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Cuba : Tout ce que l'on ne vous dit pas ailleurs

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Jul 2010 à 22:09
Un ex fonctionnaire étasunien Roger Noriega qui fut sous secrétaire d'état à l'hémisphère occidental lors du gouvernement Bush révèle que James Cason (qui représentait les Etats-Unis à la Havane) fut envoyé avec un agenda précis pour rompre les relations avec Cuba.
 


Edité par T 34 - 11 Jul 2010 à 22:48
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Jul 2010 à 23:56

 
Fidel fait une apparition publique.
 

Fidel Castro visite le Centre National de la Recherche Scientifique (CNIC)

La Havane, 11 juillet (AIN) – Le leader historique de la Révolution Cubaine Fidel Castro a visité le mercredi 7 juillet le CNIC –le Centre National de la Recherche Scientifique, dans le cadre du 45e anniversaire de cette institution qui est l’antécédent de l’actuel Pôle Scientifique de La Havane.
« Au CNIC, fondé le 1er juin 1965, Fidel Castro a été accueilli, l’après midi, par le directeur général, le Docteur Carlos Gutierrez et par trois autres membres du Conseil de Direction » souligne le quotidien Juventud Rebelde.
Dès que les travailleurs ont appris que Fidel Castro s’y trouvait, ils se sont rassemblés et lui ont fait un accueil affectueux et chaleureux que Fidel a remercié avec des propos de gratitude.
Le CNIC a été le premier centre de recherche scientifique fondé par la Révolution Cubaine. Il a formé plus de 20 000 spécialistes de diverses branches et il a été l’embryon d’autres importantes institutions dont le Centre de Santé des Animaux et des Plantes, le Centre d’Immuno-essai et le Centre de Chimie Pharmaceutique, souligne l’information.
Elle ajoute que le CNIC a également formé la plupart des principaux chercheurs, scientifiques et directeurs d’autres centres de recherche de notre pays.
Actuellement le CNIC relève du Ministère de l’Enseignement Supérieur et il se consacre à la recherche scientifique de pointe dans les sciences naturelles, biomédicales et technologiques.
Ce centre a pour mission de résoudre avec qualité et rigueur scientifique des problèmes biomédicaux et technologiques ayant une importance économique et sociale et de mettre au point des produits scientifiques de dernière génération pouvant se faire une place sur le marché mondial.
À cette fin, il est chargé de la recherche, la production et la commercialisation de ses propres produits.

 
 
 
 

Cuba est un exemple dans l’application de la convention sur les droits des enfants » déclare le représentant de l’UNICEF

La Havane, 10 juillet, (RHC)--. « Cuba est un exemple dans l’application de la convention sur les droits des enfants » a déclaré à La Havane, Juan José Ortiz, représentant à Cuba de l’UNICEF et invité de marque au 4e congrès panaméricain sur les droits des enfants et des jeunes à la santé mentale qui vient de conclure à La Havane.

Dans des déclarations exclusives à l’AIN, l’agence d’information nationale, Juan José Ortiz a souligné que cela est le résultat de la priorité politique que Cuba accorde à l’attention de l’enfance malgré le blocus étasunien.

« Les enfants jouissent pleinement de tous leurs droits » a relevé le représentant de l’UNICEF qui a mis en contraste la situation de Cuba avec la triste réalité des pays sous-développés où des centaines de millions d’enfants ne vont pas à l’école, travaillent dans des conditions infrahumaines et sont victimes d’autres graves violations de leurs droits.



Edité par T 34 - 11 Jul 2010 à 23:50
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Jul 2010 à 16:20

1er Colloque International “Trans-identités, Genre et Culture” à La Havane : la transsexualité n’est pas une maladie.

 

Hervé HUBERT

Le 1er Colloque International “Trans-identités, Genre et Culture”, annoncé dans ces colonnes le 3 mai dernier, a réuni à La Havane, à La Casa de la Amistad, des spécialistes de trois continents : l’Australie, l’Europe avec la France et la Grèce, l’Amérique : Cuba, Canada, Colombie, Mexique.

C’est à l’aide de conférences, d’exposés, de vidéo-débats, de table-rondes avec traductions simultanées espagnol-français que durant trois jours se sont ainsi rencontrées différentes disciplines comme la médecine, la psychologie, le droit, les études culturelles avec un objet de travail commun : la trans-identité et plus spécifiquement la transsexualité.

Organisé par la Section “Diversité sexuelle” de la Société Cubaine Multidisciplinaire pour l’Etude de la Sexualité (SOCUMES) et l’Association “L’Elan Retrouvé” ( Paris) ce colloque avait pour but d’établir un échange scientifique et de construire une marque de référence commune pour l’abord des Trans-Identités.

D’emblée Mariela Castro Espín, Présidente du Colloque pour Cuba, définit de très belle manière l’esprit de la rencontre “Nous sommes en train de construire, d’élaborer un langage qui nous aide à articuler un discours pour la dépathologisation des trans-identités. Et cette construction doit être non seulement trans-disciplinaire, elle doit être faite avec la participation des personnes trans”.

Ainsi différentes personnes trans vivant à Cuba interviendront dans les exposés et les débats. A noter la participation de la Professeure Viviane Namaste de l’Université de Montréal, transsexuelle, qui présentera le travail des artistes trans’ à Montréal. Elle lira également l’exposé d’Axel Léotard, Président de l’Association française “Intertrans’ sur la situation française marquée par une longue pratique ségrégative psychiatrique, juridique et sociale. Axel comme beaucoup de transsexuel(le)s français n’avait eu la possibilité de venir au colloque pour raison financière.

Ce qui est essentiel est bien que cette participation des personnes trans’ ne fut pas « un show » mais le résultat d’une stratégie politique de santé mettant au centre l’humain. Les équipes cubaines ont travaillé pour la réalisation de ce colloque et pendant le colloque, comme elles ont l’habitude de le faire au quotidien. C’est bien à partir des rencontres structurées avec les personnes trans’ par Cenesex, le Centre National d’Education Sexuelle, dirigé par Mariela Castro Espín, que les propositions se font pour modifier les lois. C’est ce point spécifique de la politique cubaine qui a impressionné Viviane Namaste : une construction interdisciplinaire conjuguant la loi, le médico- psychologique, le social, où il y a une stratégie de travail en commun avec les personnes concernées, ce qui n’existe pas dans les autres pays.

L’autre point spécifique dans l’orientation du colloque est la dépathologisation ou la non pathologisation de la transsexualité. Pour mémoire, il convient de rappeler que l’homosexualité a été retirée du DSM III, le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l’Association Américaine de Psychiatrie en 1973 seulement. La transsexualité figure toujours aujourd’hui dans ces mêmes classifications psychiatriques comme trouble de l’identité sexuelle. C’est en 2005 que la Commission Nationale cubaine abandonnera le terme « Troubles de l’identité de genre » pour s’identifier comme Commission Nationale d’Attention aux Personnes Transsexuelles. C’est en février 2010 que le Ministère de la Santé, en France, retirera le transsexualisme des pathologies mentales.

Cette non pathologisation de la condition transsexuelle, dira le Docteur Alberto Roque Guerra, aura été le même souci de tous les intervenants du colloque avec pourtant des références différentes de celles qui sont habituelles à Cuba, notamment psychanalytiques (Hervé Hubert, Bernard et Concepcion Doray, Magda Gomez)

En tant que Président du Colloque pour la France, je soulignerai également lors de la conclusion l’aspect essentiel de la non pathologisation : « la transsexualité n’est pas quelque chose qui a à voir avec une psychopathologie, une maladie, mais simplement quelque chose qui a à voir avec la diversité humaine, une différence de l’humain quant à la construction de l’identité sexuelle »

Dans cette construction d’une différence, le point singulier de la création artistique a mis en avant ce qui fait réelle valeur de l’humain, la valeur créatrice individuelle prise dans un rapport social. C’est ce qu’ont développé d’un point de vue psychanalytique trois psychologues grecques, Dimitra Athanasopoulou, Themis Golegou, Assimina Rapti.

« Ce que nous avons besoin encore plus que la réassignation sexuelle, c’est la réassignation sociale », indique une personne trans, « se sentir reconnu dans la société, par ses proches, son milieu de travail » (…) « Ce qui est important c’est de prendre la décision de l’opération et la réaliser. Il est tout aussi important de recevoir une aide, un appui pour commencer une « nouvelle vie », souvent un nouveau lieu, un nouveau nom, repartir à zéro, sans l’histoire qui a produit la discrimination antérieure » dit-elle encore.

Ce que les intervenant ont appris et continuent d’apprendre ne peut se faire qu’avec les personnes qui portent ces questions. Ainsi Mariela Castro parle de personnes qui vivent des contradictions avec leur identité de genre. C’est bien dans le travail de ces contradictions que des avancées sur l’individualité et son articulation au collectif pourront se faire. Cela orientera Mariela Castro vers la perspective plus large des droits et de la politique sociale sur cette question.

L’exposé de l’universitaire australien Veck Lewis sur la violence de la transphobie au Mexique comme défaut d’une politique sociale, le formidable documentaire «  Translatina » sur les questions ségrégatives sur la sexualité et le VIH en Amérique Latine, l’approche de la prise en charge des difficultés relationnelles dans les familles présentée par la psychiatre cubaine Ada Alfonso, auront été d’autres exemples de l’importance d’un travail nécessaire sur le lien social comme moteur de la réalisation concrète du progrès. Cela touche directement la question de la ségrégation sociale qui nécessiterait d’autres développements. Retenons que l’expérience cubaine a été extrêmement riche d’enseignements en ce qui concerne le traitement fondamental de cette question dans tous les registres : accès gratuit à tous les soins, politique contre la discrimination, promotion de l’intégration sociale, à commencer par la participation des personnes concernées dans la réflexion sur l’élaboration des législations les concernant.

C’est bien sûr cet élément qui fait avancer la proposition de loi de changement d’état-civil des personnes transsexuelles qui ne souhaitent pas être opérées. Le premier point contre la ségrégation est bien de pouvoir nommer les personnes trans’ selon leur identité et non le sexe anatomique d’origine. La promulgation de cette loi et le travail de réforme du Code des Familles marqueraient une révolution pour le bien-être des transsexuels à Cuba, et par ses répercussions, dans le monde.

Tant pour la méthode que pour les solutions concrètes, l’expérience cubaine donne des idées et des espoirs stimulants pour avancer dans le domaine médico-psychologique, social et juridique. Nous serons heureux de poursuivre ce travail en commun et de répondre favorablement à l’invitation de Mariela Castro de construire ensemble un second congrès international en 2012 à La Havane.

Hervé Hubert


Pour nos lecteurs hispanophones, nous joignons en complément un autre article en espagnol

Cine y transexualidad

Magda Gomez

Durante el coloquio llevado a cabo en La Havana el 9, 10 y 11 de junio pasados, sobre “Trans-identidad, género y cultura”, y en el cual tuve la oportunidad de participar, uno de los objetivos era construir un marco de referencia sobre la transexualidad, el transgénero y las trans-identidades, promoviendo la despatologización no solamente desde un punto de vista de los derechos humanos, sino desde un abordaje cultural.

Es así que pudimos encontrar varios acercamientos y maneras de tratar el tema a partir del arte y la cultura, siendo el cine una de las manifestaciones principales a partir de las cuales se abordό el transexualismo y a partir del cual surgieron varios elementos interesantes sobre todo para una comprensión mas amplia y profunda de la realidad social de los sujetos “trans”.

Encontramos por un lado, la exposiciόn del cineasta cubano Frank Padrón, sobre las identidades transgénero en el cine latinoamericano, especificamente en el cine cubano, donde se evidencia que a pesar de los avances a nivel médico y psicológico realizados en Cuba para tratar a ésta población, aún se está lejos de la aceptaciόn social. La estigmatizaciόn y marginalización de los sujetos « trans » por parte de la sociedad, es una cuestiόn presente y permanente, que se extiende también a otros países de América latina, situación que da cuenta del fénomeno de la “transfobia”.

Este fenόmeno, así como otros aspectos a los que se ven confrontados diariamente los sujetos transexuales y trasgénero pudieron ser apreciados a través de la muestra del documental “Translatina”, dirigido por Felipe De Gregory y estrenado en el año 2010. Este documental auspiciado por la Organización Panamericana de la Salud (OPS), el Programa Conjunto de las Naciones Unidas sobre el VIH/SIDA (ONUSIDA) y el Programa de las Naciones Unidas para el Desarrollo (PNUD), contó también con el apoyo de la Red Latinoamericana y del Caribe de Personas Trans (REDLACTRANS) y de la Regional Latinoamericana y Caribeña de la International Lesbian & Gay Association (ILGA-LAC).

“Translatina”, fue producido en el Perú pero contiene imágenes de nueve países de América latina, expone mediante testimonios de representantes de la población civil, autoridades de salud y justicia, los retos que enfrentan las mujeres transgénero, travestis y transexuales para obtener acceso a la educación, al trabajo, a la justicia, a la salud, entre otros.

En la mayoría de los testimonios que presenta éste documental, se pueden apreciar dramáticas historias de vida, que dan cuenta de la exclusión, y segregaciόn de las cuales han sido objeto los sujetos “trans”, así como de la violación a los derechos humanos, lo que incluye una creciente lista de asesinatos, como causa de discriminaciόn.

A pesar de éste oscuro panorama, “Translatina” devela sin embargo, la perseverancia y esperanza de las trangéneros en América Latina, a través de la muestra de las movilizaciones de la comunidad mediante marchas como las realizadas en Chile, México y Argentina, para hacer un llamado sobretodo a los gobiernos para buscar políticas, que ofrezcan marcos legales especificos para la protecciόn de sus derechos.

Este documental también nos informa sobre los avances conseguidos en los diferentes países, tal es el caso de Ecuador donde hay una ley que penaliza la discriminación por orientación sexual e identidad de género y se contempla la unión de hecho entre personas independientemente de la orientación sexual, o en Brasil, donde las transexuales pueden acceder a servicios de salud con su nombre femenino.Aunque no es dicho en el documental, quiero agregar que Colombia es uno de los pocos países en el mundo, donde el cambio de nombre en el documento de identidad es posible sin la operación de reasignaciόn de sexo. Y por supuesto tenemos el ejemplo de Cuba, donde la cirugía de reasignación de sexo es posible gratuitamente y donde no hay una forma de tolerancia por parte de la sociedad cubana en la medida que no hay registros de violencia fisica hacia la comunidad “trans”.

Organizaciones que trabajan con la comunidad transgénero, como Vía Libre del Perú, afirman que la comunidad participa en espacios donde antes no estaban, y aportan, como por ejemplo en ONUSIDA, la OEA, entre otros.

Podemos decir que la comunidad “trans” se encuentra actualmente más empoderada y mas organizada a través de una red extraordinaria de apoyo a nivel latinoamericano, la cual esta contruyendo iniciativas de aceptaciόn y educación desde cada país con el fin de despatologízar y evitar la discriminaciόn de ésta comunidad, a pesar de un contexto de violencia, asesinatos y represión.

Quisiera por último resaltar el trabajo de otros cineastas latinoamericanos, a propósito de los cuales hablé en mi exposiciόn llamada “El transexual en el cine”, presentada igualmente en el coloquio, y de los cuales quiero destacar principalmente “Hotel Gondolin”documental argentino que se presenta como una vía hacia la búsqueda de soluciones y de desmarginalización de los transexuales que se dedican a la prostitución ; “Pasarelas libertadores” documental venezolano que denuncia sobre todo la violencia y los abusos a los que estan sometidos diariamente los transexuales que se prostituyen en la Avenida Libertador de Caracas, especialmente por parte de la policía ; y la pelicula también venezolana, « Cheila, una casa pa’maita » triunfadora del festival de cine venezolano de Merida en el 2009, en la que se explora un problema no muy abordado por la cinematografia latinoamericana en general, como es la aceptación de los transexuales y la pobreza desde otra óptica a través de la historia de su personaje principal, una transexual llamada Cheila.

El cine nos muestra diferentes caras del transexualismo, pero principalmente las diversas problemáticas a las que se ve confrontado el transexual, el cine va a hacernos espectadores sobretodo del sufrimiento que experimentan éstos sujetos, como producto generalmente del rechazo y la discriminación por parte del entorno, éste sufrimiento va a ser escenificado por el suicidio, la muerte, la huida, y la complicidad segregativa de la ley y su praxis, también por el estatus que el dinero adquiere como medio para alcanzar el fin deseado : una cirugía que logrará una correspondencia entre la imagen y el sentimiento, el cine también nos muestra el peso que lo simbólico tiene sobre la imagen, o al contrario, que la imagen tiene sobre lo simbólico, mostrando así la verguenza y frustración que puede llegar a experimentar el transexual frente a la imposibilidad de cambiar de nombre en el documento de identidad, incluso habiendo cambiado de sexo, y la reacción del otro frente a ésta incongruencia ; pero la vergüenza no es lo mas grave, sino la consecuencia de ésta imposibilidad (el no acceso a la salud, a la educación o al trabajo) lo que va a ligar la transexualidad a la marginalización y a la prostitución, cuestiones para nada ajenas a la realidad latinoamericana, y de otros países como Tailandia o SriLanka, en los cuales también recientemente se han producido documentales que dan testimonio de ésta realidad. Nos queda sin embargo a través de la experiencia cubana y a través del documental “translatina”, la sensación de que es posible una “transformación” social y que el sujeto transexual es la clara muestra y prueba de ello.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Jul 2010 à 19:29

Fidel interviendra en direct sur Telesur aujourd'hui à 23h30, heure de Paris. Il abordera le thème du Moyen Orient dans l'émission Mesa Redonda.

L'émission sera aussi retransmise sur Cubavisión Internacional à 18h30 (heure de Cuba).
 

 

Le Département d’Etat débloquera plus d’argent pour promouvoir la subversion à Cuba

La Havane, 12 juillet, (RHC)--. Le site internet www.cubadebate.cu dénonce ce lundi l’appui du Département d’Etat des Etats-Unis à la subversion à Cuba.

L’article fait référence à l’annonce publique diffusée par l’Office de la démocratie, les droits humains et le travail afin de promouvoir les demandes de projets visant à promouvoir la subversion de l’ordre à Cuba.

Le document annonce d’autre part que Washington dispose d’environ 500 000 dollars pour aider les mal nommés « prisonniers politiques cubains et leurs proches »

Cubadebate souligne que Washington définit comme prisonniers politiques les Cubains condamnés pour recevoir de l’argent et des instructions d’une puissance étrangère, par l’intermédiaire des fonctionnaires du Bureau des Intérêts des Etats-Unis à La Havane.

Washington a annoncé le déblocage de 500 000 dollars pour le soutien de groupes religieux et autant de dollars pour les « syndicats privés » à Cuba. 350 000 iraient aux « Dames en blanc » et 300 000 pour la mal nommée société civile cubaine, notamment pour les groupes contre-révolutionnaires en dehors de La Havane. Cela fait au total, 3 650 000 dollars supplémentaires pour les programmes ayant trait à Cuba.

Le texte du Département d’Etat signale ouvertement que l’objectif de la distribution de cet argent est la promotion des objectifs de la politique extérieure des Etats-Unis à l’égard de Cuba.



Edité par T 34 - 14 Jul 2010 à 20:51
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Fidel a visité le centre de Recherche de l’Economie Mondiale (+ photos) et leur a remis un message (traduit en français ici).

Visite de Fidel au centre d'investigation de l'économie mondiale

Fidel visite le centre recherches sur l’économie mondiale

LE commandant en chef Fidel Castro a visité dans l’après-midi du mercredi 13 juillet le Centre de recherches sur l’économie mondiale, où il a été reçu par le Dr Osvaldo Martinez.

