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Amérique latine, nouvelle exemple d'émancipation :

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Oct 2008 à 21:35
 


Edité par T 34 - 27 Oct 2008 à 21:36
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc
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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Oct 2008 à 22:03

"Voilà qui pourrait donner des sueurs froides au prochain locataire de la Maison-Blanche. En quinze jours, ce ne sont pas moins de trois dirigeants latino-américains qui se sont prononcés pour une forme ou une autre de dépénalisation de la consommation de drogues. Et pas seulement de cannabis."

Qu'en est-il à Cuba ? Il me semble que ce pays ne "plaisante" pas avec les stupéfiants, y compris la simple consommation. Personnellement je me drogue à l'occasion mais je ne suis pas "un drogué" dans la mesure où je n'ai pas de dépendance à un produit (ah si ! le tabac...).

Mais pour les personnes dépendantes, je suis favorable à une approche médicale (y compris psychologique car le problème est souvent là) plutôt que répressive. Ce qui semble ressortir de ton texte...
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Nov 2008 à 20:36
 
12 novembre 2008« Cette haine de l’occident s’enracine dans le souvenir des systèmes d’oppression précédents - la conquête de l’Amérique latine, le commerce triangulaire, le colonialisme, le travail forcé, etc. Elle combine cette mémoire des souffrances passées, qui remonte à la surface et demande réparation et repentance, avec le rejet d’un système complètement nouveau, mais dont les racines plongent dans les systèmes d’oppression précédents : le capitalisme globalisé. »

Continuer la lecture ‘Jean Ziegler : « La mémoire du Sud ressurgit ; elle attise la haine de l’Occident »’

Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Nov 2008 à 19:43
Le président des Etas-unis Bush afirme que son gouvernement fait le "maximum" pour les relations avec la région et que son pays.
 
S'il est le maximum , que sera le minimum. LOLLOLLOL
 


Edité par T 34 - 22 Nov 2008 à 19:44
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Nov 2008 à 18:13

Morales demande une "autre OEA" sans les Etats-unis si Cuba n'y reviend pas.

 
La Paz, 22 novembre. Le président bolivien Evo Morales deamde ce samedi le retour de Cuba dans l'Organisation des Etats Américains (OEA), d'ou elle fut expulsé en 1962 et demande en même temps la création d'un autre organisme hémishphérique sans la présence des Etats-unis s'ils insistent a mettre leur veto.
 
 
 


Edité par T 34 - 24 Nov 2008 à 18:36
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Nov 2008 à 22:20

Chavez propose la création d'une monnaie commune de l'ALBA : le Sucre.

 

 
 
CARACAS, 27 novembre  Le président russe Dmitri Medvedev a rencontré mercredi soir à Caracas les dirigeants de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA) réunis en sommet pour faire face à la crise financière mondiale. Outre Hugo Chavez, cette rencontre a réuni les présidents bolivien Evo Morales, hondurien Manuel Zelaya, nicaraguayen Daniel Ortega et équatorien Rafael Correa ainsi que le premier ministre dominiquais Roosevelt Skerrit et le vice-président du Conseil d’Etat cubain Carlos Lage.

L’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA) a été créée en 2004 à l’initiative des leaders cubain Fidel Castro et vénézuélien Hugo Chavez pour faire contrepoids à l’initiative américaine de zone de libre-échange entre les Amériques du Nord et du Sud. Elle regroupe la Bolivie, Cuba, la Dominique, le Honduras et le Venezuela et elle inaugure des relations internationales basées sur la solidarité, l’échange égal et réciproque.
Plus tôt, lors d’une conférence de presse à Caracas, M. Medvedev n’a pas exclu que la Russie puisse adhérer à l’ALBA à titre de membre associé.
Réunis mercredi à Caracas, les pays membres de l’ALBA ont convenu de créer une monnaie unique, le sucre, renonçant au dollar américain dans leurs échanges. Dans le même esprit, la Russie et le Venezuela pourraient renoncer au dollar américain dans leurs échanges au profit de leurs monnaies nationales, a déclaré mercredi à Caracas le président russe Dmitri Medvedev. “Nous avons discuté de la possibilité d’utiliser les monnaies nationales, le rouble et le bolivar, dans les échanges réciproques”, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse à l’issue d’un entretien avec son homologue vénézuélien Hugo Chavez.

Les deux hommes ont également évoqué la création de réserves dans les deux monnaies. Entre janvier et août 2008, les échanges entre la Russie et le Venezuela se sont chiffrés à 772 millions de dollars. Selon M. Medvedev, les deux pays doivent signer dans les deux prochaines semaines un accord intergouvernemental sur la mise en place d’une banque russo-vénézuélienne. “Nous attachons une grande importance à la création d’une banque commune”, a-t-il indiqué.

Selon Konstantin Vychkovski, directeur du département des relations financières internationales du ministère russe des Finances, cette banque pourrait servir d’instrument pour financer des projets conjoints en Russie et au Venezuela ainsi que les livraisons de pétrole.L’entente énergétique en matière d’aide aux équipements pétroliers, aux financements conjoints est une autre dimension essentielle de cette réunion.

Mais la conclusion politique est restée à Hugo Chavez. Le leader vénézuélien Hugo Chavez a proposé, devant le sommet extraordinaire de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques, la voie socialiste comme moyen d’en finir avec la crise financière internationale, rapporte le correspondant de RIA Novosti.

“Certains leaders européens proposent de rénover le capitalisme. Je pense que le capitalisme doit être enterré pour qu’il repose en paix. Je suis sûr, et je le déclare au nom du Venezuela, que la crise actuelle ne peut être réglée que par la voie socialiste”, a déclaré M. Chavez.

“Se trouve quelqu’un dans le monde pour croire que Washington est capable de proposer un moyen de sortir de crise?” s’est interrogé M. Chavez.

Le leader vénézuélien a proposé de convoquer d’urgence l’Assemblée général de l’ONU et de lancer “un dialogue planétaire entre le Nord et le Sud”.

Quand les hommes de bonne volonté ont du courage, la face du monde peut être transformée, allons-nous avoir le courage, nous communistes français de saluer ce monde qui demande à naître ?

danielle Bleitrach à partir de dépêches d’agence (ria novosti, prensa latina, aporrea, etc…)



Edité par T 34 - 30 Nov 2008 à 19:05
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Dec 2008 à 22:41

LE SOMMET DE L’ALBA, A la recherche de solutions pour le Sud par Nidia Diaz

C’EST dans le but d’apporter une réponse du Sud à la crise financière et économique mondiale, et avant tout convaincus qu’ils ne peuvent s’attendre à ce que la solution au problème provienne ni des Etats-Unis, responsables de la débâcle, ni des organismes internationaux de crédits, complices de Washington dans l’aventure désastreuse et épaulés par le Sommet du G-20, que les pays membres de l’Alternative bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique (ALBA), se sont donné rendez-vous le 26 novembre à Caracas.

Le Venezuela, Cuba, la Bolivie, le Nicaragua, la Dominique, le Honduras et l’Equateur (ce dernier pays en tant qu’observateur), ont une conscience très nette que ce phénomène a son origine non seulement dans la spéculation effrénée et dans l’irresponsabilité du Nord, mais surtout dans la crise du système capitaliste. Ce qui explique qu’à la différence des crises qui se sont succédées dans le passé, l’actuelle crise financière et économique est accompagnée d’autres maux non moins dramatiques qui la rendent irréversible, comme les crises alimentaire, énergétique et écologique, qui font que le monde soit devenu une véritable poudrière.

Ce n’est pas un hasard si à l’inauguration du Sommet extraordinaire de l’ALBA et du Traité de commerce des peuples, le président Hugo Chavez a souligné que «le 21e siècle a débuté par une crise du capitalisme et de tous ses mécanismes de contrôle», si bien que le socialisme basé sur les particularités de chaque pays, un socialisme de nouveau type mais soutenu par les mêmes idéaux d’émancipation nationale, d’indépendance et de justice sociale est désormais la seule solution.

D’autre part, le président d’Equateur Rafael Correa a insisté sur l’urgente nécessité de construire un nouvel ordre mondial, et le Premier ministre de la Dominique a exhorté à montrer au monde qu’il est possible de faire face à la crise sans affecter les groupes vulnérables de la société.

De nombreuses considérations ont été exprimées à ce rendez-vous au sommet, toutes articulées autour de la nécessité de créer un bouclier pour protéger nos peuples face aux crises qui, comme celle à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui, ne cesseront de se répéter si l’on sait qu’elles sont consubstantielles au système, de même que les solutions comme celle apportée par le gouvernement des Etats-Unis pour sauver les riches au détriment des pauvres.

Dans ce sens, les pays de l’ALBA et l’Equateur ont adopté d’importantes propositions, dont la principale est la création d’une zone monétaire à travers l’établissement du Sucre (Système unitaire de compensation régional) qui disposera d’un fonds de réserve alimenté par les pays membres et aura pour but d’appuyer les politiques d’investissements pour le développement.

Il s’agit de construire une zone économique et monétaire de l’ALBA-TCP qui puisse protéger nos pays de la «prédation du capital transnational et constitue un espace débarrassé des institutions financières mondiales inopérantes et du monopole du dollar en tant que monnaie d’échange et de réserve».

Les participants à la rencontre ont également adopté la proposition vénézuélienne de convoquer un Sommet mondial sur la crise financière dans le cadre des Nations unies, entre autres importantes questions.

Le Sommet ALBA-TCP a confirmé la volonté des participants de continuer d’œuvrer en faveur de l’unité latino-américaine pour répondre à des questions ponctuelles comme la coopération solidaire sur le base de la complémentarité, et la construction d’une zone monétaire commune qui nous rende moins vulnérables aux fluctuations d’un système capitalisme qui est prêt à tout dans sa folie pour se sauver, quitte à entraîner tout le monde avec lui.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Dec 2008 à 14:34
 
Le Sucre contre le FMI
Autant le Sommet du G20 du 15 novembre à Washington, sans déboucher sur quoi que ce soit de concret, a bénéficié d’une énorme couverture médiatique, autant la presse internationale est restée muette sur une réunion qui va pourtant déboucher sur un événement historique : la mise en place d’une struture monétaire régionale en rupture totale avec la logique des institutions de Bretton Woods, et qui brisera le monopole du Fonds monétaire international (FMI).

On se souvient que, pour parer à la grande crise financière de 1997, partie de l’Asie orientale, le Japon avait proposé de créer un Fonds monétaire asiatique qui, en injectant des liquidités dans les circuits financiers des pays affectés, aurait permis de limiter l’ampleur du « tsunami » et d’éviter sa propagation à la Russie, puis au Brésil. Le gouvernement américain et le FMI tuèrent cette initiative dans l’oeuf.

Ce que Tokyo ne put à l’époque réaliser, un petit groupe de pays est en train de le faire en Amérique latine, et en allant même beaucoup plus loin : réunis à Caracas le 26 novembre, les dirigeants des six pays  (1) membres de l’Alternative bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (Alba), rejoints par l’Equateur, ont non seulement décidé de créer un Fonds de stabilisation et de réserve qui les protègera collectivement  (2), mais aussi, pour toutes les transactions commerciales, tant intra-zone que hors-zone, de se doter d’une unité de compte commune assortie d’une chambre de compensation de paiements. Cette unité de compte et cette chambre porteront le nom de Système unitaire de compensation régionale ou Sucre  (3).

