulibably, nommé ambassadeur de Ouattara à Paris) et ailleurs. Des remerciements sans doute encombrants.

Pourquoi alors refuser d’être le père d’un tel exploit ? A-t-on peur du poids de l’histoire ? Ce qui est certain c’est qu’il y a tentative de réécriture de l’histoire. Les dénégations et les mensonges de la France aujourd’hui ne changent rien des faits : Laurent Gbagbo a été bel et bien capturé par la France et remis à ses "ennemis". Et les africains qui ont gardé les yeux ouverts l’ont intégré définitivement dans leur mémoire au même titre que le sort fait à Lumumba, Behanzè et Samory Toure.

Quoi qu’il en soit, demain ou après demain les africains, les dignes fils d’Afrique, dans l’abnégation et le sacrifice, feront cette histoire. Et cette image de Laurent Gbagbo capturé, frappé à l’oeil droit, humilié comme hier Lumumba, Behanzè, Samory Toure forgera les traits de cette histoire au service des enfants de la Mère Afrique.

12 avril 2011

Komla KPOGLI

Web. http://lajuda.blogspot.com/ - http://lajuda.blogspot.com/


http://atlasalternatif.over-blog.com/article-gbagbo-arrete-repression-sanglante-contre-ses-partisans-71709197.html - Gbagbo arrêté, répression sanglante contre ses partisans

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-cote-d-ivoire-pressions-occidentales-devant-la-resistance-du-president-sortant-63418584.html">ha-ti.jpgEn décembre nous avions expliqué en quoi les atermoiements de la commission électorale ivoirienne, dans un contexte où celle-ci subissait de fortes pressions françaises, et tandis que les irrégularités importantes entâchaient le vote dans les deux camps il était devenu impossible de savoir lequel des deux candidats à l'élection présidentielle avait remporté le scrutin.

Cela n'a pas empêché les puissances occidentales de faire valider par l'ONU, malgré les réticences russes, l'élection de leur protégé, M. Ouattara, et d'assurer sa défense militaire à l'hôtel  du Golf d'Abidjan.

Les supporters de Laurent Gbagbo dont les http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://www.africaintelligence.fr/LC-/pouvoirs-et-reseaux/politique/2011/04/07/comment-le-soldat-gbagbo-a-perdu-sa-guerre%2C89171582-EVE-login -  ressources fiscales ont été sensiblement réduites par le boycott international, notamment celui du FMI n'ont dans un premier temps guère opposé de résistance aux Forces républicaines d'Allassane Ouattara, http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://www.youtube.com/watch?v=8q5asWgQSFY&feature=player_embedded - armées par les Occidentaux, qui sont passées à l'offensive le 28 mars dernier.

Le 30 mars, la France a fait adopter au Conseil de sécurité de l'ONU une résolution http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://www.franceonu.org/spip.php?article5470 - 1975 autorisant la force de maintien de la paix Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) à utiliser « tous les moyens nécessaires pour mettre en œuvre son mandat de protéger les civils (…) y compris pour prévenir l’usage d’armes lourdes »

Cette résolution, comme son équivalent n°1973 en Libye, a été rapidement détournée pour cautionner l'implication des forces françaises de l'opération Licorne, spécialement à Abidjan lorsque les forces de M. Gbagbo ont pu se reconstituer et offrir une résistance efficace. La bataille d'Abidjan au cours de laquelle l'armée française n'a pas hésité à bombarder les sites stratégiques des forces de Gbagbo, a duré douze jours à partir du 31 mars 2011, et s'est soldée le 12 avril au soir par la capture de Laurent Gbago dans son palais présidentiel le 13 avril 2011 par les forces http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://www.lepoint.fr/monde/paris-dement-avoir-procede-a-l-arrestation-de-laurent-gbagbo-11-04-2011-1318127_24.php - spéciales françaises ou du moins avec leur concours.

L'opération de conquête militaire menée par les forces pro-occidentales d'Alassane Ouattara a été émaillée de massacres de masse face auxquels la cour pénal internationale - qui était intervenue à propos de Kadhafi alors que la Libye est étrangère à sa juridiction - est demeurée étrangement silencieuse. http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://www.rfi.fr/afrique/20110409-human-rights-watch-affirme-detenir-nouvelles-preuves-atrocites-commises-pro-ouatta-0 - Human Rights Watch a notamment dévoilé le massacre de plusieurs centaines de membres de l'ethnie Guéré, favorable à Laurent Gbagbo dans la région de Douékoué entre le 6 et le 30 mars, notamment à Bloléquin le jour du passage à l'offensive de l'armée de Ouattara. Les villages de Didier Drogba, de Charles Blé Goudé et du Président Gbagbo ont été pillés et incendiés par les rebelles.

La prise du palais présidentiel après l'arrestation de L. Gbagbo a aussi été le théâtre d'atrocités. Le ministre de l'intérieur Désiré Trago a été assassiné, la liste des responsables tués ou grièvement blessés est http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://afrohistorama.over-blog.com/article-liste-des-membres-du-gouvernement-de-cote-d-ivoire-assassines-depuis-le-coup-d-etat-71634204.html - ici . Plus d'une http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://afrohistorama.over-blog.com/article-l-epuration-ethnique-continue-en-cote-d-ivoire-71671749.html - centaine de personnes, dignitaires du gouvernement et leur famille ont été arrêtés. Les partisans de l'ex-président mettent notamment en avant le http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://survivorsnetworks.blogspot.com/2011/04/ivory-coast-former-first-lady-captured.html - viol collectif de l'épouse du président, et l'élimination systématique depuis deux jours des partisans de l'ex-président à Abidjan (notamment dans les quartiers de Yopougon et Koumassi) et des bétés (de l'ethnie de Gbagbo) sans que l'ONUCI ne s'interpose.

Le détournement de la résolution 1975 par la France a fait l'objet de nombreuses condamnations. Le ministre des affaires étrangères russe, Sergei Lavrov, a accusé l'ONU d'outrepasser son mandat en Côte d'Ivoire. L'Union africaine a également http://atlasalternatif.over-blog.com/ext/http://directscoop.net/2011/04/05/cote-divoire-l%E2%80%99union-africaine-condamne-le-recours-a-la-force-par-la-france-et-lonu/ - dénoncé sans appel d'ingérence néo-coloniale française.

[FLASH WIDTH=425 HEIGHT=350]http://www.wat.tv/swf2/120077nIc0K116049525[/FLASH ]
http://www.wat.tv/video/barbares-dans-residence-president-3lnud_2hpbt_.html - Lien
 
http://laradiodelsur.com/?p=20775 - Costa de Marfil: denuncian torturas contra Gbagbo


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Posté par: T 34
Posté le: 16 Apr 2011 à 03:37
Ils ont osé le dire

Martin Nesirky, porte-parole de l’ONU :

«(Ban Ki-moon a souligné) au président Ouattara que tout nouveau bain de sang devait être évité, maintenant que M. Gbagbo est entre les mains des forces présidentielles.»

«Tout nouveau» ? Tiens, tiens...

http://www.humanite.fr/12_04_2011-ils-ont-os%C3%A9-le-dire-470006 - Source

17/04/2011
 
Ouattara appel à la réconcilliation tandis que ses bandes armées sèment la terreur.
http://laradiodelsur.com/?p=21180 - Ouattara llama a la reconciliación mientras sus bandas armadas siembran el terror


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Posté par: Pedro
Posté le: 16 Apr 2011 à 07:00
C'est marrant, après leur parti pris violemment pro-Ouattara, maintenant que celui-ci est entré à Abidjan sur un blindé français, c'est silence radio au PCRCI...

http://www.revolutionproletarienne.com/ - http://www.revolutionproletarienne.com/


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http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf


Posté par: DOXA
Posté le: 16 Apr 2011 à 10:30
Oui j'attend aussi leur prochain communiqué, mais il est évident qu'ils ne soutenait pas l'intervention française.

Edit : il est aussi possible que certains y soit passé durant la "bataille d'abidjan"...


Posté par: T 34
Posté le: 18 Apr 2011 à 04:04

Désordre, exactions et pillages en Côte d’Ivoire

Alassane Ouattara se donne « un à deux mois » pour parvenir à une « pacification totale ». 
Cinq cents soldats et gendarmes français de la force Licorne participent aux patrouilles.

La situation restait très confuse, hier, à Abidjan, où des habitants craignaient de voir s’installer dans la durée un lourd climat d’insécurité. « Malgré les messages d’apaisement, des bandes armées incontrôlables continuent de sévir, témoigne un militant de la société civile. Il y a des pillages, des exactions dont il est difficile d’identifier les auteurs. » Ces pillages semblent avoir pris des proportions quasi industrielles, des camions attendant parfois les pilleurs à la sortie des maisons ciblées. Même les stocks du Programme alimentaire mondial ont été pillés. Des hommes en tenue militaire s’adonnent à des vols de voitures présentés comme des « réquisitions ».

Alassane Ouattara a implicitement reconnu, mercredi, lors de sa conférence de presse, l’implication d’éléments de ses Forces républicaines de Côte d’Ivoire dans ces pillages. «Tous les soldats des Forces républicaines qui seront identifiés comme ayant été des pilleurs seront immédiatement radiés des FRCI», a-t-il prévenu. Le président ivoirien s’est également engagé, une nouvelle fois, à faire la lumière sur les massacres dont ses troupes sont accusées dans l’ouest du pays. «Les personnes, quelles qu’elles soient, qui sont responsables de ces crimes, seront jugées et condamnées selon les lois nationale et internationale», a-t-il insisté. Mais quelle marge de manœuvre aura-t-il face aux forces armées qui l’ont installé au pouvoir ? «Ouattara est dépassé par ses propres troupes, qui se paient, par les pillages, sur le dos de la population», analyse un cadre du Front populaire ivoirien. Malgré l’appel du président à se garder de représailles, «la traque des partisans présumés de Laurent Gbagbo bat son plein (...) dans l’ouest du pays, dans le triangle Duékoué, Guiglo et Bloléquin», assure l’Associated Press.

L’agence évoque des «rafles de jeunes hommes» de vingt à trente-cinq ans dans le port cacaoyer de San Pedro. Mercredi, le site Internet de Jeune Afrique faisait état de «menaces de mort envers les Bétés et les Attiés», supposés proches du président déchu.

Rosa Moussaoui

http://www.humanite.fr/15_04_2011-d%C3%A9sordre-exactions-et-pillages-en-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-470284 - Source


Côte d'Ivoire: le camp de Gbagbo appelle à la réconciliation

Le camp de Laurent Gbagbo a appelé ce samedi à la réconciliation, moins d'une semaine après la chute de l'ex-président ivoirien, tandis que son rival victorieux, le nouveau chef d'Etat Alassane Ouattara, a fait libérer près de 7O personnes retenues depuis lors à son quartier général.

http://humanite.fr/sites/default/files/vignettes/2011-04-17cote-ivoire-pascal_affi_nguessan.jpg">

"Nous devons arrêter l'escalade de la violence et de la déchéance", a déclaré Pascal Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), accompagné notamment d'Alcide Djédjé, ex-ministre des Affaires étrangères de M. Gbagbo. "Au nom de la paix, arrêtons la guerre", a poursuivi M. Affi, appelant aussi à libérer les personnes arrêtées, dont M. Gbagbo, afin qu'il prenne "part à la réconciliation nationale". Il prononçait cette déclaration solennelle dans un hôtel d'Abidjan, où il a trouvé refuge avec d'autres personnalités de son camp, protégés par les FRCI et l'ONU.

  • Laurent Gbagbo en résidence surveillée

Près de 70 personnes, membres de la famille et employés de maison, qui avaient été arrêtées lundi à sa résidence avec l'ex-président, ont été libérées samedi, a annoncé le gouvernement sur la télévision TCI. Laurent Gbagbo a été placé mercredi en http://humanite.fr/13_04_2011-c%C3%B4te-divoire-gbagbo-transf%C3%A9r%C3%A9-dans-le-nord-lactu-de-ce-mercredi-470094 - résidence surveillée dans le nord du pays . Selon M. Djédjé, il se trouve à Korhogo, la grande ville de la région et fief de son rival. Son épouse Simone demeure au Golf hôtel.

Charles Blé Goudé, personnage clé du régime défait, faisait toujours l'objet d'intenses spéculations, son camp affirmant qu'il était "en lieu sûr", après avoir été un temps dit arrêté par les FRCI. Il n'a pas été arrêté et se trouverait en "lieu sûr", a déclaré à l'AFP à Paris un conseiller de Laurent Gbagbo, Toussaint Alain. De nombreuses rumeurs ont circulé quant au sort de Charles Blé Goudé, le chef des "jeunes patriotes" et ministre de la Jeunesse du président déchu. Des proches de Laurent Gbagbo le donnaient même tard vendredi "entre la vie et la mort", tandis que l'ONU affirmait ne disposer d'aucune information.

  • La vie reprend Abidjan

A Abidjan, le nouveau pouvoir reprend en main progressivement une situation chaotique, misant sur une réouverture imminente de l'administration. Les fonctionnaires qui avaient cessé de travailler en raison des violences à Abidjan sont appelés à reprendre "impérativement" le travail lundi. La TCI a ajouté que la rentrée des classes était prévue le 26 avril. Le couvre-feu a été allégé à partir de ce samedi et s'appliquera jusqu'à lundi de 22H00 à 06H00 (locales et GMT), au lieu de 18H00 à 06H00, selon le ministère de la Défense.

Autre signe d'un progressif retour à la normale: le camp militaire français de Port-Bouët, dans le sud d'Abidjan, a cessé vendredi soir d'être une base d'accueil pour les personnes évacuées lors des combats. Au total quelque 5.000 personnes, pour moitié des Français, avaient rejoint le camp, dont quelque 3.300 ont quitté le territoire ivoirien, selon la force française Licorne. Dans les rues d'Abidjan, la sécurité s'améliorait petit à petit malgré le désordre et les pillages persistant dans certains secteurs.

http://www.humanite.fr/user/0 -

http://www.humanite.fr/17_04_2011-c%C3%B4te-divoire-le-camp-de-gbagbo-appelle-%C3%A0-la-r%C3%A9conciliation-470300 - Source


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Posté par: T 34
Posté le: 20 Apr 2011 à 05:40

Ouattara pressé d’en finir avec les pro-Gbagbo

Les miliciens de l’ouest de la capitale économique refusent de se rendre. Des proches de Laurent Gbagbo appellent à l’apaisement.

Une semaine après la chute de Laurent Gbagbo, des voix dans son propre camp ont appelé à la réconciliation. Aké N’Gbo, président de l’université de Cocody, et ex-premier ministre pendant la crise postélectorale, a annoncé samedi soir la démission de son gouvernement. Il a lancé un appel à l’apaisement et demandé à tous les Ivoiriens de se remettre au travail. Il a été relayé par le président du parti de Gbagbo, le Font populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, devant la TCI, la télévision créée par Alassane Ouattara, et la presse internationale alors qu’il est actuellement en résidence surveillée à l’hôtel du Golf et que les journalistes présents n’ont pas été autorisés à lui poser de questions.

En dépit de ces appels, les affrontements sont loin d’avoir cessé, notamment à Yopougon, dans l’ouest d’Abidjan. Depuis vendredi les forces républicaines pro-Ouattara (FRCI) tentent de conquérir, sous un déluge de feu, l’un des derniers bastions de Gbagbo, faisant sans doute plusieurs morts et provoquant la fuite de nombreux habitants. Toutefois, hier, Yopougon n’était pas entièrement contrôlé, des sous-quartiers étant toujours aux mains de miliciens. Dans ces zones les FRCI procèdent à des ratissages afin d’en finir avec toutes les poches de résistance à Abidjan. Car ce lundi sera crucial pour le nouveau pouvoir, qui a prié les fonctionnaires, les enseignants en particulier, à reprendre «impérativement» le travail.

Alassane Ouattara, le nouveau président, entend également pacifier le pays en actionnant la machine judiciaire. Hier, Jeannot Ahoussou Kouadio, le ministre de la Justice, a annoncé qu’il demanderait au procureur d’Abidjan d’ouvrir des enquêtes contre les membres de l’équipe de Gbagbo soupçonnés d’avoir commis des «crimes de sang», «des achats d’armes» ou des « détournements d’argent ». Ces enquêtes viseraient «tous les citoyens ivoiriens qui auront eu un comportement infractionnel». D’un seul camp ou bien des deux ?

B. D.

http://www.humanite.fr/17_04_2011-ouattara-press%C3%A9-d%E2%80%99en-finir-avec-les-pro-gbagbo-470360 - Source



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Posté par: T 34
Posté le: 11 May 2011 à 01:56

Côte d'Ivoire: charniers à Abidjan, massacres à l'Ouest

Soixante-huit corps ont été découverts vendredi dans dix fosses communes par une équipe du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'homme dans le quartier de Yopougon, dernier bastion des combattants pro-Gbagbo, à Abidjan. Par ailleurs, des violences se poursuivent dans l'Ouest du pays.

Deux fosses communes en particulier renfermaient 31 et 21 corps respectivement dans ce quartier qui était le dernier bastion des miliciens fidèles à l'ex-président Laurent Gbagbo, a indiqué à New York le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq. L'équipe de l'ONU interroge les témoins et les familles pour déterminer ce qui s'est passé mais "on pense que les tueries ont été commises le 12 avril par des milices pro-Gbagbo", toutes les victimes étant des hommes, a-t-il ajouté. La mission de l'ONU en Côte d'Ivoire a ajouté qu'il existait des informations sur d'autres tombes proches et qu'elle continuait d'enquêter, a ajouté le porte-parole.

De son côté, Guillaume Ngefa, directeur adjoint de la division des droits de l'homme de l'ONU en Côte d'Ivoire, a confirmé à Abidjan l'existence "non d'un charnier mais de dix fosses communes, dont les plus grandes comptaient 31 et 21 corps. Au total il y a 68 corps". Guillaume Ngefa a également confirmé que "toutes les victimes sont des hommes (...). Ils ont été tués le 12 avril par des miliciens pro-Gbagbo et enterrés le jour même par des habitants. Ces miliciens, habillés en civil et armés de kalachnikovs, attaquaient les maisons par petit groupes". "Les corps n'ont pas été exhumés. Nous avons la liste des victimes et des témoignages (...). Il faut l'autorisation des familles pour exhumer les corps, et aussi de la justice" ivoirienne, a t-il souligné.

Les faits se sont déroulés à Yopougon, "dans le quartier de Doukouré qui était contrôlé par les miliciens pro-Gbagbo". Yopougon, qui constituait le dernier bastion des miliciens fidèles à l'ex-président Laurent Gbagbo, a été déclaré sécurisé mais reste dévasté par des semaines de violences. Des dizaines de corps criblés de balles ou des squelettes calcinés jonchaient en milieu de semaine dernière les rues de cet immense quartier populaire, où vivent plus d'un million de personnes.

  • Le sang coule toujours à l'Ouest du pays

Par ailleurs, quelque 120 civils ont été tués les 5 et 6 mai lors d'attaques menées le long du littoral ivoirien par des miliciens fidèles au président déchu Laurent Gbagbo et des mercenaires libériens fuyant Abidjan, a affirmé lundi le ministère de la Défense. En se dirigeant vers la frontière libérienne, des hommes armés ont tué cent vingt civils, parmi lesquels des femmes et des enfants, dans les villes de Irobo, Grand Lahou, Fresco et dans la région de Sassandra, le long de littoral à l'ouest d'Abidjan, selon le ministère.

  • Laurent et Simone Gbagbo ont été entendus dans le cadre d'une enquête préliminaire

http://www.humanite.fr/sites/default/files/vignettes/laurent-et-simone-gbagbo.jpg">

Le procureur de la République d'Abidjan a dit avoir entendu dimanche pour la première fois, dans le cadre d'une enquête préliminaire, Simone Gbagbo, l'épouse du président déchu Laurent Gbagbo, à Odienné, dans le nord-est de la Côte d'Ivoire, où elle est assignée à résidence. Comme pour http://www.humanite.fr/11_04_2011-gbagbo-captur%C3%A9-avec-l%E2%80%99appui-des-forces-fran%C3%A7aises-469910 - Laurent Gbagbo , entendu samedi à Korhogo (nord), où il se trouve en résidence surveillée, Mme Gbagbo a été auditionnée sans la présence de ses avocats français, refoulés vendredi à l'aéroport d'Abidjan, faute de visas en règle.

Près de 3.000 personnes ont été tuées en Côte d'Ivoire au cours des violences liées à la contestation du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010, selon les autorités.

http://www.humanite.fr/10_05_2011-c%C3%B4te-divoire-charniers-%C3%A0-abidjan-massacres-%C3%A0-louest-471817 - Source

Groupes armés. Le pays en pleine extension 
de la guerre nomade ?

Des acteurs du conflit sont venus du Liberia et de Sierra Leone qu’ils avaient laissés exsangues, pour rallier les troupes d’Alassane Ouattara. 
D’où la menace d’instabilité persistante, 
analyse Michel Gally, spécialiste 
de la région.

La guerre en Cote d’Ivoire a bien eu lieu, mais ce n’est qu’un épisode localisé d’une «guerre nomade» qui tourne depuis 1989 entre plusieurs pays ouest-africains, et le cycle des violences est loin d’être terminé.

1989, une centaine de guerriers dirigés par Charles Taylor, armés par le Burkina Faso, passent la frontière ivoirienne pour mettre à feu et à sang le Liberia ; puis vient le RUF de Foday Sankoh, qui conquiert la Sierra Leone et massacre plus de 2 000 personnes en prenant Freetown, la capitale. Ce sont bien les mêmes qui, en 2002, ont commencé la rébellion ivoirienne, maîtrisant les deux tiers du pays à la faveur d’un coup d’État dont tout indique aujourd’hui qu’il se faisait au profit d’Alassane Ouattara.

Ces «guerriers nomades», passeurs de frontières, ont fait de cette activité de pillage en extension continue un mode de vie, voire de gouvernement. Au nord de la Côte d’Ivoire, depuis 2002, s’est mise en place une sorte de «dictature rebelle» où toute opposition est impossible et la violence gratuite monnaie courante, tandis que les services de l’État ont en pratique disparu et que l’informalisation économique se combine avec des rackets en tout genre. Une sorte de féodalisation militaire s’est fait jour : le règne des tristement célèbres «comzone», ces commandants rebelles qui tirent d’énormes profits de leurs rapines.

Dans les «biens mal acquis», des associations comme Sherpa pourraient leur demander des comptes : il est de notoriété publique à Ouagadougou, au Burkina Faso, que les somptueuses villas du «quartier Millionnaire» ont été construites grâce au pillage du nord de la Côte d’Ivoire ; le premier d’entre eux, Guillaume Soro, n’est-il pas aussi un riche propriétaire qui possède des appartements jusqu’à Paris ? Il n’est pas sûr que ses émoluments de premier ministre y aient suffi…

Les récents événements semblent assurer une extension maximale à ce système nordiste de violence et d’exploitation : le pillage de quartiers entiers d’Abidjan comme Angré s’est étendu à l’université et au quartier administratif du Plateau : voitures réquisitionnées de force, maisons vidées, militants FPI (le parti de l’ex-président Gbagbo) rackettés, les guerriers du Nord formant l’armée rebelle (rebaptisés Forces nouvelles, puis, sans doute par antiphrase, Forces républicaines) sont les premiers à piller, transposant le système du Nord dans la conquête de la capitale.

Cette «libérianisation» de la guerre ivoirienne a culminé dans l’Ouest : le massacre de Duékoué (plus de 800 civils), dénoncé publiquement par la Croix-Rouge, s’est effectué le lendemain de la prise de la ville par la soldatesque d’Alassane Ouattara. Comme au Rwanda en 2004, des cartes d’identité jonchent la ville autour des cadavres des victimes : les noms et lieux de naissance ont permis aux tueurs de repérer les membres de l’ethnie autochtone guéré, partisans de Gbagbo et opposés à l’installation forcée de colons agricoles dioulas (Nordistes de la Côte d’Ivoire, Maliens et Burkinabés) sur leurs terres. Ces terribles crimes de guerre pourraient être requalifiés en génocide.

Représailles et contre-représailles s’enchaînent désormais : à Daloa et Gagnoa, des Dioulas, qui forment la moitié de la population urbaine, servent d’indicateurs et de relais de violence à l’armée du camp Ouattara pour persécuter, au-delà des militants FPI, les ressortissants de trois peuples réputés proches de l’ancien pouvoir, Attiés, Bétés et Guérés, dont les victimes pourraient déjà se compter par milliers.

Comme pendant les guerres nomades précédentes, des groupes armés venant du Liberia servent les deux camps et se livrent, quant à eux, à des atrocités aveugles et des pillages généralisés ; dans un phénomène courant de flux et de reflux, en admettant l’hypothèse optimiste d’un retour au calme en Côte d’Ivoire, l’errance de ces groupes vers la Sierra Leone et surtout le Liberia semble probable.

Mais que faire aussi de ces trop fameux «dozos», qui comme les «kamajors» de Sierra Leone, sont des sortes de néochasseurs traditionnels du Nord ivoirien, avec un accoutrement et une mystique tirés du vieux fond mandingue (invisibilité, invulnérabilité…) ? Surtout spécialisés dans les massacres de masse comme à Duékoué, ils traitent en brousse l’ennemi sur le mode de l’animal et le dépècent comme tel…

Cette guerre nomade semble en extension : par une ruse de l’histoire bien africaine, elle fait retour sur le commanditaire de ces divers conflits, le président Blaise Compaoré, du Burkina Faso. Ayant poussé Charles Taylor, Foday Sankoh, Guillaume Soro à déstabiliser leurs pays respectifs, il se trouve face à un mouvement militaire, mais aussi politique et social qui pourrait l’emporter ; ainsi l’assassinat de Thomas Sankara paraît-il rétrospectivement comme un trauma originel se reproduisant alentour jusqu’à menacer son auteur.

Michel Gally

http://www.humanite.fr/01_05_2011-groupes-arm%C3%A9s-le-pays-en-pleine-extension-%E2%80%A8de-la-guerre-nomade-471205 - Source


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Posté par: T 34
Posté le: 12 May 2011 à 04:27

http://www.michelcollon.info/Cote-d-Ivoire-crimes-d-Etat.html - Côte d’Ivoire : crimes d’Etat, terreur totale et silence complice des médias français

 

http://www.michelcollon.info/_David-Gakunzi_.html - David Gakunzi

 
11 mai 2011

Il sera dit un jour que l’obscur Ouattara fut un homme qui a versé beaucoup de sang ivoirien. Il sera dit un jour que cet homme était en contrat, en alliance, et ce, depuis ses débuts, avec les pires ennemis de l’Afrique, les mitrailleurs et les renifleurs aux griffes de feu, les fauves renifleurs et avaleurs d’or et de diamant, de cuivre et d’uranium, de cacao et de café, de coton et de pétrole… Il sera dit un jour qu’il y avait dans ce Ouattara-là une résonnance de ces hommes qui se battent non pas pour le triomphe d’un quelconque héroïque et majestueux principe, mais pour autre chose ; tout à fait autre chose.


Ouattara. L’homme n’a manifestement ni vision ni charisme, ni épaisseur ; pis, lorsqu’il parle des Ivoiriens, on ne sent, dans sa voix monocorde de bureaucrate de la bourse mondiale, nulle présence de celui qui veut unir le passé, le présent et l’avenir. Impossible unité, impossible liaison donc de cet homme avec cette terre, avec ce peuple de Côte d’Ivoire. On ne l’imagine pas sur le trône ; et pourtant le voilà Président. Mais comment donc ? A coup de bombes larguées par la France sur Abidjan. Paris débarque, brûle Abidjan, se saisit de Gbagbo et de la fumée des buchers, Ouattara s’élève Président. Ere nouvelle : droit de la force et terreur totale sur la Côte d’Ivoire.


Assassinats, enlèvements, viols, pillages. Simone Gbagbo trainée dans la poussière, martyrisée dans sa féminité ; cruauté innommable : la différence qui sépare l’homme de la bête tout simplement franchie. La mère de Laurent Gbagbo, Mamie Koudou Gbagbo, âgée de 90 ans, arrêtée ; elle aussi ! Arrêtée, séquestrée et malmenée. Désiré Tagro, ancien ministre, assassiné : l’homme négocie la fin des hostilités avec les troupes françaises et se présente un tissu blanc à la main ; à quoi aura-t-il droit ? A une balle plantée dans la bouche. Et Duékoué. Les habitants de Duékoué, génocidés : les hommes, tous les hommes, y compris des gamins de deux ans, alignés massacrés à coup de fusils et de machettes. Et Yopougon, Yop l’insoumise, bombardée, saccagée, pillée, déshabillée, violée, massacrée. Perquisitions cour après cour, parents mis à genou devant leurs enfants ; exécutions sommaires sur indication, chasse aux Guérés et Bétés. Combien de morts ? Combien de corps ramassés par la Croix-rouge ? Combien de corps ? Et le village de Sassandra brulé ; et les villages de Abedem et de Drago rayés de la carte.


Meurtres collectifs, meurtres sélectifs, meurtres génocidaires, épuration ethnique ; rafles et torture instituées en règle de gouvernance. Henri Dacoury Tabley, l’ancien gouverneur de la BCEA0, arrêté, tabassé, torturé ; son corps exposé nu, nié dans son humanité, l’enfer total, enfer filmé ; Affi N’guessan, secrétaire général du FPI et tous ceux qui refusent la soumission, kidnappés, séquestrés, embastillés, frappés, torturés, bestialisés ; les militants de l’opposition traqués, traqués listes à la main, traqués jour et nuit, battues organisées, les militants de l’opposition traqués et assassinés tous les jours ; comme si on voulait rendre impossible tout avenir à l’opposition politique. Echos mussoliniens : « L’opposition n’est pas nécessaire au fonctionnement d’un système politique sain. L’opposition est stupide et superflue dans un régime totalitaire comme le régime fasciste ».


Eliminés donc d’abord les proches de Gbagbo ; éliminés ensuite ses sympathisants ; éliminés encore ceux qui pourraient éventuellement devenir ses sympathisants, tous ceux-là qui ne sont pas en allégeance, qui ont eu l’impudence de ne pas accourir pour embrasser comme il se doit, c’est-à-dire avec fougue et flamme soudaine, le nouveau pouvoir. Eliminés tous ces autres-là qui ne sont ni de l’ethnie ni du parti des vainqueurs. Eliminés pour un oui ou pour un non. Eliminés même les alliés d’hier. Ibrahim Coulibaly, dit IB, abattu. L’homme de tous les mauvais coups depuis plus de dix, le compagnon d’hier, celui qui a ouvert les portes d’Abidjan à Ouattara avec ses commandos invisibles, IB encerclé, sommé de se rendre, torturé puis abattu comme un chien. Dynamique fasciste.

C’est qu’il s’agit de semer la terreur ; c’est qu’il s’agit non seulement de châtier, de faire gémir les ivoiriens d’avoir voulu l’émancipation, mais aussi de faire perdre conscience à la société ivoirienne, de la briser, de la modeler dans la terreur ; c’est qu’il s’agit de ramener les Ivoiriens à la case départ, la case esclave avec des méthodes dignes de la gestapo ; c’est qu’il s’agit de faire comprendre à tous les Africains que la liberté est cause de malheur, de grand malheur et que seule la servitude, que seul l’esclavage est porteur d’avenir !
Ouattara plante donc son trône dans le sang. Un trône mugissant et prompt au sacrifice humain. Les Ivoiriens sont désormais, de nouveau, bons à dévorer. A dévorer avec leur pétrole, avec leur cacao, avec leur café. Alors à Paris, on se tait. Jour après jour, on tue à Abidjan et Paris se tait ; et lorsque la terreur s’incruste jusque dans les corps violés de Yopougon, l’un de ces illustres quotidiens de la place parisienne, toute honte bue, parle de « traitement de Yopougon ». C’est écrit : rayer des humains, c’est les « traiter ». Summum d’inhumanité, insensibilité absolue face aux supplices infligés aux Ivoiriens ; silences. 


