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Palestine / Israël - Actu / Débats

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Jul 2010 à 16:25

La présence dangereuse d’Israël en Amérique Latine  

Par Redacción AHORA / redaccion@ahora.cu / Lundi, 12 Juillet 2010
 
Pendant les années de la « guerre chaude » en Amérique Latine, la présence d’Israël dans les pays de la région était mortellement notoire, sous forme d’envoi de mercenaires, d’assesseurs en matière de renseignements, d’instructeurs en torture et dans d’autres méthodes sauvages d’interrogatoire, assassinats sélectifs et des dizaines de milliers de tonnes de matériel de guerre.

Au Guatemala, par exemple, sur les quelque 200 000 victimes du conflit armé, les deux tiers sont tombées sous les balles des fusils Galil ou des mitraillettes Uzi, ou sous les bombes larguées depuis des avions Araba o Pilatus. Le système de communications de l’armée a été structuré par des techniciens d’Israël qui ont également transféré de la technologie pour la fabrication du Kusuco, un véhicule semi blindé pour le transport de troupes.

La situation a été presque similaire dans le reste des pays de l’Amérique Centrale et dans le Sud de l’Amérique. Où que les forces de l’extrême droite et les hiérarchies militaires se sont livrées à l’extermination des meilleurs fils des peuples, au nom de l’anti-communisme, la main d’Israël se trouvait derrière.

Après la fin de cette étape douloureuse du conflit, la présence et l’influence d’Israël ont été cachées sous d’autres déguisements et elles sont même tenues secrètes dans certains cas, bien qu’il ne soit pas toujours facile d’en effacer toutes les traces.

Beaucoup de pays de la région restent un grand marché pour l’industrie militaire de Tel-Aviv et partout, des entreprises privées de sécurité s’installent. Leurs racines sont fortement ancrées en Israël.

Les preuves sont nombreuses mais nous n’en mentionnerons que quelques unes :
L’entreprise Global CST, qui fait partie du groupe Mikal, considéré comme la seconde compagnie privée qui fabrique des armes en Israël, a signé un contrat pour 10 millions de dollars avec le gouvernement du Pérou pour l’entraînement de son armée.

Auparavant, elle lui avait vendu des appareils de vision nocturne.

Global CST est la même firme à laquelle on attribue l’opération au cours de laquelle l’armée colombienne a libéré l’ex-candidate à la présidence Ingrid Betancourt.

Global CST est dirigée par le général à la retraite Israel Ziv, ex chef d’opérations de l’armée israélienne et membre actif des Forces de Tâche sur le Terrorisme Futur et de Lutte contre le Terrorisme International. En 2008, il a été embauché comme assesseur par le ministre colombien de la Défense de l’époque et actuel Président élu, Juan Manuel Santos, après l’achat de 24 chasseurs-bombardiers F-21 Kfir pour, soi-disant, combattre le trafic de drogue.

Au cours d’un commentaire précédent, nous avions signalé que ces appareils peuvent se diriger, en quelques minutes seulement, vers n’importe quel pays voisin de la Colombie comme cela est le a cas du Venezuela, de la Bolivie, de l’Equateur et même du Nicaragua.

Parlons aussi de la SIA israélienne, à ne pas confondre avec la CIA des Etats-Unis, bien qu’elles aient plus de choses en commun qu’on ne pense. Nous parlons de la Security and Intelligence Advising, ou Assistance en matière de Sécurité et d’Intelligence, fondée comme l’indique son site web « par une équipe d’experts officiers à la retraite ayant appartenu à divers Services de Sécurité et d’Intelligence et à plusieurs unités d’élite de l’Armée de Défense d’Israël ».)


Cette firme propose des services d’espionnage, d’intervention et d’écoute téléphonique, entre autres, aux gouvernements du monde entier, mais elle organise aussi des cours, des ateliers et des séminaires en matière de sécurité, de lutte contre le terrorisme et de méthodes de renseignement à l’intention d’entreprises privées. Sa présence en Amérique Latine est largement documentée ainsi que certains scandales dans lesquels elle a été impliquée.

Mais Israël ne veut plus seulement avoir des policiers et des militaires en Amérique Latine. La crise globale du capitalisme l’a amené à tourner son regard vers les marchés de cette région comme l’a démontré le périple qu’a effectué en 2009, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, dans plusieurs pays de la région. Mais nous vous promettons que ce sera le sujet d’un prochain article.

Tiré de Radio Habana Cuba




Edité par T 34 - 26 Jul 2010 à 19:36
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  Citer Jef. Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Jul 2010 à 09:46

Israël harcèle les manifestants non-violents

On savait qu’Israël ne déteste rien tant que la résistance non-violente qui non seulement combat efficacement l’occupation et la colonisation, mais ne peut être présentée de manière crédible comme « terroriste » par sa propagande. Depuis des années, l’armée s’attaque régulièrement aux manifestants, blessant et parfois même tuant certains d’entre eux – palestiniens, israéliens ou « internationaux ».

Il vient encore de sévir ce week-end en Cisjordanie :

- vendredi, à Bili’in, son armée a arrêté quatre militants qui prenaient part au rassemblement hebdomadaire contre le mur. Auparavant, les soldats avaient attaqué avec des gaz lacrymogènes un groupe de quelque 200 manifestants, dont une cinquantaine d’Italiens. Mais, parmi les personnes arrêtées se trouvait une ancienne vice-présidente du Parlement européen, Luisa Morgantini. Celle-ci fut finalement libérée, ainsi que ses trois compatriotes ;

- toujours vendredi, mais à Al-Massara, les soldats ont lancé, sans sommation, des bombes assourdissantes à proximité immédiate des manifestants. Une jeune Française, qui se prénomme Colombe, a dû être transportée aux urgences, où elle est toujours en observation suite à ses blessures à l'oreille et à une perte auditive ;

- enfin, dimanche, à Hébron, trois autres jeunes militants français de « Génération Palestine » ont été arrêtés lors d’une manifestation pacifique. Chaînes au pied et menottes aux poignets, ils furent amenés au tribunal de Jérusalem-Ouest pour y être jugés en comparution immédiate. Accusés de violences sur les soldats (sic), le juge les interdit de séjour à Hébron, Nil’in et Bil’in – et non dans toute la Cisjordanie, comme l’exigeait le procureur.

Voilà comment la soit disant « seule démocratie du Proche-Orient » traite la liberté d’expression et de manifestation pacifique, en l’occurrence dans un territoire qu’elle occupe illégalement et contre un mur dont la Cour internationale de justice a exigé la destruction il y a plus de six ans.

Que disent, que font l'Élysée et le Quai d’Orsay ? Rien : une fois encore, leur silence ou/et leur impuissance sont révélateurs d’une complaisance scandaleuse à l’égard de la politique de l'État d’Israël.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Jul 2010 à 22:19

Droits de l'homme: l'ONU critique sévèrement Israël

 

Les experts du Comité des droits de l'homme de l'ONU ont appelé vendredi Israël à se mettre en conformité avec les normes internationales en matière de droits civils et de mettre fin aux assassinats ciblés, à la torture et à l'impunité des forces de l'ordre et de l'armée.


30.07.2010

Les experts du Comité des droits de l'homme de l'ONU ont appelé vendredi Israël à se mettre en conformité avec les normes internationales en matière de droits civils et de mettre fin aux assassinats ciblés, à la torture et à l'impunité des forces de l'ordre et de l'armée.

Les 18 experts du Comité ont aussi demandé aux autorités israéliennes de lever le blocus de la bande de Gaza et ont mis en doute le caractère indépendant de l'enquête menée par Israël sur l'arraisonnement d'une flottille d'aide pour Gaza au cours duquel neuf militants turcs ont été tués.

Le Comité, qui examine l'application de la Convention internationale pour les droits civils et politiques, a également exhorté les autorités israéliennes à mettre un terme aux discriminations dont sont victimes les Palestiniens.

Israël "doit s'assurer que tous les cas allégués de torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que de recours disproportionné à la force par les forces de l'ordre, y compris la police, les services de sécurité et les forces armées, font l'objet d'enquêtes rapides, complètes et indépendantes", ont demandé les experts du Comité.

Ils ont également renouvelé leur inquiétude du fait que depuis 2003 les forces armées israéliennes "ont ciblé et exécuté en dehors d'un processus judiciaire 184 personnes dans la bande de Gaza, causant le décès collatéral de 155 autres personnes" en dépit des mesures de sauvegarde imposées en 2006 par la Cour suprême israélienne.

Le Comité a rejeté les arguments des autorités israéliennes pour qui les dispositions de la Convention --ratifiée par 166 Etats, dont Israël-- ne s'appliquent pas aux zones occupées ou durant un conflit armé, et a demandé à nouveau "leur respect complet".

Les experts onusiens, chargés d'examiner l'application de la Convention dans les Etats parties, ont également dénoncé "l'utilisation courante" de mesures de détention administrative sans procès, notamment d'enfants.

Ils ont également reproché aux autorités israéliennes d'imposer aux Palestiniens des restrictions de liberté de circulation dans les zones bordant les territoires occupés, de "fréquentes" démolitions de maisons et d'écoles en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, ainsi que des discriminations en matière de logement "favorisant de manière disproportionnée" la population juive dans ces zones.

CERFS-VOLANTS - Des enfants de Gaza battent le record du monde

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Plus de 6 200 enfants se sont réunis sur une plage de la bande de Gaza et ont battu le record du monde de vol de cerfs-volants, selon des responsables de l’ONU. Chaque enfant a choisi le sien et tous les cerfs-volants se sont envolés en même temps (voir la vidéo) . L’Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA), qui a organisé le rassemblement, avait déjà établi un précédent record à Gaza avec 3 710 cerfs-volants déployés en même temps.

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Depuis 2007, l’UNRWA organise tous les ans ses Jeux d’été afin de “permettre aux enfants de Gaza de s’amuser, de développer leurs talents et de se faire des amis”. C’est aussi l’occasion d’imaginer des records à battre pour attirer l’attention internationale. Il y a quelques jours, plus de 7 000 enfants ont ainsi fait rebondir un ballon de basket simultanément pendant cinq minutes, pulvérisant le record du monde.

“Deux records du monde en une semaine, ça doit bien représenter un autre record du monde”, rigole John Ging, le directeur de l’UNRWA. Pourtant, ils ne figureront pas encore dans la bible des records, le Guinness, car les inspecteurs n’ont pas pu se rendre dans la bande de Gaza en raison des restrictions de déplacement.
 


Edité par T 34 - 30 Jul 2010 à 22:20
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Aug 2010 à 18:18
Devinez qui va enquêter sur l'attaque de la flotille de la liberté par Israël ? Cry
 
L'Onu lance son enquête sur la flottille, Israël collaborera
 

Ban Ki-moon a donné le coup d'envoi d'une enquête propre à l'Onu, à laquelle Israël s'est néanmoins dit prêt à collaborer, concernant l'abordage sanglant fin mai par la marine israélienne d'une flottille d'aide à Gaza.