On reconnaîtra dans ce dispositif aussi bien les mécanismes de l’Union européenne des paiements qui, de 1950 à 1958, assura une stabilité complète des changes entre ses 18 pays membres, que ceux du Système monétaire européen et de son élément central : l’ECU (European Currency Unit), ancêtre de l’euro. Comme l’ECU, le Sucre sera seulement, du moins dans l’immédiat, une unité de compte et de valeur. Pas une monnaie avec son institut d’émission et ses pièces ou billets.

Cette initiative, qui devrait se concrétiser au début 2009, est une très grosse pierre dans le jardin du FMI. La déclaration finale de la réunion de Caracas critique en effet vertement « un système financier international qui a promu la libre circulation des capitaux et la domination de la logique de la spéculation financière au détriment de la satisfaction des besoins des peuples ». Sans être nommément désigné, le G20 n’est pas épargné : les signataires dénoncent « l’absence de propositions crédibles et vigoureuses pour faire face aux effets dévastateurs de la crise financière ».

La création du Sucre s’inscrit dans une logique géopolitique : mettre fin à l’hégémonie du FMI — dont le président vénézuélien Hugo Chávez demande même la dissolution — et donc des Etats-Unis et du billet vert, pour aller vers un monde multipolaire. La déclaration fait état de « la ferme conviction que l’espace régional est l’espace privilégié pour donner des réponses immédiates et effectives » à la crise, en vue de créer un « espace libéré des inefficaces institutions financières globales et du monopole du dollar comme monnaie de change et de réserve » et « pour avancer vers la création d’une monnaie commune, le Sucre ».

Le Sucre ne pose aucun problème de financement : à lui seul, le Venezuela dispose de réserves de change de 100 milliards de dollars. Par ailleurs, sa simple existence aura un effet dissuasif sur la spéculation. Le Système est ouvert à tous les pays de l’hémisphère et, après une nouvelle réunion de ses membres, le 14 décembre, à Caracas, il sera présenté au Sommet latino-américain et caraïbe prévu à Salvador (Brésil) le 16 décembre. Présenté, mais pas négocié, pour éviter le sort de la Banque du Sud dont la création a certes été décidée, mais dont la mise en place se fait attendre, notamment en raison des atermoiements du Brésil.

Lors de la visite du président russe Dmitri Medvedev à Caracas le 27 novembre, au lendemain de la réunion Alba élargie à l’Equateur, l’éventualité de l’entrée de la Russie dans l’Alba en qualité d’observatrice a été évoquée, comme l’avait été celle de l’Iran auparavant. La Russie songe également à créer une zone rouble qui pourrait se doter de mécanismes de coopération avec la zone Alba élargie. En Asie, le projet avorté de 1997 pourrait reprendre forme. La multipolarité monétaire semble en route…

Bernard Cassen
(1) La Bolivie, Cuba, la Dominique, le Honduras, le Nicaragua et le Venezuela.

(2) Dans l’immédiat et pour des raisons de procédures de décision, la Dominique n’aura qu’un statut d’observateur.

(3) Du nom d’Antonio José de Sucre (1795-1830), lieutenant de Simon Bolivar et vainqueur de la bataille d’Ayacucho (1824) qui assura l’indépendance des colonies espagnoles d’Amérique du Sud.

source: blog le Monde diplomatique

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Dec 2008 à 21:08
 
Le 21 novembre, le gouvernement brésilien a rappelé son ambassadeur à Quito pour protester contre la décision du président équatorien Rafael Correa de faire appel à un tribunal international pour ne pas honorer une dette de 192 millions d’euros concédée par la Banque nationale de développement économique et social (BNDES) pour la construction d’une usine hydroélectrique en Equateur via l’entreprise brésilienne Odebrecht [Correa a qualifié cette dernière de "corrompue", a fermé le chantier et l'a occupé militairement pour en expulser l'entreprise brésilienne].

La tension est montée d’un cran le  26,  lors du sommet extraordinaire de l’ALBA (Alternative bolivarienne pour les Amériques, qui regroupe le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua, le Honduras, Cuba et la République dominicaine). Les chefs d’Etat qui font partie de la gauche radicale mais dont les choix ont un impact moral auprès des populations de toute l’Amérique latine, et des forces de gauche, des syndicats, des mouvements associatifs ne pourraient pas se passer, Lula en tête.

Si la presse française a coutume en suivant le Monde d’insister sur une gauche radicale et “populiste” contre une gauche modérée selon, ses voeux représentée par le Brésil et le Chili, sur le terrain la situation est beaucoup moins claire. Avec la montée des prix, l’aiguisement dans chaque pays de la lutte des classes, chaque gouvernement est soumis à la pression de plus en plus forte de populations qui ne tolérent plus les conséquences des politiques néolibérales imposées au sous continent avec une particulière rigueur. Ceci est la toile de fond, mais il existe aussi entre les peuples comme entre les dirigeants des relations de familiarité dans lesquelles les questions d’estime ou de rejet ne sont pas négligeables.
En fait la position de Lula, sa volonté de jouer dans la cour des grands, et de céder du terrain comme au sommet du G 20 est peu appréciée en Amérique latine. Le sommet du G 20 a été considéré comme une farce, dans laquelle était une fois de plus méprisés les pays du sud. le document final signé par Lula fait l’apologie du libre marché.Alors que les pays de l’ALBA, Chavez en tête dénoncent de plus en plus ce libre marché et la manière dont leur continent est livré aux multinationales.
La crise diplomatique à propos du refus par l’Equateur d’honorer une dette qui a été passée entre une institution corrompue, depuis nationalisée comme sanction, et une entreprise brésilienne ayant passé un contrat de complaisance est un signal fort de ce refus.Mais le Brésil explique que si l’Equateur n’honore pas ce contrat il met en péril toute les CCR (conventions de crédit réciproque), une sorte de mécanisme de compensation entre les banques centrales latino-américaines. Le Brésil espère jouer grâce à ces conventions un rôle de plus en plus affirmé dans la prestation de services, dans l’aide technologique pour tout le continent. Mais d’autres pays s’intéréssent désormais à l’Amérique latine, la Chine, la Russie.

Ce qui a conduit autant que la petite crise diplomatique entre l’Equateur et le Brésil à tendre les relations générales avec le Brésil est le refus de voir un pays émergent du continent prétendre relayer la traditionnelle attitude des Etats-Unis.   Le président équatorien a affirmé que le Brésil faisait partie du groupe de pays, “toujours les mêmes”, qui veulent mettre la pression sur ceux qui demandent à analyser la légalité des dettes contractées auprès de la BNDES. [l'organisme a prêté des millions d'euros à l'Equateur, au Venezuela, à la Bolivie et au Paraguay]. “Toujours les mêmes” est une expression habituellement utilisée par la gauche latino-américaine pour se référer aux Etats-Unis.Donc plus ou moins identifier le Brésil; aux Etats-unis était la preuve d’une colère généralisée contre l’attitude brésilienne jugée de plus en plus complaisante avec les Etats -Unis. Le fait que le Président Correa ait décidé comme il aurait pu le faire avec les Etats-Unis, de ne pas négocier mais de déclarer à la presse son refus d’honorer la dette, est un coup de semonce. Lula doit se positionner: est-il avec le directoire du G20, ou sze situe-t-il du côté des pays du sud et avec ses homologues de l’Amérique du sud.

Ce qui est en jeu c’est toute une conception des rapports sud-sud, égalité, solidarité ou domination des pays puissants sur les autres.

Il est clair que le président Brésilien ne veut pas se couper du processus bolivarien à l’échelle du continent, et à propos de la réflexion de Correa sur les pays “toujours les mêmes”, le conseiller de Lula Marcos Aurélio Garciaest intervenu pour calmer le jeu : “Si l’Equateur pense que le Brésil en fait partie, il se trompe complètement”

après la victoire de Evo Morales, celle de Chavez et celle de daniel Ortega, la preuve semble faite que le processus de radicalisation de l’Amérique latine s’étend et se renforce. Tous les chefs d’Etat qui sont censés appartenir à la gauche modérée sont en train de se positionner par rapport à cette donne, et si l’on excepte les cas du Perou et de la Colombie, où la répression des peuples en rébelion prend le pas sur toute autre logique,l’aile radicale représentée par l’Alba gagne du terrain et fait pression sur ses homologues pour qu’ils renforcent leur solidarité continentale. Il semble que le Brésil et son président cherche l’apaisement ce qui joue et a joué un rôle important jusqu’ici depuis le début du processus.

Il faut lire plus que jamais ce qui se passe en Amérique latine qu’il s’agisse d’élections, de relations diplomatiques dans le contexte d’un aiguisement de la lutte des classes qui a ici une dimension anti-impérialiste trés forte.

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Venezuela : Création d’un réseau continental d'alerte

par Jean-Guy Allard
 
La création d'un Centre d'alerte pour la défense de la souveraineté (CADES) qui se consacrera à développer un réseau continental d'enquête sur les projets d'ingérence, de déstabilisation et d'espionnage yankee contre les peuples d'Amérique latine, vient d'être annoncée à Caracas, dans le cadre de la Conférence internationale Révolution et intervention en Amérique Latine.

L'évènement, convoqué par le ministère de l'Information et de la Communication du Venezuela, la chaîne de télévision TELESUR et la revue Patria Grande, a conduit à la rédaction d'une Déclaration finale où on annonce la prochaine création d' «un instrument collectif, multinational, qui nous permette de repérer les actions d'intervention impérialistes, d'évaluer les risques et les différents scénarios qui menacent la stabilité et la continuité des processus de changement en Amérique latine».

On a ainsi décidé la formation d'un «Centre d'alerte pour la défense de la souveraineté» (CADES), qui a comme objectif la création d'un réseau continental d'intellectuels et de chercheurs en alerte contre toutes les formes de complot, de déstabilisation et de soutien de la subversion» contre les processus révolutionnaires latino-américains.

L'initiative surgit quand, sur tout le continent, est signalée un nombre record d'activités clandestines de la CIA et de la DEA, avec un financement considérable, afin de fomenter la déstabilisation.

La fabrication de prétendus leaders d'opposition, de préférence chez les étudiants universitaires, l'importation de techniques d'ingérence telles que les «révolutions de couleurs», la diffusion de fausses informations et les interventions dans les processus électoraux sont observés dans l'ensemble des pays d'Amérique latine.

ALLIANCE STRATÉGIQUE POUR DÉFENDRE LES PROCESSUS RÉVOLUTIONNAIRES

Décrivant dans un atelier de la Conférence de Caracas la dimension des interventions secrètes yankees dans son pays, le ministre de la Présidence de Bolivie, Juan Ramón Quintana, a appuyé la création d'une alliance stratégique entre gouvernements et spécialistes latino-américains pour défendre les processus révolutionnaires.

«Nous sommes tous obligés de contribuer à une initiative qui provoquera des actions politiques destinés à mobiliser les organisations révolutionnaires», a dit le ministre bolivien en souhaitant que «les chercheurs de chaque pays puissent se réunir dans un même espace, puissent partager leurs connaissances, leur expertise et leur talent», a-t-il précisé.

Cette communauté académique «doit avoir la capacité de prévoir les actions de ceux qui prétendent ébranler ce processus», a souligné Quintana en expliquant comment son pays vient de sortir d'une opération de déstabilisation «alimentée par l'empire, financée par des fonds qui proviennent de la USAID, de la CIA, de la DEA».

Au Venezuela, un rapport de la chercheure Eva Golinger signale que le gouvernement des États-Unis finance plus que jamais les campagnes des partis d'opposition.

«Cette fois, les différentes agences étasuniennes ont investi approximativement 4,7 millions de dollars dans les campagnes des différents candidats de l'opposition pour les élections régionales», révèle-t-elle en soulignant comment la seule USAID, «qui fonctionne au Venezuela par le biais de son Bureau pour les initiatives vers une transition (OTI)», a financé «cette année, avec 3,7 millions de dollars, plus de 68 programmes ou organisations vénézuéliennes».