Pendant plus d’une heure, le leader de la Révolution a échangé des vues avec les chercheurs de cette prestigieuse institution sur les graves dangers d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient, et sur la terrible menace que représente pour le genre humain la destruction du l’environnement sous nos propres yeux.

Fidel les a convoqués à réfléchir sur la manière dont les pays de Notre Amérique peuvent faire face à de tels défis, et comment bâtir une nouvelle civilisation à même d’éviter de répéter les erreurs commises jusqu’à présent.

Pendant l’entretien, Fidel a remis à ses interlocuteurs un message écrit de sa propre main pour qu’il soit débattu avec les économistes du pays et d’autres parties du monde.

Le Centre de recherches sur l’économie mondiale est une institution scientifique cubaine placée sous la juridiction du CITMA (ministère des Sciences, des Technologies et de l’Environnement) qui pendant 30 ans a réalisé des recherches sur les principaux sujets de l’économie mondiale, notamment sur les problèmes dont souffrent les pays sous-développés, avec des propositions de solutions à ces situations. Le CIEM, qui est un centre de référence reconnu dans la région latino-américaine et caribéenne, a organisé de nombreuses rencontres internationales.

Prenant congé des scientifiques et du personnel de l’institution, Fidel est reparti sous les applaudissements nourris des habitants des environs du CIEM, qui avaient eu vent de la présence du leader de la Révolution dans ce centre de recherche.
 

.

Message de Fidel aux économistes

CAMARADES économistes du CIEM:

Sur la Résolution 1929.

Le 27 juin 2010, dans un message envoyé suite à la Résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU approuvée le 9 juin 2010, je disais à son destinataire ce qui suit :

 «Il n’y a qu’une chose dont on puisse être sûr: cette fois, Cuba sera très loin de la cible d’armes de ce type, de même que le reste de l’Amérique latine, du nord du Mexique au cap Horn.

 «Lorsque s’éteindra le feu nucléaire, qui sera nécessairement de courte durée, on pourra parler de la crise de la post-guerre, qui éclatera immédiatement.

 «Tout cela pourrait paraître hautement fantaisiste, non moins que le fait que, par un véritable miracle, Cuba a échappé à l’attaque nucléaire d’octobre 1962.

 « [...] on ne parlera plus de capitalisme ou de socialisme. Il s’ouvrira une étape d’administration des biens et des services disponibles dans cette partie du continent. Inévitablement, chaque pays sera alors gouverné par ceux qui sont aujourd’hui à sa tête, dont plusieurs sont très proches du socialisme, et d’autres débordent d’euphorie à l’idée du marché mondial qui s’ouvrira aux combustibles, à l’uranium, au cuivre, au lithium, au fer et à d’autres métaux aujourd’hui envoyés  aux pays développés et riches, des marchés qui disparaîtront brusquement.

«Dans de telles circonstances, les produits les plus indispensables à la vie: les aliments, l’eau, les combustibles et les ressources de l’hémisphère situé au sud des Etats-Unis abondent pour conserver un peu de civilisation, cette civilisation dont les progrès incontrôlés ont conduit l’humanité à un tel désastre.»

Je sais que certains camarades s’inquiètent sérieusement, estimant  que je mets ma crédibilité en danger lorsque je soutiens des idées aussi cruciales, selon lesquelles un conflit deviendrait aujourd’hui, inévitablement, nucléaire.

C’est ce que je fais depuis que, le 1er juin 2010, j’ai évoqué le grave danger qu’impliquait pour toute l’humanité la destruction du Cheonan, bateau amiral des forces navales de Corée du Sud

Pour moi, ce qui importe plus que tout, c’est que notre peuple soit bien informé des graves dangers qui nous menacent, ce n’est pas ma crédibilité personnelle.

J’ai demandé au camarade Osvaldo de réunir à ce siège, ce mardi 13 juillet, le groupe d’éminents économistes que je viendrai voir pour les prier de réaliser ce travail de «science-fiction» (appelons-le ainsi): dans les dix prochains jours, réfléchir et analyser à raison de quatre heures par jour ces questions délicates, dans le but de répondre à une question: que doivent faire les pays de «Notre Amérique» s’il se produit une situation telle que celle qu’évoque le texte ci-dessus, cité entre guillemets?

Il s’agirait, bien entendu, du coup d’envoi d’une nouvelle civilisation, à partir des connaissances scientifiques colossales dont s’est dotée notre espèce, pour que ne se reproduise pas les faits qui à mon sens se produiront mais ne pourront le faire qu’une fois.

J’ai également demandé à Osvaldo de leur remettre copie de ce texte.

A partir de l’information  que m’avait fait parvenir le ministère des Relations extérieures, j’ai fait savoir à plusieurs ambassadeurs  en poste dans des pays clés et à quatre présidents latino-américains  que le conflit exploserait à partir de jeudi, le vendredi ou au plus tard le samedi.

Mon amertume explicable tient au fait que je travaillais sur la base d’une information officielle qui, n’incluant pas les deux longs paragraphes de la fin, m’a induit en erreur dans les Réflexions du 4 juillet et aurait porté un coup irréparable à ma crédibilité en ce moment historique décisif, ce dont je me suis rendu compte ce dimanche 11 juillet vers onze heures du matin.

J’ai aussi demandé à Osvaldo de distribuer  aux économistes copie de ce message et d’y ajouter une copie du texte écrit du documentaire Home, du réalisateur français Yann Arthus-Bertrand, réalisé par un groupe international de personnalités visionnaires et bien informées, sur l’autre terrible menace qui pèse sur notre espèce: la destruction, sous nos yeux, de notre environnement.

Il existe encore des alternatives qui laissent une marge à l’espoir, si nous sommes capables de les choisir.

Fraternellement,

Fidel Castro Ruz

13 juillet 2010

C U B A

La Havane. 14 Juillet 2010 

Fidel visite le centre recherches sur l’économie mondiale

LE commandant en chef Fidel Castro a visité dans l’après-midi du mercredi 13 juillet le Centre de recherches sur l’économie mondiale, où il a été reçu par le Dr Osvaldo Martinez.

Pendant plus d’une heure, le leader de la Révolution a échangé des vues avec les chercheurs de cette prestigieuse institution sur les graves dangers d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient, et sur la terrible menace que représente pour le genre humain la destruction du l’environnement sous nos propres yeux.

Fidel les a convoqués à réfléchir sur la manière dont les pays de Notre Amérique peuvent faire face à de tels défis, et comment bâtir une nouvelle civilisation à même d’éviter de répéter les erreurs commises jusqu’à présent.

Pendant l’entretien, Fidel a remis à ses interlocuteurs un message écrit de sa propre main pour qu’il soit débattu avec les économistes du pays et d’autres parties du monde.

Le Centre de recherches sur l’économie mondiale est une institution scientifique cubaine placée sous la juridiction du CITMA (ministère des Sciences, des Technologies et de l’Environnement) qui pendant 30 ans a réalisé des recherches sur les principaux sujets de l’économie mondiale, notamment sur les problèmes dont souffrent les pays sous-développés, avec des propositions de solutions à ces situations. Le CIEM, qui est un centre de référence reconnu dans la région latino-américaine et caribéenne, a organisé de nombreuses rencontres internationales.

Prenant congé des scientifiques et du personnel de l’institution, Fidel est reparti sous les applaudissements nourris des habitants des environs du CIEM, qui avaient eu vent de la présence du leader de la Révolution dans ce centre de recherche.

C U B A

La Havane. 14 Juillet 2010 

Message de Fidel aux économistes

CAMARADES économistes du CIEM:

Sur la Résolution 1929.

Le 27 juin 2010, dans un message envoyé suite à la Résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU approuvée le 9 juin 2010, je disais à son destinataire ce qui suit :

 «Il n’y a qu’une chose dont on puisse être sûr: cette fois, Cuba sera très loin de la cible d’armes de ce type, de même que le reste de l’Amérique latine, du nord du Mexique au cap Horn.

 «Lorsque s’éteindra le feu nucléaire, qui sera nécessairement de courte durée, on pourra parler de la crise de la post-guerre, qui éclatera immédiatement.

 «Tout cela pourrait paraître hautement fantaisiste, non moins que le fait que, par un véritable miracle, Cuba a échappé à l’attaque nucléaire d’octobre 1962.

 « [...] on ne parlera plus de capitalisme ou de socialisme. Il s’ouvrira une étape d’administration des biens et des services disponibles dans cette partie du continent. Inévitablement, chaque pays sera alors gouverné par ceux qui sont aujourd’hui à sa tête, dont plusieurs sont très proches du socialisme, et d’autres débordent d’euphorie à l’idée du marché mondial qui s’ouvrira aux combustibles, à l’uranium, au cuivre, au lithium, au fer et à d’autres métaux aujourd’hui envoyés  aux pays développés et riches, des marchés qui disparaîtront brusquement.

«Dans de telles circonstances, les produits les plus indispensables à la vie: les aliments, l’eau, les combustibles et les ressources de l’hémisphère situé au sud des Etats-Unis abondent pour conserver un peu de civilisation, cette civilisation dont les progrès incontrôlés ont conduit l’humanité à un tel désastre.»

Je sais que certains camarades s’inquiètent sérieusement, estimant  que je mets ma crédibilité en danger lorsque je soutiens des idées aussi cruciales, selon lesquelles un conflit deviendrait aujourd’hui, inévitablement, nucléaire.

C’est ce que je fais depuis que, le 1er juin 2010, j’ai évoqué le grave danger qu’impliquait pour toute l’humanité la destruction du Cheonan, bateau amiral des forces navales de Corée du Sud

Pour moi, ce qui importe plus que tout, c’est que notre peuple soit bien informé des graves dangers qui nous menacent, ce n’est pas ma crédibilité personnelle.

J’ai demandé au camarade Osvaldo de réunir à ce siège, ce mardi 13 juillet, le groupe d’éminents économistes que je viendrai voir pour les prier de réaliser ce travail de «science-fiction» (appelons-le ainsi): dans les dix prochains jours, réfléchir et analyser à raison de quatre heures par jour ces questions délicates, dans le but de répondre à une question: que doivent faire les pays de «Notre Amérique» s’il se produit une situation telle que celle qu’évoque le texte ci-dessus, cité entre guillemets?

Il s’agirait, bien entendu, du coup d’envoi d’une nouvelle civilisation, à partir des connaissances scientifiques colossales dont s’est dotée notre espèce, pour que ne se reproduise pas les faits qui à mon sens se produiront mais ne pourront le faire qu’une fois.

J’ai également demandé à Osvaldo de leur remettre copie de ce texte.

A partir de l’information  que m’avait fait parvenir le ministère des Relations extérieures, j’ai fait savoir à plusieurs ambassadeurs  en poste dans des pays clés et à quatre présidents latino-américains  que le conflit exploserait à partir de jeudi, le vendredi ou au plus tard le samedi.

Mon amertume explicable tient au fait que je travaillais sur la base d’une information officielle qui, n’incluant pas les deux longs paragraphes de la fin, m’a induit en erreur dans les Réflexions du 4 juillet et aurait porté un coup irréparable à ma crédibilité en ce moment historique décisif, ce dont je me suis rendu compte ce dimanche 11 juillet vers onze heures du matin.

J’ai aussi demandé à Osvaldo de distribuer  aux économistes copie de ce message et d’y ajouter une copie du texte écrit du documentaire Home, du réalisateur français Yann Arthus-Bertrand, réalisé par un groupe international de personnalités visionnaires et bien informées, sur l’autre terrible menace qui pèse sur notre espèce: la destruction, sous nos yeux, de notre environnement.

Il existe encore des alternatives qui laissent une marge à l’espoir, si nous sommes capables de les choisir.

Fraternellement,

Fidel Castro Ruz

13 juillet 2010



Edité par T 34 - 15 Jul 2010 à 15:21
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Cuba et la rhétorique des droits de l’homme (1/2)

 

Salim LAMRANI

Un constat initial

En Occident, le nom de Cuba est inévitablement associé à la problématique des droits de l’homme. Les médias européens et étasuniens stigmatisent la plus grande île des Caraïbes de manière réitérée sur cette question. Aucun pays du continent américain n’est autant pointé du doigt que la patrie de José Martí, qui dispose d’une couverture médiatique disproportionnée par rapport à sa taille. En effet, des événements qui passeraient inaperçus dans n’importe quel autre pays d’Amérique latine ou du monde sont relayés par la presse internationale quand il s’agit de Cuba.

Ainsi, le suicide en février 2010 d’Orlando Zapata Tamayo, un prisonnier condamné pour des délits de droit commun, à Cuba a été bien plus médiatisé que la découverte en janvier 2010 d’un charnier de 2000 corps de syndicalistes et de militants de droits de l’homme assassinés par l’armée en Colombie. De la même manière, les manifestations d’opposants cubains apparaissent régulièrement dans la presse occidentale qui, en même temps, censure les exactions commises – plus de 500 cas d’assassinats et de disparitions ! – par la junte militaire, de Roberto Micheletti d’abord, et de Porfirio Lobo qui gouverne actuellement le Honduras après le coup d’Etat de juin 2009 contre le président démocratiquement élu José Manuel Zelaya (1).

Les Etats-Unis justifient officiellement l’imposition des sanctions économiques, en vigueur depuis juillet 1960 et qui affectent toutes les catégories de la société cubaine, en particulier les plus vulnérables, en raison des violations des droits de l’homme. De 1960 à 1991, Washington a expliqué que l’alliance avec l’Union soviétique était la raison de son hostilité à l’égard de Cuba. Depuis l’effondrement du bloc de l’Est, les différentes administrations, de Georges H. W. Bush à Barack Obama, ont utilisé la rhétorique des droits de l’homme pour expliquer l’état de siège anachronique, qui loin d’affecter les dirigeants du pays, fait payer le prix des divergences politiques entre les deux nations aux personnes âgées, aux femmes et aux enfants (2).

De son côté, l’Union européenne impose une Position commune – la seule au monde ! – depuis 1996 au gouvernement cubain, qui limite les échanges bilatéraux, pour les mêmes raisons. Cette stigmatisation constitue le pilier de la politique étrangère de Bruxelles à l’égard de La Havane et représente le principal obstacle à la normalisation des relations bilatérales. Entre 2003 et 2008, l’Union européenne a également imposé des sanctions politiques, diplomatiques et culturelles à Cuba en raison des « violations des droits de l’homme (3) ».

Une stigmatisation légitime ?

Il ne s’agit pas d’affirmer que Cuba est irréprochable sur la question des droits de l’homme et qu’aucune violation n’y est commise. En effet, Cuba est loin d’être une société parfaite et il y existe des atteintes à certains droits fondamentaux.

Néanmoins, Il convient de se questionner sur les raisons d’une telle stigmatisation de la part des médias occidentaux, des Etats-Unis et de l’Union européenne. Cuba présente-t-elle une situation des droits de l’homme particulière ? Est-elle pire que celle du reste du continent ? Washington, Bruxelles et la presse occidentale sont-ils réellement préoccupés par cela ? Disposent-ils d’une autorité morale suffisante pour s’ériger en donneurs de leçons ?

Pour répondre à ces questions, le rapport d’Amnistie Internationale (AI) de 2010 apporte un éclairage intéressant. Dix pays – cinq du continent américain : le Canada, les Etats-Unis, le Mexique, le Brésil et la Colombie, et cinq de l’Union européenne : la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne et la République tchèque (leader du front des nations opposées à la normalisation des relations avec Cuba) seront soumis à une analyse comparative (4).

Les droits de l’homme à Cuba

Selon AI, il existe de « sévères restrictions sur les droits civils et politiques » à Cuba. AI recense « 55 prisonniers d’opinion […] incarcérés pour le seul fait d’avoir exercé de manière pacifique leur droit à la liberté d’expression (5) ». Dans une déclaration du 18 mars 2008, AI reconnaît néanmoins que ces personnes ont été condamnées « pour avoir reçu des fonds ou du matériel du gouvernement américain pour des activités perçues par les autorités comme subversives ou faisant du tort à Cuba (6) », ce qui constitue un délit d’ordre pénal à Cuba mais également dans n’importe quel autre pays du monde.

L’organisation souligne également que « nombre [d’opposants] ont déclaré avoir été battus lors de leur arrestation ». De graves restrictions pèsent encore sur la liberté d’expression, d’après AI, car « tous les grands médias et Internet demeur[ent] sous le contrôle de l’État ». Par ailleurs, les sites des opposants sont bloqués à Cuba et ne sont accessibles que depuis l’étranger. Plusieurs dissidents ont été arrêtés puis relâchés. AI dénonce également les manœuvres d’intimidation à leur encontre. En outre, « les restrictions au droit de circuler librement ont empêché des journalistes, des défenseurs des droits humains et des militants politiques de mener à bien des activités légitimes et pacifiques ». Ainsi, l’opposante Yoani Sánchez n’a pas été autorisée à quitter le pays pour recevoir un prix aux Etats-Unis (7).

AI rappelle néanmoins qu’en mai 2009, Cuba « a été réélu au Conseil des droits de l’homme [ONU] pour un nouveau mandat de trois années », illustrant ainsi que la majorité de la communauté internationale ne partage pas l’avis de Bruxelles et de Washington au sujet de la situation des droits de l’homme à Cuba (8).

Enfin, AI reconnaît que les sanctions économiques imposées par les Etats-Unis ont « toujours des effets négatifs sur les droits économiques et sociaux des Cubains. La législation américaine restreignant les exportations vers l’île de produits et de matériel fabriqués ou brevetés par les États-Unis continu[e] d’entraver l’accès aux médicaments et aux équipements médicaux ». AI ajoute que les agences des Nations unies présentes à Cuba sont « également pénalisées par l’embargo (9) ».

Ainsi, comme l’illustre le rapport d’AI, Cuba n’est pas irréprochable en matière de respect des droits de l’homme.

Les droits de l’homme sur le continent américain

Il convient désormais de mettre en perspective la réalité cubaine avec la problématique du continent à ce sujet.

Les Etats-Unis

D’après AI, 198 personnes sont toujours détenues illégalement sur la base navale de Guantanamo, sans inculpation, et ce depuis sept ans. Au moins cinq détenus se sont suicidés dans la prison de Guantanamo. Par ailleurs, plusieurs prisonniers ont été jugés par des tribunaux militaires qui n’offraient pas toutes les garanties d’un procès équitable (10).

De plus, « plusieurs centaines de personnes, dont des enfants, étaient toujours détenues par les forces américaines sur la base aérienne de Bagram, en Afghanistan, sans avoir la possibilité de consulter un avocat ou d’être présenté devant un juge (11) ».

AI a également dénoncé le « programme de détentions secrètes de la CIA » et a révélé les « actes de torture et autres formes de mauvais traitements infligés aux personnes détenues ». Elle cite deux exemples : « Parmi les techniques autorisées figuraient la nudité forcée, la privation prolongée de sommeil et le waterboarding (simulacre de noyade). […] Abu Zubaydah […] avait été soumis à cette dernière technique plus de 80 fois en août 2002 et Khaled Sheikh Mohammed 183 fois en mars 2003 ». Les auteurs de ces actes ne seront pas poursuivis par la justice comme l’ont déclaré Barack Obama et le ministre de la Justice Eric Holder (12).

AI remarque que « l’impunité et l’absence de voies de recours persistaient pour les violations des droits humains perpétrées dans le cadre de ce que le gouvernement du président Bush appelait la « guerre contre la terreur ». L’organisation ajoute que « le nouveau gouvernement a bloqué la publication d’un certain nombre de photos montrant les sévices infligés à des personnes détenues par les États-Unis en Afghanistan et en Irak (13) ».

