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On vit dans une belle démocratie

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Jan 2010 à 20:31
 
(source : http://rebellyon.info/Carrefour-assassin.html 02/01/2010)
 
Samedi après-midi, 30 personnes se rassemblent devant lentrée du Carrefour Part-Dieu, là où Michael Blaise a été assassiné lundi.

Elles distribuent des tracts que tout le monde prend volontiers. La sympathie pour le rassemblement est unanime, beaucoup remercient.
Certain.e.s étaient sympathisant.e.s en colère, d4autres la larme à l4oeil. Un attroupement se forme rapidement, les gens discutent.

Sur les pancartes : « Voleur tué, vigile en taule, Carrefour positive » et « Michael Blaise, 25 ans, tué pour vol ».

Les langues se délient : untel raconte qu’il s’est fait tabasser par ces mêmes vigiles en avril ; untel qu’il s’est fait tabasser dans le même magasin très récemment. Il se sent même coupable de ne pas avoir porté plainte, ou de ne pas avoir envoyé une lettre à la direction de Carrefour : « Si je lavais fait, peut-être qu’il ne serait pas mort. »

Une dame demande à un vigile « t’y étais, toi ? » Il répond « non non, moi je mets que des coups de poing »

Devant le Carrefour, l’ambiance est tendue : de nombreux chefs sont à l’entrée du magasin, ainsi que des vigiles… En face, des regards complices et défiants s’échangent entre jeunes et vieux adossé.e.s aux murs. Un jeune rebeu : « Aujourd’hui les vigiles contrôlent que les black, nous ils nous laissent tranquilles »

En quelques minutes les flics de la Part-Dieu rappliquent, intimant l’ordre de cesser de distribuer des tracts. Finalement ils laissent faire et vont discuter avec les chefs du supermarché. Quand il n’y a plus de tracts, le groupe sen va, criant « Carrefour, Assassin ! », « Un mort,Deux morts, Trois morts, Avec Carrefour je Positive ! » et « Tabassé,
Etranglé, Etouffé, Assassiné ! ». Il se dirige vers l’entrée de la galerie marchande, côté tram, où Michael traînait souvent. Là, des slogans sont lancés au mégaphone, de nombreuses personnes s’arrêtent, s’attroupent, discutent.

En 5 minutes ce sont 5 estaffettes de flics qui déboulent, auxquelles s’ajouteront rapidement 4 camions de CRS, sans compter la BAC en nombre dans lentrée de la galerie marchande, alors même qu’il n’y a plus qu’une dizaine de personnes. Peur dune révolte contagieuse ?

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Jan 2010 à 16:56

mercredi 30 décembre 2009, par Primitivi

Qui sommes-nous donc pour tolérer ainsi que l’un des nôtres subisse la mort lente en prison ?

Quels justificatifs nous accordons-nous pour continuer à fermer les yeux pendant que l’autre se fait massacrer sciemment par une justice revancharde ?

Où sont-ils donc tous ces philosophes prompts à défendre le réputé Polanski, si taiseux concernant le cas de Jean-Marc Rouillan ?

Quand bien même n’aurions-nous aucune expérience du monde carcéral, nous avons tous frôlé un jour ou l’autre la maladie et nous connaissons la douleur physique, la fièvre, les suées, les crampes à n’en plus finir, l’envie que le mal se fasse la malle. Comment pouvons-nous accepter qu’un homme en grande souffrance, ayant payé chèrement sa dette à la société, puisse crever sans baume d’apaisement... emmuré vivant ?

Jean-Marc Rouillan développe actuellement la très rare maladie de Chester-Erdheim. Après vingt-trois interminables années derrière les murs dont sept années et six mois en quartier d’isolement, une gorgée d’oxygène à l’extérieur en 2007, puis un retour en apnée à la case départ en 2008, sa place n’est plus en prison.

Peut-être ne vous sentez-vous pas concernés par le cas épineux de Jean-Marc Rouillan, né le 30 Août 1952 à Auch dans le Gers, ex-militant du groupe Action Directe et talentueux écrivain... peut-être même son nom ne vous dit-il rien. Alors ce rien, remplissez-le et lisez en toute lucidité ses écrits.

Commencez par son témoignage carcéral : Paul des épinettes et moi : Sur la maladie et la mort en prison (Editions Agone, 2010) et forgez-vous une opinion. Votre opinion.

Continuerez-vous à piétiner un « corps brisé » soupçonné dorénavant de « troubles à l’ordre public » ?

Un corps en douleurs, paré de cathéters, handicapé, appartenant à un homme dont « la peine dépasse celle qui fut donnée à Albert Speer, bras droit d’Hitler condamné à 20 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. »

Cette non-assistance flagrante à carcasse en danger, l’avaliserez-vous en toute couardise ou légèreté ?

Jean-Marc Rouillan est actuellement incarcéré au centre de détention de Muret, près de Toulouse.

En ces temps incertains, il est creux de façonner une identité nationale. Nous sommes semblables. De pitoyables errants prêts à la tonte. Quel que soit le rayonnement du soleil. En laissant faire, en souscrivant à l’intolérable, en cautionnant l’absurdité d’un aveuglement par le silence, nous comprenons que nous basculons dans la pire espèce : celle qui tue et torture sans se tâcher les mains. Et celle-là, n’a qu’une seule identité : monstrueuse.

Parfois, les animaux dévoilent plus d’empathie que les êtres humains. ( (re)découvrir cette vidéo... la fin est révélatrice)

Peut-être devenir Chiens.

Ou Chiennes.

Au nom d’un gramme d’humanité.

Franca Maï
Source : E-torpedo
Romancière

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Dec 2009 à 19:48
 
par Futur Rouge
 
Un nombre immense de crimes commis contre notre classe ne sont et ne seront jamais pris en compte par la “justice de notre pays” et nos exigences et nos plaintes sont balayées d’un revers de la main ou remises infiniment à plus tard : l’injustice continue à régner.

Nous ne croyons pas en la “justice de notre pays”. Nous la voyons insulter chaque jour notre dignité. Nous voulons la justice populaire, une justice qui soit aux mains des opprimés, pour que les bourgeois rendent des comptes. La justice est un appareil répressif dont la bourgeoisie s’est dotée pour réprimer le prolétariat, c’est un appareil répressif comme l’est la police ou l’armée qui sont aux mains de la bourgeoisie et sont destinés à contrôler, à réprimer le prolétariat..Parlons plus clairement de Justice de classe..
D’ailleurs les faits sont têtus, puisque la plupart des juges, magistrats, avocats sont issus eux-mêmes de cette bourgeoisie..ils ne vont pas se condamner entre eux…
Nous voyons aussi clairement cela entre autre avec le procès AZF, les procès contre l’autre appareil répressif de l’Etat qu’est la police, où les policiers sont toujours condamnés à des peines minimes (quand ils sont condamnés)..

Voilà pourquoi nous vous présentons aujourd’hui ce document historique de Jean Paul Sartre.

A l’époque, le philosophe travaillait pour la révolution avec la Gauche Prolétarienne, pour essayer de mettre en place une JUSTICE POPULAIRE. Une justice qui nomme enfin les véritables criminels, les oppresseurs, et qui répare avec force les torts commis contre les victimes, les opprimés. Avec enquête, jugement, défense et châtiment. Les procès populaires se pratiquent dans toutes les révolutions, c’est la seule véritable justice sociale, avançant vers la dictature du prolétariat. Le prolétariat aura sa justice, est aura justice que quand il aura un Etat qui lui corresponde et ou il sera le maître, un Etat Socialiste…

TRACT DE JEAN-PAUL SARTRE : UN PROCES POPULAIRE (décembre 1969)



« Le 4 février dernier, à Fouquières-les-Lens, 16 mineurs sont tués par le grisou, 12 autres grièvement blessés. Le mardi 17 février, la Nouvelle Résistance Populaire répond à ce qu’on appelle déjà l’assassinat de Fouquières en incendiant les bureaux de reconversion des Houillères, à Hénin-Liétard. Quelques temps après la police inculpe, sans preuves, 10 maoïstes de cet attentat, elle en arrête 9, le 10è est en fuite. L’affaire passera le 14 décembre
devant la Cour de Sûreté de l’État, tribunal d’exception. Les faits sont clairs ; 16 hommes sont tués, c’est la fatalité, la justice bourgeoise n’intervient pas : elle ne se manifeste que pour porter sentence contre ceux qui ont voulu les venger. Quand les Houillères tuent, c’est normal ; PERSONNE n’est coupable. Ceux qui nuisent aux Houillères, par contre, voilà les criminels : on le leur fera bien voir.

