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La RDA, un Etat au service des travailleurs. |
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T 34
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 09 Jun 2010 à 18:17 |
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Un site sur l'Ostalgie
Produits cultes
Les produits ci-dessous faisaient partie du quotidien de tout un chacun en Allemagne de l'Est. Pourtant, quelques jours à peine après la chûte du Mur, ils ont disparu des rayons des supermarchés, les Allemands de l'Est se ruant sur les produits de l'Ouest dont ils avaient été privés si longtemps. Certains passages du déjà cultissime film de Wolfgang Becker "Goodbye Lenin" montre le désir des compatriotes d'Alex d'oublier dans l'euphorie de l'année 1990 tout ce qui a trait à la RDA et sa difficulté de trouver certains produits comme le café ou les cornichons de la Spree. Mais, certaines entreprises qui avaient mis la clé sous la porte ont ré-ouvert rapidement - sous une forme privatisée cette fois - et ces produits n'ont pas tardé à revenir sur le marché, prenant même leur revanche à cette occasion. Car ils sont désormais l'objet d'un véritable engouement. D'abord, l'Ostalgie est passée par là, chez les "Ossis" qui finalement ont besoin de retrouver les saveurs qui ont accompagné leurs papilles, les objets incontournables qui les entouraient depuis la naissance, mais aussi chez les "Wessis" et même les étrangers jusqu'au Japon. Ensuite parce que les nutrionnistes, les pédiatres, ainsi que les écologistes ont mis en évidence d'autres qualités des produits alimentaires : ils sont BIO, aucun aliment transgénique à l'horizon. Idéal pour les allergiques de tous horizons... Aujourd'hui, leur diffusion est internationale et le chiffre d'affaires du secteur Ostalgie n'est pas en reste... Pour bien commencer la journée, rien de tel que :![]() du café Mocca Fix ![]() avec de la confiture : Mülhauser évidemment ! ![]() à étaler sur des tranches de Filichen, c'est délicieux ![]() sur des biscottes Russisch Brot également La pause déjeuner ? Pourquoi ne pas déguster![]() des Würstchen Halberstädter ![]() avec des cornichons de la Spree (Gewürzgurken Spreelinge aus dem Spreewald) ![]() ou du ketchup Werder ![]() et partager une petite mousse "Hasseröder Pils"entre amis ? ![]() pour un repas plus complet, rien de tel qu'une soupe Halberstädter Wurst Soljanka ![]() avec un oeuf à la coque (servi dans un ravissant Eierbecher) Une envie de grignoter ?![]() Prenez des Wurzener Erdnußflips ! ![]() A l'Ouest, le Coca Cola, à l'Est... le Vita Cola Pour petits et grands, à n'importe quel moment![]() les bonbons Pfeffi Peppermint. Attention aux caries ! ![]() la pâte à tartiner Nudossi....mummmmmmmm !!!! ![]() le délicieux chocolat Bambina ![]() tout aussi agréable, les chocolats Halloren... Pour une soirée en tête à tête ou de fête, il faut déboucher![]() une bonne bouteille de Rotkäppchen (le mousseux du Chaperon rouge ) Avant de traverser, bien regarder les Ampelmänner !![]() (Crées en 1961 par Karl Peglau) ![]() Oui bon, ils ont déclinés sous pas mal de formes de nos jours... Fashion victim ? Vous devez obligatoirement avoir dans votre garde-robe le t-shirt DDR. Top tendance ! ![]() On n'a pas mal aux pieds avec et en plus les fameuses "Jesuslatschen" sont un produit phare La beauté ?![]() avec la Crème Florena ! A consommer avec modération...![]() les cigarettes Juwel ![]() ou les cigarettes Club Où se procurer ces produits et bien d'autres: Edité par T 34 - 09 Jun 2010 à 18:25 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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Jef.
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Depuis le: 28 Sep 2007 Pays: DDR Status actuel: Inactif Messages: 2547 |
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Envoyé : 17 Jun 2010 à 18:19 |
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Coupe du monde de football 1974 : la RDA à l'honneur
En 1974, l’équipe de football de la RDA accède au second tour en compagnie de Joseph http://uneallemagnesocialiste.over-blog.fr |
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T 34
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 20 Jun 2010 à 18:22 |
La RDA en COULEUR !Vous en avez assez de ces représentations pléthoriques, stéréotypées et souvent très orientées de la RDA ! Vous ne supportez plus ces photos, ces films et ces récits saturés de poncifs malveillants : les habitants déambulent tristement dans un univers de grisaille, les enfants défilent en uniforme devant des autocrates séniles, les gens sont entassés dans d’immenses cités-dortoirs à l’aspect carcéral, etc.
Moi aussi j’en ai assez. Et je réagis. Dans cet article, j’ai sélectionné quelques clichés du milieu des années 1970 qui montrent une autre RDA, une RDA fraîche et EN COULEUR ! Ce n’est qu’un début…
Ci-dessous, on voit des enfants des jeunes. Ceux-ci bénéficient des nombreux avantages sociaux et culturels rendus possibles par l’instauration du socialisme.
Voici des habitations variées, souvent fleuries.
Photos extraites de Berlin heute, haupstadt der DDR, Berlin Information, 1977. Edité par T 34 - 20 Jun 2010 à 18:25 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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Jef.
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Envoyé : 02 Jul 2010 à 16:40 |
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La RDA a connu trois principaux types de commerce de détail :La particularité essentielle des coopératives est d’accorder à la fin de l’année une ristourne à leurs adhérents proportionnelle au montant de leurs achats. - le commerce privé ; - le commerce nationalisé (Handelsorganisation, HO) ; - la coopérative de consommation. Vers la fin des années 1950, un quatrième type de commerce sera créé, l’entreprise commissionnée : l’entrepreneur restant juridiquement indépendant, il touche une commission sur la vente des marchandises bien que ces dernières ne lui appartiennent pas.
