|
Cuba : Tout ce que l'on ne vous dit pas ailleurs |
Répondre
|
Page <1 3031323334> |
| Auteur | ||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 10 Jul 2010 à 22:09 |
|||||||||||
|
Un ex fonctionnaire étasunien Roger Noriega qui fut sous secrétaire d'état à l'hémisphère occidental lors du gouvernement Bush révèle que James Cason (qui représentait les Etats-Unis à la Havane) fut envoyé avec un agenda précis pour rompre les relations avec Cuba.
Edité par T 34 - 11 Jul 2010 à 22:48 |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 10 Jul 2010 à 23:56 |
|||||||||||
|
Fidel fait une apparition publique.
Edité par T 34 - 11 Jul 2010 à 23:50 |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 12 Jul 2010 à 16:20 |
|||||||||||
1er Colloque International “Trans-identités, Genre et Culture” à La Havane : la transsexualité n’est pas une maladie.
Hervé HUBERT
Le 1er Colloque International “Trans-identités, Genre et Culture”, annoncé dans ces colonnes le 3 mai dernier, a réuni à La Havane, à La Casa de la Amistad, des spécialistes de trois continents : l’Australie, l’Europe avec la France et la Grèce, l’Amérique : Cuba, Canada, Colombie, Mexique. C’est à l’aide de conférences, d’exposés, de vidéo-débats, de table-rondes avec traductions simultanées espagnol-français que durant trois jours se sont ainsi rencontrées différentes disciplines comme la médecine, la psychologie, le droit, les études culturelles avec un objet de travail commun : la trans-identité et plus spécifiquement la transsexualité. Organisé par la Section “Diversité sexuelle” de la Société Cubaine Multidisciplinaire pour l’Etude de la Sexualité (SOCUMES) et l’Association “L’Elan Retrouvé” ( Paris) ce colloque avait pour but d’établir un échange scientifique et de construire une marque de référence commune pour l’abord des Trans-Identités. D’emblée Mariela Castro Espín, Présidente du Colloque pour Cuba, définit de très belle manière l’esprit de la rencontre “Nous sommes en train de construire, d’élaborer un langage qui nous aide à articuler un discours pour la dépathologisation des trans-identités. Et cette construction doit être non seulement trans-disciplinaire, elle doit être faite avec la participation des personnes trans”. Ainsi différentes personnes trans vivant à Cuba interviendront dans les exposés et les débats. A noter la participation de la Professeure Viviane Namaste de l’Université de Montréal, transsexuelle, qui présentera le travail des artistes trans’ à Montréal. Elle lira également l’exposé d’Axel Léotard, Président de l’Association française “Intertrans’ sur la situation française marquée par une longue pratique ségrégative psychiatrique, juridique et sociale. Axel comme beaucoup de transsexuel(le)s français n’avait eu la possibilité de venir au colloque pour raison financière. Ce qui est essentiel est bien que cette participation des personnes trans’ ne fut pas « un show » mais le résultat d’une stratégie politique de santé mettant au centre l’humain. Les équipes cubaines ont travaillé pour la réalisation de ce colloque et pendant le colloque, comme elles ont l’habitude de le faire au quotidien. C’est bien à partir des rencontres structurées avec les personnes trans’ par Cenesex, le Centre National d’Education Sexuelle, dirigé par Mariela Castro Espín, que les propositions se font pour modifier les lois. C’est ce point spécifique de la politique cubaine qui a impressionné Viviane Namaste : une construction interdisciplinaire conjuguant la loi, le médico- psychologique, le social, où il y a une stratégie de travail en commun avec les personnes concernées, ce qui n’existe pas dans les autres pays. L’autre point spécifique dans l’orientation du colloque est la dépathologisation ou la non pathologisation de la transsexualité. Pour mémoire, il convient de rappeler que l’homosexualité a été retirée du DSM III, le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l’Association Américaine de Psychiatrie en 1973 seulement. La transsexualité figure toujours aujourd’hui dans ces mêmes classifications psychiatriques comme trouble de l’identité sexuelle. C’est en 2005 que la Commission Nationale cubaine abandonnera le terme « Troubles de l’identité de genre » pour s’identifier comme Commission Nationale d’Attention aux Personnes Transsexuelles. C’est en février 2010 que le Ministère de la Santé, en France, retirera le transsexualisme des pathologies mentales. Cette non pathologisation de la condition transsexuelle, dira le Docteur Alberto Roque Guerra, aura été le même souci de tous les intervenants du colloque avec pourtant des références différentes de celles qui sont habituelles à Cuba, notamment psychanalytiques (Hervé Hubert, Bernard et Concepcion Doray, Magda Gomez) En tant que Président du Colloque pour la France, je soulignerai également lors de la conclusion l’aspect essentiel de la non pathologisation : « la transsexualité n’est pas quelque chose qui a à voir avec une psychopathologie, une maladie, mais simplement quelque chose qui a à voir avec la diversité humaine, une différence de l’humain quant à la construction de l’identité sexuelle » Dans cette construction d’une différence, le point singulier de la création artistique a mis en avant ce qui fait réelle valeur de l’humain, la valeur créatrice individuelle prise dans un rapport social. C’est ce qu’ont développé d’un point de vue psychanalytique trois psychologues grecques, Dimitra Athanasopoulou, Themis Golegou, Assimina Rapti. « Ce que nous avons besoin encore plus que la réassignation sexuelle, c’est la réassignation sociale », indique une personne trans, « se sentir reconnu dans la société, par ses proches, son milieu de travail » (…) « Ce qui est important c’est de prendre la décision de l’opération et la réaliser. Il est tout aussi important de recevoir une aide, un appui pour commencer une « nouvelle vie », souvent un nouveau lieu, un nouveau nom, repartir à zéro, sans l’histoire qui a produit la discrimination antérieure » dit-elle encore. Ce que les intervenant ont appris et continuent d’apprendre ne peut se faire qu’avec les personnes qui portent ces questions. Ainsi Mariela Castro parle de personnes qui vivent des contradictions avec leur identité de genre. C’est bien dans le travail de ces contradictions que des avancées sur l’individualité et son articulation au collectif pourront se faire. Cela orientera Mariela Castro vers la perspective plus large des droits et de la politique sociale sur cette question. L’exposé de l’universitaire australien Veck Lewis sur la violence de la transphobie au Mexique comme défaut d’une politique sociale, le formidable documentaire « Translatina » sur les questions ségrégatives sur la sexualité et le VIH en Amérique Latine, l’approche de la prise en charge des difficultés relationnelles dans les familles présentée par la psychiatre cubaine Ada Alfonso, auront été d’autres exemples de l’importance d’un travail nécessaire sur le lien social comme moteur de la réalisation concrète du progrès. Cela touche directement la question de la ségrégation sociale qui nécessiterait d’autres développements. Retenons que l’expérience cubaine a été extrêmement riche d’enseignements en ce qui concerne le traitement fondamental de cette question dans tous les registres : accès gratuit à tous les soins, politique contre la discrimination, promotion de l’intégration sociale, à commencer par la participation des personnes concernées dans la réflexion sur l’élaboration des législations les concernant. C’est bien sûr cet élément qui fait avancer la proposition de loi de changement d’état-civil des personnes transsexuelles qui ne souhaitent pas être opérées. Le premier point contre la ségrégation est bien de pouvoir nommer les personnes trans’ selon leur identité et non le sexe anatomique d’origine. La promulgation de cette loi et le travail de réforme du Code des Familles marqueraient une révolution pour le bien-être des transsexuels à Cuba, et par ses répercussions, dans le monde. Tant pour la méthode que pour les solutions concrètes, l’expérience cubaine donne des idées et des espoirs stimulants pour avancer dans le domaine médico-psychologique, social et juridique. Nous serons heureux de poursuivre ce travail en commun et de répondre favorablement à l’invitation de Mariela Castro de construire ensemble un second congrès international en 2012 à La Havane. Hervé Hubert Pour nos lecteurs hispanophones, nous joignons en complément un autre article en espagnol Cine y transexualidadDurante el coloquio llevado a cabo en La Havana el 9, 10 y 11 de junio pasados, sobre “Trans-identidad, género y cultura”, y en el cual tuve la oportunidad de participar, uno de los objetivos era construir un marco de referencia sobre la transexualidad, el transgénero y las trans-identidades, promoviendo la despatologización no solamente desde un punto de vista de los derechos humanos, sino desde un abordaje cultural. Es así que pudimos encontrar varios acercamientos y maneras de tratar el tema a partir del arte y la cultura, siendo el cine una de las manifestaciones principales a partir de las cuales se abordό el transexualismo y a partir del cual surgieron varios elementos interesantes sobre todo para una comprensión mas amplia y profunda de la realidad social de los sujetos “trans”. Encontramos por un lado, la exposiciόn del cineasta cubano Frank Padrón, sobre las identidades transgénero en el cine latinoamericano, especificamente en el cine cubano, donde se evidencia que a pesar de los avances a nivel médico y psicológico realizados en Cuba para tratar a ésta población, aún se está lejos de la aceptaciόn social. La estigmatizaciόn y marginalización de los sujetos « trans » por parte de la sociedad, es una cuestiόn presente y permanente, que se extiende también a otros países de América latina, situación que da cuenta del fénomeno de la “transfobia”. Este fenόmeno, así como otros aspectos a los que se ven confrontados diariamente los sujetos transexuales y trasgénero pudieron ser apreciados a través de la muestra del documental “Translatina”, dirigido por Felipe De Gregory y estrenado en el año 2010. Este documental auspiciado por la Organización Panamericana de la Salud (OPS), el Programa Conjunto de las Naciones Unidas sobre el VIH/SIDA (ONUSIDA) y el Programa de las Naciones Unidas para el Desarrollo (PNUD), contó también con el apoyo de la Red Latinoamericana y del Caribe de Personas Trans (REDLACTRANS) y de la Regional Latinoamericana y Caribeña de la International Lesbian & Gay Association (ILGA-LAC). “Translatina”, fue producido en el Perú pero contiene imágenes de nueve países de América latina, expone mediante testimonios de representantes de la población civil, autoridades de salud y justicia, los retos que enfrentan las mujeres transgénero, travestis y transexuales para obtener acceso a la educación, al trabajo, a la justicia, a la salud, entre otros. En la mayoría de los testimonios que presenta éste documental, se pueden apreciar dramáticas historias de vida, que dan cuenta de la exclusión, y segregaciόn de las cuales han sido