Les masses en ont assez de cette justice partiale et volontairement aveugle, qui ne punit jamais les vrais coupables. A cette justice de classe, il est temps d’opposer la vraie justice, la justice populaire. A la veille du procès-bidon des incendiaires de Hénin-Liétard, nous avons décidé de faire publiquement, au coeur du pays minier, un VRAI procès qui posera la VRAIE question : 16 mineurs sont morts, qui sont les coupables ? Faut-il incriminer, comme toujours, la fatalité ou bien y a-t-il, en cet « accident », comme en tous les autres de même nature, de VRAIS assassins, en chair et en os. Y a-t-il eu homicide par imprudence ou homicide intentionnel et délibéré ? C’est le procès des Houillères que nous voulons faire. Et si les assassins existent, nous entendons les nommer pour les désigner aux mineurs. Nos sentences seront, par là, exécutoires.

Vous allez dire « Vous n’êtes que quelques personnes privées qui ont pris cette initiative sans être mandatées.. Qui fera de votre équipe un tribunal authentiquement populaire ? Qui ? Nous répondons : vous. Venez en masse participer à nos travaux : vous serez juges en même temps que nous, mieux vous serez NOS juges. Vous pourrez, du début à la fin, contrôler la valeur des témoignages, des exposés, du réquisitoire et de la défense ; vous pourrez approuver ou huer nos conclusions. Tous au procès des Houillères : il dépend de vous que se tienne demain, dans le bassin houiller, le premier tribunal populaire de France. »
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Dec 2009 à 19:13

La France fait du zèle en matière de sécurité aérienne

Après l’attentat manqué du vol 253 entre Amsterdam et Detroit, Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, propose le durcissement des contrôles des passagers en France et en Europe.

Être renseigné sur le profil du voyageur dès la réservation du billet, voilà une des mesures préconisées par Brice Hortefeux, quelques jours après la tentative d’attentat qui visait le vol Amsterdam-Detroit d’une ligne américaine. C’est le Figaro daté d’hier qui a dévoilé les axes forts du projet du ministre de l’Intérieur. Dans la liste des mesures envisagées  : l’échange européen de données pour les vols en correspondance, des amendes contre les compagnies défaillantes des pays à risque et l’élargissement de la liste des zones à risque. « Le nouveau système interviendrait plus en amont. À l’instar de ce qui se pratique déjà aux États-Unis depuis le 11 septembre 2001, Paris veut une procédure de PNR (personal name record) », détaille le journal. Celle-ci permet de rassembler des informations comme l’adresse électronique du passager, le lieu de la réservation ou de son agence de voyages. Ce système vaudrait pour toutes les compagnies desservant la France, dont Air France, et au-delà l’Europe.

Si le ministère de l’Intérieur n’a pas confirmé ces informations, François-Michel 
Gonnot, député UMP de l’Oise et membre du Conseil national des transports, s’est empressé de les justifier  : « Nous sommes face à une guerre avec des gens déterminés, imaginatifs, qui ne craignent pas de mourir et nous devons utiliser des moyens de guerre, de traque. » Aux États-Unis, « ce système est performant », a-t-il fait valoir, mais, en Europe, « c’est un système complexe parce qu’il doit être appliqué dans l’ensemble des pays de l’Union européenne ».

Jusqu’à présent, les nouvelles mesures de sécurité ont provoqué plusieurs retards sur les vols à destination des États-Unis. Hier, selon une source aéroportuaire, le trafic semblait toutefois revenir à la normale, puisque les retards n’étaient plus que de quarante minutes en moyenne.

Ixchel Delaporte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Dec 2009 à 19:09

Affaire Taïs  : le père en appelle 
à Sarkozy et Mohammed VI

Le père de Pascal Taïs, un Franco-Marocain décédé il y a plus de seize ans dans une cellule du commissariat d’Arcachon (Gironde), en appelle à Nicolas Sarkozy et au roi Mohammed VI, pour que « le dossier soit rouvert ». Dans sa lettre, Mohammed Taïs demande que « la vérité sur les circonstances réelles du décès de son fils soit connue » et que « la justice soit rendue équitablement ». L’autopsie avait conclu à un décès par hémorragie consécutive à une fissure de la rate, et relevé des côtes fracturées, un poumon perforé et une plaie au crâne de l’homme.

l’infernale logique du chiffre

De plus en plus de policiers déplorent que la seule logique de production guide leur pratique. L’impératif du chiffre les conduit à s’interroger sur leur utilité sociale. Ce que confirme Stéphane Jégo  : « Beaucoup de policiers expriment un manque d’avoir un chef dont les ordres ne puissent être mis à mal par l’impératif du chiffre et qui puisse prendre la défense de “ses gars” au cours d’une enquête difficile. »
 



Edité par T 34 - 29 Dec 2009 à 19:57
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Dec 2009 à 18:24

Voici quelques témoignages de la manifestation des chômeurs et précaires du samedi 5 décembre 2009 à Rennes (point d’orgue des marches régionales contre le chômage, la précarité et les licenciements qui avaient débuté le 20 novembre). Manifestation à l’issue de laquelle nous avons été piégés
dans une souricière pour ensuite voir les policiers de la BAC nous charger à coup de pieds, de poings et de matraques, (entre 15 et 20 policiers en civil) et nous traquer comme des bêtes. 4 copains ont été interpellés,tabassés, jetés à terre, menottés et mis en garde à vue.

http://nantes.indymedia.org/attachments/dec2009/temoignages

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Dec 2009 à 17:19

Drépanocytose : un malade privé de soins en centre de rétention

(source : http://www.destinationsante.com/25/03/09)

Que s’est-il passé au centre de rétention du Mesnil-Amelot en Seine-et-Marne ? Un sans-papiers de 31 ans travaillant en France et atteint d’une forme grave de la drépanocytose, vient d’être transféré en milieu hospitalier pour y recevoir des soins.

Avant cela toutefois, il y a été retenu plusieurs jours, sans suivi médical. Au ministère de la Santé, on assure ne pas être informé de cette situation, qui semble devoir davantage à l’ignorance d’une maladie mal connue, qu’à une mauvaise volonté délibérée.

La drépanocytose ou anémie falciforme, est une maladie génétique des globules rouges pour laquelle une prise en charge médicale est indispensable. Une maladie mal connue, aux symptômes souvent atypiques. Or l’état de santé du malade retenu était sérieux, à en croire un communiqué de la Fédération des malades drépanocytaires et thalassémiques (FMDT). « (Ce malade) avait déjà été hospitalisé en octobre dernier pour un syndrome thoracique aigu. Aujourd’hui, un œil est atteint et il risque la cécité », explique son président Karim Khadem, dénonçant une « situation de non-assistance à personne en danger ».

Cet imbroglio a pu être résolu grâce à l’intercession du Pr Gil Tchernia, du Centre d’information et de dépistage de la drépanocytose à Paris. « Nous avons activé tous les canaux possibles pour exfiltrer ce malade » nous a-t-il expliqué. « Il est actuellement suivi médicalement, mais il risque effectivement de perdre un œil ».

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Dec 2009 à 19:11

En grève de la faim
pour le droit de grève

Depuis le 14 décembre, trois responsables de SUD énergie protestent en ne s’alimentant plus, afin d’exiger la réintégration d’un de leurs collègues, licencié pour faits de grève chez GRDF.

