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Amérique latine, nouvelle exemple d'émancipation :

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Jun 2010 à 15:37

n o t r e   a m e r i q u e

La Havane. 27 Mai 2010

Pour la CEPAL, il faut renforcer le rôle de l’Etat dans la sphère économique

BRASILIA.- «Le contexte économique créé par la crise financière exigera de rediscuter du rôle de l’Etat pour impulser la croissance», a déclaré Alicia Barcena, secrétaire de la Commission économique pour l’Amérique latine (CEPAL), à l’ouverture de la 33e session de cette organisation, rapporte l’agence AFP.

«Il s’impose de procéder à une analyse en profondeur du rôle des institutions et de la régulation des marchés, et de redéfinir le rôle de l’Etat pour créer des conditions permettant d’orienter la région sur la voie d’un développement durable et égalitaire», a-t-elle ajouté.

Les 44 Etats membres de la CEPAL et les organismes multilatéraux associés ont entamé la discussion d’un document qui énumère les brèches persistant dans la région et propose une vision selon laquelle l’Etat est appelé à jouer un rôle central dans la croissance économique et sociale.

Alicia Barcena a souligné que la grave crise économique qui a éclaté fin 2008 et a frappé la région de plein fouet en 2009 «a mis en évidence les déficits structurels qui entravent le développement» en Amérique latine et a fait surgir des interrogations sur sa capacité de faire face au nouveau contexte économique.

La crise financière a réduit à néant le progrès social des dernières années en Amérique latine. La région reste, plus que jamais, la plus inégale du monde: le revenu moyen par personne dans les couches les plus aisées est plus de 17 fois supérieur à celui de 40% de la population, qui vit en dessous du seuil de pauvreté.. Tel est le problème, et la solution, d’après la Commission économique pour l’Amérique latine, passe par une révision de la situation qui veut que l’Etat ait été écarté des décisions économiques dans les trente dernières années, fait remarquer le quotidien mexicain La Jornada.

Le rapport insiste sur la nécessité d’un rôle renforcé de l’Etat en tant que principal acteur dans la concertation de politiques de stabilité et de croissance économique, de développement productif, de promotion de l’emploi et d’égalité sociale.

D’après l’agence DPA, la chute des investissements étrangers et la fuite nette de 63 milliards de dollars depuis 2007 ont hypothéqué l’avenir de croissance de l’Amérique latine. La crise qui en 2009 a fait chuter le pouvoir d’achat des foyers a en outre plongé 9 millions de personnes dans la pauvreté, a révélé la Commission économique pour l’Amérique latine et la Caraïbe.


Documental: La liberación de los pueblos no será televisada
 


Edité par T 34 - 06 Jun 2010 à 19:32
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Jun 2010 à 21:03

Des gouvernements de gauche qui reposent sur un socle populaire

 
Par Jean Ortiz, universitaire
 
En toute lucidité, où en est l’Amérique latine ?

Au gré de nos conférences, revient l’image d’un continent latino-américain de révolutions en marche. Il nous paraît nécessaire d’affiner une réflexion mesurée, sans excès d’euphorie ni défaitisme, en toute lucidité. Nous savons d’expérience qu’aucun processus historique n’est irréversible, et que les changements sociaux sont l’objet de luttes de classes acharnées.

Si l’Amérique latine progresse vers une véritable indépendance, la situation globale reste incertaine, marquée par la confrontation violente (véritable guerre civile froide au Venezuela) de projets stratégiques antagoniques. Les gouvernements de gauche sont en butte à la résistance obstinée de classes dominantes… qui restent dominantes malgré le terrain cédé.

Le continent vit des avancées démocratiques et révolutionnaires, des processus de déconstruction des rapports de domination, de colonisation. Les changements au 
Venezuela, en Bolivie, en Équateur, à Cuba, au Paraguay, en Uruguay, au Brésil, au Nicaragua… obéissent à leurs propres logiques. Les peuples s’y livrent à des processus divers d’invention d’un avenir meilleur. L’alternative, contrairement à l’image simpliste souvent véhiculée, n’est pas entre « réforme » ou « révolution », mais entre la recherche de nouvelles logiques économiques et sociales, plus solidaires, et la soumission à l’impérialisme. Le « réformiste » Lula a promu le retour de Cuba au sein de la communauté latino-américaine. Au-delà de leur diversité, et pour chacun des gouvernements, les politiques du FMI ne sont plus les tables de la loi. L’Amérique latine reste dans le cycle ouvert par l’élection de Chavez, en 1998, par ses déclarations, en décembre 2004  : « Le capitalisme n’est pas la solution. » « Guerre de l’eau » d’avril 2000 en Bolivie, « bataille du pétrole » au Mexique…, des forces politiques et sociales nouvelles inscrivent leur combat dans une articulation inédite avec la politique. Les gouvernements « de gauche » reposent sur un socle populaire. Tous les spécialistes considèrent que l’Amérique latine résiste mieux que d’autres continents à l’actuelle crise économique et financière. Ils attribuent cette spécificité au « quinquennat vertueux » (2003-2008) marqué, dans la majorité des pays, par le retour de la puissance publique et d’un État fort, régulateur et redistributeur (« bourse famille » au Brésil, allocations diverses en Bolivie, augmentation des salaires au Venezuela…). Les réformes engagées radicalement au Venezuela, en Bolivie, en Équateur, ou plus modestement au Brésil, en Uruguay, au Paraguay… ont sorti de la pauvreté 36 millions de personnes.

Peu à peu émerge, difficilement, un front commun visant à la conquête d’une intégration régionale indépendante et souveraine. Le 23 mai 2008, à Brasilia, 12 pays fondaient l’Unasur (le président Kirchner en est devenu secrétaire général). Le 23 février 2010, les représentants de 33 pays du continent ont décidé, à Cancun (Mexique), au-delà de leurs conflits et de leurs divergences politiques, de créer un nouveau bloc régional, sans les États-Unis ni le Canada, mais avec Cuba  : « Union de l’Amérique latine et des Caraïbes ». Espace commun d’intégration et de « développement soutenable ».

Les États-Unis sont désormais engagés dans une contre-offensive pour reconquérir le terrain perdu et « mettre fin à la croisade de Chavez » (The Washington Post du 25 janvier 2010). Des droites dures saignent la Colombie, le Mexique, le Chili, le Pérou… La signature d’un « accord d’association et de libre commerce » entre l’Amérique centrale et l’Union européenne, au récent sommet de Madrid, reflète le poids des impérialismes et des multinationales. L’Union européenne promeut en Amérique latine une politique néolibérale alignée sur celle de Washington. D’autres aspects du sommet de Madrid témoignent du changement d’époque  : le président fantoche hondurien a dû renoncer à y participer. La présidente argentine et Evo Morales ont donné à l’Union européenne des « leçons de droits de l’homme »  : respect des droits des immigrés, soutien au juge Garzon, condamnation des lois d’impunité, jugement de tous les crimes contre l’humanité… Ombres et lumières  !



Edité par T 34 - 16 Jun 2010 à 02:09
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Jun 2010 à 13:03

Colombie élections : La nouvelle démagogie en Amérique Latine

lundi 7 juin 2010, par Primitivi

A propos du premier tour des élections colombiennes, qui ont vu le candidat du parti de l’U (droite, actuellement au pouvoir) devancer fortement tous les autres candidats, Álvaro Cuadra chercheur et enseignant chilien fait la liaison avec les idées des militaires du temps des dictatures.

Liaison au finale très logique puisque les militaires appliquaient à l’époque le tout nouveau programme néolibéral des Chicago Boys, et qu’actuellement les gouvernements de droite (et de gauche modérée) continue dans cette idée, voire vont encore plus loin.

Les effets de ses politiques désastreuses sont visibles partout, notamment en Europe où, comme ailleurs on détricote patiemment les services publics pour les vendre à la découpe au secteurs privés, l’État ainsi vidé de sa substance n’ayant plus aucune maîtrise ni sur son économie ni sur son fonctionnement. Le rêve néolibéral.

La nouvelle démagogie en Amérique Latine
par Álvaro Cuadra, El Clarín

Le triomphe de Juan Manuel Santos au premier tour des élections colombiennes met en évidence le déploiement de la nouvelle démagogie latino-américaine, cette fois, en tant que discours de l’aile droite. Comme au Chili de Piñera, Santos, membre d’une famille nantie et ex-ministre de la Défense de l’actuel président Uribe, promet un gouvernement d’unité nationale qui garantit la sécurité démocratique.

La figure de Santos est liée à sa lutte contre les FARC, en fait les coups les plus spectaculaires lui sont attribués contre le groupe de guerilleros. Comme l’actuel président chilien, il possède une solide formation économique aux États-Unis. La promesse des politiciens de l’aile droite dans plusieurs pays latino-américains est la même : la baisse de la pauvreté et de la création d’emploi à travers une modernisation accélérée de nature néolibérale.

La démagogie de droite réussit à séduire les masses d’électorales avec de rusées promesses de bien-être, spécialement destinées à la classe moyenne. Les arguments sont simples : une poigne de fer utilisant la force militaire ou policière pour combattre la délinquance ou les groupes de guerillas et, en même temps, la création de beaucoup de postes grâce à la croissance économique. De cette façon, l’avenir pacifique et prospère de nos nations reste résolu par une équation simple qui mélange répression et séduction.

Il est intéressant de remarquer comment ce type de discours, répété jusqu’à satiété par les médias, a balayé de l’imaginaire social latino-américain ces drapeaux de lutte qui imploraient une réelle justice sociale, une redistribution des richessses, le respect des Droits de l’Homme et un rôle prépondérant de l’État face aux grandes entreprises nationales et étrangères. Jusqu’à présent l’assaut démagogique de la droite latino-américaine n’a donné des résultats qu’au Chili et en Colombie.

Les gouvernements de droite arrivent au pouvoir avec l’appui explicite du patronnat, mais avec en plus l’appui implicite d’autres pouvoirs factuels comme les militaires. De sorte que l’accord de sécurité démocratique est en fait l’instauration d’une démocratie de sécurité nationale, un projet politique et social en continuité avec les thèses utilisées par les militaires latino-américains durant les année 80.

Il est probable que la même formule soit essayée dans d’autres pays de la région, en constituant un axe continental s’opposant aux gouvernements de gauche, comme c’est le cas de la Bolivie, du Venezuela et de l’Équateur, parmis d’autres. Dans un avenir immédiat, la réalité de l’Amérique latine apparaît scindée entre deux grands pôles orientant la politique régionale. Une réalité qui, en dehors des doutes qu’elle véhicule, complique les processus d’intégration et défini une nouvelle scène pour la première décennie de ce siècle.

*Chercheur et enseignant à l’École Latino-américaine de Postgrades [1] ELAP, Université ARCIS.


Source : El Clarín de Chile"La nueva demagogia latinoamericana"
Traduction : Primitivi

Notes

[1] Postgrades : niveau d’études du troisième cycle universitaire

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Jun 2010 à 22:12
Israël ne se "défend" pas, il pratique le terrorisme en Amérique latine aussi !
 
Marc Vandepitte

Le monde entier a réagi avec horreur contre l'attentat meurtrier commis par Israël contre un convoi humanitaire. Les brutalités de l'État juif sont connues, en particulier quand il s'agit de la Palestine. Moins connue est l'implication d'Israël dans les guerres sales qui ont eu lieu dans les cinquante dernières années en Amérique latine.

L'attaque de style commando contre les navires non armés de l'aide humanitaire à Gaza, où neuf civils ont été tués par l'armée israélienne, a été condamnée dans le monde entier. De même en Amérique latine. Cuba exige des autorités israéliennes la suppression immédiate du blocus meurtrier et illégal contre le peuple palestinien et de la bande de Gaza. La Havane réaffirme son soutien et sa solidarité avec le peuple palestinien et ses droits inaliénables, y compris la création d'un État indépendant avec Jérusalem comme capitale. Le président Evo Morales de la Bolivie demande aux organisations internationales compétentes d'ouvrir une enquête qui permettra de punir les coupables de cette violence criminelle. Le président Hugo Chávez du Venezuela exige une action des Nations Unies, de la Cour internationale de Justice et du monde contre la violence atroce faite à l’encontre de civils innocents. Il condamne le soutien américain à Israël. Selon lui, le lauréat du prix Nobel Obama a maintenant une occasion idéale de se débarrasser de tous les doutes concernant l'attribution de son prix d'honneur.