Avec l'aide décisive de son allié américain, l'Etat juif avait évité que le Conseil de sécurité des Nations unies ne se prononce en juin pour une enquête "indépendante" sur cette tragédie qui a coûté la vie à neuf militants turcs pro-palestiniens et qu'il a unanimement condamnée.

Israël arguait que le qualificatif "indépendante" tendait à préjuger de sa capacité à enquêter impartialement sur l'action brutale inattendue de ses troupes.

Le Conseil de sécurité a seulement prôné une enquête "rapide, impartiale, crédible et transparente".

Les investigations officielles israéliennes ont, depuis, disculpé les assaillants, mais elles ont stigmatisé des erreurs d'appréciation et des défaillances en matière de renseignement et de commandement.

La Turquie, qui a tourné en ridicule l'enquête israélienne, a exigé de l'Etat juif des excuses, auxquelles il s'est refusé, et insistait sur la mise en place d'une commission d'enquête internationale en bonne et due forme.

RAPPORT D'ÉTAPE À LA MI-SEPTEMBRE
 
Celle-ci sera copilotée par l'ancien Premier ministre néo-zélandais Geoffrey Palmer et le président colombien sortant Alvaro Uribe. Elle comprendra des représentants d'Israël et de la Turquie, dont les noms n'ont pas encore été communiqués.

Les ministres qui comptent au sein du gouvernement de Benjamin Netanyahu ont voté en faveur d'une coopération d'Israël avec la commission désignée par Ban Ki-moon, qui entamera ses travaux le 10 août.

Elle remettra un rapport d'étape aux Nations unies d'ici à la mi-septembre, a annoncé lundi le secrétaire général dans un communiqué publié peu après l'annonce par Israël de sa décision de coopérer avec la commission.

De source autorisée, on précise que le cabinet Netanyahu est d'accord pour que la commission des Nations unies ait accès "à la matière rassemblée" par les enquêteurs israéliens sur les circonstances de l'incident sanglant du 31 mai.

Fin juin, Israël avait formellement demandé à l'Onu de suspendre son projet d'enquête indépendante, faisant valoir que ses propres investigations étaient "vraiment indépendantes, fiables, crédibles" et "suffisantes pour le moment".
 
 



Edité par T 34 - 09 Aug 2010 à 21:07
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Aug 2010 à 21:54

Israël a des choses à cacher.

Israël prolonge de vingt ans le secret sur les archives de l'Etat
 
Les autorités israéliennes ont décidé de prolonger de vingt ans l'interdiction d'accès aux archives gouvernementales, la portant à soixante-dix ans. Ces archives concernent en particulier la campagne du Sinaï contre l'Egypte en 1956, lancée en coordination avec la France et la Grande-Bretagne, des affaires d'espionnage et le début du programme nucléaire israélien.
 

"Ces archives continueront à être classifiées de crainte d'atteinte à la vie privée des personnes mentionnées ou de leurs proches" a déclaré à l'AFP le directeur des Archives nationales, Yehoshua Freundlich. "Nous devons également maintenir le secret défense" compte tenu du risque qu'Israël peut se faire accuser "de violer le droit international", a-t-il ajouté. Selon lui, dans un certain nombre de pays occidentaux, "des documents d'Etat restent classifiés soixante-dix ans voire plus".

Selon le quotidien Haaretz, le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a décidé il y a deux semaines de prolonger la période du secret, sous la pression des services secrets.

"DÉMARCHE ANTIDÉMOCRATIQUE INQUIÉTANTE"

L'historien israélien Tom Segev a dénoncé cette mesure estimant qu'elle traduisait une "tendance antidémocratique" dans la société israélienne. "S'il est légitime de ne pas dévoiler certains noms et de maintenir le secret sur des sujets ultrasensibles, interdire globalement de publier ou même de consulter ces documents, relève d'une démarche antidémocratique inquiétante et d'une volonté de masquer des fautes, voire des crimes de guerre passés", a-t-il déclaré à l'AFP. Le maintien du secret a également été dénoncé comme une mesure "arbitraire et injustifiée" par l'Association des droits civiques en Israël.

En février 1995, les Archives nationales israéliennes avaient censuré des documents officiels concernant l'expulsion de Palestiniens pendant la première guerre israélo-arabe, en 1948. Les Archives, qui relèvent du bureau du premier ministre, avaient publié quatre mille pages de protocoles des réunions du gouvernement provisoire israélien entre mai 1948, date de la proclamation de l'Etat hébreu, et avril 1949.

Elles les avaient cependant expurgées de passages concernant l'exode des plus de sept cent mille Palestiniens qui ont fui l'avance de l'armée israélienne ou ont été chassés de chez eux, ainsi que des atrocités commises par l'armée israélienne.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Aug 2010 à 22:05

Le droit du pirate

«L’État d’Israël et l’armée israélienne ont agi conformément au droit international.» Auditionné hier par la commission de l’ONU chargée d’enquêter sur la tragédie de la flottille de Gaza, Benyamin Netanyahou a répondu sur un ton qui n’admet pas de réplique. Parmi les militants qui avaient pris place sur les embarcations pour dénoncer le blocus de la bande de territoire, neuf citoyens turcs ont trouvé la mort, massacrés en haute mer par un commando de la marine israélienne. Selon tous les témoignages, les victimes étaient désarmées et les soldats ont vidé sur elles les chargeurs de leurs armes automatiques.

L’interception et l’attaque sanglante d’un navire en haute mer correspondent au pied de la lettre du droit international à un acte de piraterie. Pas de quoi troubler le chef d’un gouvernement israélien investi par l’extrême droite, toujours assuré du soutien de Washington et des complaisances de Bruxelles. Il n’hésitait pas à renverser les rôles hier encore, se présentant en victime, plaidant «la légitime défense» contre le terrorisme. Et de mettre en cause l’État turc, pourtant l’un de ses rares alliés dans la région, qui aurait dévoilé quelque temps plus tôt ses intentions «malveillantes» en tentant, avec le Brésil, de jouer les médiateurs pour éviter l’escalade dans l’affaire du nucléaire iranien. De quoi, on en convient, abuser de la patience du pirate le mieux intentionné…

Bruno Odent


 
Israël a menacé lundi de quitter la commission internationale chargée d'enquêter sur l'incident de la Flottille de la Liberté, si celle-ci est habilitée à interroger les soldats israéliens qui ont participé à l'opération, annoncent les médias occidentaux.

"Le premier ministre Benjamin Netanyahu souligne qu'Israël ne coopérera jamais avec une commission qui a l'intention d'interroger des soldats israéliens", lit-on dans un communiqué du gouvernement.
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Aug 2010 à 18:43

Une soldate de Tsahal fait scandale

Les images sont sous titrées "L'armée, la meilleure période de ma vie". On y voit la soldate au côté de Palestiniens les yeux bandés et les mains liées, dans une base de l'armée.

L'ancienne militaire israélienne qui a mis sur internet des photos d'elle souriant devant des prisonniers palestiniens menottés et les yeux bandés a déclaré mardi ne pas comprendre ce qu'on lui reprochait... "Je ne vois toujours pas où est le mal", a déclaré Eden Abergil dans une interview à la radio de l'armée israélienne. "Ma seule intention était de montrer mon expérience du service militaire", a-t-elle dit.

Ces images, rassemblées dans un album intitulé "Armée - La meilleure période de ma vie" et postées sur son profil Facebook, ont été condamnées par la hiérarchie de Tsahal après leur publication dans des journaux israéliens.

"Les Palestiniens traités comme des objets"

Pour le Centre de presse de l'Autorité palestinienne, ces photos illustrent "la mentalité de l'occupant, fier d'humilier les Palestiniens". Le directeur du Comité israélien contre la torture, Yishaï Menuchim, avait pour sa part stigmatisé dans un communiqué le comportement de la soldate, estimant qu'il "illustre une attitude qui est devenue une norme consistant à traiter les Palestiniens comme des objets et non des êtres humains". Les photos ont été prises en 2008 dans la base où elle était affectée et où des Palestiniens ayant tenté de sortir de la bande de Gaza pour entrer en Israël étaient fréquemment détenus pour interrogatoire. Désormais civile, Abergil n'a plus de comptes à rendre à l'armée mais un porte-parole militaire a jugé son acte "honteux". Priée de dire si elle pensait que la diffusion de ces photos avait nui à l'image d'Israël, elle a répondu: "Nous serons toujours attaqués, quoi que nous fassions, nous serons toujours attaqués."

L'affaire n'est pas sans rappeler la publication en 2004 de photos montrant des soldats humiliant des prisonniers à Abou Ghraib à l'ouest de Bagdad, qui avaient également fait le tour du monde, provoquant l'indignation contre les méthodes employées par l'armée américaine.


 

Elle a fièrement mis sur Facebook le cliché montrant sa supériorité sur trois prisonniers : elle, souriante au premier plan, en uniforme de l’armée israélienne, eux derrière, accablés, yeux bandés et mains liées.

Devant le tollé mondial, elle se récrie : « Je n’ai rien fait de mal. Il n’y a eu de ma part ni violence ni mépris, je n’ai porté atteinte à personne ».

Le problème est plus dans ces paroles-là que dans la photo. Soldate d’un pays qui vole les terres d’un peuple, massacre ses hommes, femmes et enfants, arrache ses oliviers millénaires, construit le plus haut et le plus long « mur de la honte » que le monde n’ait jamais vu, elle se dit non coupable d’afficher urbi et orbi sa supériorité d’Israélienne sur trois malheureux dont l’un pourrait être son frère, l’autre son père, l’autre encore son grand-père, mais qui ne sont à ses yeux que des Palestiniens, créatures qu’on peut ligoter, aveugler, exhiber comme ours en foire, sans leur porter atteinte, sans violence ni mépris. Sans faire du mal.

Quelles poussées de haine cette inconscience fera-t-elle éclore et de combien de morts sera-t-elle coupable ?

Israël ! Comment éduques-tu tes enfants et quels lendemains de larmes leur prépares-tu ?

Théophraste R. (legrandsoir.info).


Non, ça ne date pas d’hier : Les "photos trophées" des soldats israéliens



Edité par T 34 - 18 Aug 2010 à 21:42
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Aug 2010 à 18:21

L’“Etat membre” le plus coûteux de l’Union

Partenaire privilégié de l’UE, l’Etat hébreu prend régulièrement pour cible des équipements financés par l’Union lors de ses attaques contre des installations palestiniennes. Et Bruxelles peine à obtenir des compensations pour les dégâts ainsi causés.
 
De l'orphelinat Al Karameh à Gaza, il ne reste que quelques ruines. L'établissement, qui accueillait 50 enfants palestiniens, a été détruit par l'aviation israélienne lors de l'opération "Plomb durci" en janvier 2009. Il avait coûté près de deux millions d'euros, dont la moitié avaient été payés par l'Agence espagnole de coopération internationale (AECID) et la Fondation Olof Palme.