Joyeux bordel  ! Trois responsables syndicaux SUD énergie entament ce matin leur onzième jour de grève de la faim pour obtenir la réintégration d’un de leurs camarades, Nordine, licencié « pour faute professionnelle » à la suite du mouvement de grève historique du printemps dernier. La scène se passe au cœur de Paris, dans le 9e arrondissement, au siège d’une unité de la filiale distribution de GDF Suez (GRDF)  : à l’intérieur de l’immeuble, deux militants se trouvent reclus dans les locaux syndicaux, interdits d’accès aux douches et privés de visites de leurs collègues  ; et sur le trottoir devant le siège, le troisième, sorti brièvement pour des raisons médicales, est empêché de retourner à l’intérieur… En plus d’un filet constitué de cadres, la direction de GRDF a recours à l’entrée aux services d’une véritable milice d’agents de sécurité, de noir vêtus et dotés de micro-émetteurs dans leurs gants. Ambiance  !

sanctionné pour avoir contribué aux mobilisations

Comme à Toulouse où un agent de GRDF, adhérent de la CGT, demeure, à la différence de trois de ses collègues d’ERDF dont les sanctions avaient été levées partiellement grâce à une mobilisation extrêmement forte (lire notre édition du 5 novembre), licencié pour faits de grève, Nordine, militant de SUD, est, de l’avis de tous ses collègues et des autres organisations syndicales, puni pour avoir contribué activement aux mobilisations sur les salaires et contre la réorganisation de la distribution au printemps dernier. En guise de justification de la « faute professionnelle », la direction invoque un document insultant « ceux qui arrachent les tracts » sur les panneaux SUD énergie, le refus de ramener le matin même un véhicule après une nuit d’astreinte et de la « triche », ce qu’il conteste vertement, sur ses heures d’intervention auprès des clients…

Pour Anne Debregeas, de la fédération SUD énergie, « c’est un dossier monté de toutes pièces afin de faire un exemple à l’attention de tous ceux qui se battent. Il s’agit de faire peur à ceux qui essaient d’empêcher la direction de faire ce qu’elle veut… Les éléments contre Nordine reposent en partie sur des imputations sans preuves et sur des témoignages de “clients” qui sont aussi des cadres de l’entreprise  ! Après avoir épuisé tous les recours dans l’entreprise et appelé à des mouvements de grève, trois de nos dirigeants ont décidé de faire cette grève de la faim depuis le 14 décembre. Et la direction continue de se distinguer par ses méthodes antisyndicales en limitant drastiquement les accès au site ». Dans un communiqué, la CGT énergie de Paris dénonce une « dérive liberticide d’atteinte au droit syndical » : « En interdisant aux élus du personnel et aux agents d’aller rencontrer les grévistes de la faim, la direction démontre dans quel mépris elle tient le personnel. Un tel déploiement de hargne et de haine est-il nécessaire face à des agents qui demandent la réintégration des licenciés à Toulouse et à Paris, et l’arrêt de la répression antisyndicale  ? » Hier soir, près de 1 700 personnes avaient signé la pétition réclamant la réintégration de Nordine, appelant à l’annulation de toutes les procédures disciplinaires engagées après la grève du printemps et soutenant les trois grévistes de la faim chez GRDF à Paris

Thomas Lemahieu

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Dec 2009 à 18:42

Usage « abusif » 
du Taser au centre de rétention

La Commission nationale de déontologie et de la sécurité (CNDS) dénonce des violences policières commises lors d’une intervention en février 2008 au centre de rétention de Vincennes.

Les faits remontent à la nuit du 11 au 12 février 2008. Le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes est alors le plus grand de France. Il peut accueillir jusqu’à 240 sans-papiers, retenus dans l’attente d’une probable expulsion. Les incidents s’y multiplient  : tentatives de suicides, automutilations et mouvements de contestation sont courants. Quatre mois plus tard, le centre sera complètement détruit dans un incendie.

Le soir du 11 février, vers 23 heures, un groupe de retenus regarde la télévision dans la salle commune, lorsque les policiers leur demandent de se rendre dans leur chambre pour procéder au « comptage ». Cet appel du soir constitue un moment de « tension régulier », écrit la commission nationale de déontologie et de sécurité (CNDS) qui, saisie par la sénatrice communiste Nicole Borvo Cohen-Seat, vient de rendre un avis sur ces incidents. Les retenus refusent de se déplacer. La tension monte, la préfecture de police envoie du renfort  : l’unité mobile d’intervention et de protection, qui repousse les retenus vers les chambres.

Un peu plus tard, alors que la tension est retombée et que les policiers veulent de nouveau procéder au « comptage », deux sans-papiers font « l’objet de violences illégitimes de la part d’un ou de plusieurs fonctionnaires ». Un policier, qui n’était pas en état de légitime défense, fait usage de son pistolet à impulsion électrique (Taser) à l’encontre d’un retenu. La commission dénonce donc « l’usage disproportionné d’une arme de quatrième catégorie » et appelle à des poursuites contre les responsables présumés. Elle déplore aussi que l’enquête de l’Inspection générale des services (police des polices) sur les faits concernés ne lui ait toujours pas été transmise. « Ce refus implicite ne peut que laisser planer la suspicion sur la gravité des faits que l’enquête IGS a pu établir », estime la CNDS.

Le Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’homme a annoncé qu’il allait saisir le Comité contre la torture des Nations unies et « réitère sa demande de voir interdire la dotation de Taser à l’ensemble des unités de police, de gendarmerie, des gardiens de prison, à l’exception des seules unités d’élite dans un cadre strictement défini ».

Marie Barbier

Autre pays, même logique.

voyageur tasé « prématurément »

La vidéo avait fait le tour d’Internet. Le 14 octobre 2007, Robert Dziekanski, un voyageur polonais passablement énervé, mourait à l’aéroport de Vancouver (Canada) après avoir reçu cinq décharges de Taser. Selon une commission d’enquête, qui a rendu son rapport le 8 décembre, les quatre policiers mis en cause ont manqué de professionnalisme. On leur reproche notamment de « n’avoir pas réellement tenté de désamorcer la situation et de n’avoir donné aucun avertissement - visuel ou autre - à Dziekanski » avant d’utiliser le Taser de manière « prématurée et inappropriée ».
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Dec 2009 à 15:53
 
COUP DE SANG – Il s’appelait Zouhir, il avait 26 ans, cinq frères et sœurs, une mère qui l’a élevé seule, il était en bonne santé, et il était détenu depuis deux ans au centre de détention de Neuvic, en Dordogne. Il est mort le 19 novembre dernier. Et depuis, plus rien. Ses proches dénoncent avec désespoir le silence d’une institution qui ne leur donne aucune explication. «Je lui ai parlé le mercredi à 17h30, raconte sa mère, il m’a dit que tout allait bien. Et le lendemain matin, à 9h, un détenu a appelé pour prévenir qu’il était décédé. La prison n’a même pas fait la démarche de nous informer. Quand j’y suis allée, je suis restée une heure devant la porte, puis on m’a expliqué que le corps avait déjà été transféré à Bordeaux pour une autopsie, c’était trop tard pour le voir».

Elle apprendra simplement que son fils a été découvert au petit matin, à plat ventre part terre, baignant dans son vomi. La dépouille lui a été remise pour l’enterrement, puis plus de nouvelles. «Ils ont ramassé un corps, on me le donne, comme ça, et c’est tout. Personne ne me parle. Je n’ai même pas eu de condoléances». Aujourd’hui, la famille réclame des réponses. Son avocat, Michel Nunez demande au parquet l’ouverture d’une information pour recherche des causes de la mort. Ce qui lui permettrait d’avoir enfin accès au dossier. Et au rapport d’autopsie.

L.E.

