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La guerre Soviéto-japonaise de 1945

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: La guerre Soviéto-japonaise de 1945
    Envoyé : 27 Sep 2007 à 23:17
Un documentaire sur la guerre Soviéto-japonaise de 1945

http://www.youtube.com/results?search_query=manchurian+battlefield

Le char japonais ne vaut rien face au T 34
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 23:17
Vladimir
 
la partie 1 est déjà pas trop mal. Mais il dit que c'est la défaite de Mandchourie qui a poussé le Japon a faire la paix autant que la deuxième bombe. C'est un peu gros quand même. Se faire détruire deux villes en quelques minutes, c'est radicalement différent que perdre quelques territoires non japonais.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 23:18
Gorri
 
Et pourtant c'est bien ainsi.

Le Japon avait déjà eu plusieures villes grandement ou totalement rasées; y compris la capitale Tokyo.
Le nombre de morts par les bombardements atomiques est inferieur à celui provoqué par certains bombardements non atomiques.
Et après les bombardements atomiques le discours officiel était de tenir et de continuer à se battre.

Le Japon était bombardé par l'aviation US sans quasimment possibilité de répondre depuis des mois; mais l'avance US au sol était lente, et se heurtait à une énorme resistance, la prise d'Okinawa fut très difficile.
La tactique etatsunienne d'alors était semblable a celle utilisée en Irak aujourd'hui: supprematie aérienne et bombardements ultra-massifs; mais le contrôle effectif du terrain est plus difficile; les Etats-Unis se seraient heurtés à une feroce resistance, ou à une guerilla prolongée.

C'est sans doute l'avancée soviétique qui a decidé la classe dirigeante japonaise à se rendre aux etatsuniens et ainsi conserver leur position
privilegiée en tant que classe; plutôt que d'être conquis par l'union
soviétique et voir perdre leur position.
C'est le même raisonnement qu'eurent les officiers et capitalistes
allemands, qui ont essayé de faire une paix separée.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 00:56
conflit:guerre russo-japonaise de 1939
Date: du 15 au 31 août 1939
Lieu: Mongolie
Issue: victoire soviétique décisive
Forces en présences: soviétique: 50 000 hommes/ Japons : 70 000



La Bataille de Halhin Gol, quelquefois épelé Khalkhin Gol, fut l'engagement décisif de la guerre non déclarée entre l'Union Soviétique et le Japon en 1939. La bataille convainquit le haut commandement japonais qu'une guerre avec les Soviétiques serait inutile, et donc renversa complètement l'opinion, qui de favorable à une attaque vers le nord pencha alors pour celle vers le sud, permettant au Japon de conquérir les îles du Pacifique et l'Asie du Sud-Est. Cela provoqua l'attaque contre Pearl Harbor, quelques années plus tard. Ce fut aussi la première victoire du fameux général soviétique Georgi Joukov.

En mai 1939, les forces japonaises entrèrent en Mongolie, qui était alliée aux Soviétiques, depuis l'investissement de positions stratégiques dans le Mandchoukouo par les Japonais. Cela mis en colère les Soviétiques qui occupaient la Mongolie depuis les années 1920 et gouvernaient de fait. Les deux nations étaient en litige à propos de la frontière entre la Mongolie et le Mandchoukouo depuis plusieurs années avant que les Japonais ne tentent de forcer sa résolution.

Le dictateur soviétique Joseph Staline ordonna à la STAVKA, le quartier général de l'Armée rouge de développer un plan pour riposter aux Japonais. Pour mener l'attaque, Joukov, un jeune officier qui avait échappé aux désastreuses purges quelques années auparavant, fut choisi.

Les forces japonaises et soviétiques eurent des escarmouches pendant la première partie de l'été. Finalement, à la mi-août Joukov décida qu'il était temps de briser l'impasse. Il déploya environ 50 000 soldats russes et mongols du 57e Corps spécial pour défendre la rive est de la rivière Halhin Gol, puis traversa la rivière le 20 août pour attaquer l'armée japonaise d'élite Kwantung, composée de trois divisions d'infanterie (70 000 hommes au total), un groupement d'artillerie, une brigade de chars moyen, et les meilleurs avions de la force aérienne de l'armée rouge.

