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Etats-Unis |
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Gremlin
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Envoyé : 16 Jul 2009 à 10:21 |
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le pire c'est que contrairement a bush il joue des médias : le peuple le soutien à l'instar de bush et donc personne ne fais rien !! La relève est assurer ...
Edité par Gremlin - 16 Jul 2009 à 10:22 |
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socialiste dans le sang et metalleux par passion
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T 34
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9070 |
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Envoyé : 23 Jul 2009 à 20:41 |
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États Unis: un violent contraste économique et social Noel Manzanares Blanco, professeur universitaire
Les nouvelles que l´on reçoit de la General Motors, la fameuse GM, un fleuron de l´industrie automobile nord-américaine, ne sont qu´un reflet de la dynamique actuelle de la crise économique mondiale.
L´entreprise a dû se déclarer en faillite pour sauver sa situation et se restructurer. Il y a quelques semaines, on a appris la naissance de la « nouvelle GM », contrôlée par l´administration de Washington qui en détient une participation de 60,8% alors que 11,7 % se trouvent entre les mains des autorités canadiennes.
On vient ainsi d´assister, en quelque sorte, à une grande nationalisation d´entreprise, qui représente presque 73 % de la propriété. Les deux états nord-américains lui ont facilité, au total, environ 60 milliards de dollars, ce qui représente un bon coup de pouce pour cette entreprise. C´est la négation des théories néolibérales, appliquée à une transnationale qui a toujours été un symbole du système impérial. Bien que le syndicat des travailleurs (United Auto Workers) de la GM détienne maintenant 17,5 % des actions, la nouvelle entreprise fermera 13 de ses usines et vingt deux mille employés devront aller au chômage, un signe de plus de l´absurde de l´action de l´état. D´autre part, le Washington Post, par exemple, nous a informé que l´industrie des services de santé a embauché plus de 350 ex-fonctionnaires gouvernementaux ou membres du congrès pour utiliser leurs influences et ainsi influencer à leur avantage les projets de réforme du système de santé qui se préparent actuellement au Capitole. Le journal ajoute qu´actuellement, l´industrie de la santé dépense 1,4 millions de dollars pour des activités de lobby, ce qui représente, en tout, 126 millions de dollars pour le premier trimestre fiscal. D´autre part, l´administration actuelle des États-Unis ne manifeste toujours pas beaucoup de préoccupation pour mener à bien les promesses électorales d´un plan public de santé dirigé par l´état. Le chef du personnel de la Maison Blanche, Rahm Emanuel, affirme qu´il est plus important de maintenir la concurrence entre les différents plans privés que d´en créer un autre dirigé par l´état. Y aurait-t-il donc une différence de nature entre l´aide apportée par l´administration à la GM ou les 75 milliards de dollars donnés aux banques hypothécaires pour refinancer les prêts d´une part, et d´autre part l´aide réclamée par les millions de nord-américains sans couverture de santé, mais qui n´arrive toujours pas ?
Edité par T 34 - 29 Jul 2009 à 17:20 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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T 34
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Envoyé : 03 Aug 2009 à 14:00 |
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Santé, l'âpre bataille d'ObamaÉtats-Unis. La réforme promise pendant la campagne électorale est cruciale. Mais elle connaît des ratés. Les adversaires du président le menacent d’un Waterloo tandis que les partisans d’un système universel manifestent.
Le dossier complet dans l’Humanité de lundi. Obama est menacé d’un Waterloo. Si son projet de réforme de la couverture médicale ne passe pas au Parlement, « cela va le briser ». C’est Jim De Mint, sénateur républicain de Caroline du Sud, qui a lancé l’anathème. Triomphant, il ajoute : les républicains pourront remporter les élections partielles de l’année prochaine et reprendre la majorité au Sénat. Pour quelques points en moins dans les sondages, six mois après l’entrée à la Maison-Blanche, Obama serait donc à la veille d’une déroute sur un terrain dont il avait fait la priorité de ses priorités durant sa campagne électorale. La réforme d’un système de santé aberrant qui laisse 47 millions d’Américains (chiffre cité par le président) sans les moyens de se soigner, faute de pouvoir payer un contrat d’assurance. Une promesse approuvée massivement dans les sondages (72 % en mai) pourrait-elle échouer dans la tempête déchaînée par les maîtres du système ? Certes, six mois après l’arrivée à la Maison-Blanche, le temps de la lune de miel est passé, mais avant Obama aucun président n’a jamais eu une majorité aussi étendue. Or, cinq millions de personnes, selon l’Institut Gallup, ont perdu leur assurance depuis septembre. Soit parce qu’elles ne peuvent plus payer les primes qui augmentent plus vite que l’inflation et les salaires, soit parce qu’elles ont été licenciées, soit parce qu’elles sont victimes de la baisse de la valeur de leur maison, valeur repère qui servait à la banque pour fixer leurs emprunts, soit parce que leurs cartes de crédit ont épuisé les possibilités de se procurer des fonds (ce pourrait être la prochaine bulle après les subprimes)… Assurance maladie et retraites figurent dans le contrat des entreprises, salariés et patrons payant chacun, en principe, une part de l’assurance. Mais depuis l’ère Bush, la part patronale est en forte diminution, quand elle n’a pas été supprimée au nom de la compétitivité. À la fin de l’année, on pourrait compter 50 millions d’exclus. Une seule possibilité : les coûteuses assurances privées Plus de trois millions d’enfants sous-alimentésRésultat, les inscriptions aux services d’aide aux plus pauvres ont augmenté cette année de 23 %, selon le Wall Street Journal. La demande de bons alimentaires, les foods stamps nés de la grande dépression, pour ceux qui n’ont plus de quoi se nourrir a augmenté de 19 %, toujours en un an. Derrière ces chiffres, le drame de familles entières, de 3,5 millions d’enfants de moins de 5 ans sous-alimentés (soit plus de 17 %). Ce sont des millions d’Américains qui tombent au-dessous du seuil de pauvreté fédéral, 21 910 dollars par an (15 700 euros) pour quatre personnes. Pour que les enfants puissent être épargnés, Barack Obama a fait voter une loi qui prend en charge gratuitement les plus démunis. Hors statistiques officielles, il y a ces exclus du seuil de pauvreté mais qui n’ont pas de quoi payer les contrats d’assurance. Ce n’est pas d’eux qu’il est question au Capitole, dans le débat sur la réforme mais de ce que Jim De Mint appelle « la liberté de choix », opposée à une intervention de l’État, assimilée au socialisme, voire au communisme. L’horreur. Ce ne sont pas des bureaucrates, dit-il, qui vont dire aux personnes âgées quelles pilules elles doivent prendre. Chacun doit avoir le choix. Le choix de son assurance et donc de son médecin, de son hôpital, de son traitement, selon les règles de la libre entreprise. Un choix en réalité imposé par les compagnies d’assurances privées, selon leurs multiples cautions, les consignes et les protocoles imposés au personnel médical de l’industrie hospitalière, selon une industrie pharmaceutique qui vend les médicaments au prix fort (les mêmes sont moins chers au Canada), selon les exigences de l’Association des médecins (l’AMA)… en fait selon des réseaux de soins plus préoccupés par l’augmentation des dividendes des actionnaires de leurs sociétés cotées à Wall Street que par le serment d’Hippocrate. Le système ignore la prévention pour le traitement curatif, lui préfère le soin à l’acte, d’un meilleur rapport. Les dépenses les plus élevées au mondeAu nom de la concurrence libre et d’une compétitivité non faussée par l’État, cette coalition des armées de l’empire de l’Ancien Régime est partie sur le sentier de la guerre contre une réforme qui n’a pas pourtant l’intention d’instaurer une sécurité sociale pour tous comme on la connaît en France et en Europe. Le single payer, cette sécu demandée par les syndicats, les associations progressistes et une partie des médecins, promise en 2001 par le sénateur Obama pour mettre fin au système qui fait des États-Unis le pays où les dépenses de santé sont les plus élevées au monde et où, comble de l’inefficacité, l’espérance de vie arrive au 24e rang des pays développés dans le classement de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Et la mortalité infantile au 8e rang derrière Cuba. Les dépenses creusent d’année en année un déficit dans un budget fédéral contraint par le Medicare (pour les plus âgés de 65 ans) et le Medicaid (pour les plus pauvres) de voler au secours de malades et d’hôpitaux publics, qui sous le règne du marché s’alignent de plus en plus sur les privés. Dans l’imaginaire hérité de l’histoire de la conquête, du puritanisme, ceux qui ne travaillent pas sont des paresseux qui vivent de la charité publique, des impôts payés par les honnêtes gens qui travaillent dur. Car il y aurait toujours « une nouvelle frontière » à conquérir. Une idéologie qui ne perd pas de poids dans la récession qui frappe dans un pays qui a perdu l’hégémonie de jadis, mais qui continue à fournir des arguments au parti de la libre entreprise. Sous le déluge de pub télé des républicains, 42 % ont peur de voir leurs impôts augmenter et se prononcent contre la réforme (sondage du Wall Street Journal, jeudi dernier). Depuis toujours ces disciples ont tiré à boulets rouges sur les velléités de réforme du système de sécurité sociale des présidents Kennedy, Johnson, Carter, Clinton. À l’époque de celui-ci, Hillary Clinton avait dû capituler sans condition avec un projet légèrement plus avancé que celui d’Obama. Le poids des lobbiesCette fois, selon la méthode qu’il a toujours prêchée pour surmonter les divisions partisanes, Obama doit trouver un compromis acceptable par une majorité d’élus des deux partis. Il en a réuni à la Maison-Blanche. Il est allé au Congrès pour les convaincre. En même temps, sans trop d’illusions sans doute, il a fait appel aux réseaux des temps électoraux, un million de mails, de lettres ont été adressés aux sénateurs. Des spots passent sur les sites du syndicat des infirmières ou des associations : ceux qui viennent de perdre leurs assurances ou qui ne peuvent s’en payer témoignent à la télé. Ceux de la présidence, à la télé, se terminent par « It’s time ». C’est le moment de réformer. Une manifestation a lieu samedi devant le Sénat. Des dizaines d’associations, des syndicalistes, des féministes (les femmes, les Noirs et les Hispaniques sont les plus touchés) se rendront au Sénat à Washington. Des manifestations auront lieu dans 53 villes pour commémorer la naissance, il y a 44 ans, des premières institutions d’aide. Le combat est serré. L’armée du sénateur De Mint avait rassemblé, dès le premier jour du débat, un millier de représentants des maîtres des réseaux de santé dans les couloirs du Capitole. Les lobbyistes dont les carnets de chèques arbitrent le champ de bataille (voire ci-contre), laissant dans le doute une réforme qui devait apporter une couverture médicale à 22 des 47 millions qui n’en ont pas, en élargissant le domaine du Medicare. Et dans la plaine de Waterloo, on a vu la troupe des Blue Dogs (les chiens bleus), un groupe d’une quarantaine d’élus démocrates, passer à l’ennemi pour s’opposer à la réforme, habillés en combattants du déficit et respectueux de la liberté du choix chère à Jim De Mintt. Jusqu’au bout, Barack Obama aura mené le combat pour en finir avant les vacances parlementaires, le 7 août, afin que la réforme puisse être adoptée cette année comme promis. Hier, après avoir arraché un consensus au sein d’une commission au Congrès, le Washington Post titrait : « Il cherche un soutien en promettant moins ». Le journal rappelait qu’Obama n’a jamais promis que tous les non-assurés auraient une couverture maladie. Dans le meilleur des cas, le vote de la loi réformant le système de santé américain n’aura pas lieu avant l’automne. Pour saisir les enjeux et la complexité du système américain lire le Système de santé américain, d’Élisabeth Chamoreau, Documentation française ; le Welfare State en Amérique du Nord, l’Harmattan, et la Conscience d’un démocrate, du prix Nobel Paul Krugman. |
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Envoyé : 05 Aug 2009 à 16:53 |
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Le maire de New York finance le départ des personnes victimes de la crise(source : Ouest-France 04/08/09) Un billet d’avion vers la Floride ou l’Afrique du Sud… C’est ce qu’offre la mairie de New York à des familles de la ville. Ce dispositif concerne notamment les sans-abri. Un moyen pour la ville de New-York de mettre un coup de frein au programme d’aide aux sans-abri qui coûte à la ville 36 000 dollars par an et par famille.
