|
Etats-Unis |
Répondre
|
Page <1 1112131415 20> |
| Auteur | ||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 12 Nov 2009 à 23:39 |
|||||
Kucinich, seul représentant du peuple, a voté non à la réforme du système de santé d'Obama adoptée à la Chambre des représentants.Par emcee le mercredi 11 novembre 2009, 21:00 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent Le seul représentant "du peuple, par le peuple, pour le peuple", c'est le démocrate Dennis Kucinich , député de l'Ohio. Je m'explique. Le projet de loi sur le système de santé, un des projets-phares d'Obama a été adopté le 7 novembre dernier par 220 voix (dont un républicain) contre 215 à la Chambre des Représentants, après des mois de débats acharnés, mais stériles, qui ont vu le plan de réforme amputé de ses éléments essentiels. Parmi les 39 démocrates qui ont voté non à la réforme, 38 font partie de l'aile droite du parti - dont 31 venant de secteurs qui ont voté majoritairement pour Mc Cain et qui étaient hostiles à cette réforme et ont tout fait pour en modifier les propositions de départ. Reste Kucinich, un démocrate de gauche (probablement un oxymore, vu la rareté de l'occurrence). Pourquoi donc, cet homme qui se dit de gauche a-t-il voté avec la droite et l'extrême-droite, s'excluant de ce "vote historique", comme on peut le lire actuellement ici et là, même en France? Peut-être que c'est parce que finalement, cette réforme n'en est pas une. Peut-être que ce n'est pas ce que voulait la population, elle qui réclamait à une majorité écrasante une caisse nationale de santé publique pour tous ("single-payer"). Y aurait-il au Congrès quelqu'un qui voterait en son âme et conscience pour le bien de la population et non pas pour remplir les poches de multinationales, déjà ultra-gavées, et pour en recueillir les miettes? Voyons ce qu'il dit. Mais au préalable, je rappellerai qu'Obama avait promis une véritable réforme du système de santé pour que les 48 millions sans assurance et les dizaines de millions d'autres qui sont très mal assurés puissent être couverts décemment. Mais, revenons à Kucinich. Celui-ci se bat d'abord pour que la santé de la population soit considérée comme un droit universel, et non pas comme un bien marchand. (Extraits – traduction libre)
Mais que contient donc ce projet de loi? De bonnes initiatives, certes, rares et quasi-marginales, mais l'essentiel fait la part belle au secteur privé, lui offrant sur un plateau ceux qui n'avaient pas de couverture santé. Bon, on le voit, ça ne va pas chercher bien loin. Il y a d'autres clauses, du même genre. Rien d'universel. Et tout ce qu'il y a de plus contournable. On a quand même affaire à des requins qui savent nager en eaux troubles, faut pas l'oublier. Et ce qu'il faut voir dans tout ça, c'est ce qui va se passer en réalité. Quels profits vont en tirer les compagnies d'assurance maladie? Il y aura pour les compagnies privées une manne de dizaines de millions de nouveaux clients, grâce à l'obligation de s'assurer et aux subventions publiques. Et pas n'importe quels clients: les jeunes et, donc les plus en forme – ceux qui étaient le moins susceptibles d'avoir recours à une assurance. Et si un projet de loi similaire est également voté au sénat, que va-t-il se passer? D'abord, les dépenses de santé vont continuer à grimper en flèche, même encore plus rapidement qu'actuellement, puisque c'est l'argent du contribuable qui va alimenter les caisses du secteur privé. La solution qui sera adoptée par ceux qui paient (l'état et les patrons) sera de réduire les aides et augmenter les franchises et les tickets modérateurs. A moins que la vraie "réforme", finalement, ce soit l'amendement apporté à la dernière minute Le projet de loi de la chambre des représentants et l'avortement. A la dernière minute, Bart Stupak, représentant démocrate du Michigan, introduisait un amendement au projet. 64 démocrates contre 22 ont voté en faveur de cet amendement. La Maison Blanche a refusé d'intervenir dans le débat. Le porte-parole du président a déclaré: "Nous allons réfléchir là-dessus, chercher à établir un consensus et trouver un terrain d'entente." Comme si cela était possible entre les mouvements anti- et pro-avortement, comme le dit Melissa McEwan:
Elle ajoute que la déclaration d'Obama, disant qu'il proposait "un projet de loi sur le régime de santé et non pas sur l'avortement" était un "tas de conneries hypocrites". Que va décider le sénat? Evidemment, le peuple ne va pas être content. Mais le peuple n'est jamais content, c'est bien connu. Conclusion: Les petits Américains, les plus pauvres du monde développé(source : http://reflets-mag.blogspot.com/ 03/11/09) Une étude révèle que près de la moitié des enfants aux Etats-Unis, et une écrasante majorité d’enfants noirs, mangent au moins une fois au cours leur enfance grâce à des bons alimentaires.
«Les Etats-Unis doivent ouvrir les yeux». Près de la moitié des enfants américains (49,2%) mangent au moins une fois au cours de leur enfance grâce à des bons alimentaires, révèle lundi une étude* scientifique publiée dans l’American Medical Association’s Archives of Pediatric and Adolescent Medicinese. Chez les enfants afro-américains ou ceux qui vivent dans une famille monoparentale, ce chiffre passe à près de 90%. «Si vous avez des bons alimentaires, c’est que vous êtes par définition dans une situation précaire et que votre foyer n’a pas beaucoup de ressources», explique Mark Rank, de l’université Washington (Missouri), coauteur de l’étude avec Thomas Hirschl, de l’université Cornell (New York). Les deux hommes -qui ont déjà montré dans une autre étude que la moitié des adultes américains ont déjà utilisé au moins une fois un bon alimentaire dans leur vie- l’affirme : les enfants américains sont ceux qui sont confrontés au plus haut niveau de pauvreté dans le monde occidental développé. Et la crise n’y a rien arrangé. Ainsi, deux millions et demi d’Américains sont passés l’an dernier sous la barre du seuil de pauvreté, fixé aux Etats-Unis à 11.000 dollars par an pour une personne seule et à 22.000 dollars pour une famille de quatre personnes. Au total, selon un dernier bilan du Bureau de recensement, 40 millions d’Américains (soit environ 13% de la population) sont considérés comme pauvres, et peuvent recevoir des bons alimentaires. Parmi les régions les plus touchées : le Texas (3,07 M), la Californie (2,99M), New York (2,57M), la Floride (1,77) et l’Illinois (1,71M). *Etude fondée sur l’observation de 4.800 foyers américains durant 32 ans.
Des documents du FBI révèlent que l’agence maintient 400.000 noms dans la liste de terroristes
Le quotidien » The Washington Post » a révélé aujourd’hui que le Federal Bureau of Investigation (FBI) maintient plus de 400.000 personnes sur une liste de terroristes, en étendant à l’administration Obama la pratique de son prédécesseur. Le reportage publié par le journaliste Walter Pincus, assure que des données récemment publiées par le FBI montrent l’évidence de l’étendue et la complexité de la liste de terroristes par l’agence de renseignement du pays. Cette liste, dit le Post, “documente un flux quotidien de noms proposés pour être inclus dans la liste contestable”. Pendant une période de 12 mois terminée en mars de cette année, par exemple, la communauté de renseignements des Etats-Unis, a suggéré de maintenir sur la liste 1.600 personnes parce qu’ils représentent un “risque raisonnable” d’être terroristes, selon des données fournies à la commission judiciaire du Sénat par le FBI en Septembre et déclassifié la semaine dernière. . La liste toujours renouvelée contient plus de 400.000 noms uniques et plus de 1 million de visites. Le Comité du Sénat a été informé que pendant la même période, les fonctionnaires ont quotidiennement demandé l’élimination de 600 noms et la modification de 4.800 plus. Un peu moins de 5 pour cent des personnes sur liste sont citoyens des Etats-Unis ou des résidants légaux permanents. Neuf pour cent des noms sur la liste du terrorisme, a dit le FBI, est aussi dans la liste de “non fly” (ne pas voler) que le gouvernement fédéral maintient. Avant les attaques du 11 septembre 2001, le FBI exigeait, l’ouverture d’une enquête, une preuve qu’une personne ou un groupe avait commis un crime. “Maintenant, il ne demande plus cette preuve”, assure le quotidien. Edité par T 34 - 13 Nov 2009 à 02:24 |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
AllXS
Camarade assidu
Depuis le: 25 Jan 2008 Status actuel: Inactif Messages: 870 |
Citer Réponse
Envoyé : 15 Nov 2009 à 01:24 |
|||||
|
Les véritables objectifs de l’accord militaire signé avec la Colombie (Granma, Eva Gollinger) Edité par T 34 - 17 Nov 2009 à 16:17 |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 15 Nov 2009 à 17:56 |
|||||
|
CounterPunch, 8 novembre 2009, article original : “The Evil Empire”; Le gouvernement des Etats-Unis est désormais si totalement sous la coupe des groupes d’intérêts organisés que « notre » gouvernement ne peut plus répondre aux préoccupations du peuple américain qui élit le président et les membres de la Chambre [des Représentants] et du Sénat. Les électeurs déchargeront leurs frustrations d’impuissance sur le président, ce qui implique dans le futur des présidents à mandat unique. Bientôt, nos présidents seront aussi inefficaces que les empereurs romains dans les derniers jours de leur empire.
Obama est déjà sur la voie d’une présidence à un seul mandat. Il a promis le changement, mais il n’en a fait aucun. Son projet de loi sur la santé est pris en otage par les compagnies d’assurance privées qui sont en quête de plus gros profits. L’issue la plus probable sera des réductions dans l’assistance médicale aux personnes âgées et aux plus démunis, afin de financer les guerres qui enrichissent le complexe militaro-industriel et les nombreuses entreprises créées en privatisant les services que l’armée se fournissait à elle-même à moindre coût. Il serait intéressant de connaître le pourcentage des 700 milliards de dollars et plus de la dépense pour la « défense » qui va aux entreprises privées. Dans le « capitalisme » américain, un montant incroyable des revenus des contribuables va aux sociétés privées en passant par le gouvernement. Pourtant, les Républicains crient à la « socialisation » du système de santé.
