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Palestine / Israël - Actu / Débats |
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T 34
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Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
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Envoyé : 03 Jan 2010 à 21:05 |
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Un an après l’invasion brutale de Gaza par les forces armées israéliennes nous devrons tous nous souvenir et redoubler nos efforts pour mettre fin au colonialisme à l’apartheid, en Palestine, en Afrique et partout dans le monde. L’argent du titre de Lowkey, realise en 2009, ont été envoyé à Gaza...
Israël perpétue les crimes nazis
Edité par T 34 - 03 Jan 2010 à 21:24 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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T 34
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Envoyé : 04 Jan 2010 à 19:47 |
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Les marcheurs inventent une « bande de Giza » en plein CairePar François Nicolas, compositeur, « Musicien avec Gaza » (1) comment s’est déroulée la Marche internationale pour gaza ?
Trois cents personnes venues de France ont participé à la « marche internationale pour Gaza ». Le gouvernement égyptien ayant décidé de l’interdire a dissuadé les compagnies d’autobus d’honorer leurs contrats de location. Ainsi, la délégation française, rassemblée dimanche 27 au soir devant l’ambassade de France, s’est-elle retrouvée dans l’impossibilité de quitter Le Caire. Après avoir improvisé une occupation de la chaussée, les marcheurs ont obtenu le droit d’occuper le trottoir longeant l’ambassade, d’abord pour une nuit, puis finalement pour toute la semaine. Pendant cinq nuits et cinq jours, s’est ainsi mise en place une « zone libre » en plein Caire (quartier Giza), soustraite à l’autorité directe tant de l’Égypte que de la France, un rectangle ceinturé sur trois de ses côtés par un double rang de militaires et policiers égyptiens, sur son quatrième côté par les murs et grilles de l’ambassade, une étroite bande de 5 x 100 mètres faisant face au zoo et bordée par une des principales artères du Caire (une 2 x 3 voies), au total une « bande de Giza », métonymie (toutes proportions gardées) de la bande de Gaza sur laquelle il s’agissait, précisément, d’attirer l’attention générale. L’invention et la tenue persévérante de ce lieu ont permis aux marcheurs venus de France de relever l’honneur d’une France émancipatrice, bafouée par cette France corruptrice de Sarkozy qui collabore honteusement à la construction par l’Égypte d’un mur souterrain au sud de la bande de Gaza. Le lieu, inventé et tenu au vu et au su de toute la ville, a opéré comme meeting permanent et public, comme tribune s’adressant à la population égyptienne au moyen de banderoles, drapeaux incessamment agités et slogans indéfiniment répétés : environ un million de Cairotes ont longé en voiture cette « free zone » durant la semaine et pu ainsi prendre connaissance de nos mots d’ordre. De nombreuses manifestations de solidarité nous sont venues de passants égyptiens, à commencer par des chauffeurs de taxi qui ont lancé la directive de klaxonner (deux longues, deux brèves, une longue) : « Ta-Hyâ Pa-les-tine ! » (2) lorsqu’ils longeaient notre campement, sans compter les signes de soutien que nous adressaient discrètement les très jeunes soldats du contingent mobilisés pour nous encercler. Au demeurant, notre soirée du 31 a donné lieu à une scène de fraternisation avec la troupe égyptienne : notre camp a obtenu, après manifestation, que les gradés égyptiens remettent à disposition de leurs soldats, maintenus debout dix heures durant sous le soleil à ne rien faire d’autre que nous regarder, les bancs installés la veille. Après avoir obtenu le droit de sortir et revenir (individuellement) de notre no man’s land, nos journées ont été occupées à des manifestations incessantes de long en large de notre maigre bande – sortes de marches dans la marche –, à d’innombrables discussions et échanges, en particulier avec les marcheurs d’autres pays venus nous rendre visite. Ce lieu, en effet, a très vite servi de point de ralliement aux mille quatre cents marcheurs (venus de plus de quarante pays) confrontés à la même impossibilité de quitter Le Caire en car et se retrouvant éparpillés pendant la semaine en différents hôtels. D’où d’incessantes visites, prises de parole, réunions de coordination, etc. Si notre objectif principal était de conserver ce lieu, conquis par hasard, en sorte de tirer parti au maximum de l’effet de tribune que nous offraient ainsi involontairement les autorités égyptiennes, cet endroit a également servi de base arrière pour de nombreuses interventions extérieures – marche symbolique dans Le Caire au jour et à l’heure (le 31, à 10 heures) où la Gaza Freedom March devait démarrer vers Eretz, intervention de marcheurs musulmans dans une grande mosquée du Caire, dépose d’un drapeau palestinien sur une pyramide, manifestation devant l’ambassade d’Israël… Au total, quelque chose s’est passé autour de cette Giza strip, qui concerne tant la mobilisation internationale pour lever le blocus de Gaza qu’une mobilisation égyptienne, semble-t-il croissante, pour se lever contre la construction d’un nouveau mur égyptien. De quelles répercussions politiques à long terme, ce microséisme (à échelle égyptienne) est-il éventuellement porteur ? Par-delà notre détermination à continuer (pour notre part de musicien en organisant, en Europe, des « Galas pour Gaza » [3]), l’avenir seul dégagera plus clairement ce qui s’est mis en marche. (1) Voir l’Humanité du 19-19-09. (2) « Vive la Palestine ! » (3) Voir : www.egalite68.fr/musiciens Succès de la Marche pour GazaMalgré les tentatives des autorités égyptiennes d’empêcher toute manifestation, les marcheurs internationaux pour la liberté de Gaza qui s’étaient retrouvés au Caire ont réussi à exprimer leur solidarité avec les Palestiniens. Certains ont été retenus dans la capitale, ils ont manifesté devant les ambassades occidentales. D’autres sont parvenus jusqu’à Gaza. Des pacifistes israéliens étaient aussi au point de passage d’Erez. Un an après le massacre, les Gazaouis n’étaient pas seuls. Edité par T 34 - 04 Jan 2010 à 20:45 |
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Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
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Envoyé : 04 Jan 2010 à 20:51 |
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Editorial par Patrick Le Hyaric N’oublions pas Gaza !Comment les chefs d’État des principaux pays de ce monde peuvent-ils continuer à fermer à ce point les yeux sur la tragédie que vivent les enfants et tous les habitants de Gaza un an après l’injustifiable agression guerrière israélienne ? Un carnage, et aucune sanction n’a été prise contre l’armée et le pouvoir israéliens. Pourtant un important rapport du juge sud-africain Richard Goldstone, a qualifié l’offensive militaire israélienne de « crime de guerre » voire de « crime contre l’humanité ». Depuis, les grands États et l’Union européenne n’ont rien fait. Ni demande d’explications, ni demande de réparations de la part de tous ceux qui ne cessent de se gargariser des mots de « démocratie » et de « liberté ». Les Palestiniens de Gaza sont toujours cadenassés derrière des murs et cet insupportable blocus. Ils ne peuvent toujours pas reconstruire leurs maisons démolies, les services publics, les infrastructures civiles parce que l’entrée des matériaux de construction reste interdite. Près du quart de la population dort toujours dans la rue. Plus de 80 % d’entre elle dispose de moins de trois dollars pour vivre par jour. D’ailleurs, la population attend toujours les milliards de dollars d’aides promis lors de la conférence de Charm-el-Cheik. Cette diplomatie mondiale du cœur sec sème là-bas, chaque jour un peu plus, la désespérance et le malheur. Comment croire que cette population puisse tolérer de continuer à survivre ainsi sans se révolter ? Rendre service à la paix, à la sécurité, à la justice dans la région passe non seulement par une condamnation claire de l’attitude du pouvoir israélien mais par de nouveaux actes politiques internationaux pour imposer la création d’un État pour le peuple palestinien de telle sorte qu’il puisse vivre en paix, en harmonie, en coopération aux côtés du peuple israélien. C’est urgent ! Ces jours derniers l’armée israélienne a encore assassiné de sang-froid par tirs de missiles plusieurs Palestiniens au nord de la bande de Gaza et trois autres à Naplouse en Cisjordanie. Un rapport des chefs de mission de l’Union européenne est accablant pour la stratégie israélienne dans la partie orientale de Jérusalem. La présidence suédoise du Conseil européen a fait adopter il y a quelques semaines un texte intéressant. Cette attitude est bien plus positive que celle de la présidence française de l’Union européenne qui s’apprêtait à « rehausser » les accords de coopération avec l’État d’Israël. Mais il faut maintenant des actes politiques et diplomatiques clairs : l’Union européenne peut et doit éteindre l’accord d’association qui la lie à Israël tant que la colonisation se poursuit, tant qu’on détruit les maisons des Palestiniens à Jérusalem-Est, tant qu’on ne libère pas les prisonniers politiques, tant qu’on ne fait pas droit au retour de tous les réfugiés, tant que le mur de la honte et ces abominables points de passage resteront debout. M. Obama doit passer des discours aux actes. Les autorités françaises doivent agir avec la même énergie pour obtenir la liberté pour le soldat Shalit et pour Salah Hamouri. Cette région du monde sera une poudrière tant que le droit du peuple palestinien ne sera pas respecté. Le temps presse ! Ceux qui se taisent se rendent complices d’une tragédie aux conséquences incalculables pour l’humanité tout entière. La justice et la paix n’ont plus le temps d’attendre. N’oublions pas Gaza ! Gaza. Les ONG dénoncent le blocus inhumainLes associations humanitaires interpellent l’opinion publique internationale.
« Une année après le lancement de l’offensive israélienne sur Gaza, très peu des dommages étendus causés par l’opération aux habitations, aux services publics (écoles, hôpitaux…) et aux infrastructures a été réparé. Des milliers de familles de Gaza qui pleurent leurs proches disparus sont aussi empêchées de reconstruire leur environnement détruit. » Un an après, plusieurs grandes ONG (notamment Oxfam et Amnesty) font, dans un rapport, le point sur la situation et alertent l’opinion publique. Pour ces ONG, si le monde a « trahi la population de Gaza », la responsabilité de la situation catastrophique incombe principalement à Israël et à son « blocus inhumain ». Un seul exemple relevé par le rapport montre bien l’étendue du désastre : avant le blocus, 7 400 camions de matériaux de construction entraient mensuellement dans Gaza. En un an depuis l’offensive, malgré les destructions, seuls 41 camions de ces matériaux ont obtenu le droit de passage. De plus, avec l’imposition par Israël d’une zone tampon de sécurité à l’intérieur du territoire, près de 40 % des terres agricoles de Gaza ont dû être abandonnés. Reconstruction bloquée, infrastructures endommagées, agriculture et économie asphyxiées, les quelques personnalités internationales qui ont pu visiter Gaza après l’opération militaire en sont sortis secouées. L’ancien président américain, Jimmy Carter, jugeait même qu’on traitait les gens de Gaza « davantage comme des animaux que comme des êtres humains ». En mars, deux mois après la guerre, les Nations unies, choquées, s’étaient engagées à fournir quelque 2,5 milliards d’euros pour la reconstruction et l’économie palestinienne. Gaza n’a encore rien vu venir… La lâcheté de l’Europe tue les PalestiniensAlors que l’Union européenne et la France pourraient jouer un grand rôle dans le
règlement du conflit et la création d’un État palestinien, elles se contentent de s’aligner sur Washington.
