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Haïti |
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T 34
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Envoyé : 20 Jan 2010 à 16:48 |
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Haïti : Les États-Unis prennent le commandement militaire de l’occupation, le Brésil envoie des armes pour réprimer
Primitivi
Obama envoie 10 000 soldats pour assumer le commandement direct de l’occupation militaire. Le Brésil envoie les armes létales (des machettes, des bombes de gaz lacrymogène et des armes avec balles de gomme) pour "appuyer les troupes". Le ministre de la Défense du Brésil : l’occupation devra durer "au moins cinq ans de plus". Aux soldats de l’ONU qui occupent militairement Haïti, s’ajouteront encore 10 000 soldats de l’infanterie navale. Avec cela, le contingent militaire nord-américain va surpasser en nombre les "casques bleus" de l’ONU qui sont près de 6 700. Malgré qu’il déclare formellement que le Brésil sera toujours en charge du commandement de la Minustah (la mission de l’ONU pour Haïti) un mémorandum signé avec les États-Unis, établit que les marines nord-américains ne se soumettront à aucun contrôle qui ne provient pas de leur propre pays. Ou bien, dans la pratique les États-Unis prennent le contrôle de l’occupation militaire d’Haïti. L’intervention directe des forces armées nord-américaines, montre clairement la charge de subordonné assigné aux troupes de l’ONU. Après être arrivé, les États-Unis ont pris le contrôle de l’aéroport de Port-au-Prince, en empêchant jusqu’à l’atterrissage d’avions du Brésil. Avec l’envoi de 10 000 soldats des États-Unis, les "casques bleus" de l’ONU se convertiront en à peine une force auxiliaire. Dans l’après-midi du 16 janvier, la secrétaire d’État des États-Unis, Hillary Clinton, a défendu que le parlement haïtien octroyait une plus grande autorité au président Preval : ”Un décret donnerait au gouvernement une énorme autorité, qui en pratique nous serait déléguée”, a-t-elle affirmé dans un entretien avec le New York Times. Dans ce décret il y aurait le pouvoir de décréter un couvre-feu. Face à la menace d’une stabilité politique et sociale dans le pays, à cause de la calamité, les États-Unis écartent les intermédiaires et se résolvent à assumer directement le contrôle de la situation. Alors qu’il n’est toujours pas possible de compter le nombre total de morts causés par le tremblement de terre, les forces d’occupation se préparent à réprimer de possibles protestations populaires. Tandis que la majorité de la population attend une aide médicale et humanitaire qui n’arrive jamais, le Brésil envoie vers Haïti une cargaison étrange. Conformément au ministre de la Défense, Nelson Jobim, le gouvernement Lula envoie des armes létales, comme armes tirant des balles de gomme, des grandes lacrymogènes et des machettes pour “appuyer les troupes”. |
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Envoyé : 20 Jan 2010 à 19:30 |
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Haïti : Les troupes américaines sont déployées alors que la colère populaire montePar Bill Van Auken lundi 18 janvier 2010 Les premiers contingents des forces armées américaines, qui devraient atteindre 10 000 soldats, sont arrivés en Haïti alors que la colère monte devant l’échec de l’aide internationale à venir en aide aux millions de personnes qui ont été blessées, qui sont devenues sans-abris et qui ont été laissées sans ressource par le tremblement de terre de mardi. Il y a eu des reportages de pillage et de résidents de Port-au-Prince faisant des barricades dans les rues avec les corps des morts pour protester contre le manque d’aide. Des milliers et des milliers de corps garnissent les rues et sont empilés à l’extérieur des hôpitaux et des morgues. Les responsables haïtiens ont rapporté vendredi que 40 000 corps ont été enterrés, plusieurs d’entre eux dans des fosses communes qui ressemblent à des sites d’enfouissement. Ils estiment qu’il y a encore 100 000 corps qui doivent être retrouvés. Dans certaines zones, le nombre de morts est tellement grand que les corps ont été empilés et brûlés. Le ministre de la Santé haïtien, Alex Larsen, a dit que le nombre de morts provenant du tremblement de terre du 12 janvier pourrait grimper jusqu’à un demi-million, en plus de 250 000 personnes blessées. Plus de 300 parachutistes équipés pour aller au combat rattachés à la 82e division aéroportée ont atterri à l’aéroport de Port-au-Prince jeudi dans la nuit. Il provenait de Fort Bragg en Caroline du Nord. Une flottille navale américaine menée par le porte-avion nucléaire propulsé à l’énergie nucléaire, le USS Carl Vincent, est arrivée sur les côtes vendredi. Les parachutistes, l’avant-garde d’une force d’environ 3000 personnes, seront rejoints par 2000 marines provenant de la 22e unité expéditionnaire des Marines basée à Camp Lejeune en Caroline du Nord. Transportés dans un navire amphibie, le USS Bataan, les Marines vont demeurer dans le port de Port-au-Prince, prêt à entrer en action pour mater tout désordre social. Le chef d’état-major des armées des Etats-Unis, le général Mike Mullen, a dit que plus de 10 000 troupes américaines seront déployées dans la nation caribéenne ravagée si nécessaire. Pour trois millions de personnes, nombre estimé des personnes ayant été affectées par le tremblement de terre, les conditions deviennent de plus en plus désespérées. Ils ne peuvent trouver de la nourriture adéquate ou de l’eau potable ; les soins de santé sont rudimentaires ou non existants ; et l’électricité et les communications téléphoniques demeurent coupées. Les correspondants situés dans la capitale haïtienne ont rapporté vendredi peu de signes, sinon pas du tout, que l’aide avait rejoint la population. Au moins 300 000 personnes sont devenues sans-abris alors que des structures de toutes les sortes se sont effondrées lors du tremblement de terre d’une magnitude de 7.0, qui a frappé Port-au-Prince et tous les environs avec une force égale à 500 000 tonnes de TNT ou 25 fois celle de la bombe atomique lancée sur Hiroshima. Alors qu’un tel évènement catastrophique aurait infligé des dommages énormes partout, l’impact en Haïti est multiplié par les conditions préexistantes de pauvreté intense et d’arriération économique, le produit d’un siècle d’oppression impérialiste principalement sous l’emprise de Washington. Avec les minutes qui s’égrainent pour plusieurs des victimes du tremblement de terre, que ce soit celles piégées dans les décombres ou celles qui souffrent de blessures internes, de fractures multiples et de blessures sévères qui ne seront pas traitées, le supposé embouteillage entravant l’arrivée de renforts équivaut à une peine de mort. « Les gens sont sans eau ; les enfants sont sans nourriture et sans toit », a dit Ian Rodgers, un conseiller de haut rang pour Save the Children, au réseau de télédiffusion de nouvelles CNN. « Ce que nous verrons avec le manque d’eau est la possibilité de maladies diarrhéiques qui peuvent, bien sûr, tuer des enfants en quelques heures si elles ne sont pas traitées adéquatement. » « Il est entièrement possible », a ajouté Rodgers, « que la situation puisse aller de terrible à absolument catastrophique si nous n’apportons pas suffisamment de nourriture et de soins médicaux et que nous ne travaillons pas avec les enfants et leurs familles pour les aider. » En d’autres mots, des centaines de milliers de personnes qui ont survécu à la destruction initiale pourraient mourir de blessures ou de maladies. Le manque d’infrastructure adéquate en termes d’aéroports, de routes et d’établissements portuaires pour apporter les vivres combiné à l’absence presque totale de toute présence gouvernementale coordonnant les opérations de sauvetage ne sont pas seulement le résultat du désastre naturel de mardi. Ils ne sont pas non plus, comme l’a dit vendredi le secrétaire à la Défense des Etats-Unis, Robert Gates, simplement des « choses de la vie ». Plutôt, ils sont la manifestation de l’arriération forcée à laquelle Haïti a été condamnée par les principales banques et entreprises représentées par le gouvernement américain et les agences de la finance internationale. Leur seul intérêt en Haïti a été un intérêt prédateur, basé sur la capacité de faire du profit à partir de salaires de crève-faim. Tous ont systématiquement cherché à affaiblir le gouvernement haïtien depuis les soulèvements de masse de 1986 qui ont mis fin aux trois décennies de dictature par les Duvalier, appuyés par les Etats-Unis. Le premier président élu après la dictature, Jean-Bertrand Aristide, fut renversé non seulement une, mais deux fois dans des coups d’État appuyés par les Etats-Unis, en 1991 et 2004. Pendant ce temps, Washington et les agences qui prêtent de l’argent ont mis de l’avant une ronde de privatisation après l’autre, privant l’Etat haïtien de tout pouvoir ou ressources réels. Même dans les meilleures périodes, les services essentiels en Haïti comme la santé, le logement, le transport, les communications, l’électricité, l’eau ou l’évacuation des vidanges sont très inadéquats et précaires. Ce n’est pas le développement de l’infrastructure du pays ou la diminution de sa pauvreté désespérée que cherche Washington, mais plutôt de maintenir l’ordre et empêcher les Haïtiens de fuir les conditions opprimantes de leur terre natale pour atteindre les côtes américaines. L’intervention qu’organisent maintenant l’administration Obama et le Pentagone vise à accomplir des objectifs similaires. Elle fait aussi partie du processus amorcé par Washington qui vise à affermir la domination américaine dans l’hémisphère occidental, en ligne avec le coup d’Etat de droite par l’armée au Honduras et l’accord pour l’établissement de bases militaires américaines en Colombie. Le déploiement de troupes a eu la priorité sur la distribution d’aide humanitaire. Comme le Miami Herald l’a rapporté vendredi passé, « Le cargo aérien américain a été interrompu pour permettre à l’armée de transporter prioritairement l’équipement et les premiers 100 parachutistes du contingent de 900 de la 82e division aéroportée de Caroline du Nord qui seront déployés [en Haïti]. » L’UNICEF, qui a rassemblé son matériel d’aide humanitaire au Panama, a envoyé un avion de matériel médical, de couvertures et de tentes qui s’est vu interdire la permission d’atterrir et a été forcé de retourner au Panama. Les premières opérations de sauvetage ont visé à venir en aide aux citoyens américains et d’autres nationalités étrangères. Les équipes de recherche et de sauvetage venant des Etats-Unis et de la France ont commencé leur travail à l’hôtel Montana, un établissement quatre étoiles fréquenté par l’élite dirigeante et les touristes qui s’est complètement effondré, et aux quartiers généraux de la mission de maintien de la paix des Nations unies. Les Haïtiens devaient, eux, tenter de dégager leurs proches et leurs voisins des décombres à mains nues et en s’aidant de débris des bâtiments écroulés. Les premières personnes qui ont été évacuées de l’aéroport endommagé de Port-au-Prince, maintenant sous le contrôle de l’armée américaine, furent des citoyens américains. Les Haïtiens sont conscients que l’on donne plus d’importance à la vie des étrangers qu’à la leur. « Ils étaient furieux, mais pas surpris, d’avoir dû entreprendre par eux-mêmes de dégager les personnes capturées sous les décombres, d’enterrer leurs morts et de supplier pour qu’on aide les mourants » a écrit le Los Angeles Times. Il y a de plus en plus d’articles qui signalent que les survivants au tremblement de terre sont de plus en plus en colère à cause de la longueur de l’attente avant que l’aide arrive. On rapporte que des coups de feu ont été tirés et que des jeunes armés de machettes ont participé à des pillages. Les hauts responsables internationaux ont averti que plus la situation actuelle se prolongera, plus augmenteront les chances qu’elle se transforme en révolte de masse. « Malheureusement, ils deviennent lentement de plus en plus en colère et impatients », a dit David Wimhurst, porte-parole de la mission de paix des Nations unies sous direction des Brésiliens. « Je crains que nous sommes tous conscients que la situation devient plus tendue alors que les plus pauvres attendent une aide dont ils ont désespérément besoin. Je crois que la colère pourrait s’étendre. » Kim Boldue, la chef intérimaire de la mission de l’ONU, a dit que « le risque de troubles sociaux à très court terme » faisait qu’il était impératif que l’aide commence à arriver. La véritable attitude de l’impérialisme américain envers le peuple haïtien a été exprimée dans un article du magazine Time intitulé « Les gangs de criminels profiteront-elles du chaos haïtien pour prendre le contrôle ? » L’article affirmait qu’« Alors que les hauts responsables haïtiens et internationaux essaient de coordonner une réponse efficace à ce qui est probablement le pire désastre à jamais frapper le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental, ils ne doivent pas oublier les rats humains de la capitale qui sortiront de leur cachette dans un moment comme celui que nous vivons actuellement. » L’article continuait en avertissant que « les bandes de criminels des quartiers pauvres comme Cité Soleil et La Saline vont presque assurément tenter d’exploiter le vide sécuritaire. » Il a cité Roberto Perito, présenté comme un expert sur les gangs haïtiens de l’Institut pour la paix, une agence publique avec des liens étroits avec le renseignement américain et la CIA, qui disait que cette soi-disant menace est « très certainement l’explication des mesures de sécurité importantes mises en œuvre lors du déploiement de l’armée américaine ». Le Time ajoute : « L’armée américaine a une bonne expérience avec les gangs de Port-au-Prince », notant qu’elles sont souvent « de nature politique », se regroupant autour, dans les termes de Perito, « de personnages charismatiques et impitoyables à la Robin des bois ». Selon toute vraisemblance, le déploiement militaire américain en Haïti sera utilisé contre le peuple haïtien pour écraser tout désordre de masse. Ayant occupée le pays pendant vingt ans dans la première moitié du 20e siècle et étant intervenue deux autres fois en 1994 et en 2004, l’armée américaine prend de nouveau le contrôle de ce que le haut commandement affirme être une opération à long terme. Haïti : Naomi Klein, les arrêtez avant qu’ils imposent le ’choc’ encore une foismercredi 20 janvier 2010, par Primitivi Une intervention de Naomi Klein jeudi 14 janvier, dans le programme d’Amy Goodman de Democracy Now !, sur les événements d’Haïti et sur ceux qui tirent déjà profit de cette tragédie. Amy Goodman : Naomie Klein : Je veux juste faire une petite pause pour lire un document extraordinaire. Je viens juste de le publier sur mon site web [NDT :naomiklein.org]. Le titre est "Haïti : les arrêter avant qu’ils imposent le ’choc’ encore une fois". L’information dont je parle étaient présente il y a encore quelques heures sur le site de l’Heritage Foundation (l’un "think-tank" de l’élite de la classe dominante américaine qui formule les politiques et les idéologies mises en application par les gouvernements US). "Au milieu de la souffrance, la crise en Haïti offre des opportunités aux États-Unis. En plus de fournir une aide humanitaire immédiate, la réponse des États-Unis face au tragique tremblement de terre donne l’occasion, en plus d’améliorer l’image des États-Unis dans cette région, de restructurer le gouvernement et l’économie d’Haïti qui sont en dysfonctionnement depuis un certain temps". Et le document continue... Maintenant, je ne sais pas si les choses sont entrain de s’améliorer ou non, parce que ça a demandé 13 jours à l’Heritage Foundation pour sortir 32 propositions néolibérales pour l’ouragan Katrina. Nous avons publié également ce document là sur notre site web. Leurs propositions pour les victimes de la Nouvelle-Orléans étaient d’arrêter les projets de logements publics, de transformer la côte du Golfe du Mexique en une zone franche et de se débarrasser du droit du travail qui oblige les entrepreneurs à payer un salaire minimum à leurs employées. Super, alors cela leur a pris 13 jours avant qu’ils ne fassent cela dans le cas de Katrina. Pour le cas d’Haïti il n’ont même pas attendu 24 heures. Maintenant, pourquoi je dis que ’je ne sais pas s’ils améliorent les choses’ parce il y a deux heures ils ont enlevé ce document de leur site web. Alors quelqu’un a dû leur dire que ça n’était pas correct. Alors ils ont mis un document beaucoup plus sensible. Heureusement, les journalistes de Democracy Now ! ont réussi à découvrir le précédent document dans le cache de Google. Mais ce que vous trouverez maintenant est beaucoup plus doux "Ce dont il faut tenir compte pendant que nous aidons Haïti" ["Things to Remember While Helping Haiti"]. Et plus bas, il est dit "Les réformes à long terme pour la démocratie haïtienne et son économie sont aussi très en retard". Mais le point important est que nous devons nous assurer que l’aide qui va en Haïti est un don, pas un prêt. C’est absolument crucial. C’est un pays qui est déjà lourdement endetté. C’est un désastre qui, comme le disait Amy, d’un côté est naturel, le tremblement de terre, et d’un autre côté créé, accentué par la pauvreté dans laquelle nos gouvernements ont aidé Haïti à plonger. Les crises, les catastrophes naturelles sont pires dans les pays comme Haïti, par exemple, parce qu’il y a une forte érosion du sol parce que la pauvreté pousse les gens à construire de manière très, très précaire, alors les maisons glissent parce qu’elles sont construites dans des endroits où elles ne devraient pas. Tout ceci est interconnecté. Mais il doit être absolument clair que cette tragédie, qui est en partie naturelle, en partie non-naturelle, doit, sous aucune circonstance, être utilisé, un, pour endetter Haïti et deux, pour pousser à travers des politiques corporatistes impopulaires les intérêts de nos compagnies. Et ceci n’est pas une théorie de la conspiration. Ils font cela encore et encore. Edité par T 34 - 20 Jan 2010 à 19:40 |
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Envoyé : 21 Jan 2010 à 15:29 |
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Envoyé : 21 Jan 2010 à 16:53 |
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Les Haïtiens se font réprimer par les troupes de l'ONU qui leur envoit des grenades lacrymogènes et des balles de gomme. Le porte avion de la marine U$ n'a soigné que 10 patients depuis son arrivée bien qu'il compte 3 sales d'opérations et 55 spécialistes. Le navire comfort devrait dans les 48 heures et a une capacité de 1000 patients.