Depuis 2007, 550 familles touchées par la crise ont quitté ainsi “la grosse pomme” comme le révèle le New York Times. “Ailleurs, c’est peut-être plus facile pour eux” se justifie le maire de New-York. Peu importe la destination, pour obtenir le billet, il n’y a qu’une seule condition : connaître une personne voulant bien héberger la famille à son arrivée. Une de ces familles new yorkaises est ainsi arrivée en France à Granville. |
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Envoyé : 06 Aug 2009 à 16:39 |
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Faire payer aux détenus leur séjour en prison
Un projet de loi pour l’État de New-York présente que les détenus riches devraient payer le coût de leur maintien en détention, 1 milliard de dollars par an environ, budget fondé sur un coût journalier de 80 à 90 dollars par jour pour de prison pour chaque détenu.
Le cas de Bernard Madoff fait en effet toujours jaser aux États-Unis, l’homme ayant été incarcéré la semaine dernière dans une prison fédérale en Caroline du Nord à la suite d’une condamnation à 150 ans de prison, mais avait mené grande vie auparavant, avec un appartement de type penthouse à Manhattan, sans compter ses résidences secondaires et des yachts, des vêtements taillés sur mesure et des montres de collection aux prix faramineux. « Depuis trop longtemps, les contribuables en ont assez de payer la facture de la peine infligée aux criminels les plus riches jusqu’à ce qu’ils sortent du système pénitentiaire de notre État », considère le républicain Jim Tedisco, élu de l’État de New-York. Comme beaucoup d’États, New-York étudie les possibilités de réduire les coûts du maintien en détention. Bien que les procureurs fédéraux aient retiré à Bernard Madoff la jouissance de tous ses biens immobiliers et mobiliers, l’élu local considère que faire payer aux condamnés leur entretien en prison forcerait les trafiquants de drogue et d’autres délinquants dont les moyens sont suffisants à dédommager la collectivité. Ceux dont le patrimoine est supérieur à 200.000 dollars payeraient la totalité des frais engendrés par leur séjour en prison, et ceux dont les biens sont estimés à moins de 40.000 dollars seraient entretenus par la collectivité. Par manque de fonds pour les prisons certains aux Etats-Unis envisage de faire payer les prisonniers. Par exemple 90 $ pour une nuit, payer pour du papier toilette, 10$ pour avoir accès à un médecin.
US : forte hausse de la prison à vie
Une personne sur onze incarcérée dans une prison américaine après un procès a été condamnée à la prison à vie, dont 40% sans possibilité de libération conditionnelle, selon un rapport rendu public jeudi qui souligne de fortes disparités raciales parmi ces détenus.
Rédigé par l'association Sentencing project, spécialisée dans l'étude des condamnations, ce rapport dresse un constat saisissant du pays qui détient le plus fort taux d'incarcération au monde, avec 2,3 millions de prisonniers pour 306 millions d'habitants (avant ou après procès). Selon l'étude, le nombre de personnes purgeant une peine prison à vie (140.610 personnes en 2008, dont 4.694 femmes) dans des prisons fédérales ou des prisons d'Etat a "plus que quadruplé depuis 1984". Dans cinq Etats (Alabama, Californie, Massachusetts, Nevada et New York), "au moins une personne sur six est enfermée à perpétuité". Entre 1992 et 2008, le chiffre des personnes en prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle (perpétuité réelle) a lui triplé, passant de 12.453 (une personne sur 68) à 41.095 (une sur 36). Dans ce groupe, on trouve 1.775 prisonniers condamnés pour des crimes commis alors qu'ils étaient mineurs. La moitié de ces prisonniers» sont Noirs
Dans certains Etats (l'Alabama, la Californie, le Massachusetts, le Nevada et New York), «au moins une personne incarcérée sur six est enfermée à perpétuité». Comme dans les statistiques concernant la population carcérale dans son ensemble, les Noirs sont surreprésentés parmi les condamnés à perpétuité. Ils composent à eux seuls «la moitié de ces prisonniers», selon le rapport. «Dans de nombreux cas, le juge ne peut pas envisager d'autres peines que la perpétuité réelle en raison de la loi de l'Etat qui impose des peines fixes pour certains crimes», conclut ce document, qui devrait faire parler de lui dans les prochains jours. |
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Envoyé : 12 Aug 2009 à 17:58 |
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Des dollars contre la réforme de la santéLobbys et industriels veulent empêcher la rénovation de la protection sociale.
Le sénateur républicain Mitch McDonell chante déjà victoire. La réforme du système de santé combattue par les républicains et les 52 élus démocrates du groupe des Blue Dogs, ont obtenu un compromis qui écarte la transformation fondamentale annoncée qui devait soustraire la santé au talon de fer du marché. Pour marquer sa satisfaction, le plus puissant des groupes de l’industrie pharmaceutique (PhRMA, pour Pharmaceutical Research and Manufacturers of America) a autorisé ses lobbyistes à signer un chèque de 150 millions de dollars (105 millions d’euros) pour des spots télévisés en faveur du texte du compromis cuisiné à la Maison-Blanche. Les industriels, qui appuient par ailleurs le tir de barrage lancé dans les assemblées où des élus démocrates et des syndicalistes défendent une Sécurité sociale étendue, ont marqué des points sur tous les fronts en évitant, par exemple, la menace de voir l’État acheter ses médicaments, bien moins chers au Canada. La clé de ce revirement s’explique, pour le Washington Post, par l’argent versé par les lobbyistes des assurances et de la pharmacie aux Blue Dogs. En moyenne 25 % de plus que leurs collègues fidèles à leurs engagements électoraux. Le New York Times note également que le dirigeant de PhRMA, un ancien membre du Congrès, qui fut le fondateur en 1994 des Blue Dogs, a joué un rôle actif dans les négociations de la Maison-Blanche. Le cynisme de ces opérations fait encore monter la colère de ceux qui s’indignent des dizaines de millions de bonus accordés par les banques renflouées avec l’argent des contribuables et toujours pas entièrement remboursés. J. C. |
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Envoyé : 14 Aug 2009 à 15:15 |
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Mohamed Binyam, détenu à Guantanamo, torturé au Maroc
Luk VERVAET
J’ai rencontré Mohamed Binyam à Londres, le 30 juillet 2009, lors d’une conférence de presse. Il y parlait pour la première fois en public depuis sa sortie de Guantanamo, le 23 février 2009. Mohamed et quatre autres ex-détenus de Guantanamo (1) y ont lancé le « Guantanamo Justice Centre ». Ce centre disposera d’un siège central à Genève et d’une maison à Londres. Il a été mis sur pied « par des ex-détenus de Guantanamo, pour les (ex-)détenus, parce qe nous avons compris que seules les personnes qui ont souffert de la même manière peuvent se comprendre et s’entraider ».