Cet orphelinat n'est que l'un des 78 projets financés par des fonds européens qui ont été détruits par les attaques de l'armée israélienne en Palestine au cours des dix dernières années. D'après un rapport de la Commission européenne, leur valeur était supérieure à 79,5 millions d'euros (selon les plus basses estimations). Au moins huit avaient été payés intégralement par l'Espagne et avaient coûté plus de 33 millions d'euros.

Partenariat juteux

En même temps que son armée détruisait systématiquement ces projets européens, Israël parvenait avec l'UE à un accord très profitable à l'Etat hébreu. "Cet accord d'association donne à Israël beaucoup d'avantages dans sa relation avec l'Union européenne, aussi bien au niveau politique qu'au niveau économique", s'est félicité le ministre israélien des Affaires étrangères.

L'Europe est le principal marché d'exportation pour les produits agricoles israéliens et a versé 637 millions d'euros à Israël depuis 1981 par l'intermédiaire de la Banque européenne d'investissement. L'année dernière, 25 millions d'euros ont été accordés à l'Etat hébreu pour la construction d'une usine de désalinisation à Hadera, au nord de Tel Haviv, en plus des 120 millions déjà versés en 2007.

D’autre part, depuis le début de la deuxième Intifada en 2000, le gouvernement israélien a entamé une campagne de destruction des installations palestiniennes. L'aéroport, les routes, les ponts, les centrales électriques, les stations de traitement des eaux, les hôpitaux, les serres et les granges ont subi la punition collective infligée par l'armée d'Israël.

Passivité critiquée

L'UE n'a pas encore osé réclamer une compensation à Israël pour les dégâts causés à ses constructions en Palestine. "Les projets financés par l'UE appartiennent légalement à l'Autorité palestinienne, et nous n'avons pas connaissance d'une demande de dédommagement de sa part à l'Etat hébreu", avait répondu en mars 2009 Benita Ferrero-Waldner, alors commissaire européenne pour les Relations extérieures, aux questions des députés européens sur le sujet. "Il serait juste de demander une compensation à Israël pour les dépenses engagées par l'Europe", estime l'eurodéputé autrichien Johannes Swoboda.

La passivité de l'UE est critiquée par beaucoup d'ONG internationales. "Le problème est que l'UE ne veut plus être celle qui paie dans le processus de paix, et que le rôle de médiateur a été pris par les Etats-Unis, explique Brigitte Herremans, spécialiste du Proche-Orient à l'ONG belge Broederlijk Denle. Et l'UE ne veut pas faire pression sur Israël et perdre toute son influence."

Le projet le plus coûteux avait été l'aéroport de Rafah, au sud de la Bande de Gaza. Les nombreux bombardements

 d'Israël et l'action de ses bulldozers sur son unique piste l'ont complètement rasé. Il ne reste plus que les squelettes du terminal et d'un bâtiment annexe. La tour de contrôle a disparu et la piste est devenue une carrière où les Palestiniens récupèrent les morceaux d'asphalte pour s'en servir comme matériau de construction.
 
 

 

Institutions européennes
Un lobby puissant à Bruxelles

"L´influence d´Israël en Europe s´est multipliée dans les dernières années grâce aux groupes de pression installés à Bruxelles et dans les autres capitales européennes", affirme Público. Une activité de lobbying qui vise à influencer la politique de l´UE au Moyen Orient, "mais aussi celles des pays européens pris individuellement, surtout en ce qui concerne le conflit israélo-paléstinien et l´Iran", souligne le journal. Une politique inaugurée par le puissant American Jewish Committee, qui a ouvert un bureau à Bruxelles en 2004. D´autres organisations, comme l’European Jewish Congress, B´nai B´rith, le think-tank Transatlantic Institute ou l'European Friends of Israel, une "alliance formée par des eurodéputés toutes tendances confondues", agissent quant à eux essentiellement pour "combattre l´antisemitisme", poursuit le journal. Cette dernière a entre autres suggeré la création d´une "politique policière commune" contre l´antisémitisme.

Les enfants qui naissent à Gaza n'ont aucun droit, ni passeport, ni pays, aucune nationalité, et n'ont pas le droit de partir.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Aug 2010 à 20:19
L’ex-soldate qui a publié des photos humiliantes sur Facebook aggrave son cas


L’ex-soldate israélienne qui a créé la polémique en publiant sur Facebook des photos la mettant en scène avec des prisonniers palestiniens met de l’huile sur le feu en affirmant sur le réseau social qu'elle "tuerait des Arabes avec plaisir".

Par Sophie PILGRIM (texte)
 

Eden Abergil, ex-soldate des Forces israéliennes de défense (IDF, Isreali Defence Forces), est l’objet de toutes les attentions des médias israéliens depuis qu’elle a mis en ligne sur Facebook des photos la montrant en train de poser aux côtés de prisonniers palestiniens. Loin de vouloir présenter des excuses, celle-ci persistait et signait, jeudi, en affirmant - toujours sur le réseau social - qu’elle "tuerait, massacrerait même, des Arabes avec plaisir".

La discussion a commencé avec un commentaire d’Eden Abergil à propos d'images de la jeune femme que des internautes ont retouchées pour se moquer d'elle. Tentant de se défendre, elle se plaint que "les sales pro-Arabes ont ruiné sa vie". Puis, celle-ci met finalement fin à la conversation en déclarant qu’"il n’y a pas de règles en temps de guerre !", avant d’ajouter : "Je hais les Arabes et leur souhaite à tous le pire. Cela me plairait de les tuer, de les massacrer même".

Depuis le début de la semaine, Eden Abergil est au centre de toutes les préoccupations en Israël. Des images publiées sur son profil Facebook ont provoqué l'indignation internationale - des clichés sur lesquels on la voit souriante et un brin charmeuse, prenant la pose devant des détenus palestiniens, yeux bandés et mains menottées. Les commentaires attenants, postés par la jeune femme et ses amis, n’ont fait que confirmer son mépris pour les Arabes.

Interviewée par un média israélien, Eden Abergil s’est ensuite défendue en expliquant ne pas comprendre ce qu’elle avait fait de mal. Et d’ajouter qu’elle ne se comporterait pas autrement aujourd’hui, à une exception près : elle ne posterait pas ces photos sur sa page Facebook.

Ses propos publiés jeudi ne font donc que confirmer ses récentes prises de position.

"Elle est loin d’être la seule à penser de la sorte"

Malgré les vives réactions des médias israéliens de gauche qui suivent chacun de ses mouvements depuis que l’affaire a éclaté, plusieurs compatriotes de la jeune femme pensent qu’elle n’a tout simplement pas eu de chance.

Selon Lisa Goldman, blogeuse pour les observateurs de FRANCE 24 et journaliste indépendante à Tel Aviv, Eden Abergil est, en fait, l’arbre qui cache la forêt.

"Elle est devenue un symbole. Les médias la présentent comme si elle était la seule pomme pourrie du panier. Mais elle est loin d’être la seule à penser de la sorte. Elle représente une certaine frange de la population israélienne, un problème qu’il va falloir résoudre. La peur et le racisme alimentent constamment ce genre de ressentiment. Il faut espérer que cette histoire permettra d’ouvrir un large débat, devenu plus que nécessaire, afin de trouver des solutions à ce problème."

Pour l’instant, supporters et détracteurs de l’ex-soldate s’affrontent toujours sur le Net. Une polémique que les autorités, qui ne peuvent contrôler ni le comportement de la jeune femme ni les discussions qu'elle a déclenchées sur la Toile, sont contraintes d'abandonner aux internautes, malgré sa portée nationale.


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Ces photos ne sont pas un cas isolé, breaking the silence en a déjà publié voir ici.
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ONU

19 août 2010 – Ces dix dernières années, Israël a progressivement accru les restrictions d’accès aux terres agricoles et aux zones de pêche de la Bande de Gaza, affectant directement les agriculteurs et pêcheurs du territoire palestinien et indirectement les 1,5 million d’habitants qui y vivent, indique un rapport rendu public jeudi par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Basé sur une centaine d’entretiens réalisés entre mars et avril 2010, ce rapport examine l’impact humanitaire des restrictions de circulations imposées par l’armée israélienne aux Palestiniens de la Bande de Gaza.

Selon ce document, en dépit de son retrait unilatéral de Gaza en 2005, l’armée israélienne a étendu, au nom de la prévention des attaques de militants palestiniens, les zones interdites d’accès aux civils. Depuis 2008, ceux-ci sont ainsi totalement ou partiellement interdit d’accès aux terres situés à moins de 1.500 mètres de la ligne de démarcation et à 3 milles nautiques des côtes.

Conséquences de ces mesures, les habitants de Gaza sont privés de « 17% de leur territoire et de 35% de leurs terres cultivables ». En mer, les pêcheurs ne peuvent pas se rendre dans « 85% de la zone maritime à laquelle ils ont en principe droit selon les Accords d’Oslo ».

« Environ 178.000 personnes, soit 12% de la population de la Bande de Gaza, sont directement affectées par ces restriction imposées par les militaires israéliens », souligne le rapport.

Leurs auteurs dénoncent aussi la politique israélienne consistant « à ouvrir le feu sur les gens qui pénètrent dans les zones de circulation restreinte ». « Bien que ce soit en général des tirs de sommations, depuis janvier 2009 l’armée a tué 22 civils palestiniens et en a blessé 146 autres », écrivent-ils, avant de rappeler qu’Israël « n’a jamais informé la population affectée des délimitations exactes des zones d’interdiction de circulation ».

Le rapport met également en lumière « une autre technique utilisée par les militaires israéliens pour décourager l’accès aux terres des zones de restriction », qui consiste « à systématiquement aplanir les terres agricoles et à détruire les propriétés privés dans ces zones ». Selon le rapport, la valeur des terres et propriétés détruites s’élève à 308 millions de dollars, 75.000 tonnes de production potentielle sont également perdues, ce qui représente 50,2 millions de dollars de pertes de revenus chaque année pour les agriculteurs de la Bande de Gaza.

Après avoir passé en revue l’étendue des restrictions de circulations imposées par l’armée israélienne et les conséquences directes pour les agriculteurs et pêcheurs de Gaza, le rapport d’OCHA et du PAM examine les moyens mis en œuvre par la population pour pallier ce manque de ressources alimentaires et financières, générer des sources alternatives de revenus et réduire les dépenses quotidiennes. Les auteurs s’alarment en particulier de certaines pratiques comme la réduction des quantités de nourriture consommées, le changement de régime alimentaire -moins de fruits, de légumes et de viande et plus de produits à haute teneur en sucre moins chers et plus facilement disponibles, la diminution du nombre d’enfants inscrits dans les écoles et une tendance plus forte des parents à marier leurs filles tôt.

« Ce régime a aussi des conséquences sur l’accès aux écoles, sept étant situées dans des zones de restriction de circulation. La sécurité des étudiants, la présence du personnel, la qualité de l’éducation offerte et le niveau de réussite ont été sérieusement affectés, en raison des tirs fréquents de l’armée israélienne destinés à empêcher des personnes de pénétrer dans ces zones, qu’ils s’agissent d’agriculteurs ou de militants armés », indique le rapport.

