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Amérique latine, nouvelle exemple d'émancipation : |
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Pedro
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Envoyé : 19 Feb 2010 à 13:58 |
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Primitivi Honduras : Nouvelles séries d’assassinats et de menacesTandis que l’Espagne reconnaît officiellement la présidence de Pepe Lobo, contrats commerciaux sonnants et trébuchants à l’appui, la répression ne baisse pas en intensité dans le petit pays d’Amérique Centrale. En voici quelques exemples tout frais...
La COFADEH reçoit des menaces Le membre du Comité, Daniel Martínez, a raconté qu’il se trouvait au bureau à 8 heures du matin et qu’il a reçu l’appel d’une femme qui lui a dait : "Faites attention spécialement aux gens qui marchent dans la rue, il va y avoir un attentat contre vous.". Martínez a indiqué que quand il a demandé à sa correspondante qui elle était, elle a raccroché. Le COFADEH considère que cette nouvelle menace "arrive au moment où les corps répressifs de l’État sont en pleine campagne de chasse contre plusieurs personnes liées à la Résistance". Faisant allusion aux assassinat de Vanesa Zepeda et de Blas López, enseignant, leader de l’ethnie Pech. Ils ont aussi mentionné la séquestration et la torture des cameramen Manuel de Jésus Murillo Varela et Ricardo Rodríguez, et la capture d’Ariel Lobo et de Ricardo Domínguez, de tous membres du Front National de Résistance Populaire. [1] Devant ces faits, le COFADEH invite la communauté internationale, et spécialement les organisations de Droits de l’Homme, à "se maintenir vigilant et à exprimer leur souci face à la situation actuelle". Malgré l’arrivée du nouveau président du
Honduras, Porfirio Lobo, à la fin de janvier, la Résistance qui s’est
formée comme opposition au Coup d’État de juin continue à être réprimée
et menacée. ![]() Secours Rouge Honduras: Les escadrons de la mort à l'oeuvreVendredi 12 février à la tombée de la nuit, l’artiste hondurien Hermes Reyes, qui est aussi membre du Vaste Mouvement pour la Dignité et la Justice, dont l’organisation est liée au Front National de Résistance Populaire (FNRP), a été victime d’un attentat alors qu’il sortait d’une réunion du FNRP. A l’aube du lundi 15 février, Julio Funès Benitez, membre de la résistance et appartenant au Syndicat SITRASANAA a été assassiné. Ses assassins ont disparu sans être inquiétés à bord d’un taxi, dans les environs du quartier Brisas del Norte, de Comayaguela. Pendant ce temps non loin de là... (Secours Rouge/APAPC) Colombie: Nouvelle offensive des FARC En vue des prochaines élections, les FARC ont remis la pression sur les autorités locales dans le sud de la Colombie. En effet, d'ici au mois de mai, trois scrutins auront lieu. Après avoir kidnappé et tué le gouverneur du département de Caqueta en décembre dernier, les guérilleros ont tendu ce dimanche une embuscade au gouverneur du département de Guaviare, Jose Alberto Perez, dans l'optique de l'enlever. Le conducteur du convoi, transportant le gouverneur et sa femme, ainsi que quatre autres personnes sont mortes dans l'assaut. Perez a quant à lui pu échapper aux guérilleros mais a été blessé et transporté à l'hôpital.
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T 34
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Envoyé : 23 Feb 2010 à 18:22 |
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La Communauté d'Etat d'Amérique Latine et des Caraïbes est née. C'est une organisation sans les Etats-unis et le Canada, c'est à dire une alternative à l'OEA.
![]() à partir d’une nouvelle Aporrea.org / Agencias
date de publication le 23/02/10 Cette anecdote d’une altercation entre deux présidents sud-américains peut réjouir les amateurs de folklore, mais c’est beaucoup plus grave que cela. Visiblement Uribe qui agit toujours sur ordre des Etats-Uniens avait décidé de provoquer. La réunion du groupe de Rio hors de la présence des Etats-Unis et du Canada, alors même que Cuba y assistait pour la première fois et que Chavez avait dit l’importance qu’il fallait attacher à une telle réunion marquant l’indépendance de l’Amérique latine, pour toutes ces raisons, la réunion devait être sabotée, montrer que l’unité était impossible. Il y a là encore un signe de ce que cherche l’administration Obama et jusqu’à quel point désormais les hostilités sont ouvertes par l’entremise des « marionnettes ». Ce n’est pas un hasard si Raúl Castro, les Cubains ayant appris à reconnaître les pièges des Etats-Unis, s’est interposé, les Cubains savent qu »'il ne faut jamais faire ce que veut l’ennemi ». Nul doute que tout le sommet va ainsi être marqué par la volonté en sous main des Etats-Unis d’en finir avec une possible unité de l’Amérique latine. (note et traduction de Danielle Bleitrach) Cancún, 23 février 2010 - Alvaro Uribe, a déclenché une forte altercation avec le chef de l’Etat vénézuélien durant le déjeuner des présidents du sommet du Groupe de Rio quand le mandataire colombien a comparé les relations commerciales entre les deux pays au blocus des Etats-Unis contre Cuba. entre lui(elle) a déchaîné une forte altercation avec le Chef d’État vénézuélien durant le déjeuner de présidents du Sommet du Groupe du Río quand le mandataire colombien avait comparé les relations commerciales entre les deux pays avec le blocage que les États-Unis nourrissent sur la Cuba. Le président Uribe, qui est arrivé en retard au rendez-vous a provoqué une crise ouverte et a mis hors de lui le président Chávez quand il l’a interrompu tandis que celui-ci expliquait comment le commerce entre les deux nations s’était multiplié par huit depuis son arrivée au pouvoir en 1999 quand les échanges sont montés de 1.600 millions de dollars jusqu’à 7.900 millions de dollars en 2008, c’est alors que Uribe est intervenu d’une manière grossière en comparant le blocus des États-Unis sur Cuba au traitement commercial dispensé par le Venezuela aux entreprises colombiennes. Uribe qui continuait à interrompre le mandataire vénézuélien tandis que celui-ci défendait sa position au point que Chávez lui demanda de le laisser terminer son intervention et devant l’impossdibilité à résussir à obtenir le calme du président colombien, le mandataire vénézuélien lui a dit « Va te faire foutre » ( « Vete al carajo »). D’autres personnes présentes au déjeuner ont expliqué que le président cubain, Raúl Castro, qui assiste à son premier sommet du Groupe de Rio, s’est interposé entré les présidents colombien et vénézuélien pour mettre fin à la discussion. L’altercation avec Uribe n’a toutefois pas complétement occulté le projet qui a rassemblé 25 chefs d’Etat au Mexique. Et il suffit de considérer l’ordre du, jour et l’esprit y compris du discours inaugural de Calderon pour mesurer la nature de la manoeuvre d’uribe. Dans son discours introductif, l’hôte du sommet le président mexicain Calderon a déclaré « sur la création d’un organisme régional, sans la présence des Etats-Unis: « la meilleur respect aux fondateurs de notre patrie est de pouvoir concrétiser la nouvelle institution qui nous fortifiera comme région et nous aidera à nous protéger dans le scénario, international » Le groupe de Rio doit être un facteur de dialogue et d’intégration a-t-il dit.Il a salué les récentes incorporations de Cuba et du Surinam dans ce mécanisme de concertation et a rappelé l’idéal de liberté et de démocratie qui a été celui des « libertadores » L’aide sociale et la reconstruction de Haïti après le terrible seisme du 12 janvier, la situation coloniale sur les Iles malvines et le blocus nord-américain sur Cuba sont quelques uns des thèmes que doivent analyser aujourd’hui les présidents présents dans la ville mexicaine. Vidéo Déclarations d'Evo
Edité par T 34 - 24 Feb 2010 à 19:36 |
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Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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Envoyé : 24 Feb 2010 à 12:21 |
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Vidéo Discours de Raúl
Du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva au Cubain Raúl Castro, du Vénézuelien Hugo Chávez au Colombien Alvaro Uribe, ils ont tous accepté la création d’une organisation rassemblant les pays membres du Groupe de Rio et ceux de la Communauté des Caraïbes (Caricom). Le président Calderon a précisé que l’organisme "devra stimuler l’intégration régionale en considérant la mise en valeur de notre développement durable, (et) faire valoir les projets de la région dans les rendez-vous internationaux". Les dirigeants ont également signé 87 engagements communs en matière d’économie, de sécurité, d’émigration, de développement social ou de lutte contre le réchauffement climatique. Ils ont aussi réaffirmé la souveraineté argentine sur les îles Malouines et soutenu la reconstruction d’Haïti. En revanche, le cas du Honduras a été écarté des débats. Le président hondurien, Porfirio Lobo, n’a pas été invité, en raison de la suspension de son pays de l’Organisation des Etats américains (OEA) après le coup d’Etat de juin 2009. Selon le président du Guatemala, Alvaro Colom, il y aurait eu un accord "tacite" pour éviter les divisions à ce sujet. "L’échec de l’OEA pour régler la crise au Honduras et l’incapacité à coordonner une aide commune en Haïti ont confirmé le besoin d’unité pour mieux gérer les crises", estime le politologue Bernardo Olmedo. Mais, à son avis, "la principale motivation de la création de cette communauté réside dans la volonté des dirigeants latino-américains de renforcer leur influence sur le plan international en sortant du giron américain". [... suivent les commentaires habituels et idiots du Monde que le Grand Soir épargne à ses lecteurs] http://www.lemonde.fr/ameriques/art... La Havane, 23 février (AIN) - Le président cubain Raúl Castro a déclaré aujourd’hui qu’il considère que la décision, adoptée lors de la réunion au sommet de Mexico, de créer la Communauté des États d’Amérique Latine et des Caraïbes, est un événement d’une importance historique transcendantale. Raul a pris mardi la parole lors de la Réunion au Sommet de l’Unité : l’Amérique Latine et les Caraïbes, qui s’est tenue à Riviera Maya, dans l’État mexicain de Quintana Roo. Il y a réitéré que l’intégration est nécessaire pour pouvoir faire front à la crise généralisée déclenchée par le système capitaliste. Cuba considère que toutes les conditions sont réunies pour avancer rapidement vers la constitution d’une organisation régionale purement latino-américaine et caribéenne qui réunisse et représente les 33 nations indépendantes de la région, a-t-il affirmé. Il a rappelé que la plus part des régions du monde possèdent leur propre organisation, indépendamment de l’appartenance de certains de ses membres à d’autres sub-régions ou des organismes qui correspondent à plus d’une aire géographique. Sur ce thème, il a ajouté qu’il n’y a aucune raison qui empêche que l’Amérique Latine et les Caraïbes possèdent leur propre entité de concertation politique, de coordination économique, de coopération et d’intégration. Rien ne justifierait non plus que ce processus soit retardé, a-t-il souligné. A son opinion, la célébration à Caracas, l’année prochaine, d’une nouvelle réunion au sommet sera le moment propice pour conclure les travaux préparatoires de la création de cette nouvelle organisation. Dans cette optique, il a ajouté que Cuba estime qu’il convient de s’efforcer de définir rapidement les statuts et les formes de coopération qui puissent répondre aux intérêts collectifs et conduire à une meilleur intégration et unité de notre région. Pour pouvoir faire partie du nouvel organisme qui doit se caractériser par son respect de la diversité culturelle, géographique et économique et du système politique de chacun de ses membres et tenir compte des différences de développement social, une condition indispensable pour les pays membres sera d’être des nations indépendantes. Raul a manifesté sa reconnaissance pour l’adoption d’un document spécial qui réclame que soit mis fin à l’injuste blocus économique, financier et commercial que les États-Unis exercent contre Cuba, ainsi que pour les déclarations de plusieurs orateurs qui ont exprimé leur solidarité avec l’île. Il a également expliqué que son pays avait déjà commencé à collaborer avec Haïti avant le tremblement de terre qui l’a pratiquement détruit. Il a cependant averti que les plus grands efforts doivent être fournis maintenant que les grands médias abandonnent le pays, que le moment d’émergence est passé et que la soi-disant menace d’une vague d’immigrants n’existe plus. Il a précisé qu’actuellement s’y trouvent 1 429 collaborateurs du secteur de la santé en provenance de Cuba, et parmi eux 406 médecins, internes et étudiants de cinquième année de médecine haïtiens. Il a ajouté qu’il s’y trouve également 224 médecins de 22 nations latino-américaines et caribéennes, dont 7 médecins nord-américains, qui tous se sont formés à Cuba, à l’Ecole Latino-Américaine de Médecine (ELAM). Le Venezuela et le président Chávez, de spéciale sensibilité et générosité, Cuba et les autres pays de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique (ALBA) sont en disposition de poursuivre leur coopération, a affirmé Raul. Il a aussi manifesté son appui à la revendication argentine sur les Iles Malouines et la dénonciation de l’Equateur d’actions menées contre sa souveraineté. Il a dénoncé également la prétention nord-américaine de s’octroyer la faculté de qualifier les autres pays de promoteurs ou non promoteurs du terrorisme.