Silence dans la quasi-totalité de la presse de France. Meurtres collectifs, assassinats politiques et emprisonnements enfermés dans le non advenu, embastillés dans le silence. Ce qui est advenu, ce qui est entrain d’advenir n’est pas advenu ! Silence sur ces familles condamnées à errer dans les forets, sans nourritures, pour fuir l’anéantissement, pour fuir les tueurs de Ouattara ; silence sur Blolequin, ville autrefois habitée par 30 000 personnes, aujourd’hui cité fantôme aux rues désertes ; silence sur ces journalistes et avocats poursuivis, pourchassés comme du gibier à abattre ; silences sur ces cabinets d’avocats brulés ; silence sur ces journalistes et musiciens arrêtés, torturés ; silence sur ces jeunes poursuivis car coupables d’être « nés du mauvais côté », l’Ouest du pays… La Côte d’Ivoire de Ouattara exhale, empeste, pue la mort, les corps sont enfouis dans des conteneurs car les morgues sont débordées, mais … silence dans la presse de l’autoproclamée patrie des Droits de l’Homme. Douleur sans fond des Ivoiriens niée, douleur redoublée par ce déni, ce refus de reconnaissance, cette expulsion dans le non existant, dans le hors langage, dans le « n’ayant pas lieu ».


Mais qu’est donc devenue la presse de France ? A quoi sert cette presse qui n’est plus affirmation de la liberté de tous les hommes et qui n’ose plus nommer par son nom, la terreur concrète contre l’homme, contre les hommes ? Pourquoi ce renoncement ? Pourquoi ? Cette presse-là sait pourtant ; elle sait, elle est bien informée, elle est au courant de la terreur qui règne à Abidjan, elle sait qu’on étouffe à Abidjan, que l’air est devenu tout simplement irrespirable et que fait-elle ? On attend qu’elle s’insurge, qu’elle dénonce au nom de la défense des droits de l’homme mais elle fait l’inverse, le contraire : elle se tait. Elle sait que la Côte d’Ivoire vit sous la terreur mais elle ne parle pas. Pourquoi ? Pour quelles raisons ? Parce que tout simplement lever le voile sur la nature et la barbarie du pouvoir installé à Abidjan, serait nommer les responsabilités de la France et révéler, du coup, au monde et au citoyen lambda, ce que Paris, ce que Sarkozy a fait de la Côte d’Ivoire : une terre brutalisée, torturée, massacrée. Crime d’Etat postcolonial.


Or pourquoi nommer ce crime ? Que vaut le destin, la vie des Ivoiriens face aux intérêts suprêmes de la France ? Pas grand-chose. Mépris cynique et vicieux de la vie humaine. Latitude totale donnée ainsi au pouvoir de Ouattara de torturer et de tuer ! Impunité assurée d’avance pour les tueurs et les tortionnaires de l’homme installé à Abidjan. Et où, oui, où le refus inconditionnel et universel de l’assassinat politique, de l’arbitraire, de la torture, de la dictature, de la férocité de la dictature ? Où ? « L’école française d’Alger » est de retour sur le continent africain ; elle fait des ravages au bord de la lagune Ebrié ; on le sait, et pourtant, silences ; on fait bloc dans le silence autour de l’homme de la France à Abidjan. Rien vu ; rien entendu. 


Mais qu’importe. Qu’importe le jour, le mois ou l’année : Ouattara, l’homme de Paris à Abidjan, partira un jour. Il partira. Le temps de Ouattara finira. Il n y a pas d’avenir dans l’histoire de l’Afrique pour ce nom là, Alassane Ouattara ; il n’y a d’autre avenir pour ce nom-là que celui d’un Mobutu et d’un Bokassa, eux- aussi tueurs de leurs propres peuples et morts abandonnés de tous. Ouattara partira un jour, et il sera dit ce jour-là, que cet homme faible qui n’avait de force que venue de Paris ; il sera dit que cet homme de la démesure dans la cruauté, aura planté et porté la violence à son paroxysme au cœur de la société ivoirienne. Il sera dit qu’en un seul mois de règne, il aura arrêté et exécuté plus de monde que durant les quarante ans de règne d’Houphouët-Boigny et de Gbagbo réunis ! Il sera dit et rappelé que s’il a pu ainsi sévir impunément, ce fut en parti, grâce, au silence de ceux qui, à Paris, devaient parler et qui ont refusé d’élever la voix. Il sera rappelé que non, ceux-là ne dormaient pas, qu’ils savaient et que leur silence, chacun de leur silence, fut coupable. Martin Niemöller : « Car il est des silences coupables, plus assassins qu’aucune parole, qu’aucune arme peut-être. Car il est des silences complices dont le nombre fait la force, et la force la loi. Celle des majorités silencieuses qui sert de caution et d’alibi aux crimes contre l’humanité. »
 

David Gakunzi est l'auteur de http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33989 - Côte d'Ivoire : le crime parfait


http://www.michelcollon.info/Cote-d-Ivoire-la-loi-du-sang.html - Côte d’Ivoire, la loi du sang

 

http://www.michelcollon.info/_Pierre-Cherruau_.html - Pierre Cherruau

 
6 mai 2011

Laurent Gbagbo a été arrêté, Alassane Ouattara est installé à la présidence. Pourtant, ce sont toujours les armes qui règlent confits et enjeux de pouvoir en Côte d'Ivoire.

Dans la nuit du 27 avril dans un quartier d’Abidjan, IB alias Ibrahim Coulibaly est mort. Assassiné par ses anciens compagnons d’armes. Sa vie tumultueuse s’est achevée dans son fief d’Abobo, dans le nord d’Abidjan, capitale économique de la Côte d'Ivoire. Là même où il avait réalisé quelques-uns de ses plus hauts faits d’armes. Depuis Abobo, IB dirigeait le fameux « commando invisible » qui avait réussi à déstabiliser le régime de Laurent Gbagbo.

IB n’était pas un petit chef de guerre parmi d’autres. Ibrahim Coulibaly avait joué un rôle de taille dans le coup d’Etat de 1999, qui avait fait tomber le régime d’Henri Konan Bédié. Par la suite, IB avait repris les armes en 2002. La rébellion menée par des nordistes avait failli emporter le régime de Laurent Gbagbo. Seule l’interposition des troupes françaises avait permis de sauver le pouvoir de Gbagbo. IB aimait à se présenter comme le « père de la rébellion ».

Si sa mort est un événement considérable, ce n’est pas seulement parce qu’IB était un personnage-clé de l’histoire ivoirienne de la dernière décennie. Ce n’est pas davantage parce qu’il s’agit d’une exécution sommaire. Ces derniers mois, les atrocités se sont multipliées. Début avril, lors de l’avancée sur Abidjan des troupes soutenant Alassane Ouattara, des crimes ont été commis –par les deux camps–, notamment à Duékoué dans l’Ouest. Des centaines de civils ont perdu la vie. Des enfants de 5 ans ont été brûlés vifs.

De même, lors de la chute de Laurent Gbagbo, des proches du Président sortant ont été battus à mort. Ils sont passés de vie à trépas sans autre forme de procès. Il en a été ainsi de l’ex-ministre de l’Intérieur Désiré Tagro, qui avait pourtant joué un rôle-clé dans les négociations de reddition de Laurent Gbagbo. Il est mort le 12 avril des suites de blessures infligées après la prise d’assaut du palais présidentiel où étaient réfugiés les derniers fidèles de Laurent Gbagbo.

Répartir le pouvoir par la violence

Toutes ces atrocités ont suscité relativement peu d’émoi. La communauté internationale considérant que le combat des hommes de Ouattara était une « noble cause » dès lors qu’il s’agissait de conduire au palais présidentiel un homme bénéficiant de l’onction du suffrage électoral. Un élu que seule l’obstination de Laurent Gbagbo empêchait d’exercer le pouvoir.

Une idée un peu naïve avait fait son chemin : dès que « Gbagbo le têtu » aura rendu les armes, tout ira pour le mieux dans le pays. Comme par un coup de baguette magique. Mais il n’en est rien.

Longtemps, il a été de bon ton de dire que les armes étaient uniquement utilisées pour faire respecter le verdict des urnes. Mais la mort d’IB montre qu’elles servent aussi à redistribuer « le gâteau », les dépouilles. IB réclamait le titre de général trois étoiles. Il refusait de faire allégeance à Guillaume Soro, le Premier ministre de Ouattara. La réponse ne s’est pas fait attendre.

Pour réclamer le départ de Laurent Gbagbo, les partisans de Ouattara faisaient sans cesse référence au respect de l’Etat de droit. A l’esprit des lois. Mais plus qu’à Montesquieu et à son Esprit des lois, certains d’entre eux semblent emprunter à la pensée de Joseph Staline. Penseur beaucoup moins sophistiqué que Montesquieu, le dirigeant soviétique n’hésitait pas à dire : « Quand il n’y plus d’hommes, il n’y a plus de problèmes. »

IB avait sans doute commis des crimes. Mais n’aurait-il pas mieux valu le traduire en justice ? Sa fin prématurée pose questions à tous les Ivoiriens. Quel sort sera réservé à l’avenir aux ennemis du régime ? Ou même à ceux qui, sans lui être hostiles, réclament une partie du pouvoir ?

Quel avenir demain pour les partisans d’Henri Konan Bédié ? L’ex-président (au pouvoir de 1993 à 1999) qui avait appelé à voter Alassane Ouattara au second tour de la présidentielle. Le poste de Premier ministre avait été promis à son parti. Mais pourra-t-il le réclamer ? Pourra-t-il l’obtenir ? Ces dernières semaines son silence est d’ailleurs assourdissant.

Si le président Ouattara n’a pas les moyens d’empêcher que ses soutiens ne règlent leurs conflits à l’arme lourde, comment peut-il gouverner le pays ? Comment peut-il empêcher d’autres règlements de comptes ? Au sein même de la population, chez les anonymes, un certain nombre de Bétés (l’ethnie du président Gbagbo) sont terrorisés. Ils n’osent plus sortir de chez eux de peur d’être victimes de violence. Le simple fait de porter un patronyme de l’Ouest est devenu dangereux.

Le climat est si lourd que les Ivoiriens se prennent à imaginer le pire. Si un conflit de pouvoir surgit entre Alassane Ouattara et son Premier ministre Guillaume Soro, il est difficile d’imaginer qu’il se réglera par la voie des unes. Avant de devenir chef-rebelle, IB avait un temps été le garde du corps d’Alassane Ouattara. Tout un symbole…

Qui va juger Laurent Gbagbo ?

Autre question en suspens, quel sort sera réservé à Laurent Gbagbo et à son entourage ? Ses proches se plaignent d’ores et déjà de ne pouvoir lui rendre visite. Dans quelle ville du Nord est détenu l’ex-président ?

Il serait dangereux pour les nouvelles autorités de ne pas lui réserver un jugement équitable. Lors de la présidentielle de novembre 2010, près de 45% des suffrages se sont portés sur son nom. Il était majoritaire à Abidjan.

Autre question épineuse : comment juger Gbagbo et son entourage, sans ouvrir la boîte de Pandore ? Au cours de la dernière décennie, bien d’autres crimes ont été commis, notamment par les ex-rebelles. Si la justice internationale enquête, elle mettra à jour les crimes des uns et des autres. Difficile à accepter pour certains chefs de guerre qui occupent aujourd’hui le haut du pavé.

Le président Alassane Ouattara a promis la création d’une commission vérité et réconciliation sur le modèle sud-africain. Mais ce type de structure ne peut fonctionner que dans une société pacifiée et démocratique. La Côte d’Ivoire est-elle d’ores et déjà pacifiée ? Est-elle déjà sur le chemin de la vérité et de la réconciliation ? « Rien n’est moins sûr », explique Alain, un Abidjanais qui se terre chez lui, en attendant les jours meilleurs promis par les nouvelles autorités.


Source : http://www.slateafrique.com/1759/cote-ivoire-loi-du-sang - SlateAfrique



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Posté par: T 34
Posté le: 19 May 2011 à 03:43

Un syndicaliste ivoirien en détention

Bernard Thibault demande à Ouattara la libération immédiate de Basile Mahan Gahé.

Le 26 avril dernier, la Confédération syndicale internationale (CSI) apprenait l’arrestation de Basile Mahan Gahé, secrétaire général de l’organisation syndicale ivoirienne Dignité. Depuis, malgré les démarches entreprises par la CSI, par le Bureau international du travail (BIT) et par l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI), ses proches ignorent toujours tout du lieu et des conditions de détention du syndicaliste. Dans une lettre adressée le 28 avril dernier au président Ouattara, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, estime que « l’arrestation du secrétaire général de Dignité ne peut qu’être assimilée à un geste de revanche, à l’opposé d’une volonté de réconciliation nationale ». « Nous vous demandons, Monsieur le président, d’intervenir personnellement pour la libération immédiate de notre camarade Basile Mahan Gahé et pour la libération de tous les prisonniers d’opinion. Quelles que soient les convictions des uns et des autres, rien ne peut justifier que droits et libertés soient ainsi bafoués », poursuit le dirigeant de la centrale syndicale française.

Signe du climat délétère qui règne en Côte d’Ivoire, la division des droits de l’homme de l’ONU a exprimé, vendredi, « son inquiétude sur les conditions de détention des individus ayant soutenu l’ancien président Laurent Gbagbo ». « Nous discutons de la possibilité d’accéder à tous ceux dont l’arrestation est liée à la crise postélectorale », a indiqué Rupert Colville, porte-parole du bureau des Nations unies pour les droits de l’homme.

Rosa Moussaoui

http://humanite.fr/16_05_2011-un-syndicaliste-ivoirien-en-d%C3%A9tention-472299 - Source


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Posté par: T 34
Posté le: 22 May 2011 à 01:35
Le pantin françafricain débute son mandat
 
http://laradiodelsur.com/wp-content/uploads/2011/05/Costa-de-Marfil3.jpg">
Le sous préfet du département de Côte d'Ivoire Françafricaine et son maître.
 
Hier Outtara débutait officiellement son mandat de sous préfet du département de Côte d'Ivoire Françafricaine. Au cour de la cérémonie d'investiture il a remercié son maître et Yan Ki Moon. Il"a aussi déclaré "qu'on avait respecter la démocratie et la volonté du peuple".
 
Le maître d'Ouattara a déclaré que les troupes française resteraient sur place pour "protéger les résidents français".
 
http://laradiodelsur.com/?p=26334 - Ouattara tomó posesión de la Presidencia de Costa de Marfil


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Posté par: T 34
Posté le: 25 May 2011 à 01:36

Ouattara investi, Sarkozy veut reconquérir le pré carré

Le président français assistait samedi, à Yamoussoukro, à l’investiture du président ivoirien. À Abidjan, sur la base militaire française, il a longuement justifié l’intervention militaire, illustration d’une « nouvelle politique étrangère ».

Yamoussoukro 
(Côte d’Ivoire), envoyée spéciale. Yamoussoukro s’est parée d’orange, samedi, pour célébrer l’investiture d’Alassane Dramane Ouattara. Une aubaine pour un célèbre opérateur de téléphonie, dont les tee-shirts publicitaires ressemblaient à s’y méprendre à ceux des sympathisants du nouveau président ivoirien, frappés du slogan « ADO solutions ». Un concurrent d’Orange n’était pas en reste, déclinant en kakémonos verts les mots d’ordre d’« ADO » : « paix », « respect », « réconciliation ». Comme un avant-goût du « libéralisme à visage humain » promis par l’ex-numéro 2 du FMI. Loin d’Abidjan, l’ambiance était festive, pour une cérémonie somptuaire, sous haute surveillance de l’Onuci et des FRCI, les forces armées dont l’offensive militaire, appuyée par l’Onuci et la force française Licorne, s’est conclue, le 11 avril dernier, par la capture de Laurent Gbagbo. Sur l’un des pick-up des FRCI sillonnant les extravagantes avenues de la capitale politique, sont affalés des jeunes vêtus d’habits militaires dépareillés. Sur la portière du véhicule est peinte une tête de mort coiffée d’un béret rouge.

les autres invités français : Bouygues, Bolloré...

Seuls une vingtaine de chefs d’État africains ont fait le déplacement pour célébrer «la victoire de la démocratie» en Côte d’Ivoire, après six mois d’une sanglante crise postélectorale. Parmi eux, des démocrates de marque comme Blaise Compaoré, Paul Biya, Ali Bongo ou Faure Gnassingbé. Grand absent, Jacob Zuma s’est fait représenté par son vice-président. Il y a là, aussi, le président nigérian, Goodluck Jonathan, dont le pays est déchiré depuis plusieurs semaines par des émeutes postélectorales meurtrières. Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, est de la cérémonie. Mais l’accueil le plus chaleureux, c’est à son ami de vingt ans, Nicolas Sarkozy, qu’Alassane Ouattara l’a réservé. Accueilli à l’aéroport de Yamoussoukro au son de la Marseillaise, avec les honneurs militaires, le président français, seul chef d’État occidental présent, a eu droit à un hommage appuyé dans le discours d’investiture. Le président ivoirien a exalté l’ex-puissance coloniale, «avec laquelle la Côte d’Ivoire a des liens historiques et une vision commune de l’avenir». «Monsieur le président Sarkozy, le peuple ivoirien vous dit un grand merci !» a-t-il lancé sous les applaudissements. Parmi les invités se pressaient d’autres amis français : Martin Bouygues, Vincent Bolloré, Michel Roussin (Veolia) ou encore Alexandre Vilgrain, le président du Cian, le Conseil français des investisseurs en Afrique. Convié, DSK n’a pas pu honorer l’invitation pour les raisons que l’on sait.

« Le temps est venu de rassembler les Ivoiriens», a déclaré Alassane Ouattara. Avant de rendre hommage, sur ses terres natales, à Félix Houphouët-Boigny, «père de la nation», despote dont il fut l’unique premier ministre. Alors que ses troupes sont accusées de massacres et de graves violations des droits humains dans l’ouest du pays, le nouveau chef d’État a de nouveau lancé un appel «solennel à la réconciliation» et à une «catharsis nationales» pour faire émerger «un Ivoirien nouveau». «L’ami» Sarkozy, lui, s’est éclipsé avant la clôture de la cérémonie. Pour s’envoler vers Abidjan, où il a rencontré les expatriés français sur la base militaire de la Licorne. À Port-Bouët, il a justifié l’intervention militaire française en Côte d’Ivoire, illustration d’une «nouvelle politique africaine» et même d’une «nouvelle politique étrangère».

Rosa Moussaoui

http://www.humanite.fr/22_05_2011-ouattara-investi-sarkozy-veut-reconqu%C3%A9rir-le-pr%C3%A9-carr%C3%A9-472702 - Source


Côte d’Ivoire. Le droit d’ingérence, pilier d’une « nouvelle politique étrangère »

Analyse

envoyée spéciale. Qu’on se le dise, Nicolas Sarkozy a pris la mesure de «l’aspiration profonde» des peuples d’Afrique à la démocratie. Et si la France est intervenue en Côte d’Ivoire, c’est «au nom de principes universels, forte d’un mandat international». Devant des ressortissants français enthousiastes, sur la base militaire de la force Licorne, à Port-Bouët, Nicolas Sarkozy a rendu, samedi, un vibrant hommage aux militaires français qui ont participé à l’offensive contre Laurent Gbagbo. Ne dites plus «droit d’ingérence», mais «responsabilité de protéger». En Libye comme en Côte d’Ivoire, «face à des dirigeants qui massacraient leur population, la communauté internationale a décidé d’agir avec détermination, et c’est l’honneur de la France d’avoir mené ce juste combat», a justifié le président français avec des accents de candidat. Il ne s’agit pas là d’initiatives ponctuelles, mais bien d’une «nouvelle politique africaine, et même une nouvelle politique étrangère», a-t-il insisté. Nicolas Sarkozy a ensuite évoqué une réduction progressive des effectifs de la force Licorne (1 100 hommes actuellement), tout en promettant le maintien d’un détachement en Côte d’Ivoire. «Nous garderons toujours des forces militaires ici pour assurer la protection de nos ressortissants !» a-t-il lancé sous des applaudissements nourris. Avec cette ex-colonie, jadis le joyau de la Françafrique (une expression d’ailleurs forgée par Félix Houphouët-Boigny), Nicolas Sarkozy veut désormais refonder une relation «décomplexée». «Tournons-nous vers l’avenir, au lieu d’évoquer systématiquement le passé !» a-t-il exhorté. À l’Élysée, on se réjouit de la «demande de France» exprimée par les nouvelles autorités ivoiriennes, une aubaine pour se repositionner face à la rude concurrence des pays émergents, Chine en tête, sur le continent et dans la sous-région. Paris projette d’engager des «moyens importants» dans la relance de la «coopération bilatérale». À Abidjan, Nicolas Sarkozy a promis de consacrer 2 milliards d’euros à un «contrat de désendettement et de développement», en fait une conversion de dette en aides publiques. Des crédits bonifiés sont à l’étude pour les entreprises françaises, qui pèsent un tiers du PIB ivoirien. De la défense des principes universels à la réalité crue des intérêts économiques, il n’y a qu’un pas.

Rosa Moussaoui

http://www.humanite.fr/22_05_2011-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-le-droit-d%E2%80%99ing%C3%A9rence-pilier-d%E2%80%99une-%C2%AB-nouvelle-politique-%C3%A9trang%C3%A8re-%C2%BB-472705 - Source


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Posté par: T 34
Posté le: 26 May 2011 à 02:05

Cacao, diamants et trafic d’armes

La publication du rapport du groupe d’experts de l’ONU sur la Côte d’Ivoire, bloquée depuis sept mois, accable les Forces nouvelles.

Les seigneurs de guerre du nord de la Côte d’Ivoire se préparaient, bien avant les élections, à une reprise du conflit armé. C’est ce que révèle le rapport S/2011/271 du groupe d’experts de l’ONU sur la Côte d’Ivoire. La publication de ce document devait intervenir en septembre 2010. Longtemps bloqué, il n’a été transmis au Conseil de sécurité que le 20 avril dernier. Ce rapport décrit les violations de l’embargo sur les armes imputables à l’administration Gbagbo comme aux Forces nouvelles (FN) de Guillaume Soro. Il dissèque, surtout, l’économie de guerre mise sur pied par les « com’zone » (commandants de zone) des Forces nouvelles, rebaptisées, depuis, Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) par Alassane Ouattara.

Loin de se conformer au désarmement, un préalable à la tenue d’élections posé par les accords de Ouagadougou, les FN, affirme le document, ont bénéficié, dès 2009 et 2010, de « transferts d’armes et de munitions » depuis le Burkina Faso, « principal pays de transit », en violation de l’embargo sur les armes imposé par la résolution 1572 (2004). Le mouvement s’est accéléré pendant la crise post-électorale, jusqu’à l’offensive éclair lancée par les Forces nouvelles le 22 février 2011. La rapidité de leur avancée vers Abidjan s’explique par ces livraisons illégales d’armes, parmi lesquelles une « grande quantité de fusils d’assaut (...) dont les numéros de série avaient été effacés (...) par meulage » pour en dissimuler l’origine. Le document confirme aussi l’appui de « forces militaires étrangères opérant sur le territoire ivoirien », en citant le Burkina Faso, le Sénégal et le Nigeria. S’agissant des financements, le groupe d’experts soupçonne le camp Gbagbo d’avoir détourné des fonds publics et des recettes douanières pour acquérir illégalement des armes. Il pointe, surtout, les « taxes » imposées par les com’zone sur « les activités liées à la culture du cacao ». Les Forces nouvelles accumulent ainsi « chaque année un montant compris entre 22 et 38 millions de dollars (chiffres approximatifs) ». Autre source de source de financement des FN, « la contrebande de diamants bruts », « l’extraction et l’exportation d’or ». Au passage, les com’zone n’ont pas de scrupules à se servir. Le document cite ainsi le cas de Martin Kouakou Fofié, com’zone de Korhogo, visé par des sanctions internationales (« Les forces sous son commandement se sont livrées au recrutement d’enfants soldats, à des enlèvements, à l’imposition du travail forcé, à des sévices sexuels sur les femmes, à des arrestations arbitraires et à des exécutions extrajudiciaires »). Un homme d’affaires prospère qui « a créé des entreprises dans divers secteurs de l’économie, notamment l’immobilier, l’exploitation minière, les télécommunications et le commerce de produits de base et de carburant ».

Rosa Moussaoui

http://humanite.fr/23_05_2011-cacao-diamants-et-trafic-d%E2%80%99armes-472782 - Source


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Posté par: DOXA
Posté le: 26 May 2011 à 16:18
Comité central du FPI : Tout sur la réunion d’hier
Publié le jeudi 26 mai 2011   | Soir Info

http://news.abidjan.net/h/400015.html


Beaucoup y croyaient modérément convaincus que le Front populaire ivoirien restait « décapité et apeuré ». Mais la réunion du comité central élargie exceptionnellement au Cnrd s’est tenue, mercredi, au siège provisoire de Cocody et en présence de quelques têtes fortes : Koulibaly Mamadou, Sylvain Miaka Oureto, Laurent Akoun, Alphonse Douaty… De nombreux élus et responsables de fédérations étaient présents : au moins deux cent participants. L’enjeu de la réunion était probablement su de tous. Et Koulibaly Mamadou, président du parti par intérim, n’était pas dupe non plus. Lorsqu’au terme de quatre (4) heures de réunion, il est ressorti de la salle accompagné de Miaka Oureto et Laurent Akoun, il a donné la réponse à la question de « fond » : Oui ou non le Fpi était prêt à intégrer un gouvernement de large ouverture ? Koulibaly Mamadou : « Si je comprends bien, premièrement, officiellement, nous n’avons pas été contacté. Deuxièmement, le Fpi n’étant pas pressé d’y aller, ça peut se faire sans. Quand nous serons prêts, quand les conditions seront remplies, les conditions de sécurité, de libération de nos camarades, disent les militants, alors, nous pourrons envisager sérieusement d’entrer au gouvernement. Y a pas d’urgence ! ». Voilà qui était clair. A la main tendue d’Alassane Ouattara, le Fpi oppose un « oui…mais » et ne se sent pas « pressé ». Les débats quoique fermés aux journalistes ont laissé échapper quelques bribes révélatrices de l’état d’esprit des militants.

Sur la question de « fond », trois positions se seraient ainsi dégagées : les partisans d’une entrée au gouvernement, les opposants à toute entrée dans le gouvernement Ouattara et les partisans du « oui…mais ». Les derniers étaient vraisemblablement les plus nombreux. Un cadre qui était intervenu lors des débats, aurait trouvé que le 3e vice-président Koulibaly Mamadou avait, d’une certaine manière, balisé le terrain dans son interview à Rfi, diffusée mardi. Koulibaly expliquait qu’à titre personnel, il n’était pas partisan des gouvernements d’union : « Ma propre position, c’est que l’Afrique n’a pas besoin de gouvernement d’union. Et lorsque l’on va aux élections et qu’il y en a un qui gagne, ma philosophie, c’est qu’il prenne l’entièreté du pouvoir, qu’il assume complètement pendant la durée de son mandat ».

10 Commissions créées

Koulibaly a fermé le débat, aurait estimé le cadre Fpi qui était intervenu. Il aurait eu droit à une réplique dans la salle. Un participant aurait, en effet, indiqué qu’il s’agissait d’une opinion personnelle qui n’empêchait nullement que le débat se fasse et que des positions contraires à celle du 3e vice-président s’affirment.

Dans l’ensemble comme dans un élan concerté, militants et cadres auraient déploré la situation des camarades détenus tantôt à la Pergola, tantôt dans des localités de l’intérieur.

Ils sont- pour beaucoup- apparus inquiets eu égard aux informations qui leur parvenaient sur la situation personnelle des responsables placés en résidence surveillée dans le Nord.

Egalement, ils auraient décrié une situation sécuritaire précaire dans la ville d’Abidjan, en particulier, et dans l’ensemble du pays, d’une manière générale.

Quelques intervenants se seraient montrés virulents dans les propos au point que la table de séance a dû leur signifier qu’ils n’avaient pas en face d’eux des militants du Rhdp.

Quatre heures n’auraient jamais suffi à débattre de la multitude de sujets qui marquent l’actualité. La direction a décidé de la mise en place de commissions en charge d’éplucher les questions essentielles. Les commissions sont au nombre de dix : Commission Cei (Loi électorale, accord de Pretoria), Commission Assemblée nationale, Commission liste électorale, Commission Accord politique de Ouaga, Commission vérité-dialogue-réconciliation, Commission création d’un bloc (opposition), Commission droits de l’homme, Commission Affaires sociales, Commission vie du parti, Commission Presse (situation de Notre Voie).

Des présidents de commissions ont été désignés. Chaque commission comporte quatre (4) membres et aura une à deux semaines pour boucler ses travaux.

La réunion avait débuté à dix (10) heures. Et s’est achevée à 14 heures. Koulibaly Mamadou avait surpris un certain nombre en arrivant au lieu de la réunion vingt minutes avant l’heure de démarrage des travaux.

Au sortir du comité central, militants et cadres mettaient un point d’honneur à échanger les nouvelles et à envisager l’avenir de leur formation politique commune.

POLITIQUE
Au sortir de sa réunion du comité central / Le FPI annonce : “Pas de ministre, sans libération de Gbagbo”
http://news.abidjan.net/h/400021.html
4 Heures. C’est le temps qu’a duré la réunion extraordinaire du comité central du Front populaire ivoirien, tenue hier, dans les locaux du CNRD à Cocody. Commencée à 9H45 minutes, c’est finalement à 13H50 que cette rencontre présidée par le numéro 3 de l’ancien parti au pouvoir, le Pr. Mamadou Koulibaly, a pris fin. Au sortir de cette réunion extraordinaire qui s’est voulu « franche et décisive », selon les initiateurs, le FPI indique qu’il pourrait ne pas participer au prochain gouvernement d’ouverture prôné par le président de la République, Alassane Ouattara. Face à la presse juste après la rencontre, le président Mamadou Koulibaly a déclaré que l’entrée de son parti au gouvernement du Premier ministre Soro Kigbafori Guillaume sera conditionnée par la prise en compte de certaines revendications que le FPI compte mettre dans la balance. Une pléthore de conditions, dont la plus importante est la libération de Laurent Gbagbo et de tous ses proches assignés à résidences surveillées à Korhogo, Katiola, Odienné, Bouna et Abidjan. Selon Koulibaly et ses camarades du FPI, il n’est pas question pour eux de collaborer dans un gouvernement pendant que leur candidat à l’élection présidentielle de novembre et certains de leurs militants sont encore privés de leur liberté. « Nous irons au gouvernement, mais à condition que la question de nos camarades incarcérés, la sécurité et bien d’autres questions soient résolues », a souligné le troisième vice-président du FPI. Pour celui-là même qui fait aujourd’hui office de premier responsable de l’ex-parti au pouvoir, le gouvernement peut se faire sans sa formation politique. « Le FPI n’est pas pressé. Quand nous serons prêts, quand les conditions de sécurité et de libération de nos camarades seront remplies, alors nous pourrons envisager sérieusement d’entrer au gouvernement », a insisté Mamadou Kouibaly. Tout en précisant que la réunion a par ailleurs donné mandat à la direction provisoire du parti qu’il dirige de continuer à discuter au cas où elle aurait été contactée par le gouvernement du Premier ministre Soro.

A cette rencontre extraordinaire, l’on a noté la présence de plusieurs cadres FPI, notamment le secrétaire général Miaka Ouréto et son adjoint Laurent Akoun, le ministre Alphonse Douaty, les professeurs Dedi Sery et Augustin Guéhoun.

