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Amérique latine, nouvelle exemple d'émancipation : |
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T 34
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Envoyé : 04 Jun 2010 à 15:37 |
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Documental: La liberación de los pueblos no será televisada
Edité par T 34 - 06 Jun 2010 à 19:32 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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Envoyé : 06 Jun 2010 à 21:03 |
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Des gouvernements de gauche qui reposent sur un socle populaire
Par Jean Ortiz, universitaire
En toute lucidité, où en est l’Amérique latine ?
Au gré de nos conférences, revient l’image d’un continent latino-américain de révolutions en marche. Il nous paraît nécessaire d’affiner une réflexion mesurée, sans excès d’euphorie ni défaitisme, en toute lucidité. Nous savons d’expérience qu’aucun processus historique n’est irréversible, et que les changements sociaux sont l’objet de luttes de classes acharnées. Si l’Amérique latine progresse vers une véritable indépendance, la situation globale reste incertaine, marquée par la confrontation violente (véritable guerre civile froide au Venezuela) de projets stratégiques antagoniques. Les gouvernements de gauche sont en butte à la résistance obstinée de classes dominantes… qui restent dominantes malgré le terrain cédé. Le continent vit des avancées démocratiques et révolutionnaires, des processus de déconstruction des rapports de domination, de colonisation. Les changements au Venezuela, en Bolivie, en Équateur, à Cuba, au Paraguay, en Uruguay, au Brésil, au Nicaragua… obéissent à leurs propres logiques. Les peuples s’y livrent à des processus divers d’invention d’un avenir meilleur. L’alternative, contrairement à l’image simpliste souvent véhiculée, n’est pas entre « réforme » ou « révolution », mais entre la recherche de nouvelles logiques économiques et sociales, plus solidaires, et la soumission à l’impérialisme. Le « réformiste » Lula a promu le retour de Cuba au sein de la communauté latino-américaine. Au-delà de leur diversité, et pour chacun des gouvernements, les politiques du FMI ne sont plus les tables de la loi. L’Amérique latine reste dans le cycle ouvert par l’élection de Chavez, en 1998, par ses déclarations, en décembre 2004 : « Le capitalisme n’est pas la solution. » « Guerre de l’eau » d’avril 2000 en Bolivie, « bataille du pétrole » au Mexique…, des forces politiques et sociales nouvelles inscrivent leur combat dans une articulation inédite avec la politique. Les gouvernements « de gauche » reposent sur un socle populaire. Tous les spécialistes considèrent que l’Amérique latine résiste mieux que d’autres continents à l’actuelle crise économique et financière. Ils attribuent cette spécificité au « quinquennat vertueux » (2003-2008) marqué, dans la majorité des pays, par le retour de la puissance publique et d’un État fort, régulateur et redistributeur (« bourse famille » au Brésil, allocations diverses en Bolivie, augmentation des salaires au Venezuela…). Les réformes engagées radicalement au Venezuela, en Bolivie, en Équateur, ou plus modestement au Brésil, en Uruguay, au Paraguay… ont sorti de la pauvreté 36 millions de personnes. Peu à peu émerge, difficilement, un front commun visant à la conquête d’une intégration régionale indépendante et souveraine. Le 23 mai 2008, à Brasilia, 12 pays fondaient l’Unasur (le président Kirchner en est devenu secrétaire général). Le 23 février 2010, les représentants de 33 pays du continent ont décidé, à Cancun (Mexique), au-delà de leurs conflits et de leurs divergences politiques, de créer un nouveau bloc régional, sans les États-Unis ni le Canada, mais avec Cuba : « Union de l’Amérique latine et des Caraïbes ». Espace commun d’intégration et de « développement soutenable ». Les États-Unis sont désormais engagés dans une contre-offensive pour reconquérir le terrain perdu et « mettre fin à la croisade de Chavez » (The Washington Post du 25 janvier 2010). Des droites dures saignent la Colombie, le Mexique, le Chili, le Pérou… La signature d’un « accord d’association et de libre commerce » entre l’Amérique centrale et l’Union européenne, au récent sommet de Madrid, reflète le poids des impérialismes et des multinationales. L’Union européenne promeut en Amérique latine une politique néolibérale alignée sur celle de Washington. D’autres aspects du sommet de Madrid témoignent du changement d’époque : le président fantoche hondurien a dû renoncer à y participer. La présidente argentine et Evo Morales ont donné à l’Union européenne des « leçons de droits de l’homme » : respect des droits des immigrés, soutien au juge Garzon, condamnation des lois d’impunité, jugement de tous les crimes contre l’humanité… Ombres et lumières ! Edité par T 34 - 16 Jun 2010 à 02:09 |
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Envoyé : 07 Jun 2010 à 13:03 |
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Colombie élections : La nouvelle démagogie en Amérique Latinelundi 7 juin 2010, par Primitivi A propos du premier tour des élections colombiennes, qui ont vu le candidat du parti de l’U (droite, actuellement au pouvoir) devancer fortement tous les autres candidats, Álvaro Cuadra chercheur et enseignant chilien fait la liaison avec les idées des militaires du temps des dictatures. Liaison au finale très logique puisque les militaires appliquaient à l’époque le tout nouveau programme néolibéral des Chicago Boys, et qu’actuellement les gouvernements de droite (et de gauche modérée) continue dans cette idée, voire vont encore plus loin. Les effets de ses politiques désastreuses sont visibles partout, notamment en Europe où, comme ailleurs on détricote patiemment les services publics pour les vendre à la découpe au secteurs privés, l’État ainsi vidé de sa substance n’ayant plus aucune maîtrise ni sur son économie ni sur son fonctionnement. Le rêve néolibéral. La nouvelle démagogie en Amérique Latine Le triomphe de Juan Manuel Santos au premier tour des élections colombiennes met en évidence le déploiement de la nouvelle démagogie latino-américaine, cette fois, en tant que discours de l’aile droite. Comme au Chili de Piñera, Santos, membre d’une famille nantie et ex-ministre de la Défense de l’actuel président Uribe, promet un gouvernement d’unité nationale qui garantit la sécurité démocratique. La figure de Santos est liée à sa lutte contre les FARC, en fait les coups les plus spectaculaires lui sont attribués contre le groupe de guerilleros. Comme l’actuel président chilien, il possède une solide formation économique aux États-Unis. La promesse des politiciens de l’aile droite dans plusieurs pays latino-américains est la même : la baisse de la pauvreté et de la création d’emploi à travers une modernisation accélérée de nature néolibérale. La démagogie de droite réussit à séduire les masses d’électorales avec de rusées promesses de bien-être, spécialement destinées à la classe moyenne. Les arguments sont simples : une poigne de fer utilisant la force militaire ou policière pour combattre la délinquance ou les groupes de guerillas et, en même temps, la création de beaucoup de postes grâce à la croissance économique. De cette façon, l’avenir pacifique et prospère de nos nations reste résolu par une équation simple qui mélange répression et séduction. Il est intéressant de remarquer comment ce type de discours, répété jusqu’à satiété par les médias, a balayé de l’imaginaire social latino-américain ces drapeaux de lutte qui imploraient une réelle justice sociale, une redistribution des richessses, le respect des Droits de l’Homme et un rôle prépondérant de l’État face aux grandes entreprises nationales et étrangères. Jusqu’à présent l’assaut démagogique de la droite latino-américaine n’a donné des résultats qu’au Chili et en Colombie. Les gouvernements de droite arrivent au pouvoir avec l’appui explicite du patronnat, mais avec en plus l’appui implicite d’autres pouvoirs factuels comme les militaires. De sorte que l’accord de sécurité démocratique est en fait l’instauration d’une démocratie de sécurité nationale, un projet politique et social en continuité avec les thèses utilisées par les militaires latino-américains durant les année 80. Il est probable que la même formule soit essayée dans d’autres pays de la région, en constituant un axe continental s’opposant aux gouvernements de gauche, comme c’est le cas de la Bolivie, du Venezuela et de l’Équateur, parmis d’autres. Dans un avenir immédiat, la réalité de l’Amérique latine apparaît scindée entre deux grands pôles orientant la politique régionale. Une réalité qui, en dehors des doutes qu’elle véhicule, complique les processus d’intégration et défini une nouvelle scène pour la première décennie de ce siècle. *Chercheur et enseignant à l’École Latino-américaine de Postgrades [1] ELAP, Université ARCIS. Notes[1] Postgrades : niveau d’études du troisième cycle universitaire |
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Envoyé : 09 Jun 2010 à 22:12 |
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Israël ne se "défend" pas, il pratique le terrorisme en Amérique latine aussi !