AI dénonce également les actes de « torture et autres mauvais traitements », commis sur le territoire des Etats-Unis par les forces de l’ordre à l’encontre de citoyens américains. « Au moins 47 personnes sont mortes après avoir été neutralisées au moyen de pistolets Taser, ce qui portait à plus de 390 le nombre total de personnes décédées dans des circonstances analogues depuis 2001 ». AI ajoute que « parmi les victimes figuraient trois adolescents non armés qui avaient commis des délits mineurs ainsi qu’un homme apparemment en bonne santé auquel des policiers de Fort Worth, au Texas, ont administré des décharges électriques pendant 49 secondes sans interruption, en mai (14) » 2009.

L’organisation internationale pointe du doigt les conditions de détention aux Etats-Unis. Selon elle, « ses milliers de prisonniers étaient maintenus à l’isolement prolongé dans des prisons de très haute sécurité où, dans bien des cas, les conditions de vie bafouaient les normes internationales selon lesquelles les détenus doivent être traités avec humanité ». Ainsi « de très nombreux détenus […] dont beaucoup souffraient de troubles mentaux, étaient maintenus à l’isolement depuis 10 ans ou plus, 23 heures sur 24, sans soins adéquats et sans que leur situation ait été réexaminée en bonne et due forme ». Ces derniers « n’avaient la possibilité ni de travailler, ni de se former, ni de se distraire et n’avaient que très peu de contacts avec le monde extérieur (15) ».

Selon AI, « des dizaines de milliers de migrants, dont des demandeurs d’asile, étaient régulièrement incarcérés, en violation des normes internationales. Beaucoup étaient détenus dans des conditions extrêmement dures, pratiquement privés d’exercice, d’accès aux soins et de la possibilité d’obtenir une assistance juridique (16) ».

Par ailleurs, le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires a dénoncé plusieurs cas d’exécutions extrajudiciaires commises par les forces de l’ordre à l’encontre de migrants. « Le nombre de morts en détention était supérieur aux 74 cas recensés par les autorités depuis 2003 », note AI (17).

AI évoque les discriminations faites aux femmes issues des minorités en termes de droit à la santé. Ainsi, « le nombre de décès évitables dus à des complications liées à la grossesse restait élevé ; plusieurs centaines de femmes sont mortes au cours de l’année. Des disparités liées aux revenus, à la race, à l’origine ethnique ou nationale existaient dans l’accès aux soins médicaux pour les femmes enceintes ; le taux de mortalité maternelle était près de quatre fois plus élevé chez les Afro-Américaines que chez les femmes blanches ». AI ajoute également que 52 millions de personnes de moins de 65 ans n’avaient pas d’assurance maladie, « un chiffre en augmentation par rapport à l’année précédente (18) ».

Selon AI, un objecteur de conscience a été condamné à un an de prison pour avoir refusé de servir en Afghanistan. L’organisation dénonce également les procès inéquitables à l’encontre de Leonard Peltier, détenu depuis 32 ans, « malgré les doutes quant à l’équité de sa condamnation en 1977 ». AI note également que la Cour suprême fédérale a refusé d’examiner l’appel interjeté par cinq prisonniers politiques cubains, Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, René González et Fernando González, condamnés à de longues peines de prison alors que « le Groupe de travail sur la détention arbitraire [ONU] avait conclu, en mai 2005, que la détention de ces cinq hommes était arbitraire car ils n’avaient pas bénéficié d’un procès équitable (19) ».

Par ailleurs, la peine de mort continue à être appliquée aux Etats-Unis. Ainsi, 52 personnes ont été exécutées en 2009 (20).

Le Brésil

La situation au Brésil fait également l’objet d’un rapport. AI fait état « d’un usage excessif de la force, d’exécutions extrajudiciaires et d’actes de torture de la part de la police ». Les forces de l’ordre « ont continué à se livrer à des violations massives », et des « centaines d’homicides n’ont pas fait l’objet d’enquêtes sérieuses et les suites judiciaires ont été inexistantes ou presque ». Ainsi, « à Rio de Janeiro, en 2009, la police a ainsi tué 1 048 personnes ». A Sao Paolo, « ce chiffre s’élevait à 543, soit une augmentation de 36 % par rapport à 2008 ». Par ailleurs, « les homicides imputables à la police militaire auraient quant à eux augmenté de 41 % (21) ».

L’organisation dénonce également « l’augmentation du nombre de milices – groupes paramilitaires armés composés en grande partie d’agents de la force publique agissant hors service » qui « usant de leur pouvoir sur la population pour en retirer des avantages économiques et politiques illicites, […] ont mis en danger la vie de milliers d’habitants et les institutions mêmes de l’État (22) ».

Au Brésil, « les conditions de détention restaient cruelles, inhumaines ou dégradantes. La torture était régulièrement employée lors des interrogatoires ou à des fins d’extorsion, ou pour punir, contrôler ou humilier », selon AI, en plus du problème de surpopulation (23).

Par ailleurs, « des litiges fonciers ont cette année encore été à l’origine d’atteintes aux droits fondamentaux commises tant par des tueurs professionnels à la solde de propriétaires terriens que par des policiers ». Pas moins de 20 personnes ont été assassinées en 2009 (24).

Selon AI, les droits des travailleurs ont été bafoués et des « milliers de travailleurs étaient maintenus dans des conditions s’apparentant à de l’esclavage ». Le droit à un logement convenable n’est pas non plus respecté. Par ailleurs, « de graves atteintes aux droits des populations indigènes étaient toujours commises dans l’État du Mato Grosso do Sul ». AI évoque plusieurs cas de disparition de militants indigènes (25).

Le Canada

Selon AI, les autorités canadiennes « n’ont pas veillé au respect des droits des peuples autochtones lors de la délivrance d’autorisations pour l’exploitation des mines, des forêts, du pétrole et d’autres ressources naturelles. Le gouvernement a continué d’affirmer, sans fondement, que la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones ne s’appliquait pas au Canada (26) ».

L’organisation dénonce également les discriminations à l’égard des indigènes et notamment des enfants. Par ailleurs, l’exploitation par la force du pétrole et du gaz se trouvant sur les terres des Cris du Lubicon a contribué à « une mauvaise santé et à une pauvreté très fréquentes chez eux (27) ».

Le droit des femmes est régulièrement violé au Canada. Ainsi, « les femmes, jeunes filles et fillettes autochtones étaient toujours nombreuses à subir des violences » et « le gouvernement canadien n’a pris aucune mesure en vue de mettre en place un plan d’action national complet pour lutter contre la violence et la discrimination (28) ».

Le Canada s’est également rendu complice d’actes de torture en livrant des suspects aux autorités afghanes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme (29).

Par ailleurs, les forces de police se sont rendues responsables d’un assassinat d’un suspect en lui administrant une décharge électrique à l’aide de pistolets Taser (30).

La Colombie

En Colombie, la population civile est « victime de déplacements forcés, d’attaques aveugles, de prises d’otages, de disparitions forcées, d’enrôlement forcé de mineurs, de violences sexuelles à l’égard des femmes et d’homicides », commis par les forces de sécurité, les paramilitaires et la guérilla (31).

AI dénombre 20 000 cas de disparitions forcées et 286 000 cas de personnes déplacées. L’organisation souligne que « le gouvernement a refusé de soutenir une proposition de loi prévoyant l’octroi de réparations aux victimes du conflit sur une base non discriminatoire, c’est-à-dire sans aucune distinction selon que les auteurs des violations sont des agents de l’État ou non. Le texte a été rejeté par le Congrès en juin (32) ».

Par ailleurs, le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales des populations autochtones a qualifié la situation des droits des peuples indigènes de Colombie comme étant « grave, critique et profondément préoccupante ». AI note qu’« au moins 114 hommes, femmes et enfants indigènes ont été tués en 2009, un chiffre en hausse par rapport à l’année 2008 (33) ».

Le Département administratif de sécurité, qui opère sous l’autorité directe du chef de l’État, est impliqué dans « une vaste affaire d’espionnage illégal, mené sur une longue période. Au nombre des victimes figuraient des défenseurs des droits humains, des membres de l’opposition politique, des juges et des journalistes, dont on cherchait ainsi à restreindre, voire à neutraliser, l’action. Ces manœuvres auraient été effectuées avec l’étroite collaboration de groupes paramilitaires. Des membres des milieux diplomatiques et des défenseurs étrangers des droits humains ont également été pris pour cibles ». AI ajoute que « Certains militants espionnés par le Département administratif de sécurité avaient reçu des menaces de mort et fait l’objet de poursuites pénales pour des motifs fallacieux (34) ».

En 2009, 80 membres du Congrès ont fait l’objet d’une « information judiciaire en raison de leurs liens présumés avec des groupes paramilitaires ». Plusieurs magistrats participant à l’enquête ont reçu des menaces de mort, selon AI (35).

Plus de 2 000 exécutions extrajudiciaires ont été commises par les forces de sécurité. « Le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires a déclaré que ces homicides étaient commis par un nombre important d’éléments de l’armée ». L’armée a continué de collaborer avec les groupes paramilitaires, lesquels se sont rendus coupables de « massacres ». Au moins 8 militants des droits de l’homme et 39 syndicalistes ont été assassinés en 2009. AI note que « l’impunité dont jouissaient les auteurs de violations restait source de profonde préoccupation (36) ».

Le Mexique

Au Mexique, plus de 6 500 personnes ont été tuées dans des violences liées au narcotrafic. AI évoque des « violations des droits humains commises par des militaires, notamment des exécutions extrajudiciaires et d’autres homicides illégaux, des disparitions forcées, des actes de torture et d’autres mauvais traitements, ainsi que des détentions arbitraires ». L’organisation ajoute que « des victimes et des proches de victimes ont reçu des menaces après avoir tenté de déposer plainte » et déplore « l’impunité dont jouissent les coupables (37) ».

AI affirme que « plusieurs cas de violations des droits humains – disparition forcée, recours excessif à la force, torture et autres mauvais traitements et détention arbitraire, notamment – imputables à des agents de la police municipale, fédérale ou des États ont été signalés ». De plus, « les promesses des autorités, qui s’étaient engagées à mener une enquête sur toutes les allégations de torture, sont restées lettre morte (38) ».

Les migrants ont également été victimes des autorités mexicaines. Ils ont subi des « brutalités, menaces, enlèvement, viol et assassinat, entre autres – perpétrés essentiellement par des groupes de criminels mais aussi par certains fonctionnaires ». AI souligne par ailleurs que « deux défenseurs des droits fondamentaux des indigènes ont été enlevés, torturés et assassinés à Ayutla ». AI note également qu’« à la fin de l’année, Raúl Hernández, prisonnier d’opinion et militant d’une autre organisation locale de défense des droits des populations indigènes, se trouvait toujours en prison sur la base d’une accusation de meurtre forgée de toutes pièces (39) ».

Au Mexique, plusieurs journalistes ont été menacés, agressés et enlevés, selon AI, tout particulièrement ceux qui « s’intéressaient aux questions de sécurité publique et de corruption ». Au moins 12 journalistes ont été assassinés en 2009. De plus, « les enquêtes ouvertes sur les meurtres, les enlèvements et les menaces dont les professionnels des médias faisaient l’objet donnaient rarement lieu à des poursuites, ce qui contribuait à entretenir un climat d’impunité (40) ».

AI dénonce les discriminations et violences commises à l’égard des peuples indigènes, spoliés de leurs terres et de leurs habitations par les autorités, « le but étant d’exploiter les ressources locales (41) ».

Les femmes et les filles sont constamment victimes de violences. « De très nombreux cas d’assassinat de femmes après enlèvement et viol ont été signalés dans les États de Chihuahua et de Mexico », remarque AI. Mais, « l’impunité demeurait la norme pour les meurtres de femmes et les autres crimes violents dont elles étaient victimes ». Par ailleurs, 14 des 31 Etats du Mexique refusent d’appliquer la loi de dépénalisation de l’avortement (42).

Conclusion

Le rapport d’Amnistie Internationale est édifiant à plusieurs égards. Tout d’abord, on découvre que si l’organisation recense certaines violations des droits humains à Cuba, l’île des Caraïbes est loin d’être le mauvais élève du continent. Ce constat remet donc en cause la stigmatisation des médias occidentaux, de Washington et de Bruxelles à l’égard de La Havane.

Ainsi, la presse occidentale trompe l’opinion publique en présentant Cuba comme étant le principal violateur des droits humains sur le continent américain. Les Etats-Unis, de leur côté, ne peuvent en aucun cas justifier l’imposition des sanctions économiques en raison de la situation des droits de l’homme dans l’île et doivent y mettre un terme. En effet, non seulement ils ne disposent d’aucune autorité morale pour disserter sur cette question au regard de leur propre situation, mais en plus la plupart des pays du continent présentent une situation pire que celle de Cuba.

Quant à l’Union européenne, elle doit éliminer la Position commune qui est discriminatoire et peu crédible et normaliser les relations avec La Havane. Il convient désormais d’évaluer l’autorité de Bruxelles sur cette question.

Salim LAMRANI

A suivre « Cuba et la rhétorique des droits de l’homme (2/2) »

Notes

1 Salim Lamrani, « Cuba, les médias occidentaux et le suicide d’Orlando Zapata Tamayo », Voltaire, 1er mars 2010.

2 Salim Lamrani, Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009), pp. 121-134.

3 Ibid., pp. 21-36.

4 Amnesty International, « Rapport 2010. La situation des droits humains dans le monde », mai 2010. http://thereport.amnesty.org/sites/... (site consulté le 7 juin 2010).

5 Ibid., pp. 87-88.

6 Amnesty International, « Cuba. Cinq années de trop, le nouveau gouvernement doit libérer les dissidents emprisonnés », 18 mars 2008. http://www.amnesty.org/fr/for-media... (site consulté le 23 avril 2008).

7 Amnesty International, « Rapport 2010. La situation des droits humains dans le monde », op. cit., pp. 87-88.

8 Id.

9 Id.

10 Ibid., pp. 105-09

11 Id.

12 Id.

13 Id.

14 Id.

15 Id.

16 Id.

17 Id.

18 Id.

19 Id.

20 Id.

21 Ibid., pp. 48-52.

22 Id.

23 Id.

24 Id.

25 Id.

26 Ibid., pp. 62-63.

27 Id.

28 Id.

29 Id.

30 Id.

31 Ibid., pp. 72-76

32 Id.

33 Id.

34 Id.

35 Id.

36 Id.

37 Ibid., pp. 210-14.

38 Id.

39 Id.

40 Id.

41 Id.

42 Id.

Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Sorbonne-Paris IV et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009).

Disponible en librairie et sur Amazon : http://www.amazon.fr/Cuba-Medias-Vo...

Pour toute commande dédicacée, contacter directement : lamranisalim[at]yahoo.fr


Cuba et la rhétorique des droits de l’homme (2/2)

 

Salim LAMRANI

Analysons à présent la situation des droits de l’homme en France, en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni et en République tchèque.

Les droits de l’homme au sein de l’Union européenne

La France

Selon Amnistie International (AI), de graves violations des droits de l’homme persistent en France. Ainsi, la police est responsable « de recours excessif à la force et de mauvais traitements qui, dans un cas au moins, ont entraîné la mort d’un homme ». Ali Ziri, un Algérien de 69 ans, « est mort après son interpellation le 9 juin [2009] à Argenteuil », suite à un contrôle de routine. Selon AI, Ziri a été frappé par les forces de l’ordre lors de son arrestation et de son transfert au poste de police en compagnie d’un ami. « Un mois plus tard, le parquet à classé l’affaire sans suite, affirmant que les investigations menées par la police d’Argenteuil n’indiquaient pas que des mauvais traitements aient eu lieu ». La famille de Ziri a alors exigé une contre-expertise à l’Institut médico-légal (IML) de Paris. Cette nouvelle autopsie « relevait de multiples hématomes sur le corps d’Ali Ziri et indiquait que la mort résultait probablement d’une asphyxie mécanique ». Une information judiciaire a alors été ouverte mais AI note que « les policiers mis en cause n’avaient pas été suspendus de leurs fonctions ». L’organisation dénonce également l’impunité dont jouissent les responsables de ces exactions. Ainsi, « outre la lenteur de leur progression, les enquêtes sur ces allégations menées par les organes chargés de l’application des lois et par les autorités judiciaires semblaient souvent manquer d’indépendance et d’impartialité (1) ».

AI souligne également le cas d’un autre homicide commis par la police en janvier 2005. L’IML de Paris a rendu son rapport à ce sujet en juillet 2009. « Leur rapport d’expertise indiquait que la mort de cet homme résultait d’une violente secousse et que le témoignage d’un policier affirmant qu’Abou Tandia s’était jeté contre un mur était contredit par les constatations médicales ». Le juge d’instruction a refusé de demander l’audition des policiers responsables du crime (2).

AI dénonce également « la surpopulation extrême et le manque d’hygiène dans le centre de rétention de Mayotte », ainsi que les conditions de vie dégradantes des migrants de Calais dont les campements de fortune ont été rasés par les autorités (3).

L’organisation note la création deux nouveaux fichiers policiers destinés à recueillir des informations sur des personnes considérées comme représentant une menace pour l’ordre public. Selon elle, « des inquiétudes subsistaient toutefois en raison de l’ampleur des données personnelles collectées sur des personnes qui n’étaient accusées d’aucune infraction, y compris sur des enfants dès l’âge de 13 ans, et de la formulation vague des critères d’inclusion dans ce fichier, qui concernait notamment les personnes dont l’activité […] indique qu’elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique (4) ».

Le 14 juin 2010, la France a exigé de Cuba qu’elle libère « tous les prisonniers d’opinion et de conscience (5) », sans délai. Cuba, de son côté, affirme que personne n’est emprisonné pour des délits d’opinion mais pour avoir reçu un financement du gouvernement des Etats-Unis, chose que les dissidents eux-mêmes reconnaissent.

En revanche, Paris reconnaît officiellement la présence de « prisonniers politiques », par la voix de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice. Le quotidien Le Monde relate cette réalité dans un article du 31 janvier 2009 :

« Interrogée sur la promesse du gouvernement de rapprocher les détenus corses, "MAM" assura : "Il faut être pragmatique. Vous avez 28 places à la prison de Borgo (près de Bastia) et 26 sont occupées..." Avant de préciser : "En plus, sur les 26, huit sont des prisonniers politiques." La surprise l’emporte alors dans la petite mairie de Calvi où elle se trouve. "Prisonniers politiques" ? L’Etat a toujours refusé de qualifier ainsi ceux qu’il considère comme des prisonniers de droit commun ou des terroristes, alors que les nationalistes corses, eux, revendiquent ouvertement cette appellation (6) ».

L’Allemagne

Selon AI, les autorités allemandes ont fait usage « de preuves apparemment extorquées sous la torture » dans le cadre d’une affaire de terrorisme international. « L’acte d’accusation du parquet s’était fondé pour partie sur des déclarations faites par l’accusé pendant sa détention au Pakistan, durant laquelle il affirmait avoir été battu et privé de sommeil ». L’organisation souligne également que « des enquêteurs allemands avaient interrogé un témoin détenu à Tachkent en présence d’agents du Service de la sécurité nationale d’un pays, l’Ouzbékistan, où la pratique de la torture est systématique (7) ».

L’Allemagne a expulsé des « terroristes présumés dans des pays où ils risquent d’être torturés ou de subir d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, ce qui est contraire aux obligations internationales » de la nation (8).

Berlin a également participé au programme de détentions secrètes de la CIA, malgré une enquête du Parlement allemand excluant toute implication des pouvoirs publics et des services du renseignement. « Pour Amnesty International, cependant, l’enquête et le rapport fournissaient suffisamment d’éléments prouvant que l’Allemagne était complice de violations des droits humains ». Par ailleurs, la Cour constitutionnelle fédérale a considéré que « le gouvernement avait violé la Loi fondamentale parce qu’il n’avait pas communiqué à la commission d’enquête parlementaire certains documents utiles, en arguant du fait que, dans l’intérêt de l’État, ils devaient rester confidentiels (9) ».

