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Cuba : Tout ce que l'on ne vous dit pas ailleurs

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    Envoyé : 20 Dec 2014 à 06:33

RAPPEL


La Loi Helms-Burton de 1996 en français



Version française expurgée des parties techniques.

Avant propos :

  • Les parties en italiques du texte représentent le texte original. 
  • Les parties en [ ] représentent des alternatives de traduction proposées, ou la version originale. 

  • Le symbole (......) représente des portions non traduites du texte original (contenu d'ordre purement technique). 

  • des erreurs de traduction ont pu se glisser. Merci de nous les signaler le cas echéant.

  • lors de traduction, nous avons tenté de respecter la "lourdeur" originale de ce texte. C'est pas du Shakespeare.

Cent quatrième congrès des Etats-Unis d'Amérique AU COURS DE LA DEUXIEME SESSION
(......)

Washington le mercredi 3 Janvier 1996

Afin d'établir des sanctions internationales contre le gouvernement de Castro à Cuba, afin d'organiser un soutien à un gouvernement de transition vers un gouvernement démocratiquement élu à Cuba, et pour d'autres objectifs.
(...)

SECTION 1. TITRE ABREGE ; TABLE DES MATIERES

(a) TITRE ABREGE - Cette loi pourra être désignée sous l'appellation "Loi 1996 (LIBERTAD) de Liberté Cubaine et Solidarité Démocratique" "Cuban Liberty and Democratic Solidarity (LIBERTAD) Act 1996"

(b) TABLE DES MATIERES - La table des matières des cette loi est la suivante :
Section 1. Titre Abrégée ; Table des Matières 
Section 2. Constatations 
Section 3. Objet 
Section 4. Définitions 
Section 5. Invalidation
TITRE I - RENFORCEMENT LES SANCTIONS INTERNATIONALES CONTRE LE GOUVERNEMENT DE CASTRO
Section 101. Déclaration de Politique Général [statement of policy] 
Section 102. Renforcement de l'embargo économique contre Cuba 
Section 103. Interdiction de financement indirect pour Cuba 
Section 104. L'opposition des Etats-Unis à l'adhésion de Cuba aux institutions financères 
Section 105. L'opposition des Etats-Unis à l'annulation de la suspension du Gouvernement Cubain à participer à l'Organisation des Etats Américains 
Section 106. Aide des états indépendants de l'ex-Union Soviétique au Gouvernement Cubain. 
Section 107. Emissions de télévision vers Cuba 
Section 108. Rapports sur le commerce avec, et de l'aide à, Cuba de la part de pays étrangers. 
Section 109. Autorisation de soutien aux groupes promouvant la démocratie et les droits de l'homme et des observateurs internationaux. 
Section 110. Barrières à l'importation [importation safeguard] de certains produits Cubains. 
Section 111. Refus d'aide aux pays étrangers qui soutiennent l'usine nucléaire de Juragua à Cuba. 
Section 112. Expulsion des criminels de Cuba 
Section 113. Autorisation des transferts de fonds vers la famille et voyages à Cuba. 
Section 114. Agences de presse à Cuba. 
Section 115. Effets de cette loi sur les activités licites du Gouvernement des Etats-Unis 
Section 116. Condamnation de l'attaque Cubaine contre un avion américain. 
TITRE II - ASSISTANCE POUR UN CUBA LIBRE ET INDEPENDANT
Section 201. Politique à l'égard d'un gouvernement de transition et d'un gouvernement démocratiquement élu à Cuba. 
Section 202. Aide au peuple Cubain. 
Section 203. Coordination de programmes d'aide ; mise en place et comptes-rendus au Congrès ; reprogrammation. 
Section 204. Fin de l'embargo économique contre Cuba. 
Section 205. Elements requis et facteurs pour définir un gouvernement de transition. 
Section 206. Elements requis pour définir un gouvernement démocratiquement élu 
Section 207. Réglement des réclamations en cours sur les biens confisqués à Cuba. 
TITRE III - PROTECTION DES DROITS DE PROPRIETE DES RESSORTISSANTS DES ETATS-UNIS
Note de CSP : depuis l'entrée en vigueur de cette loi en 1996, le titre III a été régulièrement suspendu - tous les 6 mois - par le Président des Etats-Unis (Bill Clinton puis George W. Bush). C'est à dire que cette partie de la loi n'est pas mise en application. C'est à dire que les Etats-Unis ont trouvé le moyen de voter une loi qu'ils n'osent pas mettre en application. C'est à dire que le chantage fait aussi partie de leur arsenal.

Section 301. Constatations 
Section 302. Responsabilités du commerce avec des biens confisqués réclamés par des ressortissants des Etats-Unis. 
Section 303. Justification (preuve) des réclamations sur les biens confisqués. 
Section 304. Exlusivité de la procédure de certification de Foreign Claims Settlement Commission 
Section 305. Limitation des actions. 
Section 306. Date d'application 
TITRE IV - EXCLUSION DE CERTAINS ETRANGERS
Section 401. Exclusion des Etats-Unis des étrangers ayant confisqué des biens de ressortissants des Etats-Unis ou qui commercent avec de tels biens. 

Section 2 CONSTATATIONS
Le Congrès fait les constatations suivantes :

(1) l'économie de Cuba s'est affaiblie d'au moins 60 pourcent au cours des 5 dernières années en raison de :
(A) la fin des subventions accordées par l'Union Soviétique qui s'élevaient entre 5 et 6 milliards de dollars par an; 
(B) 36 années de tyrannie communiste et de mauvaise gestion économique par le gouvernement de Castro; 
(C) l'extrême déclin des échanges entre Cuba et les pays du bloc de l'ex-Union Soviétique; et 
(D) la politique affirmée du gouvernement Russe et des pays du bloc de l'ex-Union Soviétique de conduire leurs relations économiques en termes strictement commerciaux.

(2) Dans le même temps, le bien-être et la santé du peuple Cubain se sont nettement détériorés en raison du déclin économique et du refus du régime de Castro d'autoriser la tenue d'élections démocratiques, libres et équitables à Cuba. 

(3) Dans le même temps, le régime de Castro a fait clairement savoir qu'il n'engagerait aucune réforme politique d'envergure qui aboutirait à la démocratie, une économie de marché, ou une reprise économique.

(4) La répression du peuple Cubain, y compris l'interdiction d'élections démocratiques libres et équitables, et les violations continues des droits de l'homme les plus élémentaires, ont isolé le régime Cubain comme le dernier gouvernement totalement non-démocratique de l'hémisphère occidental. 

(5) Tant que des élections libres n'auront pas lieu à Cuba, la situation économique du pays et le bien-être du peuple Cubain ne s'améliorera pas de manière significative. 

(6) La nature totalitaire du régime de Castro a privé le peuple Cubain de tout moyen pacifique pour améliorer sa situation et a poussé des milliers de citoyens à tenter, ou perdre leurs vies au cours de tentatives dangereuses, d'échapper de Cuba pour la liberté. 

(7) La Radio Marti et la Télévision Marti ont tous deux été des moyens efficaces pour fournir au peuple Cubain des nouvelles et de l'information et ont contribué à soutenir le moral du peuple cubain vivant sous une tyrannie. 

(8) La politique poursuivie régulièrement par les Etats-Unis à l'égard de Cuba depuis le début du régime de Castro, appliquée par les administrations Démocrates et Républicains, a cherché à préserver la foi du peuple Cubain et a été efficace dans la sanction du régime totalitaire de Castro. 

(9) Les Etats-Unis ont démontré un profond engagement, et considèrent comme un devoir moral, à promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales tels qu'ils sont exprimés dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme des Nations Unies. 

(10) Le Congrès a toujours régulièrement manifesté sa solidarité et la solidarité du peuple Américain avec les aspirations démocratiques du peuple Cubain. 

(11) La Loi de Démocratie Cubaine ( Cuban Democracy Act - i.e. Loi Torricelli ) de 1992 appelle le Président à encourager les gouvernements qui commercent avec Cuba à limiter leurs relations commerciales et leur crédit à Cuba d'une manière compatible avec la présente loi. 

(12) Des amendements à la loi d'Aide à l'Etranger (Foreign Assistance) de 1961 mises en place par la loi de Soutien à la Libérté (Freedom Support act) font obligation au Président, dans la fourniture d'aide économique à la Russie et aux démocraties émergentes eurasiennes, à prendre en compte les mesures prises par ces pays pour "mettre fin au soutien au régime communiste à Cuba, y compris le retrait des troupes, la fermeture des installations militaires, et la fin des subventions commerciales et des aides économiques, nucléaires ou autres." 

(13) Le Gouvernement Cubain se livre à un traffic international illégal de drogue et offre refuge aux fugitives de la justice des Etats-Unis. 

(14) Le régime de Castro constitue une menace pour la paix et la sécurité internationale en se livrant à des actes de subversion armée et de terrorisme tels que l'entrainement et l'approvisionnement de groupes dédiés à la violence internationale. 

(15) Le gouvernement de Castro a employé depuis ses débuts; et continue d'employer; la torture sous différentes formes (y compris par la psychiatrie), de même que par des exécutions, l'exil, la confiscation, l'emprisonnement politique, et autres formes de terreur et de répression, comme moyens de se maintenir au pouvoir. 

(16) Fidel Castro a défini le pluralisme démocratique comme étant une "foutaise pluraliste" ( "pluralistic garbage" ) et continue de faire savoir qu'il n'avait aucune intention de tolérer une démocratisation de la société cubaine. 

(17) Le Gouvernement de Castro retient des hotages innocents à Cuba sans que cela soit la faute des hotages eux-mêmes uniquement parce que des membres de leurs familles ont fui le pays. 

(18) Bien qu'étant un état signataire de la Convention Inter-Américaine sur l'Asile de 1928 ( 1928 Inter-American Convention on Asylum ) et de la Convention Internationale sur les Droits Civiques et Politiques ( International Covenant on Civil and Political Rights ) (qui protège le droit à quitter son pays), Cuba néanmoins cerne par des force armées les ambassades dans sa capitale afin de contrecarrer le droit de ses citoyens à chercher l'asile et nie systématiquement ce droit au Peuple Cubain, en les punissant d'emprisonnement pour avoir cherché à quitter le pays et en les tuant pour l'avoir tenté ( comme démontré dans le cas du meurtre de plus de 40 hommes, femmes et enfants qui cherchaient à quitter Cuba le 13 Juillet 1994). 

(19) Le Gouvernement de Castro continue d'employer le chantage, tel la crise d'immigration avec laquelle il a menacé les Etats-Unis au cours de l'été 1994, et d'autres formes de conduite innacceptables et illégales afin d'influer les actions d'états souverains de l'Hémisphère Occidentale en violation de la Charte de l'Organisation des Etats d'Amérique et d'autres accords internationaux et lois internationales. 

(20) La Commission des Droits de l'Homme des Nations Unies a rendu compte à maintes reprises de la situation innacceptable des droits de l'homme à Cuba et a pris la décision exceptionnelle de nommer un Rapporteur Spécial. 

(21) Le Gouvernement Cubain a systématiquement refusé l'accès au Rapporteur Spécial et a formellement exprimée sa décision de "ne pas mettre en oeuvre ni même une virgule" la Résolution des Nations Unies qui a désigné le Rapporteur Spécial. 

(22) L'Assemblée Générale des Nations Unies a voté la Résolution 47-139 le 18 Décembre 1992, la Résolution 48-142 le 20 Décembre 1993, la Résolution 49-200 le 23 Décembre 1994, en référence aux compte-rendus du Rapporteur Spécial auprès de Nations Unies et condamnant les violations des droits de l'homme et des libértés fondamentales à Cuba. 

(23) Article 39 du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies précise que le Conseil de Sécurité des Nations Unies "déterminera l'existance de toute menace sur la paix, attentat, ou acte d'agression et devra faire les recommandations ou décider des mesures qui devront être prises..., pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationale. 

(24) Les Nations Unies ont déterminé que la violation systématique et massive des droits de l'homme peut constituer une "menace pour la paix" en vertu de l'Article 39 et a imposé des sanctions dûes à de telles violations des droits de l'homme dans les cas de la Rhodésie, de l'Afrique du Sud, de l'Irak, et de l'ex-Yougoslavie. 

(25) Dans le cas de Haiti, voisin de Cuba mais pas aussi proche des Etats-Unis que Cuba, les Etats-Unis ont mené un effort pour obtenir et ont obtenu un embargo et un blocus du Conseil de Sécurité des Nations Unies contre ce pays à cause de l'existance d'une dictature militaire au pouvoir depuis moins de 3 ans. 

(26) La Résolution 940 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 31 Juillet 1994, a autorisé en conséquence l'usage de "tous les moyens nécessaires" pour restaurer le "gouvernement démocratiquement élu de Haiti", et le gouvernement démocratiquement élu de Haiti fut restauré au pouvoir le 15 Octobre 1994. 

(27) Le Peuple Cubain mérite une aide décisive pour mettre fin à la tyrannie qui l'opprime depuis 36 ans, et continuer à ne pas le faire constitue pour la communauté internationale un comportement incorrect. 

(28) Durant les 36 dernières années, le Gouvernement Cubain a représenté et continue de réprésenter une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis.

SECTION 3. OBJET

L'objet de cette loi est - 
 
(1) aider le Peuple Cubain à regagner sa liberté et sa prospérité, et aussi à rejoindre la communauté des pays démocratiques qui prospèrent [s'épanouissent] - dans l'Hémisphère Occidental; 

(2) renforcer les sanctions internationales contre le Gouvernement de Castro; 

(3) préserver la sécurité nationale des Etats-Unis face au menaces continuelles de terrorisme du Gouvernement de Castro, au vols de biens de ressortissants des Etats-Unis par le Gouvernement de Castro, à la manipulation politique par le Gouvernement de Castro du désir des Cubains à s'enfuir qui résulte en une migration massive vers les Etats-Unis. 

(4) encourager la tenue d'élections démocratiques libres et équitables à Cuba, supervisées par des observateurs reconnus internationalement; 

(5) fournir un cadre politique pour un soutien des Etats-Unis au peuple Cubain en réponse à la formation d'un gouvernement de transition ou d'un gouvernement démocratiquement élu à Cuba; et 

(6) protéger les ressortissants des Etas-Unis contre la confiscation de biens et le commerce injustifié de biens confisqués par le régime de Castro. 


SECTION. 4. DEFINITIONS.

Tels qu'ils sont employés dans cette loi, les termes suivants ont la signification suivante : 
 
1. AGENCE ou INSTRUMENT (Instrumentality] D'UN ETAT ETRANGER (......) 

2. COMISSIONS APPROPRIEES DU CONGRES (......) 

3. ACTIVITE COMMERCIALE (......) 

4. CONFISCATIONS – tels qu'employés au titres I et III, le terme " confiscation " désigne 
(A) la nationalisation, expropriation, ou autres saisies effectuées par le Gouvernement Cubain sur les biens ou sur le contrôle des biens, à partir du 1er Janvier 1959 inclus — 
(i) sans que le bien ait été rendu ou qu'une indemnisation adéquate et réelle n'ait été versée, ou 

(ii) sans que les réclamations sur le bien n'ait été réglées par un accord international ou par une procédure à l'amiable. 


(B) La répudiation [?] du Gouvernement Cubain à, le manquement du Gouvernement Cubain à, ou le refus du Gouvernement à, à partir du 1er 1959 inclus – 
(i) la dette de toute entreprise qui a été nationalisée, expropriée, ou saisie par le Gouvernement Cubain. 

(ii) la dette d'une charge qui pèse sur tout bien qui a été nationalisée, expropriée, ou saisie par le Gouvernement Cubain. 

(iii) une dette cédée par le Gouvernement Cubain en guise d'indemnisation ou d'accord d'une réclamation sur des biens confisqués 

5. GOUVERNEMENT CUBAIN 
(A) le terme " Gouvernement Cubain " inclus le gouvernement de toute subdivision politique de Cuba, et toute agence ou instrument du gouvernement Cubain. 

(B) (......) 

6. GOUVERNEMENT DEMOCRATIQUEMENT ELU A CUBA – le terme " gouvernement démocratiquement élu à Cuba " signifie un gouvernement qui aurait, selon le Président, respecté les obligations de la section 206. 

7. EMBARGO ECONOMIQUE CONTRE CUBA – le terme " embargo économique contre Cuba " fait référence à A. l'embargo économique (y compris toutes les restrictions sur le commerce ou les transactions avec, de voyage vers et à partir de, Cuba, ainsi que toutes les restrictions sur les transactions sur les biens sur lesquels Cuba ou des ressortissants de Cuba ont un intérêt) qui fut imposé à Cuba en vertu de l'article 520(a) du Foreign Assistance Act de 1961 (......), de la section 5(b) de la Loi sur le Commerce avec L'Ennemi (......) (Trading with the Ennemi Act), de la loi sur la Démocratie Cubaine de 1992 (Cuban Democracy Act), ou de tout autre article prévu par la loi et B. les restrictions imposées par la section 902(c) de la loi sur la Sécurité Alimentaire de 1985 (Food Security Act) 

8. RESSORTISSANT ETRANGER – le terme " ressortissant étranger " signifie A. un étranger ; ou B. toute compagnie, groupe, partenariat, ou toute autre entité juridique non reconnu par la loi des Etats-Unis, ou par un état, le District of Columbia, ou tout autre commonwealth, territoire ou possession des Etats-Unis. 

9. EN CONNAISSANCE – le terme " en connaissance " signifie avec une connaissance des faits ou avec une raison de les connaître. 

10. OFFICIEL DU GOUVERNEMENT CUBAIN OU DU PARTI POLITIQUE AU POUVOIR A CUBA – le terme " officiel du gouvernement cubain ou le parti politique au pouvoir à Cuba " désigne tous les membres du conseil des ministres, Conseil d'Etat, comité central du Parti Communist de Cuba, le Bureau Politique de Cuba, ou leurs équivalents. 

11. PERSONNE – le terme " personne " désigne toute personne ou entité, y compis toute agence ou instrument [ ?] d'un état étranger. 

12. BIENS A. Le terme " biens " désigne toutes propriétés (y compris les brevets, droits d'auteur, marques déposées et toute autre forme de propriété intellectuelle), immobilier, personnel ou mixte ainsi que tous les droits associés présents et futurs, ainsi que les intérêts.   B. Pour les besoins du titre III de cette loi, le terme " biens " n'inclus pas les biens immobiliers à usage d'habitation sauf si, à la date de mise en application de cette loi : 

i. La réclamation est présentée par un ressortissant des Etats-Unis et a été certifié selon le Titre V de la loi International Claims Settlement de 1949 ; ou 

ii. le bien immobilier est occupé par un officiel du Gouvernement Cubain ou du parti politique au pouvoir à Cuba. 

13. TRAFFICS 
(A) Selon les termes du titre II, et des exceptions indiquées dans le sous-paragraphe 
 
(i), une personne " traffique " avec de biens confisqués lorsque cette personne, en connaissance de cause et intentionnellement : i. vends, transfert, distribue, (dispenses ?), (brokers ?), gère, ou tient à sa disposition d'une manière quelconque, ou qui achète, loue, recoit, possède, obtient le contrôle de , gère, utilise, ou s'opproprie d'une manière quelconque ou possède des intérêts dans le bien confisqué, 

(ii) entreprend une activité commerciale en utilisant ou tirant des bénéfices de biens confisqués, ou 

(iii) provoque, dirige, participe, ou bénéficie de, traffics (tels que décrits dans les clauses (i) et (ii)) avec une autre personne, ou qui se trouve engagé dans un traffic (tel que décrit dans les clauses (i) et (ii)) à travers d'une tierce personne sans l'autorisation d'un ressortissant des Etats-Unis qui prétend tenir les droits de propriété. 

(B) le terme "trafic" n'inclut pas 
(i) la fourniture de signaux de communications internationales vers Cuba;

(ii) la négoce ou la tenue de valeurs négociés publiquement ou tenus, sauf si le négoce s'effectue avec ou par une personne défini par le Secrétaire du Trésor comme étant une personne spécialement désignée comme étant un ressortissant, 

(iii) les transactions et utilisations de biens résultant d'un voyage légal à Cuba, dans la mesure où de telles transactions et utilisations sont nécessaires à l'exécution du voyage, ou 

(iv) les transactions et utilisations de biens d'une personne qui est à la fois citoyen de Cuba et résident à Cuba, et qui n'est pas un officiel du Gouvernement Cubain ou du parti politique au pouvoir. 

(14) GOUVERNEMENT DE TRANSITION A CUBA - le terme "gouvernement de transition à Cuba" signifie un gouvernement que le Président détermine comme étant un gouvernement de transition selon les termes et exigeances précisés dans la section 205. 

(15) RESSORTISSANT DES ETATS-UNIS - le terme "ressortissant des Etats-Unis" signifie -- 
(A) tout citoyen des Etats-Unis; ou 

(B) toute autre entité légale organisée sous les lois des Etats-Unis, d'un état, du District of Columbia, ou de tout commonwealth, territoire, ou possession des Etats-Unis, et qui son activité principale aux Etats-Unis.


SECTION 5 INVALIDATION
Toute invalidation d'une partie de cette loi ou des amendements faits par cette loi ou de son application à toute personne et quelles que soient les circomstances, n'affectera pas le reste de la loi, ni des amendements faites par cette loi, ni de son application à toute personne dans une situation différente ou sous des circonstances différentes.

TITRE I - LE RENFORCEMENT DES SANCTIONS INTERNATIONALES CONTRE LE GOUVERNEMENT DE CASTRO

SECTION 101. Déclaration de Politique Général (statement of policy)


Selon le Congrès -- 
 
(1) les actes du Gouvernement de Castro, y compris ses violations massives, systématiques et extraordinaires des Droits de l'Homme, constituent une menace pour la paix internationale. 

(2) le Président soutiendra, et donnera les instructions au Représentant Permanent des Etats-Unis auprès des Nations-Unies de proposer et rechercher au sein du Conseil de Sécurité, un embargo international obligatoire contre le Gouvernement Cubain totalitaire selon le chapitre VII de la Charte des Nations-Unies, en déployant des efforts similaires à ceux entrepris par les représentants des Nations-Unies pour le Haiti; 

(3) toute reprise des efforts par un état indépendant de l'ex-Union-Soviétique pour rendre opérationnel un site nucléaire à Cuba, ou toute poursuite d'activités d'espoinnage par un tel état à partir de Cuba et visant les Etats-Unis et ses citoyens aura un effet negatif sur l'aide que fournira les Etats-Unis à cet état; et 

(4) au regard de la menace pour la sécurité nationale posée par l'exploitation d'un site nucléaire, et le chantage continuel du gouvernement de Castro à provoquer une nouvelle vague de réfugiés Cubains fuyant l'oppression de Castro, dont la plupart trouvent leur chemin jusqu'aux côtes des Etats-Unis, greffant ainsi les ressources humanitaires et autres limitées des Etats-Unis, le Président devra faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire comprendre au Gouvernement Cubain que -- 
(A) l'achèvement et l'exploitation d'une centrale nucléaire, ou 

(B) toute nouvelle manipulation politique du désir des Cubains de fuir résultant en une migration massive vers les Etats-Unis, sera considéré comme un acte d'agression qui fera l'objet d'une riposte appropriée afin de maintenir la sécurité des frontières des Etats-Unis ainsi que la santé et la sécurité du peuple Américain. 


SECTION 102. RENFORCEMEMENT DE L'EMBARGO DE CUBA
(a) POLITIQUE GENERALE 
 
(1) RESTRICTIONS PAR D'AUTRES PAYS - le Congrès réaffirme par la présente la section 1704(a) de la loi Cuban Democracy Act de 1992, qui déclare que le Président devra encourager les pays étrangers à limiter leurs relations de commerce et de crédit avec Cuba d'une manière compatible avec cette loi 

(2) SANCTIONS A L'ENCONTRE D'AUTRES PAYS -- De plus, le Congrès invite le Président à prendre des mesures immédiates pour faire appliquer les sanctions décrites dans la section 1704(b)(1) de cette loi contre les pays qui fournissent une aide à Cuba. 

(b) EFFORTS DIPLOMATIQUES - Le Secrétaire d'Etat s'assurera que le personnel diplomatique en poste à l'étranger comprend et, lors de ses contacts avec des officiels étrangers, communique les raisons l'embargo économique des Etats-Unis contre Cuba, et pousse les gouvernements étrangers à coopérer plus efficacement avec l'embargo. 

(c) REGULATIONS EXISTANTES - Le Président donnera des instructions au Secrétaire du Trésor et au Ministre de la Justice de faire appliquer dans sa totalité les Réglements de Contrôle sur les Actifs Cubains (Cuban Assets Control Resulations) telles qu'elles sont définies par la partie 515 du titre 31 du Code des Réglements Fédéraux (Code of Federal Regulations). 

(d) LA LOI DE COMMERCE AVEC L'ENNEMI - 
(1) PEINES CIVILES - (......) sera amendée comme suit : (b) (1) une amende inférieure ou égale à 50.000 dollars pourra être appliquée par le Secrétiare du trésor à toute personne qui viole toute licence, ordre, régle ou réglementation édictée en accord avec les clauses de la présente loi. 

(2) Tout bien, fonds, dépots, documents, ou autres articles ou documents, ou toute autre navire, y compris son appareillage, mobilier et équipement qui viole les termes du paragraphe (1) sera, sur les ordres du Secrétaire du Trésor, confisqué par le Gouvernement des Etats-Unis.

(3) (......) 

(e) REFUS DE VISA A CERTAINS RESSORTISSANTS CUBAINS - Il est de la volonté du Congrès que le Président donne des instructions au Secrétaire d'Etat et au Ministre de la Justice afin de faire pleinement appliquer les réglements existants pour refuser les visas aux ressortissants Cubains considérés par le Secrétaire d'Etat comme membres ou employés du Gouvernement Cubain ou de Parti Communiste de Cuba. 