Comme prévu Obama n'a pas profité de l’occasion. Le lauréat de la paix a d’abord gardé le silence sur cet acte barbare durant les douze premières heures, et s'est retrouvé parmi les rares chefs d'États dans le monde à ne pas condamner l'action israélienne. Il s'est borné à exprimer ses profonds regrets aux victimes et a souligné qu'il était important de connaître tous les faits et les circonstances de ce tragique événement.

En Amérique latine, Israël n'a pas les mains propres. Les peuples n'ont pas garder une bonne image de l'ingérence de l'État juif sur leur continent. Dès ses débuts, Israël a soutenu un large éventail de régimes de droite et de dictatures militaires. La liste des pays auxquels ils ont fourni des armes, conseillé et formé des soldats et des paramilitaires est longue: l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, la Colombie, le Costa Rica, la République dominicaine, l’Équateur, le Salvador, le Guatemala, Haïti, le Honduras, le Nicaragua, Panamá, le Paraguay, le Pérou et le Venezuela.

Les Israéliens ont été particulièrement actifs dans un certain nombre de « guerres sales ». Ils ont mis leur expérience et leur expertise au service des régimes les plus brutaux de l'époque. Au Salvador, ils ont formé la police secrète dans les années soixante. C'est de cette police que sortaient les escadrons de la mort à la sinistre réputation, responsables de dizaines de milliers de victimes, essentiellement des civils. L'officier militaire le plus connu qui a été formé par eux est Roberto D'Aubuisson. C’est lui qui a ordonné l'assassinat de Mgr Romero et de milliers d’autres Salvadoriens. Plus tard, il envoya son fils en Israël pour y suivre des études en toute tranquillité et sécurité.

Au  Nicaragua aussi, les Israéliens ont montré leurs pires défauts. Jusqu'au dernier moment, avant qu'il ne fuie le pays, Israël a fourni des armes au dictateur Somoza. Ensuite, les Israéliens ont formé les « contras », opérant à partir des camps au Honduras et au Costa Rica, ceux-ci ont semé la terreur à l'intérieur du Nicaragua, avec comme résultat des milliers de victimes civiles innocentes.

Leur engagement a été le plus sanglant au Guatemala, dés les années soixante-dix jusque dans les années quatre-vingt-dix. Ils ont fourni des armes, de l'équipement militaire jusqu’à fournir des avions, et ils y ont même construit une usine de munitions. Dans les coulisses, ils étaient impliqués dans une des plus violentes campagnes contre-révolutionnaires que l'hémisphère occidental ait connues depuis la conquête espagnole. Dans cette opération plus de 200.000 personnes ont été tuées, essentiellement des indiens. Dans cette sale guerre, « l'expertise » israélienne a été très utile. Comme c’était le cas pendant l'occupation initiale de la Palestine, des villages indiens ont été entièrement rasés et un million de personnes ont été chassées de leurs foyers.

La Colombie est le pays il y eut le plus grand nombre d'assassinats de syndicalistes, de militants des droits de l’homme et de journalistes en Amérique latine. Bien sûr Israël ne peut pas y faire défaut. Carlos Castaño a été (jusqu'à sa disparition), le chef de l'AUC (Autodefensas Unidas de Colombia), la plus importante milice paramilitaire de droite qui n’ait jamais existé. Sur le terrain des violations des droits de l'homme cette milice dépasse tous les autres pays du continent. Dans une autobiographie, il admet qu’il a été formé aux techniques martiales en Israël quand il était jeune. «J'ai appris d'innombrables choses en Israël. »
« A ce pays je dois une grande partie de mon essence, mes réalisations humaines et militaires. (...) J'ai copié le concept de milices paramilitaires en Israël. »

Il y a deux principales raisons pour lesquelles l'Etat juif a été et est, très actif dans ces opérations sales. Il y a d'abord l'industrie de guerre. Depuis quelque temps, ce petit pays se trouve dans le top dix des plus grands fournisseurs d'armes. Le chiffre d'affaires annuel est de 3,5 milliards de dollars et cette industrie emploie environ 50.000 personnes, c’est à dire le plus grand employeur industriel du pays. Israël est le pays le plus dépensier par habitant et est également le plus grand exportateur d'armes.

Mais il y a aussi une raison géostratégique importante. L'Etat juif est fortement dépendant des États-Unis. Sans le soutien financier et militaire de la Maison Blanche, le pays ne persévérerait pas longtemps, et ne serait de toute façon plus une puissance dominante au Moyen-Orient. En échange de cette aide Tel-Aviv est prêt à faire le sale boulot pour son protecteur. C’est en effet essentiellement le même rôle que jouent les groupes terroristes anti-castristes à Miami. En échange de l'appui et du soutien de Washington ces organisations terroristes règlent de sales affaires ici et là. Dans presque toutes les grandes opérations militaires ou paramilitaires en Amérique latine depuis les années soixante, on retrouve des traces de la présence des « Miami boys ». Quelques exemples: ils ont été actifs dans la guerre « Contra » contre les sandinistes. Plus récemment, ils ont été impliqués dans le coup d'Etat manqué au Venezuela en 2002 et le coup d'État réussi au Honduras en 2009.

Ce n'est pas une coïncidence si Israël est soupçonné d'implication dans ce coup d‘Etat au Honduras. Quand la Maison Blanche, pour son image, ne peut pas intervenir directement, elle fait régulièrement appel à son allié israélien. Par exemple, des documents déclassifiés ont révélé qu’Israël, à la demande des États-Unis, a soutenu la contre-révolution au Salvador et au Guatemala. Dans une note de l'infâme colonel Oliver North, un membre de la sécurité nationale de Ronald Reagan, on peut lire: «Tel que discuté hier, j'ai demandé à la CIA et aux ministères de la Défense et des Affaires étrangères de fournir une assistance au Guatemala et au Salvador. Cela pourrait être réglé par les Israéliens.» Dans un autre document on trouve: « Nous avons de bonnes raisons de croire que nos bons amis, les Israéliens, sont prêts - ou l’ont déjà fait - à livrer d'importantes quantités de matériel militaire au gouvernement du Guatemala.»

Je suis entièrement d'accord avec le président Chávez, Israël doit comparaître devant la Suprême Cour Internationale. Selon moi, ce ne serait pas seulement pour son rôle dans le massacre récent et l'action à Gaza, et beaucoup d'autres opérations en Palestine. Cela serait également nécessaire pour enquêter sur le rôle que l'Etat juif a tenu en Amérique latine et pouvoir ainsi punir les coupables.


Références:

http://en.wikipedia.org/wiki/United_Self-Defense_Forces_of_Colombia#Disappearance_and_death_of_Carlos_Casta.C3.B1o
http://www.granma.cubaweb.cu
http://www.thirdworldtraveler.com/Israel/Israel_LAmer_TrailTerror.html
http://www.thirdworldtraveler.com/Global_Secrets_Lies/IsraelWeaponsManuIndus.html
http://www.globalsecurity.org/military/world/israel/industry.htm
http://www.greenleft.org.au/node/42205
http://www.counterpunch.org/
http://www.eleconomista.es
http://www.nationmaster.com


Aranguren M., Mi Confesión. Carlos Castaño revela sus secretos, Bogotá 2001.
Calloni E., Operación Cóndor. Pacto Criminal, Havana 2005.

Source: Investig'Action

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Documentaire sur l'Opération Miracle qui a permit à plus de un million de personne de retrouver la vue.
 
 

Autres documentaires sur la coopération médicale Cuba Vénézuéla :
 
 


Edité par T 34 - 15 Jun 2010 à 00:24
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n o t r e   a m e r i q u e

La Havane. 10 Juin 2010

Pour sauver l'image de l'USAID, Obama sélectionne un expert en supercheries

Jean-Guy Allard

SI en désignant Mark Feierstein comme nouvel Administrateur adjoint pour l'Amérique latine et les Caraïbes de l'Agence pour le Développent international des Etats-Unis (USAID), le président Barack Obama a souhaité améliorer l'image de cette organisation discréditée, il s'est tiré une balle dans le pied. L'ex fonctionnaire fédéral est un spécialiste de la désinformation dont la feuille de route a l'odeur sulfureuse des services de renseignement.

Le caractère douteux de la candidature de Feierstein a été signalé ce 5 juin par le président bolivien Evo Morales, qui a promis d'expulser

l'USAID de son pays si elle continuait à apporter un appui clandestin à des organisations qui cherchent à déstabiliser son gouvernement. Avec raison.

En 2002, le nord-américain Feierstein a agi comme stratège dans la campagne électorale de l'ex-président bolivien Gonzalo «Goni» Sanchez de Lozada et son Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR).

«Goni» est l'homme qui a ordonné le massacre qui a causé la mort de 67 personnes et des blessures à quelque 400, durant la «Guerre du gaz», en octobre 2003.

Forcé de démissionner, le président assassin s'est réfugié aux Etats-Unis ou il a reçu la protection de George W. Bush et de sa mafia qui avaient organisé son ascension à la présidence. Avec l'aide de la bande à Feierstein.

Le gouvernement bolivien a exigé il y a déjà longtemps du gouvernement des Etats-Unis l'extradition de Sanchez de Lozada pour qu'il réponde devant la justice du génocide. Une requête qui a été ignorée, comme cela est parfaitement usuel pour les amitiés criminelles qu'ont entretenues et entretiennent Bush et son successeur Obama.

Greenberg Quinlan Rosner a «offert des études d'opinion (enquêtes et groupes de focus), productions media (télévision et publicité radio), et conseils stratégiques sur les éléments de campagne tels que débats, programmation, orientation et enquête», explique la firme sur son site web.

Parmi les spécialistes qui ont «participé à l'effort»se trouvait le conseiller politique israélien Tal Silberstein, avoue-t-on.

Selon une évaluation publiée par la revue spécialisée Covert Action sur l'intervention de Greenberg Quinlan Rosner en Bolivie, la tâche de la firme étasunienne a été essentiellement de convaincre le public que le pays allait «être submergé dans le chaos s'il n'élisait pas le candidat présidentiel bénéficiant de l'appui de Bush».

Au moment de sa désignation par Obama comme plus haut responsable de USAID pour l'Amérique latine, Feierstein était toujours vice-président de cette firme de marketing politique et de sondage qui a fait élire «Goni» en 2002.

Son curriculum présente cependant quelques taches qui demeurent très difficiles à laver, malgré son expérience en matière de détergent politique.

AU NICARAGUA, IL A DIRIGe LA CAMPAGNE SALE DE LA NED

Feierstein a été signalé dans les années 90 comme gestionnaire du projet mené au Nicaragua par la National Endowment for Democracy (NED), subventionnée par l'USAID, pour renverser les sandinistes.

Il a ensuite été directeur pour l'Amérique latine et les Caraïbes de l'Institut démocratique national, un autre instrument d'ingérence impériale affilié à la USAID qui agit parallèlement à l'Institut national républicain dans différentes opérations de déstabilisation.

L'administration de William Clinton a suffisamment eu confiance en lui pour le désigner comme conseiller spécial de l'ambassadeur USA auprès de l'Organisation des états américains (OEA), une tâche associée au Département d'Etat qui exige des références par trop spécifiques.

De ce poste stratégique lorsqu'il s'agit de géopolitique continentale, il est passé à l'USAID où on lui a confié la responsabilité du Bureau des élections globales, un autre mécanisme de manipulation de l'opinion.

Diplômé de la Fletcher School of Law and Diplomacy, Feierstein s'est aussi fait connaître comme «journaliste» en rédigeant des analyses, parfois même dans le New York Times, d'une indiscutable subtilité, à la fin desquelles les ennemis du pouvoir hégémonique des Etats-Unis apparaissent toujours comme voués à la défaite.

Au Venezuela, Feierstein a dirigé de nombreux sondages d'opinion, toujours pour le compte de l'un ou l'autre fonds du Département d'Etat, dans un but évident de propagande. Dans l'une de ses analyses apparemment brillantes, il est arrivé à signaler que le président Chávez est extrêmement populaire parmi ses partisans qui cependant «se sentent mal à l'aise avec lui» (sic)

La section Amérique latine du site web de

Greenberg Quinlan Rosner fait référence aux «apports» de la firme dans des «campagnes victorieuses, comme celle du président Manuel Zelaya, du Honduras.