L’étude d’OCHA et du PAM souligne enfin que les zones de restrictions ont aussi un impact sanitaire grave, dans la mesure où elles empêchent la maintenance de stations d’épuration ou de production d’électricité de la Bande de Gaza. « Le retard entraîné par ces restrictions dans la construction de trois nouvelles stations d’épurations a contribué au déversement quotidien de 80 millions de litres d’eaux usées ou partiellement traitées dans la mer », relève en particulier le rapport.

Pour conclure, le rapport estime que les restrictions d’accès imposées à terre et en mer « doivent être levées autant que possible et de toute urgence ». « Toutes les parties doivent se soumettre à leurs obligations prévues par le droit humanitaire international et les droits de l’homme », demandent aussi leurs auteurs. Selon eux, le rapport montre également que l’aide humanitaire offerte à la population de Gaza « doit être plus vaste et mieux ciblée ».

Centre d’actualités se l’ONU

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AFP / 23 août 2010 via Romandie.com

OSLO - Le fonds de pension public norvégien, l’un des plus gros fonds souverains au monde, a exclu pour des motifs d’éthique deux groupes israéliens accusés de contribuer à la colonisation des territoires palestiniens, a annoncé lundi le gouvernement norvégien.

Selon le ministère des Finances, ce fonds dans lequel l’Etat verse la quasi-totalité de ses recettes pétrolières a vendu toutes ses actions dans la société Africa Israel Investments, actionnaire majoritaire de Danya Cebus, un groupe de BTP actif dans "les territoires palestiniens occupés".

"Plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et un avis de la Cour internationale de justice ont conclu que la construction de colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés est interdite au regard de la Convention" de Genève, a dit le ministre Sigbjoern Johnsen.

"J’ai donc (...) exclu Africa Israel Investments et Danya Cebus du portefeuille d’investissements du fonds", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le fonds norvégien a vendu toutes ses actions dans Africa Israel Investments, lesquelles valaient 7,2 millions de couronnes (environ 1 million d’euros) fin 2009, et exclu d’investir dans sa filiale.

Le fonds s’est aussi désengagé de la société forestière malaisienne Samling Global en réaction "à des violations vastes et répétées" de la régulation dans ses activités dans l’Etat du Sarawak en Malaisie et au Guyana.

"Le Conseil d’éthique (qui donne des avis au ministère des Finances, ndlr) a étudié Samling Global et conclu que les activités de l’entreprise dans les forêts tropicales du Sarawak et du Guyana contribuent à la déforestation illégale et à de graves dégâts écologiques", a indiqué M. Johnsen.

Fin 2009, le fonds norvégien détenait pour 8,1 millions de couronnes d’actions Samling Global, aujourd’hui vendues.

Premier investisseur sur les Bourses européennes, le fonds pétrolier norvégien —comme il est plus communément connu— pesait 2.792 milliards de couronnes (353,2 milliards d’euros) en actions et obligations internationales fin juin.

Sa gestion obéit à des règles éthiques très strictes : sont exclus les fabricants d’armes "particulièrement inhumaines", l’industrie du tabac et les groupes coupables de violation des droits de l’Homme, de corruption ou de graves dégradations de l’environnement.

Une cinquantaine de sociétés internationales, dont Boeing, Wal-Mart, EADS, Safran et BAE Systems, figurent désormais sur sa liste noire.

BOEING

WAL MART

EADS

SAFRAN

BAE SYSTEMS

Romandie.com

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Un chercheur accuse Israël d’avoir détruit des milliers de livres palestiniens

Des dizaines de milliers de livres palestiniens ont été détruits après l’instauration d’Israël, selon un chercheur de l’université Ben-Gourion.
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Des manuscrits ont échappé à la rafle israélienne en 1948
et sont actuellement restaurés à Jérusalem-Est (*)


Israël a pillé et détruit des dizaines de milliers de livres dans les années qui ont suivi l’instauration de l’Etat, selon une thèse de doctorat qui sera présentée le mois prochain par un chercheur de l’université Ben-Gourion.

Au cours d’une interview du chercheur, publiée sur le site d’Al-Jazeera jeudi, celui-ci a affirmé qu’Israël avait détruit ces livres palestiniens dans le cadre de son plan visant à « judaïser le pays » et à couper ses habitants arabes de leur nation et de leur culture.

Toujours selon la thèse de doctorat, les autorités israéliennes ont récupéré des milliers de livres arabes à Jérusalem, Jaffa, Haïfa, Safed, et dans d’autres villes où vivaient des Arabes. Les officiels israéliens ont procédé à la distribution d’une moitié des livres et ont détruit la seconde partie des livres qui représentaient une « menace à la sécurité », explique le chercheur.

Lors de son entretien avec Al-Jazeera, le chercheur soutient, en se basant sur les archives israéliennes, que les troupes des FDI (forces de défense israéliennes) ont pillé les livres dans les maisons des Palestiniens expulsés lors de la « Nakba », avant de les remettre aux autorités. L’Etat a entrepris de monter une bibliothèque à Jaffa et dans d’autres villes avec ces livres, dit-il.

« Massacre culturel »

Le chercheur a révélé à Al-Jazeera que selon les documents qu’il a en sa possession, Israël a détruit 27 000 livres en 1958, prétendant qu’ils étaient inutiles et qu’ils menaçaient l’Etat. Les autorités ont vendu ces livres, la plupart étant des manuels scolaires, à une fabrique de papier, précise-t-il.

« Ce fut un massacre culturel opéré d’une manière pire que lors du colonialisme européen, où l’on conservait les objets volés dans des bibliothèques et des musées » accuse le chercheur.

Il ajoute que certains livres ont été vendus à des prix réduits à des écoles arabes, pendant que d’autres étaient transférés à la bibliothèque de l’université hébraïque de Jérusalem.

Le chercheur estime qu’environ 6 000 livres palestiniens sont actuellement disponibles à la Bibliothèque nationale à l’université hébraïque. Cependant, il affirme que beaucoup d’autres livres, de langue arabe, anglaise et française, n’ont pas été enregistrés, et il soutient que la plupart de ceux-ci sont gardés dans des réserves de bibliothèques et ne peuvent être consultés.


(*) Un laboratoire de restauration des manuscrits a ouvert ses portes sur l’Esplanade des Mosquées, à Jérusalem : voir L’Esplanade des Mosquées soigne ses manuscrits - "Ils veulent que nous perdions notre héritage" mais "Si nous sauvons nos documents, nous sauvons la ville", assurent les restaurateurs.


FSE Lille

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600 personnes se sont engagées dans une campagne de désobéissance

Des Israéliens encourent la prison s’ils amènent des Palestiniens en Israël (Dissident Voice)

 

Jonathan COOK

Près de 600 israéliens se sont engagés dans une campagne de désobéissance civile, promettant de prendre le risque d’aller en prison pour faire entrer illégalement des femmes et des enfants palestiniens en Israël afin de leur donner un bref aperçu de la vie hors des territoires occupés de Cisjordanie.

Ces Israéliens disent qu’ils ont été inspirés par l’exemple de Ilana Hammerman, un écrivain qui est menacé de poursuites judiciaires pour avoir publié un article dans lequel elle admettait avoir enfreint la loi en amenant trois adolescentes palestiniennes en Israël pour une journée de vacance.

Madame Hammerman a dit qu’elle voulait donner aux jeunes femmes qui n’avaient jamais quitté le Cisjordanie "un peu de bonheur" et l’occasion de voir la Méditerranée pour la première fois de leur vie.

Son récit a choqué beaucoup d’Israéliens et provoqué une enquête policière après que des groupes d’extrême-droite aient insisté pour qu’elle soit jugée pour s’être rendue coupable d’un délit contre la sécurité.

Il est illégal de faire passer aux Palestiniens les checkpoints vers Israël sans un permis, qu’on obtient rarement. Si elle était jugée et condamnée, Madame Hammerman pourrait avoir à payer une amende et avoir à faire jusqu’à deux ans de prison.

Mais les Israéliens qui se sont joints à la campagne disent qu’ils ne se laisseront pas effrayer par des menaces d’emprisonnement.

Le mois dernier, un groupe de 11 femmes israéliennes a rejoint Madame Hammerman dans un nouvel acte de désobéissance, en faisant traverser un checkpoint vers Israël à une douzaine de palestiniennes et quatre enfants dont un bébé.

Les Israéliennes disent qu’elles projettent de "faire entrer en contrebande" une grande quantité de Palestiniens en Israël dans les semaines qui viennent.

"Les Palestiniens qui viennent avec nous veulent seulement avoir un peu de bon temps après des années d’enfermement sous l’occupation, mais pour nous ce qui est le plus important c’est l’acte de désobéissance" a dit Ofra Lyth qui a aidé à établir un forum internet pour les supporters après avoir assisté à une conférence de Madame Hammerman.

"Nous voulons obtenir l’abrogation de cette loi immorale qui permet aux Juifs de circuler librement pendant que les Palestiniens sont emprisonnés dans leurs villes et leurs villages dit-elle, se référant aux lois qui interdisent à la plupart des Palestiniens des territoires occupés d’entrer en Israël et aux Israéliens de leur porter assistance. Il y a des exception pour ceux qui ont des laissez-passer qui sont parfois délivrés en cas d’urgence médicale ou à quelques paysans palestiniens.

Pour les Palestiniennes, cependant, il ne s’agit pas seulement de marquer le coup ou de s’opposer à une loi injuste dit Madame Lyth.

"Les Palestiniennes nous disent : "Vous, vous voulez engranger des gains politiques, mais nous, nous violons la loi pour pouvoir nous distraire un peu et nous rappeler comment était la vie avant les barrages et le mur". Une femme m’a dit : "Je veux juste pouvoir respirer à nouveau".

Les Palestiniens de Cisjordanie n’ont pas souvent l’occasion de respirer. Le territoire contient une population -en constante augmentation- de 300 000 Juifs dans plus de 100 colonies. Les colons se rendent en Israël sur des routes que l’armée contrôle avec des barrages.

J’ai traversé un des ces points de passage pour les Colons près de Beitar Ilit, au sud de Jérusalem, celui que Madame Hammerman a traversé avec les trois adolescentes palestiniennes cette année. Pour les protéger, elle n’a pas donné pas le nom des jeunes filles ni celui du village de Cisjordanie où elles vivent. Elle les appelle Aya, Lin et Yasmin. Elles aussi pourraient être emprisonnées pour avoir enfreint la loi. Dans l’article de Madame Hammerman, publié dans le journal Haaretz en mai, elle reconnaît être consciente que ce qu’elle a fait était illégal.

Elle a dit aux jeunes filles de 18 et 19 ans d’enlever leur hijabs pour la journée et de porter des vêtement occidentaux pour ne pas attirer l’attention des soldats au checkpoint. Elle leur a aussi appris une expression hébraïque facile a retenir : "hakol beseder" c’est à dire "tout va bien" au cas où les soldats leur parleraient (Ils le font quand ils veulent s’assurer qu’il n’y a pas de Palestiniens dans l’auto NdT).