Lancement officiel de la radio del sur
Edité par T 34 - 09 Mar 2010 à 16:53 |
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Envoyé : 12 Mar 2010 à 15:16 |
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vendredi 12 mars 2010, par Primitivi L’allié des putschistes qui parcourt actuellement l’Amérique Latine a un prénom, un nom de famille et une charge publique : Il s’agit de Guido Westerwelle, Ministre des Affaires Etrangères allemand. L’homme politique appartient au Parti Libéral Démocratique (FDP) dont la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté (FNS) a appuyé les putschistes avant, pendant et après le coup d’État qui en juin 2009 en a fini avec la présidence de Manuel "Mel" Zelaya au Honduras. ![]() Guido Westerwelle (photo : wikipedia)
Dimanche, Westerwelle a commencé son premier voyage en Amérique Latine avec un séjour au Chili, où il a retrouvé son homologue, Mariano Fernández, pour lui fournir une aide d’une valeur de 630 000 € destinés à couvrir les dommages causés par le tremblement de terre. La visite à Santiago de Chile n’était pas planifiée mais il est bien venu le ministre qui essuie chez lui de fortes critiques pour sa rhétorique néolibérale et pour les dons élevés reçus de certains entrepreneurs qui ressemblent plus à des investissements puisque le FDP développe une politique qui répond aux intérêts des donateurs. Dans l’actuel voyage de Westerwelle il rassemble son intérêt personnel d’amélioration de son image avec ceux de l’industrie et de l’économie allemande dans la région. De là il s’explique pourquoi pour son premier voyage officiel il visite trois des quatre pays fondateurs du Mercosur. Ce lundi Westerwelle se trouvera avec la présidente argentine Cristina Fernández Kirchner. Son séjour à Buenos Aires accompagne les critiques des quotidiens bourgeois défendant les intérêts des 10 000 Allemands qui veulent récupérer 4 milliards d’euros perdus au cours du krach argentin de 2002. Plusieurs d’entre eux appartiennent à l’électorat du FDP. Mardi Westerwelle se trouvera en Uruguay avec José Mujica. Le fait qu’il passe par le Paraguay donne lieu à des spéculations. Après Westerwelle voyagera au Brésil, un pays stratégique pour l’industrie allemande parce que Sao Paolo est la ville ayant le plus grand nombre d’entreprises allemandes en dehors de l’Allemagne. Là s’explique pourquoi le ministre visitera les usines Volkswagen et Siemens. En dehors des aspects économiques, Westerwelle utilisera son séjour pour convaincre le gouvernement d’Inazio Lula da Silva de laisser ses relations avec l’Iran pour s’intégrer dans l’alliance des Etats-Unis, de l’Union Européenne, d’Israël et de l’Allemagne pour imposer de nouvelles sanctions à Téhéran qui devraient conduire à un "changement de gouvernement" dans la République Islamique. Actuellement le Brésil est membre non permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU. Depuis octobre dernier le ministre Westerwelle fait partie du bipartie de la chancelière démocrate chértienne Angela Merkel (CDU), où le libéral arbore aussi la charge de lieutenant de la chef de Gouvernement. Cette accumulation de pouvoir entre ses mains suppose un danger multiple pour les états membres de l’ALBA et pour ces gouvernements qui pensent suivre le chemin du Venezuela, de Cuba, de la Bolivie, du Nicaragua, de l’Équateur entre autres. D’abord parce que la FNS a conseillé les putschistes honduriens. C’était aussi cette fondation allemande qui a annoncé la sortie du Honduras de l’Alternative Bolivariane des Peuples de Notre Amérique (ALBA) une semaine avant que le parlement de Porfirio Lobo ne le fît. Pour des fins similaires dans d’autres pays latino-américains la FNS recourt aux services d’un agent de la CIA et du criminel anticubain Carlos Alberto Montaner. Westerwelle a initié sa course politique à la FNS. Avant le coup contre Zelaya le président du FNS, Wolfgang Gerhardt, a fait plusieurs voyages en Amérique Centrale spécialement pour appuyer ces partis libéraux qui s’opposent aux gouvernements de l’ALBA. Le deuxième danger est que Westerwelle n’opère pas seul : Son coreligionnaire Dirk Niebel (qui n’est pas apparenté avec l’auteur de cet article) dirige le Ministère Fédéral de Collaboration Économique qui se consacre à financer les "pays en développement" pour qu’ils introduisent des méthodes allemandes et surtout pour préparer le terrain à l’industrie allemande. Ces aides économiques sont un instrument de pression que la politique extérieure allemande sait utiliser avec agilité pour dompter ces gouvernements qui ne veulent plus suivre les règles du Nord. Le parachutiste Niebel, qui arbore le rang de capitaine de réserve, est accusé de vouloir "militariser" l’"aide au développement" d’abord parce que, par exemple en Afghanistan, il veut lier le travail civil de reconstruction avec le travail d’occupation que réalisent les 4 500 militaires allemands assignés au contingent de l’OTAN. Ensuite, Niebel essaie de faire nommer directeur du département pour l’Afrique et le Moyen-Orient le colonel Friedel H. Eggelmayer. L’officier "Panzers" a provoqué un scandale quand la presse a informé que dans son bataillon de tanks des symboles des armées hitlériennes étaient utilisés par ceux qui pour des raisons légales on avaient retiré la croix gammée. Les deux, Niebel et Westerwelle, ont reçu de fortes critiques parce que le premier a placé dix de ses "amis" dans le ministère et parce que le deuxième s’est d’un côté jeté sur les personnes qui prennent beaucoup de temps dans les grèves et de l’autre il compose ses délégations avec les entrepreneurs qui dans le passé ont offert au FDP des dons généreux. Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, dans l’actuelle délégation se trouve l’entrepreneur Ralph Dommermuth, qui a donné environ 48 000 euros au parti de Westerwelle en 2005. Au début 2010 le FDP a fait une chute libre dans les sondages en Allemagne quand on a découvert que, peu après être arrivé au pouvoir, il a réduit les impôts des hôteliers en retour du don d’un million d’euros effectué par un hôtelier multimillionnaire plusieurs mois auparavant. Tout compte fait, avec Westerwelle revient en Amérique Latine un conquistador néolibéral qui incarne tous les malheurs contre lesquels Simón Bolívar et ensuite les révolutionnaires du XXe et du XXIe Siècles ont joué de leurs épées. Par conséquent il faut dire "Alerte, alerte, alerte..." Ingo Niebel est historien et journaliste allemand |
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Envoyé : 25 Mar 2010 à 18:41 |
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Envoyé : 25 Mar 2010 à 20:17 |
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Edité par T 34 - 19 Apr 2010 à 17:11 |
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Envoyé : 31 Mar 2010 à 19:51 |
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À la mémoire de Silvia SuppoPar Olivier COMPAGNON et Hugo Rogelio SUPPO, historiens (Institut des Hautes Études de l’Amérique latine et Universidade do Estado do Rio de Janeiro). Amérique Latine : Les militaires et les factieux tortionnaires sont-ils hors d’état de nuire ?
Silvia Suppo de Destefani était argentine et avait cinquante et un ans. Encore adolescente, elle fut emprisonnée par la dictature militaire, en mars 1977, torturée et violée dans le commissariat Cuarta de Santa Fe et dans le centre clandestin de détention connu sous le nom de la Casita, près de Santo Tomé. Enceinte à la suite de ces sévices, elle subit un avortement clandestin afin de « réparer l’erreur », selon l’expression des tortionnaires. Son fiancé de l’époque, Reinaldo Hattemer, séquestré en janvier de la même année, n’a jamais réapparu. En octobre 2009, Silvia avait témoigné de manière décisive dans le procès qui conduisit à la condamnation pour crimes contre l’humanité de l’ancien juge fédéral Victor Brusa et de plusieurs tortionnaires de la province de Santa Fe. Dans le magasin d’artisanat qu’elle tenait dans le centre de Rafaela, Silvia Suppo a été sauvagement assassinée de neuf coups de couteau au matin du 29 mars 2010. Si la police n’a pas encore officiellement établi les motifs du crime, de nombreux éléments – notamment les menaces qu’elle et d’autres témoins à charge du procès Brusa avaient reçues il y a quelques mois – laissent clairement supposer un règlement de comptes consécutif à sa déposition. À l’heure où beaucoup d’observateurs se réjouissent que l’Amérique latine ait définitivement réintégré le cercle des pays démocratiques après la vague des régimes de sécurité nationale, ce meurtre rappelle l’extrême fragilité de régimes qui peinent à exercer leur droit régalien de justice contre des bourreaux des années de plomb. Soit qu’ils y renoncent ou s’arrêtent au milieu du chemin de peur de fragiliser la démocratie restaurée, comme au Chili où Pinochet mourut en décembre 2006 sans avoir été jugé et où l’impunité demeure une donnée essentielle du paysage politique et mémoriel (bien que certains membres de la Dina et des forces armées soient passés en procès et aient été emprisonnés). Soit qu’ils répondent positivement au désir de vérité des victimes ou des familles de victimes, comme dans l’Argentine des Kirchner où le capitaine Alfredo Astiz – « l’ange blond de la mort » – comparaît par exemple depuis décembre 2009, au risque de voir resurgir la barbarie de tortionnaires toujours convaincus du bien-fondé de leur croisade anti-marxiste.
Edité par T 34 - 01 Apr 2010 à 14:39 |
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Envoyé : 02 Apr 2010 à 13:51 |
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En route vers Madrid au sommet des peuples !
![]() Les 17 et 18 mai, se tiendra à Madrid la septième édition du sommet des chefs d’États de l’Union européenne (UE) et d’Amérique latine/Caraïbe (ALC), avec au menu une véritable politique de re-colonisation économique et militaire et la volonté d’entériner des traités de libre commerce avec l’Amérique centrale, la Colombie et le Pérou. Fondement des politiques européennes centrées sur la concurrence et le démantèlement de l’État par les privatisations, la stratégie de Lisbonne vise à gonfler les carnets de commandes des transnationales et à approfondir les politiques capitalistes au détriment de la souveraineté des peuples. Face à cette offensive, un réseau bi-régional euro-latino-américain s’est mis en place en 2004 pour mener des campagnes communes et organiser un contre-sommet appelé « Sommet des peuples : Enlazando Alternativas ». Sa quatrième édition aura lieu du 14 au 18 mai à Madrid. Ce Sommet des peuples est un moment fort de dénonciation et de mise en accusation des politiques de l’Union européenne qui favorise ses multinationales. Il permet de montrer à quel point les traités de libre commerce (TLC) signés par les pays d’ALC avec l’Europe n’ont rien à envier à ceux proposés par les États-Unis. Leurs conséquences sont tout aussi dramatiques : dépeçage des services publics, pillage des ressources naturelles, déplacement de communautés entières, dévastation de la biodiversité, épuisement des ressources hydriques, paupérisation de la main-d’œuvre, militarisation des territoires et criminalisation des luttes populaires et des migrants. Les multinationales européennes sont le fer de lance de cette politique. Ce sommet alternatif vise également à mutualiser les luttes des peuples autochtones, latino-américains, caribéens et européens, et à travailler ensemble pour défendre les biens publics et renforcer la résistance et la mobilisation contre l’actuel système de domination. Enfin, en Europe comme en ALC, des expériences de luttes et d’alternatives sont menées. Le Sommet est l’occasion de les faire connaître et notre participation active nous permettra d’articuler un contenu anticapitaliste à la formule du « socialisme du xxie siècle » ! Malgré des années d’amélioration du rapport de forces en faveur de la gauche radicale en Amérique latine, les derniers mois en indiquent une possible inflexion : la droite latino-américaine, historiquement liée aux projets de domination impérialiste, progresse dans le sous-continent. Ainsi, au Honduras, appuyés par les États-Unis et la droite latino-américaine, les conservateurs ont renversé Manuel Zelaya qui avait proposé un référendum en vue de convoquer une assemblée constituante et s’était rapproché de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques. Zelaya provenait pourtant d’un des deux grands partis de l’oligarchie hondurienne. Au Chili, Pinera, le candidat de la droite, a été élu président en l’absence d’une vraie politique de gauche menée par l’alliance de la Concertation. Cela marque l’accentuation des politiques libérales dures imposées par la dictature de Pinochet. En Bolivie, des pressions permanentes s’exercent sur le gouvernement d’Evo Morales, et les gouverneurs des provinces les plus riches mènent un combat sécessionniste et putschiste avec l’aide de la droite internationale. La Colombie, bras armé des États-Unis, accueille de nouvelles bases militaires et, en plus d’exterminer son opposition politique, relaye au côté du Pérou les menaces impérialistes sur les gouvernements du Venezuela, d’Équateur, du Paraguay et de Bolivie. En Haïti, profitant du séisme qui a ravagé le pays, l’armée américaine conforte sa présence dans la Caraïbe et la France fait de même. L’Union européenne est le deuxième partenaire commercial (15 % du total) et investisseur dans cette région, derrière les États-Unis, et le premier bailleur d’aide au développement (60 % du total reçu par la région). La vague de privatisations initiée dans les années 1980 par les gouvernements latino-américains à peine libérés des dictatures a donné l’occasion aux multinationales européennes de se ruer sur le continent. Elles ont multiplié par quatre « leurs investissements » et se sont emparé des biens publics, de l’eau, de l’électricité, du gaz, du pétrole, des télécommunications. La coopération européenne a favorisé leur implantation et les traités de libre commerce ont mis en place une législation favorable au-dessus des lois nationales. Ces multinationales étaient parfois encore des entreprises publiques en Europe, comme France Télécom et EDF. Aujourd’hui, l’Europe cherche à fiabiliser son approvisionnement en ressources naturelles et accentue sa pression pour leur exploitation. Dans le secteur des services, les demandes de libéralisation par l’UE organisent en particulier la précarité des étudiants des universités publiques. Elles bloquent l’accès à des services essentiels à la population comme les médicaments génériques, les semences paysannes, l’eau potable et l’assainissement. Par leur mépris des droits des populations et de l’environnement, les multinationales européennes, à l’instar de Bayer, Repsol, Nestlé, Union Fenosa, Banco Bilbao, Telefonica, Suez ou Veolia, ont très rapidement réussi à fédérer contre elles des mouvements populaires de masse. Elles sont défendues avec constance par les gouvernements européens de droite et sociaux-démocrates. Les accords et traités de libre commerce sont aux antipodes des intérêts des peuples et de la survie de la planète, en Amérique latine comme en Europe. Dans ce cadre, il s’agit de forger un mouvement de défense d’intérêts communs, en démantelant les axes d’oppression impérialiste centrés sur l’imposition du système capitaliste et la répression des mouvements critiques. Un des enjeux du contre-sommet, comme son nom l’indique, est d’entrelacer les alternatives, apprendre les uns des autres et organiser des solidarités concrètes et politiques dans les luttes sur les deux continents. L’Amérique latine a fourni ces dernières années de nombreuses raisons de se réjouir des progrès de la gauche sociale et politique. Ces succès sont souvent le fruit de décennies d’implantation comme c’est le cas du Mouvement des sans-terre du Brésil, des mouvements indigènes d’Équateur (la CONAIE), de l’AIDESEP au Pérou, de la CAOI qui fédère des organisations des peuples originaires de six pays. Ces mouvements précurseurs ont très tôt lié les questions écologiques, la préservation du milieu naturel avec une conscience anti-libérale puis anticapitaliste. Ainsi, les indigènes de Bolivie donnèrent naissance au MAS, actuellement au pouvoir dans le pays, qui accueillera bientôt le sommet de défense de la terre et contre le réchauffement climatique à Cochabamba. Ces luttes, comme celles des mouvements de Piqueteros (chômeurs) et des entreprises récupérées et contrôlées par leurs salariés ou les luttes contre la privatisation de l’eau, donnent du grain à moudre pour nos luttes en Europe. En plus de Cuba, le Venezuela, la Bolivie et l’Équateur, malgré leurs limites et leur manque de définition stratégique, ont remis au goût du jour la possibilité concrète d’ôter le pouvoir des mains des castes dirigeantes, souvent racistes et toujours soucieuses d’amplifier leur taux d’enrichissement sur le dos des peuples de ces pays. Les progrès sociaux et l’alliance tissée avec les mouvements sociaux y ont aussi permis de populariser l’idée que le changement ne peut venir que d’une stratégie politique globale et internationaliste. En Europe, la violence des attaques des classes dirigeantes domine le paysage politique. Malgré le slogan qui parcourt les pays européens, « Ce n’est pas à nous de payer leur crise », la situation est à l’évidence plus difficile pour la gauche anticapitaliste. Même si la droite et la social-démocratie ont jusqu’à présent contenu les protestations populaires, à l’image de ce qu’il se passe en Grèce, elles n’en ont pas moins démontré leur incapacité à enrayer la crise. En tout cas, les gouvernements sont décidés à la faire payer par ceux qui n’ont que leur travail pour vivre. Face à cette situation, de nouvelles formes politiques ont vu le jour comme c’est le cas du NPA en France ou du Bloc de gauche au Portugal (pour ne citer que celles-là). Comme en Amérique latine, il nous faudra élargir et amplifier les luttes syndicales, écologistes, anticapitalistes pour espérer faire fructifier les nouvelles formulations politiques. À Madrid, il s’agira de s’alimenter des expériences latino-américaines et de tisser des liens avec l’ensemble des forces sociales et politiques qui partagent avec nous l’objectif du renversement du capitalisme. Pour préparer le Sommet des peuples, deux journées de débats sont organisées à Paris par un collectif unitaire sur les thèmes qui seront développés à Madrid, sur les alternatives à construire et le contenu à donner au socialisme du xxie siècle. Le vendredi 9 avril de 18 heures à 21h30 et le samedi 20 avril de 10 à 18 heures, à la Bourse du travail de Paris (3, rue du Château-d’Eau, métro République). Une réunion publique de préparation de Madrid aura lieu le jeudi 25 mars à 18 h 30, salle Ritimo, 8, rue Barbaroux. Le thème en sera : l’eau, bien commun de l’humanité. Une réunion publique est prévue au retour de Madrid, le 21 mai, avec des représentants péruviens. Un forum social, une assemblée des mouvements sociaux, une grande manifestation internationale le dimanche 16, un Tribunal populaire des peuples pour lutter contre l’impunité des multinationales, un meeting anticapitaliste le samedi soir sont au programme, consultable sur : ![]() Edité par T 34 - 06 Apr 2010 à 23:33 |
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Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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Envoyé : 11 Apr 2010 à 20:14 |
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Brésil : Les États-Unis négocient pour l’installation d’une base militaire au Brésil
(article avec audio) vendredi 9 avril 2010, par Primitivi Alors qu’au Honduras l’armée soutenue par les États-Unis est entrain d’expulser violemment les paysans de terres appartenant à l’État, terres qu’ils ont récupérées des mains des latifundistes pour être cultivées suivant l’ordonnance du décret 2009 (voté sous Zelaya). Le grand voisin continue à étendre son ombre sur le sud : les États-Unis vont être durant la première moitié du mois d’avril en négociation avec le Brésil afin d’y installer une base militaire pour "lutter contre le narcotrafic" tout comme c’est à priori la mission des 7 bases qui doivent être installées en Colombie. La réponse du Brésil risque fort de sceller le destin du continent dans son ensemble, car on sait bien que les bases militaires US ne servent pas qu’à "lutter contre le narcotrafic" et qu’une fois qu’ils ont mis le pied dans un pays ils ont du mal à ne pas influencer la réalité de celui-ci. Arturo Valenzuela, Secrétaire Adjoint pour l’Hémisphère Occidental des États-Unis, a assuré lundi que le Gouvernement nord-américain négocie l’installation d’une base militaire au Brésil. Valenzuela a fait l’annonce à la fin d’une conférence à la faculté Latino-américaine des Sciences sociales (FLACSO) à Quito capitale de l’Équateur [1]. Il a dit que "les États-Unis négocient comme ils l’ont toujours fait" pour tenir des relations fluides avec d’autres pays , "ils cherchent à établir des accords cadres de coopération". Si l’accord est accepté la base sera installée à Río de Janeiro et aura pour mission de contrôler le trafic de drogue dans la région. Le haut fonctionnaire étasuniens a indiqué que les deux gouvernements sont encore en discussion pour l’obtention d’un accord. Il a écarté le fait que cette négociation puisse entraîner une nouvelle polémique avec l’Union des Nations Sud-américaines (UNASUR), qui avait fortement critiqué l’installation de 7 bases similaires US en Colombie. Selon Valenzuela, les différents pays de la région ont accepté les explications données par la Colombie et les EU affirmant que l’installation des bases fait partie d’un accord bilatéral sans aucune intention extraterritoriale. Robert Gates, Secrétaire de la Défense, prévoit de visiter le Brésil vers le milieu avril pour signer l’accord de coopération stratégique militaire entre les deux nations.