Marc Vandepitte
Le monde entier a réagi avec horreur contre l'attentat meurtrier commis par Israël contre un convoi humanitaire. Les brutalités de l'État juif sont connues, en particulier quand il s'agit de la Palestine. Moins connue est l'implication d'Israël dans les guerres sales qui ont eu lieu dans les cinquante dernières années en Amérique latine. L'attaque de style commando contre les navires non armés de l'aide humanitaire à Gaza, où neuf civils ont été tués par l'armée israélienne, a été condamnée dans le monde entier. De même en Amérique latine. Cuba exige des autorités israéliennes la suppression immédiate du blocus meurtrier et illégal contre le peuple palestinien et de la bande de Gaza. La Havane réaffirme son soutien et sa solidarité avec le peuple palestinien et ses droits inaliénables, y compris la création d'un État indépendant avec Jérusalem comme capitale. Le président Evo Morales de la Bolivie demande aux organisations internationales compétentes d'ouvrir une enquête qui permettra de punir les coupables de cette violence criminelle. Le président Hugo Chávez du Venezuela exige une action des Nations Unies, de la Cour internationale de Justice et du monde contre la violence atroce faite à l’encontre de civils innocents. Il condamne le soutien américain à Israël. Selon lui, le lauréat du prix Nobel Obama a maintenant une occasion idéale de se débarrasser de tous les doutes concernant l'attribution de son prix d'honneur. Comme prévu Obama n'a pas profité de l’occasion. Le lauréat de la paix a d’abord gardé le silence sur cet acte barbare durant les douze premières heures, et s'est retrouvé parmi les rares chefs d'États dans le monde à ne pas condamner l'action israélienne. Il s'est borné à exprimer ses profonds regrets aux victimes et a souligné qu'il était important de connaître tous les faits et les circonstances de ce tragique événement. En Amérique latine, Israël n'a pas les mains propres. Les peuples n'ont pas garder une bonne image de l'ingérence de l'État juif sur leur continent. Dès ses débuts, Israël a soutenu un large éventail de régimes de droite et de dictatures militaires. La liste des pays auxquels ils ont fourni des armes, conseillé et formé des soldats et des paramilitaires est longue: l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, la Colombie, le Costa Rica, la République dominicaine, l’Équateur, le Salvador, le Guatemala, Haïti, le Honduras, le Nicaragua, Panamá, le Paraguay, le Pérou et le Venezuela. Les Israéliens ont été particulièrement actifs dans un certain nombre de « guerres sales ». Ils ont mis leur expérience et leur expertise au service des régimes les plus brutaux de l'époque. Au Salvador, ils ont formé la police secrète dans les années soixante. C'est de cette police que sortaient les escadrons de la mort à la sinistre réputation, responsables de dizaines de milliers de victimes, essentiellement des civils. L'officier militaire le plus connu qui a été formé par eux est Roberto D'Aubuisson. C’est lui qui a ordonné l'assassinat de Mgr Romero et de milliers d’autres Salvadoriens. Plus tard, il envoya son fils en Israël pour y suivre des études en toute tranquillité et sécurité. Au Nicaragua aussi, les Israéliens ont montré leurs pires défauts. Jusqu'au dernier moment, avant qu'il ne fuie le pays, Israël a fourni des armes au dictateur Somoza. Ensuite, les Israéliens ont formé les « contras », opérant à partir des camps au Honduras et au Costa Rica, ceux-ci ont semé la terreur à l'intérieur du Nicaragua, avec comme résultat des milliers de victimes civiles innocentes. Leur engagement a été le plus sanglant au Guatemala, dés les années soixante-dix jusque dans les années quatre-vingt-dix. Ils ont fourni des armes, de l'équipement militaire jusqu’à fournir des avions, et ils y ont même construit une usine de munitions. Dans les coulisses, ils étaient impliqués dans une des plus violentes campagnes contre-révolutionnaires que l'hémisphère occidental ait connues depuis la conquête espagnole. Dans cette opération plus de 200.000 personnes ont été tuées, essentiellement des indiens. Dans cette sale guerre, « l'expertise » israélienne a été très utile. Comme c’était le cas pendant l'occupation initiale de la Palestine, des villages indiens ont été entièrement rasés et un million de personnes ont été chassées de leurs foyers. La Colombie est le pays il y eut le plus grand nombre d'assassinats de syndicalistes, de militants des droits de l’homme et de journalistes en Amérique latine. Bien sûr Israël ne peut pas y faire défaut. Carlos Castaño a été (jusqu'à sa disparition), le chef de l'AUC (Autodefensas Unidas de Colombia), la plus importante milice paramilitaire de droite qui n’ait jamais existé. Sur le terrain des violations des droits de l'homme cette milice dépasse tous les autres pays du continent. Dans une autobiographie, il admet qu’il a été formé aux techniques martiales en Israël quand il était jeune. «J'ai appris d'innombrables choses en Israël. » Il y a deux principales raisons pour lesquelles l'Etat juif a été et est, très actif dans ces opérations sales. Il y a d'abord l'industrie de guerre. Depuis quelque temps, ce petit pays se trouve dans le top dix des plus grands fournisseurs d'armes. Le chiffre d'affaires annuel est de 3,5 milliards de dollars et cette industrie emploie environ 50.000 personnes, c’est à dire le plus grand employeur industriel du pays. Israël est le pays le plus dépensier par habitant et est également le plus grand exportateur d'armes. Mais il y a aussi une raison géostratégique importante. L'Etat juif est fortement dépendant des États-Unis. Sans le soutien financier et militaire de la Maison Blanche, le pays ne persévérerait pas longtemps, et ne serait de toute façon plus une puissance dominante au Moyen-Orient. En échange de cette aide Tel-Aviv est prêt à faire le sale boulot pour son protecteur. C’est en effet essentiellement le même rôle que jouent les groupes terroristes anti-castristes à Miami. En échange de l'appui et du soutien de Washington ces organisations terroristes règlent de sales affaires ici et là. Dans presque toutes les grandes opérations militaires ou paramilitaires en Amérique latine depuis les années soixante, on retrouve des traces de la présence des « Miami boys ». Quelques exemples: ils ont été actifs dans la guerre « Contra » contre les sandinistes. Plus récemment, ils ont été impliqués dans le coup d'Etat manqué au Venezuela en 2002 et le coup d'État réussi au Honduras en 2009. Ce n'est pas une coïncidence si Israël est soupçonné d'implication dans ce coup d‘Etat au Honduras. Quand la Maison Blanche, pour son image, ne peut pas intervenir directement, elle fait régulièrement appel à son allié israélien. Par exemple, des documents déclassifiés ont révélé qu’Israël, à la demande des États-Unis, a soutenu la contre-révolution au Salvador et au Guatemala. Dans une note de l'infâme colonel Oliver North, un membre de la sécurité nationale de Ronald Reagan, on peut lire: «Tel que discuté hier, j'ai demandé à la CIA et aux ministères de la Défense et des Affaires étrangères de fournir une assistance au Guatemala et au Salvador. Cela pourrait être réglé par les Israéliens.» Dans un autre document on trouve: « Nous avons de bonnes raisons de croire que nos bons amis, les Israéliens, sont prêts - ou l’ont déjà fait - à livrer d'importantes quantités de matériel militaire au gouvernement du Guatemala.» Je suis entièrement d'accord avec le président Chávez, Israël doit comparaître devant la Suprême Cour Internationale. Selon moi, ce ne serait pas seulement pour son rôle dans le massacre récent et l'action à Gaza, et beaucoup d'autres opérations en Palestine. Cela serait également nécessaire pour enquêter sur le rôle que l'Etat juif a tenu en Amérique latine et pouvoir ainsi punir les coupables.
http://en.wikipedia.org/wiki/United_Self-Defense_Forces_of_Colombia#Disappearance_and_death_of_Carlos_Casta.C3.B1o
Source: Investig'Action |
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Envoyé : 11 Jun 2010 à 01:18 |
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Documentaire sur l'Opération Miracle qui a permit à plus de un million de personne de retrouver la vue.