Puis elle les a emmenées visiter Tel Aviv, la cité universitaire, un musée, un centre commercial et la plage qu’aucune d’elles n’avait jamais vue bien qu’elle ne soit qu’à 40 km de leur village.

Selon Gisha, un organisme israélien des Droits de l’Homme, Israël a mis en place le système de permis pour limiter les mouvements des Palestiniens à l’extérieur de la Cisjordanie au début des années 90, à peu près à l’époque où ces jeunes filles sont nées.

Madame Hamemman a écrit qu’elles se sont trouvées en danger une fois pendant l’excursion lorsqu’un policier en civil leur a demandé leurs papiers. Madame Hammerman a menti à l’officier de police et lui a dit que les jeunes femmes étaient des Palestiniennes de Jérusalem-Est et que donc elles avaient le droit de venir en Israël.

En juin dernier, il a été annoncé que Yehuda Weinstein, le procureur général, avait décidé d’ouvrir une enquête suite à la plainte d’une organisation de colons appelée "the legal forum for the land of Israel".

Les rangs des supporters de Madame Hammerman ont grossi depuis que le groupe a placé une publicité intitulée "Nous refusons d’obéir" dans le journal Haaretz ce mois-ci. La publicité dit que le groupe agit "dans l’esprit de Martin Luther King", le leader américain des droits civils et exige que les Palestiniens soient traités comme "des êtres humains et non comme des terroristes".

Au cours des dernières semaines, le forum internet a enregistré plus de 590 signatures de personnes prêtes à imiter l’acte de désobéissance civile de Madame Hammerman. "Cela m’a vraiment surprise et cela m’a encouragée" dit-elle. "je ne m’étais pas rendu compte que tant d’autres Israéliens en avaient assez de cette ignoble loi".

Cependant en Israël la couverture médiatique de Madame Hammerman et de ses supporters a été largement hostile. Au cours d’une interview télévisée, la semaine dernière, elle a été accusée de mettre en danger les Israéliens avec ses excursions. Le présentateur de l’émission lui a demandé si elle avait contrôlé les sous-vêtements des jeunes femmes palestiniennes pour s’assurer qu’ils ne contenaient pas d’explosifs avant de les laisser monter dans la voiture.

Mais elle ne se laisse pas intimider. Elle dit que le groupe est en train d’organiser d’autres sorties avec de Palestiniens et projette de les emmener prier à Al-Aqsa, la mosquée de Jérusalem où il leur est impossible de se rendre depuis au moins dix ans et aussi visiter des parents palestiniens qu’ils ne peuvent pas voir à Jérusalem ou en Israël.

"Nous devons faire en sorte que les Israéliens recommencent à rencontrer des Palestiniens et à sortir avec eux pour qu’ils les voient comme des êtres humains qui ont les mêmes droits qu’eux".

Elle dit que son but premier était d’amorcer un débat parmi les Israéliens au sujet de la moralité et de la légalité des lois israéliennes et de mettre en question "l’obéissance aveugle" des gens à l’autorité.

Madame Lyth a ajouté que les Palestiniennes "que nous avons emmenées en excursions sont devenues les héroïnes de leur village. Elles et leurs familles savent qu’elles ont pris un grand risque en violant la loi mais le harcèlement fait déjà partie de leur vie quotidienne".

"Jusqu’à présent nous n’avons emmené en excursion de contrebande en Israël que des femmes et des enfants, dit Madame Hammerman. "C’est plus difficile d’emmener des hommes sans que les autorités ne s’en aperçoivent et puis ils seraient traités beaucoup plus durement s’ils étaient pris".

Jonathan Cook

Jonathan Cook est un journaliste et écrivain basé à Nazareth, Israël. Ses derniers livres sont "Israël et le choc des civilisations : Iraq, Iran et le projet de réfection du Moyen Orient (Pluto press) et "la Palestine en voie de disparition : Les expériences d’Israël dans le domaine du désespoir humain" (Zed books).

Pour consulter l’original : http://dissidentvoice.org/2010/08/i...

Traduction : D. Muselet

EN COMPLEMENT :

S’il y a un ciel : Ilana Hammerman, une journée d’amusement à Tel Aviv et la désobéissance civile

http://algerienetwork.org/info/inde...



Edité par T 34 - 30 Aug 2010 à 20:28
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Aug 2010 à 23:43

Le rabbin Ovadia Yossef souhaite l’anéantissement des Palestiniens

«Abou Mazen (nom de militant de Mahmoud Abbas – NDLR) et tous ces malfaisants devraient périr 
et disparaître de cette terre», a déclaré l’ancien 
grand rabbin d’Israël, âgé de quatre-vingt-neuf ans 
et leader spirituel du parti ultrareligieux israélien Shas, à la clôture du sabbat. En 2001, lors de la deuxième intifada, Ovadia avait déjà souhaité l’anéantissement des Palestiniens. En 2000, cet allié de Benyamin Netanyahou avait provoqué un scandale en Israël estimant que « les six millions de malheureux juifs qu’ont tués les nazis ne l’ont pas été gratuitement. Ils étaient la réincarnation des âmes qui ont péché et ont fait des choses qu’il ne fallait pas faire. »

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Aug 2010 à 16:27

From Communist Party of Israel: Des artistes israéliens refusent de jouer dans les implantations israéliennes en territoire occupé palestinien

Traduit par danielle Bleitrach pour changement de société.

 
Tel Aviv:Des centaines de personnes se réunissent pour soutenir le boycott des implantations par les acteurs

Hadash MK : « le théâtre israélien n’est pas un théâtre de marionnettes »

 Des centaines de personnes de  se sont rassemblé hier (lundi, le 30 août 2010) au Théâtre national Habima à Tel-Aviv pour manifester leur soutien à ses acteurs qui boycottent les manifestations culturelles qui auraient lieu à Ariel dans des implantation en Cisjordanie (Rive Ouest) en territoire palestinien accupé.

Un dirigeant du Parti communiste d’Israël, MK Dov Henin (Hadash) a dit au rassemblement que, « le théâtre israélien n’est pas et ne sera pas un théâtre de marionnettes. C’est un théâtre du peuple avec des pensées indépendantes et des consciences. »

Le secrétaire général de la Paix maintenant Yariv Oppenheimer a aussi dit que le rassemblement « n’envoyait pas seulement un message sur l’occupation, mais aussi sur la démocratie. Ces acteurs ont le droit d’exercer leur libre arbitre et leur droit de ne pas accepter de se produire là où ils ne veulent pas aller .
 
A la question de savoir  ce qu’il répondait aux critiques qui ont dit que l’art et la culture ne devraient pas être mélangés à la politique, Oppenheimer a dit, « Bien sûr qu’ils doivent se mélanger, et la culture et l’art ont un rôle à jouer dans le débat sur les questions de valeurs et de morale. »

Samedi, après les reportages dans les médias  sur le fait que  plusieurs institutions théâtrale majeures  étaient prévues pour jouer au centre d’Ariel, des douzaines d’ acteurs de théâtre professionnels et des ouvriers ont diffusé publiquement une lettre dans laquelle ils ont juré de ne pas se produire dans ce lieu parce qu’il est situé dans les territoires plestiniens occupés .

Tard lundi soir,  des auteurs Amos Oz, David Grossman, A.B. Yehoshua et Sami Michael, en tant que lauréat israélien de prix, le sculpteur et architecte Dani Caravan ont signé une pétition de soutien  au boycott, ainsi que de nouveaux acteurs et des directeurs de théâtre.

La lettre a été critiquée par les membres du gouvernement d’extrême droite, y compris par le Premier ministre Binyamin Netanyahu, qui à l’ouverture de la séance hebdomadaire du dimanche du cabinet hebdomadaire de dimanche  a dit à ce propos :  « Israël est en train d’être attaqué, délégitimée, par des éléments de la communauté internationale. Cette attaque comprend des tentatives d’instaurer des boycotts économiques, universitaires et culturels. La dernière chose dont nous avons besoin en ce moment est de subir une telle attaque – je veux parler de cette tentative d’organiser un boycott – de l’intérieur. »

Le boycott des acteurs du nouvel Ariel le centre culturel a reçu unnouvel appui avec plus de 250 universitaires et plusieurs douzaines d’auteurs et artistes signant des lettres de soutien. Dans la lettre des universitaires, publiée hier, les membres de faculté d’universités à travers le pays ont juré de ne pas faire des cours ou de participer à n’importe quelles réunions dans les lieux  d’implantation en territoire palestinien et ils ont apporté leur soutien aux artistes de théâtre qui ont dit qu’ils refuseraient de se produire dans l’ouest de Bank- ville.

Nous ne participerons à aucune sorte d’activité culturelle au-delà de la Ligne Verte, nous ne participerons  pas  à des réunions  et à des séminaires, nous ne  ferons des cours dans n’importe quelle sorte de cadre universitaire dans ces implantation, » ont écrit les universitaires.

« Nous soutenons les artistes de théâtre qui refusent  de jouer dans Ariel, nous exprimons nos félicitations sur  leur courage public et nous les remercions pour poser un débat public sur des implantations cachées, » la pétition dit. « Nous voudrions rappeler au public israélien que comme toutes les implantations, Ariel est aussi dans le territoire occupé ». Les signataires de la pétition universitaire sont  Zeev Sternhell et Yael Sternhell, Nissim Calderon, Anat Biletzki, Ziva le Ben-Porat, Yaron Ezrachi, Aeyal Brut, Shlomo le Sable, Dan Rabinowitz, Neve Gordon, Efraim Davidi, Ofer Casif, Kalman Altmann, Oded Goldreich et Oren Yiftachel. 

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Israël, la bride sur le cou.

 
 
 
 
 
Thami BOUHMOUCH
 
« Si l’on ment, il faut mentir jusqu’au bout. Il faut du mensonge faire un acte de foi »
D. Lévy-Chedeville

Fourberie et contrevérités.

Le drame palestinien a débuté en 1917, lors de la fondation du « foyer national jui f », avec la complicité du gouvernement britannique et de la Société des Nations. La déclaration Balfour visait probablement en sous-main à éloigner les juifs d’Europe. Les dignitaires antisionistes, qui s’y étaient opposés à l’époque, l’avaient qualifiée d’antisémite. L’idée était que l’émigration des juifs de la diaspora allait se faire sous la contrainte et susciterait des soupçons sur leur fidélité à leurs pays respectifs... Toujours est-il que depuis cette date, l’entité sioniste a occasionné les destructions et souffrances les plus alarmantes. Des individus fanatisés venus de Pologne, de Kiev, de Biélorussie, de Grande Bretagne, etc. se déclarent maîtres des lieux, font main basse sur les terres, planifient les expulsions, la mort et la dévastation.

