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On vit dans une belle démocratie |
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T 34
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 02 Jun 2010 à 20:32 |
Afrique-France. Un sommet sous haute surveillancePendant trois jours, Nice est devenue le théâtre d’un déploiement policier disproportionné, tenant à bonne distance la presse et les manifestants.
Nice, envoyée spéciale. En fait d’« ouverture à la société civile » tant vantée par l’Élysée, le sommet Afrique-France qui s’est conclu hier à Nice s’est résumé à un huis clos sous haute surveillance policière. Dans un très large périmètre autour du lieu de la réunion, la cité azuréenne, quadrillée de barrières, de cordons policiers et de cars de CRS, avait pris une teinte bleu marine. Le soir, les Niçois, déjà exaspérés par les embouteillages, les contrôles tatillons et les invraisemblables détours imposés pour se rendre d’un point à un autre, étaient même tenus à distance des terrasses de restaurants du cours Saleya, où délégations et forces de sécurité devaient dîner. Les bateaux, eux, avaient ordre de rester à quai, pour des raisons de « sécurité ». Quant à la zone rouge entourant le palais Acropolis, où se déroulait le sommet, elle était totalement clôturée, même pour la presse. Cette zone n’offrait aux journalistes qu’un accès restreint, au gré de « pools » étroitement contrôlés. Lundi soir, les manifestants qui ont défilé de la gare à la place Charles-de-Gaulle, ont été tenus à bonne distance, encadrés par un dispositif policier disproportionné. À l’appel d’une quarantaine d’associations, de syndicats, de partis de gauche et du « ministère de la régularisation des sans-papiers » à l’origine d’une marche Paris-Nice, 1 200 personnes ont rejoint le défilé, malgré les difficultés de circulation et les barrages policiers ouvrant la voie aux cortèges des chefs d’État. « Arrêtons le soutien aux dictateurs, soutenons les peuples africains, ensemble contre la Françafrique », proclamait la banderole de tête. Dans le sommet même, les ateliers réunissant chefs d’entreprise et ministres sous la supervision de la patronne des patrons français, Laurence Parisot, étaient eux aussi fermés à la presse. La venue de syndicats français et africains, pourtant confirmée à la veille de la réunion par l’Élysée, ne s’est pas concrétisée. « On a reçu une invitation trois jours avant le sommet, alors que le Medef travaille sur le sujet depuis janvier », a exposé Philippe Réau, de la CFDT. Côté africain, la Confédération syndicale internationale (CSI) avait bien prévu de répondre à l’invitation par l’envoi d’un délégué, « mais personne n’avait envisagé qu’il fallait payer pour son déplacement et son hébergement », selon le syndicaliste. Hier encore, pourtant, le Quai d’Orsay se félicitait, à la une de son site, de l’accueil des « forces vives françaises et africaines ». Rosa Moussaoui Un défenseur des droits pour en cacher quatre autresAu fil des ans, défenseur des enfants, médiateur de la République, Halde et CNDS avaient su gagner en visibilité.
Trop sans doute : leurs fonctions doivent être conservées par le projet discuté aujourd’hui au Sénat, mais pas leur identité.
Sur le réseau social Facebook, plus de 5 500 adhérents ont rejoint le groupe Contre la suppression du défenseur des enfants. Une mobilisation, signe parmi d’autres qu’en dix ans d’exercice, l’institution aujourd’hui dirigée par Dominique Versini – dont la création avait été votée à l’unanimité au Parlement – a su gagner en notoriété. Une visibilité qu’elle redoute de perdre avec l’adoption du projet de loi examiné à partir d’aujourd’hui en première lecture au Sénat, qui prévoit d’intégrer au sein d’un seul et unique défenseur des droits, cette autorité administrative, ainsi que le médiateur de la République, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) et la Commission nationale de la déontologie de la sécurité (CNDS). « J’AI DIX ANS. MON PÈRE ME BAT » Chaque année depuis 2000, la défenseure des enfants a vu le nombre de ses saisines augmenter : lors du dernier rapport d’activité, cette hausse était de 9,4 % et un dixième d’entre elles étaient le fait d’enfants ayant pris eux-mêmes l’initiative de s’adresser à elle. Exemples, rapportés l’automne dernier : « J’ai dix ans. Mon père me bat, il me fait peur, il faut que tu m’aides. » « J’ai quinze ans. Le juge ne m’a pas entendu quand mes parents ont divorcé. Je ne veux plus vivre avec ma mère. Je vais fuguer. » « J’ai seize ans. Je vis auCaire mais je suis française et musulmane. Mes parents veulent m’envoyer en Mauritanie pour me marier avec un homme de soixante ans que je n’ai jamais vu. » Rien ne dit que les enfants concernés auraient pensé s’adresser avec autant de simplicité à un défenseur des droits aux compétences flottantes et aux contours confus : songeraient-ils à s’adresser au médiateur de la République ? Côté CNDS, les craintes de dilution sont identiques. Même si elle reste plus confidentielle, la Commission, qui souffre d’un manque chronique de moyens, peine à répondre aux sollicitations, qui ont doublé lors du dernier exercice. Rien ne dit que le futur défenseur des droits choisira de mettre l’accent sur la déontologie de la sécurité, qui fait actuellement l’objet d’un rapport circonstancié tous les ans. « Tout dépendra de la thématique sur laquelle le défenseur des droits choisira de communiquer », résume Benoît Narbey, secrétaire général de la CNDS, qui souligne la question, fondamentale, du mode de nomination de ce dernier : par l’autorité suprême. Même si c’est le cas actuellement du président de la CNDS, les autres membres sont, eux, choisis par différentes institutions et personnes, de la Cour des comptes au président du Sénat. Sur le papier, le défenseur choisira lui-même ses adjoints, verrouillant plus avant le système. De façon générale, le fonctionnement de la future institution dépendra de la personnalité choisie pour la présider. « Il y a eu un tollé au moment de la mise en place du contrôleur général des lieux de privation de liberté, jusqu’à ce que, finalement, la personne de Jean-Marie Delarue fasse consensus, autrement dit, les garanties d’indépendance ne sont pas comprises dans le projet », souligne Benoît Narbey. le montant du budget reste à définir Autre enjeu déterminant pour le fonctionnement du défenseur des droits, son budget. S’il était initialement prévu par le comité Balladur sur la réforme territoriale pour faire des économies, l’institution devrait, selon le projet, simplement cumuler les moyens des structures qu’elle va intégrer. Mais aucun montant n’a, pour l’heure, été établi. Anne Roy L’Unicef à la rescousseDans un communiqué paru hier, l’Unicef, organisation onusienne à l’enfance, a appelé les parlementaires à « préserver les missions » du défenseur des enfants en amendant « en profondeur » le projet « à défaut d’être parvenus à convaincre le gouvernement de revenir sur (sa) suppression ». L’organisation souhaite la désignation, aux côtés du défenseur des droits, d’un « délégué chargé de toutes les questions relatives à l’intérêt de l’enfant ». « Des décennies de combat ont été nécessaires pour faire reconnaître internationalement la spécificité des droits de l’enfant », rappelle l’Unicef pour qui le défenseur des enfants est « un dispositif incontournable de défense et de promotion de ces droits ». Edité par T 34 - 02 Jun 2010 à 21:05 |
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Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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Vladimir
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Depuis le: 24 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 2463 |
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Envoyé : 03 Jun 2010 à 22:25 |
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Une seule logique, le crime pour le crime. Pour Sarkozy le gendarme se réduit à la violence physique. Non content d'avoir refait leur garde-robe style racaille, il veut les remplacer par des Taser. Je me demande s'ils apprécient.