L’Allemagne a procédé à l’expulsion de plusieurs demandeurs d’asile vers leur pays d’origine, où ils ont été arrêtés et torturés par les autorités. Plusieurs Roms ont également été expulsés vers le Kosovo, malgré les risques encourus. Selon AI, « le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe s’est déclaré préoccupé par ces expulsions (10) ».

L’organisation note que les migrants en situation irrégulière et leurs enfants « n’avaient qu’un accès limité aux soins de santé, à l’éducation et à des voies de recours en cas de violations de leurs droits du travail », en Allemagne (11).

Selon AI, les forces de l’ordre ont été impliqués dans le décès d’une personne en garde à vue. Par ailleurs, l’Allemagne, dans le cadre de l’OTAN, est responsable d’un raid aérien meurtrier qui a coûté la vie à 142 personnes près de Kunduz en Afghanistan, le 4 septembre 2009. « Sous la pression, trois hauts responsables gouvernementaux et militaires ont été contraints de démissionner en novembre (12) ».

Enfin, Berlin n’a toujours pas ratifié la Convention sur la lutte contre la traite des êtres humains du Conseil de l’Europe. Il y a une raison précise à cela révélée par l’organisation : « L’Allemagne continuait d’être un pays de destination et de transit pour les femmes utilisées à des fins d’exploitation sexuelle », pays où la prostitution est légale (13).

L’Espagne

D’après AI, les actes de torture et autres mauvais traitements de la part de la police et des forces de sécurité sont monnaie courante en Espagne. « Cette année encore, des cas de torture et d’autres mauvais traitements mettant en cause des représentants de la loi ont été signalés ». L’organisation note qu’après l’installation de systèmes complets de vidéosurveillance dans les postes de police autonome de Catalogne, les plaintes pour violences à l’encontre des policiers ont diminué de 40% par rapport à l’année précédente. « La police nationale et la Garde civile n’avaient toutefois pas encore mis en œuvre ces mesures ». Au total, plus de 230 plaintes « pour tortures et autres mauvais traitements infligés par des représentants de la loi » ont été déposées en 2009. L’organisation ajoute que « les autorités n’ont pris aucune mesure pour créer une commission indépendante chargée de traiter les plaintes contre la police, malgré les recommandations formulées à maintes reprises par les organes internationaux de défense des droits humains, notamment par le Comité des droits de l’homme [ONU] (14) ».

Plusieurs policiers responsables de meurtres n’ont toujours pas été mis en examen en Espagne. D’autres, coupables de coups et blessures, ont été condamnés à de simples amendes (600€). AI fait part d’une « augmentation des contrôles d’identité à caractère raciste effectués par la police », et dénonce les atteintes aux droits des migrants et des demandeurs d’asile (15).

Par ailleurs, « les autorités ont maintenu au secret des personnes soupçonnées de participation à des activités liées au terrorisme, bien que les organes internationaux de défense des droits humains aient à plusieurs reprises exhorté l’Espagne à renoncer à cette pratique ». Ainsi, « en vertu de la législation en vigueur, les personnes détenues au secret voient leur possibilité de bénéficier d’une assistance juridique très fortement restreinte et courent un risque accru d’être maltraitées ou torturées ». Le Comité contre la torture de l’ONU a condamné ces pratiques. Plusieurs cas de torture ont été dénoncés en Espagne (16).

L’Espagne s’est rendue coupable d’atteintes graves aux droits des enfants. « Des mineurs vivant dans les maisons pour enfants gérées par les pouvoirs publics ont subi des violations de leurs droits fondamentaux. Les informations recueillies ont fait état de plaintes pour négligence, médication forcée, recours excessif à la force et violences psychologiques et physiques de la part du personnel (17) ».

La situation des femmes est également un motif de préoccupation. La violence domestique continue de faire des ravages en Espagne. AI remarque que « les mesures des pouvoirs publics face aux autres formes de violences liées au genre, notamment la traite à des fins d’exploitation sexuelle, [sont] insuffisantes », et regrette qu’« aucune structure officielle ne permett[e] d’identifier les victimes de trafic sexuel ou de leur faire bénéficier d’une assistance (18) ».

AI dénonce la présence persistante de discriminations dues à des critères ethniques et d’origine en Espagne. Les recommandations du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale [ONU] et l’Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes n’ont pas été appliquées. L’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne regrette que l’Espagne ne dispose pas d’un organe national pour lutter contre les discriminations (19).

En Espagne, les disparitions forcées ne sont toujours pas inscrites parmi les infractions réprimées par le Code pénal. L’Audience nationale refuse ainsi d’enquêter sur les disparitions forcées datant de la guerre civile et de la dictature de Franco. Plusieurs tribunaux pénaux locaux ont qualifié la découverte de charniers « d’infractions de droit commun et ont clos les enquêtes aux motifs que les crimes présumés étaient prescrits (20) »

La République tchèque

En République tchèque, les Roms « se sont heurtés à une hostilité croissante de la part de la société tchèque dans son ensemble ». Ils souffrent « de ségrégation en matière d’enseignement, de logement, et de discrimination dans le travail ». Les agressions à l’encontre des populations rom sont fréquentes et les autorités judiciaires refusent de dissoudre les milices du Parti des travailleurs, « une formation d’extrême droite dont les militants organisaient des patrouilles prenant pour cible les Roms ». La Commission européenne contre le racisme et l’intolérance a dénoncé « la montée des propos haineux contre les Roms dans les débats publics et de la multiplication des manifestations de groupes d’extrême droite », et a regretté que les pouvoirs publics refusent « la mise en oeuvre énergique des lois interdisant toutes les formes de violence raciste ou d’incitation à la haine ». Ainsi, une famille rom a grièvement été brûlée suite à l’incendie criminel de leur logement (21).

La discrimination contre les enfants roms est également répandue en République tchèque. La Cour européenne des droits de l’homme note que Prague s’est rendu coupable « de discrimination contre des enfants roms en les plaçant – parce qu’ils étaient roms – dans des écoles spéciales ». Selon AI, « la ségrégation rest[e] la règle dans les établissements scolaires ». L’organisation ajoute que « les jeunes Roms étaient toujours surreprésentés dans les écoles primaires et les classes pour élèves souffrant d’un « handicap mental léger » », ou étaient rassemblés dans des « écoles et des classes du système classique qui leur étaient réservées », lesquelles « dispensaient souvent un enseignement de qualité inférieure ». Le système d’enseignement tchèque a « tendance à exclure les élèves ayant des besoins pédagogiques particuliers ». D’après un rapport portant sur la discrimination, « près de la moitié des élèves roms scolarisés dans le primaire redoublaient ou étaient orientés vers des écoles spéciales ». Par ailleurs, la justice a débouté plusieurs plaignants roms qui avaient dénoncé des cas avérés de discriminations (22).

Les Roms sont victimes « de pratiques ségrégationnistes en matière de logement ». La Cour européenne des droits de l’homme a regretté la passivité du gouvernement à ce sujet (23).

Des cas récurrents de « stérilisation forcée des femmes roms » persistent en République tchèque. La Cour constitutionnelle a rejeté la demande d’indemnisation d’une femme rom « qui avait été illégalement stérilisée (24) ».

AI dénonce enfin des cas de « torture et autres mauvais traitements » de la part des autorités. Ainsi, « certains établissements psychiatriques continuaient d’utiliser des lits de contention, y compris en l’absence de tout risque pour les patients ou pour leur entourage ». Le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants avait recommandé en 2004 que les « lits-cages soient immédiatement retirés du service et que les lits à filet soient eux aussi abandonnés dans les meilleurs délais », sans succès (25).

Le Royaume-Uni

Le Royaume-Uni s’est rendu coupable de « violations graves des droits fondamentaux de personnes détenues à l’étranger », notamment de « torture et autres mauvais traitements » réalisés par des « agents des services britanniques du renseignement ». Les autorités ont refusé toute enquête indépendante à ce sujet et les responsables britanniques auraient en outre tenté de dissimuler l’implication du Royaume-Uni dans ces affaires (26).

Londres a été impliqué dans le programme de « restitutions » mené par la CIA, en référence aux personnes enlevées illégalement, participant ainsi aux exactions commises par les autorités étasuniennes. Les autorités britanniques ont également fait usage de preuves obtenues sous la torture (27).

Le Royaume-Uni a expulsé plusieurs personnes vers des pays où elles risquaient « de subir des violations graves de leurs droits fondamentaux, notamment d’être torturées ». La Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme a également dénoncé plusieurs cas de violations du « droit à la liberté » des ressortissants britanniques incarcérées sans inculpation ni jugement (28).

AI dénonce les « ordonnances de contrôle » qui permettent aux autorités « de restreindre, sur la base d’éléments tenus secrets, la liberté, les déplacements et les activités de personnes soupçonnées d’implication dans des actes de terrorisme ». Plusieurs personnes sont actuellement détenues sans raison précise (29).

En Irak, les autorités britanniques se sont rendues coupables d’actes de torture et de plusieurs assassinats dans les centres de détention gérés par le Royaume-Uni. Ainsi, Baha Moussa est mort « en Irak après avoir été torturé pendant 36 heures par des soldats britanniques (30) ».

En novembre 2009, le Parlement a adopté une loi relative aux coroners qui confère à l’exécutif « le pouvoir d’ordonner la suspension d’une enquête du coroner (laquelle est menée en cas de mort violente, subite ou suspecte), d’ouvrir d’autres investigations dans le cadre de la Loi de 2005 relative aux commissions d’enquête, au motif que ces dernières seraient compétentes pour rechercher les causes d’un décès (31) ».

La police et les forces de sécurité ont « fait un usage disproportionné de la force, utilisé des armes telles que des matraques et des boucliers durant des charges contre des manifestants et retiré intentionnellement leur matricule ». Selon AI, « sur des enregistrements vidéo publiquement accessibles et datés du 1er avril, on a pu voir un policier portant un casque et une cagoule frapper Ian Thomlinson à coups de matraque sur le mollet puis le faire tomber. Au moment du premier contact, Ian Thomlinson, un marchand de journaux de 47 ans, tournait le dos à une rangée de policiers antiémeutes et s’éloignait à pied, les mains dans les poches. Il s’est écroulé et est mort peu après ». Ce n’est qu’après la diffusion de l’enregistrement vidéo que la police a reconnu qu’un contact avait eu lieu avec Ian Thomlinson (32).

En février 2009, le parquet d’Angleterre a annoncé que « les éléments de preuve n’étaient pas suffisants pour conclure qu’il y avait eu infraction de la part de la police dans l’affaire de la mort de Jean Charles de Menezes, un Brésilien tué par balle à Londres en 2005 par des policiers ». Selon AI, « cette décision semblait entériner l’impunité pour cet homicide (33) ».

AI dénonce également l’impunité pour des « homicides à caractère politique » commis par le passé au Royaume-Uni, avec la « complicité de l’État ». Elle cite plusieurs cas dont ceux de Patrick Finucane, « avocat, éminent défenseur des droits humains », de Robert Hamill, de l’avocate militante des droits humains Rosemary Nelson et de Billy Wright (34).

AI note enfin des discriminations à l’égard des Roms, des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants. L’organisation dénonce également la détention administrative appliquée à des enfants et des femmes. Par ailleurs, la violence contre les femmes et les filles reste un problème récurrent au Royaume-Uni (35).

Conclusion

Au vu des rapports d’Amnistie internationale, il est difficile pour l’Union européenne de prétendre que la Position commune de 1996, toujours en vigueur, se justifie par la situation des droits de l’homme à Cuba. En effet, les principales nations du Vieux continent présentent également de graves violations des droits humains, souvent pires que celles commises à Cuba. L’autorité morale de Bruxelles devient ainsi discutable à plus d’un titre (36).

L’Espagne, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, reconnaît que l’actuelle Position de l’Europe des 27 à l’égard de Cuba est difficilement défendable en raison de son caractère discriminatoire et du manque de crédibilité de Bruxelles. Elle a ainsi appelé à mettre un terme à une politique qui n’a pas porté ses fruits et qui a fortement terni l’image de l’Europe au sein du continent latino-américain, opposé en grande majorité à toute sanction arbitraire contre Cuba37. La voie de la normalisation des relations entre La Havane et Bruxelles passe par l’élimination de la Position commune. (37)

Salim LAMRANI

Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Sorbonne-Paris IV et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009). Disponible en librairie et sur Amazon : http://www.amazon.fr/Cuba-Medias-Vo...

Notes

1 Amnesty International, « Rapport 2010. La situation des droits humains dans le monde », mai 2010. http://thereport.amnesty.org/sites/... (site consulté le 7 juin 2010), pp. 115-17.

2 Id.

3 Id.

4 Id.

5 El Nuevo Herald, « Francia vuelve a pedir excarcelación de presos de conciencia cubanos », 14 juin 2010.

6 Isabelle Mandraud, « Un grain de sable dans la visite de ‘MAM’ en Corse », Le Monde, 31 janvier 2009.

7 Amnesty International, op. cit., pp. 14-15.

8 Id.

9 Id.

10 Id.

11 Id.

12 Id.

13 Id.

14 Amnesty International, op. cit., pp. 101-04

15 Id.

16 Id.

17 Id.

18 Id.

19 Id.

20 Id.

21 Amnesty International, op. cit., pp. 270-72

22 Id.

23 Id.

24 Id.

25 Id.

26 Amnesty International, op. cit., pp. 275-79

27 Id.

28 Id.

29 Id.

30 Id.

31 Id.

32 Id.

33 Id.

34 Id.

35 Id.

36 El Nuevo Herald, « LaUE aplaza revisión de la Posición Común hacia La Habana », 15 juin 2010.

37 El Nuevo Herald, « Moratinos critica ‘posición común’ de UE », 1er juin 2010.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Jul 2010 à 17:21
 
PARÍS, 14 juillet : Lors d’une interpellation le ministre français des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, le député Jean Jacques Candelier a réclam » que le Gouvernement se coordonne avec la diplomatie espagnole pour régulariser les liens de l’UE avec Cuba. Voir ci dessous l’interpellation (1) relevée par granma . Traduction de l’article  de  Granma par danielle Bleitrach pour changement de société.

 http://www.granma.cubaweb.cu/2010/07/15/cubamundo/artic01.html

Dans deux articles publiés, la femme de lettres et  journaliste française Danielle Bleitrach s’est manifestée dans le même sens, en reprenant la question des combattants antiterroristes cubains incarcérés  dans des prisons américaines.

Beiltrach a remarqué que tandis que des campagnes médiatiques ne cessent d’essayer de dénaturer l’image du la plus grande des Antilles,  les droits les plus élémentaire sont niés aux Cinq prisonniers injustement condamnés aux États-Unis.

D’un autre côté, l’auteur, de même que les associations de solidarité Cuba-Si France et France Cuba, ont soutenu qu’il s’agissait d’un pays sous la pression permanente d’un blocus économique, commercial et financier de  Washington.

Plus de 50 ans de résistance héroïque ont démontré le caractère indomptable de la Révolution cubaine. Il est temps que le monde change d’attitude et régularise ses relations avec une Île exemple de volonté d’indépendance et de souveraineté, ont-ils  signalé.

  (1) l’intervention de    Jean-Jacques CANDELIER                                                        

                   Député du Nord                                                                                                                   

             (16ème Circonscription)

    Secrétaire de la Commission de la

Défense Nationale et des Forces Armées

 

 

 

QUESTION ÉCRITE n° 381

M. Jean-Jacques Candelier attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et européennes sur l’attitude de l’Union européenne envers la République de Cuba.

Dans l’objectif d’améliorer durablement le niveau de vie du peuple cubain, la France a, à juste titre, soutenu la reprise du dialogue politique et de la coopération entre l’UE et Cuba. La reprise de la coopération européenne a été confirmée en octobre 2008 pour un montant d’environ 40 millions d’euros en 2009.

Récemment, le gouvernement de Raúl Castro a annoncé la libération de 52 prisonniers incarcérés depuis 2003. Le Quai d’Orsay a salué un « geste très significatif ».

L’Union européenne doit désormais mettre en place une pleine et entière relation de coopération mutuellement avantageuse avec Cuba, sans condition ni ingérence. Cela suppose de mettre fin à la position commune européenne, qui conditionne la coopération à l’« amélioration de la situation en matière de droits de l’homme et de libertés politiques ».

À l’occasion du réexamen de la position commune européenne en septembre, il lui demande que la France, en lien avec la diplomatie espagnole et les autres partenaires européens, se prononce pour la normalisation des relations avec Cuba.


Celulares,%20Cuba%20

 

 
La ministre de l´Éducation lance un appel à l´élévation du niveau de préparation des enseignants
 
(Daniel Alejandro Benitez Quiñones)
 
Holguin, 12 juillet (AIN) - La ministre cubaine de l´Éducation, Ena Elsa Velázquez Cobiella, a lancé aujourd´hui dans cette ville un appel à l´élévation du niveau de préparation méthodologique des enseignants pour la prochaine année scolaire qui débutera dans l´île le 6 septembre prochain.
 
Au cours du bilan provincial de l´année scolaire qui se termine, la ministre, qui est également députée du parlement cubain, a expliqué que le système actuel d´évaluation stimule l´étude et exige une bonne préparation des élèves, mais il doit aussi se voir comme un défit pour les enseignants, car il exige d´eux d´améliorer de façon continue leur formation.

Elle a affirmé que la prochaine année scolaire sera vitale pour la consolidation des changements introduits au cours de l´année scolaire 2009-2010. Elle aura également une grande signification car elle coïncidera avec le cinquantenaire de la proclamation du caractère socialiste de la révolution Cubaine et du cinquantenaire de la Victoire de Playa Giron.

Au cours d´un dialogue avec les directeurs municipaux de l´Éducation, Ena Elsa Velázquez Cobiella a déclaré que la continuité des études pour tous les élèves qui ont terminé leurs années de collège est une priorité pour le pays qui a un grand besoin de techniciens et d´ouvriers qualifiés qui puissent contribuer au développement de l´économie.

Quant à l´École de Formation des Maitres qui doit ouvrir ses portes en septembre avec 730 étudiants, elle a expliqué qu´elle permettra au pays de disposer d´un plus grand nombre de professeurs chargés de former les prochaines générations.

Elle a également affirmé que la bataille contre les problèmes d´orthographe va continuer depuis le cours préparatoire jusqu´à l´université. Il en sera de même pour la connaissance de l´histoire locale et nationale, à tous les niveaux d´enseignement.



Edité par T 34 - 15 Jul 2010 à 19:07
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Jul 2010 à 19:32

Un ancien employé du Département d'Etat a été condamné vendredi par un juge américain à la perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle pour espionnage au profit de Cuba. Son épouse passera quant à elle plus de cinq ans derrière les barreaux pour l'avoir aidé à voler des secrets d'Etat.

Le magistrat Reggie Walton a souligné que Kendall et Gwendolyn Myers avaient trahi les Etats-Unis et devaient se voir infliger en conséquences de lourdes peines.

Pendant dix minutes, l'ancien employé du Département d'Etat a expliqué sa conduite au juge, déclarant que son objectif était de transmettre des informations sur la politique américaine à Cuba, un pays qui selon lui craignait Washington en raison de son opposition au régime castriste.

Agé de 73 ans, Kendall Myers a affirmé qu'il avait volé des secrets sans intention de nuire aux Etats-Unis. Le juge s'est dit "perplexe" sur la conception qu'avait le septuagénaire de l'impact de ses agissements, compte tenu de l'antagonisme fort entre les Etats-Unis et Cuba.

"Les Cubains se sentaient menacés" et "ils ont une bonne raison de se sentir menacés" par les Etats-Unis, a répliqué Myers, un descendant d'Alexander Graham Bell dont les recherches aboutirent à l'invention du téléphone.