A l’instar des Afrikaners, leur hégémonie ne pouvait se fonder que sur un système politique sordide et avant tout sur une oppression militaire implacable. Zéev Jabotinsky, un dirigeant sioniste (né en Ukraine), l’a exprimé ainsi (1923) : « Le sionisme est une aventure de colonisation et c’est pour cela qu’elle est dépendante d’une force armée » (son livre Le mur de fer, 1923). Raphael Eitan, un chef militaire (de parents russes), est plus explicite (1983) : « La force est l’unique chose qu’ils [les Arabes] comprennent. Nous devons utiliser la force absolue jusqu’à ce que les palestiniens viennent ramper devant nous »... (Journal Yediot Aharonot du 13/04/83) L’Ouganda revient de loin : ce pays a failli en 1903 faire les frais d’un projet d’implantation juive (sur proposition britannique).

A mon sens, l’hégémonie impudente d’Israël est due à deux facteurs clés : une propension phénoménale à falsifier la vérité, appuyée sur un vaste réseau de propagande et de désinformation (partie 1) ; le soutien coupable et avilissant des Etats et médias occidentaux (partie 2). Le présent article se limite au premier.

« Nous avons pris leur pays »

Le peuple palestinien a affaire à un adversaire « sûr de lui et dominateur » (C. De Gaulle, 1967), un adversaire fourbe et d’une cruauté inégalée. Les leaders israéliens successifs savent s’y prendre pour dire le contraire de ce qu’ils font (ou ce qu’ils comptent faire). Ils inventent sans relâche les échappatoires et les esquives, créent les faits accomplis sur le terrain. Lorsqu’ils s’engagent le matin, c’est pour se rétracter le soir. On déclare devant les caméras que tel point de passage sera ouvert et l’on s’aperçoit qu’il est (presque) toujours fermé. On annonce que les pourparlers avec les Palestiniens doivent s’engager sans condition préalable ; deux jours après, on crée la surprise en posant une condition sine qua non : reconnaître « Israël en tant qu’Etat juif ». On promet à chaque fois de stopper la colonisation, cependant que les constructions se poursuivent furtivement (plus de 100 colonies ont été créées depuis les accords d’Oslo).

Les « accords » signés sont systématiquement foulés aux pieds. Le phénomène a pris une ampleur invraisemblable. La boutade de Ben Gourion, à cet égard, est très éloquente : « Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal, nous avons pris leur pays » (cité par Nahum Goldmann dans Le paradoxe juif, 1976). La bravade est prononcée haut et fort, sur un ton plein de morgue et de dérision.

Le rêve de Sharon était de refouler (vers n’importe où) plus de 60 % des Palestiniens de Cisjordanie pour y implanter un million de Juifs (de n’importe où). Des milliers d’habitations palestiniennes sont démolies régulièrement sous des prétextes extravagants. Il arrive souvent que des colons s’emparent des maisons évacuées sous la protection active et prévenante de l’armée. Assister en spectateur à la destruction ou la confiscation de son foyer, se retrouver dans la rue avec ses enfants et quelques ustensiles sauvés à la hâte : nul ne peut imaginer ce que les victimes ressentent. Jamais dans l’histoire, une force d’occupation n’a été aussi haineuse, aussi inhumaine. Expatrier une population (des autochtones), transplanter une autre (des colons)… rien ne semble mettre fin à la tragédie. L’ordre d’expulsion relève d’un programme mûrement réfléchi : déposséder et chasser le plus grand nombre possible de Palestiniens. « Nous devons tout faire, disait Ben Gourion (1948), pour nous assurer qu’ils ne reviennent pas… Les vieux mourront et les jeunes oublieront »... (18/07/48, voir www.france-palestine.org)

Le monde, à force de prêter le flanc à la manipulation, finit par oublier que l’occupation est la cause de toutes les atrocités. Les Palestiniens sont des sinistrés. Affaiblis par 60 ans de détresse, trahis par les uns et les autres, ils sont devenus vulnérables. Ils ont perdu la terre, celle de leurs ancêtres, font face à la fois à une puissance mondiale et à une puissance régionale ; ils ne bénéficient pas du soutien des médias internationaux, ne peuvent pas compter sur les Etats voisins... Embarqués dans des pourparlers chimériques, ils regardent passer les décennies perdues. Le train-train est bien connu : la partie israélienne fait mine de négocier et le médiateur américain est à la fois juge et partie. Les choses étaient pourtant claires, comme le clamait Z. Jabotinsky (1923) : « Une réconciliation volontaire avec les Arabes est hors de question, que ce soit maintenant ou dans le futur »... (son livre Le mur de fer, 1923) On comprend pourquoi le « processus de paix » – dont la simple évocation semble aujourd’hui suffire en elle-même – a l’air d’un canular reproductible à l’infini. Les mots sont en train de prévaloir sur les faits.

Bluffs et leurres à la pelle

Les extrémistes sionistes – comme jadis les Blancs d’Afrique du Sud – savent légitimer leurs tueries, diaboliser leurs victimes. Ils recourent toujours aux mêmes rengaines : celles de « la menace de destruction d’Israël », des « juifs jetés à la mer », de la « montée de l’antisémitisme en Europe », des « liens terroristes internationaux », du droit à la « légitime défense »... Les artifices sur mesure, dont sont truffés les manuels d’histoire, font le lit de l’extrémisme israélien, décuplent la violence et la haine à l’égard du Palestinien. Farder la vérité est une armature essentielle du projet sioniste. Un certain général Matityaha Pelet l’admettait, explicitement et en connaissance de cause (1972) : « La thèse du danger d’un génocide qui nous menaçait en juin 67 et qu’Israël se battait pour son existence physique était seulement du bluff… ». (Journal Ha’aretz du 19/03/72) Un bluff qui a partout très bien pris.

Vous voulez savoir comment raisonnent les leaders sionistes ? La déclaration de Netanhyahu, à cet égard, est assez caractéristique (1989) : « Israël aurait dû exploiter la répression des manifestations en Chine lorsque l’attention du monde s’est focalisée sur ce pays, pour mettre à exécution des expulsions massives parmi les Arabes des territoires ». (Journal Hotam du 24/11/89) Comment peut-on se fier aux simagrées étalées sur la scène ? Les forfaits du sionisme, c’est ce qui se passe derrière les décors, hors de la vue du spectateur.

Des civils sont-ils tués sur la plage de Gaza par un obus israélien ? On produira « l’information » selon laquelle une mine posée par le Hamas est à l’origine de l’hécatombe… et les médias (à la botte des lobbies ou par réflexe conditionné) marchent tête baissée. Le nec plus ultra de la perfidie, c’est lorsque les alliés inconditionnels sont assaillis pour leur « manque » de dévouement à la cause du sionisme. Témoin le site « La voix de la communauté juive en France » qui s’en prend aux médias français, accusés de « partialité et de dénigrement systématique d’Israël » !... Déroutant, n’est-ce pas ? Il suffit de voir le parti pris véreux de France 2, RFI, Arte et France 24 en faveur des menées israéliennes pour mesurer l’ampleur de l’intoxication sioniste. Et voilà que le 2 août dernier S. Peres accuse l’establishment britannique d’être « profondément hostile à Israël » et de « prendre parti pour les Arabes » ! Il ne faut pas avoir peur de trop forcer sur les leurres (et les jérémiades)…

Dirigé par une extrême-droite machiavélique, l’Etat colonial prône ouvertement l’épuration ethnique. C’est un Etat au-dessus des lois, dont l’armée est prédisposée à piller, affamer et massacrer des civils. C’est par ailleurs un espace où règne une atmosphère d’animosité et de violence impitoyables – du fait non pas de « l’ennemi » en face, mais bien de la manière dont les israéliens se comportent les uns avec les autres. Les ashkénazes manifestent un mépris hautain à l’égard des sépharades et des arrivants d’Europe de l’Est ; les ultra-orthodoxes et les laïcs ne cessent de s’entre-déchirer ; les falashas noirs, mal aimés et mal lotis, doivent batailler pour survivre... Un tissu social hétéroclite et profondément déséquilibré, c’est le poison quotidien de l’entité sioniste.

Qu’importe, la machine de propagande a réussi à faire passer les agresseurs pour des êtres évolués, « acquis aux valeurs de l’Occident », assaillis de toutes parts par des brutes incultes, sans foi ni loi. Cela ne vous rappelle-t-il pas les films westerns des années 50 et 60, où les indiens personnifiaient toujours les barbares, les « méchants » ?... Le vocabulaire utilisé participe à la mystification : le terme « conflit » permet de faire l’impasse sur l’acte de spoliation, en laissant sous-entendre qu’une lutte armée a lieu entre deux Etats aux motivations contradictoires. L’opinion internationale a vite gobé la distinction entre les colonies « légales » et les colonies « irrégulière s » ou « sauvages ». S’agissant d’expulsions, de démolition de logements, de piraterie en haute mer, d’assassinats de civils, on dira par exemple « la Knesset a voté… », « la haute cour a ratifié… », « conformément à telle loi », etc. Les crimes sont accoutrés d’une parure de légalité et, là encore, les médias (y compris arabes) suivent tête baissée.

Les bêtes marchant sur deux pattes

Dans « le seul pays démocratique du Moyen-Orient », les quelques étudiants palestiniens en médecine sont poussés à collaborer avec le chabak (service de renseignement) pour avoir droit aux stages dans les hôpitaux de Jérusalem. Près de 8500 Palestiniens croupissent en silence dans des camps de détention. Parmi eux, 340 enfants vivent dans une terreur constante. Agés de 11 à 14 ans, ils sont victimes de harcèlements pervers et souffrent de négligence médicale. Pendant que les tortures les plus effroyables sont infligées à ces prisonniers, l’unique soldat israélien détenu par le « mouvement terroriste » à Gaza se prélassait tout récemment en regardant les matchs de la coupe du monde de football. Toutes les voix s’élèvent pour réclamer nommément la libération de ce soldat ; personne ne fait allusion au sort de ces milliers de détenus en détresse. L’évidence surgit : tous les hommes sont égaux, mais certains moins que d’autres.

Pendant l’attaque sanglante de Gaza, les journalistes ont été tenus à l’écart « pour des raisons de sécurité ». Mais apparemment cela ne valait pas la peine qu’on émette une protestation. Le terrorisme d’Etat est invariablement disculpé et ne soulève aucune condamnation crédible.

C’est à une poignée de résistants, habilement diabolisés, qu’on demande cyniquement d’arrêter « la violence ». Se défendre contre la colonisation, résister à la tyrannie est légitime autant qu’honorable. Cela tombe sous le sens... Mais le vocable « terrorisme », utilisé tous azimuts, a brouillé les cartes. Ce mot magique, qui conforte la pratique de mystification israélienne, est maintenant entériné par tous les médias. Tant qu’à faire, le patriote français Jean Moulin ne serait qu’un fieffé « terroriste », lui le héros national dont les cendres ont été transférées au Panthéon ; on devait aussi désavouer Nelson Mandela pour son opposition au régime d’apartheid, le groupe arménien Manouchian pour sa lutte contre les nazis.