objeto los sujetos “trans”, así como de la violación a los derechos humanos, lo que incluye una creciente lista de asesinatos, como causa de discriminaciόn. A pesar de éste oscuro panorama, “Translatina” devela sin embargo, la perseverancia y esperanza de las trangéneros en América Latina, a través de la muestra de las movilizaciones de la comunidad mediante marchas como las realizadas en Chile, México y Argentina, para hacer un llamado sobretodo a los gobiernos para buscar políticas, que ofrezcan marcos legales especificos para la protecciόn de sus derechos. Este documental también nos informa sobre los avances conseguidos en los diferentes países, tal es el caso de Ecuador donde hay una ley que penaliza la discriminación por orientación sexual e identidad de género y se contempla la unión de hecho entre personas independientemente de la orientación sexual, o en Brasil, donde las transexuales pueden acceder a servicios de salud con su nombre femenino.Aunque no es dicho en el documental, quiero agregar que Colombia es uno de los pocos países en el mundo, donde el cambio de nombre en el documento de identidad es posible sin la operación de reasignaciόn de sexo. Y por supuesto tenemos el ejemplo de Cuba, donde la cirugía de reasignación de sexo es posible gratuitamente y donde no hay una forma de tolerancia por parte de la sociedad cubana en la medida que no hay registros de violencia fisica hacia la comunidad “trans”. Organizaciones que trabajan con la comunidad transgénero, como Vía Libre del Perú, afirman que la comunidad participa en espacios donde antes no estaban, y aportan, como por ejemplo en ONUSIDA, la OEA, entre otros. Podemos decir que la comunidad “trans” se encuentra actualmente más empoderada y mas organizada a través de una red extraordinaria de apoyo a nivel latinoamericano, la cual esta contruyendo iniciativas de aceptaciόn y educación desde cada país con el fin de despatologízar y evitar la discriminaciόn de ésta comunidad, a pesar de un contexto de violencia, asesinatos y represión. Quisiera por último resaltar el trabajo de otros cineastas latinoamericanos, a propósito de los cuales hablé en mi exposiciόn llamada “El transexual en el cine”, presentada igualmente en el coloquio, y de los cuales quiero destacar principalmente “Hotel Gondolin”documental argentino que se presenta como una vía hacia la búsqueda de soluciones y de desmarginalización de los transexuales que se dedican a la prostitución ; “Pasarelas libertadores” documental venezolano que denuncia sobre todo la violencia y los abusos a los que estan sometidos diariamente los transexuales que se prostituyen en la Avenida Libertador de Caracas, especialmente por parte de la policía ; y la pelicula también venezolana, « Cheila, una casa pa’maita » triunfadora del festival de cine venezolano de Merida en el 2009, en la que se explora un problema no muy abordado por la cinematografia latinoamericana en general, como es la aceptación de los transexuales y la pobreza desde otra óptica a través de la historia de su personaje principal, una transexual llamada Cheila. El cine nos muestra diferentes caras del transexualismo, pero principalmente las diversas problemáticas a las que se ve confrontado el transexual, el cine va a hacernos espectadores sobretodo del sufrimiento que experimentan éstos sujetos, como producto generalmente del rechazo y la discriminación por parte del entorno, éste sufrimiento va a ser escenificado por el suicidio, la muerte, la huida, y la complicidad segregativa de la ley y su praxis, también por el estatus que el dinero adquiere como medio para alcanzar el fin deseado : una cirugía que logrará una correspondencia entre la imagen y el sentimiento, el cine también nos muestra el peso que lo simbólico tiene sobre la imagen, o al contrario, que la imagen tiene sobre lo simbólico, mostrando así la verguenza y frustración que puede llegar a experimentar el transexual frente a la imposibilidad de cambiar de nombre en el documento de identidad, incluso habiendo cambiado de sexo, y la reacción del otro frente a ésta incongruencia ; pero la vergüenza no es lo mas grave, sino la consecuencia de ésta imposibilidad (el no acceso a la salud, a la educación o al trabajo) lo que va a ligar la transexualidad a la marginalización y a la prostitución, cuestiones para nada ajenas a la realidad latinoamericana, y de otros países como Tailandia o SriLanka, en los cuales también recientemente se han producido documentales que dan testimonio de ésta realidad. Nos queda sin embargo a través de la experiencia cubana y a través del documental “translatina”, la sensación de que es posible una “transformación” social y que el sujeto transexual es la clara muestra y prueba de ello. |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 12 Jul 2010 à 19:29 |
|||||||||||
|
Fidel interviendra en direct sur Telesur aujourd'hui à 23h30, heure de Paris. Il abordera le thème du Moyen Orient dans l'émission Mesa Redonda. L'émission sera aussi retransmise sur Cubavisión Internacional à 18h30 (heure de Cuba).
Edité par T 34 - 14 Jul 2010 à 20:51 |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 14 Jul 2010 à 20:51 |
|||||||||||
Fidel a visité le centre de Recherche de l’Economie Mondiale (+ photos) et leur a remis un message (traduit en français ici).Visite de Fidel au centre d'investigation de l'économie mondiale
Fidel visite le centre recherches sur l’économie mondiale LE commandant en chef Fidel Castro a visité dans l’après-midi du mercredi 13 juillet le Centre de recherches sur l’économie mondiale, où il a été reçu par le Dr Osvaldo Martinez. Pendant plus d’une heure, le leader de la Révolution a échangé des vues avec les chercheurs de cette prestigieuse institution sur les graves dangers d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient, et sur la terrible menace que représente pour le genre humain la destruction du l’environnement sous nos propres yeux. Fidel les a convoqués à réfléchir sur la manière dont les pays de Notre Amérique peuvent faire face à de tels défis, et comment bâtir une nouvelle civilisation à même d’éviter de répéter les erreurs commises jusqu’à présent.
Pendant l’entretien, Fidel a remis à ses interlocuteurs un message écrit de sa propre main pour qu’il soit débattu avec les économistes du pays et d’autres parties du monde. Le Centre de recherches sur l’économie mondiale est une institution scientifique cubaine placée sous la juridiction du CITMA (ministère des Sciences, des Technologies et de l’Environnement) qui pendant 30 ans a réalisé des recherches sur les principaux sujets de l’économie mondiale, notamment sur les problèmes dont souffrent les pays sous-développés, avec des propositions de solutions à ces situations. Le CIEM, qui est un centre de référence reconnu dans la région latino-américaine et caribéenne, a organisé de nombreuses rencontres internationales. Prenant congé des scientifiques et du personnel de l’institution, Fidel est reparti sous les applaudissements nourris des habitants des environs du CIEM, qui avaient eu vent de la présence du leader de la Révolution dans ce centre de recherche. . Message de Fidel aux économistes CAMARADES économistes du CIEM: Sur la Résolution 1929. Le 27 juin 2010, dans un message envoyé suite à la Résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU approuvée le 9 juin 2010, je disais à son destinataire ce qui suit : «Il n’y a qu’une chose dont on puisse être sûr: cette fois, Cuba sera très loin de la cible d’armes de ce type, de même que le reste de l’Amérique latine, du nord du Mexique au cap Horn. «Lorsque s’éteindra le feu nucléaire, qui sera nécessairement de courte durée, on pourra parler de la crise de la post-guerre, qui éclatera immédiatement. «Tout cela pourrait paraître hautement fantaisiste, non moins que le fait que, par un véritable miracle, Cuba a échappé à l’attaque nucléaire d’octobre 1962. « [...] on ne parlera plus de capitalisme ou de socialisme. Il s’ouvrira une étape d’administration des biens et des services disponibles dans cette partie du continent. Inévitablement, chaque pays sera alors gouverné par ceux qui sont aujourd’hui à sa tête, dont plusieurs sont très proches du socialisme, et d’autres débordent d’euphorie à l’idée du marché mondial qui s’ouvrira aux combustibles, à l’uranium, au cuivre, au lithium, au fer et à d’autres métaux aujourd’hui envoyés aux pays développés et riches, des marchés qui disparaîtront brusquement. «Dans de telles circonstances, les produits les plus indispensables à la vie: les aliments, l’eau, les combustibles et les ressources de l’hémisphère situé au sud des Etats-Unis abondent pour conserver un peu de civilisation, cette civilisation dont les progrès incontrôlés ont conduit l’humanité à un tel désastre.» Je sais que certains camarades s’inquiètent sérieusement, estimant que je mets ma crédibilité en danger lorsque je soutiens des idées aussi cruciales, selon lesquelles un conflit deviendrait aujourd’hui, inévitablement, nucléaire. C’est ce que je fais depuis que, le 1er juin 2010, j’ai évoqué le grave danger qu’impliquait pour toute l’humanité la destruction du Cheonan, bateau amiral des forces navales de Corée du Sud Pour moi, ce qui importe plus que tout, c’est que notre peuple soit bien informé des graves dangers qui nous menacent, ce n’est pas ma crédibilité personnelle. J’ai demandé au camarade Osvaldo de réunir à ce siège, ce mardi 13 juillet, le groupe d’éminents économistes que je viendrai voir pour les prier de réaliser ce travail de «science-fiction» (appelons-le ainsi): dans les dix prochains jours, réfléchir et analyser à raison de quatre heures par jour ces questions délicates, dans le but de répondre à une question: que doivent faire les pays de «Notre Amérique» s’il se produit une situation telle que celle qu’évoque le texte ci-dessus, cité entre guillemets? Il s’agirait, bien entendu, du coup d’envoi d’une nouvelle civilisation, à partir des connaissances scientifiques colossales dont s’est dotée notre espèce, pour que ne se reproduise pas les faits qui à mon sens se produiront mais ne pourront le faire qu’une fois. J’ai également demandé à Osvaldo de leur remettre copie de ce texte. A partir de l’information que m’avait fait parvenir le ministère des Relations extérieures, j’ai fait savoir à plusieurs ambassadeurs en poste dans des pays clés et à quatre présidents latino-américains que le conflit exploserait à partir de jeudi, le vendredi ou au plus tard le samedi. Mon amertume explicable tient au fait que je travaillais sur la base d’une information officielle qui, n’incluant pas les deux longs paragraphes de la fin, m’a induit en erreur dans les Réflexions du 4 juillet et aurait porté un coup irréparable à ma crédibilité en ce moment historique décisif, ce dont je me suis rendu compte ce dimanche 11 juillet vers onze heures du matin. J’ai aussi demandé à Osvaldo de distribuer aux économistes copie de ce message et d’y ajouter une copie du texte écrit du documentaire Home, du réalisateur français Yann Arthus-Bertrand, réalisé par un groupe international de personnalités visionnaires et bien informées, sur l’autre terrible menace qui pèse sur notre espèce: la destruction, sous nos yeux, de notre environnement. Il existe encore des alternatives qui laissent une marge à l’espoir, si nous sommes capables de les choisir. Fraternellement, Fidel Castro Ruz 13 juillet 2010