Gaza, envoyé spécial. Lorsque Israël a déclenché son offensive sur Gaza, les pays européens se sont tus. Par médias interposés, ils ont même expliqué l’attitude israélienne. À les entendre, la seule raison aurait été les tirs de roquettes sur le sud d’Israël. Pourtant, face au carnage et à l’émotion des opinions publiques, l’Union européenne se devait de réagir, au moins pour faire illusion. En réalité, comme pendant la guerre d’Israël contre le Liban à l’été 2006, les tergiversations ont consisté à gagner du temps, à laisser faire Tel-Aviv en espérant qu’il parviendrait à ses fins rapidement. Nicolas Sarkozy a tenté de se distinguer. Non pas pour contraindre Israël à cesser les hostilités. Le président français a pris son bâton de pèlerin humanitaire afin de laisser entrer quelques convois de médicaments et de nourriture dans cette bande de Gaza assiégée. Le voici à Ramallah, le voilà à Jérusalem. Beaucoup de bruit pour rien. L’attitude européenne, pas plus que française, n’a permis de sauver des vies palestiniennes. Parce que, dans le fond, il ne s’agit pas d’un problème humanitaire, mais bien d’un problème politique. L’Union européenne et les pays qui la composent le savent bien. C’est pourquoi ils ont tout fait pour que le rapport Goldstone ne soit pas adopté. De même, les pays européens, s’ils dénoncent la poursuite de la colonisation, se contentent d’un moratoire israélien de dix mois qui n’inclut même pas Jérusalem. Pis, lors d’une récente réunion des ministres européens des Affaires étrangères, le texte proposé par la présidence suédoise, qui proposait de réitérer la reconnaissance par l’UE de Jérusalem-Est comme capitale du futur État palestinien, a été modifié par les interventions du représentant français, qui a affaibli considérablement le projet de résolution. Enfin, l’UE décerne un satisfecit à Israël en rehaussant les relations qui la lient, malgré l’article 2 qui réclame le respect des droits de l’homme. Avec Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner, la France s’est rapprochée non pas d’Israël, mais de la politique coloniale d’Israël. Au sein du monde arabe et même parmi les Palestiniens, Paris a perdu de son aura et de sa capacité à influer dans le sens du droit international et de la paix. Une attitude en conformité avec l’alignement de la politique étrangère de la France sur celle des États-Unis. Washington toujours complice
Malgré quelques critiques, la nouvelle administration américaine se garde bien de forcer Israël à se conformer au droit international.
Lorsque Barack Obama est arrivé au pouvoir et plus encore lorsqu’il a prononcé, quelques mois plus tard, son fameux discours au Caire, beaucoup d’observateurs ont voulu voir un nouveau comportement des États-Unis au Moyen-Orient. Las, un an après, la diplomatie américaine marque le pas et les changements tant attendus ne sont pas au rendez-vous. Pas plus en Afghanistan, où l’annonce de l’envoi de nouvelles troupes marque bien une volonté guerrière, qu’en Irak, où les troupes américaines sont peut-être moins visibles mais bien présentes. Moins islamophobe que celui de son prédécesseur, le discours de Barack Obama comportait cependant une lacune d’importance : aucune proposition nouvelle – à l’exception de la réaffirmation de la nécessité de deux États – ne permettait d’envisager une résolution juste et durable au Proche-Orient. Pas l’ombre de proposition d’un mécanisme, pas la moindre critique vis-à-vis de la force occupante. Dès lors, les gouvernements israéliens successifs – dirigés jusqu’en avril 2009 par Ehoud Olmert puis par Benyamin Netanyahou – savaient qu’ils n’avaient pas grand-chose à craindre. Si la guerre contre Gaza s’est déroulée alors que Bush était sur le départ, la nouvelle administration américaine n’a guère été dure avec Tel-Aviv. Les déclarations d’intention, notamment sur la colonisation israélienne, se sont vite écrasées contre le manque de volonté politique – une marque de fabrique américaine s’agissant d’Israël – et les divergences entre la Maison-Blanche et le département d’État. Netanyahou se fait prier pour accepter l’idée de deux États mais ne manque l’occasion de mettre en avant le caractère indispensable d’Israël dans le dispositif américain au Proche et au Moyen-Orient, qu’il s’agisse de l’Iran et l’arme nucléaire, ou de la lutte contre l’islam radical. Toujours plus habitués à faire pression sur la partie palestinienne pour débloquer un processus souvent moribond, les États-Unis ne savent plus comment agir. Ils laissent leur principal allié arabe, l’Égypte, servir d’entremetteur. Pendant ce temps, la colonisation israélienne se poursuit en Cisjordanie et le blocus assassine Gaza. Stéphane Hessel, « La France et l’UE ont laissé faire »Stéphane Hessel, ancien diplomate et résistant français, estime que seule la pression internationale peut faire plier Israël.
Stéphane Hessel, ancien diplomate et ambassadeur, ancien résistant et déporté français, qui a notamment participé à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, auteur de Danse avec le siècle (autobiographie, Seuil, 1997) et de Dix Pas dans le nouveau siècle (Seuil, 2002) revient sur le défi de la reconnaissance d’un État palestinien dans le cadre des frontières de 1967. Je l’espère mais je n’en suis pas assez sûr. Elie Barnavi, l’ancien ambassadeur d’Israël en France, a écrit un livre, Aujourd’hui, ou peut-être jamais. Pour une paix américaine au Proche-Orient, dont je recommande la lecture, un livre où il se dit convaincu qu’Israël doit aller vers la paix, qu’il n’a pas d’autre choix, et que seule une intervention extérieure, celle des États-Unis d’Obama, pourrait faire plier les dirigeants israéliens et les amener à négocier sérieusement. Des pays arabes impuissants, sans stratégie face à IsraëlParalysés par leurs divergences, les régimes en place ne réagissent même pas à la décision du Caire de construire un mur souterrain.
S’il est bien un conflit qui a symbolisé l’impuissance des États arabes, c’est celui de Gaza. L’histoire retiendra certainement que deux pays, l’Arabie saoudite et l’Égypte, ont freiné des quatre fers toute proposition de réunion d’urgence de la Ligue arabe. Calquant leur attitude sur celle qu’ils avaient adoptée au moment où le Liban était attaqué par Israël, en juillet 2006, ces deux têtes de pont régionales des États-Unis escomptaient faire d’une pierre deux coups : donner le temps à Israël d’en finir avec le Hamas, et faire prévaloir l’initiative de paix égyptienne soutenue par Washington. Israël a non seulement échoué dans son entreprise, mais ses dirigeants civils et militaires ont été épinglés par le rapport du juge Richard Goldstone. Ce n’est finalement que le 20 janvier 2009, deux jours après l’arrêt des bombardements israéliens sur Gaza, que les chefs d’État arabes se sont réunis à Koweït City avant de se séparer sans parvenir à une déclaration commune. Illustration de cette division, la tenue d’un contre-sommet à Doha, une semaine avant la réunion de Koweït City, mais boycotté par les alliés de Washington (Égypte, Arabie saoudite, Maroc, Koweït et Émirats arabes unis), réunion qui n’a rassemblé que quelques pays ainsi qu’une délégation du Hamas et qui s’est bornée à proposer « le gel » du plan de paix arabe adopté à Beyrouth en 2002 (1). Même constat de paralysie de ces pays un an après. Sans stratégie, attendant de Washington une offre qui ne vient pas ou qui tarde à venir, incapables de se mettre d’accord lors du sommet qui s’est tenu fin mars au Qatar sur l’aide à la reconstruction de Gaza, ils vont de nouveau se réunir en Libye en mars prochain. Même la décision égyptienne de construire un mur souterrain visant à rendre plus hermétique le blocus israélien de Gaza n’a pas soulevé la moindre indignation d’un quelconque État arabe. Coupés en trois mondes, comme le faisait remarquer Leila Shahid – Machrek, Maghreb, Golfe – « et en proie à une crise d’identité réelle », les pays arabes sont dans l’incapacité d’influer sur le cours des choses. Face à cette situation, s’appuyant sur l’émotion suscitée dans les opinions arabes par les atrocités israéliennes, les islamistes entreprennent de structurer patiemment à leur convenance le champ sociopolitique, et de brouiller les repères en réduisant le conflit israélo-palestinien à un affrontement ethnico-religieux, confortant ainsi, de fait, le discours des dirigeants israéliens qui pointent du doigt la menace islamiste. (1) Ce plan propose une normalisation des relations avec Israël en échange du retrait israélien des territoires occupés depuis 1967 et la création d’un État palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale. Gaza. Une guerre qui vient de loinComment la logique suivie par les dirigeants israéliens a débouché sur la catastrophe.
La guerre contre Gaza n’a pas éclaté dans un ciel serein. Le but officiel d’Israël était de mettre fin aux tirs de mortiers qui s’abattaient sur les kibboutz du sud d’Israël et sur Sdérot. Ces tirs sporadiques avaient commencé en 2001, lors de la seconde Intifada qui avait suivi l’échec du sommet de Camp David avec Ehud Barak et Yasser Arafat. Mais, entre-temps, la situation avait totalement changé. À Washington, Bush fils avait succédé à Clinton, avec comme priorité « la lutte contre le terrorisme islamique ». Son ami Sharon, successeur de Barak, avait su le convaincre qu’Arafat était « le pendant palestinien de Ben Laden ». Israël avait réoccupé la Cisjordanie, les négociations de paix étaient au point mort. Arafat, assiégé trois ans à Ramallah, était mort à Paris en 2004. Sharon avait alors décidé d’évacuer unilatéralement la bande de Gaza, la laissant aux mains du Hamas, qui, fort de ce succès, remportait les législatives de 2006. L’année suivante, il prenait par la force tout le pouvoir à Gaza, en éliminant le Fatah. C’était la fin de l’unité du Mouvement national palestinien. L’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, réduite à une Cisjordanie émiettée par le mur et la colonisation, continuait à négocier sans rien obtenir, tandis que le Hamas se donnait le beau rôle : celui de la résistance à Israël en multipliant les tirs de roquettes. Le but officiel était d’obtenir la levée du blocus imposé à la bande de Gaza depuis 2007. Mais ces tirs, imprécis, se révélèrent vite contre-productifs. Ils visaient des civils désarmés, créant dans la population du sud d’Israël un sentiment de peur et d’exaspération, y compris, comme nous avons pu le constater en juin 2008, dans des kibboutz réputés progressistes. Et ils n’avaient pas la moindre efficacité militaire : ils firent 4 tués, tous civils, dans toute l’année 2008. Loin de lever le blocus, l’armée israélienne resserrait au contraire son étau sur la bande de Gaza et multipliait les opérations punitives meurtrières pour ses habitants, jusqu’à ce que le Hamas finisse par accepter une trêve de six mois, en juin 2008. Trêve respectée, selon les chiffres fournis par l’armée israélienne : entre novembre 2007 et juin 2008, une moyenne de 179 roquettes par mois tombaient sur le sud d’Israël. Entre juin et octobre 2008, ce chiffre était réduit à 3. Le 4 novembre, l’armée israélienne lance une opération contre des tunnels de contrebande avec l’Égypte, tuant 7 Palestiniens. La trêve vole en éclats. Le Hamas refuse de la reconduire si le blocus n’est pas levé. Les roquettes repartent de plus belle, Israël affirme son existence menacée et lance l’opération « Plomb durci ». « N’oubliez pas Gaza »Ziad Medoukh est professeur de français à l’Université de Gaza. Pendant la guerre il est intervenu dans L’HUMANITÉ.