Il suffit d’arborer la bannière de la « lutte contre le terrorisme » et tous les coups sont permis : destruction de logements et de terres agricoles, arrachage de milliers d’oliviers, détérioration de réservoirs d’eau et stations de pompage, bombardement des écoles, mitraillage des ambulances, assassinats ciblés des dirigeants palestiniens (s’ils ne collaborent pas)... Jamais dans l’histoire, une force d’occupation n’a été aussi destructrice, aussi meurtrière (1).

Un certain Friedman écrivait naguère dans le New York Times, “vous [les Palestiniens] ne pouvez pas construire une nation sur les épaules d’assaillants suicidaires”. Des journalistes, ici et là, savent manier les contrevérités. Surtout n’allez pas leur dire qu’Israël a fondé son existence sur l’activisme criminel de plusieurs organisations terroristes (Haganah, Irgoun, Gang Sterne, mouvement clandestin Lehi) et une série de massacres impitoyables (Sabra et Chatilla, Jenine, Ramallah, etc.). N’essayez pas de leur faire remarquer que les principaux responsables sont devenus plus tard des hommes d’Etat (Shamir, Begin, Rabin, Peres, entre autres).

Le jeu est maintenant bien rôdé : un journal israélien balance un mensonge, puis se rit de voir comment celui-ci est traité par les médias internationaux. Un dirigeant invente n’importe quel subterfuge et voilà que la partie concernée de perdre de l’énergie à se disculper. Un exemple : Haaretz, en juin dernier, a publié une « information » alléguant l’opposition de Mahmoud Abbas à la levée du blocus maritime imposé à la bande de Gaza. Plusieurs dirigeants palestiniens se sont alors échinés à porter un démenti catégorique (Abou Roudeina et Saeb Orekat notamment). Autre exemple : l’allégation selon laquelle le bateau humanitaire libanais Marie serait téléguidé par le Hezbollah. Là encore, on perdra du temps à « réagir » à l’accusation... Autant la duperie est sournoise, autant la réaction semble ingénue.

L’annonce récente des « mesures d’allégement du blocus » de Gaza (qui continue, notons-le, d’être bombardée) a eu le don d’alimenter la rhétorique médiatique et de dévier l’attention. Cette combine visait à rehausser l’image de l’occupant suite à l’agression contre la flottille humanitaire turque. Tel porte-parole sioniste déclare avec cynisme que « 150 camions remplis de nourriture » entrent par jour dans la bande de Gaza… ceux qui l’écoutent ne sont pas censés savoir qu’il y a douze ans ce nombre était de 1800 camions par jour et qu’entre-temps la population de ce territoire a augmenté.

Menahem Begin vous connaissez ? C’est celui qui a dit que les Palestiniens sont des « bêtes marchant sur deux pattes » (1982) ! (cité par Amnon Kapeliouk, Begin and the beast, 1982) Le sionisme s’acharne sur eux depuis 60 ans, les voue à la servitude et l’anéantissement. On leur en veut d’abord d’être les maîtres du sol. On leur en veut aussi parce qu’ils ont du sang dans les veines (à revendre). Par leur présence sur la scène, ils rappellent en permanence la nature délictueuse de l’occupation. Ils figurent pour ainsi dire la « mauvaise conscience » du spoliateur. Du coup, on les expulse, on les emprisonne, on les torture, on les diabolise, on les affame, on les bombarde, on les assassine… Décidément, l’Ouganda l’a échappé belle.

A chaque fois, on se dit que la mesure est comble, que le summum de l’abomination est atteint, à chaque fois le bouchon est poussé plus loin. Encore et encore... La destruction de maisons palestiniennes à grande échelle vous a-t-elle horrifié ? Eh bien, on décide de démolir des villages entiers (45 en juin dernier, dans le Naqab, abritant environ 85.000 Palestiniens). Un israélien lance sa voiture sur un enfant palestinien et l’écrase sur le trottoir… il dit ensuite qu’il ne l’a pas fait exprès, et l’affaire est close. Des cimetières musulmans sont régulièrement saccagés ; d’autres sont ratissés et transformés en parcs de jeux, jardins et parkings (comme à Ramallah, Jaffa et près de Tel-Aviv). Le cimetière historique de Jérusalem a été plusieurs fois profané avant de subir l’épreuve des pelleteuses mécaniques. Il renfermait les tombeaux des Saints de l’Islam et des martyrs de Salaheddine…

Se tromperait celui qui croirait que l’infamie a une limite. C’est que, tout simplement, il n’y a pas de limites, pas de garde-fou, pas de ligne rouge. Des extrémistes auxquels vous faites comprendre que, quels que soient les excès commis, ils seront toujours soutenus et confortés, n’ont aucune raison de s’arrêter. Ils ont la bride sur le cou…

Les collusions suspectes.

« S’il nous faut accepter tout ce qui est comme il est, dans toute sa dimension tragique de non-sens radical, comment éviter l’accusation de complicité, voire de collaboration avec le mal »
Luc Ferry

Israël, depuis sa création, viole avec désinvolture et de façon de plus en plus cynique les décisions de l’ONU et les conventions internationales. Les Etats-Unis sont le garant par excellence de cette impunité criante ; ils sont corps et âmes acquis à la cause sioniste. Dans ce pays, le sionisme dispose d’un instrument d’une redoutable efficacité : l’AIPAC. Créée en 1954, cette organisation juive est explicitement au service d’Israël et défend ses intérêts. Elle tire son efficacité des moyens considérables dont elle dispose, mais surtout d’une astuce que personne n’ose contester : elle n’est pas déclarée comme lobby servant les intérêts d’un pays étranger...

Au lendemain du fameux « 11 septembre », des dirigeants américains avaient traité de lâches les auteurs des attentats. On aurait aimé les voir tenir le même propos au sujet des soldats israéliens qui se sont amusé à tirer sur un enfant terrorisé dans les bras de son père (Mohammed al Dura), à briser méthodiquement les bras des adolescents avec une roche, à obliger une femme sur le point d’accoucher à rester dans sa voiture pendant des heures en plein soleil, en gardant les vitres fermées, etc.

Armés jusqu’aux oreilles, les soldats de « Tsahal » ont la bride sur le cou. Ils ont le courage de gifler des femmes âgées, de bastonner des enfants ou les utiliser à l’occasion comme des boucliers humains (lors de l’attaque de Gaza), de tuer des journalistes à bout portant (flottille humanitaire, entre autres), d’assassiner de sang froid des militants pacifistes (Rachel Corrie écrasée par un bulldozer blindé en 2003 à Gaza). Ils ne s’en veulent pas de regarder une gamine pleurer à coté des cadavres de ses parents (à Jenine jadis, comme à Gaza). L’armée d’occupation a utilisé des bombes au phosphore blanc dans ses attaques à Gaza. Le Protocole interdisant l’utilisation d’une telle arme la considérait comme un crime de guerre. Voila qu’on apprend qu’Israël, ayant « refusé » de signer ce protocole, ne peut être formellement accusé. Les choses sont simples en effet, pourquoi les compliquer ? Lorsqu’on a la caution des Américains, on ne s’encombre pas de scrupules.

Un parti pris avilissant

Les actes meurtriers d’un Milosevic en Bosnie et au Kosovo sont-ils plus ignobles que ceux que Sharon, Moufaz et Ben Elliazer ont perpétré hier à Jenine et Ramallah, ceux de Barak, Olmert et Netanyahu aujourd’hui à Gaza ? Sarkozy, sans hésitation, a dit un jour du Président Ahmadinejad : « il bafoue les idéaux et les valeurs inscrits dans la déclaration universelle des droits de l’homme ». Mais il faut beaucoup de cran pour importuner ces scélérats notoirement connus. Le Tribunal Pénal International s’acharne volontiers sur Omar Al Bachir, mais ne lui demandez pas de s’en prendre aux commanditaires des crimes sionistes. Une juridiction qui tend – au grand jour – à fustiger les uns et épargner les autres est un véritable affront.

Du temps de Bush, grâce à la formule magique du « 11 septembre », les Etats-Unis ont assumé plus que jamais le rôle de Satan sur la scène internationale. Lui et son entourage avaient l’aplomb de parler de combat du « Bien contre le Mal ». On tenait un discours réducteur : le Bien devait triompher mordicus du Mal. Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. Pourtant, c’est avec l’arsenal fourni par les Américains et leur soutien sans retenue que les tueries sont commises périodiquement dans les villes palestiniennes. Que dire des dévastations perpétrées par l’armée américaine en Irak, du million de tués depuis 2003 ? On peine à comprendre la nécessité de bombarder des monuments millénaires, de saccager des musées, d’abattre à bout portant un homme et sa femme parce qu’ils s’opposent au viol (collectif) de leur fille… Que faut-il penser des bombardements récurrents de civils en Afghanistan et au Pakistan ?

Ce sont toujours les mêmes qui pâtissent du droit de veto à l’ONU, du précepte infâme des deux-poids-deux-mesures. L’opinion mondiale et les médias –maintenus sous anesthésie – ont fini par s’y faire. La volonté de l’Iran d’accéder à la technologie nucléaire met en transe les grands de ce monde. Quant à l’arsenal de l’Etat sioniste, motus et bouche cousue ! A la demande des Etats-Unis, Israël n’a jamais reconnu officiellement être une puissance nucléaire. C’en est une évidemment depuis 1967. Sur un ton narquois, on nous explique que l’Etat juif n’a pas signé le traité de non-prolifération nucléaire (contrairement à l’Iran) et donc n’est pas « légalement » soumis aux contrôles de l’AIEA. Si vous n’avez pas signé, vous êtes absout : l’argument n’est-il pas ingénieux ? Aujourd’hui, on s’apprête à serrer le cou de l’Iran : la poigne est américaine mais c’est Israël qui manie l’aiguillon... On voudrait détruire ce pays, héritier de grandes civilisations, pour « découvrir » après coup qu’il ne fabriquait pas d’armes nucléaires. Du déjà vu, non ?

Les Etats-Unis, nul ne peut en douter, s’investissent volontiers dans des actions humanitaires massives dans le monde (le séisme à Haïti a mobilisé l’aide d’urgence du gouvernement et suscité la générosité du public)… Une vérité surgit néanmoins : en deçà des frontières, les Américains sont assurément des démocrates et respectent les droits de l’homme ; au-delà, s’il le faut, ils se comportent avec une désinvolture et une brutalité impitoyables. Ils n’hésitent pas à se ravaler en s’acoquinant avec des chefs sionistes aux mains maculés de sang. Hier, ils multipliaient les éloges en direction de Sharon et le qualifiait d’ « homme de paix », en dépit de ses forfaits notoires. Aujourd’hui, ils s’inclinent devant Netanyahu et Barak. Les dirigeants arabes « alliés », quant à eux, sont amplement responsables du rapport de force qui prévaut au Moyen-Orient. A force de ployer sous les pressions et chantages, ils sont désormais déconsidérés...