Edité par T 34 - 15 Jul 2010 à 15:21 |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 15 Jul 2010 à 15:47 |
|||||||||||
Cuba et la rhétorique des droits de l’homme (1/2)
Salim LAMRANI
En Occident, le nom de Cuba est inévitablement associé à la problématique des droits de l’homme. Les médias européens et étasuniens stigmatisent la plus grande île des Caraïbes de manière réitérée sur cette question. Aucun pays du continent américain n’est autant pointé du doigt que la patrie de José Martí, qui dispose d’une couverture médiatique disproportionnée par rapport à sa taille. En effet, des événements qui passeraient inaperçus dans n’importe quel autre pays d’Amérique latine ou du monde sont relayés par la presse internationale quand il s’agit de Cuba. Ainsi, le suicide en février 2010 d’Orlando Zapata Tamayo, un prisonnier condamné pour des délits de droit commun, à Cuba a été bien plus médiatisé que la découverte en janvier 2010 d’un charnier de 2000 corps de syndicalistes et de militants de droits de l’homme assassinés par l’armée en Colombie. De la même manière, les manifestations d’opposants cubains apparaissent régulièrement dans la presse occidentale qui, en même temps, censure les exactions commises – plus de 500 cas d’assassinats et de disparitions ! – par la junte militaire, de Roberto Micheletti d’abord, et de Porfirio Lobo qui gouverne actuellement le Honduras après le coup d’Etat de juin 2009 contre le président démocratiquement élu José Manuel Zelaya (1). Les Etats-Unis justifient officiellement l’imposition des sanctions économiques, en vigueur depuis juillet 1960 et qui affectent toutes les catégories de la société cubaine, en particulier les plus vulnérables, en raison des violations des droits de l’homme. De 1960 à 1991, Washington a expliqué que l’alliance avec l’Union soviétique était la raison de son hostilité à l’égard de Cuba. Depuis l’effondrement du bloc de l’Est, les différentes administrations, de Georges H. W. Bush à Barack Obama, ont utilisé la rhétorique des droits de l’homme pour expliquer l’état de siège anachronique, qui loin d’affecter les dirigeants du pays, fait payer le prix des divergences politiques entre les deux nations aux personnes âgées, aux femmes et aux enfants (2). De son côté, l’Union européenne impose une Position commune – la seule au monde ! – depuis 1996 au gouvernement cubain, qui limite les échanges bilatéraux, pour les mêmes raisons. Cette stigmatisation constitue le pilier de la politique étrangère de Bruxelles à l’égard de La Havane et représente le principal obstacle à la normalisation des relations bilatérales. Entre 2003 et 2008, l’Union européenne a également imposé des sanctions politiques, diplomatiques et culturelles à Cuba en raison des « violations des droits de l’homme (3) ». Il ne s’agit pas d’affirmer que Cuba est irréprochable sur la question des droits de l’homme et qu’aucune violation n’y est commise. En effet, Cuba est loin d’être une société parfaite et il y existe des atteintes à certains droits fondamentaux. Néanmoins, Il convient de se questionner sur les raisons d’une telle stigmatisation de la part des médias occidentaux, des Etats-Unis et de l’Union européenne. Cuba présente-t-elle une situation des droits de l’homme particulière ? Est-elle pire que celle du reste du continent ? Washington, Bruxelles et la presse occidentale sont-ils réellement préoccupés par cela ? Disposent-ils d’une autorité morale suffisante pour s’ériger en donneurs de leçons ? Pour répondre à ces questions, le rapport d’Amnistie Internationale (AI) de 2010 apporte un éclairage intéressant. Dix pays – cinq du continent américain : le Canada, les Etats-Unis, le Mexique, le Brésil et la Colombie, et cinq de l’Union européenne : la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne et la République tchèque (leader du front des nations opposées à la normalisation des relations avec Cuba) seront soumis à une analyse comparative (4). Selon AI, il existe de « sévères restrictions sur les droits civils et politiques » à Cuba. AI recense « 55 prisonniers d’opinion […] incarcérés pour le seul fait d’avoir exercé de manière pacifique leur droit à la liberté d’expression (5) ». Dans une déclaration du 18 mars 2008, AI reconnaît néanmoins que ces personnes ont été condamnées « pour avoir reçu des fonds ou du matériel du gouvernement américain pour des activités perçues par les autorités comme subversives ou faisant du tort à Cuba (6) », ce qui constitue un délit d’ordre pénal à Cuba mais également dans n’importe quel autre pays du monde. L’organisation souligne également que « nombre [d’opposants] ont déclaré avoir été battus lors de leur arrestation ». De graves restrictions pèsent encore sur la liberté d’expression, d’après AI, car « tous les grands médias et Internet demeur[ent] sous le contrôle de l’État ». Par ailleurs, les sites des opposants sont bloqués à Cuba et ne sont accessibles que depuis l’étranger. Plusieurs dissidents ont été arrêtés puis relâchés. AI dénonce également les manœuvres d’intimidation à leur encontre. En outre, « les restrictions au droit de circuler librement ont empêché des journalistes, des défenseurs des droits humains et des militants politiques de mener à bien des activités légitimes et pacifiques ». Ainsi, l’opposante Yoani Sánchez n’a pas été autorisée à quitter le pays pour recevoir un prix aux Etats-Unis (7). AI rappelle néanmoins qu’en mai 2009, Cuba « a été réélu au Conseil des droits de l’homme [ONU] pour un nouveau mandat de trois années », illustrant ainsi que la majorité de la communauté internationale ne partage pas l’avis de Bruxelles et de Washington au sujet de la situation des droits de l’homme à Cuba (8). Enfin, AI reconnaît que les sanctions économiques imposées par les Etats-Unis ont « toujours des effets négatifs sur les droits économiques et sociaux des Cubains. La législation américaine restreignant les exportations vers l’île de produits et de matériel fabriqués ou brevetés par les États-Unis continu[e] d’entraver l’accès aux médicaments et aux équipements médicaux ». AI ajoute que les agences des Nations unies présentes à Cuba sont « également pénalisées par l’embargo (9) ». Ainsi, comme l’illustre le rapport d’AI, Cuba n’est pas irréprochable en matière de respect des droits de l’homme. Il convient désormais de mettre en perspective la réalité cubaine avec la problématique du continent à ce sujet. D’après AI, 198 personnes sont toujours détenues illégalement sur la base navale de Guantanamo, sans inculpation, et ce depuis sept ans. Au moins cinq détenus se sont suicidés dans la prison de Guantanamo. Par ailleurs, plusieurs prisonniers ont été jugés par des tribunaux militaires qui n’offraient pas toutes les garanties d’un procès équitable (10). De plus, « plusieurs centaines de personnes, dont des enfants, étaient toujours détenues par les forces américaines sur la base aérienne de Bagram, en Afghanistan, sans avoir la possibilité de consulter un avocat ou d’être présenté devant un juge (11) ». AI a également dénoncé le « programme de détentions secrètes de la CIA » et a révélé les « actes de torture et autres formes de mauvais traitements infligés aux personnes détenues ». Elle cite deux exemples : « Parmi les techniques autorisées figuraient la nudité forcée, la privation prolongée de sommeil et le waterboarding (simulacre de noyade). […] Abu Zubaydah […] avait été soumis à cette dernière technique plus de 80 fois en août 2002 et Khaled Sheikh Mohammed 183 fois en mars 2003 ». Les auteurs de ces actes ne seront pas poursuivis par la justice comme l’ont déclaré Barack Obama et le ministre de la Justice Eric Holder (12). AI remarque que « l’impunité et l’absence de voies de recours persistaient pour les violations des droits humains perpétrées dans le cadre de ce que le gouvernement du président Bush appelait la « guerre contre la terreur ». L’organisation ajoute que « le nouveau gouvernement a bloqué la publication d’un certain nombre de photos montrant les sévices infligés à des personnes détenues par les États-Unis en Afghanistan et en Irak (13) ». AI dénonce également les actes de « torture et autres mauvais traitements », commis sur le territoire des Etats-Unis par les forces de l’ordre à l’encontre de citoyens américains. « Au moins 47 personnes sont mortes après avoir été neutralisées au moyen de pistolets Taser, ce qui portait à plus de 390 le nombre total de personnes décédées dans des circonstances analogues depuis 2001 ». AI ajoute que « parmi les victimes figuraient trois adolescents non armés qui avaient commis des délits mineurs ainsi qu’un homme apparemment en bonne santé auquel des policiers de Fort Worth, au Texas, ont administré des décharges électriques pendant 49 secondes sans interruption, en mai (14) » 2009. L’organisation internationale pointe du doigt les conditions de détention aux Etats-Unis. Selon elle, « ses milliers de prisonniers étaient maintenus à l’isolement prolongé dans des prisons de très haute sécurité où, dans bien des cas, les conditions de vie bafouaient les normes internationales selon lesquelles les détenus doivent être traités avec humanité ». Ainsi « de très nombreux détenus […] dont beaucoup souffraient de troubles mentaux, étaient maintenus à l’isolement depuis 10 ans ou plus, 23 heures sur 24, sans soins adéquats et sans que leur situation ait été réexaminée en bonne et due forme ». Ces derniers « n’avaient la possibilité ni de travailler, ni de se former, ni de se distraire et n’avaient que très peu de contacts avec le monde extérieur (15) ». Selon AI, « des dizaines de milliers de migrants, dont des demandeurs d’asile, étaient régulièrement incarcérés, en violation des normes internationales. Beaucoup étaient détenus dans des conditions extrêmement dures, pratiquement privés d’exercice, d’accès aux soins et de la possibilité d’obtenir une assistance juridique (16) ». Par ailleurs, le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires a dénoncé plusieurs cas d’exécutions extrajudiciaires commises par les forces de l’ordre à l’encontre de migrants. « Le nombre de morts en détention était supérieur aux 74 cas recensés par les autorités depuis 2003 », note AI (17). AI évoque les discriminations faites aux femmes issues des minorités en termes de droit à la santé. Ainsi, « le nombre de décès évitables dus à des complications liées à la grossesse restait élevé ; plusieurs centaines de femmes sont mortes au cours de l’année. Des disparités liées aux revenus, à la race, à l’origine ethnique ou nationale existaient dans l’accès aux soins médicaux pour les femmes enceintes ; le taux de mortalité maternelle était près de quatre fois plus élevé chez les Afro-Américaines que chez les femmes blanches ». AI ajoute également que 