Edité par T 34 - 21 Jan 2010 à 17:06 |
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Envoyé : 21 Jan 2010 à 18:26 |
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L’incursion militaire des Etats-Unis en haïti a généré de grandes inquiétudes dans la communauté internationale, à cause des antécédents d’ingérence politico-sociale de la nation nord-américaine dans le pays caraïbéen.Le gouvernement Bolivien vient de joindre sa voix à celle du venezuela et du nicaragua dans ce sens. Le contrôle « de fait » de l’aéroport de Puerto Principe, le Palais du gouvernement, le parlement et toutes les installations stratégiques de la capitale Port au prince s’expliquerait par le fait que le Président de Haïti, René préval, a accepté (certains disent y compris signé) un accord secret ( parallèlement à un mémorandum de bonne intelligence) qui remet le contrôle du gouvernement haïtien aux Etats-Unis. Cependant ce contrôle sous des prétextes d’aide humanitaire s’accompagne d’une relative inefficacité des Etats-Unis en matière d’aide réelle et de surcroit de menaces contre ceux qui cherchent à quitter l’île et Haïti dévasté.Ces nouvelles sont celles que l’on trouve dans la presse en Amérique latine dont j’ai fait une rapide synthèse (patria grande et Jordana). (note danielle Bleitrach)
Hillary Clinton, la première haute personnalité à se rendre dans le pays dévasté, est arrivée à Port au prince à la première heure de l’après-midi du 16 janvier dernier dans un avion de la garde côtière des Etats-Unis plein d’approvisionnement en nourriture, eau jambon, et papier hygénique , et elle s’est immédiatement s’est réunie avec le président Préval. La secrétaire d’Etat voyageait accompagnée du directeur de l’agence Etasunienne pour le développement international (USAID) Rajiv Shah. En fonction d’ »un mémorandum d’intelligence » souscrite entre les deux pays, la force aérienne des Etats Unis a commencé à contrôler le trafic de l’aéroport international de Port au prince, un objectif qu’Hilary Clinton n’oublie à aucun moment, elle reste sensible aux mises en garde de ce que sa présence à Haïti pourrait créer un malaise dans la population, ce qui nuirait directement aux opérations de secours. Préval craint sa propre destitution. La situation d’ingouvernabilité est évidente. Le palais du gouvernement est desormais détruit,ainsi que le siège du législatif. Des députés ont disparus. De ce climat terrible les Etats-Unis en profitent pour prendre le contrôle d’un pays en ruines. Hillary Clinton, lors de sa visite a argumenté sur les difficultés que la situation crée à Haïti, où le Gouvernement ne fonctionne pas et où on commence à avoir des nouvelles inquiétantes de cas croissants d’une violence et de problèmes de sécurité. La population abandonnée L’ambassadeur US en Haití, Kenneth Merten,a comparé la situation actuelle de ce pays à une destruction causée par une bombe atomique et il a estimé qu’il y a eu pour le moins 200.000 morts. Le moins que l’on puisse dire c’est que le déploiement international se heurte a un problème de logistique ce qui rend les résultats médiocres au regard des besoins. Par exemple, ce mercredi 20 janvier le bureau de coordination des affaire humanitaires de l’ONU (Ocha) a indiqué à l’AFP que les équipes de secours internationales ont sauvé un total de 121 personnes prises sous les décombres de bâtiments effondrés lors du séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier. « On est à 121 personnes retrouvées », a expliqué la porte-parole d’Ocha à Genève, Elisabeth Byrs, dont le précédent bilan faisait état mardi « d’au moins 90 personnes » extraites.Des survivants ont été encore sortis des décombres mardi, une semaine après le tremblement de terre de magnitude 7 qui a fait 75.000 morts et 250.000 blessés selon les chiffres officiels trés souestimés semble-t-il. « Ce sont comme on dit les miraculés du septième jour », a commenté Mme Byrs sans en préciser le nombre exact. En effet, le monde entier a été ému par le malheur d’Haïti, la tragédie était d’une telle ampleur qu’elle a touché les coeurs de toute la planète. Pourtant l’aide n’est pas encore parvenue au peuple haïtien. De sources qui préfèrent conserver l’anonymat parviennent des témoignages sur le fait que seul un faible pourcentage de l’aide internationale arrive à haïti. Bien des fois les avions ne peuvent pas atterrir sur l’aéroport parce que les Etats-Unis n’autorisent pas un tel atterrissage, ou s’ils le font c’est quand les conditions de vol sont mauvaises (horaire nocture par exemple, alors qu’il n’y a pas de lumière électrique). Une délégation du Caricom a été obligée de rebrousser chemin et le personnel de secours vénézuélien a été obligé de défendre à coup de poing les produits envoyés par le gouvernement bolivarien, pour être sûr que l’aide du venezuela alimente et calme bien la soif de ses frères caribéens. Les menaces sur ceux qui cherchent à immigrer. De surcroit devant la vague des haïtiens qui tentent de quitter l’île, après que le puissant séisme ait détruit une grande partie de la nation caribéenne, des officiels étasuniens ont établi des plans pour contrôler l’exode massif et se sont préparés à enfermer ceux qui cherchent à abandonner Haïti dans la prison de la base illégale de Guantanamo à Cuba. Selon Golinger, le porte-avion USS Carl Vinson, flanqué d’une flotte de navires militaires étasuniennes, sont préparés pour intercepter les haïtiens qui tentent de quitter Haïti avec Miami pour destination; le commandant des gardes côtes étasunien Christopher O’Neill,a expliqué que leur objectif « est de les intercepter en haute mer et de les rapatrier. L’ambassadeur de Haití à Washington, Raymond Joseph,a adressé clandestinement un message en créole à ses compatriotes, les prévenant de ne pas tenter de sortir du pays: « Si tu crois que tu parviendras aux Etats-Unis et que tous les ports seront ouvert, ce n’est pas le cas » dit-il. « Ils vont t’interceper dans l’eau et te forceront à retourner » ajoute le représentant haïtien dans son message. En contradiction avec la position cruelle assumée par le gouvernement de Washington, le président du Senegal, Abdoulaye Wade, a offer aux Haïtiens l’opportunité de revenir sur la terre de leurs ancêtres et leur offre y compris des terres dans le pays africain. Les Français sont au meilleur des cas désinformés et au pire heureux de l’être j’avais dit que vu les antécédents du gouvernement étasunien en haïti, y compris Clinton lui-même, on pouvait craindre que les Etats-Unis fasse de ce pays martyr un nouveau Guantanamo, je ne croyais pas si bien dire. Il semble qu’ils mettent tout en place pour installer une base qui surveillerait Cuba, le venezuela et prendrait en tenaille avec celle de Colombie les pays rebelles. Mais l’analogie est encore plus forte puisque s’ils veulent de la cage (haïti) , ils ne veulent pas des oiseaux (1), les haïtiens quitte à les rapatrier, voir les déporter à Guantanamo. ils l’ont déjà fait en 94, quand les Haïtiens fuyaient massivement le gouvernement mafieux et tortionnaire que Clinton leur avait installé. Quand il finit par le chasser et faire revenir Aristide, le président élu, c’était assorti d’un accord tel que le pays était passé économiquement à travers la gestion de la dette sous tutelle du FMI et des Etats-Unis. J’étais à Cuba à cette époque et j’ai pu voir du piton de surveillance de l’armée cubaine ce qui se passait à Guantanamo où les boats people cubains se révoltaient et excigeaient de quitter le camp, tandis que les haïtiens accablés de misère se taisaient. On parlait de l’exode des Cubains fuyant la misère mais on ne disait rien des Haïtiens et du système dictatorial installé par les Etatsuniens. La 82 ème División Aéroportée qui a été envoyée dans ce pays est une unité d’élite de l’armée des Etats-Unis qui a participé dans son histoire quasi centenaire à la majeure partie des interventions militaires de l’empire dans le monde entier. récemment elle était présente dans l’occupation militaire de l’Irak et de l’Afghanistan.L’Amérique latine a déjà subi les atteintes criminelles de cette Division délite. Ces troupes furent les executeurs directs des invasions militaires des Etats-Unis en république dominicaine en 1965, à Grenade en 1983 et à Panama en 1989, pays dans lesquelle cette division a semé douleur et morts pour des centaines de familles latino-américaines et caribéennes. Nul doute que les plateaux de télévision français et leurs intellectuels autoproclamés n’ont pas la même vision du rôle « humanitaire » de ces troupes d’élite qui se sont moins illustrés dans le leadership « humanitaire » des USA proclamé par Obama, que dans le meurtre et la souffrance. Quand j’entends les français qui ignorent tout cela manifester leur arrogance et dire qu’Obama fait ce qu’il peut pour aider je me dis que l’ignorance les rend complétement cons. Hier dans ce soir ou jamais, certains ont atteint un sommet dans le genre. Danielle Bleitrach (1) cette phrase sur la cage et les oiseaux avait été prononcée par Mussolini qui voulait « la cage » (la Corse) mais pas les oiseaux (les Corses). Edité par T 34 - 22 Jan 2010 à 18:34 |
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Envoyé : 22 Jan 2010 à 16:25 |
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Envoyé : 22 Jan 2010 à 21:16 |
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Chávez : le drame d'Haiti et l'impérialisme
Chávez réagit dans son émission Alo Presidente du 17 Janvier 2010 : "Les Etats-Unis profitent des conséquences du séisme pour occuper Haiti (...) J'appelle le Président Barack Obama à envoyer des services hospitaliers et des équipes médicales au lieu de tous ces soldats armés".
Hugo Chávez prononce, le 16 Janvier 2010, à l'occasion de son message annuel à la nation, un discours en hommage au peuple de Haiti. Il s'interroge, à cette occasion, sur les causes profondes du drame que vit la petite île suite au séisme de Janvier 2010. |
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Envoyé : 24 Jan 2010 à 15:14 |
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10 000 envahisseurs de plus
Le Pentagone prévoit d'envoyer 20 000 soldats à Haïti.
Les Etats-unis envahissent Haïti en augmentant leurs soldats au nombre de 20000
dimanche 24 janvier 2010
Caracas, 23 Janvier ABN - Le gouvernement de Barack Obama a envoyé ce samedi un nouveau contingent de troupes états-uniennes à Port-au-Prince, la capitale dévastée d’Haïti, ce qui porte le chiffre des militaires nord-américains en uniformes au nombre de 20.000. Selon une publication de l’agence AFP, le commando Sud a dit qu’il s’agit du 24ème corps expéditionnaire des “marines” et d’une unité d’intervention amphibie basée à Nassau (Bahamas), incluant des hélicoptères lourds Ch-53, un avion hybride de transport MV-22 Osprey, un bataillon d’infanterie de près de 1200 hommes et plusieurs unités de transport. Ce nouveau groupe de militaires nord-américains est arrivé à Haïti sous prétexte d’une consigne répondant aux “nécessités urgentes et incessantes” d’aide humanitaire. Cependant, les navires de l’Armada et de la Garde Côtière, incluant un porte-avion, ont pris possession d’une partie des eaux territoriales haïtiennes, alors que la Force Aérienne a pris le contrôle de l’aéroport de Port-au-Prince, selon une publication du journal bolivien, La Patria. C’est la raison pour laquelle des mandataires comme Hugo Frias Chavez du Venezuela, Evo Morales de Bolivie, Daniel Ortega du Nicaragua et même le Ministre français de la Coopération, Alain Joyandet, ont qualifié d’incompréhensible et d’exagérée la présence militaire des Etats-Unis en Haïti, au lieu de médecins et de fonctionnaires de défense et de sauvetage, tels que des pompiers. Selon eux, il s’agit d’une invasion militaire qui requiert toute l’attention mondiale. Quant au Président Chavez, il a récemment dit que “le gouvernement des Etats-Unis profite d’une tragédie humaine pour prendre possession militairement d’Haïti. J’ai lu par-ci par-là que même le Palais du gouvernement aurait été occupé. Ils tirent parti de la situation que le peuple haïtien et son gouvernement vivent. Il a aussi critiqué le fait que la première puissance mondiale a envoyé des troupes au lieu d’aide humanitaire à un pays victime d’une tragédie géologique et il a dénoncé le fait que les militaires nord-américains se permettent de tirer sur les soi-disant pilleurs haïtiens. Pour sa part, le Président du Nicaragua, Daniel Ortega, a répété que les Etats-Unis “manipulent le drame généré par le tremblement de terre en Haïti afin d’installer des troupes au coeur de cette nation.” “Ce n’est pas du tout logique que des troupes états-uniennes aient débarqué en Haïti. Puisque ce que demande Haïti, c’est de l’aide humanitaire, pas des militaires.” a mentionné Ortega. Il exhorte Obama à retirer ses soldats, “car en occupant Haïti, il occupe un territoire latino-américain et caribéen”, a conclu le mandataire. Le 12 janvier 2010, Haïti a subi une catastrophe naturelle, considérée comme l’une des plus graves de l’histoire, causée par un tremblement de terre d’une intensité de 7,3 sur l’échelle de Richter, avec une profondeur de 10kms et dont l’épicentre s’est trouvé à 15kms de la capitale Port-au-Prince. Les effets causés sur le pays le plus pauvre d’Amérique ont été dévastateurs. On estime qu’il y a plus de 100 000 morts et 250 000 blessés, ainsi que plus d’un million de personnes sans abri. source : Agence Bolivarienne de Nouvelles Edité par T 34 - 25 Jan 2010 à 15:40 |
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Envoyé : 24 Jan 2010 à 16:05 |
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Dans mes Réflexions du 14 janvier, rédigées deux jours après la catastrophe qui a détruit Haïti, pays voisin frère, j’écrivais :
Dans le domaine de la santé et d’autres, Cuba, bien que pays pauvre en butte à un blocus, coopère depuis des années avec le peuple haïtien. Environ quatre cents médecins et spécialistes de la santé lui prêtent des services gratuits. Nos médecins travaillent tous les jours dans 227 des 337 communes du pays. Par ailleurs, au moins quatre cents jeunes Haïtiens se sont formés comme médecins dans notre pays. Ils travailleront maintenant auprès des renforts que nous avons dépêchés hier pour sauver des vies dans cette situation critique. On peut donc mobiliser sans efforts spéciaux jusqu’à un millier de médecins et de spécialistes de la santé qui sont presque tous déjà sur place et prêts à coopérer avec n’importe quel État qui souhaiterait sauver des vies haïtiennes et soigner des blessés. » […]
« La chef de notre brigade médicale a informé : « La situation est difficile, mais nous avons déjà commencé à sauver des vies. » Les personnels de santé cubains ont entrepris de travailler sans trêve heure après heure, de jour et de nuit, dans les rares installations restées debout, sous des tentes ou dans des parcs et des espaces publics, parce que la population redoutait de nouveaux tremblements. La situation était encore plus grave qu’on ne l’avait imaginée au départ. Des dizaines de milliers de blessés réclamaient de l’aide dans les rues de Port-au-Prince, tandis qu’une quantité incalculable de personnes gisaient, vivantes ou mortes, sous les ruines des maisons de pisé et de torchis qui abritaient l’immense majorité de la population. Mêmes des bâtiments plus solides s’étaient effondrés. Il fallut aussi rechercher, au milieu des quartiers détruits, les médecins haïtiens diplômés de l’École latino-américaine de médecine (ELAM), dont beaucoup avaient été touchés directement ou indirectement par la tragédie. Des fonctionnaires des Nations Unies sont restés attrapés dans plusieurs de leurs édifices, et des dizaines ont perdu la vie, dont plusieurs chefs de la MINUSTAH, une force de l’ONU, et on ignorait le sort des centaines d’autres membres de ce personnel. Le Palais présidentiel s’était effondré. De nombreuses installations publiques, dont plusieurs hôpitaux, avaient été converties en ruines. La catastrophe a bouleversé le monde qui en a été témoin grâce aux images des principales chaînes de télévision internationales. Les gouvernements ont annoncé de partout l’envoi de secouristes, d’aliments, de médicaments, d’équipements et d’autres ressources. Conformément avec la position annoncée publiquement par Cuba, des personnels médicaux d’autres nationalités, dont des Espagnols, des Mexicains, des Colombiens, ont œuvré ardument auprès de nos médecins dans les installations que nous avions improvisées. Des organisations comme l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et des pays amis comme le Venezuela et d’autres ont fourni des médicaments et des moyens variés. Les personnels médicaux cubains et leurs chefs, faisant preuve d’une conduite dénuée de chauvinisme, ont refusé absolument de se mettre en vedette. En des circonstances similaires, quand le cyclone Katrina fit d’énormes ravages à la Nouvelle-Orléans et y mit en danger la vie de milliers de personnes, Cuba avait offert de dépêcher une brigade médicale complète pour coopérer avec le peuple des États-Unis, un pays qui, on le sait, possède d’immenses ressources, mais manque de médecins formés et équipés pour le sauvetage de vies. Ainsi donc, plus de mille médecins cubains de la Brigade Henry Reeve étaient prêts à partir, dotés des médicaments et des équipements pertinents, à toute heure du jour ou de la nuit vers cette ville proche de Cuba par sa position géographique. Nous n’avions jamais supposé un instant que le président de cette nation refuserait cette offre et condamnerait à la mort nombre d’Étasuniens qu’on aurait pu sauver. L’erreur de cette administration-là a été peut-être son incapacité à comprendre que le peuple cubain ne voit pas un ennemi dans le peuple étasunien ni ne l’accuse des agressions dont a souffert notre patrie. Cette administration-là n’a pas été non plus capable de comprendre que notre pays ne mendie pas les faveurs ou les pardons de ceux qui ont tenté en vain, un demi-siècle durant, de le mettre à genou. Dans le cas d’Haïti, notre pays a accepté aussitôt, à la demande des autorités étasuniennes, de permettre le survol de notre région orientale et d’offrir d’autres facilités nécessaires pour pouvoir prêter au plus vite de l’aide aux Étasuniens et aux Haïtiens touchés par le séisme. Cette conduite morale de notre peuple, de pair avec son équanimité et sa fermeté, n’a cessé de sous-tendre notre politique extérieure. Tous ceux qui ont été nos adversaires dans l’arène internationale le savent pertinemment. Cuba est résolument d’avis que la tragédie qui a frappé Haïti, la nation la plus pauvre de notre continent, est un défi pour les pays les plus riches et les plus puissants de la communauté internationale. Haïti est un pur produit du système colonial, capitaliste et impérialiste imposé au monde. C’est de l’étranger que l’esclavage y a été introduit, ainsi que la pauvreté qui en a découlé. Ce terrible séisme a eu lieu peu après le Sommet de Copenhague où les droits les plus élémentaires des cent quatre-vingt-douze États membres de l’Organisation des Nations Unies ont été bafoués. La tragédie a déclenché en Haïti une course à l’adoption hâtive et illégale de garçons et de filles, au point que l’Unicef a dû prendre des mesures préventives pour empêcher le déracinement d’enfants qui seraient séparés de parents proches. On compte déjà plus de cent mille morts. Nombre d’habitants ont perdu des bras ou des jambes, ou ont souffert des fractures, de sorte qu’ils doivent suivre un traitement que leur permettent ensuite de travailler ou de mener leur vie. Il faut relever 80 p. 100 du pays et créer une économie assez développée pour satisfaire les besoins de la population dans la mesure de ses capacités productives. Il fut relativement aisé, compte tenu de leurs capacités productives et du niveau technique de leur population, de relever l’Europe ou le Japon, en comparaison des efforts à consentir en Haïti. Là, à l’instar d’une grande partie de l’Afrique et d’autres régions du Tiers-monde, il est indispensable de créer les conditions d’un développement durable. Dans seulement quarante ans, l’humanité comptera plus de neuf milliards de membres et doit faire face aux changements climatiques que les scientifiques acceptent comme une réalité inévitable. Or, au beau milieu de la tragédie, sans que nul ne sache pourquoi ni comment, des milliers de soldats de l’infanterie de marine, des troupes aéroportées de la 82e division et d’autres forces militaires des USA ont occupé Haïti. Pis encore, ni l’Organisation des Nations Unies ni l’administration étasunienne n’a offert à l’opinion publique mondiale une explication au sujet de ce déploiement de forces. Plusieurs gouvernements se plaignent que les avions qu’ils ont envoyés en Haïti n’ont pas pu y atterrir pour débarquer des ressources humaines et techniques. Divers pays annoncent de leur côté qu’ils enverront d’autres soldats et équipements militaires. Ce qui, à mon avis, contribuerait à aggraver encore plus le chaos et à compliquer la coopération internationale, déjà complexe en soi. Il faut en discuter sérieusement et assigner à l’ONU le rôle dirigeant qui lui incombe dans cette question délicate. Notre pays remplit une mission strictement humanitaire. Il fournira les ressources humaines et matérielles à sa portée. La volonté de notre peuple, fier de ses médecins et coopérants dans des activités vitales, est grande et sera à la hauteur des circonstances. Notre pays ne refusera aucune coopération importante qu’on lui offrirait, à condition toutefois qu’elle soit en accord avec l’importance et la valeur de l’aide qu’on exigerait des ressources humaines de notre patrie. Il est juste de signaler que nos modestes moyens aériens et les importantes ressources humaines que Cuba a mises à la disposition du peuple haïtien n’ont eu aucun mal à arriver à destination. Dépêchons des médecins, non des soldats ! Fidel Castro Ruz L’organisation Médecins sans frontières (MSF) proteste contre la gestion par les Etats-Unis de l’aéroport de Port-au-Prince, où l’arrivée de troupes entrave, selon elle, celle de moyens médicaux d’urgence.