La victoire de Joukov fut rapide et complète, en grande partie parce que les Japonais n'étaient pas avertis de la présence d'une brigade de chars et parce que l'équipement et les tactiques étaient adaptés à des opérations contre la Chine qui avait surtout de l'infanterie légère et des chars légers. Par exemple les chars japonais étaient peu blindés car ils privilégiaient la vitesse. Quant à la tactique, lorsque ils étaient soumis à une attaque, les Japonais se retranchaient pour attendre les renforts. Cela était efficace contre l'infanterie chinoise mais désastreux contre les chars et l'artillerie motorisée soviétique.

Les Soviétiques encerclèrent deux divisions japonaises et mirent en déroute le reste en prenant les bases de ravitaillement. Le 27 août, les Japonais tentèrent de briser l'encerclement mais échouèrent. Quand leurs chefs refusèrent de capituler, Joukov infligea à leur armée des barrages d'artillerie et d'avions. La bataille finit le 31 août avec la destruction complète des forces japonaises.

À la suite de la bataille, l'armée rouge attaqua ce qui restait des forces japonaises et les reconduisit au Mandchoukouo. Le 15 septembre, les Japonais demandèrent un cessez le feu et plus tard signèrent un traité dans lequel ils acceptèrent la frontière de fait.

Les Soviétiques eurent environ 7 000 hommes tués et 11 000 blessés. Les Japonais perdirent 61 000 hommes, presque uniquement des morts.

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Halhin_Gol »


je sais que ce site est fortement anti-communiste, mais reconnaissons que (exception des passages sur le dictateur staline) il a le mérite de bien se documenter
Patria socialismo o muerte

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 15:24

MEMO SUR LA GUERRE SINO-JAPONAISE

| Matthieu BOISDRON | en ligne depuis : Octobre 2000 | © www.1939-45.org |

 

LA SITUATION ET L'INCIDENT DE LOUKEOUKIAO

Depuis 1900 et la révolte des Boxers, la Chine était très affaiblie par ses conflits internes. En 1911, le leader nationaliste Sun Yat Sen déposa le dernier empereur mandchou et s'opposa aussitôt aux seigneurs locaux. A partir de 1921, le Parti Communiste s'implanta en Chine avec comme seule et unique ambition la confiscation du pouvoir. Dans les années 30, c'est Tchang Kaï Chek qui succéda à Sun Yat Sen à la tête du gouvernement du Kuomintang, le parti nationaliste. Il se heurta immédiatement au Japon qui au cours des années 1931-1932 s'empara de la Mandchourie. Cette région allait devenir un état fantoche téléguidé et satellisé par Tokyo, le Manchukuo. Dans le cadre d'accord résultant de la révolte des Boxers, les troupes japonaises s'entraînaient le 07 juillet 1937 près de Wanping, à l'extrémité Est du célèbre pont Marco Polo situé à 16 km à l'Ouest de Pékin. Les Japonais accusèrent alors les Chinois d'avoir enlevé l'un de leur soldat, qui , après avoir fait un tour dans une maison de passe, réapparut deux heures plus tard. Face à cette situation, les Japonais insistèrent pour fouiller les maisons, opération qui leur fut refusé par les Chinois. Les japonais saisirent le prétexte pour faire venir des renforts et s'emparèrent de Pékin. Le 28 juillet 1937, le Japon et la Chine entraient en guerre.

 

PEKIN, SHANGAI ET NANKIN

Le 07 août 1937, Pékin tomba entre les mains des japonais et le 09 août de violents combats éclatèrent aux environs de Shanghai Les chinois donnèrent l'assaut face à une garnison de fusiliers marins japonais réduite qui ne put résister bien longtemps. Toutefois, ce succès ne fut peu ou pas exploité par les Chinois qui manquèrent l'occasion de remporter une victoire décisive. Le répit accordé au Japonais leur laissa la possibilité d'acheminer des renforts qui arrivèrent le 23 août par la mer, suivis le 05 novembre de la Xe armée. Ceci eut pour effet de faire refluer les Chinois, qui perdirent environ 100.000 hommes. Les combats furent particulièrement violents et accompagnés d'actes de barbarie des deux côtés. Le 01 décembre 1937, les forces japonaises tentèrent une poussée vers Nankin, à l'Ouest de leurs positions afin, plus tard, de progresser vers le nord en direction du fleuve jaune. Simultanément, d'autres troupes progressaient vers le sud à partir avec comme base de départ la cité de Pékin.