L'accusation a soutenu que le septuagénaire aurait pu être tout ce qu'il souhaitait, mais avait plutôt choisi d'espionner pour les autorités cubaines pendant 30 ans de l'intérieur même du Département d'Etat.

Sa femme, Gwendolyn, 72 ans, s'est vu infliger 81 mois d'emprisonnement, mais ne passera qu'un peu plus de cinq ans et demi en prison, compte tenu des 14 mois qu'elle a déjà passés en détention. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20100716/twl-usa-justice-cuba-espionnage-224d7fb.html
Les enfants qui naissent à Gaza n'ont aucun droit, ni passeport, ni pays, aucune nationalité, et n'ont pas le droit de partir.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Jul 2010 à 21:42
Fidel visite l'aquarium national.
 
Il a déclaré : le Monde vit entre deux tragédies, le guerre et celle de l'environnement.
 
 
 
Il s'est réunit ensuite avec des ambassadeurs cubains. Il a déclaré que les pression qu'affronte l'Iran en ce moment sont "un copie au carbone de qu'ils ont fait avec Mohamed Mossadegh".
 
 
 
 
Ce qu’ils sont en train de faire en Iran est la copie carbone de ce qu’ils ont fait à Mossadegh », La mesa redonda a transmis dans la soirée de ce vendredi la réunion.
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Fidel en el MINREX. Foto: Estudios Revolución 

Durant peu plus d’une heure et demie, Fidel a dialogué avec les ambassadeurs cubains réunis dans le MINREX, sur les graves dangers qui planent sur l’humanité si se déclanche une agression contre l’Iran ou la Corée du Nord et il a remis une lettre personelle à chacun d’eux, à leur ministre Bruno Rodríguez Parrilla et à leur Conseil de la Direction.

En répondant aux questions ou aux commentaires des diplomates nationaux, le leader de la Révolution cubaine a relu des câbles de presse et des analyses politiques des plus diverses sources pour conclure que les pressions auxquelles l’Iran fait face en ce moment sont « une copie au carbone de ce qu’ils ont fait à Mohamed Mossadegh », le Premier ministre de cette nation qui a été démoli par un coup d’État encouragé par les États-Unis et d’autres puissances occidentales quand il a entrepris une politique de nationalisation de ses ressources dans la décennie des 50 du siècle dernier.
Le Commandant en Chef a commenté à sa réunion avec les ambassadeurs certains des questions qu’ilavait posées aux économistes du CIEM lors de sa récente  visite  à ce centre, parmi celles-ci une qu’il y a  20 ou 15 ans à peine personne ne se serait posée : l’empire peut-il se maintenir si le marché disparaît et le dollar aurait-il une valeur si le marché mondial n’existait pas ?

A nouveau il a insisté sur l’arsenal de plus de 20.000 armes stratégiques et non stratégiques dans les mains des grandes puissances et il a demandé quelle est la différence avec les armes dites conventionnelles d’aujourd’hui que les États-Unis essaient de promouvoir comme alternative, si le développement technologique en matière d’armement de ces dernières années octroie à toutes une puissance de destruction  similaire.

Il a prévenu qu’il est desormais ridicule  de faire référence  à la mallette nucléaire avec un bouton,qui était la grande peur des débuts la Guerre Froide. « Toutes les réponses sont déjà programmées. C’est seulement une question de seconde »,  a-t-il  affirmé et il n’a pas oublié de préciser que bien que quelques sources excluent cette donnée, il est connu qu’Israël est la sixième puissance nucléaire de la planète.


Les employés du MINIREX et des voisins du Vedado qui se sont rassemblés spontanément en sachant qu’il était là, ont fait une longue et vive ovation. Dans la foule rassemblée sur le trottoir , un jeune tendait son diplôme d’étudiante en le lui dédiant avec gratitude.

Dans l’extrait de la video que l’on peut voir dans Cubadebate, il dit des choses très précises et qui me paraissent extraordinairement pertinentes, il se positionne dans l’Amérique du sud, en expliquant que cet hemisphère ne joue un rôle stratégique que pour les Etats-Unis pas pour le monde, vu l’absence de capacité militaire, il insiste bien sur le fait que le lieu le plus important est  Washington, pas la maison Blanche, ni le Congrès, mais le pentagone. Et il explique que nous ne sommes plus au temps de Kroutchev ou Kennedy où il y avait la mallette nucléaire avec le bouton sur lequel appuyait le président, mais désormais tout part du pentagone où les ordinateurs sont déjà programmés.

  

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Fidel en el MINREX. Foto: Estudios Revolución 
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Fidel en el MINREX. Foto: Estudios Revolución 
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Fidel en el MINREX. Foto: Estudios Revolución 

La caravane de l’amitié Etats-Unis Cuba s’apprête à franchir la frontière du Mexique

La Havane, 21 juillet, (RHC)--. La caravane de l’amitié Etats-Unis Cuba, organisée par les Pasteurs pour la Paix, organisation œcuménique étasunienne s’opposant fermement au blocus s’apprête à franchir la frontière du Mexique avec ses 100 tonnes d’aide humanitaire collectée pour Cuba dans une centaine de villes des Etats-Unis et du Canada.

Au cours d’une conférence de presse à McAllen, au Texas, le président des Pasteurs pour la Paix, le révérend Lucius Walker, a signalé que cette fois-ci, l’aide collectée par 85 bénévoles des Etats-Unis, du Mexique, du Canada et de plusieurs pays d’Europe, est dédiée aux enfants cubains.

« La moitié des médicaments de première classe sont pratiquement inaccessibles à Cuba à cause du blocus étasunien » a dénoncé le révérend Lucius Walker dans un communiqué remis aux journalistes.

« Pourquoi les enfants cubains, doivent-ils être privés de médicaments sauvant des vies ? Voici une politique que le peuple des Etats-Unis ne connaît pas en profondeur et qu’il n’appuierait pas non plus » signale le révérend Lucius Walker dans son document.

Comme tous les ans, les Etasuniens membres de cette caravane risquent de sanctions de prison ou d’amendement car la loi des Etats-Unis, par l’action du blocus, interdit à leurs ressortissants de venir à Cuba.

Les Pasteurs pour la Paix ont signalé que cette opération s’inscrit dans le cadre d’une campagne de désobéissance civile en signe de protestation contre le blocus par lequel les Etats-Unis veulent, depuis les premières années du gouvernement révolutionnaire, réduire le peuple cubain par la faim et la maladie.



Edité par T 34 - 21 Jul 2010 à 21:36
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New York interdit à un professeur, Nathan Turner, d'enseigner dans cette ville car il a emmené des élèves en voyage à Cuba.
 
 

I N T E R N A T I O N A L E S

La Havane. 22 Juillet 2010

Les Pasteurs pour la paix surmontent les obstacles à la frontière des
Etats-Unis pour voyager à Cuba

Les%20Pasteurs%20pour%20la%20paix%20surmontent%20les%20obstacles%20à%20la%20frontière%20des%20Etats-Unis%20pour%20voyager%20à%20CubaEllen P. Bernstein, membre de la direction de Pasteurs pour la paix, a informé à La Havane que ce collectif avait surmonté les obstacles mis par les Etats-Unis à la frontière du Mexique pour l’empêcher de voyager à Cuba.

La 21e Caravane de l’amitié Etats-Unis-Cuba, organisée par cette association de solidarité, apporte une aide matérielle à l’île: une centaine de tonnes de matériel destiné prioritairement, cette année, aux enfants, a informé Bernstein à l’agence de presse AIN, à l’église baptiste William Care du quartier havanais du Vedado.

Après une conversation téléphonique avec le Révérend Lucius Walker, dirigeant de cette fondation inter-religieuse, le militant a informé que des autorités migratoires et douanières ont fouillé la voiture et les neuf autobus qui forment la caravane et tenté de confisquer quelques-uns des dons.

Bernstein appartient à la Fondation inter-religieuse pour l’organisation communautaire, dont font partie les Pasteurs pour la paix.

«Walker m’a dit qu’ils avaient réussi à confisquer au moins 5 des 19 ordinateurs que nous apportions et qu’ils ont exercé d’autres pressions, mais ils n’ont pas pu vaincre notre résistance. Notre don de solidarité est désormais en route pour l’île», a-t-elle assuré.

Les dons consistent notamment dans du matériel scolaire, des équipements médicaux et des médicaments, des outils destinés à la construction et du matériel de sport.

Fondée en 1988 par le Révérend Lucius Walter, l’association Pasteurs pour la paix a effectué son premier voyage à Cuba en 1992 et revient chaque année avec des dons qui parlent bien haut de leur solidarité avec le peuple cubain contre le blocus mis en œuvre par les Etats-Unis depuis près de cinquante ans.

Cette 21e caravane est composée de 85 personnes provenant de 21 Etats de l’Union et du Mexique, du Canada, d’Angleterre et d’Allemagne.



Edité par T 34 - 23 Jul 2010 à 18:04
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Fidel Castro rend hommage aux martyrs du 26 juillet d’Artemisa

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La Havane, 24 juillet, (Cubadebate-RHC)- Portant sa chemise vert-olive de mille batailles, le Commandant en Chef, Fidel Castro, est allé rendre hommage aux Martyrs du 26 Juillet au Mausolée qui leur rend honneur dans la commune d’Artemisa.

Accompagné des Commandants de la Révolution Ramiro Valdés Menéndez et Guillermo García Frías ; des combattants d’Artemisa Ramón Pez Ferro et Gelasio Fernández, ainsi que d’autres invités, le leader historique de la Révolution Cubaine a évoqué les nombreux souvenirs des préparatifs et de l’action héroïque du 26 juillet 1953. Il a mis un accent spécial sur l’énorme contribution des combattants d’Artemisa.

Fidel Castro a rappelé l’esprit de lutte des jeunes d’Artemisa et souligné que « s’il y avait quelque chose qui m’enthousiasmait c’était de voir combien ils étaient révolutionnaires les étudiants d’ici. Ils figuraient parmi les plus combatifs qu’il y avait à Cuba ».

Le Commandant de la Révolution Ramiro Valdés et le camarade Ramón Pez Ferro ont raconté plusieurs anecdotes des combattants d’Artemisa et la façon dont ils ont adhéré au mouvement révolutionnaire.

Analysant les événements de l’attaque de la caserne Moncada, depuis le départ de la ferme Siboney jusqu’au retrait, le Commandant en Chef a relevé qu’il n’avait pas le moindre doute de la possibilité de succès de ce plan. « Je ferais tout de nouveau exactement. Mais, je ne prêterais attention à aucune garde cosaque » -a-t-il indiqué en rappelant l’imprévu qui a fait échouer le facteur surprise.

Au cours d’un échange de vues avec la Directrice du Mausolée, Maribel Martínez, Fidel Castro a posé des questions sur les caractéristiques de l’installation et demandé à savoir quand les restes des 5 combattants d’Artemisa qui ne reposent pas encore au Mausolée, aux côtés des 20 autres, y seront transférés.

À un moment émouvant, le Commandant en Chef a rendu hommage aux combattants devant les niches qui gardent leurs restes et déposé des gerbes de fleurs.

Après, il a salué les nombreux habitants d’Artemisa qui s’étaient rassemblées sur place pour connaître les détails de sa visite. Ils applaudissaient et criaient des Vivats.

Fidel Castro a également conversé avec le Secrétaire du Parti et avec le Président de l’Assemblée du Pouvoir Populaire de la commune auxquels il a posé des questions sur la récolte de goyaves, de mangues et d’autres fruits sur ce territoire ainsi que sur la marche de la plantation de canne à sucre.

Il a commenté plusieurs nouvelles sur la tragédie environnementale que vit l’Humanité.

À la fin de cette rencontre émouvante avec ses camarades de tant de batailles révolutionnaires, le Commandant en Chef Fidel Castro leur a lu son Message aux Combattants Révolutionnaires d’Artemisa et de tout Cuba :

Message aux combattants révolutionnaires d’Artemisa et de tout Cuba


Chers camarades:

Lundi prochain, le 26 juillet, cela fera 57 ans de lutte sans trêve pour l’indépendance de la Patrie.

Rares sont ceux, dont moi, qui ont le privilège de vivre encore. Dans mon cas personnel, je remercie les combattants d’Artemisa qui sont entrés et qui m’ont évacué quand j’étais à proximité de l’entrée, essayant d’empêcher qu’une mitrailleuse ne tire sur les combattants auxquels j’avais donné l’ordre de se retirer.

Notre pensée révolutionnaire est partie de l’idée de José Marti selon laquelle : « La Patrie c’est l’humanité » ! et notre pensée évolue en permanence.

Le simple fait d’avoir mené cette lutte durant si longtemps, constitue une preuve de ce que peut obtenir un petit pays face au gigantesque pouvoir de l’empire.

En une année comme celle qui s’écoule, au cours de laquelle nous nous approchons chaque jour plus d’événements dramatiques, je me sens dans l’obligation de rappeler les camarades courageux qui se trouvent dans les prisons de haute sécurité des États-Unis.

La haine que ces camarades éveillent chez ceux qui dirigent cet empire, incapable de comprendre combien ils les placent haut, est grotesque.
Ces camarades, tout comme nos représentants diplomatiques dans ce pays et dans beaucoup d’autres au danger similaire, restent aux postes que le devoir leur assigne, imperturbables face à de grands risques dont ils ont parfaitement conscience.

Les nouvelles qui sont publiées chaque jour, confirment progressivement nos vues sur la gravité des dangers qui planent sur toute l’Humanité.

Rien ne peut, cependant, nous arracher le droit de célébrer le jour de gloire et de bonheur que constitue pour notre peuple le 26 juillet.

Personne ne peut non plus, nous priver du droit de rêver qu’il est encore possible que notre espèce survive aux épreuves difficiles qui nous attendent dans un avenir très proche.

Je vous félicite avec joie et avec la dignité que nous ont laissée en legs nos ancêtres tout au long de presque deux siècles de lutte !

Fidel Castro Ruz


Le 24 juillet 2010

 

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La brigade Venceremos exige la libération des 5

La Havane, 24 juillet, (RHC)--. La brigade Venceremos formée d’Etasuniens amis de Cuba, a exigé la libération des 5 antiterroristes cubains injustement en prison aux Etats-Unis, depuis septembre 1998.

Les membres de cette brigade ont exprimé leur indignation contre les lourdes peines que purgent ces 5 Cubains alors qu’ils tentaient d’informer leur pays des plans terroristes ourdis par la maffia contre-révolutionnaire de Miami contre Cuba.

Ils ont mis l’accent sur le fait que ces groupes terroristes reçoivent bien souvent le financement du gouvernement étasunien.

Antonio, Gerardo, Ramon, Fernando et René purgent de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités pour une seule personne. Ils ont été condamnés au terme d’un procès pendant lequel le ministère public n’a fourni aucune pièce à conviction étayant le chef d’accusation contre eux. Qui plus est, plusieurs hauts gradés étasuniens avaient déclaré à la barre qu’en s’infiltrant dans les rangs des groupes contre-révolutionnaires basés en Floride, les 5 n’avaient jamais porté atteinte à la sécurité nationale des Etats-Unis.


Le révérend Lucius Walker fait l’éloge de l’attention infantile à Cuba

 

La Havane, 24 juillet, (RHC)--. Le révérend Lucius Walker, président des Pasteurs pour la Paix, organisation œcuménique étasunienne s’opposant fermement au blocus, a fait l’éloge de l’attention infantile à Cuba.

Le révérend Lucius Walker est arrivé ce vendredi à La Havane à la tête de la 21e caravane de l’amitié Etats-Unis Cuba, dédiée cette année aux enfants cubains.

Les Pasteurs pour la Paix ont parcouru une centaine de villes au Canada et aux Etats-Unis en dénonçant le blocus par lequel les Etats-Unis tentent de réduire le peuple cubain par la faim et la maladie depuis les premières années du gouvernement révolutionnaire et en collectant de l’aide humanitaire pour Cuba.

« Dans ce pays, la totalité des enfants va à l’école, la qualité de l’éducation est une priorité et c’est peut-être le seul pays du monde où il n’y pas d’enfants mendiants » a souligné le président des Pasteurs pour la Paix.

Il a ajouté que le système de santé, conçu préférablement pour les enfants, constitue un modèle pour le monde entier.

Les 85 membres de la caravane de l’amitié Etats-Unis Cuba sont invités au grand meeting qui aura lieu lundi à Santa Clara, à l’occasion de la journée de la rébellion nationale.

 



Edité par T 34 - 26 Jul 2010 à 16:07
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57 ans  de la Moncada !
 

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Le Président nicaraguayen félicite les Cubains pour le 26 juillet

Le Président du Nicaragua, Daniel Ortega, a adressé un message de félicitations au leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro et au Président Raul Castro , à l’occasion de la Journée de la rébellion nationale.

Dans son message, Daniel Ortega souligne que Cuba est une source d’inspiration et un guide pour les révolutionnaires du monde entier.

Il exprime son admiration pour l’exemple constant d’humanité que Cuba représente.

Au Mexique, 300 organisations sociales et politiques ont décidé de célébrer la journée de la rébellion nationale à Cuba par une marche depuis le centre ville jusqu’à l’ambassade des Etats-Unis à Mexico.

Le Brésil a pour sa part commémoré cette journée par une ferme condamnation du blocus économique, commercial et financier que les Etats-Unis appliquent contre Cuba depuis un demi siècle.

 
 

Le chef de l’état cubain, Raul Castro préside le meeting pour la journée de la rébellion nationale

La Havane, 26 juillet (AIN/RHC).- Le Président cubain, Raul Castro a présidé le meeting national pour la Journée de la rébellion nationale et le 57è anniversaire de l’attaque des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, qui a eu lieu sur la Place Ernesto Che Guevara, de Santa Clara, la capitale de la province de Villa Clara, qui a mérité cette année le siège de la commémoration de la journée de la rébellion nationale.

Plus de 90 000 habitants de Villa Clara se sont donnés rendez vous sur la Place Ernesto Guevara, de Santa Clara.

Une vaste délégation du Venezuela, formée de 2 Vice-Présidents et plusieurs ministres y ont pris part, ainsi que des assaillants de la Moncada, des proches des 5 Cubains injustement emprisonnés aux Etats-Unis. Une représentation du Mouvement oeucuménique les Pasteurs pour la Paix qui ont organisé la 21è Caravane de l’amitié Etats-Unis Cuba étaient présents aussi.

Le meeting s’est ouvert par un hommage à Ernesto Che Guevara. Une gerbe de fleurs a été déposée devant sa statue.

Julio Ramiro Lima Corzo, premier secrétaire du Parti Communiste de Cuba dans la province de Villa Clara a été le premier orateur. Il s’est référé dans son allocution aux efforts consentis par les habitants de Villa Clara, dans tous les secteurs de l’économie et la vie sociale, qui lui ont permis de gagner l’émulation nationale pour organiser les festivités nationales à l’occasion du 26 juillet. Il s’est référé également aux grands défis que la province a devant soi, avant de confirmer la volonté du peuple de Villa Clara de continuer à aller de l’avant.

Ensuite Alí Rodriguez, vice président vénézuélien et Ministre de l’Energie électrique a pris la parole pour expliquer la situation au Venezuela, qui a empêché le Président Chavez de se rendre à Cuba comme l’il le voulait et l’avait annoncé.

Alí Rodríguez a confirmé que son pays ne tremble pas devant les menaces de l’Empire, parce que les Vénézuéliens sont des fils de Simon Bolivar.


Le premier vice président cubain, José Ramón Machado Ventura a prononcé le discours de clôture au cours duquel il s’est référé à l’importance historique de la tenue du meeting dans une province tellement liée à la trajectoire révolutionnaire du guérillero Ernesto Che Guevara.

Le vice président cubain a félicité le peuple de Villa Clara, le principal protagoniste des acquis qui leur ont permis de gagner le siège du meeting du 26 juillet.