Prix Nobel de la paix en 1999, l’organisation fondée notamment par Bernard Kouchner, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères, souligne que cinq avions transportant au total 85 tonnes de matériel médical ont été déroutés depuis le 14 janvier de Haïti vers la République dominicaine voisine.
A cause de l’absence de matériel, cinq patients victimes du séisme du 12 janvier sont décédés au centre médical installé par MSF, où 500 personnes attendent une opération, dit-elle. « Ce n’est pas que nous sommes mécontents, c’est bien plus que ça », a dit à Reuters Télévision à Paris Françoise Saulnier, directrice juridique de MSF. « La chirurgie est une priorité urgente dans de telles catastrophes. C’est bien connu. Vous avez les trois premiers jours pour sortir les gens des bâtiments, puis les trois suivants pour leur donner des soins chirurgicaux et après, la nourriture, l’abri, l’eau, tout cela vient après », a-t-elle dit. « Tout cela a été mélangé, (…) l’attention à la vie des gens a été retardée alors que la logistique militaire, qui est utile non pas au troisième jour, mais au quatrième jour, ou peut-être même au huitième jour, a encombré l’aéroport et conduit à cette mauvaise gestion », a-t-elle ajouté. Selon elle, les trois jours ainsi perdus ont créé d’importants problèmes d’infection, de gangrène chez les blessés et amené des amputations qui auraient pu être évitées. Les médecins manquent de morphine, d’antibiotiques et de matériel pour amputer, à tel point que MSF dit avoir été contraint d’acheter des scies sur le marché local pour amputer. Samedi dernier à Port-au-Prince, le secrétaire d’Etat à la Coopération, Alain Joyandet, avait protesté auprès des autorités américaines à propos de ce problème. L’Elysée a publié un communiqué mardi pour réaffirmer que les deux pays coopéraient efficacement. Morade Azzouz et Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse 23 janvier 2010- Genève. Le Conseiller régional de l’UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’Enfance), Jean Luc Legrand, a dénoncé hier la disparition d’au moins quinze enfants non accompagnés des hôpitaux de Haïti. « Nous soupçonnons leur enlévement par des réseaux qui pratiques le commerce à partir de Saint-Domingue », a-t-il commenté dans des déclarations à la presse à Genève. Il a expliqué que ces réseaux « existaient déjà au préalable et étaient assez actifs, en enlevant des enfants et en les livrant au marché international de l’adoption. Ce qui se passe en cas de cette catastrophe c’est que les réseaux essayent de profiter de la fragilité de l’État et des systèmes de contrôle ». « Nous avons eu le même problème avec le tsunami qui a frappé l’Asie en 2004. Ces réseaux se mettent en route à peine une catastrophe arrive et ils mettent à profit la faiblesse de la coordination des responsables dans le terrain pour enlever des enfants et pour les sortir du pays », a-t-il ajouté.
Des heures après, le chef de Communication, Jeremy Hartley, a apporté un bémol en expliquant qu’ils tentent de « de chercher des données plus exactes » pour etayer l’information donnée par Legrand, bien que Jeremy Hartley ait reconnu que « la situation qui règne en Haïti est très difficile ». De toute manière, l’Unicef a établi des mécanismes d’alerte et organise un champ d’accueil pour héberger tous les enfants non accompagnés qui a-t-il souligné , « ils ne sont pas orphelins ». « En Haïti la famille est étendue et je suis sûr de qu’il y aura des parents de ces enfants qui voudront les adopter », a-t-il souligné. L’organisme de l’ONU a mis en place 20 points d’accueil et accueille environ 2.000 mineurs par jour, avec l’objectif de pouvoir arriver à 4.000. Pour sa part le Fonds de l’ONU pour la Population a rappelé que déjà avant le tremblement de terre Haïti était le pays du monde le plus dangereux pour qu’une femme donne la vie. Il est estimé que des 63.000 femmes enceintes qui enfanteront dans les semaines prochaines, 7.000 le feront seules ce qui augmente le risque d’enlèvement des bébés. L’Unicef n’a pas été le seul organisme à tirer la sonnette d’alarme. Le président de la Fédération d’Association d’Adoption Internationale (ADECOP), Michel Góngora, a demandé que soient évités « par tous les moyens » les adoptions internationales. Il a souligné que « c’est le moment de coopérer, non d’adopter. Bien que cela puisse sembler contradictoire, le meilleur pour les enfants est de rester dans l’île ». Le directeur de la Plate-forme d’Enfance, Ángel Hernández,a la même opinion pour qui il est « plus traumatique pour les mineurs les sortir du pays que de les maintenir dans des zones sûres à l’intérieur de leur environnement ». Le coordonnateur des Urgences de « Save the Children », Borís Aristín, a défini ces lieux comme des espaces délimités, avec une construction très simple, dans les endroits qui n’ont pas été affectés par le tremblement de terre et qui en cas d’une réplique ne font pas courir de danger. Là une nourriture est distribuée et des activités de caractère ludiques et éducatives sont réalisées pour essayer « de normaliser l’enfance des victimes ». De plus, ces lieux servent comme « un point de rencontre, puisque plusieurs adultes se présentent dans ces zones en cherchant leurs enfants désespérément », a commenté la directrice de Coopération d’Unicef pour l’État espagnol, Carmen Molina. Dans le même sens Michel Góngora a déclaré que l’adoption doit être « la dernière option parce que, dans ces moments, on ne peut pas garantir de droit du mineur. Adopter un mineur qui est dans état de choc à cause des événements qu’il a vécus et le transporter dans un pays pays dont dans beaucoup de cas, dont il ne connaît pas la langue est un double choc pour le mineur et une situation traumatique ». Il a remarqué que »le risque est important » en adoptant un enfant que sa famille haïtienne cherche, parce que cet enfant ne saurait rien d’elle. Selon l’opinion de Góngora, les efforts doivent se concentrer maintenant sur la constitution d’un registre d’enfants et d’adultes et chercher à établir des relations entre ceux-ci, parce qu’il est « essentiel » de se mettre en rapport entre les deux parties. « Si on ne trouve pas les ascendants, il faut chercher des familiers indirects, voisins, connus… Il est nécessaire de réaliser une évaluation rapide et, surtout, de les pourvoir d’un logement, une nourriture, un appui psychologique, médical et une éducation », a-t-il ajouté. « Emporter des enfants sans permission et, en ne faisant des adoptions dans un pays qui en cas de désastre naturel ou de guerre ne peut pas s’en occuper est une séquestration »a-t-il conclu. Des pays de l’UE accélèrent les processus d’adoption A la dévastation provoquée par le seisme s’ajoute la préoccupation d’un possible trafic d’enfants et l’augmentation des demandes d’adoption internationales. L’UNICEF a dénoncé hier le rapt d’au moins 15 mineurs d’un hopital.Pour éviter cette situation, les ONG ont décidé que « c’était le moment de coopérer et pas d’adopter ». Edité par T 34 - 24 Jan 2010 à 16:09 |
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Envoyé : 25 Jan 2010 à 14:41 |
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Coupe des Etats Impérialistes - Tournoi des Caraïbes : Match France-USA
COMAGUER
D’après le reporter REGIS DEBRAY sur France-Inter Vendredi 22 Janvier au micro de Nicolas Demorand La France qui a : « deux porte avions dans la zone : La Martinique et la Guadeloupe » (dixit Debray) mènerait donc par deux à un ! Triste discours qui rappelle cruellement l’époque où une fraction de la gauche française s’opposait à l’indépendance de l’Algérie au prétexte que les Etats-Unis prendraient la place. Discours éclairant sur l’intérêt réel de la bourgeoisie française pour ses colonies antillaises. Mais les moyens mis en œuvre par le Pentagone – voir ci-dessous -laissent peu de chance à l’équipe France-Empire qui court à la relégation en division inférieure. En effet, l’encerclement maritime et la prise de contrôle total des accès aériens ont d’ores et déjà transformé la République d’Haïti en une annexe des USA, futur Hawaï ou futur Porto-Rico ? Après avoir outrageusement léché les bottes de George W. Bush, la République franco-bananière découvre soudainement qu’elle n’est plus pour l’administration OBAMA et, malgré ou à cause de sa capitulation Otanienne, qu’un quelconque sous-traitant des opérations impérialistes étasuniennes, invitée ici où elle est inconnue : Afghanistan, écartée, là où elle croyait avoir les restes de quelque influence : Haïti Telle est la douloureuse réalité de l’état à laquelle elle est désormais réduite : celui de petit mercenaire d’un impérialisme insupportable au moment même où celui-ci en est réduit à masquer ses échecs stratégiques : Irak, Afghanistan, par des succès faciles et honteux face à des adversaires minuscules : Honduras, Haïti. COMAGUER La composition la flotte US d’invasion est la suivante :
Les sous-marins n’étant par définition pas visibles, le SOUTH COMMAND qui dirige l’ensemble des opérations, s’abstient de les mentionner, mais ils sont nécessairement présents. Au sol est déployée la 82° division aéroportée. Dans la souffrance, la crise à Haiti offre des opportunités aux Etats-Unis. A part fournir une aide humanitaire immédiate, la réaction des Etats-Unis au séisme tragique à Haiti offre des opportunités pour remodeler le gouvernement d’Haiti depuis lontemps en dysfonctionnement ainsi que son économie afin d’améliorer l’image des Etats-Unis dans la région. Publié sur le site de Heritage Foundation, Edité par T 34 - 25 Jan 2010 à 14:46 |
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Envoyé : 25 Jan 2010 à 14:55 |
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Dédale
Un représentant de la communauté haïtienne à Marseille a réclamé lundi l’asile temporaire pour les Haïtiens vivant en France, sur le modèle du statut accordé par le gouvernement américain à la communauté haïtienne des Etats-Unis après le séisme qui a ravagé l’île. "Il faut accorder un titre de séjour temporaire à tous les Haïtiens présents en France, légalement ou de façon irrégulière, comme cela s’est fait aux Etats-Unis", a demandé Hilaire Nasson, président de l’association des réfugiés haïtiens à Marseille, lors d’une réunion à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) sur l’aide à apporter à Haïti. La ministre américaine de la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, a accordé vendredi un statut de protection temporaire aux ressortissants haïtiens qui se trouvaient aux Etats-Unis le 12 janvier 2010, date du séisme. Il leur permet de continuer à y vivre et travailler pendant 18 mois. Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, a suspendu la semaine dernière les mesures d’expulsion pour les Haïtiens séjournant en France de façon irrégulière et annoncé un dispositif exceptionnel et temporaire d’accueil des victimes du séisme. Près de 80.000 ressortissants haïtiens vivent en France. http://www.dailymotion.com/video/xbxzdu_un-statut-de-refugie-humanitaire_news Dédale Films Production Tél/Fax. + 33 (0)4 90 93 73 91 c.dedale@wanadoo.fr Vidéo Déclaration de l'ALBA sur Haïti L’Alba coordinera l’aide à Haitï
Néstor Núñez Les ministres de Relations Extérieures de ce groupe régional vont se réunir Dimanche à Caracas. La Havane, 24 janvier (AIN) – Afin de consolider un système d’aide à Haïti pour participer à Comme l’a fait savoir le président vénézuélien Hugo Chavez, les ministres de Cuba, du Nicaragua, de la Bolivie, d’Antigua y Barbuda, et de Saint Vincent et les Grenadines dédieront la plus grande partie de la rencontre au thème haïtien et à celui de la coopération solidaire de l’ALBA avec ce pays fortement touché par le terrible séisme du 12 janvier dernier.