Autres documentaires sur la coopération médicale Cuba Vénézuéla :
Edité par T 34 - 15 Jun 2010 à 00:24 |
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Envoyé : 11 Jun 2010 à 12:04 |
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Edité par T 34 - 28 Jun 2010 à 15:52 |
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Envoyé : 15 Jun 2010 à 22:37 |
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par Prensa latina : 14/06/10 traduit par Danielle Bleitrach pour changement de société.
Genève, 14 jun (PL) Cuba a repoussé les mannoeuvres au sein de la 99ème Conférence Internationale du Travail qui tente de déformer l’image du Venezuela devant la Commission d’application des Normes, durant la séssion qui a lieu dans cette ville.
« Il est inacceptable que ce pays figure année après année sur la liste grâce aux pressions et aux chantages qui mettent en question l’image des mécanismes de contrôle de cette Organisation », a-t-il déclaré. Reyes a précisé que la nation caribéenne repousse l’utilisation de mécanismes de contrôle pour faire passer des questions d’un ordre interne exacerbées jusqu’à un coup d’État raté contre le gouvernement de la Venezuela. Ila rappelé que le titulaire d’une organisation d’employeurs a usurpé la condition de président de la République, durant 48 heures, jusqu’à ce qu’il ait été expulsé par le peuple qui a rétabli le gouvernement légitime. « Le gouvernement du Venezuela, infiniment généreux, a approuvé un Décret d’Amnistie le 31 décembre 2008, en vertu duquel le pardon a été accordé à ces personnes qui ayant participé au coup d’État, ont admis leur faute », a-t-il commenté. Il a ajouté que le cas figure sur la liste de la Commission de l’OIT concernant « des pressions exercées à des fins politiques par les corporations transnationales, en particulier les Américaines, et l’oligarchie créole qui leur est subordonnée ». Le diplomate a observé que sont minimisés, les efforts que le gouvernement de la Venezuela réalise pour mettre en application les recommandations de l’OIT en relation avec certaines réformes législatives. Plus tard, il a précisé que le résultat de cette situation est de retarder les changements politiques, économiques et sociaux développés par le peuple vénézuélien, et de présenter artificiellement une image d’absence de consultation de la part du gouvernement. Le Venezuela doit être félicitée pour ses résultats formidables en faveur de son peuple. Le nombre de syndicats ont doublé dans les 10 dernières années, et le nombre de conventions collectives favorables à plus de six millions de travailleurs, a augmenté a-t-il dit. « Le salaire minimum est le le plus hautde l’Amérique latine, l’investissement social a augmenté et le nombre de pensionnés a augmenté de 186 pour cent », a-t-il ajouté. Edité par T 34 - 15 Jun 2010 à 22:42 |
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Envoyé : 19 Jun 2010 à 15:44 |
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Bolivie : Obama serait-il en train de préparer une "guerre subversive" mondiale ?vendredi 18 juin 2010, par Primitivi Obama a déçu, beaucoup, mais Obama est peut-être en train de faire pire encore, de faire pire que Bush. On sait déjà que le président des États-Unis est plus favorable au développement d’opérations discrètes qu’au déploiement de la troupe. La population des États-Unis est fatiguée des guerres de la dynastie Bush et elle verrait d’un bon oeil que ses soldats rentrent à la maison. Mais Obama est peut-être bien en train de préparer le pire, car il compte basculer de la guerre ouverte contre le terrorisme à la guerre secrète non conventionnelle, une guerre où toute population, où qu’elle soit, peut-être considérée comme l’ennemi "intérieur". En fait Obama est peut-être en train de mettre en place une "Bataille d’Alger" planétaire. Si c’est bien le cas on peut dire que l’humanité a des soucis à se faire. "La guerre secrète contre la bolivie" Au début du mois de juin, le président Evo Morales, a recommencé à dénoncer l’Agence pour le Développement International des États-Unis (USAID) et l’a accusée d’infiltrer les mouvements sociaux, pour provoquer des conflits contre le gouvernement et tendre à sa déstabilisation, il les a averti qu’ils seraient expulsés s’ils continuaient à persister dans ce sens. Un travail impossible pour Morales. USAID ne se modérera jamais. C’est un organisme, une partie de la domination exercée par l’impérialisme nord-américain sur l’Amérique Latine, l’Afrique et l’Asie. C’est l’engrenage d’une stratégie complexe du capital monopoliste destiné à accroitre les intérêts de l’empire. Cette machinerie montée après la deuxième guerre mondiale est constitué par USAID, l’Alliance pour le Progrès (CIAP), substitué peu après par la Fondation Interaméricaine (IAF), la Banque d’Importation et d’Exportations (Eximbank), la Banque Interaméricaine de Développement (BID), le Fonds monétaire international (FMI), la Banque Internationale de Reconstruction et de Promotion ou Banque mondiale (BM), l’Organisation pour la Promotion des Investissements en Amérique Latine (ADELA) et leurs autres bras financiers. USAID a commencé ses activités sous le gouvernement de Harry S. Truman en 1946 et depuis ce temps-là elle a distribué plus de 200 milliards de dollars en "aides" militaires et économiques auprès des pays où elle exerce sa domination en protection des intérêts étasuniens. Combien doit la Bolivie à cet organisme ? C’est une donnée qu’il faut connaître. USAID, utilise au moins quatre types de programmes et ils sont : Des prêts pour le Développement, les Programmes d’Aide Technique, des Fonds pour les Urgences et le Programme d’Appui Politico-Militaire. Ce dernier fait parti d’un vaste appareil d’espionnage et d’intervention étasunien. Le Programme d’Appui Politico-Militaire est la raison de son existence, puisqu’il est destiné à freiner et à détruire les mouvements révolutionnaires d’Amérique Latine et pour cela un manuel répressif confidentiel a été mis au point, manuel qui a été révélé en Bolivie par le quotidien disparu "Hoy" dans son édition du 23 novembre 1978. USAID agit de manière directe entre l’agence et le gouvernement du pays où elle travaille et d’une manière indirecte à travers les entreprises monopolistes, en suivant des objectifs politico-économiques définis à l’avance. Cet organisme dispose de fonds pour les investisseurs yankees, cela inclus des investissement directs afin d’influencer les centres de pouvoir. L’appel à la modération qu’a fait le président Morales, ne s’accomplira jamais, parce que l’USAID a été organisé pour cela, pour conspirer et renverser des gouvernements révolutionnaires. Et maintenant elle aura encore plus d’aide puisque le Président