Dans un nouveau livre intitulé La Telaraña Imperial: Enciclopedia de Injerencia y Subversión (La toile d'araignée impériale: encyclopédie de l'ingérence et de la subversion), presenté à la clôture de la conférence internationale, Golinger et son collaborateur Romain Migus divulguent les activités de la USAID et d'autres agences et acteurs des États-Unis impliqués dans l'ingérence continentale.

Le document constitue une véritable encyclopédie de l'ingérence impériale et, selon ses auteurs, se convertira (par ses éditions annuelles) en un instrument constamment mis à jour d'analyse de l'appareil nord-américain de déstabilisation.

Entre autres choses, Golinger et Mingus expliquent les liens entre les Bilderberg, les groupe d'entreprises, politiciens et dirigeants les plus importants du monde, et les canaux de télévision privés au Venezuela; la relation entre des étudiants vénézuéliens, les militaires étasuniens, l'OTAN et le multimillionnaire George Soros; le lien entre les mouvements séparatistes de Santa Cruz en Bolivie, ou de l'État de Zulia au Venezuela, ou de Guayaquil en Équateur, et de jeunes en Ukraine et en Georgie et comment les architectes de l'agression contre l'Irak sont membres d'un think tank yankee qui a prépare un plan semblable contre le Venezuela.

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N O T R E    A M E R I Q U E

La Havane. 15 Décembre 2008

Raul Castro à Caracas

LAZARO BARREDO MEDINA, envoyé spécial
Photos Raul Abreu et Geovani Fernandez

CARACAS.— Il existe entre Cuba et le Venezuela une histoire épique qui dépasse largement les mots pour en parler et qui repose sur des idéaux bicentenaires et capables d’unir deux peuples en un seul combat: celui de la véritable révolution libératrice.


Hommage à Simon Bolivar, au Panthéon national, où repose la dépouille du Libérateur.
 


Les conversations officielles se sont déroulées au Palais de Miraflores.
 


Chavez a passé le Grand Collier de l’Ordre du Libertador au cou de Raul et lui a remis une réplique de l’épée de Bolivar.

Cette relation exemplaire et extraordinaire, si solide et si véhémente, a su résister aux assauts de la politicaillerie, des manipulations, des agressions. Elle se manifeste dans toute son intégrité à l’occasion de la visite effectuée par le général d’Armée Raul Castro à Caracas: son premier voyage à l’étranger depuis qu’il a assumé la présidence du Conseil des ministres et du Conseil d’Etat.

Le président Hugo Chavez a affirmé à la presse, quelques jours avant l’arrivée de Raul, que cette visite avait la même portée que celle qu’effectua le commandant en chef Fidel Castro en janvier 1959. «Le Venezuela est le premier pays que Fidel ait visité après la victoire révolutionnaire, et ce sera aussi le premier pour Raul président.»

L’appareil de Cubana de aviacion qui a conduit Raul et sa délégation à Caracas a décollé de l’aéroport international José Marti le samedi 13 décembre à 7h35. Dès que l’avion a pris de l’altitude et que les signaux lumineux se sont éteints, le deuxième secrétaire du Parti a parcouru la cabine pour saluer tous ceux qui l’accompagnent: le ministre des Relations extérieures Felipe Pérez Roque, le député Osvaldo Martinez, les membres de son escorte, de l’équipage et les journalistes. Il a l’air content, de bonne humeur. «Je ne pouvais choisir que le Venezuela comme destination de ma première visite officielle à l’étranger, en raison de tout ce qui nous unit.» Il précise qu’il fera comme Marti et comme Fidel, et comme lui-même, d’ailleurs, lorsqu’il passa moins de deux mois à Caracas il y a cinquante-cinq ans, juste avant l’attaque de la caserne Moncada: il ira s’incliner devant la statue de Bolivar.

L’atterrissage a lieu à Maiquetia à 10h30, sous un ciel dégagé et lumineux. Raul est accueilli au pied de la passerelle par Hugo Chavez, qui lui donne une accolade affectueuse, le vice-président Ramon Carrizales, le ministre des Relations extérieures Nicolas Maduro et d’autres dirigeants bolivariens. Après avoir passé en revue la compagnie de soldats qui lui rend les honneurs dus à son rang, il part pour Caracas.

La caravane de voitures officielles se déplace au milieu de quartiers surpeuplés. Caracas est le nom d’une tribu qui habitait une des vallées côtières voisines de la ville actuelle, devenue la capitale d’un pays très riche mais aussi où la richesse est peut-être le plus mal partagée, à l’échelle mondiale. Et la capitale des Vénézuéliens donne à sa manière l’image du défi que doit encore relever la Révolution bolivarienne pour se libérer de ce lourd héritage du passé.

La statue du Libertador Simon Bolivar se dresse dans le vieux quartier de la ville. On ne peut que partager l’émotion qu’éprouva notre José Marti lorsqu’il arriva en ce lieu, le 20 janvier 1881, épisode qu’il raconta dans son article intitulé «Trois Héros», paru dans la revue pour enfants L’Age d’Or : «On dit qu’un voyageur arriva un jour à Caracas à la tombée de la nuit et que, sans se débarrasser de la poussière du chemin, il ne demanda pas où il pourrait manger ou dormir mais où se trouvait la statue de Bolivar.»

Pour le héros par excellence que fut José Marti, l’archétype de l’homme américain est Bolivar; c’est lui qu’il admire le plus et ce sentiment se manifeste vivement dans tout ce qu’il écrit sur le Libertador : «On ne peut parler dans le calme de celui qui vécut sans jamais le connaître: de Bolivar on peut parler en prenant une montagne pour tribune, au milieu des éclairs et de la foudre, le poing fermé sur une poignée de peuples libres, avec la tyrannie décapitée à ses pieds!»


Raul a remis à Chavez une photo prise il y a cinquante ans, devant une peinture murale réalisée sur le Deuxième Front sur l’amitié entre Cuba et le Venezuela.
 

Jorge Rodriguez, le maire de Caracas, remet les clés de la ville au président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres.
 

Des vivats à Cuba, à Raul, à Chavez et à Fidel ont retenti dans les rues de Caracas.

Selon les historiens, Simon Bolivar est la personnalité le plus souvent mentionnée dans les Œuvres complètes de José Marti, avec 157 références directes au Libertador, la première connue datant de 1875. Marti se trouvait alors au Mexique et brossa ce portrait du grand Vénézuélien: «le héros qui dans les plaines du midi chevauchait sa monture jusqu’à l’épuisement tandis que sur son âme pesait le poids des peuples nés de sa haute volonté, puissants et dégagés de leur misère.»

Lorsque la caravane reprend sa marche dans les rues étroites du vieux quartier, il devient de plus en plus difficile d’avancer. A 150 mètres du parc où se trouve la statue du Libertador, il faut s’arrêter: on est au Point Rouge de ce quartier chaviste, où la population recueille des signatures en faveur de l’organisation d’un référendum constitutionnel sur la réélection du président pour une durée indéfinie.

Dès qu’ils aperçoivent Chavez et Raul, les gens se jettent littéralement sur eux: tout le monde veut leur parler et lance des vivats à Cuba, à Chavez, à Raul et à Fidel. Les caméras et les appareils photos sont brandis par-dessus les têtes, l’escorte de sécurité tente de contenir la foule mais l’affection qui déborde des cœurs de ces humbles, leur solidarité, leur chaleur humaine déferlent et renversent toutes les barrières. La conversation entre Raul, Chavez et la foule démarre au quart de tour.

La marche se poursuit jusqu’au Fort Tiuna, pour accéder à la résidence du Gouvernement qui porte le nom de La Viñeta et qui jouxte le Cercle militaire. Chavez explique à Raul que c’était autrefois le lieu de résidence des présidents mais qu’il n’y a lui-même résidé que deux mois, il y a dix ans, lorsqu’il fut élu. C’est là qu’il se réfugia pour se réunir avec ses plus proches collaborateurs pour former une équipe de gouvernement. «Alors, si j’ai bien compris, tu faisais ce que Barack Obama est en train de faire aujourd’hui», lance Raul au milieu des éclats de rires sonores.

«Et toi, Raul, tu vas t’installer là où Fidel l’a fait lors de sa visite d’octobre 2000», lui répond Chavez en le guidant dans les installations. Le dirigeant bolivarien parle de Fidel à tout bout de champ: ses commentaires et les anecdotes qu’il raconte sur le leader de la Révolution cubaine sont empreintes d’une énorme affection.

Chavez se retire et les deux chefs d’Etat se retrouveront sous peu au Panthéon national. Raul tient une réunion avec la délégation cubaine, rejointe par le vice-président du Conseil des ministres Ricardo Cabrisas, et Rodrigo Malmierca, ministre pour le Investissements et la Collaboration, qui se trouvaient déjà à Caracas où ils participaient à la réunion de la Commission intergouvernementale.

A 16h, les deux présidents sont en face du Panthéon national. Chavez est entouré de plusieurs enfants qui vont participer aux cérémonies protocolaires.

Le Panthéon national est l’autel consacré à la Patrie où reposent les dépouilles de grandes personnalités de l’histoire du Venezuela: cent quarante-quatre au total, dont Simon Bolivar.

Raul et Chavez avancent entre les rangs formés par la garde d’honneur et rendent hommage au Libertador devant son tombeau, où est déposée une superbe gerbe de fleurs en forme de drapeau cubain. Après avoir écouté les deux hymnes nationaux, les deux présidents parcourent la chapelle, saluent les autorités présentes et, au cours d’une cérémonie très simple, le maire de Caracas, Jorge Rodriguez, remet les clés de la ville au président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres.

Chavez commente: «Nous lui remettons la clé pour que Raul se sente citoyen de Caracas».

Ils se dirigent ensuite vers les membres de l’Orchestre symphonique enfantin et le chœur de jeunes qui ont interprété les hymnes nationaux et plusieurs chansons cubaines et vénézuéliennes comme la Guantanamera et Alma Llanera, puis engagent la conversation avec les enfants.

A la sortie du Panthéon, la délégation longe les vieilles installations de la Caserne de San Carlos, où Chavez fut emprisonné après la rébellion du 4 février 1992.

Les conversations officielles se déroulent au Palais de Miraflores et portent sur les relations bilatérales, la situation politique internationale dans toute sa complexité et, surtout, la crise financière qui ébranle le monde.

Puis interviennent la clôture de la Commission intergouvernementale et la signature d’accords. La délégation cubaine est alors rejointe par le commandant de la Révolution Ramiro Valdés, Yadira Garcia, Jorge Luis Sierra et Fernando Acosta, ministres de l’Informatique et des Communications, de l’Industrie de base, des Transports et de l’Industrie sidéro-mécanique, ainsi que d’autres représentants d’organismes cubains.

Les Accords de la Commission intergouvernementale témoignent de la volonté et de la décision d’avancer dans les échanges et la coopération, après la signature de l’Accord paraphé en l’an 2000 par Fidel et Chavez et dont l’application a avancé à un rythme soutenu ces huit dernières années. En 2009, 173 projets conjoints seront exécutés pour une valeur d’un peu plus de deux milliards de dollars, pour le bénéfice des deux pays.

On attendait les discours lorsque le président Chavez tend une embuscade à Raul: il lui annonce que lui seront remis l’Ordre et le Collier du Libertador. L’émotion et la surprise se lisent sur le visage de Raul, qui répond: «Je ne l’accepte que par respect pour tous les Cubains qui sont tombés.»