Il a souligné que les peuples latino-américains se dressent à l’heure actuelle pour poursuivre les luttes indépendantistes de Bolivar et d’autres grands patriotes.




Edité par T 34 - 27 Jul 2010 à 19:00
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Fidel Castro rencontre des personnalités et rend hommage à notre Héros national José Marti

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La Havane, 26 juillet, (AIN-RHC)- Le leader historique de la Révolution Cubaine Fidel Castro a rencontré des intellectuels, des journalistes, des artistes, des hommes d’église, des membres de l’Organisation œcuménique étasunienne « Les Pasteurs pour la Paix, et d’autres personnalités avec lesquelles il a conversé, échangé des vues et répondu à des questions.

Fidel Castro a rendu hommage à notre Héros National José Marti au Mémorial qui porte son nom sur la Place de la Révolution. José Martí a dirigé notre dernière guerre d’indépendance du siècle dernier contre le joug colonial espagnol.

Parmi les personnalités qui ont pris part à la rencontre se trouvaient le Révérend Lucius Walker, Président de l’organisation œcuménique étasunienne « Les Pasteurs pour la Paix qui organise chaque année « La Caravane de l’Amitié États-Unis-Cuba » qui collecte de l’aide humanitaire qu’elle apporte au peuple cubain défiant ainsi les lois du blocus. Le Révérend cubain Raul Suarez y a également assisté.

Des chanteurs et des compositeurs, des musiciens et des peintres cubains de renom figuraient parmi les participants cubains à la rencontre.

Se référant à l’attaque de la caserne Moncada le 26 juillet 1953. Le leader historique de la Révolution Cubaine a signalé : “Je l’ai dit et je le répète, si je dois le faire de nouveau, je ferais tout de la même façon, sauf accorder une quelconque attention à la garde cosaque qui a fait échouer le facteur surprise.

En évoquant des souvenirs de l’attaque Fidel a relevé : « Nous étions suffisamment d’hommes. Je dirais qu’il n’en fallait pas plus. Nous avions plus ou moins trois fois plus d’hommes qu’il ne fallait pour prendre la caserne. J’en suis persuadé ».

Pour sa part le Révérend Raul Suarez, qui dirige le Centre Martin Luther King a signalé combien il avait été difficile, aux premiers moments de la Révolution, pour les croyants d’exercer leur foi dans un pays socialiste car les États-Unis avaient introduit dans l’esprit des Cubains l’anticommunisme à outrance. Il a ajouté que ce sont les idées qui ont poussé Fidel Castro et ses camarades à attaquer la Moncada qui les ont rendus amoureux de la Révolution lui, et ses camarades de foi.

Fidel a répondu : « En réalité nous n’avion que cela : inspiration »
Fidel Castro a signalé qu’il n’y a pas de contradiction entre les croyants et la Révolution come il l’a commenté au religieux brésilien Frère Betto dans la conversation qui devait devenir le livre « Fidel et le Religion ».

Dans une autre partie de sa conversation Fidel a relevé: « Je ne suis ni devin ni prophète. Je vois les choses avec logique et nous devons les voir avec un peu de sérénité et être préparés. Notre peuple est préparé aujourd’hui pour tout voir, et pour voir les dangers. Ce qui serait terrible serait de faire face à des problèmes que nous n’ayons pas prévus » -a-t-il conclu-.

Se référant à la grave situation concernant l’Iran et la Corée du Nord, et la marée noire provoquée par la British Petroleum dans le Golfe du Mexique, Fidel Castro a indiqué que tout cela l’a amené à écrire des réflexions dont celle intitulée « l’Empire et la guerre »publiée le 1er juin juste après l’attaque israélienne contre la flottille humanitaire qui se dirigeait vers Gaza.

Il est revenu sur les dilemmes auxquels fait et doit encore faire face le Président des États-Unis Barack Obama au sujet, entre autres, de l’attitude d’Israël qui risque d’entrainer Washington dans une guerre nucléaire aux conséquences imprévisibles pour la vie de la planète.
Citant le Global Research, Fidel s’est référé à l’incident fabriqué, comme l’a démontré cette publication et au cours duquel le navire amiral sud-coréen a été coulé par une torpille.

Fidel a évoqué les antécédents de la marée noire provoquée par la British Petroleum dans le Golfe du Mexique et son grave impact sur l’environnement ainsi que ses véritables causes. Il a mis l’accent sur les vrais responsables du fait que nous soyons arrivés à une situation pareille.

Se référant à la grave situation en Amérique Latine, au déploiement militaire étasunien dans la région et au différend entre la Colombie et le Venezuela, Fidel a mis l’accent sur la responsabilité des États-Unis. Il a indiqué : “Tout cela démontre le degré d’irresponsabilité de l’empire. Ils ne maîtrisent pas ; ils ne peuvent pas maîtriser leurs instincts. Je le dis avec le plus grand sérieux du monde ; ils appartiennent à la préhistoire.

Fidel a relevé que l’empire fait tout cela prétextant la lutte contre la drogue en Amérique Latine.

Dans une autre partie de sa conversation il a indiqué : « Le problème d’Obama est l’obsession de rendre les États-Unis indépendants des importations de pétrole. Ils ont le per capita de consommation de pétrole et de gaz le plus élevé du monde ».

Répondant à une question du Révérend Lucius Walker, leader des « Pasteurs pour la Paix » au sujet de l’avenir d’Haïti Fidel Castro a relevé : « Dans le monde tel qu’il est actuellement, il n’y a pas de solution pour ce pays. Dans l’avenir dont je parle souvent, oui ! Les États-Unis sont de grands producteurs d’aliments. Ils en produisent pour 2 milliards de personnes. Ils auraient la capacité de construire des logements antisismiques. Le problème réside dans la façon dont les ressources sont réparties. Il faut planter de nouveau ses bois à Haïti. Mais il n’y a pas de solution pour lui dans l’ordre actuel du monde».

Fidel a également rappelé l’égoïsme et l’insensibilité étasuniennes face aux millions d’affamés et de personnes ayant besoin d’assistance médicale notamment les enfants. Il s’est également référé au blocus que les États-Unis font subir à notre pays depuis près de 50 ans déjà et l’emprisonnement injuste qu’ils imposent à 5 Cubains pour des motifs politiques.

Nos 5 compatriotes purgent de très lourdes peines de prison aux États-Unis dont deux perpétuités pour une seule personne. Ils ont été accusés à tort de conspiration afin d’espionner. Ils n’avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

Fidel a précisé se référant aux États-Unis :
« Ils n’ont pas fait le moindre geste pour les mettre en liberté. Cinq êtres humains séparés de leurs proches…… et ils seront obligés de les libérer »

 
 
 

C U B A

La Havane. 26 Juillet 2010 

Fidel: «Nous devrions nous proposer d’être chaque jour meilleur, ne serait-ce qu’un tout petit peu»

Rosa Miriam Elizarde

NOUS attendons dans le petit théâtre du Mémorial José Marti. Nous savons qu’il est à l’extérieur, déposant dans la plus grande intimité possible une gerbe de fleurs au pied de la statue du Héros national, près du monument de la Place. «C’est le 26 juillet, ce n’est pas un hommage quelconque», fait remarquer quelqu’un dans un murmure pour ne pas briser le silence qui règne dans la salle où l’attendent plusieurs dizaines de personnes qui devinent sa présence proche. Une minute plus tard on entend sa voix derrière la porte. Voilà Fidel.

«Combien de visages connus!» dit-il en avançant dans le couloir, saluant ceux qui se trouvent sur son passage. «Voilà Rosa Miriam», dit-il à Marina Menendez, sous-directrice du journal Juventud Rebelde, qui s’assoit à mes côtés. «Sais-tu qu’elle m’a demandé un jour si nous allions survivre à la Période spéciale». Il rit et me serre vigoureusement la main. Incroyable. Il se souvient d’une après-midi de la fin des années 90 dont je n’ai presque plus de souvenir. Je venais d’obtenir mon diplôme et par hasard, je devais faire un reportage sur une cérémonie au Centre d'ingénierie et biotechnologie, en présence de Fidel. Comme s’il nous entraînait dans une machine à lire l’avenir, il nous a pratiquement raconté ce jour-là le film de ce que les Cubains allaient vivre dans les prochaines années de la Période spéciale, après la disparition de l’Union soviétique. Je fus à ce point bouleversée que lorsqu’il arriva devant moi, la seule question qui me vint à l’esprit fut: «Vous croyez vraiment que nous allons survivre?»

Fidel avance. Il salut la famille du commandant de la Révolution Juan Almeida, le révérend Lucius Walker. Et aussi Silvio Rodriguez, Amaury Perez, Sara Gonzalez, Frank Fernandez, Vicente Feliu, les peintres Nelson Dominguez, Kcho, Zaida del Rio, Rancaño, Flora Fong… Il plaisante avec les uns, remercie les autres. Il porte sa chemise vert olive. Il est maintenant assis devant l’auditoire, près d’une petite table sur laquelle sont posés des dossiers. Randy Alonso, le directeur de Table ronde, l’émission de la Télévision cubaine, est le modérateur de l’échange de questions et de commentaires qui commence par une intervention d’Alexis Leyva Machado (Kcho).

Il apporte deux drapeaux: l’un, du 26 Juillet, remis à l’artiste par le commandant de la Révolution Juan Almeida et qui a accompagné la Brigade «Marta Machado», organisée par Kcho et composée d’un groupes d’artistes cubains célèbres qui sont allés apporter de l’aide aux sinistrés des terribles ouragans qui ont dévasté Cuba en 2008, et aussi aux victimes du tremblement de terre du 12 janvier dernier en Haïti. Immédiatement, une hampe apparaît et le drapeau est placé près de l’emblème national, dans l’aile gauche du Théâtre.

Fidel s’anime et commente les événements de l’attaque de la caserne Moncada, il y a exactement 56 ans. «Je l’ai dit et je le répète, si je devais le refaire, je ferais tout de la même façon, excepté de m’occuper du poste de garde cosaque. J’aurais dû continuer… Si j’avais continué, ils n’auraient pas ouvert le feu sur ceux qui étaient au poste de garde, et je n’aurais pas cédé à la tentation de m’emparer de ces deux mitrailleuses, même si elle s’explique, parce que nous manquions d’armes».

«Nous étions suffisamment nombreux», réaffirme-t-il. « Je dirais que nous n’avions pas besoin d’hommes supplémentaires. Nous étions presque trois fois plus nombreux que ce qu’il fallait pour prendre cet objectif. J’en suis convaincu.»

INSPIRATION

Le révérend Raul Suarez, qui dirige le Centre Martin Luther King, demande au commandant en chef de lui donner son avis. «Pour nous, cela n’a pas été facile de vivre notre foi et de pratiquer notre vocation dans un processus révolutionnaire de type socialiste. On nous avait bourré le crâne avec l’idéologie nord-américaine anti-communiste… Ce qui nous a vraiment acquis à la Révolution et nous a donné envie de partager ce processus avec notre peuple, ce sont les motifs pour lesquels vous avez lancé l’attaque de la caserne Moncada. Je souhaiterais quelques paroles… Dans ces moments que vit notre pays, le soutien éthique, moral, spirituel est très important pour tout ce que nous devons faire…, termine Raul Suarez.

Après l’avoir écouté avec attention, Fidel répond: «Vraiment, la seule chose que nous ayons eu à ce moment-là, c’était cela: l’inspiration. Personne ne peut comprendre ce qui est arrivé à Silvio et à tous ceux qui sont ici, sans… cette inspiration. Chacun devrait se proposer, presque comme une règle, d’être chaque jour un peu meilleur, ne serait-ce qu’un tout petit peu. Et de ne pas y renoncer…»

«On peut trouver des explications à tout le reste et chacune d’elles est légitime, signale le commandant en chef, reconnaissant qu’il n’y a pas de contradictions entre les croyants et la Révolution, comme il le commentait au prêtre brésilien Frei Betto dans cette conversation qui fut ensuite publiée sous le titre «Fidel et la religion». Il reconnaît que «la science ne cesse de progresser jusqu’à atteindre des limites incroyables. Nous sommes moins que de la poussière, et cela, c’est la science qui nous l’enseigne».

«Que savait l’homme, il y a 200 ans? » et il rappelle « La prière à Dieu», du poète Gabriel de la Conception Valdés « Placido » (1809-1844), où il parle de «l’étoile héliaque» et du fait que «Marie -la mère du Christ- ait supporté la douleur». « Cela m’a toujours surpris qu’il sache déjà qu’il y avait de l’hélium dans les étoiles. Mais rien de plus que cela, pas beaucoup plus. «Que s’est-il passé avec les connaissances? Elles ont explosé. Il y a 50 ans, au moment de Moncada, nous ne savions rien… depuis lors, en quelques années, combien la science a avancé! Tous ces petits appareils, toutes ces caméras, les téléphones blackberry… dont n’importe qui peut disposer aujourd’hui…» Il sourit.

«Je ne suis ni devin, ni prophète, poursuit-il, mais je vois les choses avec logique, et nous devons les voir avec un peu plus de sérénité et nous y préparer. Aujourd’hui, notre peuple est prêt. Prêt à voir les dangers. Le plus terrible serait que nous ayons à faire face à des problèmes que nous n’aurions pas prévus», conclut-il.

IRAN, COREE DU NORD ET BRITISH PETROLEUM

Ces préoccupations, ajoute Fidel, l’ont amené à écrire les plus récentes Réflexions sur la terrible situation en gestation au Moyen Orient. Elles ont commencé avec l’article appelé «L’Empire et la guerre», publié le 1er juin, après l’attaque perpétrée par Israël contre la flottille humanitaire qui se dirigeait à Gaza, et dans laquelle il se demandait: Obama pourra-t-il jouir des émotions d’une seconde élection présidentielle sans que le Pentagone ou l’État d’Israël, qui se moque dans son comportement des décisions des États-Unis, utilise ses armes nucléaires en Iran? Comment sera la vie sur notre planète après ça?

Il laisse les pages de ses Réflexions sur la table et poursuit: «Et là-dessus apparaît la Corée et je pense que le conflit va démarrer là-bas. Ils ont fait croire que la Corée du Nord avait coulé le bateau (le Chénoan). Avec un vieux sous-marin soviétique, qui fait un bruit terrible et s’entend presque sans équipements… qui lance une torpille. Et ils ont fait croire cela à la moitié du monde: que c’était les Coréens du Nord qui avaient coulé le bateau…»

Il n’a pas inventé cette information. Fidel cite un article de Global Research qui donne «les détails vraiment surprenants de ce qui s’est passé». Quand la situation commence à s’aggraver, le leader de la Révolution partage systématiquement ses impressions, nées de l’afflux des nouvelles quotidiennes d’Asie et du Moyen Orient, et des préoccupations d’importants spécialistes, jusqu’ au moment où il entrevoit « le conflit inévitable », titre de la Réflexion du 16 juin.

Le 24 juin, il publie la Réflexion:«J’aimerais tellement me tromper». «C’est curieux -il fait une pause et regarde l’auditoire-: je me suis trompé, mais d’une autre façon», et il insiste sur la nécessité d’être préparés à une tragédie qui peut être de très grande envergure, si l’immense arsenal nucléaire qui est aujourd’hui entre les mains des superpuissances est utilisé contre l’Iran et contre la Corée.

Pour prouver que cela est possible, il rappelle que les Etats-Unis ont déjà menacé à l’époque de Nixon d’utiliser les armes nucléaires tactiques contre le Vietnam et la Corée, il y a des années. Et voilà que, «survient le problème de la marée noire… BP cherche du pétrole à de grandes profondeurs, avec une technologie moderne, à 8 000 mètres, où s’est produit la fuite», et il ajoute: « Et Obama le sait, mais il ne veut pas reconnaître publiquement l’ampleur du danger.»

Le commandant assure que cette situation n’est pas sans remèdes:« Quel hasard que cette entreprise soit en train de chercher du pétrole ! dit-il, rappelant le rôle de BP dans le coup d’Etat contre Mossadegh en Iran. «Qui aurait pu y penser?» Ce n’est pas la première fois que cela se passe. D’autres désastres maritimes se sont produits, avec des bateaux qui venaient d’Alaska… «Mais Bush lui-même n’avait pas osé autoriser ces perforations, alors qu’Obama a autorisé la British à creuser, car il croit aveuglément dans la technologie.»

«Et si cet accident de la British Petroleum n’était pas arrivé? Ils continueraient à perforer… ils ont 27 000 puits non productifs, et la préoccupation du gouvernement – c’est authentique-, c’est que du gaz commence à s’échapper des puits non-productifs et que ce désastre n’ait pas de solutions. Voilà pourquoi ils n’ont pas reparlé du problème, après avoir dit qu’ils l’avaient résolu».

Fidel traitera de ce sujet dans la Réflexion du 3 août prochain: «J’ai toutes les données, mais j’attends de savoir ce qu’ils vont dire aujourd’hui, ou demain… mais vous la verrez, ne vous impatientez pas. Je vous demande seulement de me faire confiance.»

Il annonce également qu’il demandera une séance extraordinaire de l’Assemblée nationale pour parler de ces sujets si importants.

Irma Shelton, journaliste de la Télévision cubaine, demande à Fidel de commenter la situation non moins critique en Amérique latine, avec le déploiement militaire nord-américain au Costa Rica, autorisé par le Parlement et la présidence de ce pays, auquel s’ajoutent des manœuvres militaires au Pérou, et la rupture des relations entre le Venezuela et la Colombie. «Tout cela, affirme-t-il, démontre le niveau d’irresponsabilité de l’Empire. Ils ne contrôlent pas, ils ne peuvent pas contrôler leurs instincts. Je vous le dis sérieusement: ils appartiennent à la préhistoire». Et d’ironiser: «Tout cela inspiré par de très "nobles" motivations: combattre les drogues.»

Ensuite, le chanteur Amaury Pérez demande: «Certains sympathisants du président Obama pensent qu’il a été mal conseillé en autorisant British Petroleum à creuser le puits le plus profond, afin que ce désastre, prévu par ces forces de droite qui sont contre Obama, entraînent sa non-réélection pour un nouveau mandat. Pensez-vous que cela soit possible?»

Fidel se frotte le front avec la main gauche une seconde, puis répond: «il me semble difficile que quelqu’un ait imaginé un tel plan pour donner ce conseil, dans le but de nuire à l’adversaire. Ce qu’ils peuvent faire, c’est profiter du moindre détail pour l’attaquer…. Mais je ne pense pas qu’ils aient fait en sorte que l’homme commette une erreur de ce type pour l’attaquer. Non.»

Et d’ajouter: «Le problème d’Obama, son obsession, c’est de rendre les Etats-Unis indépendants de l’importation de pétrole. Ce sont les premiers consommateurs dans le monde de pétrole et de gaz per capita. Et ils cherchent à ne pas dépendre du pétrole du Venezuela, de l’Iran ou du Moyen Orient. Ils ont installé cette entreprise en Arabie saoudite qui produit 10 millions de barils par jour, et qui a la capacité d’en produire 20 millions. Tu te rends compte des effets sur l’environnement?»

Il évoque ensuite les dramatiques prévisions du documentaire «Home», de Yann Arthus Bertrand, et il se demande : «L’énergie renouvelable n’est-elle qu’un rêve? Des essais ont déjà été menés avec un petit avion de 60 kg… la première fois, il a volé pendant plus de dix heures avec de l’énergie solaire. Lors d’un nouvel essai, il a pu voler 33 jours. Nul ne sait ce que l’on peut faire en utilisant l’énergie de la mer, des cours d’eau, des méthodes pour faire pleuvoir en cas de sécheresse… La science peut aider de multiples manières.