(f) (... amendements à la Loi de DémocratieCubaine (Cuban Democracy Act) de 1992 - connu sous le nom de loi Torricelli ...) 

(g) SERVICES DE TELECOMMUNICATIONS - la Section 1705(e) de la Loi de Démocratie Cubaine (......) est amendée par le rajout des paragraphes suivants : "(5) INTERDICTION DES INVESTISSEMENTS DANS LES SERVICES DE COMMUNICATIONS LOCALES - Rien dans cette sous-section ne sera faite pour autoriser un investissement de la part de toute personne des Etats-Unis dans le réseau local de télécommunications à Cuba. (......) l'expression "investissement dans le réseau local de télécommunications à Cuba" inclus toute contribution (y compris par des dons) de fonds ou de tout objet de valeur ou des prêts à ou pour un tel réseau.

(6) Le President soumettra au Congrès une rapport semestriel qui fournira le détail des paiements de toute personne des Etats-Unis à Cuba dans le cadre des communications téléphoniques autorisées dans cette sous-section." 

(h) CODIFICATION DE L'EMBARGO ECONOMIQUE - L'embargo économique de Cuba, à partir du 1er Mars 1996, y sompris de toutes les restrictions énoncées dans la partie 515 du titre 31 du Code des Réglements Féderaux, entreront en vigueur à l'adoptiond e cette loi et resteront en vigueur, selon la section 204 de cette loi. 
SECTION 103 : INTERDICTION DU FINANCEMENT INDIRECT A CUBA 
(a) INTERDICTION : Nonobstant tout autre article de loi, aucun prêt, crédit, ou autre financement ne pourra être effectué en connaissance de cause par un ressortissant des Etats-Unis, par un étranger résident permanent, par une agence des Etats-Unis à toute personne dans le but de financer des transactions impliquant des biens confisqués ayant fait l'objet d'une réclamation de la part d'un ressortissant des Etats-Unis au jour de l'entrée en vigueur de cette loi, sauf pour le financement par un ressortissant des Etats-Unis en possession d'une telle réclamation d'une transaction autorisée par la loi des Etats-Unis. 

(b) SUSPENSION ET ABROGATION DE L'INTERDICTION 
(1) SUSPENSION - Le Président est autorisé à suspendre l'interdiction énoncée dans cette sous- section (a) lorsqu'un gouvernement de transition sera au pouvoir, selon les termes de la section 203(c)(1). 

(2) ABROGATION - l'interdiction faite par la sous-section (a) sera abrogée à la date à laquelle l'embargo économique contre Cuba est levée selon les termes de la section 204. 

(c) AMENDES - la violation de la sous-section (a) sera punie par les mêmes peines que celles prévues par les Réglements de Contrôle sur les Actifs Cubains telles qu'énoncées dans la partie 515 du tire 31 du Code des Réglements Fédéraux. 

(d) DEFINITIONS - telles quelles sont utilisées dans cette section - (1) le terme "étranger résident permanent" désigne un étranger entré légalement qui réside de manière permanente aux Etats-Unis et (2) le terme "agence des Etats-Unis" a la signification donnée à "agence" dans la section 551(1) du titre 5 du Code des Etats-Unis (United States Code). 

SECTION 104. L'OPPOSITION DES ETATS-UNIS A L'ADHESION DE CUBA AUX INSTITUTIONS FINANCIERES.
(a) OPPOSITION CONTINUE A L'ADHESION DE CUBA AUX INSTITUTIONS FINANCIERES 
 
(1) EN GENERAL - Sauf dans les cas prévus dans le paragraphe (2), le Secrétaire du Trésor donnera les instructions aux Directeurs Exécutifs des Etats-Unis de chaque institution financière d'utiliser le vote des Etats-Unis afin de s'opposer à l'admission de Cuba en tant que membre de l'institution jusqu'à ce que le Président déclare (submits a determination) selon la section 203(c)(3) qu'un gouvernement démocratiquement élu à Cuba est au pouvoir. 

(2) GOUVERNEMENT DE TRANSITION - une fois cette déclaration faite (......) 

(A) le Président est encouragé à prendre des mesures de soutien à la candidature de Cuba à l'adhésion de toute institution financière, sous la condition que l'adhésion prenne effet après qu'un gouvernement démocratiquement élu soit au pouvoir, et 

(B) le Secrétaire du Trésor est autorisé à donner les instructions au Directeur Exécutif des Etats-Unis de chaque institution financière d'appuyer les prêts ou toute autre aide à Cuba uniquement à la condition que de tels prêts ou aide contribuent à consolider le gouvernement démocratiquement élu à Cuba. 

(b) REDUCTION DES CONTRIBUTIONS DES ETATS-UNIS AUX INSTITUTIONS FINANCIERES - si une institution financière internationale accorde un prêt ou toute autre aide au Gouvernement Cubain contre l'opposition des Etats-Unis, le Secrétaire du Trésor retiendra des contributions à une telle institution une somme équivalente au prêt ou autre aide, (......) 

(1) (......) 
(2) (......) 

(c) DEFINITION - pour les besoins de cette section, le terme "institution financière internationale" signifie le Fonds Monétaire International, la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement, l'Association Internationale pour le Developpement, la Corporation Internationale de Finance, l'Agence Multilatérale de Garantie des Investissments, et la Banque Inter-Américaine de Développement. 

SECTION 105. L'OPPOSITION DES ETATS-UNIS AU RETOUR DU GOUVERNEMENT CUBAIN DANS L'ORGANISATION DES ETATS AMERICAINS
Le Président ordonnera au Représentant Permanent des Etats-Unis à l'Organisation des Etats Américains de s'opposer et de voter contre toute révocation de la suspension de la participation du Gouvernement Cubain à l'Organisation des Etats Américains jusqu'à ce que le Président détermine selon la section 203(c)(3) qu'un gouvernement démocratiquement élu à Cuba est au pouvoir. 
SECTION 106. AIDE DES ETATS INDEPENDANTS DE L'EX-UNION SOVIETIQUE AU GOUVERNEMENT CUBAIN


(a) OBLIGATION DE RAPPORT - Au plus tard 90 jours après l'entrée en vigueur de cette loi, le Président soumettra aux Commissions du Congrès appropriées un rapport détaillé du progrès accompli dans le retrait du personnel de tout état indépendant de l'ex-Union Soviétique (dans la signification donnée par la section 3 de la Loi de Soutien à la Liberté (FREEDOM Support Act) (......) y compris les conseillers, techniciens, et personnel militaire, du site nucléaire de Cienfuegos à Cuba. 

(b) CRITERES POUR AIDE - la section (......) de la Loi d'Aide à l'Etranger (Foreign Assistance Act) de 1961 (......) est amendée par la suppression de "sites militaires" et son remplacement par "site militaire et d'espionnage, y compris les sites militaires et d'espionnage à Lourdes et Cienfuegos". 

(c) INELIGIBILITE POUR AIDE 
(1) EN GENERAL - la section suivante (......) est amendée -- (A) (......) (B) (......) (C) par l'insertion, après le paragraphe (4), du paragraphe suivant : "(5) 30 jours après que le Président ait déterminé et certifié devant les commissions appropriées du Congrès (et que le Congrès n'ait pas désapprouvé sa détermination dans le délai de 30 jours) que le gouvernement de tout état indépendant fournit une aide au Gouvernement Cubain, ou est engagé dans un commerce hors des lois du marché (tels que défini dans la section 498B(k)(3) avec lui, ou" 

(2) DEFINITION - la sous-section (......) est amendée par le rajout à la fin du paragraphe suivant : "COMMERCE SUR DES BASES EN DEHORS DES LOIS DU MARCHE - (......) le terme "en dehors des lois du marché" inclus les exportations, importations, échanges, ou toutes autres arrangements conclus pour des biens et services (y compris le pétrole et les produits pétroliers) selon des conditions plus favorables que celles généralement disponibles sur les marchés concernés pour des articles comparables, y compris 

(A) les exportations au Gouvernement Cubain selon des conditions qui impliquent une allocation, une réduction, une garantie, une assurance ou une subvention; 

(B) les importations du Gouvernement Cubain à des tarifs préférentiels; 

(C) des accords d'échange qui incluent une livraison d'avance, des accords selon lesquels le Gouvernement Cubain ne peut être tenu responsable de contrats d'échange non respectés, et des accords selon lesquelles Cuba ne paie pas un prix approprié pour le transport, l'assurance et les frais financiers; et; 

(D) l'échange, la réduction, l'annulation d'une dette du Gouvernement Cubain en échange d'une participation immobilière, d'un investissement ou opération du Gouvernement Cubain ou d'un ressortissant Cubain. 
(3) GOUVERNEMENT CUBAIN - 
(A) le terme "Gouvernement Cubain" désigne le gouvernement ou toute autre subdivision politique de Cuba, et toute agence ou instrument du Gouvernement de Cuba. 

(B) (......) le terme "agence ou instrument du Gouvernement de Cuba" signifie une agence ou instrument d'un état étranger tel que défini dans la section 1603(b) du tire 28 du Code des Etats-Unis, où chaque référence dans cette section à "un état étranger" sera considérée comme faisant référence à "Cuba". 
(4) EXCEPTION la Loi d'Aide à l'Etranger de 1961 (......) est amendée comme suit : (4) l'aide est fournie selon le programme d'aide à l'école secondaire géré par l'Agence d'Information des Etats-Unis ( United States Information Agency ) 

(d) SITE DE LOURDES - CUBA 
(1) NON APPROBATION DE CREDITS - Le Congrès exprime son profond désaccord quant à l'extension de crédit accordé par la Russie pour un montant équivalent à 200.000.000 dollars en soutien au site d'espionnage à Lourdes, Cuba, en Novembre 1994. 

(2) REDUCTION DE L'AIDE - La Loi d'Aide à L'Etranger (......) est amendée comme suit : 
(d) REDUCTION DE L'AIDE POUR MOTIF DE SOUTIEN DES SITES D'ESPOINNAGE A CUBA 
(1) REDUCTION DE L'AIDE - Nonobstant tout autre article de loi, le Président s'abstiendra déduira des sommes allouées en aide, à partir de la date d'entrée en vigueur de cette loi, à un état indépendant de l'ex-Union Soviétique une somme équivalente de l'aide et des crédits accordées à partir de cette date par un de ces états pour l'assistance à des sites d'espoinnage à Cuba, y compris le site de Lourdes, Cuba. 

(2) RENONCIATION - 
(A) Le Président pourra renoncer aux exigeances du paragraphe (1) si le Président certifie aux Commissions du Congrès appropriés qu'une telle aide est important pour la sécurité nationale des Etats-Unis, et, dans le cas où une telle certification ait été faite pour la Russie, si le Président certifie que le Gouvernement Russe a donné toutes les assurances au Gouvernement des Etats-Unis que le Gouvernement Russe n'utilise pas ce site pour partager des informations sensibles recueillis par le site de Lourdes avec des officiels ou agents du Gouvernement Cubain. 

(B) Au moment de la certification faite dans le cas de la Russie selon le sous-paragraphe (A), le Président devra aussi soumettre aux Commissions du Congrès appropriés un rapport décrivant les activités d'espionnage des Russes à Cuba, y compris les raisons pour lesquelles le site de Lourdes est utilisé par le Gouvernement Russe et jusqu'à quelle mesure le Gouvernement Russe effectue des payments ou accorde des crédits gouvernementaux au Guvernement Cubain pour l'utilisation du site de Lourdes. 

(C) (......)
(D) (......)
(3) EXCEPTIONS DANS LES REDUCTIONS D'AIDE - l'exigeance du paragraphe (1) de déduire l'aide ne s'applique pas dans les cas suivants -- 
(A) aide pour répondre à un besoin humanitaire urgent, y compris catastrophe naturelle et aide aux réfugiés.

(B) activités relatives à une réforme politique démocratique ou entreprises sous l'autorité de la Loi ; 

(C) assistance technique liée à la sécurité des centrales nucléaires civiles; 

(D) la création d'un secteur privé ou d'organisations non-gouvernementales indépendantes du contrôle du gouvernement 

(E) le développement d'un système économique de marché libéral 

(F) assistance dans le cadre du programme d'échange scolaire ( secondary school exchange program administered by the United States Information Agency ) ou 

(G) assistance pour les motifs énoncés par la Loi de Coopération sur la Réduction des Menaces de 1993 (Cooperative Threat Reduction Act of 1993) 


SECTION 107. TRANSMISSION DE TELEVISION VERS CUBA


(a) CONVERSION VERS UHF - Le Directeur de l'Agence d'Information des Etats-Unis mettra en place une conversion des transmissions de Télévision Marti vers Cuba sous la forme de signaux UHF.

(b) RAPPORTS PERIODIQUES - Au plus tard 45 jours après l'entrée en vigueur de cette loi, et ensuite tous les trois mois, jusqu'à ce que la mise en place énoncée dans la sous-section (a) soit effectuée, le Directeur de l'Agence d'Information des Etats-Unis soumettra un rapport aux Commissions du Congrès appropriés sur l'avancement des mesures prises. 

(c) (......) 

SECTION 108. RAPPORTS SUR LE COMMERCE AVEC, ET L'AIDE FOURNIE A, CUBA DE LA PART D'AUTRES PAYS

(a) RAPPORTS A FOURNIR - Au plus tard 90 jours après la date d'entrée en vigueur de cette loi, et ensuite à chaque 1er Janvier (......) le Président soumettra un rapport (au Congrès) sur le commerce et l'aide fournie par des pays tiers à Cuba au cours des 12 mois précédants.

(b) CONTENUS DES RAPPORTS - chaque rapport requis par la sous-section (a) devra, pour la période concernée, contenir les informations suivantes, dans la mesure où de telles informations sont disponibles : 
(1) un description de toute aide bi-latérale fournie à Cuba par des pays tiers, y compris l'aide humanitaire. 

(2) Une description du commerce de Cuba avec des pays tiers, y compris l'identification des partenaires commerciaux de Cuba et de l'étendue des échanges 

(3) une decription des entreprises mixtes (Joint Ventures) créées, ou prévues, par des ressortissants ou sociétés étrangers impliquant des installations à Cuba, y compris une identification de l'emplacement des installations et une description des termes de l'accord des entreprises mixtes et les noms des parties en présence. 

(4) une détermination si les installations mentionnées dans le paragraphe

(3) font l'objet d'une réclamation contre Cuba par un ressortissant des Etats-Unis. 

(5) une détermination du montant de la dette du Gouvernement Cubain envers chaque pays, y compris-- 
(A) le montant de la dette échangée, effacée, ou réduite dans le cadre de chaque investissment ou opération à Cuba impliquant des ressortissants étrangers; et 

(B) le montant de la dette échangée, effacée, ou réduite en échange d'un intéressement portant sur des biens, d'un investissement, ou d'une opération du Gouvernement Cubain ou d'un ressortissant Cubain. 
(6) Une déscription des mesures entreprises afin de s'assurer que des matières premières ainsi que des produits finis ou semi-finis fabriqués sur des sites à Cuba et impliquant des ressortissants étrangers n'entrent pas sur le marché des Etats-Unis, que ce soit directement ou par des pays ou parties tiers. 

(7) Identification des pays qui achètent, ou ont acheté, des arms ou de l'équipement militaire à Cuba ou qui ont établi des accords avec Cuba sur des questions militaires, y compris -- 
(A) une descritpion des stocks militaires, équipement, ou autre matériel vendu, troqué, ou échangé entre Cuba et des pays tiers, 

(B) une liste des biens, services, crédits, ou autres réçues par Cuba en échange de fournitures militaires, équipement ou matériel, et 

(C) les termes et les conditions d'un tel accord. 


SECTION 109. AUTORISATION DU SOUTIEN AUX GROUPES DEMOCRATIQUES ET DE DEFENSE DES DROITS DE L'HOMME ET OBSERVATEURS INTERNATIONAUX.

(a) AUTORISATION - (......) le Président est autorisé à fournir une assistance et tout autre soutien à des individus et organisations non-gouvernementales indépendantes en vue de soutenir des efforts de mise en place d'une démocratie à Cuba, y compris-- 
(1) publications et matériel d'information, tels que livres, vidéos, et cassettes sur les questions de transition vers la démocratie, droits de l'homme, et économie de marché, mis à disposition des groupes démocratiques indépendents à Cuba. 

(2) Aide Humanitaire aux victimes de répression politique, et de leurs familles. 

(3) Soutien au groups de défense des droits de l'homme et démocratiques à Cuba 

(4) Soutien aux visites et au déploiement permanent d'observateurs indépendants des droits de l'homme à Cuba. 

(b) FONDS D'URGENCE DE l'OEA 
(1) POUR LE SOUTIEN AUX DROITS DE L'HOMME ET AUX ELECTIONS - Le Président prendra les mesures nécessaires pour encourager l'Organisation des Etats Américains à créer un fonds spécial d'urgence dans le but explicite de déployer des observateurs des droits de l'homme, soutien aux élections, et observation des élections à Cuba. 

(2) ACTION DES AUTRES ETATS MEMBRES - Le président devra donner des instructions au Représentant Permanent à l'Organisation des Etats Américains pour encourager les autres états membres de l'organisation à se joindre à l'appel au Gouvernemetn Cubain d'autoriser le déploiement immédiat d'observateurs des droits de l'homme indépendents, appartenant à l'Organisation, à travers Cuba et des visites sur place à Cuba de la Commission Inter-Américaine des Droits de l'Homme. 

(3) CONTRIBUTIONS VOLONTAIRES AU FONDS - (.....) le Président devra attribuer pas moins de 5.000.0000 de dollars des contributions volontaires des Etats-Unis à l'Organisation des Etats Américains uniquement dans le but d'alimenter le fonds spécial tel que décrit au paragrpahe (1) 

(c) REFUS DE FONDS AU GOUVERNEMENT CUBAIN - Dans la mise en oeuvre de cette section, le Président prendra les mesures nécessaires afin de s'assurer qu'aucun fonds ou autre aide ne soit fourni au Gouvernement Cubain. 
SECTION 110. BARRIERES A L'IMPORTATION DE CERTAINS PRODUITS CUBAINS.
(a) INTERDICTION SUR L'IMPORTATION OU LE COMMERCE DE PRODUITS CUBAINS - Le Congrés prend note que selon la loi (.......) est interdit à l'importation ou le commerce à l'extérieur des Etats-Unis, toute marchandise qui
(1) est d'origine Cubaine; 

(2) est situé ou a été situé ou a transité par Cuba; ou (3) est fabriqué ou es dérivé de toute ou une partie d'un article qui a été cultivé, produit ou fabriqué à Cuba.
(b) EFFETS SUR NAFTA - Le Congrés note que l'accès des Etats-Unis à l'Accord de Libre Echange de l'Amérique du Nord ne modifie ni altère les sanctions des Etats-Unis contre Cuba. La déclaration (statement of administrative action) qui accompagne cet accord commercial stipule spécifiquement ce qui suit : 
(1) "les réglements fondateurs du NAFTA ne réduiront en aucune manière le programme de sanctions contre Cuba.....Rien dans le NAFTA ne devra être fait pour contrecarrer cette interdiction." 

(2) "l'article 309(3) [du NAFTA] autorise les Etats-Unis à s'assurer que les produits ou articles Cubains ou des biens produits à partir de matières Cubaines ne soient pas importées vers les Etats-Unis à partir du Mexique ou du Canada et que les produits des Etats-Unis ne soient pas exportés vers Cuba à travers ces pays. 

(c) RESTRICTION SUR L'IMPORTATION DE SUCRE - le Congrés note que la Loi (......) exige que le Président n'accorde pas de quota d'importation de sucre à un pays qui est un importateur net de sucre sauf si des officiels appropriés de ce pays prouvent au Président que le pays n'importe pas de sucre de Cuba pour le réexporter vers les Etats-Unis. 

(d) GARANTIES CONCERNANT LES PRODUITS SUCRIERS - La Protection d'intérêts de sécurité essentiels pour les Etats-Unis nécessitent la garantie que les produits sucriers qui entrent, ou qui sont extraits d'entrepots pour la consommation, sur le territoire des Etats-Unis ne sont pas de produits de Cuba. 
SECTION 111 - DEDUCTION DE L'AIDE A L'ETRANGER AUX PAYS QUI SOUTIENNENT L'USINE NUCLEAIRE DE JARAGUA A CUBA.
(a) CONSTATATIONS - Le Congrès fait les constatations suivantes : 
(1) Le Président Clinton a déclaré en Avril 1993 que les Etats-Unis s'opposaient à la construction de l'usine nucléaire de Jaragua à cause de la préoccupation des Etats-Unis quant aux capacités de Cuba à garantir un fonctionnement sur de l'installation et à cause du refus de Cuba de signer le Traité de Non Prolifération Nucléaire ou de ratifier le traité de Tlatelolco. 

(2) Cuba n'a pas signé le Traité de Non Prolifération Nucléaire ni ratifié le traité de Tlatelolco, ce dernier définissant l'Amérique latine et les Caraibes comme une zone libre d'armes nucléaires. 

(3) Le Département d'Etat, la Commission de Contrôle Nucléaire (Nuclear Regulatory Commission) et le Département de l'Energie ont exprimé leurs préoccupations quant à la construction et la mise en service des réacteurs nucléaires Cubaines. 

(4) Dans un rapport de Septembre 1992, le General Accounting Office a souligné les préoccupations parmi les experts en énergie nucléaire sur les insuffisances autour du projet d'une usine nucléaire à Jaragua, près de Cienfuegos, Cuba, y compris : 
(A) une insuffisance d'organismes de contrôle à Cuba 

(B) l'absence à Cuba d'une infrastructure adéquate pour garantir le fonctionnement en toute sécurité et une maintenance indispensable. 

(C) la formation inadaptée des travailleurs de l'usine 

(D) les rapports d'un ex-technicien de Cuba qui, en examinant par rayons-X des emplacements de soudures supposés faire partie du système de tuyauterie auxiliaire de l'usine, a trouvé que 10 à 15 pourcent des soudures présentaient un défaut. 

(E) depuis le 5 Septembre 1992, date de l'arrêt de la construction de l'usine, l'exposition prolongée des composants du réacteur principal aux éléments, y compris la vapeur d'eau salée corrosive;

et  (F) une possible inadéquation dans la partie supérieure du dome du réacteur à supporter un pression de plus de 7 livres par pouce carré, en considérant que la pression atmosphérique normale est de 32 livres par pouce carré et que les réacteurs aux Etats-Unis sont prévus pour supporter des pressions de 50 livres par pouce carré. 

(5) l'organisme de surveillance géologique des Etats-Unis (United States Geological Survey) indique qu'elle a rencontré des difficultés pour répondre à des questions précises relatives à l'activité sismique dans la zone proche de Cienfuegos parce que le Gouvernement Cubain retenait les informations. 

(6) l'organisme a indiqué que le plateau Caribéen, une formation géologique près de la côte sud de Cuba, pourrait poser un risque sismique pour Cuba et pour le site de l'usine, et pourrait produire des séismes d'une amplitude de modérée à grande. 

(7) le 25 Mai 1992, la plateau Caribéen a produit un séisme d'une amplitude de 7 sur l'echelle de Richter. 

(8) Selon une enquête de l'Administration Nationale Océanique et Atmosphérique (National Oceanic and Atmospheric Administration ), les vents d'été pourraient porter des polluants radio-actifs émis au cours d'un accident nucléaire dans l'usine à travers toute la Floride et une partie des Etats cotiers de la Golfe du Mexique jusqu'au Texas, et les vents du nord pourraient emporter la pollution jusqu'en Virginie et Washington D.C. 

(9) Le Gouvernement Cubain, sous la dictature de Fidel Castro, en 1962 a défendu l'idée d'un tir de missiles nucléaires par les Soviétiques sur les Etats-Unis, ce qui a constitué une provocation directe et dangereuse des Etats-Unis et a mené le monde au bord d'un conflit nucléaire. 

(10) Fidel Castro a constamment menacé les Etats-Unis, récemment il a menacé de déclencher une nouvelle vague d'immigration massive et périlleuse à partir de Cuba à l'entrée en vigueur de cette loi. 

(11) Malgré les différentes préoccupations sur la sécurité du site et des problèmes de fonctionnement, une étude de faisabilité est actuellement menée pour constituer une équipe de soutien composée de la Russie, Cuba et de pays tiers avec pour objectif de terminer le site et de le faire fonctionner.

(b) DEDUCTION DE L'AIDE A L'ETRANGER 
(1) EN GENERAL - (......) A partir de l'entrée en vigueur de cette loi, le Président déduira de l'aide accordée à un pays, quel qu'il soit, un montant équivalent à l'assistance ou crédit accordé par ce pays ou toute entité de ce pays à la complétion du site nucléaire Cubain à Jatagua, près de Cienfuegos, Cuba. 

(2) EXCEPTIONS - les contraines du paragraphe (1) de retenir l'aide ne s'appliquera pas 
(A) à l'aide urgente nécessaire pour des besoins humanitaires, y compris les catastrophes naturelles et l'aide au réfugiés 

(B) aux activités liées à des réformes politiques et démocratiques ou effectuées selon la loi 

(C) à la création d'un secteur privé ou d'Organizations non gouvernementales indépendantes du contrôle gouvernemental. 

(D) le développement d'une économie de marché. 

(E) une assistance pour les les objectifs décrits par la Loi Cooperative Threat Reduction Act de 1993 (......) ; ou 

(F) une assistance dans le cadre du programme d'échange scolaire du secondaire sous l'adminsitration de l'Agence s'Information des Etats-Unis (United States Information Agency) 
(3) DEFINITION - (......) 