Le « Guantanamo Justice Centre » poursuit trois objectifs. D’abord, venir en aide à ceux qui sont encore emprisonnés – il y a toujours 229 détenus à Guantanamo et un nombre inconnu dans des prisons secrètes –, où ils sont souvent victimes de torture et d’abus, afin qu’ils soient libérés ou aient droit à un procès équitable. Ensuite, soutenir les 500 ex-détenus de Guantanamo à se « réintégrer dans la société d’une manière positive et pacifique », avec une attention particulière pour ceux « qui se retrouvent dans des pays où il y a peu de moyens disponibles pour les aider et dont les gouvernements ne respectent pas les droits de l’homme ». Et enfin, soutenir les familles de ceux qui sont toujours détenus. « La plupart des ex-détenus de Guantanamo ne viennent pas des pays occidentaux », expliquait Moazzam Begg, un des quatre ex-détenus. « Dans leurs pays, ils ne reçoivent aucune aide, même quand ils ont été totalement innocentés. Nous voulons intervenir au niveau de l’éducation et de l’emploi, les aider à réintégrer leur famille, devenir des membres normaux de la société ». A la conférence de presse, Moazzam et les autres parlent peu d’eux-mêmes, mais surtout des ex-détenus qui vivent au Yémen, en Jordanie, en Algérie, au Tchad… Beaucoup d’entre eux sont malades, un a perdu la vue, un autre l’ouïe à cause des bruits auxquels il a été exposé, d’autres encore ont besoin d’une intervention médicale et psychologique urgente mais n’en ont pas les moyens. Un jeune Tchadien, arrêté à l’âge de 14 ans et relâché en juin 2009, vit actuellement dans la rue, rejeté par sa famille. Seuls 25 des 500 ex-détenus ont retrouvé un travail. Moazzam Begg : « Nous, les détenus de Guantanamo, avons été désignés comme « les pires des pires ». C’était un mensonge, mais le stigmate reste. Nous étions des "suspects terroristes", alors aux yeux des autres, nous devons être coupables de quelque chose, nous vivons dans une démocratie, elle ne peut quand même pas se tromper à tel point.. C’est ça, le stigmate de Guantanamo. » « Je ne recherche pas une compensation financière », précise Mohamed Binyam. C’est un jeune homme de 31 ans, qui parle de manière calme, modeste, retenue, parfois émue : « Combien d’argent devraient-ils me donner pour que je puisse oublier mes sept années de captivité ? Les Américains m’ont dit : “Tu es coupable jusqu’au moment où tu nous as prouvé le contraire”. Serez-vous étonnés si je vous dis que je ne crois plus que j’ai des droits ? Les gens aiment entendre des histoires sur la torture : quelqu’un pendu ici, un autre battu là-bas, du sang partout. Mais ça, ce n’est que la torture physique. Ils ne se réalisent pas qu’une fois dehors, à chaque fois que vous voyez une corde, ça vous renvoie au temps où vous avez été pendu. Cela ne vous quitte jamais. Chaque fois que vous me posez une question, j’ai l’impression de subir à nouveau un interrogatoire. Quand j’entre dans une chambre et que la lumière s’éteint pour une raison ou une autre, je me retrouve dans la « Prison Noire » (la prison secrète de la CIA près de Kaboul). C’est très dur : nous continuons à vivre dans un monde de torture, dans le système Guantanamo. Je n’arrive pas à retrouver ma place dans la société. Je ne peux penser qu’en termes Guantanamo. Aucune institution d’aide ni aucune fondation médicale au monde ne peut changer ce que je ressens. Si c’est comme cela pour moi, comment cela doit-il être pour un ex-détenu qui vit au Tchad ? De mon point de vue, un mal a été commis, quelqu’un devra le réparer”. Mohamed Binyam est né en Ethiopie en 1978. Quand il a 16 ans, sa famille demande l’asile politique en Grande Bretagne. Demande refusée, mais Mohamed reçoit une permission temporaire pour rester. Il travaille dans le nettoyage et entreprend des études. Il se convertit à l’Islam en 2001 et part en voyage au Pakistan et en Afghanistan. En avril 2002, il a 24 ans et, alors qu’il retourne en Grande Bretagne, il est arrêté à l’aéroport de Karachi. Il sera torturé au Pakistan puis transféré à Kaboul dans une prison secrète de la CIA. Avant d’être enfermé à Guantanamo jusqu’en février 2009, il va – ce sont ses mots – “passer 550 jours dans une chambre de torture au Maroc”. Voici ce qu’a noté Ian Cobain, l’éminent journaliste du Guardian, sur le traitement que Mohamed Binyam a subi au Maroc à la demande des services secrets américains et britanniques. Comme l’a reconnu la Cour suprême de Londres, le 31 juillet dernier, ce sont ces derniers qui ont fourni les questions à lui poser pendant ses interrogatoires. “Pendant 18 mois, il a été battu, exposé à des sons assourdissants, ébouillanté avec un liquide brûlant, ses membres étirés. Des scalpels ont été utilisés pour faire des incisions de quelques centimètres sur sa poitrine et le long de son pénis” (2). Ce n’est qu’en 2008 que Mohamed Binyam sera inculpé formellement par le Pentagone de “conspiration pour commettre des actes terroristes et des crimes de guerre”. Le procès n’aura jamais lieu. Les inculpés et leurs familles, leurs avocats, The Guardian, des activistes de différentes associations (3) et des écrivains engagés ont mené un combat acharné pendant près d’une décennie pour que Mohamed et les autres soient relâchés de Guantanamo et pour que la justice britannique reconnaisse enfin la torture dont ils ont été victimes et ouvre un examen sur l’implication de « leurs » services secrets dans ces affaires. Un groupe de parlementaires, au-delà des appartenances politiques, a également demandé une enquête dans l’implication des services de sécurité et d’intelligence sur base du travail de la justice. Luk Vervaet (1) Sami al-Haj, le caméraman d’Al Jazeera, relâché en mai 2008, Jamil El-Banna, relâché en décembre 2007, Omar Deghayes, relâché en août 2007 et Moazzam Begg, relâché en janvier 2005 (2) The Gardian, 8 juillet 2009, The truth about torture, Britain’s catalogue of shame, by Ian Cobain (3) Cageprisoners, Reprieve, Redress, Campacc, Muslim Prisoners Support Group, Institute for Race Relations Edité par T 34 - 15 Aug 2009 à 17:00 |
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Envoyé : 16 Aug 2009 à 19:19 |
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Influences hégémoniques de l'empire Il y a 872 bases militaires yankees sur la planète LOS ÁNGELES.— Les sept bases militaires qu'ouvriront les Etats-Unis sur le sol colombien élèveront a 872 les installation nord-américaines de ce type dans plus de 40 pays du monde, indiquateur qui révèle le renforcement des prétentions impériales de la superpuissance. De tels données furent commentées par l'expert Chalmers Johnson, professuer de l'Université de san Diego dans un article paru ce mois dans la revue Asia Times.
Au jugement de Johnson, un tel deploiement est inutile pour la seule défense des Etats-Unis, en plus de provoquer des frictions avec d'autres pays et de représenter le gaspillage de 250 milliards de dollars par an, selon des calculs déclarés dans la publication Foreign Policy in Focus, citée par l'expert.
Johnson considère que le président Barack Obama ne s'est pas aperçu que les Etats-Unis n'ont plus la capacité d'exercer leur hégémonie globale, tandis qu'existe un pitoyable pouvoir économique blessé, et que la nation vit une décadence sans précédents. Dans un tel sens il expose trois raison basique pour liquider l'empire militaire étasunien : le pays manque de moyen pour assurer un expansionisme réussit, il va perdre la guerre en Afghanistan, ce qui renforcera sa faillite, et l'opinion publique finira par répudier les politiques quand affleure la vérité sur l'honteux secret du gaspillage des dépenses dans les bases militaires. |
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Envoyé : 18 Aug 2009 à 22:07 |
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Obama manoeuvre en reculAprès le recul sur le prix des médicaments en conclusion d’un compromis avec l’industrie pharmaceutique, la réforme du système de santé va-t-elle être l’objet d’un pas en arrière ? La secrétaire d’État aux Services de santé et aux Services humanitaires, Kathleen Sebelius, a annoncé que le gouvernement était prêt à abandonner dans son projet l’option d’une assurance santé gérée par l’État. Le président, qui a interrompu ses vacances pour participer à trois assemblées débats sur la réforme, l’a laissé entendre, samedi à Grand Junction, dans le Colorado. « Que nous ayons ou non une option publique, a-t-il dit, ce n’est pas là l’essentiel de la réforme, juste un de ses aspects. » Le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, et la responsable de la communication, Linda Douglass, ont assuré au contraire de leur côté que rien n’avait changé pour permettre la compétitivité entre les contrats proposés. Des déclarations destinées à calmer l’émotion des progressistes qui désapprouvent la recherche d’un consensus avec les républicains pour obtenir les 60 voix nécessaires au Sénat, aux dépens des promesses de changer un système, déshumanisé, coûteux et inefficace. Le racisme pour torpiller la réforme du système de santéÉtats-Unis . Députés de couleur et syndicats sont sous la menace des fanatiques de la libre entreprise, surtout quand ils planchent sur l’instauration d’une vraie couverture médicale.
La bête raciste est encore féconde. Le député démocrate de Géorgie David Scott a été, ces derniers temps, la cible d’incendiaires. Il a montré sur les écrans de CNN une lettre reçue récemment à son bureau au nom de « nigga David Scott », le nègre David Scott. Un message parmi d’autres où l’on voit le président Obama caricaturé en Soviétique. Une croix gammée a été peinte sur la porte de son bureau. David Scott mène campagne pour la réforme de la couverture médicale qui a soulevé la boue de la haine qui reste collée à la société américaine, remuée par l’extrême droite et les plus conservateurs des républicains. Ceux-là n’ont pas hésité à lancer leurs groupes de fanatiques manifester contre les élus fédéraux qui organisent des assemblées pour expliquer l’objet de la réforme et répondre aux mensonges répandus sur l’euthanasie des personnes âgées menacées de perdre toute aide, la « socialisation » de la santé ou bien encore la mise en danger des enfants. Au cours d’une réunion débat, un portrait d’Obama a été brandi, dessiné cette fois en Hitler. Sarah Palin, l’ex-colistière de John McCain à la présidentielle, est allée jusqu’à évoquer à la télévision, un bébé dans les bras, la commission de la mort (death pannel) qui dirige cette réforme. Lors d’une assemblée, un opposant, évacué par la police, était venu armé de son fusil. Il n’a pu être arrêté car il avait le permis de port d’arme accordé à chaque citoyen. Dans une autre assemblée, le portrait de Rosa Parks a été déchiré. Terrible symbole car celle-ci avait refusé de s’asseoir le 1er décembre 1955 dans les places réservées aux Noirs d’un bus de Montgomery, dans l’Alabama, déclenchant le mouvement qui mit fin à la ségrégation raciale en 1964. Les républicains se sont déchaînés pour faire de la réforme le Waterloo d’Obama, souhaité par le sénateur Jim De Mint (voir notre édition du 3 août) dans la tourmente de ces assemblées qui ouvrent la campagne électorale dite du « mid term » de l’année prochaine. Les syndicats qui militent pour la réforme ne sont pas épargnés par les menaces et les insultes des intégristes qui s’attaquent aussi à la loi en suspens au Congrès sur le droit de se syndiquer. Celle-ci doit permettre à chaque salarié de pouvoir s’inscrire librement dans un syndicat sans subir la pression des patrons. L’Employee Free Choice Act complète une loi décidée par Roosevelt en 1934 pour contrer l’hémorragie de la grande dépression, loi sujette aux influences patronales, qui seraient cette fois écartées. Les chambres de commerce, dans chaque État, dirigent cette fois la campagne contre une loi qui ruinerait les petites et moyennes entreprises. Celle-ci écraserait les dirigeants qui n’auraient de « chance de survivre qu’en se montrant intransigeants sur la flexibilité, l’efficacité et la réduction de coûts », selon le pamphlet répandu par la chambre de commerce de l’Arkansas. Voilà qui éclaire les racines du conflit. Jacques Coubard Dans 90% des billets des Etats-Unis il y a des traces de cocaïnesEdité par T 34 - 19 Aug 2009 à 14:57 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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T 34
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Envoyé : 20 Aug 2009 à 17:25 |
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J’ai évoqué récemment les plans que trament les Etats-Unis pour imposer la supériorité absolue de leurs forces aériennes comme instrument de domination sur le reste du monde. J’ai mentionné le projet de doter celles-ci, d’ici à 2020, de plus de mille bombardiers et chasseurs F-22 et F-35 de dernière génération dans le cadre de leur flotte de plus de 2 500 avions militaires, et de faire en sorte que, d’ici à 2 040, tous leurs avions de guerre soient pilotés par des robots.