A peine Raul s’est-il remis de son étonnement que survient la deuxième embuscade: Chavez lui remet la réplique de l’épée de Bolivar. «L’épée de la liberté, de l’utopie et des rêves», lui dit Chavez.

A cet instant, le salon Ayacucho du Palais de Miraflores accueille un cours magistral d’histoire, assorti d’une formidable leçon politique qui passionne tout le public.

Les paroles de Raul ont été impressionnantes, et surtout le récit dont il a accompagné la photo qu’il a donnée à Chavez, où on le voit devant une vaste peinture murale dédiée à l’amitié entre Cuba et le Venezuela: la photo avait été prise il y a cinquante ans au siège d’une des compagnies de la colonne du Deuxième Front. Raul avait alors noté dans son journal, avec un sens aigu de la prémonition: «Dimanche 7 septembre 1958.— Il y a eu aujourd’hui une tentative de coup d’Etat au Venezuela, et ce serait terrible qu’il triomphe. Le Venezuela est notre allié naturel des combats futurs, pour la libération économique et la pleine souveraineté de l’Amérique latine. Pourvu que l’ordre se maintienne jusqu’à ce que nous puissions conquérir la liberté pour nous aider mutuellement. »

Et Raul terminait ainsi: «Je réitère, avec Fidel, la maxime de Marti, synthèse du sentiment de tous les Cubains: «Que le Venezuela me dise en quoi le servir : il a en moi un de ses enfants.»

Dans un discours émouvant, Chavez a évoqué divers épisodes de cette longue histoire de fraternité entre les deux peuples, et diverses anecdotes de ce temps où «Cuba était une flamme qui brillait sur un horizon obscur». Plus tard, a-t-il souligné, les étendards bolivariens ont été installés sur le piédestal le plus haut. Il a conclu par ces mots: «Raul, que Cuba me dise en quoi la servir, elle a en moi un enfant.»

Nous en sommes tous sortis avec un vif sentiment de fierté. Comme l’a dit Raul, les Cubains au Venezuela ne sont pas des étrangers et, comme l’a dit Hugo Chavez, nos engagements et notre amour mutuel ont une longue histoire derrière eux.

Les deux présidents et plusieurs de leurs collaborateurs ont ensuite partagé un dîner au Palais de Miraflores, où ils ont continué d’analyser les sujets abordés lors des conversations officielles. A une heure et demie du matin, Chavez a pris le volant du véhicule pour conduire Raul à la résidence de La Viñeta. Ce fut une première journée intense et grandiose.

Source
 
 

L’ALBA grandit sans renoncer à une seule idée du rêve unitaire

Discours prononcé par le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, à la clôture de la 9e Commission mixte Cuba-Venezuela, après avoir été décoré de l’Ordre du Libertador, et reçu la réplique de l’épée de Simon Bolivar des mains du président de la République bolivarienne du Venezuela Hugo Chavez Frias


Dans son discours, Raul a exprimé sa reconnaissance au Venezuela pour la solidarité généreuse, «pour la tienne et celle de ton peuple, avec la Révolution cubaine».

Camarade Hugo Chavez Frias, président de la République bolivarienne du Venezuela.

Camarade Ramon Carrizales, vice-président de la République bolivarienne du Venezuela.

Membres des délégations de Cuba et du Venezuela,

Huit ans se sont écoulés depuis la signature par le président Chavez et le camarade Fidel de l’Accord intégral de coopération entre le Venezuela et Cuba, qui a constitué le point de départ d’un type de relations complètement différentes entre les peuples latino-américains.

Par la suite, l’impact politique, économique et social de cet événement allait être couronné par le succès des missions sociales qui ont démarré en 2003.

Cette décision montrait une nouvelle voie à suivre entre deux pays frères de la région, portait à un niveau supérieur nos liens de coopération, et servit de base à la signature, en décembre 2004, de l’Accord et de la Déclaration conjointe pour l’application de l’Alternative bolivarienne pour Notre Amérique.

Aujourd’hui, ces documents peuvent être considérés à juste titre comme le prélude de la fondation de l’ALBA, et cette première rencontre comme son premier Sommet.

L’ACCORD INTEGRAL DE COOPERATION AFFICHE UNE CROISSANCE SOUTENUE ET SES PROJETS SONT DE PLUS EN PLUS IMPORTANTS ET COMPLEXES

Il est réconfortant de constater qu’au cours des huit ans qui se sont écoulés l’Accord intégral de coopération affiche une croissance soutenue et que ses projets sont de plus en plus importants et complexes.

Un seul exemple: il y a huit ans il y avait au Venezuela 1 600 000 analphabètes. Aujourd’hui le Venezuela est reconnu par l’UNESCO comme un pays sans analphabétisme.

Nous devons aujourd’hui travailler avec empressement pour achever les projets en exécution. Il est indispensable d’identifier, comme nous le faisons, les obstacles susceptibles de retarder la matérialisation des objectifs que nous nous sommes fixés.

Camarade président Chavez,

Camarades,

L’ALBA est une forme supérieure d’association de nos pays, un instrument qui permet aux pays d’Amérique latine et de la Caraïbe de faire face au néolibéralisme et à la crise, et de construire des sociétés plus justes et équitables.

L’ALBA grandit sans renoncer à une seule idée du rêve unitaire de solidarité et de justice pour tous. Hier nous étions deux, aujourd’hui nous sommes six, et demains nous serons davantage.

Petrocaribe, fondée dans l’esprit solidaire du Venezuela, tout comme d’autres initiatives de coopération inspirées par des principes semblables, s’érigent comme des exemples qui prouvent qu’un monde meilleur est possible.

Dans les circonstances actuelles où en tant que patriotes latino-américains et caribéens nous redoublons d’efforts pour atteindre un jour l’unité de toutes nos nations, je me souviens des paroles inspirées du jeune soldat bolivarien qui, accompagné par Fidel, arriva il y a exactement 14 ans à l’Université de La Havane pour nous dire:

«Pour nous, le prochain siècle sera le siècle de l’espoir, le siècle de la résurrection du rêve bolivarien, du rêve de Marti, du rêve latino-américain».

Camarade et frère Chavez, tes paroles prémonitoires commencent à se matérialiser; les rêves d’hier commencent à devenir réalité.

Au nom de notre peuple, toute notre reconnaissance pour la solidarité généreuse, pour la tienne et celle de ton peuple, avec la Révolution cubaine. Si les dures années de la période spéciale sont maintenant derrière nous, pendant lesquelles nous avons dû résister seuls face à la crise économique et la recrudescence du blocus, ceci a été dû non seulement à notre unité et à notre esprit de résistance, mais aussi au soutien décisif que nous avons reçu du Venezuela bolivarien.

Nous te sommes aussi reconnaissants pour ton affection et ton respect pour Fidel. Pour ton engagement constant en faveur de l’unité de nos peuples, et pour ton sens de la dignité et de l’honneur.

LA VICTOIRE EN AMERIQUE LATINE DEPEND DANS UNE LARGE MESURE DE LA VICTOIRE AU VENEZUELA

Toutes nos félicitations, à toi et au peuple bolivarien, pour la victoire obtenue aux récentes élections régionales. Tous nos vœux de succès dans les nouvelles batailles à venir. Nous vous rappelons que la victoire en Amérique latine dépend dans une large mesure de la victoire au Venezuela.

Mon admiration et mon amour pour le Venezuela m’ont accompagné depuis que, jeune homme, les idées de Patrie et humanité ont pris corps dans mon esprit.

Et je ne suis pas une exception. C’est un sentiment que je partage avec des millions de mes compatriotes. Il s’est enraciné profondément dans le cœur de nos deux peuples pendant deux siècles d’espoirs, de rébellions et de luttes communes; deux siècles de solidarité et d’engagement avec l’œuvre inachevée des pères de l’indépendance américaine.

Nous autres, Cubains, considérons Bolivar comme nôtre, tout comme Marti se considéra comme un fils et un humble serviteur du Venezuela.

Comme lui, nous ne sommes pas venus sur cette terre sœur en pensant aux honneurs qui nous seraient rendus, mais pour rendre hommage à un peuple qui s’est tenu aux côtés de Cuba dans chaque moment difficile, dans les moments où l’on reconnaît les vrais amis.

Je me souviens combien nous étions angoissés en 1958, alors que nous combattions dans les montagnes de l’est de notre pays, à l’idée de voir ruiné le merveilleux moment que vivait ce peuple frère.

C’est alors que j’ai écris dans mon journal de campagne:

«Dimanche 7 septembre 1958.- Au Venezuela il y a eu aujourd’hui une tentative de coup d’Etat. Une menace terrible pèse sur le Venezuela, notre alliée naturelle dans nos luttes futures, en faveur de la libération économique et de la souveraineté pleine de l’Amérique latine. Pourvu qu’elle puisse tenir jusqu’à ce que nous parvenions à conquérir la liberté, pour pouvoir nous aider mutuellement.

Le peuple, dans une action magnifique et bravant les balles, s’est emparé du poste de police.»

Un autre événement me vient aussi à l’esprit. C’était pendant les premiers jours de 1953. Je venais d’avoir 22 ans et je suis arrivé à Caracas depuis le port de La Guaira, où avait fait escale après avoir fait une halte à Curaçao le bateau à bord duquel je suis retourné à Cuba après avoir assisté à un Congrès de la jeunesse.

J’étais accompagné de deux jeunes révolutionnaires guatémaltèques: Bernardo Lemus et Ricardo Ramirez. Le premier devint un brillant professeur d’économie, mais fut assassiné dans la fleur de l’âge par la tyrannie qui régnait sur son pays. Le second allait être connu dans son pays comme le commandant guérillero Rolando, également décédé.

Conséquents avec l’exemple de Marti, sans prendre le temps de secouer la poussière du voyage nous arrivâmes directement devant la statue du Libertador. C’était deux mois à peine avant l’attaque de la caserne Moncada.

Cinquante-cinq ans plus tard, c’est avec une profonde satisfaction que je suis revenu sur cette terre sœur pour d’abord rendre hommage à Bolivar et aussi pour ratifier l’engagement de concrétiser les rêves qu’il caressait pour Nôtre Amérique.

Je repars animé de ce même esprit, convaincu que beaucoup des choses commencées par Bolivar restent encore à faire, et que c’est à nous, à nos enfants et à nos petits enfants de relever ce défi.

Je réitère, avec Fidel, la phrase de José Marti qui traduit la pensée de tous les Cubains: «Que le Venezuela me dise à quoi je pourrais lui être utile: Il a en moi un fils».



Edité par T 34 - 16 Dec 2008 à 16:20
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Discours Du President Raul Castro Lors Du Sommet De L’amerique Latine Et La Caraibe

DISCOURS DU PRESIDENT DES CONSEIL D’ETAT ET DES MINISTRES, SON EXCELLENCE, MONSIEUR RAUL CASTRO RUZ, LORS DU SOMMET DE L’AMERIQUE LATINE ET LA CARAIBE SUR L’INTEGRATION ET DEVELOPPEMENT, SALVADOR, BAHIA, BRESIL LES 16 DECEMBRE 2008 . ACN

Cher camarade Luiz Inácio Lula da Silva, Président de la République fédérative du Brésil;
Distingué Chef d’état et du gouvernement ;
Distingués invités ;

Permettez moi d’abord, de vous transmettre un message d’amitié de mes compatriotes au fraternel peuple brésilien.

En saluant les leaders de notre région, je vous ratifie le remerciement de tous les cubains de par l’aide et la solidarité reçue, face aux dommages causés par les trois ouragans qui ont frappés notre pays.