Barak Obama vient d’approuver de nouveaux programmes “de guerre secrète” et “des opérations spéciales” au niveau mondial. La Bolivie et le Venezuela sont dans la mire d’Obama. Obama pire que Bush Une enquête publiée par le journal Washington Post, remarque que Barak Obama vient d’autoriser l’extension de la guerre secrète contre des groupes radicaux, en augmentant le budget nécessaire [1]. Suivant l’article du Post, les opérations spéciales se déroulent dans 75 pays avec le concours de 13 000 militaires et civils, experts dans les opérations de renseignement, de guerre psychologique, d’assassinats sélectifs, de missions d’entraînement, d’actions clandestines et autres [2]. La journaliste vénézuéliano-américaine, Eva Golinger fait remarquer dans l’un de ses récents articles [3] que l’enquêteur Jeremy Scahill a découvert que l’administration de Barak Obama a envoyé des équipes d’élites des forces spéciales, sous les ordres du Commandement des Opérations Spéciales Conjointes en Iran, en Géorgie, en Ukraine, mais aussi en Bolivie, au Paraguay, en Équateur et au Pérou. Le chancelier Choquehuanca, négocie la réouverture de relations diplomatiques avec les États-Unis, mais comme on peut le vérifier, ni le gouvernement d’Obama ni l'USAID ne changeront leurs politiques. Dans ces conditions : ne vaudrait-il pas mieux de repousser l’idée d’une ambassade des États-Unis en Bolivie ? Des plans nord-américains pour déstabiliser les gouvernements, existent dans pour de nombreux endroits. Ils sont préparés et Washington attend uniquement le bon moment pour les activer. L’article de Golinger fait référence à un haut responsable militaire du Pentagone, qui a affirmé qu’Obama permet beaucoup d’actions, d’opérations et de stratégies qui n’ont pas été autorisées durant les mandats George W. Bush. Plus d’argent pour déstabiliser Il y aura de l’argent en trop pour conspirer et financer des organismes comme “La Torre” dans notre pays [La Bolivie] qui il y a presque deux ans ont tenté de renverser Morales avec un soulèvement de caciques qui s’est appelé le “coup civico-préfectoral”, coordonné par l’ambassadeur [US] de l’époque Philip Goldberg, opportunément expulsé depuis. Obama, vient de solliciter une augmentation de 5,7% du budget pour les Opérations Spéciales en 2011. Il a demandé 6.3 milliards de dollars, et 3.5 milliards de dollars de plus pour d’éventuelles opérations clandestines. Pour 2011, le budget total de la défense s’élève à 872 milliards de dollars, avec seulement 75 milliards de dollars pour la communauté du renseignement. De l’argent, il y a en trop. Quand au début 2009, le Président Obama a signé la “Doctrine de Guerre Irrégulière” [4], en lui accordant la priorité sur la guerre conventionnelle. Dans cette stratégie guerrière le champ de bataille n’a pas de limites, puisque les tactiques et les stratégies sont pas traditionnelles. La subversion, l’usage de forces spéciales pour des opérations clandestines, sont les principales techniques pour déstabiliser l’adversaire "de l’intérieur" [5]. Pour réaliser ces travaux, des agences comme USAID, le National Endowment for Democracy (NED) et Freedom House serviront à canaliser les fonds vers les acteurs choisis par Washington. La "société civile" et les mouvements sociaux sont infiltrés dans les pays où l’on suppose que les intérêts impériaux peuvent être affectés [6]. Golinger, indique dans son article, qu’une source des forces spéciales nord-américaines a indiqué : “Nous n’avons plus à travailler depuis les ambassades, nous n’avons plus à nous coordonner avec le Département d’État. Nous pouvons opérer d’où nous voulons”. Cette année, le Venezuela a été sur le point d’être classée comme “État terroriste”, mais Washington l’a sorti de la liste pour ne pas nuire à la vente de pétrole [vénézuélien] aux États-Unis. Il n’est pas donc étrange qu’en Bolivie surgissent des accusations en provenance de l’opposition sur une présumée augmentation du trafic de stupéfiants. Le gouvernement doit prendre en considération ces porte-parole de l’impérialisme qui cherchent à provoquer un changement de régime. "Guerra avisada, no mata moros", dit le proverbe, mais il est nécessaire d’être préparé face aux actions qui se développent à partir des ONG d’USAID. L’an prochain, ils seront une fois de plus habilités à corrompre ceux qui sont toujours disposés à se vendre. Notes[1] Voir entre autres "U.S. ’secret war’ expands globally as Special Operations forces take larger role" [2] Voir l’article en anglais "Obama secretly deploys US special forces to 75 countries across world" [3] Voir la traduction "Obama est en train d’intensifier sa guerre secrète et ses ’opérations spéciales’ selon le Washington Post" de l’artivle d’Eva Golinger [4] On voit bien ici qu’Obama ne fait que reprendre les principes de la "guerre contre-insurrectionnelle" développée durant la Bataille d’Alger et qui a fait depuis énormément de chemin, passant par toutes les dictatures d’Amérique Latine, grâce à l’École des Amériques (voir le très bon documentaire "Escadrons de la mort, l’école francaise"), repassant ensuite en Afrique se développant silencieusement au sein des pays riches en ressources naturelles. Puis ré-émergeant au grand jour après le 11 septembre incarnée principalement par Guantanamo et Habou Grahib, devenus mondialement connus, mais aussi par toutes les prisons clandestines que la CIA a semée dans le monde, en Europe comme ailleurs. N’excluons pas l’Afghanistan dont on sait peu, mais où l’on ne voit pas pourquoi la même tactique ne serait pas appliquée. [5] Obama a donc abouti à la phase ultime de la "guerre subversive" chère au colonel Roger Trinquier. La guerre qu’Obama est en train de mettre en place est une guerre subversive totale et mondiale. Par là même il se positionne encore plus loin que Bush qui disait "vous êtes avec ou contre nous", ici avec sa stratégie Obama positionne clairement toute la population mondiale comme étant un ennemi possible. [6] La société civile, et ces mouvements, sont également infiltrés et manipulés lorsque les États-Unis peuvent inclure un futur pays "libre" dans leur giron, l’exemple actuel étant celui des différentes "révolutions colorées" qui se sont déroulées et se déroulent encore dans l’ex-Bloc Est, aidées en cela par USAID, le NED et Freedom House ainsi que par la diffusion d’un petit livre édité par l’Institut Enstein "From dictatorship to democracy" qui est le parfait manuel pour mettre en place une révolution pacifique, avec l’aide de l’argent des États-Unis. Un très intéressant documentaire "Comment la CIA prépare les révolutions colorées" relate comment cela se déroule.
Documentaire sur le déploiement de bases en Amériques Latine par les Etats-Unis.