![]() Nicolas Sarkozy : le Taser, "c'est mieux que les effectifs"LeMonde.fr, avec AFP | 03.06.10
Nicolas Sarkozy a rencontré jeudi des gendarmes du Loir-et-Cher et leurs familles. Une visite qui avait notamment pour but d'apaiser les inquiétudes sur le maintien du statut militaire de la gendarmerie, un an et demi après son intégration au ministère de l'intérieur. Ce changement de tutelle, effectif depuis le 1er janvier 2009, a essuyé les critiques du corps militaire à plusieurs reprises. En mars 2010, une lettre d'un colonel de gendarmerie sur le sujet avait notamment parlé de "résignation" à propos d'une intégration "pas particulièrement bien vécue". "Le rattachement au ministère de l'intérieur, c'est un choix que j'ai assumé, défendu et qui est absolument sans retour (...). Qui peut concevoir que la délinquance rurale dépende du ministère de la défense et la délinquance urbaine de celui de l'intérieur ?", a plaidé M. Sarkozy devant les gendarmes de la brigade de Lamotte-Beuvron, rassemblés avec leurs familles dans la cour de la caserne. Le chef de l'Etat, qui était accompagné par le ministre de l'intérieur Brice Hortefeux, a fait valoir que la gendarmerie avait souvent été le parent pauvre des quatre forces armées (armée de terre, armée de l'air, marine et gendarmerie). "Est-ce qu'il vaut mieux être dans un ministère à deux forces ou dans un ministère à quatre armes ? (...) Votre statut de militaire, vous allez le garder naturellement." Le président a plus tard confirmé, lors d'un déjeuner à huis clos avec le groupement de gendarmerie du Loir-et-Cher, que les gendarmes garderaient leur statut et leurs missions militaires. Selon un sous-officier présent lors du repas, le président de la République a néanmoins confirmé la baisse de leurs effectifs (ils sont actuellement près de 100 000) et le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux. DÉMONSTRATION DE TASER Le président n'a pas non plus répondu à d'autres revendications des gendarmes, qui voudraient bénéficier des mêmes droits que les policiers si leurs missions s'apparentent à celles de leurs homologues, par exemple en terme d'objectifs chiffrés. Certains militaires réclament ainsi la possibilité de se syndiquer. "Je sais que votre travail est difficile mais, en même temps, nous avons décidé une lutte implacable contre le crime", a souligné Nicolas Sarkozy, qui a souhaité que les gendarmes mettent "le paquet" sur l'élucidation des crimes et actes de délinquance, selon lui un "point faible". Pendant sa visite, discutant à bâtons rompus avec les membres de la caserne de Lamotte-Beuvron, le chef de l'Etat a évoqué les "attraits" et les "problèmes" de la vie de gendarme. Il s'est notamment livré à la revue de leur nouvel uniforme, changé lorsqu'il était ministre de l'intérieur. "Moi je vous dis une chose : on ne peut pas courir après des délinquants avec des chaussures basses. (...) Le pantalon à pli, c'est parfait, mais ce que vous avez est plus adapté au métier qui est le vôtre. (...) Le képi, je le respecte, mais c'est difficile d'avoir le képi tenu d'une main et de courir de l'autre." Le chef de l'Etat a également fait l'éloge du "tonfa", un bâton qui trouve son origine dans les arts martiaux et que certains gendarmes jugent peu adapté à leur mission de proximité. "Je sais que vous êtes attachés au bâton télescopique. Mais le tonfa présente un avantage, c'est que c'est une arme de défense autant qu'une arme d'attaque." Il s'est également livré à une démonstration du pistolet à impulsions électriques Taser : "Avec ça, on n'a pas besoin d'être dix pour arrêter quelqu'un, a-t-il soutenu, c'est mieux que les effectifs. On n'a pas assez d'armes non létales." Très à l'aise, Nicolas Sarkozy a même disserté sur la mixité dans les forces de l'ordre. "J'ai remarqué que quand il y a une femme, les hommes se tiennent mieux", a-t-il lancé, "c'est pour ça que je vais en mettre dans les CRS". Edité par T 34 - 05 Jun 2010 à 22:24 |
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Évoque l’ombre des Gracchus, Des Publicola, des Brutus, Qu’ils te servent d’enceinte ! |
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T 34
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 03 Jun 2010 à 22:46 |
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Six « Conti » condamnés par principe Six anciens ouvriers de l’usine Continental de Clairoix (Oise) ont été condamnés hier à verser solidairement à l’État 1 280,53 euros de dommages et intérêts pour les incidents à la sous-préfecture de Compiègne en avril 2009. Une fois la décision connue, le leader des « Conti », Xavier Mathieu, le poing levé, a rejoint 200 à 300 ex-salariés qui l’ont acclamé, à proximité du tribunal. Tout en dénonçant une « condamnation de pur principe », Me Marie-Laure Dufresne-Castets, avocate des ouvriers, estime que la décision peut être interprétée comme un « signe d’apaisement ». |
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Envoyé : 05 Jun 2010 à 22:14 |
Jean L., détenu malade, pourra-t-il mourir libre ?Incarcéré à Avignon, cet homme, au pronostic vital engagé, attend une suspension de peine depuis février 2009. Un cas emblématique.
« Ce que je crains, c’est qu’il meure avant de recevoir sa décision. » Elsa Dujourdy, de l’Observatoire international des prisons (OIP), ne s’explique pas pourquoi la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Nîmes a choisi, mardi, de reporter une fois encore sa décision sur la demande de suspension de peine déposée en février 2009 par Jean L. pour raison de santé, comme l’y autorise la loi Kouchner du 4 mars 2002. Un délai qui risque de lui être fatal, d’après l’ONG. Condamné à perpétuité et âgé de soixante-sept ans, ce détenu du centre pénitentiaire d’Avignon-Le Pontet (Vaucluse) est en prison depuis plus de vingt ans. Atteint d’une grave maladie respiratoire qui l’oblige à subir une « oxygénothérapie permanente par extracteur » (une ventilation médicalisée de sa cellule – NDLR), Jean L. ne se déplaçait déjà plus qu’en fauteuil roulant depuis novembre quand il a été hospitalisé en février dernier à l’unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI) de Marseille. Il y est toujours. « Les UHSI n’ont pas vocation à devenir des lieux de détention », rappelle Elsa Dujourdy, qui précise que la durée de séjour des détenus y est normalement de 48 heures, « voire un peu plus en cas d’opération chirurgicale ». Début mars déjà, alors que le parquet général avait requis la remise en liberté du détenu, la chambre avait décidé la réouverture des débats et renvoyé l’affaire au 1er juin, estimant nécessaire qu’une nouvelle expertise médicale soit réalisée. Celle-ci n’a pas été faite dans les temps. Pourtant, d’après le Code de procédure pénale, en cas d’urgence et si le pronostic vital d’un détenu est engagé, une décision de suspension de peine peut être prise sur la seule foi d’un certificat médical. L’OIP rappelle que la Cour européenne des droits de l’homme a déjà condamné à deux reprises la France pour avoir maintenu en détention des condamnés dont l’état de santé était incompatible avec la détention. Dans la pratique, les suspensions de peine sont parfois difficiles à obtenir en raison du choix des experts, pas forcément spécialistes de la maladie concernée ou parfois mal informés de la réalité du monde carcéral. « Il est déjà arrivé qu’un expert définisse l’état de santé d’un condamné comme compatible avec la détention sous réserve qu’il puisse bénéficier de soins de kiné, ce qui n’existe pas en prison », précise la militante de l’OIP. Autre cas de figure : un refus lié à la difficulté de trouver un hébergement adapté à la sortie de prison. Ce qui n’est pas le cas de Jean L. : dehors, l’attend un appartement adapté à sa situation médicale, et surtout sa compagne. Il pourra peut-être retrouver cette dernière à l’issue de l’audience du 29 juin prochain. S’il n’est pas mort d’ici là.
L’État condamné pour l’état de la prison de Caen L’État a été condamné, fin mai, par le juge des référés du tribunal administratif de Caen à verser de 500 euros à 3 000 euros à six détenus de la maison d’arrêt de Caen. Selon le juge, ces derniers sont « fondés à soutenir qu’ils ont été incarcérés dans des conditions n’assurant pas le respect de la dignité inhérente à la personne humaine ». En cause : des « cellules de 10 mètres carrés, conçues initialement pour un seul détenu », « souvent partagées » avec « un, voire plusieurs détenus », et des « toilettes des cellules qui ne comportaient pas de ventilation spécifique ni de cloisonnement suffisant avec la pièce principale ». Outrage au drapeau : Michèle Alliot-Marie saisit le Conseil d’État Une amende de 1 500 euros pour outrage au drapeau français : voilà le projet de décret que la garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, a décidé, hier, d’envoyer devant le Conseil d’État. Elle avait été alertée par le député UMP des Alpes-Maritimes Éric Ciotti après la diffusion d’une photographie montrant un homme s’essuyant le postérieur avec le drapeau tricolore. Une photo primée lors d’un concours photographique organisé par la Fnac de Nice. Les enfants ont toujours leur défenseurUne majorité de sénateurs ont choisi de ne pas fondre l’institution menée par Dominique Versini dans le nouveau défenseur des droits.
« C’est une décision vraiment juste, qui a bien mesuré ce qu’on appelle l’intérêt supérieur des enfants. » C’est ces termes que l’actuelle défenseure des enfants, Dominique Versini, a salué la décision du Sénat de retirer ses attributions du périmètre de celles du futur défenseur des droits. Deux amendements, déposés par une poignée de sénateurs UMP et centristes, ont en effet été adoptés mercredi, lors du débat sur le projet de loi instaurant un défenseur des droits. Votés par 175 voix (de l’opposition, du centre, et de quelques UMP) contre 160, ils vont contre l’avis du gouvernement qui souhaitait que le défenseur des droits englobe, outre la défenseure des enfants, le médiateur de la République, la Commission nationale de déontologie de la sécurité ainsi que la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité. « C’était un grand moment », a témoigné à l’AFP Dominique Versini, qui espère voir cette décision confirmée par les députés. Présidente du groupe des sénateurs communistes et du Parti de gauche, Nicole Borvo Cohen-Seat s’est elle aussi « réjouie » de ce vote, regrettant toutefois que l’indépendance de la CNDS ou de la Halde ne soit pas maintenue. Alexandre Fache Edité par T 34 - 05 Jun 2010 à 22:18 |
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T 34
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 06 Jun 2010 à 21:13 |
Sarkozy impose un coup de force contre les enfantsL’Élysée a enjoint les sénateurs de revenir sur leur vote qui garantissait le maintien de l’institution du défenseur des enfants, mise en place par la gauche en 2002, y voyant sans doute un contre-pouvoir gênant ses projets liberticides.