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Selon une étude, le Flash-Ball peut présenter des risques majeurs

Le Flash-Ball n’a rien d’une arme anodine. Loin des discours rassurants des policiers, une étude médicale, révélée hier par Mediapart, démontre que ce lanceur de balles en caoutchouc peut présenter des risques majeurs. Les auteurs, médecins au CHU de Nantes, observent notamment qu’« à courte distance, (les) munitions peuvent passer la barrière cutanée et donc être potentiellement mortelles ». Ils comparent leurs effets à ceux des « plastic » et des « rubber bullets », utilisées en Irlande du Nord et dans les territoires occupés.

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La garde à vue à nouveau sur la sellette

Selon le contrôleur des lieux de privation de liberté, le nombre de ces procédures serait de 750 000 en 2008, très au-dessus des chiffres officiels. Jean-Marie Delarue dénonce l’obsession de la sécurité.

En septembre, l’Office national de la délinquance chiffrait à 578 000 le nombre de gardes à vue en 2008. Soit une hausse de 54 % par rapport à 2000. Derrière cette croissance inquiétante, l’obsession présidentielle du chiffre. Une dérive arithmétique comme un hypothétique paravent à l’échec de sa politique sécuritaire. Depuis de longues semaines, les magistrats, et même une bonne partie des policiers, dénoncent cette idée fixe élyséenne. Hier, dans un entretien accordé au Journal du dimanche, c’est le contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, qui a apporté sa pierre au débat  : « Ma hantise, c’est l’obsession actuelle de la sécurité. Le problème, c’est que la sécurité n’a jamais de fin. »

D’ici à la fin janvier, le contrôleur, nommé en juin 2008, doit remettre le résultat de son tour de France des prisons et commissariats. Au final, ce sont plus de 200 établissements qui ont été visités. Le constat promet d’être accablant. Et parfois surprenant  : « Nous avons découvert que le nombre de gardes à vue est minoré. D’après nos estimations, cela peut représenter 20 à 25 %, voire 30 % des effectifs. On arrive à 750 000 gardes à vue, ce qui est beaucoup », détaille Jean-Marie Delarue. Les explications, le contrôleur général les trouve dans les infractions liées au Code de la route, qui ne seraient pas comptabilisées. Il souligne également, au passage, des « registres de garde à vue souvent mal tenus  : il manque l’heure de fin, ou alors on fait signer la page de sortie à la personne dès son arrivée ». Et de s’interroger, par ailleurs, sur ces errements  : « C’est curieux… Est-ce par commodité, parce que les policiers sont débordés  ? » Autres griefs évoqués  : l’inconfort et les conditions de détention parfois humiliantes, citant pour exemples le retrait systématique du soutien-gorge pour les femmes, l’absence de savon et de serviette dans les douches ou encore « les gens qu’on ne laisse pas aller aux toilettes ».

Avant même le rapport final de Jean-Marie Delarue, ces déclarations pourraient relancer la polémique sur la garde à vue. Depuis le 17 novembre, le barreau de Paris et l’association Je ne parlerai qu’en présence de mon avocat réclament une réforme des conditions de garde à vue.

Lionel Decottignies

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Évincé pour avoir signé la pétition sur l’histoire-géo !

Prof agrégé, Éric Godelier a été rayé des listes d’experts de l’Éducation nationale sur ordre du cabinet de Luc Chatel.

Chacun le sait : la liberté d’expression n’est pas le sport favori du régime en place. Procès en rafale pour « atteinte » à l’image présidentielle, préfet muté pour n’avoir pas su faire taire des syndicalistes au passage de Nicolas Sarkozy, appel à un « droit de réserve » pour les écrivains jugés trop critiques… On ne compte plus les velléités du pouvoir pour museler toute forme de contestation. À cette longue chronique inachevée, le ministre Luc Chatel vient d’ajouter une nouvelle page des plus pathétiques. La « victime » ? Éric Godelier, président du département des « humanités et sciences sociales » de l’École polytechnique. Comme l’a révélé hier le site Internet de l’hebdomadaire Marianne, ce professeur agrégé des universités a été rayé de la liste des experts chargés par l’éducation nationale de réfléchir à la réforme des enseignements d’économie et de gestion au lycée. Sa faute ? Avoir signé la pétition contre la suppression des cours d’histoire-géographie en terminale S… Début décembre, Éric Godelier avait pourtant été sollicité en bonne et due forme, comme régulièrement ces dernières années, par l’inspection générale qui organise et pilote ce genre d’expertise. « Elle m’a proposé de participer à un groupe de quatre experts chargés de faire des propositions de réforme pour le mois de janvier. La première réunion était fixée au 14 décembre. » Il ne la verra jamais. Le vendredi 11 décembre, Éric Godelier reçoit un coup de fil embarrassé de l’inspection générale. « Elle m’informe que le cabinet de monsieur le ministre Luc Chatel, ayant vu mon nom sur la liste des signataires de la pétition, demande que je sois exclu du groupe d’experts. Elle m’explique aussi que le cabinet reprend en main le pilotage du groupe d’experts et a décidé de nommer un de mes collègues pour me remplacer. » Fermez le ban. Contacté hier après-midi, le cabinet de Luc Chatel n’a pas trouvé le temps de nous répondre. Qu’importe, face à cette censure à la fois puérile et politique, Éric Godelier refuse de se lancer dans une quelconque polémique. Mais il ne veut pas, non plus, taire cette mésaventure hautement symbolique. « Mon cas particulier n’a aucune importance en soi. Le problème, explique-t-il, c’est que cette histoire s’inscrit sur une liste assez longue et significative pour en devenir préoccupante. On peut voir dans mon affaire une forme d’autoritarisme, se substituant à la démocratie universitaire et à la liberté intellectuelle qui traditionnellement y prévaut. » Ironie du sort : il y a un an, dans cette même École polytechnique, peu après que son service d’ordre eut évacué les pancartes des enseignants-chercheurs en grève, Nicolas Sarkozy avait prononcé un discours exaltant la… diversité.

Laurent Mouloud http://www.humanite.fr/2009-12-17_Societe_Evince-pour-avoir-signe-la-petition-sur-l-histoire-geo

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À nos “frères” morts

Contribution à la défense de La Rumeur

Lors du procès le président n’a cessé de répéter que l’affaire s’arrête en 2002, comme s’il n’y avait pas une continuité dans la violence, parfois meurtrière de la police. Et pourtant elle continue. Ce mois-ci c’était le tour d’Abdelakim Ajimi, mort étranglé à Grasse et de Joseph Guerdner, tué menotté de 7 balles dans le dos dans le Var. Leurs morts viennent s’ajouter à une liste qui est loin d’être complète. Et cette liste ne contient que les morts qui ont été portées à notre onnaissance et qui sont parues depuis 2002 dans les bulletins de Résistons ensemble. Car qui connaît réellement le nombre et l’identité de toutes les victimes des «bavures» policières et pénitentiaires ? La justice n’admet que très exceptionnellement la responsabilité directe ou indirecte des policiers, des gendarmes ou des matons dans les balles perdues ou tirées sans raison, dans des accidents cardiaques, cérébraux, des noyades, des suicides, des accidents de motos non éclairés, des morts dans les commissariats, dans la
rue ou dans les prisons.