L’aide militaire américaine à l’Etat colonial est considérée, tenez-vous bien, comme « un investissement à long terme pour la paix ». Cela permet de déverser des bombes sophistiquées sur les villes palestiniennes, en particulier celles à guidage laser et par satellite. Mais gare à la Syrie si elle se met dans la tête d’armer le Hezbollah. « C’est pas du jeu » !

« Nous, les juifs, contrôlons l’Amérique »

Les colonies juives utilisent par habitant 20 fois plus d’eau que les localités palestiniennes voisines (rapport d’Amnesty International, juin 2010). Des Palestiniens malades, par centaines, meurent à petit feu parce qu’on leur refuse le droit de partir se soigner à l’étranger. Le statut de la bande de Gaza est unique : ce n’est ni un pays indépendant, ni un territoire occupé (stricto sensu). C’est un vaste camp de détention à ciel ouvert, livré à la générosité internationale. Le geôlier n’assume aucune responsabilité vis-à-vis des prisonniers, mais s’adjuge le droit de les bombarder régulièrement. Aucune aide humanitaire ne doit y parvenir et ses initiateurs sont assassinés au grand jour. Si au moins les pêcheurs pouvaient aller en mer sans essuyer les tirs des soldats israéliens...

Dans les pays arabes et musulmans, le ressentiment est à la mesure des injustices. Du coup, les Etats-Unis se décident à lancer deux stations de propagande en langue arabe : la radio Sawa et la chaîne de télévision (satellitaire) Al hurra. Obama a même été au Caire pour clamer « Assalam Alikoum », deux mots qui avaient soulevé une grande ferveur... Quelque chose a-t-elle changé depuis lors ? Obama a-t-il reconnu les horreurs commises en Irak ? A-t-il essayé d’arrêter la colonisation de la Palestine ? A-t-il levé le blocus inhumain sur Gaza ?... A cet égard, la réplique d’Ariel Sharon à Shimon Péres en 2001 est assez édifiante : « Chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l’Amérique fera ceci ou fera cela … Je vais vous dire quelque chose de très clair : ne vous préoccupez pas de la pression de l’Amérique sur Israël. Nous, les juifs, contrôlons l’Amérique, et les Américains le savent ».

Les citoyens américains, connus pour leur mauvaise perception des événements hors frontières, supportent une charge morale très lourde. Ils sont indirectement impliqués, du fait qu’ils vont aux urnes et qu’ils peuvent toujours exprimer leur désaccord (les armes sont fournis aux frais du contribuable). Il est vrai que les choses changent : selon un sondage commandité par la BBC entre décembre 2009 et février 2010, 40 % « seulement » de l’opinion américaine est favorable à la politique israélienne, contre 47 % l’année précédente...

Les Etats européens sont eux aussi complices des menées d’Israël et confortent son sentiment d’impunité. Sur les chaînes de télévision, par exemple, les forfaits sionistes sont soigneusement déguisés, suivis aussitôt et sans la moindre sensibilité morale d’une « page de sport ». L’accord de libre échange UE-Israël, présuppose le respect des droits de l’homme par les parties contractantes. Dans ce cas particulier, ne s’agit-il pas d’un vœu pieux ?

Le sang et les larmes coulent depuis trop longtemps. Les Palestiniens ne possèdent ni bombardiers, ni missiles, ni armes bactériologiques. Ils sont agressés au quotidien, ne comptent plus les morts et les estropiés. A la fois courageux et vulnérables, ils affrontent (symboliquement) des blindés de 60 tonnes avec des pierres… Israël a profité sans vergogne du silence et de la complicité des grandes nations. Celles-ci, à n’en pas douter, devraient rendre des comptes pour non-assistance à peuple en danger. Le monde aurait espéré voir ces nations prendre position en faveur des victimes, en accord avec les règles de la morale ou par honnêteté intellectuelle... Il a fallu qu’elles soutiennent le plus fort, accablent le plus faible. C’est ainsi que le rapport Goldstone est discrédité, que l’Etat colonial est exempté de ses responsabilités devant le droit international, que les condamnations ne sont jamais suivies de sanctions. Des Etats-Unis, les dollars affluent et vont directement aux colonies de Cisjordanie et de Jérusalem. La France, en avril dernier, a tenu à « honorer la mémoire » de Ben Gourion, en lui dédiant une esplanade dans sa capitale. Rappelons qu’entre 1947 et 1948, sous les ordres de ce criminel de guerre (venu de Pologne), 532 villages arabes ont été détruits, près de 15.000 Palestiniens tués, 84 % de la population contrainte à l’exil. On est beaucoup moins horrifié par les tueries commises par l’Etat juif que par la bénédiction accordée par les dirigeants occidentaux.

L’attaque irresponsable du bateau turc dans les eaux internationales a provoqué, contre toute attente, une prise de conscience à l’échelle mondiale. Les citoyens du monde épris de justice et moralement libres sont appelés à prendre les devants, à l’instar de ceux qui ont triomphé jadis de l’apartheid. Vu le rapport de force, la résistance héroïque des Palestiniens ne peut suffire. Il s’agit de retrouver sa dignité, de mettre le holà au terrorisme d’Etat qui a trop duré. Des artistes déclineront les invitations ou annuleront leurs représentations en Israël, des institutions financières arrêteront d’investir dans son industrie, de plus en plus de produits provenant des colonies seront boycottés… A l’heure actuelle, 150 artistes irlandais lancent une campagne de boycott de l’Etat juif pour protester contre ses agissements meurtriers en Palestine. Le crime se retournera contre ceux qui l’ont commis.

Les juifs en terre d’Islam

Un Etat binational mêlant les deux peuples ? Au point où on en est, c’est peut-être une solution… Encore faut-il reconnaître les crimes perpétré depuis 60 ans, restituer les terres volées, indemniser les victimes, permettre le retour des familles exilées, instaurer la justice. Nul ne dira que c’est facile, mais c’est la condition sine qua non.

Ici, trois déclarations caractéristiques (et sans masque) méritent mention : « Nous réduirons la population arabe à une communauté de coupeurs de bois et de serveurs » (Uri Lubrani, 1960). « Nous devons tuer tous les palestiniens à moins qu’ils ne soient résignés à vivre en tant qu’esclaves » (Chairman Heilbrun, 1987). « Tuer n’est pas un crime si les victimes ne sont pas juives » (le rabbin Yitzhak Ginsburg, 1989)… Aujourd’hui, à la lumière de ces discours haineux, nous voyons ce que les juifs font aux Palestiniens et l’histoire n’a de cesse de se rappeler à nous. Comment les juifs vivaient-ils jadis en terre d’Islam ? Voici une bribe d’histoire.

En Espagne et Portugal musulmans (Al Andalus du VIIIè au XVè siècles), la minorité juive – auparavant combattue et persécutée – avait droit à la protection et la sécurité, occupait dans la société une place reconnue et stable. Alors que le roi wisigoth (de 680 à 687) se proposait d’extirper « la peste judaïque », les Musulmans assuraient aux juifs des droits effectifs, une liberté de culte et de pensée jusque-là inconnue.

On retrouve le même climat de tolérance et d’humanité dans l’Empire ottoman (XIVè au XXè siècles) : les juifs y trouvaient une terre d’accueil favorable à leur épanouissement économique, culturel et religieux. On raconte que des négociateurs européens avaient fait pression sur le pouvoir ottoman pour que les juifs soient écartés du commerce international. Mais la requête fut refusée… Sur l’île de Buyukada, au large d’Istanbul, le touriste aujourd’hui peut voir les magnifiques résidences d’été occupées jadis par la bourgeoisie juive. C’est assez significatif de l’atmosphère de bienveillance et de concorde exemplaires qui régnait à l’époque…

On s’aperçoit vite que le sionisme est une calamité pour les juifs eux-mêmes (voir : www.nkusa.org).

Thami BOUHMOUCH
Professeur universitaire
Casablanca, Maroc

(1) Qu’en on juge par les déclarations de ces leaders sionistes : « Nous devons utiliser la terreur, les assassinats, l’intimidation, la confiscation des terres et l’arrêt de tous les programmes sociaux afin de débarrasser la Galilée de sa population arabe » (Israël Koenig, in The Koenig mémorandum, 1976 - www.historyofisrael.info) ; « Les palestiniens seront écrasés comme des sauterelles et leurs têtes éclatés contre les rochers et les murs » (Yitzhak Shamir, 19/06/88 – www.anti-imperialisme.com) ; « Tuer n’est pas un crime si les victimes ne sont pas juives » (le rabbin Yitzhak Ginsburg, Journal Jérusalem Post, 19/06/89).



Edité par T 34 - 01 Sep 2010 à 20:00
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Sep 2010 à 16:34

Evo Morales demande à l’ONU de frapper Israël de sanctions pour détenir des armes nucléaires

La Paz, 31 août, (RHC)--. Le président bolivien, Evo Morales, a déclaré à La Paz que l’ONU devrait frapper de sanctions le régime de Tel-Aviv, pour possession de dizaines d’armes nucléaires au lieu de pénaliser l’Iran.

Peu après avoir reçu officiellement un crédit de 200 millions d’euros des autorités iraniennes, Evo Morales a souligné qu’aucun forum de l’ONU n’a osé mettre en question Israël et sa politique d’ingérence dans les affaires intérieures des autres pays de la région.

Citant des médias internationaux, Evo Morales a signalé que le régime israélien possède entre 60 et 200 bombes nucléaires. « Mais il ne les déclare pas de manière officielle » a relevé Evo Morales.

Au cours de la cérémonie, il a évoqué les accords de la première conférence mondiale des peuples sur le changement climatique qui a eu lieu à Cochabamba, en avril et notamment l’engagement des peuples envers la défense de la planète et de l’environnement endommagé par les guerres.

Il a souligné que pour garantir la paix dans le monde, il faut atteindre avant la justice sociale, un objectif vital pour la préservation de l’humanité.

Le président bolivien a exprimé ses remerciements aux envoyés spéciaux de son homologue iranien, Mahmoud Ahmadinejad pour la coopération sans conditions de ce pays avec la Bolivie et il a annoncé une visite à Téhéran, sans préciser la date.

La délégation iranienne a pour sa part signalé que les présidents Ahmadinejad et Morales devaient signer à Téhéran, des accords ayant trait au développement des industries laitière et textile ainsi qu’au traitement de minerais comme le lithium.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Sep 2010 à 19:56

L’AIEA demande à Israël d’adhérer au Traité de Non prolifération des armes nucléaires

Vienne, 3 septembre, (RHC)--. L’agence internationale de l’énergie atomique, l’AIEA, a demandé ce vendredi au gouvernement israélien de signer le Traité de Non-prolifération des armes nucléaires et de soumettre ses installations atomiques aux contrôles internationaux.

Le directeur général de l’AIEA, Yukiya Amano, a présenté à Vienne un rapport sur la capacité nucléaire d’Israël.

Alors que l’AIEA soutient que les programmes nucléaires israéliens ont des fins pacifiques, la communauté internationale soupçonne depuis de longues années déjà le développement par Israël d’un programme à des fins militaires qui aurait permis la production des dizaines d’armes nucléaires.

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