Toutefois, en analysant le coup d'état hondurien, Feierstein prétend le regretter d'une manière assez singulière: «Le rejet du coup d'état par la communauté internationale reflète l'opinion de la majorité des Honduriens», dit-il. «Mel Zelaya n'aurait pas dû être destitué par la force…»

Feierstein, assure la publicité de son entreprise, «a supervisé des enquêtes d'opinion dans plus de 30 pays où il a acquis une grande compréhension des points de vue des peuples de monde entier sur une grande variété de sujets».

Pas de doute là-dessus.

«Nous avons expulsé l'ambassadeur des Etats-Unis et la DEA», a dit Evo Morales en dénonçant l'agence étasunienne et son nouveau patron pour l'Amérique latine et les Caraïbes. «Si l'USAID continue à travailler ainsi, la main ne va pas me trembler pour l'expulser, parce que nous sommes dignes, souverains et nous n'allons pas permettre d'ingérence, quelle qu'elle soit», a-t-il ajouté.

Feirstein occupera désormais le poste qu'a quitté en novembre 2007 le fonctionnaire corrompu Adolfo Franco, forcé de présenter sa démission de cette organisation quand le General Accountability Office (GAO) a découvert un mécanisme de fraude systématique dans les comptes de groupes liés à la mafia cubano-américaine qu'il subventionnait.

Franco a alors été remplacé par l'ex directeur mafieux de la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA) José R. Cardenas, alias «Pepe», qui a été ensuite embauché, en juillet 2009, par la dictature hondurienne de Roberto Micheletti pour «améliorer son image» à Washington.

Le président Obama, pour sa part, a proclamé son espoir que la nomination du personnage soit ratifiée, tout en se félicitant que Feierstein «ait choisi de consacrer son talent à la défense du peule américain en ce moment important pour notre pays».

«J'espère travailler avec lui pour les prochains mois et années», a ajouté le président du «changement».

 



Edité par T 34 - 28 Jun 2010 à 15:52
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par Prensa latina : 14/06/10 traduit par Danielle Bleitrach pour changement de société.
 
Genève, 14 jun (PL) Cuba a repoussé les mannoeuvres au sein de la 99ème Conférence Internationale du Travail qui tente de déformer l’image du Venezuela devant la Commission d’application des Normes, durant la séssion qui a lieu dans cette ville.


L’Ambassadeur de Cuba a Genève,  Rodolfo Reyes, a fait remarquer que son pays considère comme injuste la comparution du Venezuela devant cette commission a remarqué que son pays considère la comparution de la Venezuela injuste devant cette Commission au sein de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

« Il est inacceptable que ce pays figure année après année sur la liste grâce aux pressions et aux chantages qui mettent en question l’image des mécanismes de contrôle de cette Organisation », a-t-il déclaré.

Reyes a précisé que la nation caribéenne repousse l’utilisation de mécanismes de contrôle pour faire passer des questions d’un ordre interne exacerbées jusqu’à un coup d’État raté contre le gouvernement de la Venezuela.

Ila rappelé  que le titulaire d’une organisation d’employeurs a usurpé la condition de président de la République, durant 48 heures, jusqu’à ce qu’il ait été expulsé par le peuple qui a rétabli le gouvernement légitime.

« Le gouvernement du Venezuela, infiniment généreux, a approuvé un Décret d’Amnistie le 31 décembre 2008, en vertu duquel le pardon a été accordé à ces personnes qui ayant participé au coup d’État, ont admis leur faute », a-t-il commenté.

Il a ajouté que le cas figure sur la liste de la Commission de l’OIT concernant « des pressions exercées à des fins politiques par les corporations transnationales, en particulier les Américaines, et l’oligarchie créole qui leur est subordonnée ».

Le diplomate a observé que sont minimisés, les efforts que le gouvernement de la Venezuela réalise pour mettre en application les recommandations de l’OIT en relation avec certaines réformes législatives.

Plus tard, il a précisé que le résultat de cette situation est de retarder les changements politiques, économiques et sociaux développés par le peuple vénézuélien, et de présenter artificiellement une image d’absence de consultation de la part du gouvernement.

Le Venezuela doit être félicitée pour ses résultats formidables en faveur de son peuple. Le nombre de syndicats ont doublé dans les 10 dernières années, et  le nombre de conventions collectives favorables  à plus de six millions de travailleurs, a  augmenté a-t-il dit.

« Le salaire minimum est le le plus hautde l’Amérique latine, l’investissement social a augmenté et le nombre de pensionnés a augmenté de 186 pour cent », a-t-il ajouté.



Edité par T 34 - 15 Jun 2010 à 22:42
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Bolivie : Obama serait-il en train de préparer une "guerre subversive" mondiale ?

vendredi 18 juin 2010, par Primitivi

Obama a déçu, beaucoup, mais Obama est peut-être en train de faire pire encore, de faire pire que Bush. On sait déjà que le président des États-Unis est plus favorable au développement d’opérations discrètes qu’au déploiement de la troupe. La population des États-Unis est fatiguée des guerres de la dynastie Bush et elle verrait d’un bon oeil que ses soldats rentrent à la maison.

Mais Obama est peut-être bien en train de préparer le pire, car il compte basculer de la guerre ouverte contre le terrorisme à la guerre secrète non conventionnelle, une guerre où toute population, où qu’elle soit, peut-être considérée comme l’ennemi "intérieur". En fait Obama est peut-être en train de mettre en place une "Bataille d’Alger" planétaire. Si c’est bien le cas on peut dire que l’humanité a des soucis à se faire.

"La guerre secrète contre la bolivie"
par Fortunato Esquivel

Au début du mois de juin, le président Evo Morales, a recommencé à dénoncer l’Agence pour le Développement International des États-Unis (USAID) et l’a accusée d’infiltrer les mouvements sociaux, pour provoquer des conflits contre le gouvernement et tendre à sa déstabilisation, il les a averti qu’ils seraient expulsés s’ils continuaient à persister dans ce sens.

Un travail impossible pour Morales. USAID ne se modérera jamais. C’est un organisme, une partie de la domination exercée par l’impérialisme nord-américain sur l’Amérique Latine, l’Afrique et l’Asie. C’est l’engrenage d’une stratégie complexe du capital monopoliste destiné à accroitre les intérêts de l’empire.

Cette machinerie montée après la deuxième guerre mondiale est constitué par USAID, l’Alliance pour le Progrès (CIAP), substitué peu après par la Fondation Interaméricaine (IAF), la Banque d’Importation et d’Exportations (Eximbank), la Banque Interaméricaine de Développement (BID), le Fonds monétaire international (FMI), la Banque Internationale de Reconstruction et de Promotion ou Banque mondiale (BM), l’Organisation pour la Promotion des Investissements en Amérique Latine (ADELA) et leurs autres bras financiers.

USAID a commencé ses activités sous le gouvernement de Harry S. Truman en 1946 et depuis ce temps-là elle a distribué plus de 200 milliards de dollars en "aides" militaires et économiques auprès des pays où elle exerce sa domination en protection des intérêts étasuniens. Combien doit la Bolivie à cet organisme ? C’est une donnée qu’il faut connaître.

USAID, utilise au moins quatre types de programmes et ils sont : Des prêts pour le Développement, les Programmes d’Aide Technique, des Fonds pour les Urgences et le Programme d’Appui Politico-Militaire. Ce dernier fait parti d’un vaste appareil d’espionnage et d’intervention étasunien.

Le Programme d’Appui Politico-Militaire est la raison de son existence, puisqu’il est destiné à freiner et à détruire les mouvements révolutionnaires d’Amérique Latine et pour cela un manuel répressif confidentiel a été mis au point, manuel qui a été révélé en Bolivie par le quotidien disparu "Hoy" dans son édition du 23 novembre 1978.

USAID agit de manière directe entre l’agence et le gouvernement du pays où elle travaille et d’une manière indirecte à travers les entreprises monopolistes, en suivant des objectifs politico-économiques définis à l’avance. Cet organisme dispose de fonds pour les investisseurs yankees, cela inclus des investissement directs afin d’influencer les centres de pouvoir.

L’appel à la modération qu’a fait le président Morales, ne s’accomplira jamais, parce que l’USAID a été organisé pour cela, pour conspirer et renverser des gouvernements révolutionnaires. Et maintenant elle aura encore plus d’aide puisque le Président Barak Obama vient d’approuver de nouveaux programmes “de guerre secrète” et “des opérations spéciales” au niveau mondial. La Bolivie et le Venezuela sont dans la mire d’Obama.

Obama pire que Bush

Une enquête publiée par le journal Washington Post, remarque que Barak Obama vient d’autoriser l’extension de la guerre secrète contre des groupes radicaux, en augmentant le budget nécessaire [1].

Suivant l’article du Post, les opérations spéciales se déroulent dans 75 pays avec le concours de 13 000 militaires et civils, experts dans les opérations de renseignement, de guerre psychologique, d’assassinats sélectifs, de missions d’entraînement, d’actions clandestines et autres [2].

La journaliste vénézuéliano-américaine, Eva Golinger fait remarquer dans l’un de ses récents articles [3] que l’enquêteur Jeremy Scahill a découvert que l’administration de Barak Obama a envoyé des équipes d’élites des forces spéciales, sous les ordres du Commandement des Opérations Spéciales Conjointes en Iran, en Géorgie, en Ukraine, mais aussi en Bolivie, au Paraguay, en Équateur et au Pérou.

Le chancelier Choquehuanca, négocie la réouverture de relations diplomatiques avec les États-Unis, mais comme on peut le vérifier, ni le gouvernement d’Obama ni l'USAID ne changeront leurs politiques. Dans ces conditions : ne vaudrait-il pas mieux de repousser l’idée d’une ambassade des États-Unis en Bolivie ?

Des plans nord-américains pour déstabiliser les gouvernements, existent dans pour de nombreux endroits. Ils sont préparés et Washington attend uniquement le bon moment pour les activer. L’article de Golinger fait référence à un haut responsable militaire du Pentagone, qui a affirmé qu’Obama permet beaucoup d’actions, d’opérations et de stratégies qui n’ont pas été autorisées durant les mandats George W. Bush.

Plus d’argent pour déstabiliser

Il y aura de l’argent en trop pour conspirer et financer des organismes comme “La Torre” dans notre pays [La Bolivie] qui il y a presque deux ans ont tenté de renverser Morales avec un soulèvement de caciques qui s’est appelé le “coup civico-préfectoral”, coordonné par l’ambassadeur [US] de l’époque Philip Goldberg, opportunément expulsé depuis.

Obama, vient de solliciter une augmentation de 5,7% du budget pour les Opérations Spéciales en 2011. Il a demandé 6.3 milliards de dollars, et 3.5 milliards de dollars de plus pour d’éventuelles opérations clandestines. Pour 2011, le budget total de la défense s’élève à 872 milliards de dollars, avec seulement 75 milliards de dollars pour la communauté du renseignement. De l’argent, il y a en trop.

Quand au début 2009, le Président Obama a signé la “Doctrine de Guerre Irrégulière” [4], en lui accordant la priorité sur la guerre conventionnelle. Dans cette stratégie guerrière le champ de bataille n’a pas de limites, puisque les tactiques et les stratégies sont pas traditionnelles. La subversion, l’usage de forces spéciales pour des opérations clandestines, sont les principales techniques pour déstabiliser l’adversaire "de l’intérieur" [5].

Pour réaliser ces travaux, des agences comme USAID, le National Endowment for Democracy (NED) et Freedom House serviront à canaliser les fonds vers les acteurs choisis par Washington. La "société civile" et les mouvements sociaux sont infiltrés dans les pays où l’on suppose que les intérêts impériaux peuvent être affectés [6].

Golinger, indique dans son article, qu’une source des forces spéciales nord-américaines a indiqué : “Nous n’avons plus à travailler depuis les ambassades, nous n’avons plus à nous coordonner avec le Département d’État. Nous pouvons opérer d’où nous voulons”.

Cette année, le Venezuela a été sur le point d’être classée comme “État terroriste”, mais Washington l’a sorti de la liste pour ne pas nuire à la vente de pétrole [vénézuélien] aux États-Unis. Il n’est pas donc étrange qu’en Bolivie surgissent des accusations en provenance de l’opposition sur une présumée augmentation du trafic de stupéfiants. Le gouvernement doit prendre en considération ces porte-parole de l’impérialisme qui cherchent à provoquer un changement de régime.

"Guerra avisada, no mata moros", dit le proverbe, mais il est nécessaire d’être préparé face aux actions qui se développent à partir des ONG d’USAID. L’an prochain, ils seront une fois de plus habilités à corrompre ceux qui sont toujours disposés à se vendre.