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Envoyé : 15 Apr 2010 à 14:41 |
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Chávez en visite au Nicaragua.
Ensuite il est allé à Cuba
Edité par T 34 - 17 Apr 2010 à 18:18 |
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Envoyé : 16 Apr 2010 à 20:22 |
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Tandis que les médias occidentaux- dont une article ici même à popos du quotidien El Païs et du journal le Monde montrent les profondes imbrications avec la CIA, l’oligarchie d’extrême-droite d’Amérique latine- montent des campagnes contre Cuba et le Venezuela, les assassins de la CIA agissent de plus en plus ouvertement sans craindre le moins du monde que leurs crimes soient révélés, qu’il s’agisse de l’implication des Etats-Unis dans les tentatives d’assassinat d’ Evo Morales, ou des coups d’Etat au Honduras avec là aussi l’assassinat de journalistes. Sans parler du silence sur les atroces tortures dans les prisons d’uribe le Colombien, narcotrafiquant, vassal des Etats-Unis. Les assassins sont de nouveau à l’oeuvre en Amérique latine et les médias européens sont leurs complices. Voici donc quelques traductions de danielle bleitrach pour changement de société.
Les deux déclarations mentionnées par le Ministre de l’Intérieur correspondent à celles de Zvonko Matkovic et Marco Monasterios, deux personnes liées à l’élite politique et entrepreunariale de Santa Cruz, de des ennemis les plus acharnés du presidente Morales, a souligné l’ AFP. Aussi bien Matkovic comme Monasterios, selon les enquêtes de la juge étaient liées au groupe de Rózsa Flores, un membre de l’armée croate dans la guerre des balkans impulsée par l’OTAN et les Etats-Unis. Monasterios a dit, selon Llorenti, que se comentó que el grupo de Rózsa tenía un plan para matar al presidente y que se requería para el efecto contar con nueve hombres, pero que sólo tenían seis, sin identificar a éstos. Marche des travailleurs de la Presse au Honduras En même temps certains reporters ont reçu des menaces de morts et d’autres se sont vus obligés d’abandonner le pays. « Le but de la manifestation est de lancer un appel à l’attention des autorités de sécurité pour qu’ils nous tiennent informés sur les enquêtes en cours dont aucune n’ont abouti à éclairer l’origine des meurtres » a déclaré Enrique, coordinateur de la marche. En signe de protestation contre le climat d’insécurité, les professionnels de la presse ont décidé ce jeudi et vendredi de suspendre les nouvelles locales. « dans mon cas et dans bien d’autres iln y a un délit d’opinion » à-t-elle répondu à une question de la presse. L’accusation du Ministère Public de Colombie, a-t-elle signalé découle de mon combat pour ce que je considère que doit être mon pays: une société de bien-être, de droits et de citoyenneté ». « Comme je suis respectueuse de la loi , indépendamment de celui qui l’applique ou non , je vais me présenter à ce proces, je vais me défendre, et je suis absolument sûre qu’ils va y avoir beaucoup de possibilités de ce qu’à travers de procès, justice soit rendue ». Selon elle, il s’agit d’ une opportunité pour que le monde « connaisse ce qui passe dans le pays avec tous les objecteurs de conscience et les défenseurs des droits humains ». Pour son jugement, l’accusation découle de ce qu’elle a voté contre l’élection de l’actuel procureur général de la Nation, Alejandro Ordóñez, « à, cause de ses antécédents dans le pays ». Cordoba a défini comme étant la « caractéristique fondamentale du dit Ordonez : une » « persécution contre les groupes qui d éfendent les droits homosexuels, l’avortement à l’intérieur de la loi ou « un modèle de pays et de société qui considère que la vie est beaucoup plus importante que les biens et la richesse, que les secteurs privilégiés du pays qu’il (Ordóñez) représente » Elle a aussi accusé le procureur général d’aller contre tous ceux qui demandent une négociation politique en Colombie « qui veulent sortir le pays de la guerre » et contre « nous qui avons été tout le temps dans la défense des droits humains » De son point de vue, « il est absolument normal que l’on nous categorise comme terroristes et, dans ce cas, comme membres des Farc ». Córdoba a rappelé que depuis quinze ans elle participe aux médiations avec la guérilla de l’armée de libération nationale (ELN), époque où elle fut sequestrée, et ce qui lui vallut plus tard d’être accusée d’être « la chef de kla diplomatie de l’ELN dans le monde ». « Aujourd’hui non seulement je suis membre d’une guerrilla et de l’autre, mais je suis la conseillère des investissements financiers des FARC en Europe », a-t-elle ironisé. Edité par T 34 - 17 Apr 2010 à 18:38 |
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Envoyé : 18 Apr 2010 à 13:31 |
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A quoi sert une base militaire ? La réponse de l’axe du mal est : à surveiller de près les peuples des pays environnant la base et à inciter les peuples des pays hôtes à approuver la politique du pays de l’armée hébergée. La réponse des médias dominants, admirateurs de la Plus Grande Démocratie du Monde est : à défendre son territoire depuis l’étranger (même si la base se situe à des milliers de kilomètres) et à promouvoir la liberté partout dans le monde. Ils se réjouissent donc que les USA aient plus de 850 bases militaires dans des dizaines de pays sur tous les continents. Obama vient d’en faire construire 7 nouvelles en Colombie. Comme il n’y a pas en Amérique latine un pays assez fort et assez belliqueux pour attaquer les USA, comme aucun n’est doté de l’arme nucléaire, comme aucun ne soutient le terrorisme, il fallait un nouveau prétexte : c’est pour traquer les narcotrafiquants. Or, ces narcotrafiquants (et ce n’est pas Alvaro Uribe, président colombien qui dira le contraire) n’existent que parce qu’ils ont des clients aux USA d’où vient le gros de la demande. C’est de là-bas que des dealers inondent le territoire états-unien. De sorte que si des pays latino-américains produisent de la drogue, c’est à cause du laxisme du gouvernement de leur puissant voisin qui lutte mal contre la phase ultime du trafic sur son propre sol. L’incompétence étasunienne dans le démantèlement de ce mortel commerce créé un « appel d’air » dont souffrent plusieurs pays du sous-continent puisqu’il est plus rentable de fabriquer de la cocaïne que de la nourriture, ce qui détruit l’agriculture et interdit donc toute autosuffisance alimentaire. Pour y remédier, les pays latino-américains seraient donc fondés à créer aux USA, 7 bases militaires chacun (au moins : les USA sont si vastes qu’il faudrait en vérité que chaque pays en construise deux bonnes douzaines). L’Oncle Sam, dont on connaît l’implacable logique doublée de bonne foi, ne pourra que se réjouir de voir les peuples voisins contribuer à cette œuvre de salubrité publique en constellant son territoire de zones kakis peuplées d’étrangers « born to kill ». Théophraste. PS. Dans la même logique, puisque la plupart des journaux ont ouvert des sites Internet constituant leurs bases idéologiques sur le territoire impertinent de la Toile, Le Grand Soir devrait revendiquer des bases au Monde, à Libé, sur TF1, etc. Deux bonnes douzaines feraient l’affaire.
Edité par T 34 - 21 Apr 2010 à 22:44 |
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Envoyé : 19 Apr 2010 à 16:34 |
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Réflexions du compañero Fidel
La Fraternité Entre La République Bolivarienne Et Cuba
J’ai eu le privilège de converser trois heures d’affilée, jeudi dernier, le 15, avec Hugo Chávez, le président de la République bolivarienne du Venezuela, qui a eu la gentillesse de visiter une fois de plus notre pays, en provenance du Nicaragua.l, accompagné d’une importante délégation de membres de son gouvernement.
J’ai rarement connu dans ma vie, et peut-être même jamais, quelqu’un qui a été capable de diriger une véritable et profonde révolution pendant plus de dix ans, sans prendre un seul jour de repos, sur un territoire de presque un million de kilomètres carrés, dans cette région du monde colonisée par la péninsule ibérique qui domina pendant trois cents ans des terres vingt fois plus étendues en superficie et aux immenses richesses, où elle imposa ses croyances, ses langues et ses cultures. On ne pourrait écrire aujourd’hui l’histoire de notre espèce sur cette planète en ignorant ce qu’il s’est passé dans ce continent.
Bolívar, de son côté, n’a pas lutté que pour le Venezuela. Les eaux et les terres étaient alors plus pures, les espèces plus variées et plus abondantes, l’énergie contenue dans son gaz et son pétrole inconnue. Voilà deux cents ans, en lançant la lutte, il le faisait non seulement pour l’indépendance du Venezuela, mais pour celle de tous les peuples de ce continent encore colonisés. Bolívar rêvait de créer la plus grande République n’ayant jamais existée, dont la capitale serait l’isthme de Panama. Dans sa grandeur insurpassable, le Libertador, faisant preuve d’un vrai génie révolutionnaire, fut capable de prévoir que les États-Unis, alors bornés au territoire original des Treize Colonies anglaises, semblaient destinées à semer l’Amérique de misère au nom de la liberté. L’invasion de l’Espagne par Napoléon, aux ambitions insatiables, contribua à créer les conditions propices à l’éclatement des guerres d’indépendance de notre Amérique latine. L’histoire de l’humanité, sinueuse et pleine de contradictions, devient de plus en plus complexe et difficile. Notre petite nation parle avec l’autorité morale que lui donne sa résistance de plus de cinquante ans à la brutale répression de cet Empire qu’avait prévu Bolívar, le plus puissant qui ait jamais existé. Sa politique immensément hypocrite et son mépris des autres peuples l’ont conduit à des situations très graves et très dangereuses, comme le prouvent jour après jour, entre autres conséquences, sa lâcheté et son cynisme en politique internationale, car l’immense majorité des gens honnêtes sur la Terre n’ont pas la moindre possibilité de faire connaître leurs opinions ni de recevoir des informations crédibles.