Diawara Samou


Posté par: T 34
Posté le: 27 May 2011 à 05:19

Editorial Par Patrick Apel-Muller

L’onction du sang à Abidjan

Le rapport d’Amnesty International va gâcher la fête normande. Nicolas Sarkozy devait, devant le G8, dérouler un tapis rouge sous les pas d’Alassane Ouattara. On sait désormais que la laine ne sera pas teinte d’amarante mais du sang de centaines de civils massacrés sous les yeux de l’armée française et sans un geste de l’Onuci. Les assassins tenaient des armes fournies par Paris ; ils étaient guidés et formés par les services spéciaux occidentaux ; ils bénéficiaient du coup de pouce indispensable des frappes françaises pour parachever leur victoire à Abidjan. L’Humanité l’écrivait sans écho, hélas, de ses confrères, début avril, quand les premiers charniers étaient exhumés à Duékoué. Ils n’étaient que les prémices de l’horreur et pourtant celle-ci est restée ignorée des festivités d’installation du nouveau président de la Côte d’Ivoire, en présence du président français et des grands patrons de la Françafrique. Parmi ces derniers, certains n’avaient pas tenu rigueur à Gbagbo des massacres perpétrés 
par ses hommes…

«Je pleure, écrivait Jaurès, sur les morts innombrables dont la puanteur arrive jusqu’à nous comme un remords…» Pas sûr que cela troublera les senteurs marines humées à Deauville par les grands de ce monde. Lequel d’entre eux saura s’indigner que l’ONU, dont la mission est la démilitarisation des relations internationales, ait été dévoyée ? De pareils fourvoiements menacent le rôle fédérateur qui doit être celui de l’organisation internationale, alors que la dimension mondiale des défis contemporains appelle une nouvelle coopération des peuples et des États. Comment ne pas juger également que l’intervention d’hélicoptères en Libye, après les frappes visant Kadhafi et sa famille, puis l’expédition de barbouzes occidentaux pour former les troupes rebelles, viole explicitement la résolution 1973, prise par le Conseil de sécurité le 17 mars dernier, qui ne prévoyait qu’une zone d’exclusion aérienne pour protéger les populations civiles libyennes d’un massacre ? Désormais l’Otan mène la danse sur des objectifs bien différents, sans que l’ONU dise mot ni que le moindre effort soit conduit pour aboutir à un cessez-le-feu et à une solution à la crise. La résolution 1973 avançait une nouvelle ambition pour la « communauté » internationale, la « responsabilité de protéger » contre d’éventuels génocides… La Libye est en guerre civile et des flots de sang ont coulé en Afrique sans un doigt levé par les casques bleus. La légitimité, la crédibilité, l’efficacité de l’ONU viennent d’en prendre un coup en couvrant de grandes déclarations éthiques des menées au parfum d’impérialisme. Nul ne peut s’en réjouir : la planète a besoin de l’ONU, d’une autre ONU, de plus d’ONU.

Les mystères de l’hôtel Sofitel de New York éclipseront-ils les drames ourdis à l’hôtel du Golf d’Abidjan ? Il faut à toute force l’éviter et encore plus quand on lit les exaltations bellicistes de Bernard-Henri Lévy, reconverti en conseiller militaire de l’Élysée, qui proclame dans le dernier Nouvel Observateur : « Après Kadhafi, Assad ! » Va-t-on bombarder Damas aux premiers jours de juin ? Dans le langage de son temps, Jaurès écrivait en 1903 que l’Europe unie « devra se garder de toute intervention provocatrice ; oui, elle devra répudier cette philanthropie hypocrite qui n’est si souvent qu’un prétexte pour exploiter “ les peuples inférieurs” que l’on prétend défendre ». 
Qui prétendra que ces lignes ont pris une seule ride ?

Patrick Apel-Muller


http://www.humanite.fr/24_05_2011-l%E2%80%99onction-du-sang-%C3%A0-abidjan-472882 - Source


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Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★


Posté par: T 34
Posté le: 27 May 2011 à 22:30

Ouattara éclaboussé par les crimes de son armée

Amnesty International publie un rapport accablant sur les massacres et les atteintes aux droits humains commis en Côte d’Ivoire pendant la crise postélectorale. Les deux camps sont mis en cause. L’ONG dresse un premier bilan des tueries attribuées aux combattants pro-Ouattara dans l’Ouest.

«Ils ont regardé sa carte d’identité et l’ont abattu ». C’est le titre d’un http://www.amnesty.fr/sites/default/files/AFR_31_002_2011_ext_fra.pdf - rapport d’Amnesty International , rendu public hier, qui dresse un terrible bilan des exactions, des massacres constitutifs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis tout au long de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Les enquêteurs de l’ONG ont recueilli, à Abidjan comme dans l’ouest du pays, plus d’une centaine de témoignages cauchemardesques, accablants pour les deux camps qui se sont disputé le pouvoir pendant six mois.

Le camp du président déchu est sévèrement mis en cause. Le document revient sur les violences et les exactions dont les forces de sécurité (FDS), loyales à Laurent Gbagbo, se sont rendues coupables. En particulier dans la commune d’Abobo, majoritairement favorable à Alassane Ouattara et passée, en février, sous le contrôle du mystérieux « commando invisible ». Dans cette commune, les FDS, cibles d’attaques, n’ont pas hésité à répliquer par des tirs d’obus de mortier sur des quartiers densément peuplés, faisant de nombreuses victimes civiles. Coupables, aussi, d’atrocités, les milices pro-Gbagbo. Les témoins interrogés par Amnesty International confirment ainsi les crimes imputés aux Jeunes Patriotes de Charles Blé Goudé. Usant d’une rhétorique « ivoiritaire » xénophobe, ils réservaient en priorité leurs supplices (voir page 3) aux Ivoiriens originaires du Nord, aux musulmans et aux ressortissants étrangers de la sous-région. Enlèvements, viols, exécutions sommaires, actes de torture, incendies de maisons habitées par des partisans réels ou supposés d’Alassane Ouattara, attaques visant les casques bleus de l’Onuci sont également recensés.

Chasse à l’homme à duékoué

Mais les pro-Gbagbo ne sont pas seuls coupables de graves violations des droits humains. Ce rapport dresse un premier bilan, terrifiant, des crimes commis par les forces armées pro-Ouattara dans l’ouest du pays. Tous les témoignages recueillis à Duekoué « font état d’une série d’homicides ciblés et systématiques commis par des agents en uniforme des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, créées par Alassane Ouattara le 8 mars 2011), qui ont exécuté des centaines d’hommes de tous âges sur la base de considérations politiques et ethniques », résume Amnesty International. Après de violents combats, la ville est passée, dès le 29 mai, sous contrôle total des FRCI, héritières des Forces nouvelles de Guillaume Soro. Ces combattants pro-Ouattara ont alors ouvert une véritable chasse à l’homme, ciblant les hommes d’ethnie guéré, réputés proches de Laurent Gbagbo. Des hommes ayant fui en brousse racontent que des chiens ont été lancés à leurs trousses par les FRCI et les Dozos, ces chasseurs traditionnels du Nord enrôlés dans l’offensive. Toutefois, si un Guéré pouvait apporter la preuve de son allégeance à Alassane Ouattara, il était épargné. Le document compile, enfin, des témoignages effroyables sur l’usage des violences sexuelles et du viol comme armes de guerre.

Amnesty International s’étonne que de si graves violations des droits humains aient pu se produire sous l’œil des casques bleus de l’Onuci. Le massacre de Duékoué « s’est déroulé alors qu’une base de l’Onuci se trouvait à 1 km du quartier Carrefour, le principal lieu des tueries », rappelle l’ONG. Interrogée par les enquêteurs, la mission onusienne a répondu dans une lettre que « la responsabilité première de protéger les civils revenait aux autorités nationales de Côte d’Ivoire » (sic). Confus sur leur mission de protection des populations civiles, des représentants de l’Onuci interrogés par l’ONG ont en revanche fait valoir que la résolution 1975 du Conseil de sécurité des Nations unies autorisant l’ http://humanite.fr/13_04_2011-c%C3%B4te-divoire-%C2%AB-l%E2%80%99onuci-et-%E2%80%9Clicorne%E2%80%9D-ont-outrepass%C3%A9-leur-mandat-%C2%BB-470144 - Onuci à détruire les armes lourdes avait « aidé à faire tomber Laurent Gbagbo ».

Les FRCI, lourdement mises en cause par ce rapport, ont été créées le 8 mars 2011 par Alassane Ouattara. Sa responsabilité est donc engagée. Les appels à la « catharsis nationale » du nouveau président ivoirien resteront, à coup sûr, sans effet, si l’impunité devait régner. Sans justice pour toutes les victimes, la Côte d’Ivoire ne pourrait rompre, durablement, le cycle de la violence.

  • Gbagbo détenu à Korhogo

Amnesty International n’a pas été autorisée à rencontrer Laurent Gbagbo. Détenu à Korhogo, le président déchu n’a pu recevoir, depuis son arrestation, qu’une seule et brève visite, le 2 mai, celle de Desmond Tutu, Kofi Annan et Mary Robinson. Le CICR n’a pu visiter ni Simone Gbagbo (en résidence surveillée à Odienné), ni Pascal Affi Nguessan, président du FPI, qui serait détenu à Bouna. « Des partisans présumés de l’ancien président ont été victimes de violentes représailles », rapporte Amnesty International.

A lire :

--> L'éditorial de Patrick Apel-Muller : http://www.humanite.fr/24_05_2011-l%E2%80%99onction-du-sang-%C3%A0-abidjan-472882 - L’onction du sang à Abidjan

--> Entretien avec Albert Bourgi, Professeur de droit public à l’université de Reims : http://humanite.fr/13_04_2011-c%C3%B4te-divoire-%C2%AB-l%E2%80%99onuci-et-%E2%80%9Clicorne%E2%80%9D-ont-outrepass%C3%A9-leur-mandat-%C2%BB-470144 - « L’Onuci et “Licorne” ont outrepassé leur mandat »

--> Analyse. http://humanite.fr/22_05_2011-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-le-droit-d%E2%80%99ing%C3%A9rence-pilier-d%E2%80%99une-%C2%AB-nouvelle-politique-%C3%A9trang%C3%A8re-%C2%BB-472705 - Le droit d’ingérence, pilier d’une « nouvelle politique étrangère »

--> http://humanite.fr/22_05_2011-ouattara-investi-sarkozy-veut-reconqu%C3%A9rir-le-pr%C3%A9-carr%C3%A9-472702 - Ouattara investi, Sarkozy veut reconquérir le pré carré

Rosa Moussaoui


http://www.humanite.fr/24_05_2011-ouattara-%C3%A9clabouss%C3%A9-par-les-crimes-de-son-arm%C3%A9e-472879 - Source

Stephan Oberreit : « Les Guérés étaient pris pour cible »

Le directeur général d’Amnesty International France, s’interroge sur 
la passivité de l’Onuci, dont la mission est pourtant de protéger les populations civiles.

L’Onuci a-t-elle failli à sa mission de protection des populations civiles 
en Côte d’Ivoire ?

Stephan Oberreit. Au regard de sa mission, on peut se poser des questions sur le manque de réactivité de l’Onuci. Lors des bombardements de la commune d’Abobo, à Abidjan, par les forces pro-Gbagbo, comme lors du massacre commis dans le quartier Carrefour de Duékoué le 29 mars 2011 par les forces pro-Ouattara. Il faut prendre en considération les contraintes auxquelles faisaient face les casques bleus. Ces missions de protection des populations sont complexes, difficiles à mettre en œuvre. Mais la lumière doit être faite sur les décisions prises à chaque étape de cette crise.

 Des responsables de l’Onuci vous 
ont affirmé que la protection 
des populations relevait des autorités ivoiriennes. Cette réponse n’est-elle 
pas aberrante ?

Stephan Oberreit. Complètement. Les forces en présence, loyales à Laurent Gbagbo ou soutenant le président Ouattara, ont attaqué des populations. Si ces forces avaient la volonté et 
la capacité de protéger les populations, la communauté internationale n’aurait pas déployé 10 000 casques bleus en Côte d’Ivoire, avec un mandat de protection des civils.

Vous soulignez la collusion, à Abidjan, entre les forces de sécurité loyales 
à Laurent Gbagbo et les milices…

Stephan Oberreit. Des meurtres, 
des assassinats ont été commis par les Jeunes patriotes de Charles Blé Goudé sous les yeux de forces officielles comme l’armée, les forces de défense et de sécurité ou le Cecos (centre de commandement des opérations de sécurité).

 Les massacres commis dans
l’ouest par les forces d’Ouattara ciblaient les Guérés. Avaient-ils aussi 
un caractère politique ?

Stephan Oberreit. Plusieurs témoignages confirment que des Guérés menacés ou battus par les FRCI étaient épargnés s’ils montraient une photo ou un tee-shirt à l’effigie d’Ouattara. Il ne faut pas s’arrêter à une dimension ethnique. Il y avait bien, aussi, une dimension politique. Ceci dit, les Guérés étaient ciblés car considérés comme favorables à Laurent Gbagbo.

Les crimes des FRCI engagent-ils
la responsabilité d’Alassane Ouattara ?

Stephan Oberreit. Le président Ouattara a créé, par décret, ces Forces républicaines de Côte d’Ivoire, en y intégrant les Forces nouvelles et d’autres éléments. Ces forces sont donc sous sa responsabilité. Restent toutefois des zones d’ombres sur les milices ayant pris part aux combats et aux exactions, mais aussi sur les Dozos, ces chasseurs traditionnels du nord qui opéraient aux côtés d’unité se revendiquant des FRCI. Nous avons demandé à maintes reprises que le président Ouattara se prononce sur ce qui s’est passé à Duékoué. À ce jour, sa réaction demeure insuffisante. Or sans enquêtes, sans justice, c’est la chronique annoncée de nouvelles violences en Côte d’Ivoire.

/user/6416 - Entretien réalisé par R. M.

http://www.humanite.fr/24_05_2011-stephan-oberreit-%C2%AB-les-gu%C3%A9r%C3%A9s-%C3%A9taient-pris-pour-cible-%C2%BB-472881 - Source

Témoignages : « Ils leur ont demandé de présenter leur carte d’identité. Puis, ils les ont exécutés. »

Extraits du rapport d’Amnesty International
sur la Côte d’Ivoire

Les jeunes patriotes et le supplice du pneu. Au marché Gouro, à Yopougon (Abidjan), le 26 février 2011, au lendemain d’un discours de Charles Blé Goudé, les jeunes patriotes qui tenaient un barrage routier s’attaquent à un homme poussant une brouette. Un témoin raconte : « Quelqu’un parmi les jeunes patriotes a déclaré qu’il ne le connaissait pas et ils ont dit : “C’est un Dioula, donc un Burkinabé, donc un rebelle.” Ils l’ont déshabillé, puis l’ont battu. Pendant tout ce temps, cet homme cherchait notre regard car nous, les vendeurs du marché, nous le connaissions mais la peur nous empêchait de parler en sa faveur. (…) Les jeunes patriotes lui ont passé un pneu autour du cou, ont versé de l’essence sur son corps et y ont mis le feu. La victime est connue sous le nom de Tchédjan (ce qui veut dire 
“ le Grand ” en dioula). »

 Massacre des Forces républicaines 
de Côte d’Ivoire (FRCI), à Duékoué

Une femme habitant Duékoué raconte la prise de la ville par les forces pro-Ouattara : « Le lundi (28 mars 2011), les FRCI ont eu facilement le dessus sur les FDS et leurs alliés, miliciens et mercenaires libériens. Ceux-ci ont vite déserté la ville en abandonnant les civils, nous étions sans aucune protection. Le lendemain, les FRCI et les Dozos ont pénétré dans le quartier Carrefour, ils sont entrés dans les cours et ont chassé les femmes. Puis ils ont demandé aux hommes et aux jeunes de s’aligner et leur ont demandé de décliner leurs prénoms et noms et de présenter leur carte d’identité. Puis ils les ont exécutés. J’ai assisté au tri qu’ils opéraient, trois jeunes hommes, dont un âgé d’une quinzaine d’années, ont été tués par balles devant moi. »

Massacre des FRCI, à Guiglo

Récit d’un survivant : « J’étais dans un groupe de 30 personnes et nous avons erré dans la ville de Guiglo 
à la recherche d’un lieu sûr. Dans l’après-midi du mercredi (30 mars), nous avons rencontré une personne (Dioula) qui s’est proposée de nous aider. Nous l’avons suivie mais elle nous a emmenés dans une maison où se trouvaient des Dozos et des FRCI qui nous ont battus. Ils ont déchiré nos habits et nous ont attachés avec les chemises ou les pantalons. Nous avions les pieds et les mains attachés, certains jeunes qui n’avaient pas de caleçons se sont retrouvés nus. Ils nous ont demandé de nous coucher sur le dos et nous ont “ chicotés ”. (…) Le lendemain matin, nous avons reçu d’autres coups et ils nous ont dit qu’ils attendaient leur chef avant de nous tuer. Dans l’après-midi de jeudi, ils nous ont conduits au pont de la rivière Nzo. Nous étions 30 en tout, ils ont parlementé entre eux et ont épargné les quatre plus jeunes. Les 26 autres personnes ont été placées entre deux groupes de gens en treillis et des Dozos. Leurs armes étaient pointées contre eux, puis les 26 personnes ont été égorgées une à une. »

Le viol comme arme de guerre

Certaines femmes ont été détenues durant plusieurs jours et violées à de multiples reprises. Une des victimes raconte : « Le mardi 29 mars, j’étais avec les vieux dans une maison du quartier Carrefour quand la porte a été fracassée. Des hommes portant des treillis nous ont demandé de sortir pour retrouver un groupe de gens. Ils voulaient nous tuer, mais un autre a déclaré qu’ils avaient besoin de femmes. Un groupe comprenant huit femmes et huit enfants (quatre fillettes et quatre garçons) a été rassemblé. (…) Nous avons été regroupés dans une maison. Un d’entre eux a pris un couteau et a menacé de me tuer si je ne couchais pas avec lui. Il a déchiré mes vêtements et m’a violée devant tout le monde. Les autres femmes qui se trouvaient dans la maison ont été violées de la même manière et en public. Pendant qu’ils violaient les femmes, certains proféraient des insultes et hurlaient contre les Guérés : “On va tous vous tuer, les Guérés, 
on va vous marier et on prendra vos terres ”. »

http://www.humanite.fr/24_05_2011-t%C3%A9moignages-%C2%AB-ils-leur-ont-demand%C3%A9-de-pr%C3%A9senter-leur-carte-d%E2%80%99identit%C3%A9-puis-ils-les-ont-ex - Source


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Posté par: T 34
Posté le: 28 May 2011 à 20:16

http://www.michelcollon.info/Cote-d-Ivoire-Faut-il-juger.html -  

http://www.michelcollon.info/_David-Gakunzi_.html - Hitler dit : « Homme, tu n’es qu’un numéro, et ce numéro s’appelle zéro ». Ouattara dit : « Gbagbo n’est rien. »Même vision du monde, même regard sur les hommes. Vision d’ailleurs partagée, dans une certaine mesure, par Napoléon bis, le paternel de Ouattara. Que dit en effet Sarkozy, puisque c’est de lui qu’il s’agit, que dit Sarkozy en attaquant la Côte d’Ivoire avec toute la brutalité et la bestialité de ses hélicos et chars ? Il dit que l’Afrique n’est rien, que l’Afrique n’est en définitive que son objet, un objet modelable et corvéable à merci, un objet sans volonté propre, appelé à se soumettre aux ultimes désirs de la France ! « La démocratie comme je l’entends ou le sang coulera ! » dit-il en somme.

Et le sang a coulé, le sang vient de couler abondamment et continuer de couler à flot en Côte d’Ivoire.

Trois mille ? Cinq mille ? Sept mille ? Dix mille morts ? Nul ne sait. Seule certitude : la Côte d’Ivoire est aujourd’hui une chair ouverte, déchirée, meurtrie, mutilée, fissurée, écartelée pour longtemps. Seule certitude : des Ivoiriens ont été attaqués, tués, brulés, écrasés, écrasés comme on écrase des bêtes sauvages, écrasés par les forces de l’armée française et de Ouattara liguées ; écrasés, attaqués parce que nés non Dioulas, attaqués parce que partisans de Gbagbo ; attaqués dans leur identité ethnique et politique. Crime d’Etat, crimes contre l’humanité.

Et les preuves, les traces, les pièces à conviction, les documents prouvant la cruauté, la barbarie originelle et désormais quotidienne du régime installé à Abidjan par les bombes de l’armée française, sont connus de tous. Des documents authentiques, vérifiés, édifiants, étayés par des témoignages fiables et concordants. Et le pire, hélas, est loin d’être derrière nous. Le pire est encore en cours, le pire suit son cours. Les libertés et droits démocratiques élémentaires ? Bafouées, abolies. Le respect de la vie humaine ? Inexistant. Exécutions sommaires, pour un oui ou pour un non. Le viol des femmes ? Sauvagerie quotidienne. Le rapt, les séquestrations individuelles ou groupées des leaders de l’opposition ? Quotidiens. Les journalistes ? Les Sylvain Gagnetaud ? Enlevés, assassinés. Les fonctionnaires de descendance autre que Dioula ?

Maltraités, ostracisés, jetés à la porte de leur office car non fiables du seul fait de leur naissance.

Et les pillages ? Meubles, voitures, vélos, ordinateurs, pillés. Tout pillé ! Pillés jusqu’au dernier vêtement. Et les terres ? Saisies, saisies de force, spoliées. Et les comptes bancaires ? Saisis aussi ; saisis par simple communiqué radiotélévisé. Objectif inavoué : réduire tout dissident potentiel à l’extrême dénuement, pousser chacun, condamné par les exigences du besoin, au reniement, à la négation de soi. Et puis, il y a tous ces ivoiriens condamnés à trainer, à errer dans les forets pour échapper aux séides de Ouattara ; tous ces ivoiriens errants, les vies fracassées, méprisées, piétinées, éventrées par la terreur et la faim…

Voilà, oui, voilà la nouvelle Côte d’Ivoire, la nouvelle Côte d’Ivoire démocratisée à coup de bombes françaises : une terre de l’intimidation et de l’élimination physique ; une terre où toutes les brutalités sont permises contre des Ivoiriens déclarés coupables du fait de leur naissance, signalés coupables du fait de leur conviction politique ; une terre baignée de terreur, écrasée de terreur, clôturée par la terreur ; un Etat-prison, spoliateur et meurtrier, un Etat méprisant la vie et fondé sur la volonté d’un homme, d’un seul homme, l’homme de la France, Ouattara. 

Et pourtant ce même Ouattara s’évertue à proclamer, chaque jour, devant chaque micro tendu, que non lui, il n’est vraiment pas l’homme de la petite vengeance, l’homme de la vengeance mesquine, cruelle mais bien l’homme … de la réconciliation et de la justice. Comme un certain général chilien, le Général Gustavo Leigh, membre de la junte chilienne, répondant à un journaliste, le 10 octobre 1973, au lendemain de l’assassinat d’Allende : « Nous ne sommes pas mus par l’esprit de vengeance. Nous voulons la justice… Mais on ne peut atteindre cet objectif qu’en éliminant tous les supporters de l’ancien régime… » Epouvanter pour gouverner la Côte d’Ivoire ; épouvanter comme hier à Santiago.

Sarkozy sait tout ça. Il sait ce que tout le monde sait. Et que fait-il l’autre jour à Yamoussoukro ? Il parle, il parle et rien sur Duékoué, rien sur les morts d’Abidjan, rien sur cette terreur totale, cet Etat d’exception qui rappelle Santiago 1973, Santiago du meurtre sauvage, Santiago de l’espérance exécutée par les bombardements sauvages sur le palais de la Moneda. Rien, rien sur le sang répandu dans les rues.

Sarkozy parle ; il parle entre coupes de champagnes et petits fours, gala, parade et danse du ventre de Ouattara ; il parle comme un tortionnaire ordinaire cherchant à redonner entre deux séances de gégène un sens humain à sa barbarie : la poudre, le feu, le sang ? Le sang dans les rues ? Moi Sarkozy, responsable de la mort de milliers d’Ivoiriens ? Attendez : regardez-moi, regardez-moi bien : ai-je vraiment une tête de tueur ? Ai-je l’apparence d’un monstre ? Regardez-moi bien : je suis un homme civilisé, gentil, attachant en mission de démocratisation du monde. Et qu’y-a-t-il dans ma besace, dans mon fourreau ? Le code démocratique, le seul code démocratique valable, salutaire pour la totalité, l’ensemble de la planète.

Et quelle est ma motivation ? La passion démocratique ! Je ne suis que l’agent d’un destin supérieur : la démocratisation du monde ! Je suis l’ami et le guide, le grand-frère des démocrates, des démocraties ! claironne Sarkozy, l’index pointé sur la carte de l’Afrique, la jactance et l’orgueil de toute puissance étalés. Et quoi ? Mais quoi encore ? Abidjan ? Mais qui ne le sait pas ? Vous le savez tous bien : si j’ai bombardé Abidjan c’était pour le bien de la Côte d’Ivoire. C’était pour le bien de la démocratie. Et puis, précision importante : vous le savez aussi bien que moi, la France n’a pas forcé cette guerre contre la Côte d’Ivoire ; si je suis passé à l’acte, c’est que toute l’Afrique était consentante. Et pour le reste ? Quoi le reste ? A notre santé maintenant ! Buvons ensemble pour célébrer la démocratie restaurée !

Le sang versé n’est pas encore séché, la Côte d’Ivoire saigne encore comme une blessure profonde et voilà déjà le champagne avalé, voilà Sarkozy nommant, avec toute la solennité du monde, ce temps de loup régit par des chiens furieux, ce temps de persécutions et d’atrocités, ce temps qui sent l’humiliation et la mort, ce bourbier sanguillonnant, démocratie. Oui, dé-mo-cra-tie ! Abominable mensonge. Sarkozy commet le mal absolu en Côte d’Ivoire et il le baptise, la conscience tranquille, la paix dans l’âme, démocratie restaurée, démocratie offerte en cadeaux aux ivoiriens, bien suprême. Egarement de l’esprit ? Non. Cynisme glacial : il n’est plus dans le monde d’aujourd’hui de discours public possible s’avouant ouvertement colonial, alors le propos doit être camouflé dans les méandres de l’alibi démocratique. Rien de nouveau en réalité sous le soleil : l’habileté de toute oppression, ne consiste-t-elle pas à faire croire qu’elle n’en est pas une, qu’elle n’est pas joug, asservissement, domination, esclavage, mise en esclavage, mais plutôt émancipation, libération, protection de l’homme ? L’important ? Le sol et le sous-sol ivoirien de nouveau mesurés, les entrailles de la terre et les nappes conquises, les ports bientôt vidés de cacao, vidés de café, vidés de coton, vidés de diamant, vidés d’or noir, vidés d’or jaune.

Et Ouattara, l’homme double, l’homme au mépris chargé jusqu’à la gueule dès qu’il s’adresse à une partie des ivoiriens, « ces Ivoiriens qui ne sont rien » et, instantanément le geste promptement obséquieux, promptement cireur de pompes, dès qu’il est en présence de ses précepteurs ; et Ouattara, la voix mielleuse, l’obligeance, la prévenance, la servilité publiques ; et Ouattara, bon servant de maisonnée, courbettes et salamalecs incurables ; Ouattara docilement assis à la place assigné, de pérorer devant Sarkozy, de lécher, d’encenser : Merci M’sieu Sarkozy ! Oui, M’sieu Sarkozy ! Merci vraiment ! Reconnaissance éternelle, M’sieu Sarkozy. Je vous loue d’avoir bombardé Abidjan M’sieu Sarkozy et cætera. Je vous loue d’avoir donné à la Côte d’Ivoire cet ordre qui rejoint mes désirs de toujours et cætera. Je vous loue, cher protecteur et sauveur et cætera ! Merci Bwana Sarkozy ! 

C’est que Ouattara, l’homme au regard oblique, incapable de regarder droit dans les yeux son propre peuple, mais vif, empressé à diriger sur sa terre bombes et fusils venus de Paris ; c’est que cet homme est de ceux qui croient encore que hors de la domination de la France, il n’y a point de salut pour l’Afrique ! Pour tous ceux-là, la mise sous tutelle, la vie sous domination française est plus qu’une faveur, un honneur ! Leur raison d’être ? Leur bonheur ? Etre « choisi », désigné, élu comme éternel assujetti, être présenté comme exécuteur, exécuteur apprivoisé, exécuteur domestiqué, attitré, zélé des œuvres basses, des œuvres les plus basses, de l’ancienne puissance coloniale contre leur propre peuple. Pour le reste… Le reste…

Chasser le naturel et il revient au galop, dit l’adage : au bout de son discours de Yamoussoukro, le Bwana Sarkozy se lâche. « Les troupes françaises resteront en Côte d’Ivoire ». Sarkozy énonce tranquillement une monstruosité : le pouvoir de Ouattara, installé par la France, la « démocratie restaurée » sera gardée non pas par la volonté populaire, mais par les bottes et les balles casquées de l’armée française. Et Ouattara sera d’ailleurs flanqué d’un conseiller militaire français. Et voilà, c’est tout ! C’est ainsi ! Sarkozy, le cerveau identifié au nombril de la démocratie dans le monde, proclame, annonce sans ambages, sans détour, normale, naturelle la domination d’un peuple sur un autre peuple.

Le président français se lâche donc à Yamoussoukro et se révèle tel qu’il est : un esprit colonial. Un esprit colonial habité par une certaine nostalgie, un esprit occupé par cette rumination nostalgique qui refuse l’égalité des hommes ; un esprit saturé par toutes ces considérations, images et productions mentales qui ont permises, rendues possible autrefois l’émergence de la ségrégation et de la barbarie coloniales ; un esprit colonial revendiqué, persuadé que l’Afrique est un continent sans passé, une tabula rasa. Qui dit, en effet, un jour de juillet 2007 à Dakar, qui ose affirmer dans le temple même du grand historien panafricain Cheikh Anta-Diop, que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire » ? Sarkozy. Et qui introduit le débat sur les supposés « bienfaits de la colonisation » sur la scène politique française ? Encore et toujours Sarkozy. 

La pensée précède l’action comme l’éclair le tonnerre, dit la sagesse populaire ; c’est, en vérité, le fond même de la pensée de Sarkozy, le socle idéologique de sa pensée, sa manière de penser l’Afrique et le monde, qui pose problème, qui fait problème. Et on a vu naître et se propager cette pensée sans véritablement saisir l’extrême dangerosité de son éventuelle finalité. On a cru qu’elle n’était pas doctrine réfléchie, assumée mais assemblage bricolé de petits discours décousus sans importance, proférés à des fins strictement électoralistes et sans lendemain.

Nul n’a réalisé que cette vision du monde était enceinte de guerres, de cruauté, de sang, de terreur. Nul n’a réalisé que cette vision du monde une fois aux affaires, que cette conception du monde en situation de pouvoir, l’aventure coloniale ne relèverait plus seulement de l’ordre du fantasme mais du projet possible, plausible, faisable, réalisable. Tort, tort à tous ceux qui croyaient la férocité hideuse du XIXème siècle périmée, impossible, inimaginable en plein siècle XXI ; tort à tous ceux qui croyaient la barbarie coloniale d’un autre siècle.

Alors ? On peut bombarder ; bombarder Abidjan. On peut détruire. On peut. Et le reste ? Mais le reste ne compte pas. Le reste ne compte pas pour Sarkozy. L’enfer édifié au cœur de la Côte d’Ivoire ne compte pas. Duékoué ne compte pas. Puisque l’Afrique ne compte pas. Puisque l’Afrique est une tabula rasa à la surface de laquelle on peut édifier ce qu’on veut, c’est-à-dire n’importe quoi. Oui, au-delà des temps et des visages, le colonialisme demeure dans son tempérament brut, ce même monstre à la raison froide, sectaire prêt à tuer, prêt à tuer allègrement, à tuer sans remords, prêt à avaler – la soif du profit inextinguible – prêt à avaler les hommes et les choses, et ce, au nom d’un discours brouilleur inventé et diffusé pour occulter l’agression et l’ambition impériales : la raison démocratique, la fausse raison démocratique. Alors le reste ? Le reste : le Sang, les ruines, le deuil ? Le reste : Duékoué ?