Les Républicains et les Démocrates ont vu l’occasion de créer de nouvelles sources de financement des campagnes électorales en privatisant autant de fonctions militaires que possible. Il y a désormais un grand nombre d’entreprises privées qui n’ont jamais fait un dollar en passant par le marché, s’abreuvant à la place directement au robinet public qui dépouille les contribuables de leurs dollars tous en bourrant les Américains d’obligations liées au service de la dette. Obama avait hérité d’une occasion excellente de ramener les soldats américains à la maison des guerres illégales d’agression du régime de Bush. Dans ses derniers jours, le régime de Bush avait réalisé qu’il pouvait « gagner » en Irak en faisant embaucher par l’Armée des Etats-Unis les insurgés sunnites. Une fois que Bush eut 80.000 insurgés salariés de l’armée US, la violence, bien que toujours élevée, chuta de moitié. Tout ce que Obama avait à faire était de déclarer victoire et ramener nos gars à la maison, en remerciant Bush d’avoir gagné la guerre. Cela aurait cloué le bec aux Républicains. Mais ce cours des choses intelligent aurait diminué les profits et le cours des actions de ces entreprises qui font partie du complexe militaro-industriel. Au lieu de faire ce qu’il avait promis de faire et ce pour quoi les électeurs l’avaient élu, Obama a donc redémarré la guerre en Afghanistan et lancé une nouvelle guerre au Pakistan. Bientôt, Obama allait reprendre à son compte les menaces de Bush et de Cheney d’attaquer l’Iran. A la place de la protection médicale pour les Américains, il y aura plus de profits pour les compagnies d’assurance privées. A la place de la paix, il y aura plus de guerre. Les électeurs comprennent déjà que la catastrophe est imminente et se détachent d’Obama et des Démocrates. Les indépendants qui ont donné à Obama sa confortable victoire sont maintenant passés contre lui, faisant élire dernièrement deux gouverneurs républicains, l’un au New Jersey et l’autre en Virginie, pour succéder à deux Démocrates. C’est un vote de protestation, pas un vote de confiance pour les Républicains. La crédibilité d’Obama est réduite à néant. Comme l’est celle du Congrès, à supposer qu’il en ait jamais eu une. La Chambre des Représentants vient juste de voter pour montrer au monde entier qu’elle n’est rien d’autre que servile et vénale et qu’elle est le pantin du Lobby d’Israël. La Chambre des Représentants de la « superpuissance » américaine a exécuté les ordres de son maître, l’AIPAC, et a voté à 344 voix contre 36 pour condamner le Rapport Goldstone. Au cas où vous ne le sauriez pas, le Rapport Goldstone est le rapport de la mission d’enquête des Nations-Unies sur le conflit à Gaza. Le « conflit de Gaza » est l’attaque militaire israélienne contre le ghetto de Gaza, où vivent 1,5 millions de palestiniens dépossédés, dont les terres, les villages et les maisons ont été volés par Israël. Cette attaque a été menée contre des civils et des infrastructures civiles. Elle était sans aucun doute un crime de guerre selon les normes de Nuremberg, que les Etats-Unis ont établies afin d’exécuter les Nazis. Goldstone est non seulement un éminent juriste juif qui a consacré sa vie à amener les gens à rendre des comptes pour leurs crimes contre l’humanité, mais il est également sioniste. Cependant, les Israéliens l’ont diabolisé en tant que « Juif qui a la haine de lui-même », parce qu’il a écrit la vérité au lieu de la propagande israélienne. Le Député américain, Dennis Kucinich, dont le nom est à présent sans aucun doute écrit en rouge sur la liste d’extermination politique de l’AIPAC, a demandé à la Chambre si ses membres réalisaient la honte que le vote condamnant le Rapport Goldstone ferait retomber sur la Chambre et le gouvernement américain. Le reste du monde, sans exception, accepte le rapport Goldstone. La Chambre a répondu avec son vote irrationnel que le reste du monde ne compte pas, puisqu’il ne verse pas de contributions aux campagnes électorales des membres du Congrès. Cet acte honteux et servile de la « plus grande démocratie au monde » a eu lieu la semaine même où un tribunal italien a condamné 23 agents américains de la CIA pour avoir kidnappé une personne en Italie. Ces agents de la CIA sont à présent considérés comme des « fugitifs de la justice » en Italie, et c’est ce qu’ils sont vraiment. La personne qu’ils ont enlevée a été remise à l’état fantoche américain d’Egypte, où la victime a été détenue pendant des années et régulièrement torturée. Les charges qui pesaient contre lui étaient tellement minces que même un juge égyptien a ordonné sa libération. L’un des agents de la CIA reconnus coupables, Sabrina de Sousa, une jeune femme séduisante, déclare que les Etats-Unis ont violé la loi en kidnappant une personne et en l’envoyant dans un autre pays pour y être torturé, dans l’objectif de fabriquer un autre « terroriste », afin d’entretenir le bobard sur le terrorisme aux Etats-Unis. Sans le bobard terroriste, les guerres de l’Amérique pour des raisons d’intérêts spéciaux deviendraient transparentes, même pour les accros aux « Infos » de la Fox. Mme de Sousa dit que « tout ce qu’elle a fait avait reçu l’approbation de Washington », pourtant le gouvernement, qui nous admoneste continuellement pour « soutenir les troupes », n’a rien fait pour la protéger lorsqu’elle a appliqué les ordres illégaux du régime de Bush. Il est clair que cela signifie que le crime ordonné par Bush, Cheney, le Pentagone et la CIA est trop abominable et inadmissible pour être justifié, même par les mémos du méprisable John Yoo[1] et de la Société Fédéraliste Républicaine. Mme de Sousa s’inquiète manifestement de sa propre personne. Mais, quelle est sa préoccupation pour la personne innocente qu’elle a envoyée vers un enfer égyptien afin d’y être torturée à mort, sauf à admettre sa qualité de terroriste ? Les remords exprimés par de Sousa sont seulement pour elle-même. Elle a obéi aux ordres de son gouvernement diabolique et le gouvernement diabolique qu’elle a si loyalement servi lui a tourné le dos. Elle n’a aucun remord pour le mal qu’elle a commis contre une personne innocente. Peut-être de Sousa et ses 22 collègues ont-ils grandi en jouant à des jeux vidéo. C’était super de comploter pour kidnapper une personne réelle et l’envoyer en Egypte par un vol de la CIA. Etait-ce comme un pêcheur qui attrape un poisson ou un chasseur de cerf qui tue un superbe mâle ? Ils ont manifestement pris leur pied aux dépens de leur victime. Les attendus de la cour italienne, et il faut garder en tête que l’Italie est un état fantoche acheté par les Etats-Unis, indiquent que même les pantins que nous achetons trouvent que les Etats-Unis sont trop difficiles à encaisser. Si l’on regarde vers la partie immergée de l’iceberg, on a l’ambassadeur Craig Murray, recteur de l’Université de Dundee et, jusqu’en 2004, ambassadeur britannique en Ouzbékistan, qu’il dépeint comme un Etat stalinien totalitaire, courtisé et soutenu par les Américains. En tant qu’ambassadeur, Murray a vu les rapports secrets du MI5 transmis par la CIA qui décrivaient les procédures les plus horribles de torture. « Des personnes étaient violées avec des tessons de bouteilles, des enfants étaient torturés devant leurs parents jusqu’à ce qu’ils [les parents] signent une confession, des gens étaient bouillis vivants. » Les « renseignements » sur ces sessions de torture ont été passés par la CIA au MI5 et à Washington, comme preuve de la vaste conspiration d’al-Qaïda. L’ambassadeur Murray rapporte que les personnes livrées par des vols de la CIA à des centres de torture ouzbeks « devaient confesser leur appartenance à al-Qaïda. On les obligeait à avouer qu’ils avaient été dans des camps d’entraînement en Afghanistan. On les obligeait à avouer qu’ils avaient rencontré Oussama ben Laden en personne. Et les renseignements de la CIA reprenaient constamment ces thèmes. » « J’étais complètement abasourdi », déclare l’ambassadeur britannique, qui pensait servir un pays vertueux qui, en compagnie de son allié américain, avait de l’intégrité morale. Le formidable bastion anglo-américain de la démocratie et des droits de l’homme, les foyers de la Magna Carta et de la Constitution des Etats-Unis, les formidables démocraties morales qui avaient vaincu le nazisme et qui s’étaient dressées contre les goulags de Staline, étaient prêtes à commettre n’importe quel crime pour maximiser leurs profits. L’ambassadeur Murray en a trop appris et il a été viré quand il a tout vomi. Il a vu les documents qui prouvaient que la motivation de l’agression militaire des Etats-Unis et de l’Angleterre en Afghanistan était en rapport avec les gisements de gaz naturel en Ouzbékistan et au Turkménistan. Les Américains voulaient un pipeline qui contourne la Russie et l’Iran et qui traverse l’Afghanistan. Pour s’en assurer, une invasion était nécessaire. On pouvait dire au public américain imbécile que l’invasion était nécessaire à cause du 11/9 et pour les sauver du « terrorisme », et ces triples idiots ont cru ce mensonge. « Si l’on regarde le déploiement des forces étasuniennes en Afghanistan, comparé à celui des forces de l’Otan, on voit sans aucun doute que les forces américaines sont positionnées pour garder l’itinéraire du pipeline. Il ne s’agit que de ça. C’est une question d’argent et d’énergie, ce n’est pas pour la démocratie. » Devinez qui était le consultant qui a arrangé avec le gouverneur du Texas George W. Bush les accords donnant à Enron les droits sur les gisements de gaz naturel en Ouzbékistan et au Turkménistan et attribuant à Unocal[2] le développement du pipeline trans-afghan ? C’était Karzaï, le président imposé par les Etats-Unis à l’Afghanistan, qui n’a aucun soutien dans son pays, à part les baïonnettes américaines. L’ambassadeur Murray a été viré des Affaires Etrangères britanniques à cause de ses révélations. Il ne fait aucun doute que notre pantin anglais avait reçu ses ordres de Washington. Paul Craig Roberts a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan. Traduction : [JFG-QuestionsCritiques] Notes : [1] John Choon Yoo (né en 1967 à Séoul) est l’ancien assistant du juge Clarence Thomas, professeur de droit à Berkeley. Il est membre du Council on Foreign Relations, de la Federalist Society et chercheur à l’American Enterprise Institute. Ancien conseiller de John Ashcroft au département de la Justice (2001-2003), il est co-rédacteur du mémo demandant que la Convention de Genève ne soit pas appliquée aux combattants illégaux faits prisonniers dans le cadre de la guerre contre le terrorisme. (source : Wikipedia) Les industries pharmaceutiques élèvent leurs prix avant la réforme du système de santée Edité par T 34 - 16 Nov 2009 à 19:26 |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 17 Nov 2009 à 16:19 |
|||||
Berné, trahi, toujours pas soigné : la Chambre des Représentants vote pour le renflouement des compagnies d’assurances privées
Bruce DIXON
Maintenant, nous savons ce que veut dire l’administration d’Obama par "réforme du système de santé". Elle veut dire garantir le droit des compagnies d’assurances et pharmaceutiques de réaliser des bénéfices. Elle veut dire faire de l’assurance maladie comme pour l’assurance automobile : obliger tout le monde à souscrire à une assurance auprès d’un assureur privé, sauf pour les plus pauvres d’entre nous, à qui on proposera une "option publique" limitée et coûteuse au point d’en discréditer le terme de "public" chaque fois qu’il sera associé à "système de santé".
Il n’y a pas de façon polie de dire ça. Si vous faites partie des millions qui ont voté pour le Parti Démocrate aux élections pour le Congrès ou la Maison Blanche, l’an dernier, parce qu’ils promettaient de mettre en place une assurance maladie universelle, vous avez été berné et trahi. La législation dont a accouché la Chambre, samedi dernier, est un pas de géant en arrière qui nous éloigne du système de santé de qualité, abordable, non exclusif ("everybody in, nobody out" (*) ) que, d’après les sondages, veulent la grande majorité des citoyens aux Etats-Unis. Ceux qui soutiennent la Maison Blanche persistent à dire que même si la loi est imparfaite, c’est un pas de géant en avant, qui permet d’offrir une assurance maladie à des millions de personnes qui n’en avaient pas, et qu’en tous cas, c’était ce qu’ils pouvaient faire de mieux dans la conjoncture politique actuelle. Difficile d’imaginer que quiconque peut gober ça. Au lieu de reconnaitre que l’accès aux soins de santé pour tous était un droit fondamental, la Maison Blanche et les démocrates du Congrès ont gravé dans le marbre le droit des entreprises privées à réaliser des profits sur la distribution ou la non-distribution de soins médicaux. L’assurance maladie sera obligatoire, comme l’assurance auto, et les subventions publiques permettront à tous d’acheter les produits de mauvaise qualité, trompeurs et défectueux du secteur de l’assurance privée, qui déjà perçoit un dollar sur trois de l’argent consacré aux soins de santé, juste pour servir d’intermédiaire entre le patient et la prestation dont il a besoin. Parmi les millions de nouveaux clients que les assurances vont voir arriver grâce au "mandat individuel" (comme ils disent), beaucoup sont les jeunes en bonne santé qui versent des cotisations et ont rarement besoin d’aller chez le médecin – les clients les plus rentables pour les assurances. Les compagnies pharmaceutiques seront protégées de la concurrence avec les génériques grâce aux médicaments dont la croissance est la plus rapide : la soi-disant "biopharmacie", qui prépare à peu près tous les vaccins. L’option publique qui, avaient assuré les progressistes tout l’été, serait la ligne jaune qu’ils ne franchiraient pas, avait déjà été écartée dès le début du printemps. Les élus le savaient mais ils nous ont raconté des bobards tout l’été en se répandant avec enthousiasme sur ces merveilles imaginaires, nous expliquant que cela permettrait de réduire les dépenses et de concurrencer efficacement les assureurs privés. Même Howard Dean nous a raconté que l’option publique était "mieux pensée que Medicare". Il mentait, comme l’ont fait beaucoup de démocrates. Et l’interdiction de l’utilisation de la clause "état de santé préexistant" est annihilée par les dispositions de la loi qui encouragent les compagnies d’assurance à instaurer des bonus pour "bonne santé", un moyen détourné de pratiquer le même genre de segmentation que permettait la discrimination basée sur un "état de santé préexistant". Non seulement les compagnies d’assurances n’auront pas le droit d’offrir des services concernant l’avortement pour les polices financées par l’état mais elles ne sont même pas obligées de proposer des examens pelviens ou des services du planning familial de quelque sorte que ce soit. Certaines compagnies ne le feront donc pas, c’est indubitable. Medicare va être amputé de, selon la version que vous préférez, 300 à 500 milliards de dollars et les aides de ceux qui en bénéficient seront taxées pour financer l’"option publique" et les contrats bas de gamme des assurances privées, ce qui permettra aux républicains racistes de dire à leurs concitoyens que leurs impôts payés à la sueur de leur front sont utilisés pour rembourser les médicaments de Noirs fainéants et profiteurs et de soi-disant "immigrés clandestins". Et même si des millions de personnes vont aussi bénéficier d’une quelconque assurance maladie, à peu près tous ceux qui en prendront une entre maintenant et 2013 le feront grâce à l’extension de Medicaid car ils ne pourront pas souscrire à une assurance auprès des compagnies privées qui n’offriront pas les contrats privé-public avant 2013 au plus tôt. Pourquoi faut-il trois ans, voire plus, pour mettre en place cette tentative du président Obama de réformer le système d’assurance maladie quand Medicare, dans les années 60, avait été totalement opérationnel en moins d’un an, c’est une question qui n’a jamais été posée. 2013, c’est loin. C’est à deux séries d’élections de là, après les mi-mandat de 2010 et après la campagne pour les présidentielles de 2012. L’espoir est une drogue qui monte à la tête, mais il est difficile de s’imaginer comment la pipe à crack va pouvoir rester chaude tout ce temps-là. Entre aujourd’hui et le moment où les illusions sur la réforme de santé promise par Obama seront dissipées, des milliers de personnes seront mortes parce qu’elles n’auront pas pu se soigner, et des centaines de milliers d’autres seront en faillite personnelle. Les écarts entre les promesses et les faits se multiplient, et pourraient coûter aux démocrates la majorité au Congrès dès l’an prochain. Mais le véritable changement vient rarement, si ce n’est jamais, d’en haut. Le véritable changement vient d’en bas. La vague de sit-in et d’actions civiles qui déferle en faveur de l’assurance maladie publique, la seule solution plausible à la crise, ne montre pas de signes de faiblesse. Comme les crises de l’immobilier et les crises économiques générales, dont le gouvernement et les médias nous annoncent la fin tous les jours, la crise du système de santé va traîner en longueur pendant un bon moment. Bruce Dixon Bruce Dixon est le directeur de la rédaction du site Black Agenda Report Titre original : "Played, Betrayed, Health Care Delayed : House Passes Bailout For Private Insurance Companies". Traduction emcee des Bassines et du Zèle pour le Grand Soir Note : * "Everybody in, nobody out", slogan lancé par Obama pour dire qu’il soutenait un régime d’assurance maladie universel public Inquiètude aux Etats-Unis à la révélation de l'augmentation des foyers où les aliments manquent Edité par T 34 - 17 Nov 2009 à 17:45 |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 17 Nov 2009 à 20:58 |
|||||
|
Mumia Abu-Jamal est dans le couloir de la mort depuis 1982, condamné dans un simulacre de procès pour l’assassinat d’un policier de Philadelphie Daniel Faulkner.