Appel à l’humanité d’abord ! Appel à la conscience mondiale ensuite. Appel aux organisations des droits de l’homme ! Appel à vous, les solidaires de notre noble cause, partout dans le monde ! N’oubliez pas Gaza, n’abandonnez pas Gaza. Aujourd’hui, jour pour jour, la bande de Gaza, toujours sous blocus et sous le choc de ce drame survenu il y un an, un 27 décembre 2008, la bande de Gaza est en train de commémorer le début de l’offensive militaire israélienne contre un million et demi de Palestiniens, contre les enfants de Gaza, contre les femmes de Gaza et contre les infrastructures de Gaza. Contre les civils, contre les écoles et les routes, contre les maisons et les usines de cette région innocente déjà abandonnée par ses proches, avant l’ennemi. tel est l’appel de la population civile de Gaza. N’oubliez pas Gaza, tel est l’appel de la société civile dans la bande de Gaza. N’oubliez pas Gaza, tel est l’appel des blessés du pilonnage israélien contre Gaza N’oubliez pas Gaza, tel est l’appel de nos enfants qui rêvent de retrouver leur sourire. Un an après ces crimes commis par l’armée israélienne contre les civils de Gaza, rien n’a changé ans dans cette prison à ciel ouvert, dans ce morceau de terre emmuré, la situation est toujours dramatique à tous les niveaux, le blocus est maintenu, les passages qui relient la bande de Gaza à l’extérieur sont toujours fermés sur ordre militaire israélien, 80 % des Gazaouis vivent des aides alimentaires distribuées par les organisations internationales, et plus de 20 000 habitants vivent dans des tentes, à côté des ruines de leurs maisons car les matériaux de construction sont interdits d’accès dans cette région sinistrée. N’oubliez pas Gaza, Gaza la courageuse, Gaza la déterminée et Gaza la fi dèle et Gaza la résistante. N’oubliez pas Gaza, n’oubliez pas les crimes et les massacres commis contre les civils de Gaza. Jusqu’à quand l’impunité des criminels de guerre israéliens. N’oubliez pas Gaza, n’oubliez pas les enfants de Gaza et les habitants confi ants de Gaza. N’oubliez pas Gaza et la situation catastrophique de ses citoyens qui souffrent toujours des attaques israéliennes permanentes, qui ont fait, hier encore, trois martyrs tombés sous les balles israéliennes au nord de la bande de Gaza ; mais surtout, ses citoyens souffrent du silence complice des gouvernements du monde dit libre et du silence dans l’abondante actualité. Un an après ce carnage contre Gaza, les Palestiniens de Gaza continuent de vivre et de croire en un avenir meilleur, un avenir de paix et de liberté. Écoutez l’immense cri, l’appel de toute la population de Gaza : N’oubliez pas Gaza et Gaza n’oubliera pas l’espoir Un an après, la bande de Gaza toujours meurtrieIsraël maintient un blocus inhumain sur le territoire palestinien en partie détruit lors de l’offensive de décembre 2008 et janvier 2009. Reportage dans les ruines, avec un population à la recherche d’un hypothétique avenir.
Bande de Gaza, Envoyé spécial. Pourquoi ? Madjid Abdallah Atebra a beau se poser la question quinze fois par jour depuis maintenant un an, il ne comprend toujours pas. Pourquoi les avions de chasse israéliens ont détruit sa maison ? Revêtu d’un lourd manteau de laine bleu, il montre d’un geste las tout ce qu’il reste de son habitation. C’était une solide bâtisse, grande, apte à accueillir toute la famille, plusieurs générations même. Mais face au missile, le béton ce n’est que du carton-pâte. Derrière Madjid, on dirait que quelques mauvais techniciens ont mal rangé le décor. La maison par terre, il a vécu sous la tente. Puis, au bout de quelques semaines, le Hamas lui a fourni une sorte de mobile-home. Une pièce pour lui, sa femme et ses six enfants. « Vous, les Français, vous pensez que les Israéliens sont bien ? », demande-t-il, assez agressif. « Votre président… » Il ne termine pas sa phrase, bougonne quelques insultes. « Avant Sarkozy, on avait beaucoup d’estime pour la France, le pays qui avait accueilli Yasser Arafat. On avait confiance dans le peuple français. » Ni Hamas, ni Fatah, comme il se plaît à le dire, Madjid est vraiment en colère. « En 1948, les Israéliens nous ont expulsés. En 2009, ils ont recommencé. » Il a cette phrase, terrible : « Soixante et un ans après, on se retrouve à nouveau sous des tentes. » L’image n’est pas exagérée. Non content d’avoir détruit des hameaux entiers de la bande de Gaza, endommagé des maisons et des immeubles, pris pour cible des écoles, Israël empêche maintenant tout matériau de construction d’arriver dans ce territoire palestinien. « On n’a pas de fer, pas de ciment, se plaint Khader Youssef. On travaille avec la terre, on ne peut pas faire de pilier alors il faut construire des ogives. » D’incroyables constructions qu’on croirait sorti d’un film historique. « Ma génération ne connaissait pas ça, avoue Mohammad Zaker, les mains encore pleine de terre. C’est un ingénieur qui m’a appris. » L’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA, tente de venir en aide aux plus démunis et finance une partie de ces habitations. Comme pour Khader dont la maison a été détruite. « J’avais construit une cabane en tôle. Nous étions douze, ça devenait impossible. » Il y a un an, je quittais cette bande de Gaza. Sous le choc. Des corps mutilés, des pères qui racontaient comment leurs enfants avaient été abattus, des femmes en pleurs, des yeux rougis, partout. Des images encore de ces confettis de phosphore blanc, incandescents. Des brûlures hallucinantes, des blessures jamais vues, comme l’ont révélé des médecins étrangers présents sur place. Des particules métalliques dans les entrailles alors qu’apparemment il n’y avait qu’un minuscule point d’impact sur la peau. Des hurlements encore. Des bébés, des petits garçons, des petites filles, qui crient, qui pleurent. Des éclairs qui déchirent la nuit. Ils entendent la mort arriver et ils ne savent pas ce que c’est. Des sifflements, des explosions terribles. Du feu et de la fumée. Des odeurs de cadavres en décomposition, des humains et des animaux. Et puis, dans le nord-est de la bande de Gaza, des destructions comme un tremblement de terre. Des bombes, des obus et, comme si ça ne suffisait pas, des explosifs placés au pied des maisons encore debout. Rien ne doit rester. Israël a décidé d’agrandir la zone tampon entre sa « frontière » et les premières habitations palestiniennes. Mohammad Abed Rabbo a vu tout ça. Sans bouger de sa chaise en plastique, de sa canne, il désigne un terrain, plat, sans aucune végétation, aucun arbre, aucune culture. « Là, je cultivais des orangers, des citronniers, crie-t-il. Regardez, il n’y a plus rien. » Il en veut à Israël, c’est entendu. Mais sa colère n’est pas seulement tournée vers Tel-Aviv. « Ma maison a été détruite à cause du Hamas, assure-t-il. C’est donc au Hamas de reconstruire. Ils refont les postes de police, qu’ils s’occupent de ma maison. » Il raconte comment une association avait été créée, tout de suite après la guerre, El Falah, qui avait fourni des tentes. « Mais le Hamas est venu et a arrêté Abou Sana Tambura, le responsable de l’association. Maintenant, l’aide est géré par le Hamas. » Des critiques partagées par ceux qui l’entourent. Abou Jamal, lui aussi un vieux de la vieille, explique : « Depuis 1948, on espère un État palestinien. Mais pour le Hamas, il faut choisir entre résister et gouverner. » Il fait ainsi remarquer que « le Hamas empêche maintenant de tirer des roquettes sur Israël. Il sent qu’il s’affaiblit. Les gens en ont marre, ils ont compris ». Et Mohammad Abed Rabbo de rajouter : « Le Hamas se prépare pour les élections. » Responsable du mouvement islamiste, Ahmed Youssef préfère dire qu’« il faut encourager la communauté internationale à la reconstruction de Gaza. C’est pour ça qu’il n’y a plus de tirs de roquettes ». Jamil Mazalawi, membre du Conseil législatif palestinien (le parlement) et du Bureau politique du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), pense un peu la même chose que Mohammad Abed Rabbo et Abou Jamal. « À Gaza la résistance ne s’est pas arrêtée », assure-t-il. Il donne en exemple deux accrochages qui se sont produits la veille. Des forces spéciales sont, semble-t-il, entrées pour éliminer des militants, à Beit Hanoun et dans le camp de El Bouraij. « Mais le Hamas est contre, regrette Mazalawi. Il a placé ses soldats aux zones frontalières. Tous les membres des forces de sécurité sont du Hamas. Quand ils pensent que ce n’est pas dans l’intérêt de leur organisation, ils essaient d’empêcher les autres groupes d’attaquer. Ils arrêtent même ceux qui veulent tirer des roquettes. » Walid Al Awad, du comité central du Parti du peuple palestinien (PPP, communiste), souligne d’abord qu’Israël « n’a pas atteint son but. Il voulait approfondir la division entre Gaza et la Cisjordanie, pousser Gaza vers l’Égypte et prendre des terres en Cisjordanie avec le mur ». Selon lui, parce que les Israéliens n’y sont pas parvenus, « ils continuent le blocus sur le Gaza et continuent les pressions sur les dirigeants en Cisjordanie ». D’où l’importance de parvenir à la réconciliation entre les divers mouvements palestiniens. Si toutes les organisations ont approuvé le document présenté par l’Égypte, le Hamas tergiverse. Et dans la bande de Gaza, il est difficile d’être un militant laïque. « Le Hamas nous interdit d’ouvrir nos bureaux », se plaint Mohammad El Nhal, membre du Conseil révolutionnaire du Fatah. Il a lui-même été arrêté à sept reprises et détenu plus de 115 jours dans les prisons du Hamas. Il fait remarquer que le blocus israélien profite au Hamas qui peut ainsi contrôler tous les moyens d’existence de la bande de Gaza. Ce qui confirme Walid Al Awad qui parle de problème « pour la démocratie et les droits de l’homme à Gaza », tout en regrettant qu’en Cisjordanie le Fatah procède également à des arrestations arbitraires. Maintenir la division géographique et politique des Palestiniens semble donc l’un des buts d’Israël. Il empêche ainsi la fourniture de carburant nécessaire à la principale usine d’électricité de la bande de Gaza. Les tunnels, qui passent sous la frontière égyptienne, remplissent les caisses du Hamas. Aucun trou ne peut être creusé sans être associé avec un membre du Hamas, explique Mohammad El Nhal. « Il faut payer pour avoir un permis. Il y a même des abonnements pour utiliser l’eau et l’électricité. » Et les prix ne cessent d’augmenter. Le litre d’essence est passé de 1,5 shekel à 4 shekels. Les murs souterrains que commence à installer l’Égypte vont également créer de l’inflation. « Je souhaite qu’ils fassent ce mur, parce que les problèmes vont s’aggraver et après ils seront obligés de trouver une solution », affirme le vieux Hadj Abed Rabbo. Il note qu’il y a un gouvernement à Gaza, un autre en Cisjordanie « et entre nous il y a les juifs. Si on ne règle pas les problèmes entre nous, rien ne changera ». Il n’est guère optimiste, mais comment le serait-on au milieu d’un champ de ruines ? « Le jour qui se termine est meilleur que le jour qui arrive », dit-il. Son fils lui prend la main, sans un mot. « On n’a jamais vu une guerre comme ça, murmure le vieil homme. Pourquoi ont-ils détruit nos maisons ? » Pierre Barbancey Edité par T 34 - 04 Jan 2010 à 21:04 |
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Envoyé : 04 Jan 2010 à 21:09 |
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Boycottez les produits israéliensPar Hanna Amireh, représentant du Parti du peuple palestinien (PPP, communiste) au comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Alors que les négociations avec Israël en sont au point mort, le conseil central de l’OLP a décidé de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU pour obtenir une reconnaissance internationale des frontières du 4 juin 1967 comme étant celles de l’État palestinien. Nous avons également redit qu’il n’y aurait pas de reprise des négociations tant qu’il n’y aura pas un gel total de la colonisation. Le dialogue avec le Hamas est arrêté après que celui-ci a refusé d’entériner la proposition égyptienne. Nous appelons l’organisation islamiste à revoir sa position afin d’avancer vers la réconciliation. Il n’y aura plus de dialogue sans cela. L’OLP se bat pour une solution à deux États. L’idée d’un État binational est une vision, ce n’est pas une plate-forme politique. D’ailleurs, ce n’est pas une solution viable. Les Israéliens ont déjà exclu Gaza du reste des territoires palestiniens occupés. Et en Cisjordanie, ils construisent le mur. En fait, ils considèrent les Palestiniens comme un danger démographique. S’il est difficile d’obtenir une solution à deux États, il est impossible de gagner sur l’idée d’un seul État ! Nous ne pensons pas que ce soit un programme réaliste. Encore une fois, c’est une vision utopique qui ne peut pas être mise en œuvre. Cela signifierait qu’il nous faudrait accepter les colonies, l’expropriation de nos terres, l’exclusion de Gaza… C’est vraiment impossible. Nous attendons deux choses de la solidarité internationale. D’abord, au niveau populaire, qu’il y ait un engagement fort dans la campagne de boycott des produits issus de la colonisation et des produits israéliens en général. Il faut investir le domaine judiciaire pour que soient inculpés les dirigeants israéliens responsables des crimes commis dans la bande de Gaza. Enfin, il faut que la communauté internationale reconnaisse l’État palestinien dans les frontières de 1967. La question des frontières est particulièrement importante maintenant parce que cela exclut toutes les colonies et Jérusalem serait alors la capitale de l’État de Palestine. Lieberman et les tickets d’entréeLe ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, est fidèle à lui-même. « Nous n’avons pas à payer un ticket d’entrée pour des négociations », a-t-il dit en allusion au gel total de la colonisation israélienne que Mahmoud Abbas exige pour prix d’une reprise des discussions de paix. « Le temps des attitudes obséquieuses est révolu. Nous n’avons pas à adopter des faux-semblants pour chercher à plaire », estime Lieberman. Réussi ! L’affaire Berlanty AzzamCette étudiante de vingt-deux ans n’a pas pu passer ses examens à Bethléem. Elle a été expulsée à Gaza par l’armée israélienne.