Il y a du Badinguet dans cet homme-là. Du coup d’État permanent. Les libertés ou les contre-pouvoirs du peuple deviennent gênants ? On s’arrange pour les diluer. Qu’importe la volonté des parlementaires : ceux-ci, à droite, sont déjà croupions. Pour de prétendues économies de fonctionnement, le gouvernement avait concocté un texte ligotant dans un même organisme des institutions – créées pour l’essentiel sous les gouvernements de gauche – garantes d’un certain nombre de libertés et de droits constitutionnels. Un défenseur des droits, construit suivant la logique du médiateur de la République qui, du coup, disparaît, devait absorber dans un insipide gloubi-boulga la Commission nationale de déontologie de la sécurité, le défenseur des enfants, ainsi que la Halde, (Haute Autorité de lutte contre les discriminations), agissant jusque-là sur leur terrain respectif. Une véritable usine à gaz extrêmement complexe avec un responsable du secteur enfance révocable à tout moment, donc amovible au fil du vent. Un projet dénoncé par la gauche et à ce point régressif que les sénateurs de droite avaient dû faire voter mercredi, par 175 voix contre 160, des amendements au projet gouvernemental en mettant les droits des enfants en dehors de cette nouvelle structure vouée à l’impuissance. Patatras ! Nicolas Sarkozy a remis de l’ordre en enjoignant aux sénateurs de sa majorité de revoter pour rétablir un texte liberticide. Exit l’institution de défense des droits des enfants, coupable de s’être notamment émue de la spécificité de la souffrance des mineurs. Si cette pratique respecte le règlement de cette assemblée, elle n’en est pas moins inhabituelle. « Des tractations ont eu lieu au sein de la majorité pour éviter des ratés dans ce débat qui a donc été tranché ailleurs, avec l’intervention de l’exécutif, sans doute au plus haut niveau », a commenté la sénatrice (PCF) Nicole Borvo Cohen-Seat. « Je ne comprends pas pourquoi on veut mettre le Parlement à genoux devant le monarque », a estimé Alima Boumedienne-Thiery (Les Verts). « C’est une manière de bafouer notre assemblée, qui a délibéré longuement sur cette question », s’est insurgé Jean-Pierre Sueur (PS). Ce coup de force sarkozyste ainsi que le revirement des sénateurs UMP à la botte font grand bruit, bien au-delà de l’enceinte du palais du Luxembourg. L’ancien garde des Sceaux Robert Badinter dénonce « une dérive constante depuis 2007 », vers « une monocratie » où « l’essentiel des pouvoirs législatifs comme exécutifs sont dans la main du président de la République ». Il parle « d’une scène pitoyable où on voit des élus accepter de manger leur chapeau ». Nicolas Sarkozy enterre une deuxième fois Victor Hugo. Dominique Bègles L’enfance, une cause majeureSecrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet dénonce une « volte-face des sénateurs UMP, sous la pression directe de l’Élysée, qui déshonore ses promoteurs ». Elle rappelle qu’une majorité de sénateurs avait pourtant considéré, contre l’avis du gouvernement, que cette institution spécifique, qui procède de la Convention internationale des droits de l’enfant, devait être maintenue comme autorité indépendante. Alors ministre de la Famille et de l’Enfance lors de la mise en place, le 4 mai 2000, de la fonction de Défenseur de l’enfant, Ségolène Royal (PS) estime que la protection de l’enfant est « une cause majeure pour lutter contre les formes de violence dont ils sont victimes, notamment les abus sexuels et la maltraitance ». « Rien ne saurait justifier, ajoute-t-elle, un tel recul de la France » qui était alors à l’avant-garde. Quelque 80 pays à travers le monde ont, depuis, adopté ce type d’institution.
Dominique Versini, « L’indépendance de notre mission est menacée »défenseure des enfants depuis 2006. Entretien réalisé par Ixchel Delaporte
Edité par T 34 - 08 Jun 2010 à 14:51 |
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Envoyé : 08 Jun 2010 à 14:54 |
Soutien aux inculpés de Villiers-le-BelMarseille accueille la banlieue parisienne lundi 7 juin 2010, par Primitivi Nov 2007 : Moushin et Lakhamy, 15 et 16 ans, meurent renversés par une voiture de flics. La jeunesse locale se révolte, et tient la police en echec pendant deux nuits. Le 21 juin prochain, 4 jeunes inculpés passent en procès aux assises. Ils sont accusés d’avoir tiré sur les policiers par des témoignages anonymes rémunérés, et attendent leur procès en prison depuis 2 ans. R E N C O N T R E - D E B A T AVEC LES JEUNES DE VILLIERS-LE-BEL les 7, 8, et 9 juin suivi d’un sound system/micro ouvert
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 08 Jun 2010 à 20:24 |
Les jurés d'assises en sursisUn énième projet de réforme veut, pour faire des économies, se passer des jurés populaires.
Tirées au sort pour participer au jugement de plusieurs procès aux assises, trois femmes nous expliquent en quoi cette rencontre avec la justice « vécue de l’intérieur » a bouleversé leur vie. Elles ont vécu une expérience humaine inédite et violente. En novembre 2009, Brigitte, cinquante-trois ans, secrétaire au chômage, Véronique, quarante-huit ans, assistante sociale à l’hôpital de la Salpêtrière, et Olivia, trente-six ans, animatrice dans un centre social, ont été jurées d’assises pendant deux semaines au tribunal d’Évry. Un choc, que l’une d’elles compare même « à un deuil, pour ses images et ses pensées qui s’imposent à tout moment quand on ne les attend pas ». Et pour la blessure intime qui les accompagne. Qu’on ne s’y trompe pas : quelques mois plus tard, aucune ne regrette l’expérience. Au contraire. Les trois femmes, qui sont restées en contact et même devenues amies, résument, unanimes : « Tout le monde devrait être juré une fois dans sa vie. » Pourtant, en recevant leur lettre de convocation, aucune n’a sauté de joie. Bien au contraire. « Je n’étais pas contente du tout », se souvient Véronique qui a vécu cette sollicitation « comme une intrusion dans sa vie » : « Je n’avais pas envie de juger des gens, et pas envie de quitter, ne serait-ce que quinze jours, mon boulot que j’adore. » Contrairement à beaucoup qui vont immédiatement chez le médecin se faire dispenser, aucune ne s’est posé la question de se défiler. « C’est un devoir de citoyen », rappelle Olivia. Brigitte, elle, a contacté le greffe du tribunal pour se faire expliquer quel serait son rôle. Pour chacune des trois sessions auxquelles ils sont convoqués, seuls une partie des jurés sont appelés à participer. Nouveau tirage au sort, solennel. Et récusation qui permet à chacune des parties de ne pas retenir un juré dont elle estime, au vu des éléments dont elle dispose (nom, âge, profession et faciès) qu’il pourrait ne pas offrir de garanties d’impartialité suffisantes - sans livrer de justification Une mise en scène intimidante. « En entendant mon nom, je ne sentais plus mes jambes », se souvient Olivia, tirée au sort pour chacune des sessions et jamais révoquée. La veille, les jurés, néophytes en justice, avaient eu droit à une journée pédagogique consacrée à des explications sur le déroulement du procès et à une visite de la prison pour femmes de Fleury-Mérogis - une disposition héritée de Robert Badinter, alors ministre de la Justice. Puis vient l’entrée dans la réalité judiciaire. Rude : une mère comparaissant pour avoir tué son enfant de cinq ans, avec le père comme partie civile. Véronique n’a pas été tirée au sort pour cette première affaire, mais elle a choisi d’assister au procès. « Quand j’ai vu la prévenue arriver, j’étais aimantée par elle, je n’arrivais pas à me lever, raconte-t-elle. Il y avait une émotion terrible, je m’en souviens encore. » Pour toutes, cette session qui était un baptême dans la vie judiciaire a été un choc. Celui de revivre, réentendre jusqu’à ne plus en pouvoir, chacun des détails sordides de la scène : la maîtresse d’école qui avait prévenu la police qui ne voulait plus croire le père ; les vingt minutes qu’elle-même a mises pour les convaincre ; une équipe qui est finalement dépêchée sur place, mais trop tard. « Les services sociaux avaient été impliqués, on le comprend très vite et ça m’intéressait », reprend Véronique, pour qui l’expérience a durablement modifié sa perception des choses : « Je m’occupe des gens qui ont des troubles du comportement, parfois isolés. Maintenant, je me concentre beaucoup sur l’enfant, en me demandant s’il n’est pas en danger. » Pendant tout le procès, Olivia avait pris sur elle pour « ne pas montrer ses sentiments, et prendre de la distance ». Mais au moment des délibérations, le ton des discours se fait moins théâtral, prend du relief, devient plus informel : « J’ai craqué, j’ai pleuré. Le président du jury est venu me voir, il m’a prise dans ses bras, il m’a expliqué que je faisais partie d’un panel représentatif de la société, avec des gens sensibles, d’autres plus durs. » Être juré d’assises, quand on vit loin de l’univers judiciaire, est une expérience qui remue. Et Olivia n’a pas été la seule à « craquer » : au moment des délibérations de la troisième et dernière affaire de la série - un incendie criminel sur fond de vengeance sentimentale - un des jurés s’est levé. « Il a dit qu’il avait écrit un petit texte sur l’affaire, que son jugement à l’arrivée n’était plus le même qu’au départ, il a commencé à lire sa lettre et il s’est mis à pleurer », raconte Véronique qui a le sentiment d’être tombée sur « des jurés humains ». Elle précise : « Il n’y avait pas de fachos, ou en tout cas, ça ne s’est pas senti. » Ce qui a particulièrement marqué nos trois jurées, c’est l’environnement social des inculpés des différents procès. « Á l’hôpital, on est habitué à fréquenter tous les milieux sociaux, car la maladie concerne tout le monde, fait remarquer Véronique. C’est vraiment les plus pauvres qui sont jugés aux assises. » Au final, les trois jurées ont le sentiment de mieux comprendre le fonctionnement de la justice, « le pourquoi de sa théâtralité », et surtout « l’importance d’adapter les peines au parcours de chaque individu ». Elles ont également l’impression que leurs habitudes ont été modifiées par cette expérience. « Je pense souvent combien j’ai de la chance d’être libre, d’être dehors », résume Brigitte. Olivia, de son côté, évoque « une prise de recul, un gros travail d’introspection » qui lui a fait réaliser « combien son parcours personnel était une chance ». |