Son importance pour la communauté noire et ceux qui lutte contre l’injustice et l’oppression est inestimable, comme l’illustre ce magnifique hommage avec une collection d’artistes sur ce double album de Black Waxx intitulé: «On the Move”. D’autres musiciens ont fait des hommages dans le passé pour Mumia, mais Black Waxx a compilé une liste impressionnante li d’artistessur cet excellent album. Black Waxx est également à l’origine du documentaire novateur «Disappearing Voices: The Decline of Black Radio», dirigée par U-Savior Washington. On the Move met en vedette des artistes légendaires tels que Public Enemy, Abiodun Oyewole de The Last Poets et le Black rock group Living Colour. Du Jazz fusion standout Kafele Bandele; Neo-Soul Soul chanteuse Nana et les rappeurs Immortal Technique, Hasan Salaam et Kahlil Khan sont partis d’une tournée musicale honorant Mumia. Abu-Jamal, connu comme «la voix des sans-voix» a été rebaptisée «le plus connu prisonnier dans le couloir de la mort dans le monde.” Des organisations comme la NAACP Legal Defense Fund, Amnesty International, Human Rights Watch, ainsi que d’innombrables célébrités et des dirigeants communautaires ont longtemps protesté contre la procédure injuste et inéquitable dans le cas Abu-Jamal. De nombreuses personnes soutiennent que le journaliste primé à eu procès à charge pour avoir été un journaliste militant et ancien ministre de l’information des Black Panther . Cela comprenait la pénétration dans la corruption politique à Philadelphie et la guerre de cette ville contre la MOVE Organization, un groupe pour le retour à la nature, dont les locaux ont été réduits en ruines dans un attentat à la bombe autorisé par l’ancien maire de Philadelphie, Wilson Goode, en 1985. Les militants et les journalistes, comme le journaliste de Philadelphie Lynn Washington, ont mis en évidence de nombreuses incohérences et d’irrégularités dans l’affaire de Mumia Abu-Jamal’s like: subornation de témoin, témoignage sous la contrainte et a créer un précédent judiciaire connu comme « l’exception Mumia », Par ailleurs, le présidant le juge Albert Sabo est connu pour avoir déclaré qu’il allait aider les procureurs à “fry the nigger.” ». Les gens impartiaux peuvent contester la culpabilité ou l’innocence d’Abu-Jamal.. Toutefois, le fait que sa condamnation était injuste est indiscutable. Son cas représente la plus grossière deS violations de l’équité dans la jurisprudence américaine. Basé sur ceLA, sans parler de ses 30 ans dans le couloir de la mort, il devrait être libéré immédiatement
Cette production Black Waxx Noire de deux disques est commencée , sur le disque étiqueté : “Freedom Side,” par un collage audio de voix articulées en défense de Mumia dans une piste faite par The Hard Wash. Il est suivi par Public Enemyavec ” Révolution” qui utilise habilement un extrait de la chanson de lastar décédée Reggae Dennis Brown “Revolution”. . Pour commander le CD : |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 18 Nov 2009 à 20:15 |
|||||
|
Guantanamo: Obama admet que la prison ne pourra être fermée à la date prévue
(AFP) WASHINGTON — Le président américain Barack Obama a reconnu pour la première fois que la prison de Guantanamo ne pourrait être fermée à la date prévue, fin janvier, comme il s'y était engagé à son arrivée à la Maison Blanche, dans une interview diffusée mercredi sur la chaîne NBC. "A propos de Guantanamo, nous avions une date-butoir spécifique que nous avons manquée", a déclaré le président américain, interrogé sur la chaîne de télévision américaine sur la date de fermeture du camp. Quelques jours après son arrivée à la Maison Blanche, M. Obama avait ordonné la fermeture en janvier 2010 du camp de Guantanamo, une mesure soulignant sa volonté de rompre avec les politiques controversées de son prédécesseur George W. Bush. 215 détenus restent enfermés sur la base américaine de Guantanamo qui accueille des suspects de terrorisme. Les photos des sévices donnés par l'armée américaine pas publiéestorture | Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a interdit la publication de 44 photos de soldats américains infligeant des sévices à des détenus en Irak ou en Afghanistan. Il a pris cette décision en vertu d'une loi adoptée fin octobre par le Congrès, selon des documents judiciaires. Dans une lettre envoyée à la Cour suprême des Etats-Unis, dont l'AFP s'est procuré copie mardi, le gouvernement Obama explique que, "le 13 novembre, le secrétaire (Gates) a personnellement exercé l'autorité qui lui a été dévolue par la loi à propos de 21 photographies dont le sort est devant la Cour suprême et de 23 autres, identifiées dans un arrêt de cour d'appel". Prises entre le 11 Septembre 2001 et le 22 janvier 2009, les photos décrivent en effet "le traitement infligé ou subi par des personnes engagées ou détenues après le 11-Septembre par les forces armées américaines hors des Etats-Unis". "Leur publication mettrait en danger les citoyens américains, membres des forces armées ou employés par les Etats-Unis, déployés hors du territoire", précise encore le gouvernement, citant la décision de M. Gates. "Nous sommes déçus (...), ces photos constituent une part importante de nos archives historiques et sont capitales dans le débat en cours sur les responsabilités" dans les mauvais traitements subis par les prisonniers en Irak et en Afghanistan, a estimé dans un communiqué l'Association de défense des libertés civiles (ACLU). C'est cette association qui, au printemps 2009, avait obtenu en justice la publication des photos. Alors que le Pentagone semblait prêt à les rendre publiques, le 13 mai, le président Barack Obama avait bloqué toute parution des photos, estimant qu'elles risquaient d'"attiser encore davantage les sentiments anti-américains et d'exposer nos soldats à un danger plus grand". Le gouvernement avait alors saisi la Cour suprême pour qu'elle interdise la publication. Mais le Congrès est allé plus vite et a ajouté, à l'unanimité fin octobre, une clause à la loi sur le budget de la Sécurité intérieure, donnant autorité au secrétaire à la Défense de refuser de publier ce type de photos, s'il peut certifier qu'elles mettraient en danger des Américains. Dans sa lettre, le gouvernement Obama explique que la plus haute juridiction des Etats-Unis n'a plus besoin d'examiner la question. Edité par T 34 - 18 Nov 2009 à 20:54 |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 20 Nov 2009 à 18:39 |
|||||
|
Le déclin précipité de l’hégémonie américaine
Le budget du Pentagone : le plus élevé de tous les temps et en augmentation constante
Edité par T 34 - 23 Nov 2009 à 17:00 |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
Jef.
Pilier du FUC
Depuis le: 28 Sep 2007 Pays: DDR Status actuel: Inactif Messages: 2516 |
Citer Réponse
Envoyé : 01 Dec 2009 à 16:44 |
|||||
Près de 50 millions d’Américains ont faim« C’est le choix du socialisme pour les riches et du capitalisme pour les pauvres », explique avec un bien curieux sens de l’humour, Joseph Biden, vice-président des États-Unis.
Il était une fois le rêve américain d’une prospérité partagée par tous, et voici que le conte de fées fait place au cauchemar. Chaque jour 49 millions de citoyens des États-Unis (16 % de la population) souffrent de la faim, dont 17 millions d’enfants (1). Place aux files d’attente des soupes populaires et des bureaux où l’on délivre les bons alimentaires. Le chiffre ne fait aucun doute, bien qu’il n’ait pas eu de place dans les médias. Il a été établi par le ministère de l’Agriculture qui publie chaque année depuis 1995 cette statistique. En fait, il s’agit de données recueillies en 2008, dépassées depuis par la vague de chômage qui atteint officiellement 10,2 % de ceux qui sont en âge de travailler (en réalité 17 % si l’on compte ceux qui n’ont eu d’emploi que quelques heures par mois et sont donc sortis des rangs comptables de la misère.) Car, parmi les affamés, le ministère relève aussi la présence des travailleurs pauvres, ceux qui malgré un salaire vivent en dessous du seuil de pauvreté. Un enfant sur quatre a connu la privation de nourriture en 2008. Quatre millions de plus que l’année précédente. Ce sont les familles avec enfant qui sont les premières victimes de cette vague de pauvreté. Un niveau comparable à celui des années trente, du début de la grande dépression. Les femmes et les enfants d’abord sont jetés par-dessus bord, puis les Noirs et les Hispaniques. « C’est impensable. C’est comme si nous vivions dans un pays du tiers-monde », souligne Vicky Escarra, la présidente de Feeding America, la plus importante organisation de distribution de bons alimentaires et de secours d’urgence. Pour Tom Vilsack, le ministre de l’Agriculture, ces chiffres sont « un signal d’alarme », une conséquence de l’effondrement de l’emploi.
Les sommes accordées au début de l’année par le président Obama aux enfants souffrant de malnutrition n’ont pas suffi, et sans une politique développant l’emploi ce cauchemar ne prendra pas fin.
Obama le reconnaît lui-même. Mais son plan de relance de l’économie a consisté à renflouer les grandes banques responsables de la crise financière qui a déclenché la tempête. Un choix à l’origine de l’angoisse et de la colère qui vient de valoir au président de reculer au-dessous de 50 % dans les sondages. Son vice-président, Joseph Biden, a confié sur le ton de la plaisanterie (2), à la télévision, la raison de ce désastre, en rappelant ce que son grand-père disait de plans de relance analogues : « C’est le socialisme pour les riches et le capitalisme pour les pauvres. » Le public rit avec lui. Ce drôle d’humour n’a pas soulevé de vague, tant la pression des idées dominantes a conduit à la fatalité.
Au nom de la vertueuse liberté d’entreprise, l’empire capitaliste n’a cessé d’attaquer l’État providence et l’assistanat qui le prive de rentabilité, pour que Wall Street prospère, quitte à provoquer la nouvelle catastrophe qui pointe sous les statistiques de la faim. Aux dernières nouvelles, on recrute des emplois dans un secteur primordial : celui des lobbyistes qui harcèlent les membres du Congrès afin qu’ils ne votent pas une réforme du système de santé défavorable aux profits des assurances et de l’industrie pharmaceutique. Tout n’est pas perdu. Le grand-père de Joseph Biden avait raison…
(1) www.usda.gov (2) On peut trouver la vidéo de cette ahurissante interview sur le site Huffingtonpost.com (le 18 novembre 2009). |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 04 Dec 2009 à 20:21 |
|||||
|
Avec 539 mille immeubles dans 5579 sites, c’est le plus grand propriétaire du monde.