LA VICTOIRE STRATEGIQUE

Il évoque certaines idées qu’il exposera ce mardi, 27 juillet, dans une Réflexion, consacrée à la «victoire stratégique », qui reprend la conception militaire de l’Armée rebelle pendant les derniers moments de l’offensive contre Batista, où on ne répéta pas les erreurs qui empêchèrent la prise de la caserne Moncada en 1953: les révolutionnaires parvinrent à résister à 10 000 hommes appuyés par la Marine, les forces aériennes, sous des bombardements constants. Il a annoncé un livre en préparation, auquel il a travaillé avec la chercheuse Katiuska Blanco.

Le révérend Lucius Walker, dirigeant des «Pasteurs pour la Paix», l’interroge sur l’avenir d’Haïti. Fidel réagit sans hésiter: dans le monde actuel, ce pays n’a pas de solutions. Dans l’avenir dont je parle, oui. Il aura la possibilité de construire des maisons qui résistent aux tremblements de terre. Le problème, c’est la façon dont sont distribuées les ressources…. Il faut replanter les forêts de ce pays. Mais il n’y a pas de solutions dans l’ordre actuel de ce monde.»

Il a rappelé l’égoïsme et l’insensibilité des Etats-Unis face aux millions d’affamés et de personnes ayant besoin de soins médicaux, notamment des enfants. Il a évoqué le blocus dont souffre Cuba, et l’injuste incarcération dans les prisons nord-américaines des cinq Cubains antiterroristes, condamnés à de lourdes peines. «Ils n’ont pas eu le moindre geste pour leur rendre la liberté. Cinq êtres humains séparés de leur famille… Ils vont devoir les libérer.»

Il a rappelé avec émotion sa rencontre à Artemisa. Il a vu à l’émission Table ronde les histoires liées à l’attaque de la caserne Moncada. «J’ai découvert la valeur de la musique (en accompagnement). Magnifique. Fabuleuse. La musique de José Maria Vitier. Je ne pourrai jamais l’oublier. Personne ne sait combien c’est important. C’est une satisfaction infinie. Je me devais de rendre hommage aux hommes qui font de la musique pour l’humanité.»

Applaudissements. Fidel reprend le couloir pour sortir du théâtre du Mémorial José Marti. De nouveau les accolades, les salutations, un petit commentaire, par-ci par-là. Quand il passe près de ma chaise, il s’arrête un instant: «Tu as vu, ma petite : on a pu résister.»



Edité par T 34 - 28 Jul 2010 à 20:00
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Un membre de la caravane de l’amitié Etats-Unis Cuba qualifie d’inhumaine la politique de Washington à l’égard de Cuba

La Havane, 28 juillet, (RHC).- Luis Barrios, révérend portoricain, faisant partie de la 21è caravane de l’Amitié organisée par les Pasteurs pour la paix, organisation oecuménique étasunienne, a durement critiqué la politique étasunienne à l’égard de Cuba, dans des déclarations à notre station de radio.

“Un salut chaleureux pour tous les auditeurs. Arriver à Cuba c’est toujours comme se rhabiller, se transformer, faire le plein. Nous venons remplis de solidarité, d’amour, nous venons humblement, nous apprenons beaucoup du peuple cubain et nous voulons emporter toutes ces belles choses.

Arriver ici défiant la politique extérieure du gouvernement étasunien est pour nous une obligation morale. Nous croyons que cette politique est illégale, immorale, injuste, inhumaine et nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Ce serait injuste. C’est pour cela que nous avons adopté la position du défi. Mais comment défier la politique extérieure du gouvernement des Etats-Unis ?
Nous sommes arrivés ici après avoir surmonté 20 000 problèmes, passé des vicissitudes, mais nous profitons maintenant de la chaleur humaine.

Au sujet du voyage, le révérend Barrios a déclaré :


« Il a été très compliqué, à cause d’une série de facteurs. La participation de la caravane au Canada s’est intensifiée certes, mais avec le gouvernement qu’il y a en ce moment au Canada, qui a des tendances de droite, l’hostilité à la frontière s’est également intensifiée. »

Se référant à l’incident avec les douaniers qui ont saisi quelques uns des ordinateurs qu’ils apportaient à Cuba, le Révérend portoricain a précisé :

“Cela s’est passé en territoire des États-Unis. Ils en ont saisi 5. Ils n’étaient pas les meilleurs. L’officier des douanes a dit qu’il fallait quand même qu’ils nous confisquent quelque chose. C’est dans le second bus que vous en apportez les meilleurs -a-t-il dit. Je vais vous les laisser passer. Ils nous ont dit que nous pourrions les récupérer au retour. Nous essaierons de vous les amener l’année prochaine.

En plus des ordinateurs nous apportons un total de 9 bus. Toute l’aide humanitaire a été dédiée cette année aux enfants, mais nous avons aussi apporté du matériel médical. »

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URGENT : SOS Gerardo !
 
jeudi 29 juillet 2010

Compañeros,

Gerardo Hernandez Nordelo est de nouveau en cellule de confinement, le tristement fameux « hueco », depuis le 21 juillet dernier. Toutes les tentatives de contact avec les autorités de la prison par les responsables cubains se sont à ce jour révélées infructueuses. C’est ce qu’a révélé Ricardo Alarcon, le président de l’Assemblée Nationale de Cuba, le 28 juillet.

Ce n’est pas la première fois que Gerardo se retrouve au « hueco ». Jamais pour des problèmes de comportement. Toujours au moment où un recours judiciaire est en route. Cette fois-ci, c’est la préparation de l’Habeas Corpus qui est compromise puisqu’il ne peut communiquer avec ses avocats… Il ne peut ni leur écrire, ni même leur téléphoner. Sa sœur Isabel qui a pu lui rendre visite raconte qu’il est arrivé chaînes aux pieds et menottes aux poignets et qu’elle n’a pu lui parler que par téléphone derrière une vitre, conditions imposées aux prisonniers « punis ».

Ces manoeuvres du parquet yanqui – car la décision n’émane pas des autorités de la prison - sont inacceptables. Elles constituent une atteinte scandaleuse et intolérable aux droits de la défense et au droit de Gerardo à une justice impartiale.

Il y a plus.

Les conditions d’enfermement, d’abord.

Gerardo est enfermé 24 heures sur 24 dans une cellule de 2x1m, cellule qu’il partage avec un autre détenu. L’aération est assurée par une simple fente en haut d’un mur de la cellule. La température atteint 35°, car la prison d’Adelanto se trouve dans une zone semi désertique de Californie, loin des charmes de la côte californienne. Des « conditions de vie » intenables.

D’autant plus que, depuis avril, Gerardo a des problèmes de santé. Il n’en fait pas état pour ne pas inquiéter ses amis. Mais il souffre d’hypertension, ce qui vu les circonstances et son environnement traumatisant, n’a rien d’étonnant. Plus une saleté qu’il traîne depuis avril, une de ces bactéries qui affectent périodiquement l’espace clos des prisons. C’est pour soigner cette affection qu’il avait demandé un rendez-vous médical. Il a pu finalement rencontrer le médecin le 20 juillet. Le lendemain, Gerardo était conduit au hueco, ce qui fait que les analyses nécessaires n’ont pas été faites et que par conséquent le traitement n’a pu être prescrit…

Le gouvernement américain s’est dernièrement beaucoup inquiété de la santé de soi-disant dissidents cubains, suivis médicalement par des médecins qualifiés… Comment justifiera-t-il son attitude envers Gerardo Hernandez ?

Le double langage des USA relève de l’hypocrisie la plus abjecte.

Nous ne pouvons tolérer que Gerardo soit la victime de la haine compulsive des Etats-Unis.

A nous d’exiger des autorités nord-américaines que Gerardo sorte de cette cellule de châtiment. Nous avons pour nous la force de pression de la Solidarité Internationale et notre détermination. Faisons savoir aux autorités pénitentiaires d’Adelanto que nous ne les lâcherons pas tant que Gerardo sera traité aussi indignement.

Un petit mot à Gerardo pour le soutenir (même si on ne lui remet pas son courrier en ce moment, l’accumulation de lettres aura un impact) et un courrier à l’administration de la prison pour la faire crouler sous nos reproches.

Voici les adresses :

Gerardo Hernández
# 58739 – 004
U.S.Penitentiary Victorville
P.O.Box 5300
Adelanto, CA 92301
USA

Direction of the USP Victorville
13777 Airexpressway Blvd
Victorville,CA 92394
USA

Nous n’allons pas laisser tomber un ami au moment où il a besoin de nous, ça n’est pas dans nos habitudes.

Annie Arroyo

France-Cuba

Kubako Etxea.

N O U V E L L E S

La Havane. 29 Juillet  2010

Gerardo confiné dans une cellule disciplinaire
• Une fois de plus, il a été mis au trou malgré un mauvais état de santé constaté. Plus de trois mois sans soins médicaux

Lino Lubén Pérez

RICARDO Alarcon, président de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, a dénoncé que Gerardo Hernandez Nordelo, un des cinq antiterroristes cubains injustement emprisonnés aux Etats-Unis, avait de nouveau été soumis au régime disciplinaire.

Hernandez Nordelo a été mis au trou depuis le 21 juillet, et toutes les démarches entreprises par Cuba pour contacter les autorités pénitentiaires et le département d’Etat dans le but d’éclaircir sa situation sont demeurées vaines, a déclaré Alarcon aux journalistes, au Palais des congrès de La Havane.

Il s’agit d’un fait grave: Gerardo se trouve dans une cellule de deux mètres sur un, qu’il partage avec un autre prisonnier, et pratiquement sans aération car l’air ne pénètre que par un petit orifice en haut du mur.

Le gouvernement étasunien est parfaitement informé des problèmes de santé de Gerardo, qui a réclamé un médecin en avril et a finalement été examiné le 20 juillet. Le diagnostic établi indique qu’il a besoin d’être soumis à un traitement.

Il s’agit apparemment d’une bactérie qui, selon le médecin, circule parmi la population pénale. Certains prisonniers se seraient trouvés dans un état grave. On ignore si c’est le cas de Gerardo, les analyses requises n’ayant pas encore été faites lorsqu’il a été envoyé en cellule disciplinaire, le lendemain de la consultation.

Alarcon a ajouté que Gerardo souffrait aussi d’hypertension artérielle, ce qui se comprend aisément: cet homme jeune, qui vient d’avoir 45 ans, a passé presque douze années de sa vie en prison, dans des conditions très difficiles auxquelles il a fait face avec la plus grande fermeté.

On ne peut que s’inquiéter de son état de santé et, surtout, du manque de suivi médical spécialisé. Ces deux facteurs s’aggravent en raison des nouvelles circonstances de traitement disciplinaire et de la température dans les cellules, qui dépasse les 35° Celsius.

Nous tenons à dénoncer cette situation, a poursuivi Alarcon. Nous suivons les événements de très près et nous souhaitons de tout coeur que la sanction soit levée immédiatement ou demain. Nous faisons des démarches dans toutes les directions possibles, nous sommes en contact avec les avocats, mais si aucun éclaircissement n’est fourni, l’Assemblée nationale devra se prononcer sur l’affaire.

La nouvelle ne nous est pas parvenue par les voies officielles, mais dès réception, nous nous sommes adressés aux autorités étasuniennes sans obtenir d’explication convaincante sur ce qui s’était passé et les raisons de cette sanction supplémentaire de confinement disciplinaire?

Sa soeur Isabel l’a vu récemment et elle a pu constater les conditions qui lui étaient faites: il s’est présenté poings et pieds enchaînés, derrière une vitre, et ils ont pu se parler par téléphone. Ce sont les conditions imposées aux prisonniers sanctionnés, a expliqué Alarcon.

Nous n’avons aucune explication. Ce qui ne saurait manquer de retenir notre attention, c’est que Gerardo a été convoqué par plusieurs officiers du FBI, qui sont allés à la prison et ont pris part à l’imposition de la sanction. Il est évident qu’il ne s’agit pas d’une mesure interne émanant des autorités de la prison.

Il n’est pas moins curieux de constater que c’est la troisième fois, depuis le début de ce procès d’emprisonnement injuste de nos cinq Héros, que Gerardo est mis au trou alors qu’une procédure d’appel vient d’être lancée.

Il devrait pouvoir travailler avec ses avocats à l’argumentation de sa demande d’habeas corpus, et cela, le gouvernement étasunien le sait, a précisé le président du Parlement cubain.

En ce moment, Gerardo est privé de tout contact avec ses avocats; il ne reçoit pas de correspondance, ne peut pas établir de communications téléphoniques et, par dessus le marché, il se trouve dans un état de santé qui met son intégrité physique en danger, ce dont nous rendons entièrement responsable le gouvernement des Etats-Unis.

Alarcon a fait ces déclarations devant des représentants de la presse nationale accrédités à la 5e session ordinaire de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, dont les 12 commissions de travail poursuivent aujourd’hui leurs travaux. (AIN)

C U B A

La Havane. 2 Août 2010 

Déclaration de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire de Cuba

DEPUIS le mercredi 21 juillet, Gerardo Hernandez Nordelo a de nouveau été envoyé au « trou». Cette fois, dans des conditions particulièrement difficiles qui nuisent gravement à sa santé et à son intégrité physique.

Il est enfermé dans une cellule de confinement, dans un espace réduit dépourvu d’aération qu’il partage avec un autre détenu, par des températures supérieures à 35°, et sans contact avec le monde extérieur.

Sont intervenus dans cette action contre notre compatriote, des officiers du Bureau fédéral d’investigation (FBI), qui ont déclaré que Gerardo était en isolement sur décision de cette Agence.

Au cours du long procès contre les Cinq, les autorités fédérales ont employé des procédures semblables pour empêcher leur défense et obstruer la justice. Á la veille de chaque décision importante, nos camarades ont été envoyés au «trou » dans le but de rendre impossible toute communication avec les avocats de la défense. L’histoire se répète aujourd’hui au moment où Gerardo a présenté une requête en habeas corpus, dernier recours légal disponible dans le système nord-américain qui l’a condamné injustement et lui a imposé la sentence barbare de deux peines à perpétuité plus 15 ans de prison. Pendant les douze années écoulées depuis son arrestation, les autorités nord-américaines ont interdit à son épouse, Adriana Pérez O’Connor, de lui rendre visite.

Gerardo conserve son indomptable résistance, sa volonté irréductible, son optimisme et sa conviction de la victoire. C’est un homme jeune qui vient d’avoir 45 ans, mais ses 12 années d’incarcération dans des conditions d’extrême cruauté ont fini par affaiblir sa santé. Il souffre de plusieurs maladies pour lesquelles il n’a pas reçu de soins, ce qui inspire une profonde préoccupation.

Depuis le mois d’avril Gerardo a demandé sans succès à être ausculté par un médecin de la prison, ce qui ne s’est produit que le 20 juillet. Deux problèmes sérieux ont été diagnostiqués et des examens supplémentaires lui ont été prescrits. Mais le lendemain, Gerardo n’a pas été admis à l’hôpital mais enfermé dans une cellule de confinement cruel. Depuis lors, il n’a pas vu de médecin et n’a reçu aucun traitement.

Cette situation doit cesser immédiatement.

Nous tenons le gouvernement des Etats-Unis pour responsable de la santé et de l’intégrité physique de Gerardo Hernandez Nordelo.

Élevons nos voix, toutes et tous, pour sauver Gerardo, un héros admirable, un innocent qui mérite de vivre en liberté.

Assemblée nationale du Pouvoir populaire de la République de Cuba

La Havane, 1er août 2010



Edité par T 34 - 03 Aug 2010 à 13:56
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Jul 2010 à 17:59

Fidel Castro souligne que l’homme ne peut pas rater l’occasion de survivre avec tout ce qu’il sait aujourd’hui


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La Havane, 31 juillet, (RHC).- Fidel Castro, leader historique de la Révolution cubaine s’est réuni au Palais de Congrès avec une centaine de jeunes, dont le Bureau National de l’UJC, l’Union des Jeunes Communistes de Cuba, et sa Première Secrétaire, Liudmila Alamo Dueñas, des travailleurs, des étudiants, des artistes, des combattants des Forces Armées Révolutionnaires de Cuba et du Ministère de l’Intérieur. Elian Gonzalez et sa famille ont été spécialement invités.

La rencontre avait pour but d’échanger des critères et des informations sur la grave situation mondiale et la menace de guerre nucléaire qui plane sur la planète.

Fidel rappelle que durant ce temps il a écrit onze Réflexions, dont la première le 1er juin, intitulée « l’Empire et la guerre » et la plus récente « La victoire stratégique » qui sera suivie d’une autre qui sera publiée le mardi 3 août, mais dont il ne veut avancer même pas le titre mais il relève que son contenue va se nourrir des événements et des nouvelles qui doivent se produire dans les prochaines heures.

Ludmilla Alamo souligne dans une intervention qu’il faut que même en période de vacances, les étudiants et les jeunes en général, se maintiennent informés pour que ne pas êtres surpris par les événements ».

Répondant à une question d’un journaliste sur la possibilité que la bipolarité ressurgisse des conflits actuels ou si, au contraire, l’unipolarité s’accentuera dans le monde, Fidel souligne :

« Je dis que le conflit est inévitable. Cependant, il y a une formule pour laquelle nous devons lutter et un espoir surgit. Il serait très triste que de penser que nous sommes en train de lutter sans autre alternative » répond Fidel et ajoute que c’est là où réside précisément l’importance de la bataille que nous sommes en train de livrer.

Beaucoup de forces sont en mouvement dans le monde, « l’opinion d’intellectuels, de gens qui pensent, qui voient le danger et dont l’attention n’est pas centrée ni sur les résultats des élections ni sur rien de semblable » -a-t-il relevé.

« J’ai une grande confiance dans les forces de toute cette pensée. Nous allons voir si ceux dont dépend, prendront une décision à un moment déterminé….. nous devons les obliger à le faire. Cela semble bizarre, mais non, ce n’est pas avec un pistolet braqué. C’est avec une évidence mondiale »

Dans une autre partie de sa conversation avec les jeunes, Fidel Castro souligne: « Nous ne pouvons pas envisager l’avenir avec les concepts et les images du passé. Tout est nouveau. Il faut laisser l’imagination s’envoler. »

Il se demande ce qui peut arriver si une guerre nucléaire se déclenche et si le marché mondial disparaît. L’homme ne peut pas rater l’occasion de survivre avec tout ce qu’il sait aujourd’hui ».
Il exprime son espoir que tous les grands acquis de l’intelligence de l’Homme soient mises à profit pour le bien et pas pour l’extermination de l’espèce qui, à juste raison, est accusée d’avoir conduit la planète vers son extinction, en détruisant tout.

Evoquant les possibles chemins pour la sauvegarde de l’espèce humaine, Fidel a indiqué : « tout devrait être repensé ou cela ne vaudrait pas la peine de lutter maintenant. Combien de choses peuvent arriver dans le temps infini. On ne sait même pas ce qu’est le temps. C’est une invention de l’homme ».

Fidel a qualifié de torture le confinement de Gerardo Hernandez, dans une cellule disciplinaire.

« On a le cœur gros de penser à cet homme en ce moment. J’ai réfléchi aux données fournies par Alarcon : un homme avec des idées politiques qui est séparé de sa famille depuis 12 ans (…) Ce sont des personnes qui souffrent depuis 12 ans. Les souffrances de ces personnes ne comptent pas ? Elles ne valent rien?

Fidel a comparé son expérience vécue en prison après l’attaque de la caserne Moncada avec l’affaire des 5 et il a souligné que lui, il a connu « tièdement ce qu’est être dans une prison et ce que l’on souffre dans une prison pour l’injustice qui est commise…C’est reflet très pâle de ce qu’est être en prison. Je me mets mentalement à la place d’un homme dans les conditions dans lesquelles se trouve Gerardo ».