Haïti : 2 conceptions opposées l’ALBA et les USAmardi 26 janvier 2010, par Primitivi En Haïti la situation ne change pratiquement pas, malgré les secours internationaux énormément de personnes n’ont pas encore reçu une quelconque aide. Le contingent militaire US fort de maintenant près de 20 000 hommes borne son aide à des distributions ponctuelles et bien peu efficaces de bouteilles d’eau et de vivres. Il est vrai que le métier des militaires est tout de même plus le "maintient" de l’ordre. C’est d’autant plus dommage qu’un exercice d’assistance avait été prévu, à priori un jour avant la catastrophe, donc le 11, sur la base du passage d’un ouragan dévastateur. Les réfugiés haïtiens ne sont quant à eux plus admis par Washington, depuis le début de la crise des navires de guerre nord-américains sont stationnés autour des côtes haïtiennes, non pour l’acheminement de secours mais bien pour empêcher les réfugiés de remonter ves les USA tout proches (245 km jusqu’à Guantanamo et plus de 1000 km jusqu’à Miami). De leur côté les 8 pays de l’ALBA (Antigua-et-Barbade, Bolivie, Cuba, Dominique, Équateur, Nicaragua, Saint-Vincent-et-les Grenadines et Venezuela, le Honduras sous dictature ayant quitté l’organisation) n’avaient pas prévus d’exercices de secours mais dépêchent effectivement des aides médicales et viennent de décider d’un programme complet d’assistance. Ci-dessous sont relayés trois articles expliquant tout cela. Les 8 décisions du sommet de l’ALBA pour Haïti Caracas - lundi 25 janvier 2010. La réunion des chanceliers des pays membres de l’ALBA a abouti à huit décisions de coopération concrète avec le peuple haïtien, avec pour axe central la santé. L’efficacité de cette coopération reposera sur une action à court, moyen et long terme, supervisée par une commission nommée à cette fin. Le plan a pour premier point le secteur de la santé, divisé en trois phases fondamentales. a) l’urgence, pour soigner les traumatismes et les pathologies directement produites par le tremblement de terre ; b) l’épidémiologie, pour traiter les conséquences dérivées de l’insalubrité, avec des services de base ; c) la réhabilitation. 20 millions de dollars ont été engagés pour commencer ce travail. Second point, un appui financier à travers le Fond Humanitaire de l’ALBA pour Haïti, doté par les États membres dans le but de rassembler des Fonds des organisations politiques apportés de manière volontaire. Cela se développera via les collectes d’entreprises comme Pétroles du Venezuela (Pdvsa) et de l’entreprise CITGO. Pour cela le président Chávez a suggéré une première dotation de 100 millions de dollars. Troisième point, la continuation de l’appui énergétique à travers Petrocaribe. Le président vénézuélien a souligné l’annulation de la dette de Haïti envers Petrocaribe. Il a également anoncé la création d’un plan spécial pour l’approvisionnement direct en combustible à travers les stations-service dans les endroits stratégiques. Elles seront orientées sous la forme d’aides gratuites pour les véhicules utilisés par les véhicules des centres d’assistance humanitaire, hôpitaux et personnel de soutien, ainsi que l’aide directe à la population pour la génération d’électricité. Quatrième point : des initiatives agricoles seront développées pour la fourniture d’aliments et des plans de production seront réactivés tels qu’ils s’effectuaient auparavant dans le cadre de l’initiative ALBA-Aliments. Débutera une campagne de reforestation, pour laquelle seront construits de petites réserves d’eau, des citernes de captation, des puits artésiens avec des camions-perforeurs, des dons de semence et d’outils agricoles tels que des machettes seront effectués, ainsi que des micro-tracteurs, des pelles pour la construction, dans le but de construire une école de formation en agro-écologie, initiative de la Brigade de la Vía Campesina du Brésil, présente en Haïti. L’éducation constitue le cinquième point : il s’agit de former les jeunes haïtiens à des carrières techniques de cycle court. Un plan prioritaire sera développé pour la réhabilitation et les fournitures scolaires, la formation de maîtres et la réception prioritaire d’enfants dont les parents migreraient vers des pays de l’ALBA dans des écoles de systèmes publics nationaux. Sixième point, le chef de l’État vénézuélien a souligné l’importance d’intensifier les plans de l’ALBA en décrétant l’amnistie migratoire aux fins de faciliter le mouvement dans les deux sens : a) Réception des familles dans les pays de l’ALBA. b) Création d’une brigade solidaire de coopération qui apportera une aide à travers les réseaux de haïtiens qui résident au Venezuela, et qui compte environ 15000 personnes. Point sept, une étude détaillée sera faite avec des recommandations pour concentrer l’effort et refonder le développement humanitaire en Haïti. A cette fin seront créés trois campements avec une capacité de loger jusqu’à 8 000 victimes à Port-au-Prince, Jacmel et Leogane, avec la logistique de l’entreprise pétrolière CITGO aux États-Unis (filiale de Pdvsa) pour acquérir les outils, les matériels spécialisés nécessaires à remettre en état les ports haïtiens. En ce sens CITGO a acheminé sur les lieux de la catastrophe 2 mille 500 transmetteurs de radio et des milliers de tentes de campagne. Le huitième point concerne la coopération en matière de sécurité, de transport et de logistique pour réunir les efforts et appuyer le peuple de manière efficace sur le plan humanitaire. Les représentants de l’ALBA ont souligné l’importance de ce que "les efforts pour reconstruire Haïti devront veiller à ce que le peuple et le gouvernement de ce pays en soient les principaux protagonistes. Ils ont insisté sur le principe de souveraineté et d’intégrité territoriale". Ils ont manifesté leur préoccupation au sujet de “la présence excessive de forces militaires étrangères en Haïti, sans motifs qui le justifient et sans clarté sur leur autorité, leurs objectifs, leurs compétences et la durée de leur séjour”. Les pays de l’ALBA rappellent que “l’instance la plus indiquée est le G-192, constitué par l’Organisation des Nations Unies (ONU), afin de garantir que nul ne profite de la terrible situation que vit Haïti pour entamer une nouvelle occupation qui viole la souveraineté de ce pays et pour que nulle entrave ou restriction d’aucune sorte ne soient mises aux pays qui souhaitent coopérer”. (FIN/ Rodicely Cárdenas Barillas) [1] Washington ferme la porte aux réfugiés haïtiens L’administration Obama a pris des mesures extraordinaires pour empêcher les Haïtiens désespérés d’entrer aux Etats-Unis depuis que le tremblement de terre du 12 janvier a dévasté la nation caribéenne, tuant environ 200.000 personnes, faisant au moins 1,5 million de sans-abris et faisant 1 million d’enfants orphelins. L’effort pour empêcher les Haïtiens d’entrer au pays — incluant les blessés qui recherchent un traitement médical — illustre que la priorité de l’intervention menée par les Etats-Unis n’est pas de sauver es vies, mais d’établir un contrôle militaire sur la population. Cinq navires de la garde côtière américaine ont rejoint des navires de la marine américaine déployés sur les côtes haïtiennes — pas pour livrer de la nourriture, de l’eau ou des médicaments aux malades et aux mourants, mais pour arrêter les Haïtiens qui pourraient tenter de s’échapper. Le commandant de la garde côtière, Chris O’Neil, a dit au New York Times que tous ceux qui tentent de fuir Haïti seraient capturés et retournés, mais que, jusqu’à maintenant, son unité n’a pas été témoin d’une tentative. « Rien, zéro, a dit O’Neil, et pas d’indice qui nous montre que quelqu’un est en train de faire des préparations pour faire une telle tentative. » Les responsables américains ont dit qu’il y a peu de preuve que les Haïtiens quittent les Etats-Unis, mais « ils s’inquiètent que dans les prochaines semaines, les conditions de vie qui iront en se dégradant en Haïti pourraient encourager un exode. » Le fait que les responsables américains planifient des « conditions qui iront en se dégradant » en Haïti lors des « prochaines semaines » — au-delà de la situation désespérée qui règne là-bas maintenant — est une admission flagrante que Washington n’a pas l’intention de rendre les secours disponibles au plus grand nombre, encore moins de rebâtir Haïti. L’administration Obama fait aussi des plans pour incarcérer les Haïtiens qui pourraient risquer le dangereux voyage en mer jusqu’aux Etats-Unis, qui, à chaque année, coûte la vie de centaines de personnes. Des responsables ont dit au Times qu’ils « ébauchent des plans pour ramasser tout bateau qui transporte des immigrants illégaux et les envoyer à Guantanamo Bay » — la base militaire américaine à Cuba qui est célèbre pour ses abus de « terroristes suspectés ». Le département de la sécurité intérieure a annoncé qu’il allait vider des espaces dans sa prison de déportés du sud de la Floride, le Krome Service Processing Center, au cas où un flot d’Haïtiens arriverait. Le porte-parole du département d’Etat américain, Noel Clay, a annoncé que les Etats-Unis n’assoupliraient pas leurs conditions pour l’obtention d’un visa pour les Haïtiens. La politique stricte de visa s’étend aux 1 million d’orphelins qui sont estimés provenir du tremblement de terre — 10 pour cent de la population haïtienne. Le secrétaire du département de la sécurité intérieure, Janet Napolitano, a dit lundi que les Etats-Unis prendront une poignée d’orphelins sur « parole d’honneur humanitaire ». La politique s’applique à ceux qui avaient des papiers d’orphelins avant le tremblement de terre et qui devaient déjà être adoptés par des familles américaines. Lundi, environ 50 enfants haïtiens qui dont toutes les formalités pour leur adoption aux Etats-Unis avaient été remplies sont arrivés à Pittsburgh, à l’Hôpital pour enfant de la Pennsylvanie, après que leur orphelinat se soit effondré dans le tremblement de terre. Le département d’État a même refusé d’octroyer des visas à des Haïtiens malades ou mourants pour qu’ils puissent être traités dans un hôpital d’urgence adjacent à l’aéroport de Miami. Le Dr William O’Neill, le doyen de la faculté de médecine de l’Université de Miami qui a créé l’hôpital, a affirmé que cette politique était « plus qu’absurde ». Le département d’Etat est dirigé par Hillary Clinton, qui, avec son mari l’ancien président américain Bill Clinton, prend la posture d’un ami des survivants au tremblement de terre en Haïti. Les mesures prises pour empêcher les Haïtiens de chercher refuge aux Etats-Unis sont presque sadiques. Alors que les Etats-Unis ont refusé de donner la permission d’atterrir à Port-au-Prince à de nombreux avions d’aide, tous les jours, un avion-cargo de l’armée de l’air américaine survole pendant des heures les zones sinistrées pour émettre le message suivant en créole : « Écoutez, ne tentez pas de quitter le pays par bateau. Si vous tentez de faire cela, vous ne ferez qu’empirer vos problèmes. Parce que, pour être honnête avec vous, si vous pensez que vous pourrez atteindre les Etats-Unis et que les portes vous seront ouvertes, ce ne sera pas le cas. Et vous serez intercepté sur la mer et retourner là d’où vous êtes partis. » Le Miami Herald a rapporté mardi que les Etats-Unis avaient interdit tous les vols commerciaux en provenance d’Haïti non pas à cause des dommages à l’aéroport, mais parce qu’on ne pouvait pas déterminé si les passagers potentiels se trouvaient sur une liste d’interdiction de vol ou les faire passer par des détecteurs de métal. Spirit Airlines et American Airlines ont des vols cargos et amènent des travailleurs de l’aide humanitaire à Port-au-Prince depuis le lendemain du tremblement de terre, mais leurs avions reviennent toujours avec des « centaines de sièges vides ». Une des rares exceptions à cet état de fait, lundi dernier quelques douzaines d’étudiants américains et le journaliste américain de Fox Geraldo Rivera ont obtenu l’autorisation de prendre l’avion du secrétariat d’Etat et sont revenus aux Etats-Unis sur un vol de Spirit. Spirit et American ont dit qu’ils recevaient beaucoup de demandes pour des vols hors de Haïti et qu’ils perdaient de l’argent. « Les gens nous appellent continuellement » pour des vols hors de Haïti a dit la porte-parole de Spirit, Misty Pinson, au quotidien The Herald. « Nous sommes submergés. » Le département d’Etat a exempté les vols nolisés privés provenant de Haïti des exigences « anti-terroristes ». Ces compagnies peuvent prendre des passagers qui louent des avions pour autant que 4000 $ l’heure ou qui peuvent payer 1000 $ pour un aller vers la Floride. L’indifférence complète et la cruauté de l’embargo américain contre les Haïtiens venant aux Etats-Unis furent mises en relief par un reportage en direct diffusé mardi lors des nouvelles de la radio de CBS décrivant les milliers de résidents de Port-au-Prince remplissant les plages dans un effort désespéré pour embarquer dans des bateaux déjà surpeuplés. Les efforts des Etats-Unis pour garder les réfugiés haïtiens hors du pays font contraste avec leurs efforts, menées par Bill Clinton, pour promouvoir le transfert des ateliers de misère de vêtements en Haïti. La pauvreté extrême en Haïti est le résultat de décennies de domination du capitalisme américain. Les travailleurs américains doivent rejeter cette dernière tentative de victimisation des Haïtiens et demander qu’ils leur soient permis de s’installer aux Etats-Unis avec tous les droits. Pendant ce temps, l’opération de secours — le soi-disant objectif de la présence militaire américaine — s’est avérée être une telle débâcle que même les médias ont été forcés d’admettre l’échec évident à livrer de la nourriture, de l’eau et des médicaments au peuple haïtien. Très rapidement après le tremblement de terre, l’armée américaine a pris l’aéroport de Port-au-Prince et a pris le contrôle du port de la capitale de la ville, qui est largement détruit. Des flottilles navales et de la garde côtière ont été rapidement déployées dans les eaux d’Haïti. Des milliers de soldats ont été déployés. Mais, non seulement l’armée américaine n’a pas fourni une aide significative aux Haïtiens lors de la dernière semaine, pendant laquelle des dizaines de milliers d’individus sont morts sous les immeubles effondrés ou par l’absence de nourriture, d’eau et de médicaments de base. Elle a, en fait, joué un rôle contre-productif, ordonnant à des douzaines de vols contenant de l’aide de rebrousser chemin. Ces vols provenaient des organisations de secours aux sinistrés et d’autres pays. L’armée américaine a prétendu que les détournements d’avion sont le résultat de congestion à l’aéroport. Mais, 40 pour cent de tous les atterrissages ont été militaire — un de ces atterrissages étant l’avion Air Force Cargo qui a fait des vols en cercle à chaque jour au-dessus du pays afin d’avertir les Haïtiens de ne pas aller aux Etats-Unis. La décision d’ordonner à des vols transportant des docteurs, des infirmières et des vivres de rebrousser chemin a sans doute eu comme conséquence des milliers de morts. Médecins sans frontières a dit que, pendant la fin de semaine, cinq de ses vols n’ont pas eu la permission d’atterrir à Haïti, mais furent plutôt détournés vers la République dominicaine. Benoit Leduc, le chef des opérations de l’organisation, a dit que les délais encourus ont coûté des « centaines de vies ». La Croix-Rouge a aussi dit que ses avions n’avaient pu atterrir pendant la fin de semaine. Dans un communiqué de presse mardi, Médecins sans frontière a dit que ses avions sont encore en train d’être retournés. Un avion-cargo transportant 12 tonnes d’équipements, de médicaments et d’équipements chirurgicaux a été retardé trois fois dans la nuit de dimanche, selon le communiqué. Les centaines de vols militaires qui ont atterri n’ont fourni que peu d’aide. S’il y avait des preuves que les soldats américains fournissent de l’aide, c’est certain que les médias américains la télédiffuseraient de manière incessante. Des soldats ont dit qu’ils n’avaient toujours pas quitté leurs navires de guerre et leur base à l’aéroport. Ils « n’ont, pour la majeure partie, pas été une présence significative dans les rues, » comme le New York Times l’a dit de manière charitable. Il y a eu une exception mardi matin, lorsque les médias ont diffusé des images d’hélicoptères de l’armée américaine atterrissant devant le palais national effondré, où des dizaines de milliers d’Haïtiens ont attendu pendant près d’une semaine en ne recevant pratiquement aucune aide. Les soldats ont distribué du matériel de secours, mais ils ont aussi semblé construire un centre de commande, situé symboliquement au même endroit que le siège du gouvernement haïtien. L’ambassade américaine en Haïti prétend qu’elle n’a pas été en mesure de livrer le matériel nécessaire « pour des raisons de sécurité ». Il est donc sous-entendu que les vies des travailleurs humanitaires sont mises en danger par des Haïtiens « pilleurs ». En fait, il n’y a pas eu un seul cas rapporté de travailleurs humanitaires attaqués par des Haïtiens. Comme le Wall Street Journal de mardi l’a noté, « Les responsables américains ont pointé du doigt les questions de sécurité pour le retard dans l’approvisionnement en aide. Mais, une équipe de docteurs cubains a été vue lundi en train de traiter des centaines de patients sans qu’il n’y ait de fusil ou de soldat visible. » Même si de tels dangers existent, cela ne ferait que soulever la question de ce que l’armée américaine fait en Haïti si ses milliers de soldats ne sont pas en train d’amener l’aide humanitaire à la population ou de protéger ceux qui le font. Étant donné les preuves de plus en plus grandes qu’elle entrave les opérations de sauvetage, l’armée américaine fut contrainte mardi de nier la nature évidente de sa mission en Haïti. « Il y a eu des reportages dans les actualités selon lesquels les Etats-Unis envahissent Haïti », a dit le colonel Kane de l’armée américaine. « Nous n’envahissons pas Haïti. C’est ridicule. Il s’agit d’aide humanitaire. » Le colonel Kane a déclaré aux journalistes à l’aéroport de Port-au-Prince « qui en est venu à ressembler à une base militaire américaine, où des hélicoptères décollent et atterissent sans cesse », selon le New York Times. Ce qui reste du gouvernement haïtien doit se réunir dans un poste de police adjacent à l’aéroport. La présence militaire internationale à Haïti, sous direction des Etats-Unis, continue à gagner en importance. Les soldats américains et internationaux ont maintenant l’autorité de réprimer la population en vertu d’un décret du gouvernement haïtien promulgué hier à la demande de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton. On s’attend à ce que les forces américaines en Haïti même et au large du pays atteignent 11.000 personnes au cours des prochains jours. Le Pentagone a dit que le 22e corps expéditionnaire de la marine arrivera bientôt à l’ouest de Port-au-Prince. Les soldats canadiens, au nombre d’environ 2000, seront déployés dans les villes dévastées de Léogâne et de Jacmel, près de l’épicentre du tremblement de terre au sud-ouest de Port-au-Prince. Le Canada a envoyé deux navires de guerre auxquels se joindront bientôt des navires de l’Italie, de l’Espagne et du Venezuela. Le Conseil de sécurité des Nations unies qui s’est réuni mardi dernier à New York a approuvé l’envoi de 3500 soldats et agents de police supplémentaires en Haïti. Avec ces nouvelles troupes, l’ONU aura 10.500 dans ce pays. Alors que plus de soldats sont dépêchés sur les lieux, les efforts internationaux d’aide sont loin d’être suffisants pour satisfaire aux besoins de nourriture, d’eau et de soins. Ces efforts jusqu’à présent ont résulté en ce que seulement « une petite fraction de l’aide promise a pu se rendre aux centaines de milliers de Haïtiens qui en ont désespérément besoin » selon une évaluation qu’a faite le Guardian de l’aide distribuée mardi dernier. La recherche pour des survivants dans les décombres des immeubles qui se sont écroulés n’a sauvé que 90 personnes à ce jour selon les chiffres de l’ONU. L’espoir diminue, mais deux femmes ont été extirpées des décombres d’un immeuble de l’université mardi dernier et les équipes de sauvetage ont pu détecter des battements cardiaques au moyen d’équipements sophistiqués sous les décombres d’une banque. Malgré le fait que des experts affirment que des victimes sont toujours en vie sous les ruines des villes d’Haïti, l’armée américaine a dit qu’il était de mettre un terme aux opérations de recherche et de sauvetage. « Nous nous attendons à passer très bientôt de la phase de recherche à une phase de reconstruction », a dit le général de la marine Daniel Allyn, l’adjoint au commandant des forces américaines en Haïti. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), une agence de l’ONU basée à Rome, seulement 250.000 rations alimentaires quotidiennes auraient été distribuées à ce jour, la moitié de ce nombre par l’armée américaine. Le PAM a réussi a distribué environ 50.000 rations lundi passé, environ la moitié du nombre prévu. Les Etats-Unis ont commencé mardi à parachuter de la nourriture et de l’eau. La première semaine de la crise, le Pentagone a refusé de considérer cette méthode de distribution en disant que cela finirait en émeutes. Des journalistes ont rapporté des scènes d’horreur et de peur à Port-au-Prince. Des dizaines de milliers de Haïtiens quittent la capitale pour la campagne, soit à pied, soit en s’entassant dans des autobus et des bateaux. Des camions servant habituellement à la collecte des ordures viennent déposés des centaines de corps dans des fosses communes. A cause du manque d’antibiotiques et d’autres médicaments, beaucoup d’amputations sont réalisées d’une façon sommaire, souvent sans morphine ou autre antidouleur, dont on manque partout. Des docteurs et des infirmières au comble du désespoir continuent à demander des anesthésiants, des scalpels et des scies pour amputer les membres écrasés, selon Associated Press. Un représentant de Médecins sans frontières a dit que les chirurgiens de son hôpital de première ligne à Cité Soleil ont été forcés d’acheter une scie au marché local pour pouvoir réaliser des amputations après qu’un autre de ses avions s’est vu refuser la permission par l’armée américaine d’atterrir à Port-au-Prince. « C’était l’amputation ou la mort », a dit à NBC le Dr Nancy Snyderman, travaillant pour l’aide humanitaire. « Il y a beaucoup d’infections secondaires. C’est la principale cause de mort actuellement. » « Dans un pays où il est si difficile de survivre en temps normal, cela devient presque impossible pour un amputé. Cela soulève immédiatement la question de ce qui viendra ensuite », a déclaré Snyderman. « On ne trouve pas de prothèses dans ce pays qui sera bientôt un pays d’orphelins et d’amputés. » « J’ai vu des bébés dont le crâne était fendu comme un melon d’eau », a-t-elle continué. « Les médecins ne pouvaient rien faire que de leur bander la tête, les couvrir et les laisser mourir. » L’indifférence de Washington devant ces horreurs est palpable. Après avoir vu des chirurgiens stérilisés leur équipement avec de la vodka, Bill Clinton, en tête des opérations de sauvetage, a déclaré « C’est incroyable ce que les Haïtiens peuvent accomplir. » Avant la visite de Clinton, l’hôpital a été mis sous la protection de 100 parachutistes américains, a rapporté l’Agence France-Presse. Les parachutistes refoulaient les foules désespérées de Haïtiens aux portes de l’hôpital. (Article original anglais paru le 20 janvier 2010) [2] Un scénario de secours aux sinistrés d’Haïti était prévu par les militaires étasuniens un jour avant le tremblement de terre Un scénario de secours aux sinistrés avait été envisagé pour Haïti au quartier général de l’US Southern Command (SOUTHCOM), basé à Miami, un jour avant le tremblement de terre. Les simulations de préparation à un désastre étaient celles d’un ouragan frappant Haïti. Elles se sont tenues le 11 janvier (Bob Brewin, Defense launches online system to coordinate Haïti relief efforts (15/1/10) — GovExec.com, le texte complet de l’article se trouve dans l’Annexe). L’Agence des systèmes d’information de la Défense (DISA, Defense Information Systems Agency), sous la juridiction du Département de la Défense (Department of Defense, DoD), a mis au point ces scénarios pour le compte de SOUTHCOM. Connue comme une « Agence d’Appui Tactique », la DISA est mandatée pour mettre à la disposition de l’armée états-unienne des systèmes informatiques, de télécommunication et des services logistiques. (Voir le site de la DISA : Defense Information Systems Agency). La veille du tremblement de terre, lundi [11 janvier 2010], Jean Demay, directeur technique de la DISA pour le Projet de Coopération et de Partage d’Informations Transnationales de l’agence, se trouvait au quartier général de l’US Southern Command à Miami, afin de tester le système avec un scénario comportant un plan de sauvetage d’Haïti, après le passage d’un ouragan. (Bob Brewin, op cit, soulignement ajouté par l’auteur). Le Projet de Coopération et de Partage d’Informations Transnational (Transnational Information Sharing Cooperation Project, en anglais, TISC), est un outil d’information-communication qui « relie des organisations non gouvernementales et les Etats-Unis [le gouvernement et l’armée] et d’autres pays, pour acheminer, coordonner et organiser des opérations de secours ». (Government IT scrambles To Help Haïti [Les technologies de l’information du gouvernement se précipitent au chevet d’Haïti], TECHWEB 15 janvier 2010). Le TISC est un composant essentiel de la militarisation des secours d’urgence. Au travers de la DISA, l’armée étatsunienne surveille le système de communication et d’information des organisations humanitaires impliquées dans les secours. Il s’agit essentiellement d’un système de partage des communications contrôlé par les militaires US, qui est mis à la disposition des partenaires approuvés parmi les organisations non gouvernementales. Par ailleurs, la DISA “fournit la largeur de bande passante nécessaire pour aider les organisations impliquées dans le sauvetage d’Haïti. » Il n’y a aucun détail sur la nature des tests réalisés au QG du SOUTHCOM le 11 janvier. Jean Demay, de la DISA, devait coordonner les tests. Il n’y a aucun rapport sur les participants impliqués dans les scénarios de secours aux sinistrés. Tout le monde s’attendrait, étant donné le mandat de la DISA, à ce que les tests aient concerné des simulations sur les communications, la logistique et les systèmes d’information dans le cadre d’un programme d’aide urgente et massive à Haïti. Le concept le plus important sur lequel s’appuie le Projet de Coopération et de Partage d’Informations Transnational (TISC) de la DISA est de « réussir à coordonner les actions des forces militaires, des partenaires de coalition et des ONGs » (Defense Daily, 19 Décembre 2008). Durant le déroulement des tests et des simulations de secours, le 11 janvier, le TISC s’était révélé, en rapport avec le désastre envisagé sur Haïti, « en parfait état de fonctionnement ». Le 13 janvier, le lendemain du tremblement de terre, le SOUTHCOM prit la décision d’utiliser son système TISC, qui avait été testé à Miami deux jours plus tôt : « Après le tremblement de terre ce mardi [12 janvier 2010], Demay a déclaré que le SOUTHCOM avait décidé de se déplacer là-bas, avec le système. Mercredi [le lendemain][13 janvier 2010], la DISA rendit opérationnel son réseau d’accès pour tous ses partenaires [ All Partners Access Network - APAN], reposant sur le Projet de Coopération et de Partage d’Informations Transnational (TISC), disponible pour toutes les organisation impliquées dans le sauvetage d’Haïti. Le projet de partage d’informations, développé avec l’appui du SOUTHCOM et du Centre de Commandement Européen du Département de la Défense (Defense Department’s European Command), existe depuis trois ans. Son but est de faciliter une collaboration multilatérale entre les agences fédérales et non gouvernementales. Demay a déclaré que, depuis que la DISA avait fourni à l’Aide Humanitaire et à la Communauté des Secours aux Sinistrés pour Haïti l’accès à l’APAN ce mercredi [le lendemain du tremblement de terre], près de 500 organisations et particuliers les avaient rejoint, incluant des unités de Défense et diverses organisations non gouvernementales (ONG) et groupes de secours. (Bob Brewin, Defense launches online system to coordinate Haïti relief efforts [la Défense lance en direct un système pour coordonner les efforts de sauvetage d’Haïti] (15/1/2010) – GovExec.com soulignement par l’auteur) La DISA a un bureau régional du SOUTHCOM à Miami. En rapport avec le Programme de Secours d’Urgence pour Haïti, mis en route le 12 janvier, le mandat de la DISA comporte en partie une opération militaire soigneusement planifiée : « La DISA fournit à l’US Southern Command (SOUTHCOM) des capacités d’information qui permettront à notre nation d’être rapidement à la hauteur de la situation critique en Haïti, » a déclaré Larry K. Huffman, le directeur principal, à la DISA, pour les opérations d’information globale sur le terrain. « Notre expérience dans le déploiement de supports aux opérations en cours autour du monde nous permet de répondre au mieux aux besoins de l’US SOUTHCOM. » La DISA, une Agence d’Appui Tactique, élabore et [sic] fournit des capacités de commandement, de contrôle, de création d’infrastructures pour rester opérationnel et assurer un service global et de support direct, basé sur le net, pour relier les forces militaires, les chefs d’état, et tout autre partenaire de mission ou de coalition à travers l’ensemble des opérations. En tant que leader des communications, rattaché au Département de la Défense, la DISA utilise le système de communications satellite de la défense (Defense Satellite Communications System) pour mettre à disposition de toutes les organisations de sauvetage d’Haïti toutes les fréquences et largeurs de bande nécessaires. Cela inclut des missions de supra hautes fréquences qui fournissent une largeur de bande pour les bateaux de la US Navy et pour une unité de la Marine Expéditionnaire, qui doit arriver bientôt sur les lieux pour renforcer la sécurité, amener de l’aide médicale et des hélicoptères, entre autres supports. Cela inclut également la mise de toutes les communications satellites à disposition de l’US Air Force engagée dans le contrôle du trafic aérien et des opérations de transport à l’aéroport saturé de Port-au-Prince. La DISA fournit également des canaux d’ultra haute fréquence (UHF) militaires et s’engage dans des missions SATCOM additionnelles, commerciales, qui améliorent encore leur capacité à faciliter les efforts de sauvetage. (DISA –Press Release, Janvier 2010, non daté, soulignement par l’auteur). Tout de suite après le tremblement de terre, la DISA a joué un rôle clé dans le support du SOUTHCOM, qui fut désigné de facto par l’administration Obama comme « l’agence principale » dans le programme de secours états-unien à Haïti. Le système sous-jacent consiste à intégrer les agences de secours civiles à l’intérieur d’un système avancé de communications et d’information contrôlé par l’armée états-unienne. « La DISA est en train de développer une nouvelle technologie à Haïti, qui relie déjà des organisations non gouvernementales (ONG), d’autres nations et les forces états-uniennes, unies pour acheminer, coordonner et mieux organiser les efforts des secours » (Ibid) Article original en anglais, A Haiti Disaster Relief Scenario Was Envisaged by the US Military One Day Before the Earthquake, publié le 25 janvier 2010. Traduction : Pascal Sacré pour Mondialisation.ca. Article relié : La militarisation de l’aide d’urgence à Haïti : opération militaire ou invasion ? – par Michel Chossudovsky, le 21 janvier 2010. Annexe La Défense lance en direct un système de coordination des efforts de sauvetage à Haïti Par Bob Brewin, Govexec.com 15/01/2010 http://www.govexec.com/story_page.c... Comme des centaines de représentants d’agences gouvernementales et non gouvernementales du monde entier se sont précipitées au secours d’Haïti dévastée par un tremblement de terre, la Defense Information Systems Agency (DISA) a initié un portail web avec de multiples outils de travail en réseau pour aider à coordonner leurs efforts. Lundi [11 janvier 2010, la veille du tremblement de terre), Jean Demay, directeur technique de la DISA pour le Projet de Coopération et de Partage d’Informations Transnationales de l’agence, se trouvait au quartier général de l’US Southern Command à Miami, afin de tester le système avec un scénario comportant un plan de sauvetage d’Haïti, après le passage d’un ouragan. Après le tremblement de terre de ce mardi [12 janvier 2010], Demay a déclaré que le SOUTHCOM avait décidé de se déplacer là-bas, avec le système. Mercredi [13 janvier 2010], la DISA rendit opérationnel son réseau d’accès pour tous ses partenaires [All Partners Access Network - APAN], reposant sur le Project de Coopération et de Partage d’Informations Transnational (TISC), disponible pour toutes les organisations impliquées dans le sauvetage d’Haïti. Le projet de partage d’informations, développé avec le support du SOUTHCOM et du Centre de Commandement Européen du Département de la Défense (Defense Department’s European Command), existe depuis trois ans. Son but est de faciliter une collaboration multilatérale entre les agences fédérales et non gouvernementales. Demay a déclaré que, depuis que la DISA avait fourni à l’Aide Humanitaire et à la Communauté des Secours aux Sinistrés pour Haïti, l’accès à l’APAN ce mercredi [le lendemain du tremblement de terre], près de 500 organisations et particuliers les avaient rejoint, incluant des unités de Défense et diverses organisations non gouvernementales et groupes de secours. L’APAN fournit une série d’outils de collaboration, incluant des systèmes d’information géographique, des pages Internet de type MySpace, YouTube, wikis, et des espaces de discussion (chatroom) multilingues. En attendant, d’autres organisations abordent des défis technologiques différents. Gianluca Bruni, la responsable des technologies d’information pour la préparation et la réponse aux situations d’urgence pour le Programme Alimentaire Mondial (PAM), basé à Dubaï, met au point les réseaux et les systèmes pour aider les Nations Unies et les organisations non gouvernementales à Haïti. Le PAM a déjà envoyé deux trousses de communications à Haïti, avec systèmes de satellites qui opèrent à 1 megabyte par seconde et peuvent supporter jusqu’à 100 utilisateurs. Il a également envoyé des ordinateurs, des bornes d’accès Wifi, des systèmes de liaison longue distance sans fils pour connecter les utilisateurs éloignés aux terminaux des satellites. Bruni a déclaré par la suite que le PAM planifiait d’installer des cybercafés à Haïti pour tous les secouristes du pays. John Anderson, un porte-parole de la DISA, a déclaré que l’agence avait consacré 10 megabytes de la capacité satellite aux unités des Forces aériennes et navales impliquées dans l’opération de sauvetage d’Haïti. Un grand nombre des agences de secours à Haïti apportent leurs propres systèmes radios sur l’archipel. La DISA a déployé une équipe triangulaire de son Joint Spectrum Management Element pour aider à la gestion de tout le spectre de radiofréquences. L’Elément de Support des Communications (Joint Communications Support Element -JCSE) de l’United States Joint Forces Command (JFCOM), a déployé deux équipes munies de systèmes de communication satellite et téléphoniques VoIP pour appuyer le SOUTHCOM à Port-au-Prince mercredi dernier. Ces systèmes ont été opérationnels « en quelques heures », a déclaré le chef des opérations (JCSE Chief of Staff) Chris Wilson. L’agence enverra une autre équipe à Haïti dans quelques jours. Wilson a déclaré que le JCSE pouvait se déployer si rapidement à Haïti parce que les systèmes avaient déjà été mis en route à Miami en préparation d’un exercice qui avait été annulé. Tellement de gouvernements et d’agences du monde entier ont réagi à la crise en Haïti qu’ils ont dépassé les capacités de l’aéroport de Port-au-Prince pour accueillir les avions de sauvetage. La FAA, l’administration fédérale d’aviation, a dû maintenir au sol ses avions en partance pour Haïti pendant plus de deux jours. La FAA a averti dans un bulletin de renseignements, vendredi, en raison de l’encombrement des pistes d’atterrissage de l’aéroport de Port-au-Prince, à l’exception des avions cargo internationaux, que « les Haïtiens n’acceptaient plus aucun avion dans leur espace aérien. » Le bulletin d’information ajoutait que les vols réguliers, civils et militaires états-uniens, vers Haïti, devaient être les premiers à être enlevés par leur centre de commande. Les exceptions seront basées uniquement sur l’espace d’atterrissage. L’agence a également averti sans équivoque qu’ « il n’y avait pas assez de carburant disponible » à l’aéroport de Port-au-Prince. Bob Brewin, Govexec.com, 2010 [3] Notes[1] Source : La Revolucion Vive "Las 8 decisiones de la cumbre del ALBA para Haití" [2] Source : WSWS "Washington ferme la porte aux réfugiés haïtiens" [3] Source : Mondialisation.ca "Un scénario de secours aux sinistrés d’Haïti était prévu par les militaires étasuniens un jour avant le tremblement de terre" Edité par T 34 - 27 Jan 2010 à 20:44 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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Envoyé : 26 Jan 2010 à 15:40 |
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Bilan du séisme à Haití: plus de 111 000 morts
Miguel Maury Guerrero Port-au-Prince, 22 janvier (AIN) - Le bilan des victimes du séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier passé s’élève pour le moment à 111 199 morts, nous indique un communiqué du Ministère haïtien de l’intérieur.
Le rapport du Ministère de l’Intérieur fait également état de 193 891 blessés, de 55 000 familles directement touchées par le séisme et de 609 621 personnes obligées de chercher un refuge dans près de cinq cent campements improvisés.
Il indique également que plus de 11 000 maisons ont été détruites et 32 000 partiellement endommagées. Pour sa part, l’Organisation des nations Unies estime que trois millions de personnes ont étés affectés par le tremblement de terre. Edit : Aujourd'hui on parle de 200 000 morts.
Cuba et la Norvège signent un accord pour l’aide à Haïti
Néstor Núñez
La Havane, 24 Janvier (AIN) – L’ambassade de Norvège à Cuba et le ministère du Commerce
Extérieur et de l’Investissement Étranger (MINCEX) ont signé un accord selon lequel le pays européen donne au peuple haïtien, comme mesure d’urgence, cinq millions de couronnes norvégiennes (environ 885 000 dollars) pour soutenir l’important travail réalisé par les médecins cubains dans ce pays. Les fonds seront destinés à l’acquisition et à l’envoi de médicaments et d’autres matériels qui seront utilisés par la brigade Médicale Cubaine qui offre actuellement ses services aux victimes du séisme. Cette brigade est composée de plus de 400 professionnels et d’autres travailleurs du secteur de la santé qui, avec les 247 jeunes haïtiens qui travaillent directement avec eux, forment une équipe de 663 collaborateurs, précise le journal Juventud
Rebelde.
Une drôle d’aide à Haïti
Néstor Núñez Le terrorisme se définit comme étant l’utilisation de la violence et du crime pour
tenter d’imposer sa volonté à autrui. Mais, objectivement, on doit reconnaître que les États- Unis se rangent parmi les meilleurs dans l’art de brutaliser et même de tuer pour obliger les autres à obéir à sa volonté. Il semblerait même que l’utilisation de la terreur pour parvenir à ses desseins soit un élément intrinsèque de l’histoire de cette nation. Les centaines de médecins haïtiens qui ont été formés à Cuba ces dernières années ont volé au secours de leurs compatriotes. Ils travaillent au coude à coude avec les membres des brigades de spécialistes cubains qui prêtent leur assistance aux survivants du séisme qui a rasé Port au Prince. L’un d’entre eux a su résumer clairement la situation en ces quelques mots : « Ce dont nous avons besoin, a-t-il déclaré à la télévision, ce sont des médecins, des secouristes, des pompiers, des ingénieurs et des architectes. Nous n’avons rien à faire de soldats ni d’armes au milieu de cette tragédie nationale. »
Chávez: trop de marines sont arrivés avec la mission « humanitaire » nord-américaine à Haïti
Néstor Núñez La Havane, 24 janvier (AIN) – Le président vénézuélien Hugo Chavez a dénoncé la
présence de militaires nord-américains à Haïti. Il a affirmé que, « comme une pièce de plus de leur stratégie interventionniste, ils essayent de vendre l’image d’une mission « humanitaire » nord-américaine. Elle est tellement « humanitaire » qu’elle a amené une grande quantité de marines, pas précisément entraînés pour des opérations de sauvetage. Ce sont des troupes entraînées pour envahir, pour tuer ! » Dans sa chronique dominicale Les lignes de Chavez, le président a ajouté qu’on ne peut être qu’indigné du profil tendancieux donné aux informations sur la douloureuse situation de Haïti. « Ils parlent, avec un étonnant cynisme, d’un pays dévasté, alors qu’en réalité, la dévastation n’est pas une nouveauté pour le peuple haïtien qui a toujours tant souffert. »
Chávez dénonce l'occupation d'Haiti par les E.U
A l'occasion de la cérémonie d'ouverture du téléphérique de Caracas, le 20 janvier 2010, Hugo Chávez dénonce l'occupation militaire des Etats-Unis en Haiti consécutive au séisme qui a violemment touché la petite île en janvier 2010.
Les étudiants étrangers qui font leurs études à Cuba condamnent la militarisation de Haïti
Néstor Núñez Camagüey, 24 janvier (AIN) – Les jeunes étrangers qui font leurs études dans les provinces de Camagüey et de Las Tunas ont condamné la militarisation de Haïti par les États-Unis après le séisme qui a ravagé la capitale antillaise le 12 janvier dernier.