Source : America Latine en movimiento "La guerra secreta contra Bolivia"
Traduction : Primitivi

Notes

[1] Voir entre autres "U.S. ’secret war’ expands globally as Special Operations forces take larger role"

[2] Voir l’article en anglais "Obama secretly deploys US special forces to 75 countries across world"

[3] Voir la traduction "Obama est en train d’intensifier sa guerre secrète et ses ’opérations spéciales’ selon le Washington Post" de l’artivle d’Eva Golinger

[4] On voit bien ici qu’Obama ne fait que reprendre les principes de la "guerre contre-insurrectionnelle" développée durant la Bataille d’Alger et qui a fait depuis énormément de chemin, passant par toutes les dictatures d’Amérique Latine, grâce à l’École des Amériques (voir le très bon documentaire "Escadrons de la mort, l’école francaise"), repassant ensuite en Afrique se développant silencieusement au sein des pays riches en ressources naturelles. Puis ré-émergeant au grand jour après le 11 septembre incarnée principalement par Guantanamo et Habou Grahib, devenus mondialement connus, mais aussi par toutes les prisons clandestines que la CIA a semée dans le monde, en Europe comme ailleurs. N’excluons pas l’Afghanistan dont on sait peu, mais où l’on ne voit pas pourquoi la même tactique ne serait pas appliquée.

[5] Obama a donc abouti à la phase ultime de la "guerre subversive" chère au colonel Roger Trinquier. La guerre qu’Obama est en train de mettre en place est une guerre subversive totale et mondiale. Par là même il se positionne encore plus loin que Bush qui disait "vous êtes avec ou contre nous", ici avec sa stratégie Obama positionne clairement toute la population mondiale comme étant un ennemi possible.

[6] La société civile, et ces mouvements, sont également infiltrés et manipulés lorsque les États-Unis peuvent inclure un futur pays "libre" dans leur giron, l’exemple actuel étant celui des différentes "révolutions colorées" qui se sont déroulées et se déroulent encore dans l’ex-Bloc Est, aidées en cela par USAID, le NED et Freedom House ainsi que par la diffusion d’un petit livre édité par l’Institut Enstein "From dictatorship to democracy" qui est le parfait manuel pour mettre en place une révolution pacifique, avec l’aide de l’argent des États-Unis. Un très intéressant documentaire "Comment la CIA prépare les révolutions colorées" relate comment cela se déroule.


 
Documentaire sur le déploiement de bases en Amériques Latine par les Etats-Unis.


Edité par T 34 - 19 Jun 2010 à 23:29
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La vieille Europe et la nouvelle Amérique Latine. Pendant que... (Rebelion)

 

 
Pascual SERRANO

Pendant que nous pensions que ces gouvernements-là c’étaient des gouvernements populistes qui cherchaient seulement à gagner des électeurs, ils augmentent le salaire minimum des citoyens (au Nicaragua, en février, a été votée, pour 2010, une hausse des salaires de 12 %) alors qu’ici, en Europe, ils gèlent les pensions des retraités et ils baissent les traitements des fonctionnaires.

Pendant que nous qualifions ces économies-là de pauvres et de sous-développées, la Commission Économique pour l’Amérique Latine (CEPAL) annonce que les pays de l’UNASUR connaîtront une hausse de 5 % de leur PIB alors qu’ici, nous prions le Ciel pour que cet indice ne soit pas négatif.

Pendant que nous taxions avec mépris ces démocraties-là de républiques bananières mal nées de dictatures précédentes, elles traînent en justice et jettent en prison leurs militaires putschistes (en mai dernier, en Argentine, le dictateur Jorge Rafael Videla a été jugé et condamné à la prison préventive) alors qu’ici, en Europe, nous faisons un procès au juge qui a osé ouvrir une instruction judiciaire sur le franquisme.

Pendant que notre xénophobie et notre arrogance nous interdisent d’accepter que tous les hommes et toutes les femmes soient égaux et pendant que nous enfermons les immigrants dans des camps, là-bas ils considèrent égaux tous les humains, qu’ils soient nationaux ou immigrants (voyez la nouvelle loi sur l’Émigration adoptée par l’Argentine qui accorde l’égalité aux immigrants).

Pendant que nous accusions Fidel Castro d’enrichissement personnel (cf un numéro pas très ancien de la revue Forbes), nos banquiers font à la manière d’Alfredo Saénz, PDG de la banque BBVA, qui part en retraite avec 85,7 millions d’euros alors que son salaire était déjà de 10 millions annuels.

Pendant que nous accusons d’êtres des führers et des dictateurs ces dirigeants-là, au Venezuela, deux millions cinq cent mille militants du parti de Chávez élisent directement leurs candidats à l’Assemblée Nationale alors qu’ici, ils sont choisis en petit comité par les dirigeants nationaux des partis.

Pendant qu’ils ont soigné et guéri gratuitement de la cécité un million et demi de pauvres dans le cadre de la mission Milagro, nous, ici, nous baissons le budget destiné à la coopération.

Pendant que nous, ici, nous nous enfonçons avec notre orgueil, eux, là-bas, ils grandissent en dignité.

Pascual Serrano
www.pascualserrano.net
http://www.rebelion.org/noticia.php...

Traduction M. Colinas

Décadence

Voici deux exemples de la dérive morale des pays occidentaux.

En Espagne, pays plongé dans une crise économique terrible, avec 4 millions de chômeurs, pays où les pensions de retraite sont gelées et où le traitement des fonctionnaires a été baissé par décret du gouvernement, deux chaînes de télévision ont diffusé les premières parties de deux reality shows. Il s’agit de « Femmes riches », sur la Six, et de « Mariées avec Hollywood » sur la Quatre. On y assiste à l’interview de femmes multimillionnaires ; les caméras pénètrent dans leurs appartements ; on écoute leurs frivoles et décadents témoignages ; nous prenons connaissance de leurs goûts, de leurs penchants et de leurs centres d’intérêt. Le public constate que les « efforts » de ces femmes se limitent, par exemple, à piloter un hélicoptère, acheter des bijoux ou des oeuvres d’art, assister à des soirées luxueuses, faire provision de lingerie fine dans des boutiques de marque ou chercher le personnel qui veillera sur leurs enfants.

Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, aux États-Unis d’Amérique, on paye entre 15.000 et 30.000 dollars par soirée une jeune fille âgée de 19 ans qui donne des conférences où elle prêche contre l’avortement et pour l’abstinence sexuelle en guise de méthode contraceptive. Mais cette jeune personne n’est pas n’importe qui. En effet, elle est la fille de Sarah Palin, l’ex-candidate au poste de vice-président des États-Unis pour le Parti Républicain — (publié dans Público du 18-05-2010).

Cela se passe dans les pays « civilisés » et « avancés » qui veulent donner des leçons d’éthique et de civilisation aux mouvements islamistes et aux peuples du Tiers Monde.

Pascual Serrano
www.pascualserrano.net
http://www.rebelion.org/noticia.php...

Traduction M. Colinas



Edité par T 34 - 23 Jun 2010 à 20:56
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Entretien avec Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche (PG)

"L’Amérique du Sud est une source d’inspiration, de lutte et d’optimisme"

 

Hernando CALVO OSPINA, Jean-Luc MELENCHON
 
Jean-Luc Mélenchon a non seulement été un leader étudiant, un dirigeant syndical, un journaliste et un professeur de français, il a aussi fait partie de la direction nationale du Parti socialiste (PS) dont il a démissionné pour créer le Parti de gauche (PG) en novembre 2009. L’ex-sénateur Mélenchon est aujourd’hui député européen. C’est l’un des rares hommes politiques européens au fait des processus politiques et sociaux en cours aujourd’hui en Amérique du Sud. Il répond ici aux questions de Hernando Calvo Ospina

Hernando Calvo Ospina : Que pensez-vous de l’analyse des dirigeants de gauche en France sur les processus politiques et sociaux que vivent des pays comme le Venezuela, la Bolivie ou l’Equateur ?

Jean-Luc Mélenchon : La majeure partie des dirigeants de gauche a vu dans mes réflexions sur l’Amérique latine une sorte d’exotisme. En particulier les dirigeants du PS, avec qui il fut impossible de mener une discussion sérieuse sur ce thème, car ils se satisfont de la pauvreté intellectuelle, culturelle, politique et socialiste d’une bonne partie de la gauche européenne qui encourage leur paresse.

Les dirigeants du PS français et de la social-démocratie européenne, en effet, sont en général des personnages que je considère comme des poulets élevés en batterie.Ils sortent des grandes écoles, sans aucun passé militant dans les luttes populaires, et encore moins dans l’internationalisme politique. Ils montent les marches du pouvoir politique en croyant que leur discours de gestionnaires, c’est du socialisme. Et ils font croire que ça se résume à ça.

Ces dirigeants n’ont jamais compris ce qui se passe en Amérique latine parce qu’ils ne se sentent pas concernés. Dans le meilleur des cas, ils se contentent de reproduire le discours de la propagande étasunienne, repris par la majorité des médias.

La social-démocratie européenne ne voit pas l’intérêt de tirer des leçons du modèle politique suivi actuellement par l’Amérique du Sud. Elle ne veut même pas savoir que les Latino-Américains sont fatigués des recettes du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de ses hommes politiques traditionnels. Pourtant elle devrait en prendre de la graine, car ici notre peuple suit ce même chemin, et elle pourrait finir plus isolée qu’elle ne l’est déjà.

Le président Hugo Chavez note, comme moi : « Les gens ne veulent pas comprendre que pour redistribuer les richesses auprès des pauvres, il faut changer les institutions ». Et Chavez nous interpelle : « Parce qu’il existerait une alternative ? Et où se trouvent donc vos magnifiques modèles, vous les Européens, que l’on devrait prétendument imiter ? ». Et il a raison, car ce que l’on a à lui montrer, à lui proposer, c’est le modèle grec, dont le chef de file est le président de l’Internationale socialiste, de la social-démocratie, George Papandréou (le fils), qui s’est fait élire sur un discours de gauche et qui a ensuite soumis son pays aux banquiers. Et on voit le résultat…

C’est donc pour cela que j’ai demandé à ces dirigeants qu’ils se taisent, et qu’ils observent avec respect le chemin montré par Chavez, Evo Morales en Bolivie, Rafael Correa en Équateur ou José Mujicaen Uruguay. Non pas pour les imiter, mais pour apprendre d’eux. Mais leur arrogance les en empêche, bien que la social-démocratie soit enlisée, et que même ses propres dirigeants ne croient plus dans ce modèle comme projet pour le futur. Ils préfèrent arguer que le marché est une puissance neutre que l’on peut manœuvrer, une force qui avance, mais seulement sans savoir où elle va.

HCO : Vous ne trouvez pas qu’il existe en France, et en Europe en général parmi certains intellectuels et de nombreux médias, une sorte de hargne contre ces dirigeants ?

J-LM : Le néolibéralisme a engendré un niveau incroyable de destruction et de régression dans les sociétés latino-américaines. Il a œuvré pour la destruction du rôle de l’Etat, sous prétexte que c’était un système collectif inefficace et bureaucratique qu’il fallait donc supprimer et remplacer par les entreprises privées. Aujourd’hui le rôle de l’Etat a presque complètement disparu, et les services rendus sont mauvais et chers. Je pense qu’au Venezuela, en Bolivie, en Uruguay, en Équateur et dans d’autres pays d’Amérique latine, on prend la bonne direction pour sortir de ce schéma-là.

Beaucoup d’entre ceux qui se disent intellectuels, une grande partie de la presse, et j’inclus de nombreux secteurs de gauche, sont hostiles à Chavez et Morales, surtout. Pour eux il ne suffit pas qu’ils soient arrivés au gouvernement par la voie démocratique, ou qu’ils fassent baisser le taux de pauvreté en un temps record, ou qu’ils alphabétisent, ou bien qu’ils permettent aux pauvres l’accès à la santé. D’ailleurs ils l’ignorent. Ces aspects si essentiels sont perçus comme secondaires.

L’argument de toujours : dans ces pays, « on manque de libertés ». On exige d’eux une liberté de presse inconcevable même en Europe. Ici on ne peut ni insulter ni calomnier le président ou le roi ni aucune autorité de l’Etat, et c’est pourtant bien ce que fait la presse d’opposition dans ces pays. Ils disent que Chavez est un dictateur, mais ils éludent qu’il a gagné douze processus électoraux tout à fait ouverts.