Tous les magasins du secteur socialiste sont entourés de commissions visant principalement à contrôler leurs activités et à faire valoir les désirs de la population.
La part de chacun de ces types de commerce variera en fonction du développement socialiste, des besoins économiques et des choix politiques. L’imbrication de ces facteurs rend parfois hasardeuse l’analyse de ces variations. On peut cependant dégager quelques lignes de force. La construction du socialisme [–et son accélération-] explique que la part du secteur privée passe de 37,9 % en 1950 à 6,6 % en 1964. Cette tendance se poursuit encore quelques années puis, dans les années 1970, est jugée excessive, les commerçants privés ayant une expérience professionnelle et une connaissance de la clientèle irremplaçables. En 1983, la part des entreprises privées dans ce secteur est de 5,4 %.
![]() Un Konsument à Cottbus
Dès le début des années 1970 des grandes surfaces sont ouvertes. En 1984, on en compte trente ; elles s’appellent Centrum si elles appartiennent au secteur nationalisé et Konsument si elles dépendent des coopératives. Les camions-bazars sillonnent pendant de longues années les campagnes. Au début des années 1970 des maisons de vente par correspondance sont actives ; les deux principales, situées respectivement à Leipzig et Karl‑Marx‑Stadt génèrent un chiffre d’affaire de 468 millions de mark en 1972. Au milieu des années 1980 ce secteur a pratiquement disparu. Le recours au crédit est peu fréquent. D’après un document daté de 1969, l’achat à tempérament concerne les produits manufacturés de grande valeur, il est tenu compte du revenu mensuel du débiteur, une partie de la somme doit être payée comptant et le crédit doit être remboursé en deux ans maximum. ![]() Il existe des magasins qui vendent des produits rares, Exquisit et Delikat (il n’y en a pas dans les années 1950). Ces commerces sont plus chics donc plus chers ! On y va pour les grandes occasions ou pour faire un petit « extra ».
Les Intershops proposent des produits –souvent importés- contre des devises « importées »… je veux dire convertibles ! Comme souvent, les Allemands de l’Est sont priés de ne pas rester des « citoyens passifs ». Ainsi, les consommateurs sont invités à participer à diverses instances (ex. groupes de membres des coopératives de consommation). On ne peut que se féliciter de cette volonté des autorités de faire participer le peuple aux affaires du pays, mais les contraintes extérieures et certaines rigidités idéologiques, empêchent la pleine réalisation de cet objectif. |
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babeuf
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Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: FRANCE Status actuel: Inactif Messages: 1409 |
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Envoyé : 05 Jul 2010 à 17:42 |
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Pour ceux qui aiment le foot et pour ceux qui l'aiment moins :
http://www.oldschoolpanini.com/2010/07/les-sammer-pere-et-fils.html Edité par babeuf - 17 Jul 2010 à 16:55 |
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"Que ces mots : égalité, égaux, plébéianisme, soient les mots de ralliement de tous les amis du peuple." Babeuf
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Jef.
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Depuis le: 28 Sep 2007 Pays: DDR Status actuel: Inactif Messages: 2547 |
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Envoyé : 08 Jul 2010 à 14:17 |
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Génial le lien, et on peut compléter sa panoplie de maillots de RDA !
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T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 08 Jul 2010 à 22:03 |
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Aujourd'hui le Fan Club nous offre un vieux numéro se Spiegel de 1964 consacré au bloc de l'est.
La Stasi pourrait elle nous faire un compte rendu ?
Edité par T 34 - 19 Jul 2010 à 18:04 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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babeuf
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Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: FRANCE Status actuel: Inactif Messages: 1409 |
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Envoyé : 13 Jul 2010 à 12:50 |
![]() Avant-Garde, décembre 1984. ![]() ![]() Grand rassemblement de jeunes à Leipzig en RDA, à la mi-novembre. Au « Salon Jeune Technique » ils exposent leurs inventions. Des vêtements au micro-ordinateur... Les jeunes font preuve d'esprit d'entreprise. Le stand est pris d'assaut. Jeunes et moins jeunes pianotent avec fureur. Trois mômes s'acharnent sur une simulation d'une course de ski. Plus loin, il faut jouer des coudes pour suivre les parties d'échec opposant ordinateurs et visiteurs. Semblant ignorer le tumulte qui l'entoure, un jeune programme en basic... Non, vous vous trompez, je ne suis pas au Sicob. Ce déluge de micro-informatique est tombé sur la RDA. Autre différence avec le Sicob: peu de cravates, pas d'hôtesses aguichantes. Mais partout des jeunes, en jeans et chemises de la FDJ. Des jeunes dans les allées, 14 000 par jour m'a-t-on dit. Des jeunes dans les stands. Car tous les produits exposés sont de leur cru. Ils sont le résultat du travail d'équipes de jeunes. Des « collectifs» comme on dit ici. Collectifs formés dans une entreprise, pour résoudre un problème, moderniser une installation ou concevoir un nouveau produit. A parcourir l'exposition, on se rend compte que l'économie de la RDA est à l'image de ses maisons. Pas terribles à l'extérieur (même franchement tristounettes), mais nettement plus modernes à l'intérieur. Côté industrie, les briques usées des usines cachent robots et ordinateurs. Dans ce petit pays, 17 millions d'habitants, le manque de bras est constant. Après avoir construit une industrie sur les décombres de la guerre, l'heure est à sa modernisation. CONFIANCE AUX JEUNES J'ai donc vu le premier micro-ordinateur familial, 100 % made in RDA. Conçu en 12 mois par une équipe de l'entreprise Robotron. C'est un micro