SECTION 112 : REAUTORISATION DES TRANFERTS DE FONDS FAMILIAUX ET DES VOYAGES A CUBA

Selon le Congrès le Président devra --  (1) 
(A) avant de réautoriser d'une manière générale les envois de fonds pour des raison familiales vers Cuba, insister sur le fait que, avant une telle mesure, le Gouvernement Cubain autorise sans entraves l'activité de petites entreprises ayant tous les droits d'embaucher des employés et de leur verser un salaire et d'acheter le matériel nécessaire à leur activité, et que toutes le conditions soient réunies pour encourager la création de ces entreprises à travers tout le pays; et 

(B) le envois de fonds d'un montant de plus de 500 dollars devront faire l'objet d'une licence. 

(2) avant d'envisager la réautorisation générale de voyage à Cuba par des résidents aux Etats-Unis qui sont membres de la famille de ressortissants Cubains et résidents à Cuba, insistera pour que le Gouvernement Cubain prenne des mesures telles que l'abrogation de la sanction appliquée aux réfugiés qui partent, la libération des prisonniers politiques, la reconnaissance du droit de réunion et autres libertés fondamentales. 
SECTION 113. EXPULSION DES CRIMINELS DE CUBA
Le Président donnera les instructions à tous les officiels du Gouvernement des Etats-Unis qui sont engagés dans des contacts officiels avec le Gouvernement Cubain de soulever régulièrement la question de l'extradition ou du transfert vers les Etats-Unis de toutes les personnes résidentes à Cuba et qui sont recherchées par la Justice des Etats-Unis pour des crimes commis aux Etats-Unis. 
SECTION 114. BUREAUX DE PRESSE A CUBA 
(a) MISE EN PLACE DES BUREAUX DE PRESSE - Le Président est autorisé à établir et mettre en place un échange de bureaux de presse entre les Etats-Unis et Cuba, si l'échange répond aux conditions suivantes : 
(1) l'échange est effectuée sur une base de réciprocité totale 

(2) le Gouvernement Cubain accepte de ne pas s'ingérer dans la mise en place des bureaux de presse ou du mouvement des journalistes à Cuba ou de toute organisation d'information basée aux Etats-Unis, y compris Radio Marti et Television Marti. 

(3) Le Gouvernement Cubain accepte de ne pas s'ingérer dans les décisions prises par les organisations d'information basées aux Etats-Unis dans l'attribution des postes dans les bureaux implantés à Cuba. 

(4) Le Département du Trésor est en mesure de garantir que seuls les journalistes accrédités et employés régulièrement par une organisation d'information voyagent à Cuba selon les termes de cette sous-section. 

(5) Le Gouvernement Cubain accepte de ne pas brouiller les émissions des bureaux d'information et de ne pas empecher la distribution à l'intérieure de Cuba des publications de toute organisation d'information des Etats-Unis qui possède un bureau à Cuba. 

(b) GARANTIE CONTRE L'ESPIONNAGE - lors de la mise en application de cette section, le Président prendra les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des Etats-Unis contre les actes d'espionnage de la part des journalistes Cubains soupçonnés de travailler pours les services secrets du Gouvernement Cubain. 

(c) RECIPROCITE TOTALE - (...définition du terme...) 
SECTION 115 - EFFETS DE CETTE LOI SUR LES ACTIVITES LEGALES DU GOUVERNEMENT DES ETATS-UNIS.
Rien dans cette loi n'interdit les activités légales et autorisées d'enquête, de protection, d'espionnage dans le cadre du maintien de la loi, ou d'une agence d'espionnage, des Etats-Unis. 
SECTION 116 - CONDAMNATION DE L'ATTAQUE CUBAINE CONTRE UN AVION AMERICAIN
(a) CONSTATATIONS - le Congrès fait les constatations suivantes : 
(1) Frères à la Rescousse (Brothers to the Rescue) est une organisation humanitaire basée à Miami et engagée dans la recherche et l'assistance des réfugiés Cubains dans le Détroit de Floride, et était engagée dans une telle mission le Samedi 24 février 1996. 

(2) Les membres de Frères à la Rescousse faisaient voler des avions sans armes et sans défenses pour une mission identique à de centaines d'autres qu'ils ont accomplies depuis 1991 et ne représentaient aucune menace pour le Gouvernement Cubain, l'Armée Cubaine ou le Peuple Cubain. 

(3) Les Déclarations du Gouvernement Cubain selon lesquelles Frères à la Rescousse se livraient à des opérations secrètes, des missions de bombardement, et des opérations de commando contre le Gouvernement de Cuba sont infondées. 

(4) l'avion de Brothers to the Rescue avait transmis son plan de vol aux controleurs aériens, indiquant que sa route passerait au sud du 24ème parallèle et proche de l'espace aérien Cubain.

(5) la loi internationale reconnaît un espace aérien au-dessus de l'espace maritime de 12 miles. 

(6) la riposte de la dictature de Fidel Castro au vol de Samedi après-midi fut de daire décoller deux avions de combat à partir d'une base aérienne de la Havane. 

(7) Aux environs de 15h24, le pilote de l'une des MIG reçut la permission d'abattre un des avions de Brothers to the Rescue à plus de 6 miles au nord de la zone d'exclusion cubaine, soit à 18 miles des côtes cubaines. 

(8) Environ 7 minutes plus tard, le pilote de l'avion de combat Cubain recut la permission d'abattre le deuxième avion de Borthers to the Rescue à presque 18.5 miles au nord de la zone d'exclusion cubaine, soit 30.5 miles de la cote cubaine. 

(9) la dictature cubaine, si elle s'était réellement senti menacée par le vol de ces avions désarmés, et selon la loi internationale, aurait pu et aurait du recourir à d'autres options pacifiques. 

(10) La riposte choisie par Fidel Castro, l'usage d'une force mortelle, était tout à fait inappropriée face à la situation présentée par le Gouvernement Cubain, et fait de ces actions une violation brutale et barbare de la loi internationale et s'assimilent à un meurtre de sang froid. 

(11) Il n'y a pas eu de survivants à l'attaque de ces avions, et l'équipage du troisième avion a réussi à s'échapper de cette attaque criminelle de la part de la Force Aérienne de Castro. 

(12) Les membres d'équipage des avions détruits, Pablo Morales, Carlos Costa, Mario de la Pena et Armando Alejandre étaient citoyens des Etats-Unis originaires de Miami et effectuait leur vol pour Borthers to the Rescue à titre bénévole.

(13) Il est du ressort du Gouvernement des Etats-Unis de protéger la vie et les biens des citoyens des Etats Unis ainsi que les droits de libre passage et les missions humanitaires.

(14) Cette attaque prémeditée a eu lieu après une semaine de répression contre Concilio Cubano, une organisation regroupant des militants des droits de l'homme, des dissidents, des économistes indépendents et des journalistes indépendents, entre autres. 

(15) La vague de répression contre Concilio Cubano, dont les membres militent pour un changement pacifique et démocratique à Cuba, comprenait des arrestations, des fouilles déshabillées (strip search?) , des mises aux arrêts à domicile (house arrests ?) et dans certains cas des peines de plus d'un an de prison. 

(b) DECLARATIONS DU CONGRES 
(1) Le Congrès condamne fermement les actes de terrorisme de la part du régime de Castro contre les avions de Brothers to the Rescue, le 24 février 1996. 

(2) Le Congrès exprime ses condoléances aux familles de Pablo Morales, Carlos Costa, Mario de la Pena, and Armando Alejandre, victimes de l'attaque. 

(3) Le Congrès demande au Président de chercher auprès de la Cour Internationale de Justice l'inculpation, de Fidel Castro pour cet acte de terrorisme, 


TITRE II -- ASSISTANCE A UN CUBA LIBRE ET INDEPENDANT

SECTION 201. POLITIQUE A L'EGARD D'UN GOUVERNEMENT DE TRANSITION ET D'UN GOUVERNEMENT DEMOCRATIQUEMENT ELU A CUBA.
La politique des Etats-Unis est la suivante : 

1. Soutenir l'auto-détermination du peuple cubain. 

2. Reconnaitre que l'auto-détermination du peuple cubain est un droit souverain et national des citoyens de Cuba et devra s'exercer sans intérférence du gouvernement de tout autre pays. 

3. Ecourager le peuple Cubain à se doter d'un gouvernement qui soit représentatif de l'auto-détermination du peuple Cubain. 

4. Reconnaître la possibilité d'une transition difficile pour le régime actuel à Cuba qui pourrait résulter des initiatives prises par le peuple Cubain pour son auto-détermination en réaction à l'intransigeance du régime de Castro à permettre toute réforme significative d'ordre politique ou économique, et être préparé à fournir au peuple cubain une assistance humanitaire, au développement et autre assistance économique. 

5. En solidarité avec le peuple Cubain, fournir des formes d'assistance appropriées 
A. pour un gouvernement de transition à Cuba; 
B. faciliter l'évolution rapide d'un tel gouvernement de transition vers un gouvernement démocratiquement élu à Cuba qui résulte de l'expression de l'auto-détermination du peuple Cubain; 
C. soutenir un tel gouvernement démocratiquement élu. 
6. A travers une telle assistance, faciliter une transition pacifique vers la démocratie représentative et une économie de marché à Cuba et consolider la démocratie à Cuba 

7. Fournir une telle assistance au peuple Cubain uniquement à travers d'un gouvernement de transition à Cuba, à travers d'un gouvernement démocratiquement élu à Cuba, à travers des organisations du gouvernement des Etats-Unis ou à travers des organisations non-gouvernementales des Etats-Unis, internationales ou locales.

8. Encourager les autres pays et les organisations multilatérales à fournir une assistance similaire et de collaborer avec ces pays et organisations pour coordonner cette assistance. 

9. Vérifier qu'une assistance appropriée soit rapidement fournie et distribuée au peuple Cubain à l'instauration d'un gouvernement de transition. 

10. Ne pas appliquer un traitement préférentiel ou exercer une influence au nom d'individus ou groupes quels qu'ils soient dans le choix du gouvernement futur par le peuple Cubain. 

11. Assister un gouvernement de transition à Cuba et une gouvernement démocratiquement élu à Cuba pour préparer les forces militaires Cubaines à une rôle approprié dans une démocratie.

12. Se préparer à négocier avec un gouvernement démocratiquement élu à Cuba pour la restitution à Cuba de la base navale des Etats-Unis à Guantanamo, ou la renégociation de l'accord en vigueur sous des conditions acceptables par les deux parties.

13. Lorsque le Président aura déterminé qu'un gouvernement démocratiquement élu est au pouvoir à Cuba, envisager la reprise des relations diplomatiques et soutenir l'entrée du Gouvernement Cubain dans les organisations inter-américaines; 

14. Prendre des mesures pour la levée de l'embargo lorsque le Président déterminera qu'une transition vers un gouvernement démocratiquement élu à Cuba a commencé. 

15. Aider un gouvernement démocratiquement élu à Cuba à renforcer et stabiliser sa monnaie nationale. 

16. Poursuivre des relations commerciales avec un Cuba libre, démocratique et indépendant. 

SECTION 202 AIDE AU PEUPLE CUBAIN
a. Autorisation 
1. EN GENERAL - Le Président devra développer un plan d'aide économique à Cuba lorsque le Président déterminera qu'un gouvernement de transition ou qu'un gouvernement démocratiquement élu soit au pouvoir (selon les termes de la section 203(c)). 

2. EFFETS SUR LES AUTRES LOIS - l'aide sera fournie selon les termes de cette section en concordance avec la réglementation en vigueur. 
b. ELABORATION D'UN PLAN 
1. Elaboration d'un plan - Le Président devra élaborer un plan pour fournir une aide selon cette section-- 
A. à Cuba lorsqu'un gouvernement de transition est au pouvoir à Cuba, et 

B. à Cuba lorsqu'un gouvernement démocratiquement élu est au pouvoir 
2. TYPES d'AIDE - l'Aide selon le plan du paragraphe (b) sera fournie selon les termes de cette section en concordance avec la réglementation en vigueur, y compris ce qui suit 
A. GOUVERNEMENT DE TRANSITION 
 
i. Sauf comme spécifié dans la clause (ii), l'aide à Cuba sous un gouvernement de transition (......) sera limitée à 
I. Nourriture, médicaments et fournitures et équipements médicaux et une aide pour répondre aux besoins urgents d'energie, dans la mesure du nécessaire pour répondre aux besoins humains fondamentaux du peuple Cubain et 

II. Aide telle que décrite en (C) 
ii. Une assistance un sus de l'assistance prévue dans l'article (i) peut être fournie, mais uniquement après que le Président certifie aux commissions du Congrès appropriées (......) qu'une telle assistance est essentielle à la réussite d'une transition complète vers la démocratie. 

iii. La liberté de voyager sans restrictions pour visiter les familles ne sera accordée aux individus qu'après qu'un gouvernement de transition soit au pouvoir à Cuba.

B. GOUVERNEMENT ELU DEMOCRATIQUEMENT - une assistance à un gouvernement élu démocratiquement à Cuba pourrait consister en une aide économique en plus de l'aide définie dans le sous-paragraphe (A), ainsi que le sous-paragraphe (C). Une telle assistance pourrait inclure : 
i. une aide selon les termes (...des articles...) de la loi Foreign Assistance Act de 1961; 
ii. une aide selon les termes de la loi Agricultural Trade Development and Assistance Act de 1954; 

iii. le financement, les garanties, et autres formes d'aide fournie par la banque Import-Export des Etats-Unis.

iv. Une aide financière fournie par Overseas Private Investment Corporation à des projets d'investissement à Cuba. 

v. L'assistance fournie par l'Agence de Commerce et du Développement (Trade and Development Agency) 

vi. Les programmes de Peace Corps; et 

vii. Toute autre aide appropriée pour mener la politique définie dans la section 201. 
C. AIDE D'AJUSTEMENT MILITAIRE - l'aide à un gouvernement de transition à Cuba et à un gouvernement élu démocratiquement à Cuba incluera une aide à la préparation des forces militaires Cubaines à un ajustement dans un rôle approprié dans une démocratie. 
c. STRATEGIE DANS LA DISTRIBUTION - le plan élaboré par la sous-section (b) devra inclure une stratégie pour la distribution de l'aide définie par le plan.

d. DISTRIBUTION

- l'aide définie dans le cadre du plan développé dans la sous-section (b) sera fournie par des organisations du Gouvernement des Etats-Unis et organisations non-gouvernementales et organisations de bénévoles [associations] et organisations privées situées ou non aux Etats-Unis, y compris les organisations du secteur humanitaire, de l'éducation, du travail et du secteur privé. 

e. EFFORTS INTERNATIONAUX - Le Président prendra les mesures nécessaires -- 
1. pour tenter d'obtenir l'accord d'autres pays et des institutions financières internationales et organisations multilatérales pour fournir une aide à un gouvernement de transition à Cuba et à un gouvernement démocratiquement élu à Cuba, comparable à l'aide fournie par les Etats-Unis par la présente loi.; et  2. travailler avec lesdits pays, institutions et organisations pour coordonner lesdits programmes d'aide.

f. COMMUNICATION AVEC LE PEUPLE CUBAIN - Le Président prendra les mesures nécessaires pour communiquer au peuple Cubain le plan d'aide élaboré dans cette section. 

g. RAPPORT AU CONGRES -

Au plus tard 180 jours après la date d'entrée en vigueur de cette loi, le Président transmettra aux commissions appropriées du Congrès un rapport décrivant en détail le plan élaboré dans cette section. 

h. RAPPORT SUR LES RELATIONS DE COMMERCE ET D'INVESTISSEMENT 
1. RAPPORT AU CONGRES -

Le Président, après transmission au Congrès de la détermination prévue par la section 203(c)(3) qu'un gouvernement démocratiquement élu est au pouvoir à Cuba, soumettra à la commission Ways and Means of the House of Representatives ainsi qu'à la commission Finances du Senat et les commissions du Congrès appropriées un rapport qui décrit : 
A. les actes, politiques menées, et pratiques qui constitueraient une barrière significative à, ou qui dénatureraient, le commerce des biens ou services des Etats-Unis ou des investissements directs étrangers à Cuba. 

B. Les objections à la politique des Etats-Unis concernant les relations commerciales avec un gouvernement démocratiquement élu à Cuba, et les raisons éventuelles, y compis -- 
i. une extension réciproque du traitement non descriminatoire du commerce (traitement de nation la plus favorisée) 

ii. désignation de Cuba comme pays en voie de développement bénéficiaire (qui bénéficie) selon le titre V de Trade Act of 1974 (relatif au Système de Préférences Généralisé - Generalized System of Preferences -) ou comme pays bénéficiaire selon la loi Caribbean Basin Economic Recovery, et les implications d'une telle désignation au regard du commerce avec tout autre pays qui est un pays en voie de dévloppement bénéficiaire ou pays bénéficiaire ou membre de l'Accord de Libre Echange de l'Amérique du Nord; et 

iii. des négociations relatives au libre-échange, y compris l'accession de Cuba à l'Accord de Libre Echange de l'Amérique du Nord; 
(C) specific trade negotiating objectives of the United States with respect to Cuba, including the objectives described in section 108(b)(5) of the North American Free Trade Agreement Implementation Act (19 U.S.C. 3317(b)(5)); and 

(D) actions proposed or anticipated to be undertaken, and any proposed legislation necessary or appropriate, to achieve any of such policy and negotiating objectives. 
(2) CONSULTATION- The President shall consult with the Committee on Ways and Means of the House of Representatives and the Committee on Finance of the Senate and the appropriate congressional committees and shall seek advice from the appropriate advisory committees established under section 135 of the Trade Act of 1974 regarding the policy and negotiating objectives and the legislative proposals described in paragraph (1). 


SECTION. 203. COORDINATION DU PROGRAMME D'AIDE; MISES EN OEUVRE ET RAPPORT AU CONGRES; REPLANIFICATION.
a. RESPONASBLE DE COORDINATION - Le Préisdent désignera un coordinateur officiel qui sera chargé de -- 
1. la mise en œuvre de la stratégie pour distribuer l'aide décrite dans la section 202(b) 

2. s'assurer de la distribution rapide et efficace d'une telle assistance; et 3. exercer une coordination entre, et un contrôle approprié sur, les agences des Etats-Unis qui fournissent l'aide décrite dans la section 202(b), y compris la résolution de conflits entre ces agences 

b. CONSEIL ETATS UNIS - CUBA (UNITED STATES-CUBA COUNCIL) - Après avoir constaté selon la sous-section (c)(3) qu'un gouvernement démocratiquement élu est au pouvoir à Cuba, le Président, après consultation auprès du coordinateur officiel, est autorisé à désigner un Conseil Etats Unis-Cuba-- 
1. pour assurer une coordination entre le Gouvernement des Etats-Unis et le secteur privé en réponse aux changements à Cuba, et pour promouvoir un développement à Cuba basé sur les lois du marché; et 

2. organiser des réunions périodiques entre les représentants des Etats-Unis et les secteurs privés Cubains dans le but de faciliter le commerce bilatéral. 

c. MISE EN OEUVRE DU PLAN ; RAPPORTS AU CONGRES 
1. MISE EN ŒUVRE CONCERNANT LE GOUVERNEMENT DE TRANSITION - Après avoir constaté qu'un gouvernement de transition est au pouvoir à Cuba, le Président transmettra cette information aux commissions du Congrès appropriées et (......) commencera la livraison et la distribution de l'aide au dit gouvernement de transition selon les modalités enoncées dans la section 202(b). 

2. RAPPORTS AU CONGRES A. le Président transmettra aux commission appropriées du Congrès un rapport décrivant la stratégie employée pour fournir l'aide décrite dans la section 202(b)(2)(A) et (C) au gouvernement de transition à Cuba selon le plan d'assistance décrit dans la section 202(b), le type d'aide fourni, et dans quelle mesure l'aide a été distribué selon le plan. B. Le Président transmettra le rapport au plus tard 90 jours après avoir fait la constatation décrite dans le paragraphe (1), sauf que le Président transmettra un rapport sous forme de préliminaire au plus tard 15 jours après une telle constatation. 
3. MISE EN OEUVRE CONCERNANT LE GOUVERNEMENT DEMOCRATIQUEMENT ELU - Après avoir constaté qu'un gouvernement démocratiquement élu est au pouvoir à Cuba, le Président transmettra cette information aux commissions du Congrès appropriées et (......) commencera la livraison et la distribution de l'aide au dit gouvernement de transition selon les modalités enoncées dans la section 202(b). 

4. RAPPORTS ANNUELS AU CONGRES -Au plus tard 60 jours après la fin de chaque exercice fiscal, le Président transmettra aux commissions du Congrès appropriées un rapport sur l'aide fourni selon le plan énoncé dans la section 202(b), incluant une description des chaque type d'aid fourni, les montants dépensés pour cet aide, et une description de l'aide prévu selon le plan pour l'exercice fiscal en cours. 

d. REPROGRAMMATION - Aucune modification de l'aide fourni dans le cadre du plan défini dans la section 202(b) ne peut être effectué sauf si le Président en informe les commissions du Congrès appropriées au moins 15 jours à l'avance selon les procédures applicables (.......) par la section 634A du Foreign Assistance Act de 1961 (......) 
SECTION 204 - LEVEE DE L'EMBARGO ECONOMIQUE CONTRE CUBA
a. ACTIONS DE LA PRESIDENCE - Après avoir transmis la constatation prévue par la section 203(c) aux commission du Congrès appropriées qu'un gouvernement de transition est au pouvoir à Cuba, le Président, après avoir consulté le Congrès, est autorisé à prendre des mesures pour suspendre l'embargo économique contre Cuba et de suspendre le droit d'agir crée dans la section 302 au regard des actions entreprises après contre le Gouvernement Cubain, dans la mesure que de telles mesures contribuent à la création d'une fondation stable pour un gouvernement démocratiquement élu à Cuba. 

b. SUSPENSION DE CERTAINS ARTICLES DE LOI - lors de la mise en application de la sous-section (a), le Président pourra suspendre l'application de-- 
1. section 620(a) de Foreign Assistance Act de 1961 

2. section 620(f) de Foreign Assistance Act de 1961 pour la partie relative à "Republique de Cuba" 

3. sections 1704,1705(d) et 1706 de Cuban Democracy Act de 1992 

4. sections 902(c) de Food Security Act de 1985; et 

5. interdications de transactions décrites dans la partie 515 titre 31 de Code of Federal Regulations 
c. ACTIONS SUPPLEMENTAIRES DE LA PRESIDENCE - Après avoir transmis la constatation prévue par la section 203(c)(3) aux commission du Congrès appropriées qu'un gouvernement démocratiquement éli à Cuba est au pouvoir, le Président prendra les mesures pour mettre fin à l'embargo économique contre Cuba, y compris les restrictions prévues dans la partie 515 du titre 31 de Code of Federal Regulations. 

d. AMENDEMENTS DE MISE EN CONFORMITE - Au jour de la transmission par le Président de la consatation prévue par la section 203(c)(3)-- 
1. la section 620(a) de Foreign Assistance Act de 1961 est abrogée

2. la section 620(f) de Foreign Assistance Act de 1961 est modifiée par la suppression du terme "République de Cuba"; 

3. les sections 1704,1705(d) et 1706 de Cuban Democracy Act de 1992 sont abrogées; et 

4. la section 920(c) de Food Security Act de 1985 est abrogée. 

e. REVISION DE LA SUSPENSION DE L'EMBARGO ECONOMIQUE 
 
1. REVISION : Si le Président entreprend une action dans le cadre de la sous-section (a) pour suspendre l'embargo économique contre Cuba, le Président en informera immédiatemet le Congrès. Le Président rapportera au Congrès au minimum tous les 6 mois à partir de cette date, jusqu'à ce qu'il transmette selon la section 203(c)(3) qu'un gouvernement démocratiquement élu est au pouvoir à Cuba, et sur les progrès effectués par Cuba pour la mise en place d'un tel gouvernement démocratiquement élu. Les actions du Président dans la cadre de la sous-section (a) seront interrompues à l'adoption d'une résolution mixte telle que décrite en paragraphe (2). 

2. RESOLUTION MIXTE - pour les besoins de cette sous-section, le terme "resolution mixte" désigne uniquement une résolution commune aux deux chambres du Congrès (......) et s'énonçant comme suit : " Le Congrès désapprouve l'action entreprise par le Président selon la section 204(a) de la loi de Solidarité Démocratique et Liberté Cubaine (LIBERTAD) de 1996 - Cuban Liberty and Democratic Solidarity (LIBERTAD) Act of 1996 - [ie Loi Helms-Burton] et pour laquelle le Congrès a été informé le XX", le XX sera remplacé par la date réelle. 

3. COMMISSIONS D'ARBITRAGE - les résolutions mixtes soumises à la chambre des Représentants seront communiquées à la Commission des Relations Internationales et les résolutions mixtes soumises au Senat seront communiquées à la Commission des Relations Etrangères. 

4. PROCEDURES - 
A. Toute résolution mixte sera examinée par la Chambre des Représentants selon les termes de l'article 601(b) de la loi d'Aide sur la Sécurité Internationale et de Contrôle sur l'Exportation des Armes - International Security Assistance and Arms Export Control Act - de 1976 

B. (......) une telle résolution devra être considérée comme hautement prioritaire par la Chambre des Réprésentants. 

C. Pas plus d'une résolution mixte ne sera examinée par la Chambre des Représentants et le Sénat dans la période de 6 mois commençant à la date de la notification du Congrès par le Président selon le paragraph (1) de l'action entreprise selon la sous-section (a), et ceci pour chaque période de 6 mois au-delà. 