Chers amis :
Le chemin parcouru jusqu’à ici a été long et difficile. Le fait de réunir pour la première fois, les mandataires de l’Amérique latine et la Caraïbe dans un forum de nobles et justes prétentions, sans exclusions et sans la présence de pays extrarégionaux, représente une indiscutable transcendance.

Continuer la lecture ‘Discours de Raoul Castro au brésil: “Hier, nous avons été une colonie ; nous pourrions être demain une grande communauté de peuples étroitement unis. “’

Aujourd'hui il y a le Sommet De L’amerique Latine Et La Caraibe, je vous fait un compte rendus des différentes déclarations.
 
Raúl Castro annonce que l'OEA doit disparaitre et que Cuba doit appartenir à une autre organisation sans les Etats-unis.
 
 
EVo Morales propose le retrait des ambassadeurs latinoaméricains aux Etats-unis si le blocus contre Cuba continu après la prise de fonction de Barack Obama.
 
Il ajoute que Cuba doit revenir dans l'OEA et si ce n'est pas possible de creer une nouvelle OEA sans les Etats-unis.

"Comment le pais le plus solidaire de la région peut être expulsé d'une organisation internationale?"
"Un pais bloqué économiquement par l'empire est le plus solidaire avec le reste du monde."

"La solidarité non seulement se dit mais se pratique."
 
 
Le président Lugo a déclaré que le Paraguay réviserait la légitimité de sa dette externe
 
 
Les présidents du Honduras et du Nicaragua rejettent les politiques capitalistes.
 
 
Daniel Ortega dénon ce le blocus contre Cuba et une résolution de l'union européenne (avec le soutien des Etats-unis) en cours de préparation comdamnant le Nicaragua pour de prétendues violations des droits de l'hommes.
 
 
Les idées de Bolivar et du socialisme poussent avec force en Amérique Latine
 
 
L'Amérique Latine célèbre l'entrée de Cuba dans le groupe de Rio et envoie un message aux Etats-unis
 
 
Chávez invite à démonter l'hégémonie financière des Etats-unis
 
 
 
Le 16 décembre il s’agit d’un moment “doublement historique puisque Cuba adhère au groupe de Rio et que l’Amérique latine peut enfin dans le cadre de ce groupe se réunir sans la tutelle, le carcan des Etats-unis.  Mardi soir, Cuba avait intégré officiellement le Groupe de Rio, devenant le 23e membre de ce forum politique exclusivement latino-américain fondé en 1986.”Un moment historique” dit le journal argentin Pagina 12. ” C’est par ces mots qu’ont débuté (ou conclu) tous les commentaires après l’adhésion de Cuba, le 16 décembre, au Groupe de Rio, l’organisation créée en décembre 1986 pour promouvoir une meilleure coopération entre les pays d’Amérique latine. Tous les chefs d’Etat participant à ce sommet ont évoqué leur solidarité avec Raúl Castro. De son côté, Luiz Inácio Lula, le président du Brésil, a ajouté que la victoire de Barack Obama serait véritablement un événement historique le jour où il “mettra réellement fin à l’embargo qui pèse sur Cuba et qui ne se justifie plus économiquement ni politiquement”. Cuba avait été expulsée de l’Organisation des Etats américains (OEA) en 1962 sous la pression des Etats-Unis. La crise des missiles, du 16 au 26 octobre 1962, avait marqué le début d’une politique d’isolement appliquée presque à l’identique par tous les gouvernements américains.”

Continuer la lecture ‘La sortie de la longue nuit pour l’Amérique latine: Vive Cuba! par danielle Bleitrach’

Chávez propose que le tiers monde dans son ensemble révise la dette.
 
 
Video ALBA


Edité par T 34 - 27 Jan 2009 à 18:57
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jan 2009 à 21:12
Les présidents du Brésil, de l'Equateur, du Vénézuéla, de Bolivie et du Paraguay se sont réunit au forum social mondial à Belem au Brésil.
 
 
 
 
 
 
 
 

Le bilan du huitième Forum Social Mondial qui a atteint son point d’orgue hier contient quelques claires lignes et beaucoup de signes d’alerte. La crise globale, occasion inespérée de rassembler les luttes populaires. L’éducation et l’organisation. Le travail qui en découle.

Par Sandra Russo
Página 12 . Depuis le Belem do Pará, le 2 février 2009.

Un autre monde est possible et cet autre monde a déjà montré la tête dans l’accouchement de cette planète qui pousse pour survivre. Dans cet autre monde néonatal, couvé pendant des décennies dans les entrailles de l’Amérique Latine, c’est, dans l’obscurité de ses masses, dans l’organisation de ses enfants les plus faibles,qu’ il faudra repousser les expressions figées bien que venant du vocabulaire de la gauche. Comment séparer l’important de l’anecdotique ? Comment éviter que les recettes, les manuels, les formules brouille le chemin que chaque peuple doit ouvrir ? Le bilan de ce huitième Forum Social Mondial (FSM) a dégagé quelques lignes claires et beaucoup de signes d’alerte qui ne sont vraiment pas mineurs.

 Les claires lignes ébauchées de façon coïncidente par les cinq présidents de la région qui ont participé et par les participants par milliers aux débats et aux tables-rondes, disent que le néolibéralisme a échoué, qu’il a laissé un monde non seulement globalisé mais aussi au stade terminal. Que la crise globale est une occasion inespérée et fabuleuse de rassembler les luttes qui ont derrière une histoire, une identité, un peuple et des principes. Que l’idée des États nationaux invisibles et politiquement serviles a été le paillasson sur lequel se sont nettoyés les chaussures du capital transnational déjà devenu indépendant de leurs bourgeoisies respectives. Que l’Amérique Latine n’est pas une simple scène exotique où peuvent encore débarquer bien intentionnés des idéologues du monde central et des puissantes organisations non gouvernementales pour remplacer par leurs propositions le dessin d’une émancipation qui doit être de la responsabilité de ses protagonistes réels. Et que pour cela, il y a deux mots qui doivent être beaucoup plus que des mots répétés, qui doivent être le point de départ pour que cette fois l’Amérique Latine acquiert la forme que les Latinoaméricains lui veulent donner : éducation et organisation.

Ce huitième FSM a été peut-être le plus encourageant de tous. “Globalisons l’espoir”, y a-t-on crié. L’espoir est en effet ce qui a encouragé des milliers et des milliers de mouvements sociaux et d’organisations communautaires pour continuer à travailler jour après jour et sans repos pendant une longue décennie à contre-courant. Mais maintenant le courant est favorable, et l’autre cri, “le peuple uni ne jamais sera vaincu”, ouvre la première des questions que laisse ce FSM : ni nos peuples ni la gauche se caractérisent en général par l’union ou par leur habileté à trouver des consensus, mais par leur inquiétante fascination des nuances. Là est le premier des grands défis qui est ouvert : être capables de subordonner quelques critères et objectifs derrière les grands consensus qui permettent à la région de se mettre valeur face au monde grâce à ses incroyables richesses et ressources naturelles.

Des présidents qui ont assisté au FSM (jamais aucun n’avait participé et cette fois ils étaient cinq), Evo Morales a été celui qui l’a le mieux dit : « Si je suis à la présidence de la Bolivie, c’est grâce à vous, mes compagnons ». Il l’a dit devant les mouvements sociaux et il ne s’adressait pas à un mouvement particulier, mais aux bases comme moteur et cœur de son travail comme président. Le leader du MST, les Sans la Terre brésiliens, Joao Pierre Stedile, a affirmé que seules en Bolivie les masses se sont élevées au pouvoir, tandis que dans les autres pays la politique des gouvernements progressistes prend d’autres directions et oscille entre répondre à la bases et tranquilliser la bourgeoisie. Dans ce sens, cet autre monde possible se trouvera obligé de reconsidérer la politique et de se débarrasser des pratiques clientélistes qui obstruent la construction d’une citoyenneté. Seuls des hommes et des femmes convaincus de ce qu’ils défendent et en condition d’agir en conséquence selon leurs idées, seront capables de soutenir les gouvernements qui aspirent à des changements structuraux. Les montages super structuraux appartiennent au Vieux Monde, dans lequel le pouvoir n’est pas fruit de la somme de volontés mais d’accords qui ne sont pas toujours avouables.

La revendication unanime de l’État comme agent de contrôle, de supervision, d’intervention et d’équité requiert aussi de penser profondément quel rôle incombe aux organisations non gouvernementales, surgies dans un temps où les États étaient des maquettes scénographiques et la société civile ne pouvait pas se défendre ni s’exprimer autrement. Plusieurs d’entre elles, en général européennes, ont fait un travail magnifique et ont financé les programmes qui ont amélioré la situation de millions de personnes dans tout le continent. Mais dans ce nouveau contexte il est nécessaire de réviser le rôle à tenir, puisque dans cet autre monde possible les peuples et leurs gouvernements peuvent déjà s’entendre sans intermédiaires, et sans « non gouvernemental », ce qui dans un autre temps impliquait une autonomie de la gestion néolibérale d’une génération politique, aujourd’hui requiert une nouvelle lecture.

Le marché a fait faillite. Cela suffit d’obéir à ceux qui ont échoué. Ne sauvons pas les banques, sauvons les gens. L’économie et l’environnement se tiennent par la main. Une souveraineté latinoaméricaine sur les ressources latinoaméricaines. Une monnaie commune. Un changement d’éthique. Le collectif par dessus l’individuel. Tolérance zéro à l’analphabétisme. Alerte rouge devant le nouveau déguisement du capital transnational, spécialement celui lié aux monocultures et semences transgéniques. Le socialisme du XXIe siècle. Politiques des États régionaux. Une coopération dans des aires stratégiques. Une formation de cadres politiques et sociaux comme la réassurance d’un projet démocratique et populaire de longue portée. Ce sont seulement quelques unes des certitudes que laisse ce FSM. Des bornes dans un chemin semé d’obstacles. Le travail qui nous attend.

Traduit de l’espagnol pour El Correo de  : Estelle et Carlos Debiasi.

 
Sommet extraordinaire de l'ALBA du 2 février
 


Edité par T 34 - 23 Mar 2009 à 16:46
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Feb 2009 à 14:49
 
Dans le petit coin d’enfer où il habite, James Monroe a dû souffrir terriblement ces jours-ci. Le spectacle de ce qui se passait dans les rues de Belém (Brésil) ne devait pas lui plaire. Au contraire, au pinacle de la gloire, Simon Bolivar empoignait sûrement son épée avec une nouvelle énergie.

Yes, Mister Monroe, l’Amérique commence à appartenir à tous les américains et pas seulement à ceux qui, dans l’hémisphère nord, croient être les seuls privilégiés qui ont droit à ce titre de propriété.

Voila que naît une Amérique différente, nouvelle, jamais vue, où les mouvements sociaux convoqués au Neuvième Forum Mondial reconnaissent, écoutent attentivement et applaudissent sans crainte les présidents de pays de la zone, pour la bonne raison que ceux-ci sont totalement différents de ceux que l’on avait vu défiler auparavant sous le règne de la doctrine Monroe.

C’est pourquoi, pendant que les riches se réunissaient à Davos (Suisse) pour conspirer contre la majorité des peuples du monde, entourés des plus sévères mesures d’isolement et de sécurité, à Bélem, les présidents du Venezuela, Hugo Chavez, du Paraguay, Fernando Lugo et du Brésil, le pays amphitryon, Luis Ignacio Lula da Silva, entourés de milliers de paysans, d’indigènes, d’étudiants, d’intellectuels et de professionnels progressistes ont proclamé le début d’une nouvelle ère pour la région.