Vidéo VTV presenta este domingo: De Bolívar a Chávez Edité par T 34 - 22 Apr 2010 à 00:40 |
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Envoyé : 22 Apr 2010 à 17:59 |
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L’ALBA donne le ton, y compris au niveau mondial, et l’Empire tonne
Hugo MOLDIZ MERCADO
L’Alternative [Alliance] Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique (ALBA) est devenue, du fait des gouvernements des États-membres qui la composent comme du haut niveau de conscience sociale de leurs populations, un véritable cauchemar pour les États-Unis, dont le pouvoir impérial est chaque jour davantage remis en cause dans cette partie du monde. Bien que l’Empire ne soit pas en train de s’écrouler, le malaise de la Maison Blanche se fait de plus en plus criant. Le 11 décembre 2009, dans un rapport sur la situation politique de l’Amérique latine, la Secrétaire d’État des États-Unis, Hillary Clinton, se chargea d’attiser le feu en alertant ouvertement la Bolivie et le Venezuela, des relations diplomatiques qu’ils entretiennent avec le régime et le gouvernement iraniens. « Si d’aucuns veulent flirter avec l’Iran, ils devraient en mesurer les conséquences ; nous espérons qu’ils y réfléchiront à deux fois », tels furent les mots prononcés par la Premier Ministre états-unienne, qui, ne dissimulant pas son statut, s’affiche devant le monde comme une autorité impériale de ligne dure. Mais loin d’être proactive, l’attitude des États-Unis vis-à-vis de l’Amérique latine apparaît jour après jour comme une réaction face à la constante émergence latino-américaniste promue par l’ALBA, et plus particulièrement, vis-à-vis des processus révolutionnaires de Cuba, du Venezuela, de la Bolivie, de l’Équateur et du Nicaragua. C’est pourquoi les paroles de Clinton sont interprétées comme une sorte d’exhortation au retour, dans de nouvelles conditions, à la politique du président Lyndon Johnson qui avait proclamé ouvertement en 1964 : « les États-Unis préfèrent compter avec des alliés sûrs plutôt que sur des voisins démocratiques ». Avec la mise en œuvre de la doctrine Johnson — qui impliquait en même temps une ré-adéquation des politiques « du garrot », « de bon voisinage », « de la diplomatie des missionnaires » et « la doctrine Truman » — on a déclenché en Amérique Latine une série de coups d’état militaires qui, parmi de rares printemps démocratiques, ont instauré de sanglantes dictatures jusqu’au milieu des années 80. Au Nicaragua il y a eu « la dynastie des Somozas » jusqu’à la victoire de la révolution sandiniste en 1979. En Bolivie, il y a eu Barrientos — qui autorisa l’entrée des marines pour combattre la guérilla du Che en 1967 — puis Banzer — qui, sous la devise « Paix, Ordre et Travail », poursuivit, réprima, assassina et exila des milliers d’hommes et de femmes entre 1971 et 1978 — ainsi que García Meza, qui en 1980 instaura un régime nettement narco-délictueux. Au Chili il y a eu Pinochet, promoteur de l’internationale « Opération Condor », jusqu’en 1989, une année à peine après qu’un référendum ait dit « Non » à sa permanence au pouvoir. Pour les présidents des pays membres de l’ALBA, le sens des avertissements de Clinton est sans équivoque. Le coup d’état au Honduras contre le président Manuel Zelaya et le soutien, tantôt affiché, tantôt voilé, au gouvernement de facto de Roberto Micheletti, a renforcé leur profonde méfiance envers les Etats-Unis. Celle-ci s’est traduite dans le discours politique des gouvernements de gauche en Amérique Latine à un point tel que le 17 décembre 2009, à Copenhague, le président bolivien a catégoriquement affirmé : « Obama est pire que Bush, seule la couleur du président des États-Unis a changé ». La réalité est plus tenace que les bonnes intentions. En regard de la situation en Amérique Latine pendant ces cinq dernières années au moins, la gêne et l’inquiétude impériales peuvent s’expliquer. L’ALBA — en tant que projet d’intégration et d’unité latino-américaine — s’est développé à un rythme soutenu et ses résultats ont même surpris beaucoup d’experts internationaux qui avaient accueilli sa création avec sympathie. Promue par Fidel Castro et Hugo Chávez en décembre 2004 à La Havane, l’ALBA semblait être une dénomination trop grandiloquente pour un projet d’intégration débutant par la consolidation des relations diplomatiques entre deux pays, dans une situation politique relativement stable en Amérique latine, à l’exception de la Bolivie et de l’Équateur, pays où les rebellions indigènes et populaires tenaient en échec les anciens blocs au pouvoir, lesquels tentèrent de se régénérer par le remplacement des présidents. Mais cette tendance affirmée donnerait raison à la puissance du jugement et à l’assurance de Fidel Castro — qui jusqu’à nos jours n’avait jamais été aussi présent, aussi plein de vie et d’espérance — ainsi qu’à Chávez — investi par l’Histoire du rôle d’avant-garde politique. L’indien Evo Morales remporta les élections de décembre 2005 avec un pourcentage de votes jamais enregistré auparavant par la démocratie bolivienne (54%). Puis le 6 décembre dernier, il fut réélu avec 64%, dépassant ainsi son propre record. Mais Fidel, Chávez et Evo étaient loin d’être les seuls “trois mousquetaires” défiant de leurs sabres la technicité avancée – politique et militaire – de l’Empire. Il n’en est rien. Entre 2006 et fin 2009, ils ont été rejoints par Rafael Correa de l’Équateur et Daniel Ortega du Nicaragua, qui suivent la voie des profondes révolutions du XXIe, ainsi que par d’autres pays de la Caraïbe. Entre décembre 2004 et décembre 2009, les résultats ont sensiblement dépassé ceux des périodes dites du « vieux » et du « neuf » régionalismes, au cours desquelles, ni les États qui étaient aux commandes — dans le premier cas — ni les transnationales et l’économie de marché — dans le second — n’ont apporté aux peuples les bénéfices sensés leur revenir au travers des politiques sociales, et les États n’ont pas atteint un haut niveau d’autonomie — financière et économique — vis-à-vis des États-Unis. Des millions de personnes ont bénéficié des soins de santé, des milliers d’autres ont récupéré la vision avec l’ « Opération Miracle ». L’analphabétisme fut éliminé au Venezuela, en Bolivie, au Nicaragua et en Équateur En complément de ces politiques sociales, des millions de dollars ont été consacrés au soutien de petits et même de grands producteurs ; l’échange commercial — bien qu’entravé par des obstacles bureaucratiques — avance progressivement. En 2010, la complémentarité des économies et des vocations productives, développées à travers les « entreprises grand-nationales », se profile comme l’une des conquêtes majeures, ce à quoi il faudrait ajouter le lancement du « Sucre », une monnaie virtuelle pour les échanges commerciaux. Cependant, ce n’est pas le nombre de membres de l’ALBA qui trouble les États-Unis. L’inquiétude de l’Empire grandit car en Amérique latine l’influence de Cuba, du Venezuela, de la Bolivie, de l’Équateur et du Nicaragua, est indiscutable. Sans forcer l’adhésion d’autres pays à ce projet alternatif d’intégration et d’unité latino-américaine, les gouvernements des pays de l’ALBA ont avancé dans le renforcement des relations Sud-Sud, aussi bien dans la région qu’au-delà de ses frontières. Le changement d’orientation du Mercosur — malgré le blocage de la droite à l’adhésion du Venezuela —, l’influence croissante de l’UNASUR ainsi que les relations avec les pays d’Asie et d’Afrique, sont de bon augure et ont effacé en peu de temps de l’agenda internationale le modèle d’intégration que les États-Unis promouvaient avec l’ALCA [Zone de Libre Échange des Amériques] — projet battu en brèche à Mar del Plata [Argentine] en 2004 — et les Traités de Libre Échange. Il faut ajouter à tout cela trois grands sommets internationaux au cours desquels les États-Unis furent contraints au silence. Premièrement, lors du Ve Sommet des Amériques, à Trinité-et-Tobago du 17 au 19 avril 2009 — où Barak Obama, malgré son sourire et ses accolades aux autres présidents, s’est vu dans l’obligation d’accepter, de la part de Chávez, l’œuvre de Eduardo Galeano, Les veines ouvertes de l’Amérique latine, et ce, quelques minutes après avoir déclaré qu’il ne fallait pas rester les yeux rivés sur le passé mais regarder vers l’avenir ; il a été obligé de constater au vu de données précises contrastant avec les préjudices causés par les traités de libre échange, combien l’ALBA était réellement bénéfique ; il lui a même fallu reconnaître le rôle décisif des médecins cubains mais surtout, entendre la demande unanime de la levée de l’embargo qui frappe Cuba. La deuxième occasion fut celle de l’Assemblée Générale de l’OEA, au Honduras — peu de temps avant que Zelaya ne fût déchu par le coup d’État militaire — dans laquelle on abolit la résolution qui excluait Cuba de cet organisme supranational, qui avait été désigné par un ministre cubain comme « le Ministère des Colonies des États-Unis ». Le souvenir d’une Clinton quittant rapidement Tégucigalpa et d’un Tomas Shannon levant sa main droite et serrant les dents de rage pour appuyer la résolution, est encore vif. Or, à l’instar de la cueca — danse typique bolivienne — il n’y a pas de deuxième temps sans un troisième. Le 28 octobre 2009, à l’assemblée générale des Nations Unies, les États-Unis ont subi la plus cuisante défaite face à Cuba. Des 192 pays membres de l’ONU, seul trois d’entre eux — les États-Unis, Israël et Palau — ont voté contre [la réintégration de Cuba aux Nations Unies] et deux se sont abstenus, les Îles Marshall et Micronésie. Le président de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire de Cuba, Ricardo Alarcón, affirma qu’en fait le résultat du vote avait été de 187 contre 1, en raison de la relation charnelle qu’entretiennent les États-Unis avec Israël et à cause de la subordination coloniale à l’Empire des autres trois petits pays. Mais comme si cela n’avait pas suffi, le leadership international de Morales et de Chávez, chacun fort de ses riches et spécifiques particularités, s’est affirmé dans le monde entier. Il n’est pas de pays sur la planète où une réunion multilatérale ou bilatérale ne rassemble des milliers de personnes — mouvements sociaux et intellectuels — venues écouter le Commandant misant sur le socialisme du XXIe siècle et le leader indien souhaitant faire du paradigme du Bien Vivre associé au socialisme communautaire, une réalité. Leurs interventions à Copenhague confirment ce qui a été dit précédemment. Morales et Chávez, malgré le stratagème mis en œuvre pour essayer de vider la salle au moment de l’allocution de chacun de ces deux présidents latino-américains, ont ému et mobilisé par leurs paroles adressées aux hiérarques du monde. Le Bolivien a lancé le défi consistant à organiser un référendum mondial pour décider du futur de la planète et le Vénézuélien, fidèle au principe selon lequel un changement de système permettrait de modifier la donne climatique, a lancé un appel aux peuples du Nord pour qu’ils se joignent à la révolution du Sud en promouvant la révolution de toute l’Humanité sur la planète. Mails il serait naïf de croire que la voie de l’émancipation est enfin libre. Tel est l’avis de Fidel Castro, d’Evo Morales et d’Hugo Chávez. Le premier, dans sa réflexion numéro 99, attira l’attention sur le fait que « l’Empire est de nouveau passé à l’offensive ». Le deuxième, à propos des mises en garde de Clinton, prévint que dans le cas d’une attaque des Etats-Unis, la région se transformerait en un « deuxième Vietnam ». Le troisième affirma que l’Empire « est en train d’essayer de récupérer son arrière-cour ». Les données réelles sont lourdes de sens et les déclarations orales ou écrites de ces présidents latino-américains, auxquels il faut ajouter celles d’autres chefs d’état, comme Ortega, Correa, Lula et Fernandez, sont bien loin de pouvoir être cataloguées comme sensationnalistes. Au cours de la première administration de Bush, les États-Unis avaient négocié un traité, à présent ratifié par Obama, qui permet l’installation de sept nouvelles bases militaires états-uniennes en territoire colombien, lesquelles s’ajoutent aux deux autres déjà existantes. Aussi la Maison Blanche a-t-elle obtenu l’accord de Panama pour y installer quatre bases militaires au cours des premiers mois de l’année 2010. À cet élargissement du Plan Colombie — dont l’exécution menace d’autres pays — il faudrait ajouter l’Initiative Mérida ou Plan Mexique, négocié avec Vicente Fox [l’ancien président du Mexique] et ratifié par Calderón [l’actuel président], qui en train de militariser le territoire mexicain à un rythme plus soutenu que prévu. Le président Chávez dépeint cette grave situation en déclarant, indigné : « On est en train d’encercler le Venezuela avec des bases militaires à Aruba, à Curaçao — deux protectorats du Royaume des Pays-Bas, contrôlés par le Pentagone — en Colombie et au Panama ». Mais - ce qui n’est pas non plus une nouveauté - l’avancée militaire états-unienne en Amérique latine vise la reprise du contrôle total de la région ; des pays comme l’Équateur — dont la souveraineté a été violée [par la Colombie] en mars 2008 dans le but d’assassiner Raúl Reyes, le chef insurgent des FARC [Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie], et d’autres guérilleros —, la Bolivie — où l’on a tenté un coup civico-préféctoral en septembre de la même année — et le Nicaragua — où il est très probable que débute une campagne d’agression depuis le Honduras comme pendant les années 80 —, figurent au premier rang de la liste des ennemis que les États-Unis ont l’intention d’abattre. Les paroles de Clinton — qui en fait laissent transparaître « la politique de deux poids deux mesures » de l’Empire — en sont la preuve évidente. D’ailleurs, Obama y souscrit. Le Brésil, l’un des membres les plus solides de la création du Conseil de Défense [Sud-américain] de l’UNASUR, est également préoccupé. Le coup d’État au Honduras contre le président Zelaya le 28 juin 2009 a constitué un point de rupture dans la stratégie états-unienne. Le renversement du président, au-delà de représenter le « châtiment » infligé à un homme politique conservateur qui avait osé s’écarter du droit chemin, constitue un signal d’avertissement à l’encontre des pays membres de l’ALBA. Pourtant, il serait erroné de circonscrire la contre-offensive des États-Unis au domaine purement militaire. Au niveau politique, la stratégie impériale s’appuie sur le Mexique, la Colombie, le Pérou et le Honduras. Le Chili est à deux pas de les rejoindre. Le degré d’adhésion de ce pays aux plans de l’Empire dépendra uniquement des résultats de l’élection du 17 janvier 2010, lors du deuxième tour [de l’élection présidentielle]. À droite, Sebastián Piñera, avec 44% des votes, compte sur les conditions favorables pour achever deux décennies de gouvernement de la Concertation, qui a obtenu à peine 30% des votes avec le conservateur Eduardo Frei. À moins que le jeune politicien Marco Enriquez-Ominami, qui s’est placé en troisième position avec un étonnant score de 20%, ne revienne sur sa décision de ne pas soutenir la Concertation lors du deuxième tour, le triomphe de la droite pinochetiste serait assuré. Mais même si Frei renverse cette situation défavorable, il est peu probable que ce démocrate-chrétien continue sur la voie d’une plus grande autonomie du Chili vis-à-vis des États-Unis, développée par la présidente sortante Michelle Bachelet. La stratégie du « siège » états-unien à l’encontre des processus révolutionnaires de l’Amérique latine dépendra également de ce qui arrivera lors des élections [présidentielles] de 2010 en Argentine et au Brésil. En somme, les deux prochaines années seront cruciales pour déterminer l’orientation générale en Amérique latine et, surtout, le degré de cohésion et de résistance des processus en Bolivie, au Venezuela, en Équateur et au Nicaragua. La lutte entre les hégémonies latino-américaniste et impérialiste est désormais engagée. Hugo Moldiz Traduit par Marina Almeida, révisé par Julie Sentis SOURCE SOURCE ORIGINALE Edité par T 34 - 22 Apr 2010 à 18:29 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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Envoyé : 24 Apr 2010 à 00:39 |
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Chávez : "l'ALBA, c'est l'indépendance"
Hugo Chávez, lors de son discours de clôture du 5ème sommet de l'ALBA à la Havane, le 14 décembre 2009, réaffirme que l'indépendance des pays d'Amérique du Sud passe par le renforcement de l'ALBA.