Lors d’une rencontre qui s’est déroulée dans la filiale locale de l’Institut d’Amitié avec les peuples, les étudiants originaires de différents pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique Latine et des Caraïbes, ont tous exprimé leur profonde émotion devant la mort et la destruction qui a frappé ce pays, déjà touché par une grande pauvreté.
Malgré les critiques de nombreux pays, les Etats-Unis envoient de plus en plus de soldats en Haïti
lundi 25 janvier 2010
Le gouvernement de Barack Obama, sous prétexte de renforcer les équipes étasuniennes d’assistance, a envoyé 4000 soldats de plus en Haïti. Des pays du continent sud-américain et d’Europe ont vivement critiqué ce déploiement militaire et ont souligné que les Etats-Unis profitent de la situation de catastrophe vécue par la population haïtienne. Neuf jours après le séisme, la population de Port-au-Prince, la capitale de Haïti est désespérée devant la lenteur de l’arrivée de l’eau potable et de l’alimentation ainsi que des moyens de secours médicaux. Les Etats-Unis ont pris le contrôle de la logistique de l’aéroport international de la capitale Haïtienne où arrive depuis dix jours l’aide humanitaire venue de la planète entière. Les troupes supplémentaires envoyées par les USA sont composées d’une unité d’intervention amphibie basée à Nassau et du 24e Corps expéditionnaire des Marines qui arrivera de Caroline du Nord (sud-est des Etats-Unis) la nuit de mercredi. Ainsi, les officiels de la Seconde Flotte ont indiqué que l’unité amphibie améliorera « de manière significative » les approvisionnements en matériel humanitaire et les Marines participeront aux opérations de sécurisation de la répartition des aides humanitaires qui sont stockées à l’aéroport.Lorsqu’elles seront opérationnelles, les embarcations amphibies s’ajouteront aux 20 navires, dont un porte-avion nucléaire, déjà déployés par Washington. Depuis que les Etats-Unis ont mis en place leurs troupes dans la nation caribéenne détruite, ils ont été l’objet de critiques venues du monde entier. Des pays du continent américain et d’Europe ont relevé que l’administration du président Barack Obama profite de cette tragédie pour envahir militairement le pays. Le président vénézuelien, Hugo Chavez, a insisté sur le fait que les Etats-Unis profite de la situation que vit Haïti pour s’installer « sur les cadavres et les larmes d’un peuple » « En ce moment, l’Empire est en train de s’emparer de Haïti sur les cadavres et les larmes d’un peuple, à la face du Monde, d’une manière éhontée. Ils ont le contrôle de l’aéroport de Port-au-Prince. Ils commencent par l’aéroport et iront jusqu’au palais présidentiel » a dénoncé le président vénézuelien. De la même manière, il a dénoncé le fait que l’armée des Etats-Unis se sont installés en Haïti sans consulter l’Organisation des Nations Unis ni même l’Organisation des Etats Américains. Le Nicaragua, la Bolivie, l’Uruguay et même la France ont uni leurs voix pour critiquer la présence armée de la super puissance, qu’ils considèrent comme excessive. Le chef de l’Etat nicaraguayen, Daniel Ortega, a été le premier à se prononcer dans le sens de la position vénézuelienne. « Les Etats-Unis utilisent un drame humain extrêmement grave pour installer des troupes en Haïti. Ils ont été jusqu’à prendre le contrôle de l’aéroport de la capitale haïtienne et cela est très préoccupant » a relevé, samedi dernier, le président nicaraguayen. Il a ajouté : « J’en suis à penser que le président des Etats-Unis est en train de créer un état de fait. Les intérêts militaires des USA sont liés à ceux des multinationales de l’industrie de l’armement qui s’enrichissent avec la guerre et le surarmement ». La Bolivie pour sa part, relève que la nation caribéenne se transforme en une base militaire américaine de plus.« Sans une réaction rapide des pays de notre continent, Haïti deviendra une nouvelle base nord-américaine » a indiqué le Vice-Président bolivien Alvaro Garcia Linera. . Pour sa part, le Président bolivien Evo Morales a exprimé : « le refus du peuple bolivien et son indignation devant la décision du gouvernement étasunien qui a envoyé des troupes plutôt que de l’aide concrète à Haïti ». Dans ce sens, Evo morales demande à l’Organisation de Nations Unies une réunion d’urgence pour rejeter l’occupation militaire étasunienne en Haïti. Il a dit qu’il espère que les peuples et les forces sociales, dans le monde entier, se prononceront sur cette situation et rejetteront le déploiement de ces troupes. L’Uruguay s’est joint aux pays qui s’opposent à l’intervention nord-américaine. Luis Rosadilla, ministre uruguayen de la Défense s’est montré : « profondément préoccupé » par la situation haïtienne et joint la voix de son pays à celles qui, dans le monde, affirment que le pays caribéen sinistré n’a pas besoin d’armes mais plutôt de matériel médical, d’alimentation et d’eau potable. « On ne peut pas écarter le risque » d’une invasion militaire d’Haïti de la part des Etats-Unis puisque ceux-ci considèrent que ce pays à la vocation d’être victime de l’impérialisme et du colonialisme. La mission médicale française a dénoncé le fait que le manque de logistique sur l’aéroport de Port-au-Prince a entraîné des retards dans la distribution de l’aide humanitaire. Le Secrétaire d’Etat, français, à la Coopération, Alain Joyandet, a déclaré au début de la semaine que l’O.N.U devrait prendre une décision et préciser le rôle des Etats-Unis dans l’aide humanitaire en Haïti. « Il ne s’agit pas d’occuper un pays, mais bien de l’aider à revivre. L’O.N.U travaille mais doit prendre une décision(…) J’espère que le rôle des Etats-Unis sera précisé » a-t-il précisé. Le gouvernement de Barack Obama a déployé en Haïti plus de 10000 hommes en plus de ceux qui se trouvent dans la capitale haïtienne. Il a également envoyé des navires de guerre, dont un porte-avions, et des bateaux des Gardes Côtes. La présence militaire étasunienne grandissante en Haïti alarme fortement la population d’autant que les Etats-Unis ont déjà envahi le pays à deux reprises. Traduction : Michel Veysset, pour www.larevolucionvive.org.ve/ Edité par T 34 - 03 Feb 2010 à 18:51 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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T 34
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 27 Jan 2010 à 16:26 |
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D'après Telesur le navire hôpital Confort d'un capacitée de 1000 patient n'en reçoit que moins de 100 par jour.
Camille Chalmers « Offensive militariste dans la région »Le sociologue et économiste Camille Chalmers dirige la Plate-Forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif. Il évoque le contexte géopolitique de la Caraïbe.
Nous avons vécu un drame lié à un phénomène naturel, mais son ampleur et la quantité des victimes sont liées au fait que l’État n’a jamais mis en place de politique sociale de logement. Il ne répond pas aux flux migratoires liés à la paupérisation des provinces et à la libéralisation commerciale, source de chômage. L’État a laissé le marché de l’immobilier se débrider avec des spéculateurs qui ne respectent aucune norme de sécurité, à commencer par l’équilibre écologique et la nature des sols. L’État est dépouillé face à l’actuelle crise, mais il est important, dans ce genre de situation, de placer la population aux commandes car c’est elle qui s’est mobilisée. Nous allons aboutir à davantage d’affaiblissement, voire à la disparition de l’État haïtien. On sera incapables de répondre aux besoins liés à la catastrophe, mais aussi aux besoins liés aux faiblesses structurelles de la société haïtienne. Entretien réalisé par Cathy Ceïbe Edité par T 34 - 27 Jan 2010 à 20:43 |
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« Le rôle des ONG en Haïti
soulève beaucoup de questions » Interview de Jean Lavalasse, photographe et documentariste haïtien résidant à Bruxelles depuis le début des années 70. Il participera à une soirée de soutien à Haïti, le samedi 30 à Bruxelles (détails à la fin de l'interview) PAR MAUD BELLON pour Investig’Action – michelcollon.info
Comment qualifieriez-vous la situation avant le séisme qui a touché Haïti ce 12 janvier 2010 ? La situation était simple, nous étions sous occupation… et ce, depuis que Jean Bernard Aristide fut expulsé vers l’Afrique du Sud. Le gouvernement de René Préval était censé être mis en place pour effectuer une transition démocratique après Aristide. Mais nous avons connu trois impérialismes, ce que certains appelle l’IFAC : Impérialisme Français Américain Canadien. Le Canada est arrivé dans les années 80 grâce à la francophonie et à ce qu’on nomme l’intégration horizontale : faire venir, dans un premier temps, les femmes et les enfants dans le pays pour pouvoir s’y installer plus tard. La France, elle, est très présente au travers des ONG. D’ailleurs, sous le gouvernement de l’ex 1er ministre Michèle Pierre Louis, Haïti était gouverné par les ONG ! Mme Pierre Louis collaborait grandement avec George Soros, que nous connaissons maintenant comme étant le grand magnat des finances et des ONG. Préval a voulu contrôler le pays en faisant des accords tacites avec la République Dominicaine, accords dont personne ne connait vraiment le fond. Le 22 février 2006, Gérard Latortue, ancien 1er ministre d’Haïti, a signé un accord qui énonce clairement la mise sous tutelle onusienne du pays. Cet accord stipule que chaque accord pris antérieurement et qui serait en contradiction avec le fonctionnement de la MINUSTAH sera « corrigé » parce que caduc.[1] Le 9 mai 2007, après une rencontre entre George W. Bush et René Préval, le désir sous-jacent d’autonomie a été presque totalement entériné. Durant cette rencontre, Bush a dit que les rapprochements entre Haïti et l’ALBA[2] devaient être avortés et que les Etats-Unis sont « les seuls amis d’Haïti ». Préval, en bon domestique, a pratiquement cessé d’apparaitre aux réunions de l’ALBA. Lors d’une entrevue avec Hugo Chavez, Jose Maria Aznar a même confié qu’il fallait « oublier Haïti ». Quant au Brésil, il a un rôle capital, déjà tracé par Reagan en 1980 dans son Plan. En effet, il prévoyait que l’Allemagne s’occuperait de l’Europe, le Japon de l’Asie, l’Afrique du Sud de l’Afrique et le Brésil de l’Amérique Latine. Lula n’est que très peu progressiste donc il entretient de bonnes relations avec les Etats-Unis. Il n’a jamais été là pour aider Haïti, il n’a fait que poser les jalons pour préparer l’occupation des 3 roches.[3] Maintenant, le pays est contrôlé par Barack Obama, lui-même secondé par Bill Clinton et George W. Bush… (Rire) On a cru, surtout chez les « Noiristes », que parce que Barack Obama était noir, il allait changer les choses. Mais il ne faut pas oublier que c’est Colin Powell, un autre Noir, qui a fait arrêter Aristide. De plus, depuis des années, de nombreuses personnes se demandaient si Haïti pouvait devenir le Porto Rico ou le Taiwan des Caraïbes. La question est : dans quel sens ? Puisque Porto Rico lutte pour son indépendance et pour retirer son étoile du drapeau américain. François Duvalier a toujours dit qu’il fallait lutter comme pour la Martinique et la Guadeloupe. D’ailleurs, en ce qui concerne la Guadeloupe, les Etatsuniens ont compris que la France avait gagné une petite bataille. Pour faire face il faut donc qu’ils ternissent un peu l’image d’Haïti et démantelent le désir de libération. Obama, lui, est un produit, l’homme du système, il est formaté, il est la continuité de Kennedy dans le sens où lui aussi a envenimé une guerre en y envoyant des soldats. Pour ce qui est de Clinton et Bush… Aristide disait à propos des Américains : « Que je fasse, que je ne fasse pas, ils agiront quand même. » Dès 1983 et la réunion de Governors Island, Aristide avait compris qu’il devait se conformer aux exigences des Etats-Unis s’il souhaitait rester à la tête de l’Etat. L’ancien ambassadeur Américain en Haïti, Janet Anderson, a révélé que peu importe le gouvernement, que ce soit celui de Préval ou d’Aristide, Haïti a connu l’occupation doublure, c'est-à-dire que dans le dos de chaque ministre haïtien, il y avait un représentant américain et chaque parti politique était et est toujours financé par un des trois impérialistes au travers de différents organismes comme l’IRI (Institut Républicain International). Durant ce qu’on appelle, l’occupation d’octobre 94, Aristide devait, non seulement entretenir d’excellents rapports avec les Américains, mais également se plier aux quatre volontés du FMI. Pour cela, Haïti devait couper certaines aides destinées à la population et mettre au chômage les Haïtiens pas assez rentables et surtout « moderniser », autrement dit privatiser. Sa « désobéissance » provoquera sa chute quand il a réclamé le remboursement de la dette de l’indépendance à la France, soit 21 milliards de dollars, et a voulu augmenter les salaires des Haïtiens. Dans ce cas, pourquoi Bill Clinton a tant tenu à restaurer Aristide ? Aristide était devenu docile et surtout il était soutenu par le peuple. C’était par ailleurs son atout et sa faiblesse parce qu’à part le peuple, il n’avait ni parti politique, ni cadre et la rue ne peut pas vous aider à diriger un pays et à prendre des décisions. C’est aussi la première fois, que les Etats-Unis ramènent et contrôlent un président démocratiquement élu. Aristide était populaire, d’ailleurs une grande majorité de Haïtiens demeure « aristidienne », même s'il n’avait pas de véritable idéologie. Il avait de belles paroles et de bonnes intentions, mais qu’il n’arrivait pas à mettre en place. Pourtant, il avait les fonds pour. Peu après son élection, il a créé le groupe VOAM (Voyez Haïti Monter) qui a récolté en 4 jours près de 4 millions de dollars. Pour l’heure, Haïti est investi par les GI Américains ressentez-vous ceci comme une invasion ? C’est une invasion voulue et préparée par les hommes du gouvernement haïtien. Il ne faut pas dire que le président ait été pris de cours. L’impérialisme est bel et bien là et les conseillers de Préval préparaient cette invasion. Quels sont les intérêts des Etats-Unis ? Les intérêts des Américains de faire main basse sur Haïti sont nombreux. D’une part, la main d’œuvre est très bon marché en Haïti et l’île n’est située qu’à 30 minutes de la Floride, y faire transiter des cargaisons serait rapide depuis ce nouveau Taïwan. Ensuite, il y a Cité Soleil, cette zone est convoitée par les Etats-Unis en accord avec la grande bourgeoisie commerçante d’Haïti, pour la convertir en un grand port : un port franc et une zone industrielle. Puis, c’est le moment idéal pour se servir du territoire comme base arrière pour contrôler et contrecarrer Cuba puisqu’Obama a promis de libérer Guantanamo. Depuis Cité Soleil et au dessus de Gonave, il y a une vue appréciable sur Cuba. Et enfin, le sous-sol haïtien est bourré de pétrole. Apparemment les gisements vénézuéliens prendraient leur source sous l’île. Port-au-Prince est assis sur un gigantesque puits de pétrole qui ne pouvait être jusque là exploité. En effet, depuis les années 50, Jean Dumarsais Estimé, le président de l’époque, avait déplacé la capitale anciennement située à Marchand-Dessalines vers l’actuel Port-au-Prince. Cette transition ne permettait pas d’exploiter le pétrole mais Mère Nature aidant, aujourd’hui tout est possible. De plus, le séisme a provoqué un exode rural volontaire des habitants de Port-au-Prince, laissant le champ libre à la destruction des ruines de la capitale et pourquoi pas le forage des sols… Dans d’autres circonstances, s’ils avaient demandé aux habitants de partir vers les campagnes cela aurait été considéré comme un génocide. La catastrophe apparait comme une aubaine pour les impérialistes car elle permet de déplacer à nouveau la capitale. Tout n’est qu’enjeux géopolitiques et économiques. A votre avis, pourquoi les Américains sont arrivés en Haïti avec autant d’armes et de soldats ?Les Américains sont arrivés en Haïti en position de vainqueurs. Ils voulaient démontrer leur force et leur suprématie pour impressionner à la fois la communauté internationale mais aussi, et peut-être surtout, les Haïtiens eux-mêmes. Ils ont senti qu’il y avait en Haïti des sentiments de « ras le bol » concernant l’occupation -aidé par les événements en Guadeloupe contre le gouvernement français. Il y a quelques années, les Français avaient confié aux Américains qu’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient d’Haïti dans leur arrière-cour mais qu’ils ne devaient pas toucher à la langue française ; les Français tenant à garder la francophonie intacte (bien qu’aujourd’hui trois quarts des Haïtiens parlent anglais) . Aujourd’hui, les Américains investissent leur arrière-cour et programme le quadrillage de l’île, pour ce faire, armes et soldats sont nécessaires. Dans un article spécialement rédigé pour Newsweek, B. Obama a annoncé qu’il pensait faire un travail de reconstruction à long terme pour remettre le pays à flot, comme les Etats-Unis l’ont fait en Europe au lendemain de la 2nde Guerre Mondiale, et dans les Balkans pour la guerre au Kosovo, vous l’en remerciez ? [Image: Avion "Nous apportons un hôpital"