Pentagone-Immobilier s.a. (Il Manifesto)
Tommaso DI FRANCESCO, Manlio DINUCCI
Photo : Camp Bondsteel, Kosovo
Un « portefeuille global de propriétés immobilières », consistant en 539 mille immeubles et autres structures répartis en 5579 sites militaires : c’est ce que possède le Pentagone, le plus grand propriétaire immobilier du monde. Avec cette statistique s’ouvre le dernier inventaire des bases militaires (Base Structure Report 2009), publié par le Département de la défense. La crise économique ne le touche pas : le président Obama vient juste d’autoriser une augmentation ultérieure du budget de base du Pentagone, qui dans l’année 2010 (qui a commencé le 1er octobre dernier) est porté à plus de 680 milliards de dollars, dont 130 pour les guerres en Irak et Afghanistan, qui seront sûrement augmentés. S’ y ajoutent 113 milliards pour les militaires au repos et d’autres dépenses de caractère militaire, qui portent le total à environ un quart du budget fédéral. Plus d’un cinquième des propriétés immobilières du Pentagone se trouve à l’étranger, dans 716 bases et installations distribuées dans 38 pays, dont 12 européens. Dans l’inventaire officiel ne figurent pas cependant d’autres bases en Europe, comme celles au Kosovo et en Roumanie. En Italie, le pentagone possède 1430 bâtiments, pour une superficie totale de 830 mille m2, plus à peu près autant en location ou concession. Ils sont distribués en 42 sites principaux, à quoi s’ajoutent 41 sites plus petits portant ainsi le total à plus de 80. Les sites des forces armées Usa en Italie sont bien moins nombreux qu’en Allemagne (235). Ils sont cependant en train de prendre une importance croissante dans le « réalignement » stratégique effectué par le Pentagone, qui redéploie actuellement ses propres forces de l’Europe centrale et septentrionale vers le sud et l’est, pour les projeter plus efficacement au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie centrale. Dans ce cadre-là, la 173ème brigade, basée à Vicence (en Vénétie) a été transformée en escadre de combat formée par davantage de bataillons, potentialisant ainsi son rôle d’unique « force de riposte rapide » aérotransportée du Commandement européen des Etats-Unis. D’où la décision de créer une autre base étasunienne dans la zone de l’aéroport Dal Molin. A Vicence toujours a été installée la U.S Army Africa (Armée USA pour l’Afrique), en transformant la force tactique dans l’Europe du sud en composante terrestre du Commandement Afrique (AfriCom), dont le quartier général est à Stuttgart. En même temps, la base d’Aviano (Frioul) a été potentialisée : c’est une des principales bases des Forces aériennes USA en Europe qui disposent de 42 mille hommes et de centaines d’avions répartis en cinq bases principales et en 80 autres localités. A Aviano est déployé le 31st Fighter Wing, le seul escadron de chasseurs-bombardiers au sud des Alpes, composé de deux escadrilles de F-16. Il dispose aussi de bombes nucléaires, en dépôt à Aviano et à Ghedi Torre. Dans cette potentialisation le rôle de Camp Darby (Toscane, entre Pise et Livourne) est en pleine croissance : cette base logistique approvisionne les forces terrestres et aériennes étasuniennes dans la zone méditerranéenne, africaine, moyen-orientale et au-delà. C’est le seul site de l’armée étasunienne dans lequel le matériel placé en position avancée (chars d’assaut M1, Bradleys, Humvees, etc.) est relié aux munitions : dans ses 125 bunkers se trouve l’équipement complet de deux bataillons cuirassés et deux d’infanterie mécanisée. Y sont aussi stockées d’énormes quantités de bombes et missiles pour avions, avec les « kits de montage » pour construire rapidement des aéroports dans les zones de guerre. Ces matériels de guerre, et d’autres, peuvent rapidement être envoyés en zone d’opération par le port de Livourne et l’aéroport de Pise. C’est de là que sont parties les bombes utilisées dans les guerres contre l’Irak et la Yougoslavie. En outre, comme en informe Global Security, le 31ème escadron d’approvisionnement en munitions de la base est aussi responsable de deux dépôts classés situés en Israël : une succursale de Camp Darby dont les bombes ont été utilisées par les forces israéliennes dans la guerre contre le Liban et dans l’opération « Plomb durci » contre Gaza. Cette capacité n’est cependant pas suffisante : Camp Darby a donc nécessité d’accélérer les liaisons avec le port de Livourne à travers le canal des Navicelli et, en même temps, d’accroître la capacité des dépôts. Ceci peut être fait en créant, à travers l’interport livournais de Guasticce, un auxiliaire qui serve au transit et au stockage de matériels logistiques, comme aux « aides humanitaires » de l’USAID dont la base est le plus grand centre en Europe. On peut ainsi libérer dans les bases de l’espace pour le dépôt d’autres armements. Camp Darby entend donc irradier dans le territoire environnant. Une aide conséquente est donnée dans ce sens par la Région Toscane et par les deux maires de Pise et de Livourne. Le maire de Pise Marco Filippeschi (membre du Partito democratico, aujourd’hui « dans l’opposition » par rapport au gouvernement Berlusconi) a annoncé avoir demandé au commandement étasunien une participation aux travaux d’installation et d’agrandissement du Canal des Navicelli, « en vue aussi des perspectives importantes du Camp Darby lui-même ». Le commandement a de fait « intérêt à élargir de quelques mètres la darse de la base militaire » de façon à manoeuvrer deux chalands simultanément. Et comme les responsables de la base (respectueux de l’environnement) sont « intéressés par des systèmes de transport alternatifs à la route », ils demandent aussi « une réorganisation du nœud ferroviaire existant dans la base ». Satisfait, le maire confirme que « les américains (étasuniens, NDT) estiment cette implantation très importante et veulent continuer à s’y investir » et qu’il existe, pour ce projet, « une disponibilité aussi bien de la part du Parc (l’organisme responsable de la « zone protégée » où se trouve Camp Darby) que de la Région ». Le maire « oublie » cependant que le Conseil municipal de Pise a approuvé le 18 janvier 2007 une motion pour « la démission et la reconversion à usages exclusivement civils de Camp Darby » ( comme le réclame depuis des années le Comité formé dans ce but) et a engagé le maire à « exclure toute installation possible de structures militaires, logistiques ou de n’importe quelle autre nature reliées à la base » : afin de « garantir un usage du territoire et des infrastructures attaché à une économie civile et de paix ». Des motions analogues ont été approuvées par le Conseil municipal de Livourne (15 mars 2004) et par le Conseil provincial de Pise (7 juillet 2006). Mais celles-ci aussi ont été « oubliées ». Même situation à Naples où avait déjà été transféré de Londres le commandement des forces navales USA en Europe. A présent, on y a installé aussi celui des forces navales AfriCom. L’amiral Mark Fitzgerald est ainsi à la fois commandant des forces navales étasuniennes en Europe, de la force conjointe alliée et des forces navales AfriCom. Un rôle de plus en plus important est aussi joué par la base aéronavale de Sigonella (Sicile), où se trouve un des deux centres d’approvisionnement de l’US Navy hors du territoire étasunien, à partir de laquelle opère une force spéciale USA pour des missions secrètes en Afrique. Toujours dans cette même base se trouve une des trois stations terrestres (les deux autres sont en Virginie et à Hawaï) du réseau de communications satellitaires GBS, géré par le 50th Space Communication Squadron, responsable des télécommunications spatiales de l’US Air Force. A Sigonella encore sera installé l’Ags, un système de « surveillance » OTAN, finalisé non pas pour la défense du territoire de l’Alliance mais pour la potentialisation de sa capacité offensive « hors zone ». Comme si tout cela ne suffisait pas, dans la ville voisine de Niscemi, où sont déjà en fonction 41 antennes du centre de transmissions étasunien dépendant de la Navcomtelsta Sicily de Sigonella, seront installées trois grandes paraboles satellitaires (18 mètres de diamètre) du Muos (Mobile User Objective System), le système de télécommunications satellitaires de nouvelle génération de l’U.S Navy. La station, une des quatre existantes à l’échelle mondiale (deux autres se trouvent aux USA et une en Australie), permettra de relier –par des communications radio, vidéo et des transmissions données à très haute fréquence- les forces navales, aériennes et terrestres tandis qu’elles seront en mouvement, dans n’importe quelle partie du monde. L’Italie est à coup sûr destinée à jouer un rôle important aussi dans le nouveau plan du « bouclier » antimissile, que les USA veulent étendre en Europe. C’est de fait le secrétaire d’Etat à la défense Robert Gates qui l’a annoncé. Dans sa présentation du nouveau « bouclier », fondé non pas sur des structures fixes mais sur des systèmes mobiles de missiles SM-3 au départ à bord de navires, il a écrit sur le New York Times (20-9-2009) : « La seconde phase, qui deviendra opérationnelle aux environs de 2015, prévoit le déploiement de missiles SM-3 potentialisés sur le terrain en Europe méridionale et centrale ». Il est donc pratiquement certain qu’ils seront déployés dans le sud de l’Italie, surtout en Sicile. Les bases en Italie (pour le coût desquelles notre pays contribue dans une mesure d’environ 40%) servent donc non seulement à la « projection de puissance » étasunienne vers le sud et vers l’est, mais jouent de plus en plus de fonctions de caractère global dans la stratégie étasunienne. Ces bases (auxquelles s’ajoutent celles de l’OTAN toujours sous commandement étasunien) dépendent de la chaîne de commandement étasunien et sont ainsi, de fait, soustraites aux mécanismes décisionnels italiens : le moment et la façon dont elles sont utilisées dépend non pas de Rome mais de Washington. Manlio Dinucci, Tommaso di Francesco (Article publié par il manifesto le dimanche 22 novembre 2009, augmenté d’extraits d’un article sur Camp Darby, publié le 19 novembre) Reçu de l’auteur et traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio. (Lien indisponible, voir page 6 de l’édition du 22 novembre 2009 http://www.ilmanifesto.it/ ) Lynne Stewart en prison : Quand la justice déraille
Claude Jacqueline HERDHUIN
Jeudi, le 19 novembre, le Juge John G. Koeltl a ordonné à Lynne Stewart, avocate spécialisée dans la défense des droits civils et militante de longue date, de se présenter immédiatement pour être incarcérée. Condamnée à 28 mois de prison le 16 octobre 2006 pour conspiration et soutien matériel au terrorisme, Lynne Stewart était en liberté conditionnelle. Cette femme de 70 ans a consacré sa vie aux pauvres, aux défavorisés, à la communauté noire et à la justice. Ceux d’entre eux qui n’avaient pas les moyens de payer les services d’un avocat pouvaient frapper à sa porte. Aujourd’hui, Lynne Stewart lutte non seulement pour sa liberté, mais également pour la liberté de tous les Américains. La justice américaine s’est intéressée au cas de Lynne Stewart seulement après le 11 septembre 2009. Rappelons que sa seule faute est d’avoir contrevenu aux mesures administratives spéciales (Special Administrative Measures, SAM) du bureau américain des prisons (US Bureau of Prisons). Elle avait été obligée de signer ces mesures pour pouvoir défendre le Cheik Omar-Abdel Rahman. Les SAM sont inconstitutionnels : elles violent le Premier Amendement ainsi que le Sixième Amendement de la Constitution américaine selon lequel, tout accusé a droit à un avocat et à être jugé par un jury d’État impartial dans l’État même où le crime a été commis et seulement pour ce crime. L’Administration Clinton n’a pas considéré Lynne Stewart comme une terroriste et une traître. À l’époque, son cas a simplement été considéré comme une faute administrative. Lynne Stewart a reçu une lettre à cet effet, et n’a pas pu rendre visite à son client pendant quelque temps. Puis, elle a pu reprendre ses visites au Cheik en prison et poursuivre son travail d’avocate. Ce n’est que le 9 avril 2002 qu’elle a été arrêtée à son domicile par le FBI, quelques mois après les évènements du 11 septembre 2001 et dans un climat d’hystérie collective. Le soir de son arrestation, John Ashcroft, ministre de la Justice des États-Unis, est allé à l’émission populaire de David Letterman, Late Night Show, et a déclaré à toute l’Amérique que Lynne Stewart était une traître à la nation. Aujourd’hui, les médias décrivent Lynne Stewart soit comme une terroriste et une traître qui mérite la pire punition, soit comme une héroïne. Mais elle n’est ni l’un ni l’autre. C’est une femme de 70 ans avec des années d’expérience de vie en tant que mère, grand-mère, activiste et avocate. Jeune femme blanche, elle s’est engagée et a lutté pour la cause de ses compatriotes noirs, parce qu’elle croyait dans la justice. Des décennies plus tard, elle a défendu le Cheik Omar-Abdel Rahman, parce qu’elle croyait toujours dans la justice. Aujourd’hui, elle est en prison et elle croit encore dans la justice. Même si son procès nous ramène des années en arrière, durant la pire période qu’ont connue les États-Unis, à savoir le McCarthism. Dans sa conférence de presse du 17 novembre, elle a dit être trop âgée pour pleurer, mais que cela faisait trop mal pour ne pas pleurer. Elle a également mis en garde les autres avocats de la défense : « C’est un avertissement pour les autres avocats. [Le gouvernement leur envoie le message] Ne défendez pas vos clients avec trop de vigueur, ne faites pas de zèle ». Je connais Lynne Stewart depuis cinq ans. La première fois que j’ai entendu parler d’elle, c’est dans les journaux, en 2004. Ils décrivaient Lynne Stewart comme une terroriste et, avec mon mari, nous avons décidé de la contacter pour voir ce qui s’était réellement passé et qui elle était. Nous avons décidé de faire un documentaire sur son cas pour découvrir ce qui est arrivé. Nous nous sommes efforcés d’être aussi neutres que possible. Des années après, je peux affirmer que la seule erreur de Lynne Stewart a été sa trop grande confiance. Elle croyait en la justice et le gouvernement des États-Unis l’a trahie en : - s’attaquant au droit de la liberté de parole et de presse, et au droit qu’a le peuple d’adresser des pétitions au gouvernement pour obtenir la réparation de torts ; - s’attaquant au droit de tout accusé d’être assisté d’un avocat pour sa défense, en intimidant la défense ; - s’immisçant dans les conversations privées, les rencontres en privé entre avocat et client, les fax, les lettres et les e-mails pour recueillir des « preuves ». Pour envoyer une lettre à Lynne Stewart, écrivez : Vous pouvez aussi téléphoner ou écrire au Président Obama : The White House Claude Jacqueline Herdhuin EN COMPLEMENT : Pétition http://www.PetitionOnline.com/091127ls/petition.html |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 04 Dec 2009 à 22:26 |
|||||
|
Maccarthysme : Encore un politique interdit de vol aux Etats-Unis Après Hernando Calvos Ospina c'est au tour de Luis Ernesto Almario, journaliste colombien résident en Australie et se rendant à Caracas, qui a été arrêté à l'aéroport de Los Angeles et déporté en Australie.
Il y a quelques mois ce fut également le cas de Paul Emile Dupret conseillé du groupe "Gauche unie européenne", de Jaime Caycedo Turriago secrétaire général du Parti Communiste Colombien et au défenseur des droits humains colombien Athemay Sterling.
Edité par T 34 - 04 Jul 2010 à 00:14 |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 05 Dec 2009 à 02:20 |
|||||
Aux Etats-Unis, le suicide est également très tendance
Par emcee le mardi 24 novembre 2009, 12:53 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent Les pertes d'emploi, les saisies immobilières, le chômage, le surendettement, la ruine financière, le désespoir et le "no future" poussent les victimes à commettre des gestes irréparables, contre eux-mêmes et contre les autres. "Economic Crisis Is Getting Bloody -- Violent Deaths Are Now Following Evictions, Foreclosures and Job Losses" Nick Turse, AlterNet La crise économique tourne au carnage – les morts violentes suivent maintenant les expulsions, les saisies immobilières et les pertes d'emplois.Malgré des prédictions toujours plus optimistes et un marché d'échange en hausse, les pertes humaines de la crise économique ne peuvent qu'augmenter dans les semaines et les mois à venir. En 2007, Jason Rodriguez était licencié du poste qu'il occupait dans une société de construction mécanique à Orlando, en Floride, et se retrouvait "sandwich artist" ("virtuose du sandwich") dans un restaurant Subway .