SECTION 205 EXIGEANCES ET FACTEURS DETERMINANTS POUR UN GOUVERNEMENT DE TRANSITION A CUBA
a. EXIGEANCES -  pour les besoins de cette loi, un gouvernement de transition est un gouvernement qui-- 
1. a légalisé toute activité politique; 

2. a libéré tous les prisonniers politiques et autorisé une enquête sur les prisons cubaines par les organisations internationales de défense des Droits de l'homme appropriées

3. a prononcé la dissolution l'actuel Département de la Sécurité d'Etat du Ministère de l'Intérieur Cubain, y compris les Comités de Défense de la Révolution et les Brigades de Riposte Rapides; et

4. s'est publiquement engagé à organiser des élections libres et justes pour un nouveau gouvernement-- 
A. ces élections devront se tenir au plus tard 18 mois après la prise de pouvoir par le gouvernement de transition 

B. avec la participation de multiples parties politiques indépendants qui ont un accès total aux médias sur une base égalitaire, y compris (dans le cas de radios, televisions et autres média de télécommunication) en termes de temps de parole et tranches horaires allouées; et 

C. ces élections devront être supervisées par des observateurs internationaux reconnus, tel que l'Organisation des Etats d'Amérique, les Nations-Unies, et autres superviseurs d'élections. 
5. a cessé tout brouillage des émissions Radio Marti ou Télevision Marti; 

6. s'est publiquement engagé et a accompli un progrès significatif dans-- 

A. la création d'un système judiciaire indépendant 

B. le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales tels qu'énoncés par la déclaration universelle des droits de l'homme, dont Cuba est signataire. 

C. L'autorisation des syndicats de travailleurs indépendants selon les conventions de 87 et 98 de l'Organisation Internationale du Travail et l'autorisation de la création d'associations politiques, sociales et économiques. 
7. ne comprend pas Fidel Castro ou Raul Castro, et 

8. a donné les garanties nécessaires pour permettre la distribution rapide et efficace de l'aide au peuple Cubain. 

b. FACTEURS SUPPLEMENTAIRES - En addition des exigeances énoncées dans la sous-section (a), dans la détermination si un gouvernement de transition est au pouvoir à Cuba, le Président devra prendre en compte dans quel mesure ce gouvernement-- 
1. est visiblement en cours de transition d'une dictature communiste totalitaire vers une démocratie représentative; 

2. s'est engagé publiquement à, et a démontré un progrès notable dans, -- 
A. garantir réellement la liberté de parole et la liberté de la presse, y compris en accordant des licences d'opérer à Cuba aux média et sociétés de télécommunications privés. 

B. Autoriser le recouvrement de la nationalité cubaine aux personnes retournant à Cuba et nés à Cuba. 

C. Garantir le droit à la propriété privée; et 

D. Prendre les mesures appropriées pour rendre aux ressortissants des Etats-Unis (et aux entités appartenant à 50% ou plus à des citoyens des Etats-Unis) les biens saisis à ces citoyens ou entités par le Gouvernement Cubain depuis le 1er Janvier 1959 inclus, ou d'offrir une indemnisation équitable à ces ciyoyens ou entités en échange de ces biens. 
3. a extradé ou transféré aux Etats-Unis toutes les personnes recherchées par le Département de Justice des Etats-Unis pour des crimes commis aux Etats-Unis; et 

4. a autorisé le déploiement sur tout le territoire Cubain d'observateurs des droits de l'homme indépendants et libres de leurs mouvements. 


SECTION 206 - EXIGEANCES POUR DETERMINER UN GOUVERNEMENT ELU DEMOCRATIQUEMENT A CUBA


Pour les besoins de cette loi, un gouvernement élu démocratiquement à Cuba, en plus de satisfaire aux exigeances de la section 205(a), est un gouvernement qui-- 

1. est issu d'élections libres et équitables--
 

A. organisées sous la supervision d'observateurs reconnus internationalement; et 

B. dans lesquelles 
(i). des partis d'opposition ont eu largement le temps de s'organiser et de faire campagne pour ces élections; 

(ii) tous les candidats ont eu libre accès aux média; 
2. démontre un respect pour les libertés civiques fondamentales et les droits de l'homme des citoyens de Cuba; 

3. s'oriente ouvertement vers un système économique de marché basé sur le droit à posséder et jouir de biens (property). 

4. est engagé à entreprendre les modifications de la constitution qui permettraient la tenue régulière d'élections libres et équitables et la pleine jouissance des libertés civiques fondamentales et des droits de l'homme pour les citoyens Cubains;

5. a démontré un progrès visible dans la création d'un système judiciare indépendant; et 

6. a démontré un progrès visible dans la restitution aux citoyens des Etats-Unis (et entités appartenant à 50% ou plus à des citoyens des Etats-Unis) des biens saisis à ces citoyens ou entités par le Gouvernement Cubain depuis le 1er Janvier 1959 inclus, ou d'offrir une indemnisation totale à ces citoyens ou entités en échange de ces biens et ce selon les régles de la loi internationale et des pratiques. 
SECTION 207 : REGLEMENT DES RECLAMATIONS EN COURS DES ETATS-UNIS RELATIVES AUX BIENS CONFISQUES A CUBA
a. RAPPORT AU CONGRES - Au plus tard 180 jours après la date d'entrée en vigueur de cette loi, le Secrétaire d'Etat [ministre des affaires étrangères] devra fournir a rapport aux commissions du Congrès appropriées contenant une évaluation des litiges portant sur les biens à Cuba, y compris-- 
1. une estimation du nombre et du montant des réclamations faites pour des biens confisqués par le Gouvernement Cubain et présentées par les ressortissants des Etats-Unis en plus des réclamations faites dans le cadre de la section 507 de la loi International Claims Settlement Act de 1949; 

2. une estimation de l'importance à résoudre rapidement de tels litiges pour la relance de l'économie cubaine; 3. une étude et une estimation de l'assistance technique et autre que les Etats-Unis pourraient fournir pour aider soit un gouvernement de transition à Cuba soit un gouvernement élu démocratiquement à Cuba à mettre en place les méchanismes pour résoudre les litiges de propriété; 

3. une évaluation du rôle et des types de soutien que les Etats-Unis pourraient fournir pour aider à résoudre les réclamations sur les biens confisqués par le Gouvernement Cubain et présentées par des ressortissants des Etats-Unis qui n'ont pas reçu, ou n'étaient pas qualifiés pour recevoir, une certification selon la section 507 de la loi International Claims Settlement Act de 1949; 

4. une évaluation de tout domaine nécissitant une révision de la loi ou une action pour résoudre le problème des réclamations sur des biens à Cuba avant le changement de Gouvernement.
b. VOLONTE DU CONGRES - Il est de la volonté du Congrès que la résolution de manière satisfaisante, par un Gouvernement Cubain reconnu par les Etats-Unis, des réclamations portant sur des biens demeure une condition essentielle pour une reprise complète des relations économiques et diplomatiques entre les Etats-Unis et Cuba. 
TITRE III-PROTECTION DU DROIT A LA PROPRIETE DES RESSORTISSANTS DES ETATS-UNIS
Note de CSP : depuis l'entrée en vigueur de cette loi en 1996, le titre III a été régulièrement suspendu - tous les 6 mois - par le Président des Etats-Unis (Bill Clinton puis George W. Bush). C'est à dire que cette partie de la loi n'est pas mise en application. C'est à dire que les Etats-Unis ont trouvé le moyen de voter une loi qu'ils n'osent pas mettre en application. C'est à dire que le chantage fait aussi partie de leur arsenal. (à suivre)


TRADUCTION INTEGRALE, VIKTOR DEDAJ

http://www.legrandsoir.info
Eu égard a cet énorme travail, merci de mentionner le traducteur et son site  si vous copier/coller






Edité par Fidelista - 20 Dec 2014 à 06:35
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Dec 2014 à 18:34
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer Ecnaroui Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Dec 2014 à 20:42


Chine: l'ex-président cubain Fidel Castro, prix Confucius de la paix
Fidel%20Castro
© REUTERS
19:43 11/12/2014
MOSCOU, 11 décembre - RIA Novosti

Le "prix Confucius de la paix ", attribué en Chine depuis 2010 à titre de prix alternatif au Nobel, a été décerné au père de la Révolution cubaine Fidel Castro, rapporte jeudi le journal Global Times.

"Castro, quand il était au pouvoir, n'a pas eu recours à la force ou à la violence pour résoudre les crises et les conflits dans les relations internationales, en particulier avec les Etats-Unis", a déclaré Liu Zhiqin, l'un des fondateurs du prix Confucius de la paix, cité par le quotidien.

La remise du prix, associé d'une prime de 15.000 dollars, s'est déroulée mardi à l'Université de Pékin. La récompense a été remise à un étudiant cubain qui la transmettra par la suite au Lider maximo.

Pour l'édition 2014 du prix Confucius, Fidel Castro était notamment en lice avec la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye et le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, ainsi qu'avec l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Fidel Castro, né en 1926, a occupé le poste de président de Cuba de 1976 à 2008 quant il a laissé le pouvoir à son frère Raul.

Le président russe Vladimir Poutine est devenu lauréat du prix Confucius en 2011.

Créée en juin 2001 à Shanghai, l'OCS est une organisation régionale qui regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan. L'organisation compte également cinq Etats observateurs (Afghanistan, Inde, Iran, Mongolie et Pakistan) et trois partenaires de discussion: la Biélorussie, le Sri Lanka et la Turquie.

Source

La libération de l’homme de l’homme est si impérieuse qu’on ne doit pas la laisser à ceux qui n’ont qu’un seul et unique crédo l’exploitation de l’homme par l’homme.
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  Citer AllXS Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Oct 2014 à 20:36

Rendre des comptes devant le peuple, la démocratie à CUBA.




Plus de 31 000 observations et remarques ont été formulées par les électeurs à leurs délégués dans environ 25 400 réunions. Le processus de consultation en cours s’étendra jusqu’au 21 décembre dans toutes les provinces du pays

Plus de 25 400 réunions de bilan des délégués devant leurs électeurs se sont tenues jusqu’à ce jour, soit 95,4% de celles prévues, a annoncé Miriam Brito Sarroca, secrétaire de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire.

Elle a précisé que toutes les provinces et communes sont engagées dans ce quatrième et dernier processus de consultations, dans le cadre du 15e mandat des organes municipaux, amorcé en novembre 2012, et au cours duquel la population est informée de la gestion de ses représentants dans les 14 537 circonscriptions électorales du pays.



Edité par AllXS - 23 Oct 2014 à 20:44
«Il est impossible d'en finir avec le capitalisme sans en avoir fini avec la social-démocratie dans le mouvement ouvrier.» (J. Staline : les Questions du léninisme, 1950)

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Aug 2014 à 21:08
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  Citer Ecnaroui Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Jul 2014 à 18:01

Le président chinois rend visite à Fidel Castro

                 French.xinhuanet.com | Publié le 2014-07-23 à 13:45

(时政)(1)习近平探望古巴革命领袖菲德尔·卡斯特罗%20

LA HAVANE, 22 juillet (Xinhua) -- Le président chinois Xi Jinping, actuellement en visite à Cuba, a rencontré mardi le leader révolutionnaire cubain Fidel Castro et les deux hommes se sont entretenus sur les relations bilatérales, la situation internationale et d'autres questions d'intérêt commun.

M. Xi a déclaré que sa visite d'Etat à Cuba avait pour objectif de consolider l'amitié historique qui lie les deux pays, léguée conjointement par M. Castro et les anciennes générations de dirigeants chinois, de manière à insuffler un nouvel élan à la coopération bilatérale.

Il a évoqué sa rencontre précédente avec M. Castro lors de sa dernière visite à Cuba en 2011, avant d'ajouter qu'il était très heureux de constater que le leader cubain se porte bien.

"Vous êtes le fondateur des causes de la révolution cubaine et de la construction de Cuba, mais également de la relation sino-cubaine", a affirmé M. Xi.

"Vous êtes profondément admiré par le peuple cubain et avez également gagné le respect du peuple chinois. Nous n'oublierons jamais les contributions considérables que vous avez apportées aux relations bilatérales", a-t-il poursuivi.

Le président Xi a informé M. Castro du déroulement de sa tournée en Amérique latine, notamment le sixième sommet des BRICS au Brésil, où il a rencontré les dirigeants d'Amérique latine et des Caraïbes.

Pour sa part, M. Castro a affirmé qu'il chérissait le souvenir de ses échanges amicaux avec la Chine,estimant que les relations bilatérales donneraient des résultats plus fructueux sous la houlette du président Xi et des dirigeants cubains.

Le paysage international évolue en profondeur, et la montée en puissance des marchés émergents et des pays en développement aura des répercussions significatives et profondes sur le monde, a déclaré M. Castro.

Le développement de la Chine, qui est une grande nation, est censé jouer un rôle important dans la promotion de la paix et du développement du monde, a-t-il fait remarquer.

La libération de l’homme de l’homme est si impérieuse qu’on ne doit pas la laisser à ceux qui n’ont qu’un seul et unique crédo l’exploitation de l’homme par l’homme.
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Mar 2014 à 21:36




Contrairement à certains clichés tenaces diffusés tous azimuts par la droite et par de soi-disant progressistes en mal de références idéologiques, Cuba a depuis les premières heures de la Révolution attaché une grande importance à la jeunesse. Sa formation a naturellement constitué pour le nouveau régime un défi capital.

Fidel Castro, qui a fêté l’an dernier son quatre-vingt-septième anniversaire, écrivait il y a déjà cinquante ans : « nous ne voulons pas d’une jeunesse qui se contente d’écouter et répéter, nous voulons une jeunesse qui pense. Nous ne voulons pas d’une jeunesse qui nous imite, mais qui apprenne par elle-même à être révolutionnaire et qui se convainque toute seule de l’être. Nous voulons une jeunesse qui développe pleinement sa pensée ».

Ces mots ont été écrits en 1962. Depuis, Cuba a vu le monde évoluer considérablement : la crise des missiles, l’hostilité des Etats-Unis et l’effondrement bloc soviétique sont passés par là.  Lors de la période spéciale des années quatre-vingt-dix, très peu auraient parié un kopeck sur l’avenir de son modèle socialiste.

Pourtant, les conditions difficiles dans lesquelles l’a plongée l’impérialisme étasunien n’ont pas empêché l’île rebelle de résister. Mieux, Cuba a fait des émules dans toute l’Amérique latine. Des expériences nouvelles et originales ont vu le jour : au Nicaragua sandiniste en 1979, au Venezuela de Chavez dans les années quatre-vingt-dix, en Bolivie avec Morales et en Équateur avec Correa au début du troisième millénaire. Dans le même temps, les deux géants du continent sud-américain, le Brésil et l’Argentine, souscrivent à un mode de développement autonome malgré des contradictions considérables qui se sont manifestées par des manifestations démocratiques de masse comme on a pu le voir il y a quelques mois dans les principales villes brésiliennes.

Inutile évidemment de nier que l’étranglement économique permanent et les attaques terroristes sporadiques dont a été victime Cuba n’ont pas eu d’effets négatifs sur la qualité de vie de ses citoyens, et ce tant du point de vue de la disponibilité des produits manufacturés que de celui de la démocratie. Onnéglige naturellement ces aspects fondamentaux quand on est en guerre. Cuba, fondée de facto en 1898 comme une colonie des États-Unis, est dans les faits en situation de conflit non déclaré depuis cinquante pour défendre son indépendance acquise de haute lutte en 1959.

N’est-il pas enfin temps de mettre un terme à cette situation ? Beaucoup de mesures en ce sens ont été entreprises ces dernières années de la part des autorités cubaines. Une certaine libéralisation économique pour donner un peu d’air aux petites entreprises, un élargissement de l’accès à Internet rendu possible grâce à un nouveau câble téléphonique développé avec le soutien du Venezuela, la possibilité de voyager à l’étranger, la libération de la plupart des soi-disant dissidents.

De toute évidence, la Révolution ne craint pas la libre-circulation des idées. Yoani Sánchez, la bloggeuse que les champions autoproclamés de la démocratie ont élevée au rang d’icône (en oubliant au passage les dizaines de journalistes tués chaque année au Mexique, en Colombie ou au Honduras) peut aller et venir à sa guise sur la planète entière.

La Révolution ne craint pas la libre-circulation des idées, des personnes et des biens. L’impérialisme si ! Tant et si bien qu’il continue de maintenir un embargo anhistorique et haineux qui se heurte, paradoxalement, aux principes fondés sur la liberté du commerce international. Le capitalisme n’est pas à une contradiction près…

L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté en octobre 2013 pour la vingt-deuxième année consécutive une résolution sur « la nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique », décrété après « un différend qui a vu le jour alors que la majorité de la population actuelle n’était même pas née », a affirmé le représentant de la Zambie. Le blocus a encore été renforcé sous la présidence de M. Barack Obama, « particulièrement dans le secteur financier ». Fidèles au rendez-vous onusien, les États-Unis et leur fidèle allié Israël se sont une vingt-deuxième fois d’affilée opposés à la résolution de l’ONU. Selon les chiffres cités par La Havane dans le rapport du secrétaire général, le blocus aurait coûté depuis son origine en 1960 la bagatelle de 1.126 milliards de dollars à Cuba. Rien que ça !

Le gouvernement des États-Unis est seul, défiant la volonté des Nations du monde, dans la mise en œuvre de ce crime contre l’humanité. Il agit dans l’intérêt d’une poignée de groupes économiques qui veulent s’approprier les richesses de Cuba et appauvrir le peuple cubain dont la Révolution apporta la santé, les libéra de la misère et apporta aussi une éducation universelle partagée par les pauvres de la planète. Il faut plus que jamais mettre fin au blocus de Cuba, cette honte de l’humanité !

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-mettons-fin-une-bonne-fois-pour-toutes-au-blocus-de-cuba-123146602.html

Edité par Résistance - 29 Mar 2014 à 21:37
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Rául Castro accueille Fernando González à l'arrivée de ce dernier à La Havane
 

La Havane, 28 février (RHC)- Le combattant antiterroriste cubain Fernando González est arrivé ce vendredi après-midi à Cuba après avoir purgé la totalité de sa peine longue et injuste aux États-Unis.

Le Héros cubain a été accueilli à La Havane par le président cubain Raúl Castro et par ses plus proches parents.

Fernando González est sorti jeudi du centre correctionnel fédéral de Safford, en Arizona et il avait été mis à la disposition des services d'immigration pour entamer le processus de déportation à Cuba.

Il s'agit du deuxième des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis à avoir purgé les peines imposées, après René González.

Fernando Gonzalez, René González, Gerardo Hernández, Antonio Guerrero et Ramón Labañino ont été arrêtés en 1998 lorsqu'ils surveillaient les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible. Ils ont été condamnés au terme d'un procès politisé et entaché d'irrégularités du début à la fin à de très lourdes peines dont deux perpétuités plus 15 ans de prison. Ils ont été accusés de conspiration afin d'espionner.

Gerardo Hernández, Antonio Guerrero et Ramón Labañino sont toujours enfermés dans des pénitenciers des États-Unis malgré la vaste campagne internationale en faveur de leur libération.

Dans des déclarations qu'il a faites à la presse à l'aéroport, Fernando González a indiqué :

« Au milieu de ce moment très émouvant pour moi, je voudrais dire quelque mots et remercier de belles personnes. Il y a 3 personnes qui ne sont pas ici et que je voudrais remercier en tout premier lieu. Ce sont mes frères, Gerardo, Ramón et Tony. Lorsqu'il n'y avait pas encore un mouvement de solidarité, les voir, partager avec eux les moments difficiles a toujours été une source d'énergie dans notre lutte. Donc le premier remerciement c'est pour eux, qui ne vont pas m'écouter, qui ne vont pas me voir, mais qui vont me lire et je vais leur faire parvenir ce message de remerciement car c'est un thème dont nous ne parlions pas lorsque nous avons eu l'occasion de nous voir. Ils ne savent pas combien de force et d'énergie j'ai obtenu à ces moments là, rien que de voir leur attitude, la façon dont ils ont fait face à notre situation, puis en apprenant, durant les années en prison, comment ils affrontaient la situation à laquelle ils étaient confrontés. Mon premier remerciement est pour mes frères, pour René aussi qui est ici. Je dois remercier aussi le peuple de Cuba, qui durant tant d'années nous a accompagnés dans cette lutte et qui va continuer à nous accompagner, j'en suis convaincu, jusqu'à ce que Gerardo, Tony et Ramón soient aussi de retour. Je profite de l'occasion pour demander des excuses à toutes les personnes qui nous ont écrit et qui nous ont fait parvenir des lettres auxquelles nous n'avons pas pu répondre car nous n'avions pas le temps. Il y a peut être des personnes qui se sont senties déçues car elles n'ont pas reçu de réponse à leurs lettres. Je leur présente des excuses, je veux qu'elles comprennent que nous n'avions matériellement pas la possibilité de répondre individuellement à tout le monde. Mais toutes ces lettres, surtout celles des enfants et des jeunes a été une source d'encouragement très grande pour faire face aux situations auxquelles nous étions confrontés. Remercier aussi le peuple de sa solidarité, remercier les autorités cubaines , les camarades qui participent depuis des années à la campagne pour notre libération, les camarades du Ministère des Affaires étrangères, du Bureau des Intérêts de Cuba à Washington qui ont été toujours en première ligne de ce processus pour mon retour, pour qu'il ait lieu le plus vite possible. Remercier tous, la presse qui a fait un travail très bon pour faire connaître la vérité de l'affaire. Il reste encore beaucoup à faire. Nous le savons tous et nous sommes tous disposés à y participer. Je sais que ma joie d'aujourd'hui est partagée de tous, une joie difficile à décrire. Être ici à Cuba, avec ma famille est une joie à laquelle il manque un morceau, qui est réservé pour le moment où à ce même endroit Ramon, Gerardo et Tony se trouveront. La joie sera alors complète. Entre temps notre rôle sera de faire tout notre mieux pour que cela arrive le plus vite possible et que nous, les 5, nous puissions nous réunir avec vous pour jouir de la joie totale. »

Se référant à sa sortie de prison, Fernando a signalé.

« Ma situation n'était pas la même que celle de René, qui s'est retrouvé soudain dans la rue. À ma sortie de prison m'attendait un groupe de fonctionnaires d'immigration qui m'ont arrêté. Je n'ai pas expérimenté la sortie de prison comme une sortie à la liberté. Je n'ai éprouvé une sensation de liberté que lorsque j'ai descendu la passerelle de l'avion. Y compris parce que jusqu'à ce moment là, j'étais menotté. On m'a enlevé les menottes au moment où l'avion à atterri. Je ne me suis pas senti en liberté en traversant la porte de la prison. »

Sur la présence du président Raul Castro à l'aéroport pour l'accueillir, Fernando a déclaré à la presse.

« Pour moi c'est un honneur que le général d'armée, Raul soit venu m'accueillir, me saluer. Je le remercie de ce geste qui me rempli de gratitude et m'engage aussi à tout donner pour le retour de mes frères ».

 
 


Edité par T 34 - 28 Feb 2014 à 23:22
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Ce que le Nuevo Herald de Miami ne dit pas

Par Alberto D. Pérez

Le journal “El Nuevo Herald”, de Miami, a publié une nouvelle sous ce titre:“ Arrestation de deux hommes d'origine cubaine pour avoir volé une embarcation”.

Vue comme ça, on pourrait croire que cette information pourrait porter sur l'un des nombreux crimes qui sont commis quotidiennement en territoire étasunien.

Ce fait, perpétré par deux délinquants nés à Cuba, mais ayant les esprits plus au Nord, n'est qu'une autre expression criminelle d'un plan que les États-Unis ont ourdi contre la Révolution cubaine, mais qui s'est retourné contre leurs auteurs.

Derrière l'aspect policier de ce délit, d'ailleurs, quotidien en Floride, il y a plus, beaucoup plus : il y a beaucoup de douleur, beaucoup de morts, beaucoup d'argent impliqué, beaucoup de délits.

Et le tout, c'est la faute aux États-Unis. Voyons.

Dans leur tentative de promouvoir la désertion de scientifiques, techniciens, artistes et sportifs cubains, pour essayer ainsi d'affaiblir la Révolution cubaine, Washington a conçu un plan sinistre : Tout Cubain qui arrive à mettre un pied aux États-Unis, y compris illégalement, recevra rapidement le permis de résidence dans ce pays. Ce plan, mis en marche en 1966, a été nommé « Loi de Rajustement cubain”.

Depuis sa promulgation, de nombreux Cubains sont arrivés illégalement en territoire étasunien et ont été récompensés avec la résidence, ce qui est d'ailleurs au centre de frictions avec d'autres immigrants latino-américains auxquels cette possibilité n'est pas offerte.

Ce sont ceux qui sont arrivés. Dans les eaux agitées du Détroit de Floride il y a un lot dramatique des cadavres de centaines et de centaines de Cubains de toutes les races et âges, y compris des enfants entraînés de façon irresponsable dans cette aventure dangereuse par leurs parents qui ont tenté d'arriver et qui sont morts en chemin. Eux tous, malheureusement, ne sont pas arrivés.

La loi de Rajustement cubain est également responsable de nombreux vols d'embarcations à Cuba y compris par des individus armés. Quelques uns d'entre eux se sont terminés par un nombre tragique de morts et blessés, faits annoncés à grand fracas et sans aucune honte par la presse étasunienne.

Mais il y a plus encore. En Floride, l'une des affaires les plus lucratives des maffiosi cubains est de fournir un service de « taxi marin » à ceux pouvant le payer pour conduire illégalement des personnes de Cuba à Miami.

Ces vedettes de grande vitesse sont connues comme “cigarretas”. Elles sont utilisées par les narcotrafiquants pour transporter la drogue colombienne aux États-Unis. Les trafiquants de personnes louent ces vedettes.


À Miami, une nouvelle affaire fleurit : utiliser de façon frauduleuse, des certificats officiels de naissance, expédiés à Cuba et vendre ces identités à des citoyens d'autres pays désirant bénéficier de la Loi de Rajustement cubain. Il s'agit en effet d'un vol ouvert d'identités et de citoyenneté. Très étasunien !!!