Edité par T 34 - 19 Jun 2010 à 23:29 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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Envoyé : 20 Jun 2010 à 14:53 |
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La vieille Europe et la nouvelle Amérique Latine. Pendant que... (Rebelion)
Pascual SERRANO
Pendant que nous pensions que ces gouvernements-là c’étaient des gouvernements populistes qui cherchaient seulement à gagner des électeurs, ils augmentent le salaire minimum des citoyens (au Nicaragua, en février, a été votée, pour 2010, une hausse des salaires de 12 %) alors qu’ici, en Europe, ils gèlent les pensions des retraités et ils baissent les traitements des fonctionnaires. Pendant que nous qualifions ces économies-là de pauvres et de sous-développées, la Commission Économique pour l’Amérique Latine (CEPAL) annonce que les pays de l’UNASUR connaîtront une hausse de 5 % de leur PIB alors qu’ici, nous prions le Ciel pour que cet indice ne soit pas négatif. Pendant que nous taxions avec mépris ces démocraties-là de républiques bananières mal nées de dictatures précédentes, elles traînent en justice et jettent en prison leurs militaires putschistes (en mai dernier, en Argentine, le dictateur Jorge Rafael Videla a été jugé et condamné à la prison préventive) alors qu’ici, en Europe, nous faisons un procès au juge qui a osé ouvrir une instruction judiciaire sur le franquisme. Pendant que notre xénophobie et notre arrogance nous interdisent d’accepter que tous les hommes et toutes les femmes soient égaux et pendant que nous enfermons les immigrants dans des camps, là-bas ils considèrent égaux tous les humains, qu’ils soient nationaux ou immigrants (voyez la nouvelle loi sur l’Émigration adoptée par l’Argentine qui accorde l’égalité aux immigrants). Pendant que nous accusions Fidel Castro d’enrichissement personnel (cf un numéro pas très ancien de la revue Forbes), nos banquiers font à la manière d’Alfredo Saénz, PDG de la banque BBVA, qui part en retraite avec 85,7 millions d’euros alors que son salaire était déjà de 10 millions annuels. Pendant que nous accusons d’êtres des führers et des dictateurs ces dirigeants-là, au Venezuela, deux millions cinq cent mille militants du parti de Chávez élisent directement leurs candidats à l’Assemblée Nationale alors qu’ici, ils sont choisis en petit comité par les dirigeants nationaux des partis. Pendant qu’ils ont soigné et guéri gratuitement de la cécité un million et demi de pauvres dans le cadre de la mission Milagro, nous, ici, nous baissons le budget destiné à la coopération. Pendant que nous, ici, nous nous enfonçons avec notre orgueil, eux, là-bas, ils grandissent en dignité. Pascual Serrano Traduction M. Colinas DécadenceVoici deux exemples de la dérive morale des pays occidentaux. En Espagne, pays plongé dans une crise économique terrible, avec 4 millions de chômeurs, pays où les pensions de retraite sont gelées et où le traitement des fonctionnaires a été baissé par décret du gouvernement, deux chaînes de télévision ont diffusé les premières parties de deux reality shows. Il s’agit de « Femmes riches », sur la Six, et de « Mariées avec Hollywood » sur la Quatre. On y assiste à l’interview de femmes multimillionnaires ; les caméras pénètrent dans leurs appartements ; on écoute leurs frivoles et décadents témoignages ; nous prenons connaissance de leurs goûts, de leurs penchants et de leurs centres d’intérêt. Le public constate que les « efforts » de ces femmes se limitent, par exemple, à piloter un hélicoptère, acheter des bijoux ou des oeuvres d’art, assister à des soirées luxueuses, faire provision de lingerie fine dans des boutiques de marque ou chercher le personnel qui veillera sur leurs enfants. Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, aux États-Unis d’Amérique, on paye entre 15.000 et 30.000 dollars par soirée une jeune fille âgée de 19 ans qui donne des conférences où elle prêche contre l’avortement et pour l’abstinence sexuelle en guise de méthode contraceptive. Mais cette jeune personne n’est pas n’importe qui. En effet, elle est la fille de Sarah Palin, l’ex-candidate au poste de vice-président des États-Unis pour le Parti Républicain — (publié dans Público du 18-05-2010). Cela se passe dans les pays « civilisés » et « avancés » qui veulent donner des leçons d’éthique et de civilisation aux mouvements islamistes et aux peuples du Tiers Monde. Pascual Serrano Traduction M. Colinas Edité par T 34 - 23 Jun 2010 à 20:56 |
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Entretien avec Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche (PG)
"L’Amérique du Sud est une source d’inspiration, de lutte et d’optimisme"
Hernando CALVO OSPINA, Jean-Luc MELENCHON
Jean-Luc Mélenchon a non seulement été un leader étudiant, un dirigeant syndical, un journaliste et un professeur de français, il a aussi fait partie de la direction nationale du Parti socialiste (PS) dont il a démissionné pour créer le Parti de gauche (PG) en novembre 2009. L’ex-sénateur Mélenchon est aujourd’hui député européen. C’est l’un des rares hommes politiques européens au fait des processus politiques et sociaux en cours aujourd’hui en Amérique du Sud. Il répond ici aux questions de Hernando Calvo Ospina
Jean-Luc Mélenchon : La majeure partie des dirigeants de gauche a vu dans mes réflexions sur l’Amérique latine une sorte d’exotisme. En particulier les dirigeants du PS, avec qui il fut impossible de mener une discussion sérieuse sur ce thème, car ils se satisfont de la pauvreté intellectuelle, culturelle, politique et socialiste d’une bonne partie de la gauche européenne qui encourage leur paresse. Les dirigeants du PS français et de la social-démocratie européenne, en effet, sont en général des personnages que je considère comme des poulets élevés en batterie.Ils sortent des grandes écoles, sans aucun passé militant dans les luttes populaires, et encore moins dans l’internationalisme politique. Ils montent les marches du pouvoir politique en croyant que leur discours de gestionnaires, c’est du socialisme. Et ils font croire que ça se résume à ça. Ces dirigeants n’ont jamais compris ce qui se passe en Amérique latine parce qu’ils ne se sentent pas concernés. Dans le meilleur des cas, ils se contentent de reproduire le discours de la propagande étasunienne, repris par la majorité des médias. La social-démocratie européenne ne voit pas l’intérêt de tirer des leçons du modèle politique suivi actuellement par l’Amérique du Sud. Elle ne veut même pas savoir que les Latino-Américains sont fatigués des recettes du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de ses hommes politiques traditionnels. Pourtant elle devrait en prendre de la graine, car ici notre peuple suit ce même chemin, et elle pourrait finir plus isolée qu’elle ne l’est déjà. Le président Hugo Chavez note, comme moi : « Les gens ne veulent pas comprendre que pour redistribuer les richesses auprès des pauvres, il faut changer les institutions ». Et Chavez nous interpelle : « Parce qu’il existerait une alternative ? Et où se trouvent donc vos magnifiques modèles, vous les Européens, que l’on devrait prétendument imiter ? ». Et il a raison, car ce que l’on a à lui montrer, à lui proposer, c’est le modèle grec, dont le chef de file est le président de l’Internationale socialiste, de la social-démocratie, George Papandréou (le fils), qui s’est fait élire sur un discours de gauche et qui a ensuite soumis son pays aux banquiers. Et on voit le résultat… C’est donc pour cela que j’ai demandé à ces dirigeants qu’ils se taisent, et qu’ils observent avec respect le chemin montré par Chavez, Evo Morales en Bolivie, Rafael Correa en Équateur ou José Mujicaen Uruguay. Non pas pour les imiter, mais pour apprendre d’eux. Mais leur arrogance les en empêche, bien que la social-démocratie soit enlisée, et que même ses propres dirigeants ne croient plus dans ce modèle comme projet pour le futur. Ils préfèrent arguer que le marché est une puissance neutre que l’on peut manœuvrer, une force qui avance, mais seulement sans savoir où elle va. J-LM : Le néolibéralisme a engendré un niveau incroyable de destruction et de régression dans les sociétés latino-américaines. Il a œuvré pour la destruction du rôle de l’Etat, sous prétexte que c’était un système collectif inefficace et bureaucratique qu’il fallait donc supprimer et remplacer par les entreprises privées. Aujourd’hui le rôle de l’Etat a presque complètement disparu, et les services rendus sont mauvais et chers. Je pense qu’au Venezuela, en Bolivie, en Uruguay, en Équateur et dans d’autres pays d’Amérique latine, on prend la bonne direction pour sortir de ce schéma-là. Beaucoup d’entre ceux qui se disent intellectuels, une grande partie de la presse, et j’inclus de nombreux secteurs de gauche, sont hostiles à Chavez