Au lendemain du massacre à Fort Hood - qui a eu lieu le jour avant le drame de Floride – il y a eu enquête, bien entendu, pour trouver des réponses aux causes de cette fusillade qui avait fait 50 morts et blessés. Poussés à bout Au début de l'année, par ex, Jiverly Wongle, le "tireur de Binghamton" faisait les gros titres des journaux nationaux et déclenchait l'hystérie sur le câble quand, "dépité par son licenciement", il a massacré 13 personnes dans un centre d'aide aux immigrés dans l'état de New York. Elkhart revisited Actuellement, après la mort de 13 personnes dans ses rangs à cause d'un tireur isolé, Fort Hood, Texas, est la communauté traumatisée qui retient toute l'attention des médias. En février, c'était pourtant l'ancienne "capitale mondiale du mobil home", Elkhart, dans l'Indiana – une localité ruinée économiquement où le président Obama avait fait une brève apparition pour faire la promotion de son plan de relance économique dans son discours à la mairie d'Elkhart, Obama parlait de la situation catastrophique de la ville:
En réalité, cependant, la "vraie mesure" n'est devenue évidente qu'au fur et à mesure qu'on avançait dans l'année. Dès le début novembre, il y avait eu 22 suicides confirmés à Elkhart et deux présumés, un chiffre bien supérieur à la moyenne nationale de 16. Nick Turse, journaliste, essayiste et historien, est un des rédacteurs en chef de Tomdispatch . Note perso Evidemment, la France n'est pas en reste, question suicides (voir les articles bien documentés à ce sujet). Et la situation aurait été bien pire si les malades au pouvoir avaient pu mener leur politique de "subprimes" avant que la crise n'éclate. Maudits soient ceux qui défendent une politique suicidaire. Edité par T 34 - 05 Dec 2009 à 20:29 |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 06 Dec 2009 à 19:05 |
|||||
|
Un peu partout à travers les Etats-Unis, les américains protestent contre la décision d’Obama d’envoyer 30000 soldats de plus en Afghanistan….C’est une des premières grandes désillusion pour les américains qui ont voté pour lui….
A Syracuse, NY, Une trentaine de militants pacifistes se sont rassemblés devant l’immeuble fédéral à Syracuse cet après-midi pour exprimé leur déception quant à la décision du président d’Obama d’ envoyer 30.000 soldats en Afghanistan. Aucun des manifestants n’at dit croire que le président sera en mesure de remplir sa promesse de retirer ses troupes du début Afghanistan en Juillet 2011. Des membres des familles des militaires Speak Out (MFSO) et Gold Star Families Speak Out (GSFSO) ont exprimé leur indignation et leur profonde tristesse en parlant et en prenant part à des actions de protestation à travers le pays. Alors que la communauté militaire est souvent discrete sur les décisions politiques, ces familles de militaires a rompu cette loi du silence pour dénoncer publiquement la décision du Président d’intensifier la guerre en Afghanistan. A Bozeman (Montana) «les Bombes démocrates tuent autant de personnes que les bombes républicaines”, a déclaré Kriess. Plus de 50 personnes ont protesté à Phoenix la nuit de mercredi face à l’escalade de la guerre en Afghanistan. Dans le Wisconsin les opposants à la guerre en Afghanistan ont refusé les plans d’Obama. Un groupe d’environ 50 manifestants ont marché silencieusement le long de State Street mercredi dans un monument symbolique des victimes de la guerre en Afghanistan, démontrant ainsi leur opposition à l’appel du président Obama mardi pour le déploiement de 30.000 UStroops supplémentaires en Afghanistan. Détroit : Armés de signes réprimandant le président Barack Obama et de parasols pour se protéger d’une pluie régulière, environ 100 personnes ont manifesté jeudi à Detroit contre la décision du président d’envoyer 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan. |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 09 Dec 2009 à 20:01 |
|||||
Forte hausse de la pauvreté urbaine aux Etats-Unis(source : Reuters 08/12/09) CHICAGO – La pauvreté se développe d’une manière spectaculaire dans les villes américaines avec une augmentation du nombre des familles sans-abri et souffrant de la faim, révèle un rapport publié mardi.
Les demandes auprès de l’assistance alimentaire ont augmenté de 26% l’an dernier, soit la plus forte hausse moyenne depuis 1991, indique le rapport 2009 de la conférence des maires américains. Cette étude a porté sur 27 agglomérations dont Boston, Chicago, Detroit, Los Angeles, Miami, Philadelphie et San Francisco. Ces demandes proviennent de personnes sans couverture sociale, de personnes âgées, de travailleurs pauvres, de sans-abri mais également de familles de la classe moyenne. Tendant de dégager des perspectives pour 2010, les villes s’attendent à éprouver des difficultés pour répondre aux demandes croissantes d’aide en raison de restrictions budgétaires, de baisse des dons et de hausse du prix des denrées alimentaires. Un peu plus de trois-quarts de villes signalent un accroissement du nombre des familles sans-abri en raison de la récession et de la pénurie de logements à loyer modéré. En contrepoint, le nombre de personnes seules sans-abri est resté stable ou a baissé dans 16 agglomérations. Dix villes ont indiqué avoir recours à des villages de toile ou à d’autres infrastructures pour les sans-abri. La plupart des villes étudiées dans le rapport ont bénéficié de fonds supplémentaires pour lutter contre la faim et le problème PRÈS DE 90 000 SALARIÉS ONT PORTÉ PLAINTE CONTRE WAL-MART(source : Radio Dora 07/12/09) 40 millions de dollars, soit 26,9 millions d’euros. C’est la somme dépensée par le géant américain de la distribution Wal-Mart pour solder une plainte en nom collectif de 87 500 salariés du Massachusetts. Ils se plaignaient de leurs salaires et des horaires de travail
|
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 10 Dec 2009 à 17:41 |
|||||
|
Edité par T 34 - 18 Dec 2009 à 18:19 |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 18 Dec 2009 à 18:21 |
|||||
|
D'après Evo Morales Obama est pire que Bu$h
D'après Hugo Chávez "ça continue a sentir le souffre".
«La guerre», selon le dicton populaire, “est le sport des rois». Aux États-Unis, la guerre est devenue le sport des partis politiques. Si les nouvelles sont exactes, le président Barack Obama va envoyer plus de 30.000 nouvelles troupes en Afghanistan pour soutenir et défendre l’un des gouvernements les plus corrompus de la planète. Il le fera, en partie parce que, durant la dernière élection présidentielle, les libéraux opposés à la guerre ruineuse et désastreuse en Irak, a peint la guerre en Afghanistan comme «la bonne guerre», peut-être parce qu’ils pensaient pouvoir la gagner. Mais il ya une autre raison. Les guerres à l’étranger sont des métaphores pour de vraies guerres politiques ici dans notre pays. Les guerres à l’étranger sont traitées en fin de compte, comme de la politique intérieure – la lutte pour la suprématie politique en Amérique. «La guerre», selon le dicton populaire, “est le sport des rois». Aux États-Unis, la guerre est devenue le sport des partis politiques. Le candidat le plus belliqueux, (celui ou celle) qui démontre plus de dureté politique (avec les enfants des autres), tend à prévaloir dans les élections. Par conséquent, l’Afghanistan est utile pour un grand jeu – de peu d’importance en soi, mais de grande valeur symbolique dans les longues guerres entre la droite et la gauche de l’opinion publique américaine. Ce que veulent les Américains n’a pas la moindre importance, de même que leur affiliation avec l’un ou l’autre parti politique. Les partis politiques américains sont des instruments sont achetés et payés avec la richesse des entreprises et des privés. (Si on réfléchie cette question cette question, ont voit ce qui arrive quand un homme politique quitte ses fonctions dans le gouvernement. Il va directement dans les bras de grandes entreprises, où il rencontre enfin la classe qu’il a servi. ) Ainsi, nous voyons le spectacle de gens votant pour des candidats, apparemment anti-guerre, qui, une fois qu’ils prennent leurs fonctions, approuvent de nouvelles guerres, plus d’armes, plus de troupes. La guerre n’a jamais eu rien à voir avec les raisons exposées par les politiciens. L’Afghanistan a autant à voir avec le terrorisme que l’Irak avait à voir avec les armes de destruction massive (ADM), c’est-à-dire rien. Actuellement, la Grande-Bretagne est pour ouvrir une enquête peu fréquente sur la façon dont elle est entrée dans la guerre en Irak. N’est-il pas remarquable que les questions soient posées après la guerre – mais pas avant? Bien sûr, le pays y est entré à cause des ses obligations avec son grand frère (USA) pour les raisons les plus méprisables “la politique et des bénéfices ». Depuis le Couloir de la Mort Mumia Abu-Jamal 29 Novembre 2009 Edité par T 34 - 18 Dec 2009 à 20:10 |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 18 Dec 2009 à 22:46 |
|||||
|
Les drones américains piratés pour 26 dollars
Vingt-six dollars : c'est le coût d'un programme grand public utilisé par les insurgés irakiens pour pirater les flux de données des drones Predator utilisés par l'armée américaine – des avions sans pilote coûtant 4,5 millions de dollars pièce – révèle le Wall Street Journal.
Les insurgés profitent d'une vulnérabilité dans la conception de l'appareil pour capter le flux d'images transmises par les caméras du robot, à l'aide d'un logiciel disponible dans le commerce. La manipulation ne permet pas de prendre le contrôle de l'appareil ou de l'endommager, mais savoir ce que voient les drones américains permet aux insurgés de se préparer à l'éventualité d'une attaque ou de connaître les régions dans lesquelles les Américains concentrent leurs efforts. Ce piratage est également rendu possible par le fait que l'armée américaine ne crypte pas les données transmises par les drones, une pratique surprenante au regard de la nature confidentielle des informations transmises. L'US Army affirme rechercher activement une manière de crypter ces communications. Les services de renseignement américains pensent que la technique d'espionnage de leurs avions sans pilote a été transmise aux mouvements chiites irakiens par l'Iran, ce que Téhéran dément. "DOMMAGES COLLATÉRAUX" Les Etats-Unis ont de plus en plus recours aux drones, qui présentent de nombreux avantages, en Irak comme en Afghanistan. Pour l'armée américaine, ces robots permettent de limiter les pertes humaines, mais aussi de procéder à des incursions dans des territoires où il serait diplomatiquement ou militairement compliqué d'intervenir. Les drones américains procèdent ainsi régulièrement à des "frappes ciblées" contre les talibans depuis l'Afghanistan sur le territoire pakistanais, ce qu'Islamabad tolère. Mais cette arme ne fait pas l'unanimité, y compris au sein de l'armée. Certains militaires craignent que les Etats-Unis deviennent trop dépendants de cette technologie. Les organisations humanitaires estiment quant à elles que les drones, qui peuvent procéder à des tirs de missiles, sont responsables de nombreux "dommages collatéraux" et de morts de civils qui pourraient être évitées. Les drones sont le principal secteur d'investissement de l'armée américaine, avec 36 % du budget de l'US Air force. L'armée a lourdement investi dans une nouvelle génération de machines, les Reaper, plus performants mais presque trois fois plus chers que les Predator. |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 19 Dec 2009 à 14:53 |
|||||
Afghanistan : Obama et La Der des Der…
Georges STANECHY
« La guerre en Algérie est une lutte imposée à la France par une minorité de rebelles fanatiques, terroristes et racistes, armés et soutenus financièrement par l’étranger. »
Extrait du Manifeste des Intellectuels Français (1) Et, 30.000 de plus !… L’escalade. Telle est la décision d’Obama, pour mettre un terme à la guerre en Afghanistan : envoyer des troupes supplémentaires. Juste avant d’aller chercher son Prix Nobel de la Paix à Stockholm. Il est vrai que les traîneurs de sabre du Pentagone en souhaitaient 80.000… A défaut, ils vont donc à coups de pied au derrière de leurs « alliés », vassaux, auxiliaires et autres supplétifs, en extraire quelques milliers de plus… Résultat recherché par l’équipe Obama : remonter dans les sondages US ! Objectif atteint. D’après l’organisme Gallup, sa cote de « popularité » serait remontée de 47 % à 52 %. (2) Nous ne sommes plus dans l’utopie démocratique, où règneraient raison et justice, mais dans l’émotionnel, le fugitif, la poudre aux yeux. Car les questions des sondages, habilement formulées, avaient pour toile de fond l’engagement d’Obama de retirer les troupes d’Afghanistan, d’ici 18 mois. Ce que souhaite, en fait, la majorité des américains : le retour de leurs soldats « at home ». On a vu ce que les engagements du « nouveau Président » valaient : les américains attendent toujours le retrait des troupes US d’Irak. Quant au centre de détention et de torture de Guantanamo, au procès public et équitable de ses internés, le reste du monde attendra. ![]() Il n’est pire sourd… Refusant d’écouter le nouvel ambassadeur US à Kaboul, nommé en mars 2009, Karl Eikenberry. Cet ancien général, opposé à de nouveaux envois de troupes, a remué ciel et terre pour faire comprendre à Washington que la solution n’était pas militaire mais politique : « Les problèmes américains en Afghanistan ne vont pas être résolus en tuant des gens, mais en aidant les Afghans à mettre en place des institutions gouvernementales fiables. » (3) Les analystes les plus chevronnés de l’appareil de défense US, dès qu’ils ont la liberté de parole, insistent sur la nécessité de mettre un terme à l’aventure militaire, en Afghanistan mais aussi au Pakistan. Ainsi James Clad, ancien du Pentagone, dont la vision géopolitique est d’une rigoureuse clarté : « Nous devons trouver la solution dans le cadre d’un règlement régional qui doit inclure l’Iran, la Chine, la Russie et l’Inde, dans un consensus global. » (4) Les Russes, instruits de l’expérience de leur guerre en Afghanistan ne manquent pas de prodiguer leurs conseils de modération. Tel le général Igor Rodinov, qui a commandé les 120.000 hommes de la 40° Armée pendant 10 ans en Afghanistan, avant de devoir le quitter dans la défaite : « Ils (les USA et leurs alliés) doivent comprendre qu’il n’y a aucune chance de succès militaire… Il s’agit d’un problème politique que nous avons été totalement incapables de résoudre par notre approche militaire. » (5) De nombreux américains, citoyens, intellectuels, responsables, se mobilisent, contre cette folie guerrière. Sans être entendus… Beaucoup aux USA, hors les médias de la propagande ne cessant, avec Patrick Cockburn, de réclamer, manifester, pour le respect du droit à l’autodétermination, et laisser l’Afghanistan aux Afghans : « Leave Afghanistan to the Afghans ! ». (6) Tel Anthony DiMaggio dénonçant le « cynisme d’Obama » de prendre, avec son parti et son clan, une décision militaire uniquement dans un but électoraliste, celui de la préparation des élections présidentielles US de 2012 : La Politique du Cynisme - Afghanistan et les élections de 2012. (7) Ou encore, Paul Craig Roberts, ancien ministre du Budget US, stigmatisant la « double fraude d’Obama », militaire et sociale : « … Tout l’argent public a été dépensé pour financer les banques et les guerres. Le peuple américain, excepté les 1 % “superriches”, a été abandonné ». (8) Dans une analyse décapante, Gary Leupp, historien spécialiste de l’Asie, mettant en lumière les réflexes idéologiques d’Obama : « Obama est un politicien de la haute bourgeoisie traditionnelle qui, avec son Ministère des Affaires Etrangères, identifie les intérêts des multinationales américaines avec les intérêts « nationaux » ; persuadant ces derniers de se battre pour eux. Ou du moins, d’employer les soldats américains de se battre et de mourir pour eux ». (9) D’autres, comme Susan Galleymore, militante de la paix pour avoir perdu un fils en Irak, rappelle, dans cet “Arc de la Guerre” allant de la Palestine à l’Afghanistan, l’écrasante responsabilité des USA : « Reconnaître l’irréfutable évidence de “l’Arc d’Avilissement” qu’est la guerre, c’est l’obligation d’assumer notre responsabilité… et faire en sorte de ne plus jamais en accabler notre monde et ses populations ». (10) Rien à faire. Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre… Et, puis Business is Business… Les experts et milieux d’affaires disent que c’est excellent pour l’économie. Exemple ? Isabel Sawhill, senior fellow dans le Think Tank néoconservateur The Brookings Institution, estime que les dépenses de guerre stimulent l’économie (11) : « Toute dépense, même une guerre, peut être bonne pour l’économie. C’est grâce à cela que nous sommes sortis de “La Grande Dépression” des années 1930. » (12) Conséquence : la bride est lâchée. Terminator va pouvoir faire joujou avec tous ses gadgets mortifères. Les lobbies de l’armement, s’en mettre plein les poches. ![]() Terminator danseuse “de luxe” des pays en faillite Je ne sais si c’est le chiffre de « 30.000 », mais l’obstination du lobby militariste US, l’aveuglement de son état-major, me font penser à ceux du Portugal, en 1970, dans sa guerre pour maintenir son emprise sur le Mozambique. Le général McChrystal, nouveau patron du dispositif occidental en Afghanistan, le plus fanatique des promoteurs de cette « escalade », semble le clone du général portugais Kautza de Arriaga. Ce « fou de guerre » exerçait, à l’époque, son génie militaire dans cette partie du monde, que les « colonialistes » considéraient comme partie intégrante du Portugal. Ce fut une des plus atroces, des plus barbares guerres coloniales que des européens « pétris de valeurs » aient menées… Archétype de ces généraux « jusqu’au boutistes » qui jalonnent l’histoire des guerres coloniales. Je l’ai évoqué dans un texte sur le poignant témoignage de la romancière portugaise Lidia Jorge, Le Rivage des Murmures : « … Mozambique, en 1970. Au plus fort de la guerre. Le général Kautza de Arriaga avait déclenché une opération de grande envergure avec 35.000 hommes et une centaine d’avions et d’hélicoptères près de la frontière tanzanienne. L’objectif étant de récupérer la ville et la région de Muda, que la résistance avait libérées. Ce genre d’opérations folles, la « der des der », rêvées par des états-majors incapables de comprendre les mécanismes inexorables d’une guerre menée par une Nation pour sa Libération. Plus d’hommes, plus de matériel et plus d’argent, disent-ils, et nous éradiquerons ces indépendantistes, ces terroristes, ces insurgés, qui mettent en danger la civilisation occidentale … Les militaires portugais n’avaient pas retenu la leçon des récentes guerres d’indépendance des colonies françaises d’Indochine quinze ans plus tôt, ou d’Algérie huit ans plus tôt. Ils se croyaient plus forts… » Vieille rhétorique belliciste, coloniale, de ces Terminator galonnés. Increvable. Encore un effort, clament-ils, le dernier, et on va gagner ! La Der des Der… Comme en 14, chaque guerre coloniale, chaque expédition. Chaque « opération » même, avec son nom pour marquer la campagne de communication, ou de propagande plutôt, comme les marques de lessive ou de jeux vidéos. En fait, jusqu’à ce qu’ils aient déplacé l’intégralité de la population dans des camps de réfugiés, après en avoir exterminé le plus possible : hommes valides, jeunes et vieux. Pas d’état d’âme : ce ne sont que des rebelles, des insurgés, des terroristes, ou s’ils ne le sont pas, ils en sont des sympathisants, sauvages, barbares. Les enfants ?… Tués ? Amputés ? Traumatisés ? Brûlés ? Ensevelis vivants dans les bombardements ? Dégâts collatéraux, inévitables. Comme les effets secondaires dans un traitement de choc. C’est à ce prix, qu’on sauve les Civilisations. Le prix… ![]() Et, le coût ?… Rien qu’aux contribuables américains, le coût de la guerre en Afghanistan atteindrait 228 milliards de dollars, à ce jour. En 2009, 60,2 milliards de dollars auraient été dépensés pour les seules actions militaires. Avec un rythme d’augmentation exponentiel : de 3,5 milliards de dollars par mois sous Bush, on est passé à 5 milliards de dollars par mois avec Obama. (13) Encore plus vertigineux : Le Center for Defense Information fait apparaître un montant “budgété” par le Congrès des USA, de 300 milliards de dollars pour toutes les dépenses US, en Afghanistan ou liées aux actions le concernant, forces armées, agences et ministères divers, y compris dépenses de maintenance ou médicales, pour l’année fiscale 2010. Contre 173 milliards en 2009, et 140 milliards en 2008. Obama et les « Démocrates » font plus fort, que Bush et les « Républicains »… Depuis l’invasion de l’Afghanistan, en 2001, le montant cumulé des dépenses des USA liées à l’Afghanistan, militaires et civiles, atteint le montant astronomique de 739,8 milliards de dollars (14). Tout cela, comme le rappelle Jones, un des conseillers US à la Défense Nationale (National Security Adviser), alors que les Talibans ne sont pas “de retour”, et que les membres d’Al-Qaida seraient moins d’une centaine en Afghanistan… (15) D’ailleurs Gates, le patron de la CIA, le reconnaît : après huit ans de guerre de haute technologie, on ne sait toujours pas où se trouve Ben Laden qui est connu souffrir des reins et être sous dialyse… (16). Parallèlement, d’après les propres rapports de l’ONU, la culture de l’opium, depuis le contrôle et l’administration du pays par les USA et l’OTAN, a mystérieusement décuplé… Des milliards par centaines, de quoi transformer l’Afghanistan en un pays aussi arboré et prospère que la Norvège… Mais, où va tout cet argent ?… Aspiré comme le sont les galaxies par un gigantesque Trou Noir, non plus intersidéral mais financier. Encore, n’a-t-on de disponibles que les chiffres US. Connaissez-vous le montant des dépenses françaises pour l’Afghanistan ?… Le coût mensuel de notre corps expéditionnaire : avions, blindés, transport, logistique ? Pour un Etat en faillite, comme ne cesse de le répéter le Premier ministre français, la gestion devrait se faire au centime près, dans la transparence. Et, l’OTAN ?… Cette énorme machine bureaucratique, qui regroupe directement ou indirectement, au-delà des pays européens, tous les satellites américains : Corée, Taiwan, Japon Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, etc. Ce que la France verse en contributions à l’OTAN, chaque année ? Les matériels et personnels que la France met à la disposition de l’OTAN, en termes de coûts pour le contribuable français ?… Et, ce que l’OTAN jette par la fenêtre sous la rubrique « Afghanistan » ?… Dans les caisses de ce pôle d’incompétence, de gaspillage, dans l’impunité. Incapable de redresser ses échecs, accumulés depuis 8 ans en Afghanistan. Impossible de savoir. Aucun débat public. L’OTAN, véritable pôle antidémocratique, aussi. Ses dirigeants, dont on ne sait d’où ils sortent si ce n’est de tout sauf du suffrage universel. Parlant d’égal à égal, aussi arrogants que mégalomanes, avec les responsables élus des peuples européens. Réclamant sans cesse, eux aussi, plus d’argent, d’hommes et d’engagements, pour satisfaire les visions bellicistes et paranoïaques de cette organisation devenue ingouvernable. Sauf par le lobby de l’armement… Toutes ces dérives illégitimes, dans le culte de l’opacité, du mensonge et de la gabegie. Induites par un appareil militaro-industriel, aux mains d’une oligarchie, d’une caste, qui échappe totalement au contrôle démocratique, celui des contribuables, de la collectivité, du peuple. L’avez-vous remarqué ?… Dans nos pays occidentaux, les plus riches du monde, on multiplie les opérations de charité publique pour nourrir le pauvre, soulager le malade, financer la lutte contre les maladies. Car, l’Etat n’a jamais assez d’argent pour financer le système de santé de la collectivité, les œuvres sociales, médicales. Il n’a même pas de quoi payer les heures supplémentaires de ses propres fonctionnaires, du moins les subalternes. Encore moins, la recherche médicale. C’est tellement difficile de gérer un « Etat en faillite »… Bizarrement, le même Etat n’éprouve jamais le besoin d’organiser des collectes publiques pour financer des investissements militaires, des expéditions coloniales ou des guerres lointaines. Les dons et versements s’affichant en temps réel sur un tableau lumineux. Genre : “TeleBomb”, ou “BombAction”… Avec leurs petits rubans, leurs T-shirts, leurs campagnes médiatiques : bals, dîners de gala, concerts, ventes de CD ou DVD… Non. Miracle ! Tous les budgets sont disponibles, à tout moment, pour tout montant. Instantanément. Comme pour renflouer les banquiers véreux. Dans la discrétion… Normal. « Défendre La Civilisation » n’est-il pas prioritaire ?… George STANECHY 1) Paru dans Le Figaro et Le Monde, le 7 octobre 1960. Parmi plus de 300 signataires, approuvant la guerre coloniale en Algérie, avec ses massacres, tortures et destructions, figuraient : Chaunu, Dorgelès, Maulnier, Pauwels, Michel de Saint-Pierre, Nimier, Déon, Blondin, Romains, Henri de Monfreid, Gabriel Marcel, Jacques Laurent, André François-Poncet, Gaxotte, Pierre de Bénouville, le colonel Rémy, le maréchal Juin, etc…
2) Eli Clifton, « Surge » sends Obama soaring, Asia Times, 10 décembre 2009, http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/KL10Df03.html 3) Karl Eikenberry : « America’s problems in Afghanistan weren’t going to be solve by killing people, but by helping the Afghans build credible governing institutions ». Cité par Mark Perry, The day the general made a misstep, Asia Times, 10 décembre 2009, http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/KL10Df04.html 4) James Clad : « We will need to anchor the result in a regional settlement - one that draws Iran, China, Russia and India into a common purpose ». Cité par Mark Perry, Op. Cit. 5) Général Russe Igor Rodionov : « They [the U.S. and its allies] have to understand that there is no way for them to succeed militarily…It is a political problem which we utterly failed to grasp with our military mindset ». Cité par Conn Hallinan, Obama’s Escalation - An Af-Pak Train Wreck, http://www.fpif.org/fpiftxt/6620, 7 décembre 2009. 6) Patrick Cockburn, Leave Afghanistan to the Afghans – Why Afghans Oppose the Escalation, 9 novembre 2009, http://www.counterpunch.org/patrick11092009.html 7) Anthony DiMaggio, Obama, Afghanistan and the 2012 Elections – The Politics of Cynicism, CounterPunch, 9 décembre 2009. 8) Paul Craig Roberts, The Twin Frauds of Obama, Afghanistan and Elkhart, Indiana, 4 décembre 2009, http://www.counterpunch.org/roberts12042009.html : « … In other words, all the public’s money has been spent on the banks and the wars. The American people, except for the one percent of super-rich, have been abandoned. » 9) Gary Leupp, Obama as Hamlet, Wrestling With the Question of Afghanistan, CounterPunch, 24 novembre 2009 : « Obama is a traditional bourgeois politician who with his State Department identifies corporate U.S. interests as “national” interests and probably can be persuaded that they’re worth fighting for. Or rather, using U.S. troops to fight and die for. » 10) Susan Galleymore, The Casualties of Toxic Warfare – Global Connection an the Arc of War, 1 décembre 2009, http://www.counterpunch.org/galleymore12012009.html : 11) Isabel Sawhill : « Any kind of spending - even a war - can be good for the economy. That’s how we got out of the Depression in the 1930s. ». Cité par Matthew Rusling, Afghanistan costly, but no budget buster, 11 décembre 2009, http://news.xinhuanet.com/english/2009-12/11/content_12629827.htm 12) Cf. La Grande Dépression : http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C3%A9pression 13) Chiffres énoncés par Jo Comerford, directeur du National Priorities Project, cité par Pepe Escobar in Stuck in Kabul, With Saigon Blues Again, 8 octobre 2009, Asia Times, http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/KJ08Df01.html 14) Consulter le tableau des montants répertoriés année par année : "The Cost of Iraq, Afghanistan, and Other Global War on Terror Operations Since 9/11," Amy Belasco, Congressional Research Service Report for Congress, RL33110, p. CRS–6) ; and Center for Defense Information, "Defense Budget Tutorial : So, You Think You Know the Cost of the Wars ?" Web : www.cdi.org. et http://www.infoplease.com/ipa/A0933935.html 15) In Pepe Escobar, Op. Cit. 16) Al-Qaïda : les Américains ignorent où se cache Oussama Ben Laden (Gates), 6 décembre 2009, http://fr.rian.ru/world/20091206/185628167.html Photos d’enfants Afghans victimes des bombardements occidentaux : i) Brûlé lors de l’écrasement de sa maison ii) “Réfugié” à la suite de la destruction de son village iii) Mutilé à la suite de "dégâts collatéraux" |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 23 Dec 2009 à 01:55 |
|||||
Un système à bout de souffleUn record de dépenses pour un sommet d’injustices et d’inefficacité.