Ces gens-là reprochent à Morales, à Chavez ou à Correa d’avoir « confisqué » le pétrole et le gaz aux multinationales. Mais ils oublient de dire que c’est pour les rendre aux peuples. J’applaudis leur décision ! Car, en France et en Europe, on nous a aussi raconté qu’en privatisant tout, ça améliorerait notre vie. C’est tellement faux ! Tout est cher et marche plus mal depuis. Les élites craignent que le peuple français et les peuples européens voient comment des pays qui se trouvent aux portes de l’empire étasunien résistent et avancent grâce à un autre type de logique - je ne dis pas de modèle, je dis de logique -, en essayant de construire un autre type d’organisation sociale pour le bien de la grande majorité, c’est-à-dire les pauvres. Les attaques contre Chavez, Morales, Correa ou Mujica naissent de la mauvaise conscience à propos de ce qui se passe ici. Ils veulent cacher le fait que tandis que, là-bas, ils sont en train de réduire la pauvreté, ici la misère augmente.

HCO : Ce que l’on peut facilement percevoir, c’est que ce ne sont pas de simples attaques, sinon des campagnes bien orchestrées contre ces dirigeants.

J-LM : Cracher sur l’Amérique latine qui change est le ticket d’entrée pour appartenir au club des bien-pensants, des personnes qui méritent le respect et la considération des médias. L’extraordinaire alignement de la France sur les intérêts des Etats-Unis qui d’ailleurs implique aussi de nombreux secteurs de gauche, a accru ce mépris. Les grotesques campagnes de désinformation que lance régulièrement la CIA démontrent comment les officines de propagande et autres agences étasuniennes bénéficient de beaucoup de complicité et de facilités dans toutes sortes de sphères dirigeantes.

Avec Chavez, les exemples ne manquent pas. Les campagnes se montent aux Etats-Unis et arrivent en France et dans les autres pays européens via les médias espagnols. Ce qui est absurde, c’est qu’elles sont régulièrement reprises par les partis de gauche comme étant véridiques, sans qu’ils se donnent la peine de vérifier leur contenu.

J’ai vécu cette situation au Parti socialiste. Je me rappelle qu’une fois j’ai demandé au premier secrétaire du Parti s’il était d’accord avec un communiqué qui allait être publié contre Chavez. Il m’a dit qu’il ne savait pas de quoi il s’agissait. Après lui avoir expliqué que l’information était tronquée, on a décidé de vérifier d’où provenait l’idée centrale du message, jusqu’à ce qu’on aboutisse à ce que je considère comme des agents d’influence de Washington. Pure coïncidence ? Les auteurs étaient des personnes qui avaient été invitées aux Etats-Unis par des institutions politiques ou des universités, tous frais payés. Cela crée des relations de reconnaissance mutuelle, d’amitié et de gratitude, que ces personnes manifestent en appuyant ces campagnes d’opinion quand on le leur demande. Ces personnes existent dans le PS et dans beaucoup d’autres partis en Europe, de droite comme de gauche, et elles sont directement liées aux agences étasuniennes. Elles sont en quelques sortes payées pour accompagner leurs intérêts.

HCO : Et dans ce contexte que tu décris, qu’en est-il de Cuba ? On ne peut pas oublier que ce processus a été constamment attaqué depuis plus de cinquante ans.

J-LM : Je ne suis pas un fin connaisseur de Cuba, mais en revanche j’en suis un observateur attentif. Je peux dire que Cuba, en Amérique latine, bénéficie d’une autorité et d’une audience qui est totalement incomprise en Europe. Ici, quand on parle de Cuba, c’est pour la cataloguer comme une dictature et pour dire qu’il n’y a pas suffisamment de liberté. L’obsession des médias, tous attentifs aux Etats-Unis, est de trouver un dissident ou un prétendu prisonnier politique pour en faire un héros et ainsi justifier leurs dénigrements. Ils ne mentionnent jamais les presque 600 attentats que la CIA a préparés contre Fidel Castro, ni le terrible embargo imposé par les Etats-Unis.

En Europe, Cuba fait les frais d’une vision totalement déséquilibrée et absurde. Ici on nous empêche de comprendre la réalité politique, humaine et même spirituelle de ce pays et de l’Amérique latine en général. Cuba génère de la vindicte parce qu’elle incarne un sentiment d’indépendance, parce qu’elle a donné une autre vision de la souveraineté populaire. De quelle souveraineté populaire pourrait-on parler en Europe, quand les nations elles-mêmes sont soumises in fine aux Etats-Unis, et ses citoyens soumis individuellement à des contrôles étatsuniens ? Quelle souveraineté populaire existe-t-il en France où, par exemple, la majorité des citoyens vote contre la Constitution européenne et où le gouvernement la fait ensuite approuver par le Parlement ?

Il faut être lucide et comprendre que Cuba provoque de la hargne chez les puissants car c’est le foyer qui maintient l’idée, le rêve éveillé de pouvoir construire quelque chose de différent, et qui continue à avancer, malgré tous les problèmes matériels auquel elle est confrontée. Je félicite Cuba, sa résistance et les contributions qu’elle a faites à la science, à la culture, au sport et à l’histoire universelle.

Beaucoup d’hommes politiques, de médias et d’intellectuels en Europe ne veulent pas comprendre qu’en Bolivie, au Venezuela et dans d’autres nations sud américaines, la majorité a décidé de se gouverner librement. Et cette rébellion latino-américaine n’est pas nouvelle : elle existe depuis les guerres d’indépendance, il y a 200 ans. Les Latino-Américains ont toujours cultivé la rébellion par soif de liberté.

HCO : Et pour terminer ?

J-LM : Chaque fois que j’en ai l’occasion, je parle de l’Amérique latine, et en particulier de ces peuples qui luttent actuellement pour construire leur société différemment. En Europe, on devrait regarder dans cette direction, car c’est une source d’inspiration, de connaissances, de lutte et d’optimisme, dont on a bien besoin ici. Il n’existe pas d’autre endroit au monde où l’on trouve tout cela.

Hernando Calvo Ospina
journaliste et collaborateur du Monde diplomatique.
Une version en espagnol de cet entretien a été publiée sur le site de l’auteur :
http://www.hernandocalvoospina.com/

NOTE DU GRAND SOIR :

On se souvient aussi qu’en avril 2009, c’est la présence d’Hernando Calvo Ospina dans un avion régulier d’Air France qui incita les USA à dérouter cet avion. Voir : http://www.legrandsoir.info/L-homme...




Edité par T 34 - 23 Jun 2010 à 20:34
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La Havane. 24 Juin 2010

Derniers préparatifs à Otavalo pour le Sommet de l’ALBA

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QUITO, 23 juin. — Une intense activité règne aujourd’hui dans la ville équatorienne d’Otavalo, qui s’apprête à accueillir le Sommet de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), consacré à la question des peuples autochtones et des afro-descendants.

Des membres des Forces armées, de la Police nationale, du ministère des Affaires étrangères, du Secrétariat des Peuples et de la Ville, mettent la dernière main aux préparatifs d’aménagement et de sécurité du Colisée Federico Paez, où se déroulera la cérémonie d’inauguration de cette rencontre qui durera deux jours.

Selon l’agence AFP, dans le cadre du Sommet d’Otavalo –ville originaire d’un des peuples indigènes équatorien-, quatre tables rondes se pencheront ce jeudi sur les questions concernant l’interculturalité, le racisme, le changement climatique et le commerce extérieur entre les peuples.

«La construction de l’Etat plurinational et interculturel va beaucoup plus loin que le facteur ethnique et concerne les divers secteurs de la société», a indiqué la ministre équatorienne des Peuples, Alexandra Ocles.

Les indigènes et les afro-descendants «sont des secteurs de la société exclus de tous les espaces, surtout de la sphère politique», a-t-elle déclaré à la presse.

Par ailleurs, le ministre bolivien des Affaires étrangères, David Choquehuanca, devrait intervenir avec Alexandra Ocles lors de la Conférence centrale du Sommet. A l’ordre du jour: L’analyse de la transition de l’Etat colonial vers des modèles d’Etats multiculturels, interculturels et plurinationaux.

Il est également prévu de constituer un Conseil des autorités indigènes et de descendants d’Africains qui fonctionnera dans le cadre de l’ALBA.

 
 
Chávez
 
 
 
 
 

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Rafael Correa a appellé à beaucoups étudier Karl Marx.
 

 

 



Edité par T 34 - 26 Jun 2010 à 19:56
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L'internationale socialiste ne respecte pas les gouvernements socialistes sudaméricains
 

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Le MIR du Chili, rejette le rapport biaisé, élaboré par la mission de l'Internationale Socialiste  qui a visitée le Vénézuéla au début de l'année et présenté récemment à la réunion du Conseil de l'IS à New York.

Une mission de l'Internationale Socialiste a visitée le Vénézuéla entre le 20 et le 23 janvier 2010, menée par le Secrétaire Général Luis Ayala, et composée de Peggy Cabral du PRD de République Dominicaine; Renée Fregosi du PS de France; Paulina Lampsa du PASOK de Grèce; Emilio Menéndez del Valle du PSOE d'Espagne et Jesús Rodríguez de l'UCR d'Argentine. Cette délégation a seulement eu des réunion avec les partis d'opposition vénézuélien, convertissant le contenu du rapport  dans la qualification "a prioris le gouvernement du gouvernment du président Chávez et biaisée".
 
Le communiqué :
 
Déclaration publique
 
Le Mouvement de Gauche Révolutionnaire - MIR, voit avec préoccupation les condamnations faites dans le cadre de la réunion de l'Internationale Socialdémocrate - IS -réalisée récemment dans la ville de New York, approuvant la déclaration de condamnation contre le gouvernement légitime du Vénézuéla, calificant de Dictateur le Président Hugo Chávez.
 
La coalition binominale nommée Concertation, est contumière a s'ingérer depuis le Chili dans les affaires internes d'autres nations, considérant comme le modèle de sous développement à suivre dans le tiers monde, pour ne jamais rompre les chaînes de la surexploitation impérialiste du capitalisme néolibéral. La Concertation considère que le leg pinochetiste de domination, qu'ils ont maintenu au Chili et qui restreint constitutionnellement la liberté, l'indépendance et la souveraineté nationale et populaire, est "la démocratie" a laquelle doivent aspirer les autres nations du monde.

Non seulement, comme observe la presse nationale, le PPD et le PS souscrivent a cette déclaration, mais en plus ils celebrent à Santiago du Chili un séminaire où les nommé cerveaux de la Concertation ont enseignés à l'opposition vénézuélienne, a manipuler les personnes offrant le paradis pour faire ensuite vivre dans un enfer la majorité du peuple, car ceci est ce qui se passe au Chili. Selon la presse les noms des professeurs déclarés comme cerveaux de la concertation, furent Enrique Correa (PS), Genaro Arriagada (DC), Sergio Bitar (PPD), Sergio Molina (DC), René Cortázar (DC), Ernesto Ottone (PPD), Juan Carvajal (PS), le conseillé le plus proche de Bachelet et celui qui lui écrivait les discours.

Comme ces groupes ont occupés de forme factuelle l'espace communicationel au Chili, et se sont convertit en un espace coecitif qui gouverne le pays pendant 20 ans, peuvent donner des leçons de comment depuis un nombre ronflant que le peuple identifie comme le politique "positif", réaliser les politiques les plus vile pour les peuples, utilisant le récit linguistique, disant ce que veulent entendre les personnes sans avoir la moindre intention de réaliser ses promesses, mais pourtant, apparaissent depuis comme victimes.

Nous croyons fermenment dans l'autodétermination des peuples, dans l'aspiration d'atteindre la tant désirée liberté et égalité dans les droits sociaux, politiques et économiques de la majorité des peuples. Nous croyons fermement qu'aspirer à la construction du socialisme comme modèle économique est un droit de la majorité, qui le nécessite pour se développer pleinement comme être humains.
 
Nous insistons que bêtement, les partis de la Concertation et d'autre ont signé des condamlnations comme celles qui se succèdent contre Cuba au parlement, et sortent les dissident pour montrer qu'ils y en a quelques uns qui ne sont pas d'accord, parce qu'il y a maintenant des de signatures ou des condamnations. Ils mentent une fois de plus ces meêms personnages qui ont condamné leur propre peuple à vivre des aumones que les groupes économiques monopolistes veulent bien leur donner.