personnel. Il peut être branché sur les postes de télévision courants. Son utilité? Devant moi deux enfants d'une douzaine d'années s'exercent à un jeu éducatif. Sur une carte de l'Afrique, des points clignotent. L'ordinateur leur pose des questions: « Quelle est la capitale de l'Egypte ? » «La longueur du Nil? ». Parfois il propose un choix de réponses. A chaque fois un mini dialogue s'engage entre les deux enfants et la machine. A l'autre bout du stand, trois écrans démontrent les possibilités en maths. Sur le premier, un programme pour enfant fait étudier les opérations élémentaires (addition, multiplication...). Le second permet d'aborder la géométrie. Tandis que le troisième s'élève au niveau des études supérieures. Austère... Pas tout à fait. D'autant que des programmes de jeux, existent déjà. Seule différence avec ce que nous connaissons: pas de guerres, même des étoiles. Un jeune moustachu, responsable de la commercialisation, est formel: «C'est l'utilisation familiale qui est visée. Nous voulons produire en masse pour la population. Pour les écoles, c'est encore en discussion. Je ne sais pas si c'est celui-là ou un autre
Bien sûr la qualité des écrans (couleurs, textes...), la rapidité des programmes ne sont pas encore au niveau des productions US ou japonaises. Il y a plusieurs années d'écart. Mais, grâce à la confiance faite à des équipes de jeunes, à leur dynamisme, la RDA fait partie du club réduit de pays qui se construisent une informatique nationale. ROBOTS ET MODE Je note deux genres de visiteurs. Les jeunes d'une part. En groupe ou seuls, par classes, entreprises, ou individuellement, ils parcourent les allées. Ils interrogent les exposants, touchent les machines, s'extasient devant robots et ordinateurs. L'autre partie des visiteurs a plutôt la quarantaine. Costard-cravate, l'air sérieux. Il s'agit de dirigeants d'entreprises. Ils sont là pour s'informer. Recenser les inventions qui pourraient être utilisées dans leurs usines. Ils consultent les fichiers à leur disposition. Dans ce lieu, se nouent des rencontres fructueuses pour l'économie. Les jeunes peuvent diffuser leurs travaux. Pas de patrons pour les mettre au chômage. Pas de recherche du profit à tout prix pour stériliser les initiatives. Pas de secret d'entreprise. Tout le monde peut bénéficier des inventions des jeunes. « Moderniser, moderniser ». Ce refrain, je l'entends partout. Y compris là où je ne l'attendais pas. Logique, pensais-je, de voir un robot-peintre répéter sans fin les « gestes » qui guident le pistolet à peinture sur le châssis d'une voiture. Logique, encore, de voir défiler devant moi de multiples automates à commandes numériques. Mais que vient faire la mode là-dedans ? Musique. Sous l'œil intéressé de jeunes qui se pressent, le défilé commence. Des jeunes mannequins, apparemment sans Aucune expérience présentent de nouveaux modèles de vêtements pour jeunes filles. Tenue de discothèque, sweat décontracté, pantalon ample, à la « Tintin »... Pas encore de la haute couture... mais il y a « de ça ». Les filles que j'interroge me révèlent les dessous de l'affaire. Compte-tenu qu'il n'y a ni importations, ni marché concurrentiel, les désirs des jeunes comptent peu. Dans usines et magasins, il y a toujours un vieux crispé qui refusera un modèle un peu plus au goût de la jeunesse. « Trop cher ». « On ne va pas vendre une mini-jupe, quand même ». Et patati et patata. Dans une usine de confection un groupe de couturières se faisait des habits. Dans un club de mode. D'où l'idée: pourquoi ne pas les fabriquer en série, dans notre usine, et les vendre ? Ce ne fut pas simple. Mais ça démarre. A ma question : « Et comment allez-vous faire pour élargir cette production plus adaptée aux souhaits des jeunes ? », Annette secoue sa chevelure blonde, éclate de rire, et boxe l'air avec ses poings. « Kampfen» (1) me répond-t-elle. SECOUER LE COCOTIER Au fil des stands, les rencontres se succèdent. Avec Jorg, par exemple, lycéen à Karl Marx Stadt, 16 ans. Il expose quelques travaux de son club d'électronique du lycée. Une quarantaine de « mordus » aidés par un enseignant. L'école fournit du matériel. Une fois par semaine, ils se retrouvent pour comprendre et construire. Pour Jorg, la voie semble toute tracée : « Je veux faire des études en électronique, et en faire mon métier ». Jens, lui, est apprenti. Il me montre une machine bizarre. En bas, cela ressemble à un motoculteur miniature (40 cm de large). En haut, on dirait une perceuse électrique courante. « On ne dirait pas. C'est une perceuse ! Nous avons fabriqué un système qui permet de faire fonctionner ce mini-motoculteur de jardin avec le moteur de la perceuse. Rusé ! non ? »» Chouette, un circuit électrique. Avec tout ce qu'il faut. Deux trains, feux de signalisations, tunnel et compagnie... Mais le jeune cheminot n'est pas là pour s'amuser. « Ce circuit montre un système électro-magnétique de sécurité que nous avons inventé. Implanté sur la voie et la locomotive, il interdit le dépassement des vitesses maximums à certains endroits du réseaux ». Encore un micro-ordinateur. Pas le même que celui du début d'ailleurs. Mais là, c'est le programme qui intéresse. il s'agit d'aider les jeunes à choisir leur orientation professionnelle. La machine demande les désirs: travailler dehors, dans un bureau, un atelier, en équipe, dans quelle branche... Puis, elle livre une liste de métiers possibles, leurs caractères et les adresses pour se documenter plus avant. Décision est prise d'implanter ce système dans plusieurs centres d'orientation à titre d'expérience. La place manque pour tout raconter. 2 400 produits exposés, sélection de plus de 100 000 projets dans le pays. Près du tiers des jeunes de la RDA participent aujourd'hui à ce mouvement des jeunes novateurs. Judicieuse façon d'allier l'intérêt des jeunes à un travail plus responsable et les nécessités économiques. Mais cela ne va pas toujours de soi. La routine, les habitudes pèsent lourd. Chez les dirigeants, les plus âgés, chez les jeunes aussi. Mais les jeunes rencontrés ont montré qu'il ne manque pas d'énergies pour secouer le cocotier. Sylvestre Huet (1) Se battre.