52 millions de personnes de moins de 65 ans n’avaient pas d’assurance maladie, « un chiffre en augmentation par rapport à l’année précédente (18) ». Selon AI, un objecteur de conscience a été condamné à un an de prison pour avoir refusé de servir en Afghanistan. L’organisation dénonce également les procès inéquitables à l’encontre de Leonard Peltier, détenu depuis 32 ans, « malgré les doutes quant à l’équité de sa condamnation en 1977 ». AI note également que la Cour suprême fédérale a refusé d’examiner l’appel interjeté par cinq prisonniers politiques cubains, Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, René González et Fernando González, condamnés à de longues peines de prison alors que « le Groupe de travail sur la détention arbitraire [ONU] avait conclu, en mai 2005, que la détention de ces cinq hommes était arbitraire car ils n’avaient pas bénéficié d’un procès équitable (19) ». Par ailleurs, la peine de mort continue à être appliquée aux Etats-Unis. Ainsi, 52 personnes ont été exécutées en 2009 (20). La situation au Brésil fait également l’objet d’un rapport. AI fait état « d’un usage excessif de la force, d’exécutions extrajudiciaires et d’actes de torture de la part de la police ». Les forces de l’ordre « ont continué à se livrer à des violations massives », et des « centaines d’homicides n’ont pas fait l’objet d’enquêtes sérieuses et les suites judiciaires ont été inexistantes ou presque ». Ainsi, « à Rio de Janeiro, en 2009, la police a ainsi tué 1 048 personnes ». A Sao Paolo, « ce chiffre s’élevait à 543, soit une augmentation de 36 % par rapport à 2008 ». Par ailleurs, « les homicides imputables à la police militaire auraient quant à eux augmenté de 41 % (21) ». L’organisation dénonce également « l’augmentation du nombre de milices – groupes paramilitaires armés composés en grande partie d’agents de la force publique agissant hors service » qui « usant de leur pouvoir sur la population pour en retirer des avantages économiques et politiques illicites, […] ont mis en danger la vie de milliers d’habitants et les institutions mêmes de l’État (22) ». Au Brésil, « les conditions de détention restaient cruelles, inhumaines ou dégradantes. La torture était régulièrement employée lors des interrogatoires ou à des fins d’extorsion, ou pour punir, contrôler ou humilier », selon AI, en plus du problème de surpopulation (23). Par ailleurs, « des litiges fonciers ont cette année encore été à l’origine d’atteintes aux droits fondamentaux commises tant par des tueurs professionnels à la solde de propriétaires terriens que par des policiers ». Pas moins de 20 personnes ont été assassinées en 2009 (24). Selon AI, les droits des travailleurs ont été bafoués et des « milliers de travailleurs étaient maintenus dans des conditions s’apparentant à de l’esclavage ». Le droit à un logement convenable n’est pas non plus respecté. Par ailleurs, « de graves atteintes aux droits des populations indigènes étaient toujours commises dans l’État du Mato Grosso do Sul ». AI évoque plusieurs cas de disparition de militants indigènes (25). Selon AI, les autorités canadiennes « n’ont pas veillé au respect des droits des peuples autochtones lors de la délivrance d’autorisations pour l’exploitation des mines, des forêts, du pétrole et d’autres ressources naturelles. Le gouvernement a continué d’affirmer, sans fondement, que la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones ne s’appliquait pas au Canada (26) ». L’organisation dénonce également les discriminations à l’égard des indigènes et notamment des enfants. Par ailleurs, l’exploitation par la force du pétrole et du gaz se trouvant sur les terres des Cris du Lubicon a contribué à « une mauvaise santé et à une pauvreté très fréquentes chez eux (27) ». Le droit des femmes est régulièrement violé au Canada. Ainsi, « les femmes, jeunes filles et fillettes autochtones étaient toujours nombreuses à subir des violences » et « le gouvernement canadien n’a pris aucune mesure en vue de mettre en place un plan d’action national complet pour lutter contre la violence et la discrimination (28) ». Le Canada s’est également rendu complice d’actes de torture en livrant des suspects aux autorités afghanes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme (29). Par ailleurs, les forces de police se sont rendues responsables d’un assassinat d’un suspect en lui administrant une décharge électrique à l’aide de pistolets Taser (30). En Colombie, la population civile est « victime de déplacements forcés, d’attaques aveugles, de prises d’otages, de disparitions forcées, d’enrôlement forcé de mineurs, de violences sexuelles à l’égard des femmes et d’homicides », commis par les forces de sécurité, les paramilitaires et la guérilla (31). AI dénombre 20 000 cas de disparitions forcées et 286 000 cas de personnes déplacées. L’organisation souligne que « le gouvernement a refusé de soutenir une proposition de loi prévoyant l’octroi de réparations aux victimes du conflit sur une base non discriminatoire, c’est-à-dire sans aucune distinction selon que les auteurs des violations sont des agents de l’État ou non. Le texte a été rejeté par le Congrès en juin (32) ». Par ailleurs, le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales des populations autochtones a qualifié la situation des droits des peuples indigènes de Colombie comme étant « grave, critique et profondément préoccupante ». AI note qu’« au moins 114 hommes, femmes et enfants indigènes ont été tués en 2009, un chiffre en hausse par rapport à l’année 2008 (33) ». Le Département administratif de sécurité, qui opère sous l’autorité directe du chef de l’État, est impliqué dans « une vaste affaire d’espionnage illégal, mené sur une longue période. Au nombre des victimes figuraient des défenseurs des droits humains, des membres de l’opposition politique, des juges et des journalistes, dont on cherchait ainsi à restreindre, voire à neutraliser, l’action. Ces manœuvres auraient été effectuées avec l’étroite collaboration de groupes paramilitaires. Des membres des milieux diplomatiques et des défenseurs étrangers des droits humains ont également été pris pour cibles ». AI ajoute que « Certains militants espionnés par le Département administratif de sécurité avaient reçu des menaces de mort et fait l’objet de poursuites pénales pour des motifs fallacieux (34) ». En 2009, 80 membres du Congrès ont fait l’objet d’une « information judiciaire en raison de leurs liens présumés avec des groupes paramilitaires ». Plusieurs magistrats participant à l’enquête ont reçu des menaces de mort, selon AI (35). Plus de 2 000 exécutions extrajudiciaires ont été commises par les forces de sécurité. « Le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires a déclaré que ces homicides étaient commis par un nombre important d’éléments de l’armée ». L’armée a continué de collaborer avec les groupes paramilitaires, lesquels se sont rendus coupables de « massacres ». Au moins 8 militants des droits de l’homme et 39 syndicalistes ont été assassinés en 2009. AI note que « l’impunité dont jouissaient les auteurs de violations restait source de profonde préoccupation (36) ». Au Mexique, plus de 6 500 personnes ont été tuées dans des violences liées au narcotrafic. AI évoque des « violations des droits humains commises par des militaires, notamment des exécutions extrajudiciaires et d’autres homicides illégaux, des disparitions forcées, des actes de torture et d’autres mauvais traitements, ainsi que des détentions arbitraires ». L’organisation ajoute que « des victimes et des proches de victimes ont reçu des menaces après avoir tenté de déposer plainte » et déplore « l’impunité dont jouissent les coupables (37) ». AI affirme que « plusieurs cas de violations des droits humains – disparition forcée, recours excessif à la force, torture et autres mauvais traitements et détention arbitraire, notamment – imputables à des agents de la police municipale, fédérale ou des États ont été signalés ». De plus, « les promesses des autorités, qui s’étaient engagées à mener une enquête sur toutes les allégations de torture, sont restées lettre morte (38) ». Les migrants ont également été victimes des autorités mexicaines. Ils ont subi des « brutalités, menaces, enlèvement, viol et assassinat, entre autres – perpétrés essentiellement par des groupes de criminels mais aussi par certains fonctionnaires ». AI souligne par ailleurs que « deux défenseurs des droits fondamentaux des indigènes ont été enlevés, torturés et assassinés à Ayutla ». AI note également qu’« à la fin de l’année, Raúl Hernández, prisonnier d’opinion et militant d’une autre organisation locale de défense des droits des populations indigènes, se trouvait toujours en prison sur la base d’une accusation de meurtre forgée de toutes pièces (39) ». Au Mexique, plusieurs journalistes ont été menacés, agressés et enlevés, selon AI, tout particulièrement ceux qui « s’intéressaient aux questions de sécurité publique et de corruption ». Au moins 12 journalistes ont été assassinés en 2009. De plus, « les enquêtes ouvertes sur les meurtres, les enlèvements et les menaces dont les professionnels des médias faisaient l’objet donnaient rarement lieu à des poursuites, ce qui contribuait à entretenir un climat d’impunité (40) ». AI dénonce les discriminations et violences commises à l’égard des peuples indigènes, spoliés de leurs terres et de leurs habitations par les autorités, « le but étant d’exploiter les ressources locales (41) ». Les femmes et les filles sont constamment victimes de violences. « De très nombreux cas d’assassinat de femmes après enlèvement et viol ont été signalés dans les États de Chihuahua et de Mexico », remarque AI. Mais, « l’impunité demeurait la norme pour les meurtres de femmes et les autres crimes violents dont elles étaient victimes ». Par ailleurs, 14 des 31 Etats du Mexique refusent d’appliquer la loi de dépénalisation de l’avortement (42). Le rapport d’Amnistie Internationale est édifiant à plusieurs égards. Tout d’abord, on découvre que si l’organisation recense certaines violations des droits humains à Cuba, l’île des Caraïbes est loin d’être le mauvais élève du continent. Ce constat remet donc en cause la stigmatisation des médias occidentaux, de Washington et de Bruxelles à l’égard de La Havane. Ainsi, la presse occidentale trompe l’opinion publique en présentant Cuba comme étant le principal violateur des droits humains sur le continent américain. Les Etats-Unis, de leur côté, ne peuvent en aucun cas justifier l’imposition des sanctions économiques en raison de la situation des droits de l’homme dans l’île et doivent y mettre un terme. En effet, non seulement ils ne disposent d’aucune autorité morale pour disserter sur cette question au regard de leur propre situation, mais en plus la plupart des pays du continent présentent une situation pire que celle de Cuba. Quant à l’Union européenne, elle doit éliminer la Position commune qui est discriminatoire et peu crédible et normaliser les relations avec La Havane. Il convient désormais d’évaluer l’autorité de Bruxelles sur cette question. Salim LAMRANI A suivre « Cuba et la rhétorique des droits de l’homme (2/2) » Notes