Nous envoyons notre salut solidaire et inpliquer au Gouvernement du Vénézuéla, au Président Hugo Chávez, et à sa démocratie politique, sociale et d'économie participative.

En avant, avec toutes les forces de l'Histoire.
 

Comité Central
Movimiento de Izquierda Revolucionaria
MIR de Chile
Santiago de Chile, 25 de junio de 2010

www.mir-chile.cl
 
 
 




Edité par T 34 - 06 Jul 2010 à 23:54
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Hugo Chávez et Rafael Correa déposent les restes de Manuela Sáenz dans le Panthéon National de Caracas

Caracas, 5 juillet, (RHC)--. Les présidents du Venezuela et de l’Equateur, Hugo Chávez et Rafael Correa ont déposé les restes de Manuela Sáenz, héroïne des guerres d’indépendance latino-américaine, aux côtés de ceux de Simón Bolívar, son compagnon de lutte.

« Si nous appelons Bolívar le Père de la Patrie, nous appellerons désormais Manuela la Mère de la Patrie, la mère de la Révolution » a relevé Hugo Chávez au cours de la cérémonie organisée au Panthéon National de Caracas, à l’occasion du 199e anniversaire de l’indépendance du Venezuela.

Le président équatorien avait auparavant mis l’accent sur l’esprit émancipateur de celle qui a lutté aux côtés de Simón Bolívar pour la liberté de l’Amérique Latine.

Rafael Correa est intervenu au cours d’une session extraordinaire de l’Assemblée Nationale et doit se réunir avec son homologue vénézuélien pour analyser toute une série de questions liées aux programmes de coopération bilatérale et à l’ordre du jour de l’ALBA, l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique, organisation à laquelle appartiennent les deux pays

 
 
 
 
 
 
 
 
 



Edité par T 34 - 09 Jul 2010 à 21:34
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L’Assemblée Nationale du Venezuela adopte une loi favorisant les communautés indiennes frontalières avec le Brésil

Caracas, 9 juillet, (RHC)--. L’Assemblée Nationale du Venezuela a adopté une loi reconnaissant les droits des peuples indiens habitant à proximité de la frontière brésilienne.

Cette loi a pour but de faciliter l’accès des communautés indiennes à l’enseignement public gratuit, aux services médicaux même si elles sont implantées du côté brésilien de la frontière.

L’Assemblée Nationale du Venezuela a tenu compte de la déclaration de l’ONU accordant aux Indiens vivant aux frontières, le droit à la double nationalité.

Le Parlement vénézuélien a par ailleurs ratifié l’accord passé avec le gouvernement de la Dominique pour la création d’une entreprise mixte pour la production et la commercialisation du café, dans le cadre de l’ALBA, l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique.

Ce projet prévoit le montage d’un centre de torréfaction au Venezuela. Ce pays détiendrait 51% des actions et la Dominique, le reste.

L’entreprise serait propriétaire unique de la firme dans l’île antillaise sur la base de l’égalité, du respect mutuel de la souveraineté et de la réciprocité des avantages.

L’étude biologique et psychosociale des handicapés est complétée dans 21 des 25 provinces équatoriennes

Quito, 9 juillet, (RHC)--. L’étude biologique et psychosociale des handicapés physiques et moteurs de l’Equateur termine ce vendredi dans la province de Santa Elena. Ainsi, les brigades multidisciplinaires de spécialistes cubains et de généralistes équatoriens complètent cette étude dans 21 des 25 provinces de ce pays.

La brigade, qui prend le nom de Manuela Espejo, héroïne de l’indépendance équatorienne, ont rendu ce vendredi, les résultats de la recherche devant les autorités provinciales et la représentation de la vice-présidence, chargée de l’application du programme.

200 généticiens, pédiatres, neurophysiologistes, orthophonistes et psychologues cubains et une centaine de généralistes équatoriens ont recensé, dans cette province, 4 815 handicapés physiques et moteurs.

Cette étude spécialisée s’effectue dans le cadre des programmes de coopération de l’ALBA, l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique.


11/07/2010
 

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Edité par T 34 - 13 Jul 2010 à 14:29
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La Bolivie demande à l’ONU d’inclure l’eau dans les droits humains

La Paz, 12 juillet, (RHC)--. L’ambassadeur de Bolivie auprès de l’ONU, Pablo Solon, a formellement demandé aux Nations Unies d’inclure l’accès à l’eau sur la liste des droits humains irrévocables.

Les medias boliviens reproduisaient cette fin de semaine le brouillon de la lettre avant son envoi au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

La proposition bolivienne doit faire l’objet de débats dans les semaines à venir et le texte final sera présenté par le président de l’Assemblée générale, à la fin du mois.

Dans sa lettre l’ambassadeur de Bolivie auprès des Nations Unis signale que le fait que l’accès à l’eau ne constitue pas un droit humain obligatoire est à l’origine du contrôle des décisions politiques à des institutions ne répondant pas aux Etats membres de l’ONU.




Edité par T 34 - 19 Jul 2010 à 12:47
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L’Amérique Centrale: le retour des matines yankees

Pendant que les tambours de la guerre résonnent relativement loin, au Moyen Orient, et dans la péninsule coréenne, les pays centraméricains sont victimes d’une occupation militaire silencieuse de la part des Etats-Unis qui sont en train de compléter un nouveau schéma de domination continentale.

Après la fin des conflits militaires en Amérique Centrale et la concrétisation des Accords Torrijos-Carter en vertu desquels la souveraineté sur le Canal est revenue à Panamá, le Pentagone a décidé de retirer le gros de ses troupes, bien qu’il soit resté cramponné à certaines enclaves militaires d’une importance particulière.

Parmi elles figurent la Force de Tâche Bravo, dans la base de Soto Cano, plus connue sous le nom de Palmerola, au Honduras- qui fournit de l’appui avec des hélicoptères à des opérations en Amérique Latine et dans les Caraïbes. Il y a aussi la base de Comalapa, au Salvador, qui a une importance vitale pour le contrôle du Pacifique-Est, de la Caraïbe Occidentale et de l’Amérique Centrale-.

La perte des bases militaires à Panamá et ultérieurement de la base de Manta, en Equateur, a accéléré la mise en place d’un nouveau schéma militaire étasunien qui a inclus le transfert sous les ordres du Commandement Nord, de ses forces détachées à Puerto Rico, aux Îles Vierges aux Bahamas et aux Iles Turks-et-Caïcos et le renfort du rôle de nouveau gendarme de Washington que joue la Colombie en Amérique Latine.

Avec l’occupation de Malambo et de Carthagène, dans les Caraïbes; de Malaga, dans le Pacifique ; de la base aérienne de Palanquero et des casernes de Larandia, Tolemaida et Apiay, Washington s’est muni d’une force d’action immédiate sans précédents dans la région.

Maintenant l’étau se resserre avec l’envoi d’importantes forces en Amérique Centrale sans faire de bruit et à l’ombre des conflits lointains plus médiatisés.

En septembre 2009, l’on a annoncé la signature d’un traité avec le nouveau gouvernement panaméen qui a permis le cantonnement de forces dans la Baie Piña, dans la province de Darien, frontalière avec la Colombie et à Punta Cica, dans la province de Veraguaz, à quelque 300 kilomètres au Sud-Ouest de la ville de Panama, la capitale.

Pour apaiser les critiques, le Président Ricardo Martinelli a assuré à ses concitoyens, qui ont vécu pendant presque un siècle sous la botte des soldats yankees, que les opérations ne se feront qu’en haute mer et que leur seul but est le contrôle du flux de stupéfiants par voie maritime vers le Nord.

Comme l’affaire pressait, l’on sait que le Pentagone a affrété des avions Antonov pour transporter les vedettes déjà armées de sorte qu’elles puissent entrer en action immédiatement.

Le Traité passé avec la nouvelle présidente du Costa Rica, Laura Chinchilla a soulevé bien plus de critiques. Elle a accepté l’arrivée de 46 navires de guerre; de 200 hélicoptères; de 10 avions Harrier et de 7 000 soldats étasuniens, ainsi que de quelques 3 000 civils, dans les eaux territoriales costariciennes sous prétexte aussi de la lutte contre le trafic de drogues.

Les réactions à ces mesures de l’Exécutif, ratifiée par le parlement, ont été très énergiques car le Costa Rica a renoncé à avoir une armée vers la moitié du siècle dernier et il a été neutre à l’égard de la majorité des conflits déclenchés en Amérique Centrale.

Plus récemment, des organisations sociales du Honduras ont condamné la décision du Président Porfirio Lobo de permettre la création de 2 nouvelles bases militaires étasuniennes, l’une dans l’Ile Guanaja, dans les Caraïbes et l’autre, qui a déjà été inaugurée, dans le département de Gracias a Dios, frontalier avec le Nicaragua.

Les Etats-Unis complètent ainsi un nouveau schéma de domination militaire continentale dans lequel ce qui préoccupe le plus Washington n’est pas le trafic de drogue, d’armes et d’autres formes du crime organisé, mais l’avancée des forces politiques révolutionnaires, anti-impérialistes et souveraines, dans ce qu’il continue à considérer son arrière-cour.

Bien que l’on ait parlé de ce thème, il faut encore que bien plus de voix s’élèvent et qu’elles se fassent entendre plus fort encore contre la présence de ces chevaux de Troie étasuniens dans la région




Edité par T 34 - 20 Jul 2010 à 18:39
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Chávez se rendra à Cuba pour l’anniversaire de l’assaut de la caserne de la Moncada

20 Juillet 2010 Cubadebate, traduit par danielle Bleitrach pour changement de société. Le président vénézuélien, Hugo Chávez a annoncé, ce mardi, qu’il va se rendre lundi prochain à « Cuba révolutionnaire » pour participer au « grand jour » de l’anniversaire de l’assaut de la caserne de la Moncade et signer différents accords bi-latéraux.

« J’annonce que nous serons le 26 juillet dans Cuba la révolutionnaire dans ce grand jour qui est celui de l’anniversaire de l’assaut de la caserne de la Moncade, avec Raúl, avec Fidel, avec le peuple cubain”, a-t-il dit dans événement de décoration des agents de la police Nationale Bolivarienne (PNB)

Le mandataire vénézuélien a qualifié de ridicules les opinions de l’opposition que l’accuse d’avoir transformé le Venezuela en une colonie cubaine.

La bourgeoisie attaque dur Cuba. le dernier ridicule est que nous sommes une colonie de Cuba » a-t-il remarqué après avoir proposé la publication d’un texte intitulé les « Bêtises de la bourgeoisie vénézuélienne ».

 » Cuba est libre, le Venezuela est libre, nous sommes deux pays libres, qui unissons nos efforts, à l’intérieur de l’ALBA » (l’Alliance Bolivariana pour l’Amérique), a-t-il ajouté.

Durant l’événement télévisé, le leader du « socialisme du XXIe siècle » a affirmé : « Il ne faudra pas s’étonner » si Fidel Castro qu’il considère comme son père politique, « apparait par ici à n’importe quel moment ».

« Grâce à Cuba et à son appui! », s’est-il exclamé et il a affirmé qu’à Cuba il a prévu signer de nouveaux accords d « union économique » bilatérale, mais dans le cadre de l’ALBA, dans des secteurs « de l’ éducation et de la santé ».
l’ALBA, est un organisme régional impulsé par le Venezuela et qui se guide sur  des principes comme la solidarité et la complémentarité économique, non la compétitivité, comme Chávez a expliqué, est aussi formé par la Bolivie, l’Équateur, le Nicaragua, Antigua-et-Barbuda, la Dominique et San Vicente  et Les Grenadines.


La Guyane va devenir observateur de l'ALBA


Edité par T 34 - 22 Jul 2010 à 18:07
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Pourquoi les marines débarquent-ils au Costa Rica ?

Atilio A. Boron

Traduit par  Esteban G.
Edité par  Michèle Mialane

 

Avec les voix du parti du gouvernement, le Partido Liberación Nacional (PLN), du Movimiento Libertario et du député chrétien évangélique du parti Renovación Costarricense, Justo Orozco, le Parlement du Costa Rica a autorisé, le 1er juillet dernier, l’entrée dans le pays de 46 navires de guerre de l’Armada US, de 200 hélicoptères et chasseurs, et de 7000 marines.