- Xavier Dem, tué par balle à Dammarie-les-Lys (77) [mai 2002]

- Mohamed Berrichi, mort en scooter lors d’une poursuite à Dammarie-les-Lys (77) [mai 2002]

- Georges Mondésir, mort plaqué au sol à Châtenay-Malabry [septembre 2002]

- Ricardo Barrientos, étouffé à Roissy dans un avion lors d’une expulsion [décembre 2002]

- Getu Hagos, Éthiopien, mort lors d’une expulsion dans un avion [janvier 2003]

- Manikkavasakar Kanavathipphillai, mort lors d’une garde à vue Saint-Ayber [février 2003]

- Mourad Belmokhtar, 17 ans, une balle dans la nuque à Nîmes [mars 2003]

- Aurélien Joux, 24 ans, meurt tué par balle à Feurs (Gers) [mars 2003]

- Léon, 50 ans, meurt pendant qu’il est «maitrisé» sur le trottoir [août 2003]

- Sofian, 18 ans, meurt dans la prison de Pontet (Vaucluse) [décembre 2003]

- Abdelkarim, meurt dans un commissariat de Marignan [février 2004]

- Un jeune de 20 ans, meurt dans la maison d’arrêt d’Elsau [mars 2004]

- Hassan, mort d’une balle dans la tête à Strasbourg [mars 2004]

- Mickaël, grapheur de 19 ans, noyé dans la Marne (94) lors d’une poursuite [avril 2004]

- Ibrahim Diakite, 7 ans, meurt d’une balle à Paris [juin 2004]

- Abdelhafid Rouag, mort après un passage dans le commissariat de Paris 17e [octobre 2004]

- Abou Bakari Tandia, meurt des suites de sa garde à vue au commissariat de Courbevoie [janvier 2005]

- Un jeune de 17 ans, tué en scooter lors d’une poursuite à Aubervilliers (93) [avril 2005]

- Samir Abbache, 26 ans, meurt à la prison de Mulhouse [octobre 2005]

- Zied et Bouna, morts électrocutés dans un transformateur à Clichy-sous-Bois [octobre 2005]

- Éric Blaise, meurt dans des conditions plus que suspects au mitard de Fleury-Mérogis [novembre 2005]

- Éric Mourier, 28 ans, mort au mitard de la prison Saint-Joseph [janvier 2006]

- Nicolas Billotet, 23 ans, tué par balle à Lyon [mars 2003]

- Nourredine, poursuivi par la police, sa moto aura percuté un mur à Montpellier [mai 2006]

- Fethi Traoré, 31 ans, noyé dans la Marne (94) lors d’une poursuite [juin 2006]

- Vilhelm Covaci, 20 ans, noyé dans le canal de Saint-Denis (93) lors d’une poursuite [juin 2006]

- Deux réfugiés, un Afghan et un Érythréen poursuivis, écrasés sur une autoroute à Calais [juillet 2006]

- Jonathan, 24 ans, grapheur, meurt en tombant d’un toit voulant échapper à la police à Montpellier [janvier 2007]

- Deux jeunes de 15 et 17 ans, meurent lors d’une poursuite à Saint-Fons, près Lyon [février 2007]

- Un homme de 58 ans, mort dans la cellule de dégrisement du commissariat à Bordeaux [juin 2007]

- Lamine Dieng, 25 ans, trouvé mort entre les mains de la police, Paris 20e [juin 2007]

- Nelson, 14 ans, fauché par une voiture de police sur un passage clouté à Marseille [juin 2007]

- Elmi Mohammed, 23 ans, poursuivi par la police, se noie dans la Saône [juin 2007]

- Ait Brahim Moulay Mohamed, 27 ans, a été retrouvé pendu dans les douches du centre de rétention administrative, au commissariat à Bordeaux [juillet 2007]

- Un homme de 37 ans, meurt lors de sa garde à vue à Rouen [juillet 2007]

- Un Algérien de 45 ans, tué de six coups de feu à la gare du Nord,Paris [août 2007]

-Un homme de 48 ans, mort dans la cellule de dégrisement au commissariat de Dieppe [septembre 2007]

- Chulan Liu, sans papiers de 51 ans, saute par la fenêtre à l’arrivée de la police [septembre 2007]

- Larami et Mushin, meurent à Villiers-le-Bel suite à un choc avec une voiture de la BAC [novembre 2007]

- Lucilia, 28 ans, décède à la prison de Fresnes suite à un refus de soins [janvier 2008]

- Reda Semmoudi, sans-papiers tombé du 9e étage lors d’une perquisition [janvier 2008]

- Baba, Malien de 29 ans, se noie dans la Marne (94), poursuivi par la police [avril 2008].

2009 :

- Mercredi 8 avril, un homme de 22 ans meurt lors de sa garde à vue au commissariat de Rouen (Seine-Maritime).

- Jeudi 21 mai, un homme de 19 ans en moto meurt en tentant d’échapper à un contrôle de police municipale à Amiens (Somme).

- Mardi 9 juin, [Ali Ziri] un homme de 69 ans meurt à la suite d’un contrôle policier à Argenteuil (Val-d’Oise).

- Dimanche 14 juin, [Rabah Bouadma] un homme de 38 ans meurt à la suite d’une garde à vue à Delle (Territoire de Belfort).

- Mercredi 8 juillet, [Mohamed Benmouna] un homme de 21 ans meurt à la suite d’une garde à vue au commissariat de Firminy (Loire).

- Vendredi 10 juillet, [Jason] un homme de 18 ans en mini-moto meurt à un barrage de gendarmerie à Louviers (Eure).

- Dimanche 9 août, [Yacou Sanogo] un homme de 18 ans en moto meurt en tentant d’échapper à un contrôle de police à Bagnolet (Seine-Saint-Denis).

- Jeudi 24 septembre, [Hakim Djelassi] un homme de 31 ans meurt à la suite d’un transport en fourgon de police à Lille (Nord).

- Dimanche 25 octobre, [Mohamed El Matari] un homme de 21 ans en moto meurt en tentant d’échapper à un contrôle routier à Fréjus (Var).

- Dimanche 1er novembre, un homme de 22 ans en voiture meurt en tentant d’échapper à un contrôle de gendarmerie à Gray (Haute-Saône).

- Jeudi 12 novembre, [Mohamed Boukrourou] un homme de 41 ans meurt dans un fourgon de police à Valentigney (Doubs).

Résistons Ensemble.
resistons.lautre.net


 
 
Le site de LA RUMEUR : http://www.la-rumeur.com/index.php
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RATP. Licencié pour avoir coupé le courant

Stratégie d’intimidation, explosion des procédures disciplinaires, multiplication des sanctions, la RATP n’échappe pas aux règles qui régissent désormais le « dialogue social » au sein des entreprises publiques. Réunis hier matin en comité d’établissement, militants syndicaux et membres de la direction ont engagé un bras de fer qui s’est soldé par le départ des dirigeants au terme de vifs échanges qui n’auront pas duré plus d’un quart d’heure. En cause  ? La demande des syndicats (CGT, Unsa, FO et les Indépendants) de réexaminer le licenciement d’un agent soupçonné d’avoir, en 2007, au cœur du conflit contre la suppression des régimes spéciaux, coupé pendant une dizaine de minutes le courant sur la ligne 9 du métro parisien. Opposé à toute discussion, le directeur, François Saglier, a profité de la présence jugée inopportune de responsables politiques pour couper court au débat. « 

La direction nous a imposé un chantage inacceptable, s’indigne Daniel Lecunff, secrétaire de la CGT, nous devions garantir la paix sociale et ne plus faire grève, si nous voulions la réintégration de cet agent. » Sur place, Pierre Laurent, numéro deux du PCF, n’en démord pas  : « Le gouvernement et la direction cherchent à casser les résistances, alors même que le combat syndical s’inscrit dans une défense des services publics. » En tout état de cause « le Front de gauche en Île-de-France défendra au contraire le développement des transports collectifs, sinon à quoi bon aller s’agiter à Copenhague  ? » tranche le dirigeant communiste.

Pour Arlette Laguiller (FO), qui a rejoint la manifestation  : « Les travailleurs ont toujours raison de se défendre, le chantier des retraites sera rouvert en 2010 et il faudra se battre. » Bousculades, invectives, le directeur et son adjoint parviennent finalement à franchir la porte malgré la barrière humaine, sous les huées des salariés.

Frédéric Durand

Besancenot veut porter plainte contre la gendarmerie

Le porte-parole du NPA, hospitalisé pour une fracture au doigt suite à une interpellation devant l'Assemblée, envisage "sérieusement" de porter plainte contre les forces de l'ordre.

Il ne laissera pas faire. Mardi 15 décembre, Oliver Besancenot a été interpellé par la gendarmerie alors qu'il venait d'escalader les grilles de l'Assemblée nationale.