Gaza, envoyé spécial. Berlanty Azzam a vingt-deux ans. Son sourire cache son histoire. Une histoire d’occupation, une histoire d’arbitraire, une histoire d’humiliation. Résidente de Gaza, où elle vit avec ses parents, Berlanty poursuit, depuis plusieurs années maintenant, ses études à Bethléem, en Cisjordanie, où elle est en mastère d’administration financière. Après tout, les accords d’Oslo ont placé Gaza et une partie de la Cisjordanie sous contrôle de l’Autorité palestinienne. Elle s’est inscrite à l’université en 2005. Régulièrement depuis plus de quatre ans, elle se rendait de Bethléem à Ramallah, toutes deux en Cisjordanie, sans aucun problème. Au mois d’octobre dernier, elle est stoppée à un check-point entre ces deux localités palestiniennes. Les soldats israéliens lui prennent sa carte d’identité, lui reprochant d’être illégalement en Cisjordanie puisqu’elle était domiciliée à Gaza ! On l’a fait attendre pendant sept heures. Elle raconte : « On m’a alors bandé les yeux, menottée et emmenée. Je ne savais pas où on m’emmenait. Quand la voiture a stoppé, j’étais à Gaza. » Pour Sari Bashi, de l’organisation israélienne des droits de l’homme Gisha, « c’est une violation du droit d’accès à l’éducation ». Berlanty est toujours à Gaza. Le jour où nous l’avons rencontrée, elle aurait dû passer son examen final. « Mon seul espoir aujourd’hui est de pouvoir poursuivre mes études, finir mon mastère et trouver un travail pour aider ma famille et être autonome », dit-elle. Gaza. Points de vue de Gideon Levy et Dov KheninL’analyse de « Les Israéliens restent persuadés que la guerre était inévitable pour mettre fin aux tirs de roquettes sur le sud d’Israël. Ils n’ont pas vraiment conscience de la catastrophe que représente cette guerre pour Israël comme pour les Palestiniens. Mais un événement important a eu lieu le 27 décembre : la conférence qui s’est tenue à Tel-Aviv, à l’initiative de Fighters for Peace, avec d’anciens soldats israéliens et des combattants palestiniens. Tous sont arrivés à la conclusion que le recours à la violence et les armes ne sont pas le bon moyen pour parvenir à la solution que tout le monde connaît : la fin de la colonisation et un État palestinien viable. Les membres de cette organisation ont travaillé avec Breaking the Silence, un groupe de soldats qui a fait un excellent rapport sur les crimes de guerre commis à Gaza, à base de témoignages directs. Ces révélations, relayées par la presse, font beaucoup de bruit en Israël. Elles ont provoqué de violentes réactions des autorités et un démenti du porte-parole de l’armée pour qui les auteurs de ces rapports sont des « traîtres ». Tout est fait pour les disqualifier. Mais ce sera plus difficile que pour le juge Goldstone, car ce sont des Israéliens qui témoignent. Les Palestiniens veulent leur État et leur drapeauMettre fin à l’occupation israélienne c’est créer l’État palestinien. La responsabilité de la communauté internationale est posée.
Plus que jamais la question de la création de l’État palestinien est posée. Non pas « un » État palestinien, mais « l’ » État palestinien. Celui inscrit dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. Parce qu’il apparaît maintenant que si plus personne ne discute le principe de cet État, sa définition pose problème et plus encore, sa création. Comment expliquer que seize ans après la signature des accords d’Oslo dont le but final était l’État palestinien, celui-ci n’existe toujours pas ? Comment expliquer que la feuille de route, élaborée par les États-Unis, acceptée par l’Union européenne, la Russie, les Nations unies, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP, seule garante des accords signés au nom des Palestiniens) et même – moyennant quelques annexes – par Israël, qui prévoyait l’établissement de cet État pour 2005, n’a pas été respectée ? Comment expliquer que les conclusions de la conférence d’Annapolis, affirmant que l’État des Palestiniens verrait le jour avant la fin du mandat de George W. Bush, c’est-à-dire fin 2008, aient été bafouées ? La réponse se trouve dans la question. On ne saurait accuser les Palestiniens d’être responsables de ce retard. N’ont-ils pas, depuis novembre 1988, accepté de ne revendiquer plus que 22 % de la Palestine historique (c’est ce que recouvrent les frontières de 1967) ? Aujourd’hui, si le Hamas ne reconnaît pas formellement Israël, lui aussi parle d’un État dans les frontières de 1967. C’est donc bien qu’il y a une volonté de la force occupante, Israël, de ne pas régler le problème. Au contraire, pourrait-on dire. En pratiquant la politique du fait accompli, Tel-Aviv dresse toujours plus d’obstacles sur la voix de la paix. La provocation d’Ariel Sharon sur l’esplanade des mosquées, en septembre 2000, n’a été que l’étincelle de l’Intifada qui couvait dans les territoires palestiniens. Parce que depuis 1993, les Palestiniens, loin de voir leur situation s’améliorer, ont vécu toujours plus misérablement. La colonisation n’a jamais cessé, pas plus sous Rabin que sous d’autres gouvernements travaillistes. Le mur de l’apartheid, présenté au monde comme une simple barrière de séparation érigée pour « mettre fin aux attaques terroristes » ne serpente pas sur la ligne verte, les frontières de 1967. Il prend bien soin d’annexer les puits d’eau de Cisjordanie et les terres arables. Blocus des villes et des villages, mise en place de centaines de check points en Cisjordanie, assassinats ciblés, opérations militaires d’envergure, bombardements intensifs, désengagement unilatéral de Gaza permettant au Hamas de crier victoire, stratégie de négociation qui n’avance pas et décrédibilise le Fatah, corruption… Israël sait y faire pour brouiller les pistes et transformer l’espoir de l’État palestinien en mirage improbable, en territoire morcelé, en bantoustan, en zone tribale. La guerre menée contre la bande de Gaza, il y a un an, en est un triste exemple. La communauté internationale, si prompte à intervenir dans d’autres coins du globe, laisse là une population civile face à une des plus puissantes armées de la planète. Pourtant, la solution réside bien dans la création de cet État dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. Parce qu’il s’agit du droit d’un peuple à voir son drapeau flotter après plus de soixante ans d’errance. Marwan Barghouti. « La seule solution juste : la coexistence de deux États »Marwan Barghouti s’adresse aux lecteurs de l’Humanité. Entretien exclusif.
Le leader palestinien toujours emprisonné, répond aux questions que nous avons pu lui transmettre jusque dans sa cellule. |
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Envoyé : 05 Jan 2010 à 18:11 |
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Vidéo sur le boycott
VIDEOS: La vie à Gaza – une tente froide sous la pluie
Un an après le massacre de Gaza, des familles vivent encore dans des tentes. Il n’y a pratiquement pas eu de reconstruction de Gaza – en dépit des plus de 6300 maisons complètement détruites ou sérieusement endommagées et des 16.000 maisons endommagées – et ce qui s’est passé a été des projets soutenus par des ONG internationales, ou des maisons construites avec des briques d’adobe.
Le siège a détruit l’infrastructure de Gaza pendant des années avant que l’assaut d’Israël ne détruise des maisons, l’eau et l’assainissement, les puits agricoles et des champs de cultures … vie … espoir … rêves … le sentiment de sécurité … Edité par T 34 - 05 Jan 2010 à 21:21 |
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Envoyé : 06 Jan 2010 à 13:24 |
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Pour la tour d'orgeuil voir dans le sujet : écologie/environnement/nature Edité par T 34 - 06 Jan 2010 à 13:26 |
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Envoyé : 07 Jan 2010 à 16:52 |
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Tel Aviv, le 02 Janvier 2010
Bonsoir à vous tous qui êtes venus pour marquer le premier anniversaire du carnage à Gaza et pour protester contre l’autosatisfaction confortable dont font preuve les habitants de cette ville et de ce pays face à la lente annihilation qui va sans cesse croissant à Gaza comme dans toute la Palestine. Aurait-on posé aux enfants israéliens des écoles maternelles la question : » Qu’as-tu appris à l’école cette année mon cher petit garçon ? que beaucoup de réponses différentes auraient pu être données. Un enfant éclairé et à l’esprit critique aurait pu répondre : j’ai appris que le soleil brille toujours, que l’amandier fleurit et que les bouchers tuent, et aucun juge le condamne. (1) Et l’enfant qui est moins habitué à théoriser aurait pu se réjouir en disant : j’ai appris comment berner les Américains, décevoir les Palestiniens, tuer des Arabes, expulser des familles de leurs maisons et maudire quiconque me dit que je suis un sale morveux quand j’ai été un sale morveux et j’ai appris que le peuple juif est vivant et que Gilad Shalit est vivant lui aussi. Encore. ( 2)
Et le nouveau petit immigrant à qui il tarde terriblement d’être intégré et de faire partie de la société pourrait dire : J’ai appris qui détester, j’ai Un enfant sioniste-religieux qui va dans un jardin d’enfants entouré d’une clôture et bien gardé dans une colonie pourrait dire : J’ai appris à Cette année nos enfants ont appris que tuer un non-juif, quel que soit son âge, est un grand commandement. Et cela, ils ne l’ont pas Nos enfants ont appris cette année que tous les qualificatifs dégradants que les antisémites attribuent aux Juifs sont aujourd’hui manifestes Et ils continueront de tuer au nom de Gilad et d’affamer et d’étrangler au nom de Gilad pour annihiler le peuple palestinien lentement mais Comme dans toute société pourrie et corrompue le mot «valeurs » ressurgit encore et encore dans chaque discours de chaque politicien C’est cela que nos enfants apprennent dans l’Etat juif démocratique. Donc, on peut s’étonner du choc supposé exprimé face à la violence dans Que pouvons-nous faire avec notre impuissance et nos échecs ? Que pouvons-nous faire dans un système éducatif qui demande à ses Seul le refus peut sauver de la capitulation, de la faillite, du désespoir. Nous sommes ici aujourd’hui comme des étrangers, comme une Notes : ( 1 ) : Une référence au poème célèbre de Bialik sur le Pogrom de Kishinev en1903 . (4)Le slogan « Ron Arad, né pour être libre » se réfère au pilote israélien Ron Arad. Pour sa libération le gouvernement israélien refusa de (6) Les leaders des colonies se dissocient des actes d’extrême violence envers les Palestiniens en définissant ceux qui les perpétuent comme « (7) Le terme Hébreu utilisé « Yefe Nof » est tiré du poème de nostalgie envers Jérusalem écrit par le poète médiéval espagnol Yehuda Halévy : transmis par l’UJFP Brèves sur la Marche pour Gaza
Gaza se souvient, Gaza étouffe, Gaza patiente
Le vol d'organes sur des Palestiniens, c'était donc vrai
FPLP : Suspension des négociations insuffisantes
(source : Ma’an 06/01/2010 traduction Futur Rouge)
Le Front populaire pour la Libération de la Palestine a demandé une révision du processus d’Oslo et des négociations qui en découlent, en blâmant la récente décision israélienne de donner un feu vert à la construction de dizaines de nouvelles maisons dans les colonies à Jérusalem Est.