Edité par babeuf - 17 Jul 2010 à 16:56 |
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babeuf
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Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: FRANCE Status actuel: Inactif Messages: 1409 |
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Envoyé : 15 Jul 2010 à 12:36 |
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HUMANITÉ DIMANCHE N° 1 – 23 mars 1990
RDA : LA VOIE DE L’ANSCHLUSS
Marqué par la victoire de la démagogie, le scrutin du 18 mars a aussi révélé une forte opposition. Trois Allemands, Helga Königsdorf, romancière installée à l'Est, Peter Hartling, écrivain vivant en RFA, et Gerhard Leo, journaliste, font état de leur inquiétude quant à une annexion pure et simple de la RDA. « Pour vivre mieux dès demain, acceptons de suite l'annexion sans conditions de notre pays par la RFA. » Le message sorti des urnes est allemandes dimanche dernier est sans équivoque. Et pour tous les acteurs de la révolution d'octobre novembre qui rêvaient encore d'une RDA se frayant une voie originale entre socialisme stalinien et capitalisme, le coup est rude. Le chancelier d'Allemagne de l'Ouest est bien, en effet, le grand gagnant de ces premières législatives, si improprement dites « libres », d'Allemagne de l'Est. Victoire sans gloire, celle de l'argent, de la démagogie versée à flots, et aux lendemains plus incertains qu'il pourrait paraître. En faisant miroiter, dans ses meetings à l'Est, la promesse d'un miracle économique quasi instantané, d'un niveau de vie « comme à l'Ouest », grâce à l'unification avec la prospère RFA et son deutschemark roi, Helmut Kohl savait qu'il jouait sur un terrain sensible. Les frustrations accumulées sous le précédent régime, dont la faillite économique n'est plus à prouver, n'ont cessé de s'aiguiser depuis l'ouverture du mur de Berlin et des frontières. Dans ce contexte, marqué également par une véritable invasion des partis de l'Ouest, avec leurs « éléphants » et leurs marks versés à profusion à leurs homologues de l'Est, l'illusion du salut par la grande Allemagne l'a finalement emporté sur l'inquiétude devant le coût social prévisible d'une telle entreprise. Le chancelier peut donc se targuer d'avoir tenu la première phase de son pari: l'« Anschluss » politique de la RDA. Avec un gouvernement conservateur à Berlin Est entièrement acquis à sa cause, il ne se privera pas de pousser les feux de l'annexion totale, économique, étatique. Les jeux ne sont pourtant pas faits. Le scrutin du 18 mars a aussi révélé l'existence d'une opposition, certes disparate, mais qui pèse, toutes tendances confondues, près de la moitié de l'électorat. Avec plus de 16 % des suffrages, soit un électeur sur six, le Parti du socialisme démocratique (PDS) en constitue le maillon fort. L'ex-SED a brillamment réussi une rénovation en profondeur. Sous l'impulsion de son président, l'avocat Gregor Gysi, et du premier ministre sortant Hans Modrow, qui jouit de la cote de popularité la plus élevée, le PDS a su redonner espoir à ceux qui refusent le bradage de la RDA, de ses valeurs culturelles, de ses acquis sociaux. Le Parti social-démocrate, grand perdant de ce scrutin pour avoir mené une campagne délibérément floue dans l'espoir de ratisser large, acceptera-t-il, comme l'ont déjà annoncé les Verts et un mouvement féministe, de coopérer avec les communistes ? Ensemble, ils pourraient empêcher les changements constitutionnels, pour lesquels une majorité des deux tiers de la Chambre du peuple est nécessaire, qui menaceraient les intérêts de la population. Ensemble, ils pourraient faire entendre les aspirations, nettement majoritaires selon tous les sondages, d'une population qui place le service de santé, la sécurité sociale en tête de ses préoccupations, et qui souhaite, comme celle de l'Ouest, que l'Allemagne unifiée soit neutre et démilitarisée. Il y a là, dans l'émergence de cette forte opposition, de ces majorités d'idées de progrès, des raisons supplémentaires pour tous les pays européens de ne pas laisser le chancelier Kohl et les multinationales ouest-allemandes mener à son terme, sans réagir, leur projet de constitution d’une superpuissance, dominatrice, économique et militaire. La France, qui serait, selon toutes les estimations, la plus directement touchée, a un grand rôle à jouer, pour peu qu'elle n'abdique pas sa souveraineté, qu'elle défende ses atouts économiques, qu'elle joue la carte du désarmement et d'une coopération équitable dans toute l'Europe, de l'Atlantique à l'Oural.