Ils ont également souligné l’urgence de l’unité pour pouvoir répondre aux défis qu’imposent les grandes tragédies causées par des dizaines d’années de néolibéralisme économique et des centaines d’années de dépendance de puissances étrangères.

L’Amérique aux américains, oui, mais pas dans le sens où l’a dit l’un des plus grands promoteurs de la gendarmerie impériale, mais au contraire, en s’appuyant sur des gouvernements vraiment populaires et établis sur la base des vraies nécessités immédiates de la région.

C’est pour cela qu’il y avait un langage commun entre les chefs d’état et les organisations sociales pour promouvoir l’intégration régionale, la justice sociale et l’équité. Il en a été de même à l’heure de parler des moyens à employer pour freiner l’exploitation indiscriminée des richesses de la zone par des intérêts étrangers qui détruisent l’environnement et détériorent les conditions de vie des peuples autochtones.

Il y a été proclamé le renforcement de mécanismes locaux pour faire face à la crise économique globale générée par les riches de la planète et dans le cœur de leur monde, comme par exemple, entre autres, l’ALBA ou des entités comme la Banque du Sud.

Voila quels sont les ingrédients de la symbiose entre des autorités officielles et ceux qu’ils gouvernent. Tout simplement, ils sentent, ils veulent et ils luttent pour les mêmes choses.

D'importants accords sont signés au Sommet Extraordinaire de l'ALBA

Caracas, 3 février, (RHC)- Les participants au Sommet Extraordinaire de l'ALBA, l'Alternative Bolivarienne pour les Amériques, qui s'est tenu à Caracas, on signé des accords sur la sécurité et la souveraineté alimentaire ainsi que sur la constitution d'une entreprise grande nationale d'aliments.

Le Président vénézuélien, Hugo Chavez a relevé que ce projet voyait le jour avec un fonds de 49 millions de dollars provenant du fonds alimentaire crée il y a un an au Sommet de l'ALBA, qui s'est tenu à Maracaibo, dans l'État de Zulia, au Venezuela. Il a ajouté :

" C'est un accord de sécurité et souveraineté alimentaires dans le cadre de l'ALBA. Il s'agit d'aliments pour créer l'initiative ALBA-ALIMENTS entre les six pays membres et les pays membres de Petrocaribe pour augmenter la production soutenable d'aliments et garantir la sécurité et la souveraineté alimentaires. Alors qu'il existe les entreprises transnationales, je ne vois pas pourquoi nous ne pouvons pas proposer la création, d'entreprises grandes nationales dans le cadre de l'ALBA. C'est sur la base du concept de la grande nation qu'est l'Amérique Latine "

Au Sommet, auquel ont assisté les Chefs d'État du Honduras, du Nicaragua, de la Bolivie et de la Dominique, José Ramon Machado Ventura, Premier Vice-président du Conseil d'État et du Conseil des ministres de notre pays a fait l'éloge de ce mécanisme d'intégration et il a lancé un appel à la préservation des principes qui ont présidé à sa fondation. Il a indiqué :

"L'impact a été important. Des millions de personnes ont bénéficié de cette coopération. D'importants investissements ont été faits dans les programmes de santé, d'alphabétisation, la formation de ressources humaines, les programmes de logements, la production d'aliments, la disponibilité, l'utilisation efficace et soutenable de l'énergie et dans de multiples domaines de l'économie et de la société ".

De son côté, le Président du Nicaragua, Daniel Ortega, a mis l'accent sur l'importance qu'a l'unité pour faire face à la crise mondiale actuelle. Il a ajouté :

" Aujourd'hui, plus que jamais, l'unité et l'intégration de nos peuples est indispensable pour faire face aux effets de la crise globale du capitalisme. Les mesures que nous sommes en train de prendre, de façon collective, pour faire face à la crise constituent vraiment un saut qualitatif en faveur de nos pays, de nos sociétés, de nos peuples, de nos économies "

Pour sa part, le Président hondurien, Manuel Zelaya, a reconnu l'apport de la Révolution Cubaine durant ces 50 dernières années de lutte et envoyé des salutations au leader historique de la Révolution Cubaine, Fidel Castro et au peuple cubain. Il a ajouté :

" 50 ans en disent long de ce qu'est un peuple courageux, victorieux, héroïque, qui a résisté à toute sorte d'attaques et de blocus et qui est resté debout. Notre solidarité permanente envers ce peuple. Un jour nous viendrons ici, célébrer aussi le 50e anniversaire de la Révolution Bolivarienne "

Le leader de la Révolution Bolivarienne Hugo Chavez a fait l'éloge de l'aide solidaire de Cuba qui -a-t-il relevé- est incalculable- Il a indiqué :

" Nous ne pourrons jamais déterminer la véritable portée ; mesurer l'ampleur de l'appui que la Révolution Cubaine a donnée à la Révolution Bolivarienne. Merci encore et une fois à Fidel, Commandant, ami, père. Merci à Raul et toi Machado Ventura, au peuple cubain et à la Révolution Cubaine " Nous, les Vénézuéliens nous dirons toujours merci et nous serons toujours redevables "

La pluie intense qui est tombée sur la capitale vénézuélienne dans l'après-midi n'a pas terni la manifestation gigantesque qui a eu lieu dans la Promenade des Hommes Illustres pour fêter les 10 ans de la Révolution Bolivarienne.

Le Président Chavez était accompagné sur la tribune de plusieurs autres Chefs d'État qui ont pris la parole : Manuel Zelaya, du Honduras ; Rafael Correa, de l'Equateur, Roosevelt Skerrit, de la Dominique ; Daniel Ortega, du Nicaragua ; Evo Morales, de la Bolivie et José Ramon Machado Ventura, Premier Vice-Président du Conseil d'État et du Conseil des Ministres de notre pays.

Source
 

N o t r e  A m é r i q u E

La Havane. 2 Février2009

Il y a dix ans, une nouvelle ère a commencé en Amérique latine

A affirmé Hugo Chavez à la commémoration du 10e anniversaire de la Révolution bolivarienne

CARACAS, 2 février. — «Aujourd’hui, nous ne fêtons pas seulement les dix ans la Révolution, mais les dix ans d’une nouvelle ère pour l’Amérique latine, le début d’un jour nouveau», devait déclarer le président Hugo Chavez devant la foule qui s’était massée malgré la pluie pour commémorer la première décennie de Révolution bolivarienne.

«Une nouvelle carte politique, économique et géopolitique se profile dans la région», a-t-il ajouté. Hugo Chavez était accompagné de José Ramon Machado Ventura, premier vice-président cubain, Roosevelt Skerrit, Premier ministre de la Dominique, Evo Morales, président de la Bolivie, Daniel Ortega, président du Nicaragua, Manuel Zelaya, président du Honduras et  Rafael Correa, président de l’Equateur.

La population les a accueillis au terme du 4e Sommet extraordinaire de l’Alternative bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), qui s’est déroulée au Venezuela.

Pendant le Sommet qui s’est tenu au Palais de Miraflores, Chavez a adressé ses remerciements à la Révolution cubaine pour le soutien apporté au processus de transformations mis en place au Venezuela en 1999.

«Nous ne saurions calculer à quelle distance se trouve l’horizon ni l’ampleur du soutien offert par la Révolution cubaine à la Révolution bolivarienne», a signalé le président.

Selon PL, faisant référence aux dix ans de processus de transformations au Venezuela, il a précisé que: «Cette décennie peut se résumer en trois mots qui traduisent l’immense effort fourni par le peuple pendant toutes ces années: révolution, indépendance et socialisme».

Prenant la parole, Evo Morales a souligné que l’ALBA a permis à son pays de réaliser des avancées importantes en matière de santé et d’éducation, et il a relevé l’apport décisif de Cuba et du Venezuela dans l’éradication de l’analphabétisme et dans l’assistance médicale apportée à plus de 300 000 Boliviens grâce à l’Opération Miracle.

Pour sa part, le président nicaraguayen Daniel Ortega a affirmé que l’intégration et l’unité étaient la seule voie face à la crise mondiale. Roosevelt Skerrit, et Manuel Zelaya se sont exprimés dans le même sens.

Les présidents présents ont signé deux accords en matière de sécurité et de souveraineté alimentaire, y compris pour la création de l’entreprise Gran Nacional (une multinationale dans le cadre de l’ALBA) destinée à la production d’aliments, qui sera financée par la banque de l’ALBA.

Source
 
Réunion au sommet au Venezuela: l’aurore de nouveaux jours
 
Il a fallu près de six siècles et le sang généreux de beaucoup de ses enfants, versé sur son sol, pour que les peuples de l’Amérique Latine et des Caraïbes puissent entreprendre leur grande marche en avant. C’est il y a seulement un peu plus de quatre ans qu’un groupe de nations qui partagent une culture, une langue et une histoire commune ont étonné le monde, en annonçant la signature, le 14 Décembre 2004, d’un accord d’intégration émancipatrice de caractère inédit, l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA).
 
Marcos Alfonso
 
Cet accord démontre l’attitude digne des pays de la zone face aux politiques globales néolibérales dictées par les États Unis dont les résultats ont pu s’apprécier dans la néfaste crise financière qui secoue actuellement le monde entier.

C’est à l’ALBA et à la politique d’intégration qui est appliquée dans la région que l’on doit les progrès, irréfutables bien que modestes, qui s’observent dans la région. Ils peuvent s’observer, entre autres, dans les inversions réalisées pour appuyer les programmes de santé et d’éducation, de construction d’habitations, de production d’aliments ou de politique énergétique.

Ils ont apporté leurs bénéfices à des millions d’êtres humains qui commencent peut-être seulement maintenant à se sentir considérés comme tels et qui peuvent commencer à préparer un futur pour leurs enfants et leurs petits enfants.

Par la Déclaration de la IV Réunion Extraordinaire ALBA-TCP qui a été signée, il y a une semaine, au Venezuela, les chefs d’états concernés « ont constaté avec satisfaction les changements révolutionnaires, progressistes et anti-impérialistes qui se produisent en Amérique Latine et les Caraïbes et qui sont le fruit d’amples mouvements sociaux en faveur de la justice et contre les modèles économiques et politiques de dépendance et d’exclusion… ».

Des vents de solidarité et des sentiments fortement identitaires se font sentir d’un extrême à l’autre de la région latino-américaine et caribéenne. C’était ce qui avait été démontré par exemple lors de la réunion au sommet qui s’est célébrée en Décembre de l’année dernière à Salvador de Bahía (Brésil), une réunion où, pour la première fois, il y avait un grand absent : les États-Unis.

A cette occasion, les chefs d’état présents s’étaient mis d’accord sur la nécessité de former « une organisation latino-américaine et caribéenne ayant pour vocation l’unité et l’intégration de tous les peuples de cette vaste région » et ils ont pris l’engagement de faire tous leurs efforts pour que puisse naître rapidement l’institution en question.

Les réussites de l’ALBA, en quatre ans d’existence, sont modestes, mais elles revêtent une importance immense pour les peuples concernés : audace, célérité, réalisme, pluralisme et intégration sont les caractéristiques de son fonctionnement. L’ALBA cherche à répondre aux questions posées depuis des siècles par les peuples latino-américains et caribéens et à ouvrir les voies qui conduisent à un développement harmonieux et intégral, tout en garantissant un traitement différencié aux nations les plus vulnérables et historiquement défavorisées.

A un moment où les pays de notre région vivent des moments d’une grande transcendance, l’Alternative Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique a donné l’exemple et montré le chemin. Les principes et les concepts qui régissent son fonctionnement et démontrent sa nature légitimement populaire la convertissent en un étendard de lutte face à tous les dangers qui menacent l’humanité. C’est la raison pour laquelle les chefs d’état réunis ont aussi réaffirmé leur opposition à « toute tentative d’ingérence extérieure en vue de les dévier de la voie qu’ils ont tracée. ».