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Envoyé : 12 Jun 2010 à 19:28 |
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Un mineur se plaint de violence policière à Montreuil L’inspection générale des services (la police des polices) a été saisie après une plainte pour des violences policières qui auraient été commises entre Montreuil et Bobigny, le 30 mai, à l’encontre d’un mineur de seize ans. Selon RTL, trois policiers ont arrêté à Montreuil un jeune de seize ans soupçonné de leur avoir fait un doigt d’honneur. Au lieu de le conduire au commissariat, ils l’auraient emmené dans un terrain vague, avant de le passer à tabac et de l’abandonner sur place. |
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Envoyé : 14 Jun 2010 à 20:57 |
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Un journaliste de Rue89 mis en examen Augustin Scalbert, journaliste en charge des médias sur le site Internet Rue89, a été mis en examen vendredi pour « recel » dans l’affaire de la vidéo hors antenne de France 3 qui montrait, le 30 juin 2008, Nicolas Sarkozy s’énervant contre un technicien qui ne le saluait pas, interpellant un journaliste sur sa « sortie du placard » et rajoutant une question au débat. La vidéo a été mise en ligne sur Rue89. En novembre 2009, Christian Humbert, technicien de la chaîne publique, avait déjà été mis en examen pour « vol de vidéogramme ». « Il ne s’agit pas d’images volées dans la salle de bains de l’Élysée, il s’agit d’une prestation officielle du chef de l’État, rappelle Rue89, au moment d’un conflit ouvert avec les salariés de France Télévisions autour de la réforme de l’audiovisuel. » France 3 a décidé de maintenir sa plainte. L’Association des journalistes médias (dont l’Humanité) a apporté son soutien au journaliste, qui est l’un de ses membres. |
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Envoyé : 15 Jun 2010 à 18:48 |
Faut-il fermer les prisons "indignes" de la République ?Le tribunal administratif a condamné en référé l’État à indemniser 38 détenus de la maison d’arrêt de Rouen en raison de leurs mauvaises conditions de détention. Vétuste, indigne et insalubre Dans les trois divisions réservées aux hommes adultes de la maison d’arrêt de Rouen, les détenus vivent à deux, parfois à trois dans des cellules de 10 à 13 m2 et font leurs besoins dans une toilette seulement séparée du reste de la pièce par un petit muret, et privée de ventilation. Des conditions indignes, insalubres et vétustes pour le tribunal administratif de Rouen, qui vient de condamner en référé l’État à verser des sommes allant de 350 à 17 500 euros à 38 détenus et anciens détenus. Á l’origine de l’assignation, l’avocat Étienne Noël ne cache pas sa joie devant cet aboutissement de cinq ans de travail. Le début de l’histoire : une expertise qu’il avait fait réaliser en 2005 à la suite d’une plainte d’un de ses clients, détenu à Rouen. Celui-ci a obtenu gain de cause en 2008, trois autres ont remporté la même victoire sur les mêmes arguments un an plus tard. Prochainement, 25 détenus, puis 20 autres vont saisir le même tribunal. En tout, l’avocat accompagne ainsi près de 80 détenus de Rouen. « Le tribunal n’a pas tenu compte des efforts faits », a réagi hier la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, quand son porte-parole s’émouvait que le jugement se fonde sur une expertise datée d’il y a cinq ans. Leurs arguments : « d’importants travaux » ont été réalisés depuis, évoquant les cuisines et le quartier pour mineurs. « Mais ce n’est pas ce qui est en cause », souligne Étienne Noël, qui se dit « confiant » concernant l’issue de l’appel interjeté par l’État auprès du tribunal de Douai. La garde des Sceaux a également fait valoir la « situation critique » à laquelle l’administration doit faire face à Rouen en termes de « surpopulation carcérale », tout en étant « tenue d’accueillir tous les prévenus et condamnés qui lui sont adressés ». Selon les syndicats, la prison est dotée de 650 places, mais accueille entre 700 et 850 détenus. Construite en 1864, la prison de Rouen - ironiquement nommée Bonne Nouvelle - devrait d’ailleurs prochainement fermer ses portes. « Nous ne sommes pas forcément pour la fermeture des vieux établissements : parfois, on les préfère même aux nouvelles prisons de 700 ou 800 places, qui coûtent moins cher, qui ne recrutent pas suffisamment et qui sont pleines de caméras », résume Céline Verzeletti, secrétaire générale de la CGT pénitentiaire. Pour la syndicaliste, la prison de Rouen, « n’est vraiment pas la pire ». D’autres procédures pourraient donc suivre, partout en France. En cause : la vétusté de nombreuses prisons, aggravée par la surpopulation carcérale. Et un manque de moyens chronique qui pousse l’administration pénitentiaire « à attendre qu’un mur s’effondre, comme à la Santé à Paris, pour engager des travaux de rénovation ». Poursuite bâillon
Le groupe Bouygues s’attaque à des médias alternatifs
Ivan du Roy
Trois administrateurs de sites Internet alternatifs passent en procès le 11 juin à Paris. Ils ont été mis en examen sur plainte du groupe Bouygues et de ses filiales pour avoir relayé, il y a cinq ans, un texte dénonçant la construction de centres de rétention par le géant du bâtiment.
Décision le 9 juillet. 1 - Les révélations qui fâchent Bolloré Edité par T 34 - 15 Jun 2010 à 18:50 |
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Envoyé : 16 Jun 2010 à 21:14 |
La Gironde fait la grimace devant les camérasVidéo… protection, surveillance… La préfecture, qui organisait le 9 juin une réunion sur ce thème, se fait le chantre des caméras omniprésentes. Pourtant très peu utilisées dans le département.
Bordeaux n’est pas Nice, avec ses 600 caméras programmées à la fin de l’année. La capitale girondine n’en compte que 29, le département 82, autant dire une misère. Mais ça va changer. Du moins si l’on en croit l’aréopage de la préfecture de Gironde qui a déplacé mercredi dernier un arsenal de gradés de police et de gendarmerie pour expliquer au bon peuple, au milieu duquel des élus, l’utilité de la vidéo… protection ou surveillance ? À vrai dire, dans la salle de l’Athénée municipal, on a allègrement mélangé les appellations, selon l’humeur et l’orateur. Le préfet, Dominique Schmitt, tient, lui, à la vidéoprotection, pour laquelle il y a consensus parmi les Français. L’État souhaite développer le nombre d’équipements et il s’adresse d’abord aux élus. « Il n’y a plus de polémique aujourd’hui sur cette question. Nous fondons de très grands espoirs dans la vidéoprotection pour faire diminuer la délinquance », a dit M. Schmitt. Soutenu par Philippe Melchior, président du Comité national de pilotage stratégique pour le développement de la vidéoprotection : « Pourquoi accroître la vidéoprotection ? Parce que les Français le veulent, point final » ! Elle est utile à l’élucidation des faits, aide les magistrats et est même financièrement « rentable ». Le directeur départemental de la sécurité publique Louis Doutre montre pour la première fois au public cinq films vidéo différents qui ont permis de confondre les auteurs des méfaits dans les rues et les transports bordelais… Bref, la vidéo c’est utile, c’est bon pour la santé et la tranquillité publiques. Le seul bémol est venu du sénateur socialiste Charles Gautier, maire de Saint-Herblain dans la banlieue nantaise, coauteur du « Rapport sur la vidéosurveillance », pour qui il est important de préciser l’utilisation de l’outil. Au passage de la réforme des collectivités, il estime que le système ne se développera que si l’État consulte les élus. Paradoxalement, la vidéosurveillance ne soulève pas les passions à Bordeaux. Si les Verts et les communistes y sont opposés, le PS n’est pas franchement contre et Alain Juppé n’en fait pas un argument majeur de sa politique. À part quelques lieux emblématiques de rassemblement (discothèques du quai de Paludate, place de la Victoire, les quais…) et bien évidemment tramways et certains autobus, les Bordelais ne sont pas filmés à tout bout de champ. La réunion de mercredi dernier est-elle le prélude à un vaste plan d’équipement ? La création d’un comité d’éthique sur la vidéoprotection est à l’ordre du jour d’un prochain conseil municipal. Un signe. Jacques Moran Étienne Noël « On imagine la souffrance des détenus »D’abord confidentielle, la procédure initiée par l’avocat Étienne Noël commence à faire des émules. Celui-ci a réuni près de 80 dossiers pour la seule prison de Rouen.