Dans sa déclaration, le parti a déploré ce qu’il a appelé la “mesure d’indifférence israélienne pour la partie palestinienne, du côté arabe et de la loi internationale,” et a dit que les Palestiniens exigent une nouvelle position, plus forte de l’arrêt de construction de colonies pour la position de pourparlers de paix actuellement tenue par l’Autorité palestinienne. Le PFLP a dit que la priorité palestinienne devrait être la création d’une direction unifiée, la reprise de la lutte nationale avec l’OLP comme le seul représentant du peuple palestinien. Dans ce cadre, il a déclaré, qu’une nouvelle stratégie pour traiter d’l’Israël doit être formulée. Edité par T 34 - 08 Jan 2010 à 17:00 |
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Envoyé : 08 Jan 2010 à 01:14 |
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300 Français montrent la voie lors de la Marche pour la liberté de Gaza
Arrêtons de nous lamenter, de nous fustiger, d'avoir "honte d'être Français", et de rester à genoux. Lors du rassemblement pour la liberté de Gaza, au Caire, la délégation française a brillé par son esprit d'initiative, son courage et sa détermination. Si, si. Ce n'est pas ironique et ce n'est pas moi qui le dis: c'est Emily Ratner, dans un billet paru dans Dissident Voice , le 6 janvier 2010, "Palestine Vivra! The French Heroes of the Gaza Freedom March" Palestine Vivra! Les héros français de la marche pour la liberté de Gaza.Un grand nombre de héros sont nés lors des manifestations de la Marche pour la liberté de Gaza au Caire, où plus de 1400 manifestants internationaux venus de 43 pays différents se sont retrouvés pour exiger la fin du siège de Gaza par Israël. La délégation sud-africaine nous a tous inspirés en facilitant la rédaction de la Déclaration du Caire pour demander que soit mis un terme à l'apartheid israélien, un document qui réaffirme notre "engagement dans la lutte pour la libération de la Palestine et l'auto-détermination" et propose un plan concret. Des petits groupes de militants ont accroché le drapeau palestinien depuis le sommet de la Tour du Caire et sur une des pyramides. De nombreux délégués ont refusé les 200 places qui avaient été proposées sur deux cars à destination de Gaza qui réduisait notre rassemblement historique ici à un nouveau voyage humanitaire symbolique. Nous allons quitter le Caire avec bien plus d'espoir, de sagesse, et de force que nous n'en avions en arrivant. Parmi tous les épisodes dont j'ai été témoin au cours des journées que nous avons passées en Egypte, l'action de la délégation française restera un phare dans le ciel assombri au-dessus du Sinaï qui nous sépare de Gaza. Nous revenons sans cesse sur ces actions, pour les graver dans nos mémoires comme étant le signe de tout ce qu'on peut accomplir quand on est ensemble et solidaires. Cordonnée par Euro-Palestine, la délégation française compte plus de 300 membres. Venus des quatre coins de la France, ils se préparent à la Marche depuis des mois. Euro Palestine et les autres organisations ont tenu des meetings locaux toutes les semaines pour s'assurer que les délégués auraient tout le temps nécessaire pour discuter des projets pour le voyage pour Gaza, de comment acheminer leur aide humanitaire jusqu'au Caire et parler de ce que ferait le groupe si on leur refusait de passer la frontière à Rafah. Certains de ses membres m'ont raconté que, parmi toutes les stratégies qu'ils avaient élaborées, aucune n'envisageait la possibilité qu'on les empêcherait de quitter le Caire. Tandis que nous autres avions tous prévu de nous retrouver devant les bus à destination de la frontière le 28 janvier, les Français, eux, étaient arrivés la veille, leur car étant attendu aux environs de 19h. Ils s'étaient rassemblés sur le trottoir de la rue très fréquentée de Giza (Gizeh)/Charles de Gaulle Street, trainant derrière eux leurs sacs et leurs tentes, mais les cars ne sont jamais arrivés. Soudain, un des organisateurs a lancé: "On y va"!". Et, prenant par la main une femme près de lui, il s'est dirigé tout droit, au milieu du flot de circulation de Giza St. Sans même réfléchir, les centaines de délégués se sont précipités sur la chaussée, suivis par des chats et des chiens égyptiens, entraînés par cet enthousiasme.
Hamid Rabhi, un militant français marocain, un musulman de Beaune se rappelle ces instants, les yeux brillants: "Et c'est là que j'ai compris que c'était le début de l'aventure", dit-il. La circulation dans Giza Street était purement abominable, mais les Français refusaient de partir, bloquant le trafic pendant une heure. Finalement, la police réussissait à les convaincre de retourner sur le trottoir, en promettant que leurs cars arriveraient bientôt si le groupe laissait avancer le flot de circulation. Les Français sont retournés sur le trottoir et se sont mis à sortir leurs tentes et leurs sacs de couchage, installant un campement que nous allions par la suite appeler 'la Bande de Giza". Trois rangées de policiers égyptiens surveillaient le camp étroit des 300, et plus de 40 camions militaires étaient garés dans la rue, attendant probablement de ramener les policiers, ou peut-être pour arrêter les manifestants et les renvoyer en France. "Cette première nuit, c'était la pire", dit Hamid, "nous n'avions pas le droit de circuler à notre guise. Je pense qu'ils nous testaient pour savoir si nous étions déterminés". Dans les jours qui ont suivi, les Français ont montré qu'ils étaient déterminés. Alors que les négociations entre les membres de la Marche pour Gaza et le ministère des affaires étrangères égyptien se détérioraient de plus en plus, un nombre croissant d'entre nous considérions les Français comme la merveilleuse représentation de ce que pouvait être notre mouvement. La délégation française prenait toutes les décisions à la suite d'un accord général et à une vitesse remarquable, en étant assez souple pour rester à l'écoute, toutefois, d'autres points de vue venant de groupes moins importants, et pour se lancer dans des actions de moindre importance, tout en ne perdant pas de vue la vision d'ensemble: en entendant que nos militants avaient hissé promptement un énorme drapeau sur une des pyramides, un groupe d'environ 25 Français lançaient leur propre action devant cette pyramide, organisant, cette fois-ci, un spectacle de rue pour les passants: Par une belle après-midi fraîche sur le site le plus touristique d'Egypte, une vingtaine de "touristes" français entourait la pyramide qui ne s'y attendait pas, dansant et sautillant en direction de leur cible. Et alors, catastrophe! Une femme française d'un certain âge s'effondrait sur le sable de Giza. Alors que la police égyptienne se précipitait pour lui porter secours, la pyramide était devenue une scène de théâtre où huit militants grimpaient à toute vitesse vers les quatre têtes, convergeant sur un des côtés pour étaler un immense drapeau palestinien, qu'ils déployaient fièrement sous les applaudissements de centaines de témoins. Au bout d'un bon quart d'heure, la police avait fini par remarquer la cause de ces applaudissements et escaladait promptement la pyramide, se rendant ainsi complice d'avoir foulé illégalement une des septièmes Merveilles du Monde. Nos héros français, qui savaient qu'ils ne pouvaient pas rester sur place bien longtemps, roulaient alors le drapeau en boule et le lançaient en l'air, suivant le drapeau jusqu'à son point d'atterrissage, plongeaient sur le sable où ils se sont pris par la main pour s'asseoir en cercle sur le drapeau, déterminés à ramener le rouge, le blanc, le noir et le vert jusqu'à leur camp devant l'ambassade de France. Quand ils sont revenus effectivement à la "Bande de Giza", pas un seul n'avait été arrêté et le drapeau était revenu avec eux également. Quelques heures plus tard, une vidéo de toute cette action était postée sur leur site, europalestine.com, qui avait été constamment attaqué par des hackers pro-israéliens (autre signe de l'importance du travail de la délégation française!). Le lendemain, les membres de la délégation distribuaient des posters et des cartes postales représentant la photo de leurs camarades sur la pyramide, avec le drapeau palestinien entre eux, avec la légende: “Gaza Freedom March in Cairo” à la fois en anglais et en arabe. Cette même image a depuis été publiée à la une des journaux en Egypte, au Koweït, au Yémen, et dans tout le monde arabe. Les Français ont apporté une touche de légèreté et d'humour bien nécessaire à la situation difficile que nous vivions au Caire. Leur créativité était infinie: quand les campeurs non français s'étaient vu refuser les toilettes de l'ambassade, les Français se sont mis à scander: "des toilettes pour tout le monde!". Nos amis français se sont avérés être également parmi les plus courageux: alors que des dizaines de militants volaient au secours de manifestants qui se faisaient matraquer et traîner par la police égyptienne pendant notre manifestation du 31, les Français, et plus particulièrement les Français musulmans, étaient parmi ceux qui étaient en première ligne pour contrer les violences policières. Ces mêmes musulmans nous rappelaient à tous l'honneur et la beauté de cette lutte quand, à midi, ils s'étaient agenouillés pour prier face à des rangées de CRS au cours de cette même manifestation. Le lendemain, des centaines de militants suivaient les traces des Français quand leur délégation appelait à une manifestation devant l'ambassade d'Israël, demandant que nous n'oubliions pas le gouvernement qui détient réellement le pouvoir sur le peuple de Palestine. Nous étions tous tristes quand les Français ont défait leur camp, le 1 janvier. Leur campement était devenu un lieu de réconfort extraordinaire pour tous les autres participants à la marche malgré le fait que des centaines de CRS n'aient jamais quitté les abords de la Bande de Giza. Beaucoup d'entre nous allions les retrouver la nuit pour ressentir ce sentiment de solidarité remarquable qui se propageait sur le trottoir le plus célèbre du monde. Et alors que plus de 200 délégués français repartaient pour Paris le 2 janvier, ils quittaient le Caire avec une dernière mission à accomplir avant de retourner chez eux. En arrivant à Roissy, où il était accueilli sous les acclamations de dizaines de supporters, le groupe s'est aussitôt rendu à l'ambassade d'Israël, avec tous les bagages, pour y organiser une nouvelle manifestation. Ambassades d'Israël, prenez garde: tôt ou tard, nous retourneront tous dans nos villes et nous n'avons pas oublié notre mission d'y poursuivre la lutte! Alors que nous nous organisions pour nous rendre à Rafah par petits groupes, les Français restaient notre inspiration, même si leur groupe en Egypte était maintenant réduit. Le 2 janvier, un groupe d'environ 15 Français montait dans un bus à destination de Rafah, mais on nous faisait descendre du bus dès le premier checkpoint. Ils se sont assis en cercle devant le bus jusqu'à ce qu'un garde du checkpoint monte dans le bus pour expliquer aux passagers qu'ils avaient fait descendre ces internationaux parce qu'ils voulaient se rendre à Gaza. La population égyptienne se souviendra encore longtemps de cette Marche pour Gaza, et je suis sûre qu'elle n'oubliera pas les Français plus particulièrement. Le 4 janvier nous avons dit au revoir au dernier contingent de Français, qui retournaient à Paris le lendemain. Parmi eux se trouvait un couple qui avait passé son voyage de noces sur la bande de Giza, et plusieurs frères musulmans qui ont noué des liens forts avec des militants palestiniens et égyptiens du Caire. Ils ont tous promis de revenir au Caire le 31 décembre 2010 pour la seconde marche pour la liberté de Gaza. Leur solidarité et leurs efforts sans relâche ont inspiré beaucoup de monde au Caire, à Gaza et dans le monde entier, et l'année prochaine, ils reviendront encore plus forts que quand ils ont commencé. Et, avant cela, les rues du Caire, de Gaza, de Paris et de toutes les villes du monde entier seront portées quotidiennement par le slogan qui sonne toujours à nos oreilles: Palestine Vivra! Emily Ratner is an organizer and mediamaker based in New Orleans. In June she traveled to Gaza with a New Orleans delegation. Vidéos de la marche (site europalestine): http://www.europalestine.com/articl... note perso: Waouh! Edité par T 34 - 08 Jan 2010 à 01:17 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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T 34