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Edité par T 34 - 09 Feb 2009 à 20:03
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Edité par T 34 - 23 Oct 2009 à 21:55
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Feb 2009 à 02:24
La « vraie gauche » et les mouvements sociaux
par Ignacio Ramonet

9 février 2009

Le 29 janvier 2009 a Bélem, dans le gymnase de l’Etat du Pará, avenue Almirante Barroso, plus de 1.000 personnes, militants et représentants des mouvements sociaux et des mouvements populaires de toute l’Amérique latine se sont rassemblés avec des drapeaux, des pancartes et des cris de joie pour écouter « les vrais présidents de la gauche latino-américaine ». Le président Lula du Brésil n’avait pas été invité. Des personnalités comme des évêques latinoaméricains de la théologie de la libération, Aleida Guevara, la fille du Che et des membres du Conseil international du Forum social mondial comme Bernard Cassen, François Houtart, Emir Sader et Eric Toussaint étaient également présents.

Un groupe d’une vingtaine de mouvements sociaux importants – qui constituent un des piliers fondamentaux du Forum – ont décidé d’inviter à un « dialogue sur l’intégration populaire de notre Amérique » quatre présidents latino-américains considérés comme le bloc de la vraie gauche sud-américaine et qui se distinguent dans le processus de transformation sociale mis en œuvre dans leurs pays. Il s’agit d’Hugo Chávez du Venezuela, d’Evo Morales de Bolivie, de Rafael Correa d’Equateur et de Fernando Lugo du Paraguay.

Sous un déluge d’applaudissements, le premier à arriver est Rafael Correa suivi quelques minutes plus tard par Fernando Lugo, vêtus tous deux de la chemise blanche traditionnelle de leur pays. En attendant l’arrivée de Chávez et de Morales, des musiciens interprètent des chansons populaires latinoaméricaines. Correa très détendu se saisit d’un micro et se met également à chanter en faisant preuve de talents musicaux réels et d’une connaissance surprenante des paroles de nombreuses chansons. Il interprète en particulier en compagnie de Marcial Congo, un des conseillers de Fernando Lugo, la célèbre chanson Yolanda de Pablo Milanés et avec Lugo Hasta siempre comandante (Che Guevara) repris en cœur par la salle.

Hugo Chávez et Evo Morales sont arrivés ensemble, le premier vêtu d’une chemise vert olive de style militaire (mais sans aucun insigne militaire) et le second d’une chemise blanche sous les applaudissements des participants debout. Tous s’installent autour de la table placée sur une estrade qui domine le gymnase. La table est décorée d’une grande nappe bleue sur laquelle ressortent les belles fleurs multicolores de l’Amazonie. Derrière, occupant tout la largeur du mur du fond, un grand panneau avec le slogan de la rencontre « Solidarité internationale ».

Les évenements organisés par le Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST) commencent toujours par ce qu’ils appellent une mystique, c’est-à-dire un moment culturel de représentation scénique très symbolique, d’inspiration brechtienne, avec chants, poesies et expressions politiques. Un groupe d’hommes et de femmes portant un costume paysan et des drapeaux rouges et verts sont montés sur scène en chantant « El pueblo unido jamas sera vencido » et reprenant la consigne : seul un peuple uni et organisé peut faire la révolution. Ensuite, avec un changement total de rythme et une énergie contagieuse de colère et de protestation, un groupe néo-punk interprète des raps révolutionnaires et insurgés.

Après le prélude culturel, la partie politique

Deux représentants des mouvements sociaux prennent la parole pour exprimer leur analyse de la situation en Amérique latine et poser des questions aux quatre présidents :

Camille Chalmers d’Haïti et de l’organisation Jubilé Sud parle le premier. Il reprend toute l’histoire des événements – résistance au néolibéralisme, croissance des mouvements sociaux, lutte contre l’ALCA qui ont permis d’en arriver à la situation actuelle et à cette vague de gouvernements populaires qui transforment l’Amérique latine. Magdalena León d’Equateur de l’organisation REMTE (Red de mujeres transformando la economia = réseau de femmes transformant l’économie) intervient ensuite pour rappeller l’importance de la lutte des femmes et sa grande contribution aux changements actuels. Ces deux représentants des mouvements sociaux demandent aux présidents qu’ils leur garantisse leur appui aux revendications du mouvement populaire et qu’ils se maintiennent fidèles aux promesses de leurs programmes et aux espoirs que leurs peuples ont déposé en eux.

1) Rafael Correa, Equateur Plus qu’une époque de changements, nous vivons un changement d’époque. Qui aurait pu s’imaginer en 2001 lorsque les Forums ont commencé que quatre présidents participeraient au Forum social de 2009. En 10 ans, l’Amérique latine a connu un changement profond. Alors qu’en 2001, il n’y avait que Chávez comme un membre solitaire d’un commando il y a aujourd’hui beaucoup de gouvernements progressistes. Nous les présidents, nous sommes les réflets des changements des peuples en Amérique. Nous nous nourrissons des Forums sociaux mais également de nos luttes, des luttes de nos héros depuis Marti jusqu’à Fidel en passant par tant d’autres parmi lesquels Alfaro.

Nous vivons notre deuxième indépendance. Et celle-ci coïncide avec la grave crise mondiale du néolibéralisme, avec l’effondrement du néolibéralisme à Davos. Il ne s’agit pas suelment d’une crise économique, c’est le résultat de la cupidité, de l’égoïsme et de l’individualisme érigés en norme de vie par l’idéologie néolibérale. C’est une idéologie déguisée en science.

C’est le moment d’opposer au néolibéralisme, le socialisme du XXIe siècle. Qu’est-ce que le socialisme du XXIe siècle ? Une série de compromis : Interventions de l’Etat dans l’Economie ; planification ; suprématie du travail humain sur le capital ; importance prépondérante de la valeur d’usage sur la valeur d’échange ; la reconnaissance de la dette écologique ; équité de genre ; équité pour les peuples indigènes ; autocritique ; conviction qu’il n’existe pas de recettes toutes faites ; la conviction que le socialisme du XXIe siècle n’est ni unique, ni statique ; rejet des dogmes et des fondamentalismes. Nous proposons un « mieux vivre » avec un objectif : un plus grand bien-être pour les pauvres de la planète ; une nouvelle conception du développement mais pour réaliser le socialisme du XXIe siècle, nous devons approfondir certaines de nos initiatives et avancer dans notre intégration avec la Banque du Sud, le Fonds monétaire du Sud, PetroSur, Unasur, avec la création d’une monnaie régionale, le SUCRE. D’avantage d’intégration, c’est davantage de garantie pour nos processus d’échange et de progrès. Il faut remplacer définitivement l’Organisation des Etats américains (OEA) dont le siège se trouve à Washington par une autre instance ! L’OEA n’a pas expulsé le Chili de Pinochet mais a expulsé Cuba avec Fidel Castro. Il est temps de changer l’OEA. Le néolibéralisme est entré dans un processus d’effondrement et beaucoup d’organisations internationales sont entrées avec le néolibéralisme dans ce processus. Le Forum social mondial fait partie de la solution dont le monde a besoin.

2) Fernando Lugo, Paraguay L’Amérique latine est en train de changer et ce changement nous affecte nous également. Nous avons appris des mouvements sociaux. Je me souviens des journées en omnibus pour aller depuis le Paraguay jusqu’au Forum social mondial de Porto Alegre et plus tard au Forum de Caracas. Nous sommes allés apprendre, écouter, nous imprégner de la volonté de changement du mouvement populaire, du mouvement social, du mouvement paysan, du mouvement indigène. Grâce au mouvement social, l’Amérique latine expérimente aujourd’hui ces moments de changement.

Cette époque exige de nous un effort créatif pour la construction d’une société plus juste et plus fraternelle. Nos pays doivent s’intégrer davantage pour défendre les décisions que nous prenons en faveur de nos peuples.

Et je ne m’en irais pas tranquille de Belém si nous ne disions pas ici que nous voulons trouver une solutions juste avec le Brésil sur la question du barrage d’Itaipú. Nous ne pensons pas qu’un traité léonin signé au moment de la dictature dans nos deux pays puisse demeurer en vigueur. Nos amis brésiliens ne peuvent pas nous dire que nos revendications de changement dans le traité ne sont pas justes. Il doit être un traité d’égal à égal et ne peut être inégal. C’est notre conception de l’intégration.

Je vous demande que vous travailliez également à l’intégration des mouvements sociaux de l’Amérique du Sud. Pour que certaines injustices historiques prennent fin. Je pense par exemple qu’il est injuste que la Bolivie n’ait aucun accès à la mer et ce que je dis pour la Bolivie est valable également pour le Paraguay.

L’intégration, je le répète, requiert de la créativité dans les initiatives pour la construction d’une Amérique du Sud plus juste et plus solidaire dans laquelle les vieilles injustices prennent fin. Parfois, on me dit que je dois être patient ce à quoi je réponds qu’en Amérique latine après tant de temps de souffrance et d’injustice ce que nous devons avoir c’est de l’impatience. Parce que nous sommes impatients de mettre enfin sur pied l’Amérique latine que nous voulons.

Nous avons besoin de l’appui de tous les mouvements sociaux et de toute la gauche au niveau mondial qui est ici représentée dans le Forum social mondial. Et nous voudrions remercier le Forum de tout ce qu’il a apporté car ici nous nous sommes nourris des idées, des programmes et des analyses pour proposer le changement dans notre pays.

3) Evo Morales, Bolivie J’en étais venu à penser que vous m’aviez oublié car auparavant j’étais venu au Forum et vous m’aviez invité mais depuis que je suis président, vous ne m’avez plus invité. Et je pensais que cela ne vous intéressait plus. C’est pourquoi je vous remercie de cette invitation car ça fait des années que je l’attends.

C’est ici que se trouvent ceux qui m’ont formé car dans les Forums j’ai appris et compris. Si nous sommes arrivés à la présidence c’est en partie grâce au Forum social mondial. C’est d’ici que nous tenons nos idées, que nous établissons des contacts et des réseaux. C’est pourquoi je vous remercie et je veux me solidariser avec le mouvement des sans-terre et avec le mouvement indigène du Brésil, de l’Amazonie et de toute l’Amérique.

Je demande également l’appui de tous les mouvements de gauche à notre processus. Nous pouvons commettre des erreurs et nous sommes disposés à rectifier et à débattre pour améliorer notre processus de progrès. Mais la droite veut mettre fin à ce processus. En Bolivie, il y a des groupes qui n’acceptent pas le fait que j’ai été élu et les changements en cours ; ce sont des groupes racistes. Heureusement avec l’appui des mouvements sociaux boliviens nous avons pu avancer.

C’est non seulement la presse de droite qui nous attaque mais aussi l’Eglise catholique, en tout cas la hiérarchie de l’Eglise. Mais nous nous disons que les services publics ne sont pas négociables, nous disons que la défense de la vie et la lutte pour la paix ne sont pas négociables comme ne l’est pas davantage la défense de l’environnement et de la planète Terre.

Nous demandons des changements et nous vous demandons de nous aider à avancer dans ces changements. Mais nous disons également que pour changer la société, chacun de nous doit commencer à changer en commençant par lui-même. Si chacun de nous change, toute la société aura changé.

4) Hugo Chávez, Venezuela Je voudrais commencer en citant Fidel Castro qui est comme notre père à tous. En parlant du Forum 2001, Fidel disait que ce Forum est l’expression des générations émergentes ». Et le sous commandant Marcos qui en plus d’être révolutionnaire est aussi un poète a dit que « Le Forum est comme un nid de rêves ».