![]() Et maintenant je présente le nouveau look de ma colombe de la paix et le rameau de super-olivier.
Un pays a attaquer et en semer. Edité par T 34 - 24 Apr 2010 à 18:30 |
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Envoyé : 26 Apr 2010 à 20:48 |
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![]() “Entretien avec Tomás Borge, Commandant de la Révolution Sandiniste du Nicaragua, ambassadeur de son pays au Pérou
le 19 avril dernier nous avons eu un entretien avec Tomás Borge, le Commandant légendaire de la Révolution Sandiniste du Nicaragua et ambassadeur de son pays au Pérou. Véhément, catégorique et étincelant, il a répondu aux questions de Nuestra Bandera qu’aujourd’hui nous remettons au monde … NB. compagnon Tomás, dans diverses occasions vous avez parlé du processus politique et social de l’Amérique latine: comment le percevez-vous aujourd’hui ? TB. Il vaut mieux parler plutôt de ces dernières années où il y a eu un flux progressiste,et dans quelques cas révolutionnaire,il s’est alors accompli une espèce de prophétie que Fidel Castro avait faite il y a un certain temps. Quand alors on lui avait demandé son opinion sur l’Amérique latine , Fidel avait dit : “nous sommes dans une époque de recul”, c’était il y a plus ou moins 17 années en arrière, “mais bientôt, dans peu de temps, il y aura un changement très substantif à partir de la lutte des peuples de l’Amérique latine et il y aura des transformations qualitatives en Amérique du Sud, en Amérique centrale Centrale et aux Caraïbes”.En effet depuis déjà 10 ans – le temps n’a pas été trop long depuis la prophétie de Fidel- les changements ont commencé avec la révolution bolivarienne du Venezuela, le triomphe de la gauche en Uruguay, certains changements positifs en Argentine, avec la victoire très importante d’Evo Morales en Bolivie, avec le triomphe du dirigeant charismatique Raphaël Correa en Équateur avec la victoire plus tard de Daniel Ortega au Nicaragua. On ne peut pas dire non plus qu’au Brésil la droite a triomphé jusqu’à aujourd’hui c’est même le contraire, il y a une énorme confiance en l’honnêteté et dans la vision révolutionnaire de Lula; ainsi on ne peut pas affirmer que la gauche a certainement triomphé au Salvador, la droite a été battue. De la même manière on peut accorder au Guatemala, que le président élu de ce pays,un homme honnête avec une vision plus ou moins progressiste, bien qu’avec une corrélation de forces qui ne le favorise pas du point de vue politique. Il est naturel que dans tous les mouvements politiques globaux comme dans le cas du développement de la gauche l’Amérique latine, il existe des reculs transitoires. Il y avait un gouvernement avec un homme décent au Panama – ce n’était pas un révolutionnaire-, c’était Martin Torrijos un garçon plein de bonnes intentions qui a établi des liens avec Cuba, avec le Front Sandiniste et le Venezuela de Chávez. Ces progressions de la droite ne sont pas déterminantes, mais peut-être on peut dire qu’elles sont inévitables. L’impérialisme est sur une pente déclinante, par conséquent dans un moment de grand danger pour les peuples de l’Amérique latine. Le fauve quand il est blessé devient plus féroce. les fureurs de la décadence ont commencé. L’Empire devient plus féroce et agressif, malgré qu’un homme est arrivé à la présidence, un homme qui a semé des illusions parmi quelques utopistes de l’Amérique latine. Alors au Panama l’ d’extrême-droite a triomphé. Il n’y avait pas là de gouvernement révolutionnaire, mais l’extrême-droite a gagné. Au Chili aussi l’extrême-droite a triomphé. Il n’y avait pas non plus là de gouvernement révolutionnaire, mais un gouvernement existait avec unecertaine pudeur politique, parce que le rassemblement n’a jamais osé assumer une attitude semblable à celle de Salvador Allende, de telle sorte que la concertation a été un archétype d’hésitations politiques et d’opportunisme. Aussi comme je le dis, les gens se mesurent en Amérique latine par leur position politique. Comme Ricardo Lagos qui a fait à un moment donné des déclarations contre Cuba comme est en train de le faire et de la même manièrele dernier candidat d’une supposée gauche Marco Enríquez Ominami , qui maintenant appelle Cuba un “pays autoritaire et intolérant”. ce qui ne nous étonne pas de ces supposés dirigeants de gauche qui prétendent être contre l’unité de la gauche et qui aspirent à des positions politiques personnelles et sacrifient les principes sur l’autel de leur capital électoral. Mais nous sommes au milieu des avances et de certains reculs transitoires. De toute manière on peut dire que la lutte révolutionnaire des peuples d’Amérique latine est irresistible, et qu’il est en train de se construire la perspective dans laquelle se réalise le rêve de Bolivar l’unité de nos peuiples, qui commence à se profiler dans l’ALBA et d’autres manifestations similaires. TB. Cela a commencé au Venezuela, et ce n’est pas un hasard si le processus de la vraie indépendance des des peuples de l’Amérique latine a recommencé précisément au Venezuela. En ce moment se sont réunis à Caracas avec le président Chávez de nombreux pésidents progressistes de l’Amérique latine et à partir de là se dessine et se discute un horizon différent et riche pour les peuples de notre Amérique. Les documents qui sortiront de là auront une grande importance pour nos peuples. La propagande faite par l’empire et la droite d’une certaine manière en a démoralisé certains. Elle a été abondante et trompeuse. Mais bon, cela change. De nouveau les peuples s’éveillent et se lèvent avec un nouveau courage pour lutter pour la défense de leurs droits … NB. Dans son poème à Bolivar, Neruda disait : “Tu te Réveilles chaque cent ans, comme se réveille le peuple … :” On pourrait dire qu’aujourd’hui les peuples s’éveillent … TB. Les peuples se réveillent chaque 100 années, disait Pablo Neruda. Cela est vrai et je dirais de plus qu’ils le font d’une manière plus consciente et claire nous voyons en Amérique latine un développement continu des mouvements progressistes et révolutionnaires, avec tous leurs problèmes et particularités déjà mentionnées, cependant il y a une constante. Les agressions en Iraq, en Corée du Nord, à Cuba, au Venezuela, la Palestine, etc.. démontrent une agressivité de l’empire actuellement …. L’empire a sa “vérité”, et cette “vérité”, voit ce qu’il veut, comme dans les crimes à Gaza et la mort d’innocents faite par les sionistes. Qu’est-ce qui se dit sur le million de morts à l’Iraq, comme conséquence de l’invasion et occupation de ce pays par les États-Unis. Maintenant tous ces propagandistes de la vie disent : pourvu qu’il meure, l’autre inculpé qui est en train de jeuner : Ils désirent qu’il meure, prient Dieu pour qu’il décède, avec l’unique intention d’y trouver un intérêt politique contre Cuba. C’est leur message de toujours celui de la mort. Ils n’aimeront jamais la vie comme nous l’aimons nous les révolutionnaires. Comment peuvent-ils monter un tel bateau de mensonges contre Cuba ? Des centaines de médecins cubains prêtent leurs services à Haïti. Des milliers de volontaires cubains parcourent le monde en allégeant la souffrance. Tout cela vient d’un pays clôturé par la haine et le blocus économique et où, à cause de cela, l’abondance est rare. Non seulement en Amérique latine des centaines de Cubains sont morts en protégeant des hommes, des femmes et des enfants. NB. récemment a été célébré le cinquantenaire de la Révolution Cubaine. Aujourd’hui Cuba marche un terrain ferme sur le chemin de la victoire, mais l’offensive Impériale ne lui donne pas de trêve : qu’est-ce que signifie pour vous la Révolution Cubaine dans notre temps ? TB. La Révolution Cubaine signifie la racine et le référant pour tous les révolutionnaires de l’Amérique latine et du monde. Il y a 10 ans la Révolution du Venezuela a triomphé. Cela n’aurait pas été possible sans le triomphe de la Révolution Cubaine, comme la Révolution cubaine n’aurait pas été possible sans José Martí; l’homme moderne de José Martí s’appelle Fidel Castro et c’est un motif d’orgueil pour Cuba autant que pour l’Amérique latine. Je serais disposé à tout donner , ma vie entière, pour la survie de la Révolution Cubaine. C’est notre devoir fondamental NB. Merci beaucoup Commandant et nous transmettrons notre salut le plus fraternel à tous … Merci beaucoup à Notre Drapeau, qui est une expression authentique et révolutionnaire … Gustavo Espinoza M Alberto Vega Tapia, Colectivo “Nuestra Bandera” Gustavo Espinoza M. y Alberto Vega Tapia
04/05/2010 Edité par T 34 - 05 May 2010 à 16:04 |
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Envoyé : 05 May 2010 à 16:51 |
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Colombie : crise et contre-offensive impérialiste des États-Unispar Renán Vega Cantor, historien, chercheur et professeur à l’Univertisté Pédagogique de Bogota mardi 4 mai 2010, par Primitivi "Pour contrôler le Venezuela, il est nécessaire d’occuper militairement la Colombie" : Paul Coverdale, Sénateur Républicain des États-Unis, Premier rapporteur du Plan Colombie pour le Sénat des États-Unis, 1998. “Bien que beaucoup de citoyens craignent un autre Viêt-Nam, cela semble nécessaire, parce que le Venezuela a du pétrole. le Venezuela a une aversion contre les États-Unis, ceux-ci doivent intervenir en Colombie pour dominer le Venezuela. Et après, l’Équateur semble aussi vital, et les indiens de là-bas sont dangereux, les États-Unis doivent là aussi intervenir dans ce pays. (...) Si mon pays dispense une guerre civilisatrice dans l’Irak lointain, je suis sûr qu’il peut aussi le faire en Colombie, et la dominer elle et ses voisins : le Venezuela et l’Équateur” : Paul Coverdale, le 10 avril 2000. Paul Coverdale, Sénateur Républicain des États-Unis,
Premier rapporteur du Plan Colombie pour le Sénat des États-Unis (photo : wikipedia) La déshonorante remise de la souveraineté colombienne entre les mains des États-Unis, paraphée avec l’établissement de sept bases militaires sur le territoire colombien, fait partie d’une plus vaste stratégie de la part de la première puissance mondiale afin de s’assurer le contrôle de son pré carré latino-américaine pour les prochaines décennies. La crise de l’hégémonie mondiale étasunienne se manifeste sur deux circonstances complémentaires : la crise économique qui les mange de l’intérieur, et les échecs stratégiques en Irak et en Afghanistan. Pour compenser cette baisse de pouvoir dans le monde, les États-Unis renforcent leurs entrées en Amérique Latine, où après avoir à peu près laissé le continent respirer durant une petite décennie ils sont entrain de développer une contre-offensive, comme Renán Vega Cantor le soutien dans cet article. 1. États-Unis : la crise interne s’accentue Dans les derniers mois annoncer la fin de la récession et le commencement d’une récupération imparable est devenu un passe-temps populaire pratiqué par les principaux porte-paroles du capitalisme mondial. Ces prédictions ont peu à voir peu avec la réalité de actuelle du capitalisme, comme cela est démontré par l’amplitude de la crise économique aux États-Unis qui s’est prolongée au-delà de ce qui était prévu par les annalistes. En effet, et c’est le premier élément à souligner, la crise dure depuis plus de deux ans, elle s’est initié en juin 2007 quand plusieurs fonds spéculatifs ont fait faillite aux États-Unis et que l’on avait constaté que Brea Sterms, la troisième banque du pays, se trouvait dans de sérieuses difficultés. C’était le commencement de l’actuelle crise économique et financière aux États-Unis, qui a été répercutée quasiment instantanément sur le reste de monde. Malgré la politique de sauvetage financier et patronal, poussée par les administrations Bush et Obama, la crise n’a pu être circoncise, au contraire une nouvelle bulle spéculative s’est mise a enfler : celle de la somme nécessaire au sauvetage qui grandit de manière vertigineuse et qui très probablement éclatera au moment où l’on s’y attend le moins. En même temps, les faillites de sociétés financières ne se sont pas arrêtées, ce qui a entraîné des fusions-acquisitions bancaires qui ont réduit encore plus le secteur financier, répercussion typique de la logique capitaliste qui s’exprime dans les maximes “le grand poisson mange le petit” et “sauf qui peut”. Ainsi, depuis le début 2009 on a annoncé que trois banques des États-Unis, Bank of America, Wells Fargo et PNC Financial Services Group ont acquis leurs anciens concurrents respectifs Merrill Lynch, Wachovia et National City. De cette façon, ces banques ont augmenté leurs actifs et le nombre de leurs bureaux dans tout le pays et, comme cela ne pouvait pas manquer, ces fusions ont occasionné des milliers de licenciements. Comme cela arrive habituellement dans un système capitaliste, le poids de la crise retombe sur les secteurs et les travailleurs les plus pauvres. Ainsi, l’an dernier le nombre de personnes sans domicile fixe a augmenté de manière conséquente, cette catégorie de citoyens pauvres inclue maintenant une grande part de jeunes parents qui n’ont pas pu payer leurs hypothèques. Dans tous États-Unis le pourcentage de sans domicile fixe a augmenté de 10%, mais dans plusieurs régions du pays ce taux monte jusqu’à 56%. Une autre conséquence de la crise est qu’en 2010 environ huit millions d’enfants vivront dans un état de pauvreté extrême, les suicides et les actions délictueuses dont ces enfants seront les victimes ou les protagonistes augmenteront de la même manière. La situation des plus pauvres est déjà si précaire que Ruby Takanashi, présidente de la Fondation pour le Développement de l’Enfant, a affirmé que "actuellement, les enfants sont une espèce menacée dans la société américaine". De même, tous les jours des milliers d’Américains coulent littéralement dans la pauvreté après être resté trop longtemps chômeurs et avoir perdu -de manière automatique- leur couverture médicale. Les données sont instructives, puisque chaque semaine 3 500 personnes perdent cette couverture médicale en Floride, 2 500 à New York , 1 600 en Géorgie et environ 1 000 dans le Michigan. Dans le même sens négatif pour les travailleurs, le taux de chômage a atteint 10,2% durant le mois d’octobre 2009, le chiffre le plus élevé de ces 27 dernières années, uniquement surpassé par une pointe à 10,8% durant l’hiver 1982. De la même manière, le temps pour qu’un chômeur retrouve du travail en passant maintenant à 7,5 mois a lui aussi atteint son pic historique. Si nous parlons d’un chômage de 10% pour une force de travail composée par 154 millions de personnes cela veut dire qu’il y a un peu plus de 15 millions de personnes au chômage. Ce chiffre prend plus de sens s’il est comparé aux 7,5 millions de chômeurs qui étaient recensés en décembre 2007. Bien sûr, ceux qui maintiennent leur emploi ou ceux qui après quelques mois de chômage obtiennent un travail, doivent supporter la précarisation du travail, des salaires plus faibles et une intensité de travail plus soutenue et plus