l’État condamné aussi à CaenSix détenus, qui dénonçaient des conditions d’incarcération indignes à la maison d’arrêt de Caen, ont obtenu gain de cause fin mai face à l’État, condamné par le juge des référés du tribunal administratif de Caen à leur verser de 500 à 3 000 euros. En cause ici encore : « des cellules de 10 m2 », conçues initialement pour un seul détenu, « souvent partagées » avec « un, voire plusieurs détenus », et des « toilettes qui ne comportent pas de ventilation spécifique ni de cloisonnement suffisant avec la pièce principale ». Également pointée, une fenêtre haute de très faible dimension « qui ne permet pas notamment d’assurer un renouvellement satisfaisant de l’air ambiant ». Toujours pas de procès en vue pour rendre justice à Zyed et Bouna Voilà près de cinq ans que Zyed Benna et Bouna Traoré sont morts, électrocutés dans un transformateur à Clichy-sous-Bois, en cherchant à échapper, alors qu’ils n’avaient rien à se reprocher, à un contrôle de police. Cinq ans et toujours pas de procès en vue. L’avocat des familles des deux jeunes hommes, Jean-Pierre Mignard, désespérant de l’immobilisme du parquet, a décidé d’adresser un courrier au collège de l’instruction pour qu’il rende une ordonnance de règlement sans attendre l’éventuelle réquisition du procureur. L’information judiciaire est close depuis le 15 juillet 2009. Edité par T 34 - 16 Jun 2010 à 21:31 |
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Envoyé : 17 Jun 2010 à 20:36 |
Un juge des libertés sanctionnéDix ans après la loi sur la « présomption d’innocence » et l’instauration du juge des libertés et de la détention, l’un d’eux, Xavier Lameyre, vient d’apprendre son éviction à la suite de pressions médiatiques et policières.
Le rassemblement a été organisé « un peu dans l’urgence ». Ils étaient pourtant plusieurs dizaines, magistrats, avocats et fonctionnaires, à avoir répondu, mercredi matin, à l’appel du Syndicat de la magistrature, de l’Union syndicale des magistrats et du Syndicat des avocats de France, devant le tribunal de grande instance de Créteil (Val-de-Marne). L’objet de ce rassemblement : soutenir un collègue en instance d’éviction, et par là même, un principe fort, l’indépendance des juges. Au centre de l’affaire, Xavier Lameyre, juge des libertés et de la détention (JLD), chargé de statuer sur la légalité des placements en détention provisoire. Ses décisions ont eu le malheur de déplaire à certains syndicats de police, Alliance et Synergie en tête, qui l’ont affublé du doux nom de « Liberator ». Ces dernières semaines, à la suite d’une chronique sur RTL reprenant le sobriquet, la polémique a enflé. Jusqu’à trouver une issue surprenante, vendredi, avec la décision du président du tribunal, Henri-Charles Egret, d’évincer le juge. Une première dans le monde judiciaire. Officiellement, il s’agit d’une promotion et Xavier Lameyre s’est vu proposer de siéger… aux affaires familiales, ou à la XIe chambre correctionnelle du tribunal, laquelle selon ses confrères, traite de dossiers peu importants. Une « promotion » que le président du tribunal lie explicitement aux déboires médiatiques du juge. « L’importance des critiques et leur écho médiatique tant dans le monde judiciaire que dans la société fragilisent sa mission et peuvent porter atteinte à la crédibilité du tribunal », a-t-il ainsi déclaré, redoublant la colère de ses confrères qui ne comprennent pas qu’un juge, censé bénéficier de garanties d’indépendance, fasse les frais de critiques extérieures. « Il est bien sûr possible de contester les décisions d’un JLD, mais devant la cour d’appel », rappelle Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature (SM), qui s’inquiète du message envoyé aux autres juges des libertés, lesquels font face à des « décisions dures à prendre » : « celles de placer en prison, avant leur jugement, des personnes considérées comme présumées innocentes ». Selon le SM, l’affaire révèle la fragilité du statut du JLD, nommé par décret en tant que « vice-président de tribunal » sans attribution spécifique (à la différence du juge d’instruction ou du juge des enfants), et donc soumis aux humeurs du président du tribunal. Avant de finaliser sa décision, ce dernier a l’obligation de consulter deux instances : une commission dite restreinte, ainsi que l’assemblée générale des magistrats du siège. Leur avis est purement consultatif et a peu de chance d’infléchir son choix. Ironie du sort, la loi d’Elisabeth Guigou sur la présomption d’innocence, qui a instauré le juge de la liberté et de la détention, fêtait justement cette semaine ces dix ans d’existence. |
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Envoyé : 18 Jun 2010 à 21:28 |
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C’est un scandale ! Deux journalistes mis en examen en une semaine !Après Augustin Scalbert, de Rue89, c’est au tour d’Alexandra Ackoun, journaliste de France Inter, d’être inquiétée par la justice…
À l’approche de la présidentielle, les journalistes de France vont-ils devoir troquer le brassard ou le micro contre le bâillon ? Pour la deuxième fois en une semaine, l’un d’entre eux a été mis en examen. Mercredi, la journaliste médias de France Inter, Alexandra Ackoun, tout comme le patron de Radio France Jean-Luc Hees, a été mise en examen par la juge Nadine Berthelemy-Dupuy pour « complicité de diffamation », à la suite d’une plainte déposée en 2009 par l’ancien judoka David Douillet, sorti des tatamis pour embrasser une carrière politique sous l’étiquette UMP. L’ancien champion olympique, aujourd’hui député des Yvelines, a porté plainte en diffamation avec constitution de partie civile contre la députée européenne d’Europe Écologie, Eva Joly. Le 22 septembre 2009, à l’Assemblée nationale, elle dénonçait le manque de volonté d’agir contre les paradis fiscaux. L’ancienne juge d’instruction de l’affaire Elf avait accusé David Douillet de détenir un compte bancaire au Liechtenstein, un pays qui figurait alors sur la liste dite « grise » de l’OCDE des paradis fiscaux. Alexandra Ackoun, qui était à ce moment-là journaliste au service politique de France Inter, avait suivi la conférence de presse d’Eva Joly, enregistré puis diffusé ses propos le lendemain, dans le journal de 8 heures. Rien de plus normal. Selon le Syndicat national des journalistes (SNJ), Alexandra Ackoun est visée pour « avoir exercé pleinement sa mission de journaliste ». Et il relève « qu’en moins d’une semaine, c’est le deuxième journaliste mis en examen », puisque Augustin Scalbert, de Rue89, s’est vu signifier sa mise en cause vendredi 11 juin, pour recel, dans l’affaire Sarkozy-France 3-Rue89. Cet acte judiciaire contrevient frontalement à la loi et à la jurisprudence européennes, et à la loi française du 4 janvier 2010 sur la protection des sources des journalistes. Pour le SNJ, c’est clair, « une partie de la classe politique est en train de peser de tout son poids sur les journalistes indépendants pour intimider toute une profession ». Le syndicat estime que ces poursuites ont pour but d’inciter les journalistes politiques « à vider le contenu de leurs reportages de tout propos “dérangeant”, à édulcorer les comptes rendus, bref, à s’autocensurer ». Par le passé, David Douillet avait porté plainte contre le site Internet Bakchich, pour les mêmes motifs : il avait été débouté. Ces mises en examen interviennent dans un climat qualifié de « sarkoberlusconisation » par le SNJ CGT, qui, à propos d’Augustin Scalbert, avait considéré que sa mise en examen « témoigne de l’acharnement du pouvoir de mettre en cause tous ceux qui s’opposent à la ligne du chef de l’État et ceux qui peuvent écorner son image ». Claude Baudry Ils ont osé le dire
« Je ne veux plus du Syndicat du livre, on va les asphyxier. » Edité par T 34 - 18 Jun 2010 à 22:26 |
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Envoyé : 22 Jun 2010 à 19:57 |
Le procès de Villiers-le-Bel s’ouvre aujourd’huiCinq jeunes sont accusés d’avoir tiré, en 2007, sur les policiers, lors des violences qui ont éclaté après la mort de Mohsin et Lakamy.