Les budgets militaires peuvent toujours compter sur l’aval de l’immense majorité des législateurs étasuniens. C’est à peine s’il existe un Etat de l’Union où l’emploi ne dépend pas en partie de l’industrie de guerre. A l’échelle mondiale et à valeur constante, les dépenses militaires ont doublé dans les dix dernières années, comme si le danger de crise n’existait pas. C’est actuellement l’industrie la plus prospère de la planète. En 2008, les budgets de la défense ont absorbé environ 1,5 billion de dollars. Ceux des Etats-Unis se sont montés à eux seuls à 607 milliards, soit 42% des dépenses militaires du monde, sans compter les dépenses de guerre, tandis que le monde compte aujourd’hui un milliard d’affamés. Une dépêche de presse occidentale informait voilà deux jours qu’à la mi-août, l’armée étasunienne avait présenté un hélicoptère téléguidé ainsi que des robots capables de faire des travaux de sapeurs, dont 2 500 avaient été expédiés dans des zones de combat. Une société de vente de robots a soutenu que les nouvelles technologies révolutionneraient la manière de conduire la guerre. En 2003, selon des publications, c’est à peine si les Etats-Unis possédaient des robots dans leur arsenal, et aujourd’hui, selon l’AFP, « ils comptaient 10 000 véhicules terrestres, ainsi que 7 000 dispositifs aériens, depuis le petit Raven qui peut être lancé à la main, jusqu’au géant Global Hawk, un avion-espion de treize mètres de long et de trente-cinq mètres d’envergure, capable de voler à grande altitude pendant trente-cinq heures ». La dépêche cite d’autres armes. Tandis que les Etats-Unis font ces dépenses colossales en technologies de la mort, leur président sue sang et eau pour apporter des services de santé à cinquante millions d’Etasuniens qui en manquent. La confusion est telle que le nouveau président a affirmé : « La réforme du système de santé est plus proche que jamais, mais la lutte devient féroce. » « L’histoire est claire : chaque fois qu’une réforme de santé se profile à l’horizon, les intérêts particuliers luttent avec tout ce qu’ils ont à leur portée, font jouer leurs influences, orchestrent des campagnes publicitaires et recourent à leurs alliés politiques pour effrayer le peuple étasunien. » Le fait est que huit mille personnes – la plupart au chômage, selon la presse – se sont réunies dans un stade de Los Angeles pour recevoir les soins gratuits d’une clinique itinérante qui prête service dans le Tiers-monde. La foule a passé la nuit là, certains provenant de centaines de kilomètres à la ronde. « »Que m’importe si c’est du socialisme ou non ! Nous sommes le seul pays au monde où nous n’avons rien, nous, les plus vulnérables », a dit une universitaire d’un quartier noir. » Selon les informations, une « prise de sang peut coûter 500 dollars et un traitement dentaire de routine, plus de 1 000 ». Quelle espérance une société pareille peut-elle offrir au monde ? Les lobbyistes du Congrès ratissent fort contre une simple loi qui prétend offrir des soins médicaux à des dizaines de millions de personnes pauvres, des Noirs et des Latinos dans leur immense majorité, qui en sont privés. Même un pays en butte à un blocus comme Cuba a pu le faire, voire coopérer avec des dizaines de pays du Tiers-monde. Si les robots peuvent se substituer aux soldats impériaux dans leurs guerres de conquête, qui stoppera les sociétés transnationales dans leur quête de marchés où écouler leurs engins ? De même qu’elles ont inondé le monde de voitures qui font aujourd’hui concurrence à l’homme dans la consommation d’énergie non renouvelable, voire d’aliments convertis en carburants, elles peuvent tout aussi bien l’inonder de robots qui remplaceraient des millions de personnes à leurs postes de travail. Les scientifiques feraient bien mieux de concevoir des robots capables de gouverner : ils épargneraient ainsi cette besogne horrible, contradictoire et confuse à l’administration et au Congrès des Etats-Unis. Les robots le feraient sans aucun doute mieux et meilleur marché… Fidel Castro Ruz Le 19 août 2009 15 h 15 |
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Jef.
Pilier du FUC
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Envoyé : 25 Aug 2009 à 11:31 |
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Guerre et torture continuent de rapporter gros aux États-UnisLa privatisation des tâches les plus sordides de l’armée à la société Blackwater n’a pas cessé alors que de nouvelles révélations surgissent sur ses méthodes d’interrogation.
En avant-première, Newsweek publie cette semaine des extraits d’un long document officiel relatant comment la CIA confiait une partie du « sale boulot » de la guerre en Irak et en Afghanistan à une armée de mercenaires. Ils se chargeaient de la torture des détenus, simulant des exécutions, appliquant des électrodes, utilisant ce manuel mode d’emploi à destination des bourreaux dont la révélation avait déjà provoqué un débat sur les méthodes employées au temps de George Bush. Sauf que cette fois, il apparaît, selon d’autres sources, que la sous-traitance d’opérations de « sécurité » se poursuit. prisons secrètes de la CIA La semaine dernière, le directeur de la CIA, Leon Panetta, avait informé le Congrès que la société Blackwater avait été chargée par la centrale, en 2004, de mettre en oeuvre un programme secret d’exécutions de dirigeants d’al-Qaida. Les assassins ayant raté leurs cibles, le programme fut annulé, mais il reste que jamais le Congrès, sauf quelques « privilégiés », n’avait été informé, alors que cette décision devait avoir son approbation. Le rapport de Leon Panetta a déclenché une série de révélations sur les activités de cette armée privée prête à fournir assassins, bourreaux ou agents de sécurité. Deux anciens mercenaires ont confié à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel que leur compagnie avait été chargée de transférer des détenus de Guantanamo dans les prisons secrètes de la CIA au Pakistan, en Afghanistan et en Ouzbekistan. Des opérations qui se déroulaient alors que l’actuel ministre de la Défense, Robert Gates, était à la tête de la CIA. Leon Panetta n’a-t-il ouvert qu’une partie de la boîte de Pandore ? Au lendemain de l’invasion de l’Irak, c’est à Blackwater que fut confiée la garde de la plus grande ambassade américaine du monde, celle de la zone verte à Bagdad, et la sécurité des oléoducs irakiens. Blackwater est actuellement poursuivie aux États-Unis pour l’implication de ses mercenaires dans une intervention qui a fait 17 morts en plein centre de la capitale irakienne. Elle est également accusée par les Irakiens de viols, de vols, de destructions… Repliée en grande partie en Afghanistan, elle a été chargée récemment d’y remplacer, écrit le New York Times, les spécialistes de la CIA qui chargeaient les bombes et dirigeaient les avions robots en opération au Pakistan depuis des bases secrètes établies dans les deux pays. Jusqu’ici leur guidage et les bombardements étaient opérés sur des écrans d’ordinateurs depuis une base de la CIA située près de Los Angeles à partir des caméras de bord, par des opérateurs photographiés par Times magazine. fondamentaliste chrétien Blackwater a participé au conflit en Bosnie (début des années quatre-vingt-dix), à la « révolution des roses » en Géorgie (2003). La compagnie s’est installée dans la foulée du déploiement américain en Asie centrale, en Azerbaïdjan, au Kazakhstan, où elle veille sur l’oléoduc qui va de Bakou à Ceyhan, en Turquie. Le PDG de cette prospère société, Erik Prince, un fondamentaliste chrétien, emploie des anciens des commandos de l’Apartheid, de l’armée de Pinochet, des ex-contras du Nicaragua, des escadrons de la mort du Honduras ou de Colombie, des anciens détenus… Tous sous la direction de cadres venus de la CIA qui font l’aller-retour entre public et privé, plus rémunérateur. Le coût des opérations traités par Blackwater est bien plus élevé que celles de la CIA. Son compte a été ouvert sur le budget du département d’État et partiellement du ministère de la Défense. Un secteur de 100 000 employés Blackwater domine un marché où les concurrents sont Triple Canopy et Dyn Corp. Les mercenaires représenteraient 27 % des quelque 100 000 employés du renseignement, formant « l’armée privée la plus puissante du monde », selon le titre du livre que lui a consacré le journaliste américain Jérémy Scahill (Acte Sud). Au temps de George W. Bush, le prix Nobel Joseph Stiglitz avait estimé dans son livre, Une guerre à 3 000 milliards de dollars (Fayard, 2008), à plus d’un milliard par an le coût de cette sous-traitance pour les contribuables. De quoi enrichir le débat sur les crédits qui devraient être affectés à une « option publique », une sorte de Sécurité sociale, pour le système de santé qui fait scandale dans les rangs conservateurs et chez certains élus démocrates, au nom de la liberté d’entreprise des assurances privées et de l’industrie pharmaceutique. Jacques Coubard http://www.humanite.fr/2009-08-24_International_Guerre-et-torture-continuent-de-rapporter-gros-aux-Etats |
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T 34
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Envoyé : 25 Aug 2009 à 19:42 |
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![]() illustration : toute l’élégance d’une campagne (parmi d’autres) menée par la droite US contre la réforme du système de santé. Edité par T 34 - 26 Aug 2009 à 18:36 |
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T 34
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9070 |
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Envoyé : 26 Aug 2009 à 19:02 |
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Sept façons de riposter à la menace fasciste grandissante aux Etats-Unis
Sarah ROBINSON