dure, comme cela se manifeste dans l’augmentation du nombre d’heures par homme/femme employé(e) : en novembre 2009 les travailleurs ont travaillé hebdomadairement 5% de plus qu’en novembre 2007. Comme expression macroéconomique de tous les aspects mentionnés, le déficit budgétaire du gouvernement des États-Unis a atteint le record historique de 1 400 milliards de dollars, accentué tant par la chute des recettes d’impôts (les revenus gouvernementaux sont tombés de 16,6 % en 2009 par rapport à l’année précédente) que par la dépense colossale faite par l’administration pour stabiliser le système financier, pour sauver des banques et des entreprises et pour stimuler l’économie interne, ce qui a augmenté ces frais de 18,2%. La chute des revenus s’explique par l’augmentation du chômage, par la réduction des salaires, et par une politique fiscale très libérales avec les capitalistes et les spéculateurs. Littéralement, il y a des régions des États-Unis qui ont basculé dans le tiers-monde, avec cela il faut comprendre que certains États fédéraux ne disposent pas des ressources nécessaires pour garantir le fonctionnement de leur appareil bureaucratique, pour payer le personnel administratif, et que des écoles, des hôpitaux ont dû être fermés et des infrastructure abandonnées, tout cela a également fait croître la pauvreté. Le cas le plus emblématique, bien qu’il ne soit pas unique, et celui de l’État de Californie, catalogué comme la huitième économie du monde et toujours vue comme l’un des bijoux de la couronne des États-Unis. En 2009 cet État est entré en faillite face à la réduction drastique de ses revenus fiscaux, et a annoncé la vente et la location de places et de parcs publics pour pouvoir obtenir des fonds. A la suite le gouverneur Arnold Schwarzenegger a décidé de diminuer les salaires des fonctionnaires, des maîtres, des policiers et des pompiers, et encore il n’a pu les payer à temps. En plus de cela, le gouvernement de Californie a décidé, décision prévue par un accord avec le Congrès, de diminuer son budget de 14 milliards de dollars et des coupes sombres ont été appliquées dans les services destinés aux pauvres, aux personnes âgées et aux handicapés. De même, trois jours de congés sans solde par mois on été accordés aux fonctionnaires de l’État afin de diminuer les frais. Il a même été question de libérer 27 000 prisonniers et de fermer plusieurs prisons. Il a été rapporté que des groupes de citoyens de cet État ont proposé la légalisation de la marijuana, dans la mesure où cela rapporterait des revenus au fisc californien. Pour faire la promotion de cette demande de légalisation une annonce télévisée a été produite, défendue par son auteur en ces termes : “Le gouverneur ignore des milliers de californiens qui sont d’accord pour payer plus de taxes. Nous sommes consommateurs de marijuana et les impôts dérivés de sa légalisation pourraient payer le salaire de 20 000 professeurs”. En ce qui concerne les enfants ils comptent déjà parmi les plus affectés, la Californie a fait de la publicité qui annonçait que l’année scolaire serait écourtée d’une semaine, avec la perspective d’économiser 5,3 milliards de dollars sur les budget de l’enseignement et la maintenance des centres éducatifs. Pour chacun des éléments balayés ci-dessus, les perspectives immédiates de récupération de l’économie américaine sont peu flatteuses. Dans la logique même du système capitaliste, une économie ne fonctionne qu’à partir de la capacité d’achat de sa population pour que les articles produits se vendent, ce qui est garanti uniquement si une portion significative de la population a un emploi pour pouvoir consommer et que cela stimule le fonctionnement de la production capitaliste, bien que cela ne soit plus un réalité aux États-Unis, puisqu’ils ne produisent plus grand-chose, tout est produit à l’extérieur dans les mal nommées économies émergentes, principalement en Chine. À ce sujet, il est bon de rappeler que jusqu’à il y a quelques mois la consommation interne aux États-Unis était à l’origine de 60% de la croissance de l’économie mondiale, étant principalement basée sur l’endettement des familles américaines. La question centrale qui dérive de cela est celle-ci : Qui peut se substituer aux voraces consommateurs des États-Unis, quand leur chômage augmente, que les salaires baissent et qu’il n’y a pas de possibilité de continuer avec l’endettement forcé pour contrer la faillite du système hypothécaire ? Dans l’histoire des États-Unis en particulier et des pays impérialistes en général, ce n’est pas la première fois que la crise interne que le système supporte essaie d’être palliée à l’extérieur et grâce à la guerre [1]. C’est ce qui arrive aujourd’hui dans divers lieux du monde : en Irak, où les États-Unis sont présents depuis plusieurs années, et en Afghanistan où s’accentue leur présence militaire malgré leur échec stratégique. Dans d’autres lieux du Proche-Orient, où par l’intermédiaire israélien on massacre des palestiniens et on menace de déchaîner une agression contre l’Iran, qui est déjà annoncée pour le milieu 2010 par plusieurs propagandistes de l’état sioniste. En Amérique Latine, où le putsch au Honduras, l’établissement de bases militaires en Colombie et au Panama, la réactivation de la Quatrième Flotte et la guerre de quatrième génération font partie de la stratégie de contrôle de leur pré carré. Cette stratégie de guerre se manifeste d’une manière directe sur le terrain économique, puisque le budget militaire annuel des États-Unis a été le plus haut de toute leur histoire avec un montant de 680 milliards de dollars, un chiffre supérieur à toutes les dépenses militaires du reste du globe. Cette donnée prend tout son sens si elle est comparée au budget militaire des États-Unis en 2000, qui était de 280 milliards de dollars, ce qui indique une croissance de plus de 100% dans moins d’une décennie. En même temps, l’annonce récente de l’envoi d’un renfort de 30 000 soldats en Afghanistan représente un coût supplémentaire d’un million de dollars par an et par soldat envoyé. Ceux qui se frottent les mains avec ces frais sont les industriels de la guerre, les entrepreneurs du pétrole et des divers secteurs économiques qui y voient un bon business, et une bouée sauvetage intérieure en excitant la guerre hors des frontières des États-Unis. Dans ce contexte, examinons de manière succincte la situation de notre continent. En dehors de la crise économique et financière, les États-Unis, ainsi que l’ensemble des grandes puissances capitalistes, vieilles et nouvelles, supportent une autre crise parallèle, qui a un conditionnement matériel direct : l’épuisement des ressources qui ont facilité l’actuel niveau d’opulence et de gaspillage qui a cours dans les pays capitalistes centraux. C’est le résultat élémentaire de l’expansion mondiale du capitalisme dans les deux dernières décennies, qui s’est developpé accompagné de ses formes de production et de consommation qui demandent d’énormes quantités de ressources et d’énergie, indispensables pour produire des autos, des ordinateurs, des portables, pour généraliser la nourriture camelote et pour garantir l’innovation technologique permanente. En termes globaux, les États-Unis qui ont seulement 5% de la population du monde consomment 30% du pétrole et 25% de toutes les ressources non renouvelables, qui vont du A de l’alumine, jusqu’au Z de Zinc. Des études récentes du Mineral Information Institute, citées par l’enquêteur mexicain John Saxe-Fernández, présentent une information détaillée sur les problèmes de l’autosuffisance que rencontre les États-Unis pour des matériaux prioritaires, qui se trouvent à l’étranger. Par exemple, ils sont dépendant à 100% pour l’arsenic, le columbo(?), le graphite, le manganèse, le mica, le strontium,le talantium, et le titrium. A 99%, pour la bauxite et l’alumine, à 98% pour les pierres précieuses, à 95% pour les diamants industriels et l’abeste, à 94% pour le tungstène, à 91% pour le groupe de métaux du platine, à 84% pour l’étain, à 79% pour le cobalt, à 75% pour le chrome, à 66% pour le nickel, à 88% pour le fluor, à 86% pour le tantal, à 82% pour la baryte, à 74% pour le potassium, à 62% pour l’antimoine, à 50% pour le cadmium. On doit ajouter à cela la dépendance en pétrole et en gaz naturel, puisqu’actuellement les États-Unis ont besoin d’importer plus de la moitié des hydrocarbures qu’ils consomment. Cela explique qu’aujourd’hui se livre une guerre mondiale brutale, et non déclarée, pour le contrôle des ressources qui restent encore disponible sur notre planète, avec comme principaux protagonistes les États-Unis, la Chine, l’Allemagne, la France, le Japon et la Russie, parmi les principales puissances. Les déclarations des hommes politiques, des militaires et des entrepreneurs des États-Unis permettent d’évaluer l’ampleur de la guerre pour le contrôle des ressources. Comme simple illustration citons certains d’entre eux. Selon Spencer Abraham, l’un des Secrétaires à l’Énergie du gouvernement de Bush, son pays "affrontera une crise majeure de fourniture en énergie durant les deux prochaines décennies. Un échec pour résoudre ce défi menacera la prospérité économique de notre nation, compromettra notre sécurité nationale et modifiera littéralement notre manière de vivre". Pour sa part, Ralph Peters, Major de l’Armée des États-Unis à la retraite, a affirmé en août 2006 dans Armed Forces Journal (un mensuel pour les officiers et les dirigeants de la communauté militaire des USA) : “Il n’y aura pas de paix. Pour le restant de nos vies il y aura des conflits multiples de formes mutantes sur tout le globe. Les conflits violents feront les gros titres, mais les luttes culturelles et économiques seront plus constantes et en dernier ressort, plus décisives. De facto le rôle des forces armées des USA sera de maintenir la sécurité du monde pour notre économie et qu’il se maintienne ouvert à notre attaque culturelle. Avec ces objectifs, nous tuerons une quantité considérable de gens”. Dans ce scénario de guerre mondiale pour les ressources, l’un des principaux champs de bataille en dehors du Moyen-Orient c’est l’Amérique Latine, qui est traditionnellement dominée par les États-Unis et qui acquiert aujourd’hui une nouvelle importance parce qu’elle fournit 25% de toutes les ressources naturelles et énergétiques dont a besoin de l’empire du nord. De plus, les peuples d’Amérique Latine et des Caraïbes habitent un territoire sur lequel se trouve 25% des forêt du globe et 40% de la biodiversité de la planète. Presque un tiers des réserves mondiales de cuivre, de bauxite et d’argent font partie de ses richesses, son ventre renferme 27% du charbon, 24% du pétrole, 8% du gaz et 5% de l’uranium. Et ses bassins aquifères contiennent 35% de la puissance hydroénergétique mondiale. En ce qui concerne le pétrole et le gaz, avec la technologie actuellement en vigueur le Mexique dispose d’un potentiel de pétrole jusqu’en 2012. Le Venezuela dispose de 30 ans de réserves exploitables, mais il possède également un pétrole bitumineux, ce qui augmente ses réserves. La Bolivie a des ressources importantes en gaz, 27 trillions de pieds cubiques, ce qui lui donne un potentiel d’exportation jusqu’en 2024. De plus, de grandes réserves d’hydrocarbure semblent exister au Guatemala, au Costa Rica et en Équateur, parmi les autres pays de la région. En ce qui concerne l’Amazonie, la forêt du globe ayant la plus grande biodiversité, une étendue de 7 millions 160 000 kilomètres carrés, elle héberge 56% des bois tropicaux de la planète et possède la grande variété d’écosystèmes biologique, d’espèces et de ressources génétiques. Là on trouve un million et demi d’espèces connues et on estime qu’elle peut en héberger plus de dix millions ! Un inventaire sommaire indique la présence de 50 000 variétés de mammifères, 20 000 de reptiles, amphibiens et oiseaux, 21 000 de poissons, 140 000 de vertébrés, 90 000 d’invertébrés et arthropodes, 90 000 de plantes inférieures, 270 000 de plantes supérieures et 55 000 des microorganismes. Par l’Amazone et ses plus de 7 000 affluents coulent 6 000 milliards de mètres cube d’eau par seconde. De plus, c’est la zone qui fournit le plus d’oxygène (40% de l’oxygène du monde) et qui absorbe la plus grande quantité de carbone, c’est pour ces raisons et avec trop de mérites, qu’elle est appelée le “poumon de la planète”. Avec ces données il reste clair que l’Amérique Latine n’est pas une petite chose dans la lutte mondiale pour les ressources et de là la priorité stratégique des États-Unis pour s’assurer son contrôle, ce qui est devenue aujourd’hui un peu compliquée du fait de l’émergence de plusieurs gouvernements nationalistes qui dessinent ce que les idéologues de Washington appellent “l’axe du mal”, ou “l’arc d’instabilité régionale”. Pour réaffirmer l’importance de l’Amérique Latine pour l’impérialisme décadent américain, il faut remarquer que dans le document Santafé IV, publié en 2000 et support doctrinaire de George Bush junior, il est dit que “l’hémisphère a été bénit avec les ressources naturelles et un climat qui font de lui un paradis unique et virtuel pour ceux qui utilisent savamment de telles ressources”. Pour sa part, l’ancien Secrétaire d’État, Colin Powell, a soutenu à propos de l’ALCA : “Notre objectif est de garantir pour les entreprises américaines le contrôle d’un territoire qui s’étend de l’Arctique à l’Antarctique, et un accès libre sans aucun obstacle à nos produits, nos services, nos technologies et nos capitaux pour tout l’hémisphère”. Dans son projet de s’assurer le contrôle de cette vaste zone de la planète, riche en ressources, eau et biodiversité, l’impérialisme américain décadent n’hésite pas à utiliser tout type d’action pour maintenir sa domination dans la région. Ces derniers temps, et avec l’indépendance du parti qui gouverne aux États-Unis, l’impérialisme a décidé de retourner l’équilibre défavorable des forces et pour cela il impulse la déstabilisation et si c’est possible, le renversement de ces gouvernements qui ne sont pas enclins à servir ses intérêts ou qui tentent d’avoir un rôle indépendant. L’exemple actuel le plus emblématique est celui du Honduras, où le 28 juin 2009 a été effectué un coup d’État militaire sous le masque civil [2], appuyé par le gouvernement de Barack Obama [3]. Ce coup d’État peut être définit comme l’implémentation du “modèle afghan” dans notre Amérique, illustré par la manière grossière dont a été choisi et réélu la marionnette yankee Hamid Karsai, dont l’unique et fondamental appui est donné par les forces d’occupation, conjointement à plusieurs fractions de ceux qu’on appelle les “seigneurs de guerre”. En Amérique Latine avant le Honduras en 2002 un coup d’État similaire a été tenté sans succès au Venezuela, un échec retentissant. En 2004 en Haïti un coup d’État a été effectué, quand le président constitutionnel Jean Bertrand Aristide a été renversé, expatrié par la force et conduit en Afrique par une coalition des secteurs les plus rétrogrades