C’est un procès hors norme qui s’ouvre ce matin devant la cour d’assises du tribunal de Pontoise (Val-d’Oise). Sur le banc des accusés, cinq jeunes hommes de Villiers-le-Bel poursuivis pour avoir tiré à la chevrotine contre les forces de l’ordre pendant les deux nuits d’émeutes que la ville a connues, le 25 novembre 2007, après la mort de Mohsin et Lakamy, à la suite de la collision de leur mini-moto avec une voiture de police. Malgré les multiples démarches de maître Jean-Pierre Mignard, l’avocat des familles, la justice ne s’est toujours pas penchée sur les circonstances du décès des deux adolescents. En octobre 2009, le parquet avait même requis un non-lieu en faveur des policiers, avant que la cour d’appel n’infirme cette décision, le 8 avril dernier. En revanche, sur l’autre versant de l’affaire – les tirs sur des policiers –, tout est allé très vite. Et de quelle manière ! Le 1er décembre 2007, la direction de la police judiciaire de Versailles a distribué à Villiers-le-Bel 2 000 appels à témoins à qui elle promet l’anonymat et une rémunération. Trois mois plus tard, au petit matin, sous l’œil de dizaines de journalistes, un millier de policiers lancent une vague d’arrestations. Bilan : cinq hommes, de vingt-deux à vingt-neuf ans, sont mis en détention provisoire. Quatre d’entre eux s’y trouvent toujours et sont poursuivis pour « tentatives de meurtres en bande organisée » ainsi que pour détention et port d’arme prohibés ; le cinquième, sous contrôle judiciaire, est poursuivi pour complicité, accusé d’avoir fourni une arme. Vingt-cinq policiers touchés par la chevrotine ont déposé plainte. Au moins 90 se sont portés partie civile. Pour maître Patrick Arapian, qui défend trois des accusés, l’instruction ressemble à un « concentré de tomates ». « C’est le même magistrat qui a instruit l’accident lui-même et les émeutes qui ont suivi. C’est la même personne, au parquet, qui a envoyé les forces de police à Villiers en novembre 2007 et qui porte l’accusation aujourd’hui. Tout a été fait pour justifier la thèse des policiers. De plus, au-delà des méthodes employées, la qualification juridique ne tient pas : on va assister à un procès de groupe. » Selon lui, aucune pièce tangible ne vient étayer une accusation qui repose uniquement sur les témoignages sous X. La juge d’instruction les justifie en invoquant la nécessité de contourner la loi du silence régnant dans les cités. Ce qui fait bondir Me Arapian : « Il fallait procéder à des investigations, mener une enquête et ne pas se contenter d’opérations coups de poing ! » Samedi, 200 personnes ont défilé à Pontoise à l’appel du collectif Respect, vérité, justice. Ils dénoncent un procès qui « ne vise pas à établir la responsabilité d’actes précis mais qui est le procès d’un événement dans son entier ». Dany Stive |
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Envoyé : 23 Jun 2010 à 18:32 |
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Un facteur écope d'un PV pour conduite d'une seule main
(AFP) RENNES — Un facteur de Rennes s'est vu infliger une amende de 22 euros pour avoir conduit d'une seule main son vélo durant sa tournée, a-t-on appris mercredi (bien mercredi) auprès du syndicat Sud, qui dénonce une "arrestation au faciès". "Les deux policiers en tenue ont voulu vérifier son identité. Il n'avait que ses papiers professionnels. Ils ont insisté pour l'embarquer ainsi que son vélo", indique le syndicat Sud dans un communiqué. Selon le syndicat, les policiers ont insisté mardi pour embarquer au commissariat le postier, dont le contrôle d'alcoolémie s'est avéré négatif, et lui ont refusé le droit de téléphoner à sa hiérarchie. Sud a dénoncé une "arrestation au faciès", soulignant que le facteur est noir. "Il n'y a aucune raison d'arrêter quelqu'un qui circule en habits de postier sur un vélo de service au motif qu'il roule d'une seule main. Sinon pourquoi ? Peut-être parce qu'il est noir", s'indigne un porte-parole, Alain Gilbert, interrogé par l'AFP. Pour le postier, le caractère discriminatoire de l'arrestation ne fait aucun doute. "Au commissariat, ils m'ont dit: +T'es pas chez toi ici+. C'est clairement raciste", a-t-il déclaré à l'AFP. Sud a exigé que la direction de la Poste "demande des explications à la police et au procureur de la République" au sujet de cet incident. Le facteur a indiqué de son côté qu'il saisirait également la Halde. Selon le directeur départemental adjoint de la sécurité publique, Bernard Gicquel, le cycliste ne "tenait pas du tout son guidon" et se trouvait en situation d'"infraction caractérisée". Le PV a, en outre, été "précédé d'une mise en garde qui n'a pas été suivie d'effet", a-t-il souligné. La contravention a été dressée sur la base de l'article 412-6, qui avait également été invoqué fin mars pour verbaliser une automobiliste nantaise conduisant avec un niqab. Ce texte critiqué prescrit que "tout conducteur doit se tenir constamment en état et en position d'exécuter commodément et sans délai toutes les manoeuvres qui lui incombent", l'appréciation étant laissée à l'agent de la force publique. |
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Envoyé : 23 Jun 2010 à 18:40 |
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Après Guillon, Didier Porte renvoyé de France Inter
![]() L'humoriste Didier Porte a annoncé, mercredi 23 juin, qu'il était "licencié" de France Inter. Le patron de l'antenne, Philippe Val, ne renouvellera ni sa chronique matinale ni celle de l'émission du "Fou du roi" dans la prochaine grille de rentrée. "Je suis viré complètement de France Inter, même du 'Fou du roi', contrairement à ce que Philippe Val avait dit à Stéphane Bern [animateur de l'émission]", a déclaré l'humoriste qui a reçu une lettre recommandée signée du directeur de la station publique.
Ce licenciement intervient le même jour que l'annonce, par le patron de Radio France, Jean-Luc Hees, que l'humoriste Stéphane Guillon, auteur également d'une chronique matinale, était lui aussi congédié. Didier Porte avait reçu début juin un avertissement de sa direction à la suite d'une chronique dans laquelle il mettait en scène l'ancien premier ministre Dominique de Villepin insultant le chef de l'Etat. "Ce petit dérapage sur Villepin et Sarkozy reste un prétexte, ça fait dix ans que je fais des chroniques engagées", a réagi le chroniqueur. "Je sais que Christian Estrosi a récemment écrit à la présidence pour se plaindre d'une de mes chroniques. Je ne veux pas jouer les martyrs politiques mais ça me semble disproportionné. J'ai l'impression qu'on fait le ménage à deux ans des présidentielles", a-t-il commenté. Dans l'entourage de Christian Estrosi, on précise que le ministre de l'industrie avait bien écrit fin avril à France Inter "simplement" pour demander un droit de réponse après les "attaques violentes et les insultes proférées à son égard" par l'humoriste. "A aucun moment" le ministre "n'a demandé la tête" de Didier Porte, a-t-on affirmé, précisant que ce droit de réponse n'avait "jamais été lu à l'antenne". "NOUS VIVONS DES MOMENTS PÉNIBLES" Dans son courrier adressé à Didier Porte, Philippe Val explique qu'il souhaite "renouveler et faire évoluer" l'antenne. "La conception d'une nouvelle grille contraint nécessairement la direction à renoncer à certaines émissions ou chroniques", poursuit la lettre, selon l'humoriste, dont le contrat s'arrête vendredi. "J'ai un contrat de grille qui dure jusqu'à fin juin. Comme ça fait dix ans que je suis dans la maison, c'est comme si j'avais un CDI, donc c'est bien un licenciement qui n'est pas justifié puisque je n'ai eu qu'un seul avertissement", a-t-il expliqué. "Pour moi c'est chaud, plaisante-t-il tout de même dans une interview à l'AFP, je suis incasable sur une autre radio. Il me reste mes spectacles mais je suis mal. J'ai deux enfants en très bas âge. Je vais les confier à la DASS, pas le choix". STÉPHANE BERN SOUTIEN DIDIER PORTE ET MENACE DE QUITTER L'ANTENNE Les humoristes Guy Bedos et Guy Carlier se sont dits "peinés" et "surpris" de cette décision. "Je suis très peiné car j'aime bien Jean-Luc et j'ai de très bons souvenirs de liberté avec lui, mais il a changé", a déclaré Guy Bedos. "C'est un procès fait à l'humour politique. Ils [Jean-Luc Hees et Philippe Val, directeur de France Inter] perdent la tête", a commenté l'humoriste, qui se considère comme le "parrain" de Stéphane Guillon. "Qu'ils veuillent justifier de devoir leur situation actuelle à Sarkozy c'est leur problème. Mais qu'ils tombent à bras raccourcis sur les humoristes, c'est une bêtise, c'est désolant", s'est insurgé l'humoriste. "Ça ne correspond pas au souvenir que j'ai de Jean-Luc" quand il était patron de France Inter à la fin des années 1990, a réagit Guy Carlier, qui a travaillé il y a quelques années à France Inter. "Lorsque les hommes politiques téléphonaient – à l'époque Jean-Marie Cavada était le patron de Radio France – Jean-Luc venait me voir et me disait de continuer", se souvient Guy Carlier, qui officie actuellement sur Europe 1. "France Inter proclame son irrévérence mais on ne peut pas tenir ce langage pour faire du marketing et faire le contraire", estime Guy Carlier. Stéphane Bern, qui anime l'émission "Le Fou du roi" sur France Inter, a apporté mercredi à l'antenne son soutien à Didier Porte. Le public du studio a chaleureusement applaudi l'humoriste et copieusement sifflé la direction, certains lançant des "Val, démission !" "Nous vivons des moments pénibles", a conclu Stéphane Bern. Dans une interview sur Voici.fr, le présentateur du "Fou du roi" annonce qu'il mettra sa présence à l'antenne dans la balance pour inverser la décision des dirigeants de France Inter. Il dit aussi avoir eu un échange "très tendu" avec Philippe Val lors de la pause durant l'émission de mercredi. "J'ai donné des garanties à Didier Porte et on me désavoue publiquement, je ne le vis pas bien", explique-t-il, ajoutant qu'il a pris rendez-vous avec Jean-Luc Hees pour plaider la cause de Didier Porte. Edité par T 34 - 26 Jun 2010 à 02:29 |