Avec les syndicalistes de Sud PTT, il voulait protester contre la réforme du statut de la Poste. Vite relâché, le porte-parole du NPA affirme toutefois victime de violences de la part des gendarmes.

"Plusieurs personnes ont été interpellées, mais trois, dont moi, avons été emmenées dans des locaux, à l'intérieur de l'Assemblée par des gendarmes qui nous ont pris de manière musclée", a-t-il déclaré à l'AFP.

Un gendarme "particulièrement zélé"

 "Des gendarmes nous ont emmenés avec une clé de bras en prenant la moitié d'un bras et en remontant très très fort, il y en avait un qui était particulièrement zélé avec moi, - je le lui ai fait remarquer d'ailleurs", a-t-il poursuivi. C'est là qu'Olivier Besancenot aurait entendu "un petit craquemement" de son doigt.

Ensuite, a poursuivi le postier, "malgré le fait que j'avais mal, [le gendarme] m'a descendu avec la clé de bras au sous-sol". Puis "un gradé est descendu et l'a appelé à la retenue", a ajouté le porte-parole du NPA.

Le postier de Neuilly-sur-Seine sorti mercredi de l'hôpital, s'est vu signifier 45 jours d'arrêt de travail. "C'est beaucoup. On se pose sérieusement la question de porter plainte pour violence au moment de l'interpellation", a-t-il dit.

Le tribunal correctionnel de Lille a prononcé mercredi des peines allant de six mois de prison avec sursis à un an ferme à l’encontre de huit personnes, dont deux gendarmes, jugées pour l’agression à caractère raciste d’une famille d’origine marocaine en 2005 près de Lille nous apprend l’AFP.

10/12/2009 – Quatre prévenus – dont un des deux gendarmes – reconnus coupables d’injures racistes et de violences sur les sept victimes, dans la nuit du 10 au 11 décembre 2005 à Faches-Thumesnil, commune de la périphérie sud de Lille, ont été condamnés à deux ans de prison, dont un an avec sursis. Les trois autres prévenus ont été condamnés à un an de sursis et une jeune femme a écopé de six mois avec sursis.

Le 11 décembre 2005 vers deux heures du matin, ils avaient insulté et violemment pris à partie une femme de 68 ans, trois de ses filles et trois petites-filles qui sortaient d’un mariage à Faches-Thusmenil (en photo, Saïda, l’une des victimes). Les agresseurs, au domicile desquels seront retrouvés des insignes et de la littérature nazis, avaient brisé à coups de batte de base-ball les vitres de la voiture dans laquelle se trouvait la grand-mère, avant de prendre la fuite.

La sexagénaire avait été blessée au visage par un jet de canette de bière.

Comme les peines n’ont pas été assorties d’un mandat de dépôt, les condamnés sont repartis libres.

Ils pourront négocier un aménagement de peine.


Résumé du jeudi 17 décembre 2009 par les lycéens du lycée Victor Hugo – Poitiers.

(source : http://antirepression.unblog.fr/2009/12/17/resume-du-jeudi-17-decembre-2009-par-les-lyceens-du-lycee-victor-hugo-poitiers/)

 
Depuis quelques jours une vingtaine de lycéens ont convenu tous ensemble d’une action afin d’opérer une prise de conscience des dangers de cette réforme imposée par le gouvernement. Ce jeudi 17 décembre nous nous sommes donc donné rendez-vous afin de bloquer le lycée, non pas pour empêcher les élèves d’aller en cours, de leur priver du droit à l’éducation mais plutôt pour les mobiliser une journée, leur expliquer en quoi consiste cette mutation de l’école. Vingt, trente puis quarante élèves intéressés s’amassent devant les portes. Donc tout ses passait bien dans la joie et la bonne humeur, trois policiers faisaient la circulation car la masse d’élèves s’agglutinaient sur la route. Mais il aurait fallu la bloquer totalement puisqu’à plusieurs reprises des voitures ont failli percuter des élèves qui traversaient et ceux qui avaient bloqué la route la route pour permettre à tous les lycéens de discuter autour d’un bon café, d’un gâteau ou d’un jus de fruit (pour ceux qui avaient froid, ils voulaient faire un , déjà fait l’an passé). Mais lorsque le feu s’allume, un policier tente de l’éteindre en le pietinant, tout le monde le hue et l’applaudit ironiquement. La tension monte brutalement lorsqu’arrive simultanément une dizaine de policiers et huit autres en civil (les membres de la BAC réputés pour leur zèle. La foule s’agite et une cinquantaine de lycéens prennent place spontanément sur la route. La pression monte encore d’un cran lorsque les policiers sortent les tonfas, casques et les gaz lacrymogènes.

Ensuite, ils tentent violemment de défaire le blocus en utilisant la force mais les lycées résistent, s’accrochent entre eux. Les policiers tentent des interpellations. Des coups sont portés, certains s’interposent et sont violemment jetés à terre (l’un d’eux à le coude écorché et l’autre se plaint de douleurs au poignet). Un des lycéens est interpellé, il proteste et se tient à une barrière, quatre policiers arrivent et le forcent à lâcher prise. Il est ensuite menotté et emmené au commissariat mais comme il n’y a aucuns chefs d’inculpation puisqu’il n’a strictment rien fait, il est relâché une demi heure plus tard. Les policiers sont maintenant devant la porte, il est 10h et le blocus est terminé.



Edité par T 34 - 18 Dec 2009 à 20:31
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Le directeur de la prison de Moulins mis en examen

Le 23 novembre 2003, suite à une mutinerie et une prise d’otage dans la maison centrale de Moulins (Alliers), les détenus avaient été passés à tabac par des surveillants encagoulés. L’enquête avait confirmé les violences, mais faute de pouvoir identifier les coupables en raison du silence des surveillants interrogés, le tribunal avait conclu à un non-lieu en première instance. Saisie par un détenu, André A., la cour d’appel de Riom vient, selon l’avocate de ce dernier, d’infirmer ce jugement et de requérir 
la mise en examen du directeur de la prison de Moulins 
et du chef de détention, pour complicité de violence.


[BELGIQUE] 10 ans de procédure dans l’affaire DHKP-C

(source : http://parlemento.wordpress.com/ 17/12/09)

La FSE condamne intégralement la répression dont font l’objet les manifestations de lycéens en lutte contre le plan général des gouvernement successifs touchant l’éducation.
En effet, au cours des manifestations qui ont eu lieu le mardi 15 Décembre, plusieurs manifestants, deux en l’occurrence, ont été interpelés par la police. Un troisième à été sérieusement blessé par une chute au cours de l’intervention des forces de l’ordre.

Les méthodes employées par la police, utilisant un arsenal guerrier, sont le reflet d’une volonté politique de réprimer toute tentative de la jeunesse, en particulier de celle des classes populaires de s’opposer aux gouvernements successifs et au système capitaliste.
La police et la justice s’en donnent à cœur joie pour briser les luttes des plus jeunes, profitant de l’absence de syndicat de lutte massif parmi eux, qui agirait pour rompre l’isolement du mouvement lycéen et avoir un rapport de force plus favorable contre les menées répressives.

La FSE soutient et soutiendra les victimes de la répression des mouvements lycéens, elle invite les mobilisés a s’organiser de manière durable, et les invite à se coordonner pour impulser efficacement un mouvement de grande échelle.
L’organisation est l’arme principale d’une lutte efficace, elle est a la foi le bouclier et le fer de lance de toute action. L’individu est vulnérable et soumis a ses faiblesses, ses élans de motivations et ses moments de défaitisme, mais unis, nombreux et organisés, la voie s’ouvre pour mener des luttes longue durée, avancer, travailler efficacement pour battre en brèche le capitalisme.

Pour la FSE-Lyon. J. Salata.


Edité par T 34 - 17 Dec 2009 à 20:15
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Résistons Ensemble

Un droit à la même injustice et au même mensonge d’Etat ?