Lorsque ces Forums ont commencé j’étais président depuis deux ans, exactement depuis le 2 février 1999, ça en sera d’ailleurs le dixième anniversaire dans quelques jours. Le peuple venezuelién s’était déjà soulevé en 1989 contre le néolibéralisme. Ca a été un des premiers peuples dont le sang a été versé pour empêcher l’imposition de modèle néolibéral néfaste.

La vie du Forum jusqu’à présent a coïncidé avec les deux mandats du président américain Georges Bush, un personnage abominable qui devrait être jugé par le Tribunal pénal international pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Avec le nouveau président des Etats-Unis, Barack Obama, nous sommes dans l’expectative, nous observons ses agissements et ceux de son gouvernement qui a pour l’instant un grave problème interne avec la crise économique et financière. Une crise dont on peut seulement sortir par la voie du socialisme. A l’occasion d’un précédent Forum où j’avais été invité à Porto Alegre, j’ai pour la première fois déclaré le caractère socialiste de la révolution bolivarienne. Le socialisme est la seule voie pour sortir de cette crise, de ce « crack parfait » pour construire une économie plus juste et plus solidaire.

Nous demandons le respect à Obama car il a mal commencé et il fait des déclarations en disant que « Chávez est un obstacle ». Mais je répète que nous sommes dans l’expectative, nous verrons comment il se comporte sans préjugés de notre part. Nous applaudissons la fermeture de Guantanamo mais il pourrait faire plus, il pourrait rendre le territoire de la base à Cuba et au peuple cubain ou du moins commencer le retrait des troupes de la base, la démilitariser. Ce serait un signe positif, un signe de bon voisinage avec toute l’Amérique latine.

Ici un monde nouveau est en train de naître. Que celui qui ai des yeux vienne pour le voir ! L’Utopie de Thomas More – Bolivar le disait déjà – est ici en Amérique latine ; l’utopie d’un monde meilleur, d’un nouveau monde est en train de naître ici. Mais comme un bébé, elle a besoin de protection et de soutien. Et le Venezuela est disposé à apporter son soutien aux processus de transformation sociale en cours et à travailler pour la consolidation de tous les processus d’intégration de l’Amérique du Sud car seule l’intégration des pays, des peuples et des mouvements sociaux nous rendra plus forts, plus résistants et plus progressistes. »

Enfin l’intervention de Joao Pedro Stedile, du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST) a fait office de conclusion.

Les gouvernements de la gauche latino-américaine ici représentés doivent faire davantage de changements structurels qui est ce dont leurs peuples ont besoin. Parler de « transformation sociale » et « processus de changement » est très bien mais cela ne doit pas être que des discours. Il doit y avoir des changements structurels pour ne pas faire marche arrière. Il faut nationaliser la banque. L’Etat doit prendre le contrôle de tous les mécanismes financiers.

Il faut construire une monnaie sud-américaine que nous proposons d’appeler « maïs » qui est le symbole de la souveraineté alimentaire historique des peuples originaires.

Il faut réaliser une véritable réforme agraire pour garantir la souveraineté alimentaire de nos peuples avec une agriculture d’un nouveau type respectueuse de l’environnement et non orientée exclusivement vers l’exportation.

Il faut construire un nouveau modèle économique. Il faut démocratiser les moyens de communication. Les mouvements sociaux appuieront toujours les gouvernements de la vraie gauche sud-américaine que s’engagent et avancent dans la mise en œuvre de ces changements structurels indispensables pour construire le socialisme du XXIe siècle dont nous avons tous besoin.

Traduction Virginie de Romanet
 


Edité par T 34 - 15 Feb 2009 à 02:28
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Feb 2009 à 17:18
Cuba, l’Amérique latine et les Caraïbes : une plus grande unité
 
(Marcos Alfonso)

Plus d’une agence internationale de presse a affirmé que les visites successives de six présidents de pays latino-américains à Cuba, réalisées durant les quarante cinq derniers jours *, constituent un bon « coup d’épaule » pour ce pays. La plus récente, pour une réunion de travail, a été celle du président Hugo Chávez.

 
Il semble cependant que ces événements récents sont la marque d’une réalité encore plus profonde. D’une part, les cinquante ans de la révolution cubaine au pouvoir constituent une démonstration de résistance aux politiques de blocus et d’agressions dictées par la plus grande puissance hégémonique globale depuis le premier janvier 1959. D’autre part, ils prouvent aussi que, malgré les difficultés générées pendant un demi siècle par les mesures prises contre l’île par les administrations nord-américaines successives, Cuba n’a jamais hésité à tendre une main solidaire à toutes les nations du continent – et même du monde - qui en ont eu besoin.

Lors de sa récente visite, le président guatémaltèque, Alvaro Colom, l’a exprimé ainsi : « Avec Cuba, ce n’est pas traditionnel de signer des accords. Tout simplement, les choses sont décidées et elles se font ». Cela ne pouvait pas être mieux dit.

La présidente d’Argentine, Cristina Fernandez, l’avait également souligné dix jours plus tôt : « Si au milieu de tant de difficultés, si avec un blocus commercial jamais vu auparavant, les cubains ont pu parvenir à ce degré de développement technique et de santé publique, que ne pourront-ils pas faire lorsque quelques barrières s’effondreront ? ».

Au cours des entretiens soutenus à Cuba, les présidents de Panama, de l’Équateur, de l’Argentine, du Chili et du Guatemala ont tous déclaré qu’ils se sentaient très satisfaits. Pour s’en convaincre, il suffit de voir le nombre d’accords bilatéraux signés dans des secteurs aussi variés que l’économie, la santé publique, l’éducation, la science et la technologie et d’autres encore.

On doit aussi prendre en compte les vents de changement qui balayent l’Amérique latine et les Caraïbes, très éloignés de l’époque des hégémonies et des dictatures militaires qui répondaient au doigt et à l’œil aux ordres de la Maison Blanche.

C’est une nouvelle ère qui commence dans cette partie du monde : avec des gouvernements élus démocratiquement qui représentent les grandes majorités antérieurement dépossédées tout au long de l’histoire, et avec des changements structurels constitutionnels, politiques et économiques qui bénéficient ces larges couches de la population.

Cuba a apporté sa contribution à tous ces processus qui se déroulent en Amérique latine en collaborant dans les secteurs de la santé et de l’éducation et en participant, entre autres, aux campagnes d’alphabétisation ou à des programmes culturels et sportifs.

C’est pour ces raisons que Cuba a reçu un bon « coup d’épaule ». Mais 2009 ne fait que commencer. D’autres visites de présidents sont attendues. En ce moment, la presse a fait allusion aux prochaines visites du président du Honduras, Mauel Zelaya, et de celle du mexicain Felipe Calderon.

Que ressort-il de toutes ces rencontres ? Simplement une plus grande solidarité, une meilleure connaissance mutuelle. Tout cela redonne vie au rêve de Bolivar et de Marti, le rêve de voir un jour notre Amérique unie.

 
* Si on compte tout les dirigeants mondiaux et les ministres des affaires étrangères autant dire que ça se bouscule au portillon.


Edité par T 34 - 11 Mar 2009 à 18:09
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Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Mar 2009 à 18:11

N O T R E  A M E R I Q U E

La Havane. 11 Mars 2009

Des ministres sud-américains de la Défense réclament la levée du blocus contre Cuba

SANTIAGO DU CHILI, le 10 mars. – Des ministres de la Défense de la région, réunis aujourd’hui à Santiago du Chili pour le premier Conseil de défense sud-américain (CDS), ont convenu que les Etats-Unis doivent lever le blocus économique injuste contre Cuba, imposé depuis près de 50 ans, rapporte l’agence PL.

Le vice-président et ministre de la Défense du Venezuela, Ramon Carrizalez, a affirmé que l’ensemble de la communauté internationale condamne ce blocus ainsi que les mesures arbitraires des Etats-Unis contre l’île.

De son côté, le ministre de la Défense du Brésil, Nelson Jobim, consulté par des journalistes sur la possibilité de donner aux Etats-Unis un statut d’observateur auprès du mécanisme défensif de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR), a déclaré que Washington « ne pourra voir son statut évoluer auprès de la région tant que le blocus contre Cuba sera maintenu ».

Pour le ministre uruguayen, José Bayardi, Cuba ne constitue aucune menace contre la sécurité des Etats-Unis et la politique de Washington envers Cuba est davantage déterminée par le lobby interne cubano-américain que par une analyse à froid.

Pour sa part, Walker San Miguel, ministre bolivien de la Défense, a indiqué qu’il s’agit de mesures qui affectent le peuple cubain, avant de souligner : « Nous condamnons toutes ces mesures hégémoniques. »

Selon l’AFP, les ministres de la Défense des 12 pays de l’UNASUR ont mis en place, ce mardi, un organisme destiné à promouvoir la coopération entre les différentes forces armées, à créer des opérations de paix conjointes et à rendre transparentes les dépenses militaires.
 
 

NACE%20LA%20ESPERANZA,%20VIENE%20EL%20CAMBIO



Edité par T 34 - 04 Apr 2009 à 22:34
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Mar 2009 à 13:38

N O T R E  A M E R I Q U E

La Havane. 24 Mars 2009

L’Equateur et le Paraguay consolident le projet intégrationniste

ASUNCION, 23 mars.- Les présidents de l’Equateur, Rafael Correa, et du Paraguay, Fernando Lugo, ont réaffirmé dans cette capitale la volonté des deux gouvernements de promouvoir le resserrement des liens bilatéraux et d’impulser l’intégration régionale.

«Je suis venu approfondir la décision intégrationniste», a déclaré le chef d’Etat équatorien quelques instants avant d’être décoré du Grand Collier du maréchal Francisco Solano Lopez, considéré comme la plus haute distinction honorifique du Paraguay.

 Correa, qui a une nouvelle fois condamné le libéralisme pour son caractère essentiellement excluant, a fait allusion au nouvel horizon de justice, de paix et d’équité qui s’ouvre sur l’Equateur, le Paraguay, l’Argentine, le Chili, l’Uruguay, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua et le Salvador.

Au terme des conversations officielles, les deux chefs d’Etat ont signé plusieurs accords de coopération portant sur les questions migratoires et consulaires, la gestion environnementale et la restitution des biens culturels, entre autres.

Source
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Mar 2009 à 20:25

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La Havane. 31 Mars 2009

Négocier dans la dignité

A demandé le président hondurien à l’Union européenne

TEGUCIGALPA, 30 mars. — Les négociations entre l’Amérique centrale et l’Union européenne sont appelées à renforcer la liberté et la dignité de chaque région, a estimé le président hondurien, José Manuel Zelaya, lors de l’inauguration des conversations officielles entre les deux blocs, a informé Prensa Latina.

Cette 7e rencontre en vue d’établir un Accord d’association se déroulera pendant cinq jours à Tegucigalpa. « Chaque partie devra mettre un peu de sentiment, de cœur et de solidarité afin de parvenir à un accord digne », a souligné le président.

Malgré les avancées lors des conversations précédentes, des points de discussion persistent concernant le traitement injuste appliqué par les puissances du Vieux continent aux produits agricoles de la région, notamment la banane, la viande, le lait, le sucre, rapporte une dépêche de EFE.

Sur le plan commercial, l’Amérique centrale, notamment le Honduras, souhaite introduire sur le marché européen certains de ces produits sans qu’ils soient frappés de droits de douanes trop élevés.

Des organisations représentatives de la société civile de la région centro-américaine auront des conversations au cours de cette semaine.
Source
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