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Envoyé : 23 Jun 2010 à 19:02 |
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Envoyé : 23 Jun 2010 à 20:14 |
Face-à-face tendu au procès de Villiers-le-BelAmbiance électrique hier, aux assises de Pontoise, à l’ouverture de l’audience des cinq jeunes accusés d’avoir tiré, en novembre 2007, sur les policiers lors de deux nuits de violences. «Faites sortir les journalistes s’il n’y a pas suffisamment de place pour les familles !» Hier matin, au tribunal de Pontoise, la rangée de CRS contient difficilement une petite foule qui ne comprend pas qu’on puisse lui refuser l’accès à la salle du tribunal où sont jugés les cinq jeunes hommes accusés d’avoir tiré sur les policiers en novembre 2007, à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) lors des deux nuits d’émeute qui ont suivi les décès de Mouhsin et de Lakamy. Dans la salle d’audience, l’ambiance est tout aussi électrique. Les avocats de la défense multiplient les mises en garde et annoncent qu’ils quitteront le tribunal si les familles n’ont pas accès à la salle. Toutes les travées de la partie gauche sont en fait occupées par la petite centaine de policiers qui s’est porté partie civile. Marie-Thérèse de Givry, procureure de Pontoise et avocate générale à l’audience, tente d’expliquer : pour des raisons budgétaires, le dispositif exceptionnel du procès du Concorde, avec un doublement de la capacité de la salle, n’a pas été reconduit. Assis dans le hall du tribunal jusqu’en fin d’après-midi, plusieurs dizaines de personnes ne comprenaient toujours pas : la banlieue subirait-elle ici aussi un régime particulier ? Dans la salle, devant le public, les pièces à conviction sous scellés attestent de la violence des émeutes : fusils à pompe, couteaux de cuisine, sabres, machettes, munitions et gilets pare-balles de policiers avec des impacts de projectiles. L’acte d’accusation détaille les tirs essuyés par les policiers, parfois à quelques mètres de distance. Un gardien de la paix a perdu l’usage d’un œil, atteint par un plomb. Mais la lecture de cet acte révèle aussi combien l’accusation repose quasi exclusivement sur les témoins anonymes. Pas un policier ne peut décrire son agresseur autrement que par la sempiternelle expression : «individu de type africain». Pour mettre un nom sur chacune de ces silhouettes, ne restent que les confessions de jeunes pendant leur garde à vue, qui se sont tous rétractés depuis, et les témoignages recueillis sous X. Les accusés contestent les charges qui pèsent sur eux. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Dans quinze jours, le jury décidera. Dany Stive Villiers. Auditions des témoins « X »Il a fallu attendre la dernière partie de la lecture de l’acte d’accusation pour entendre énoncer les noms des cinq jeunes gens qui sont dans le box des accusés. Les informateurs désignés dans le dossier par les lettres « PT » suivies d’une série de deux chiffres sont les seuls à désigner nommément les cinq jeunes poursuivis. Le tribunal ne découvrira ces personnes – le visage flouté et la voix transformée – que grâce à des écrans accrochés aux murs de la salle des assises. Personne ne saura alors d’où ces témoignages sont recueillis, dans une salle proche ou dans un autre tribunal. « Regrouper les élèves les plus violents, c’est explosif »Lancées par Nicolas Sarkozy, dix structures de «réinsertion scolaire» pour les jeunes «les plus durs» ouvriront à la rentrée. Ces établissements, qui rassemblent éducation nationale et protection judiciaire, laissent les professionnels sceptiques. Comme souvent, tout est parti d’un discours de Nicolas Sarkozy. Le 5 mai 2010, il annonçait la création à la rentrée 2010 «d’établissements de réinsertion scolaire» pour y regrouper les jeunes «les plus durs, ceux qui ont été exclus au moins une fois de leur établissement, qui rendent la vie impossible à leur établissement». Depuis, c’est le branle-bas de combat au ministère de l’Éducation nationale et à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) pour rendre concret l’effet d’annonce et ce, en à peine quatre mois.
pas de réflexion de fond De ces établissements, on sait peu de chose : ils seront une dizaine en France et ouvriront leurs portes entre septembre et novembre prochain, dont trois en Seine-Saint-Denis et un dans la Somme. Priorité donnée «aux départements pour lesquels les besoins sont les plus importants», dixit Sarkozy. Ces internats accueilleront trente élèves au maximum, âgés de treize à seize ans, pour une durée «d’au moins un an». Concernant l’encadrement, c’est le président de la République lui-même qui en a donné les grandes lignes : «Les personnels seront composés de professeurs volontaires de l’Éducation nationale et d’éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse. Je souhaite également que des volontaires du nouveau service civique, sélectionnés pour leurs compétences, puissent faire partie de l’encadrement.» Interrogés sur ces futurs établissements, les syndicats enseignants trouvent le procédé discutable : «Mettre ensemble les élèves qui posent le plus de problèmes, c’est explosif. En plus, on les cantonne à la découverte de certains métiers et au sport, renonçant ainsi à toute ambition pour ces jeunes», s’insurge Clément Dirson, du Snes 93. Deux activités qui n’ont rien de nouveau, puisque le sport et la découverte des métiers relèvent des activités proposées aux jeunes délinquants par la PJJ. Ces internats se veulent obligatoires, mais aucun cadre pénal ne permet de forcer les familles à accepter cette proposition. «Il n’y a pas de cadre judiciaire précis, explique Jean-Paul Ravaux, responsable régional du Snpes-PJJ. Ici, le cadre est civil. Donc, avant de décider si un élève a besoin d’aller dans un internat, il faut une concertation avec la famille, le conseiller d’orientation et le chef d’établissement.» Avec le risque pour les équipes de voir les jeunes arriver dans ces établissements en mauvaise disposition. «Si les ados ne veulent pas participer à un projet, ils savent parfaitement refuser le cadre qui les tient. Je regrette le manque de réflexion de fond.» Dans une circulaire interne de la direction de la PJJ, un paragraphe souligne les «écueils à éviter». Comme celui de «cantonner la PJJ uniquement au registre de l’autorité et de la gestion des conflits» ou «de ne mobiliser la PJJ qu’en cas de difficultés de gestion de crise». Et de rappeler : «Quand la crise est là, c’est trop tard et notre intervention ne pourrait être efficace.» Manière polie de dire que les éducateurs n’ont pas vocation à jouer les pères fouettards. Autre question aiguë : les moyens financiers. Alors que le gouvernement a choisi de ne pas remplacer un professeur sur deux partant à la retraite, comment l’éducation nationale pourra-t-elle financer ce nouveau dispositif, en terme de postes et de structures ? «Collectivités territoriales, conseils généraux et communes» devraient, selon la circulaire interne de la PJJ, être sollicités financièrement et en matière d’équipements. À quelques semaines des grandes vacances, les académies concernées ont bien du mal à trouver des lieux en accord avec les conseils généraux. Les projets pédagogiques, c’est une chose. La communication présidentielle en est une autre. Ixchel Delaporte Des ghettos À l’excellenceDes internats pour les jeunes les plus «violents». Voilà un pendant idéologique parfait aux internats d’excellence destinés aux jeunes «les plus méritants». Dans son discours du 5 mai, Nicolas Sarkozy n’a pas manqué d’opposer les élèves perturbateurs à ceux qui «se comportent, eux, de manière exemplaire». Le gouvernement souhaiterait inculquer «aux plus durs tout ce qu’il y a de plus moderne, une pédagogie qui mettra l’accent sur l’apprentissage de la règle, le respect de l’autorité et le goût de l’effort». Une manière de diviser et de produire deux catégories de jeunes dans un même territoire sans s’attaquer aux causes des inégalités : la ghettoïsation et l’appauvrissement des quartiers populaires. Un