1 Salim Lamrani, « Cuba, les médias occidentaux et le suicide d’Orlando Zapata Tamayo », Voltaire, 1er mars 2010. 2 Salim Lamrani, Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009), pp. 121-134. 3 Ibid., pp. 21-36. 4 Amnesty International, « Rapport 2010. La situation des droits humains dans le monde », mai 2010. http://thereport.amnesty.org/sites/... (site consulté le 7 juin 2010). 5 Ibid., pp. 87-88. 6 Amnesty International, « Cuba. Cinq années de trop, le nouveau gouvernement doit libérer les dissidents emprisonnés », 18 mars 2008. http://www.amnesty.org/fr/for-media... (site consulté le 23 avril 2008). 7 Amnesty International, « Rapport 2010. La situation des droits humains dans le monde », op. cit., pp. 87-88. 8 Id. 9 Id. 10 Ibid., pp. 105-09 11 Id. 12 Id. 13 Id. 14 Id. 15 Id. 16 Id. 17 Id. 18 Id. 19 Id. 20 Id. 21 Ibid., pp. 48-52. 22 Id. 23 Id. 24 Id. 25 Id. 26 Ibid., pp. 62-63. 27 Id. 28 Id. 29 Id. 30 Id. 31 Ibid., pp. 72-76 32 Id. 33 Id. 34 Id. 35 Id. 36 Id. 37 Ibid., pp. 210-14. 38 Id. 39 Id. 40 Id. 41 Id. 42 Id. Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Sorbonne-Paris IV et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009). Disponible en librairie et sur Amazon : http://www.amazon.fr/Cuba-Medias-Vo... Pour toute commande dédicacée, contacter directement : lamranisalim[at]yahoo.fr Cuba et la rhétorique des droits de l’homme (2/2)
Salim LAMRANI
Analysons à présent la situation des droits de l’homme en France, en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni et en République tchèque. Selon Amnistie International (AI), de graves violations des droits de l’homme persistent en France. Ainsi, la police est responsable « de recours excessif à la force et de mauvais traitements qui, dans un cas au moins, ont entraîné la mort d’un homme ». Ali Ziri, un Algérien de 69 ans, « est mort après son interpellation le 9 juin [2009] à Argenteuil », suite à un contrôle de routine. Selon AI, Ziri a été frappé par les forces de l’ordre lors de son arrestation et de son transfert au poste de police en compagnie d’un ami. « Un mois plus tard, le parquet à classé l’affaire sans suite, affirmant que les investigations menées par la police d’Argenteuil n’indiquaient pas que des mauvais traitements aient eu lieu ». La famille de Ziri a alors exigé une contre-expertise à l’Institut médico-légal (IML) de Paris. Cette nouvelle autopsie « relevait de multiples hématomes sur le corps d’Ali Ziri et indiquait que la mort résultait probablement d’une asphyxie mécanique ». Une information judiciaire a alors été ouverte mais AI note que « les policiers mis en cause n’avaient pas été suspendus de leurs fonctions ». L’organisation dénonce également l’impunité dont jouissent les responsables de ces exactions. Ainsi, « outre la lenteur de leur progression, les enquêtes sur ces allégations menées par les organes chargés de l’application des lois et par les autorités judiciaires semblaient souvent manquer d’indépendance et d’impartialité (1) ». AI souligne également le cas d’un autre homicide commis par la police en janvier 2005. L’IML de Paris a rendu son rapport à ce sujet en juillet 2009. « Leur rapport d’expertise indiquait que la mort de cet homme résultait d’une violente secousse et que le témoignage d’un policier affirmant qu’Abou Tandia s’était jeté contre un mur était contredit par les constatations médicales ». Le juge d’instruction a refusé de demander l’audition des policiers responsables du crime (2). AI dénonce également « la surpopulation extrême et le manque d’hygiène dans le centre de rétention de Mayotte », ainsi que les conditions de vie dégradantes des migrants de Calais dont les campements de fortune ont été rasés par les autorités (3). L’organisation note la création deux nouveaux fichiers policiers destinés à recueillir des informations sur des personnes considérées comme représentant une menace pour l’ordre public. Selon elle, « des inquiétudes subsistaient toutefois en raison de l’ampleur des données personnelles collectées sur des personnes qui n’étaient accusées d’aucune infraction, y compris sur des enfants dès l’âge de 13 ans, et de la formulation vague des critères d’inclusion dans ce fichier, qui concernait notamment les personnes dont l’activité […] indique qu’elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique (4) ». Le 14 juin 2010, la France a exigé de Cuba qu’elle libère « tous les prisonniers d’opinion et de conscience (5) », sans délai. Cuba, de son côté, affirme que personne n’est emprisonné pour des délits d’opinion mais pour avoir reçu un financement du gouvernement des Etats-Unis, chose que les dissidents eux-mêmes reconnaissent. En revanche, Paris reconnaît officiellement la présence de « prisonniers politiques », par la voix de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice. Le quotidien Le Monde relate cette réalité dans un article du 31 janvier 2009 : « Interrogée sur la promesse du gouvernement de rapprocher les détenus corses, "MAM" assura : "Il faut être pragmatique. Vous avez 28 places à la prison de Borgo (près de Bastia) et 26 sont occupées..." Avant de préciser : "En plus, sur les 26, huit sont des prisonniers politiques." La surprise l’emporte alors dans la petite mairie de Calvi où elle se trouve. "Prisonniers politiques" ? L’Etat a toujours refusé de qualifier ainsi ceux qu’il considère comme des prisonniers de droit commun ou des terroristes, alors que les nationalistes corses, eux, revendiquent ouvertement cette appellation (6) ». Selon AI, les autorités allemandes ont fait usage « de preuves apparemment extorquées sous la torture » dans le cadre d’une affaire de terrorisme international. « L’acte d’accusation du parquet s’était fondé pour partie sur des déclarations faites par l’accusé pendant sa détention au Pakistan, durant laquelle il affirmait avoir été battu et privé de sommeil ». L’organisation souligne également que « des enquêteurs allemands avaient interrogé un témoin détenu à Tachkent en présence d’agents du Service de la sécurité nationale d’un pays, l’Ouzbékistan, où la pratique de la torture est systématique (7) ». L’Allemagne a expulsé des « terroristes présumés dans des pays où ils risquent d’être torturés ou de subir d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, ce qui est contraire aux obligations internationales » de la nation (8). Berlin a également participé au programme de détentions secrètes de la CIA, malgré une enquête du Parlement allemand excluant toute implication des pouvoirs publics et des services du renseignement. « Pour Amnesty International, cependant, l’enquête et le rapport fournissaient suffisamment d’éléments prouvant que l’Allemagne était complice de violations des droits humains ». Par ailleurs, la Cour constitutionnelle fédérale a considéré que « le gouvernement avait violé la Loi fondamentale parce qu’il n’avait pas communiqué à la commission d’enquête parlementaire certains documents utiles, en arguant du fait que, dans l’intérêt de l’État, ils devaient rester confidentiels (9) ». L’Allemagne a procédé à l’expulsion de plusieurs demandeurs d’asile vers leur pays d’origine, où ils ont été arrêtés et torturés par les autorités. Plusieurs Roms ont également été expulsés vers le Kosovo, malgré les risques encourus. Selon AI, « le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe s’est déclaré préoccupé par ces expulsions (10) ». L’organisation note que les migrants en situation irrégulière et leurs enfants « n’avaient qu’un accès limité aux soins de santé, à l’éducation et à des voies de recours en cas de violations de leurs droits du travail », en Allemagne (11). Selon AI, les forces de l’ordre ont été impliqués dans le décès d’une personne en garde à vue. Par ailleurs, l’Allemagne, dans le cadre de l’OTAN, est responsable d’un raid aérien meurtrier qui a coûté la vie à 142 personnes près de Kunduz en Afghanistan, le 4 septembre 2009. « Sous la pression, trois hauts responsables gouvernementaux et militaires ont été contraints de démissionner en novembre (12) ». Enfin, Berlin n’a toujours pas ratifié la Convention sur la lutte contre la traite des êtres humains du Conseil de l’Europe. Il y a une raison précise à cela révélée par l’organisation : « L’Allemagne continuait d’être un pays de destination et de transit pour les femmes utilisées à des fins d’exploitation sexuelle », pays où la prostitution est légale (13). D’après AI, les actes de torture et autres mauvais traitements de la part de la police et des forces de sécurité sont monnaie courante en Espagne. « Cette année encore, des cas de torture et d’autres mauvais traitements mettant en cause des représentants de la loi ont été signalés ». L’organisation note qu’après l’installation de systèmes complets de vidéosurveillance dans les postes de police autonome de Catalogne, les plaintes pour violences à l’encontre des policiers ont diminué de 40% par rapport à l’année précédente. « La police nationale et la Garde civile n’avaient toutefois pas encore mis en œuvre ces mesures ». Au total, plus de 230 plaintes « pour tortures et autres mauvais traitements infligés par des représentants de la loi » ont été déposées en 2009. L’organisation ajoute que « les autorités n’ont pris aucune mesure pour créer une commission indépendante chargée de traiter les plaintes contre la police, malgré les recommandations formulées à maintes reprises par les organes internationaux de défense des droits humains, notamment par le Comité des droits de l’homme [ONU] (14) ». Plusieurs policiers responsables de meurtres n’ont toujours pas été mis en examen en Espagne. D’autres, coupables de coups et blessures, ont été condamnés à de simples amendes (600€). AI fait part d’une « augmentation des contrôles d’identité à caractère raciste effectués par la police », et dénonce les atteintes aux droits des migrants et des demandeurs d’asile (15). Par ailleurs, « les autorités ont maintenu au secret des personnes soupçonnées de participation à des activités liées au terrorisme, bien que les organes internationaux de défense des droits humains aient à plusieurs reprises exhorté l’Espagne à renoncer à cette pratique ». Ainsi, « en vertu de la législation en vigueur, les personnes détenues au secret voient leur possibilité de bénéficier d’une assistance juridique très fortement restreinte et courent un risque accru d’être maltraitées ou torturées ». Le Comité contre la torture de l’ONU a condamné ces pratiques. Plusieurs cas de torture ont été dénoncés en Espagne (16). L’Espagne s’est rendue coupable d’atteintes graves aux droits des enfants. « Des mineurs vivant dans les maisons pour enfants gérées par les pouvoirs publics ont subi des violations de leurs droits fondamentaux. Les informations recueillies ont fait état de plaintes pour négligence, médication forcée, recours excessif à la force et violences psychologiques et physiques de la part du personnel (17) ». La situation des femmes est également un motif de préoccupation. La