et Morales, surtout. Pour eux il ne suffit pas qu’ils soient arrivés au gouvernement par la voie démocratique, ou qu’ils fassent baisser le taux de pauvreté en un temps record, ou qu’ils alphabétisent, ou bien qu’ils permettent aux pauvres l’accès à la santé. D’ailleurs ils l’ignorent. Ces aspects si essentiels sont perçus comme secondaires. L’argument de toujours : dans ces pays, « on manque de libertés ». On exige d’eux une liberté de presse inconcevable même en Europe. Ici on ne peut ni insulter ni calomnier le président ou le roi ni aucune autorité de l’Etat, et c’est pourtant bien ce que fait la presse d’opposition dans ces pays. Ils disent que Chavez est un dictateur, mais ils éludent qu’il a gagné douze processus électoraux tout à fait ouverts. Ces gens-là reprochent à Morales, à Chavez ou à Correa d’avoir « confisqué » le pétrole et le gaz aux multinationales. Mais ils oublient de dire que c’est pour les rendre aux peuples. J’applaudis leur décision ! Car, en France et en Europe, on nous a aussi raconté qu’en privatisant tout, ça améliorerait notre vie. C’est tellement faux ! Tout est cher et marche plus mal depuis. Les élites craignent que le peuple français et les peuples européens voient comment des pays qui se trouvent aux portes de l’empire étasunien résistent et avancent grâce à un autre type de logique - je ne dis pas de modèle, je dis de logique -, en essayant de construire un autre type d’organisation sociale pour le bien de la grande majorité, c’est-à-dire les pauvres. Les attaques contre Chavez, Morales, Correa ou Mujica naissent de la mauvaise conscience à propos de ce qui se passe ici. Ils veulent cacher le fait que tandis que, là-bas, ils sont en train de réduire la pauvreté, ici la misère augmente. J-LM : Cracher sur l’Amérique latine qui change est le ticket d’entrée pour appartenir au club des bien-pensants, des personnes qui méritent le respect et la considération des médias. L’extraordinaire alignement de la France sur les intérêts des Etats-Unis qui d’ailleurs implique aussi de nombreux secteurs de gauche, a accru ce mépris. Les grotesques campagnes de désinformation que lance régulièrement la CIA démontrent comment les officines de propagande et autres agences étasuniennes bénéficient de beaucoup de complicité et de facilités dans toutes sortes de sphères dirigeantes. Avec Chavez, les exemples ne manquent pas. Les campagnes se montent aux Etats-Unis et arrivent en France et dans les autres pays européens via les médias espagnols. Ce qui est absurde, c’est qu’elles sont régulièrement reprises par les partis de gauche comme étant véridiques, sans qu’ils se donnent la peine de vérifier leur contenu. J’ai vécu cette situation au Parti socialiste. Je me rappelle qu’une fois j’ai demandé au premier secrétaire du Parti s’il était d’accord avec un communiqué qui allait être publié contre Chavez. Il m’a dit qu’il ne savait pas de quoi il s’agissait. Après lui avoir expliqué que l’information était tronquée, on a décidé de vérifier d’où provenait l’idée centrale du message, jusqu’à ce qu’on aboutisse à ce que je considère comme des agents d’influence de Washington. Pure coïncidence ? Les auteurs étaient des personnes qui avaient été invitées aux Etats-Unis par des institutions politiques ou des universités, tous frais payés. Cela crée des relations de reconnaissance mutuelle, d’amitié et de gratitude, que ces personnes manifestent en appuyant ces campagnes d’opinion quand on le leur demande. Ces personnes existent dans le PS et dans beaucoup d’autres partis en Europe, de droite comme de gauche, et elles sont directement liées aux agences étasuniennes. Elles sont en quelques sortes payées pour accompagner leurs intérêts. J-LM : Je ne suis pas un fin connaisseur de Cuba, mais en revanche j’en suis un observateur attentif. Je peux dire que Cuba, en Amérique latine, bénéficie d’une autorité et d’une audience qui est totalement incomprise en Europe. Ici, quand on parle de Cuba, c’est pour la cataloguer comme une dictature et pour dire qu’il n’y a pas suffisamment de liberté. L’obsession des médias, tous attentifs aux Etats-Unis, est de trouver un dissident ou un prétendu prisonnier politique pour en faire un héros et ainsi justifier leurs dénigrements. Ils ne mentionnent jamais les presque 600 attentats que la CIA a préparés contre Fidel Castro, ni le terrible embargo imposé par les Etats-Unis. En Europe, Cuba fait les frais d’une vision totalement déséquilibrée et absurde. Ici on nous empêche de comprendre la réalité politique, humaine et même spirituelle de ce pays et de l’Amérique latine en général. Cuba génère de la vindicte parce qu’elle incarne un sentiment d’indépendance, parce qu’elle a donné une autre vision de la souveraineté populaire. De quelle souveraineté populaire pourrait-on parler en Europe, quand les nations elles-mêmes sont soumises in fine aux Etats-Unis, et ses citoyens soumis individuellement à des contrôles étatsuniens ? Quelle souveraineté populaire existe-t-il en France où, par exemple, la majorité des citoyens vote contre la Constitution européenne et où le gouvernement la fait ensuite approuver par le Parlement ? Il faut être lucide et comprendre que Cuba provoque de la hargne chez les puissants car c’est le foyer qui maintient l’idée, le rêve éveillé de pouvoir construire quelque chose de différent, et qui continue à avancer, malgré tous les problèmes matériels auquel elle est confrontée. Je félicite Cuba, sa résistance et les contributions qu’elle a faites à la science, à la culture, au sport et à l’histoire universelle. Beaucoup d’hommes politiques, de médias et d’intellectuels en Europe ne veulent pas comprendre qu’en Bolivie, au Venezuela et dans d’autres nations sud américaines, la majorité a décidé de se gouverner librement. Et cette rébellion latino-américaine n’est pas nouvelle : elle existe depuis les guerres d’indépendance, il y a 200 ans. Les Latino-Américains ont toujours cultivé la rébellion par soif de liberté. J-LM : Chaque fois que j’en ai l’occasion, je parle de l’Amérique latine, et en particulier de ces peuples qui luttent actuellement pour construire leur société différemment. En Europe, on devrait regarder dans cette direction, car c’est une source d’inspiration, de connaissances, de lutte et d’optimisme, dont on a bien besoin ici. Il n’existe pas d’autre endroit au monde où l’on trouve tout cela. Hernando Calvo Ospina NOTE DU GRAND SOIR : On se souvient aussi qu’en avril 2009, c’est la présence d’Hernando Calvo Ospina dans un avion régulier d’Air France qui incita les USA à dérouter cet avion. Voir : http://www.legrandsoir.info/L-homme... Edité par T 34 - 23 Jun 2010 à 20:34 |
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Envoyé : 25 Jun 2010 à 15:31 |
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Chávez
Edité par T 34 - 26 Jun 2010 à 19:56 |
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Envoyé : 27 Jun 2010 à 18:49 |
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L'internationale socialiste ne respecte pas les gouvernements socialistes sudaméricains
Le MIR du Chili, rejette le rapport biaisé, élaboré par la mission de l'Internationale Socialiste qui a visitée le Vénézuéla au début de l'année et présenté récemment à la réunion du Conseil de l'IS à New York.
Une mission de l'Internationale Socialiste a visitée le Vénézuéla entre le 20 et le 23 janvier 2010, menée par le Secrétaire Général Luis Ayala, et composée de Peggy Cabral du PRD de République Dominicaine; Renée Fregosi du PS de France; Paulina Lampsa du PASOK de Grèce; Emilio Menéndez del Valle du PSOE d'Espagne et Jesús Rodríguez de l'UCR d'Argentine. Cette délégation a seulement eu des réunion avec les partis d'opposition vénézuélien, convertissant le contenu du rapport dans la qualification "a prioris le gouvernement du gouvernment du président Chávez et biaisée".
Le communiqué :
Déclaration publique
Le Mouvement de Gauche Révolutionnaire - MIR, voit avec préoccupation les condamnations faites dans le cadre de la réunion de l'Internationale Socialdémocrate - IS -réalisée récemment dans la ville de New York, approuvant la déclaration de condamnation contre le gouvernement légitime du Vénézuéla, calificant de Dictateur le Président Hugo Chávez.
La coalition binominale nommée Concertation, est contumière a s'ingérer depuis le Chili dans les affaires internes d'autres nations, considérant comme le modèle de sous développement à suivre dans le tiers monde, pour ne jamais rompre les chaînes de la surexploitation impérialiste du capitalisme néolibéral. La Concertation considère que le leg pinochetiste de domination, qu'ils ont maintenu au Chili et qui restreint constitutionnellement la liberté, l'indépendance et la souveraineté nationale et populaire, est "la démocratie" a laquelle doivent aspirer les autres nations du monde.