du pays. Coalition soutenue et financée par la France et les États-Unis, honteusement avalisée par des forces d’occupation de l’ONU. Dans ce sens, ce qui s’est passé au Honduras n’est pas très nouveau, mais c’est le fait le plus récent qui a disposé d’une grande diffusion et d’un rejet unanime, issu en grand partie du travail de plainte et d’opposition de la population et du refus de presque la totalité des pays d’Amérique Latine. En termes stratégiques, ce qui s’est passé au Honduras est un coup porté à L’alternative Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA) et au projet boliviarien, chapeauté par le Venezuela. C’est un avertissement pour tous les gouvernements de la région, s’ils ne se plient pas aux dispositions impérialistes des États-Unis et de ses entreprises, ils courent dans un avenir proche le même risque que le président Zelaya. Dans le putsch du Honduras a conflué une accumulation de circonstances très variées, qui met en lumière ce qui est en jeu : empêcher, comme on l’a déjà dit, la confortement de l’ALBA, inverser le refus du gouvernement de Zelaya de privatiser l’entreprise Hondutel [4] et de la céder à un capital transnational, jeter à terre la prétention de Zelaya de supprimer la base militaire américaine de Palmerola [5] pour la réorienter et ainsi créer le principal aéroport civil de Tegucigalpa [6], supprimer l’accord signé avec Cuba avec lequel le Honduras devait lui acheter des médicaments génériques bon marché, ce qui a rendu les multinationales pharmaceutiques tellement furieuses qu’elles ont fini par appuyer le putsch. Les États-Unis étaient intéressés pour renverser Zelaya, et son renversement a été fait avec la participation de ses dirigeants politiques et militaires, il faut tenir compte que l’armée hondurienne est un soutien inconditionnel des USA depuis des décennies, que le Commando Sud américain réalise des exercices avec l’armée hondurienne [7] et enfin que les corps d’élite honduriens ont été formés et entraînés par la CIA et le FBI, et qu’ils partagent leurs traditionnelles valeurs anticommunistes et antipopulaires [8]. Le putsch du Honduras fait comprendre une chose : en marge de la rhétorique pseudo démocratique du Prix Nobel de la Paix (sic), les États-Unis reprennent leur bonne vieille habitude d’appuyer les régimes les plus autoritaires et antipopulaires, avec l’aide des pays qui lui sont inconditionnels. Et malgré leur crise hégémonique au niveau mondial, ce que font les États-Unis c’est de s’accrocher avec plus de force au contrôle de leur pré carré et d’avertir tous les gouvernements nationalistes de la région sur ce qu’il les attend s’ils ne se soumettent pas aux intérêts étasuniens et qu’ils ne doutent que les États-Unis n’hésiterons pas à utiliser tous les moyens nécessaires pour atteindre leurs objectifs, y compris l’usage direct de la force. Bien qu’ayant eût un discours apparent de rejet, les États-Unis ont donné un appui tacite, grâce à une politique d’usure, aux putschistes honduriens jusqu’à légitimer les élections truquées qui se sont déroulées fin de novembre 2009, dont les gouvernements les plus abjects de la région, comme ceux de la Colombie, du Pérou, de Panama et du Costa Rica se sont empressés de reconnaître [9]. Pour qu’il n’y ait aucun doute quant aux forces internationales qui appuient le putsch au Honduras, il suffit de mentionner que des entrepreneurs américains ont annoncé, à travers Lloyd Davidson, conseiller d’entreprises en matière technologique, que "enlever Zelaya a été ce qu’il fallait faire parce qu’il n’y aurait pas eu d’avenir avec lui". Dans le même genre, les sénateurs républicains se sont exprimés en applaudissant la décision du gouvernement d’Obama [10] de reconnaître les élections putschistes du 29 novembre avec lesquelles le putsch a été légitimé. Dans l’idée de la guerre mondiale pour les ressources, les États-Unis ont décidé de renforcer leur présence militaire en Amérique Latine, et pour cela ils ont mis en application diverses mesures, parmi lesquelles on distingue la réactivation de la IV Flotte pour se repositionner sur les océans entourant le continent, la réalisation de manoeuvres conjointes avec les armées de la région, et surtout, l’établissement de bases militaires, comme cela a été officiellement fait en Colombie, comme il est également projeté de le faire au Panama. Ce dernier fait constitue un summum, jamais auparavant un territoire sud-américain n’avait atteint un tel degré d’ingérence militaire de la part des États-Unis, même en pleine période de Guerre Froide durant la seconde moitié du XXe siècle. Mais cette présence militaire est également indirecte par le soutien inconditionnel aussi bien en armement qu’en politique au régime colombien, avec pour objectif d’établir sur le sous-continent un équivalent du rôle que tient Israël au Moyen-Orient. En l’Amérique Latine une double stratégie militaire se combine : d’un côté, obtenir des bases pour effectuer les opérations militaires de grande envergure qui permettent le contrôle territorial de tout le continent latino-américain et un déploiement rapide jusqu’au cap Horn, en disposant des technologies de guerre les plus avancées (comme les avions sans pilotes, les radars de grande portée, les systèmes de satellites espions, etc). D’un autre côté, le fait de ne pas utiliser les bases militaires comme par le passé, avec une forte présence de ses propres troupes, mais utiliser les armées locales (cf la Colombie) et les groupes de mercenaires et d’assassins sous contrat innocemment dénommés “entrepreneurs“ [11]. C’est clairement une des clauses établie par l’accord honteux qu’a signé le régime illégal uribiste avec ses maîtres américains le 30 octobre 2009, dans lequel est accordée une impunité absolue aux militaires et aux mercenaires militaires et administratifs déployés sur le territoire colombien (Article VIII). Avec ce pacte, en dehors d’avoir complètement abandonné la souveraineté territoriale de la Colombie aux États-Unis, dans la pratique un protectorat militaire s’est établi au moyen duquel “les autorités de la Colombie permettront aux États-Unis l’accès et l’usage des installations et des emplacements, sans paiement de loyer, ni coûts semblables” (Article IV), avec l’emploi des aéroports du pays, sans que les aéronefs et les navires des États-Unis n’aient à payer aucun tarif et “qu’ils n’aient à se soumettre à aucun un abordage ni inspection” (Article VI). Bien sûr, que la transformation de la Colombie en porte-avions terrestre des États-Unis lui accorde une domination militaire nouvelle sur tout le continent latino-américain et inclus des possibilités réelles d’aller jusqu’à l’ouest de l’Afrique. Si on ne pèche pas par la prétendue ingénuité dont le gouvernement d’Obama fait preuve, les porte-parole du régime uribiste et les prête-noms intellectuels, académiques et journalistiques de l’impérialisme, ont voulu nous vendre l’idée que les bases sont établies au bénéfice de tout le continent et sous prétexte d’affronter le narcotrafic et les mouvement insurgés. Bien qu’elle vont en effet combattre le narcotrafic et les mouvements de rebellion on ne met pas en place des opérations d’une telle grandeur, on n’y investit pas tant de dollars [12] simplement pour un problème purement colombiano-colombien. L’objectif est autre : il s’agit de disposer d’un dispositif qui permet d’accéder aux territoires stratégiques où se trouvent des ressources naturelles (comme le Venezuela, la Bolivie, l’Équateur, le Paraguay, la forêt amazonienne, parmi d’autres). C’est ce que reconnaît sans détour un document de la force aérienne des États-Unis, daté de mai 2009, dans lequel on peut lire qu’avec la base de Palenquero ils cherchent “à améliorer la capacité des États-Unis de répondre rapidement à une crise, d’assurer l’accès régional et la présence américaine” afin de garantir “l’accès à tout le continent de l’Amérique du Sud à l’exception du cap Horn”. Avec cela, il existera “une occasion unique pour les opérations de large spectre dans une sous-région critique de notre hémisphère, où la sécurité et la stabilité sont sous la menace constante des insurrections terroristes financées par le trafic de stupéfiants, les gouvernements anti-américains, la pauvreté endémique et les fréquentes catastrophes naturelles”. Cela confirme simplement ce qui est dit par le Commando Sud du Pentagone par rapport au Venezuela en 2007 : “Trois nations, le Canada, le Mexique et le Venezuela, font partie du groupe des quatre principaux fournisseurs d’énergie aux USA, les trois se situent dans l’hémisphère occidental. Conformément à la Coalition for Affordable and Reliable Energy, dans les deux prochaines décennies les États-Unis auront besoin d’une production de 31% supplémentaires de pétrole et de 62% supplémentaires de gaz naturel, et l’Amérique Latine se transformera en leader énergétique mondial de production de gaz et de pétrole avec ses vastes réserves pétrolières”. Avec tous les éléments signalés dans cet essai, il n’est pas difficile de conclure que l’objectif prioritaire des États-Unis est le Venezuela parce qu’il réunit deux conditions tentantes : posséder l’une des plus grandes réserves de pétrole du monde et disposer d’un gouvernement indocile, qui a démontré avoir une politique nationaliste et fortement anti-impérialiste, comme il l’a démontré, entre autres faits, avec son rôle dans la renaissance de l’OPEP, sa posture critique face aux crimes de l’État d’Israël (comme cela est arrivé avec l’action criminelle “plomb durci” fin 2008 début 2009), son impulsion dans l’ALBA, son rôle principal dans la mise en place de l’UNASUR, sa politique de solidarité pétrolière avec différents pays et son rapprochement à Cuba. Contre les lieux communs, qui sont devenus dominants en Colombie, sur le danger supposé que le Venezuela représente pour la paix régionale et en tant que principal promoteur du réarmement en Amérique du Sud, on doit dire que le vrai danger est représenté par le régime uribiste ou, pour être plus exacts, les États-Unis qui sont le plus grand marionnettiste qui opère au travers de sa marionnette colombienne. Les données les plus élémentaires le montrent : La Colombie est aujourd’hui l’un des trois pays les plus militarisés du monde, avec Israël et le Burundi, le PIB destiné à la guerre par le régime uribiste atteint 6.8%, tandis que celui du Venezuela est de 1.2%, en Colombie presque 15% du budget national est dépensé pour l’armée, alors qu’au Venezuela ce budget représente une part de 4%, l’armée qui s’est le plus développée sur le continent est celle de la Colombie qui, avec celle du Brésil, est la plus grande de toute la région. L’unique pays sud-américain qui dans les dernières décennies a lancé une attaque militaire contre un autre est la Colombie : en mars 2008 quand l’Équateur a été attaqué et que 26 personnes ont été assassinées, parmi celles-ci un équatorien, quatre mexicains et 21 colombiens. Un bombardement sur le sol équatorien auquel, comme l’a vérifiée depuis une commission équatorienne, les États-Unis ont participé en utilisant la base de Manta [13]. Mais il ne s’agit pas seulement de constater le vrai danger pour la stabilité régionale, mais d’ajouter que la guerre ne va pas être livrée dans un futur immédiat, puisqu’elle se déroule déjà contre le Venezuela depuis plusieurs années. Parce que nous ne parlons pas d’une guerre conventionnelle, par laquelle on peut aussi passer c’est une possibilité que l’on ne peut écarter. Mais d’un autre type de guerre, ce que les théoriciens militaires étasuniens ont appelé guerre de la quatrième génération. Ce type de guerre, non conventionnelle, est mise en application dès 2002 contre le gouvernement de Hugo Chávez, si nous prenons comme point de départ le coup d’État manqué d’avril 2002. Ensuite, il faut considérer tout le déploiement même de ce type de guerre, dans laquelle on recourt aux actions de basse intensité, au sabotage permanent, à la guerre médiatique, au discrédit systématique du gouvernement bolivarien, entre autres stratégies [14]. Le terme guerre de la quatrième génération a commencé à être utiliser en 1989, quand William Lind, avec quatre officiers de l’armée et du Corps d’Infanterie de Marine des États-Unis, a publié un document portant le titre : “Le visage changeant de la guerre : vers la quatrième génération”. L’essence de cette doctrine militaire, et du type de guerre qui se livre dans la pratique, est celle-ci : elle développe une confrontation irrégulière jamais déclarée de manière officielle, de type contre-insurrectionnelle, où se combine l’action de groupes opérants décentralisés, experts dans la contre-insurrection, avec l’action de groupes irréguliers de type paramilitaire, dans des actions de sabotage et d’usure. Ces actions son complétées par la guerre médiatique et psychologique, impulsée par les grands groupes de propagande (comme CNN, au niveau mondial, et RCN Y CARACOL, à une échelle locale en Colombie, ou les canaux privés au Venezuela même). La manipulation des renseignements, les mensonges programmés et la désinformation font fondamentalement partie des dispositifs de la guerre de quatrième génération. Une offensive diplomatique, autre facette de cette guerre, est également mise en oeuvre, dans laquelle on fait aussi appel au mensonge et à la désinformation, comme le font aujourd’hui le gouvernement des États-Unis et celui de la Colombie contre le Venezuela, en divulguant des calomnies comme celle qui assure que le principal danger pour la sécurité du continent est le gouvernement de Chávez, qu’il aurait converti son pays en sanctuaire du narcotrafic et du terrorisme, et qu’il est une dictature qui ferme les médias et limite la liberté d’expression. En conclusion, dans ce type de guerre irrégulière et non reconnue, similaire à celle qu’avaient déployé les États-Unis contre le Nicaragua durant les années 80, l’impérialisme du nord se sert de l’un de ses prête-noms locaux, le gouvernement uribiste, part de l’adage “diviser pour mieux régner” et compte sur l’appui inconditionnel de l’oligarchie colombienne, qui aspire à gagner quelques miettes pour sa prostration inconditionnelle, parmi celles-ci l’approbation d’un Traité de Libre Échange, dont elle a la nostalgie depuis quelques années, ainsi que le renforcement de son modèle de rentier exportateur lié de manière prioritaire à des multinationales étasuniennes. Bien sûr, l’élément essentiel qui explique la guerre contre le Venezuela agencée par l’oligarchie colombienne, c’est la haine et la peur que suscite la révolution bolivarienne à l’impérialisme américain et à ses coryphées. Parce que le Venezuela met en avant la nécessité de construire un modèle d’organisation sociale différent dans lesquelles sont revendiquées la redistribution de la richesse, l’amélioration des conditions de vie de la majorité de la population, l’ébauche d’autre type de relations internationales et une souveraineté sur les ressources naturelles du pays. Cela dit, ce qui est typique d’une guerre de basse