violence domestique continue de faire des ravages en Espagne. AI remarque que « les mesures des pouvoirs publics face aux autres formes de violences liées au genre, notamment la traite à des fins d’exploitation sexuelle, [sont] insuffisantes », et regrette qu’« aucune structure officielle ne permett[e] d’identifier les victimes de trafic sexuel ou de leur faire bénéficier d’une assistance (18) ». AI dénonce la présence persistante de discriminations dues à des critères ethniques et d’origine en Espagne. Les recommandations du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale [ONU] et l’Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes n’ont pas été appliquées. L’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne regrette que l’Espagne ne dispose pas d’un organe national pour lutter contre les discriminations (19). En Espagne, les disparitions forcées ne sont toujours pas inscrites parmi les infractions réprimées par le Code pénal. L’Audience nationale refuse ainsi d’enquêter sur les disparitions forcées datant de la guerre civile et de la dictature de Franco. Plusieurs tribunaux pénaux locaux ont qualifié la découverte de charniers « d’infractions de droit commun et ont clos les enquêtes aux motifs que les crimes présumés étaient prescrits (20) » En République tchèque, les Roms « se sont heurtés à une hostilité croissante de la part de la société tchèque dans son ensemble ». Ils souffrent « de ségrégation en matière d’enseignement, de logement, et de discrimination dans le travail ». Les agressions à l’encontre des populations rom sont fréquentes et les autorités judiciaires refusent de dissoudre les milices du Parti des travailleurs, « une formation d’extrême droite dont les militants organisaient des patrouilles prenant pour cible les Roms ». La Commission européenne contre le racisme et l’intolérance a dénoncé « la montée des propos haineux contre les Roms dans les débats publics et de la multiplication des manifestations de groupes d’extrême droite », et a regretté que les pouvoirs publics refusent « la mise en oeuvre énergique des lois interdisant toutes les formes de violence raciste ou d’incitation à la haine ». Ainsi, une famille rom a grièvement été brûlée suite à l’incendie criminel de leur logement (21). La discrimination contre les enfants roms est également répandue en République tchèque. La Cour européenne des droits de l’homme note que Prague s’est rendu coupable « de discrimination contre des enfants roms en les plaçant – parce qu’ils étaient roms – dans des écoles spéciales ». Selon AI, « la ségrégation rest[e] la règle dans les établissements scolaires ». L’organisation ajoute que « les jeunes Roms étaient toujours surreprésentés dans les écoles primaires et les classes pour élèves souffrant d’un « handicap mental léger » », ou étaient rassemblés dans des « écoles et des classes du système classique qui leur étaient réservées », lesquelles « dispensaient souvent un enseignement de qualité inférieure ». Le système d’enseignement tchèque a « tendance à exclure les élèves ayant des besoins pédagogiques particuliers ». D’après un rapport portant sur la discrimination, « près de la moitié des élèves roms scolarisés dans le primaire redoublaient ou étaient orientés vers des écoles spéciales ». Par ailleurs, la justice a débouté plusieurs plaignants roms qui avaient dénoncé des cas avérés de discriminations (22). Les Roms sont victimes « de pratiques ségrégationnistes en matière de logement ». La Cour européenne des droits de l’homme a regretté la passivité du gouvernement à ce sujet (23). Des cas récurrents de « stérilisation forcée des femmes roms » persistent en République tchèque. La Cour constitutionnelle a rejeté la demande d’indemnisation d’une femme rom « qui avait été illégalement stérilisée (24) ». AI dénonce enfin des cas de « torture et autres mauvais traitements » de la part des autorités. Ainsi, « certains établissements psychiatriques continuaient d’utiliser des lits de contention, y compris en l’absence de tout risque pour les patients ou pour leur entourage ». Le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants avait recommandé en 2004 que les « lits-cages soient immédiatement retirés du service et que les lits à filet soient eux aussi abandonnés dans les meilleurs délais », sans succès (25). Le Royaume-Uni s’est rendu coupable de « violations graves des droits fondamentaux de personnes détenues à l’étranger », notamment de « torture et autres mauvais traitements » réalisés par des « agents des services britanniques du renseignement ». Les autorités ont refusé toute enquête indépendante à ce sujet et les responsables britanniques auraient en outre tenté de dissimuler l’implication du Royaume-Uni dans ces affaires (26). Londres a été impliqué dans le programme de « restitutions » mené par la CIA, en référence aux personnes enlevées illégalement, participant ainsi aux exactions commises par les autorités étasuniennes. Les autorités britanniques ont également fait usage de preuves obtenues sous la torture (27). Le Royaume-Uni a expulsé plusieurs personnes vers des pays où elles risquaient « de subir des violations graves de leurs droits fondamentaux, notamment d’être torturées ». La Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme a également dénoncé plusieurs cas de violations du « droit à la liberté » des ressortissants britanniques incarcérées sans inculpation ni jugement (28). AI dénonce les « ordonnances de contrôle » qui permettent aux autorités « de restreindre, sur la base d’éléments tenus secrets, la liberté, les déplacements et les activités de personnes soupçonnées d’implication dans des actes de terrorisme ». Plusieurs personnes sont actuellement détenues sans raison précise (29). En Irak, les autorités britanniques se sont rendues coupables d’actes de torture et de plusieurs assassinats dans les centres de détention gérés par le Royaume-Uni. Ainsi, Baha Moussa est mort « en Irak après avoir été torturé pendant 36 heures par des soldats britanniques (30) ». En novembre 2009, le Parlement a adopté une loi relative aux coroners qui confère à l’exécutif « le pouvoir d’ordonner la suspension d’une enquête du coroner (laquelle est menée en cas de mort violente, subite ou suspecte), d’ouvrir d’autres investigations dans le cadre de la Loi de 2005 relative aux commissions d’enquête, au motif que ces dernières seraient compétentes pour rechercher les causes d’un décès (31) ». La police et les forces de sécurité ont « fait un usage disproportionné de la force, utilisé des armes telles que des matraques et des boucliers durant des charges contre des manifestants et retiré intentionnellement leur matricule ». Selon AI, « sur des enregistrements vidéo publiquement accessibles et datés du 1er avril, on a pu voir un policier portant un casque et une cagoule frapper Ian Thomlinson à coups de matraque sur le mollet puis le faire tomber. Au moment du premier contact, Ian Thomlinson, un marchand de journaux de 47 ans, tournait le dos à une rangée de policiers antiémeutes et s’éloignait à pied, les mains dans les poches. Il s’est écroulé et est mort peu après ». Ce n’est qu’après la diffusion de l’enregistrement vidéo que la police a reconnu qu’un contact avait eu lieu avec Ian Thomlinson (32). En février 2009, le parquet d’Angleterre a annoncé que « les éléments de preuve n’étaient pas suffisants pour conclure qu’il y avait eu infraction de la part de la police dans l’affaire de la mort de Jean Charles de Menezes, un Brésilien tué par balle à Londres en 2005 par des policiers ». Selon AI, « cette décision semblait entériner l’impunité pour cet homicide (33) ». AI dénonce également l’impunité pour des « homicides à caractère politique » commis par le passé au Royaume-Uni, avec la « complicité de l’État ». Elle cite plusieurs cas dont ceux de Patrick Finucane, « avocat, éminent défenseur des droits humains », de Robert Hamill, de l’avocate militante des droits humains Rosemary Nelson et de Billy Wright (34). AI note enfin des discriminations à l’égard des Roms, des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants. L’organisation dénonce également la détention administrative appliquée à des enfants et des femmes. Par ailleurs, la violence contre les femmes et les filles reste un problème récurrent au Royaume-Uni (35). Au vu des rapports d’Amnistie internationale, il est difficile pour l’Union européenne de prétendre que la Position commune de 1996, toujours en vigueur, se justifie par la situation des droits de l’homme à Cuba. En effet, les principales nations du Vieux continent présentent également de graves violations des droits humains, souvent pires que celles commises à Cuba. L’autorité morale de Bruxelles devient ainsi discutable à plus d’un titre (36). L’Espagne, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, reconnaît que l’actuelle Position de l’Europe des 27 à l’égard de Cuba est difficilement défendable en raison de son caractère discriminatoire et du manque de crédibilité de Bruxelles. Elle a ainsi appelé à mettre un terme à une politique qui n’a pas porté ses fruits et qui a fortement terni l’image de l’Europe au sein du continent latino-américain, opposé en grande majorité à toute sanction arbitraire contre Cuba37. La voie de la normalisation des relations entre La Havane et Bruxelles passe par l’élimination de la Position commune. (37) Salim LAMRANI Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Sorbonne-Paris IV et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009). Disponible en librairie et sur Amazon : http://www.amazon.fr/Cuba-Medias-Vo... Notes 1 Amnesty International, « Rapport 2010. La situation des droits humains dans le monde », mai 2010. http://thereport.amnesty.org/sites/... (site consulté le 7 juin 2010), pp. 115-17. 2 Id. 3 Id. 4 Id. 5 El Nuevo Herald, « Francia vuelve a pedir excarcelación de presos de conciencia cubanos », 14 juin 2010. 6 Isabelle Mandraud, « Un grain de sable dans la visite de ‘MAM’ en Corse », Le Monde, 31 janvier 2009. 7 Amnesty International, op. cit., pp. 14-15. 8 Id. 9 Id. 10 Id. 11 Id. 12 Id. 13 Id. 14 Amnesty International, op. cit., pp. 101-04 15 Id. 16 Id. 17 Id. 18 Id. 19 Id. 20 Id. 21 Amnesty International, op. cit., pp. 270-72 22 Id. 23 Id. 24 Id. 25 Id. 26 Amnesty International, op. cit., pp. 275-79 27 Id. 28 Id. 29 Id. 30 Id. 31 Id. 32 Id. 33 Id. 34 Id. 35 Id. 36 El Nuevo Herald, « LaUE aplaza revisión de la Posición Común hacia La Habana », 15 juin 2010. 37 El Nuevo Herald, « Moratinos critica ‘posición común’ de UE », 1er juin 2010. |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 15 Jul 2010 à 17:21 |
|||||||||||
|
PARÍS, 14 juillet : Lors d’une interpellation le ministre français des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, le député Jean Jacques Candelier a réclam » que le Gouvernement se coordonne avec la diplomatie espagnole pour régulariser les liens de l’UE avec Cuba. Voir ci dessous l’interpellation (1) relevée par granma . Traduction de l’article de Granma par danielle Bleitrach pour changement de société.