Yves Housson L'ESPOIR RESTE A GAUCHE
Elle n'a pas signé comme d'autres, tels Christa Wolf et Stefan Heym, l'appel lancé en novembre, qui allait recueillir en quelques semaines un million et demi de signatures en faveur d'une « société démocratique qui préserve la vision d'un socialisme démocratique ». « J'aurais pu, dit-elle, soutenir cet appel, bien qu'à l'époque, je pensais déjà que cette vision ne pourrait pas se réaliser. Nous étions économiquement, politiquement et moralement à terre. En revanche, ce que je ne voyais pas, ce que je ne savais pas, c'était cette aspiration aussi rapide à l'unification. « Au début, les gens étaient tous ensemble, unis contre quelque chose. Ils paraissaient différents, les visages étaient joyeux, ils étaient confiants. C'était un moment de beauté, c'est d'ailleurs le titre de mon nouveau livre: « 1989, un moment de beauté ». Et puis la révolution a eu besoin de quelque chose pour s'affirmer au positif. Alors les opinions ont commencé à s'opposer, en particulier entre les intellectuels, les artistes et le peuple. Les intellectuels, ou disons plutôt les écrivains, pouvaient toujours s'identifier totalement à leur travail. Même quand ils étaient exposés aux représailles, ou peut-être justement à cause de cela, ils ont toujours eu le sentiment d'être importants pour le pays. Ils pouvaient exprimer ce que les autres ne pouvaient dire. Mais un travailleur dans une entreprise ? Il était devenu étranger à son travail, il n'avait ni le droit à la parole, ni même la possibilité d'être fier de son produit qui n'était pas considéré, respecté, sur le marché mondial et pour lequel, qui plus est, il recevait un mauvais argent, faisant de lui un homme de seconde classe. Aujourd'hui, son appel à « l'Allemagne, l'Allemagne », ce n'est pas, je crois, en première ligne, un appel à plus de consommation. Les gens ne veulent plus être des hommes de seconde classe, n'importe où... « Chez nous, tout le monde était à peu près égal devant le travail; mais tout le monde était en même temps pareillement petit. Et maintenant, il y a ce monstrueux éclatement. D'un seul coup, les gens doivent jouer des coudes et commencer à lutter pour leur emploi. Certains seront devant, d'autres resteront à la traîne et cette égalité, cette communauté qui était en soi un découragement, ne sera plus. C'est la loi de l'économie de marché. Nous n'avons, me semble t il, pas d'autres solutions. « Mon seul espoir, c'est qu'il y ait une forte gauche qui puisse façonner le système politique de cette future société, de manière à trouver un compromis entre les intérêts divergents du capital et de l'homme. Peut-être est-ce cela que nous pouvons apporter dans cette Allemagne. A condition que la gauche retrouve rapidement sa crédibilité. Cela sera dur. Avec la chute du « socialisme réel », du socialisme stalinien, elle est en déclin. » Helga Königsdorf s'est engagée passionnément dans le combat pour la démocratisation de la société et le renouveau du SED, puis du SED PDS qu'elle a quitté, sur la pointe des pieds, en janvier, en réclamant son autodissolution, « parce que, dit-elle, il ne se renouvelait pas assez rapidement à mon goût ». Aujourd'hui, elle reconnaît qu'elle ne sait pas « i une nouvelle gauche »qu'elle appelle de ses vœux « aurait pu être ainsi créée si le PDS s'était dissout. » Pourtant, c'est la tristesse qui l'emporte. « Je suis triste pour tout ce qui s'est passé pendant quarante ans chez nous. Je m'y reconnais pourtant. Je ne suis pas du genre à dire : « je n'ai rien eu à faire avec tout cela ». Au fond, c'est une tristesse pour une illusion perdue, qui peut-être n'existait plus depuis longtemps, qui toujours cependant jouait encore un rôle, bien qu'elle ait été sans cesse endommagée, abattue. Malgré tout, on avait encore n'importe quel espoir ... » De notre correspondant permanent à Berlin Claude Marchand CONSERVER LES ACQUIS SOCIAUX
« La neutralité allemande pourrait se réaliser avec un traité de paix signé par l'URSS, les Etats-Unis, France et la Grande-Bretagne, qui garantiraient ensemble que l'Allemagne unie reste en dehors des alliances militaires. Depuis des années, je suis engagé pour. le désarmement, mais, sur la question de la neutralité, je ne pense pas possibles de grandes manifestations pour le moment. Après les élections, une période de consolidation et d'institutionnalisation du pouvoir de la RDA est indispensable. J'espère que le nouveau gouvernement de la RDA, élu démocratiquement sera assez confiant en lui même pour négocier et non se faire avaler. « A voir les grandes manifestations pré-électorales qu'a connues la RDA, le risque d explosion pangermanique est réel. Je suis très irrité de certains slogans sur l'Allemagne. Mais il est possible que ce climat aille en décroissant. Quand une population acquiert le droit de crier, elle crie aussi des choses idiotes. « N'oublions pas non plus l'acquis culturel et social de la RDA qui ne doit pas être perdu. Ces dernières années, il y a eu un développement dans la littérature, la peinture, la sculpture, un essor de la confiance en soi même, souvent contre la censure. Dans le domaine social, une partie de la protection des femmes et des enfants, de l'aide aux famiIles n'existe pas dans le capitalisme; la sécurité des postes de travail est un droit inscrit dans la Constitution de la RDA. II dépend des citoyens de ce pays que ces acquis soient garantis. « L'Allemagne réunifiée peut-eIle contribuer à une Europe de paix? Je l'espère. Si ce n'était pas le cas, beaucoup d'hommes, de femmes de ma génération seraient désavoués et profondément déçus. Après 1945, nous avons commencé à vivre avec l'espoir, l'utopie d'une société libre et juste. Avec l'idée de préserver tout simplement la paix dans cette partie si dangereuse de l'Europe. » Propos recueillis par Jean-Paul Piérot POUR UNE ALLEMAGNE NEUTRE
Expropriation jugée tout à fait légitime par beaucoup de citoyens de RDA. Les grands industriels avaient bâti leurs usines dans l'enceinte des camps de la mort, comme IG Farben à Auschwitz. Aujourd'hui, les successeurs d'IG Farben réclament le territoire sur lequel était établi l'une de leurs usines en RDA. Dans des dizaines de villages, les anciens seigneurs, ou leurs héritiers, disent aux paysans qu'ils vont bientôt reprendre leurs terres. Avec la venue du capital étranger, et s'ils sont seuls à décider, de nombreuses usines vont fermer. » La victoire des partisans de l'Anschluss le 18 mars rendra plus difficile la sauvegarde des intérêts des citoyens de la RDA, mais — le score du PDS le prouve — « il y a une opposition assez forte à ce « Blitzkrieg » de la réunification. Il y a des possibilités de défendre l’emploi, ces acquis sociaux qui ont existé, malgré la faillite générale du précédent régime. Dans une Allemagne unifiée, le PDS ne sera pas seul : il aura à ses côtés les syndicats et aussi, dans une certaine mesure, les sociaux démocrates, les Verts ». Pour Gerhard Leo, « On ne peut concevoir l’unification de l’Allemagne, avec l’accord de tous ses voisins, sans sa démilitarisation. L’idée d’une adhésion à l’Otan est inacceptable pour les voisins orientaux de l’Allemagne et pour la gauche allemande aussi. Une Allemagne non alignée et démilitarisée, ce serait une garantie pour qu’une guerre ne puisse partir de son territoire ». Y.H. . Edité par babeuf - 17 Jul 2010 à 16:57 |
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"Que ces mots : égalité, égaux, plébéianisme, soient les mots de ralliement de tous les amis du peuple." Babeuf
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Envoyé : 15 Jul 2010 à 17:07 |
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Extrait
du discours de Maurice Thorez prononcé en mai 1964 à l’occasion
du XVIIe Congrès du Parti communiste français.