Il s'agit de tout un conglomérat d'illégalités, de délits, de fautes, de douleur, de tragédies et de mort, dont les autorités des États-Unis sont totalement responsables.

Il est bon de signaler que des dizaines de milliers de Cubains et des Cubaines qui ont prêté honorablement des services à l'étranger, en tant que médecins, infirmiers et infirmières, scientifiques et techniques de toutes les spécialités ont refusé cette offre yankee machiavélique et sont rentrés dans leur patrie où ils partagent la joie de s'être acquitté d'un beau devoir et de vivre dans un pays véritablement libre.


Pour ce qui est des voleurs de l'embarcation, nommés Ledián Yusnier Acosta et Dioselis Fuentes— ils seront jugés par le délit de vol à grande échelle.

Mais sachez bien : bien que cette information n'apparaisse pas dans l'instruction policière, les principaux responsables du délit sont les autorités étasuniennes et la sinistre Loi de rajustement cubain qui les encourage.


Mais cela, le Nuevo Herald de Miami ne le dit pas.

 

L'Ignoble Prix Nobel Obama proroge la loi de commerce avec l'ennemi pour sanctionner un seul pays

Au milieu des préparatifs bellicistes contre la Syrie, nous apprenons la nouvelle que le président Obama a étendu pour la 5è fois, l'application de la loi de commerce avec l'ennemi, entièrement consacrée à sanctionner un seul pays: Cuba.

La loi est une pièce importante dans l'embrouillage de normes, décisions exécutives et lois qui forment le blocus économique, commercial et financier imposé unilatéralement et de façon illégale contre notre pays et qui a été défini en juin 2012 par le chef des sanctions du Bureau de Contrôle des Actifs étrangers comme le système le plus cohérent et large imposé à une autre nation.

C'est le président John Kennedy qui, en 1963, après plusieurs semaines d'hésitation face à l'inexistence d'un état de guerre avec Cuba, l'a rendue effective sous la prétendue justification d'une proclame présidentielle qui décrétait l'État d'urgence.

La loi avait été appliquée pour la première fois durant la Première Guerre Mondiale par le président Woodrow Wilson qui considérait le boycott économique comme une arme mortelle et efficace.

Nombreux spécialistes étasuniens considéraient qu'Obama, durant son dernier mandat, procèderait à faire les changements dans la politique hostile des États-Unis vis-à-vis de Cuba qu'il n'avait pas faits durant son premier mandat. Justement ils pensaient que c'était la Loi de Commerce avec l'Ennemi, la première qui pourrait disparaître sans trop de bruit, qu'on la laisserait mourir, faute d'extension présidentielle.

Le rejet, par divers secteurs de la société étasunienne, de la dite politique, est de plus en plus visible. De nombreuses déclarations de personnalités de haut niveau et des sondages d'opinion le confirment.

Sur le plan extérieur, il n'existe pas dans l'histoire de l'Agenda de l'Assemblée Générale des Nations Unies, un thème dans lequel les États-Unis soient si isolés de la communauté internationale, que celui du blocus criminel et génocidaire contre Cuba. À Trinité-et-Tobago, tout comme à Carthagène des indes, il a été démontré que cette politique d'acharnement contre Cuba constitue l'un des principaux motifs de frictions entre les pays de notre région et l'Empire.

Il n'y a pas de doutes sur le fait qu'Obama y a pensé au moment de signer la prorogation de la Loi de commerce avec l'ennemi, mais une fois de plus, il a opté pour suivre la logique impériale. Son discours sur Cuba insiste, comme l'ont fait ses prédécesseurs, à considérer l'illégal blocus, comme un instrument valide pour imposer des changements internes dans notre pays.

Woodrow Wilson pensait et je cite : «  Une nation assiégée est une nation qui est sur le point de se rendre, appliquons ce remède économique, pacifique, silencieux et mortifère et il n'y aura pas besoin d'avoir recours à la force. C'est un remède terrible, qui ne coûte pas une seule vie en dehors de la nation bloquée mais qui implique une forte pression, à laquelle , à mon avis, aucune nation moderne pourrait résister. » Fin de citation.

Wilson avait raison en définissant le blocus comme un remède terrible, mortifère...mais il s'est trompé en disant qu'une nation faisant l'objet d'un blocus serait sur le point de se rendre. Cuba y oppose un démenti catégorique. Plus d'un demi siècle de résistance héroïque à ce blocus génocidaire le démontrent ainsi. Obama devrait apprendre la leçon.

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20 000 colombes s'envolent aujourd'hui avec un message de solidarité avec les 5

La Havane, 18 septembre (RHC)- Dans le cadre des activités qui sont réalisées à Cuba en solidarité avec les 5, plus de 20 000 colombes se sont envolées aujourd'hui depuis toutes les localités de notre pays avec un message de paix, d'amour et d'espoir en ce qui concerne le prompt retour à la Patrie des 4 antiterroristes cubains qui sont en prison aux États-Unis.

« Alas de libertad » (Des ailes de liberté) est le nom choisi par les jeunes cubains et par leur avant-garde politique, l'UJC, l'Union des Jeunes Communistes de Cuba, qui ont pris le titre d'une exposition de tableaux faits en prison par Antonio Guerrero, un des 5.

Avec des rubans et des lacets jaunes à leurs pattes, les colombes ont volé dans le ciel cubain pour demander que justice soit faite et pour exiger le retour immédiat d'Antonio Guerrero, de Gerardo Hernández, de Fernándo González et de Ramón Labañino.

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Une lettre demandant à Obama la libération des 5 est remise à la présidente brésilienne

Brasilia, 18 septembre (RHC)- La députée à l'Assemblée Législative de Rio Grande Do Sul, Ana Alfonso, a remis à la présidente brésilienne, Dilma Rousseff, une copie d'une lettre adressée au président étasunien, Barack Obama qui demande la libération des antiterroristes cubains prisonniers depuis 15 ans aux États-Unis.

Dans la lettre, l'Association Culturelle « José Martí » demande au président Barack Obama d'honorer le Prix Nobel reçu et de faire libérer les combattants cubains condamnés à de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités pour avoir défendu leur patrie et éviter des actions terroristes contre leur pays.

D'autre part, l'écrivain canadien Stephen Kimber, auteur du livre «  Lo que hay del otro lado del Mar-La Verdadera Historia de los Cinco Cubanos » (Ce qu'il y a de l'autre côté de la mer-La véritable histoire des 5 Cubains) a dénoncé le fait que la WLRN, affiliée à la National Public Radio, de la ville étasunienne de Miami, a annulé une interview qu'elle allait lui faire car elle considère que son livre est trop polémique.

Depuis le 11 septembre, Stephen Kimber effectue un périple dans des villes de la côte Ouest des États-Unis, organisé par le Comité International pour la libération des 5 pour présenter son livre, considéré comme le plus complet publié en anglais sur l'affaire des 5.

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Le Maire de Richmond souligne l'importance de la solidarité avec les 5 antiterroristes cubains

Quito, 18 septembre (RHC/PL)- Mme le Maire de la ville de Richmond, en Californie, Gaile McLaughlin, s'est prononcée pour une plus grande solidarité internationale avec les 4 antiterroristes cubains qui sont toujours en prison aux États-Unis.

René González, un des 5, a déjà purgé sa peine et se trouve à Cuba. Il était soumis à un régime draconien de liberté surveillée. La juge Joan Leonard, l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

«La solidarité est très importante pour obtenir leur libération » a relevé Gaile McLaughlin qui a accompagné hier le président de l'Equateur, Rafael Correa, au cours d'une visite dans une des zones contaminées par la compagnie pétrolière Texaco-Chevron dans la forêt amazonienne.

Dans des déclarations qu'elle a faites à l'agence de presse Prensa Latina, Mme le Maire de Richmond a signalé qu'elle reste très liée à la cause des 5.

« Cela fait deux ans que nous avons approuvé une résolution dans la municipalité de Richmond pour exiger leur libération » a rappelé Gaile McLaughlin qui a ajouté qu'en décembre prochain elle entend venir à Cuba et qu'elle profitera de l'occasion pour rencontrer les proches de nos 5 compatriotes.

Les 5 Cubains qui surveillaient les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible ont été arrêtés le 12 septembre 1998 et condamnés à de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités.

Mme le Maire de Richmond est la première personnalité internationale qui a visité la zone contaminée par la Texaco-Chevron dans l'Amazonie équatorienne.

Le président Rafael Correa l'a invitée car l'année dernière, un incendie dans une raffinerie exploitée par cette transnationale, a provoqué de graves dégâts dans cette ville californienne.

« C'est un crime » a relevé Gaile McLaughlin qui, de même que Correa a mis une de ses mains dans une piscine pleine de brai et de déchets de brut, proche d'un des puits pétroliers qu'a exploités la compagnie étasunienne dans la forêt amazonienne jusqu'à son départ de l'Équateur en 1992.

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Une compagnie canadienne porte plainte contre une compagnie étasunienne au sujet du blocus de Cuba

La Havane, 18 septembre (RHC)- L'entreprise canadienne 360 Vox Corporation a porté plainte contre une compagnie de golf des États-Unis car celle-ci entrave le projet d'utiliser la marque britannique PGA à Cuba dont les opérations commerciales, économiques et financières sont bloquées par Washington.

La plainte indique que la filiale PGA of America, de Palm Beach, en Floride, a fait pression sur la maison mère pour qu'elle annule la licence et empêche l'utilisation de noms comme PGA Village Cuba et PGA National Gulf Academie Cuba sur un terrain de golf et une marina que l'ont envisage de construire dans notre pays.

La plainte de l'entreprise canadienne 360 Vox Corporation indique également qu'en mars 201, elle a annoncé la signature de l'accord de licence pour l'utilisation future de la marque et que, trois jours après, un blog anti-cubain a signalé que la marque britannique était utilisée pour passer outre aux sanctions imposées à Cuba par le blocus économique, financier et commercial que les États-Unis font subir à notre pays depuis plus de 50 ans.

Un spécialiste latino-américain met en exergue l'apport de Cuba à l'anesthésiologie

La Havane, 18 septembre (RHC)- Le secrétaire administratif de la Confédération Latino-américaine des Sociétés d'Anesthésiologie, Carlos Guzmán, a fait l'éloge de la contribution de Cuba au développement de cette spécialité en Amérique Latine.

Au cours de l'inauguration à La Havane du 10e Congrès Cubain d'Anesthésiologie, de Réanimation et sur le traitement de la douleur, qui prendra fin vendredi, Carlos Guzmán a mis l'accent, en particulier, sur l'apport de Cuba à cette institution régionale.

La rencontre, qui rassemble plus de 300 délégués cubains et plus d'une dizaine de professeurs invités des Amériques et d'Europe, a pour objectif d'actualiser ces professionnels sur des thèmes d'intérêt dans le domaine de la pédiatrie, de l'obstétrique, et de la neuro-anesthésie ainsi que de la chirurgie cardio-toracique, de la chirurgie par accès minimal, de l'oncologie, de la gériatrie et du traitement des patients présentant des traumatismes.

Source

L'UNICEF met en exergue l'apport de l'Amérique Latine à l'élimination du travail des enfants

La Havane, 18 septembre (RHC)- La représentante à Cuba de l'UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance, Begoña Arellano, a signalé qu'en Amérique Latine il y a une tendance positive à l'éradication des pires formes de travail des enfants avant 2015.

Begoña Arellano a expliqué que dans la région, 9% des mineurs âgés de 14 ans, travaillent dont nombreux à temps complet et dans des conditions dangereuses.

Elle a ajouté que l'expérience accumulée par Cuba en la matière est très importante car il n'y a pas d'enfants qui travaillent dans notre pays où l'enseignement est obligatoire jusqu'au premier cycle du secondaire, soit jusqu'à 14 ans.

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Edité par T 34 - 21 Sep 2013 à 18:01
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SOUVENIRS INDELEBILES

 

 

Voilà trois jours, un important dirigeant du Parti communiste du Vietnam nous a rendu visite. Avant de partir, il m’a fait part de son désir que j’évoque mes souvenirs de la visite que j’avais faite au territoire libéré de son pays quand son peuple livrait une lutte héroïque contre les troupes yankees dans le Sud.

En fait, je n’ai guère de temps à ma disposition alors qu’une grande partie du monde s’attache à chercher une réponse à la guerre qui, si l’on en croit les dernières informations, est sur le point d’éclater, avec force armes meurtrières, à un point chaud de notre planète globalisée.

Néanmoins, rappeler les antécédents et les crimes monstrueux commis contre les pays à moindre développement économique et scientifique, aidera tous les peuples à lutter pour leur propre survie.

Le 12 septembre marquera le  quarantième anniversaire de la visite d’une délégation officielle de Cuba au Vietnam.

Dans des Réflexions écrites le 14 février 2008, j’avais parlé de John McCain, candidat républicain à la présidence des Etats-Unis largement battu par Barack Obama qui, lui, pouvait au moins parler dans des  termes proches de ceux de Martin Luther King, lâchement assassiné par des racistes blancs.

Bien qu’incapable de prononcer le discours de Gettysburg, Obama s’était même proposé d’imiter le voyage en train de l’austère Abraham Lincoln. Michael Moore lui avait décoché : « Félicitations, président Obama, pour le Prix Nobel de la paix. Maintenant, s’il vous plaît, gagnez-le ! »

McCain a raté la présidence des Etats-Unis, mais il s’est arrangé pour retourner au Sénat d’où il exerce de très fortes pressions sur l’administration.

Aujourd’hui, il est heureux et déplace ses pions pour qu’Obama largue le plus grand nombre possible de missiles capables de frapper avec précision les forces vives des troupes syriennes.

Neuf pays disposent d’ores et déjà d’armes nucléaires dont les radiations sont bien plus meurtrières que le gaz sarin. Selon des données de 2012, la Russie possède environ 16 000 ogives nucléaires actives et les Etats-Unis autour de 8 000.

Les faire exploser en quelques minutes au-dessus des objectifs de l’adversaire impose un certain nombre de manœuvres.

Une troisième puissance, la Chine, la plus solide économiquement parlant, possède désormais la capacité dite de Destruction mutuelle assurée avec les Etats-Unis.

Israël, pour sa part, dépasse la France et la Grande-Bretagne en technologie nucléaire, mais n’admet pas que l’on dise un traître mot des énormes financements qu’il reçoit des Etats-Unis et de la coopération que ceux-ci lui prêtent sur ce terrain. Il a lancé deux missiles voilà quelques jours en mer Méditerranée afin de tester la capacité de riposte des destroyers étasuniens qui visent la Syrie.

Quel est donc le pouvoir de ce groupe de pays aussi réduit qu’en pointe ?

Pour extraire l’énorme énergie enfermée dans un atome d’hydrogène, il faut chauffer un plasma de gaz à plus de deux cent millions de degrés centigrade, qui est la chaleur nécessaire pour forcer les atomes de deutérium et de tritium à fusionner et à libérer de l’énergie, selon ce qu’explique une dépêche de la BBC, qui est généralement bien informée à cet égard. Il s’agit là d’une découverte de la science, mais combien faudra-t-il investir pour atteindre cet objectif ?

Notre humanité souffrante attend. Nous ne sommes plus « quatre pelés et un tondu », nous sommes déjà sept milliards d’êtres humains, dont l’immense majorité sont des enfants, des adolescents et des jeunes.

J’en reviens aux souvenirs de ma visite au Vietnam, point de départ de ces quelques lignes. Je n’ai pas eu le privilège de faire la connaissance d’Ho Chi Minh, le créateur légendaire de la République socialiste du Vietnam, ce pays des Annamites dont José Martí, notre Héros national, fit l’éloge en 1889 dans sa revue infantile La Edad de Oro.

Je suis arrivé dans ce pays frère le 12 septembre 1973, après l’accord signé entre les Etats-Unis et le Vietnam. Pham Van Dong, le Premier ministre, me logea la première nuit dans l’ancienne résidence du gouverneur français en Indochine. Resté seul avec moi dans la vieille demeure construite par la métropole, ce rude combattant commença à pleurer. Excusez-moi, me dit-il, c’est que je pense aux millions de jeunes qui sont mort dans cette guerre. Je saisis aussitôt dans toute son ampleur combien elle avait été dure. Il se plaignit aussi de la fourberie des Etats-Unis à leur égard.

Je vais reprendre des extraits textuels de ces Réflexions du 14 février 2008 :

Tous les ponts sans exception, visibles d’avion entre Hanoi et le Sud, étaient effectivement détruits ; les hameaux, rasés ; tous les jours les grenades des bombes à fragmentation lancées dans ce but faisaient explosion dans les rizières où des enfants, des femmes, voire des personnes âgées, travaillaient pour produire des aliments.

On observait de nombreux cratères à l’entrée de chaque pont. Les bombes guidées par laser, bien plus précises, n’existaient pas encore. J’ai dû insister pour faire ce trajet. Les Vietnamiens craignaient que je ne sois victime d’une équipée des Yankees s’ils apprenaient ma présence dans cette zone. Pham Van Dong m’a accompagné tout le temps.

Nous avons survolé la province de Nghe-An, où est né Ho Chi Minh. Dans cette province, et dans celle d’Ha Tinh, deux millions de Vietnamiens moururent de faim en 1945, la dernière année de la Deuxième Guerre mondiale. Nous avons atterri à Dong Hoi. Un million de bombes avaient été larguées sur cette province où se trouve cette ville détruite. Nous avons traversé le Nhat Le en radeau. Nous avons visité un poste d’aide aux blessés de Quang Tri. Nous avons vu de nombreux chars M-48 capturés. Nous avons emprunté des chemins de bois sur ce qui fut un jour la route nationale détruite par les bombes. Nous avons rencontré de jeunes soldats vietnamiens qui se couvrirent de gloire à la bataille de Quang Tri. Sereins, résolus, tannés par le soleil et la guerre, un léger tic réflexe sur la paupière du capitaine du bataillon. Nul ne sait comment ils ont pu résister à tant de bombes. Ils étaient dignes d’admiration. Ce 15 septembre, dans l’après-midi, revenant par un itinéraire différent, nous avons recueilli trois enfants blessés, deux très grièvement : une fillette de quatorze ans était en état de choc, un éclat de métal dans le ventre. Les enfants travaillaient la terre quand une houe a heurté par hasard une grenade. Les médecins cubains qui accompagnaient notre délégation les ont directement soignés pendant des heures et leur ont sauvé la vie. J’ai été témoin, monsieur McCain, des exploits des bombardiers, dont vous êtes si fier, sur le Vietnam du Nord…

 En ces jours de septembre,  Allende avait été renversé ; le palais de la Monnaie avait été attaqué et de nombreux Chiliens avaient été torturés et assassinés. Le coup d’Etat fut stimulé et organisé depuis Washington.

Lino Luben Pérez, journaliste de l’Agence de presse nationale (AIN), a rappelé dans un article du 1er décembre 2010 une phrase que j’ai prononcée le 2 janvier 1966 lors du meeting pour le septième anniversaire de la Révolution : « Pour le peuple vietnamien, nous sommes prêts à donner,  non plus seulement notre sucre, mais jusqu’à notre sang, qui vaut bien plus que le sucre ! »

Le journaliste de l’AIN écrit ailleurs dans cet article :

 Pendant des années, des milliers de jeunes Vietnamiens ont fait des études à Cuba dans différentes spécialités, dont l’espagnol et l’anglais, tandis qu’une quantité considérable de Cubains a appris là-bas la langue de ce pays.

Des cargos cubains chargés de sucre ont mouillé dans le port d’Haïphong, dans le Nord bombardé par les Yankees, et des centaines de techniciens cubains ont travaillé comme bâtisseurs dans ce pays durant la guerre.

D’autres compatriotes ont créé des fermes avicoles pour obtenir de la viande et des œufs.

L’arrivée dans un port cubain du premier cargo de cette nation a constitué un fait saillant. De nos jours, la coopération économique entre les gouvernements et les entreprises et l’entente politique entre les deux partis et les relations d’amitié se maintiennent et se multiplient.

 Qu’on me pardonne ce modeste effort pour écrire ces quelques paragraphes au nom de notre amitié traditionnelle avec le Vietnam.

Ce matin, le risque d’éclatement d’un conflit aux conséquences funestes semble se dissiper grâce à l’initiative intelligence de la Russie qui n’a pas bronché devant la menace insolite de l’administration étasunienne de réaliser des frappes dévastatrices contre les défenses syriennes, ce qui pouvait coûter des milliers de vies à ce peuple et déclencher un conflit aux retombées imprévisibles.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, parlant au nom du gouvernement de ce pays courageux, a peut-être contribué à éviter dans l’immédiat une catastrophe mondiale.

De son côté, le peuple étasunien s’oppose fortement à une aventure politique qui toucherait non seulement son pays, mais toute l’humanité.

 

 

Fidel Castro Ruz

10 septembre 2013

15 h 20

 
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Le Département d'État des USA est sommé de présenter des documents concernant l'affaire des 5

LA COUR FEDERALE MET EN DEMEURE LE DEPARTEMENT D'ETAT DES Etats-Unis DE PRESENTER DES DOCUMENTS RELATIFS A DES PAIEMENTS SECRETS DU GOUVERNEMENT A DES JOURNALISTES DE Miami PENDANT LE PROCES DES 5

Par Annie Arroyo.

La Cour Fédérale a mis en demeure le Département d’Etat des Etats-Unis de présenter des documents relatifs à des paiements secrets effectués par le gouvernement étasunien à des journalistes de Miami pendant le procès contre les Cinq.


C’est le résultat d’une requête en justice présentée par le PCJF (Partnership for Civil Justice Fund), une association qui milite aux USA pour la justice civile.

Le 5 juin 2013, le PCJF a présenté devant la Cour Fédérale du District de Columbia (Washington) une requête en justice basée sur l’Acte « Liberté de l’Information », le FOIA (Freedom Of Information Act,) contre le Département d’Etat des Etats-Unis, mettant en cause le refus des autorités de fournir les documents en leur possession concernant les paiements secrets par le gouvernement de Washington de journalistes basés à Miami. Ces reporters ont couvert l’affaire des Cinq de 1998 à 2002, avant le procès, pendant le procès et même pendant la délibération du jury. Leurs reportages incendiaires parus dans la presse à cette époque ont nui aux Cinq de façon irrémédiable.

L’action en justice du PCJF de juin dernier faisait suite à une requête initiale déposée en octobre 2010 au nom de la liberté d’information par le quotidien étasunien « Liberación », concernant les financements occultes des journalistes mis en cause, requête qui s’était soldée par une fin de non recevoir de la part des services gouvernementaux concernés.

L’avocat Carl Messineo, directeur du PCJF, avait précisé l’objectif de la requête en justice lorsque celle-ci avait été présentée à la Cour en juin dernier: «Il est évident que le gouvernement a manipulé l’opinion publique à des fins politiques. Cette requête en justice porte sur les documents qui le prouvent. Ils n’ont pas le droit de cacher leur mauvaise conduite ».

« C’est un pas en avant important » a déclaré la directrice de l’exécutif du PCJF, l’avocate Mara Verheyden-Hilliard. « Les documents que le Département d’Etat refusait de produire couvrent une période cruciale pour les Cinq Cubains. Ces documents que nous demandons révéleront les sommes versées par le gouvernement aux journalistes de Miami au moment précis où le gouvernement jugeait les Cinq », a-t-elle ajouté.

A ce jour, en réponse à la requête du PCJF, le Département d’Etat a reçu l’ordre de produire au plus tôt les documents en sa possession. La première session pour examiner ces documents commencera en octobre prochain.

Annie Arroyo

Sources Free the five – Comité International US pour la Libération des 5


Une station de radio de Miami considère comme incendiaire un livre sur les 5

Washington, 17 septembre (RHC/PL)- Une station de radio de Miami, aux États-Unis, a annulé une interview de l'auteur du livre « Lo que hay del otro lado del mar. La Verdadera Historia de los 5 Cubanos » (Ce qu'il y a de l'autre côté de la Mer. La Véritable Histoire des 5 Cubains) car elle considère que ce texte est trop incendiaire.

La WLRN, affiliée à la chaîne «  National Public Radio (NPR), a envoyé un courriel à l'auteur du livre, l'écrivain canadien Stephen Kimber, lui faisant part de l'annulation de l'interview prévue en direct.

Stephen Kimber a indiqué, sur sa page web, que le courriel déplorait lui faire savoir que le producteur exécutif du programme « Topical Current », Joseph Cooper, avait demandé de ne pas lui faire l'interview.

« Cela est arrivé après la lecture d'une partie du livre et du matériel qui l'accompagnait et Joseph Cooper a trouvé que le thème est trop incendiaire et il craint une réaction négative au sein de certains secteurs de la communauté de Miami » ajoutait le courriel envoyé à l'auteur.

Stephen Kimber qui est également professeur de journalisme à l'Université King College d'Halifax a relevé que ce message explique, en soit, tout ce qu'on a besoin de savoir, et même plus, sur les raisons pour lesquelles il était impossible de trouver un jury impartial à Miami pour l'affaire des 5 antiterroristes cubains.

Il a souligné pourquoi il est important pour les Étasuniens de connaître les détails de cette affaire, car encore de nos jours, 15 ans après l'arrestation des 5, 4 d'entre eux sont toujours en prison.

René González, un des 5, a déjà purgé sa peine et se trouve à Cuba. Il était soumis à un régime draconien de liberté surveillée. La juge Joan Leonard, l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

Stephen Kimber effectue, depuis le 11 septembre, un périple dans des villes de la côte Est des États-Unis. Il est organisé par le Comité International pour la Libération des 5 pour présenter le livre, considéré comme l'œuvre la plus complète en anglais concernant l'affaire.

Le périple fait partie des actions de la campagne internationale qui a lieu du 5 septembre au 6 octobre en faveur de la libération de nos compatriotes à l'occasion du 15e anniversaire de leur emprisonnement.

Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, Fernando González et René González, ont été arrêtés le 12 septembre 1998. Ils surveillaient à Miami les organisations terroristes pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

«Depuis lors, la couverture médiatique de l'affaire a été très insuffisante bien qu'elle se trouve au centre des relations actuelles entre Cuba et les États-Unis » a souligné le professeur Kimber.

Le livre « Ce qu'il y a de l'autre côté de la mer. La Véritable Histoire des Cinq Cubains » est le résultat d'un vaste travail de recherche qui inclut la révision, par l'auteur, de plus de 20 000 pages de registres judiciaires de l'affaire la plus longue de l'histoire des États-Unis.

L'on attend la réponse de la juge Joan Lenard à une demande faite en faveur des 5 par chacun d'entre eux, ayant pour but d'obtenir l'analyse des violations de la constitution commises au cours du procès.

Dans le recours en Habeas Corpus ou procédé extraordinaire, la défense souligne comment le versement de sommes à des journalistes de Miami par le gouvernement étasunien a empoisonné l'atmosphère avant et pendant le procès pour les condamner.

Mirta Rodríguez signale que les 5 sont unis à la lutte pour l'indépendance de Porto Rico

La Havane, 17 septembre (RHC)- Mirta Rodríguez, la mère d'Antonio Guerrero, un des antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis a signalé que ces combattants et l'indépendance de Porto Rico ont un ennemi commun : le gouvernement des États-Unis.

Au cours d'une rencontre au siège de la Mission de Porto Rico à La Havane, Mirta Rodríguez et Yadira Pérez, nièce de Gerardo Hernández ont échangé des vues avec des proches d'Oscar López et de Norberto González, des Portoricains prisonniers aux États-Unis.

Mirta Rodríguez a relevé :

«Des causes justes nous unissent. Nous sommes aujourd'hui ici pour démontrer notre amour envers nos héros. Les leurs sont aussi des héros car ils ont défendu leur patrie. Je crois que les peuples s'unissent grâce à cet amour envers la patrie et grâce à l'amour de ces hommes qui ont donné le meilleur d'eux ».

Pour sa part, Elda Santiago, l'épouse du prisonnier portoricain Norberto Gonzalez a signalé:

« Depuis des années les États-Unis maintiennent des Portoricains en prison et le peuple cubain nous a toujours appuyés. Cependant nos liens ne se bornent pas à cette solidarité qu'éveille l'emprisonnement de compatriotes. Ils datent du début de nos guerres d'indépendance au cours desquelles il y a eu une fraternité et une solidarité entre les pays des Caraïbes dans lesquels nous nous tendons les mains ».

De son côté, Clarisa López, fille d'Oscar López, considéré comme le prisonnier politique le plus ancien de l'Amérique Latine, qui se trouve dans le même pénitencier que l'antiterroriste Fernando González a indiqué :

«L'histoire nous réunit aujourd'hui. L'histoire est présent et futur. C'est une histoire que nous continuerons à écrire, l'histoire que Fernando González et mon père sont en train d'écrire. Nous partageons le même respect et la même admiration pour Fernando González que nous, Portoricains, nous considérons comme nôtre ».

Les participants ont mis en exergue la fermeté de ces hommes qui, dans les conditions difficiles de la prison, restent attachés à leurs principes et à la fidélité à leurs peuples, face à un adversaire puissant et impitoyable.

La rencontre a eu lieu dans le contexte de la campagne de solidarité avec Porto Rico qui prendra fin le 23 septembre, date à laquelle l'on commémore le 145e anniversaire de l'épopée indépendantiste «Grito de Lares ».


Rafael Correa souligne que le blocus de Cuba est la plus grave atteinte aux droits de l'Homme

La Havane, 17 septembre (RHC)- Le président de l'Équateur, Rafael Correa, a relevé à Quito que le blocus que les États-Unis font subir à Cuba depuis plus de 50 ans déjà est la plus grave atteinte aux droits humains dans le monde.

Au cours d'un programme diffusé par la télévision et par la radio, Rafael Correa a relevé que le siège de La Havane par Washington viole le droit international, notamment le droit interaméricain.

Il a fait allusion au silence de la Cour Inter-américaine des Droits de l'Homme à ce propos. Il a mis en exergue, cependant, l'exemple de dignité que représente Cuba, non seulement pour l'Amérique Latine, mais aussi pour le monde entier.

Le Président équatorien a lancé un appel à apprendre de l'expérience accumulée par notre pays en matière de santé.

Il a reconnu que bien que l'Équateur ait avancé dans ce domaine il lui manque encore la politique intégrale qu'applique Cuba.



Edité par T 34 - 17 Sep 2013 à 21:55
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Le président étasunien proroge d'un an encore le blocus de Cuba

La Havane, 14 septembre (RHC)- Le président étasunien, Barack Obama a prorogé d'un an encore le blocus génocidaire économique, financier et commercial que les États-Unis font subir à notre pays depuis plus de 50 ans.

Le mémorandum adressé à ce sujet au Secrétaire d'État et au Secrétaire au Trésor a été diffusé par la Maison Blanche. Il ordonne le maintien du blocus contre Cuba.

Conformément à la législation étasunienne en vigueur, le président étasunien a décidé de proroger les sanctions contre Cuba invoquant la Loi de Commerce avec l'Ennemi et arguant du fait qu'une telle décision répond aux intérêts nationaux de Washington.

Les États-Unis maintiennent le blocus génocidaire et unilatéral contre Cuba depuis 1961, renforcé ultérieurement en 1992 par la Loi Torricelli et en 1996 par la Loi Helms-Burton.

 

Les témoignages de solidarité avec les 5 se poursuivent dans le monde

La Havane, 14 septembre (RHC)- Des représentants de mouvements sociaux, de syndicats et de partis politiques brésiliens ont demandé la libération des 4 antiterroristes cubains qui sont toujours en prison aux États-Unis-Unis.

René González, un des 5, a purgé sa peine et se trouve déjà à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un régime draconien de liberté surveillé. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement dans notre pays où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

Helio Doyle, coordonnateur du Comité Brasilia pour la Libération des 5 a fait un résumé des violations commises contre ces combattants, depuis leur arrestation en 1998 à Miami où ils surveillaient les organisation terroristes qui prenaient Cuba pour cible de leurs attentats.

Helio Doyle a relevé que Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Ramón Labañino, Fernando González et René González sont des exemples de courage et de lutte pour l'Amérique Latine.

Une place dédiée aux 5 antiterroristes cubains est inaugurée à Paris

Paris, 14 septembre (RHC)- Une place de solidarité avec les antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis a été inaugurée à Paris au cours de la traditionnelle Fête de l'Humanité, où des milliers de personnes portaient des rubans jaunes.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste Français, a signalé que cette place à une grande signification car ces combattants sont un symbole de la résistance du peuple cubain.

Il a ajouté que cette place, située dans le parc Georges Valbon sera un endroit propice pour faire connaître l'affaire au moment ou quatre d'entre eux sont toujours en prison aux États-Unis.

D'autre part, Guenady Ladisev, président du Comité de Belarus pour la Libération des Antiterroristes Cubains, a relevé que la campagne pour leur libération s'est renforcée dans ce pays, 15 ans après l'arrestation de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, de Fernando González, d'Antonio Guerrero et de René González.

Source

Fidel Castro qualifie d'intelligente l'initiative russe en faveur du règlement du conflit syrien

La Havane, 14 septembre (RHC)- Le leader historique de la Révolution Cubaine, Fidel Castro a qualifié d'intelligente l'initiative de la Russie face aux prétentions des États-Unis d'attaquer la Syrie. Il a signalé que grâce à la fermeté de Moscou, le danger d'éclatement du conflit semble avoir diminué.

Dans un article que publie aujourd'hui le quotidien Granma sous le titre «Recuerdos Inborrables » (Des souvenirs inoubliables), le guide révolutionnaire lance une mise en garde sur le fait qu'une éventuelle attaque étasunienne contre la Syrie pourrait coûter des milliers de vies au peuple de ce pays et déclencher un conflit aux conséquences imprévisibles.

Dans l'article, accompagné de plusieurs photos de la visite qu'il a effectuée cela fait 40 ans, dans les zones libérées du Vietnam, Fidel Castro se réfère à la demande que lui a faite alors un haut dirigeant du Parti Communiste du Vietnam qui lui a transmis le désir qu'il écrive sur quelques souvenirs de sa visite dans ce pays asiatique.

Fidel Castro met l'accent sur le fait que bien qu'en réalité, il ne dispose pas de beaucoup de temps, au moment une grande partie du monde tente de trouver une réponse aux nouvelles sur une guerre, rappeler cependant, les antécédents et les crimes monstrueux commis contre les pays avec moins de développement économique et scientifique, aidera tous les peuples du monde à lutter pour leur propre survie.

Le leader historique de la Révolution Cubaine a cité à ce propos, les réflexions qu'il a écrites le 14 février 2008 sur sa visite au Vietnam d'il y a 4 décennies, lorsqu'il a pu constater les grands dégâts provoqués par la guerre et la résistance du peuple vietnamien au moment où l'on combattait contre les mercenaires et contre les agresseurs étasuniens dans d'autres régions de ce ce pays dévasté par la guerre.

Faisant allusion au danger d'une agression contre la Syrie, Fidel Castro a terminé son article en signalant que le peuple étasunien s'oppose fermement 'a une aventure politique qui affecterait non seulement les États-Unis mais aussi l'humanité tout entière.

Source
 


Edité par T 34 - 15 Sep 2013 à 20:47
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Message des Cinq Héros cubains
 

À la conscience du monde et au peuple étasunien

 
 
Logo : capture prise sur le site jocetpatcuba2013.uniterre.com

Voilà aujourd’hui quinze ans, le 12 septembre 1998, que cinq arrestations brutales opérées simultanément, ont brisé nos foyers et ouvert l’un des chapitres les plus honteux de l’histoire juridique des États-Unis : le procès engagé contre nous, qui sommes connus maintenant comme les Cinq.

L’arrestation et le procès des Cinq resteront gravés dans l’histoire comme l’un des épisodes les plus ignominieux et les plus sordides des relations entre les États-Unis et Cuba. Quelques mois plus tôt, les bons offices du prix Nobel de littérature, dont Gabriel García Márquez, avaient permis d’ouvrir les portes à une coopération marquante entre les deux pays dans la lutte contre le terrorisme. En juin de cette année-là, une délégation du FBI s’était rendue en visite à Cuba et, après avoir reçu une copieuse information sur les activités terroristes organisées impunément contre l’île depuis Miami, avait promis à sa contrepartie cubaine d’entreprendre des actions à ce sujet.

Portant un coup bas à l’administration William Clinton, le FBI, au lieu d’appréhender les terroristes, arrêta et conduisit devant les tribunaux ceux – nous – qui collectaient des informations pour éviter les dommages qu’ils causaient à la population cubaine. Le système judiciaire étasunien fut utilisé ouvertement comme un moyen pour protéger les terroristes, au point que nous comparûmes devant un jury apeuré, dans un climat de lynchage. On recourut à de cruelles conditions de mise au secret pour nous briser et pour nous empêcher de préparer dûment notre défense. Le mensonge s’empara de la salle d’audience.

On falsifia, on endommagea ou on supprima des preuves. On se moqua ouvertement des instructions de la juge. On menaça publiquement de prison les terroristes cités comme témoins par la défense s’ils ne recouraient pas aux bénéfices du Cinquième Amendement contre l’auto-incrimination. Tout ceci face à une presse qui avait choisi de maintenir le peuple étasunien dans l’ignorance la plus absolue, tandis que le siège du procès était impitoyablement soumis à un barrage de propagande contre les accusés.

Le 8 juin 2001, un jury qui en était arrivé à exprimer sa peur devant le harcèlement de la presse locale, - laquelle, on le sut plus tard, avait été grassement payée par l’administration étasunienne – nous déclara coupable de tous les chefs d’accusation, et même d’un au sujet duquel le parquet avait reconnu auparavant, dans une motion d’urgence adressée à la cour d’appel d’Atlanta, qu’il ne disposait pas d’assez de preuves pour emporter un verdict de culpabilité.

La conduite déplorable des procureurs, des juges et de l’administration étasunienne à ce procès ne sont pas un hasard. Il est impossible de se comporter d’une manière éthique quand, pour atteindre un but auquel la haine politique se mêle à l’arrogance personnelle et à la vengeance, on instruit des chefs d’accusation qu’on ne peut ensuite défendre qu’en se moquant des lois et en recourant à la prévarication et à l’abus de pouvoir. Le cercle vicieux ouvert par la décision politique de nous écraser sous plusieurs chefs d’accusation, dont les plus graves étaient fabriqués de toutes pièces pour nous contraindre à transiger, ne pouvait que se refermer sur la conduite toujours plus méprisable des procureurs.

Mais nous n’avons pas transigé, parce qu’un déploiement de force brutale ne signifie pas que celui qui l’exerce possède la morale requise. Nous n’avons pas transigé parce que le prix du mensonge pour combler les attentes des procureurs nous semblait trop dégradant. Nous n’avons pas transigé parce qu’impliquer Cuba – la nation que nous protégions – dans des accusations fallacieuses pour grossir le dossier de l’administration étasunienne contre l’île aurait été une trahison impardonnable contre le peuple que nous aimons. Nous n’avons pas transigé parce que les valeurs humaines restent encore pour nous un bien précieux sur lequel repose la transformation de l’homme en un être meilleur. Nous n’avons pas transigé parce que cela voulait dire renoncer à notre dignité, source d’estime de soi et d’amour propre pour n’importe quel humain.

Au lieu de transiger, nous avons accepté le procès. Un procès qui, si on en avait parlé, aurait mis en doute non seulement notre cas particulier, mais l’ensemble du système de justice des États-Unis. Si ce qui se passait dans cette salle d’audience n’avait pas été escamoté au peuple étasunien, auquel nous n’avons jamais fait ni tenté de faire le moindre tort, il aurait été impossible de monter cette parodie de justice transformée en cirque romain.

Quinze années se sont écoulées durant lesquelles l’administration étasunienne et le système de justice de ce pays ont fait la sourde oreille aux réclamations d’organismes des Nations Unies, d’Amnesty International, de plusieurs Prix Nobel, de parlementaires ou de parlements au complet, de personnalités et d’institutions juridiques et religieuses. Seule la levée de cet autre blocus, celui qu’on a imposé au peuple étasunien pour qu’il ignore tout, permettrait de voir naître l’espoir que cesse cette injustice.

Aujourd’hui, l’île de Cuba apparaîtra couverte de rubans jaunes. Le peuple cubain sera le protagoniste de ce message qui recourt à un symbole devenu traditionnel pour le peuple étasunien. Pour ceux qui se sont acharnés avec tant de succès à dresser un mur de silence autour de ce cas, ce sera un énorme défi que d’empêcher le monde d’être informé de ce fait probablement inédit : un peuple tout entier décorant son pays pour demander à un autre d’exiger que son gouvernement libère ses enfants injustement incarcérés.

Entre temps, nous les Cinq, nous continuerons de mériter ce déploiement massif d’affection ; nous continuerons d’être de dignes fils du peuple solidaire et généreux qui en est le protagoniste, et d’être dignes de l’appui de ceux qui, tout autour du monde, se sont joints à notre cause ; nous continuerons de dénoncer cette injustice qui remonte déjà à quinze ans, et nous ne céderons jamais d’un iota l’avantage moral qui nous a permis de résister et de même de grandir, tout en supportant le poids de la haine vindicative de la part du gouvernement le plus puissant de la planète.

Gerardo, Ramón, Antonio, Fernando et René

En complément

De Laura Labañino à Ramón Labañino… de Ramón à Laura…

Il est relativement facile de dire « quinze ans », de dire le mot « loin » ; ce qui n’est pas du tout facile, c’est de dire dans une même phrase : quinze ans, loin et papa.

La difficulté se présente quand vous recevez une lettre pleine d’amour, de tendresse et de « je t’aime », pleine de phrases que vous prononceriez normalement, mais que vous n’écririez pas par la poste, ou qui seraient accompagnées à l’occasion d’une forte étreinte et d’un baiser sur la joue, mais pas d’un bruit de grilles se refermant sur une voix qui vous arrive à travers le téléphone.

Le mot « difficile » ne sera jamais assez complet pour décrire ces quinze ans, mais c’est celui que j’utilise habituellement pour expliquer combien ces temps sont durs sans mon père. Les situations que nous avons vécues, ma maman, ma sœur et moi, ne sont pas suivies d’adjectifs capables de décrire les frustrations, les peurs et les difficultés que nous avons affrontées. Depuis cette image d’une fillette de six ans réprimandée par un gardien d’une prison de haute sécurité, avec des tas de chaînes et des clefs accrochées à son ceinturon, jusqu’au moment le plus allègre, celui d’une fête d’anniversaire en prison, voilà quels sont les souvenirs qui attristent ou réjouissent ma vie quand je les regarde en rétrospective.

Ces quinze dernières années ont été sans doute les plus dures, les plus tristes, celles de plus grande lutte, mais ce sont aussi pourtant ces quinze dernières années qui m’ont donné la confiance et l’espoir pour continuer de me battre pour son retour, de lutter pour ce baiser sur la joue et cette forte étreinte, loin des regards des gardiens et des objectifs de milliers de caméras de télésurveillance dans une prison.

Tous ceux qui connaissent mon papa disent que je lui ressemble beaucoup physiquement, dans les gestes, dans les goûts (surtout le chocolat et la viande de porc). En fait, il m’est difficile de croire que quelqu’un ressemble à mon papa, un homme grand, fort et imposant, mais plus doux qu’une mangue ; un père sévère, à cheval sur les principes et autoritaire, mais aussi tendre, familier et toujours prêt à écouter.

En tout cas, nous partageons de nombreux points de vue, mais pas en goûts musicaux, la même couleur de cheveux, une écriture assez difficile à déchiffrer et un besoin immense de transmettre tout notre amour à ceux qui nous entourent.

L’instant du retour a toujours provoqué des rêves durant tout ce temps. Quand j’étais petite, je l’imaginais en train d’atterrir à bord d’un petit avion minuscule dans la cuisine de la maison ; aujourd’hui, je préfère l’imaginer tout parfait, qu’il soit le même homme que j’ai vu quand j’avais neuf ans, à Beaumont (Texas), quand il m’était déjà devenu difficile de me souvenir d’un moment avec lui avant ces retrouvailles. Mais arrivent ici d’autres moments difficiles qui, durant ces quinze dernières années, ont apporté des éléments pour définir ce temps comme « douloureux ».

Maintenant que j’ai vingt et un ans, j’ai du mal à m’imaginer mon papa rentrant à Cuba sans une chaise roulante. Comme le dit ma maman, « les années sont implacables, elles laissent toujours des traces », et ça n’a pas été différent pour ma famille, pour mon papa. A chaque visite, il est plus difficile de lever le regard et de le regarder marcher, ou du moins de le regarder quand il fait semblant d’être en bonne santé, alors qu’il est tout à fait visible qu’il a perdu des centimètres à cause de la déformation de ses genoux. Les causes ? Quinze ans de prison. Les mesures pour arranger le problème de ses jambes ? Eh bien, pour le moment, aucune, nous attendons.

Ce moment-là, le moment du retour, sera le plus heureux de ma vie. Je sais que je ne me sentirai jamais mieux que ce jour-là, mais je ne supporterai pas, après tant de temps, de constater que le problème des jambes de mon papa est irréversible. C’est là le cauchemar qui gâche mon sommeil chaque fois que je pense au retour de mon père.

Un avion et une chaise roulante ne peuvent être la fin de cette bataille qui, durant quinze ans, a déchiré mon père, ses quatre frères, leurs familles, le peuple cubain. Ce peuple qui, quinze ans après, les attend avec des rubans jaunes.

Réponse de Ramon Labañino à sa fille Laura

Mon enfant bien-aimé,

C’est beau, très beau, mais que ça fait mal… ! Tes mots fins et sincères m’impressionnent. C’est bien toi, avec ta délicatesse et tes rêves, mais aussi avec tes soubresauts et tes cauchemars… Je regrette beaucoup ces derniers. Je ferai même l’impossible pour effacer tes souvenirs laids et tes tristes rêves futurs. Je ne savais pas à quel point cette histoire des genoux vous tourmentait, toi, et les autres. J’en ai mal que ça vous fasse mal…

Je resterai toujours cet homme dont tu rêves, pas un autre. Je resterai toujours solide et debout. Je vais bien, ce n’est juste que quelques positions incomplètes, rien de plus. Mais ton papa sera toujours ici, fidèle et amoureux, ton ami, le même et le seul de toujours.

Je te félicite des phrases qui te sont sorties du cœur. Très belles, et encore plus sincères…

Je t’aime beaucoup et éternellement !

Ton papa

Ramón

Traductions J-F Bonaldi à la Havane


Cuba sí Provence condamne la prorogation du blocus de Cuba

Par Cuba sí France Provence

 La présidence Obama prolonge le blocus économique criminel imposé par les Etats-Unis à Cuba depuis 50 ans

Communiqué de presse de Cuba si Provence

Cuba Si France Provence, association de solidarité avec Cuba, condamne avec indignation la décision du gouvernement des Etats-Unis de prolonger d'un an encore le blocus criminel qu'il impose à Cuba depuis presque 50 ans pour l'unique raison que ce petit pays, malgré les pressions et les attaques de toutes sortes qu'il exerce sur lui, a décidé de défendre son indépendance, sa souveraineté et les choix de son peuple .

Malgré les déclarations fracassantes de sa campagne et du début de son mandat, Barack Obama continue la politique de ses prédécesseurs envers Cuba: blocus criminel contre le peuple cubain et privilèges assurés pour les émigrés illégaux qui, une fois aux USA, acceptent de calomnier leur propre pays .

Les raisons invoquées par la Maison Blanche pour continuer à perpétrer leur crime en toute bonne conscience sont que « la prorogation de l'embargo pour un délai d'un an correspond aux intérêts nationaux des Etats-Unis », a déclaré Barack Obama.

Cuba, donc, si l'on en croit le président étasunien, menacerait la sécurité de l'empire le plus puissant du monde. Il suffit de comparer l'étendue géographique des deux pays, le nombre de leurs habitants respectifs, leur puissance militaire, pour avoir une idée précise de ce que vaut cette affirmation... Nous pouvons encore ajouter à cela le fait que jamais Cuba n'a perpétré ou soutenu un quelconque attentat sur le sol des Etats-Unis alors que la plupart de ceux qui ont été mis en œuvre à Cuba ont été conçus et soutenus sur le sol des Etats-Unis par la mafia anti-cubaine de Miami dont on connaît les appuis en haut lieux...

Pour toutes ces raisons et bien d'autres, Cuba Si France Provence réaffirme sa condamnation d'une politique basée sur la mauvaise foi et indigne d'un pays démocratique, ainsi que son soutien ferme à la Révolution Cubaine, au gouvernement et au peuple cubains, dans leur lutte pour la survie de leur pays, son indépendance, son autodétermination, garantie en principe par la Charte des Nations Unies, pour la survie de l'espèce humaine , la dignité de l'homme et le partage des richesses matérielles et culturelles.


Pour Cuba Si France Provence,

la présidente,

Françoise Lopez

 

13 ans après la mémorable intervention de Fidel Castro au sommet du millénaire

Par María Josefina Arce.

Cela a fait 13 ans vendredi que le leader de la Révolution cubaine, Fidel Castro, demandait au Sommet du Millénaire, des changements radicaux dans la constitution du Conseil de Sécurité, organe au sein duquel les États-Unis se permettent de boycotter toute résolution de condamnation d'un pays allié, alors qu'ils promeuvent des sanctions contre ceux dont ils considèrent qu'ils affectent leurs intérêts.

Le discours mémorable prononcé par Fidel Castro en territoire étasunien, prend une signification spéciale en ce moment où le monde est aux abords d'une conflagration mondiale, suite aux menaces des États-Unis d'attaquer la Syrie après avoir accusé le gouvernement de Bashard Al Assad d'utiliser des armes chimiques contre la population, sans avoir présenté des preuves.

Le cas de la Syrie maintenant, comme d'autres situations préalables, démontrent l'importante et la justesse des propos du leader cubain.

La grande majorité de la communauté internationale s'oppose à l'usage arbitraire de la force. Cependant, le Conseil de Sécurité ne s'est pas prononcé à ce sujet.

Les États-Unis sont arrivés à détourner l'attention sur de prétendues attaques chimiques dans ce pays du Moyen Orient. L'argument, cependant a éveillé la suspicion de nombreuses personnes qui se souviennent parfaitement des manigances des États-Unis qui avaient faussé des rapports sur la soit-disant existence d'armes nucléaires en Irak pour tenter de justifier l'attaque d'abord, puis l'occupation de ce pays arabe.

La décision du recours à la force ne devrait pas être entre les mains d'une poignée de pays et moins encore dans celles des États-Unis qui, pour défendre leurs intérêts, envahissent des nations à leur gré y compris sans avoir l'appui de cet organe des Nations-Unies.

C'est pour cette raison que Fidel Castro avait demandé à New York, il y a 13 ans «un processus sain qui implique l'élargissement du nombre de membres et la subordination du Conseil de Sécurité, en tant qu'organe exécutif subordonné à l'Assemblée Générale. C'est celle-ci qui devrait prendre toute décision concernant des questions vitales comme les interventions et le recours à la force.”

Le Conseil est un organe censé être le responsable de veiller à la paix mondiale, au sein duquel il ne doit pas exister le secretisme et le manque de transparence, un organe où la majorité des états membres ne soient pas exclus des travaux et des décisions.