« On sait même que Gerardo est malade, qu’il se pourrait qu’il ait attrapé une bactérie ; qu’il a besoin d’attention médicale. Ici, il serait dans un hôpital, soigné, pour combattre cette bactérie. C’est une personne qui a besoin d’attention médicale ! »- souligne Fidel qui ajoute qu’il n’y a aucune raison pour cet enfermement. « A-t-il fait quelque chose ? –s’est demandé Fidel. Non, rien ». Et ce ne sont pas les autorités de la prison qui ont décidé ce châtiment. « Quatre officiers du FBI se sont réunis pour décider et ils ont décidé. Cela c’est de la torture!”

Cela arrive en toute impunité, comme cela a été le cas quand les 5 ont été condamnés injustement dans les tribunaux étasuniens. « Cela arrive au su et au vu de tout le monde y compris de l’illustre Président des États-Unis, qui aurait pu les libérer, comme on vient de faire avec plein de gens dont on a dit qu’ils étaient des espions russes –les Russes ont également libéré quelques Étasuniens-. Et Fidel couronne sa phrase avec une ironie : « Ils sont en train de protéger la sécurité des États-Unis ».

Tandis qu’ils font pression sur Cuba pour qu’elle libère tel espion ou tel autre « qui ne se retrouveront jamais dans une prison comme celles de là-bas ; qui ne seraient jamais torturés » indique Fidel.
Fidel Castro adresse un message aux jeunes cubains

 

Fidel Castro adresse un message aux jeunes cubains


La Havane, 31 juillet, (RHC. Cubadebate).- Fidel Castro, leader historique de la Révolution cubain a adressé un message aux jeunes cubains, qu’il a lu au terme d’une rencontre avec une centaine d’entre eux au Palais des Congrès de notre capitale et qui souligne :
« Durant 57 ans, deux générations de Cubains : celle qui nous a précédés et la nôtre, qui a dirigé les deux depuis le Premier Janvier 1959, nous avons lutté contre l’empire le plus puissant qu’ait connu l’Humanité

Je ne crains absolument pas de paraître exagéré ; je le dis en toute modestie. C’est douloureux de voir comment des centaines de millions de jeunes dans le monde n’ont même pas pu apprendre à lire et à écrire ou son semi analphabètes ou manquent d’un emploi et ignorent tout ce qui concerne les droits inaliénables de l’être humain.

Un crime colossal est commis contre des milliards d’adolescents et de jeunes des deux sexes, dont l’intelligence merveilleuse est manipulée par les médias et même, beaucoup d’entre eux, fondamentalement du sexe masculin, sont transformés en soldats pour mourir dans des guerres injustes et génocidaires qui sont menées dans n’importe quel coin de notre planète Terre.

Le système économique qui a prévalu est incompatible avec les intérêts de l’Humanité. Il doit disparaître et il disparaîtra.

Les nouvelles générations de jeunes cubains feront parvenir leur message, qui est né de l’expérience vécue par leur Patrie. Ils s’acquitteront d’un devoir sacré que leur a imposé leur époque qui leur a été donné de vivre. Ils le feront avec humilité et avec la vérité à la main, sans la croyance stupide dans des supériorités raciales ou nationales d’aucune sorte.

Je me suis demandé à de très nombreuses reprises : pourquoi nos enfants et nos adolescents doivent-ils mourir ?
Pourquoi nos jeunes doivent-ils mourir ?

Pourquoi les intelligences dans lesquelles tant de qualités pourraient être semées et cultivées doivent-elles disparaître ?

Pourquoi leurs parents doivent-ils mourir dans des guerres fratricides ?
Imaginez que le site Web Global Research n’est digne d’aucune foi ; que la théorie de Gregory Ryskin, ingénieur biochimique de l’Université Northwestern, sur la bulle de méthane que l’auteur d’articles Terrence Aym a associé à la marée noire provoquée par la British Petroleum dans le Golfe du Mexique, ne mérite aucune attention et qu’ils nous invitent à dormir tranquilles.

C’est dans le Global Research qu’a été publiée la seule explication possible de la destruction du Cheonam, un navire anti-sous-marin sophistiqué à même de détecter un navire de ce type à 185 kilomètres de distance. Il est évident qu’il ne pouvait pas être coulé par un vieux sous-marin fabriqué en Russie cela fait plus de 50 ans.

Nous préférons nous cramponner à l’espoir que les raisonnements utilisés dans la Réflexion qui sera publiée le mardi 3 août, s’adaptent à la réalité.

Autrement, l’autre danger, le déclenchement d’une guerre nucléaire, qui deviendra nucléaire immédiatement, serait la seule option et donc, ce message deviendra plus important que jamais.

Il n’existe même pas une possibilité sur mille, sur dix mille, sur n’importe quelque chiffre que l’on veuille choisir, pour que les États-Unis ou Israël renoncent aux sanctions d’ores et déjà prises par le Conseil de Sécurité de l’ONU, avec des limites strictes de temps ou pour que l’Iran accepte que ses bateaux soient inspectés.

Un aveugle le verrait avec une clarté étonnante.

Nous ne capitulerons pas et nous ne permettrons pas à l’empire de tromper le monde. »


Olga Salanueva déclare que seule la lutte aboutira à la libération des 5

La Havane, 30 juillet, (RHC)--. Olga Salanueva, la femme de René Gonzalez, un des cinq antiterroristes cubains injustement en prison aux Etats-Unis depuis presque 12 ans déjà, a déclaré que seule la lutte aboutira à la libération de ces 5 Cubains condamnés à de très lourdes peines au terme d’un procès inique à Miami.

Au terme de la réunion de la commission des Affaires étrangères du parlement cubain au Palais des Congrès de La Havane, Olga Salanueva a déclaré à l’AIN, l’agence d’information nationale que le Département d’Etat lui refuse toujours le droit de rendre visite à son mari en prison.

En effet, cela fait dix ans qu’elle ne revoit pas son mari en prison car Washington lui refuse systématiquement le visa.

« Cependant, les efforts doivent viser au retour des cinq. Nous ne pouvons pas nous contenter d’espérer qu’on ne nous les remette un à un. Nous devons lutter pour qu’ils viennent tous » a-t-elle précisé.

Olga Salanueva a ajouté que le Bureau des Intérêts des Etats-Unis à La Havane se moque depuis des années des demandes de visa qu’elle et Adriana Perez, la femme de Gerardo ont dûment présentées.

Elle a précisé que même le visa humanitaire demandé n’a pas abouti.

Dans ses déclarations à l’AIN, Olga Salanueva a rappelé que son mari arrive l’année prochaine à 85% de la peine à laquelle il a été condamné, mais que comme il est citoyen étasunien, il devra rester 3 ans au minimum avant de pouvoir quitter le pays, comme prévu dans les lois étasuniennes.

Elle a précisé que la cour de Miami a interdit à René de se rapprocher des organisations terroristes qu’il a combattues mais que ces dernières n’ont aucune restriction pour arriver à lui.

« Imaginez ce que signifie de cohabiter trois ans avec ces criminels » a-t-elle relevé.

Dans ses déclarations à l’agence d’information nationale, Olga Salanueva a ajouté que pour René sa libération ne lui apportera pas de bonheur tant que ses quatre compagnons resteront en prison.



Edité par T 34 - 31 Jul 2010 à 22:45
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Aug 2010 à 16:18

Gerardo continue dans les pires conditions de ces 12 dernières années

 
La Havane, 1er août, (RHC)- Le Président de l’Assemblée Nationale, Ricardo Alarcon a rendu public dimanche matin un message envoyé par Maitre Leonard Weinglass, l’avocat de l’affaire des 5 Cubains prisonniers politiques aux États-Unis. Il y explique la situation de Gerardo Hernandez qui est confiné dans le trou, depuis le 21 juillet .

Gerardo est un des 5 Cubains qui purgent de très lourdes peines aux États-Unis dont deux perpétuités. Ils ont été accusés de conspiration à des fins d’espionnage. Ils n’avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

Dans son message Maître Weinglass explique en détail à l’Assemblée Nationale de Cuba la rencontre qu’il a eue avec Gerardo Hernandez dans la prison de Victorville, en Californie, après avoir surmonté de nombreuses difficultés dressées par les autorités de la prison qui ne lui ont pas permis d’apporter ses documents avec lui et moins encore de prendre contact directement avec Gerardo.

Maître Weinglass décrit dans son message le récit qu’a fait Gerardo de la façon dont il a été conduit dans le trou le 21 juillet et son aveu qu’il se trouve dans les pires conditions de ces 12 dernières années.

À 9 heures du matin, Gerardo a été cité au bureau du lieutenant de la prison. Il a fait l’objet d’une fouille ; il a été menotté et emmené dans une cellule dans le trou dans lequel il se trouve encore. Là, on l’a fouillé de nouveau, on l’a privé de ses vêtements et de toutes ses affaires et on l’a enfermé dans une cellule. A 14 heures, ils sont venus le voir pour lui faire savoir que plusieurs personnes voulaient l’interroger. Ils l’ont emmené dans un bureau où se trouvaient deux hommes en civil qui lui ont fait savoir qu’ils étaient officiers du FBI et qui lui ont montré leurs identifications.

Dans le trou où il se trouve depuis 11 jours, il y a un problème technique avec la climatisation et tandis qu’il fait très froid dans une partie, dans l’autre, celle où se trouve la cellule de Gerardo, il n’y a aucune ventilation.

Vendredi, la température y a atteint à quelques 40 degrés.

Gerrado a dit à Maître Weinglass qu’il y a des moments si oppressifs où il doit se coucher à même le sol pour absorber l’air qui entre par-dessous la porte d’acier. Les prisonniers de cette aire crient sans cesse. Dans la nuit ils se sentent essoufflés car l’air leur manque, mais personne ne répond à leurs cris. Plusieurs souffrent d’asthme et frappent contre les portes d’acier pour essayer attirer l’attention des geôliers. Gerardo a expliqué qu’il se trouve dans cet état depuis 23 heures.

Les mardis, les jeudis et les vendredis on leur permet d’aller dans une cour dans une cage un métal dans laquelle il reste avec trois autres personnes. Gerardo indique que cela lui a permis de voir le ciel car il n’y a pas de fenêtres dans sa cellule. Il explique aussi qu’il a l’eau, mais très chaude et que, où qu’il va, on le conduit menotté.


Maître Weinglas termine en signalant que Gerardo a l’air étonnamment bien ; que son moral et son état d’esprit sont très élevés ; qu’il garde sa tête claire et aiguë ; qu’il rit facilement ; qu’il est conscient de ce qui lui arrive et qu’il a confiance dans le fait qu’il ne restera pas pendant longtemps dans de telles conditions.

Raul Castro clôture la session d’été de l’Assemblée Nationale

La Havane, 1er août (PL-RHC) Le Président cubain Raul Castro a prononcé le discours de clôture de la session d’été de l’Assemblée Nationale.

Dans son discours, Raul Castro a mis l’accent sur la force de la Révolution ; il a annoncé toute une série de mesures ayant trait à l’économie du pays et il a relevé qu’en ce qui concerne les États-Unis et Cuba, en essence rien n’a changé.
Le Chef de l’Etat cubain a mis l’accent sur le fait que l’unité existant entre la majorité du peuple et la direction de la Révolution sont l’arme stratégique la plus importante pour continuer à perfectionner le socialisme.


 
 


Edité par T 34 - 03 Aug 2010 à 18:00
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Aug 2010 à 15:51

Le Président cubain souligne que la défense de la Révolution reste le premier devoir des révolutionnaires

La Havane, 1er août (PL-RHC) Le Président cubain Raul Castro a prononcé le discours de clôture de la session d’été de l’Assemblée Nationale.

Dans son discours, Raul Castro a mis l’accent sur le fait que la force de la Révolution repose sur l’unité entre le peuple et ses dirigeants. Il a souligné :
« L’unité entre les révolutionnaires et entre la direction de la Révolution et la grande majorité du peuple, est notre arme stratégique la plus importante, celle qui nous a permis d’arriver jusqu’ici et de continuer à perfectionner le socialisme dans l’avenir.

Que nos ennemis le veuillent ou non, notre unité est aujourd’hui plus solide que jamais. Elle n’est pas le fruit d’une fausse unanimité ou de la simulation opportuniste, l’unité n’exclue pas les différences honnêtes, elle suppose la discussion d’idées différentes. »

Le Président cubain a annoncé toute une série de mesures ayant trait à l’économie du pays dont le processus visant à réduire progressivement des postes de travail non nécessaires dans le secteur étatique, processus qui devra s’achever début 2011. À ce sujet il a précisé:
“Le succès de ce processus dépendra, dans une large mesure, du travail politique qu’il faudra réaliser sous la direction du Parti et avec la participation active de la Centrale des Travailleurs de Cuba et les organisations syndicales à la base. Il faut garantir un climat de transparence et de dialogue où devra régner l’information opportune et claire aux travailleurs. Les décisions devront être collégiales et les conditions d’organisation devront être créées. »

Le Président Raul Castro a fait savoir que le Conseil des Ministres a décidé d’élargir l’exercice du travail à son compte et d’appliquer un nouveau régime d’impôts pour ces travailleurs.

« Prochainement, une réunion élargie du Conseil National de la Centrale des Travailleurs de Cuba aura lieu. Nous y aborderons en détails avec les dirigeants ouvriers ces importantes décisions, qui constituent un changement structurel et de concept pour préserver et développer notre système social et le rendre soutenable dans l’avenir, tout en respectant le mandat du peuple, contenu dans la Constitution de la République en vertu duquel le caractère socialiste et le système politique et social sont irrévocables. »

Après avoir signalé qu’il est confiant que la classe ouvrière appuiera ces mesures, il a bien précisé que l’État cubain n’abandonnera personne à son sort et veillera à ce que tous puissent avoir une vie digne. Se référant aux indicateurs économiques, Raul Castro a signalé :
« Au milieu de la conjoncture économique internationale adverse et de son inévitable incidence sur notre pays, des résultats encourageants ont été obtenus dans l’économie nationale lors du premier semestre et cela malgré le fait que les plans de production de sucre et d’autres produits agricoles n’ont pas été accomplis à cause d’erreurs de direction et à cause aussi de la sécheresse. Le nombre de touristes qui nous visitent augmente, la production de pétrole marche bon train, l’équilibre monétaire intérieur reste stable et il s’améliore même, la productivité du travail atteint, pour la première fois dans plusieurs années, un rythme supérieur au salaire minimum. »

Le Président Raul Castro a annoncé que Cuba a pu renégocier sa dette extérieure et obtenir de nouveaux délais qu’elle a la volonté d’honorer.

Il s’est également référé à la décision souveraine de libérer une vingtaine de contre révolutionnaires, sur un total de 53 qui étaient emprisonnés depuis 2003 non pas pour leurs idées, comme ils prétendent le faire croire, mais pour avoir commis des délits prévus par la loi, tels que des actions au service du gouvernement des Etats-Unis et sa politique de blocus et de subversion.

« La Révolution peut être généreuse parce qu’elle est forte, sa force réside dans l’appui majoritaire du peuple qui a su résister tant d’années d’agressions et de sacrifices. Nous devons donc confirmer qu’il n’y aura pas d’impunité pour les ennemis de la Patrie, pour ceux qui tenteront de mettre en danger notre indépendance. Que nul ne s’en doute. La défense de nos acquis sacrés, de nos rues et places, restera le premier devoir et droit des Révolutionnaires, que nous ne pouvons pas priver de ce droit. »

Raul a relevé qu’en ce qui concerne les États-Unis et Cuba, en essence rien n’a changé, comme le prouve l’affaire des 5 antiterroristes cubains emprisonnés dans des pénitenciers étasuniens et le traitement cruel qui est donné à l’heure actuelle à Gerardo, ainsi que le maintien du blocus économique.

« Les difficultés ne nous enlèvent pas le sommeil, à nous les Révolutionnaires. Poursuivre la lutte avec optimisme et foi inébranlable dans la victoire est notre seul chemin. »

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Aug 2010 à 18:47
 

 
Annie ARROYO

Compañeros, la nouvelle vient est confirmée : les autorités pénitentiaires ont cédé et Gerardo Hernandez Nordelo est sorti du hueco mardi 3 août après plus de 10 jours passés dans des conditions effroyables.

Leonard Weinglass, l’un des avocats de l’équipe des défenseurs, l’avait rencontré en fin de semaine et avait raconté que l’air de la cellule était à ce point vicié que Gerardo devait se coucher sur le sol pour pouvoir respirer l’air qui passait sous la porte… Pas de douche possible : l’eau était brûlante ! On lui avait « fourni » des draps sales, si bien qu’il a dû les laver… dans l’eau des toilettes ! Sans parler de la lumière allumée en permanence - trop faible pour permettre de lire, mais il n’y avait de toute façon rien à lire -, lumière qui ne peut être éteinte que de l’extérieur, c’est-à-dire quand les gardiens le décident. Sa montre lui ayant été enlevée, il a dû très vite perdre le cours des jours et des nuits… Ce genre de « traitement » est couramment utilisé, et pas seulement dans des pays « arriérés » pour désorienter les prisonniers et les rendre plus « malléables »…

Il a tenu le coup.

Nous sommes tous infiniment fiers de lui, et infiniment blessés de ce qu’il a enduré.

Pas de fausse modestie : c’est la vague de protestations qui a submergé les autorités pénitentiaires à tous les niveaux qui a permis que Gerardo sorte de l’enfer. Nous savons que les seuls avocats n’auraient pas suffit à les faire plier ! Pour mémoire, après leur incarcération, les Cinq ont passé 17 mois au trou. En 2003, alors qu’ils préparaient le premier appel, il a fallu près d’un mois pour les sortir du hueco. Aujourd’hui, une dizaine de jours. Et quelque chose me dit que les responsables yanquis avaient en tête des intentions peu avouables !

La durée de leur séjour en isolement est inversement proportionnelle à la force et à la mobilisation de la solidarité internationale.

C’est une victoire pour Gerardo et pour chacun de nous, qui sommes ses amis et ses frères de lutte. Et chaque victoire nous rend plus forts.

Tous ensemble.

Il est cinq heures du matin : je vais me recoucher, l’âme plus légère. Et aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Fernando.

Merci à tous.

Venceremos y más temprano que tarde los traeremos a casa. Tôt ou tard, nous les ramènerons à la maison !

Besarkada bat

Annie Arroyo (France-Cuba)

Mercredi 4 août 2010

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Aug 2010 à 20:43
Raul Castro: Nous avons un seul chemin à suivre, c´est de poursuivre le combat avec optimisme
 
Discours du Président cubain à l´Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire
 

• Les Nouvelles provinces d´Artemisa et de Mayabeque naîtront le premier janvier 2011. Leur conception a été dictée par la recherche de l´économie et de l´usage rationnel des ressources.
• Le code de la sécurité de la circulation (code de la route) contribue à l´amélioration de la discipline sociale.
• L´unité de tous les révolutionnaires, et celle qui existe entre la direction de la Révolution et la majorité de la population est notre arme stratégique la plus importante.
• Dans le cadre de l´actualisation du modèle économique, une série de mesures a été décidée pour parvenir, par étapes, à la réduction du personnel, actuellement trop nombreux, des entreprises du secteur d´État.
• Le Conseil des Ministres a également décidé d´étendre, pour les travailleurs, les possibilités de s´établir à leur compte, en flexibilisant les règles des contrats de force de travail.
• Tous ces accords ont été pris en partant de la prémisse que personne ne sera abandonné à son sort.
• Il faut effacer pour toujours l´idée que Cuba est le seul pays au monde où il est possible de vivre sans travailler.
• Les indicateurs du premier semestre indiquent que l´économie nationale présente des résultats encourageants.
• Quant aux relations entre Cuba et les États-Unis, en essence, rien n´a changé.

 




Edité par T 34 - 06 Aug 2010 à 20:28
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