Duékoué. Que s’est-il passé à Duékoué ? La population triée. Triée sur une base ethnique. Les Dioulas d’un côte ; les autres de l’autre côté. Du côté de la mort. Vociférations meurtrières des forces de Ouattara portées, soutenues par la France, les forces de Ouattara armées de fusils, de machettes, de gourdins, de couteaux : « Vous allez voir ! Nous allons vous exterminer… C’est nous les maîtres ! » ; « Nous prendrons vos terres ! Nous prendrons vos femmes… » « Nous sommes les maîtres ! C’est nous désormais, les maîtres ! »

Duékoué : des centaines de villageois sans défense massacrés, humiliés jusque dans leur mort car n’étant pas nés dioulas, car n’ayant pas votés comme il faut, c’est-à-dire voté Ouattara. Massacrés. Massacrés jusqu’aux enfants en âge de se souvenir ; massacrés, jusqu’aux nouveau-nés découpés en morceau ; massacrés, et les cadavres jetés, et les cadavres brulés. Monstruosité démoniaque, éradication totale de l’homme de nouveau possible ; l’humanité effacée, crime contre l’humanité. Mais silence. Silence. Silence abominable sur Duékoué car Duékoué supplicié accuse : si le crime contre l’homme a été possible ici ; si ce crime est advenu, c’est parce que Sarkozy a décidé d’engager cette cruauté de guerre contre une partie des Ivoiriens. Silence sur Duékoué car Duékoué dit ce qu’on ne veut pas entendre, ce qu’on ne veut pas dire : la France de nouveau mécène, caution, complice, co-auteure d’une nouvelle barbarie en Afrique.

Beaucoup sont morts à Duékoué ; beaucoup d’autres sont morts ailleurs ; morts à Abidjan, morts à Sassandra, morts à Toulepleu, morts à Bonoua … Que des enfants, que des femmes, que des hommes maltraités, brutalisés, humiliés, massacrés ! Que de morts ! Que de souffrances indicibles ! Et la source, la source de tout ce malheur ? La source de toute cette horreur indicible infligée aux Ivoiriens ? Ouattara certes mais aussi Paris, plus précisément, l’hôte de l’Elysée. Car les morts ivoiriennes ne seraient pas morts sans cette guerre déclarée par le Chef d’Etat français, cet homme porté comme par un sentiment de toute puissance. Oui, c’est bien cette guerre imposée comme pour tuer la vie d‘une partie des Ivoiriens ; c’est cette guerre qui a créé les conditions de l’éclosion de la barbarie, de la bestialité la plus obscure, la plus totale. Oui, telle est la vérité : Sarkozy, héritier décomplexé de la toute-puissance meurtrière des Voulet et Chanone, a creusé avec une force animale déchainée, le cauchemar de Duékoué, la détresse de Sassandra, l’épouvante de Bonoua, le crime d’Abidjan… Il est le paternel de toute cette orgie de sang.

Hermann Goering, le Président du Conseil de Prusse annonçant, en 1933, la création de la future Gestapo : « Chaque balle qui sort maintenant d’un revolver de police est ma balle. Si vous appelez cela un meurtre, c’est moi alors qui suis le meurtrier. » Chaque bombe balancée sur Abidjan fut une bombe de Sarkozy. Alors faut-il, faudra-t-il un jour, arrêté cet homme et le trainer, le traduire devant une juridiction appropriée pour les crimes commis en Côte d’Ivoire ? Réponse sans ambigüité : oui. Malraux : « L’homme n’est pas ce qu’il cache. Il est ce qu’il fait. » Et Sarkozy a fait beaucoup de mal à la Côte d’Ivoire et à l’Afrique en déclenchant cette guerre. Un mal qui ne doit pas demeurer impuni et frappé de silence et de dénégation ; un mal qui ne doit pas rester inarticulé et ce, malgré l’encre si silencieux des medias dominants, des médias silencieux car loués, hélas, pour dissimuler, occulter le crime commis contre la Côte d’Ivoire ; loués pour transformer, maquiller cette entreprise d’asservissement d’un pays faible par un pays plus puissant en aventure faussement mystique, faussement démocratique.

http://www.africatimeforpeace.com/fr/faut-il-juger-sarkozy.htm - - La chasse aux opposants se poursuit en Côte d'Ivoire

http://laradiodelsur.com/?p=27616 - Denuncian cacería contra vencidos en Costa de Marfil


http://www.africatimeforpeace.com/fr/faut-il-juger-sarkozy.htm - -



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Posté par: T 34
Posté le: 02 Jun 2011 à 22:55

Côte d’Ivoire : rien n’est réglé

Les violences se poursuivent dans le pays. Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire, fidèles au président Alassane Ouattara, sont mises en cause dans de nombreuses exactions.

La crise politique ivoirienne a trouvé une issue par la force. La crise humanitaire, elle, est toujours d’actualité. De nombreuses violences continuent d’avoir lieu depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo, le 11 avril dernier. Les civils seraient victimes d’exactions commises par les forces du pouvoir actuel, celles du président Ouattara.

«À Abidjan, des femmes ont été violées ou mises à nu publiquement, des civils ont été tués, battus ou arrêtés arbitrairement. Des sympathisants du Front populaire ivoirien ou des présumés miliciens pro-Gbagbo ont été exécutés sommairement» ont dénoncé ensemble cinq organisations françaises, parmi lesquelles la CGT et la Ligue des droits de l’homme. De même, la Commission internationale d’enquête sur la Côte d’Ivoire a attiré l’attention, le 27 mai dernier, sur la poursuite des crimes contre l’humanité dans la région.

Au moins 1 012 personnes ont été tuées dans l’Ouest ivoirien depuis le début de la crise postélectorale, le 28 novembre 2010. Parmi elles, de nombreux Guéré, une ethnie proche de l’ex-président 
Laurent Gbagbo. Face à ce constat, l’Onuci (mission de l’ONU en Côte d’Ivoire) a évoqué la complexité de la situation, mais s’est gardée de pointer des responsabilités. Il faut dire que les casques bleus sont eux-mêmes mis en cause par Amnesty International : dans son récent rapport, l’ONG les accuse de négligence dans la protection des civils.

Romain Zlatanovic

http://www.humanite.fr/31_05_2011-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-rien-n%E2%80%99est-r%C3%A9gl%C3%A9-473412 - Source
10/06/2011
http://laradiodelsur.com/?p=29231 - Costa de Marfil: la ONU denuncia los crímenes del Ejército de Ouattara

http://www.legrandsoir.info/cote-d-ivoire-un-temoignage-de-premiere-main.html - Côte d’Ivoire : un témoignage de première main

 

Bernard GENSANE

Un ami me fait parvenir un témoignage partiel (mais non partial) de ce qu’il a vécu pendant les récents événements dramatiques de Côte d’Ivoire. A noter tout particulièrement ce qu’il dit de l’exfiltration de Gbagbo de la Présidence.

Le 31 mars, nous sommes partis pour l’école en passant par le Plateau où nous devions déposer la petite à son collège. La présence de barrages de "jeunes patriotes" (favorables à Gbagbo, stipendiés pour contrôler les identités et fouiller les véhicules) nous a incités à nous diriger vers Koumassi. Vers dix heures, la fantasia s’est déclenchée dans tous les quartiers anti Gbagbo (tout Abidjan sauf Plateau, Cocody et Yopougon). Rafales en l’air, braquages de véhicules (il s’agissait, pour les acteurs, de se procurer les moyens de piller et/ou de partir attaquer les partisans de Gbagbo qui tenaient le Plateau).

Nous sommes restés six jours bloqués à Koumassi. Sans problème de nourriture. Mais, le lundi suivant, l’eau a été coupée dans tout Abidjan-Sud. J’ai appelé les forces de la Licorne qui sont venus nous exfiltrer le mercredi 7 avril, en toute discrétion : un camion haut sur pattes encadré de deux automitrailleuses, dont les servants faisaient pivoter nonchalamment l’arme tous azimuts, et d’un blindé léger. Au moins trois cents badauds du quartier, prudents cependant, pour nous voir embarquer. Dans le camion, casque et cotte de mailles d’au moins quinze kilos pour chacun. Le trajet jusqu’au camp a duré deux heures car il fallait aller prendre d’autres évacués à Marcory. Le poids du gilet pare-balles m’a endolori l’arrière-train, douillettement installé sur un moelleux banc de bois, pour trois jours.

Nous étions, six jours auparavant, partis au boulot dans les conditions ordinaires : pantalon-chemisette pour moi, bien entendu sans passeports. Nous sommes restés huit jours au camp Licorne (ex RIMA de Port-Bouët) et ce n’est que le mercredi 13 avril que le fiston a pu traverser Abidjan pour récupérer nos documents de voyage. Le lendemain, nous avons quitté Abidjan dans un avion militaire italien à destination de Rome, via Tamanrasset pour un ravitaillement. Nous sommes arrivés à destination soixante heures après. N’ayant ni chéquier ni carte de crédit restés à l’appartement, nous n’avons pu prendre Alitalia qui ne demandait que 660 euros par personne (nous étions six, nous avions pris en charge trois autres compagnons d’infortune, Noirs de nationalité française, une femme et son gosse et une jeune métisse qui est ensuite restée quinze jours à T. avec nous). Nous avions raclé tout l’argent liquide que nous pouvions mais il n’y en avait pas assez en euros. Nous nous sommes rabattus sur le train mais les directs Rome-Paris par Milan étaient complets jusqu’au lundi 18. Sauts de puce : Rome-Vintimille, train pour Nice dans la foulée (nous n’avons rien payé, les guichets étaient fermés et il n’y avait pas de contrôleur français dans le convoi), nuit à l’hôtel Ibis à cent mètres de la gare et départ pour paris en TGV le lendemain matin, en "surréservation". L’avion militaire était gratuit mais nous avons quand même lâché trois mille euros dans le périple.

Nous n’avons subi aucun préjudice, ni au travail ni à l’appartement situé dans la cité à côté de la télévision ivoirienne, où l’on tirait encore quarante-huit heures après que Gbagbo eut été capturé. Le temps que nous avons passé cloîtrés à K., nous avions accès à internet ; par contre, la messagerie électronique a été coupée dès le samedi soir. Beaucoup de sociétés, de commerces, d’installations et de domiciles ont été pillés par les jeunes de tous bords. La première nuit à l’école, nous entendions la dévastation des magasins à cinquante mètres de nous. Dans une situation de ce genre, j’ai la particularité de n’être pas l’objet de manifestations organiques particulières. Ce n’est qu’ensuite que l’émotion s’évacue par le rêve. La nuit, je retrouve des "rebelles", le camp Licorne et ses militaires spéciaux dans des paysages non identifiables.

La noria incessante des hélicoptères décollant portes ouvertes pour aller récupérer les gens isolés dans les quartiers, les forces spéciales venues d’Afghanistan extirper Gbagbo de sa cachette (des barbus qui passent sans doute inaperçus là-bas mais qui, pour l’heure, étaient en uniforme), les sections abandonnant les plateaux quelquefois même pas entamés et giclant du snack, où mangeaient militaires et civils, parce que leur chef venait de recevoir un ordre au téléphone, nous ont quand même durablement marqués.

Les huit jours passés au camp ont été "enrichissants" : aucune communication tangible avec l’extérieur hormis les appels téléphoniques aux uns et aux autres gentils membres, qui faisaient aussitôt circuler avec ce que cela suppose d’informations partielles et partiales. En fin de compte, on n’en savait pas plus que ce nous en proposait le diplomatique bulletin quotidien que le général faisait placarder. Nourriture satisfaisante, meilleure que celle que j’ai pu consommer dans tous les selfs que j’ai pu fréquenter, que j’ai évaluée à quinze tonnes par jour (3 500 rations par repas).

On mettra du temps à effacer tout cela, tant du point de vue général que du point de vue personnel.



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Posté par: T 34
Posté le: 17 Jun 2011 à 23:12

Côte d’Ivoire, les droits humains toujours violés

Un rapport du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur les violences depuis novembre 2010 met gravement en cause les forces républicaines du président Alassane Ouattara.

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU avait décidé, le 25 mars dernier, de créer une commission d’enquête internationale indépendante sur les violatio s commises en Côte d’Ivoire après les élections de novembre 2010. La commission qui a enquêté sur place entre le 4 et 28 mai a conclu que, durant la période considérée, «de nombreuses violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire ont été commises par différents acteurs» pouvant constituer «des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre». Selon les trois enquêteurs, sont en cause : les Forces de défense et de sécurité (FDS, partisans de Laurent Gbagbo) et leurs alliés (milices et mercenaires) puis, lors de leur contre-offensive et leur prise de contrôle du pays, les FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire, pro-Ouattara).

Le rapport relève en particulier les attaques des FDS avec des miliciens et mercenaires contre les populations des quartiers d’Abobo et de Yopougon à Abidjan, ainsi que des «attaques et exactions par les FRCI et leurs alliés contre les populations d’origine guéré». Les incidents les plus graves ont été commis à Abidjan et dans l’ouest, notamment à Duekoué où a été perpétré un véritable massacre (les enquêteurs parlent de 505 personnes tuées par les forces liées à Ouattara). Au total «quelque 3 000 personnes ont pu être tuées».

Depuis, les violences n’ont pas cessé. «Les nombreuses victimes, essentiellement dans les régions de l’Ouest, du Sud-Ouest et d’Abidjan continuent de payer un lourd tribut», écrit la commission. Dans leur rapport final les enquêteurs expliquent ainsi plus précisément : «Bien que les attaques directes contre des civils par les forces de sécurité aient quelque peu diminué (depuis l’arrestation de Gbagbo – NDLR), la situation des droits humains en Côte d’Ivoire reste précaire.» Les FRCI d’Ouattara ont soumis les populations, souvent sur la base de critères ethniques, à des arrestations et détentions arbitraires, à des violences, à des viols, des tortures et à des exécutions sommaires. La commission note par ailleurs les abus et l’indiscipline des FRCI, composées de plusieurs groupes différents et dont la structure de commandement n’est pas clairement définie, faisant courir un grand risque à «la cohésion sociale et la réconciliation». De même et c’est ce qu’ont déjà pointé plusieurs ONG comme Human Rights Watch, la décision de la commission de garder confidentielle une liste de personnes considérées responsables de crimes graves constitue un frein à l’exercice de la justice et de la vérité. Pour l’heure, elle se contente de recommander au gouvernement ivoirien, que préside désormais Ouattara, de veiller à ce que les auteurs des violations des droits de l’homme soient traduits en justice. Vraiment tous ?

Bernard Duraud

http://www.humanite.fr/15_06_2011-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-les-droits-humains-toujours-viol%C3%A9s-474392 - Source

http://laradiodelsur.com/?p=29231 - Costa de Marfil: la ONU denuncia los crímenes del Ejército de Ouattara

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Posté par: T 34
Posté le: 26 Jun 2011 à 20:11

Des partisans de Gbagbo détenus  en Côte d’Ivoire sans inculpation

Selon Amnesty International, au moins 50 personnes ont été placées en détention par les autorités ivoiriennes sans avoir été inculpées, suite 
à l’arrestation de l’ancien président Laurent Gbagbo. 
Il est probable, estime l’organisation, 
que nombre d’entre elles soient privées de liberté 
en raison de leurs opinions politiques. 
Certaines ont subi de graves violences lors 
de leur arrestation, en présence de l’Onuci 
(opération des Nations unies en Côte d’Ivoire), 
qui n’est pas intervenue. Des soldats membres 
de cette institution sont également postés 
autour du principal lieu de rétention, 
l’Hôtel Pergola, pour assurer la sécurité, alors que des détenus faisant l’objet d’une détention arbitraire y sont enfermés, relève encore le rapport.

http://www.humanite.fr/23_06_2011-l%E2%80%99%C3%A9lys%C3%A9e-annonce-l%E2%80%99amorce-d%E2%80%99un-retrait-d%E2%80%99afghanistan-475028 - Source

http://laradiodelsur.com/?p=36169 - Denuncian clima de terror que impera en Costa de Marfil



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Posté par: T 34
Posté le: 31 Jul 2011 à 16:52

La terreur continue en Côte d’Ivoire

Dans un rapport, l’ONG Amnesty International dénonce des atrocités et un climat de peur entretenu par les forces d’Alassane Ouattara, depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo.

Vols, incendies, viols, exécutions sommaires : autant de raisons vitales pour un demi-million d’Ivoiriens de ne pas regagner leur foyer. C’est l’ONG Amnesty International qui met en lumière ces tragédies, dans un rapport intitulé : «Nous voulons rentrer chez nous, mais nous ne pouvons pas. Insécurité et personnes déplacées en Côte d’Ivoire : une crise persistante».

C’est le quatrième rapport que l’ONG publie sur cette région du monde depuis le début de l’année. Les précédents montraient à quel point les forces de Laurent Gbagbo n’avaient pas le monopole de la cruauté. Les Forces de sécurité (FDS) du président déchu et les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) se partagent la responsabilité de plusieurs massacres. Les deux camps sont d’ailleurs sous le coup d’une enquête de la Cour pénale internationale.

Des assassinats à caractère ethnique

Ce que démontre cette publication-ci d’Amnesty International, c’est que les exactions ne se sont pas arrêtées avec l’interpellation du rival d’Alassane Ouattara. Bien au contraire, le camp du vainqueur fait régner un climat de terreur dans certaines régions et commet des assassinats à caractère ethnique. «Ils l’ont tué en lui mettant un pneu autour du cou avant d’y mettre le feu», raconte un témoin qui a assisté au meurtre d’un homme à Abidjan, la capitale. Selon Amnesty, ces scènes sont d’une banalité effrayante et «de manière générale, les hommes jeunes de l’ethnie Guéré qui ont l’air d’être costauds courent un risque particulier d’être la cible d’attaques car ils sont présumés avoir été membres des milices pro-Gbagbo».

Les réfugiés ivoiriens de ce groupe ethnique sont donc des centaines de milliers à craindre des violences s’ils rentrent du Liberia, ou de l’endroit en Côte d’Ivoire d’où ils ont fui le conflit démarré en novembre dernier. «Les autorités doivent mettre en place une chaîne de commandement bien établie et démanteler les milices», réclame Gaëtan Mootoo, chercheur et corédacteur du rapport. Ces milices sont constituées de chasseurs traditionnels, les dozos. Créées pour protéger les civils des FDS de Gbagbo, elles sont encore approvisionnées en armes et en munitions par les forces gouvernementales, mais pour des raisons différentes de celles qui avaient cours pendant le conflit.

Un habitant qui a eu le courage de rentrer chez lui explique que «les combattants circulent à moto dans la ville. Le simple fait de venir aussi souvent avec leurs armes suffit pour nous maintenir dans la crainte. C’est ce qu’ils veulent». Des miliciens se tiennent également aux postes de contrôle routier pour dissuader les déplacés de rentrer chez eux.

500 000 réfugiés dans des conditions très précaires

En attendant une régularisation de la situation, 500 000 réfugiés vivent dans des conditions très précaires. À l’intérieur du pays, certains ont élu domicile sous des tentes, dans des camps de fortune. À Duékoué, ville martyre à 500 kilomètres d’Abidjan, le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) a construit deux bâtiments, pouvant abriter 800 personnes. Les FRCI et les dozos y ont commis en mai des crimes particulièrement atroces (800 selon le CICR), toujours en ciblant les Guérés.

Sur la base des investigations qu’elle a menées sur place, Amnesty International estime que le gouvernement d’Alassane Ouattara a une part de responsabilité dans ces exactions. L’ONG demande donc qu’une «force de sécurité impartiale qui puisse assurer la protection de tous les citoyens ivoiriens, quel que soit le groupe ethnique auquel ils appartiennent», soit la mise en place, et surtout la fin de l’impunité pour les meurtriers. Elle recommande également que la CPI n’enquête plus seulement sur la résolution de la crise postélectorale, mais aussi sur ce qui s’est passé depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo. Le point de départ des investigations devait aussi être fixé au début de la rébellion en 2002, selon elle. «Il suffirait que quelques responsables soient arrêtés, pour que cela donne un signal fort à la population», plaide Salvatore Saguès, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest.

L’ONG se félicite toutefois de la décision de l’ONU d’établir huit bases militaires en Côte d’Ivoire. Elle estime que les violences doivent cesser rapidement, «sinon elles porteront atteinte aux efforts de réconciliation menés dans un pays déchiré par une décennie de conflits ethniques et violents».

La situation de Gbagbo n’a pas changé

Toujours assigné à résidence dans la ville 
de Korhogo, Laurent Gbagbo aurait apparemment pu rencontrer la semaine dernière des membres du Comité international 
de la Croix-Rouge, mais ses conditions 
de détention sont toujours aussi dures. 
Le mystère et l’isolement qui l’entourent sont eux toujours aussi impénétrables. «Depuis trois mois sa situation est très précaire : toujours pas d’inculpation et un lieu de détention qui n’est pas destiné à en être un», explique Salvatore Haguès, chercheur spécialiste de l’Afrique 
de l’Ouest. «Au-delà de son cas personnel, 
c’est la situation de 60 autres personnes détenues en même temps que lui qui est inquiétante. Où sont-elles ? Comment vont-elles ? Personne ne le sait. Il faut que le gouvernement d’Alassane Ouattara publie une liste précise 
avec les lieux de détention», réclame 
ce chercheur associé à Amnesty International.

Julien Sartre

http://www.humanite.fr/28_07_2011-la-terreur-continue-en-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-477138 - Source

http://laradiodelsur.com/?p=36169 - Denuncian clima de terror que impera en Costa de Marfil


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Posté par: T 34
Posté le: 04 Aug 2011 à 20:28

Côte d'Ivoire: des recrues controversées dans l'armée de Ouattara

Des chefs de l'ex-rébellion ivoirienne, qui ont contribué à porter Ouattara au pouvoir, ont été officiellement affectés dans la nouvelle armée nationale. Dans la liste apparaissent des officiers mis en cause par l'ONU pour avoir mené des "exécutions extrajudiciaires".

Ces anciens chefs rebelles à la réputation controversée se partagent le contrôle du nord du pays depuis le putsch raté de 2002. Appelés aussi "com-zone", ces commandants ont, avec l'appui militaire de la France et de l'ONU, contribués à porter au pouvoir Alassane Ouattara, après quatre mois et deux semaines de guerre conclue par l'arrestation le 11 avril 2011 de Laurent Gbagbo.

Nommés officiellement par Alassane Ouattara mercredi, ces anciens chefs de guerre font partie d'une grande vague de promotion et de nominations au sein de la nouvelle armée. Les "com-zone" ont été régulièrement accusés depuis 2002 d'exactions par l'ONU ou par des ONG. Parmi ceux-ci, Martin Fofié Kouakou, mis en cause par l'ONU depuis 2006 pour avoir mené des "exécutions extrajudiciaires", devient le commandant de la ville de Korhogo.

D'autres anciens chefs de guerre se retrouvent dans ces nominations. L'ancien chef rebelle, Issiaka Ouattara, dit Wattao, devient commandant en second de la Garde républicaine. Ousmane Chérif, "com-zone" le plus proche de Ouattara, prend le commandement en second du Groupe de sécurité de la présidence de la République.

Les exactions commises par ces "com-zone" n'ont pas cessé avec l'arrestation du rival Gbagbo. Un http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Justice-internationale/Actualites/Cote-dIvoire-Nous-voulons-rentrer-chez-nous-mais-nous-ne-pouvons-pas-3166 - rapport d'Amnesty International a d'ailleurs mis en lumière le climat de terreur que fait régner le clan des vainqueurs.

  • À lire également: 

http://www.humanite.fr/28_07_2011-la-terreur-continue-en-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-477138 - La terreur continue en Côte d'Ivoire

http://www.humanite.fr/12_04_2011-c%C3%B4te-divoire-retour-sur-quatre-mois-de-crise-469983 - Côte d'Ivoire: retour sur quatre mois de crise

http://humanite.fr/30_06_2011-c%C3%B4te-divoire-un-ouvrage-qui-contredit-le-discours-dominant-475490 - Côte d'Ivoire: un ouvrage qui contredit le dsicours dominant

http://www.humanite.fr/user/16982 - Justine Cohendet

http://www.humanite.fr/04_08_2011-des-affect%C3%A9s-dans-la-nouvelle-arm%C3%A9e-de-ouattara-477377 - Source



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Posté par: T 34
Posté le: 05 Aug 2011 à 22:40

En Côte d’Ivoire, la justice des vainqueurs

Une soixantaine de partisans de Laurent Gbagbo sont incarcérés ou placés en « résidence surveillée » dans le nord du pays, sous la garde de chefs de guerre, la plupart hors de toute procédure judiciaire.

Entourés d’hommes en uniforme qui les filment, sous les hurlements d’un chef militaire des FRCI au langage peu amène, les détenus s’allongent à terre, contraints d’exécuter, jusqu’à épuisement, une série de pompes. Pas de violences physiques, mais une volonté affichée d’humilier. La scène, filmée et postée sur Internet en juillet, se passe à Bouna, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire. Parmi les prisonniers, on reconnaît Pascal Affi Nguessan, président du Front populaire ivoirien, le parti de Laurent Gbagbo, ou encore Michel Gbagbo, fils du président déchu.

Comme eux, une soixantaine de personnes, appréhendées par les FRCI lors de l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril dernier, sont maintenues en détention dans le nord de la Côte d’Ivoire, à Bouna, Boundiali, Katiola, Odienné. Dans un cadre juridique pour le moins flou, sans contacts avec l’extérieur et sous la garde de chefs de guerre peu soucieux de légalité et de dignité des personnes. Des responsables politiques, des députés, des syndicalistes, des anciens ministres, l’ancien directeur de la BCEAO, ou encore des membres de la famille de Laurent Gbagbo sont ainsi incarcérés. Mais seuls vingt-quatre d’entre eux sont formellement inculpés pour infraction à caractère économique ou atteinte à la sûreté de l’État. Les autres, fait valoir le gouvernement ivoirien, sont placés en «détention préventive» ou font l’objet de «mesures administratives» censées prévenir d’éventuelles «menaces». L’ancien président ivoirien, lui, est officiellement placé en «résidence surveillée» à Korhogo, où il n’a pu s’entretenir avec ses avocats depuis le 26 mai, date de son unique entrevue avec eux.

Plusieurs ONG s’alarment des conditions de détention et de l’état de santé de ces prisonniers, qui ont finalement pu recevoir, en juillet, la visite du CICR. Lequel se refuse à communiquer, indiquant que ses «observations, recommandations et préoccupations» seront «traitées de manière confidentielle avec les autorités détentrices pour s’assurer que les détenus seront traités correctement». Plus explicite, la Confédération syndicale internationale (CSI) dénonce le «régime particulièrement pénible» auquel est astreint Basile Mahan Gahé, secrétaire général de la centrale syndicale Dignité. Kidnappé en mai à son domicile d’Abidjan par des hommes en armes, le syndicaliste a été place au secret pendant plusieurs jours dans un commissariat, avant d’être transféré à l’hôtel Pergola, transformé en lieu de détention, puis, le 9 juillet, dans le nord du pays, à Boundiali. Une mission du Bureau international du travail à Abidjan «a pu constater qu’il n’existait aucune procédure judiciaire», indique la CSI, qui exprime «sa plus profonde inquiétude pour l’intégrité du syndicaliste». Son état de santé, comme celui de Maurice Lohourignon, directeur de l’aménagement du territoire, «s’est brutalement dégradé», confirme la sénatrice communiste Nicole Borvo Cohen-Seat, dans une lettre adressée le 20 juillet à Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères. La Française Jacqueline Chamois, mère de Michel Gbagbo, le fils aîné du président déchu, se désespère quant à elle de la passivité des autorités françaises. «Mon fils n’a commis aucun crime. Seule sa filiation lui est reprochée. Alors qu’il est ressortissant français, mes lettres à Nicolas Sarkozy et à Alain Juppé sont restées sans réponse», témoigne-t-elle.

Dans un pays toujours livré 
à la violence, aux exactions, aux pillages et à l’arbitraire des FRCI et de leurs «com’zones», le sort de ces détenus maltraités, errant dans des limbes juridiques, jette une ombre supplémentaire sur le nouveau pouvoir. Et ce malgré les promesses répétées d’Alassane Ouattara sur la «réconciliation» et le «rétablissement de l’État de droit».

Rosa Moussaoui

http://www.humanite.fr/03_08_2011-en-c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-la-justice-des-vainqueurs-477343 - Source



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Posté par: T 34
Posté le: 09 Aug 2011 à 18:14

http://www.legrandsoir.info/cote-d-ivoire-celebration-de-la-fete-de-l-independance-a-paris-la-police-francaise-gache-la-fete.html - Côte d’Ivoire/Célébration de la fête de l’indépendance à Paris : La police française gâche la fête !

 
Philippe KOUHON

A l’appel du Cri panafricain et de plusieurs autres mouvements, associations et partis politiques proches de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, environ 3 000 manifestants venus de plusieurs villes de France et pays d’Europe, ont marché de la place de Trocadéro à la place Victor Hugo dans le 16e arrondissement de Paris ce dimanche 7 août 2011, pour disent-ils célébrer 51 ans de dépendance de leur pays, la Côte d’Ivoire.

« Cela fait 51 ans que la Côte d’ivoire est soi-disant indépendante. Nous sommes venus là aujourd’hui pour dire que la Côte d’Ivoire n’a jamais été indépendante. Et cela nous a été prouvé le 11 avril 2011, lorsque notre président en plein exercice de son pouvoir a été kidnappé, séquestré et mis en prison (…) Nous sommes habillés en blanc avec des bougies allumées pour exprimer notre indignation mais aussi commémorer les milliers d’ivoiriens tombés sous les balles sur ordre du président français, Nicolas Sarkozy et son suppôt en Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, depuis la sale guerre a nous imposée par ces derniers de septembre 2002 à maintenant » a dit, Abel Naki, président du Cri Panafricain.

Aussi pour le leader de la galaxie des résistants Ivoiriens de France le récent incident de bus tombé du pont Félix Houphouêt-Boigny à Abidjan et qui a coûté la vie à au moins 40 personnes aurait un lien avec les pratiques maçonniques de l’actuel président ivoirien, Alassane Ouattara. « Il faut que Ouattara arrête de verser le sang des ivoiriens, trop c’est trop » a-t-il martelé.

Partie de la place Trocadéro à 16h, la longue colonne des manifestants est arrivée à la place Victor Hugo à un pas de l’ambassade de la Côte d’Ivoire à Paris, il était 17h. Et c’est sans surprise qu’ils constateront que la rue Raymond Poincaré menant à l’ambassade est barricadée et toutes les issues donnant sur la place Victor Hugo, bloquées par la CRS française.

Ce qui ne sera pas du goût de certains manifestant qui estiment que c’est de leur droit d’avoir accès à leur ambassade, fut-il un dimanche et surtout en ce jour de célébration de la fête de l’indépendance de leur pays. Mais très vite ils seront contenus par leur propre service de sécurité qui aura mis tout en œuvre pour éviter des affrontements parfois palpables avec la police française.

Jusque-là aucun incident n’a été déploré. Et les différentes têtes d’affiches de la galaxie des résistants ivoiriens de France peuvent se succéder du haut d’un géant camion podium. L’ambiance est bon enfant lorsque vers 18h45, le groupe électrogène lâche. Il aura suffi une poignée de seconde pour voir une horde de policiers en civil s’attrouper autour du camion podium. Une altercation survint et provoque un désordre. Selon un responsable de la manifestation, la police vient d’intimer l’ordre d’arrêter la manifestation alors qu’elle était prévue se terminer à 19h. La bataille des 15 minutes gâchera malheureusement cette fête qui s’est déroulée jusque-là dans le calme et la discipline. Finalement c’est vers 21h que les manifestants se sont dispersés.
Notons que pour ce jour anniversaire de l’indépendance de la Côte d’ivoire, aucune fête n’a été initiée par l’ambassade de Côte d’Ivoire en France.