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Envoyé : 08 Jan 2010 à 18:52 |
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Le député britannique George Galloway a été officiellement expulsé du Caire aujourd’hui (vendredi), quand des policiers égyptiens l’ont mis, sans prendre de gants, dans un avion pour Londres. Galloway a essayé de revenir à Rafah après avoir reçu de nouvelles informations annonçant que 7 membres du convoi Viva Palestina étaient arrêtés. Les policiers - qui à un moment donné étaient jusqu’à 25, principalement des agents habillés en uniforme de l’aviation, ont refusé qu’il y reparte. Plusieurs agents ont même suivi Galloway aux toilettes, dans la salle de repos et dans un salon de la British Airways. La photo est celle d’un officier, présumé appartenir à la Mukhabarat, a été prise à l’extérieur du salon aéroportuaire de la British Aiways. L’incident a commencé après que, George Galloway et son collègue Ron McKay, sont arrivés au poste frontière de Rafah entre Gaza et l’Egypte. Dès qu’ils ont posé le pied sur le sol égyptien les deux hommes ont été poussés de force dans une fourgonnette ; on leur a interdit de sortir et on leur a dit qu’ils allaient quitter le pays. Ils ont ensuite été emmenés dans un convoi sous escorte policière. Le convoi Viva Palestina, composé de 550 personnes venues de 17 pays, a été attaqué par la police anti-émeute égyptienne et des officiers des services secrets dans la nuit du mercredi 6 janvier. 55 membres du convoi ont été blessés et 7 autres arrêtés. Pourtant, Galloway et les députés turcs avaient passé un accord avec les autorités égyptiennes et une partie de cet accord stipulait que les 7 détenus seraient relâchés sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. C’est pendant sa reconduite au Caire, que des informations sont tombées au sujet de l’arrestation imminente des 7, mais quand Galloway a exigé un retour à Rafah, l’autorisation lui a été sans cesse refusée. Pour plus d’information, veuillez appeler Alice Howard au Tel : 07944 512 469 ou par courriel à alice@vivapalestina.org Traduction CCY [http://www.alterinfo.net/Le-depute-...] Lien de l’article en anglais : |
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T 34
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Envoyé : 09 Jan 2010 à 15:11 |
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« Un événement extraordinaire ». L’entourage du président israélien Shimon Peres ne manquait pas de mots pour qualifier le lancement, il y a un mois, d’une chaîne de télévision diffusée sur YouTube et entièrement consacrée à Israël. Certes, malgré la présence du président exécutif de YouTube Chad Harley, l’événement n’a pas recueilli beaucoup d’écho à l’étranger. Pourtant, il est l’un des piliers de la nouvelle politique israélienne visant à investir les nouveaux médias afin de redorer l’image de ce pays ternie par la poursuite de l’occupation d’une partie de la Cisjordanie ainsi que par le blocus de la bande de Gaza. En effet, peu après la fin de l’opération « Plomb durci » (l’invasion de la bande de Gaza en janvier dernier), Tzipi Livni, alors ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement d’Ehoud Olmert, a rapidement pris conscience de l’ampleur de la vague de protestations soulevée par la destruction massive des infrastructures civiles palestiniennes. Au départ, cette task force était principalement composée d’étudiants, de soldats démobilisés et de volontaires disponibles à toute heure du jour et de la nuit pour la « Cause ». Mais lorsque Avigdor Lieberman a succédé à Livni, les crédits alloués pour cette opération (140 000 euros) ont été augmentés et des professionnels de la communication recrutés. Ceux-ci n’opèrent évidemment plus au hasard. Ils disposent d’un système d’alerte qui les avertit automatiquement chaque fois qu’un article ou qu’un message anti-israélien est diffusé. Durant l’opération « Plomb durci », Tsahal (l’armée israélienne) avait également ouvert un canal sur YouTube afin de diffuser des séquences de bombardement de « cibles terroristes ». Selon son porte-parole, plus de 8,5 millions d’internautes auraient visionné au moins une vidéo. Encouragée par ce qu’elle considère comme « un grand succès », l’armée a décidé de prolonger l’expérience en créant une unité spéciale de « hasbara » (le terme hébraïque pour « explication ») chargée d’opérer sur « YouTube », où elle anime un blog spécial, ainsi que sur Facebook et sur Twitter. En tête de la liste de ses interventions figurent le Hamas, le terrorisme islamique, ainsi que le rapport d’enquête de la commission Goldstone sur la guerre à Gaza. Mais c’est également par le biais de Twitter - et non plus grâce à un communiqué de presse classique - que l’état-major a, le 4 novembre, annoncé l’arraisonnement au large de Chypre d’un cargo transportant des armes iraniennes à destination du Hezbollah. Serge Dumont |
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Depuis le: 03 Oct 2007 Pays: România Status actuel: Inactif Messages: 810 |
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Envoyé : 10 Jan 2010 à 23:24 |
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Un stagiaire du Mossad a été arrêté par la police de Tel-Aviv pendant
qu'il posait une bombe sous un véhicule, il s'est avéré ensuite que
c'était juste un exercice.
http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/8377746.stm (texte en anglais) |
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T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
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Envoyé : 10 Jan 2010 à 23:27 |
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L'Argentine a été il y a quelques années également victime de deux attentats (false flag) attribués par les enquêteurs argentins au Mossad. Tel-Aviv bloque les négociationsSelon la presse israélienne, le cabinet Netanyahou a établi une fin de non-recevoir aux propositions palestiniennes dans l’affaire des échanges de prisonniers.
Le pouvoir israélien semble avoir refermé la porte sur les tractations visant à obtenir la libération de prisonniers palestiniens, en échange du soldat Gilat Shalit. Ainsi un haut responsable a confié hier au quotidien Yediot Aharonot que le premier ministre, Benjamin Netanyahou, serait parvenu « à la limite extrême des concessions » exigées par le Hamas. L’argument avancé pour refuser la libération des prisonniers est toujours le même : « Le chef du gouvernement n’entend pas permettre à des terroristes impliqués dans des attaques sanguinaires de retourner dans leur foyer, au risque de remettre en danger la vie des Israéliens. » Il sonne naturellement très étrangement, à l’heure de l’anniversaire de la guerre contre Gaza qui a coûté la vie à près de 2 000 Palestiniens et a conduit les habitants de l’étroite bande de territoire à subir pendant près d’un mois la terreur d’État israélienne. La radio publique israélienne confirme aussi ce refus de Tel-Aviv et avance qu’il touche en particulier Marwan Barghouti, dirigeant du Fatah et personnalité qui paraît pourtant capable de fédérer une réconciliation palestienne, si nécessaire à l’émergence d’un partenaire crédible dans de vraies négociations de paix. Le cabinet Netanyahou semble donc déterminé à couper court, une fois encore, à un tel scénario. Signe que les positions des extrémistes continuent de s’imposer en son sein. Une tendance qui se vérifie aussi dans la persistance israélienne à donner leur feu vert à l’extension des colonies, en particulier à Jérusalem. Du côté du bureau du premier ministre, qui avait eu jeudi soir des consultations avec de hauts responsables en charge du dossier, après avoir reçu la réponse du Hamas, on se refusait hier matin à tout commentaire. Netanyahou avait cependant déjà fait savoir, le 27 décembre, qu’il « n’était pas du tout certain qu’un accord d’échange de prisonniers fût en vue ». Et cet entêtement n’avait malheureusement pas suscité les réactions internationales appropriées. Tant s’exprime ainsi une volonté systématique de barrer la route au processus de paix. Ces négociations indirectes entre Israël et le Hamas sur l’échange de prisonniers ont été ouvertes il y a environ deux mois. Elles sont placées sous le parrainage de l’Égypte, un médiateur allemand étant chargé de faire passer les messages entre les deux protagonistes. Parmi la liste de prisonniers figure Salah Hamouri, le jeune Franco-Palestinien accusé par les autorités israéliennes de menées terroristes pour avoir, prétendent-elles, comploté contre un rabbin ultraorthodoxe, Ovadia Yossef. Salah, qui est en prison depuis 2005, n’a eu de cesse de clamer son innocence et dénonce, en fait, ce qui s’apparente à un pur délit d’opinion. Sans, là encore, susciter la mobilisation que l’on serait en droit d’attendre du Quai d’Orsay. Bruno Odent encore des bombes israéliennes sur gazaTrois Palestiniens ont été tués et un quatrième blessé hier lors de nouvelles frappes israéliennes dans la bande de Gaza. Les quatre victimes, des civils, ont été touchées lorsque des avions israéliens ont bombardé avant l’aube deux tunnels limitrophes de la frontière égyptienne. Ces tunnels constituent le seul moyen pour les habitants soumis à un strict blocus de faire entrer des marchandises dans la bande de territoire depuis l’Égypte. De graves échauffourées avaient déjà eu lieu, mercredi, entre forces de l’ordre égyptiennes et manifestants palestiniens qui protestaient contre l’édification d’une barrière souterraine antitunnel.
Edité par T 34 - 11 Jan 2010 à 17:29 |
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valurss
Nouvel arrivant
Depuis le: 12 Jan 2010 Pays: france Status actuel: Inactif Messages: 10 |
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Envoyé : 12 Jan 2010 à 13:54 |
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tu as parfaitement raison mais C les amerlock qui ont suggèrés au israelien de s'installé.mais ce n'est pas en faisant "chacun chez soi" que les mentalité évolueront
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les militaires sont payés pour se battre pas les communistes...donc on peut gagner
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valurss
Nouvel arrivant
Depuis le: 12 Jan 2010 Pays: france Status actuel: Inactif Messages: 10 |
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Envoyé : 12 Jan 2010 à 13:56 |
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il ne faut néanmoin ne pas tombé dans l'antisémitisme
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les militaires sont payés pour se battre pas les communistes...donc on peut gagner
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S-sarah
Intervenant régulier
Depuis le: 20 Nov 2009 Pays: Belgique Status actuel: Inactif Messages: 30 |
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Envoyé : 12 Jan 2010 à 20:42 |
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Ne t'inquiète pas ! Je pense que tout le monde sur ce forum sait bien faire la différence entre la religion juive et la politique meurtrière et injuste d'israel!!! |
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T 34
Administrateur
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
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Envoyé : 13 Jan 2010 à 20:00 |
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Le terrorisme est le prix à payer pour le soutien aux despotes et aux dictateurs (The Guardian)
Seumas MILNE
Si une survivante de l’Holocauste, âgée de 85 ans, avait fait la grève de la faim en soutien d’un peuple assiégé dans une autre partie du monde, et si des centaines de manifestants plutôt occidentaux avaient été pris pour cible et battus par la police, vous pouvez être sûr que nous aurions entendu parler de tout cela. Mais parce que cela s’est passé dans l’Egypte soutenue par l’Occident plutôt qu’en Iran, et parce que le peuple soutenu par les manifestants était les Palestiniens de Gaza au lieu de, disons, les Tibétains, la plupart des gens en Europe et en Amérique du Nord n’en ont rien su.