GALERIE PHOTOGRAPHIQUE (8 clichés - 184 ko)

La ville de Nankin étant très mal défendue, elle tomba sans grandes difficultés le 13 décembre. Elle fut livré à un pillage inimaginable ainsi qu'à des violences d'une intensité rare. En effet, au début de 1938, on estimait à 40.000 le nombre d'habitant assassinés et à 20.000 celui des femmes violées. Cette barbarie extrême, généra chez les Chinois un sursaut de résistance. Un temps de répit fut mis à profit par Tchang Kai Tchek qui décida alors d'établir des positions défensives à l'Ouest et au nord de la ville. Les Chinois disposaient d'environ 2.500.000 hommes au début de l'année 1938 qui s'opposaient à 1.000.000 de soldats japonais. Cependant cet avantage numérique était largement contrebalancé par la piètre qualité des fantassins chinois. La majorité était dépourvue d'instruction militaire et donc de faible qualité face aux troupes entraînées de l'Empire du Soleil Levant. Tchang Kai Tchek avait cherché à résister à Tungshan, sur la ligne de chemin de fer Pékin-Shangai, mais cette ligne de défense fut rapidement enfoncée par les troupes adverses (venues du Nord, du Sud et de l'Est). Le 21 mai 1938, l'armée chinoise battait en retraite, les Japonais sur ses talons.

GALERIE PHOTOGRAPHIQUE (6 clichés - 181 ko)
- ATTENTION CES IMAGES SONT ATROCES ET CHOQUANTES -

Cet échec permit aux japonais d'opérer leur jonction sur le fleuve jaune et de dominer un majeure partie des provinces du Nord-est. Après ce succès, l'armée japonaise appuya son effort sur le sud, en longeant la Yang Tsé Kiang vers le carrefour ferroviaire de Wuchang. Face à cette poussée, les Chinois brisèrent les digues du fleuve, noyant 11 villes et 4.000 villages, générant 2.000.000 de sans-abris mais arrêtant temporairement les Japonais... Pour combien de temps ? Wuchang assiégée, la ville tomba le 25 octobre 1938 après que le 21, au Sud, la métropole de Canton soit tombée.

 

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 15:26

MEMO SUR LA GUERRE SINO-JAPONAISE

| Matthieu BOISDRON | en ligne depuis : Octobre 2000 | © www.1939-45.org |

 

1938-1941 : RESISTANCE !

La Chine, territoire immense, posait de difficultés aux japonais du fait de la taille du front. Ainsi, si les villes étaient fortement tenues par des garnisons japonaises, les campagnes étaient propices aux partisans. Seuls quelques axes de communications étaient fortement surveillés tandis que les autres étaient soumis aux attaques chinoises. Cette résistance était constituée, pour une part majeure, par les combattants communistes de Mao Tsé-Toung qui menaient une guerre sans merci aux japonais. Ils multipliaient les sabotages et les embuscades sur les arrières de l'ennemi.

GALERIE PHOTOGRAPHIQUE (6 clichés - 182 ko)

Aucune des offensives japonaises ne permettaient de faire la différence sans que les Chinois ne puissent réussir à chasser les Japonais. En septembre 1939, une offensive majeure fut mise au point par le commandement nippon en direction de Tch'ang-cha, la capitale de la grande province du Hunan. Poussant jusqu'aux faubourgs de la cité, les japonais furent repoussés après d'âpres combats d'une rare violence. D'autres offensives furent lancées en 1940 et 1941 et grosso modo obtinrent le même résultat. Face à ces échecs répétées, il était clair qu'il fallait changer de tactique : dorénavant, les Japonais concentreraient leurs efforts sur les ports (comme Amoy ou Foutcheou) afin d'isoler les forces chinoises et de les couper de leur ravitaillement. L'invasion de l'Indochine par le Japon répondait au même objectif, celui de couper la route d'Haïphong. Ces initiatives ne pouvaient que contribuer à alimenter la tension entre le Japon et les Etats-Unis. Ces derniers une fois entrés en guerre, apporteront leur soutien aux nationalistes de Tchang Kai Chek. A cela il faut ajouter l'extension du conflit dans le Pacifique qui conduisit à l'envoi de troupes japonaises affectées Chine vers ce nouveau théâtre d'opérations. Toutefois, malgré ces difficultés, la ville de Honk Kong tomba aux mains des japonais fin 1941, infligeant ainsi une cuisante défaite aux troupes britanniques.