Ecrire sur le fascisme pour un lectorat américain n’est pas tâche facile. Un tiers des lecteurs va invariablement rejeter le sujet d’emblée (et douter de la santé mentale de votre fidèle bloggeuse). Soit parce qu’ils ont leur propre définition du fascisme, et que, quel que soit le cas de figure, il ne semble pas entrer dans ce cadre-là ; Soit, ce sont des adeptes purs et durs de la loi de Godwin, qui dit (avec une certaine justesse) que quiconque utilise ce gros mot est de fait un alarmiste à la crédibilité douteuse. Je reçois des lettres, dont la plupart se résumeraient par : "calme-toi, tu en fais trop, nous n’en sommes pas là, loin de là". Le deuxième tiers va me bombarder de lettres qui sont tout ce qui a de plus dédaigneux – mais pour des raisons diamétralement opposées. Pour eux, quiconque s’intéresse un tant soit peu devrait réaliser que l’Amérique est un pays fasciste depuis (choisir une date) 1) le 11/9 ; 2) Reagan ; 3) McCarthy ; 4) la Guerre de Sécession ; 5) 4 juillet , 1776. Pour eux, mon analyse approfondie et les avertissements inquiets que je lance sont d’une naïveté dangereuse – la preuve tangible que je ne vois carrément pas toute l’horreur de l’Amérique telle qu’elle est réellement et a toujours été, au moins depuis … (ajouter la date ici). S’il n’y avait que cette mauvaise volonté globale, je ne me fatiguerais même pas à écrire sur ce sujet – sauf qu’il y a ce dernier tiers qui me donne la force de continuer. Ils m’envoient une avalanche d’anecdotes, de questions, de réflexions, d’idées, de suggestions, de tracts et de lettres d’amour. Un tel billet déclenche ainsi de nombreux échanges dans tout le bloggistan de gauche sur ce qu’est le fascisme et ce qu’il n’est pas, et ce dont il faut nous méfier. Et ce genre de débat de fond, c’est exactement ce que j’espérais au départ. Je voulais que les gens se mettent à s’intéresser au sujet. Dans le billet que j’ai écrit sur le fascisme, j’explique que ce qui est le plus insidieux là-dedans, c’est que d’ici que tout le monde sans exception se rende compte que ces gens-là sont des fous dangereux, il sera trop tard pour faire quoi que ce soit. Et dans ce cas, il est encore plus important de tirer la sonnette d’alarme bien avant que dans la plupart des autres domaines. Et, dans la mesure où l’activité des futurologues consiste – essentiellement – à avertir la population d’un danger, c’est à moi que revient l’initiative de signaler que, d’après au moins quelques-unes des cartes routières les plus respectables, nous en sommes à ce qui ressemble fort au dernier tournant avant le parking de l’Enfer Fasciste. La bonne nouvelle, c’est que nous n’y sommes pas encore garés et enfermés à double tour, a fortiori prêts à entrer dans le bâtiment (ce qui est une bonne chose parce que les portes semblent ne s’ouvrir que d’un côté, exactement comme dans la chanson Hotel California). Il nous reste encore quelques minutes pour changer d’avis, faire marche arrière pour partir passer le reste de notre vie ailleurs. Mais nous sommes actuellement à un moment où il faut faire des choix, que nous en ayons conscience ou pas. Il se passe des choses aujourd’hui qui nous font prendre une trajectoire qui peut s’avérer impossible à modifier. Comment pouvons-nous rebrousser chemin ? 1. D’abord, les "teabaggers" (*) ne doivent pas gagner cette fois-ci. A l’école primaire, la plupart d’entre nous avons appris que quand un enfant brutal comprend que l’intimidation et les menaces marchent, il va continuer. En fait, plus il reste impuni, plus il s’enhardit et devient cruel, et plus c’est difficile d’y mettre un terme. Chaque fois qu’il atteint son objectif, il apprend quelque chose de nouveau sur la façon de terroriser pour obtenir un maximum d’effets et cela l’incite à pousser le bouchon plus loin pour voir ce qu’il peut faire encore sans être sanctionné. Si on ne fait rien, il prendra vite le pouvoir dans toute la cour de récréation. Et c’est ainsi que cela se passe également pour les bandes de gros bras. Vivre dans un régime fasciste c’est exactement comme si on vivait dans une ville dirigée par la pègre, un gang de rue, le KKK ou un sheriff corrompu. Il suffit d’une poignée de voyous seulement pour que les gens soient suffisamment terrorisés pour renoncer à leurs droits de citoyens, oubliant la démocratie et se soumettant à leurs lois afin de préserver leur emploi, leurs fenêtres et leur famille. Tout ce qui compte alors dans la vie, c’est de ne pas attirer l’attention des gros bras. Et il ne reste plus à ces petites frappes qu’à commettre de temps en temps, pour l’exemple, des atrocités sur un ou deux perturbateurs, pour que tout le monde se tienne à carreau. Les conservateurs cherchent à contrôler le reste de la population depuis des siècles, et donc, il n’y a rien de nouveau aujourd’hui. Ils ont toujours agi de cette façon : ils ont utilisé la haine raciale (et, oui, les "birthers" et les agitateurs anti-réforme du système de santé sont bel et bien motivés par la haine raciale) et la crise économique pour exciter une bande de vigiles terrifiés et bien armés et les lâcher ensuite sur la population pour soi-disant "rétablir l’ordre". Etant donné tout ce qu’ils ont investi pour organiser et endoctriner les teabaggers, nous serions bien bêtes de croire que tout cela sera oublié sitôt que le Congrès reprendra ses activités en septembre. Après avoir goûté au pouvoir et à la publicité, ces bandes récemment investies traîneront probablement encore leurs guêtres en ville pour voir ce qu’elles peuvent faire d’autre pour continuer les provocations. Nous sommes maintenant face à un choix difficile : les éliminer tant qu’ils sont encore nouveaux, petits, et pas encore bien implantés ; ou attendre qu’ils aient véritablement le pouvoir de contre-attaquer, mais alors le coût en sera bien plus élevé pour nous tous. 2. Penser national, et se battre au niveau local. Si le mouvement lancé par les conservateurs est national, ce n’est pas sur ce terrain-là que se livre la véritable bataille. La terreur qui alimente le fascisme est toujours intensément et intimement exercée à l’échelle locale. Les milices fascistes recrutant toujours dans leur quartier – elles sont formées avec des personnes qui nous sont familières. Puisque c’est là qu’elles voient le jour, c’est là qu’elles doivent être stoppées. C’est pour cela que la meilleure tactique implique des actions au niveau local. La lutte au plus haut niveau du Congrès et des médias est déjà engagée et les dirigeants démocrates la livrent actuellement avec un zèle inhabituel. Mais quiconque ne participe pas à cette action parce qu’il pense que les gars à Washington s’en chargent parfaitement pour eux ne doivent pas s’étonner s’ils commencent à subir un "traitement spécial" de la part de leurs voisins de longue date, ou s’ils découvrent qu’ils ne peuvent plus se garer en ville sans que leur voiture soit vandalisée.
Ce n’est que la mini-étape qui suit celle où nous nous trouvons actuellement, cela a déjà commencé à se produire, d’ailleurs. Gagner cette manche signifie qu’on va sortir défendre les valeurs et les frontières de notre localité maintenant, tant qu’il en reste encore à défendre. 3. Revoir les méthodes de résistance non-violente – mais laisser le gros du travail et le maintien de l’ordre musclé à la police. Certes, si on veut faire cesser les agissements d’une brute, il faut lui tenir tête, mais il y a des façons de tenir tête qui n’impliquent pas de s’abaisser à appliquer la loi du talion. Chez moi, il y avait un dicton : "Ne lutte jamais dans la boue avec un cochon. C’est toi qui perdras et le cochon, lui, va adorer ça". Si nous ripostons à des méthodes de voyous par d’autres méthodes de voyous, nous perdrons, parce qu’ils sont sans conteste meilleurs sur ce terrain. Et il n’y a aucune illusion à se faire : ils y prendront plaisir. En ce moment, la droite cherche – par tous les moyens - à démontrer que ce sont d’innocentes victimes et que c’est la gauche qui a commencé tout ça. Cette citation de Gary Bauer, dirigeant de la droite religieuse, est typique du genre : "Ma crainte, étant donné les enjeux et l’émoi qui règne dans les deux camps, c’est que les gros bras des syndicats, les activistes d’ACORN et les anarchistes de gauche (qui avaient saccagé les rues de Minneapolis et de St. Paul lors de la Convention Républicaine de l’an dernier) ne deviennent violents et que des innocents soient blessés. Si cela se produit, la gauche radicale portera l’entière responsabilité d’avoir diabolisé la liberté d’expression". Les Nazis avaient utilisé avec grand succès au moment de la création de leur parti la tactique consistant à incriminer la victime. Nous ne devons pas – absolument pas – donner à nos proto-chemises brunes la possibilité d’utiliser ce même genre d’argument (évidemment, l’absence de preuves les poussera à fabriquer de fausses victimes ; mais dans ce cas-là, tout ce que nous savons faire, c’est les traiter de menteurs pleurnichards avec un énorme complexe de persécution, ce qui est toujours divertissant à voir au cours d’une ou deux séries d’infos). Là, on parle de haut niveau de moralité, les gars. Tous les choix que nous faisons doivent être en phase avec nos propres valeurs, sinon, nous nous trahissons nous mêmes et nous trahissons le pays. Certes, il est important de défendre la réforme du système de santé ; mais, avant cela, la population doit nous voir défendre le débat citoyen et le droit à la liberté d’expression démocratique. Puisque nous préconisons la primauté du droit, la meilleure solution, c’est justement de nous appuyer sur le droit. On a le droit d’assister à un meeting public et dire ce qu’on pense en agissant en citoyen respectueux. On n’a pas le droit de perturber le meeting ou d’empêcher les autres de s’exprimer. Et la plupart des juridictions ont des lois concernant les troubles à l’ordre public et les nuisances publiques – des lois, ne l’oublions pas, que le régime Bush n’avait pas hésité à étirer jusqu’à ce que l’élastique parte atteindre des gens simplement parce qu’ils n’avaient pas le T-shirt ou le badge qu’il fallait. Comme nous ne faisons pas partie des gros bras de Bush, nous ne pouvons pas nous amuser à arrêter des gens qui n’ont encore rien fait de mal. Mais quand des gens – des deux camps - outrepassent leurs droits, il est temps que la police et la justice nous rappellent que brutaliser des personnes dans un meeting public (ou ailleurs) est illégal et ne sera pas toléré dans ce pays. 4. Il nous faut absolument veiller à ce que les médias racontent les événements de façon honnête. Les teabaggers ne seraient rapidement plus rien si les médias cessaient simplement de les filmer. Mais la sinistre réalité, c’est que ce genre d’histoire fait véritablement grimper l’audimat. C’est comme si on disait à des lions de lâcher la carcasse d’éléphant qu’ils sont en train de dévorer. Sans contrôle, les médias (en particulier les chaines d’infos locales) transforment ces gens en héros culturels. Ils ne pourraient pas les ignorer même si la survie de la république en dépendait. "Si on ne peut pas faire mieux qu’eux, faisons pareil". Le meilleur traitement contre un mauvais discours, c’est de faire encore plus de discours. Ce qui implique tout filmer pour recueillir un maximum d’infos, les mettre sur You Tube et les publier sur un blog. Cela signifie également gérer le courrier réponse rapide au journal local et constamment alimenter les reporters locaux avec quelque nouveau sujet qui renforce l’idée que des citoyens inquiets sans étiquette politique s’efforcent de préserver leurs droits à un débat démocratique face à des voyous en bande organisée. Dans la mesure où les médias sont sur place, assurons-nous qu’ils voient bien tout ce qui se passe. 