intensité : le régime uribiste tout bourreau et agresseur qu’il est, se montre comme la victime qui souffre des coups de ceux qui sont présentés comme ennemis de la nation colombienne, prétendument représentée par les traître à la patrie les plus vils que nous ayons eu dans notre tragique histoire de dépendance. Ceux-ci viennent de remettre aux États-Unis sur une plateau d’argent le peu de souveraineté qui nous restait, pour nous transformer comme Puerto Rico, en un autre "État libre associé", euphémisme se référant à une nouvelle forme de colonialisme, auquel nous nous sommes rendu deux siècles après la proclamation de notre première indépendance vis à vis de l’Espagne. José Martí avait trop raison quand il a affirmé que notre continent avait besoin d’une deuxième indépendance et que Bolivar avait encore beaucoup à faire sur ces terres. Que le régime uribiste ait transformé la Colombie en cinquième colonne de la domination impérialiste des États-Unis, ce qui s’exprime avec la remise de notre souveraineté territoriale et la cession de nos principales ressources économiques à des entreprises multinationales, n’est pas seulement un déshonneur mais un fait qui va dans le sens inverse des processus nationalistes qui se développent dans divers lieux d’Amérique Latine, comme au Venezuela, en Bolivie et en Équateur. Mais ceci n’est ni plus ni moins une fatalité ni quelque-chose d’irréversible, parce que cela génère de nouvelles conditions pour que prenne corps en Colombie un processus d’indépendance nationale et de récupération de notre souveraineté de la part de tous ceux qui n’acceptent pas de devenir un protectorat yankee, à la manière de Puerto Rico, et qui refusent d’être soumis à la brutalité des “morphinomanes blonds”, comme Augusto César Sandino avait appelé les envahisseurs américains il y a quelques dizaines d’années. Dans cette idée, la domination impérialiste renouvelée en Colombie devient l’occasion de récupérer un sentiment d’identité nationale anti-impérialiste pour la défense de notre territoire et de nos ressources, en concordance avec la lutte que l’on doit livrer en parallèle contre le capitalisme ganster qui s’est implanté sur le sol colombien. Ce capitalisme narcotrafiquant qui est également appuyé par le pouvoir impérialiste a fait des milliers de morts, de disparus, d’exilés et de prisonniers, et il a fait croître la misère, l’inégalité au sein de la population colombienne. En contrepoint il est nécessaire de continuer à chercher la construction d’un autre type de pays, qui se conjugue comme il y a deux cents ans avec les autres pays de la région qui cherchent actuellement un autre destin, indépendant, juste et souverain, comme l’ont rêvé Simón Bolívar, José Martí, Francisco Morazán et Che Guevara. Renán Vega Cantor Notes[1] Voir l’interview de James Petras, professeur de sociologie à l’Université Binghamton de New York, par Radio 36 (radio uruguayenne) : "La posture militaire des États-Unis est un péril pour tout le continent américain" [2] Sur ce point nous ne sommes pas d’accord, les militaires sont bien sur scène, mais ce sont les oligarques hondurien qui tirent les ficelles. Dernière preuve en date : l’ex-chef d’état major de l’armée hondurienne Romeo Vásquez Velásquez qui avait fomenté le coup d’État avec Micheletti a démissionné et à été remercié par l’actuel président "élu" du Honduras Porfirio Lobo qui lui a offert l’entreprise Hondutel (voir la note plus bas sur Hondutel). Même si les militaires ont agi en tant que force contre-subversive et ont mis en place des escadrons de la mort, qui actuellement exécutent à tour de bras, la direction du putsch à toujours été civile et oligarque, secondée par la sphère politique et les multinationales étasuniennes [3] Voir l’article de Chomsky sur ce pointe : "Pacification" présidentielle en Amérique Latine [4] Voir la note plus haut et lire "Honduras : entreprises, taxes et militaire"s [5] Raté, en avril dernier les États-Unis ont ouvert la base de La Mosquita, deuxième base US au Honduras profitant du fait que les élections scélérates ont arrêter de faire des remous à l’étranger. [6] Il faut dire que l’aéroport de Tegucigalpa est un des plus dangereux au monde. [7] En septembre 2009, après le putsch de juin 2009 donc, l’armée hondurienne a été conviée à participer aux manoeuvres "Panamax 2009" par le Commando Sud US, bien que Washington ait annoncé en août son intention de suspendre toute coopération militaire avec le Honduras. Voir "Le Commandement Sud des États-Unis invite le Gouvernement de facto hondurien à participer à des exercices militaires" [8] Sur ce point la feuille de route révélée par un officier hondurien est édifiante. [9] Outre les USA, les premiers pays à avoir reconnu le gouvernement putschiste hondurien sont Taïwan, le Pérou, le Panama, le Costa Rica, et Israël [10] Obama a lâché le président Zelaya pour un poste d’ambassadeur au Brésil et un poste de sous-secrétaire d’État de l’émisphère sud. Postes dont l’attribution à ses partisans était bloquée par un certain nombre de Républicains ultra-conservateurs siégeant au Congrès, dont le sinistre Jim DeMint. Pour avoir plus de détail sur les différent parlementaires supporter voir "Honduras : Qui appuie Micheletti et le gouvernement de facto ?", c’est assez affligeant. [11] Voir à ce propos l’article "Blackwater en Colombie" écrit par Eva Golinger [12] Pour la base de Palenquero le budget que les États-Unis ont consacré pour 2010 s’élève à 46 millions de dollars pour la modifier et l’adapter aux nécessités de l’armée yankee [13] Voir "Correa appelle l’armée à se préparer pour résister à de possibles attaques". La base de Manta était située en Équateur. Son bail est arrivé à terme en 2009, Correa le président équatorien ne l’a pas reconduit et la base a dû fermer. On peut supposer que les États-Unis n’ont pas du tout apprécié cet affront. [14] Mouvement de propagande et de désinformation que nous connaissons également bien en Europe puisque ce ne sont pas seulement les États-Unis qui mènent ce genre de stratégie contre le Venezuela mais tout les pays de l’OTAN, l’Occident en général. |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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Envoyé : 05 May 2010 à 22:10 |
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TeleSUR, traduit par danielle Bleitrach pour changement de société, prière signaler source et traduction.
Le président équatorien a reproché que soit mesestimé la décision des pays de la région et que le nouveau gouvernement du Honduras ait été invité “comme s’il ne s’était rien passé”. Les pays qui intègrent l’Union des nations Sudaméricaines (UNASUR) ne peuvent assister au sommet entre l’Union Européenne (UE) , l’Amérique latine et la Caraïbe à cause du “malaise majoritaire” qui créé par l’invitation faite par l’Espagne au président controversé du Honduras, Porfirio Lobo, à la dite réunion. “Nous ne cacherons pas qu’il existe un malaise majoritaire” qui “empêchera que beaucoup de pays de l’Unasur assistent au sommet de l’Union Européenne”, c’est ce qu’à déclaré le président pro témpore du bloc, Raphaël Correa. Durant une conférence de presse conjointe avec son homologue d’argentine, de Cristina Fernandez, le mandataire équatorien a reproché qu’ait été mésestimée, la décision des pays de la région et d’inviter le nouveau gouvernant du Honduras “comme s’il ne s’était rien passé”. Il a indiqué de surcroît “par rapport au gouvernement espagnol” qui dans la région sudamericana “plusieurs fois a fait partie de la chasse de sorcières contre les pays qui ne suivent pas les diktats des pays du nord (…) nous sommes poursuivis stigmatisés, etc..”. Il a raconté que l’ex-président Zelaya a été expulsé de son pays le 28 juin 2009 passé, “sur le point de la Baïonnette (…) et il faudrait faire comme s’il ne s’était rien passé”. En ce qui concerne la non reconnaissance de Porfirio Lobo, comme nouveau président de la République, le chef d’État équatorien a soutenu que l’on ne peut pas “légitimer des élections sous une dictature”. En novembre dernier le président de fait de l’époque du Honduras, Robert Micheletti a convoqué les élections présidentielles après avoir été à la tête du coup d’Etat contre Zelaya. Dans le dit processus de l’élection de Lobo et il a reçu l’écharpe présidentielle le 27 janvier de cette année, le même jour où il a signé le saufconduit pour que Zelaya voyageât en République dominicaine comme hôte d’honneur. Ces élections n’ont pas été reconnues par une grande partie de’ la communauté internationale et son déroulement ne fut pas avalisé par l’Organisation des nations Unies (ONU) ni l’organisation des Etats Américains (OEA) “On ne peut pas légitimer des élections sous dictature” a assuré Correa en même temps qu’il a dit “Il n’existe pas de précédents de ce type”. “C’est un précédent funeste pour le continent” a-t-il insisté, parce que “il n’est pas sans conséquence d’être opposant au Honduras”. Quant au président du Venezuela, Hugo Chávez, il a déclaré ce mardi dans la conférence de presse qu’il n’assistera pas au Sommet de Madrid si Porfirio Lobo confirme sa participation. Cinq points de l’Unasur Les présidents de l’Équateur, Raphaël Correa et de l’Argentine, Cristina Fernández, ont fait état des sujets débattus à la réunion de l’Unasur, qui a eu lieu dans les environs de la ville de Buenos Aires. Le chef d’État équatorien a déclaré pour ce que le sommet a été efficace parce qu’il y a eu “un changement dans la manière de travailler” et il y a une différence par à rapport aux époques antérieures où “l’on parlait beaucoup pour ne rien dire” cette fois cinq sujets d’urgence ont été traités par le bloc. Le mandataire a expliqué que le retard dans l’aide humanitaire découle que le plus important “était de payer les dettes, nous payions d’abord” afin d’être à jour avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, mais maintenant ” Haïtine doit pas être laissé de côté, des mesures sur le cas ont été prises, nous ne nous permettrons pas de nous laisser dominer par des impératifs secondaires”, a-t-il prévenu. En ce qui concerne le Chili, a souligné qu’il a tout le soutien de l’Unasur “et évidemment nous lui exprimons la mise à la disposition” du bloc. Un troisième point , a été traité en ce qui concerne la souveraineté des Malouines, qui a souligné de la part de l’organisation sudamericana, l’Argentine “a tout le soutien à sa revendication”, des îles. De la même manière la loi d’Arizona a été examinée “avec la ciminalisation de ne pas avoir de papier”. Le cas du Honduras et du Paraguay ont été les derniers sujets, mais pas les moins importants. Dans le cas du Paraguay il a été question de “situation qu’il traverse et des libertés démocratiques”, a remarqué la présidente argentine, et elle a assuré que quant elle son homologue paraguayen, Ferdinand Lugo, a un “appui total”. Les deux mandataires ont remerciéde leur participation les délégations, des chanceliers et des chefs d’État de la rencontre qui a été qualifiée d’”historique”.
Peuples d’Europe et d’Amérique latine unis contre le libéralisme de BruxellesHistoria Económica: entre el monopolio y el libre comercio
Le sixième sommet UE-Amérique latine pourrait être boycotté par les présidents de l’hémisphère Sud. En marge de cette grand-messe, le sommet alternatif dénonce les accords de libre-échange et ses conséquences sociales.
Théâtre d’une crise sévère, l’Espagne, qui préside les Vingt-Sept, accueillera les 17 et 18 mai, à Madrid, le sixième sommet Union européenne-Amérique latine et Caraïbes (UE-ALC). Un sommet qui s’annonce déjà mouvementé. Une majorité de pays de l’Union des nations sud-américaines (Unasur) pourraient en effet boycotter la rencontre, en signe de protestation contre l’éventuelle participation de Porfirio Lobo, président controversé du Honduras. « Nous n’avons rien à cacher, il y a un malaise majoritaire », a commenté le chef d’État équatorien, Rafael Correa, dont le pays assure la présidence tournante de l’Unasur. En invitant « un gouvernement hors du système interaméricain », a-t-il expliqué, l’UE a agi « avec légèreté ». En février déjà, à l’occasion d’une réunion à Bruxelles censée relancer les accords de libre-échange dits d’association entre les deux continents, les Vingt-Sept avaient entériné « la normalisation des relations avec l’Amérique centrale » à la suite de l’élection présidentielle hondurienne. Or, à l’exception de la Colombie, et du Pérou, aucun pays d’Amérique latine n’a reconnu le scrutin organisé par les putschistes qui ont renversé Manuel Zelaya le 28 juin 2009. Ce clash diplomatique n’est pas pour arranger les affaires de Bruxelles, qui joue des coudes pour faciliter les investissements des multinationales en Amérique latine, qui affiche un PIB de 3 103 milliards. Deuxième partenaire après l’Alena (marché intégrant le Canada, les États-Unis et le Mexique), l’UE souhaite accroître de manière significative ses échanges commerciaux qui, en 2007, s’élevaient à 124 milliards de dollars, selon le Centre d’études prospectives et d’informations internationales. Reste que le Vieux Continent peine à finaliser lesdits accords d’association (AdA) avec les différents blocs économiques régionaux (l’Amérique centrale, la communauté andine et le Mercosur). Il essuie l’opposition franche des organisations sociales et syndicales, mais également des gouvernements de gauche, notamment en matière d’agriculture, qui font preuve de méfiance. Les traités de libre-échange avec les États-Unis, avec la région, ont accéléré la mise en concurrence d’économies asymétriques qui ont eu des conséquences désastreuses pour les États et les populations. Les négociations, au point mort, se bornent donc à des déclarations dégoulinantes de fausses bonnes intentions pour combattre « la pauvreté ». En 2008, lors du sommet alternatif à la rencontre officielle de Lima, le président bolivien, Evo Morales, a rappelé que « la seule façon (…) de rétablir la justice est de liquider le modèle libéral et capitaliste ». D’où la tenue, en marge de la grand-messe, du sommet alternatif des peuples européens et latino-américains, à l’initiative du réseau Enlazando Alternativas (enlaçant des alternatives) qui réunit plusieurs centaines de mouvements sociaux, et de partis politiques, contre les visées impériales européennes. Cathy Ceibe Edité par T 34 - 04 Jun 2010 à 18:39 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9070 |
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Envoyé : 06 May 2010 à 21:17 |
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Edité par T 34 - 06 May 2010 à 21:35 |
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Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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T 34
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Envoyé : 17 May 2010 à 00:40 |
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Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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