Non seulement, comme observe la presse nationale, le PPD et le PS souscrivent a cette déclaration, mais en plus ils celebrent à Santiago du Chili un séminaire où les nommé cerveaux de la Concertation ont enseignés à l'opposition vénézuélienne, a manipuler les personnes offrant le paradis pour faire ensuite vivre dans un enfer la majorité du peuple, car ceci est ce qui se passe au Chili. Selon la presse les noms des professeurs déclarés comme cerveaux de la concertation, furent Enrique Correa (PS), Genaro Arriagada (DC), Sergio Bitar (PPD), Sergio Molina (DC), René Cortázar (DC), Ernesto Ottone (PPD), Juan Carvajal (PS), le conseillé le plus proche de Bachelet et celui qui lui écrivait les discours. Comme ces groupes ont occupés de forme factuelle l'espace communicationel au Chili, et se sont convertit en un espace coecitif qui gouverne le pays pendant 20 ans, peuvent donner des leçons de comment depuis un nombre ronflant que le peuple identifie comme le politique "positif", réaliser les politiques les plus vile pour les peuples, utilisant le récit linguistique, disant ce que veulent entendre les personnes sans avoir la moindre intention de réaliser ses promesses, mais pourtant, apparaissent depuis comme victimes. Nous croyons fermenment dans l'autodétermination des peuples, dans l'aspiration d'atteindre la tant désirée liberté et égalité dans les droits sociaux, politiques et économiques de la majorité des peuples. Nous croyons fermement qu'aspirer à la construction du socialisme comme modèle économique est un droit de la majorité, qui le nécessite pour se développer pleinement comme être humains. Nous insistons que bêtement, les partis de la Concertation et d'autre ont signé des condamlnations comme celles qui se succèdent contre Cuba au parlement, et sortent les dissident pour montrer qu'ils y en a quelques uns qui ne sont pas d'accord, parce qu'il y a maintenant des de signatures ou des condamnations. Ils mentent une fois de plus ces meêms personnages qui ont condamné leur propre peuple à vivre des aumones que les groupes économiques monopolistes veulent bien leur donner.
Nous envoyons notre salut solidaire et inpliquer au Gouvernement du Vénézuéla, au Président Hugo Chávez, et à sa démocratie politique, sociale et d'économie participative. En avant, avec toutes les forces de l'Histoire. Comité Central
Movimiento de Izquierda Revolucionaria MIR de Chile Santiago de Chile, 25 de junio de 2010 www.mir-chile.cl Illustrations Nuestro antídoto es luchar
29/6/2010
Edité par T 34 - 06 Jul 2010 à 23:54 |
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Envoyé : 06 Jul 2010 à 23:53 |
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Edité par T 34 - 09 Jul 2010 à 21:34 |
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Envoyé : 09 Jul 2010 à 23:21 |
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11/07/2010
Edité par T 34 - 13 Jul 2010 à 14:29 |
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Envoyé : 13 Jul 2010 à 20:54 |
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Edité par T 34 - 19 Jul 2010 à 12:47 |
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Envoyé : 19 Jul 2010 à 21:42 |
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Edité par T 34 - 20 Jul 2010 à 18:39 |
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Envoyé : 21 Jul 2010 à 21:27 |
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Chávez se rendra à Cuba pour l’anniversaire de l’assaut de la caserne de la Moncada
20 Juillet 2010 Cubadebate, traduit par danielle Bleitrach pour changement de société. Le président vénézuélien, Hugo Chávez a annoncé, ce mardi, qu’il va se rendre lundi prochain à « Cuba révolutionnaire » pour participer au « grand jour » de l’anniversaire de l’assaut de la caserne de la Moncade et signer différents accords bi-latéraux. « J’annonce que nous serons le 26 juillet dans Cuba la révolutionnaire dans ce grand jour qui est celui de l’anniversaire de l’assaut de la caserne de la Moncade, avec Raúl, avec Fidel, avec le peuple cubain”, a-t-il dit dans événement de décoration des agents de la police Nationale Bolivarienne (PNB)
Le mandataire vénézuélien a qualifié de ridicules les opinions de l’opposition que l’accuse d’avoir transformé le Venezuela en une colonie cubaine. La bourgeoisie attaque dur Cuba. le dernier ridicule est que nous sommes une colonie de Cuba » a-t-il remarqué après avoir proposé la publication d’un texte intitulé les « Bêtises de la bourgeoisie vénézuélienne ». » Cuba est libre, le Venezuela est libre, nous sommes deux pays libres, qui unissons nos efforts, à l’intérieur de l’ALBA » (l’Alliance Bolivariana pour l’Amérique), a-t-il ajouté. Durant l’événement télévisé, le leader du « socialisme du XXIe siècle » a affirmé : « Il ne faudra pas s’étonner » si Fidel Castro qu’il considère comme son père politique, « apparait par ici à n’importe quel moment ». « Grâce à Cuba et à son appui! », s’est-il exclamé et il a affirmé qu’à Cuba il a prévu signer de nouveaux accords d « union économique » bilatérale, mais dans le cadre de l’ALBA, dans des secteurs « de l’ éducation et de la santé ». La Guyane va devenir observateur de l'ALBA
Edité par T 34 - 22 Jul 2010 à 18:07 |
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Envoyé : 22 Jul 2010 à 20:38 |
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23/07/2010
Edité par T 34 - 30 Jul 2010 à 17:14 |
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Envoyé : 25 Jul 2010 à 19:19 |
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Noam Chomsky : les Etats-Unis sont le plus grand terroriste du Monde Entretien avec Luis Ángel Murcia.
Revista Semana traduit par danielle bleitrach pour changement de société.