vigile pour les mineurs de PantinLes employés du centre éducatif s’opposent à une vision sécuritaire de leur mission. Parmi les employés de l’établissement de placement éducatif (EPE) de Pantin, le projet fait l’unanimité… contre lui. L’idée imposée par la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) : recruter des agents de sécurité privée pour seconder le personnel éducatif, caméras à l’appui, et encadrer la dizaine de mineurs qui y sont placés, pour leur majorité à la suite d’une décision du tribunal. Cette structure inédite sera mise en place dès septembre. Un choc pour l’équipe, et plus largement pour l’ensemble des éducateurs de la PJJ qui assistent depuis plusieurs années à la dérive de leurs missions de plus en plus axées sur le volet répressif, avec en ligne de mire, la réforme prévue de l’ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs. Et en toile de fond, une diminution des moyens imposée par la Révision générale des politiques publiques. Vigiles et éducateurs : le mélange des genres leur paraît contre-productif, voire « nocif ». Dans une lettre adressée vendredi à la Garde des sceaux, plusieurs syndicats (SNPES-PJJ, Unsa-SPJJ, Syndicat national des psychologues et CGT Justice-PJJ) expliquent redouter une « escalade de violence ». « Les jeunes doivent être contenus par la force de la pédagogie institutionnelle, par la solidarité de l’équipe, pas par la force physique », souligne Jean-Paul Ravaux, secrétaire SNPES-PJJ/FSU pour la région Île-de-France, qui précise que le foyer de Pantin « fonctionne bien ». Et que les jeunes qui y sont actuellement devraient être placés dans d’autres centres, au mépris de leur équilibre. Candide ? Laxiste ? L’équipe éducative réfute l’accusation de la direction de la PJJ et argue que le risque fait partie du métier. Elle regrette enfin que le projet soit mené en l’absence de toute concertation. « De plus en plus, on privilégie une réponse immédiate : à partir du moment où un jeune a commis un délit, tout ce qu’il a subi en tant que victime n’existe plus, et quand il sort, rien n’a changé », regrette Jean-Paul Ravaux. Anne Roy Edité par T 34 - 23 Jun 2010 à 20:23 |
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Envoyé : 24 Jun 2010 à 20:28 |
Procès de Villiers-le-Bel : « Je suis incapable de dire qui m’a frappé »Deux policiers ont témoigné mercredi et jeudi au procès des cinq jeunes gens accusés d’avoir tiré sur les policiers en novembre 2007 à Villiers-le-Bel. Deux témoignages de « flics » ont marqué les assises de Pontoise, où se tient depuis lundi le procès de cinq jeunes hommes poursuivis pour avoir tiré sur la police à Villiers-le-Bel, en novembre 2007. Cité par la défense, le commissaire Jean-François Illy a rappelé, mercredi, comment il a été roué de coups peu de temps après l’accident entre une mini-moto et un véhicule de police qui avait coûté la vie à deux adolescents. « C’est un miracle que j’en sois sorti vivant. » Le commissaire Illy a bénéficié de 45 jours d’ITT après ce passage à tabac survenu le 25 novembre 2007 et il en portera les séquelles pour le restant de sa vie. Pourtant, il était allé « au contact » armé de son seul brassard. Appelé chez lui –nous sommes un dimanche -, sans connaissance réelle des heurts qui ont commencé à embraser la ville, le commissaire juge utile de tenter une médiation pour enrayer la montée de la tension. Mais rapidement, il est assailli par une « horde » de personnes qui le jettent à terre et mettent en actes les mots qu’on lui lance : « Deux jeunes sont morts, deux flics doivent mourir. » Le commissaire Illy est formel : il ne reconnaît aucun de ses agresseurs parmi les cinq prévenus. Mais, avant de tomber au sol, il a aperçu Adama Kamara à proximité. Présenté comme un « médiateur » dans la cité, le jeune homme explique à la cour ne pas être intervenu parce que « c’était trop dangereux pour (lui)-même ». Cinglant, Jean-François Illy rétorque : « Si vous étiez intervenu, peut-être que je ne me serais pas fait tabasser ! » Et il poursuit : « Je suis incapable de dire qui m’a frappé. Si quelqu’un a des infos sur mes agresseurs, je suis preneur, je veux les regarder dans les yeux. » Silence dans le box. Autre son de cloche hier matin. Le policier Jean-Marc Lafaille est appelé à la barre. L’homme n’a pas vécu les deux nuits d’émeutes à Villiers-le-Bel mais il a exercé de 2000 à 2006 dans ce secteur. Il y a notamment mis en place la police de proximité et a fourni un énorme travail de dialogue, parfois dans des conditions extrêmement difficiles, avec les jeunes des cités. Incroyable dans le cadre de cette cour d’assises, il a le sourire quand il dit reconnaître les quatre jeunes hommes dans le box. Il connaît bien surtout Adama Kamara. « Il était très violent, il lui arrivait de se rebeller mais je pouvais le solliciter pour apaiser les tensions. Il était reconnu et très écouté dans les cités. » Un avocat de la partie civile enchaîne : « Y compris, par exemple, pour organiser une émeute ? » Le policier ne peut l’affirmer. Un défenseur des accusés l’interroge : n’était-ce pas une erreur de supprimer la police de proximité ? Le fonctionnaire se contente de répondre d’un large sourire. Un rayon d’humanité est passé sur les assises. Dany Stive |
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Envoyé : 25 Jun 2010 à 15:36 |
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Le muet qui se prenait pour Pavarotti.
- Moi, je croyais que c’était un pays où l’on peut se faire entendre en dehors du café du Commerce, où les élus sont tenus d’appliquer la politique pour laquelle ils ont été élus, où l’intérêt du plus grand nombre prime sur celui des puissants. - T’as qu’à leur dire, t’es libre ! A la tienne ! - D’ici ? Si la voix du peuple est confinée dans un bar parce que les médias appartiennent à une poignée d’oligarques et si les bulletins de vote sont des blancs-seings donnés à des politiciens indéboulonnables qui agissent à leur guise jusqu’aux prochaines élections, autant parler à mon verre. - Hé, ho ! Je discute sans qu’on vienne m’arrêter (Fernand, la même, chose !) et je vote pour qui je veux, alors… - Démocratie du grec demos cratos : le pouvoir par le peuple. C’est le peuple qui exerce souverainement le pouvoir, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants. - La démocratie, c’est que je puisse parler, ils l’ont dit à la télé. - Ben voyons ! Aucune loi n’interdit au muet de se prendre pour Pavarotti. PS. J’ai un trou : C’est bien Thierry Henry, un des 23 grévistes footeux que Nicolas Sarkozy a reçu en priorité le jour où la France criait sa colère dans la rue ? Et est-ce bien Jean-Louis Barrault qui a dit : "La dictature c’est : ferme ta gueule et la démocratie c’est : cause toujours" ? Et quand les humoristes se font virer de France Inter, faut-il parler de démocrature ? A poil, les blogueurs ! (et la classe politico-médiatico-littéraire aussi).
Le député Jean Louis MASSON prétend que les éditeurs de sites Internet et en particulier des « blogueurs » sont difficilement identifiables et donc qu’ils peuvent écrire n’importe quoi dans la plus grande impunité. C’est faux, il le sait, et l’exposé de sa proposition de loi pour y remédier, nous révèle sa vraie préoccupation : « La France compte 9 millions de blogs dont 2,5 millions sont actifs. Notre pays se classe ainsi au quatrième rang mondial, après les États-Unis, la Chine et le Japon, et au premier rang mondial en nombre de blogs par internaute ». Donc : trop de possibilité, pour les Internautes, en dehors des circuits contrôlés par le pouvoir, les banques et les industriels, de s’exprimer par des écrits, respectueux de la loi, mais qui pourraient, dès lors, entraîner des sanctions en terme de carrière, voire d’emploi et les exposer à des lynchages médiatiques. Le pseudo est donc un instrument de liberté qui interdit d’illégales représailles infligées par les employeurs, les médias, les politiques, d’éventuels adversaires sans scrupules. Si la soudaine exigence de transparence extrême de ce député était bonne, nous n’aurions jamais entendu parler de (échantillon) : Jacques Chaban-Delmas, Henri Rol-Tanguy, Patrick Bruel, Jean Ferrat, Lénine, Trotski, Marguerite Duras, Emile Ajar, Joey Star, Johnny Halliday, Edith Piaf, Jules Guesde, Enrico Macias, Vercors, « José » Bové, Simone Signoret, professeur Choron, Hô Chi Minh et pas davantage de Théophraste R. (du Grand Soir). Jean-François Kahn ne pourrait signer certains de ses articles François Darras, Thomas Vallières, ou P.M.O et des dizaines d’autres journalistes se retrouveraient nus. Enfin, la presse soucieuse de vérité et de précision, celle qui se gargarisait hier de préciser qu’il fallait ajouter un Dobeulyou à George Bush pour le désigner complètement n’omettra plus désormais de nous rappeler que le président de la République française s’appelle Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy-Bocsa. De Nagy Bosca, d’accord ? Théophraste R. (billettiste masqué du grand Soir). |
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