De l’extérieur, les revendications dans les quartiers populaires des collectifs constitués autour des morts qui ont pour source la violence policière, comme à Villers le Bel ou à Lilles, paraissent invraisemblables : comment ceux qui sont touchés de plein fouet par l’action discriminatoire et violente de la police peuvent-ils se contenter de réclamer « justice et vérité » ? Comment peuvent-ils investir l’essentiel de leurs efforts dans une bataille judiciaire dont ils connaissent déjà la fin (l’impunité policière et de nouvelles violences policières à venir) pour la vivre quotidiennement, dans leur chair ? Ils ne sont certainement pas naïfs, mais alors pourquoi luttent-ils, sans y croire, et souvent envers et contre tout (récupération des politiques, harcèlement des policiers, silence ou désinformation médiatique) ? Alors tentons une autre interprétation : en inscrivant leur lutte dans le chemin balisé du judiciaire, ils veulent montrer aux yeux de tous que même lorsqu’ils portent plainte, rien du tout ne se passe pour eux : affaires enterrées, justice déjà illusoire mais au rabais et le désespoir dans lequel elle les plonge. En réclamant cette même (in)justice et ce même mensonge d’Etat que le reste des français, ils veulent mettre à nu la place spécifique qui leur est réservée et cela dans un langage que le reste de la population veut bien encore entendre. Justice de troisième zone, Ils sont les exclus de cette mascarade judiciaire que l’on nous sert encore, de même que les indigènes et autres colonisés l’étaient de la citoyenneté de l’Etat de droit colonial. Ils disent à ceux qui n’habitent pas des quartiers populaires et sont blancs : cessez de vous bercer d’illusions, mobilisez vous avec nous (comme l’avaient fait pendant la guerre d’Algérie les « porteurs de valises ») pour exiger que "justice" nous soit faite ou alors nous prendrons acte, encore une fois, du fait que nous devrons mener le combat seuls et à vos risques et périls. Alors à un moment où les mobilisations de ces collectifs sont vivaces, à nous de ne pas bouder leur bataille et de la considérer comme un carburant nécessaire de la lutte commune pour démasquer l’injustice de la justice et pour construire ensemble une communauté d’hommes d’un genre nouveau.

Pour télécharger le bulletin complet : http://resistons.lautre.net/IMG/pdf/RE81_DEC_2009.pdf

http://resistons.lautre.net

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Rennes : Réunion de soutien aux inculpés du 5 décembre (manif des chômeurs)

(source : Rennes Info 15/12/09)

Prochain RDV des Bonnets Rouges : vendredi 18 décembre. au bar La Bascule à 14h. On y discutera comment s’organiser pour donner de la résonance à cette affaire.

Pour mémoire, samedi 5 decembre. se tenait la dernière manif des marches de chômeurs à Rennes. Interdite et matraquée, elle s’est terminée sous les coups de tonfa et de rango des méchants UTEQ et baqueux.
Chauffée à blanc par le maquillage improvisé d’un de leur collègue par un malheureux œuf couleur, la flicaille à trainée 4 camarades devant le tribunal correctionnel. Tous ont demandé un report, accordé au 18 janvier, 14h au tribunal de Rennes.Chefs d’inculpations : 1 rébellion, 3 violences policières avec des ITTs de moins de 8 jours. Un camarade particulièrement est dans le viseur du procureur qui ne jure que par son incarcération, chargé uniquement par de faux témoignages. Pour organiser la défense des camarades, nous cherchons activement à regrouper tous témoignage écrit, toutes photo ou vidéo pouvant faire tomber les faux témoignages des flics qui pèsent lourdement dans le dossier.
N’hésitez pas une seconde à nous contacter, nous répondrons rapidement pour vous donner la marche à suivre.

Contact : mcpl2008@gmail.com

bonnetsrouges@boum.org

VOir le plan ici : LA BASCULE

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Dec 2009 à 18:13
 
Ils sont actuellement 12 syndicalistes de l’USTKE, depuis plusieurs mois,dans la prison de Nouméa (appelée “le Camp Est”). Leurs conditions de vie sont très difficiles. Inhumaines. Nos camarades ont interpellé l’OIP (Observatoire International des Prisons) en envoyant des lettres dans
lesquelles ils décrivent leurs conditions de détention. L’OIP a réagit et s’inquiète sérieusement.

« Le Camp-Est est le reflet de ce qu’il y a de pire en matière de conditions de détention. Cette prison concentre, à la puissance dix, les points négatifs que l’on trouve dans bon nombre de prisons françaises »,constate François Bès, membre de l’OIP.

Lire l’article paru dans Les Nouvelle-Calédoniennes, avec le témoignage de Julien Viaigina: http://solidaritekanaky.org/spip.php?article297

Pour aider financièrement les familles des prisonniers:

SOIRÉE DE SOUTIEN
Samedi 19 décembre 2009 à 19h
au CICP
21 ter rue Voltaire
75011 Paris
(métro Rue des Boulets ou Nation)

Tables de presses, vente de tee-shirts et du journal de l’USTKE (Combat Ouvrier), restauration et bar.

http://solidaritekanaky.org/spip.php?article298

Les recettes de cette soirée seront reversées aux familles des prisonniers.
Venez nombreux!


Le Camp-Est épinglé

dimanche 13 décembre 2009

Devant la multiplication des plaintes de détenus, dont celle d’un certain Gérard Jodar, l’Observatoire international des prisons (OIP) s’inquiète sérieusement des conditions de vie indignes au Camp-Est. L’OIP interpelle les parlementaires calédoniens et les autorités sanitaires.

Le Camp-Est n’est pas seulement une passoire - avec quatorze évasions en 2009 -, mais également un taudis contraire à la dignité humaine. C’est le constat alarmant que relaie la section française de l’Observatoire international des prisons (OIP), suite à la réception d’un nombre grandissant de témoignages de détenus et de leurs proches. Des courriers édifiants qui décrivent aussi bien la promiscuité (jusqu’à six prisonniers par cellule) et la surpopulation (434 détenus pour 192 places*) que la vétusté des locaux, le manque d’hygiène, l’alimentation détestable ou encore la difficulté d’accès aux soins de base.

Depuis septembre, l’OIP a ainsi été destinataire de neuf lettres, dont celles de militants USTKE (lire par ailleurs) mais pas seulement. Le 27 novembre, l’association a décidé de saisir le Sivap et la Dass (**) suite aux plaintes récurrentes sur la nourriture servie.

Le 4 décembre, l’OIP a également adressé un courrier aux trois parlementaires calédoniens, leur demandant s’ils avaient fait valoir leur droit à visiter le centre pénitentiaire et s’ils étaient intervenus auprès des ministères concernés. Et de citer l’article D 349 du code de procédure pénale : « L’incarcération doit être subie dans des conditions satisfaisantes d’hygiène et de salubrité. »

L’OIP, qui a aussi saisi le Comité pour la prévention de la torture (organe du Conseil de l’Europe), conseille à tous les détenus de faire valoir leurs droits en envoyant leurs témoignages, en saisissant les autorités compétentes et en effectuant des recours en responsabilité contre l’administration pénitentiaire. « Le Camp-Est est le reflet de ce qu’il y a de pire en matière de conditions de détention. Cette prison concentre, à la puissance dix, les points négatifs que l’on trouve dans bon nombre de prisons françaises », constate François Bès, membre de l’OIP.

« Le Camp-Est est le reflet de ce qu’il y a de pire en matière de détention »

L’association affirme qu’elle « suivra avec attention dans un futur proche les engagements pris ici ou là par les autorités pour l’amélioration des conditions de détention », notamment l’ouverture annoncée d’un centre de semi-liberté et d’un quartier de vingt places pour mineurs.