5°. Soutenir les élus courageux. Le parti démocrate semble (jusqu’à présent) jouer son rôle à la perfection. Les dirigeants ont fait savoir publiquement que ces gens bruyants et effrayants ne représentent pas les 73% des Américains qui soutiennent la réforme du système de santé. Le parti républicain court le risque actuellement de se faire marginaliser non seulement comme Parti du Non, mais aussi comme Parti des Extrémistes Fous. Si vous n’avez jamais assisté à un meeting public de votre vie, août 2009 est le mois où il faut s’y mettre. Le site web de votre élu au Congrès donne probablement l’agenda des meetings, ou, au moins, un numéro que vous pouvez appeler pour vous renseigner. Mais ce n’est qu’une première étape. Il faut faire plus que ça. Ecrire. Appeler. Recherchez l’adresse de la permanence de votre élu local et faites-y un tour quand vous êtes dans les parages. Dites aux employés présents ce que vous pensez - de la réforme du système de santé, des teabaggers, de la position courageuse de votre élu face à cela. S’ils sont tendus, encouragez-les à ne pas céder. Un électeur dans une permanence compte plus que des milliers qui envoient des mails, et donc une visite c’est un quart d’heure bien dépensé. Une visite ou un appel, c’est bien. Davantage, c’est mieux. Notez sur votre carnet de rendez-vous de contacter votre élu au moins une fois par semaine pendant toute la durée de la consultation et assurez vous qu’il ne cède pas sous la pression. 6. Faites taire ceux qui répandent la haine. Dans la majorité du pays, les teabaggers sont des auditeurs qui interviennent en direct dans les émissions de radio de droite. Pendant des heures, ils injectent quotidiennement les sentiments primaires et la désinformation délétère. "Ils vont envoyer nos enfants devant des ’tribunaux de la mort’". "Ils vont tuer votre grand-mère ! On va devoir appeler la Maison Blanche si on veut se faire réduire une fracture ! Vous serez un véritable héros de l’Amérique si vous sortez de chez vous pour rejoindre la ’résistance’ !". Il va falloir déployer beaucoup d’énergie pour faire taire l’ensemble du mouvement, ce torrent sans fin de mensonges, de psychose et d’allégations péremptoires. La recette de base : enregistrer leurs émissions. Prenez des notes sur tout ce qu’ils disent qui sert à intimider, menacer, ou qui incite à la violence contre une cible précise et pendant que vous y êtes, notez les noms de chacun des annonceurs qui les sponsorisent. Puis, envoyez une lettre polie aux PDG de ces compagnies avec des morceaux choisis de ces émissions et demandez-leur si c’est le genre de propos auxquels ils aimeraient que leur marque soit associée (faites-leur remarquer que si leurs propres employés tenaient de tels discours sur leur lieu de travail, ils seraient licenciés sur le champ). Souvent, le PDG n’est pas du tout au courant de ce qui se passe et retire ses pubs dès qu’il apprend ce qui se fait avec sa caution. Cette méthode a extrêmement bien fonctionné - et rapidement – à la fois au niveau local et national. Et enfin, 7°. La vigilance constante est le prix à payer pour la liberté. Même si nous réussissons cette fois-ci, ne nous leurrons pas, ce ne sera pas la dernière fois. Les conservateurs investissent beaucoup d’argent et déploient beaucoup d’énergie pour créer un mouvement de masse qui vise explicitement à anéantir un gouvernement démocrate - et si nous avons appris quelque chose des années Clinton, c’est bien ça : ils ne laisseront pas une seule seconde de répit aux Démocrates tant qu’ils seront au pouvoir. C’est notre nouvelle réalité – et elle sort tout droit du scénario d’Hitler (voir le Chapitre 6 de Mein Kampf). Leur objectif est de maintenir en ébullition ces accros à la castagne en leur fournissant constamment de nouvelles raisons fabriquées de toutes pièces de s’extérioriser. Quand la polémique sur le certificat de naissance (**) (d’Obama, NDT) commence à se calmer, ils nous sortent la fable des "tribunaux de la mort". Quand celle-là aura fait long feu, ils trouveront autre chose – encore et encore, à quelques semaines d’intervalle, pour les trois ou sept prochaines années. Ce qui veut dire que même si nous gagnons cette manche, nous ne pouvons pas nous relâcher. Nous allons devoir repousser encore et encore ces brutes épaisses pendant les trois ou sept prochaines années. Il n’y a que deux issues ici. Soit nous apprenons à repérer et arrêter ces tentatives de prise de pouvoir des chemises brunes à la seconde où elles surviennent ; soit c’est eux qui apprennent à brutaliser la population et ne cessent de surenchérir dans l’escalade de la violence pure et du pouvoir des gros bras. Et il en sera ainsi tout le temps du mandat. Plus vite nous accepterons la nature de ce jeu à somme nulle, plus vite nous y serons bons. Sara Robinson est membre de "Campaign for America’s Future" , movement progressiste aux US, et consultante pour Cognitive Policy Works à Seattle. Une des rares personnes aux Etats-Unis à être diplômée en futurologie, elle rédige depuis 2006 des billets sur les mouvements extrémistes violents sur le blog Orcinus et a participé à la création de Group News Blog Sara Robinson ARTICLE ORIGINAL Source : http://www.alternet.org/story/141929/ Paru sur : Our Future http://ourfuture.org/blog-entry/200... Notes et traduction : des bassines et du zèle http://blog.emceebeulogue.fr/ Notes (*) " Son nom est dérivé de la Boston Tea Party (**) Voir (en anglais) : NB : La réforme du système de santé aux US n’est en aucun cas un projet d’étatisation de la sécurité sociale, mais un petit arrangement pour permettre aux 46 millions d’Américains (voire bien plus) qui n’ont à ce jour pas de couverture maladie d’accéder aux soins selon leurs moyens. L’assurance maladie restera aux mains de sociétés privées. |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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T 34
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Envoyé : 29 Aug 2009 à 13:47 |
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Réforme du système de santé aux USA
Pourquoi donc la bande des six décide-t-elle de la réforme du système de santé pour 300 millions d’entre nous ?Robert REICH
Pourquoi la décision échoie-t-elle à ces six là ? Qui les a investis ? La nuit dernière, la soi-disant "bande des six" - trois sénateurs républicains et trois démocrates du comité des Finances – reliée par audio-conférence a, d’après le sénateur Max Baucus qui préside le comité, réaffirmé son engagement "vis–à-vis d’un projet de loi sur l’assurance maladie bipartisan" (comprendre : moins de couverture médicale et pas d’option d’assurance-maladie publique). Le Washington Post rapporte que les sénateurs se sont raconté des anecdotes sur leurs états réciproques où certains ont été assiégés par des manifestants furieux d’une mainmise potentielle du gouvernement sur le système d’assurance-maladie du pays. Et tout cela repose uniquement sur les épaules de ces six sénateurs. La Chambre des Représentants a présenté un projet de loi, un autre comité du sénat également, mais tous les regards sont braqués sur le comité des Finances au sénat – et sur ces trois dèmes et trois républicains, plus particulièrement. Mais qui exactement a consacré ces six-là pour qu’ils décident du sort du système de santé du pays ? Je ne comprends pas. Des trois républicains de la bande, le sénateur le plus chevronné, c’est Charles Grassley. Au cours des semaines passées, Grassley a refusé de démentir la rumeur selon laquelle le projet de loi sur le système de santé de la Chambre des Représentants entraînerait la création de "tribunaux de la mort", institués pour décider du droit de vie ou de mort sur les malades et les personnes âgées. Au cours d’un meeting dans une ville de l’Iowa, mardi dernier, Grassley a accusé le président et la porte-parole Nancy Pelosi de "malhonnêteté intellectuelle" pour avoir affirmé le contraire. Jeudi, Grassley déclarait au Washington Post que le Congrès devrait mettre un bémol à ses ambitions de remaniement du système de santé étant donné les explosions de colère lors des meetings organisés par les municipalités. Mais, attendez, cette colère a principalement pour origine les mensonges qui ont été débités, comme pour les "tribunaux de la mort", et que Grassley refuse, justement, de condamner. Cette semaine, sur Fox News, Grassley appelait le projet de loi de la Chambre des Représentants le "projet Pelosi", ajoutant que c’était "la mainmise du gouvernement sur les soins de santé, qui ferait exploser le déficit parce qu’il n’avait pas de budget et que cela impliquait une hausse importante des impôts". Je ne comprends vraiment pas. Nous avons un président démocrate à la Maison Blanche. Les Démocrates ont soixante voix d’avance sur les républicains au sénat, suffisamment pour empêcher toute obstruction. Il est possible d’adopter une loi sur le système de santé avec 51 voix (c’est ce qui c’était passé pour Bush pour son programme de réduction d’impôts). Les démocrates sont majoritaires à la Chambre des Représentants. La porte-parole de la Chambre, Nancy Pelosi, est une femme à poigne. Elle a déclaré qu’il n’y aurait pas de réforme du système de santé sans option publique. Pourquoi alors le sort de cette loi se retrouve-t-il entre les mains de Grassley ? Et ce n’est même pas comme si cette bande représentait la population des Etats-Unis. Les trois Dèmes de la bande sont respectivement du Montana, du Nouveau Mexique et du Dakota du Nord – des états qui à eux trois totalisent à peine plus de 1% de la population US. Les trois républicains sont du Maine, du Wyoming et de l’Iowa, qui représentent en tout 1,6% de l’ensemble de la population. Et donc, je le répète : pourquoi cette tâche revient-elle à ces six-là ? Qui les a investis ? Apparemment, c’est la Maison Blanche. Du moins, c’est ce que me disent différentes sources provenant à la fois de Capitol Hill et du gouvernement. "Le comité des Finances, c’est là que ça se passe. Ils vont nous ficeler tout cela", m’a dit quelqu’un de bien informé. Robert Reich ARTICLE ORIGINAL Traduction et note : Des bassines et du zèle http://blog.emceebeulogue.fr/ …………………………………………………………………………………………………………….. Liens en français : Crise de confiance pour Obama (Paul Krugman) C'est du vol: les propositions au C... Liens en anglais Grassley to Dems : Let’s keep working together Projet de loi sur le système de santé de la Chambre des Représentants Grassley repeats euthanasia claim |