Philippe Kouhon



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Posté par: T 34
Posté le: 17 Sep 2011 à 02:15

Côte d'Ivoire: Gbagbo porte plainte contre l'armée française

 

L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a porté plainte à Paris contre l'armée française pour "tentative d'assassinat" lors de l'offensive menée en avril contre sa résidence par les forces de son rival Alassane Ouattara, appuyées par la France et l'ONU.

Un juge d'instruction a été nommé suite au dépôt, auprès du tribunal des armées de Paris le 5 juillet, de cette plainte avec constitution de partie civile par ses avocats, Me Jacques Vergès, Roland Dumas et Marcel Ceccaldi, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Interrogé par l'AFP, le ministère de la Défense a indiqué "ne pas faire de commentaire sur une procédure en cours".

L'offensive à Abidjan avait précipité la chute de M. Gbagbo, qui avait été arrêté le 11 avril, ce qui avait mis fin à quatre mois de crise, dont deux semaines de combats, consécutive au refus du président sortant de reconnaître sa défaite à la présidentielle du 28 novembre 2010 en faveur d'Alassane Ouattara.

L'offensive avait été menée par les forces de M. Ouattara grâce à l'appui décisif des moyens aériens et blindés de la force française Licorne et de celle de l'ONU (Onuci).

Les abords de la résidence présidentielle, où s'était barricadé Laurent Gbagbo et le dernier noyau de ses partisans, avaient notamment été la cible de tirs de missiles français, visant les armes lourdes qui y étaient déployés.

La France s'était défendue de toute participation directe des soldats français à l'arrestation de M. Gbagbo, indiquant que la force Licorne et l'Onuci avaient seulement agi "en soutien" à l'opération.

M. Gbagbo et plusieurs dizaines de personnalités de l'ancien régime sont en détention préventive en Côte d'Ivoire. L'ex-président et son épouse ont été inculpés en Côte d'Ivoire pour "crimes économiques".

Mais M. Ouattara souhaiterait voir traduit devant la Cour pénale internationale (CPI) son prédécesseur qui a "refusé le verdict des urnes alors que les élections étaient transparentes et supervisées par les Nations unies."

"Nous avons demandé à la Cour pénale internationale de se saisir de ce dossier. Ce processus est en cours. Je ne veux pas que l'on parle de justice des vainqueurs et que l'on dise que c'est Alassane Ouattara qui a condamné Laurent Gbagbo", a-t-il déclaré dans une interview au Figaro publiée mardi.

Au moins 3.000 personnes ont été tuées dans les violences liées à la crise post-électorale.

La justice française a déjà été saisie, en mai, d'une plainte d'une Française d'origine ivoirienne dont le père aurait été tué en mars lors des violences intercommunautaires qui auraient fait plusieurs centaines de victimes durant le mois, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire dont la majorité dans la ville de Duékoué.

Les avocats de la jeune femme, Roland Dumas et Jacques Vergès, ont déposé plainte contre X pour crime contre l'humanité visant le président ivoirien Alassane Ouattara.

Par ailleurs la justice française a déjà été saisie de plaintes visant des militaires français en Côte d'Ivoire.

Quatre militaires, dont un colonel, ont ainsi été renvoyés devant les assises par une juge du Tribunal aux armées de Paris (TAP) pour le meurtre de Firmin Mahé, Ivoirien mort étouffé dans un blindé français en 2005 en Côte d'Ivoire.

Le colonel Eric Burgaud, soupçonné d'avoir donné l'ordre de tuer Firmin Mahé, comparaîtra à une date indéterminée pour homicide volontaire.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110915.AFP9121/cote-d-ivoire-gbagbo-porte-plainte-contre-l-armee-francaise.html - Source
http://www.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&task=view&id=324193&Itemid=1 - Expresidente marfileño presenta demanda contra ejército francés
Korhogo : Les avocats du Président Gbagbo : à nouveau empêchés de voir leur client
 
Disposant de l’autorisation écrite des autorités judiciaires ivoiriennes les autorisant à rencontrer leur client, Jean-Serges Gbougnon du barreau d’Abidjan et Emmanuel Altit du barreau de Paris se sont vu refuser, le jeudi 15 septembre 2011, l’accès au Président Gbagbo.
Le commandant Fofié Kouakou, le chef de guerre qui détient dans son fief de Korhogo au Nord du pays l’ancien chef de l’Etat ivoirien a refusé de déférer aux ordres du juge d’instruction chargé de l’affaire et à ceux du Procureur de Korhogo ; il a empêché les avocats d’accomplir leur mission.
Les avocats ont essayé de joindre sans succès les officiels ivoiriens du ministère de la Justice, dont le ministre de la Justice qui se trouvait en France, accompagnant le Président Ouattara à la remise à l’Unesco du prix Houphouët-Boigny des Droits de l’Homme.
Il convient de noter d’ailleurs que lors de ce déplacement officiel le Président Ouattara a assuré auditoires et journalistes que les droits du Président Gbagbo étaient scrupuleusement observés et respectés.
Quant aux responsables du Bureau des Droits de l’Homme de l’Onuci, ils se sont déclarés impuissants.
Les avocats du Président Gbagbo déplorent ces atteintes aux droits de leur client et appellent les nouvelles autorités ivoiriennes à mettre leurs actes en accords avec leurs déclarations et au respect de la règle de droit.
Fait à Abidjan, le 16 septembre 2011
Maître Emmanuel Altit
Avocat à la Cour
Avocat du Président Gbagbo
Avocat inscrit à la Cour pénale internationale
Contact : Jennifer Naouri 95, rue de Courcelles
75017 Paris
http://news.abidjan.net/h/410797.html - Source
Législatives: Ouattara et Soro ne veulent pas du Fpi
 
Les nouvelles autorités oeuvrent ardemment pour l’organisation des législatives prévue selon leur calendrier pour la fin de l’année, alors que perdure un climat de terreur et de peur. Comme si leur objectif inavoué reste l’exclusion implicite de l’opposition des prochaines élections générales.

Le partage du gâteau est loin d’être terminé en Côte d’Ivoire. Après le partage des postes ministériels, des postes d’Ambassadeurs, de directeurs centraux et généraux et de Pca entre les alliés du Golf Hôtel, reste désormais le non moins négligeable «partage » de postes législatifs. La coalition de partis politiques et de mouvements armés, arrivée au pouvoir le 11 avril dernier, grâce à l’intervention militaire des forces françaises et onusiennes, n’entend pas s’arrêter en si bon chemin dans le verrouillage de tout le système politique. Leur prochain forfait, les élections législatives. Ouattara et Soro mettent vraisemblablement tout en oeuvre pour faire main basse sur l’Hémicycle.

C’est connu de tous, des élections législatives organisées de manière transparente et démocratique, ils n’en veulent pas. Encore moins de voir une participation  massive de l’opposition incarnée par l’ex-parti au pouvoir, le Fpi. Ce scénario est loin d’être inscrit sur les tablettes du pouvoir actuel. Et le Premier ministre de Ouattara,
Guillaume Soro, ne se gêne pas pour l’exprimer. Comme le week-end dernier à Bouaké. «Des cadres des Forces nouvelles peuvent servir à l’Assemblée pour enrichir les débats de l’Assemblée nationale. Pour enrichir la coloration de l’Assemblée. Maintenant comme nous ne sommes pas un parti politique, nous verrons avec nos ainés, Bédié et les autres quelles sont les places qu’ils peuvent nous faire dans cette assemblée. Évidemment je ne m’adresse pas au Fpi (rire) parce que je ne suis pas convaincu que ce soit la bonne adresse», nargue l’ex-chef rebelle. Et de déclarer qu’avec les alliés du RHDP, les Fn auront leur place à l’Hémicycle.

Dans une plaisanterie de mauvais goût,  Soro trahit encore un secret, à savoir que le pouvoir actuel n’est pas très enclin à une participation du Fpi aux prochaines législatives, pour éviter des surprises de dernière minute. Surtout que le Docteur «ès Solutions», Alassane Ouattara tarde à offrir des solutionsmiracles à la situation désastreuse que vivent les Ivoiriens. Ainsi, tout est mis en oeuvre pour empêcher une participation de l’ex-majorité présidentielle aux prochaines législatives. Reconduction de la Cei version Youssouf Bakayoko, avec un dosage et une forte coloration Rhdp de la Commission électorale. Le Rdr (y compris les représentants du président de la République et du ministère de l’Intérieur) et son appendice les Forces nouvelles se taillent la part du lion dans la Cei, ensuite viennent le Pdci, le Mfa, l’Udpci et le néo-Rhdp, le Pit. Avant la présidentielle de 2010, l’ex-opposition était déjà majoritaire à la Cei. On parlait à l’époque de les mettre en confiance. En 2011, désormais au pouvoir, le Rhdp et ses satellites phagocytent littéralement la Cei, malgré les observations sommes toutes légitimes du Fpi et de la société civile.

Le problème sécuritaire, le talon d’Achille du pouvoir Ouattara n’arrange pas les choses. Un climat de terreur et de peur généralisée a pris pied sur l’ensemble du territoire et principalement dans les zones réputées favorables à Laurent Gbagbo. Il ne se passe quasi pas de jour sans que des faits d’exactions et de terreur sur les populations perpétrés par les éléments des Frci, pour la plupart toujours «incontrôlés» selon le langage gouvernemental qui sied, ne soient rapportés. Une situation qui maintient les populations dans une torpeur chronique. L’ouest du pays est toujours vidé de ses forces vives, à cause du règne sans partage des Dozos, miliciens très actifs du pouvoir Ouattara. Du sud-ouest jusqu’à l’est du pays, on continue de vivre entre la brousse et le village, pour espérer rester en vie. Les conditions minimales d’un scrutin démocratique sont loin d’être mises en place par l’actuel pouvoir qui connait pertinemment la réalité du terrain, en dépit de la force militaire utilisée. Les nouvelles autorités ont vraisemblablement peur d’être prises au piège de la démocratie, par un votesanction.

Et donc, préfèrent maintenir la chape de plomb sur les populations et faire une razzia dictatoriale au cours d’une parodie de législatives qui seront encore une fois certifiées transparentes et démocratiques par le siège de la certification, l’Onuci.
 
http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-4685.html - Source
 


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Posté par: T 34
Posté le: 24 Sep 2011 à 18:08

http://www.legrandsoir.info/abel-naki-president-du-cri-panafricain-rien-ne-faiblira-la-resistance-des-ivoiriens-en-france.html - Abel NAKI, président du Cri Panafricain : « Rien ne faiblira la résistance des ivoiriens en France »

 
Abel NAKI

De retour du Ghana, Togo et Bénin où il a conduit une mission de solidarité, Abel Naki, rendra compte le 7 octobre prochain à Paris. Avant cet évènement très attendu, le leader de la résistance ivoirienne en France, revient sur les conditions de vie des réfugiés ivoiriens, mais aussi sur les contradictions qui ont cours au sein de son mouvement.

Vous étiez récemment en Afrique où vous avez visité plusieurs camps de réfugiés ivoiriens mais aussi rencontré les membres de l’ancien pouvoir d’Abidjan. Globalement, quel est leur état d’esprit et comment vivent-ils cet exil ?

Nous sommes allés au Ghana, au Togo et au Bénin pour rencontrer les ivoiriens exilés et réfugiés. Il faut juste retenir qu’il y a plusieurs catégories de réfugiés : Il y a nos cadres, les leaders d’opinion et le reste de la population qui se trouve dans les camps de réfugiés.

Nous étions partis essentiellement pour rencontrer les réfugiés, c’est-à-dire ceux qui vivent dans des conditions déplorables. Nous leur avons donné les dons (numéraires transformés en nature) que les ivoiriens ont fait ici même à Paris lors de la levée de fonds du 13 juillet dernier. Car là-bas les ivoiriens mangent mal, dorment mal et sont pour la plupart malades à cause de leurs conditions inhumaines de vie. Plusieurs tonnes de riz, des cartons de savons, des pactes d’eau minérale et pour certains un peu d’argent afin de subvenir aux premiers besoins, ont été offerts.

Parlant du moral des ivoiriens, c’est avec surprise que nous avons trouvé des exilés avec un moral très haut. En Côte d’ivoire, on dit souvent que découragement n’est pas ivoirien. Eh bien c’est un vrai état d’esprit, et c’est ce que nous avons ressenti chez nos compatriotes exilés, voire réfugiés malgré les conditions difficiles de vie. Nous avons aussi rencontré certains leaders et cadres du pays, qui ont aussi le moral mais bien très haut contrairement à ce qu’on pouvait s’imaginer. Ils sont conscients qu’un jour, ils retourneront en Côte d’ivoire, et pour ce faire, ils voudraient compter sur la diaspora ivoirienne qui se mobilise pour que la Côte d’ivoire soit un jour libéré, pour que les ivoiriens réapprennent à vivre ensemble.

Revenons sur les conditions de vie des ivoiriens.

Vous avez raison d’insister, car il faut dire que les ivoiriens qui n’ont pas les moyens de se prendre une chambre d’hôtel ou un appartement, et qui sont contraints de vivre dans des camps, vivent très mal. Ils dorment à même le sol, certains sans couvertures. Le HCR dresse des tentes de fortune où ils se retrouvent à 18 voire 20 personnes pour un 10 m2. L’hygiène est inexistante. Des toilettes et douches pré fabriquées sans portes ni fenêtres d’aération. Sans compter les menaces de tout genre perpétrées sur eux par la population qui voit en eux des parasites qui viennent polluer leur existence déjà précaire. Certains dorment sur des étales après la fermeture des marchés. Se doucher reste un luxe.

C’est quoi finalement leur besoin ?

Ils ont besoin de matelas, savons mais surtout des denrées alimentaires, riz, huile, sucre ect…Ils ont aussi besoin de médicament, car vu qu’ils n’ont toujours pas obtenu le statut de réfugié qui pourrait leur permettre d’avoir accès au soin gratuit, il faut tout payer. Ils ont enfin besoin d’un peu d’argent de poche pour d’autres besoins quotidiens. Nous pensons qu’avec un budget d’environ 2 millions d’euros, nous pouvons faire face à tous ces besoins pour que nos compatriotes retrouvent leur dignité avant le retour au pays. Et je peux compter sur les ivoiriens de la diaspora qui sont fiers d’appartenir à une nation et qui refusent qu’une partie de cette nation soit humiliée. Nous allons nous organiser pour y faire face.

Avez-vous les moyens de ce que vous avancez ? Et cela pour combien de temps ?

Nous saurons compter sur la générosité des ivoiriens de la diaspora, mais aussi nous sommes conscients que cela ne durera pas. Certes il est question d’aider ceux de nos compatriotes qui vivent dans ces conditions déplorables, l’autre est de préparer leur retour au pays. Pour ce second volet, les choses avancent et très bientôt il fera jour sur la côte d’Ivoire.

Vous voulez parler d’un nouveau coup d’état en Côte d’ivoire, comme le disent les rumeurs ?

Loin de là. Nous ne sommes pas des partisans de la violence, encore moins de la guerre ou coup d’état. Les pères de la rébellion, vous les connaissez, ce sont eux qui occupent aujourd’hui notre pays avec l’aide de leur parrain, la France. Nous, nous disons qu’il faut simplement libérer le président Laurent Gbagbo et tous ses collaborateurs. C’est un préalable à toute discussion sur une éventuelle réconciliation en Côte d’ivoire. Mais également, il faut libérer les maisons et restituer tous les biens mal acquis par le nouveau pouvoir et son armée. Il faut enfin créer les conditions d’un retour des exilés au pays et permettre à tout le monde de s’exprimer librement comme ce fut le cas sous le président Laurent Gbagbo. Voilà quelques pistes pour un retour rapide de la paix en Côte d’Ivoire si le nouveau pouvoir veut continuer de gouverner.

Tout récemment, le chef de l’état ivoirien était à paris (Unesco) où il a demandé aux ivoiriens qui le souhaitent de revenir en Côte d’ivoire. Depuis une semaine, le premier ministre Charles Konan Banny, en charge de la réconciliation a entamé une série de rencontres avec des associations de la diaspora. Etes-vous prêts à le rencontrer ?

La question ne se pose plus en terme de rencontrer M. Banny ou pas. Nous, nous disons que la seule condition pour une réconciliation des ivoiriens reste la libération du président Laurent Gbagbo et de tous ses collaborateurs, la création des conditions de sécurité pour le retour des exilés et la restitution des biens d’autrui. Car si une campagne de réconciliation était la solution à la crise qui secoue la Côte d’ivoire depuis le 19 septembre 2002, beaucoup l’ont déjà fait. Souvenez-vous de la flamme de la paix à Bouaké, souvenez-vous de la caravane de la paix organisée par Charles Blé Goudé, enfin souvenez-vous du décret présidentiel et non d’un référendum faisant de M. Ouattara candidat pour les présidentielles là où la loi ivoirienne le lui refuse, pour cause de nationalité douteuse. Malheureusement, tous ces sacrifices ont été fait pour rien et cela n’a pas empêché au camp Ouattara et à la France de nous faire la guerre et de prendre le président Laurent Gbagbo en otage.

Comment se porte aujourd’hui le cri panafricain ?

Le Cri Panafricain se porte très bien. Et je suis heureux que ce mouvement devienne le fer de lance de la résistance ivoirienne et panafricaine sur la place parisienne.

Sauf que des rumeurs parlent d’une dissidence au sein de votre mouvement.

Moi, je suis un responsable sérieux, et tout comme, je ne me fie pas aux rumeurs. Donc je dirai que l’esprit et la lettre du cri panafricain restent intacts. Maintenant si vous parlez des personnes qui le dirigent, je vous répondrai que c’est bien normal qu’il y ait des courants qui se créent au sein d’une organisation. Cela est l’un des piliers de la démocratie. Et je vais vous rassurer que rien ne faiblira la résistance ivoirienne en France. Vous savez, quand une femme est belle, elle ne peut qu’être convoitée par plusieurs prétendants. Le Cri panafricain a atteint sa vitesse de croisière, il dérange, il fait peur et désormais, il faudra compter avec lui pour la libération de la Côte d’ivoire. Quoi de plus normal qu’il soit convoité par tout le monde ! Qui ne voudrait pas posséder cet outil de résistance ou bien qui ne voudrait pas être le géniteur de la libération de la Côte d’Ivoire et partant de l’Afrique toute entière ? Un jeu d’enfant, dirai-je. Et je suis content que la petite flamme que j’ai allumée peu avant et après la prise d’otage du président Laurent Gbagbo, devienne un grand feu de brousse, qui illumine aujourd’hui toute une lutte, tout un combat, aussi noble que je l’ai réfléchi et pensé de toute mon existence.

Quels sont alors les perspectives de votre mouvement ?

Nous rentrons d’une mission et comme promis, nous allons rendre Compte aux ivoiriens. Cela aura lieu le vendredi 7 octobre 2011, au cours d’une soirée gala et de bienfaisance, au 29, rue Sadi Carnot (Aubervilliers quatre Chemins), de 21h à l’aube, avec l’ambiance qu’on connait aux ivoiriens. Cette fois-ci il s’agira de faire parler à nouveau son cœur au vu de ce que je viens d’énumérer plus haut, car il est plus que jamais important d’aider nos compatriotes réfugiés. La première mission était une mission de prospection.

Après avoir entendu, vu et constaté les conditions inhumaines de nos compatriotes, il faut maintenant agir. Je rappelle que lors de la dernière levée de fonds à Paris, beaucoup de dons en nature (vêtements, nourriture, médicaments…) ont été donnés. Nous avons à ce jour deux conteneurs pleins. Il faut de l’argent pour les envoyer là où il faut. La soirée gala et de bienfaisance que nous organisons et au cours de laquelle l’intégralité des images prises au Ghana, Togo et Bénin, sera projetée, donnera droit à un DVD à l’entrée après avoir payé le droit d’entrée fixé à 20 euros.

Une fois encore, je tiens à remercier tous les membres du Cri panafricain et tous les amis de la Côte d’ivoire qui continuent de croire en notre lutte.



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Posté par: T 34
Posté le: 06 Oct 2011 à 00:34

La CPI va enquêter en Côte d’Ivoire

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) 
a été autorisé par les juges à enquêter sur des crimes commis lors des violences qui avaient suivi l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, fin 2010. Plus de 
3 000 personnes avaient été tuées lors des violences qui avaient suivi le refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir après le scrutin présidentiel de novembre 2010, selon le bureau du procureur de la CPI. 
Les juges ont par ailleurs demandé au procureur 
de leur «fournir toute information supplémentaire 
à sa disposition sur des crimes qui pourraient relever potentiellement de la compétence de la Cour 
et qui auraient été commis entre 2002 et 2010».

http://www.humanite.fr/monde/fiat-claque-la-porte-du-medef-italien-480834 - Source


Photo http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6243 - Sarkozy et Obama ont installé la violence au pouvoir en Côte d’Ivoire

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Posté par: T 34
Posté le: 11 Nov 2011 à 08:33
Côte d'Ivoire. Libération des prisoniers: La montagne accouche d'une souris !
 
Le nouveau courrier
 

Sept mois après la mise en résidence surveillée puis en détention préventive des personnalités politiques de l’ancien régime, la justice a enfin concédé à mettre en liberté provisoire seulement huit d’entre eux. Sur les 65 demandes de mise en liberté provisoire formulées par les avocats de la défense.

La Chambre d’accusation de la Cour d’appel d’Abidjan a statué hier sur les demandes de mise en liberté provisoire des personnalités politiques détenues par le régime Ouattara. Sur 65 demandes enregistrées, seulement 9 requêtes ont été examinées par la Chambre d’accusation de la cour d’appel, dont 8 accordées et une requête rejetée, sans autre forme de procès. Celle de l’honorable Sokouri Bohui Martin. Après près de 2 heures 30 minutes d’audience (de 15h à 17h 20mn), les avocats de la défense ont «refait surface», avec des mines qui en disait long sur le verdict. Maigre moisson, pourrait-on dire. Ou du moins, que la montagne a accouché d’une souris. Sinon comment comprendre que des personnalités à qui les mêmes faits sont reprochés avec la même situation de droit, on puisse en choisir seulement quelques-uns ?

Si cette liberté provisoire accordée à ces personnes est à saluer, l’on s’explique difficilement cette étrange coïncidence ou plutôt cette concordance de calendrier entre les discussions politiques et les audiences de mise en liberté provisoire des détenus politiques. Et pourtant, ces requêtes pour la plupart remontent au mois de juillet dernier et étaient restées sans suite jusque-là. Pourquoi la justice ivoirienne veut-elle ainsi donner la nette impression qu’elle est totalement téléguidée, qu’elle est influencée de manière patente par les politiques ? Alors qu’elle a la possibilité d’accorder en même temps toutes les demandes de mise en liberté provisoire sans que le soleil ne lui tombe sur la tête, la justice a visiblement préféré marcher au même rythme que l’exécutif.

Michel Gbagbo dont le seul délit est d’être le fils du président Gbagbo (la phrase est du ministre de la Défense, Garde des Sceaux) croupit toujours en prison, parce que tout simplement sa libération serait vue par Ouattara et ses partisans comme une petite victoire de la famille Gbagbo. Le Secrétaire d’Etat, Raphaël Dogo, handicapé moteur, n’a lui aussi pas trouvé «grâce» aux yeux de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel. Et comme les rejets ne sont nullement motivés, on ne saura jamais certainement pourquoi et sur quels critères les «libertés» sont accordées. Au final, tout cela ne fait pas sérieux, et ternit davantage l’image de la justice ivoirienne, qui apparaît plus que jamais aux ordres.

Frank Toti

Focal. Me Hervé Gouamené à sa sortie d'audience: "C'est la déception"

Débutée à 15 heures ce jeudi, c’est finalement à 17 heures 20 minutes que s’est achevée l’audience sur l’examen des requêtes de mise en liberté provisoire formulées par la défense. Me Hervé Gouamené, porte-parole du collectif des 9 avocats, s’est brièvement ouvert à la presse.

Nous venons d’avoir une audience avec la Chambre d’accusation de la cour d’appel d’Abidjan. Nous avions saisi cette chambre-là de 65 requêtes concernant les personnalités qui sont poursuivies. Et nous notons notre déception parce que pour les mêmes faits et pour la même situation de droit concernant donc ces 65 personnes, nous avons reçu que l’examen de 9 personnes. Et sur les 9 personnes, 8 ont été libérées. Et nous ne comprenons pas pourquoi il s’agit seulement d’examiner la demande de (mise en) liberté provisoire de 9 personnes. Alors que nous avons formulé des demandes concernant 65 personnes.

Quels sont les noms de ceux qui ont été libérés?

Nous avons donc le ministre Ettien Amoikon, madame le ministre Boni Claverie Akissi, Mme le maire d’Issia Dedi Adèle, Hué Lou Simone, Leba Chantal, le ministre Georges-Armand Ouegnin, Guézé Germain et le ministre et député Kata Kéké Joseph.

Qui n'a pas été libéré?

Le député Sokouri Bohui Martin.

Qu'est ce qui a été avancé comme argument?

Nous n’avons pas reçu d’argumentation.

Et le ministre Dallo Désiré?

Sa requête n’a pas été évoquée.

A partir de quand peut-on demander une nouvelle fois la libération provisoire des autres personnes?

Les autres requêtes sont déjà là. Donc il appartient à la cour de les programmer au fur et à mesure.

Quel est leur statut exact?

Leur statut, c’est qu’il reste encore en détention puisqu’ils n’ont pas été libérés.

Et ces 8 personnes seront libérés quand?

Immédiatement. C’est-à-dire dès demain matin (Aujourd’hui, ndlr). Sauf si le parquet général fait un pourvoi en cassation. Ce qui nous étonnerait.

Maintenant quel est le statut des libérés?

Ils sont en détention provisoire, c’est-à-dire ils sont libérés jusqu’à ce qu’ait lieu un procès qui les condamne ou les innocente définitivement… Ils sont donc en liberté provisoire.

Quelle est la suite des évènements?

Nous attendons que la chambre d’accusation nous convoque encore pour évoquer les 57 autres requêtes qui sont en attente.

Cela vous a été promis?

Évidemment, la chambre d’accusation a commencé ses audiences. La rentrée judiciaire étant effective, la chambre d’accusation se réunit une fois par semaine. Donc nous osons croire que la semaine prochaine, il y aura une autre audience.

Quel a été l'argument de la chambre pour rejeter les autres requêtes?

Elles n’ont pas été examinées.

Mais pourquoi n'ont elles pas été examinées?

Bon, c’est une question de programmation, certainement.

Et le dossier Laurent Gbagbo?

Il n’a pas été évoqué. Mais il y a une requête de demande de liberté provisoire le concernant.

http://cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=5207 - Source
 
Au total ils seront 20 libérés
http://news.abidjan.net/h/416343.html - Côte d`Ivoire: liberté provisoire pour 12 autres proches de Gbagbo


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Posté par: T 34
Posté le: 02 Dec 2011 à 04:31
Gbagbo à La Haye : et la réconciliation nationale ?
 

L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, arrivé à La Haye dans la nuit de mardi 29 à mercredi 30 novembre, est le premier ex-chef d'Etat remis à la CPI. Si la Côte d'Ivoire n'est pas signataire du traité fondateur de la CPI, le Traité de Rome, son président Alassane Ouattara a officiellement confirmé la compétence de la Cour le 14 décembre 2010 demandant que son procureur ouvre une enquête sur les crimes relevant de sa compétence.

Le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, a d'ailleurs salué le transfert de Laurent Gbagbo devant la CPI, le qualifiant de "salutaire pour le pays", estimant qu'il s'agit là d'un "élément clé pour tourner une page triste de l'histoire" du pays.

Pour autant, le fait de faire juger l'ex-président par la Justice international est-il une bonne chose pour la réconciliation nationale ivoirienne ? Ce déferrement n'est-il pas insuffisant au regard des exactions commises également par le camp Ouattara lors du conflit né du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir en novembre 2010 ?

Complot, corruption, magouille...

Dans le camp Gbagbo, on dénonce un complot. Le porte-parole de l'ancien président ivoirien, Justin Koné Katina a sévèrement critiqué le transfert à La Haye de Laurent Gbagbo, affirmant constater là "la victoire de la corruption, de la magouille, des réseaux au détriment de l'Etat". Le fait que la CPI soupçonne Laurent Gbagbo de quatre chefs de crimes contre l'humanité "nous confirme dans l'idée que nous avions déjà que (le procureur de la Cour, Luis Moreno) Ocampo n'est qu'une marionnette, un homme de réseau (...) qui se laisse manipuler pour des intérêts qui sont très loin de la justice", a-t-il poursuivi.

Des investigations limitées

Pour Amnesty international, le transfert de Laurent Gbagbo est salué comme "le premier pas significatif dénonçant l'impunité des crimes contre l'humanité commis en Côte d'Ivoire. Il "donne l'espoir à des milliers de victimes de ces crimes". Pour autant, souligne l'ONG, "le procureur ne devrait pas limiter ses investigations en se focalisant uniquement aux crimes commis depuis décembre 2010."

Le procureur de la Cour pénale internationale Luis Moreno-Ocampo, qui avait indiqué que son enquête porterait sur les deux camps opposés, a réaffirmé mercredi 30 novembre que d'autres responsables ivoiriens devront rendre des comptes devant la justice nationale : "M. Gbagbo est le premier à devoir rendre compte de ses actes. Il ne sera pas le dernier" a-t-il indiqué. "L'enquête suit son cours. Nous continuerons de recueillir des éléments de preuve en toute impartialité et en toute indépendance, et nous saisirons la Cour d'autres affaires, quelle que soit l'affiliation politique des personnes concernées", a ajouté Luis Moreno-Ocampo, selon lequel "il apparaît que des crimes ont été commis dans les deux camps".

Pour le moment cela dit la CPI, dont les moyens sont limités – elle n'a pas de forces de l'ordre par exemple – ne souhaite pas ralentir la "bonne volonté" d'Alassane Ouattara de livrer les membres du camp Gbagbo ou de permettre des investigations en prenant des mesures contre ses propres partisans.

Justice de vainqueur

A Amnesty, qui a constamment appelé l'Etat ivoirien et la CPI à enquêter sur tous les crimes commis par toutes les parties, notamment les meurtres, disparitions, tortures, violences sexuelles, le ton n'est donc pas à l'entière satisfaction. L'ONG enjoint le procureur à bien prendre en compte les crimes commis tant par les partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo que par les Forces Nouvelles (le groupe armé qui a pris le contrôle du nord du pays).

"Afin de rétablir l’état de droit en Côte d’Ivoire, le procureur de la CPI ne doit pas limiter son enquête, ni en se concentrant uniquement sur les crimes commis par les partisans de l’ancien président, ni en faisant l’impasse sur tous les graves crimes de droit international perpétrés depuis 2002, notamment les violences sexuelles", a indiqué l'ONG.

Il en va du droit des victimes à voir leur bourreau jugé. Mais aussi de la réconciliation nationale. C'est un pays entier qui a été divisé en deux camps ces dernières années. Dès le soir de l'arrestation de Laurent Gbagbo, le 11 avril, Alassane Ouattara a appelé de ses vœux que la lumière soit faite sur les violations des droits de l'homme, évoquant déjà la création d'une "commission vérité et réconciliation". Pour avancer, les Ivoiriens ont besoin de surmonter cette période meurtrie.

Mais en confiant Laurent Gbagbo à la CPI, plutôt qu'à la justice nationale qui aurait pu juger l'ancien président, Alassane Ouattara, s'il envoie à la population un message de justice et de neutralité, donne aussi l'impression de régler en catimini une situation qui aurait mérité d'être débattue dans le pays". A quelques jours des élections du 11 décembre, cette décision a eu l'effet d'un coup de tonnerre et renvoie l'image d'une justice de vainqueur bien davantage de celle d'une démarche en vue de la réconciliation nationale.