USA "Repartez, il n'y a pas de place"] (Rire) Quoique pensent faire les Etats-Unis, Cuba, le Venezuela et l’ALBA (Alliance Bolivarienne) seront toujours à nos côtés. Pour l’heure c’est aux Haïtiens de prendre leurs dispositions et de lutter contre les ingérences. Bien entendu, les Américains vont profiter du chaos qui règne mais ce chaos ne veut pas forcément dire qu’il n’y a pas d’organisations. C’est à nous de trouver un terrain d’entente, un fond commun pour reprendre les choses en main. Les difficultés seront présentes mais sur place le travail doit se faire. C’est à nous de mener la lutte contre l’impérialisme. Nous devons faire ce travail idéologique en poussant les envahisseurs hors de nos frontières. De 1994 à nos jours, Cuba a apporté plus d’aide à Haïti que n’importe quel pays soi disant « ami » et le peuple haïtien en est conscient. La Conférence de Montréal du 25 janvier a regroupé les « amis » d’Haïti pour évoquer comment organiser l’aide… Les amis d’Haïti ne font pas partie de ce groupe des 3 roches, des IFAC. Le Canada a un rôle fondamental au sein de cette trilogie dans laquelle Haïti est au milieu. En effet, il entretient des relations à la fois avec Haïti et la France pour la francophonie, mais aussi avec les Etats-Unis au travers de l’ALENA[4]. Le Canada est un grand manipulateur puisqu’il joue sur tous les tableaux et fait le travail de l’impérialisme. Si les Etats-Unis n’étaient pas venus eux-mêmes pour « gérer » l’après-séisme, ils auraient envoyé le Canada. En ce qui concerne le Brésil, Lula n’a pas encore acquis toute la confiance des Américains, qui ne lui auraient pas laissé l’opportunité de prendre les commandes en Haïti. Par ailleurs, notre « ami » canadien est en pleine appropriation de l’intelligentsia haïtienne puisqu’il lui ouvre grand ses portes. Pour exemple, il y a 5 ans, une seule des trois jeunes filles qui sont allées faire leurs études (payées par le gouvernement haïtien) en Belgique, est effectivement rentrée en Haïti. Donc nous ne sommes pas dupes, les pays présents à cette conférence, ne sont pas nos amis ! Et les relations avec Cuba, quelles sont-elles ? Depuis la chute de François Duvalier elles étaient très attendues. En 1984, des relations diplomatiques s’engagent enfin sous Aristide. Dès le début, Cuba a déployé l’Aide Sud-Sud en envoyant des médecins, des agronomes… sur l’île pour aider et former les Haïtiens. Un jour, un paysan m’a dit : « les ONG nous donne à manger et les Cubains nous apprennent à pêcher… » Au contraire des autres pays et ONG présents en Haïti, les Cubains et les Vénézuéliens nous parlent d’égal à égal et surtout, il ne se sont jamais mêlés des affaires internes du pays. Il n’y a jamais eu d’ingérence de leur part. Maintenant que les Etats-Unis ont fait main basse sur le pays, comment pensez vous que les relations avec Cuba vont évoluer ? En 2004, quand Aristide fut chassé, les Français ont tenté de déloger les Cubains mais l’ambassadeur de Cuba est sorti de ses gonds et par crainte de chaos, les Français ont préféré se retirer. Obama va certainement tout faire pour minimiser l’aide cubaine et pousser les coopérants cubains hors du pays. Ce sera impossible puisque les Cubains et les Vénézuéliens ne sont pas nos amis ; ce sont comme nos frères. Cuba reste un élément fondamental, il est notre exemple. S’il le faut il y aura lutte au sein même de l’île pour dénoncer sérieusement l’ingérence des Américains. Dernièrement, cette ingérence des Etats-Unis a valu aux avions de Médecins Sans Frontières d’être détournés vers la République Dominicaine… Le détournement des avions de MSF, n’est qu’un faux problème. Les Américains comptaient sur MSF pour agir et faire le travail à Cité Soleil,… ils ont donné pignon sur rue aux ONG étrangères tandis qu’ils gèrent l’aéroport international. MSF réagit simplement pour faire bonne figure mais ces deux impérialismes sont alliés. Pourtant nous avons pu voir des images télévisées montrer la population haïtienne remerciant les Américains de leur aide et brandissant le drapeau des Etats-Unis… A Cité Soleil, il y a beaucoup d’ouvriers et beaucoup de journaliers ; ceux ci ont été payés par les Américains pour faire leur éloge et se pavaner avec leur drapeau. De nombreuses ONG étaient déjà sur place avant le séisme, ce qui a permis de donner les premiers soins aux victimes, vous devez être reconnaissant envers cet élan de solidarité ? Les ONG font souvent du bon travail sur place, mais profitent généralement de la situation. Il y a en Haïti pratiquement autant d’ONG qu’en Inde, sachant qu’Haïti est un territoire d’environ 27 750 km2 et l’Inde 3 290 000 km2 ! Haïti est une plateforme d’ONG. Les premières ONG ayant porté secours sont les cubaines et les vénézuéliennes, les autres ont simplement appelé au secours pour faire venir l’aide. Ensuite, ce sont les aides chinoises qui sont arrivées les premières de l’extérieur. De plus, les ONG ont choisi leurs cibles. Quand une ONG vient en Haïti, elle s’installe dans les endroits stratégiques… et chauds, les ONG ne sont donc pas présentes sur toute l’étendue du territoire contrairement aux Cubains. Par ailleurs cette omniprésence entraine des rivalités entre ONG. Vous semblez critique concernant les ONG… Les ONG ont toujours été très présentes en Haïti au point qu’elles ont empêché la lutte, l’élan même de transformation mentale du peuple haïtien. Pour exemple, le père Lannoo a expliqué, lors d’une interview à la télévision suisse en 1986, que la population haïtienne devait être calmée et recentrée pour éviter tous désirs de changement et tendances révolutionnaires. Les ONG ont un rôle politique, voire tampon. Kissinger, le grand stratège de la guerre du Vietnam affirme que « si les ONG avaient existé dans les années 60, il n’y aurait pas eu de guerre au Vietnam ». Au début, au sein des ONG, il y avait des mouvements de lutte de libération, comme au Nicaragua. En Europe, dans les années 70, les progressistes luttaient contre le pouvoir mais lorsque François Mitterrand arrive au pouvoir, la donne change. Auparavant, une partie de l’argent donnée aux ONG servaient à financer les mouvements de libération. Aujourd’hui, avec les socialistes au gouvernement, ces mouvements ne sont plus aussi viables, notamment parce que ce système de partage des dons est bien connu. Maintenant, il y a des réseaux pour contrôler les ONG. Ce sont des organisations créées par des progressistes, mais le système capitaliste a réussi à détourner le problème. De fait, les ONG sont devenues une plaque tournante des informations ; elles ont d’ailleurs donné de nombreuses informations sur les installations en Irak. Le président René Préval a lui aussi émis des critiques sur les ONG en soulignant qu’il y avait un véritable manque d’organisation de l’aide internationale. Le président peut être considéré comme étant pris entre deux feux mais soyons honnête, il est assis sur des ONG bien structurées. En Haïti, il n’y a jamais eu de canalisation des ONG, avec le séisme et le chaos ambiant cela devient plus visible alors Préval fait de belles phrases. Mais chez nous, ce sont les ONG qui choisissent, donc ce sont des faux problèmes, les ONG sont très bien organisées, elles sont structurées en réseaux, ce sont « des balles enrobées de sucre »[5] . Elles se battent entre elles, non pas à couteaux tirés mais à coup d’articles. Les gens se rendront compte au fur et à mesure de ce que cachent les ONG. Lorsqu’elles gouvernaient le pays grâce à Pierre Louis et Soros, Préval était satisfait puisque l’argent rentrait dans les caisses de l’Etat. Ce genre de discours n’a donc aucune valeur quand on connait la réelle situation d’Haïti. Préval ne peut rien faire d’autre. Vous sous-entendez qu’il est dépassé ? Il savait parfaitement où il allait mais pas à cette vitesse, pas si vite... Pour l’heure il est à découvert. Remettre les clés de l’aéroport international revient à remettre les clés du pays. Comment Haïti peut reprendre sa vie en main ? Les impérialistes peuvent rester longtemps, mais jamais définitivement. Ils peuvent faire des dégâts comme ils l’ont fait en 1915 et en 1934 lorsqu’ils nous ont laissé l’armée d’Haïti et ce, jusqu’à ce qu’Aristide la chasse. Si le palais national est tombé comme un château de cartes c’est parce qu’il y a des souterrains menant de la police au palais en dessous. Dans ces souterrains de nombreux hommes sont morts torturés par les milices de Duvalier. Pourquoi Aristide ne revient-il pas ? Aristide ne peut pas revenir maintenant, il y a trop d’enjeux et il n’a plus d’hommes de main, ni de cadre et il n’est plus soutenu par les impérialistes. Il existe des groupes, clandestins ou non, qui ont de l’argent, qui rassemblent du monde et qui avancent lentement. Il s’agit de distinguer qui sont nos vrais amis et nos vrais ennemis. En Haïti, il y a aussi une lutte des classes et une différence de perception entre homme blanc et homme noir. C’est donc tout un travail de reconstruction aussi bien physique qu’idéologique qu’il faut établir en Haïti. Quoiqu’il en soit, le Canada, la France et les Etats-Unis ne sont pas nos amis et ils l’ont prouvé. Haïti deviendra t-il la 51ème étoile du drapeau américain ? Haïti ne sera jamais un Etat américain ! Comment voyez-vous l’avenir ? L’avenir sera dur, voire même très dur. Les Etats-Unis ont essayé d’hisser leur drapeau sur l’aéroport de Port-au-Prince, mais Préval y a mis un terme. L’étoile américaine ne sera pas pour Haïti. Si un jour Haïti a une étoile, elle sera rouge comme celle de Cuba. Haïti luttera pour retrouver sa souveraineté, le pays est indépendant depuis le 1er janvier 1804 et il le restera. Comme le disait Henri Christophe, nous pouvons mettre le feu dans tout Haïti ; l’impérialisme américain pourra reconstruire, mais cela pourra être détruit. Sur les cendres d’Haïti nous rebâtirons notre Haïti… Notes : [1] Accord du 22 février 2006, article 2.3 : « le gouvernement communiquera à la MINUSTAH copie de tous les accords qu’il aurait pu souscrire avant l’entrée en vigueur de l’accord du 22 février 2006, et qui seraient encore valides. Si la MINUSTAH considère qu’un de ces accords pourrait être incompatible avec son mandat ou avec la bonne exécution du plan de réforme de la Police Nationale Haïtienne, le gouvernement apportera à cet accord les aménagements que la MINUSTAH lui demandera pour éviter cette incompatibilité » et ajoute que le document accorde « à la MINUSTAH l’extension de sa toute puissance au-delà de l’actuel gouvernement de transition » [2] Alliance Bolivarienne pour les Amériques [3] Métaphore haïtienne pour caractériser les 3 pays impérialistes : des roches sur lesquelles on fait cuire à manger. [4] Accord de Libre Echange Nord Américain conclu entre le Mexique, les Etats-Unis et le Canada [5] Image employée par Mao Source: michelcollon.info
DOSSIER HAITI REUNI PAR L'EQUIPE D'INVESTIG'ACTION - MICHELCOLLON.INFO
Brésil, Chili, pays de l’ALBA.. l’Amérique Latine dénonce l’invasion de Haïti par l’armée nord-américaine
mercredi 27 janvier 2010
Ce 27 janvier l’ambassadeur du Chili à Port-au-Prince Marcel Young a critiqué "l’excès d’agressivité des nords-américains, qui oublient que Haïti est un pays souverain". Déjà les gouvernements de France, du Brésil, de la Communauté d’États des Caraïbes (CARICOM), de l’ Union Européenne et de l’Alliance Bolivarienne pour les peuples de l’Amérique (ALBA) ont manifesté leur préoccupation en ce qui concerne l’excessive présence des troupes des Etats-Unis à Haïti. « Si Haïti ne réagit pas, il peut se transformer en une seconde base militaire dans le continent américain », a signalé le Vice-président de la Bolivie Alvaro García Linera. Les gouvernements de France, du Brésil, la Communauté d’États des Caraïbes (CARICOM), l’Union Européenne et l’Alliance Bolivarienne pour les peuples de l’Amérique (ALBA) ont manifesté leur préoccupation en ce qui concerne la présence excessive de troupes des Etats-Unis à Haïti. Ce ne serait pas la première fois que Washington envahit militairement un pays pauvre en profitant de son malheur. Les Etats-Unis ont envoyé près de vingt mille soldats (de la 82ème Division Aéroportée de l’Infanterie de l’Armée)dans ce pays des Caraïbes frappé par le pire séisme de son histoire. En outre, la grande puissance a envoyé à Haiti ses porte-avions USS Carl Vinson, son navire hôpital de l’USNS Marine Comfort et une unité de l’Infanterie de Marine avec deux mille effectifs déployés face aux côtes haïtiennes. Et comme si cela ne suffisait pas, le président Barack Obama a donné l’autorisation pour que soit fait appel à des réservistes pour les incorporer aux troupes à Haïti. Arrivent à Haïti : le navire d’assaut amphibie USS Bataan (LHD 5), les bateaux de débarquement amphibies USS Fort McHenry (LSD 43) et USS Cas Hall (LSD 50), ainsi que les soldats de la 82 Division Aéroportée de l’Armée des Etats Unis, formés pour assurer la sécurité et gérer des émeutes. Selon Michel Chossudovsky du Global Research, les principaux acteurs « de l’opération humanitaire » américaine sont : le Département d’État, le Département de Défense et l’Agence pour le Développement International (USAID) qui canalise l’aide du Programme Alimentaire Mondial. (Rebelión) Toutefois, ce ne sont pas les agences gouvernementales civiles comme FEMA ou USAID qui dirigent l’opération humanitaire globale, mais le Pentagone par le biais du Commando Sud (SOUTHCOM). « Tout le monde sait que les Marines sont avant tout des guerriers, (mais) nous sommes également miséricordieux quand nous devons l’être, et c’est un rôle que nous aimerions jouer : celui de guerriers miséricordieux qui arrivent avec la main tendue pour aider celui qui en a besoin. Nous sommes plein d’enthousiasme pour cette mission », a déclaré le Porte-parole des Marines dans un communiqué de presse le 14 janvier 2010 (Rebelión). La Communauté internationale, et surtout l’Union Européenne, a laissé entrevoir son malaise face aux tentatives de Washington pour jouer le premier rôle et a exigé que l’ONU définisse la fonction de chacun, a reporté l’agence Prensa Latina. Plusieurs dirigeants et analystes critiquent la priorité accordée par les contrôleurs du terminal aérien au mouvement des troupes et des avions des Etats-Unis, au détriment de l’aide étrangère. Le chef de l’aide humanitaire de l’ONU, John Holmes, a reconnu que beaucoup d’aéronefs ont été déviés vers la République dominicaine, dont certains du Programme Alimentaire Mondial, mais a assuré que la coordination avec les autorités américaines s’améliore, surtout en ce qui concerne les opérations de l’aéroport de Port-au-Prince, géré par du personnel américain. Le Département d’État a essayé de calmer les critiques de la présence excessive de ses troupes en diffusant un document dans lequel le président haïtien, Querelle Preval, sollicite Washington, l’ONU et les partenaires internationaux, pour qu’ils apportent leur secours, autant que nécessaire, pour augmenter la sécurité interne. Beaucoup d’analystes observent que Washington profite de l’absence totale de gouvernement à Haïti pour légitimer l’envoi d’une force militaire puissante, laquelle a assumé de facto la direction de l’opération humanitaire mondiale. « Comme j’écris dans The Shock Doctrina (la doctrine du choc), les crises sont des prétextes pour imposer des politiques qui ne peuvent pas s’installer dans des conditions de stabilité. Dans des périodes de crises extrêmes, les peuples désespérés d’aide humanitaire ne se trouvent pas dans une position favorable pour négocier les termes de cette aide », a commenté le journaliste américain Naomi Klein dans le programme Democracy now ! conduit par Amy Goodman. Klein a révélé que la Heritage Foundation, une fondation de la classe dominante américaine, a conseillé de profiter de la tragédie : « Au milieu de la souffrance, la crise à Haïti génère des opportunités pour les Etats-Unis. En plus de fournir une aide humanitaire immédiate, la réponse des Etats-Unis devant le séisme tragique est une occasion pour restructurer l’économie et le gouvernement haïtiens, dysfonctionnels depuis longtemps, en plus d’améliorer l’image des Etats-Unis dans cette région », a jugé Heritage dans sa page Web. Selon le Vice-président bolivien, « L’état haïtien continue à céder des tâches administratives à un gouvernement qui a toujours profité de tendre la main et finalement prendre tout le bras. Si le Haïti ne réagit pas il peut se transformer une seconde base militaire dans le continent américain ». « Pour atterrir à Haïti nous demandons autorisation au gouvernement américain, ils contrôlent l’aéroport et le port. Durant cinq heures, nous avons parcouru les rues et nous n’avons vu aucun soldat des Etats-Unis occupé à lever une pierre ou du ciment effondré. Alors, l’on se demande : pourquoi plus des milliers d’hommes s’ils n’aident pas les familles ? Ils sont seulement dans des zones centrales. Notre crainte est que cette présence militaire américaine soit permanente », a alerté García Linera. Le Vénézuéla a demandé à la Maison Blanche plus des médecins et moins militaires pour aider les victimes de la catastrophe. Ce dont a besoin Haïti, c’est d’une aide économique, des médecins, des gens qui travaillent ; et non pas des militaires, a affirmé le mandataire bolivien. Le dirigeant nicaraguayen Daniel Ortega a exprimé des craintes que les Américains utilisent la tragédie pour occuper militairement ce pays appauvri. García Linera a dit que la région doit assumer une position commune et rejeter tout type de présence militaire à Haïti « qui est purement et simplement une nuisance » et « une agression pour le continent ». Traduction : Paulette Matkovic, pour www.larevolucionvive.org.ve/
Edité par T 34 - 29 Jan 2010 à 16:00 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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Envoyé : 29 Jan 2010 à 22:23 |
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Edité par T 34 - 29 Jan 2010 à 22:24 |
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Envoyé : 30 Jan 2010 à 15:25 |
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D'après la police haïtiennne 7000 bandits sèment la terreur à Port au Prince. Malgrès la présence de soldats étasuniens sur place il y a des problèmes, c'est qu'ils ne sont donc pas venu pour sécuriser la zone.