 

Les marines utilisent un bon bain de merde aux prisonniers d’Abu Ghraib pour enseigner la démocratie en Irak.
Maintenant ils s’installent au Costa Rica pour faire de même avec les Latino-américains.

 
Même si les nombreuses versions qui circulent ne permettent pas d’identifier clairement l’origine de cette décision, l’hypothèse la plus plausible - presque une évidence- semble être que Washington lui-même a sollicité l’entrée des troupes. Le silence de la presse états-unienne à ce sujet est éloquent, de même que l’absence d’explication dans les communiqués de presse quotidiens des départements d’État et de Défense au sujet de cette autorisation. Tout ceci alimente le soupçon que la Maison Blanche a bien pris l’initiative favorablement avalisée parle Parlement costaricain et exigéune grande discrétion à ce sujet. L’explication que l’on a donnée au pays centraméricain, c’est que la situation actuelleau Mexique forçait les cartels de la drogue à modifier leurs traditionnelles routes de transit et de passage vers les USA et que pour déjouer cette manœuvre il était urgent de déployer un puissant contingent de forces militaires dans l’isthme d’Amérique centrale, condition sine qua non pour lutter efficacement contre le narcotrafic. Comme c’était prévisible, le gouvernement de la présidente Laura Chinchilla- étroitement liée depuis de nombreuses années à l’USAID ; rien que ça !- a donné, comme ses parlementaires, son accord à la requête de Washington
 
 



Les femmes enrôlées dans les marines enseignent aussi la démocratie

 
Prendre prétexte du narcotrafic n’étonne personne puisque c’est ce que Washington fait couramment- sauf lorsqu’un tremblement de terre en…Haïti - permet dejustifier l’intrusion de militaires US dans les pays de Notre Amérique. Cependant, la crédibilité de cet argument est battue en brèche, les pays qui se distinguent par leur production et la commercialisation des drogues, étant précisément, ceux qui ont une importante présence militaire US. Ainsi que le démontremon livre Le Côté Obscur de l’Empire – La Violation des droits humains par les États-Unis, des sources onusiennes inattaquables (l’ONUDC, Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime) prouventgrâce à des statistiques écrasantes, que la production et l’exportation d’opium ainsi que la fabrication d’héroïne sont en net progrès en Afghanistan depuis que les troupes US y sont entrées, de même qu’en Colombie la présence états-unienne n’a pas empêché (au contraire) une extension des plantations de coca. [1]
 
Plus personne ne devrait s’en étonner, et pour plusieurs raisons. L’une d’entre elles est que le pays qui s’arroge le droit de combattre le narcotrafic partout dans le monde, fait preuve d’une incapacité aussi criante que suspecte à le faire à l’intérieur de ses propres frontières, qu’il s’agisse du démantèlement des réseaux qui lient les maffias de la drogue avec les autorités, les polices et les juges locaux et des différents états et rendent possible le commerce de la drogue, ou bien de la mise en œuvre d’une campagne efficace d’information pour limiter l’addiction et s’occuper des drogués. Nous insistons, il n’y a, là, rien de surprenant, vu que le narcotrafic est une manne financière dont le chiffre atteint 400.000 millions de dollars par an, « blanchis » dans les nombreux paradis fiscaux que les principaux pays capitalistes (en commençant par les USA et l’Europe) ont établi dans tous les coins de la planète pour être finalement incorporésdans le système bancaire officiel et, ainsi, venir grossir les affaires du capital financier.
 
D’autre part, la faiblesse et l’inconsistance du prétexte de la « lutte contre le narcotrafic » sont plus évidentes encore lorsque l’on sait que les USA sont les premiers producteurs mondiaux de marijuana, et que selon une étude de la Fondation Drogue Science, ce trafic rapporte à ce pays plus de 35.000 millions de dollars, un chiffre supérieur à la valeur de la production de blé et de maïs réunis. [2] Et troisièmement, comment sous-estimer l’importance que peuvent avoir le contrôle et la gestion du commerce des drogues pourmaintenir la domination impérialiste dans les régions extérieures de l’Empire ? N’est-ce-pas la Grande-Bretagne qui avait réintroduit l’opium en Chine (drogue qui avait été interdite par l’empereur Yongzheng à cause des ravages qu’elle occasionnait à son peuple) et dont la consommation massive avait servi à équilibrer les déficits de sa balance commerciale avec le Céleste Empire? Pour pousser les Chinois à cette addiction, les Britanniques et les Portugais ont livré deux guerres, l’une de 1839 à 1842 et l’autre de 1856 à 1860, à la suite desquelles ils avaient établi deux têtes de pont pour organiser le trafic d’opium dans toute la Chine : une à Hong Kong, sous contrôle anglais, et une autre à Macao, dominée par les Portugais. Pourquoi devrions-nous penser aujourd’hui que les USA, fils supposé de l’empire britannique, serait animé par d’autres intérêts lorsqu’il déclare, avec hypocrisie, la guerre au narcotrafic ? N’est-il pas préférable pour ses intérêts, d’avoir une Amérique latine gangrenée par la prolifération « d’États en échec »- minés par la corruption qui génère le trafic de stupéfiants et ses séquelles : désintégration du tissu social, mafias, paramilitaires, etc. – et pour ces raisons incapable d’opposer la moindre résistance aux desseins impériaux ?
 
L’autorisation accordée par le Parlement du Costa Rica est prévue pour six mois, à partir du 1er juillet de cette année. Cependant, cette concession, réalisée dans le contexte de l’Initiative Mérida (qui comprend le Mexique et l’Amérique centrale) est un projet qui a des objectifs mais ne s’est fixé aucun délai. C’est pourquoi la probabilité que les troupes US quittent le Costa Rica à la fin de cette année et retournent chez elles, est pratiquement nulle. D’autre part, aussi bien en Europe qu’au Japon, les troupes US qui devaient y demeurer peu de temps après la Seconde guerre mondiale, sont ensuite restées sous le prétexte de la guerre froide, et il y a toujours 65 bases sans que leurs chefs ne témoignent la moindre lassitude ou le désir de rentrer chez eux. À Okinawa, la contestation générale de la population locale contre les occupants yankees – qui protégés par leur immunité, continuent à tuer, violer et voler suivant leurs caprices – n’a pas suffi pour obtenir le démantèlement de la base US. Notons au passage, que cet échec démontre le courage et l’efficacité du gouvernement de Rafael Correa qui, lui, est parvenu à faire dégager les troupes US de la base de Manta. Et au cas où une fronde populaire viendrait exiger que cet exemple si insolite s’applique au Costa Rica, il est fort probable que quelques opérations criminelles comme la CIA sait si bien en orchestrer veilleraient à la faire taire instantanément, surtout avec un gouvernement comme celui de Laura Chinchilla qui se met en quatre pour bien montrer qu’elle est à la botte de l’Empire et soumise à ses diktats.
 
De même que, comme l’établit le Traité Obama-Uribe, la Colombie permet pour l’instant aux USA l’utilisation de sept bases militaires, au Costa Rica, le personnel militaire jouira d’une immunité totale face à la justice costaricaine, et ses membres pourront entrer et sortir à leur gré du Costa Rica, circuler en uniforme et avec leur armes sur tout le territoire national. Cette décision, non contente d’attenter à la souveraineté du Costa Rica, atteint le comble du ridicule pour un pays qui, en 1948, avait supprimé son armée, ce qui lui a permis en grande partie de développer une politique sociale plus avancée dans un contexte régional centraméricain très déprimant à cause de la débandade du gendarme oligarchique. Pour ce qui est de l’armement, l’autorisation du Parlement permet l’entrée de garde-côtes et de petites navettes mais aussi d’autres navires comme le porte-avions de nouvelle génération, leMakin Island, mis à flot en août 2006, prévu pour abriter 102 officiers et 1449 marines, et transporter 42 hélicoptères CH-46, cinq chasseurs AV-8B Harrier et six hélicoptères Blackhawks. En outre, le décret qui a été voté étend l’autorisation à l’entrée de navires tels que l’USS Freedom, baptisé en 2008, armé pour combattre les sous-marins et conçu pour naviguer en eaux basses. L’autorisation prend également en compte d’autres bateaux de type catamaran, un navire-hôpital et des véhicules de reconnaissance et de combat amphibies. Un armement et du matériel qui, en définitive, ne servent à rien pour combattre le narcotrafic, dans le cas hypothétique où telle serait la volonté des occupants. Il est plus qu’évident que leur objectif est tout autre.

 Aircraft carrier USS Makin Island (voyons, il est là pour la guerre contre la drogue...)
 
Il faut situer cette initiative du gouvernement US dans le contexte de la militarisation croissante de la politique extérieure des USA qui, dans le cadre de l’Amérique latine, s’est déjà manifestée par la réactivation de IVe flotte, la signature du traité Obama-Uribe, l’occupation militaire de facto de Haïti, la construction du Mur de la honte à la frontière entre le Mexique et les USA, le coup d’État au Honduras, suivi de la légitimation de la fraude électorale qui a hissé à la présidence Porfirio Lobo, la concession de nouvelles bases militaires par le gouvernement réactionnaire du Panama, à quoi il faut ajouter maintenant le débarquement des marines sur le territoire du Costa Rica. Et bien sûr, toutes ces opérations sont articulées autour du maintien du blocus et la traque contre la Révolution cubaine et le harcèlement permanent contre le Venezuela, la Bolivie et l’Équateur. Au plan international, le débarquement des marines US au Costa Rica doit être vu dans le cadre de la guerre imminente contre l’Iran et la grotesque provocation contre la Corée du Nord, dont les graves conséquences ont été annoncées depuis pas mal de temps par le Commandant Fidel Castro Ruz dans ses Réflexions.
 
En conclusion, l’Empire poursuit la militarisation de la région ses préparatifspour une aventure militaire d’ampleur mondiale. Si l’agression contre l’Iran devait finalement avoir lieu, comme les préparatifs de ces derniers jours le laissent penser, la gravissime situation internationale qui en résulterait pousserait les USA à s’assurer, à n’importe quel prix, du contrôle absolu et sans faille de ce que ses stratèges géopolitiques appellent la grande île américaine, un gigantesque continent qui s’étend de l’Alaska jusqu’à la Terre de Feu, isoléaussi bien de la masse eurasienne que de l’Afrique, et qui, selon eux, joue un rôle fondamental pour la sécurité nationale des USA. Voilà la raison fondamentale pour laquelle c’est précisément là qu’a débuté la militarisation à outrance de la politique étrangère états-unienne. Il est ridicule de vouloir convaincre nos peuples que la vingtaine de bases militaires installées en Amérique centrale, du Sud et dans les Caraïbes, et aujourd’hui le débarquement au Costa Rica, ajoutés à l’activation de la IVe Flotte, ont pour objectif de combattre le narcotrafic. Comme l’expérience nous l’enseigne, on ne combat pas le narcotrafic pardes moyens militaires mais plutôt grâce à une politique sociale, que les USA n’appliquent pas sur leur territoire et qu’ils empêchent aussi d’appliquer ailleurs en raison de la mainmise du FMI et de la Banque Mondiale sur les pays vulnérables et endettés. L’exemple de la Colombie et maintenant du Mexique (26.000 morts depuis que le président Felipe Calderón a déclaré la « guerre au narcotrafic » !) attestent que la solution au problème ne passe pas par les marines, porte-avions, sous-marins et hélicoptères armés mais par la création d’une société juste et solidaire, chose incompatible avec la logique du capitalisme et qui répugne aux intérêts fondamentaux de l’Empire. En résumé : le débarquement des marines au Costa Rica a pour objectif de renforcer la domination états-unienne dans la région, de renverser à tout prix les gouvernements considérés comme « ennemis » (Cuba, Venezuela, Bolivie et Équateur), de fragiliser encore plus les gouvernements indécis et ambigus de « centre-gauche » d’Amérique Centrale et de renforcer la droite qui redresse la têtesur tout le littoral du Pacifique (Chili, Pérou, Colombie, Panama, Costa Rica, Honduras et Mexique). Ayant ainsi réorganisé son arrière-cour,  l’Empire aura les mains libres et il aura assuré ses arrières pour aller réaffirmer l’arrogance impériale en portant la guerre sous d’autres latitudes
 

Notas

[1] Cf. Atilio A. Boron et Andrea Vlahusic,El Lado Oscuro del Imperio. La Violación de los Derechos Humanos por Estados Unidos (Buenos Aires: Editions Luxembourg, 2009), p.73.