Son passage discret par la Colombie n’était pas pour recevoir des lauriers officiels, mais pour recevoir un hommage particulier de la communauté indigène qui vit dans le Cauca. Le coteau Le Bois, a été rebaptisée du nom de Caroline, le nom de son épouse, la femme qui durant presque toute sa vie l’a accompagné. Elle est morte en décembre 2008. Au milieu de son programme, coordonné par la CUT et la Defensoría du Peuple de la Vallée, monsieur Chomsky a pris quelques minutes pour accorder en exclusivité à Semana.com quelques paroles. Semana.com : quel signification a pour vous cet hommage ? Noam Abraham Chomsky : Je suis très ému; spécialement de voir que les pauvres gens qui n’ont pas de richesses capable de faire ce type d’hommage, alors que les gens les plus riches ne le prêtent pas ‘attention à ce type de choses. Semana.com : Vos trois fils connaissent-ils cet hommage ? N.A.C : Ils le savent tous et savent pour le bois. J’ai aussi une fille qui travaille en Colombie contre les entreprises internacionale des minières, elle est aussi au courant. Semana.com : Dans cette étape de votre vie qu’est ce qui vous passionne le plus : la linguistique ou l’activisme politique ? N.A.C : j’ai été complètement schizophrène depuis que je suis jeune. Cela doit être du au fait que nous avons deux hémisphères dans le cerveau. Semana.com : Au compte de cet activisme vous avez eu des problèmes avec quelques gouvernements, l’un d’eux et le plus récent a été avec Israël, qui vous a empêché de rentrer terre palestinienne pour donner une conférence. N.A.C : C’est certain, je n’ai pas pu le faire malgré le fait que j’ai été invité par une université palestinienne, mais je me suis trouvé avec un blocage à la frontière. Si la conférence avait été pour Israël, ils m’auraient permis de passer. Semana.com : cette censure a-t-elle à voir de l’un de vos livres intitulé : Guerre ou Paix au Moyen-Orient ? N.A.C : C’est à mettre au compte de mes 60 années de travail pour la paix entre Israël et la Palestine. J’ai réellement vécu en Israël. Semana.com : comment qualifiez vous ce qui se passe au Proche Orient ? N.A.C : Dès 1967 le territoire palestinien a été occupé et cela a fait de la Gaza la prison en plein air la plus grande du monde où la chose unique qui leur reste à faire est de mourir. Semana.com : êtes vous arrivé à vous faire des illusions sur les nouvelles attitudes du président Barack Obama ? N.A.C : Il est très similaire à George Bush, je l’avais déjà écrit. Il a fait plus que nous attendions en ce qui concerne l’expansionisme militaire. La chose unique qui a changé avec Obama a été la rhétorique. Semana.com : Quand Obama a été récompensé par le prix Nobel de Paix: qu’est-ce vous avez pensé ? N.A.C : une Demi-heure après la nomination, la presse norvégienne m’a demandé ce que j’en pensais et j’ai répondu : ‘si on veut établir un record, ca n’a pas été la pire nomination ‘. Le Nobel de la Paix est une plaisanterie. Semana.com : les États-Unis continuent-ils de répéter ses erreurs d’interventionnisme ? Semana.com : quelle est votre opinion sur le concept de guerre préventive qu’ont annoncé les États-Unis ? N.A.C : ce concept n’existe pas, c’est simplement une forme d’agression. La guerre faites à l’Irak a été si agressive et terrible qu’elle est assimilé à ce que les Nazis ont fait. Si nous appliquions la même règle Bush, Blair et Aznar seraient pendus, mais la force s’applique sur les plus faibles. Semana.com : qu’est-ce qui passera avec l’Iran ? N.A.C : Aujourd’hui une grande force navale et aérienne est en train de menacer l’Iran et il n’y a que l’Europe et les Etats-Unis. pour penser que cela est bien. Le reste du monde croit que l’Iran a le droit d’enrichir l’uranium. Au Moyen Orient, il y a trois pays (Israël, le Pakistan, l’Inde) qui ont développé des armes nucléaires avec l’aide d’Etats-Unis. et ils n’ont n’ont pas signé de traité. Semana.com : Croyez-vous à la guerre contre le terrorisme ? N.A.C : les États-Unis sont le plus grand terroriste du monde. On ne peut pas penser à un pays qui a causé plus dommage qu’eux. Pour les Etats-Unis. un terrorisme est celui qui nous fait ce que nous lui faisons . Semana.com : y a-t-il une juste guerre des États-Unis ? N.A.C : La participation dans la deuxième guerre mondiale a été légitime et de plus ils sont entrés trop tard. Semana.com : à cause des ressources naturelles au Moyen-Orient cette guerre peut-elle se répéter en Amérique latine ? N.A.C : C’ est différent. Ce que les États-Unis ont fait l’Amérique latine c’est d’imposer traditionnellement les dictatures brutales militaires qui ne sont pas discutées par le pouvoir de la propagande. Semana.com : l’Amérique latine est-elle réellement importante pour les États-Unis ? N.A.C : Nixon a dit : « Si nous ne pouvons pas contrôler en Amérique latine comment nous pourrons contrôler au monde ». Semana.com : la Colombie joue-t-elle un rôle dans cette géopolitique étrangère ? N.A.C : Une Partie de la Colombie a été volée par Theodore Roosevelt avec le canal de Panama. Dès 1990 ce pays a été le plus grand récipiendaire d’aide militaire américaine et depuis la même date il détient les plus grands record en matière de violation de Droits de l’homme dans l’hémisphère. Avant le record avait été le Salvador qui recevait curieusement aussi une aide militaire. Semana.com : suggérez-vous que ces violations ont une relation avec les États-Unis ? N.A.C : Dans le monde académique on dit qu’une corrélation existe entre l’aide militaire que les Etats-Unis donnent. et la violence dans les pays qui la reçoivent. Semana.com : qu’est-ce vous pensez des bases militaires étrangères qui existent en Colombie ? N.A.C : ce n’est pas une surprise. Après le Salvador, c’est l’unique pays de la région disposé à permettre qu’elles s’installent. En attendant la Colombie continue de faire ce que les Etats-Unis lui demandent de faire, ceux-ci ne vont jamais renverser le Gouvernement. Semana.com : quand est ce que les Etats-Unis. démolissent des gouvernements l’Amérique latine ? N.A.C : Rien que dans cette décennie ils ont appuyé deux coups d’Etat. Le coup militaire manqué du Venezuela en 2002 et en 2004 ils ont séquestré à Haïti le président élu et ils l’ont envoyé en Afrique. Mais maintenant il est plus difficile de le faire parce que le monde a changé. La Colombie est l’unique pays latino-américain qui a appuyé le coup au Honduras. Semana.com : avez-vous quelque chose pour dire des actuelles tensions entre la Colombie, le Venezuela et l’Équateur ? N.A.C : la Colombie a envahi l’Équateur et je ne connais pas à aucun pays qui accepterait cela, sauf les États-Unis. Et par rapport au Venezuela les relations sont très compliquées, mais je plaide pour qu’elles aillent mieux. Semana.com : l’Amérique latine continue-t-elle d’être une région de caudillos ? N.A.C : c’était une tradition très mauvaise, mais dans ce domaine l’Amérique latine a progressé et pour la première fois le cône le sud du continent est mobilisée en vue d’ intégration pour dépasser ses paradoxes, comme par exemple être une région très riche mais avec une grande pauvreté. Semana.com : le trafic de stupéfiants est-il un problème exclusif de la Colombie ? N.A.C : c’est un problème des États-Unis. Est-ce qu’on peut imaginer que la Colombie décide de désinfecter la Caroline du Nord ou le Kentucky où est cultivé le tabac, qui occasionne plus de morts que la cocaïne. Luis Ángel Murcia Edité par T 34 - 26 Jul 2010 à 20:44 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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Envoyé : 29 Jul 2010 à 17:30 |
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L'eau, un droit humain
Après plus de 15 ans de débats, l'Assemblée générale de l'ONU a reconnu mercredi l'accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires comme un droit humain. La résolution, présentée par la Bolivie, a été adoptée par 122 voix pour, 0 voix contre et 41 abstentions. Le Canada et les États-Unis font partie des pays qui se sont abstenus. Le texte « déclare que le droit à une eau potable propre et de qualité et à des installations sanitaires est un droit de l'homme, indispensable à la pleine jouissance du droit à la vie ». Il souligne entre autres que :
La résolution rappelle aussi la promesse de réduire de moitié d'ici 2015 la proportion de personnes n'ayant pas accès à l'eau potable et à des installations sanitaires. En 2000, les dirigeants mondiaux avaient pris cet engagement dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement. Enfin, la résolution accepte de donner suite à la demande du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, basé à Genève, voulant que l'experte indépendante des Nations unies sur les obligations liées à l'eau en matière de droits de l'homme, la Portugaise Catarina de Albuquerque, fasse un rapport chaque année à l'Assemblée générale sur les progrès en la matière. C'est un jour historique pour le monde, un grand pas dans la bonne direction. — Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens et militante pour les droits liés à l'eau Ancienne conseillère de l'Assemblée générale de l'ONU sur les questions liées à l'eau, Mme Barlow a souligné que certains pays développés s'étaient abstenus de peur « qu'on leur demande de payer la facture » ou que la résolution ne donne « à leurs propres citoyens des outils pouvant être dirigés contre eux ». Elle a salué le soutien apporté à la résolution par quelques grands pays comme la Chine, la Russie, l'Allemagne, la France, l'Espagne et le Brésil, mais s'est dite « très déçue » de l'abstention de son propre pays, le Canada. Selon elle, cette décision répond à la volonté du gouvernement conservateur de Stephen Harper d'avoir le droit de commercialiser l'eau. « Ils savent que s'ils disent qu'il s'agit d'un droit de l'homme, ce sera en contradiction avec leur volonté d'en faire une marchandise », a-t-elle expliqué. De son côté, l'ONG américaine Food & Water Watch a déploré que les États-Unis fassent obstacle à la reconnaissance de ce droit, estimant que les populations pauvres méritaient sa reconnaissance sans plus d'atermoiement. Edité par T 34 - 29 Jul 2010 à 18:31 |
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