On ne devrait pas permettre non plus le maintient du privilège du veto, droit que les États-Unis utilisent à leur gré. Seule l'opposition constante de la Chine et de la Russie aux plans bellicistes des États-Unis, ont mis un peu de sagesse et de bon sens à cet organe.

La réalité est que Cuba, un pays épris de paix, qui porte la santé et les connaissances à divers pays du monde, s'est toujours prononcée en faveur d'un Conseil qui veille réellement pour la sécurité internationale, en conséquence en faveur d'un Conseil de Sécurité plus transparent, inclusif et accessible, qui prenne en compte les opinions des pays membres de l'ONU.



Edité par T 34 - 14 Sep 2013 à 20:45
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Un concert géant réunit des milliers de Havanais qui ont clamé justice en faveur des antiterroristes

La Havane, 13 septembre, (RHC).- Une trentaine d'artistes ont pris part à un concert à La Havane à l'occasion du 15è anniversaire de l'emprisonnement aux États-Unis des antiterroristes cubains qui avaient infiltré des groupes de l'extrême droite anti cubaine de Floride pour déjouer leurs plans terroristes contre notre pays.

La Tribune anti impérialiste, qui se dresse face au bureau des intérêts des États-Unis à La Havane, a été le siège de ce concert qui a réunit des milliers de Havanais.

René González, le seul des combattants cubains qui se trouve à Cuba après avoir purgé la totalité de sa peine de prison et d'avoir reçu l'autorisation de la juge Joan Lenard de rester à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne a appelé les personnes de bonne volonté dans le monde à appuyer la clameur en faveur du retour dans leur patrie de ses 4 camarades toujours en prison.

Durant le concert des messages envoyés par Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Ramón Labañino et Fernando González ont été lus. Ils remercient le peuple cubain et le monde de la solidarité avec leur cause.

Le premier vice président cubain, Miguel Díaz-Canel, des dirigeants du Parti et de l'UJC et des proches des 5 ont assisté à ce concert.

Toujours dans notre capitale une rencontre internationale de solidarité avec les 5 a siégé ce jeudi sous le mot d'ordre : 15 ans ça suffit ! Les participants ont décidé de diffuser de par le monde et tout particulièrement aux États-Unis, le recours en habeas corpus présenté par l'avocat Martin Garbus pour que le procès truqué intenté contre les 5 soit déclaré inconstitutionnel.

Des rubans jaunes sont placés devant la Maison Blanche pour exiger la libération des 5

Washington, 13 septembre, (RHC).- Des pancartes avec l'inscription 15 ans sont une honte et des centaines de rubans jaunes ont été placés devant la Maison Blanche au cours d'une veillée à l'occasion des 15 ans de l'emprisonnement injuste des anti terroristes cubains.

Un groupe de personnes se sont rassemblées devant la Maison Blanche pour demander au président Barack Obama, la libération de Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, Fernando González, qui sont toujours enfermés dans des prisons étasuniennes.

Les participants ont exigé au gouvernement de Washington de mettre en prison les véritables terroristes comme Luis Posada Carriles, auteur du sabotage contre un avion cubain de passagers qui a coûté la vie aux 73 personnes à bord.

L'ONU présente les conclusions sur l'application par Cuba de la Convention contre la corruption

La Havane, 13 septembre, (RHC).- Le représentant de la Division de Traités de l'Office des Nations Unies contre la Drogue et le crime, Dimitri Vlassis, a rendu public dans notre capitale, les conclusions de l'examen sur l'application dans notre pays des chapitres 3 et 4 de la Convention contre la corruption.

Il a signalé que le leadership de Cuba a été décisif pour le surgissement de ce mécanisme de révision, ce qui a été démontré une fois de plus avec sa participation à cette analyse.

Gladys Bejerano, la présidente de la Cour des Comptes de Cuba a mis l'accent sur l'importance de cet examen pour la lutte contre la corruption et contre toute manifestation d'illégalité au milieu du processus d'actualisation du modèle économique cubain.

Cuba a été l'objet d'une analyse au cours du premier cycle de cet examen. Des pays tels que l'Espagne, la Finlande, les États-Unis et la Lituanie, tous choisis au terme d'un tirage au sort, ont, eux aussi, été analysés.

Une télévision iranienne ouvrira une filiale en espagnol à La Havane

La Havane, 13 septembre, (RHC).- Le vice président de l'Institut Cubain de la Radio et de la Télévision, Omar Olazábal, a annoncé que la chaîne de télévision iranienne HISPANTV, la première chaîne d'information et des programmes variés en espagnol au Moyen Orient, ouvrira sous peu une filiale à La Havane.

Au cours de la signature d'un accord de coopération en matière de radio et de télévision entre nos deux pays, Omar Olazabal a fait savoir que la succursale de la chaîne iranienne va employer du personnel cubain.

Le dirigeant de l'ICRT a fait savoir qu'en vertu de l'accord Cuba donnera de l'assistance à l'Iran en matière de doublage et de technique.

L’injustice des Cinq de Miami

Voilà quinze ans que quatre Cubains sont emprisonnés aux États-Unis au terme d’un procès arbitraire. Les collectifs et associations de soutien appellent à de nouvelles mobilisations.

C’est un anniversaire que plus d’un Cubain rêverait de ne pas célébrer. Le 12 septembre 1988, Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Fernando Gonzalez, René Gonzalez et Antonio Guerrero sont arrêtés en Floride, aux États-Unis, puis injustement condamnés à des peines de prison allant de quinze ans à deux fois la perpétuité plus quinze ans. Autrement dit, il faudrait à certains mourir par deux fois qu’ils devraient encore purger leur sentence. Ces agents de l’État cubain ne sont pas des criminels. Ils avaient pour tâche d’infiltrer les groupes d’extrême droite paramilitaires anticastristes afin d’empêcher qu’ils ne commettent des actes terroristes contre Cuba alors que la Grande Île a été par le passé la cible d’attaques d’une telle nature. Les cinq hommes, que leurs collectifs de soutien nomment généralement les « Cinq de Miami », ont été accusés de « conspiration en vue d’espionnage », mais surtout de « conspiration en vue de commettre un assassinat » au terme d’un procès inique dans un tribunal de Miami où les organisations qu’ils surveillaient sont puissamment influentes. En 2005, d’ailleurs, le groupe de travail de la commission des droits de l’homme de l’ONU sur les détentions arbitraires a déclaré « arbitraire et illégale la détention des Cinq, car le procès n’a pas eu lieu dans le climat d’objectivité et d’impartialité requis par l’article 14 de la convention internationale des droits civiques et politiques ». Cette même année, une cour d’appel d’Atlanta avait elle aussi exigé l’annulation des peines et la tenue d’« un nouveau procès » dans une autre ville. Sans succès, en dépit des mobilisations et des soutiens de nombreuses personnalités dont dix prix Nobel. La Cour suprême a botté en touche, en rejetant la demande de réexamen de l’affaire au mépris des lois, concernant le changement de lieu du procès et l’égalité de traitement entre la défense et l’accusation.

un peuple qui attend quatre de ses frères

« Tous les ans sont organisées des journées (de solidarité), aussi bien sur le plan national qu’international, pour demander que justice nous soit rendue, mais nous voulons que les journées qui vont se réaliser cette année, entre le 5 septembre et le 16 octobre, soient des journées uniques, spéciales, dont vous serez les principaux protagonistes », demande René Gonzalez dans une adresse au peuple cubain. Il est le seul à avoir retrouvé la liberté non sans avoir entièrement purgé sa peine et renoncé à la nationalité américaine. « Je n’ai qu’une requête personnelle à faire au peuple qui s’appuie sur une histoire : je veux que ce 12 septembre (…) le pays se remplisse de rubans jaunes (…). Le ruban jaune est devenu un symbole pour le Nord-Américain qui attend quelqu’un en mission à l’étranger, un soldat ou un être aimé », rappelle l’ancien prisonnier qui a pu retrouver les siens à Cuba. « Que le peuple nord-américain sache que le peuple cubain attend quatre de ses fils, que ce n’est pas seulement leur famille, ce n’est pas seulement ceux qui les connaissent personnellement, mais qu’il y a un pays, il y a un peuple qui attend quatre de ses frères. Nous voulons que ce soit une journée différente ! Et que cela soit la dernière journée », plaide René Gonzalez. Il ne connaît que trop bien la souffrance de l’isolement et de visites autorisées au compte-gouttes : le quotidien depuis quinze ans de Gerardo, Ramon, Fernando et Antonio.

Les cinq Cubains à la Fête. Une place « Cinq de Miami » sera inaugurée, demain
à 15 h 30, à la Fête de l’Humanité, en hommage aux cinq Cubains arbitrairement condamnés aux États-Unis. Cette inauguration aura lieu en présence de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, André Chassaigne, député et président du groupe d’amitité France-Cuba de l’Assemblée nationale, et de Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l’Humanité, ainsi que 
des représentants des associations de solidarité avec Cuba. 
(Lieu : angle des avenues Rosa-Parks et Frida-Kahlo).

Cathy Ceïbe



Edité par T 34 - 14 Sep 2013 à 00:13
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Cinq héros qui sont un symbole de dignité et de résistance

Par María Josefina Arce

Le 12 septembre est devenu un symbole de lutte, de dignité et de résistance du peuple face aux agressions constantes des États-Unis et un encouragement pour continuer à avancer sur le chemin de la construction d'un socialisme prospère et soutenable.

Un 12 septembre, cela fait 15 ans, 5 Cubains ont été arrêtés en territoire étasunien. Sans se soucier du danger qu'ils couraient, ces hommes tentaient de préserver la sécurité de leur peuple et de celui des États-Unis aussi, face aux actions criminelles des groupes de l'extrême droite basés à Miami.

René González, Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero et Fernando González ont été victimes de la haine maladive de la maffia anti cubaine contre la Révolution, qui conduite par Fidel Castro a résisté à tout type d'obstacle à quelques kilomètres de l'Impérialisme.

Bien que même des fonctionnaires étasuniens aient reconnu qu'ils n'ont jamais mis en danger la sécurité des États-Unis, nos compatriotes ont été l'objet d'un procès politisé et truqué au terme duquel ils ont été condamnés à des peines démesurées.

René González est sorti de prison après avoir purgé la totalité de sa peine, mais il a été obligé à rester dans ce pays sous un régime de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. Se trouvant à Cuba où il était venu aux obsèques de son père, il a reçu l'autorisation de la juge de rester dans notre pays, mais à condition qu'il renonce à sa nationalité étasunienne.

Aujourd'hui Cuba s'est réveillée en jaune, répondant ainsi à l'appel personnel et émouvant de René pour se servir de ce symbole étasunien pour sensibiliser le peuple de ce pays voisin avec la situation de 4 antiterroristes qui sont toujours en prison.

Comme il l'a dit, René ne se sentira pas libre tant que ses 4 frères, Antonio, Fernando, Ramón et Gerardo, ne seront pas de retour dans leur pays.

“Je vais lutter pour notre cause depuis n'importe quelle tranchée, il faut continuer à divulguer cette injustice et surtout, obtenir qu'elle soit connue de l'opinion étasunienne »- a précisé René qui est accompagné dans cette lutte par tout le peuple cubain et par de nombreuses personnes dans le monde.

La cause des 5 a été embrassée par de nombreuses personnes dans toute la planète y compris en territoire étasunien où malgré le mur de silence dressé par le gouvernement et les médias, la vérité commence à se frayer un chemin. Davantage d'Étasuniens connaissent l'injustice et les violations commises par l'administration étasunienne contre nos compatriotes.

Des hommes d'état, des Prix Nobel, des artistes et intellectuels, des leaders religieux et parlementaires se sont joints à la clameur en faveur de la libération des 5 et de leur retour à leur patrie.

Aujourd'hui Cuba est une mer de rubans jaunes, de vêtements jaunes pour faire savoir au monde que nous attendons nos enfants emprisonnés injustement. La solidarité internationale grandit en faveur de ces hommes qui sont un exemple de dignité et de résistance et des représentants des valeurs les plus authentiques et révolutionnaires de tout un peuple.

Le président cubain Raúl Castro assiste au gala dédié aux 5

La Havane, 12 septembre (RHC)- Le président cubain Raúl Castro a assisté au gala qui a eu lieu ici, à La Havane, dédié aux 5 Cubains qui, le 12 septembre 1998 ont été arrêtés aux États-Unis pour avoir défendu leur patrie contre le terrorisme.

Le gala, intitulé « Te doy una canción » (Je te donne une chanson) a été une des nombreuses activités organisées à Cuba dans le cadre de la campagne en faveur de la libération des 4 antiterroristes cubains qui sont toujours en prison aux États-Unis.

René González, un des 5, se trouvait parmi les personnes qui ont assisté au gala. Il a déjà purgé sa peine et se trouve à Cuba. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement dans notre pays où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

Des proches de ses 4 camarades Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero et Fernando Gonzalez y ont également assisté.

Au nom des proches des 5 Laura Labañino, fille de Ramón, a fait une allocution dans laquelle elle a raconté combien il lui a été difficile de vivre sans son père. Elle a mis l'accent sur les rêves dont elle a été privée durant ces 15 longues années. Elle a ajouté :

«Le mot difficile ne sera jamais assez fort pour décrire ces 15 ans mais c'est celui que j'utilise toujours pour dire combien ces années ont été dures sans mon père, pour qualifier les situations que ma sœur, ma mère et moi avons vécu. Nous ne trouvons plus des adjectifs pour qualifier les frustrations, les craintes et les difficultés auxquelles nous avons dû faire face.

Le moment du retour a toujours été présent dans mes rêves pendant tout ce temps. Quand j'étais petite, j'imaginais mon père descendant d'un avion minuscule dans la cuisine de chez moi.

Maintenant même je préfère l'imaginer parfait : que ce soit le même homme que j'ai vu quand j'avais 9 ans à Beau-mont, au Texas. Il était déjà assez difficile pour moi de me souvenir d'un quelconque moment que j'avais passé avec lui avant cette rencontre-là.

Elle a également exprimé sa préoccupation pour les troubles de santé qui affectent Ramón Labañino qui, en plus, ne reçoit pas le traitement médical adéquat. Elle a ajouté :

«Le moment du retour sera le plus heureux de ma vie. Je sais que je ne me sentirai jamais mieux que ce jour-là. Mais je ne pourrais pas supporter, après si longtemps, le caractère irréversible de l'affection qui touche les jambes de mon père. C'est le cauchemar qui arrive à détruire mes rêves chaque fois que j'imagine le retour de mon père. Un avion et un fauteuil roulant ne peuvent pas être la fin de cette bataille que livrent mon père et ses frères et tout ce peuple qui l'attend avec des rubans jaunes ».

Parmi les artistes qui se sont présentés au gala se trouvaient le chanteur et compositeur cubain Silvio Rodríguez, l'Argentin Víctor Heredia et le Portoricain Danny Rivera.

La Tribune Anti-impérialiste José Martí accueille aujourd'hui un concert d'importants orchestres et interprètes cubains, pour exiger la libération immédiate des 5.


Les 5 envoient un message au monde

La Havane, 12 septembre (RHC)- Les 5 antiterroristes cubains condamnés injustement aux États-Unis ont envoyé un message au monde et au peuple étasunien dans lequel ils s'engagent à continuer à dénoncer une telle injustice et à devenir plus forts encore pendant qu'ils supportent le poids de la haine vengeresse du gouvernement le plus puissant du monde.

Dans le message, que diffusent aujourd'hui les médias à La Havane, Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, Fernando González et René González indiquent qu'ils continueront à mériter le déploiement massif d'affection de la part du peuple cubain généreux et de tous ceux qui, dans le monde, se sont joints à leur cause.

L'AIEA salue la coopération permanente de Cuba

Vienne, 12 septembre (RHC)- Le directeur général de l'AIEA, l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique, Yukiya Amano, a fait l'éloge de la participation active et permanente de Cuba à des programmes pour l'application de l'énergie nucléaire dans les domaines de la santé, de l'agriculture, de l'industrie et de l'environnement.

Au cours d'une réunion à Vienne, la capitale de l'Autriche, Yukiya Amano a conversé avec l'ambassadeur de Cuba auprès de l'AIEA, Rodolfo Reyes sur des thèmes d'intérêt commun en matière de collaboration technique.

Le directeur de l'AIEA a réaffirmé sa disposition de s'occuper des difficultés auxquelles fait face Cuba à cause du blocus étasunien en ce qui concerne l'achat d'équipements pour les programmes que mène à bien notre pays en matière d'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire.

 


Edité par T 34 - 13 Sep 2013 à 01:48
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Granma publie le plaidoyer d'un des 5 au procès de 2001

La Havane, 9 septembre (RHC)- Le quotidien Granma publie dans son édition d'aujourd'hui le plaidoyer présenté au cours de l'audience de sa sentence, le 12 décembre 2001,par Gerardo Hernández,  un des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis pour avoir lutté contre le terrorisme.

Alors qu'il manque quelque jours pour le 12 septembre, date de l'arrestation des 5, Granma continuera a publier les plaidoyers des 4 autres combattants cubains dans l'ordre qu'ils l'ont fait cela fait 12 ans.

Notre principal quotidien relève également qu'aussi bien Ramón Labañino, René González, Antonio Guerrero que Fernando González ont reflété dans leurs plaidoyers les qualités les plus importantes d'un révolutionnaire : la dignité et la fidélité à leur peuple.

Dans son plaidoyer Gerardo Hernández relève que le seule sang qu'il pourrait avoir dans ses mains est celle de ses frères tombés au combat ou assassinés lâchement au cours des innombrables agressions et actes de terrorisme perpétrés contre Cuba.


Stephen Kimber met l'accent sur l'injustice commise contre les 5

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La Havane, 9 septembre, (RHC/PL)- L'écrivain canadien Stephen Kimber a signalé que les antiterroristes cubains condamnés à de lourdes peines de prison aux États-Unis ont été victimes d'une erreur de la justice et que la meilleur façon de la corriger est les libérer ».

« Si les Étasuniens communs savaient ce qui s'est passé en réalité ; ils se sentiraient aussi indignés que moi à cause de cette erreur de la justice qui a été commise aux États-Unis et ils feraient pression sur leur gouvernement afin qu'ils les libère » -a-t-il signalé dans des déclarations exclusives faites à l'agence de presse Prensa Latina via courrier électronique.

À l'occasion de la commémoration, le 12 septembre prochain, du 15e anniversaire de l'arrestation de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, d'Antonio Guerrero, de Fernando Gonzalez et de René González, il effectuera un périple aux États-Unis avec son plus récent livre.

Du 11 au 17 septembre, Stephen Kimber qui est également professeur de journalisme à l'Université de King, à Halifax, donnera une conférence à Washington, au Maryland, à New York et à Boston sur son œuvre « Lo que hay al otro lado del mar : la verdadera historia de los 5 Cubanos » (Ce qu'il y a de l'autre côté de la mer : la véritable histoire des 5 Cubains ).

Publié par la Maison d'édition canadienne Fernwood Publishing, le livre -a-t-il indiqué- est une tentative de placer l'histoire des 5 dans un contexte permettant aux lecteurs étasuniens de la comprendre.

Stephen Kimber a commenté que le texte raconte essentiellement l'histoire de ces hommes depuis la supposée désertion de René González en 1990 jusqu'à son arrestation en septembre 1998.

L'auteur a expliqué qu'il tente de démontrer ce qui était en train de se passer à Miami à ce moment-là, comment les terroristes Luis Posada Carriles, Orlando Bosh (décédé sans jamais avoir été traduit en justice), la Fondation Nationale Cubano-étasunienne et d'autres groupes anti-cubains, conspiraient pour attaquer l'île.

«En racontant ces histoires en parallèle, j'aspire à ce que les lecteurs comprennent, en premier lieu, pourquoi le gouvernement cubain a envoyé les 5 à la Floride »-a-t-il indiqué-.

« Le livre utilise l'information issue du procès pour aider à raconter ce que les 5 faisaient et pourquoi, mais mon récit n'est pas centré sur le procès. Cela peut être le sujet d'un autre livre » a expliqué le professeur Kimber.

Au cours de la préparation de cette œuvre, considérée comme l'une des plus importantes diffusées jusqu'à aujourd'hui concernant cette complexe affaire, Stephen Kimber a analysé plus de 20 000 pages du procès intenté contre les 5 à Miami.

Source

Les jeunes russes multiplient les actions en faveur de la cause des 5

Moscou, 9 septembre (RHC/PL)- Le premier secrétaire du Komsomol Léniniste, Anatoli Dolguín, a fait savoir que les jeunes russes multiplient leurs actions de protestation à l'approche du 15e anniversaire de l'emprisonnement injuste aux États-Unis des 5 antiterroristes cubains.

Anatoli Dolguín a indiqué que le 12 septembre, date de l'arrestation des 5, en 1998, des milliers de personnes réaliseront des actions solidaires pour leur libération dans toute la Fédération Russe.

Gerardo Hernández, Fernando González, Antonio Guerrero, Ramón Labañino et René González ont été arrêtés en 1998 à Miami où ils surveillaient les organisations terroristes pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

René González a purgé sa peine et se trouve d'ores et déjà à Cuba. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement dans notre pays où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

Anatoli Dolguín a ajouté que depuis leur arrestation, les 5 constituent un exemple pour la jeunesse du monde et que, pour cette raison, des manifestations massives auront lieu contre les sentences infâmes qui les séparent de leurs familles.

« Le Komsomol a eu l'initiative de collecter, à travers le monde, des messages vidéo appuyant ces antiterroristes car nous savons que durant ces 15 ans de torture et d'emprisonnement, ils ont su maintenir intact leur honneur de patriotes » a relevé Anatoli Dolguín.


Les lycéens cubains commencent l'analyse du discours de Raúl Castro à l'Assemblée Nationale

La Havane, 9 septembre (RHC)- La FEEM, la Fédération des Lycéens de Cuba a commencé aujourd'hui, à la base, l'analyse du discours prononcé par le Président cubain, Raúl Castro, lors de la première session ordinaire de la 8e Législature de l'Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, le 7 juillet.

José Ángel Fernández, président de la FEEM, a exhorté les adhérents de cette organisation à assumer avec responsabilité et honnêteté cette analyse et à appuyer l'appel lancé par Raúl Castro à combattre des phénomènes, des conduites incorrectes et des problèmes existant au sein de la société cubaine et auxquels les écoles et les élèves ne sont pas étrangers.

«Il est évident qu'il s'agit de problèmes qui ne peuvent pas être résolus par décret, au cours d'une assemblée et dont la solution ne peu pas se limiter à un débat, si profond soit-il, mais ce processus peut être un bon point de départ, depuis la réflexion, pour l'action consciente, engagée, conséquente et systématique » -a-t-il déclaré à l'agence de presse nationale.

Au sujet de l'analyse de ce discours tellement important au sein des groupes ou cellules de base de la FEEM -qui s'étendra jusqu'au 21 septembre prochain, il a insisté sur le fait que plutôt que de trouver la paille dans l'œil du voisin, il s'agit d'un défi personnel, d'une invitation à un regard de l'intérieur, de façon autocritique.

«Le Président Raúl Castro a exposé les problèmes avec crudité et, puisque les cartes sont sur table, il nous revient à nous de penser et de décider quoi faire -sur le plan individuel et en tant qu'organisation- pour contribuer à ce climat permanent d'ordre, de discipline et d'exigence, pour lequel il a appelé chaque patriote à combattre sans trêve » -a-t-il souligné.

« La fraude académique, l'utilisation incorrecte de l'uniforme scolaire, la vulgarité, les indisciplines dans la salle de classe et à l'extérieur, les mauvaises conduites, le manque de respect aux adultes et aux bonnes habitudes, la perte de valeurs éthiques et la tolérance face aux choses mal faites....Nous avons beaucoup de choses à dire et auxquelles faire face »-a-t-il signalé-.

Le président de la FEEM a signalé qu'il a confiance dans le fait que ce sera un grand débat dans les plus de 1000 lycées, instituts polytechniques, écoles d'art et de sport qu'a notre pays.

Cuba et l'Afrique du Sud renforcent leur coopération bilatérale

La Havane, 9 septembre (RHC)- La présidente de l'Institut Cubain des Ressources Hydrauliques, Inés María Chapman, a exprimé son enthousiasme pour l'idée de renforcer les liens de coopération avec l'Afrique du Sud et avec d'autres pays.

À Pretoria, la capitale sud-africaine, Inés María Chapman a dialogué avec des coopérants du bâtiment, avec des médecins et avec des diplomates cubains sur les projections de cet institut et sur des thèmes de l'économie.

Inés María Chapman a indiqué que cette entité cubaine cherche à faire augmenter ses recettes à l'échelle internationale et qu'à cette fin elle a signée des accords pour le travail de ses spécialistes en Angola, au Venezuela, en Algérie et en Afrique du Sud.

Les actions en faveur des 5 antiterroristes cubains se poursuivent dans le monde

La Havane, 11 septembre (RHC)- Le Venezuela se joindra à la campagne mondiale en faveur de la libération des antiterroristes cubains prisonniers aux États-Unis depuis 1998.

Johnny García, coordonnateur exécutif du Mouvement National d'Amitié et de Solidarité Venezuela-Cuba a indiqué que plusieurs activités sont prévues  pour appuyer la cause d'Antonio Guerrero, de Fernando González, de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino et de René Gonzalez. 

En Uruguay, la centrale syndicale  PIT-CNT a demandé la libération de ces combattants contre le terrorisme et elle a convoqué une marche pour ce jeudi. Elle commencera devant la Mairie de Montevideo et elle prendra fin par un rassemblement devant l'Ambassade des États-Unis. 

D'autre part, des organisations sociales du Canada promeuvent dans la province de Colombie Britannique la campagne des rubans jaunes pour demander la libération de ces antiterroristes .

À Prague, des Tchèques et des Cubains résidant en République Tchèque ont exigé du président étasunien, Barack Obama qu'il use des prérogatives que lui accorde la Constitution de son pays et fasse libérer les antiterroristes cubains.