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Envoyé : 03 Sep 2009 à 13:26 |
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Fidel CASTRO
Les nouvelles en provenance des États-Unis tantôt indignent, tantôt répugnent. Bien entendu, ces derniers temps, nombre d’entre elles ont à voir avec les problèmes associés à la grave crise économique internationale et à ses retombées sur l’Empire. Ce ne sont, cela va de soi, les seules en rapport avec ce puissant pays. La moindre page du gros volume de nouvelles provenant de n’importe quel continent, de n’importe quelle région ou de n’importe quel pays du monde est généralement en rapport avec la politique des États-Unis, car il n’est aucun point de la planète qui ne ressente la présence suffocante de l’Empire. Logiquement, durant presque dix années, les nouvelles concernant ses brutales guerres ont occupé d’importants espaces dans les médias, à plus forte raison en cas d’élections présidentielles. Nul n’aurait toutefois imaginé qu’au beau milieu du drame des guerres de conquête, l’on verrait apparaître des nouvelles au sujet de prisons clandestines et de centre de tortures, un secret honteux, mais bien gardé, de l’administration étasunienne. L’auteur de la sinistre politique qui a conduit à ces extrêmes avait, aux élections de novembre 2000, usurpé la présidence des États-Unis grâce à la fraude électorale en Floride où elles se jouaient. Une fois le pouvoir usurpé, George W. Bush, non content d’entraîner le pays dans une politique de guerre, se refusa à signer le Protocole de Kyoto, niant ainsi pendant dix ans à la lutte mondiale pour préserver l’environnement le concours de la nation qui consomme le quart des combustibles fossiles, ce qui peut provoquer des dommages irréversibles à l’espèce humaine. Les changements climatiques se constatent d’ores et déjà dans les hausses de chaleur qu’enregistrent notre planète, comme les pilotes d’avions de fonction peuvent s’en rendre compte en essuyant les tornades toujours plus fortes qui se forment dès les premières heures de l’après-midi sur les itinéraires tropicaux et qui mettent leurs modernes jets en péril. On ignore encore les causes de l’accident souffert par l’avion d’Air France qui s’est désintégré en vol. Rien ne serait toutefois comparable aux conséquences du dégel de l’énorme masse d’eau qui s’accumule dans le continent antarctique, à quoi il faut ajouter celle du Groenland. J’ai récemment exposé mes vues sur la responsabilité de Bush dans ce domaine lors d’une rencontre avec le cinéaste étasunien Oliver Stone, en commentant son film W. qui porte sur l’avant-dernier président de ce pays. Je me borne à signaler qu’après les erreurs et les horreurs politiques de George W. Bush, son vice-président, Cheney, son conseiller, défend l’idée que les tortures ordonnées à la CIA pour soutirer des informations étaient justifiées puisqu’elles ont permis ainsi de sauver des vies étasuniennes. Il n’a pas sauvé, bien entendu, les vies des milliers d’Étasuniens tués en Iraq, ni les vies de presque un million d’Iraquiens, ni les vies de ceux qui meurent en toujours plus grand nombre en Afghanistan. Nul ne sait non plus quelles seront les conséquences de la haine accumulée à la suite des massacres commis ou à commettre par ces moyens. Il s’agit, qu’on me comprenne bien, d’une question d’éthique politique élémentaire : « la fin ne justifie pas les moyens ». La torture ne justifie pas la torture. Le crime ne justifie pas le crime. Ce principe a fait l’objet de débats au fil des siècles. C’est à ce titre que l’humanité a condamné toutes les guerres de conquête et tous les crimes perpétrés. Il est extrêmement grave que l’Empire le plus puissant et la superpuissance la plus colossale de l’Histoire proclame une telle politique. Il est encore plus inquiétant que, non seulement l’ancien vice-président et principal inspirateur d’une politique aussi perfide la proclame ouvertement, mais qu’un grand nombre de citoyens de ce pays, peut-être plus de la moitié, l’appuie. Ce serait en l’occurrence la preuve de l’abîme moral où peuvent conduire le capitalisme développé, la soif de consommation et l’impérialisme. S’il en est ainsi, il faut le proclamer ouvertement et demander l’avis du reste du monde. Je pense néanmoins que les Étasuniens les plus conscients seront capables de livrer cette bataille morale et de la gagner à mesure qu’ils comprendront cette douloureuse réalité. Aucune personne honnête au monde ne leur souhaite ni à eux ni à aucun autre pays que des innocents meurent victimes de n’importe quelle forme de terreur, d’où qu’elle vienne. Fidel Castro Ruz Le 2 septembre 2009 |
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Vladimir
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Depuis le: 24 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 2463 |
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Envoyé : 08 Sep 2009 à 23:37 |
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"Travailler avec acharnement", "construire son propre avenir" et "écrire son destin"... L'appel lancé, mardi 8 septembre, par Barack Obama aux élèves américains continue de faire polémique, à la veille du discours du président au Congrès sur la réforme du système de santé. Dénonçant un exercice de propagande "socialiste", plusieurs élus républicains et des parents d'élèves accusent le président de vouloir endoctriner les enfants américains. Dans son adresse, dont le texte a été diffusé lundi par la Maison Blanche, Barack Obama se livre à un plaidoyer sur "l'éthique du travail". "Nous avons besoin que chacun de vous développe ses talents, ses compétences, son intelligence afin que vous puissiez aider à résoudre nos problèmes les plus difficiles", a déclaré le président. "Si vous ne faites pas cela, si vous abandonnez l'école, vous ne vous abandonnez pas seulement vous-mêmes, vous abandonnez votre pays", a-t-il ajouté. Barack Obama a cité son propre exemple d'enfant élevé par sa seule mère : "Il y avait des moments où je me sentais seul. Je n'étais pas toujours aussi concentré que j'aurais dû l'être (...) Mais j'ai eu de la chance. J'ai eu de nombreuses secondes chances et j'ai pu aller à l'université." Le président a ensuite souligné que, quelles que soient les difficultés de la vie, "ce n'est pas une excuse pour négliger [son] travail scolaire ou adopter une mauvaise attitude". Pour encourager ceux qui connaissent l'échec, M. Obama se réfère au basketteur Michael Jordan, qui a "perdu des centaines de matches et raté des milliers de lancers" avant de réussir. ---------- Pour un Américain, c'est de la propagande socialiste !
Edité par T 34 - 15 Sep 2009 à 13:34 |
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Évoque l’ombre des Gracchus, Des Publicola, des Brutus, Qu’ils te servent d’enceinte ! |
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T 34
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9070 |
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Envoyé : 09 Sep 2009 à 20:46 |
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Le système de santé américain : cher et inefficaceConfié aux mains du privé, très lourd pour les particuliers et pour l’économie, il laisse quelque 47 millions de personnes sans couverture maladie.
« Ma prime d’assurance équivaut à quatre ou cinq mois de salaire chaque année. La part de mon employeur est de deux jours de salaire par mois. Comment penser aller voir un docteur ? » La question est posée par une employée, parmi les milliers de travailleurs qui ont répondu à une enquête de la centrale syndicale l’AFL-CIO, engagée dans la campagne pour la réforme du système de santé américain. Tous les témoignages confirment l’angoisse de ceux pour qui les primes d’assurance deviennent un luxe. Ne permettant pas de payer le coût des soins, « je laisse aller le cours de la vie », écrit John Michigan, soixante ans, qui ne peut payer les 100 000 dollars demandés pour une opération du coeur. Et il y a ceux qui n’ont plus d’assurance du tout. Ils sont 47 millions, dont 10 millions d’enfants, qui laissent ainsi « aller le cours de la vie ». Le nombre des victimes ne cesse d’augmenter avec les licenciements rompant automatiquement les contrats de travail sur lesquels sont fondées les assurances maladie. Des contrats dont le prix augmente plus vite que les salaires et que l’inflation. Un argument brandi par les patrons pour réduire ou supprimer leur participation. Et les risques couverts. Les médecins et les hôpitaux doivent s’informer de la solvabilité de leurs patients avant de rédiger une feuille de soins. Les contrats, en effet, ne couvrent pas toutes les affections. Les assurances mettent des conditions à leurs primes, particulièrement au sujet des antécédents. Une série de procédures bureaucratiques qui génèrent une paperasserie considérable et un gâchis auquel s’ajoute le prix exorbitant des médicaments, parfois deux fois plus chers qu’au Canada voisin. Les États-Unis sont le pays où les dépenses pour la santé (16 % du produit intérieur brut) sont les plus élevées des pays capitalistes, mais où la mortalité infantile arrive au 24e rang mondial. Un système notoirement inefficace. Barack Obama avait fait de sa réforme, la deuxième priorité de ses promesses de changement (après le retrait d’Irak). Il doit intervenir demain devant le Congrès dans une allocution présentée comme celle de la dernière chance de sauver ce qu’il reste de son projet intial, laminé par les compromis. Tant il est confronté aux assauts d’une opposition qui vient des ultralibéraux républicains et de la droite du Parti démocrate. Ceux-là ne veulent pas entendre parler d’une couverture médicale universelle qui porterait atteinte à une « concurrence libre et non faussée » avec les compagnies d’assurance. L’introduction d’un service public engendrerait une diminution, partielle, de leurs énormes profits. Jacques Coubard Certains aux Etats-Unis ont trouvés une solution à la crise économique et se sont reconvertit dans l'agriculture.
Edité par T 34 - 11 Sep 2009 à 16:25 |
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9070 |
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Envoyé : 12 Sep 2009 à 17:07 |
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Santé : Obama cherche consensus désespérémentÉtats-Unis . Le locataire de la Maison-Blanche a défendu, mercredi soir, devant le Congrès, le bien-fondé de sa réforme de l’assurance maladie, tout en annonçant des compromis.