En aidant la CPI à enquêter seulement sur les crimes commis à partir de décembre 2010, Alassane Ouattara ferme les yeux sur huit années de crimes.

Gaetan Mootoo, chercheur sur l'Afrique de l'Ouest pour Amnesty, insiste sur ce point : "Il faut que la justice soit rendue de façon équitable (…) il faut enquêter sur tout ce qui s'est passé depuis 2002 si on veut réellement réconcilier les Ivoiriens. Une commission "Vérité et réconciliation" où il n'y a pas la composante justice n'aboutira pas" souligne-t-il.

Longue enquête

Quoi qu'il en soit, l'affaire est loin d'être close. Une longue enquête –celle pour le Darfour dura deux ans– va être nécessaire avant que les responsables des crimes commis à Duékoué, Toulepleu ou Abidjan ne soient jugés.

Sur le terrain, beaucoup de choses ne sont pas réglées. Les Nations unies estiment encore à 270.000 le nombre de personnes déplacées –dont 170.000 réfugiées au Liberia – à la recherche d'un abri plus sûr.

Céline Lussato – Le Nouvel Observateur

 
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111201.OBS5754/gbagbo-a-la-haye-et-la-reconciliation-nationale.html - Source
http://www.humanite.fr/monde/gbagbo-juge-par-la-cpi-484968 - Source  
http://www.telesurtv.net/secciones/noticias/100979-NN/ex-presidente-marfileno-laurent-gbagbo-encarcelado-en-la-haya/ - Ex presidente marfileño Laurent Gbagbo encarcelado en La Haya

http://laradiodelsur.com/?p=60292 - Califican como ilegal encarcelamiento del ex presidente marfileño Gbagbo en La Haya

http://www.legrandsoir.info/message-a-l-intention-de-la-fidh-et-ses-ailes-marchantes.html - Message à l’intention de la FIDH et ses ailes marchantes.  
 


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Patria socialismo o muerte

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Posté par: T 34
Posté le: 04 Dec 2011 à 16:31

http://www.legrandsoir.info/alassane-ouattara-ou-la-soumission-sans-equivoque-de-la-cote-d-ivoire.html - Alassane Ouattara ou la soumission sans équivoque de la Côte d’Ivoire.

 
 
Komla KPOGLI

Gérard Longuet devant l’Association des journalistes de défense (AJD), le mercredi 16 novembre 2011 évoque l’actuel processus de resserrement du dispositif militaire en Afrique et regrette que la Côte d’Ivoire n’ait pas remplacé le Gabon comme point d’implantation en ces termes : « On aurait choisi Port-Bouët, en Côte d’Ivoire si Ouattara avait été en place plus tôt ».

Les guerres sont faites souvent pour des objectifs purement économiques. En détruisant les infrastructures du pays agressé, en réduisant à néant sa machine militaire, en mettant à sac un pays on prépare un nouveau débouché. Des guerres conduisent à la naissance de nouveaux clients qui, une fois installés au pouvoir, vont devoir s’équiper en armes et en matériel de guerres pour prétendre redonner à l’Etat détruit, un de ses attributs de souveraineté : une armée. Aussi, ce pays devenu ruiné à coup de bombardements est obligé d’emprunter le chemin de la « reconstruction ». Cette « reconstruction », relevant plus de a propagande que de la réalité, passe nécessairement par les entreprises des pays agresseurs qui en font une occasion de déployer la corruption dans toutes ses formes. La « reconstruction », on sait ce qu’elle a produit dans les pays tels que l’Irak et l’Afghanistan récemment victimes de l’agression occidentale. La Côte d’Ivoire du criminel récidiviste Alassane Ouattara offre le meilleur exemple de cet état de chose en ce moment en Afrique subsaharienne.

Après avoir installé cet homme-lige au pouvoir suite à des bombardements, des massacres et de la destruction du matériel militaire ivoirien, la France peut passer aux affaires. Le prix de l’installation passe donc par l’achat des produits du faiseur de roi. C’est ainsi !

Il n’y a pas longtemps nous écrivions ceci à propos de l’agression contre la Libye par des pays occidentaux regroupés au sein de l’OTAN : « Les « soldats de la paix » de l’Occident accompagnés de quelques ravitailleurs arabo-musulmans de pacotilles et de décor sont sur le pied de guerre. Ils iront en Libye détruire l’aviation et le matériel militaire, mais le gouvernement fantoche et obséquieux à venir devra acquérir de nouveaux matériels de guerre. Les « soldats de la paix » iront détruire les infrastructures dont s’est dotée la Libye au prix d’énormes sacrifices, mais les préfets locaux à venir devront en reconstruire. Et qui sont ceux qui vont avoir les contrats pour la prétendue reconstruction ? Les multinationales des pays envahisseurs. Comme en Irak et comme partout ailleurs. Ainsi, le profit sera double voire triple : détruire ce qu’on avait vendu, faire payer le reste de la facture si tout n’avait pas été réglé par l’ancien régime et reconstruire ce qu’on avait détruit. C’est aussi cela les affaires ![1] ». Cette logique commerciale s’applique à la satrapie de Côte d’Ivoire.

Le Patriote du 23 novembre 2011 nous informe que le pouvoir de Ouattara s’octroie de l’équipement militaire[2]. En effet, le journal du parti placé au pouvoir nous apprend que « l’Etat de Côte d’Ivoire par le biais du ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, a décidé de doter l’armée de moyens conséquents. Il s’agit, selon lui, de la suite logique de la volonté des autorités ivoiriennes de doter le pays d’une véritable armée.

Comme équipements, la Côte d’Ivoire de Ouattara s’achète 87 véhicules dont 55 de type double-cabine, 24 de type 4X4, 2 véhicules de transport de troupes, 4 berlines, 1 ambulance, 1 véhicule de type simple cabine, 1000 tenues parachutistes, 1000 paires de Rangers, 200 lits de camp, 91 tentes dont 65 collectives, 13 postes de commandement et 13 d’infirmerie.

Toutefois aucune information n’est donnée concernant le vendeur. On ne dispose non plus d’aucun chiffre sur le coût de ces fameux équipements.

A l’analyse, l’ombre de la France plane sur cette livraison. Car, c’est elle qui a installé Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire. Depuis cette installation, on a vu la Côte d’Ivoire redevenir le ventre mou de la France qu’elle était au temps de Houphouët Boigny. Des hommes politiques français font la navette entre Paris et Abidjan pour consolider l’autorité de ce nouveau « chef indigène ». Ainsi, Sarkozy, Longuet, Guéant, Raffarin…ont depuis fait le déplacement sur Abidjan. En juin dernier, Gérard Longuet s’était rendu en Côte d’Ivoire pour discuter de la présence des troupes françaises dans le pays et de la « réorganisation » de l’armée de Côte d’Ivoire. Ce voyage de Longuet, sans doute, était aussi une occasion de conclure des contrats de vente de matériels militaires. On imagine mal d’ailleurs comment la France puisse installer un « chef indigène » et laisser un autre commerçant lui vendre ses produits.

Cette stratégie de s’offrir de nouveaux marchés par la guerre, on l’a vue en Libye quelques semaines seulement après la chute de Tripoli. Un cargo d’hommes dits d’affaires français accompagnés du secrétaire d’Etat au commerce extérieur avait débarqué dans le pays pour soi-disant « aider à la reconstruction » et surtout prendre sa part du gâteau acquis par « la France et les Anglais » selon les termes mêmes de Patrick Lellouche, secrétaire d’Etat au commerce extérieur. Autrement dit lorsqu’on fait la guerre à un pays, ceux qui ont fait l’effort de guerre sont les seuls fondés à partager le butin. Raisonnement plus que logique. Les européens occupant l’Amérique n’ont-ils pas procédé de la même façon en Irak ? La France qui n’avait pas participé à l’invasion a été privée de « contrats pour la reconstruction ».

(vidéo : LIBYE : Les loups débarquent.)

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Aussi, rapporte Le Patriote, ces propos très éclairants de Paul Koffi Koffi selon qui « l’état des lieux fait à la suite de la crise postélectorale a révélé que les défis auxquels l’institution défense est confrontée, sont aussi nombreux qu’urgents tant au niveau des hommes, des infrastructures que de leurs équipement ». En clair, Koffi Koffi dit qu’après les bombardements français, la Côte d’Ivoire se trouve en ruine sur le plan militaire. Constat qu’on doit d’ailleurs élargir à tant d’autres secteurs. Cet aveu confirme l’idée que la guerre menée contre le territoire de Côte d’Ivoire a détruit mais cette destruction offre un marché nouveau. Il s’agit d’une sorte de commerce par le terrorisme.

Gérard Longuet devant l’Association des journalistes de défense (AJD), le mercredi 16 novembre 2011 évoque l’actuel processus de resserrement du dispositif militaire en Afrique et regrette que la Côte d’Ivoire n’ait pas remplacé le Gabon comme point d’implantation en ces termes : « On aurait choisi Port-Bouët, en Côte d’Ivoire si Ouattara avait été en place plus tôt ». Cette déclaration de Gérard Longuet donne un aperçu sur les missions pour lesquelles Alassane Ouattara est placé au pouvoir et combien cet homme serait capable de se fendre en quatre pour servir les intérêts de la France. Alassane est si soumis que la France ne doute un seul instant que s’il était placé un peu plus tôt, la Côte d’Ivoire aurait accueilli une base militaire française permanente sur son sol. C’est dire combien on est loin de Laurent Gbagbo.

Il faut préciser que le même Longuet affirme que « les unités ont une formidable capacité à être projetées, et on peut travailler depuis la métropole. » Travailler depuis la métropole ! Cela démontre combien la colonisation de l’Afrique est plus qu’une réalité.

Revenons à la soumission sans équivoque ni retenue d’Alassane Ouattara à la France. Non seulement, on voit cette soumission à travers les relations militaires, mais on la verra également sur le terrain monétaire avec une possible dévaluation du franc CFA autour de laquelle la France travaille depuis un certain temps avec les ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales ainsi que les présidents des institutions régionales de la zone franc. Le 19 septembre dernier, ces « élites indigènes » avaient été convoquées à Paris pour « discuter de la situation économique de la zone ». Un mois plus tard, devant la presse lors des « Matinales du gouvernement » du 24 novembre 2011[3], Mabri Toikeuse, ministre du plan et du développement du gouvernement Ouattara, déclarait que la dévaluation du franc CFA ne serait « pas une catastrophe ». Au contraire, il s’était réjoui « des retombées de la dernière dévaluation (1994) qui, selon lui, « a fait tomber une pluie de milliards dans ce pays. »

Cette soumission à toute épreuve aux intérêts français porte à penser que la presse de l’opposition a raison de dire que Ouattara qui, ces derniers temps, a fait le tour des capitales des autres territoires de la zone franc CFA, était chargé de porter l’information de la future dévaluation à ses pairs. Même si les journalistes auteurs de ces écrits se retrouvent arrêtés et maintenus en détention, personne ne prend Ouattara pour un homme pour qui les préoccupations intérieures l’emporteraient sur les intérêts de ses maîtres occidentaux qu’il a toujours servi depuis son passage aussi bien à la BCEAO qu’au FMI en passant par toutes les institutions intermédiaires qu’il a dirigé.

Comme Lumumba, Olympio, Sankara…furent éliminés puis remplacés par une bande de fripouilles munies d’une feuille de route précise élaborée par les occidentaux, le président Gbagbo a été éliminé pour une fripouille dénommée Alassane Ouattara qui, le livrant à la fameuse Cour pénale internationale ce soir, montre qu’il est prêt à tout pour sauvegarder la place des maîtres. Pendant que les pires criminels au monde que sont Bush et ses amis, Blair et ses amis, Sarkozy et ses amis, Cameron, Obama...dorment tranquillement chez eux en toute impunité, ce qui leur fait commettre à nouveau d’autres crimes, voilà que des nègres partisans d’une justice internationale qui n’existe pas dans la pratique, livrent un digne fils africain à la vindicte occidentale et notamment sarkozyste nichée sous le manteau troué de la CPI. Le désir étant d’humilier Laurent Gbagbo et montrer aux africains ce qui arrivera lorsque certains parmi eux oseraient des libertés avec l’attelage occidental et particulièrement français.

Le peuple africain en lutte sait donc à quoi s’en tenir face à un groupe de serviteurs aliénés piloté par Alassane Ouattara dont la mission est manifestement de replonger le territoire de Côte d’Ivoire dans le bain françafricain et dans le capitalisme terroriste qui drainent les richesses des pays tombés dans leurs escarcelles vers les pays dits développés.

29 novembre 2011

Komla KPOGLI

Web : http://lajuda.blogspot.com/ - http://lajuda.blogspot.com

[1] http://lajuda.blogspot.com/2011/03/agression-de-la-libye-les-occidentaux.html - http://lajuda.blogspot.com/2011/03/agression-de-la-libye-les...

[2] http://news.abidjan.net/h/417393.html - http://news.abidjan.net/h/417393.html

[3] Inspirées du Service d’Information du gouvernement (SIG) de France,« Les Matinales du Gouvernement » sont un espace créé par le Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG) pour faire la propagande des « actions » du pouvoir d’Alassane Ouattara.


Gbagbo, seule cible de la CPI

Poursuivi pour «crimes contre l’humanité», l’ex-président ivoirien doit comparaître lundi devant la Cour pénale internationale, moins d’une semaine après son transfert à La Haye.

Presque un an jour pour jour après le bombardement de la résidence présidentielle d’Abidjan par les hélicoptères de la force française Licorne, l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo comparaîtra lundi devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI).

Jusqu’ici détenu dans le nord de la Côte d’Ivoire, à Korhogo, sous la garde d’un seigneur de guerre des Forces nouvelles, le « com’zone » Kouakou Fofié, visé par des sanctions onusiennes, Laurent Gbagbo est aujourd’hui poursuivi par la justice internationale pour « crimes contre l’humanité » pendant la crise consécutive à l’élection présidentielle de l’automne 2009.

Le conflit entre les camps d’Alassane Ouattara et de Laurent Gbagbo aurait fait au moins 3 000 morts, selon le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo. Ce dernier promet que « justice sera faite pour les victimes ivoiriennes de crimes commis à grande échelle » et que Laurent Gbagbo « ne sera pas le dernier » à devoir rendre des comptes. Pourtant le fait que le président déchu soit seul à ce jour traduit devant la justice internationale alimente en Côte d’Ivoire, à dix jours des élections législatives, le soupçon d’une justice des vainqueurs.

En mai dernier, l’ONG Amnesty International publiait un rapport accablant sur les massacres et les atteintes aux droits humains commis en Côte d’Ivoire pendant la crise postélectorale. Les deux camps étaient mis en cause et l’ONG dressait un effroyable bilan des tueries attribuées aux combattants pro-Ouattara dans l’ouest du pays, en particulier à Duékoué. Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), nées des Forces nouvelles du premier ministre Guillaume Soro, sont elles aussi à l’origine d’exactions graves qui se sont poursuivies après la capture de Laurent Gbagbo. Tout se passe comme si les FRCI étaient aujourd’hui épargnées parce qu’elles ont contribué à porter Ouattara au pouvoir. Deux poids, deux mesures.

Rosa Moussaoui

http://www.humanite.fr/monde/gbagbo-seule-cible-de-la-cpi-485072 - Source


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Posté par: T 34
Posté le: 05 Dec 2011 à 21:55

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-ingerence-judiciaire-la-cpi-se-fait-livrer-gbagbo-a-deux-semaines-des-legislatives-ivoiriennes-91176463.html - Ingérence judiciaire : la CPI se fait livrer Gbagbo à deux semaines des législatives ivoiriennes

L'ancien président Laurent Gbagbo a été transféré http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/30/1228353-l-arrestation-de-gbagbo-n-est-qu-un-debut-affirme-le-procureur-moreno-ocampo.html - dans la nuit du 29 au 30 novembre à la Cour pénale internationale (CPI). D'autres responsables ivoiriens subiront prochainement le même sort, l'arrestation du président déchu ivoirien Laurent Ggagbo n'étant "qu'un début", selon le procureur argentin de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo, un inquisiteur fort http://nouvelles.abidjantv.net/actualite.php?id=8199-le-vrai-visage-de-louis-moreno-ocampo.html - controversé qui avait déjà démontré la légèreté de ses enquêtes sur le Darfour et la Libye.

Selon http://africatime.com/afrique/nouvelle.asp?no_nouvelle=639165 - Le Figaro du 3 décembre, Gbagbo aurait été déféré à La Haye en vertu mandat d'arrêt international émis le 23 novembre par le procureur Moreno-Ocampo, sans que les magistrats de la chambre d'accusation de la Cour d’appel d’Abidjan qui avait notifié le mandat d'arrêt acceptent d'entendre sa défense et sans même avoir pu amener des bagages avec lui. La décision fait du reste suite à une rencontre secrète Ouattara- Moreno-Ocampo à Paris (selon http://www.connectionivoirienne.net/?p=63981 - L'Express ) qui laisse entendre que le gouvernement français

Pour beaucoup ce transfèrement brutal à quelques jours des élections législatives du 11 décembre pourrait compromettre le processus de réconciliation nationale annoncé par Alassane Ouattara. Dès l'annonce de cette arrestation le Front populaire ivoirien (FPI), parti du président déchu a d'ailleurs annoncé sa décision de http://www.france24.com/fr/20111201-gbagbo-a-cpi-reconciliation-panne-cote-divoire - boycotter les élections .

Pendant ce temps le président Ouattara essaie de se concilier les chrétiens évangélistes ivoiriens autrefois favorables à Laurent Gbagbo. Il a ainsi offert http://news.abidjan.net/h/418572.html - un pélerinage de douze jours en Israël le 2 décembre dernier à 200 évangélistes. Il n'est pas certain que cela suffise à apaiser le climat en Côte d'Ivoire où la démocratie est loin de régner. Ainsi le http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20111128185619/ - 28 novembre 2011 trois journalistes de "Notre Voie" (pro-FPI) ont été arrêtés (sans que cela suscite d'émoi international).

L'ingérence de la CPI dans le processus électoral ivoirien est d'autant plus contestée par les http://www.notrevoie.com/develop.asp?id=42215 - partisans de Gbagbo que les crimes imputés au camp Ouattara, notamment http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Du%C3%A9kou%C3%A9 - le massacre de Duékoué fin mars 2009, n'ont toujours donné lieu à aucune investigation.

Le transfèrement de Gbgbo n'a guère suscité d'éditoriaux ou de communiqués en France. Citons juste une réaction favorable prévisible, celle du http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marcel_Bouguereau - rédacteur en chef du Nouvel Observateur (centre-gauche) http://leplus.nouvelobs.com/contribution/219587;gbagbo-devant-la-cour-penale-internationale-un-bien-mauvais-presage-pour-assad.html - Jean-Marie Bouguereau qui demande que le même sort soit infligé au président syrien Bachar el Assad, et le communiqué du Parti communiste français qui critique la http://revuedepresse-ci.org/partis-politiques-francais-et-le-cas-de-la-cote-divoire/transfert-de-gbagbo-a-la-cpi-reaction-du-parti-communiste-francais - décision de la CPI et les méthodes de la Françafrique.

Delphine Jaen


Côte d'Ivoire : ce qu'a dit Gbagbo à la CPI lors de sa première comparution

"C’est l’armée française qui a fait le travail"

À 14h11, en réponse à une question sur sa détention, l’ancien chef d’État se lève avant d’entamer un long plaidoyer contre l’intervention militaire de la France en Côte d’Ivoire et la manière de gouverner du président Ouattara. « Les conditions de ma détention à la Cour de La Haye sont correctes, a-t-il affirmé. Ce sont les conditions de détention normales d’un être humain. Par contre, celles de mon arrestation, le 11 avril 2011, le sont moins. J’ai été arrêté dans les décombres de la résidence officielle du chef de l’État qui a été bombardée du 31 mars au 11 avril. Le jour de l’assaut final, une cinquantaine de chars français ont encerclé la résidence. C’est l’armée française qui a fait le travail. Les forces régulières étaient alors de mon côté. Le ministre de l’Intérieur, Désiré Tagro, est décédé devant mes yeux. Mon médecin personnel, le Dr Christophe Blé, a également failli mourir. Mon fils aîné, Michel Gbagbo, actuellement en détention - pourquoi l’a-t-on arrêté si ce n’est parce que je suis son père - a été battu sous mes yeux. »

Je ne voyais pas le soleil. Ce n’est que lors des visites de mes avocats que j’ai pu voir la lumière du jour.

« On m’a alors emmené à l’hôtel du Golf, siège de campagne d’Alassane Ouattara. Le 13 avril, l’Onuci nous a transférés (avec son médecin, NDLR) à Korhogo, à plus de 500 km de là. On m’a alors enfermé dans une villa. On ma proposé trois repas par jour mais, comme je ne mange pas le matin, je n’en ai accepté que deux. Je ne voyais pas le soleil. Ce n’est que lors des visites de mes avocats que j’ai pu voir la lumière du jour. Et encore, mon avocat, Me Emmanuel Altit, est venu à Korhogo au terme d’un périple de deux jours. Mais on l’a empêché de me voir. J’ai connu l’enfermement sans pouvoir marcher, voir le ciel, sortir dehors. J’ai eu de nouvelles pathologies en plus de celles que j’ai déjà. Je ne suis plus un jeune de 20 ou 30 ans, vous savez. J’ai mal à l’épaule et aux poignets. Heureusement, depuis je suis arrivé à La Haye, j’ai passé des radios et on me donne des médicaments ».

"Surpris par certains comportements"

Le chef de l’État a alors marqué un léger temps mort, le temps de sourire et de lancer un regard à la presse, avant de continuer : « Concernant mon transfert à La Haye, je suis surpris par certains comportements... Là encore on nous a trompé. On m’a appelé (mardi dernier, NDLR) pour me demander de rencontrer un magistrat qui devait m’entendre dans le cadre d’une affaire. Pendant que l’on discutait avec ce magistrat au tribunal de Korhogo, le juge d’application des peines est arrivé avec le mandat d’arrêt de la CPI.
Immédiatement, j’ai improvisé (en fait, c’est la chambre d’accusation d’Abidjan qui s’est réunie exceptionnellement à Korhogo, NDLR) une séance de jugement pour que la Cour donne son autorisation à mon transfert. »

Je suis venu à La Haye sans rien excepté mon pantalon et ma chemise.

Nouvelle reprise de souffle avant de conclure : « Je suis là, on va maintenant aller jusqu’au bout. Madame la juge, je tiens toutefois à vous signaler, pour les cas futurs, que l’on peut faire les choses de manière plus normale. On n’a pas besoin de se cacher pour nous transférer à La Haye. J’ai dirigé la Côte d’Ivoire pendant dix ans. Je n’ai pas fait ça. Une fois l’audience de Korhogo achevée, mon geôlier (le http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110421160838/proces-simone-gbagbo-laurent-gbagbo-forces-nouvellescote-d-ivoire-laurent-gbagbo-garde-a-korhogo-et-mecontent.html - commandant Fofié Kouakou, en poste à Korhogo , NDLR) m’a emmené dans sa voiture en direction de ma villa. Mais il a dépassé le lieu de ma résidence. "On ne s’arrête pas", ai-je demandé. Il m’a répondu : "Non, on va l’aéroport. Il n’est pas éclairé et votre avion doit partir avant 18 heures 30. Ou est ce que je vais ?" lui ai-je alors demandé. Il n’a pas eu le courage de me le dire. Il a dit : "Abidjan." J’ai alors rigolé car j’avais compris. Je suis venu à La Haye sans rien excepté mon pantalon et ma chemise.

Madame la juge, prenez les précautions pour que dans d’autres pays, d’autres cas, cela ne se reproduise pas. Ça ne sert à rien. On veut faire croire que les gens ne veulent pas comparaître devant la CPI. Si on m’a accusé, c’est qu’on a des éléments de preuve. Lorsque je comparaîtrai, vous aurez les miens et vous jugerez. »

Laurent Gbagbo a alors quitté la salle d’audience avant d’être ramené dans sa cellule de http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20111130070226/cpi-avion-simone-gbagbo-laurent-gbagbocote-d-ivoire-gbagbo-transfere-a-la-haye-et-incarcere-dans-la-prison-de-la-cpi.html - la prison de Scheveningen à une dizaine de kilomètres de là. Ses partisans, qui ont entonné l’hymne ivoirien durant les débats, ont eux aussi quitté leur loge avant de répondre aux questions de la presse. Dans les prochaines semaines et les prochains mois, le détenu va se consacrer à la préparation de sa défense qui, à l’image de ce qu’il a montré à cette audience, devrait être « musclée ». Ses cibles : la France et la république d’Alassane Ouattara.

La réaction de Toussaint Alain (communiqué)

(...) Par la seule volonté de la France, Ouattara a transféré à la CPI, le président Laurent Gbagbo en violation de la Constitution et des lois ivoiriennes. C’est un procès de type néo-colonial. La CPI est devenue l’instrument, la chose de la France qui s’en sert pour assouvir ses noirs desseins politiques, régenter le paysage politique en Afrique, aider à l’accession au pouvoir de copains ou punir les dirigeants africains indociles comme le président Gbagbo.

En effet, le statut d’ancien Chef d’État du Président Laurent Gbagbo aurait dû conditionner son transfèrement à une autorisation préalable de l’Assemblée nationale requise par le procureur général près la Cour suprême. Par ailleurs, en sa qualité actuelle de membre de droit du Conseil constitutionnel ivoirien, le transfèrement du président Laurent Gbagbo exigeait également une autorisation préalable du Conseil constitutionnel, outre l’arrêt de la Chambre d’accusation autorisant son extradition. Or, aucune de ces procédures ne fut respectée ! Aucune de ces autorisations préalables ne fut sollicitée par les autorités ivoiriennes.(...)

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20111205150704/france-cpi-defense-simone-gbagbocote-d-ivoire-ce-qu-a-dit-gbagbo-a-la-cpi-lors-de-sa-premiere-comparution.html - Source

http://www.patriagrande.com.ve/temas/internacionales/gbagbo-acuso-a-francia-de-haber-hecho-todo-el-trabajo-para-su-detencion-ante-la-cpi/ - Gbagbo acusó a Francia de haber hecho todo el trabajo para su detención ante la CPI


http://www.michelcollon.info/Gbagbo-et-la-CPI-Florent-Geel-de.html - Gbagbo et la CPI : Florent Geel de la FIDH dans ses oeuvres sur France 24

 

http://www.michelcollon.info/_Komla-Kpogli_.html - Komla Kpogli

 
Florent Geel, monsieur Afrique de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme, était sur le plateau de France 24 hier lundi 5 décembre en compagnie entre autres de Antoine Glaser, Vincent Hugeux et Karim Fall. La constitution de ce plateau sur une affaire africaine montre combien les africains sont vus de haut par la société occidentale qui se croit doter de tous les attributs de puissance sur le monde. Mais telle est la pratique de France 24 et des autres médias occidentaux qui ont l'habitude de parler notamment de l'Afrique en l'absence des africains. Mais là n'est pas notre propos.
 
Ce qui est triste dans cette émission et qui révèle la nature même des prétendues organisations de défense des droits de l'homme (encore que nous sommes arrivés à une époque où il faut commencer par définir cet homme qui a des droits), c'est de voir Monsieur Geel diluer autant que possible les crimes commis par ceux qui sont placés aujourd'hui à la tête du territoire de Côte d'Ivoire. Monsieur Geel a soudainement été pris par le bégaiement dès lors qu'il a tenté d'évoquer les crimes du camp de Ouattara. Il a donné le sentiment que l'hypothèse d'un jugement des crimes des Soro, Ouattara et de leurs spahis était très lointaine sinon inenvisageable car la CPI, n'a "pas pour rôle de juger tout le monde" et de préciser "quelques 3 ou 4 personnes, maximum 6 ou 7 personnes du camp Gbagbo et probablement quelques personnes de....."(il a avalé la suite). Ensuite, Monsieur, pour noyer encore plus la chose dit que les crimes ne sont pas de même nature. On comprend bien qu'il y a de bons crimes et de mauvais crimes. Tout dépend donc au nom de quels intérêts on tue.

Monsieur Geel prétend d'ailleurs qu'on peut se poser la question de savoir si les crimes commis par les dozos avaient été ordonnés ou non. Et donc selon que le crime est ou pas ordonné, on peut trouver des circonstances atténuantes ou même garantir l'impunité à ses auteurs. Quelle belle démonstration de justice !

Il a été aussi question de rencontre politique secrète à Paris entre Ouattara et Moreno Ocampo, le fameux procureur de la CPI. Tout de suite, Monsieur Geel, en bon défenseur des droits de l'homme, défend l'idée que cette rencontre n'était pas une occasion de manipuler ni de planifier un complot quelconque. Excellente défense, Monsieur. Le fait que les actes de Luis Moreno Ocampo soient contrôlés par un juge dont des africains (la précision vaut le coup) est un additif qui nous donne la pleine mesure de la situation qui est la nôtre.

En conclusion, le peuple africain tôt ou tard se libèrera et rendra justice à ces hommes et femmes qui hier, aujourd'hui ou demain se sont battus pour le libérer des chaînes dont l'occident l'a chargé depuis maintenant 5 siècles.

Pour paraphraser un personnage, disons simplement qu'on peut manipuler un peuple un temps, une partie du peuple tout le temps, mais manipuler tout un peuple tout le temps est impossible. Un jour les africains qui pour le moment, ne comprennent pas l'arnaque des droits de l'homme, de la liberté et de la démocratie venant de l'Occident et se lient, naïvement ou pour des miettes de financements à leur business associatif, d'amitié avec ses organisations dites de défense droits de l'homme, comprendront combien ils sont utilisés contre nous-mêmes. Contre leur peuple et contre leur propre avenir et celui de leurs enfants. Ils comprendront enfin que le premier droit de "l'homme africain" c'est le devoir de combattre toute soumission, toute domination et toute forme d'exploitation coloniale. 

Aucun autre peuple ne libère un autre !
 
http://lajuda.blogspot.com/2011/12/florent-geel-monsieur-afrique-de-la.html - - Source : J.U.D.A

http://www.legrandsoir.info/l-extradition-illegal-de-gbagbo-de-son-pays-natal.html - L’EXTRADITION ILLÉGAL DE GBAGBO DE SON PAYS NATAL ! 

 
 
 
 
Robert BIBEAU

Laurent GBAGBO est coupable d’avoir perdu la guerre fratricide contre Allasanne OUATTARA, le nouveau Président de la Côte d’Ivoire choisi par Nicolas SARKOZY au nom de la "communauté internationale" - lire ici le rassemblement de quelques chefs d’État représentant les anciennes puissances impérialistes occidentales décadentes.

Directement d’Abidjan (Côte d’Ivoire)

EXILÉ - LIVRÉ AUX AFFRES DE LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE

Laurent GBAGBO est coupable d’avoir perdu la guerre fratricide contre Allasanne OUATTARA, le nouveau Président de la Côte d’Ivoire choisi par Nicolas SARKOZY au nom de la "communauté internationale" - lire ici le rassemblement de quelques chefs d’État représentant les anciennes puissances impérialistes occidentales décadentes.

Dans la nuit sombre du 29 novembre 2011, subrepticement, un avion furtif décolle secrètement de la base militaire des forces d’occupation française - le 43e BIMA d’Abidjan - direction La Haye aux Pays-Bas où Laurent GBAGBO sera incarcéré pour n’avoir pas accepté de capituler et pour s’être rebellé contre l’armée d’occupation française. La loi du milieu a ses règles que GBAGBO ne pouvait transgresser, pas plus que KADHAFI après lui, le révolté qui a expié son péché, assassiné par les mercenaires de l’OTAN de la façon que vous savez... (1).