Le mépris de la libre-circulation des personnes en RDA est encore une fois dénoncé ! « (…) La présence à notre Congrès de délégations nombreuses des pays de démocratie populaire et leurs interventions ont mis en lumière l'unité des forces du camp socialiste. Nous regrettons profondément que, dans cette famille, aient manqué faute de visas français, les délégués du Parti Socialiste Unifié de la République démocratique allemande. (Applaudissements.) Nous avons applaudi le message que nous ont envoyé nos camarades de la R.D.A. et nous les assurons de notre solidarité fraternelle. (Applaudissements). (…) » Edité par babeuf - 15 Jul 2010 à 17:08 |
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"Que ces mots : égalité, égaux, plébéianisme, soient les mots de ralliement de tous les amis du peuple." Babeuf
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Envoyé : 19 Jul 2010 à 09:08 |
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La renommée du FUC et la "mémoire vive" de la RDA se retrouve dans les endroits les plus inattendus
: http://www.sicob.tv/Salon-Jeune-Technique-en-1984-en-RDA-quelques-elements-de-comparaison-avec-le-SICOB_a97.html |
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Envoyé : 19 Jul 2010 à 17:42 |
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Quand l'Amitié vous servait à son fameux verre à la gare....
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T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 19 Jul 2010 à 18:06 |
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Cela fait 10 jours que j'ai posté ceci : http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=55&PID=36959#36959
Est ce que la Stasie pourrais nous dire ce qu'elle en a tiré, merci ?
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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Envoyé : 20 Jul 2010 à 08:55 |
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Attention ma productivité est également "made in GDR"...
Il ne faut donc pas trop m'en demander ! ![]() |
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Envoyé : 20 Jul 2010 à 09:05 |
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Cela serait sûrement plus facile en français...
![]() En effet, mon allemand se limite à un centaine de mots, à un certain savoir faire dans l'utilisation simultanée de traducteurs automatiques et à quelques jokers en France et en Allemagne.![]() |
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Jef.
Pilier du FUC
Depuis le: 28 Sep 2007 Pays: DDR Status actuel: Inactif Messages: 2547 |
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Envoyé : 26 Jul 2010 à 16:10 |
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HOYERSWERDA : GRANDEUR ET DECADENCE D’UNE VILLE NOUVELLE Par Joseph : http://uneallemagnesocialiste.over-blog.fr Hoyerswerda (en sorabe, Wojerecy) est une ville de Saxe. Après la guerre elle devient une importante ville industrielle. Elle doit son essor au gisement de lignite pauvre en soufre de cette région de Basse-Lusace. L’entreprise de transformation du lignite, "Schwarze Pumpe", est fondée en 1955. En 1960, la production doit atteindre environ 30 millions de tonnes de lignite brut.
A partir de 1957, des dizaines de milliers d'appartements sont construits pour répondre à la demande. En 1981 la ville atteint son nombre maximal d'habitants, avec environ 71 054 personnes. Hoyerswerda a alors le plus fort taux de natalité en RDA.
C’est une véritable « cité nouvelle » avec ses milliers de logements standardisés qui sort de terre. La plupart des autres pays développés auront aussi recours à ce type d’urbanisation avant d’en découvrir progressivement les inconvénients.
Après la disparition de la RDA beaucoup d'entreprises dans la région industrielle de Hoyerswerda sont fragilisées, fermées ou licencient des salariés. Ce déclassement soudain et brutal pousse certains habitants à soutenir la droite la plus extrême...