http://www.granma.cubaweb.cu/2010/07/15/cubamundo/artic01.html
Dans deux articles publiés, la femme de lettres et journaliste française Danielle Bleitrach s’est manifestée dans le même sens, en reprenant la question des combattants antiterroristes cubains incarcérés dans des prisons américaines. Beiltrach a remarqué que tandis que des campagnes médiatiques ne cessent d’essayer de dénaturer l’image du la plus grande des Antilles, les droits les plus élémentaire sont niés aux Cinq prisonniers injustement condamnés aux États-Unis. D’un autre côté, l’auteur, de même que les associations de solidarité Cuba-Si France et France Cuba, ont soutenu qu’il s’agissait d’un pays sous la pression permanente d’un blocus économique, commercial et financier de Washington. Plus de 50 ans de résistance héroïque ont démontré le caractère indomptable de la Révolution cubaine. Il est temps que le monde change d’attitude et régularise ses relations avec une Île exemple de volonté d’indépendance et de souveraineté, ont-ils signalé. (1) l’intervention de Jean-Jacques CANDELIER Député du Nord (16ème Circonscription) Secrétaire de la Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées
QUESTION ÉCRITE n° 381 M. Jean-Jacques Candelier attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et européennes sur l’attitude de l’Union européenne envers la République de Cuba. Dans l’objectif d’améliorer durablement le niveau de vie du peuple cubain, la France a, à juste titre, soutenu la reprise du dialogue politique et de la coopération entre l’UE et Cuba. La reprise de la coopération européenne a été confirmée en octobre 2008 pour un montant d’environ 40 millions d’euros en 2009. Récemment, le gouvernement de Raúl Castro a annoncé la libération de 52 prisonniers incarcérés depuis 2003. Le Quai d’Orsay a salué un « geste très significatif ». L’Union européenne doit désormais mettre en place une pleine et entière relation de coopération mutuellement avantageuse avec Cuba, sans condition ni ingérence. Cela suppose de mettre fin à la position commune européenne, qui conditionne la coopération à l’« amélioration de la situation en matière de droits de l’homme et de libertés politiques ». À l’occasion du réexamen de la position commune européenne en septembre, il lui demande que la France, en lien avec la diplomatie espagnole et les autres partenaires européens, se prononce pour la normalisation des relations avec Cuba.
La ministre de l´Éducation lance un appel à l´élévation du niveau de préparation des enseignants
(Daniel Alejandro Benitez Quiñones)
Holguin, 12 juillet (AIN) - La ministre cubaine de l´Éducation, Ena Elsa Velázquez Cobiella, a lancé aujourd´hui dans cette ville un appel à l´élévation du niveau de préparation méthodologique des enseignants pour la prochaine année scolaire qui débutera dans l´île le 6 septembre prochain.
Au cours du bilan provincial de l´année scolaire qui se termine, la ministre, qui est également députée du parlement cubain, a expliqué que le système actuel d´évaluation stimule l´étude et exige une bonne préparation des élèves, mais il doit aussi se voir comme un défit pour les enseignants, car il exige d´eux d´améliorer de façon continue leur formation.
Elle a affirmé que la prochaine année scolaire sera vitale pour la consolidation des changements introduits au cours de l´année scolaire 2009-2010. Elle aura également une grande signification car elle coïncidera avec le cinquantenaire de la proclamation du caractère socialiste de la révolution Cubaine et du cinquantenaire de la Victoire de Playa Giron. Au cours d´un dialogue avec les directeurs municipaux de l´Éducation, Ena Elsa Velázquez Cobiella a déclaré que la continuité des études pour tous les élèves qui ont terminé leurs années de collège est une priorité pour le pays qui a un grand besoin de techniciens et d´ouvriers qualifiés qui puissent contribuer au développement de l´économie. Quant à l´École de Formation des Maitres qui doit ouvrir ses portes en septembre avec 730 étudiants, elle a expliqué qu´elle permettra au pays de disposer d´un plus grand nombre de professeurs chargés de former les prochaines générations. Elle a également affirmé que la bataille contre les problèmes d´orthographe va continuer depuis le cours préparatoire jusqu´à l´université. Il en sera de même pour la connaissance de l´histoire locale et nationale, à tous les niveaux d´enseignement. Edité par T 34 - 15 Jul 2010 à 19:07 |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
Fidelista
Profil des membres
Envoyer un message privé
Trouve les messages des membres
Visiter la page des membres
Ajouter à la liste
Administrateur
Depuis le: 21 Sep 2007 Status actuel: Inactif Messages: 2469 |
Citer Réponse
Envoyé : 16 Jul 2010 à 19:32 |
|||||||||||
|
Un ancien employé du Département d'Etat a été condamné vendredi par un juge américain à la perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle pour espionnage au profit de Cuba. Son épouse passera quant à elle plus de cinq ans derrière les barreaux pour l'avoir aidé à voler des secrets d'Etat. Le magistrat Reggie Walton a souligné que Kendall et Gwendolyn Myers avaient trahi les Etats-Unis et devaient se voir infliger en conséquences de lourdes peines. Pendant dix minutes, l'ancien employé du Département d'Etat a expliqué sa conduite au juge, déclarant que son objectif était de transmettre des informations sur la politique américaine à Cuba, un pays qui selon lui craignait Washington en raison de son opposition au régime castriste. Agé de 73 ans, Kendall Myers a affirmé qu'il avait volé des secrets sans intention de nuire aux Etats-Unis. Le juge s'est dit "perplexe" sur la conception qu'avait le septuagénaire de l'impact de ses agissements, compte tenu de l'antagonisme fort entre les Etats-Unis et Cuba. "Les Cubains se sentaient menacés" et "ils ont une bonne raison de se sentir menacés" par les Etats-Unis, a répliqué Myers, un descendant d'Alexander Graham Bell dont les recherches aboutirent à l'invention du téléphone. L'accusation a soutenu que le septuagénaire aurait pu être tout ce qu'il souhaitait, mais avait plutôt choisi d'espionner pour les autorités cubaines pendant 30 ans de l'intérieur même du Département d'Etat. Sa femme, Gwendolyn, 72 ans, s'est vu infliger 81 mois d'emprisonnement, mais ne passera qu'un peu plus de cinq ans et demi en prison, compte tenu des 14 mois qu'elle a déjà passés en détention. AP http://fr.news.yahoo.com/3/20100716/twl-usa-justice-cuba-espionnage-224d7fb.html |
||||||||||||
|
Les enfants qui naissent à Gaza n'ont aucun droit, ni passeport, ni pays, aucune nationalité, et n'ont pas le droit de partir.
|
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 16 Jul 2010 à 21:42 |
|||||||||||
|
Fidel visite l'aquarium national.
Il a déclaré : le Monde vit entre deux tragédies, le guerre et celle de l'environnement.
Il s'est réunit ensuite avec des ambassadeurs cubains. Il a déclaré que les pression qu'affronte l'Iran en ce moment sont "un copie au carbone de qu'ils ont fait avec Mohamed Mossadegh".
Ce qu’ils sont en train de faire en Iran est la copie carbone de ce qu’ils ont fait à Mossadegh », La mesa redonda a transmis dans la soirée de ce vendredi la réunion.