L’ex-premier ivoirien, capturé par l’armée de SARKOZY, est livré tel les esclaves d’antan, un "cadeau" du nouveau Président ivoirien stipendié - élu par l’Élysée - aux autorités de la Cour pénale internationale (CPI) de triste renommée, pour être accusé de crimes contre l’humanité. Nous aurions quant à nous plutôt songé à monsieur SORO, le nouveau Premier ministre de la Côte d’Ivoire, " recherché " depuis l’année 2002 pour crimes contre l’humanité ivoirienne, crimes commis dans le nord du pays divisé - séparé - par ses sbires et ses mercenaires sur-armés ! Mais voilà, l’histoire a la mémoire écourtée et les récents vaincus ont préséance sur les anciens à la barre des accusés de cette Cour déshonorée.

Pendant ce temps les insignifiants soldats de l’ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire) paradent dans les rues éventrées, inutiles observateurs des mercenaires para-militaires de OUATTARA-SORO affublés d’uniformes de l’armée ivoirienne dans le but de légaliser leurs crimes anticipés.

En plus de s’afficher dans les rues délabrées, l’ONUCI se préoccupe aussi d’accréditer l’élection ivoirienne bidon (11.12.2011) - à laquelle plus d’un millier d’aspirants aux prébendes de député - se pressent pour obtenir accès à l’assiette au beurre gouvernementale avec pour seul programme électoral de ne pas déplaire au nouveau maître du palais présidentiel. Eh oui ! Au milieu de cette misère désespérée, les remplaçants des anciens rois nègres d’antan se pavanent dans des palais de pacotille pendant que leur peuple meurent affamé dans des taudis surpeuplés. Triste Afrique bafouée, outragée. suppliciée.

COUP MONTÉ CONTRE L’EXTRADÉ

L’expatrié - illégitimement incarcéré et illégalement exilé de son pays de naissance, a été " pressément réclamé " par la CPI, suite à une rencontre secrète entre le gestionnaire arbitraire de ce tribunal à tout faire (l’outrecuidant Luis Moreno OCAMPO dont ce n’est pas la première billevesée) et le Président OUATTARA - affidé attitré à cette possession d’Afrique française néo-colonisée. C’est ainsi que le Président ivoirien, soi-disant garant de la constitution de ce pays indivisible - susurre la chanson sur les ondes de la télévision - joue le thuriféraire de son ami coreligionnaire de la République française électoralement très agité.

Pourquoi un tel empressement du Président ivoirien à livrer l’africain aux "geôliers européens" à la veille des élections de la pseudo "Vérité et Réconciliation" ? Tous les ivoiriens de cette terre mortifère savent pertinemment que chacune des factions a commis des exactions. Chaque famille ivoirienne a perdu un enfant, un parent, aux mains de l’un ou de l’autre camp, certains dans les années quatre-vingt dix, d’autres en 2002, les derniers en 2010, car ici les guerres de succession sont légion pour le contrôle de l’appareil d’État distributeur de commissions, de maigres emplois sous corruptions, de petits contrats pour croupions ; ici est permanente cette engeance sévissant en néo-colonie de la France "mère patrie" spoliatrice. Rien de nouveau sous la lune en cette terre tropicale au soleil éternel...à la misère perpétuelle (2).

Devant une telle situation deux options s’offraient au Président croupion. Ils y passaient tous - équitablement - inexorablement - lui y compris, ou alors, les parties négociaient en douce la paix des braves et la "Réconciliation nationale". Monsieur SORO, le nouveau Premier ministre, le criminel de guerre "oublié" de 2002, plutôt que de se taire pudiquement - étale son arrogance sur les ondes publiquement - et les médias français à la solde lui font écho. SORO le nouveau héraut, réclame la peine capitale pour les perdants repentants parce qu’ils ont le tort d’être du mauvais bord - quel atavisme accable ce tyran récidiviste ?

Quelle réconciliation nationale peut-on espérer quand le vainqueur triomphant se venge en toute impunité du vaincu emprisonné, humilié, et quand moult prisonniers politiques sont toujours incarcérés, maltraités, torturés, empilés dans des geôles oubliées. Les sbires et les mercenaires de OUATTARA-SORO déguisés en soldats, arpentent les rues des cités outragées ; toutes les universités du pays seront fermées pour les deux prochaines années en Côte d’Ivoire éplorée. Rien à faire de cette "Réconciliation" avec l’oppression murmurent les ivoiriens enragés notamment à l’encontre des éditorialistes de Paris qu’ils détestent royalement (3).

LE VALEUREUX PEUPLE IVOIRIEN

Je suis en ce pays depuis peu, pourtant, ce temps m’a suffi pour constater l’immense courage de ce peuple souriant, aimable, généreux, chaleureux, valeureux, industrieux, fier, amer et ulcéré au pays des chocolatiers. Si du moins le peuple ivoirien bénéficiait des revenus mirobolants générés par ces bouchées chocolatées - savez-vous à quel prix ils sont payés ces métayers exploités comparé au montant qui nous est réclamé à nous d’Occident, par les nouveaux négriers de la modernité (Nestlé, Lynds, Mars, etc.) pour cette denrée recherchée ?

Ils sont 22 millions de citoyens - 1 036 dollars US de revenu annuel moyen (148e rang mondial) - la misère généralisé se constate chaque jour sur la chaussée des villes polluées, alors que quelques députés, ministres, juges, mandarins, hauts gradés de l’armée et des milices privées ainsi que quelques industriels caféiers et planteurs exploiteurs, tout au plus quelques milliers de riches plantureux, se partagent quelques bénéfices sporadiques, prébendes fragiles, salaires de sous-fifres dont ils se contentent faute de mieux, misérables gueux (4).

Quand on ne contrôle pas son armée, ses tribunaux, ses alliés, son économie, ses frontières, sa terre et ses ressources aurifères, comment faire pour gérer ou administrer ? De toute façon, ils savent tous ce qu’il en coûte de souhaiter la liberté contre le maître de curée...logé à l’Élysée.

Dans le petit matin, ils sont des millions anxieux - marchant bruyamment sous le soleil levant, déjà brulant, pressant le pas vers leurs étals chambranlants, vers leurs boutiques déclinguées, vers leurs bureaux surchauffés - s’ils ont un emploi ce qui est rare en cet endroit - vers nulle part pour certains - vers le coin de la chaussée pour les autres, vers l’office d’une succursale quelconque d’une multinationale moribonde, où les uns offrent leurs babioles à un prix de famine, où les autres offrent leur savoir pour un salaire dérisoire, et les derniers leur labeur pour quelques francs sans valeur (650 F CFA = 1 Euro).

Tous ces gens qui déambulent lentement ou circulent en taxis pétaradants ou s’entassent dans les bus tonitruants, ce matin ensoleillé, ne connaissent pas encore le forfait méprisable de la nuit, l’extradition de leur ex-Président - élu démocratiquement quoi qu’en disent ceux de Paris - qui n’étaient pourtant nullement concernés - et leurs complices en ce pays, ainsi que tous ces lâches médias à la solde, d’ici et d’ailleurs, qui ont répété le mensonge à satiété jusqu’à ce que vous le gobiez.

Ses geôliers - nouveaux négriers - l’ont livré pour l’humilier, lui et tout son peuple ostracisé, pour faire exemple et pour briser leur résistance à l’avant veille de la mascarade électorale législative prévue pour la mi-décembre (11.12.2011) et à la veille de ces spectacles chauvins de "Réconciliation nationale " programmés pour le début décembre. On n’amorce pas une campagne de "Vérité et Réconciliation" par la livraison de ses ex-compagnons d’armes à une cour pénale manipulée par des puissances internationales (5).

Ils seront des millions à faire abstention lors de ces élections bidons - Ce sera leur moyen d’expression...en attendant le prochain soulèvement de cette population (6).


(1) http://www.legrandsoir.info/Le-parricide-La-guerre-civile-en-Libye.html - http://www.legrandsoir.info/Le-parricide-La-guerre-civile-en...

(2) http://www.centpapiers.com/massacres-en-cote-d%e2%80%99ivoire-%c2%ab-liberee-%c2%bb-par-les-colonisateurs-francais/66712 - http://www.centpapiers.com/massacres-en-cote-d%e2%80%99ivoir...

(3) http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/11/29/laurent-gbagbo-inculpe-par-la-cour-penale-internationale_1610832_3212.html - http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/11/29/laurent-gba...

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/laurent-gbagbo-un-aller-simple-pour-la-haye_1056612.html - http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/laurent-gbagb...

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_%28PPA%29_par_habitant - http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_(PPA)_par_habitant http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4te_dIvoire - http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4te_d’Ivoire

(5) Les 3 et 4 décembre 2011 s’amorçait une série de spectacles pour la " Réconciliation nationale ". Quelques dizaines d’artistes ivoiriens chantent l’amour, la paix, la réconciliation et le pays "indivisible" et autres refrains chauvins, déplacés, après cette trahison et la mortification imposée aux magistrats et aux juges contrits, obligés de faire leur mea culpa pour avoir dit la vérité qu’ils sont contraints de répudier et de renier. Le peuple ivoirien reste imperturbable et le parti politique dirigé par Laurent GBAGBO (FDI) s’est récemment retiré de cette mascarade et plusieurs partis politiques ivoiriens boycottent ces élections bidons empressées (11.12.2011).

(6) http://www.legrandsoir.info/alassane-ouattara-ou-la-soumission-sans-equivoque-de-la-cote-d-ivoire.html - http://www.legrandsoir.info/alassane-ouattara-ou-la-soumissi... et CNRD http://www.eburnienews.net/politique/communique-du-cnrd-suite-a-la-deportation-du-president-laurent-gbagbo/ - http://www.eburnienews.net/politique/communique-du-cnrd-suit...

 


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Posté par: T 34
Posté le: 11 Dec 2011 à 23:15

Côte d'Ivoire: Alassane Ouattara sans adversaires

Les électeurs sont appelés dimanche aux urnes pour élire leurs députés. Alors que le Front populaire ivoirien de Gbagbo boycotte 
le scrutin, le camp d’Ouattara est assuré d’emporter la majorité.

C’est dans un pays toujours profondément divisé que se dérouleront, dimanche, en Côte d’Ivoire, les premières élections législatives depuis onze ans. Le président ivoirien, Alassane Ouattara, comptait sur ce rendez-vous électoral pour tourner définitivement la page de la sanglante crise consécutive à l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 et offrir le visage d’un pays sur le chemin de la réconciliation. Il abordera pourtant ce scrutin en omniprésident, disposant de tous les leviers du pouvoir, sans véritables adversaires. Sans opposition. Seuls concourront ses alliés du PDCI d’Henri Konan Bédié, prêts à s’unir à lui dans un parti unique des houphouëtistes.

Le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo a fait le choix du boycott, pour protester contre la détention de plusieurs dizaines de ses cadres. La récente libération d’une dizaine de militants pro-Gbagbo n’y a rien fait. Pire, le FPI a durci sa position après le transfert du président déchu à La Haye, où il doit être jugé pour crimes contre l’humanité. L’opposition ivoirienne dénonce une «justice des vainqueurs» épargnant les auteurs de crimes et d’exactions qui se trouvent dans le camp Ouattara, parmi les seigneurs de guerre de l’ex-rébellion des Forces nouvelles et dans les rangs des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).

Le FPI a même déclaré se «retirer du processus de réconciliation» voulu par le nouveau régime, en dénonçant «la collusion du procureur (de la CPI – NDLR) Ocampo avec Alassane Ouattara». Quant aux candidats «indépendants» issus de la mouvance pro-Gbagbo toujours en lice, ils font figure d’éléments de décor, après le retrait d’une quinzaine d’entre eux.

Du côté du Rassemblement des républicains (RDR), le parti d’Alassane Ouattara, sous les couleurs duquel se présente le premier ministre, Guillaume Soro, on écarte ces critiques d’un revers de main. «Nous sommes sereins, à l’écoute du peuple, de ses attentes et de ses inquiétudes, fait valoir Karamoko Yayoro, président des jeunes du RDR. Notre priorité est d’apporter des réponses aux gens qui vivent dans la précarité.» Traduction : la reprise économique espérée et ses effets sociaux escomptés créeront mécaniquement les conditions d’une réconciliation des Ivoiriens. Pour Patrick N’Gouan, président de la Convention de la société civile, le pari serait vain si devait régner l’impunité pour un camp. «Le scénario d’une forte croissance dans les années à venir est d’autant plus plausible que le pays revient de loin et que les bailleurs de fonds (FMI, Banque mondiale, Club de Paris, UE, Banque africaine de développement) mettent tout en œuvre pour soutenir financièrement le nouveau régime, expose-t-il. Mais il ne suffit pas de faire redémarrer l’économie. Un travail de fond sur la cohésion nationale et sur une authentique réconciliation est indispensable.»

D’autant plus indispensable que les ex-rebelles, en charge de la sécurité, sont toujours accusés d’exactions, de racket et de brigandage. Malgré les promesses et le concours de hauts gradés français dépêchés à Abidjan, la réforme de l’armée peine à se concrétiser. Seule mesure phare : la promotion d’anciens chefs de la rébellion à des postes clés. Dans ce domaine, la reconduction annoncée de Guillaume Soro aux postes de premier ministre et ministre de la Défense ne devrait pas marquer de rupture.

«Licorne» go home !

Dans un communiqué diffusé mercredi, Survie demande «le retrait définitif des militaires français de Côte d’Ivoire». «La lumière doit être faite sur l’implication de l’armée française et de l’ONU dans l’avancée vers Abidjan des 
ex-rebelles (soupçonnés 
pour certains de crimes contre l’humanité) lors de la crise 
de 2010-2011». Le Parlement français, doit «créer une commission d’enquête sur l’ensemble de cette action depuis 2002».

Rosa Moussaoui

http://www.humanite.fr/monde/cote-divoire-alassane-ouattara-sans-adversaires-485569 - Source
 
http://www.humanite.fr/tribunes/485515 - Le transfert de Laurent Gbagbo et le recours à la violence


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Posté par: T 34
Posté le: 12 Jan 2012 à 00:44

http://www.michelcollon.info/Les-Ivoiriens-experimentent-des.html - Les Ivoiriens expérimentent des dérives totalitaires sans précédent

 

http://www.michelcollon.info/_Ali-Camus_.html - Ali Camus

 
Voilà sept mois qu’Alassane Ouattara, soutenu par la « communauté internationale », est devenu le président de la Côte d’Ivoire au détriment de Laurent Gbagbo et au terme d’une crise qui aura vu le pays se déchirer. Si l’inculpation de Gbagbo par la CPI a été largement médiatisée, la situation en Côte d'Ivoire est passée sous silence. L'ordre et la tranquillité sont pourtant loin d'être revenus comme le remarque le professeur Dedy Sery. Il pointe un bilan désastreux et condamne la recolonisation du pays par la France. (IGA)

 

Alassane Ouattara est président depuis sept mois. Comment se portent les Ivoiriens ?

Dédi Séry. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les Ivoiriens dont la communauté internationale prétend qu’ils ont rejeté Laurent Gbagbo à l’issue du scrutin du 28 novembre 2010, regrettent ce dernier, au grand dam des soutiens extérieurs de Ouattara, le vainqueur. Ceci indique clairement que l’Occident a échoué. Et que le vrai vainqueur, c’est Laurent Gbagbo. Mais le drame de la Côte d’Ivoire est que les grands de ce monde ne peuvent pas et ne veulent nullement se déjuger, par arrogance. Sinon comment comprendre que ces grands dirigeants de grande tradition démocratique, assistent sans broncher au recul de l’Etat de Droit dans un pays comme la Côte d’Ivoire qu’on prétend avoir remis sur les rails de la démocratie ? Comment ces dirigeants peuvent-ils tolérer que des "forces indisciplinées et incontrôlées" – c’est le terme de Ban-Ki Moon lui-même – puissent contrôler une armée républicaine qui crée l’insécurité, au point que ces mêmes soutiens extérieurs délocalisent leur Ambassade à Dakar ou à Accra ou déconseillent carrément la destination Côte d’Ivoire à leurs ressortissants ? Est-il rationnel et politiquement correct que des démocraties comme la France et les Etats-Unis puissent soutenir, sur la place publique et en ce début de XXIème siècle, un système politique qui rappelle si étrangement la féodalité du Moyen Age avec ses seigneurs et vassaux unis davantage par des liens tribaux que par des règles impersonnelles ? En effet, chaque village, chaque quartier, du Nord au Sud et d’Est en Ouest de la Côte d’Ivoire, est aujourd’hui militairement occupé par des Dozos/FRCI venus de la CEDEAO, qui tuent et dévastent tout sur leur passage, depuis sept mois. Impunément ! Au vu et au su des forces Licorne/ONUCI et des ONG de défense des Droits de l’Homme. Tout simplement parce que les victimes sont des pro-Gbagbo. Outre ce problème sécuritaire, il faut noter que la cote de l’économiste Ouattara est aujourd’hui bien plus pauvre que celle de l’historien Laurent Gbagbo. Depuis l’avènement de Ouattara, la vie des Ivoiriens sombre dans la précarité : il y a environ 2 000 000 de réfugiés/déplacés ; près de 200 000 personnes ayant perdu leur emploi ; 400 hauts cadres FPI/CNRD meurent de faim depuis le gel de leurs avoirs bancaires ; il y a des dizaines de prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles du régime des vainqueurs, avec la caution des grandes puissances de ce monde ; les prix des denrées alimentaires flambent ; les syndicats qui ont organisé 116 mouvements de grève totalisant 704 jours d’inactivité, de 2003 à 2010, sous Laurent Gbagbo, préfèrent aujourd’hui ne rien dire, ne rien entendre et ne rien voir. Cela veut dire qu’ils ont peur mais nous sommes d’accord que cette peur n’est pas un hommage rendu à Ouattara. C’est plutôt à Laurent Gbagbo que l’on rend hommage, lui qui apparaît ainsi comme le chef permissif et démocrate par excellence. Ajoutons à cela un fait gravissime qui ne suscite, curieusement, aucune indignation de la part des soutiens extérieurs du nouveau régime : le pillage et la fermeture des Universités publiques de Cocody et d’Abobo-Adjamé, pour deux ans. Cela a pour conséquence un manque à gagner se chiffrant à 900 Doctorats, avec 77 000 étudiants jetés à la rue, sans compter 3 générations de bacheliers non inscrits et contraints à l’oisiveté. Depuis la disparition de Félix Houphouët-Boigny, c’est la toute première fois que les Ivoiriens expérimentent de telles dérives totalitaires.


Sur le plan institutionnel, l’Assemblée Nationale a été dissoute de fait et les Députés jetés à la rue, sans émoluments depuis le 11 avril 2011. Les organisations de défense des Droits de l’Homme ont fermé les yeux là-dessus, tout comme elles ont cautionné un découpage électoral des plus iniques et des plus ethnocentrique, la configuration tout aussi tribale de la CEI, les nominations illégales au Conseil constitutionnel, etc. Sur cette base, je puis dire que depuis sept mois, les Ivoiriens se portent très mal alors qu’on leur avait promis le bonheur dans la paix et la quiétude devant l’avenir. 

Beaucoup présentent Alassane Ouattara comme un monstre froid et cynique. Comment vous, vous le décrivez ?

Pour avoir suivi la campagne électorale de Ouattara, mais aussi pour avoir suivi ses discours depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo par la France et sa déportation à Korhogo puis à La Haye, je sais que le Chef de l’Etat actuel affectionne les expressions de type "mon pays", "mes compatriotes", "mon frère Laurent Gbagbo". Mais entre le dire et le faire, je note un gouffre consternant. D’après les ONG internationales qui sont généralement pro-Ouattara, les Dozos et FRCI ont tué et continuent de tuer des milliers de pro-Gbagbo, c’est-dire les compatriotes de Ouattara ; mieux, parmi les milices et FRCI qui ont déferlé sur la partie Sud de la Côte d’Ivoire à partir du 17 mars 2011, on dénombre des gens venus de presque tous les pays de la CEDEAO. Ce qui donne à la Côte d’Ivoire, l’image d’un pays occupé et en voie de recolonisation par la sous-région. Voilà ma première observation. La deuxième concerne la problématique de la réconciliation. On se souvient que pour réconcilier les Ivoiriens (octobre-décembre 2001), Laurent Gbagbo avait fait rentrer d’exil ses principaux adversaires politiques de l’époque : Ouattara, Bédié, Guéï. Mais à son tour, Ouattara entend réconcilier "ses compatriotes" sans Laurent Gbagbo et ses partisans qui représentent pourtant au moins 46% de la population si je m’en tiens au résultat de la communauté internationale. C’est dire qu’on est en présence d’une réconciliation non-inclusive de la part d’un leader qui a été soutenu par les puissances extérieures parce qu’il était victime de pratiques d’exclusion de type "ivoiritaire". Ouattara vient même de faire extrader son "frère Laurent Gbagbo" à La Haye, non pas à la demande de ses "compatriotes ivoiriens", mais sur injonction de Paris : peu avant cette déportation, le ministre français des Droits de l’Homme estimait que la réconciliation des Ivoiriens passaient par l’extradition de "son frère Laurent Gbagbo". Est-ce ainsi qu’on traite un frère ? Est-ce ainsi qu’on doit désormais traiter les frères ? Autant de questions qui incitent les compatriotes de Ouattara à dire qu’il veut toujours une chose et son contraire. Voilà pourquoi ils ont du mal à le suivre. J’en veux pour preuve les cris de désapprobation qui ont surgi et continuent de secouer cette coalition à propos de la déportation d’un frère : Djédjé Mady, président du Directoire dudit RHDP a parlé d’une "déchirure profonde dans le tissu national". 

Que répondez-vous à ceux qui disent que la France dirige la Côte d’Ivoire avec Ouattara comme homme de mains ?

Cela est une évidence. Ouattara a demandé à la France de maintenir la Force Licorne sur le sol ivoirien aussi longtemps qu’il restera au pouvoir, contrairement à la position de Laurent Gbagbo qui, lui, avait demandé le départ de la base militaire française de la Côte d’Ivoire. Or une présence militaire étrangère dans un pays indépendant n’est rien d’autre que l’expression d’un assujettissement politique. Si à cela vous ajoutez l’assujettissement économique en termes d’endettement, de contrats de gré à gré, de bradage des ressources stratégiques, vous obtenez non pas la domination mais l’esclavage. En effet, François Fillon a révélé, le 14 juillet 2011, que c’est la France qui paye les fonctionnaires ivoiriens ! Du jamais vu sous Laurent Gbagbo dont le pays était pourtant coupé en deux et qui avait des raisons objectives de ne pas pouvoir payer les fonctionnaires ivoiriens. Une confidence : de 1960 jusqu’en 1979, 80% des conseillers techniques au sommet de l’Etat ivoirien étaient des expatriés français. De juin 1980 jusqu’au 11 avril 2011, ce sont les Ivoiriens eux-mêmes qui ont géré leurs propres affaires dans les différents cabinets ministériels. Ce que nous constatons donc depuis la chute du régime de Laurent Gbagbo, c’est bien le retour massif de ces expatriés pour la recolonisation de la Côte d’Ivoire.

 
Il paraît que Ouattara a donné l’ordre aux chasseurs Dozos et à ses milices de dégager les rues. A-t-il les moyens de chasser ceux qui l’ont porté au pouvoir ?

Je réponds à cette question par la négative et les preuves ne manquent pas pour démontrer que Ouattara n’a pas les moyens de chasser les Dozos/FRCI qui l’ont porté au pouvoir. Ces derniers, une catégorie particulière de Forces Républicaines, défient tous les jours leurs chefs, indiquant qu’ils ne quitteront la rue ou qu’ils continueront le trouble dans les villages, hameaux et quartiers du pays aussi longtemps que Ouattara ne leur donnera pas leur part du butin de guerre : il leur aurait promis 5 000 000 de FCFA par combattant, des villas ou des véhicules, promesses qui tardent à se concrétiser dans leurs mains. D’où les slogans hostiles à l’endroit du pouvoir actuel. On peut donc dire qu’à chaque catégorie socioprofessionnelle et à chaque époque ses prisonniers. La population ivoirienne est otage des Dozos/FRCI ; le gouvernement actuel est prisonnier des Dozos/FRCI ; ce même régime dépend de ses appuis extérieurs ; lesquels appuis extérieurs dépendent de leurs contribuables respectifs en cette période de crise économique et financière sévère (…). Tout est dans le tout. Et c’est cet enchevêtrement des choses qui passionne les observateurs nationaux et internationaux de la scène politique ivoirienne.

La peur de se retrouver aussi un jour à La Haye ne va-t-elle pas pousser Ouattara et ses seigneurs de guerre à s’éterniser au pouvoir ?

S’éterniser au pouvoir pour échapper à la rigueur de la CPI ? C’est possible. C’est aussi légitime, humainement parlant. Mais je me demande si la longévité politique d’un système dépend forcément et toujours de la volonté de ses dirigeants. Cependant, j’avoue que votre question est quelque part judicieuse dans la mesure où près de la moitié des ministres du gouvernement Ouattara-Soro viennent de se donner une carapace d’immunité parlementaire en se faisant élire Députés lors de la dernière mascarade électorale du 11 décembre 2011. Mais ce parapluie me paraît d’une extrême fragilité au regard de l’humiliation que les Députés de la dernière législature ont vécue : avec (…) l’arrestation du Président Gbagbo le 11 avril 2011, l’Assemblée Nationale n’a-t-elle pas été dissoute de fait en violation de la Constitution ? Des Députés comme Simone Ehivet-Gbagbo n’ont-ils pas été jetés en prison alors qu’ils bénéficiaient d’une immunité ? L’histoire est une école de la prudence et de la circonspection. C’est pourquoi, à mon avis, l’on ne doit pas faire à autrui ce qu’on ne souhaite pas pour soi-même.


Pour Guillaume Soro, le manque de repentance serait le point clé du transfèrement du président Laurent Gbagbo à La Haye. Que lui répondez-vous ?

Cette déclaration de Guillaume Soro est la preuve même d’une collusion entre le régime actuel et sa justice, la justice des vainqueurs. Et quand bien même ce ne serait pas le cas, le Premier ministre Soro n’est pas bien placé pour parler de repentance. Et puis si repentance il doit y avoir, qui doit le faire et dans quelle circonstance ? En effet, qui dit repentance dit procès. Mais peut-il y avoir procès sans toutes les parties au conflit ? Voyez-vous, par arrogance et par manque d’humilité, on avance des propos qui se liguent contre le bon sens.

Charles Konan Banny n’a toujours pas démissionné de la commission vérité réconciliation …

Si Charles Konan Banny n’a pas démissionné, c’est tout simplement parce qu’il se sent bien dans sa peau là où il est. Il pouvait bien démissionner s’il ne partageait pas la conception de la réconciliation version Ouattara. Celle-ci consiste à ouvrir des procès, à condamner et à réconcilier de façon concomitante, dans une perspective de justice des vainqueurs à la Nuremberg. Je suis convaincu qu’il ne réussira jamais sa mission aussi longtemps que les vainqueurs continueront de tuer, d’emprisonner, disons d’animaliser les pro-Gbagbo. Et puis, une question d’ordre purement éthique me rend pessimiste quant à ses chances de réussite dans la mission qui est la sienne. Charles Konan Banny fait partie de la galaxie des anti-Gbagbo. Or, tout effort de paix authentique de la part d’un médiateur s’inscrit obligatoirement dans l’impartialité et la neutralité… On observe cela chez les animaux non humain, notamment les gorilles, on l’observe tout naturellement chez les animaux humains, qui ont la prétention d’être plus éthique que les grands singes. L’exemple de Desmond Tutu en Afrique du Sud est là pour le prouver.

On a encore en mémoire l’économiste en pleine campagne qui construira une université chaque année, des hôpitaux… Vous le croyez encore ?

Eh oui ! La période de la campagne électorale est terminée, bien loin derrière nous ! Le camp Ouattara avait promis, dans le plus pur style démagogique, beaucoup plus de choses que possible. Il l’a fait tout simplement parce qu’il voulait se donner de la consistance aux yeux de l’opinion. C’est dans cette logique publicitaire qu’il a promis une Université et des hôpitaux chaque année. Mais on notera que l’économiste Ouattara n’a pas indiqué préalablement le lieu d’implantation de ces infrastructures culturelles et sociales alors qu’il envisageait une politique de décentralisation. Lui qui disait en 2000 que le système d’Assurance Maladie Universel proposé par Laurent Gbagbo était dangereux parce que coûteux, a pu promettre des hôpitaux et des Universités chaque année. Contradiction. Beaucoup de gens, surtout les analphabètes ont un moment accordé du crédit à ces promesses démagogiques, par ignorance. Et voici que la réalité est beaucoup plus dramatique pour le camp Ouattara. Mais se rendant compte qu’il n’a même pas encore achevé la construction de la clôture de l’Université de Cocody, il envisage de saucissonner la pauvre Université, aujourd’hui entièrement saccagée. Du chapeau du prestidigitateur sortiront quatre Universités pour montrer qu’on aura réalisé ce qu’on a prévu. On tend ici vers une situation cocasse : sur ces ruines, on fera de chaque groupe d’UFR une Université : une Université de Sciences juridiques et Economiques ; une Université de Sciences et Techniques ; une Université de Lettres et Sciences Humaines ; une Université des Sciences de la Santé, etc. En un tour de passe-passe, il aura réalisé ce qu’il a promis. Là encore, il va marquer contre son propre camp. Parce que pour créer une Université, il faut tenir compte de tous les paramètres de l’environnement, des aspirations des populations. Là où Laurent Gbagbo voulait décongestionner Abidjan en faisant construire une Université dans chaque pôle de développement régional, l’éminent économiste veut créer plusieurs Universités sur les ruines de Cocody. Comme ça ! Cette perspective n’est ni plus ni moins qu’un bricolage collectif et du faux, finalement. Mais un faux dangereux en tant qu’il crée de faux espoirs et ne fait pas avancer la cause du développement équilibré et durable.  

 
Beaucoup d’analystes disent qu’en bloquant les Avoirs des dignitaires du FPI et en lançant des mandats d’arrêt internationaux, l’idée était d’affaiblir ce parti et par ricochet de se retrouver seul à l’Assemblée. C’est ça aussi votre avis ?

Je suis d’accord avec vous. C’est la preuve que sans l’affaiblissement forcené d’un parti redoutable comme le FPI, le RDR n’aura jamais le sommeil tranquille parce qu’il redoute les joutes démocratiques. Il ne peut pas durer sans la violence. Ce qu’il faut au RDR, c’est moins un contexte de lutte institutionnelle, à armes égales, qu’une dictature ou système oligarchique, comme c’est le cas aujourd’hui. Le contexte que nous vivons est celui d’une dictature qui dépasse de très loin le système de parti unique sous Félix Houphouët-Boigny. Les historiens diront que Houphouët-Boigny avait besoin de moins de kalachnikov et de matraques pour imposer sa dictature à une population quasiment analphabète et en contexte de guerre froide. Aujourd’hui, les héritiers du père de la Nation, pour répondre aux tenants de la boulimie néolibérale, ont besoin de plus de moyens anti-démocratiques et déshumanisants face à un peuple ivoirien de plus en plus intellectualisé, donc plus exigeant. Mais cette force barbare imposée à la Côte d’Ivoire de 2012 n’a pas beaucoup de chance de prospérer, en raison justement de ce capital intellectuel national. On comprend pourquoi ce régime s’acharne contre l’Université. La Côte d’Ivoire est un petit pays mais qui est sur le point de rallier à sa cause bien des consciences éprises de liberté et de justice de par le monde. Je pense plus particulièrement à nos Diasporas africaines (Cameroun, Togo, Angola, Afrique du Sud, Ghana, Gambie, etc.) ainsi qu’aux représentants de la Gauche occidentale (Jean Ziegler, Michel Galy, Guy Labertit, Albert Bourgi, etc.). 

 
Finalement l’UE comme les Etats-Unis n’ont pas trouvé bizarre que Ouattara aille seul aux législatives avec son groupe politique. Comment vous l’expliquez ?