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Envoyé : 31 Jan 2010 à 20:34 |
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Cuba : La situation qu’Haiti est en train de vivre est une honte pour l’humanité, même avant le tremblement de terre, a déclaré Jeudi le ministre des affaires étrangères de Cuba, Bruno Rodriguez. Lors d’une conférence de presse, le ministre cubain a dit que la misère abjecte avait pour origine le colonialisme, l’occupation militaire et le pillage des ressources naturelles qui étaient la cause de la situation sociale actuelle. Il est de la responsabilité des gouvernements et des Nations Unies d’entreprendre la reconstruction d’Haiti, a-t-il dit. Il a rappelé qu’avant le séisme du 12 janvier, les coopérants cubains avaient effectué 13 millions de consultations médicales, 207.000 interventions chirurgicales, 107.000 accouchements et visité 5 millions de foyers haitiens et que les médecins cubains étaient présent dans 127 des 137 municipalités. La première et unique service d’urgence médicale active dés les premières heures et les jours qui ont suivi le séisme a été montée dans un local de médecins cubains. Lors d’une opération médicale à grande échelle, 35.000 patients avaient été soignés, 3.000 interventions chirurgicales effectuées, et plus de 10.000 personnes avaient été vaccinées, à la date de jeudi, par 17 équipes médicales travaillant 24/24h dans 15 hôpitaux. Rodriguez a souligné que Cuba et les pays de l’ALBA allaient concentrer leur efforts à fournir en priorité une assistance d’urgence avant d’entreprendre la reconstruction du système de santé haitien. Traduction par le Grand Soir
Edité par T 34 - 31 Jan 2010 à 21:01 |
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Envoyé : 02 Feb 2010 à 13:41 |
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Envoyé : 03 Feb 2010 à 14:40 |
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Edité par T 34 - 06 Feb 2010 à 19:30 |
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Envoyé : 03 Feb 2010 à 17:15 |
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Haïti: le Tribunal fédéral stoppe la restitution des fonds DuvalierLe Conseil fédéral a une nouvelle fois bloqué les fonds Duvalier. Cette décision intervient à la suite de l'annonce du Tribunal fédéral de stopper la restitution de l'argent au peuple haïtien. Berne mise sur un changement législatif pour confisquer ces avoirs. Ce délai devrait permettre la mise en consultation d'un projet de Loi fédérale sur la confiscation d'avoirs illicites. Le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de finaliser ce projet d'ici la fin du mois, ont indiqué les services de Micheline Calmy-Rey. Le Tribunal fédéral (TF) a stoppé la restitution des fonds Duvalier à Haïti. Il a jugé que la prescription, intervenue en février 2001, s'oppose à la remise du montant de près de cinq millions de francs gelé depuis des années dans des banques suisses. Peu importe si la demande d'entraide se fonde sur d'autres crimes commis par le clan Duvalier, notamment les assassinats commis par les Tontons Macoutes, pour lesquels le délai de prescription est de trente ans, poursuit la haute cour. La décision, datée du 12 janvier dernier, a été rendue un jour avant le tremblement de terre qui a dévasté Haïti. Après le tremblement de terre, l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, âgé aujourd'hui de 59 ans, avait affirmé vouloir faire un geste pour le peuple haïtien. "Touché", il avait évoqué l'envoi d'un montant de "cinq millions" à Port-au-Prince. La somme évoquée correspond à l'argent bloqué dans les banques suisses et revendiqué par la fondation "Brouilly", dont l'ayant droit était Simone Ovide Duvalier, la mère de Jean-Claude Duvalier, décédée en 1997. L'ex-dictateur haïtien, surnommé "Bébé Doc", et son entourage sont accusés par Port-au-Prince d'avoir détourné plus de 100 millions de dollars sous le couvert d'oeuvres sociales. Après sa fuite de Haïti, en 1986, Jean-Claude Duvalier s'était établi en France. (ats / 03 février 2010)
Justice pour HaïtiConstruire durablement un Haïti souverain. Par Patrick Le Hyaric 04/02/10
Parce que nous portons haut la grande cause de l’humanité, ce journal est celui de la solidarité active avec Haïti. L’euro supplémentaire que vous avez versé pour l’acquérir sera immédiatement donné au Secours Populaire Français. Nous remercions sincèrement tous les acteurs et actrices de la chaîne de production et de distribution de la presse de nous accompagner dans cette initiative. L’aide internationale d’urgence en cours doit encore se développer tant les besoins des enfants et du peuple haïtien sont immenses en nourriture, en soins et médicaments, en eau potable, en logements ou en écoles. Cette solidarité mondiale doit être placée sous la coordination de l’Organisation des Nations-Unies. Après la conférence de Montréal, nous souhaitons la réussite de celle pour la reconstruction qui aura lieu à New York. Mais, cette reconstruction ou plutôt cette construction nouvelle doit se faire à partir des besoins des populations et avec leur participation. Son objectif ne peut être qu’un développement stable, durable, solidaire, dans le respect scrupuleux de la souveraineté politique et économique du peuple d’Haïti. L’occasion est donnée d’aider Haïti à rechercher des voies originales de son nouveau développement humain, durable, débarrassé des néo-colonialismes et des dominations. Des dispositions doivent être prises sans attendre pour que ce drame ne serve pas aux classes possédantes à s’accaparer le foncier et les bâtiments afin d’en faire des objets de spéculation, reléguant les pauvres dans une pauvreté encore plus accentuée ou les chassant du pays. Même s’il faut saluer et se féliciter de l’aide des Etats-Unis, il serait inacceptable que cet insupportable drame serve de prétexte aux dirigeants nord-américains pour occuper l’île afin d’en faire l’une de leurs bases stratégiques. L’Union européenne devrait être plus présente, plus active pour des initiatives solidaires, impulsant l’annulation de toutes les dettes, dégageant des moyens pour acheminer des surplus alimentaires, pour la santé et les médicaments, pour le redéploiement d’une souveraineté alimentaire à partir d’un nouveau projet agronomique, pour le traitement des eaux, pour la reconstruction de logements et d’infrastructures antisismiques, pour la formation, pour impulser un système mondial de prévention des catastrophes climatiques et sismiques. Le groupe de la Gauche Unitaire Européenne, Verte Nordique, présentera une résolution en ce sens au Parlement Européen. Nous protestons une nouvelle fois contre l’attitude du Fond Monétaire International qui se comporte comme un vautour au-dessus d’un peuple en deuil. Il vient de décider d’octroyer un prêt de 102 millions de dollars à Haïti, remboursable dans 5 ans. Celui-ci est conditionné à des dispositions antisociales telles que l’augmentation du prix de l’électricité ou la baisse des salaires dans la fonction publique. Scandaleux ! Pendant l’agonie, le FMI s’occupe de l’asphyxie. L’urgence est d’annuler toutes les dettes sans condition. La seule conditionnalité des fonds publics octroyés devrait être celle du développement humain durable d’un pays souverain dans le respect des droits fondamentaux des êtres humains et des enfants. C’est le monde qui a une dette vis-à-vis d’Haïti. Un devoir de réparation ! Pas le contraire ! Avec les forces vives de ce pays, solidarité et justice pour Haïti.
Joli coup aux Caraïbes ! (Rebelion)
David BARRIOS, Ana ESTHER CECENA, Humberto MIRANDA, Rodrigo YEDRA
Ay ! Haití la negra, llorando está
Pablo Milanés 12 janvier 2010 : de nombreuses incertitudes et beaucoup de confirmations. Port-au-Prince, ce qui se fait de plus proche d’un centre urbain moderne dans le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental, a été touchée par un séisme de 7 degrés d’intensité qui a rendu SDF le peuple, le Président et même Dieu en abattant le palais présidentiel et la cathédrale. Ce morceau de terre, petit bout de l’ancienne île Hispaniola, pionnier du soulèvement indépendantistes, se débat toujours aujourd’hui entre une catastrophe économique qui l’a plongé dans la misère sans même l’autosuffisance alimentaire (1), une catastrophe naturelle comparable à une bombe atomique bien que sans les effets radioactifs et pour finir une nouvelle occupation qui renforce sa condition de colonie. La réponse solidaire immédiate de la communauté internationale fournissant nourriture, médicaments et couvertures s’est ajoutée à la présence des médecins cubains qui travaillent depuis 11 ans pour aider le peuple haïtien et qui dans cette urgence ont joué un rôle central pour aider les victimes. Cependant, les conditions difficiles du pays n’ont pas facilité la distribution rapide de l’aide humanitaire et les moyens de communication, CNN en tête, ont fait passer pour un lieu commun l’idée d’une situation de chaos, d’instabilité totale dans un pays ingouvernable ce qui justifie la présence militaire non seulement des forces de l’ONU (MINUSTAH) (2) sur le terrain depuis 2004, mais aussi l’envoi de nouveaux contingents de « troupes d’assaut » ! Au départ, l’autorisation avait été donnée à la MINUSTAH pour un maximum de 6700 effectifs militaires en Haïti. Ce chiffre devint bientôt plus important pour atteindre fin novembre 2009 les 9.065 effectifs en uniforme dont 7.031 soldats (3) et 2.034 policiers (4) appuyés par 488 fonctionnaires internationaux, 1.212 fonctionnaires locaux et 214 volontaires de l’ONU. Cette mission qui coûtait annuellement environ 600 millions de dollars a été dénoncée par l’ONG anglaise Save the children (campagne No one to turn on to en 2008) pour les nombreuses maltraitances d’enfants induites (viols et agressions sexuelles, incitation à la prostitution), dénoncée également par d’autres ONG de défense des droits de l’homme et des missions d’observation de la société civile pour les nombreux « dérapages » commis en toute impunité au nom du rétablissement de la paix. Soi-disant force de paix composée par des militaires de nombreux pays dont plusieurs latino-américains, la MINUSTAH a été rejetée dès le début par la population d’un pays qui voyait son autodétermination, sa souveraineté et l’exercice de sa démocratie gravement compromis par sa présence et par la répression exercée au moindre soupçon. (5) Aujourd’hui, par un audacieux coup de poker, le Commandement militaire des Etats-Unis, au travers du Comando Sur (South Command), s’érige en autorité suprême d’Haïti et contrôle tout mouvement aérien, maritime ou terrestre. La MINUSTAH et tous ses effectifs se retrouvent de fait sous les ordres des armées du Comando Sur pour faire face au désastre naturel. Pratiquement aucune objection face à ces coups du pouvoir hégémonique sur l’échiquier mondial qui en quelques heures ont transformé la géopolitique continentale. La communauté internationale semble avoir pris en charge Haïti comme s’il s’agissait d’un désert sans aucune capacité d’organisation depuis 2004 et encore moins aujourd’hui après le tremblement de terre. La communauté internationale semble accepter l’idée que les valeurs et les actions des forces armées US sont universelles et que les troupes sont nécessaires pour amadouer ce peuple indompté. En écartant l’hypothèse du séisme provoqué par les Etats-Unis eux-mêmes (6), nous ne pouvons que constater que très peu d’heures après le désastre, les troupes de la tristement célèbre 82ème division aéroportée de l’armée US, responsable des invasions de la République Dominicaine (1985), Grenade (1983) et Panama (1989) étaient sur place et qu’au 26 janvier, plus de 12 500 effectifs se trouvent à Haïti sur terre comme sur mer. (7) Personne ne peut dire quelle fonction humanitaire peut bien remplir une brigade nettement offensive équipée d’armes sophistiquées incluant des missiles, capable de neutraliser voire d’écraser toute force et de contrôler rapidement des territoires. C’est-à-dire une force d’assaut et de réponse rapide. Il suffit de rappeler qu’à Grenade et Panama on les qualifiait de forces d’invasion et à présent de forces humanitaires. Etant données les circonstances, on pourrait parler d’une « invasion propre », sans nécessité de forces aériennes ni artillerie ni bombardements préalables : la nature s’est chargée du sale boulot, aucune perte n’est à déplorer pour l’envahisseur. On ne peut rêver meilleur théâtre d’opérations. Les Etats-Unis ont déployé efficacement toute une structure de guerre et se sont bien plus occupés à contrôler qu’à aider. Ils ont pris en charge les communications qui contrôlent non seulement l’aéroport mais aussi tous les mouvements en mer au point que le vice-président bolivien Alvaro Garcia Linera soutient que les USA « profitent d’une terrible catastrophe naturelle survenue chez un peuple frère pour s’assurer une présence militaire permanente dans une stratégie de militarisation et de contrôle du continent ». (8) Pour sa part, le président Evo Morales demande une réunion des Nations Unies pour arrêter l’escalade. Mais l’ONU n’est pas en mesure de mettre en cause les mesures interventionnistes des Etats-Unis et les faucons du Pentagone ne sont pas disposés à lâcher leur proie. L’empire a pris très au sérieux les pertes stratégiques subies ces dernières années par des processus révolutionnaires en Amérique Latine. En plus du navire hôpital USNS Comfort, qui avec près de mille membres de personnel médical à bord curieusement ne soigne qu’environ une centaine de patients par jour, on trouve également près des côtes d’Haïti qui du fait de leur proximité (74 km) sont aussi celles de Cuba, un porte avion nucléaire (USS Carl Vinson), deux navires d’assaut amphibies (USS Bataan et USS Nassau). Tous ces bateaux sont en réalité des bases militaires mobiles qui complètent le dispositif terrestre et donnent plus de souplesse et de flexibilité aux réseaux de contrôle militare. Selon des informations officielles, deux nouvelles forces opérationnelles ont été opportunément créées :
l’approvisionnement opportun de l’aide n’est rendu possible que par la proximité de la Base navale de Guantanamo (GTMO) avec la région touchée. Guantanamo est à l’évidence une position clé pour répondre aux demandes stratégiques dans cette région. (http://www.navy.mil/search/display....) De telle sorte que s’il ne s’agit pas d’une offensive de guerre contre Haïti, c’en est peut-être une contre ses voisins. Les nouvelles positions occupées non seulement encerclent les Caraïbes mais coupent aussi le passage entre Cuba et le Venezuela et par des triangulations avec les bases de la zone, créent les conditions pour pouvoir isoler chacune des îles des Caraïbes. Soudainement, Cuba se retrouve encerclée de tous côtés. Avec les deux nouvelles forces opérationnelles créées suite au désastre, l’une basée à Haïti et l’autre à Guantanamo, on peut penser que nous assistons au début d’une réorganisation complète de la stratégie militaire de la région ou, pour le moins, d’une réorganisation opérationnelle aux visées plus ambitieuses que par le passé et préparant les conditions d’une intervention immédiate pour n’importe quelle situation et en tout lieu de la région qui le requerrait selon les critères US. Si l’on considère les anciennes et les nouvelles bases en Colombie, les bases potentielles au Panama, la base de Palmerola (Honduras), Guantanamo, Aruba et Curaçao, les Etats-Unis ont désormais le contrôle total de tous les mouvements dans la région caraïbe et même Amazonie -caraïbes. Le Mexique est enfermé sur son golfe et soumis par l’Initiative Merida, et en coordination avec la Colombie forme partie du couloir de contention que les Etats-Unis ont déployé peu à peu pour freiner les processus de transformation du continent. Joli coup ! Haïti se retrouve occupé, Cuba encerclée, la IVème flotte en croisière dans toutes les Caraïbes et le Venezuela pressionné. Mais il n’y a pas de guerre dans les Caraïbes. Les Caraïbes sont une zone de paix... et de catastrophes. Ana Esther Ceceña, Original paru dans : traduction non officielle par alfare. Révisée et complétée par le Grand Soir NOTAS
[1] Jusqu’aux années 70, Haiti était autosuffisant en riz, base de l’alimentation. Après la mise en oeuvre de politique libérales, Haiti doit désormais importer plus de 80% de son riz. D’une manière général, le pays produisait 90% de ses aliments et doit désormais en importer 55% (Rodríguez, José Luis, citado en Sánchez, José Tomás, ¿Qué hacemos en Haití ?, http://www.ea.com.py ). [2] Mission de Stabilisation des Nations Unies à Haití. [3] Les pays qui fournissent du personnel militaire sont, avec le Brésil à leur tête, sont : Argentine, Bolivie, Bresil, Canada, Chili, Equateur, Etats-Unis, Philippines, France, Guatemala, Jordanie, Nepal, Paraguay, Perou, Republique de Corée, Sri Lanka et Uruguay. [4] Les pays qui fournissent du personnel policier sont : Argentine, Benin, Bangladesh, Brésil, Burkina Faso, Cameroun, Canada, Tchad, Chili, Chine, Colombie, Côte d’Ivoire, Croatie, Egypte, Le Salvador, Espagne, Etats-Unis, Federation de Russie, Philippines, France, Guinée, Jordanie, Inde, Jamaique, Madagascar, Malí, Nepal, Níger, Nigeria, Pakistan, Repúblique Centrafricaine, Ruanda, Roumaníie, Senegal, Serbie, Sri Lanka, Suisse, Togo, Turquie, Uruguay et Yemen. [5] Le soupçon est devenu la justification des actions punitives des forces de l’ordre, niant ainsi les attributions de l’appareil de justice. Dans le cas de missions humanitaires ou de paix, il aurait fallu rétablir et/ou garantir les conditions pour un fonctionnement normal des institutions démocratiques au lieu de garantir une telle impunité aux troupes qui sont autorisées de tirer sur toute personne qui paraitrait à leurs yeux "suspecte". [6] La même chose s’est produite lors des attaques contre les Tours Jumelles. QUelques enquêteurs et journalistes ont affirmé qu’il s’agissait d’un auto-attentat pour justifier des changements radicaux de politique militaire qui ont suivi. Dans le cas présent, on a vu circuler des théories sur le projet HAARP basé en Alaska et qui aurait la capacité de provoquer des changements climatiques et d’autres catastrophes comme le séisme à Haiti. [7] http://www.abn.info.ve/noticia.php?... [8] “Bolivia teme que Haití se convierta en otra base militar estadounidense”. En DiarioCoLatino.com, San Salvador, enero 28, 2010. http://www.diariocolatino.com/es/20... [9] Ken Keen est le Military Deputy Commander (Commandant militaire adjoint) de South Command et il a une grande expérience dans la région ; Il aussi commandé les Rangers lors de l’Opération Tempête du Désert et il a été membre du Commandement Conjoint de l’EUCOM en 2007-2009. Nous avons affaire ici à un militaire qui a une trés grande expérience des zones de guerre et de conflits et qui a récemment travaillé dans des zones à haut risque stratégique. En Amérique latine, il a été Officier des Forces Spéciales au Panama (1977-1980) ; Officier du Groupe de Formation Militaire au Honduras (1980) ; Commandant du Groupe Militaire des Etats-UNis en Colombie (2001-2003) ; Commandant de l’armée du Sud des Etats-Unis (2005-2007) ; élève chez le Commando Brésilien et au Brazilian Command and General Staff College (1987-1988) (http://www.southcom.mil/AppsSC/page...). Il ne faut pas sous-estimer cette dernière information et ses implications surtout si on prend en compte le rôle des forces armées brésiliennes à la direction de la MINUSTAH. [10] http://www.southcom.mil/AppsSC/factFiles.php?id=138 site consulté le 29 janvier 2009
Edité par T 34 - 04 Feb 2010 à 15:55 |
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