[2] Cf. El Lado Oscuro, op. Cit., p.72.





Merci à Atilio Boron
Date de parution de l'article original: 17/07/2010
URL de cet article: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=692


 

23/07/2010


Edité par T 34 - 30 Jul 2010 à 17:14
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Jul 2010 à 19:19

Noam Chomsky : les Etats-Unis sont le plus grand terroriste du Monde Entretien avec Luis Ángel Murcia.

 Revista Semana traduit par danielle bleitrach pour changement de société.
 
 24/07/10 Le coteau du Bois, un pan de vie naturelle menacé par la richesse aurifère qu’il cache dans ses viscères, depuis la semaine passée a pris une importance  internationale. Cette réserve placée au centre de Cauca tout près au Massif Colombien, est le cordon ombilical qui connecte  aujourd’hui les indigènes de la région  avec l’un des intellectuels et des activistes plus prestigieux de la gauche démocratique de la planète : Noam Abraham Chomsky. Ceux qui le connaissent assurent qu’il est l’être humain vivant dont les oeuvres, livres écrits ou réflexions, elles sont les les plus lues après la Bible. Sans doute, à 81 ans , monsieur Chomsky est une autorité en géopolitique et sur les Droits de l’homme. Une autorité morale qui fait de lui le citoyen nord-américain parmi les critiques les plus virulents de la politique expansionniste et militaire que les États-Unis appliquent dans l’hémisphère. Dans son pays et en Europe il est écouté et lu avec beaucoup de respect,il a gagné tous les prix et reconaissances comme activiste politique et ses oeuvre en linguistique comme ses analyse politiques ont été récompensées.

Son passage discret par la Colombie n’était pas pour recevoir des lauriers officiels, mais pour recevoir un hommage particulier de la communauté indigène qui vit dans le Cauca. Le coteau Le Bois, a été rebaptisée du nom de Caroline, le nom de son épouse, la femme qui durant presque toute sa vie l’a accompagné. Elle est morte en décembre 2008. Au milieu de son programme, coordonné par la CUT et la Defensoría du Peuple de la Vallée, monsieur Chomsky a pris quelques minutes pour accorder en exclusivité à Semana.com quelques paroles.

Semana.com : quel signification a pour vous cet hommage ?

Noam Abraham Chomsky : Je suis très ému; spécialement de voir que les pauvres gens qui n’ont pas de richesses capable de faire ce type d’hommage, alors que les gens les plus riches ne le prêtent pas ‘attention à ce type de choses.

Semana.com : Vos trois fils connaissent-ils cet hommage ?

N.A.C : Ils le savent tous et savent pour le bois. J’ai aussi une fille qui travaille en Colombie contre les entreprises internacionale des minières, elle est aussi au courant.

Semana.com : Dans cette étape de votre vie qu’est ce qui vous passionne le plus : la linguistique ou l’activisme politique ?

N.A.C : j’ai été complètement schizophrène depuis que je suis jeune. Cela doit être du au fait que nous avons deux hémisphères dans le cerveau. 

Semana.com : Au compte de cet activisme vous avez eu  des problèmes avec quelques gouvernements, l’un d’eux et le plus récent a été avec Israël, qui vous a empêché de rentrer  terre palestinienne pour donner une conférence.

N.A.C : C’est certain, je n’ai pas pu le faire malgré le fait que j’ai été invité par une université palestinienne, mais je me suis trouvé avec un blocage à la frontière. Si la conférence avait été  pour Israël, ils m’auraient permis de passer.

Semana.com : cette censure a-t-elle à voir de l’un de vos  livres intitulé : Guerre ou Paix au Moyen-Orient ?

N.A.C : C’est à mettre  au compte de mes 60 années de travail pour la paix entre Israël et la Palestine. J’ai réellement vécu en Israël.

Semana.com : comment qualifiez vous ce qui se passe au Proche Orient ?

N.A.C : Dès 1967 le territoire palestinien a été occupé et cela a fait de la Gaza la prison en plein air la plus grande du monde où la chose unique qui leur reste à faire est de mourir.

Semana.com : êtes vous arrivé à vous faire des illusions sur les nouvelles attitudes du président Barack Obama ?

N.A.C : Il est très similaire à George Bush, je l’avais déjà écrit. Il a fait plus que nous attendions en ce qui concerne l’expansionisme militaire. La chose unique qui a changé avec Obama a été la rhétorique.

Semana.com : Quand Obama a été récompensé par le prix Nobel de Paix: qu’est-ce vous avez  pensé ?

N.A.C : une Demi-heure après la nomination, la presse norvégienne m’a demandé ce que j’en pensais et j’ai répondu : ‘si on veut établir un record, ca n’a pas été la pire nomination ‘. Le Nobel de la Paix est une plaisanterie.

Semana.com : les États-Unis continuent-ils de répéter ses erreurs d’interventionnisme ?
 
N.A.C : c’est une réussite. Par exemple, la Colombie a le pire record de violation de Droits de l’hommen depuis l’interventionnisme militaire des États-Unis.

Semana.com : quelle est votre  opinion sur le concept de guerre préventive qu’ont annoncé les États-Unis ?

N.A.C : ce concept n’existe pas, c’est simplement une forme d’agression. La guerre faites à l’Irak a été si agressive et terrible qu’elle est assimilé à ce que les Nazis ont fait. Si nous appliquions la même règle Bush, Blair et Aznar seraient pendus, mais la force s’applique sur les plus faibles.

Semana.com : qu’est-ce qui passera avec l’Iran ?

N.A.C : Aujourd’hui une grande force navale et aérienne est en train de menacer  l’Iran et il n’y a que l’Europe et les Etats-Unis. pour penser que cela est bien. Le reste du monde croit que l’Iran a le droit d’enrichir l’uranium. Au Moyen Orient, il y a trois pays (Israël, le Pakistan, l’Inde) qui ont développé des armes nucléaires avec l’aide d’Etats-Unis. et ils n’ont  n’ont pas signé de traité.

Semana.com : Croyez-vous à la   guerre contre le terrorisme ?

N.A.C : les États-Unis sont le plus grand terroriste du monde. On ne peut pas penser à un pays qui a causé plus dommage qu’eux. Pour les Etats-Unis. un terrorisme est celui qui nous fait ce que nous lui faisons .

Semana.com : y a-t-il une juste guerre des États-Unis ?

N.A.C : La participation dans la deuxième guerre mondiale a été légitime et de plus ils sont entrés trop tard.

Semana.com : à cause  des ressources naturelles au Moyen-Orient cette guerre peut-elle se répéter en Amérique latine ?

N.A.C : C’ est différent. Ce que les États-Unis ont fait l’Amérique latine c’est d’imposer traditionnellement les dictatures brutales militaires qui ne sont pas discutées par le pouvoir de la propagande.

Semana.com : l’Amérique latine est-elle réellement importante pour les États-Unis ?

N.A.C : Nixon a dit : « Si nous ne pouvons pas contrôler en Amérique latine comment nous pourrons contrôler au monde ».

Semana.com : la Colombie joue-t-elle un rôle dans cette géopolitique étrangère ?

N.A.C : Une Partie de la Colombie a été volée par Theodore Roosevelt avec le canal de Panama. Dès 1990 ce pays a été le plus grand récipiendaire d’aide militaire américaine et depuis la même date il détient les plus grands record en matière de violation de Droits de l’homme dans l’hémisphère. Avant  le record avait été le Salvador qui recevait curieusement aussi une aide militaire.

Semana.com : suggérez-vous que ces violations ont une relation avec les États-Unis ?

N.A.C : Dans le monde académique on dit qu’une corrélation existe entre l’aide militaire que les Etats-Unis donnent. et la violence dans les pays qui la reçoivent.

Semana.com : qu’est-ce vous pensez des  bases militaires étrangères qui existent en Colombie ?

N.A.C : ce n’est pas une surprise. Après le Salvador, c’est l’unique  pays de la région disposé à permettre qu’elles s’installent. En attendant la Colombie continue de faire  ce que les Etats-Unis lui demandent de faire, ceux-ci ne vont jamais renverser le Gouvernement.

Semana.com : quand est ce que les  Etats-Unis. démolissent des gouvernements l’Amérique latine ?

N.A.C : Rien que dans cette décennie ils ont appuyé deux coups d’Etat. Le coup  militaire manqué du Venezuela en 2002 et en 2004 ils ont séquestré à Haïti le président élu et ils l’ont envoyé en Afrique. Mais maintenant il est plus difficile de le faire parce que le monde a changé. La Colombie est l’unique pays latino-américain qui a appuyé le coup au Honduras.

Semana.com : avez-vous quelque chose pour dire des actuelles tensions entre la Colombie, le Venezuela et l’Équateur ?

N.A.C : la Colombie a envahi l’Équateur et je ne connais pas à aucun pays qui accepterait  cela, sauf les États-Unis. Et par rapport au Venezuela les relations sont très compliquées, mais je plaide pour qu’elles aillent mieux.

Semana.com : l’Amérique latine continue-t-elle d’être une région de caudillos ?

N.A.C : c’était une tradition très mauvaise, mais dans ce domaine l’Amérique latine a progressé et pour la première fois le cône le sud du continent est mobilisée en vue d’ intégration pour dépasser ses paradoxes, comme par exemple être une région très riche mais avec une grande pauvreté.

Semana.com : le trafic de stupéfiants est-il un problème exclusif de la Colombie ?

N.A.C : c’est un problème des États-Unis. Est-ce qu’on peut imaginer que la Colombie décide de désinfecter la Caroline du Nord ou le Kentucky où est cultivé le tabac, qui occasionne plus de morts que la cocaïne.

Luis Ángel Murcia
Revista Semana, Bogotá, 21-7-10

 

Edité par T 34 - 26 Jul 2010 à 20:44
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jul 2010 à 17:30
L'eau, un droit humain

Après plus de 15 ans de débats, l'Assemblée générale de l'ONU a reconnu mercredi l'accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires comme un droit humain.

La résolution, présentée par la Bolivie, a été adoptée par 122 voix pour, 0 voix contre et 41 abstentions. Le Canada et les États-Unis font partie des pays qui se sont abstenus.

Le texte « déclare que le droit à une eau potable propre et de qualité et à des installations sanitaires est un droit de l'homme, indispensable à la pleine jouissance du droit à la vie ».

Il souligne entre autres que :

  • 884 millions de personnes dans le monde n'ont pas accès à une eau potable de qualité
  • plus de 2,6 milliards ne disposent pas d'installations sanitaires de base
  • environ 2 millions de personnes, pour la plupart des jeunes enfants, meurent chaque année des suites de maladies causées par une eau impropre à la consommation et l'absence de sanitaires.

La résolution rappelle aussi la promesse de réduire de moitié d'ici 2015 la proportion de personnes n'ayant pas accès à l'eau potable et à des installations sanitaires. En 2000, les dirigeants mondiaux avaient pris cet engagement dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement.

Enfin, la résolution accepte de donner suite à la demande du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, basé à Genève, voulant que l'experte indépendante des Nations unies sur les obligations liées à l'eau en matière de droits de l'homme, la Portugaise Catarina de Albuquerque, fasse un rapport chaque année à l'Assemblée générale sur les progrès en la matière.

C'est un jour historique pour le monde, un grand pas dans la bonne direction.

— Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens et militante pour les droits liés à l'eau

Ancienne conseillère de l'Assemblée générale de l'ONU sur les questions liées à l'eau, Mme Barlow a souligné que certains pays développés s'étaient abstenus de peur « qu'on leur demande de payer la facture » ou que la résolution ne donne « à leurs propres citoyens des outils pouvant être dirigés contre eux ».

Elle a salué le soutien apporté à la résolution par quelques grands pays comme la Chine, la Russie, l'Allemagne, la France, l'Espagne et le Brésil, mais s'est dite « très déçue » de l'abstention de son propre pays, le Canada.

Selon elle, cette décision répond à la volonté du gouvernement conservateur de Stephen Harper d'avoir le droit de commercialiser l'eau. « Ils savent que s'ils disent qu'il s'agit d'un droit de l'homme, ce sera en contradiction avec leur volonté d'en faire une marchandise », a-t-elle expliqué.

De son côté, l'ONG américaine Food & Water Watch a déploré que les États-Unis fassent obstacle à la reconnaissance de ce droit, estimant que les populations pauvres méritaient sa reconnaissance sans plus d'atermoiement.

 


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