Ces deux dernières semaines, deux groupes composés de centaines de militants se sont affrontés avec des policiers et des officiels égyptiens pour pouvoir pénétrer dans la bande de Gaza afin d’exprimer leur solidarité avec la population sous blocus, à l’occasion du premier anniversaire de l’assaut dévastateur d’Israël. Hier soir [6 janvier], le convoi Viva Palestina de George Galloway, fort de 500 personnes et transportant de l’aide médicale, a finalement été autorisé à entrer dans Gaza, déduction faite de 50 de ses 200 véhicules, après avoir été bloqué plusieurs fois, détourné et soumis à des menaces par la sécurité égyptienne - avec une agression brutale le mardi soir [5 janvier] dans le port égyptien d’El Arish qui a eu pour résultat des dizaines de blessés malgré la présence d’un député britannique et de 10 députés turcs. Ceci succédait à une tentative [d’entrer dans GAZA] des 1400 manifestants de « la Marche pour la Liberté de Gaza » venus de plus de 40 pays - seuls 84 d’entre eux ayant été autorisés à traverser la frontière. C’est ce qui a conduit Hedy Epstein, dont les deux parents sont morts à Auschwitz, à refuser de s’alimenter au Caire tandis que les manifestants étaient violemment dispersés et que le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, était reçu à bras ouverts non loin de là. Hier, des manifestations organisées du côté de la frontière de Gaza par les Palestiniens contre le harcèlement subi par le convoi « Viva Palestine » ont conduit à des affrontements violents avec les forces de sécurité égyptiennes au cours desquels un soldat égyptien a été tué et de nombreux Palestiniens blessés. Mais bien que la confrontation ait été largement ignorée en Occident, cela a été un événement médiatique majeur au Moyen-Orient et qui n’a fait de tort qu’à l’Egypte. Et tandis que le gouvernement égyptien affirme qu’il ne fait que maintenir sa souveraineté nationale, ces événements ont en revanche clairement exposé sa complicité avec le blocus de Gaza et la punition collective imposée à ses 1,5 million d’habitants - blocus voulu par les Etats-Unis et soutenu par l’Union Européenne. Le principal protagoniste de l’état de siège, Israël, ne contrôle que trois côtés de la bande de Gaza. Sans l’Egypte qui contrôle le quatrième, le blocus serait inefficace. Mais après avoir toléré des tunnels qui ont sauvé les habitants de Gaza de l’état d’extrême mendicité, le régime du Caire a lancé, afin de rendre le blocus total, la construction d’un mur souterrain en acier - appelé « le mur de la honte » par beaucoup d’Égyptiens - sous l’étroite supervision des Etats-Unis. C’est en partie parce que le dictateur égyptien vieillissant, Hosni Mubarak, craint une contamination à travers la frontière de l’administration du Hamas élue à Gaza dont les alliés idéologiques dans l’organisation interdite des Frères Musulmans seraient susceptibles de remporter des élections organisées librement en Egypte. Mais deux autres facteurs semblent avoir joué un rôle décisif pour convaincre le Caire de se plier aux pressions américaines et israéliennes et de serrer la vis sur les Palestiniens de Gaza ainsi que sur ceux qui les soutiennent. Le premier était une menace américaine de supprimer des centaines de millions de dollars d’aide si l’Egypte ne sévissait pas contre la « contrebande » d’armes et autres produits. Le second est le besoin d’un acquiescement de la part des États-Unis dans la succession très attendue et héréditaire de Gamal, ex-banquier et fils de Moubarak, à la présidence. Ainsi loin de protéger sa souveraineté, le gouvernement égyptien l’a vendue à l’étranger pour continuer à toucher des subsides et maintenir son despotisme dynastique, sacrifiant toute prétention à son rôle historique de leader du monde arabe. D’un point de vue international plus large, c’est précisément cet appui par l’Occident de régimes tels que l’Egypte, répressifs et qui ne représentent qu’eux-mêmes, en même temps que son soutien indéfectible à l’occupation israélienne et à la colonisation des terres palestiniennes qui sont au cœur de la crise au Moyen-Orient et dans le monde musulman. Des décennies d’un soutien, affamé de pétrole, de despotes, de l’Iran à Oman, de l’Egypte à l’Arabie saoudite, en même temps que l’échec du nationalisme arabe à achever la décolonisation de la région, ont alimenté en premier lieu l’islamisme puis l’éruption de sa variante Al-Qaida il y a maintenant plus d’une décennie. Mais, loin de comprendre que l’hostilité naturelle à un contrôle étranger sur la région et à ses ressources était au centre du conflit, la réponse désastreuse a été d’étendre la présence de l’Occident encore plus profondément, avec de nouvelles et encore plus destructrices invasions et occupations en Irak, Afghanistan et ailleurs. Et le court flirt de l’administration Bush avec la démocratisation dans les États clients tels que l’Egypte a été rapidement abandonné une fois qu’il est devenu clair qui était susceptible d’être élu. Sous Barack Obama la logique empoisonnée de ce bourbier impérial conduit inexorablement à la propagation de la guerre. À la suite de l’attentat manqué sur un vol à destination de Detroit le jour de Noël, le président américain a annoncé cette semaine deux nouveaux fronts dans la guerre contre le terrorisme, Gordon Brown emboîtant fidèlement le pas : le Yémen où le candidat à l’attentat aurait été formé, et la Somalie où Al-Qaida a également pris racine dans le bourbier de la guerre civile et de la désintégration sociale chronique. Le renforcement de l’intervention militaire occidentale dans ces deux pays va certainement aggraver le problème. En Somalie, il l’a déjà fait, après que les États-Unis aient soutenu l’invasion éthiopienne de 2006 qui a renversé la relativement pragmatique « Union des tribunaux islamiques » et a engendré le mouvement Shabab, plus extrémiste, lié à Al-Qaida et qui exerce maintenant son contrôle sur de grandes parties du pays. L’extension du soutien américain à l’impopulaire gouvernement yéménite, déjà confronté à une rébellion armée dans le nord et à la menace d’une sécession du sud rebelle - qui a été le seul a réussir en 1967 à pousser au départ le régime colonial britannique - ne peut que jeter de l’huile sur le feu. Le premier ministre britannique a essayé cette semaine de nous convaincre que la croissance d’Al-Qaida au Yémen et en Somalie illustrait le fait que la stratégie occidentale « fonctionnait », parce que l’escalade de la guerre en Afghanistan et au Pakistan aurait contraint Al-Qaeda à chercher à établir des sanctuaires ailleurs. En réalité, il s’agit d’une manifestation de l’échec grotesque de toute la guerre contre le terrorisme. Depuis son lancement en octobre 2001, Al-Qaida s’est propagé à partir des montagnes de l’Afghanistan à travers toute la région : l’Irak, le Pakistan, la corne de l’Afrique et bien au-delà ! Plutôt que de réduire l’aide occidentale aux dictatures et aux occupations qui alimentent le terrorisme dans sa variante Al Qaeda, et plutôt que de concentrer ses ressources policières pour la contrer, les États-Unis et leurs alliés ont répété et étendu inexorablement les monstruosités qui ont produit ce terrorisme. C’est une recette pour une guerre sans fin contre le terrorisme. Seumas Milne ARTICLE ORIGINAL http://www.guardian.co.uk/commentis... Traduction : Claude Zurbach SOURCE FRANCAISE : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7952 |
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T 34
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Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
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Envoyé : 13 Jan 2010 à 23:09 |
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Les USA vont entreproser pour 800 millions de dollars de munition en Israël
Les États-Unis vont doubler leurs stocks de munitions en Israël, en 2010, à la suite d’un accord signé le mois dernier et révélé par l’hebdomadaire Defense News dans son édition du 11 janvier 2009. Les États-Unis subventionnent déjà les forces armées israéliennes à hauteur d’environ 2,5 milliards de dollars annuels. Le stock de munitions US, dans lequel Israël est autorisé à puiser sans limites en cas de besoin, atteindra une valeur supplémentaire de 800 millions de dollars. Les États-Unis disposent de quatre arsenaux en Israël, auxquels s’ajoutent des bases aériennes et marines. Techniquement, les bases et munitions US en Israël sont rattachées à l’European Command (UsEuCom) et non pas au Central Command (CentCom), Israël étant considéré comme une colonie européenne au Proche-Orient et non pas comme un État intégré dans cette région. L’European Command est dirigé par l’amiral James Stavidris, lequel est également le suprême commandeur de l’OTAN. Nous avons pu amener Gaza au Caire
Edité par T 34 - 13 Jan 2010 à 23:55 |
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T 34
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Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
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Envoyé : 14 Jan 2010 à 00:02 |
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Compte à rebours pour une nouvelle guerre contre Gaza
A partir de quand est-ce un génocide ?
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Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 8553 |
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Envoyé : 14 Jan 2010 à 15:29 |
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mercredi 13 janvier 2010, par Alain Gresh
Je signalais, dans un précédent envoi, cet article de Serge Dumont dans le quotidien suisse Le Temps (8 janvier) : « Israël muscle sa riposte sur le Net ». On y lisait notamment : « Peu après la fin de l’opération “Plomb durci” (l’invasion de la bande de Gaza en janvier dernier), Tzipi Livni, alors ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement d’Ehoud Olmert, a rapidement pris conscience de l’ampleur de la vague de protestations soulevée par la destruction massive des infrastructures civiles palestiniennes. Elle a alors autorisé son département à recruter des jeunes fans d’informatique pratiquant parfaitement une ou plusieurs langues étrangères afin de répondre aux critiques qui fusaient dans les blogs ainsi que dans le courrier électronique des grands journaux européens et américains. » Au-delà, c’est toute une entreprise de propagande qui se met en place à partir d’Israël. Et elle se traduit par un manuel diffusé par The Israel Project, une officine de désinformation très professionnelle, et dont l’exergue est : « Pour la liberté, la sécurité et la paix » – celle des Israéliens, bien sûr, et d’eux seuls. Ce manuel s’intitule The Israel Project’s 2009. Global Language Dictionary (PDF) et est destiné à la propagande aux Etats-Unis, mais ses « règles » s’appliquent sans doute ailleurs. C’est un document d’une centaine de pages, divisé en dix-huit chapitres. Curieusement, il porte la mention « interdit à la distribution et à la publication ». Il semble que ce texte n’était donc pas destiné à être diffusé largement. Le premier chapitre s’intitule « 25 règles pour une communication efficace ». Règle n° 1, « manifester de l’empathie pour les deux parties ! Le but de la communications pro-Israël ne vise pas seulement les gens qui aiment déjà Israël. Le but est de gagner de nouveaux cœurs et les esprits d’Israël, sans perdre le soutien qu’Israël a déjà. Pour ce faire, vous devez comprendre que le cadre à partir duquel la plupart des Américains voient Israël est un “cycle de violence qui dure depuis des milliers d’années”. Ainsi, vous avez à désarmer leurs soupçons. (...) La première étape est de montrer que vous voulez la paix A LA FOIS pour les Israéliens et les Palestiniens, et notamment pour les enfants. (...) Et il faut ouvrir vos propos par l’affirmation que Israël veut un meilleur futur à la fois pour les Israéliens et les Palestiniens. (...) Si, au centre de votre communication, vous montrez du doigt en disant “Israël a raison, ils ont tort”, vous perdrez plus que vous ne gagnerez ». Règle n° 6 : « Soyez attentif à votre ton. Un ton protecteur, paternaliste, détournera les Américains et les Européens. Nous sommes à un moment dans l’histoire où les Juifs en général (et les Israéliens en particulier) ne sont plus perçus comme le peuple persécuté. En fait, dans le public américain et européen – le public sophistiqué, éduqué, aux idées arrêtées, non-juif –, les Israéliens sont souvent considérés comme les occupants et les agresseurs. Dans ce cadre, il est essentiel pour les messages de porte-parole pro-israéliens de ne pas apparaître comme hautains ou condescendants. » Et, le texte donne, comme pour chaque règle, « les mots qui ne marchent pas » : « “Nous sommes prêts à leur permettre de construire”... Les Israéliens ne peuvent pas “autoriser” les Palestiniens à aller de l’avant. Ils ne peuvent pas “permettre” ou “contrôler” ou “ordonner” aux Palestiniens d’établir un commerce, un transport, ou un gouvernement. Si les Palestiniens sont à considérer comme un partenaire de confiance sur la voie de la paix, ils ne doivent pas être subordonnées, dans la perception ou dans la pratique, par les Israéliens. (...) » Règle n° 10. « Tracer un parallèle entre Israël et les Etats-Unis, y compris la nécessité de combattre le terrorisme. (...) Le langage d’Israël est celui de l’Amérique : démocratie, liberté, sécurité et paix. » Les Palestiniens, les Irakiens et les Afghans, parmi d’autres, sont payés pour le savoir. Règle n° 11. « Ne parlez pas de religion. Les Américains qui considèrent la Bible comme document de référence sur les affaires étrangères sont déjà partisans d’Israël. Les fondamentalistes religieux sont tout acquis à Israël (« Israel’s Amen Choir ») et ils représentent environ un quart du public américain, et les amis les plus solides d’Israël dans le monde. Toutefois, certains de ceux qui sont les plus susceptibles de croire qu’Israël est un Etat religieux sont les plus hostiles à Israël (“ils sont tout aussi extrémistes que les pays arabes qu’ils critiquent”). Malheureusement, presque toute discussion sur la religion ne fera que renforcer cette perception. Par conséquent, même la mention du mot “juif” dans le contexte d’Israël va déclencher une réaction négative – et la défense d’Israël comme un “Etat juif” ou “Etat sioniste” sera mal reçue. (...) » Règle n° 15. Utiliser des questions rhétoriques. En voici quelques exemples : « - “Comment puis-je faire la paix avec un gouvernement qui veut ma mort ?” « Règle 17. K.I.S.S. (Keep It Simple, Stupid) et répétez encore et encore. Une règle essentielle de la communication réussie est “Keep It Simple, Stupid” (faites simple). Une communication réussie ne consiste pas à réciter chaque fait de la longue histoire de conflit israélo-arabe, mais à pointer quelques principes de base sur des valeurs partagées comme la démocratie et la liberté et à les répéter encore et encore. » « Règle n° 21. Concédez un point. Recherchez des occasions dans chaque débat télévisé ou interview de concéder un point au journaliste ou à la personne avec laquelle vous débattez. Le point est de ne pas de miner l’une des bases essentielles de la politique étrangère d’Israël. Mais les simples mots “vous avez un bon argument” font merveille auprès d’un public » Et, pour terminer le tout, l’inévitable référence à l’holocauste et à la nécessité qu’il ne se reproduise pas... Le chapitre 2 est consacré aux mots et les phrases qu’il faut utiliser, c’est un régal... « “Tirer délibérément des roquettes sur des communautés civiles” : Combinez le motif terroriste avec la vision de civils et vous avez la parfaite illustration de ce à quoi Israël fait face à Gaza et au Liban. A utiliser en particulier en ce qui concerne les tirs de roquettes, mais aussi utile pour tout type d’attaque terroriste, “délibéré” est le mot juste à utiliser pour rappeler l’intention derrière derrière les attentats. Ceci est beaucoup plus fort que de décrire les attentats comme “aveugles”. “Diplomatie économique” : beaucoup plus global et plus populaire que le terme de “sanctions”. » (...) « “Humaniser les roquettes”. Peindre une image vivante de ce qu’est la vie dans les communautés israéliennes qui sont vulnérables aux attaques. Oui, vous pouvez citer le nombre d’attaques à la roquette qui ont eu lieu. Mais faire suivre ceci immédiatement par la description du voyage nocturne vers l’abri souterrain. “Si ... Si ... Si ... Alors” : Faites porter au Hamas la responsabilité du premier pas pour la paix par l’utilisation du “si” (et n’oubliez pas de terminer avec un clair “alors”, pour montrer qu’Israël est un partenaire pour la paix). “Si le Hamas se réforme... Si le Hamas reconnaît notre droit à exister... Si le Hamas renonce au terrorisme... Si le Hamas soutient les accords de paix internationaux... alors nous sommes disposés à faire la paix aujourd’hui.” » (...) « “L’islam militant” : Ceci est le meilleur terme pour décrire le mouvement terroriste. Evitez les termes comme “islamo-fascisme” qui rappellent la période Bush. » (...) « “Personne ne doit être obligé de quitter sa maison” : Ceci est la phrase la plus gagnante dans le lexique qui concerne les colonies de peuplement. Utiliser le principe de “mutuel” pour expliquer que, tout comme les Israéliens arabes ne devraient pas quitter leurs maisons en Israël, les juifs d’un nouvel Etat palestinien doivent être autorisés à rester dans leurs maisons, eux aussi. “Une étape à la fois, une journée à la fois” : Il est essentiel de réduire les attentes et de réduire la pression sur Israël pour qu’il se précipite dans un accord qui soit n’est pas dans son intérêt, soit met en danger sa sécurité. Le principe “un pas à la fois” sera accepté comme une approche de bon sens dans la mise en œuvre du principe de l’échange des territoires contre la paix. » Je reviendrai dans un autre envoi sur d’autres aspects de ce document. |
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Envoyé : 19 Jan 2010 à 13:12 |
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Israel : un bilan (The New Statesman)
John PILGER
La farce du sommet de Copenhague sur le Changement Climatique a confirmé la réalité d’une guerre mondiale menée par les riches contre la majorité de l’humanité. Elle a aussi révélé l’existence d’une résistance qui grandit comme jamais auparavant : un internationalisme qui associe la sauvegarde de la planète terre avec les droits de l’homme universels, et exige que justice soit faite pour tous ceux qui envahissent et dépossèdent en toute impunité. La résistance palestinienne au vol de leur pays a atteint un tournant en 2001 lorsqu’Israël fut qualifié d’état d’apartheid lors d’une conférence des Nations Unies sur le racisme à Durban, en Afrique du Sud. Selon Nelson Mandela, la justice pour les Palestiniens constitue « le plus grand enjeu moral de notre époque ». L’Appel de la Société Civile Palestinienne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS), fut lancé le 9 juillet 2005, dans l’esprit du grand mouvement non-violent qui a balayé le monde et provoqué l’effondrement de l’Apartheid africain. « Au cours des décennies d’occupation et de vols, » a écrit Mustafa Barghouti, une voix de la sagesse dans le paysage politique palestinien, « 90% de la lutte palestinienne a été non-violente… Une nouvelle génération de dirigeants palestiniens s’adressent au monde exactement comme Martin Luther King l’aurait fait. Ce même monde qui rejette tout recours à la violence de la part des Palestiniens, même dans les cas flagrants de légitime défense, pourrait-il nous reprocher la non-violence employée par des hommes tels que King et Ghandi ? » Aux Etats-Unis et en Europe, les syndicats, les associations universitaires et les grandes églises ont ravivé les stratégies et tactiques employés contre l’apartheid sud-africain. Lors d’une résolution adoptée par 431 voix contre 62, l’église Presbytérienne des Etats-Unis a voté en faveur « d’un processus de désinvestissement progressif et sélectif contre les multinationales qui font des affaires avec Israël ». Cette décision avait été précédée par le jugement rendu par la Cour Internationale de Justice déclarant le mur d’Israël et ses « colonies » comme illégales. Un jugement similaire avait été rendu par la Cour en 1971 pour condamner l’occupation de la Namibie par l’Afrique du Sud, déclenchant ainsi un boycott international. A l’instar de la campagne contre l’Afrique du Sud, la question centrale est le respect de la loi. Aucun état ne se permet de violer le droit international avec autant de désinvolture qu’Israël. En 1990, une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU qui exigeait le retrait de Saddam Hussein du Koweït était pratiquement mot à mot la même que celle qui exigeait le retrait d’Israël de la Cisjordanie. Les Etats-Unis et leurs alliés ont attaqué et chassé l’Irak alors qu’Israël a toujours été choyé. Le 11 décembre (2009), le Président Obama a annoncé une « aide » de 2,75 milliards de dollars pour Israël, un acompte sur les 30 milliards que les contribuables américains en plein marasme économique devront sortir au cours des dix années à venir. L’hypocrisie est désormais bien comprise aux Etats-Unis, où les campagnes de boycott deviennent monnaie courante. Une campagne sur le thème de « la beauté volée » est menée contre les produits de beauté Ahava qui sont fabriqués illégalement dans des « colonies » de la Cisjordanie a forcé la compagnie à se séparer de son « ambassadrice », la célèbre Kristin Davis, star de la série Sex and the City. En Grande-Bretagne, Sainsbury’s et Tesco sont sous pression pour révéler quels sont leurs produits fabriqués dans les « colonies » dont la commercialisation viole l’accord de commerce entre l’Union Européenne et Israël. En Australie, un consortium dont fait partie la compagnie française Veolia a perdu un marché d’un milliard de dollars pour une usine de désalinisation suite à une campagne révélant le projet de Veolia de construire une ligne de tram reliant Jérusalem aux « colonies ». En Norvège, le gouvernement a retiré son soutien à une société de haute-technologie israélienne, Elbit, qui a participé à la construction du mur qui traverse la Palestine. Il s’agit du premier boycott officiel d’un pays occidental. « Nous ne souhaitons pas financer des entreprises qui participent aussi ouvertement à la violation du droit humanitaire international », a déclaré le ministre des finances norvégien. En 2005, une association de professeurs d’université en Grande-Bretagne (Association of University Teachers in Britain - AUT) a voté en faveur d’un boycott des institutions universitaires israéliennes complices de l’oppression contre les Palestiniens. La campagne de l’AUT a du faire marche arrière lorsque le lobby pro-israélien a déclenché une vague d’attaques personnelles et d’accusations d’antisémitisme. L’écrivain et militant palestinien Omar Barghouti l’a qualifié de « terrorisme intellectuel » : une perversion intellectuelle qui transforme en antisémitisme toute opposition au racisme exercé contre les Palestiniens. Cependant, pratiquement tout a changé après l’attaque Israélienne contre Gaza le 27 décembre 2008. La première campagne étatsunienne pour un boycott universitaire et culturel d’Israël a été lancée, en présence de Desmond Tutu. Lors de sa conférence de 2009, le Congrès des Syndicats Britannique a voté en faveur d’un boycott de la consommation. Le « tabou israélien » venait de tomber. Parallèlement, on assiste à un développement rapide de la loi pénale international depuis l’affaire Pinochet en 1999 lorsque l’ancien dictateur du Chili fut placé en résidence surveillée en Grande-Bretagne. Les criminels de guerre israéliens courent désormais le risque d’être trainés en justice là où s’appliquent des lois à « juridiction universelle ». En Grande-Bretagne, la Convention de Genève de 1957 est renforcé par le rapport de l’ONU sur Gaza du juge Richard Goldstone qui en décembre a obligé un juge londonien à émettre un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité contre Tzini Livni, ancien ministre des affaires étrangères d’Israël. Au mois de Septembre, seule une immunité diplomatique a évité à Ehud Barak, ministre de la défense d’Israël lors de l’assaut contre Gaza, d’être arrêté par Scotland Yard. Il y a un an à peine, 1400 personnes sans défense à Gaza furent assassinés par les Israéliens. Le 29 décembre dernier, Mohamed Jassier était le 367eme habitant de Gaza à mourir parce que les médicaments qui auraient pu le sauver sont interdits par Israël. Gardez cela bien à l’esprit la prochaine fois qu’une chaine de télévision « équilibrera » de telles souffrances avec les protestations sournoises des oppresseurs. Une dynamique a été enclenchée. Pour la première commémoration de l’atrocité de Gaza, une grande procession humanitaire de 42 pays – musulmans, juifs, chrétiens, athées, jeunes et vieux, syndicalistes, artistes, musiciens et ceux qui menaient les convois de nourriture et de médicaments – a convergé vers Egypte, et même si la dictature au Caire à la solde des Etats-Unis a empêché la majorité d’atteindre Gaza, les peuple de cette prison à ciel ouvert savaient qu’ils n’étaient pas seuls, et des enfants ont grimpé sur les murs pour hisser des drapeaux palestiniens. Et ce n’est que le début. John Pilger http://www.johnpilger.com/page.asp?partid=563 traduction par le Grand Soir
![]() Norman Finkelstein vu par Carlos Latuff : Le mur de "sécurité" israélien :"Pourquoi ne pas l'appeler par son véritable nom ?" Edité par T 34 - 02 Feb 2010 à 20:10 |
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