« Quant à la rénovation du centre pénitentiaire, sa nécessité est régulièrement constatée mais ne semble pas budgétée à ce jour, note François Bès. Peut-être parce que la seule solution serait la démolition pure et simple de cet établissement d’un autre âge. »

Signe positif : des études préalables à la « restructuration lourde du centre pénitentiaire » auraient débuté sous la tutelle du ministère de la Justice. L’objectif annoncé par l’appel d’offres est la reconstruction intégrale d’une prison de 490 places, contre 192 aujourd’hui, a priori à l’horizon 2016. Quelles améliorations d’ampleur espérer d’ici là ?

(*) Soit un taux d’occupation de 226 %. Au 1er novembre, onze prisons françaises étaient suroccupées à plus de 200 % (source OIP).

(**) Sivap : Service d’inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire. Dass : Direction des affaires sanitaires et sociales.

Sylvain Amiotte


« J’ai perdu 15 kilos en six mois »

Julien Vaiagina, 33 ans, est sorti du Camp-Est le 30 novembre après six mois d’incarcération. Ce militant USTKE partageait la même cellule que Gérard Jodar et quatre autres acteurs du coup de force d’Aircal.

Les Nouvelles calédoniennes : Vous avez adressé un courrier au Sivap pour dénoncer les conditions au Camp-Est, où vous aviez déjà passé un mois l’an dernier. Qu’est-ce qui a changé ?

Julien Vaiagina : A ce moment-là, nous n’étions pas six dans une cellule de 13 m2 comme maintenant. Là, ils nous entassent. Il y a trois lits superposés d’un côté et deux de l’autre, avec un mètre au milieu. Moi, je dormais par terre sur le sixième lit, un matelas posé à même le sol en béton. A cause du sous-effectif, nous n’avons qu’une demi-heure de promenade le matin et l’après-midi. Nous passons donc 23 heures sur 24 dans la cellule, où il est impossible de bouger sans se toucher. Les lits ne sont séparés verticalement que de 60 cm, ce qui ne permet pas de se mettre assis. On doit manger et circuler à tour de rôle.

Quelle est l’hygiène au sein de la cellule ?

L’horreur. Tu vis dans la saleté au milieu des cafards, des moustiques et des souris, avec la chaleur qui se rajoute. La luminosité est très faible, il est difficile de lire. Le réseau électrique est défaillant, impossible de brancher une bouilloire. La peinture s’écaille, la moisissure est permanente. En six mois, les gardiens ne nous ont remis que trois mini-flacons d’eau de javel. Nous avons des WC à la turque, seulement entourés d’un petit muret, qui font office de douche en récupérant l’eau de la chasse d’eau avec un bidon en plastique. Il faut aussi attendre que les odeurs passent car il n’y a pas d’air.

Qu’en est-il de la nourriture ?

J’ai perdu 15 kilos en six mois. Tout le monde maigrit. Les repas se résument à une barquette inox contenant le plat principal et un fruit ou un gâteau sec. Les plats, les mêmes chaque semaine, sont toujours servis froids. L’état des chariots qui les acheminent est catastrophique. C’est souvent immangeable : la cour est pleine de nourriture que jettent les détenus. Une pétition a été signée le 22 novembre suite au service de flageolets tournés. On retrouve souvent des restes du plat du midi dans le plat du soir, quand ce n’est pas des cafards ou des bouts de caoutchouc. Tu as toujours faim.

Qu’en est-il de l’accès aux soins ?

Beaucoup de détenus ont la gastro. Je l’ai eue pendant deux mois et je n’ai vu le médecin qu’au bout de quatre jours. Il n’y a qu’un seul médecin et deux infirmiers pour 435 détenus, et personne le week-end. Pour le dentiste, c’est pire : j’avais demandé à le voir il y a trois mois pour une rage de dents, je n’ai jamais eu mon rendez-vous.

Quid du manque d’effectif chez les gardiens ?

Il n’y a que 45 gardiens pour 435 détenus, alors que la norme est de 40 pour 100. Il est arrivé plusieurs fois qu’il n’y ait que quatre gardiens dans tout le Camp-Est ! La sécurité est inexistante. Pour la promenade, il n’y a que deux gardiens pour 50 détenus : quand il y a une bagarre, ils n’ont pas d’autre choix que de fermer la grille et d’attendre que ça passe.

Pourquoi témoigner aujourd’hui ?

Les détenus sont privés de liberté, mais pas de leurs droits ni de leur dignité. Mettre des mecs en prison pour leur faire subir ça, ça veut dire quoi ? C’est inhumain, humiliant. Ils sortent deux fois plus méchants, d’autant que rien n’est fait en matière de réinsertion… Nous n’avons enfin que deux visites par semaine, moins que le minimum légal.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Dec 2009 à 22:38
Yahoo balance votre vie privée pour 60 dollars
Napakatbra   

Pour 60 dollars, t'as plus rien... sauf chez Yahoo qui offre, contre cette somme, l'intégralité des données personnelles de ses utilisateurs aux services du gouvernement américain. Noël avant l'heure...


Malgré les efforts déployés par Yahoo pour l'en empêcher, le site Internet Cryptome a publié mercredi 2 décembre le guide du parfait petit espion policier édité par la troisième firme Internet du monde (après Google et Facebook). Yahoo a refusé de confirmer l'authenticité du document, daté de décembre 2008, tout en lançant un recours contre Cryptome pour... violation du droit d'auteur. Le géant du Web a affirmé craindre que ce guide soit utilisé pour lui "faire honte" et "choquer" ses utilisateurs. On se demande bien pourquoi...

 
Big Brother affamé de données personnelles, Yahoo lui présente le menu

 
Le document intitulé "Guide de conformité pour l'application des lois" dévoile la méthode et la tarification pratiquées pour permettre aux agents gouvernementaux d'accéder aux données personnelles des utilisateurs de Yahoo. Pour 20$, la société offre les informations de base de votre profil (nom, adresse...). Pour 30-40$, elle fournira le contenu de votre compte, y compris les emails. Et pour 60$, c'est la totale : tous les détails de votre activité (emails, discussions Yahoo groups, photos Flickr, messagerie instantanée, recherche Internet...) seront livrés, soigneusement emballés dans un paquet cadeau. Yahoo n'est pas la seule société à coopérer de façon commerciale avec les autorités. En 2008, le gouvernement a fait 8 millions de demandes à la société Sprint-Nextel (troisième opérateur GSM des Etats-Unis) pour obtenir des informations de localisation géographique de ses clients.
 
Plus belle la vie

 
N'est-il pas en effet rassurant de sentir espionné par la police, qui nous protège ainsi en temps réel des prédateurs pédophiles à tendance terroriste ? N'est-il pas sécurisant de savoir que notre moteur de recherche préféré stocke discrètement nos données personnelles et filtre nos recherches (Yahoo le fait en Chine) pour nous éviter de tomber nez-à-nez avec des contenus psychologiquement ou politiquement choquants ? N'est-il pas tranquillisant de savoir que la justice (lourde, souvent inefficace et laxiste, toujours en retard sur son temps) n'a pas son mot à dire dans cette affaire ? Et qu'une entreprise comme Yahoo fasse du profit sur les petits détails croustillants de notre vie privée, n'est-ce pas bon pour stimuler la reprise économique ? Alors, de quoi se plaint le peuple ? De violation du droit d'auteur, peut-être ?
 
Espionnage made in France
 
Ce qu'on pourrait éventuellement reprocher au gouvernement US, c'est son manque de savoir faire. Qu'il prenne exemple sur la France... Le mouchard Hadopi scrutera scrupuleusement tous les échanges Internet (voire plus) : forums, emails, messageries instantanées, logiciels bancaires, photos, vidéos et fichiers personnels. Et au frais du client, s'il vous plait ! Puisque ce sera à l'internaute de payer pour avoir le droit de se faire espionner. Le mouchard Loppsi, aussi, nous sera imposé, mais à l'insu de notre plein gré, cette fois. Et il aura le droit de faire ce qu'il veut sur notre ordinateur, celui-là. Du piratage pur et simple, donc gratos.
 
Vraiment aucun sens du commerce... ces apprentis espions yankee !

Source: Les mots ont un sens

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