Entre 1993 et 1998 plusieurs villages plus petits fusionnent avec la ville, mais le nombre d'habitants passe de 70 000 personnes environ dans les années 1980 à environ 41 000 personnes à la fin des années 2000. On s'attend à ce que la population diminue encore plus ; il n’y aurait plus que 20 000 ou 30 000 habitants vers 2030. |
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Envoyé : 27 Jul 2010 à 13:30 |
Ce clin d’œil de l’histoire a dû m’échapper à l’époque.17 octobre 2008 à 6 h 51Peter Sodann, de « Tatort » à Die LinkeDe notre correspondante à Berlin NATHALIE VERSIEUX C’est le flic préféré des Allemands. Outre-Rhin, chaque téléspectateur connaît Peter Sodann, alias Commissaire Bruno Ehrlicher de Leipzig dans Tatort, le polar du dimanche soir qui remplit régulièrement les après-midi de France 2. En fin de carrière, à 72 ans, Peter Sodann change de scène : il se présentera en mai prochain à l’élection présidentielle pour le nouveau parti d’extrême gauche, die Linke, en pointe dans les sondages. Bien sûr, Peter Sodann n’a aucune chance de l’emporter le 23 mai prochain face aux candidats de la CDU et du SPD à ce suffrage indirect pour ce poste honorifique, le plus important de l’Etat selon le protocole. Né en ex-RDA, Peter Sodann s’était montré très critique avec le communisme. Il avait même été exclu du parti, et condamné à six mois de prison dans les années 60, du fait des activités critiques du cabaret qu’il dirigeait alors. Dans la présentation de sa candidature face aux députés du Bundestag, Peter Sodann a rappelé que son «cœur avait toujours battu à gauche», et qu’il entendait utiliser sa candidature pour «faire de la pub pour die Linke.» La CDU d’Angela Merkel a d’ailleurs demandé aux chaînes de la télévision publique de ne plus diffuser de Tatort avec Peter Sodann jusqu’à l’élection du Président, en mai prochain. Source : http://www.liberation.fr/medias/0101162881-peter-sodann-de-tatort-a-die-linke Edité par babeuf - 27 Jul 2010 à 13:31 |
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Envoyé : 27 Jul 2010 à 13:42 |
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Dans
la série « actualité pas fraîche »…
Un pasteur a sauvé plus d'un million de livres de l'ex-RDA
29 octobre 2009 Ce n'est pas parce que le mur et tombé qu'il fallait balancer à la décharge tous les livres publiés dans la défunte RDA. Partant de ce constat, un pasteur allemand a décidé depuis bientôt deux décennies de leur donner asile dans sa grange, transformée en bibliothèque improbable... Tout a commencé en 1991 avec la photo d'un cimetière de livres à ciel ouvert près de Leipzig (ex-Allemagne de l'est), dans l'Allemagne fraîchement réunifiée. En découvrant dans le journal cette montagne d'écrits jetés parce qu'édités à l'Est, le pasteur ouest-allemand Martin Weskott s'indigne. « J'ai pris un camion avec des amis et on est allés à cette déchetterie. On a bourré des sacs, on les a rapportés ici et puis on a recommencé », se souvient cet homme au visage envahi par une longue barbe grisonnante, coiffé d'une casquette en feutrine. « La littérature n'a rien à faire dans une décharge », dit-il en faisant visiter la grange qui jouxte son église luthérienne, en haut d'un bourg verdoyant proche de Göttingen (centre). Cinquante mille ouvrages «sauvés» s'y entassent en d'improbables piles grimpant jusqu'au plafond. 100 millions de livres ont fini aux ordures « Ce n'est pas en mettant la culture à la poubelle que les hommes se débarrasseront du passé », juge M. Weskott, 57 ans. Après la chute du Mur en 1989, 100 millions de livres ont pourtant fini aux ordures. Et sur les 12.000 bibliothèques d'Allemagne de l'Est, 8.000 ont fermé. « Plus personne ne voulait des livres de la RDA, ni les librairies, ni les éditeurs, ni les particuliers, ni les bibliothèques, qui ont acquis des ouvrages de l'Ouest pour survivre », explique Siegfried Lokatis, professeur en bibliologie à l'Université de Leipzig. Le pasteur Weskott en a récupéré plus d'un million, écrits d'auteurs est-allemands tels Christa Wolf ou Stefan Heym, mais aussi classiques occidentaux comme Malraux. Tous imprimés sur un papier « RDA » de mauvaise qualité, à forte teneur en bois.1 Chaque dimanche après le culte, sa caverne d'Ali Baba s'ouvre aux badauds. Les livres sont cédés contre un don symbolique, reversé à une association caritative. « Le pasteur des livres », mentionné comme tel dans des guides touristiques, en a aussi expédié des caisses entières à travers le monde, jusqu'à Shanghai ou Alma-Ata, à la demande d'universités et de bibliothèques. On trouve de tout dans son bazar dominical: romans, essais politiques, ouvrages scientifiques, livres d'art, de médecine, cuisine, bricolage, contes ou manuels scolaires... Y compris des raretés, comme « Le roi Edmund », un livre pour enfants évoquant le régime de la peur sous la RDA. « Edmund, c'était en fait Erich » Honecker, l'ancien dirigeant communiste, explique le pasteur. Interdit par le régime, l'ouvrage est finalement paru après la Réunification, mais sans plus intéresser quiconque. Les palettes ont fini au rebut. Dans la grange du pasteur, des dizaines d'exemplaires s'empilent, encore emballés dans du plastique. Il revend sa « littérature poubelle » Martin Weskott a une petite fierté qu'il raconte sur un ton malicieux: grâce à lui, un physicien de l'Institut Max-Planck a fait avancer la science. « Il y a quinze ans, j'ai déniché ici deux livres de RDA qui m'ont permis de fabriquer un photomètre alliant céramique et acier selon un procédé qu'on n'utilisait plus à l'Ouest depuis la guerre », témoigne Hans Lauche, 72 ans. L'appareil est parti explorer Saturne avec la sonde Cassini en 1997. Régulièrement, le pasteur Weskott revend sur les marchés sa « littérature de poubelle », comme il l'appelle, et invite « les littérateurs de la poubelle » à faire des lectures à Katlenburg. Un autre amoureux des Lettres, Peter Sodann, ex-candidat de gauche à la présidentielle, a lui aussi « sauvé » 200.000 livres de RDA. Il rêve d'ouvrir une bibliothèque. En attendant, les ouvrages dorment dans des caisses à bananes. Dans la campagne est-allemande. Leparisien.fr avec A