Nous sommes dans une logique implacable, celle des connivences diplomatiques que l’on constate aussi bien en amont qu’en aval des crises que traverse la périphérie du monde capitaliste. Non seulement tout a été mis en œuvre par l’UE et les Etats-Unis pour noircir, diaboliser et renverser Laurent Gbagbo, tout simplement parce qu’il n’est pas leur homme, mais aussi ces soutiens observent un silence coupable face aux dérives oligarchiques de leur homme. Ils auraient parlé de bizarrerie, crié haro sur le baudet si c’est Laurent Gbagbo qui était allé seul aux législatives avec son parti, le FPI. Vous savez, chez les mondialisateurs, la démocratie est un système à géométrie variable. Bernard Kouchner ne demandait-il pas début mars 2011 à la Droite Occidentale de soutenir Hamid Karzaï quand bien même il serait corrompu, car "c’est notre homme". De la même manière, les Etats-Unis, l’UE, le Canada soutiennent aujourd’hui Ouattara parce qu’il n’est pas Gbagbo, leur ennemi juré. Voilà pourquoi les soutiens extérieurs de Ouattara se contentent de "soupirs diplomatiques" face aux dérives totalitaires de leur homme. Sans conséquence aucune pour le régime qu’ils ont mis en place. J’appelle "soupirs diplomatiques", les mesures hypocrites qui consistent, par exemple, à délocaliser une Ambassade ou à déconseiller à des ressortissants la destination Côte d’Ivoire. Ce sont là des mesures en trompe l’œil, donc complaisantes qui montrent le degré d’hostilité de la Droite Occidentale vis-à-vis des dirigeants "d’Outre Mer" peu accommodants. Entre "ces mesures" et les différents embargos économiques, financiers et pharmaceutiques contre le peuple ivoirien et ses dirigeants, en décembre 2010 – janvier 2011, il n’y a aucune comparaison possible. C’est un racisme idéologique qui s’est surajouté au racisme biologique dont souffre le monde non occidental, depuis le XVIème siècle. 

Ouattara veut 13.000 milliards pour reconstruire la Côte d’Ivoire là où Gbagbo refusait l’aide. Qu’est-ce qui fait la singularité de Laurent Gbagbo ?

Laurent Gbagbo est l’enfant du peuple ivoirien. Il aime son peuple et son peuple l’aime. Et c’est parce qu’il aime son peuple qu’il est foncièrement souverainiste, c’est-à-dire un dirigeant jaloux de l’indépendance et de la dignité de son pays. Voilà pourquoi il a horreur de faire endetter cruellement la Côte d’Ivoire. La dette n’est rien d’autre qu’un assujettissement économique qui se transforme, tôt ou tard, en dépendance politique et idéologique sur plusieurs générations. Laurent Gbagbo n’en voulait pas du tout. C’est pourquoi il ne pouvait pas être aimé et soutenu par ceux qui prospèrent à partir de l’endettement massif des pays du Tiers-monde : le FMI, la Banque Mondiale et tous les spéculateurs néolibéraux. Et je suis sûr que c’est son souverainisme qui a été perçu comme un péché capital et qui est à l’origine de cette haine anti-Gbagbo. Voyez-vous, la gbagbophilie a débouché sur les bombardements du 11 avril 2011. On voit donc que Ouattara est l’ami naturel du monde libéral qui ne prospère que sur l’endettement des pays faibles et sans défense. Entre Ouattara, le représentant de la boulimie néolibérale et Laurent Gbagbo, le porte-drapeau du socialisme démocratique, donc du souverainisme, il y a une différence de nature perceptible à travers le traitement infligé au Woody de Mama à l’occasion d’une simple controverse électorale. 

Interview réalisée par Camus Ali , http://www.lynxtogo.info/interviews/interviews/1900-laurent-gbagbo.html - Lynx.info , le 6 janvier 2012

 
 


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Posté par: T 34
Posté le: 21 Jan 2012 à 01:09

Clinton encourage le chef d’État ivoirien Ouattara au « dialogue »

La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton 
a félicité hier à Abidjan le président ivoirien 
Alassane Ouattara pour les progrès accomplis 
après une crise politique meurtrière dans le pays, 
tout en l’appelant au « dialogue » avec ses adversaires. Les États-Unis ont été, avec la France et l’ONU, 
les principaux alliés d’Alassane Ouattara durant 
son bras-de-fer post-électoral de novembre 2010 avec l’ex-président Laurent Gbagbo, qui refusait de se retirer.

http://www.humanite.fr/monde/des-rebelles-touareg-attaquent-menaka-une-ville-du-nord-du-mali-488006 - Source



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Posté par: T 34
Posté le: 28 Jan 2012 à 02:17

Ouattara en visite chez Sarkozy

Durant son séjour 
en France, le président ivoirien signera un accord militaire avec Paris.

Alassane Ouattara est arrivé hier à Paris, pour une visite de quatre jours dans l’ancienne puissance coloniale. Ce soir, le président ivoirien se rendra à l’Élysée où est programmé un dîner d’État. Élu en novembre 2010, Ouattara pourra à nouveau remercier Nicolas Sarkozy, qui l’a aidé à déchoir le président sortant, Laurent Gbagbo, qui s’était maintenu au pouvoir malgré le résultat controversé des élections. La France avait participé aux combats qui s’en étaient suivis, prenant partie ouvertement pour Ouattara.

« Cette visite va permettre de réaffirmer le soutien de la France aux nouvelles autorités ivoiriennes », indique-t-on à Paris. Bruno Koné, porte-parole du gouvernement ivoirien, indique, lui, que la rencontre ramènera à « la normalité entre les deux pays ». Sous Gbagbo, les relations étaient tendues entre les deux capitales.

Cette visite à Paris recouvre plusieurs enjeux. Commerciaux au premier chef : en mai dernier, Nicolas Sarkozy avait lancé un plan « contrat de désendettement et de développement » d’une valeur de 2 milliards d’euros. Par ailleurs, un accord de défense sera signé. Jusqu’ici, la force Licorne comprenait 1 600 soldats français stationnés en Côte d’Ivoire. Elle ne comptera plus que 300 militaires, chargés de la formation de l’armée ivoirienne.

Avec cette visite, Alassane Ouattara recherche une reconnaissance internationale, certains pays n’ayant guère goûté l’ingérence française et onusienne. Il a certes remporté les élections législatives en décembre, mais sans véritable concurrence, l’opposition fidèle à Gbagbo ayant boycotté le scrutin. En novembre, ce dernier avait été transféré à La Haye pour y être jugé par la Cour pénale internationale. D’autres chefs de guerre, comme Guillaume Soro, aujourd’hui premier ministre, restent eux, sans être inquiétés à Abidjan, malgré les demandes de certains défenseurs des droits de l’homme.

Gaël De Santis

http://www.humanite.fr/monde/ouattara-en-visite-chez-sarkozy-488638 - Source



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Posté par: T 34
Posté le: 01 Feb 2012 à 01:48

La Françafrique bat son plein

Accueilli à Paris en grande pompe par son « ami » Nicolas Sarkozy, Alassane Ouattara, président de Côte d’Ivoire par la grâce de l’Élysée, a remercié la France pour son intervention militaire lors de la crise post-électorale. Au 
cours de sa visite d’État de trois jours, Ouattara a « exhorté » les entreprises françaises à revenir en Côte d’Ivoire, 
après avoir signé un nouvel accord de défense avec Paris.

http://www.humanite.fr/monde/attentats-et-combats-en-syrie-488871 - Source


Encore des violences impliquant les FRCI en Côte d’Ivoire

Trois personnes ont trouvé la mort dimanche et lundi dans des affrontements entre les populations agni et des éléments des Forces républicaines (FRCI) à Arrah, dans l’est de la Côte d’Ivoire. Des maisons et des boutiques ont été brûlées et de nombreux habitants agni ont fui Arrah. Les incidents impliquant les FRCI, parfois meurtriers, sont récurrents depuis la fin de la sanglante crise postélectorale qui s’était conclue par deux semaines de guerre, remportée par les ex-rebelles venus du nord, qui constituent aujourd’hui le gros des FRCI.

http://www.humanite.fr/monde/encore-des-violences-impliquant-les-frci-en-cote-d%E2%80%99ivoire-490159 - Source


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Posté par: T 34
Posté le: 22 Feb 2012 à 23:34

http://www.michelcollon.info/Cedeao-Guy-Labertit-demasque.html - Cedeao. Guy Labertit démasque Ouattara

 


http://www.michelcollon.info/_Guy-Labertit_.html - Guy Labertit

 
Dans cette tribune, Guy Labertit, ex-délégué Afrique du Parti socialiste français et compagnon de route du mouvement de démocratisation du continent, commente l’élection à la tête de la CEDEAO d’Alassane Ouattara, un homme qui dirige pourtant un pays sous perfusion économique et sous tutelle politique. Et dont le régime se fourvoie dans l’arbitraire et la mauvaise gouvernance.

A l’issue du dernier sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui vient de se tenir à Abuja les 16 et 17 février 2012, Alassane Ouattara en a été élu le président en exercice. Même si l’on peut penser que le tour de la Côte d’Ivoire était venu, ce n’est pas un mince paradoxe que de voir charger un chef d’Etat des différents problèmes de l’ensemble ouest africain alors que la situation dans son propre pays, la Côte d’Ivoire, est pour le moins précaire.



Les douze travaux d'Alassane Ouattara



Ses meilleurs alliés dans la sous-région sont, ou ont été récemment, contestés, que ce soit Abdoulaye Wade, candidat discuté à la présidence du Sénégal, à 86 ans officiels, ou Blaise Compaoré, à la tête du Burkina Faso depuis vingt-cinq ans et qui rêve d’un nouveau bail en 2015 ! Les crises aigues se multiplient dans la sous-région avec la déstabilisation des pays du Sahel, liée à une politique aventureuse de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Otan en Libye qui a éliminé Kadhafi, au nom de la démocratie, mais réduit à néant l’Etat dans ce pays livré à des milices antagoniques sans projet politique. Le Nigeria se déchire à travers les velléités indépendantistes dans le delta du Niger riche en pétrole au Sud et l’irrédentisme meurtrier de la secte islamiste Boko Haram qui veut chasser les chrétiens du Nord du pays. Au regard de la gestion de ces questions brûlantes, comment le nouveau président de la CEDEAO aura-t-il le temps de se consacrer aux immenses tâches qui l’assaillent en Côte d’Ivoire ? A moins qu’il ait choisi de déléguer ses affaires domestiques à ses puissants alliés extérieurs et aux institutions internationales.



Cette politique de fuite en avant a quelque chose de surréaliste. Les commentaires des spécialistes africanistes qui évoquent le double axe Côte d’Ivoire/Nigéria Côte d’Ivoire/Burkina Faso au sein de la CEDEAO prêteraient à sourire si le peuple ivoirien ne continuait de vivre un cauchemar. La Côte d’Ivoire est un pays dont l’ensemble des cadres de l’ancienne majorité présidentielle, qui représente la moitié de l’électorat, sont en prison ou en exil.

Après sept mois d’enfermement inhumain à Korhogo, malgré les tristes déclarations de l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan qui le disait bien traité suite à la mascarade organisée pour sa visite en compagnie de Desmond Tutu et Mary Robinson, le Président Gbagbo est détenu à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI) depuis le 30 novembre 2011. Le procureur Ocampo n’a toujours pas communiqué à la défense les charges qui motivent cette détention et n’a inquiété aucun des cadres du régime actuel pourtant directement impliqués dans des crimes de guerre et crimes contre l’humanité depuis la fin de l’année 2002. A signaler qu’en attendant l’audience de confirmation des charges du 18 juin, Laurent Gbagbo bénéficie d’une aide judiciaire pour organiser sa défense.

Où sont donc les fonds cachés du Président que le quotidien français Le Monde du 11 mai 2011, sous la plume fertile de sa correspondante à Genève, Agathe Duparc, situait en Suisse ? Les enquêteurs de la CPI, que l’on ne peut soupçonner de complaisance pour leur détenu, n’ont, pour leur part, toujours rien trouvé. Encore un exemple de manipulations médiatiques. Dès lors, que signifie l’inculpation du Président Gbagbo par la justice ivoirienne pour « crimes économiques », lui qui bénéficie d’un aide judiciaire ? Pas besoin d’enquête approfondie pour situer les biens immobiliers des têtes actuelles de l’Etat ivoirien, A. Ouattara et Guillaume Soro.

De plus, des centaines de cadres de l’ancienne majorité présidentielle ont leurs comptes bancaires bloqués et la totalité de leurs fonds gelés depuis un an. Eux et leurs familles sont condamnés à la survie et plusieurs décès parmi les sanctionnés, dont le plus récent est celui du maire de Cocody, Jean-Baptiste Gomont Diagou, attestent qu’ils ne peuvent même plus se soigner. Pourtant, on se plaît à répéter que la Côte d’Ivoire a renoué avec la démocratie et le respect des droits humains. Faut-il croire que le nouveau président de la CEDEAO restera insensible au sort de la moitié du peuple ivoirien puisqu’il a maladroitement déclaré qu’il allait faire du rattrapage auprès des populations qu’il estimait lésées par le précédent régime ? Il a un point commun avec l’actuel président français, son ami de vingt ans Nicolas Sarkozy, c’est celui de diviser les Ivoiriens comme son tuteur divise les Français.

Bien qu’en campagne électorale par gros temps, le capitaine Nicolas devra garder un oeil sur la lagune Ebrié, dont la surface lisse dissimule des fonds fangeux, car son quartiermaître Alassane va être très pris par sa nouvelle fonction à la tête de la CEDEAO. C’est que depuis l’arrestation du Président Gbagbo, le 11 avril 2011, « sous les bombes françaises », pour reprendre ses termes lors de l’audience de la CPI du 5 décembre, le Président Sarkozy s’est montré prodigue à l’égard du régime d’Alassane Ouattara. A commencer par les quatre cent millions d’euros annoncés par la France dès la fin du mois d’avril 2011 pour payer de prétendus arriérés de salaires alors que son prédécesseur avait honoré ces paiements jusqu’en février inclus malgré les fermetures des filiales des banques françaises.

Il faut y ajouter un mirobolant contrat désendettement/développement, quatre fois supérieur au plus avantageux accordé jusque-là au Cameroun, annulant sur quinze ans la dette de 2,25 milliards d’euros (1472 milliards de francs CFA) essentiellement contractée par les régimes PDCI auprès de l’Agence française de développement (AFD) qui avait cessé tout engagement financier en Côte d’Ivoire depuis 2002. Encore faudrait-il que les recettes de l’Etat suivent pour que cette mesure ne se limite pas à un simple jeu d’écritures. Enfin, l’effacement d’un milliard d’euros de dette bilatérale a été évoquée lors de la récente visite d’Etat d’Alassane Ouattara à la fin janvier 2012.



La Côte d'Ivoire sous perfusion et sous tutuelle

Le soutien politique de la France a été sans faille. La présence du président Sarkozy, fait inédit dans l’histoire des relations françafricaines, à l’investiture d’Alassane Ouattara le 21 mai 2011, la visite officielle du Premier ministre François Fillon les 14 et 15 juillet, le déplacement du secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, les 21 et 22 octobre, suivi par le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, les 6 et 7 novembre, pour faire le point sur les questions de sécurité, laissent à penser que les liens privilégiés ressortent de liens tutélaires qui ne sont pas sans rappeler les années soixante. Le parfum néocolonial se fait entêtant à travers la présence stratégique, sur place à Abidjan, de personnalités françaises.

Depuis mai 2011, Philippe Serey Eiffel, éphémère directeur des Grands travaux alors que Ouattara était le Premier ministre d’Houphouët-Boigny, a l’oeil sur les questions économiques. Le conseiller d’Etat en France Thierry Le Roy l’a rejoint en 2012 pour l’organisation de la réforme de l’Etat. Le général Claude Réglat, ancien commandant des Forces françaises au Gabon, gère les questions de sécurité et la réorganisation des services ivoiriens. Sans oublier les petites mains de la barbouzerie, comme Jean-Yves Garnault, l’ancien agent de la DST française, passant du service de Laurent Gbagbo à celui d’Alassane Ouattara.

Un tel empressement valait bien la remise de décorations de l’Ordre national de la Côte d’Ivoire à près d’une centaine récipiendaires lors de la visite d’Etat en France d’Alassane Ouattara. Certains universitaires français ont choisi d’être absents, mais politiques, hommes d’affaires, militaires, diplomates, intellectuels, petits et grands, unis par un même soutien historique ou récent à Alassane Ouattara, ont été récompensés, y compris l’épouse du directeur de publication de Jeune Afrique Béchir Ben Yahmed. La France n’a pas été chiche en décorant les membres du gouvernement ivoirien et du cabinet présidentiel présents à Paris.

La signature d’un nouvel accord de défense franco-ivoirien à Paris, le 26 janvier 2012, lors de cette visite d’Etat, à l’heure où la France a décidé de limiter sa présence militaire permanente sur le continent africain, révèle que Paris veut donner des gages sécuritaires à son nouveau protégé qu’elle a tout fait pour imposer à la tête de la Côte d’Ivoire. Le Président Gbagbo, pour sa part, voulait mettre un terme à cette présence permanente après le retrait de la Force Licorne. Mais le nouveau chef de l’Etat ivoirien avait déjà voulu masquer une certaine impuissance à maîtriser la sécurité sur l’ensemble du territoire en proposant aux grandes puissances le 22 septembre dernier, lors de son discours à la dernière Assemblée générale des Nations Unies, de faire de la Côte d’Ivoire une plateforme de la lutte contre le terrorisme international. Les Etats-Unis, à l’image de leur imposante ambassade bunker d’Abidjan, ne sont sans doute pas insensibles à ce discours qui pourrait préfigurer une implantation d’Africom (Commandement des forces américaines en Afrique) en Côte d’Ivoire. Par ailleurs, ils n’ont jamais caché leur intérêt pour le pétrole du Golfe de Guinée.

Du reste, oubliés en septembre 2011 par le Président Gbagbo qui avait partagé un premier bloc entre Total et la Côte d’Ivoire (public et privés), ils viennent d’être associés, par le biais d’Anadarko Petroleum Corporation, avec CNR, major canadienne, et Total à l’octroi de trois blocs pétroliers prometteurs… L’arrivée à Abidjan, le 16 janvier 2012, d’Hillary Clinton accompagnée de William Fitzgerald, soussecrétaire d’Etat aux Affaires africaines, a traduit une forte ambition en matière militaire, énergétique et commerciale. La réalisation de ce projet a été facilitée par la politique de Nicolas Sarkozy, marquée du double sceau d’une vieille amitié personnelle avec Alassane Ouattara et d’un atlantisme fondamental, malgré quelques rodomontades qui font plutôt sourire qu’inquiéter Washington.

Toutes ces visites officielles des représentants du monde occidental, auxquelles la venue à Abidjan du vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhai jun, reçu par A. Ouattara le 24 juin 2011, ne peut servir de contre point, sont l’occasion de discours lénifiants sur le retour de la paix en Côte d’Ivoire ou sur la réconciliation. Pourtant, la peur des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) règne toujours à l’intérieur du pays, la justice des vainqueurs continue de passer et la Commission « dialogue, vérité, réconciliation » dirigée par Charles Konan Banny, peine même à exister….



L'arbitraire politique et économique en guise de "gouvernance"

En matière de gouvernance, terme cher aux institutions internationales, la non installation, en février 2012, d’une Assemblée nationale dont les membres ont été élus le 11 décembre 2011, fait tache. Certes, les législatives seront reprises dans 11 circonscriptions le 26 février suite à l’invalidation des scrutins par le Conseil constitutionnel, le 31 janvier dernier, pour cause de fraudes alors même que l’ancienne majorité avait boycotté la consultation électorale ! On comprend mieux le refus de la communauté internationale de recompter les bulletins lors de l’élection présidentielle contestée de novembre 2010….

A la tête de l’Etat, Alassane Ouattara recourt donc à des ordonnances sans loi d’habilitation, y compris sur des questions aussi importantes que l’âge de la retraite. Ce dernier a eu beau répété à l’envi pendant sa visite d’Etat en France qu’il n’y a pas de justice des vainqueurs, que la paix est revenue et que l’armée est réunifiée, il n’empêche qu’aucun de ses partisans n’a été inquiété par la justice depuis dix mois, que l’opposition voit ses meetings perturbés ou attaqués violemment (un mort et soixante huit blessés le 21 janvier lors d’un meeting du Front populaire ivoirien) et que les FRCI incarnent l’arbitraire et la répression.

Faisant suite à bien d’autres, les exactions commises par ces FRCI à Vavoua, le 18 décembre 2011, ont contraint le chef des Armées à des menaces fortes, qui sont restées sans effet comme le montrent les dernières victimes d’Arrah le 12 février 2012. Véritable maître du jeu en matière sécuritaire, le Premier ministre et ministre de la Défense, Guillaume Soro, et les anciens commandants de zones rebelles dont l’impunité agace visiblement les protecteurs occidentaux du régime en place, pourraient voir l’étau de la justice se refermer sur eux. Toutefois, si cette perspective se confirmait, ils ne manqueraient pas de tout mettre en œuvre pour révéler des éléments confirmant la complicité d’Alassane Ouattara avec la rébellion depuis le coup d’Etat manqué de septembre 2002. Au sommet de l’Etat, c’est donc une sorte de fragile équilibre de la terreur qui persiste.

Après la chute d’Abidjan, l’assassinat par les FRCI, en avril 2011, du sergent chef Ibrahim Coulibaly, dit IB, très proche d’Alassane Ouattara depuis les années 1990 et dans le secret de tous les coups d’Etat depuis 1999, a éliminé un témoin gênant, frère ennemi depuis 2003 du Premier ministre Guillaume Soro. L’action de son « commando invisible », ravageur dans la commune populaire d’Abobo où les partisans de Ouattara sont majoritaires, a joué un rôle décisif en liaison avec l’ONUCI et la Force Licorne pour écarter Laurent Gbagbo.

A l’évidence, Hillary Clinton, qui veut pousser l’avantage pour les Etats-Unis, a conscience de ces manquements démocratiques qui n’autorisent pas la Côte d’Ivoire à bénéficier du Millenium challenge account, convoité par Ouattara, accordé par les Etats-Unis aux pays en développement s’inscrivant dans les objectifs du millénaire définis par les Nations Unies. Les protecteurs occidentaux du nouveau régime hésitent au regard de cette mal gouvernance à accorder le fameux point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (PPTE). L’opposant Ouattara dénonçait le Président Gbagbo quand il avait obtenu du FMI et de la Banque mondiale le point de décision de l’initiative PPTE le 30 mars 2010 en disant que c’était une honte que ce pays soit classé parmi les pays très endettés.

Il est piquant de voir que, devenu Président, il multiplie en 2012 les suppliques pour l’allègement de la dette. Rappelons que cette dette est à mettre au compte quasi exclusif des régimes d’Houphouët-Boigny, achevé par les trois ans de primature de Ouattara, et de Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo n’ayant pu guère compter pendant l’essentiel de sa présidence sur des engagements financiers extérieurs…

Cette décision de point d’achèvement dépend de l’exécution de réformes structurelles, notamment celle de la filière café cacao. Dans le négoce du cacao dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial, A. Ouattara, par l’intermédiaire de son épouse Dominique, dispose de relais familiaux. On sait qu’un fils de son précédent mariage, Loïc Folloroux, est le directeur Afrique du groupe britannique Armajaro, trader agressif qui a spéculé par des achats colossaux de cacao en 2002 (avant la tentative de coup d’Etat) et 2010 (avant les élections) dans le but de déstabiliser le régime Gbagbo. Ce groupe bénéficie des largesses de la Banque mondiale par le biais de la Société financière internationale (SFI) et se partage, bon gré mal gré, le secteur avec les Américains Cargill et ADM qui ont toujours eu les yeux de Chimène pour le Premier ministre libéral que fut Ouattara au début des années 1990.

Le frère et une nièce de Dominique Ouattara, Marc et Noelle Nouvian, sont actionnaires d’une nouvelle société de négoce international (Soneici) de fèves de cacao, dirigée par Hervé Dominique Alliali. Il est vrai que le Premier ministre Guillaume Soro s’est taillé la part belle avec l’installation de cols blancs rebelles (André Ouattara et autre Ismaël Koné) au sein du Conseil café cacao mis en place le 24 janvier 2012. Ces pratiques illustrent une approche qui n’est pas sans rappeler celle d’un chef d’Etat français qui, lui aussi, avait promis l’avènement d’une République irréprochable…

Dans quelques semaines, les Français vont élire leur Président et on ose espérer que leur choix ne sera pas sans conséquence sur cette anachronique relation franco-ivoirienne. Le principal concurrent du Président sortant, le socialiste François Hollande, annonce dans ses 60 engagements pour la France : « Je romprai avec la « Françafrique » en proposant une relation fondée sur l’égalité, la confiance et la solidarité ». Alors, on a envie de crier « chiche ! », malgré le triste silence ou l’approbation des dirigeants socialistes français, à de rares exceptions près, lorsque Nicolas Sarkozy bombardait Abidjan avec l’aval de l’ONU pour écarter le Président Gbagbo, celui qui, élu en 2000, avait voulu porter un projet social démocrate sur le continent africain et en a été empêché dès 2002.

Guy Labertit

Source : http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=6023 - Cameroon Voice


http://www.michelcollon.info/La-resistible-ascension-d-Alassane.html - La résistible ascension d’Alassane Ouattara

 


http://www.michelcollon.info/_Comaguer_.html - Comaguer

 
Ce titre est sciemment emprunté à Berthold Brecht puisque OUATTARA est un dirigeant politique imposé par des forces sociales qui l’ont choisi comme le plus à même de défendre leurs intérêts à la tête d’un pays et sans l’appui desquelles il n’aurait jamais accédé au pouvoir. Bien sûr, la Côte d’Ivoire des années 2000 est très différente de l’Allemagne des années 30 mais il reste que dans les deux cas l’accession au pouvoir du personnage central de la pièce tient plus à la puissance et à la permanence de ses soutiens qu’à ses mérites. Après le coup d’Etat militaire en sa faveur organisé à Abidjan le 11 Avril 2011 par la République Française, OUATTARA vient d’être imposé à la tête de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

  

Cette communauté de 15 Etats (en orange sur la carte) née en 1975, siège à Abuja, est pour l’heure la plus importante communauté économique africaine. Elle est issue de l’association régionale d’anciennes colonies françaises, britanniques et portugaises et constitue un point fort des politiques néocoloniales conduites par les impérialismes français et anglo-saxon (principalement étasunien), le premier s’appuyant sur la principale économie de sa zone d’influence : la Côté d’Ivoire, et le second sur celle du Nigéria.  

Le choix d’Alassane OUATTARA scelle l’alliance entre ces deux pays et entre les deux zones d’influence néocoloniale. Il succède à la tête de la CEDEAO au président nigérian Jonathan GOODLUCK. 

Il a été fortement appuyé dans la zone française d’influence par son compère burkinabé, CAMPAORE lequel  a été récompensé par la désignation de OUEDRAGO KADRE DESIRE ancien ministre des finances du Burkina au poste de président de la commission de la CEDEAO et les autres chefs d’Etat de la zone francophone ont suivi le mouvement. Dans la zone anglophone, le Nigeria exerce une domination sans partage : Etat le plus peuplé d’Afrique il représente à lui seul plus de la moitié de la population de toute la CEDEAO, il est le premier producteur pétrolier d’Afrique un Etat où les compagnies pétrolières anglo-saxonnes y tiennent depuis l’origine le haut du pavé et il est aujourd’hui un important fournisseur des Etats-Unis D’autre part, les sanctions contre l’Iran devraient conduire à un accroissement des achats français de pétrole nigérian. 

L’alliance Côte d’Ivoire-Nigeria est donc la concrétisation sur le terrain de l’alliance néocoloniale franco-anglo-saxonne. 

Dans la crise ivoirienne ayant débouché sur l’enlèvement de Laurent Gbagbo par l’armée française, le Nigeria a pesé de tout son poids pour entrainer la CEDEAO dans un soutien sans faille à OUATTARA, la politique de la France ayant  de son côté été très soutenue en particulier par la Burkina et le Sénégal. 

Pour les puissances néocoloniales la CEDEAO est un outil pour créer un bloc hostile à l’Union Africaine, une riposte à l’entrée de l’Afrique du Sud dans le BRICS et une zone de contre-attaque aux influences chinoise, indienne et brésilienne grandissantes sur le Continent.  

Laurent Gbagbo, favorable à l’Union Africaine, n’était pas l’homme de cette politique. 

L’alliance NIGERIA – COTE D’IVOIRE  a également des objectifs économiques en particulier dans le domaine pétrolier. A côté du n°1 africain, la Côte d’Ivoire n’est encore qu’un débutant prometteur mais le projet de faire participer des hommes d’affaires nigérians au développement pétrolier ivoirien commence à prendre corps et ouvre la voie à une intensification des relations financières entre les deux équipes dirigeantes.  

La réunion de la CEDEAO a été en effet  l’occasion de découvrir un de ces projets. La société pétrolière nigériane TALAVERAS s’est vue octroyer un permis de recherche en Côte d’Ivoire. La décision a de quoi surprendre. TALAVERAS n’est qu’une société de négoce pétrolier et n’a encore jamais foré un seul puits. Elle est cependant très prospère car elle importe au Nigéria les carburants que le premier producteur de pétrole d’Afrique est incapable de fabriquer chez lui  : raffineries mal entretenues, coulage, sabotage, piratage, corruption, marché noir, l’économie pétrolière nigériane fuit par tous ses tuyaux. Résultat : le Nigeria doit importer.  

Cette situation fait bien l’affaire de TALAVERAS et des généraux nigérians qui le laissent opérer et ne font rien pour assurer l’autosuffisance du pays en carburant. Le consommateur nigérian lui n’en est pas très satisfait puisqu’il doit payer à la pompe un prix très largement supérieur à tout ce qui se pratique dans les autres pays producteurs du monde. 

OUATTARA vient donc d’ouvrir à TALAVERAS l’accès à la production pétrolière et donc la possibilité de devenir un grand du pétrole, allant de la production à la distribution, sur le marché africain. Nul doute qu’une telle opportunité offerte à cette société suscitera sa reconnaissance envers la Présidence ivoirienne. Ainsi les amis de JONATHAN GOODLUCK (nota : le Nigeria est le pays d’Afrique qui compte le plus grand nombre de milliardaires)  sont en train de devenir les amis d’ALASSANE OUATTARA.  

Avec à sa tête un Président formé au FMI, dans le même temps où Christine Lagarde manifeste un intérêt soutenu pour le Nigeria où elle s’est rendue fin 2011, la CEDEAO ne peut qu’être de plus en plus appréciée à Washington. 

http://comaguer.over-blog.com/ - - Source : Comaguer

 


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Patria socialismo o muerte

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Posté par: T 34
Posté le: 12 Jun 2012 à 18:07

7 casques bleus et 8 civils victimes d’une embuscade en Côte d’Ivoire

Vendredi, un groupe armé a attaqué des villageois et des membres de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire près de la frontière avec le Liberia, tuant sept casques bleus nigérians, huit habitants et au moins un soldat ivoirien. Pour Paul Koffi Koffi, le ministre ivoirien délégué à la Défense, c’est « une attaque venue du Liberia ». De son côté, le gouvernement libérien a annoncé « la fermeture immédiate » de la frontière entre les deux pays, promettant que « les individus impliqués dans des attaques transfrontalières seront arrêtés et remis aux autorités ivoiriennes ». Cette attaque a provoqué la fuite de certains habitants de la région 
dont le nombre n’a cessé de croître cette fin de semaine.

http://www.humanite.fr/monde/7%C2%A0casques-bleus-et-8%C2%A0civils-victimes-d%E2%80%99une-embuscade-en-cote-d%E2%80%99ivoire-498300 - Source



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