Le système de santé des États-Unis est si malade qu’il est devenu une sorte d’antimodèle dont la refonte apparaît inévitable à une majorité de citoyens et de dirigeants, incapables toutefois de trouver un consensus sur le mode opératoire qu’il conviendrait d’adopter. Deux symptômes majeurs illustrent la profondeur du mal qui ronge l’édifice sanitaire : il est cher, le plus cher du monde, et près de 50 millions de personnes (soit 17 % de la population) en sont totalement exclues et sont donc contraintes de vivre sans aucune couverture. En cause : la prédominance des assurances privées et donc la soumission aux logiques du marché et de la rentabilité. Du coup, seules les personnes travaillant dans une entreprise capable de payer une partie ou la totalité d’un contrat d’assurance à ses salariés bénéficient d’une vraie protection. Mais le nombre de ces entreprises-là ne cesse de se réduire. La part des PME qui offrent une police d’assurance santé à leurs employés est ainsi passée de 67 % en 1995 à 38 % en 2008 selon le National Small Business Association (Association nationale des PME). Les salariés des firmes n’offrant pas (ou plus) d’assurance santé se couvrent, à titre individuel, comme ils peuvent et se voient donc octroyer une protection très variable en fonction de la valeur du contrat souscrit. Autrement dit : le jour où ils ont besoin d’un traitement cher, l’assureur peut leur refuser tout ou partie du remboursement du soin. Quant aux quelque 50 millions de citoyens qui ne peuvent pas payer, il ne leur reste qu’à prier de rester en bonne santé en attendant des jours meilleurs… Ce mode de fonctionnement-là a conduit à d’invraisemblables « surfacturations » et à d’innombrables gâchis à l’origine de l’explosion des dépenses de santé. Elles s’élèvent à plus de 2 000 milliards de dollars (1 400 milliards d’euros) en 2009, soit 7 400 dollars (4 800 euros) par personne et par an. Cela représente 16 % du PIB du pays (11 % en France). Résultat : ce système, présenté ici même il y a peu de temps encore comme un moyen de stimuler la « responsabilité individuelle » et la « maîtrise des coûts », ne figure qu’en 37e position du classement international de l’Organisation mondiale de la santé. B.O. Des assurances privées qui ne remboursent pas« Une fois que les compagnies d’assurances acceptent un client, elles font tout pour éviter de payer ses soins », constate le Nobel d’économie Paul Krugman. Les victimes concrètes se comptent à foison. Frank Brown, de Baltimore, est de celles-là. Il n’avait pas lu attentivement les conditions écrites en tous petits caractères à la fin de son contrat. Quand son fils de quatorze ans a commencé à souffrir de problèmes cardiaques, il s’est cru protégé par son assurance. Sauf que les remboursements étaient plafonnés à 100 000 dollars. Il croule désormais sous 700 000 dollars de dettes…
Santé : le compromis jusqu’à la compromissionPour faire adopter sa réforme, Barack Obama renonce à « l’option publique », l’instauration d’une assurance financée et gérée par l’État fédéral, et interdit toute aide publique aux plus démunis pour « couvrir » un avortement.
Plus avance le compromis sur la réforme du système de santé que Barack Obama entend attacher à sa présidence et moins le changement devient visible. Le président s’est réjoui samedi d’un accord conclu au sein de la majorité démocrate du Sénat qui ouvrirait la voie à une adoption de la réforme par la chambre haute du Congrès à la veille de noël. « Après un demi-siècle de batailles, nous sommes sur le point de faire aboutir la réforme », s’est-il aussitôt enthousiasmé. Le problème, c’est que le prix payé pour ce nouveau compromis est très élevé. aspects progessistes rayés Compte tenu de l’opposition des républicains, les démocrates ont besoin de 60 des 100 voix du Sénat pour faire adopter le texte. Si cet objectif semblait atteint ce week-end, les concessions faites aux sénateurs démocrates les plus conservateurs ont vidé le document des dernières novations progressistes avancées dans le projet initial du président. Le document adopté est présenté officiellement comme un moyen de fournir une couverture à « 31 des 36 millions de citoyens des États-Unis » qui en sont dépourvus aujourd’hui. On voit mal cependant comment l’ambition de couvrir les plus démunis, déjà restreinte – puisque 5 millions de citoyens n’y accéderaient toujours pas d’après les chiffres mêmes produits par le plan en cours d’adoption –, pourra fonctionner effectivement. Pour une raison simple : les membres de l’aile conservatrice du Parti démocrate sont parvenus à bannir tout recours à la fameuse « option publique » (l’instauration d’une assurance meilleur marché financée et gérée par l’État fédéral). De plus, le mode de fonctionnement retenu qui consisterait à accorder une aide aux salariés qui n’en ont pas les moyens pour qu’ils puissent souscrire une assurance privée sera bien difficile à mettre en œuvre. Et il risque donc de laisser sans assurance bien plus qu’une fraction des 36 millions de personnes répertoriées par l’administration. D’autant que, selon diverses sources non gouvernementales, ce sont en fait quelque 50 millions de citoyens qui seraient en réalité sans couverture sociale et ce chiffre est en train de grimper rapidement avec l’explosion actuelle du chômage. Autre concession insupportable pour les progressistes et de nombreuses associations de femmes : toute aide publique sera interdite dès lors qu’elle sera destinée à financer un avortement. Le sénateur démocrate Ben Nelson, qui conditionnait son vote à l’insertion de cette disposition, a obtenu satisfaction sur toute la ligne. les assureurs satisfaits À ce stade, les grands vainqueurs de la « réforme » sont donc les lobbies des assureurs privés et des associations opposées à l’IVG. Aux chapitres des avancées ne figurent plus que le principe retenu d’interdire aux compagnies de refuser une couverture à des citoyens ayant eu des problèmes de santé préexistants et l’extension du champ du programme Medicaid, sorte de minimum médical destiné aux plus pauvres. On est à des années-lumière d’une protection universelle et très loin du compte d’une réforme qui devait servir d’emblème à la présidence Obama. D’autant que, même en cas d’adoption par le Sénat d’ici à vendredi, la course d’obstacle ne sera pas terminée. Le texte adopté devra alors fusionner avec celui validé par la Chambre des représentants début novembre. D’où la négociation de nouveaux compromis qui pourraient permettre aux républicains et aux démocrates conservateurs de poursuivre leurs forcings. Bruno Odent Edité par T 34 - 24 Dec 2009 à 16:13 |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 25 Dec 2009 à 22:43 |
|||||
|
Stupéfiant discours d'un vétéran de la guerre d'Irak
![]() Le soldat Mike Prysner arrêté durant une manifestation pour la paix.
Le soldat étasunien Mike Prysner vétéran de la guerre d'Irak a prononcé un discours contre la guerre. Mais je peux seulement me sentir honteux. Le racisme ne peut plus maintenant masquer pour plus longtemps la réalité de l'occupation. Ce sont des personnes, ce sont des êtres humains, dès lors je me couvre de culpabilité, je peux voir qu'un un homme âgé ne peux marcher et que nous le traînons sur un brancard pour que la police irakienne le transporte. Je me sens coupable chaque fois que je vois une mère avec ses enfants qui éclate en sanglot hystériquement, criant que nous sommes pire que Saddam tandis que nous l'obligeons a sortir de sa maison. Je me sens coupable chaque fois que je vois une petite fille que je saisis par le bras et traîne jusqu'a la rue. Ils nous disent que nous luttons contre des terroristes, le vrai terroriste c'est moi et le vrai terrorisme c'est cette occupation. Le racisme parmi les militaires a été durant longtemps un outil pour justifier la destruction et l'occupation d'autres pays. Durant très longtemps il a été utilisé pour justifier les massacres, la subjugation et la torture d'autres personnes. Le racisme est une arme vitale employée par ce gouvernement, c'est une arme plus importante qu'un fusil, un tank, un bombardier ou un navire de guerre, c'est plus destructeur qu'un projectile d'artillerie, qu'une bombe casse bunker, qu'un missile tomahawk. Tandis que ces armes sont fabriquées et sont la propriété de ce gouvernement, elles sont inoffensives tant qu'il y a des personnes qui refusent de les utiliser. C'est pour cela qu'ils nous envoient à la guerre, non pas pour presser la gâchette, non pas pour tirer une salve de mortier, non pas pour combattre dans cette guerre, ils veulent seulement vendre la guerre. Ils ont besoins d'un public disposé à envoyer et mettre ses soldat en péril, ils ont besoin de soldats disposé a tuer et à être tués sans poser de questions. Ils peuvent gaspiller des millions dans une seule bombe mais cette bombe se convertie seulement en arme quand les rangs militaires sont disposés à suivre les ordres pour l'utiliser. Ils peuvent envoyer le dernier soldat dans n'importe quelle partie du monde, mais il ne peut y avoir de guerre que si les soldats sont disposés à combattre. Et la classe dominante, les milliardaires qui obtiennent des bénéfices de la souffrance humaine se préoccupent seulement d'étendre leurs richesses en contrôlant l'économie mondiale comprennent que leur pouvoir repose seulement en son habileté pour convaincre que la guerre, l'oppression et l'exploitation est pour notre intérêt. Ils comprennent que leur richesse dépend de leur habileté a convaincre la classe ouvrière de mourir pour contrôler le marché d'autres pays. Et nous convaincre de tuer ou mourir se base dans son habilité de nous faire penser que d'une quelconque forme nous sommes supérieurs. Soldats, marins, marines, aviateurs, nous n'avons rien a gagner avec cette occupation. La grande majorité des personnes vivant aux Etats-Unis n'ont rien a gagner avec cette occupation. De fait non seulement nous n'avons rien a gagné mais nous souffrons plus, a cause de cela nous perdons des membres et donnons notre vie de manière traumatisante. Nos familles doivent contempler les cercueils recouverts de drapeaux descendus sous terre. Des millions de personnes de ce pays sans assistance médicale, sans travail, sans accès à l'éducation doivent regarder ce gouvernement gaspiller 450 millions de dollars par jour dans cette occupation. Les travailleurs et pauvres de ce pays sont envoyés pour tuer des travailleurs et pauvres d'autres pays pour convertir les riches en plus riches encore. Sans le racisme les soldats se rendraient compte qu'ils ont plus en commun avec le peuple irakien que ce qu'ils ont en commun avec les milliardaires qui nous envoient à la guerre. J'ai jeté des familles entières à la rue en Irak seulement pour revenir à la maison me retrouver avec des familles jetées à la rue dans ce pays avec cette tragique et inutile crise hypothécaire. Nous devons nous réveiller et prendre en compter que nos véritables ennemis ne se trouve pas dans un pays lointain et ne sont pas des personnes dont nous ne connaissons pas le nom, ni des cultures que nous ne comprenons pas. L'ennemi ce sont des personnes que nous connaissons très bien, des personnes que nous pouvons identifier, l'ennemis est un système qui déclare la guerre quand c'est rentable, l'ennemi ce sont les chefs de l'exécutif qui nous renvoient de nos postes de travail quand c'est rentable, ce sont les compagnies d'assurances qui nous refusent l'assistance quand ce n'est pas rentable, ce sont les banques qui nous exproprient de nos foyer quand c'est rentable, notre ennemis n'est pas a 5000 kilomètres de distance, il est juste ici à la maison. Si nous nous organisons et luttons avec nos sœurs et frères nous pouvons arrêter cette guerre, nous pouvons arrêter ce gouvernement et pouvons créer un monde meilleur. Ensuite la vidéo se termine par une citation de James Madison. "Si la tyrannie et l'oppression arrive à ce territoire, ce sera sous le déguisement de la lutte contre un ennemis étranger. La perte de libertés domestique sera chargée de mesure contre le péril étranger, réel ou imaginaire." Et vive le peuple étasunien!
Etude du cas de celui qui a été arrêté pour avoir utiliser twiter contre les flics étasuniens. Edité par T 34 - 07 Jan 2010 à 16:38 |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
Citer Réponse
Envoyé : 30 Dec 2009 à 15:10 |
|||||
Un jour nous serons tous des terroristes.