 

L'ENTREE EN GUERRE DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE

Tchang Kai Chek, afin de se ravitailler, envoya dans le nord de la Birmanie des troupes sous le commandement du célèbre Général Stilwell, son chef d'état-major depuis mars 1942. Ces unités se trouvèrent prises dans la déroute britannique et durent se replier sur l'Inde. Face à cette situation nouvelle, les japonais relancèrent leur offensive sur Tch'ang-cha, sans grand succès... En 1943, de nouvelles offensives japonaises sur la province "base" des nationalistes, le Se Tchouan, furent également vaines.

CLIQUEZ ! (168 ko)

L'aviation américaine opérait maintenant dans le Sud de la Chine afin de soutenir l'armée nationaliste. En parallèle, les offensives britanniques et chinoises se préparaient afin de ouvrir à nouveau les routes de Ledo et de la Birmanie. C'est pourquoi, à la mi-avril 1944, l'opération "Ichi-go" (Opération n°1) fut lancée par les Japonais. 300.000 soldats japonais furent engagés dans la bataille. Objectif ? Détruire les bases aériennes américaines et déloger l'armée chinoise basée en Birmanie. L'offensive se concentra tout d'abord sur la ligne de chemin de fer Pékin-Canton (pour ouvrir une ligne de communication Nord-Sud et couper la Chine en deux). Dans cette optique, les Japonais lancèrent une nouvelle offensive sur Tch'ang-cha qui, cette fois, tomba le 18 juin. Le 08 août, Hengyang fut prise à son tour, ouvrant par là même la route de Canton. De nouvelles attaques furent conduites sur les provinces chinoises du sud dès la 26 août par 400.000 hommes accompagnés de blindés et de l'aviation : le 10 novembre Guillin était prise et aux environs du 10 décembre, ce fut le tour de Lieou-tcheou.

La situation s'avérait dangereuse et Wedemeyer (le successeur de Stilwell) organisa un pont aérien qui devait acheminer des renforts chinois dans les régions en danger pendant que les troupes de Mao harcèleraient les voies de ravitaillement japonaises. Début 1945, "Ichi-go" s'arrêta faute de moyens. Les Japonais venaient de passer très près de la victoire par KO technique...

 

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 15:28
LES SOVIETIQUES ENTRENT DANS LA DANSE...

En 1931-1932, Staline s'inquiétait déjà des desseins japonais en Asie. C'est pourquoi en 1938 et 1939, quelques opérations frontalières (bataille du Kalkhin Gol) avaient dissuadées les japonais de progresser plus vers le Nord. Malgré ces tensions, en avril 1941 fut signé pour 5 ans un pacte de neutralité qui permettait à Staline de retirer ses forces de Mongolie, de Sibérie et sur les côtes pour les acheminer à l'Ouest. Le Japon se voyait allégé d'une menace et pouvait concentrer ses forces là où il en avait besoin. Hitler réclama le soutien japonais quand il fut bloqué par l'hiver russe. Mais le Japon qui cette aide, arguant auprès de Ribbentrop que leur stratégie était axée sur le Pacifique.

Pourtant, et sur la pression des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, Staline accepta un protocole d'intervention en Chine dès novembre 1943 en expliquant qu'il commencerait les opérations lorsque le IIIe Reich serait battu, trois mois après la chute de Berlin. En janvier 1944, l'U.R.S.S fit savoir au gouvernement japonais qu'elle ne renouvellerait pas le pacte de neutralité. Le Japon s'attendait donc à une attaque soviétique mais pas avant avril 1946, date d'expiration du traité.