Durant peu plus d’une heure et demie, Fidel a dialogué avec les ambassadeurs cubains réunis dans le MINREX, sur les graves dangers qui planent sur l’humanité si se déclanche une agression contre l’Iran ou la Corée du Nord et il a remis une lettre personelle à chacun d’eux, à leur ministre Bruno Rodríguez Parrilla et à leur Conseil de la Direction. En répondant aux questions ou aux commentaires des diplomates nationaux, le leader de la Révolution cubaine a relu des câbles de presse et des analyses politiques des plus diverses sources pour conclure que les pressions auxquelles l’Iran fait face en ce moment sont « une copie au carbone de ce qu’ils ont fait à Mohamed Mossadegh », le Premier ministre de cette nation qui a été démoli par un coup d’État encouragé par les États-Unis et d’autres puissances occidentales quand il a entrepris une politique de nationalisation de ses ressources dans la décennie des 50 du siècle dernier. A nouveau il a insisté sur l’arsenal de plus de 20.000 armes stratégiques et non stratégiques dans les mains des grandes puissances et il a demandé quelle est la différence avec les armes dites conventionnelles d’aujourd’hui que les États-Unis essaient de promouvoir comme alternative, si le développement technologique en matière d’armement de ces dernières années octroie à toutes une puissance de destruction similaire. Il a prévenu qu’il est desormais ridicule de faire référence à la mallette nucléaire avec un bouton,qui était la grande peur des débuts la Guerre Froide. « Toutes les réponses sont déjà programmées. C’est seulement une question de seconde », a-t-il affirmé et il n’a pas oublié de préciser que bien que quelques sources excluent cette donnée, il est connu qu’Israël est la sixième puissance nucléaire de la planète. Les employés du MINIREX et des voisins du Vedado qui se sont rassemblés spontanément en sachant qu’il était là, ont fait une longue et vive ovation. Dans la foule rassemblée sur le trottoir , un jeune tendait son diplôme d’étudiante en le lui dédiant avec gratitude. Dans l’extrait de la video que l’on peut voir dans Cubadebate, il dit des choses très précises et qui me paraissent extraordinairement pertinentes, il se positionne dans l’Amérique du sud, en expliquant que cet hemisphère ne joue un rôle stratégique que pour les Etats-Unis pas pour le monde, vu l’absence de capacité militaire, il insiste bien sur le fait que le lieu le plus important est Washington, pas la maison Blanche, ni le Congrès, mais le pentagone. Et il explique que nous ne sommes plus au temps de Kroutchev ou Kennedy où il y avait la mallette nucléaire avec le bouton sur lequel appuyait le président, mais désormais tout part du pentagone où les ordinateurs sont déjà programmés.
Fidel en el MINREX. Foto: Estudios Revolución
Edité par T 34 - 21 Jul 2010 à 21:36 |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 22 Jul 2010 à 19:29 |
|||||||||||
|
New York interdit à un professeur, Nathan Turner, d'enseigner dans cette ville car il a emmené des élèves en voyage à Cuba.
Edité par T 34 - 23 Jul 2010 à 18:04 |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 25 Jul 2010 à 20:46 |
|||||||||||
Edité par T 34 - 26 Jul 2010 à 16:07 |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 26 Jul 2010 à 16:40 |
|||||||||||
|
57 ans de la Moncada !
![]() ![]()
Edité par T 34 - 27 Jul 2010 à 19:00 |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 27 Jul 2010 à 19:02 |
|||||||||||
Edité par T 34 - 28 Jul 2010 à 20:00 |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 29 Jul 2010 à 17:50 |
|||||||||||
|
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 29 Jul 2010 à 20:30 |
|||||||||||
|
URGENT : SOS Gerardo !
jeudi 29 juillet 2010
Compañeros, Gerardo Hernandez Nordelo est de nouveau en cellule de confinement, le tristement fameux « hueco », depuis le 21 juillet dernier. Toutes les tentatives de contact avec les autorités de la prison par les responsables cubains se sont à ce jour révélées infructueuses. C’est ce qu’a révélé Ricardo Alarcon, le président de l’Assemblée Nationale de Cuba, le 28 juillet. Ce n’est pas la première fois que Gerardo se retrouve au « hueco ». Jamais pour des problèmes de comportement. Toujours au moment où un recours judiciaire est en route. Cette fois-ci, c’est la préparation de l’Habeas Corpus qui est compromise puisqu’il ne peut communiquer avec ses avocats… Il ne peut ni leur écrire, ni même leur téléphoner. Sa sœur Isabel qui a pu lui rendre visite raconte qu’il est arrivé chaînes aux pieds et menottes aux poignets et qu’elle n’a pu lui parler que par téléphone derrière une vitre, conditions imposées aux prisonniers « punis ». Ces manoeuvres du parquet yanqui – car la décision n’émane pas des autorités de la prison - sont inacceptables. Elles constituent une atteinte scandaleuse et intolérable aux droits de la défense et au droit de Gerardo à une justice impartiale. Il y a plus. Les conditions d’enfermement, d’abord. Gerardo est enfermé 24 heures sur 24 dans une cellule de 2x1m, cellule qu’il partage avec un autre détenu. L’aération est assurée par une simple fente en haut d’un mur de la cellule. La température atteint 35°, car la prison d’Adelanto se trouve dans une zone semi désertique de Californie, loin des charmes de la côte californienne. Des « conditions de vie » intenables. D’autant plus que, depuis avril, Gerardo a des problèmes de santé. Il n’en fait pas état pour ne pas inquiéter ses amis. Mais il souffre d’hypertension, ce qui vu les circonstances et son environnement traumatisant, n’a rien d’étonnant. Plus une saleté qu’il traîne depuis avril, une de ces bactéries qui affectent périodiquement l’espace clos des prisons. C’est pour soigner cette affection qu’il avait demandé un rendez-vous médical. Il a pu finalement rencontrer le médecin le 20 juillet. Le lendemain, Gerardo était conduit au hueco, ce qui fait que les analyses nécessaires n’ont pas été faites et que par conséquent le traitement n’a pu être prescrit… Le gouvernement américain s’est dernièrement beaucoup inquiété de la santé de soi-disant dissidents cubains, suivis médicalement par des médecins qualifiés… Comment justifiera-t-il son attitude envers Gerardo Hernandez ? Le double langage des USA relève de l’hypocrisie la plus abjecte. Nous ne pouvons tolérer que Gerardo soit la victime de la haine compulsive des Etats-Unis. A nous d’exiger des autorités nord-américaines que Gerardo sorte de cette cellule de châtiment. Nous avons pour nous la force de pression de la Solidarité Internationale et notre détermination. Faisons savoir aux autorités pénitentiaires d’Adelanto que nous ne les lâcherons pas tant que Gerardo sera traité aussi indignement. Un petit mot à Gerardo pour le soutenir (même si on ne lui remet pas son courrier en ce moment, l’accumulation de lettres aura un impact) et un courrier à l’administration de la prison pour la faire crouler sous nos reproches. Voici les adresses : Gerardo Hernández Direction of the USP Victorville Nous n’allons pas laisser tomber un ami au moment où il a besoin de nous, ça n’est pas dans nos habitudes. Annie Arroyo France-Cuba Kubako Etxea.
Edité par T 34 - 03 Aug 2010 à 13:56 |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 31 Jul 2010 à 17:59 |
|||||||||||
Edité par T 34 - 31 Jul 2010 à 22:45 |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 02 Aug 2010 à 16:18 |
|||||||||||
Edité par T 34 - 03 Aug 2010 à 18:00 |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 03 Aug 2010 à 15:51 |
|||||||||||
|
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 04 Aug 2010 à 18:47 |
|||||||||||
|
Annie ARROYO
Compañeros, la nouvelle vient est confirmée : les autorités pénitentiaires ont cédé et Gerardo Hernandez Nordelo est sorti du hueco mardi 3 août après plus de 10 jours passés dans des conditions effroyables. Leonard Weinglass, l’un des avocats de l’équipe des défenseurs, l’avait rencontré en fin de semaine et avait raconté que l’air de la cellule était à ce point vicié que Gerardo devait se coucher sur le sol pour pouvoir respirer l’air qui passait sous la porte… Pas de douche possible : l’eau était brûlante ! On lui avait « fourni » des draps sales, si bien qu’il a dû les laver… dans l’eau des toilettes ! Sans parler de la lumière allumée en permanence - trop faible pour permettre de lire, mais il n’y avait de toute façon rien à lire -, lumière qui ne peut être éteinte que de l’extérieur, c’est-à-dire quand les gardiens le décident. Sa montre lui ayant été enlevée, il a dû très vite perdre le cours des jours et des nuits… Ce genre de « traitement » est couramment utilisé, et pas seulement dans des pays « arriérés » pour désorienter les prisonniers et les rendre plus « malléables »… Il a tenu le coup. Nous sommes tous infiniment fiers de lui, et infiniment blessés de ce qu’il a enduré. Pas de fausse modestie : c’est la vague de protestations qui a submergé les autorités pénitentiaires à tous les niveaux qui a permis que Gerardo sorte de l’enfer. Nous savons que les seuls avocats n’auraient pas suffit à les faire plier ! Pour mémoire, après leur incarcération, les Cinq ont passé 17 mois au trou. En 2003, alors qu’ils préparaient le premier appel, il a fallu près d’un mois pour les sortir du hueco. Aujourd’hui, une dizaine de jours. Et quelque chose me dit que les responsables yanquis avaient en tête des intentions peu avouables ! La durée de leur séjour en isolement est inversement proportionnelle à la force et à la mobilisation de la solidarité internationale. C’est une victoire pour Gerardo et pour chacun de nous, qui sommes ses amis et ses frères de lutte. Et chaque victoire nous rend plus forts. Tous ensemble. Il est cinq heures du matin : je vais me recoucher, l’âme plus légère. Et aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Fernando. Merci à tous. Venceremos y más temprano que tarde los traeremos a casa. Tôt ou tard, nous les ramènerons à la maison ! Besarkada bat Annie Arroyo (France-Cuba) Mercredi 4 août 2010 |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
Citer Réponse
Envoyé : 04 Aug 2010 à 20:43 |
|||||||||||
|
Raul Castro: Nous avons un seul chemin à suivre, c´est de poursuivre le combat avec optimisme
Discours du Président cubain à l´Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire
• Les Nouvelles provinces d´Artemisa et de Mayabeque naîtront le premier janvier 2011. Leur conception a été dictée par la recherche de l´économie et de l´usage rationnel des ressources. Edité par T 34 - 06 Aug 2010 à 20:28 |
||||||||||||
|
Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
||||||||||||
![]() |
||||||||||||
Répondre
|
Page <1 3031323334> |
| Aller au Forum | Permissions du forum ![]() Vous ne pouvez pas écrire un nouveau Sujet Vous ne pouvez pas répondre aux Sujets Vous ne pouvez pas effacer vos messages Vous ne pouvez pas éditer vos messages Vous ne pouvez pas créer des sondages Vous ne pouvez pas voter dans les sondages |