Chris HEDGES
photo : AP / Mary Altaffer. Portrait d’Oncle Sam vu à travers la vitrine brisée du centre de recrutement de l’armée à Times Square, New-York
Syed Fahad Hashmi pourrait vous en raconter sur le côté sombre des Etats-Unis. Il sait que nos droits défendus par le Premier Amendement ne sont plus qu’une farce, que l’habeas corpus n’existe plus et que nous torturons, non seulement dans des trous noirs comme la base aérienne de Bagram ou à Guantanamo, mais aussi dans le centre de détention métropolitain de Manhattan. Hashmi est un citoyen étasunien d’origine musulmane. Il a été emprisonné sous deux accusations de fournir de l’aide matériel et un soutien à Al-Qaeda. Alors que la date de son procès approche, son calvaire démontre que la plus grande menace qui nous guette ne vient pas des extrémistes islamiques mais de la codification de procédures draconiennes qui nient aux américains leurs droits élémentaires et un procès équitable. Hashmi serait mieux placé que moi pour vous expliquer tout ça, mais le problème c’est qu’il n’a pas le droit de parler. Si l’histoire peut nous apprendre quelque chose, c’est qu’un jour cette corruption de notre système judiciaire ne sera plus réservée aux seuls accusés de terrorisme, ni même aux musulmans américains. Dans la perspective des agitations et crises économiques à venir, ce traitement sera appliqué à tous ceux qui seront qualifiés d’agitateurs ou de subversifs. Hashmi endure ce que beaucoup d’autres, non musulmans, vont endurer plus tard. Des militants radicaux, des mouvements écologistes, altermondialistes, antinucléaires, du développement durable et anarchistes – qui sont d’ores et déjà placés dans des centres de détention spéciaux avec les musulmans accusés de terrorisme – ont découvert que son sort était aussi le leur. Des groupes courageux ont organisé des protestations, dont des veillées devant le centre de détention de Manhattan. On peut les découvrir sur www.educatorsforcivilliberties.org ou www.freefahad.com. Pendant la journée Martin Luther King, le 18 janvier prochain (2010), une manifestation sera organisée devant le centre pour exiger le respect des droits constitutionnels. Allez-y, si vous pouvez. Le dossier contre Hashmi, comme dans la plupart des affaires de terrorisme délenchées par l’administration Bush, est incroyablement vide. C’est peut-être la raison pour laquelle l’état a crée des codes civils et pénaux parallèles réservés à ceux qu’il accuse de liens avec le terrorisme. S’il ne s’agissait que d’une question d’éléments concrets à présenter, des militants comme Hashmi, accusé d’avoir facilité la livraison de chaussettes à Al Qaeda, n’auraient probablement jamais été présentés devant la justice. Hashmi, qui risque 70 ans de prison, a été maintenu en isolement depuis plus de deux ans et demi. Des mesures administratives spéciales (Special administrative measures – SAM) ont été imposées par le Département de Justice pour empêcher ou strictement limiter toute communication avec d’autres prisonniers, avocats, famille, médias ou personnes extérieures à la prison. Il n’a pas droit aux journaux ni aux livres. Hashmi n’a pas le droit d’assister aux séances de prières. Il est sous surveillance vidéo 24/24h et enfermé 23h par jour. Il doit se doucher et aller aux toilettes sous l’oeil des caméras. Il a le droit d’écrire une lettre par semaine à un seul membre de sa famille, mais il ne peut pas utiliser plus de trois feuilles de papier. Il n’a pas accès à l’air libre et doit passer son heure de recréation dans une cage. Son « penchant pour la violence » est invoqué pour expliquer ces mesures, même s’il n’a été jamais été accusé ou condamné pour des actes de violence. « Mon frère était un militant », ma dit au téléphone son frère, Faisal, depuis sa maison dans le Queens. « Il s’exprimait sur des sujets qui préoccupent les musulmans, particulièrement les guerres en Irak et en Afghanistan. Son arrestation et ses tortures n’ont rien à voir avec la fourniture de ponchos ou de chaussettes à Al Qaeda, ce dont on l’accuse, il s’agit d’une manipulation de la loi pour réprimer les militants et effrayer la communauté musulmane aux Etats-Unis. Mon frère est un exemple. Le traitement qui lui est infligé est destiné à montrer aux musulmans ce qui les attend s’ils s’expriment sur le sort infligé aux musulmans. Nous avons perdu tous les appels en justice pour préserver son humanité et faire lever les mesures administratives spéciales. Ces mesures sont destinées uniquement à briser psychologiquement les prisonniers et à terroriser la communauté musulmane. Ces mesures illustrent la malveillance à l’égard des musulmans qui existe chez nous et la malveillance à l’égard des millions de musulmans qui sont considérés comme des animaux en Irak et en Afghanistan. » La privation sensorielle infligée à Hashmi est une forme de torture psychologique très efficace pour briser la volonté et désorienter les détenus. C’est une forme de science appliquée à la torture. En Allemagne, la Gestapo brisait les os tandis que son successeur, la Stasi communiste est-allemande, brisait les esprits. Nous sommes semblables à la Stasi. Nous avons perfectionné l’art de la désintégration psychologique et traîné devant des tribunaux secrets des accusés qui n’avaient plus la capacité mentale et psychologique de se défendre. « Le droit de Hashmi à un procés équitable a été violé, » dit Michael Ratner, le président du Centre pour les Droits Constitutionnels (Center for Constitutional Rights ). « Une bonne partie des éléments à charge a été classifiée sous la loi CIPA (Classified Information Procedures Act (CIPA)), Hashimi n’a donc pas été autorisé à en prendre connaissance. L’accusation n’a fourni que récemment quelques éléments des pièces à conviction à ses avocats. Hashmi n’a pas le droit de communiquer avec les média, ni directement ni par l’intermédiaire de ses avocats. Ses conditions de détention ont détérioré son état mental et sa capacité à participer à sa propre défense. La procédure contre Hashmi, un militant notoire au sein de la communauté musulmane, viole ses droits garantis par le Premier Amendement ainsi que ceux des autres. » ajoute Ratner. « Alors que les croyances religieuses et politiques de Hashmi, ainsi que sa liberté d’expression et d’association sont protégées par la Constitution, le gouvernement s’est vu accorder une grande latitude par le tribunal pour les utiliser comme preuves quant à son état d’esprit et, par extension, à ses intentions. Les éléments à charge qui sont présentés se basent sur une criminalisation par association. Ce qui pourrait aboutir à la suspension des droits garantis par le Premier Amendement pour d’autres, particulièrement pour les militants et les musulmans. Des déclarations, croyances et associations qui sont garanties et protégées par la Constitution peuvent donc être considérées comme des crimes. Des dissidents, même ceux qui n’enfreignent aucune loi, peuvent voir leurs droits suspendus et se voir emprisonner sans procès équitable. C’est l’équivalent d’une guerre préventive. L’état peut emprisonner et poursuivre des gens non pas pour ce qu’ils ont fait, ni même pour ce qu’ils avaient l’intention de faire, mais pour avoir exprimé des croyances religieuses ou politiques considérées comme séditieuses. Les premiers ciblés ont été les musulmans pratiquants, mais ils ne seront pas les derniers. « La plupart des éléments du dossier sont classifiés », m’a dit Jeanne Theoharis, professeur de sciences politiques à Brooklyn College, qui a eu Hashmi comme élève, « mais Hashmi n’y a pas accès. Il est citoyen américain. Mais en Amérique, vous pouvez désormais passer devant un tribunal sans connaître les éléments à charge présentés contre vous. Vous pouvez passer 2 ans et demi en isolement avant d’être accusé de quoi que ce soit. On a parlé des gens enlevés et remis à des états tiers, de Guantanamo et d’Abou Ghraib avec cette idée que si ces gens étaient jugés aux Etats-Unis, leurs procès seraient justes et équitables. C’est faux. Ce qui a rendu Guantanamo possible, c’est l’abolition de l’état de droit ici, et Hashmi n’est pas le seul à le subir. » Hashmi a été, comme beaucoup de gens arrêtés dans les années Bush, brièvement présenté comme un cas d’école dans la « guerre contre le terrorisme ». Il a été arrêté en Grande Bretagne le 6 juin 2006, suite à un mandant d’arrêt lancé par des Etats-Unis. Son arrestation a fait la une des journaux de CBS et NBC, qui présentaient des graphismes qui disaient « Sur la piste du terrorisme » ou « Réseau terroriste ». Il a été détenu pendant 11 mois à la prison Belmarsh à Londres, puis il est devenu le premier citoyen américain à être extradé par la Grande-Bretagne. L’année prédédent son arrestation, Hashmi, diplomé de Brooklyn College, avait obtenu un diplôme d’études supérieures (master’s degree) en relations internationales au London Metropolitan University. Son dossier est aussi vide que celui des sept hommes arrêtés sous l’accusation de complot pour faire sauter la tour Sears, une affaire où, malgré les cinq condamnations prononcées et après deux jugements cassés, un directeur adjoint du FBI a reconnu que le complot relevait plus d’une « aspiration que d’une opération ». Et ça rappelle aussi l’affaire plus ancienne du militant palestinien Sami Al-Arian, actuellement assigné à résidence en Virginie, persécuté par le Département de Justice alors qu’il aurait du être légalement libéré. Au début du mois de mars, la juge Leonie Brinkema, chargée du dossier Al-Arian, a critiqué les actions du procureur dans cette affaire en déclarant sèchement : « je crois qu’il y a quelque chose de plus importante en jeu ici, et c’est l’intégrité du Département de Justice ». L’affaire Hashmi repose sur le témoignage de Junaid Babar, citoyen étasunien lui aussi. Au début de 2004, Babar a vécu pendant deux semaines avec Hashimi dans l’appartement de ce dernier à Londres. Dans ses bagages, selon le gouvernement, Babar transportait des imperméables, des ponchos et des chaussettes imperméabilisées, qu’il a ensuite livré à un membre d’Al-Qaeda dans le sud du Waziristan, au Pakistan. Hashmi aurait autorisé Babar à utiliser son téléphone portable pour communiquer avec des conspirateurs impliqués dans des projets terroristes. « Hashmi a grandi ici, il était bien connu, il avait un franc-parler, très charismatique et très politisé » dit Theoharis. « Le véritable message envoyé aux musulmans américains est que le militantisme politique a un prix. Ca n’a rien à voir avec la livraison de chaussettes ou de ponchos ou d’imperméables. Croyez-vous réellement qu’Al-Qaeda est incapable de se procurer des chaussettes et des ponchos au Pakistan ? Le gouvernement veut présenter au procès des enregistrements de conversations politiques de Hashmi lorsqu’il était étudiant à Brooklyn College. Pourquoi tolérons-nous ceci ? Parce qu’ils sont musulmans et que cela ne nous concernerait pas ? Tous ceux qui croient aux droits garantis par le Premier Amendement devraient être terrifiés. Il s’agit d’un des enjeux les plus importants de notre époque en matière de droits civiques. Nous l’ignorons à nos risques et périls. » Babar fut arrêté en 2004 et a plaidé coupable pour quatre accusations de soutien matériel à Al-Qaeda et risque lui aussi 70 ans de prison. Mais il a accepté de témoigner pour le gouvernement et l’a déjà fait lors de deux procès sur le terrorisme en Grande-Bretagne et au Canada. Babar bénéficiera d’une réduction de peine pour services rendus, et beaucoup pensent qu’il sera libéré à l’issue du procès de Hashmi. Puisqu’il n’existe que très peu d’éléments liant Hashmi à des activités terroristes, le gouvernement s’appuiera sur le témoignage de Babar pour démontrer l’existence d’une intention. La réalité de cette intention serait prouvée par des conversations et des déclarations formulées par Hashmi en présence de Babar. Hashmi, qui était membre d’une organisation politique New-yorkaise, Al Muhajiroun, lorsqu’il étudiait à Brooklyn College, a tenu des propos provocateurs en qualifiant les Etats-Unis de la « plus grande organisation terroriste au monde ». Mais l’organisation Al Muhajiroun n’est pas considérée par l’administration comme une organisation terroriste et en être membre n’est pas illégale. Et quant à la complicité des Etats-Unis dans des actes de terrorisme d’état, c’est simplement une vérité historique. Il y aura d’autres Hashmis, et le Département de Justice, en prévision d’autres détentions, a fait construire en 2006 dans la prison fédérale de Terre Haute, dans l’Indiana, un bâtiment isolé appelé Communication Management Unit. Pratiquement tous les détenus sont musulmans. Un deuxième batiment a été construit à Marion, dans l’Illinois. Là aussi, le plupart des détenus sont musulmans mais on y trouve aussi des défenseurs d’animaux et des militants écologistes, dont Daniel McGowan, accusé de deux incendies sur un site d’exploitation forestière dans l’Oregon. La peine prononcée a été durcie pour cause de « dimension terroriste » dans le cadre de la loi Patriot Act. Amnesty International a qualifié les conditions de détention à Marion de « inhumaines ». Dans ces deux unités spéciales, tous les appels et courriers – généralement considérés par les administrations pénitentiaires comme faisant partie de la vie privée – sont surveillés. La communication entre prisonniers doit se faire uniquement en anglais. Les détenus considérés les plus dangereux sont enfermés dans un centre de sécurité maximum (Penitentiary Administrative Maximum Facility) appelé Supermax, à Florence, dans le Colorado. Là-bas, les détenus n’ont pratiquement aucun contact humain, exercice physique ou stimulation mentale. On y reproduit les conditions de détention que connaissent la plupart des détenus à Guantanamo. Si des détenus étaient transférés de Guantanamo à la prison de Thomson, dans l’Illinois, ils ne remarqueraient pas une grande différence. Ils y connaîtraient des conditions semblables à celles de Guantanamo, avec le froid en plus. Notre décadence n’est que l’expression du mal dont souffrent tous les empires en déclin. La tyrannie que nous imposons aux autres finit par se retourner contre nous. L’afflux de militants américains non-musulmans dans ces sites de détention n’est qu’une sinistre tendance de plus. Elle présage la poursuite du démantèlement de l’état de droit, l’élargissement d’un système où les prisonniers sont brisés psychologiquement par des privations sensorielles, un isolement extrême et des tribunaux fantoches tenus à huis clos où les accusés sont condamnés sur la base de rumeurs ou de sous-entendus et n’ont pas accès au dossier d’accusation. La dissidence n’est plus le devoir d’un citoyen engagé mais est en train de devenir un acte de terrorisme. Chris Hedges ARTICLE ORIGINAL traduction VD pour le Grand Soir Edité par T 34 - 30 Dec 2009 à 17:38 |
||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||
![]() |
||||||
Répondre
|
Page <1 1112131415 20> |
| Aller au Forum | Permissions du forum ![]() Vous ne pouvez pas écrire un nouveau Sujet Vous ne pouvez pas répondre aux Sujets Vous ne pouvez pas effacer vos messages Vous ne pouvez pas éditer vos messages Vous ne pouvez pas créer des sondages Vous ne pouvez pas voter dans les sondages |