Staline commença à renforcer ses forces orientales car au début de 1945, seulement deux groupes d'armée de 500.000 conscrits étaient présents : le front (NDLW : terme désignant un groupe d'armées dans l'Armée Rouge) Trans-Baïkal en Mongolie et le front d'Extrême-Orient vers Vladivostok. Ce théâtre d'opérations fut placé sous le commandement du maréchal Vassilievski. Le front Trans-Baïkal du maréchal Malinovski ne fut pas modifié mais le front d'Extrême-Orient fut remanié : scindé en deux, il était composé du 1er front d'Extrême-Orient (maréchal Meretskov) sur Vladivostok et du 2e front d'Extrême-Orient (maréchal Pourkaïev) derrière les fleuves Amour et Oussouri. Les 5e et 39e armées, les 53e et 6e armées de la Garde furent affectées à ce nouveau front. Ces forces représentaient 1.600.000 vétérans de la guerre en Europe et 5.500 chars, dont de nombreux T34/85, ISU 152 et autres blindés lourds.

 

DISPOSITIF JAPONAIS

Face à ce dispositif soviétique se trouvait l'armée japonaise du Kwantung. Forte d'1.000.000 hommes début 1945 et anciennement plus forte armée nippone en Orient, elle comptait en 1945 un nombre important de conscrits mandchous et coréens douteux. Le commandant Yamada, qui dirigeait cette armée manquait d'expérience et se heurtait à d'importants problèmes de ravitaillement. La Mandchourie, entourée de bois et de montagnes se serait avérée facile à défendre si elle n'avait pas été si étendue :1.300.000 km². Cette armée avait été prévue pour attaquer l'U.R.S.S mais depuis septembre 1944, elle était cantonnée dans un rôle strictement défensif. Yamada pensait les montagnes infranchissables et concentra surtout ses forces sur les axes de pénétration dits traditionnels (Des manœuvres soviétiques destinés à lui faire croire cela furent menées pendant que les soviétiques préparaient leur attaque par les montagnes). Yamada fut aussi desservi par la qualité des rapports qui lui furent transmis par les services secrets impériaux.

DES TROUPES NIPPONES RENFORCENT L'ARMEE DU KWANTUNG
Crédit Photo : L'ILLUSTRATION - Coll. Y.K.

DERNIERS COMBATS

A l'aube de l'attaque, on peut considérer que 1.600.000 hommes, 5.550 chars, 28.000 canons et mortiers et 4.370 avions soviétiques s'opposent à 1.040.000 hommes, 1.155 chars (anciens ou peu performants), 5.360 canons et mortiers et 1.800 avions japonais. Le 08 août à 17h00 heure de Moscou, 23h00 heure de Mandchourie et de Tokyo, l'ambassadeur du Japon est informé que la guerre est déclarée. L'ordre de déclencher l'attaque à été donné à 00h10 heure de Mandchourie. Ainsi l'effet de surprise a été total.

La 6e armée de la Garde avait atteint le Grand Khingan à l'aube et deux colonnes de T-34 en entreprirent l'ascension. Dans la nuit du 10 au 11 août, la colonne du sud de Pliev enleva le col de Khorokhon. La progression reprit le 13 dans la plaine après avoir été ravitaillé par airs en carburant. La 36e armée avait, entre temps, prise Hailar et se dirigeait vers Pokotu pendant que Pliev traversait le désert de Gobi. A l'est, Meretskov avait du faire face à plus de résistance. Toutefois, la 5e armée de Krylov avait percé au nord de Suifenhe le 09 août. Le 16 août Mou-Tan-Kiang était prise et des éléments du 1er front d'Extrême-Orient poussait vers Harbin. Le front Trans-Baïkal perçait en direction de Tsitsihar, au nord d'Harbin. Le 2e front d'Extrême-Orient de Pourkaïev réussit à fixer les forces japonaises dans le nord malgré sa faiblesse. L'Amour était franchit le 09 août par la 2e armée "Drapeau rouge", faisant jonction le 21 août avec le 1er front d'Extrême-Orient. Le sud de l'île de Sakhaline était envahit par l'infanterie de marine ainsi qu'une part majeure des îles Kouriles. Tsitsihar, Harbin Tch'ang tch'ouen, la Corée était envahie. Pliev avait franchit la muraille de Chine et entrait en contact avec la 8e armée de Mao Tsé Toung, au Nord de Pékin...

L'empereur avait déjà annoncé la capitulation du Japon suite aux deux bombes atomiques qui avaient été largués le 06 et le 09 août respectivement sur Hiroshima et Nagasaki.

 

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