« Le temps des chamailleries est terminé. Le temps du jeu est fini. Maintenant, c’est le temps d’agir. » Ainsi Barack Obama a-t-il - résumé, mercredi soir, son discours pour tenter de convaincre républicains et démocrates d’adopter rapidement une réforme du système de santé dont il a repris les grandes lignes, déjà connues et répétées se situant toujours dans une optique consensuelle, laissant au Congrès l’initiative d’une nouvelle loi. « l’impitoyable attente de profits » Tout en remerciant les parlementaires pour les efforts - accomplis en faveur d’un rétablissement de l’économie, il a réfuté les mensonges et relevé l’hystérie sur laquelle ont surfé, ces dernières semaines, les républicains. Sans échapper à sa manifestation en plein Congrès, puisqu’un républicain l’a traité de « menteur », accusant le président de vouloir inclure les immigrés illégaux dans sa réforme. Une intervention que celui-ci a - ensuite regrettée, comme le - lui conseillait le sénateur - McCain. Obama en a appelé à la responsabilité de chacun dans un pays, « le seul de toutes les démocraties avancées sur la Terre, la seule nation riche à permettre autant de souffrances à ses citoyens… », précisant : « Chaque jour, 14 000 Américains perdent leur couverture médicale. Cela peut arriver à n’importe qui ! » Il a exposé, une nouvelle fois, l’injustifiable attitude des assurances qui refusent les clients ne pouvant payer tous les risques imposés, qui retardent les traitements d’un malade atteint d’un cancer et le condamnent à mort, ou qui suppriment le contrat d’une femme souffrant de la même maladie, parce qu’elle n’a pas déclaré une acné juvénile. « Les gens qui décident ainsi ne sont pas mauvais, a-t-il dit. Ils le font parce que c’est la recherche du profit », citant ce qu’un ancien dirigeant a appelé « l’impitoyable attente de profit de Wall Street », comme un mal naturel. Jusqu’ici les jugements moraux de ce genre, lancés avant et après la campagne électorale, n’ont guère modifié les pratiques des assurances. Les sanctions prévues dans la réforme leur proposent de partager le marché avec une « option publique », une institution d’État qui interviendrait pour soutenir les plus démunis, pas assez riches pour souscrire un contrat et pas assez pauvres pour bénéficier du Medicaid, l’aide à ceux qui survivent au-dessous du seuil de pauvreté (29 327 dollars par an, environ 20 000 euros pour une famille avec deux enfants). Fin des gaspillages des assurances Mais Obama s’est montré ouvert à un aménagement de cette « option publique », - applicable dans un délai de quatre ans, qui devrait n’être employée que pour rendre abordable, en bout de chaîne, le prix d’un contrat à une assurance privée. Une alternative proposée par la commission bipartite du Sénat, chargée par Obama de trouver un compromis, laquelle commission est présidée par Max Baucus, un démocrate dont la carrière a été largement subventionnée par… l’industrie pharmaceutique et les assurances. Aux reproches sur le coût de la réforme - 900 milliards sur dix ans -, Obama a rappelé que, lorsqu’il a franchi la porte de la Maison-Blanche, il s’était trouvé face à des dépenses plus élevées, celles de la guerre en Irak et des conséquences des cadeaux fiscaux pour les riches. Des causes de déficit qui n’avaient pas été provisionnées. Il a défendu au contraire l’idée que son plan ne l’aggraverait pas, insistant sur les fraudes, le gaspillage actuel auquel son projet propose de mettre fin par une série de mesures visant le comportement des assurances. De cette réforme tant - attendue et tant promise par ses prédécesseurs, Obama a affirmé qu’il voulait être le dernier président à l’accomplir. Une ambition qui apparaît encore bien lointaine. Surtout s’il faut en croire la Rand Corporation, qui approuve la réforme tout en analysant qu’à son stade actuel, elle - laisserait encore entre 17 et 20 millions de personnes sans couverture maladie assurée. Jacques Coubard |
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Envoyé : 13 Sep 2009 à 13:54 |
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Réformer le système d´ assurances maladie aux États unis : pouvoir ou vouloir?
Roberto Pérez BetancourtPlus de 50 millions de nord-américains n´ont aucune couverture de santé et une bonne partie du reste de leurs 300 millions de concitoyens sont obligés de dépenser des sommes importantes pour payer les services médicaux qui ne sont pas couverts par leur assurance, ce qu´ils découvrent tragiquement lorsqu´une maladie grave les frappe.
Cela fait longtemps qu´ils souhaiteraient disposer d´une couverture de santé universelle à la charge de l´état, comme c´est le cas dans d´autres pays développés. Mais leur attente n´a été prise en compte par aucun des gouvernements qui se sont succédés.
Ils ne comprennent pas pourquoi ils n´en ont pas la possibilité dans ce pays qui est pourtant le plus puissant du monde, mais la propagande leur répète à longueur de journée que l´état ne doit pas s´immiscer dans les questions commerciales et financières, sauf pour prêter main forte lorsque les plus grandes des compagnies se trouvent au bord de la faillite. Actuellement, chaque citoyen nord-américain doit s´assurer une couverture- maladie moyennant le paiement d´une assurance. Pour un bon nombre d´entre eux, c´est l´employeur qui se charge de la leur proposer. Mais dans la majorité des cas, les mensualités ne permettent pas de couvrir tous les risques de santé et les malades doivent assumer une bonne partie des frais lorsque les traitements sont couteux. Cependant, lorsqu´ils se retrouvent au chômage, ils ne sont plus couverts par cette assurance. Le taux de chômage s´élève actuellement à près de 10% . Le gouvernement offre-t-il une protection de santé à certains de ses citoyens ? Les personnes âgées de plus de 65 ans ont la possibilité d´accéder à un système de santé appelé Medicare. Les enfants dont les parents ont de faibles revenus, les femmes enceintes et les personnes atteintes de certains handicaps peuvent être couverts par la couverture publique du Medicaid. Mais la totalité des besoins n´est couverte dans aucun de ces deux cas. Il existe encore un Programme d´Etat d´Assurance de Santé Infantile, qui est une couverture partielle destinée aux enfants issus de familles dont les revenus sont peu élevés, mais pas suffisamment bas pour donner droit au Medicaid. Les anciens combattants ont également leur propre assurance-maladie, en partie financé par le gouvernement. Quel est le plus grave problème du système actuel ? C´est l´augmentation drastique des tarifs qui frappe dramatiquement la plus part des citoyens. Les mensualités des assurances-santé que proposent les employeurs ont augmenté quatre fois plus vite que les salaires. Elles coutent actuellement deux fois plus qu´il y a neuf ans. Quelles conséquences entraine cette augmentation des coûts ? L´augmentation des mensualités à payer par chaque assuré conduit de nombreux nord-américains à cesser de payer leurs mensualités et de perdre ainsi toute couverture de santé, ou de renoncer au paiement des « déduisibles » qui couvrent des risques non inclus dans leur contrat d´assurance-maladie ou leur programme d´état. Si une personne qui n´a pas de couverture de santé ou dont l´assurance-maladie est insuffisante tombe malade, c´est elle qui doit payer les factures. C´est alors qu´elle doit choisir : ne pas se soigner ou se déclarer en banqueroute, avec toutes les conséquences que cela implique. Les énormes factures médicales causent, au moins en partie, la moitié des banqueroutes de particuliers aux États-Unis. L´augmentations des coûts de santé conduit également à l´augmentation des sommes déboursées par l´état pour ses programmes Medicare et Medicaid, qui sont également objet de fraudes continuelles de compagnies qui présentent des factures pour des soins qu´ils n´ont en réalité pas donnés. Serait-ce que ceux qui profitent de la situation actuelle se refusent à introduire des variantes qui mettraient en danger leurs importants bénéfices ? Barack Obama avait situé la réforme du système de santé publique en bonne place dans la liste de ses priorités et il désire que son projet soit adopté avant la fin de cette année. Cependant, les législateurs ne parviennent pas à se mettre d´accord. Les législateurs sont conscients du fait que, s´ils adoptent des mesures qui vont à l´encontre des intérêts de leurs mécènes, ils perdront les apports monétaires qui peuvent leur garantir une réélection future. En fin de compte, la santé et la médecine ne sont que des marchandises qui doivent logiquement obéir aux lois de l´offre et de la demande. Edité par T 34 - 13 Sep 2009 à 13:55 |
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Envoyé : 13 Sep 2009 à 21:59 |
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Katrina, quatre ans plus tard …Par emcee le jeudi 10 septembre 2009, 12:57 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent Les nouvelles ne sont pas bonnes. Des milliers de sans-abri galèrent encore à la Nouvelle-Orléans après que le cyclone Katrina a dévasté les quartiers les plus pauvres et jeté ses habitants sur les routes. Les autorités sont incapables de gérer la situation. Sans moyens financiers, les sans-abri squattent les logements dévastés par la tempête et qui n'ont toujours pas été remis en état. Et ils sont obligés de se terrer pour ne pas se faire prendre par la police. Traduction
Quatre ans après le cyclone Katrina, les milliers de sans-abri galèrent encore
La reprise tardant à la Nouvelle-Orléans, des milliers de personnes vivent dans des immeubles abandonnés qui ont été dévastés par la tempête. Palmer faisait des travaux de réparation et travaillait dans le bâtiment. "J'avais ma propre entreprise j'avais un pickup avec tous mes outils dedans, et tout ça a été englouti par les inondations. La vie dans les logements abandonnés "Cette jambe-là est partie en arrière et le muscle est remonté" explique Naomi Burkhalter, une dame âgée noire sur un fauteuil roulant, installée devant la maison abandonnée dans laquelle elle habite, en me montrant une jambe terriblement tordue. Elle a été blessée au moment de l'ouragan et ne peut plus marcher. Elle vit dans une maison qui a été endommagée par les eaux dans le quartier Gert Town de la Nouvelle-Orléans, sans électricité ni eau courante. La peur et le harcèlement "Mon meilleur ami est mort il y a trois semaines dans son fauteuil", dit-il, montrant l'espace à côté de lui dans sa chambre de l'ancien hôpital. "Il y avait deux autres personnes qui habitaient ici avec moi. Un monsieur qui a eu un accident, il y a deux mois et qui est maintenant à l'hôpital, paralysé. Un autre de mes amis a fait une overdose et il est mort ici il y a trois semaines. Mon meilleur ami. Et maintenant je suis tout seul ici".
Comme la plupart des gens dans sa situation, Palmer a souffert de dépression à la suite de ce qu'il a subi. "J'essaye de réagir", dit-il, en faisant claquer nerveusement le capot de son briquet, "mais tout ça peut vous faire plonger. En revenant ici, la nuit dernière, j'avais le cafard.' Jordan Flaherty est dirigeant syndical et rédacteur en chef du site Left Turn Magazine. Divers billets sur ce blog traitant du sujet: Après la catastrophique gestion de la crise en Louisiane, rendez vous à l'évidence: il faut sauver les services publics de la cupidité des libéraux 11 septembre 2005 Katrina, George, Nicolas et les autres sept 2005. |
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