1. Le papier n’est pas si médiocre que ça [babeuf].
Edité par babeuf - 27 Jul 2010 à 13:43 |
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Pilier du FUC
Depuis le: 28 Sep 2007 Pays: DDR Status actuel: Inactif Messages: 2547 |
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Envoyé : 28 Jul 2010 à 15:38 |
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Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: FRANCE Status actuel: Inactif Messages: 1409 |
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Envoyé : 29 Jul 2010 à 10:49 |
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L'espagnol
c'est moins violent que l'allemand Nicaragua et de la RDA : il y a 20 ans mort d'une utopie
La RDA a appuyé la révolution sandiniste au Nicaragua en fournissant une formation aux jeunes, cependant, la situation a considérablement changé avec la chute du mur de Berlin et la fin des sandinistes. La République démocratique allemande (RDA) ne représente pas un grand intérêt pour les pays d'Amérique centrale jusqu'au triomphe de la Révolution sandiniste en 1979. Bien que l'idée sandiniste ait alors peu à voir avec le marxisme de l'époque communiste en Allemagne, ils ont été contactés rapidement. L’Allemagne de l'Est a fourni une assistance en invitant les étudiants nicaraguayens à étudier à Berlin-Est, pour, à travers eux, influencer idéologiquement le nouveau gouvernement du Nicaragua.
L'un d'eux était Carlos Ampié Loria, qui s'est rendu en RDA avec la ferme intention d'aider la révolution sandiniste avec sa formation en Europe de l'Est. Cependant, peu après il y eu la chute du Mur et celle des sandinistes.
Carlos Ampié Loria se sent triste lorsque vous écoutez de la musique qui était la « voix de la révolution », Carlos Mejia Godooy, « C'est très étrange, mais quand j'entends le Nicaragua, je me souviens de la révolution et comme c'était beau ce moment-là », dit Carlos Ampié.
La révolution promettait à la population des aliments de base, l'éducation pour tous et une répartition équitable des richesses. Carlos Ampié Loria a également préconisé ces idéaux. Le jeune homme est arrivé en RDA en 1984 avec une bourse pour étudier la radio et la technologie de la télévision. «Pour nous, c’était clair, on voulait apprendre quelque chose qui pourrait aider le pays. Nous voulions étudier et revenir bientôt, dit-il.
Il a alors 23 ans, il étudie à Rostock, Leipzig et Dresde. Pour lui, la RDA a été le moyen d'atteindre l'objectif d'aider la révolution. Il n'a pas l'esprit de prendre quelques sacrifices, comme les intempéries, à s'adapter à l'habitude de se lever tôt des Allemands et la nourriture abondante de pommes de terre, qui me paraissait étrange. Mais Carlos a terminé l'adaptation.
Expulsion de Somoza
Le 19 juillet 1979, le dictateur Anastasio Somoza a été expulsé du Nicaragua par les sandinistes, qui a proclamé la révolution socialiste ayant pour but la distribution des terres, l'alphabétisation et des réformes sociales. Le spectre idéologique était beaucoup plus large que le marxisme-léninisme en vigueur en RDA. Cependant, le leadership au sein du gouvernement a souligné l'esprit commun entre les deux pays et est ainsi devenu le premier bloc de l'Est de pays ont renoué des relations diplomatiques avec le Nicaragua.
Berlin-Est a soutenu des projets dans les pays d'Amérique centrale et a envoyé des armes pour soutenir la lutte contre les contras. C'est ainsi que la RDA est devenue le principal soutien du Nicaragua dans les années 1980, jusqu'au 9 novembre, 1989.
Carlos Ampié Loria a suivi la chute du mur de Berlin à la télévision à Leipzig, où il a vécu. Il n'était pas surpris car il a travaillé dans la construction pour gagner de l'argent un an plus tôt, il soupçonnait que le système économique ne fonctionnait pas correctement.
« Une fois pendant un mois nous n'avions pas de matériel pour travailler. Cependant, nous avons(…) passé la journée assis sur des grues. Nous avons parlé et joué aux cartes après le petit déjeuner. Malgré cela nous étions payés comme d'habitude plus tard ce mois-ci, puis il se demande : Comment est-ce possible ? Cela ne peut pas exister !
Tout n'était pas mauvais
En effet, il ne pouvait pas fonctionner, le système finalement désintégré. Mais lorsque le mur de Berlin est tombé Carlos n'a pas été dans la rue en liesse. Pour lui tout n’était pas mauvais dans ce qui était alors l'Allemagne communiste, par exemple, le système éducatif. Pour Carlos, la mort de la RDA a été la fin d'une grande idée de l'égalité et l'équité.
« Cela m'a profondément touché, car je croyais que c’était mort d'une utopie. Je n’était pas de ceux qui pensaient que nous avions atteint la liberté », note le Nicaraguayen. L'Etat socialiste que Carlos était arrivé il y a six ans avait cessé d'exister, et peu après il fut suivi par le Nicaragua sandiniste. Les sandinistes ont perdu les élections le 25 février 1990. Quand il revint au Nicaragua la même année, Carlos n'a pas été bien reçu par le nouveau gouvernement conservateur.
« Ce fut une grande déception pour tous ceux qui sont retournés au Nicaragua d'être reçu près comme des ennemis de l'Etat », dit-il. Tout a été très difficile, depuis régler les affaires de la vie quotidienne jusqu'à la recherche d'emploi. Il n'est plus question de parler de la construction d'un nouveau pays. En 2005, Carlos est retourné en Allemagne, cette fois pour rester et travailler comme écrivain et traducteur et non pas en mission politique, même si son cœur est toujours au Nicaragua. Malgré tout ce qui s'est passé, je pense que je serais encore prêt à commencer un projet au Nicaragua », conclut-il.
Auteur: Rottscheid Ina / Eva Usi
Sous la direction de: Emilie Rojas Sasse
Source : http//www.dw-world.de/dw/article/0,,4861322,00.html
Edité par babeuf - 29 Jul 2010 à 10:57 |
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