Pour leur part, plus d'un million d'adhérents de l'Union Républicaine de Jeunes de Belarus et de son Union de Pionniers ont appuyé une déclaration exigeant la libération des antiterroristes cubains.

René González a une rencontre avec des participants au Festival de la Radio et de la Télévision

La Havane, 11 septembre (RHC)- René González , un des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis, des mères et des épouses des 5 ont eu une rencontre avec des participants au Festival International de la Radio et de la Télévision « Cuba 2013 » au cours d'une journée de présentation du programme de la station Radio Rebelde « La luz en lo oscuro » (La lumière dans l'obscurité).

Ce programme est l'un de ceux qui ont eu le privilège d'avoir été écoutés dans les prisons étasuniennes par les combattants antiterroristes emprisonnés injustement cela fait 15 ans.

Arleen Rodríguez, animatrice de ce programme dominical qui dure près d'une heure et demie a précisé que , malheureusement, actuellement, seul Antonio Guerrero reçoit une actualisation sur la vie à Cuba ainsi que des messages de ses proches et du peuple cubain.

Pour sa part, Mirta Rodríguez, la mère d'Antonio Guerrero, a exprimé la joie que représente pour son fils, le fait de pouvoir, non sans difficultés, accéder à ce petit coin de Cuba qui, chaque nuit de la première journée de la semaine, entre 22 heures 30 et minuit, lui permet de prendre contact direct avec la réalité de son pays.

Au cours de la rencontre, qui a eu lieu dans une des salles du Palais des Congrès de La Havane où siège jusqu'à vendredi la rencontre, on a écouté aussi le témoignage de la journaliste et activiste sociale Wafica Ibrahim, qui fait partie du Comité des 5 de Beyrouth, au Liban, qui regroupe tous les partisans de la cause des 5 dans le monde arabe.

Elle a réaffirmé la décision de la chaîne de télévision par satellite Almajadeen qui diffuse 24 heures sur 24 en direction de l'Amérique du Nord, de l'Amérique Latine, d'Asie, d'Europe et d'Afrique une programmation informative variée, de devenir le porteparole de la lutte pour le retour des 5 antiterroristes à leur patrie.

Sa devise « La réalité telle qu'elle est », l'a amenée à La Havane avec un message de solidarité et l'intention d'échanger des programmes et des nouvelles, comme le signalait son directeur de production Rashid Kanoh.

Au cours de l'échange cordial, la radiodiffusion provinciale de la Capitale Cubaine a remis à René González, aux mères et aux épouses des 5 un CD avec une compilation des programmes que diffuse depuis 3 ans cette chaîne dans le cadre de la bataille pour la libération des 5.

Source

La Cour des Comptes de Cuba renforcera le contrôle interne de l'économie

La Havane, 10 septembre (RHC)- La présidente de la Cour des Comptes de la République de Cuba, Gladys Bejerano a fait savoir que près de 1 700 auditeurs participeront au 8e Audit National du Contrôle Interne qui sera réalisé du 21 octobre au 22 novembre prochains.

Au cours d'une réunion de travail du Système National d'Audit il a été annoncé que l'inspection sera centrée sur trois objectifs prioritaires liés à l'application des Grandes Lignes de la Politique Économique et Sociale du Parti Communiste de Cuba et de la Révolution approuvées au 6e congrès de cette organisation.

Ces objectifs sont : la remise et l'utilisation des terres en usufruit, l'application des 17 mesures pour le renforcement des Unités de Base de Production Coopérative, le processus de production pour l'exportation, importation et remplacement d'importations. et la vente de matériaux de construction à la population dans les provinces de Santiago de Cuba et de Guantánamo. À cela s'ajoutent six programmes complémentaires.

La présidente de la Cour des Comptes a ajouté que l'on prévoit la réalisation de 300 actions de contrôle, pour la plupart dans des entreprises relevant d'entités nationales, y compris dans 11 organismes de l'administration centrale de l'État.

Au cours de la rencontre l'on a également fait connaître les résultats du Plan d'Actions de Contrôle du premier semestre de cette année. À ce sujet, Gladys Bejerano a indiqué que 75,7 % des entités ayant fait l'objet d'audits ont reçu une qualification de « Mauvais» ou de « Déficiente » et que 12 présumés délits et 7 cas de corruption ont été découverts. Elle a ajouté que les administrations ont appliqué 582 mesures disciplinaires.

Parmi les déficiences réitérées qui affectent l'ordre, la discipline et l'exigence dans le contrôle interne, la présidente de la Cour des Comptes a cité les violations de la législation en vigueur en matière de remboursements et de paiements, les erreurs dans la qualité et la véracité des informations statistiques et les inaccomplissements par les unités d'audit en ce qui concerne l'information des résultats de leurs actions de contrôle aux Conseils de Direction et aux collectifs de travail.



Edité par T 34 - 12 Sep 2013 à 01:39
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Cuba affiche ses excellents résultats en cette Journée mondiale de l'alphabétisation

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Cuba fête ce dimanche la Journée mondiale de l'alphabétisation, décrétée par les Nations unies, en ayant répondu à cette aspiration depuis 1961 souligne le journal cubain Juventud Rebelde.

Le journal rappelle que cette nation s'est libérée de ce fléau avant même que l'ONU ne décrète en 1967 cette journée exceptionnelle pour encourager le monde entier à l'éradiquer.

Toutefois, 67 millions d'enfants dans le monde continuent à ne pas suivre des cours à l'école primaire et 72 millions d'adolescents ne profitent pas non plus du droit à l'éducation.

D'un autre côté, les cours ont repris depuis une semaine à Cuba et ses salles de classes ont accueilli 2 millions d'étudiants dans l'éducation primaire et secondaire ainsi que 200 000 autres dans l'enseignement universitaire.

La publication souligne que ce pays n'a pas seulement réussi des miracles chez lui, il aide également le monde entier à affronter cette situation et depuis 2001 s'est mis à travailler sur une méthode révolutionnaire pour l'alphabétisation

L'initiative en revient au leader historique de la révolution, Fidel Castro, et à l'engagement de la doctoresse cubaine Leonela Relys, créatrice au sein d'un collectif de travail du programme éducatif « Yo, si puedo ».

Le dispositif cubain a permis à plus de 7 millions de personnes, dans 30 pays, d'accéder au savoir à travers les lettres.

Grâce à cette méthode révolutionnaire, le Venezuela a pu être déclaré Territoire libéré de l'analphabétisme en 2003, ce qui fut le cas plus tard de la Bolivie et du Nicaragua.

Elle a permis à Cuba de mériter en 2001 et 2002 une mention honorifique du Prix de l'Alphabétisation Rey Seijong, accordé par le Fonds des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture.

En 2006, le pays a également obtenu cette distinction pour le développement de programmes pour l'apprentissage de base dans différentes parties du globe, là où « Yo, si puedo » a été transposé dans d'autres langues.

216 876 citoyens angolais furent alphabétisés grâce à la méthode cubaine, tandis qu'en Argentine ils apprirent à lire et à écrire à 24 000 personnes.

Cette aide solidaire encourage également la poursuite et la reprise d'études dans d'autres projets comme « Ya puedo leer y escribir » et « Yo, si puedo seguir ».

 
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Ricardo Alarcón met l'accent sur le renforcement de la campagne en faveur des 5

La Havane, 6 septembre (RHC)- Ricardo Alarcón, un fervent défenseur de la cause des 5 et ancien président de l'Assemblée Nationale de Cuba a signalé que le tournant qui est en train de s'opérer dans la campagne de solidarité avec les 4 antiterroristes cubains qui sont toujours en prison aux États-Unis, permettra que le message véhiculé parvienne aux cœurs des Étasuniens.

Il a salué l'initiative de porter des rubans jaunes pour commémorer le 12 septembre le 15e anniversaire de l'emprisonnement de nos 5 compatriotes.

Dans des déclarations qu'il a faites à Radio Havane Cuba, Ricardo Alarcón a relevé:

"La clé consiste à ce que le message parvienne au peuple étasunien car la solution est entre les mains d'Obama et il faut réussir à ce que celui-ci agisse. La seule force réelle pour obtenir que cela arrive est le peuple étasunien. C'est une excellente idée que d'avoir placé au centre de cette campagne un ruban jaune car il rappelle une chanson que tous les Étasuniens connaissent et qui a eu un très grand succès en 1973. Tout le monde l'a écoutée. J'avoue que quand on m'a parlé de cette idée, j'ai commencé à fredonner cette chanson car ce sont des choses qui restent dans l'esprit. De plus c'est un très beau symbole qui met l'accent sur le côté humain des choses ».

Ricardo Alarcón, qui connaît l'histoire et la société étasunienne a ajouté que cette tradition du ruban jaune remonte aux origines des États-Unis et qu'elle a été reprise dans les années 60 et 70 du 20e siècle lors de la guerre du Vietnam. Il a indiqué que c'est un symbole de la façon dont les Étasuniens expriment leur nostalgie, leur amour envers une personne absente et qui va bien au-delà des questions politiques ».

Il a ajouté:

« Je voudrais bien que le miracle s'opère et que le message des rubans jaunes parvienne aux Étasuniens et qu'il amène beaucoup d'entre eux à se poser des questions car c'est le centre du problème. Le noyau du problème des 5 consiste à parvenir à ce que la vérité soit connue afin que les gens puissent savoir ce qui s'est passé. La politique que mènent les États-Unis au sujet de l'affaire des 5 consiste à empêcher que la vérité soit connue car ils savent et ils sont conscients du fait que le jour où les gens la connaîtront il y aura une explosion d'exigences et de réclamations ».

René González exhorte les Cubains à renforcer la lutte pour la libération de ses camarades

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La Havane, 6 septembre (RHC)- Le Héros de la République de Cuba, René González, l'un des 5 antiterroristes cubains Cubains condamnés aux États-Unis a appelé ses compatriotes à transformer les rues en théâtre de la lutte pour le retour de ses 4 camarades qui sont toujours en prison aux États-Unis.

René González, qui a déjà purgé sa peine , se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un système draconien de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

Au cours d'un espace audiovisuel dédié aux 5 et placé sous les auspices de l'OSPAAAL, l'Organisation de Solidarité des Peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine, de l'ICAP, l'Institut Cubain d'Amitié avec les Peuples et de l'UNEAC, l'Union Nationale des Écrivains et des Artistes de Cuba, René a relevé qu'il veut que cette campagne soit différente.

 »Je veux que nous nous adressions à ceux qui habitent cet espace plus grand qu'est Cuba car c'est la seule façon de détruire la prison dans laquelle sont enfermés mes quatre frères et de pouvoir obtenir leur retour afin qu'ils puissent de nouveau partager cet immense endroit plein de solidarité qu'est l'île » a-t-il signalé-.

René González a relevé qu'il est important d'internationaliser la lutte pour le retour de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, d'Antonio Guerrero et de Fernando González. Il a demandé à tous ceux qui, d'une façon ou d'une autre ont embrassé cette cause, de porter un ruban jaune pour témoigner leur appui.

Armando Hart, membre du Comité Central du Parti Communiste de Cuba et directeur du Bureau du Programme José Martí ; Abel Prieto, assesseur du Président Rául Castro ; Rafael Bernal, ministre de la culture ; Kenia Serrano, présidente de l'ICAP et les proches des 5 ainsi que des représentants et des diplomates d'une trentaine de pays ont pris part à cette rencontre.

Dans une salle comble, Miguel Barnet, membre du Comité Central du Parti Communiste de Cuba et président de l'UNEAC a indiqué que le 12 septembre, date à laquelle l'on commémorera le 15e anniversaire de l'emprisonnement des 5, des milliers de personnes exigeront leur libération dans l'Esplanade des Drapeaux de la Tribune Anti-impérialiste, devant le Bureau des Intérêts des États-Unis à La Havane.

Comme d'habitude, l'espace a servi de théâtre à de remarquables poètes, chanteurs et compositeurs et à des plasticiens qui ont exprimé leur appui à la libération de Gerardo, Ramón, Antonio et de Fernando.


L'épouse de Ramón Labañino, un des 5, appelle les jeunes à défendre la Révolution

La Havane, 6 septembre (RHC)- Elizabeth Palmeiro, l'épouse de Ramón Labañino, un des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis, a appelé les jeunes à défendre la patrie et la Révolution.

Elizabeth Palmeiro a pris la parole devant des élèves d'écoles primaires et de lycées de La Havane et de l'Institut Supérieur de Relations Internationales au siège de l'ICAP, l'Institut Cubain d'Amitié avec les Peuples où elle s'est prononcée pour que les nouvelles générations s'inspirent de l'exemple des leaders de la Révolution ainsi que de ses héros et ses martyrs.

«La meilleure chose que nous pouvons vous demander est que vous sachiez rétribuer les efforts de la Révolution en faveur de votre bien-être et le sacrifice de nos proches, prisonniers aux États-Unis, en faveur de votre tranquillité et de votre sécurité » a relevé Elizabeth Palmeiro au cours du meeting qui a donné le coup d'envoi de la campagne qui exigera la libération des 5.

L'épouse de Ramón Labañino s'est référée à l'encouragement que constituent les témoignages d'affection et de solidarité du peuple de Cuba et d'amis du monde entier. Elle a demandé la poursuite de la lutte pour que justice soit faite pour Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Fernando González et Antonio Guerrero, qui se trouvent toujours en prison aux États-Unis.

Pour sa part, Adriana Pérez, l'épouse de Gerardo Hernandez, a rappelé que la plupart des personnes qui se trouvaient parmi le public étaient nées après l'emprisonnement des 5. « Nous avons les larmes aux yeux quand nous y pensons »-a-t-elle signalé.

Elle a expliqué que l'attente d'une réponse du tribunal au recours en appel extraordinaire ou Habeas Corpus présenté par l'avocat de Gerardo, est marquée par l'incertitude.

« Comme l'ont démontré les avocats de la défense, tout l'exercice légal a eu l'influence négative du climat hostile créé par des journalistes payés à cette fin par le gouvernement étasunien » -a-t-elle signalé-.

Adriana Pérez a rappelé que son mari purge deux perpétuités plus 15 ans de prison «  ce qui est quelque chose particulièrement compliquée et déplorable ».

Le 12 septembre 1998, des agents du FBI ont arrêté à Miami les 5 antiterroristes cubains et les ont confinés dans des cellules séparées, dans des conditions infra humaines jusqu'à ce qu'ils aient fait l'objet d'un procès truqué à Miami en 2001, au terme duquel ils ont été condamnés à des peines injustes et disproportionnées.

Andrés Gómez réaffirme que le mensonge a été à la base de l'arrestation des 5

La Havane, 6 septembre (RHC)- Andrés Gómez, directeur de la revue « Areito Digital » a signalé que le mensonge a été à la base de l'arrestation des 5 antiterroristes cubains il y a 15 ans aux États-Unis dont 4 sont toujours en prison.

René González, qui a déjà purgé sa peine , se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un système draconien de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de sa nationalité étasunienne.

Ce journaliste d'origine cubaine a relevé que le procureur n'a pu présenter aucune preuve contre Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, Fernando González et René González, pouvant étayer la charge de conspiration afin d'espionner au cours du procès qui a eu lieu à Miami en 2001.

Andrés Gómez a qualifié de cruelle et d'intolérable l'arrestation des antiterroristes cubains. Il a mis l'accent sur le courage de ces hommes qui ont assumé la tâche consistant à protéger leur peuple et à sauver des vies innocentes.

Cuba entreprend de nouvelles actions pour protéger la couche d'ozone

La Havane, 6 septembre (RHC)- Le directeur du Bureau Technique de l'Ozone de Cuba, Nelson Espinosa, a indiqué que Cuba pourrait devenir le premier pays de l'Amérique Latine ayant la capacité de parvenir progressivement à l'éradication de la consommation de substances à effet de serre.

Au cours d'une conférence de presse qu'il a donnée à La Havane, Nelson Espinosa, a déclaré que toute une série d'actions qui incluent la diminution soutenue de l'utilisation des gaz qui portent atteinte à la couche d'ozone en vue de leur élimination totale avant 2040, sont prises.

Le docteur ès sciences a expliqué que le programme national élaboré à cette fin prévoit la création de centres spécialisés dans toutes les provinces pour déterminer si les gaz peuvent être recyclés ou s'il faut absolument les détruire.

Le Brésil aidera Cuba à augmenter la production de riz

La Havane, 7 septembre, (RHC).- Le Brésil va aider Cuba à élever la production de riz. Un accord en ce sens a été signé entre les deux pays. Il permettra le transfert de technologies et de connaissances durant un délai de 5 ans.

Telce González, le directeur de l'Institut cubain des Recherches sur les graines et Claudio Fernando Brayer, président de l'Institut du Riz de l'état brésilien de Río Grande do Sul, ont signé l'accord en présence de l'ambassadeur du Brésil à Cuba, José Felicio.

Le diplomate a signalé que cette collaboration va contribuer aux efforts de Cuba pour diminuer les importations d'aliments dont les prix sont très élevés sur le marché international.

Cuba et le Brésil signeront un accord de collaboration agricole

La Havane, 6 septembre (RHC)- Des représentants d'institutions agricoles et d'instituts de recherche de l'État brésilien de Rio Grande do Sul ont signé à La Havane un protocole de coopération avec Cuba pour les prochaines années.

Les accords prévoient l'échange d'expériences, le transfert de technologies et la fourniture d'équipements et de moyens pour augmenter les rendements dans le domaine de l'agriculture et de l'élevage.

Violeta Puldón, directrice scientifique de l'Institut Cubain de la Recherche sur les Graines a relevé que les projets incluent la production de riz, de lait et de fruits.

Après avoir parcouru plusieurs centres de recherche dans les provinces cubaines de La Havane et de Matanzas, Andreia Sa Brito, conseillère du Secrétariat à l'Agriculture, à l'Élevage et aux Affaires dans ces domaines du Brésil, s'est dite impressionnée par les travaux en matière agro-écologique faits à Cuba.




Edité par T 34 - 08 Sep 2013 à 23:21
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René González, un des 5, lance un appel à une campagne solidaire pour les 5

La Havane, 5 septembre (RHC)- René González, un des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis a exhorté le peuple cubain à participer à une campagne en faveur de la libération de ses 4 camarades qui sont toujours en prison dans ce pays.

Nos 5 compatriotes ont été condamnés à de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités au terme d'un procès truqué à Miami. Ils ont été accusés de conspiration afin d'espionner. Ils n'avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

René González, qui a déjà purgé sa peine , se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un système draconien de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de sa nationalité étasunienne.

Au cours du programme « La Table Ronde » que diffusent la télévision et la radio cubaines, René González a donné des détails sur la campagne pour la libération de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, de Fernando González et d'Antonio Guerrero, qui sont toujours enfermés dans des prisons étasuniennes.

Ce combattant contre le terrorisme a expliqué que la campagne, appelée « Des Rubans Jaunes contre 15 ans d'injustice » s'ouvre ce jeudi et que son point culminant sera le 12 septembre, date à laquelle l'on commémorera le 15e anniversaire de l'emprisonnement des 5.

Il a indiqué :

«C'est une journée dont nous voulons qu'elle soit différente et que les personnes descendent dans la rue mais de façon spontanée comme le font normalement les Cubains. Que personne ne sente de pression pour faire ce qu'elle ne veut pas faire. Nous savons que ce ne sera pas facile pour tout le monde de trouver du tissu jaune, mais chaque Cubain a envie de se le procurer. Nous aspirons à ce que le Bureau des Intérêts des États-Unis à La Havane communique au Département d'État qu'il a été assiégé ce jour-là par des rubans jaunes. Il ne faut jamais oublier ce que représente ce ruban jaune pour le peuple étasunien. Il faut aussi le lier même à des symboles cubains comme le drapeau que nous utilisons tant et que nous plaçons dans nos balcons.

Je crois qu'un peuple qui est à même de générer de façon unanime un geste aussi beau est à même de tout faire et j'ai confiance dans le peuple cubain ».

Se référant à la répercussion dans la société étasunienne et parmi les amis solidaires de la cause des 5 dans ce pays, de l'allocution de René González, Gloria La Riva, co-coordonnatrice nationale du Comité étasunien Free the Five a signalé dans des déclarations par téléphone à notre station de radio:

«J'ai été surprise d'écouter la chanson relancée à Cuba. C'est une idée très créative, très bonne. Elle est diffusée par les amis qui appuient cette cause. Nous devons la diffuser. Cette chanson est très connue ici aux États-Unis, même si elle date de plusieurs années, les gens savent sur quoi elle porte. Cette fois-.ci elle est reprise pour exiger la libération des 5. Lorsque nous regardons René en train de travailler inlassablement en faveur de des compagnons de lutte, sans se reposer même pas une seule seconde, cela nous encourage nous. »

Se référant à l'appel lancé par la chanson à mettre des rubans jaunes dans les arbres, Gloria La Riva a déclaré :

C'est un grand défi pour nous, cela va nous permettre que les gens connaissent l'affaire des 5. Je pense que cette chanson va beaucoup aider. Nous savons que le you tube aide incroyablement à la diffusion de choses, tout spécialement de cette chanson. Je suis enchantée de l'avoir écoutée en anglais, interprétée par Kiki, Luna, Amaury, accompagnés au piano de Frank Fernández.

Depuis Washington, l'avocat José Pertierra s'est référé, par téléphone, à une chronique étasunienne parue en 1971 et à la façon dont le ruban jaune symbolise l'attente d'un être aimé. Il a signalé.

« Tout a commencé par une chronique écrite par un journaliste new-yorkais brillant en 1971. Il a raconté le voyage en bus de New York à La Floride, d'un homme qui était visiblement déprimé et préoccupé. Il y avait avec lui 6 adolescents qui partaient en vacances en Floride. L'un d'entre eux a entamé une conversation avec lui et il lui a raconté qu'il avait été en prison pendant plusieurs années, qu'il venait d'être libéré et qu'il avait dit à sa femme de l'oublier et de chercher un autre homme si la séparation était trop dure pour elle ; qu'il prendrai un bus de New York à la Floride et que le bus passait devant la maison où il y avait un chêne géant. Il lui a dit que si elle voulait qu'il revienne à la maison, elle devait placer un ruban jaune sur cet arbre. L'homme lui a dit que s'il voyait le ruban sur le chêne, il descendrait du bus et qu'autrement, il suivrait son chemin ».


Une dissertation donne le coup d'envoi d'une journée mondiale en faveur des 5

La Havane, 5 septembre (RHC/PL)- Une dissertation appelée «5 pour les 5 » donnera le coup d'envoi à une journée mondiale de solidarité avec les antiterroristes cubains prisonniers depuis 15 ans aux États-Unis.

La campagne s'étendra jusqu'au 6 octobre afin de mobiliser l'opinion publique internationale pour obtenir la libération de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, d'Antonio Guerrero et de Fernando González.

Le Comité International pour la Libération des 5 a annoncé la réalisation de nombreuses activités dans le monde en faveur de leur libération.

Graciela Ramírez, membre de ce comité, a fait savoir qu'une veillée aura lieu à Washington le 12 septembre, date à laquelle l'on commémorera le 15e anniversaire de l'arrestation des 5.

On espère qu'un nombre important d'organisations solidaires de Cuba prendront part à cette veillée pour exiger du président étasunien, Barack Obama qu'il mette un terme à cette injustice.

Kenia Serrano, présidente de l'ICAP, l'Institut Cubain d'Amitié avec les Peuples, a fait savoir que ce même jour les fanfares de l'île donneront des concerts.

Elle a ajouté qu'elles interpréteront en espagnol, de façon spéciale, la chanson intitulée "Tie a yellow ribbon round the old oak tree" (Pend un ruban jaune sur le vieux chêne) qui est évoquée aux États-Unis quant on attend l'arrivée d'un être aimé.

Hier, des Cubains de tout le pays ont confirmé qu'ils porteront des rubans jaunes pour envoyer un message aux Étasuniens en signe de solidarité avec les antiterroristes cubains prisonniers dans leur pays.

L'appel a été lancé cette semaine par René González pour que, à partir d'un symbole aux États-Unis, l'on connaisse plus la cause des 5.

«C'est un symbole que les Étasuniens comprendront, que les visiteurs pourront voir et que les correspondants étrangers ne pourront pas ignorer » a expliqué René González dans une allocution à la télévision.

Il a également exprimé sa gratitude pour les témoignages d'affection reçus par les antiterroristes cubains tout au long de ces années , mais il a demandé un «séisme d'amour » pour eux.

Il a indiqué que plusieurs initiatives sont prévues mais que le plus important est que chaque personne s'y joigne à sa façon, de la façon dont elle pourra.

Il a appelé les Cubains à porter des rubans jaunes, à les placer dans les balcons, sur les arbres, sur les animaux affectifs, pour parvenir avec ce message aux citoyens étasuniens.

Un prestigieux avocat étasunien appelle Barack Obama à libérer avec promptitude les antiterroristes

Washington, 5 septembre (RHC/PL)- Le prestigieux avocat étasunien,, a appelé le président Barack Obama à agir avec promptitude pour libérer les antiterroristes cubains qui sont toujours en prison aux États-Unis.

Cette exhortation d'Arthur Heitzer au président étasunien coïncide avec le début aujourd'hui d'une campagne internationale à l'occasion du 15e anniversaire de l'emprisonnement de nos compatriotes.

Arthur Heitzer, qui a exercé en Droits Civils et du Travail, à Milwaukee, au Wisconsin, depuis 1975 a indiqué dans une lettre adressée au président étasunien que le gouvernement des États-Unis devrait faire franc-jeu car l'emprisonnement des 5 est injuste.

« Quand les gens, au milieu de cette terre, entendent parler de cette affaire, ils sont d'accord sur le fait qu'il s'agit d'une injustice. C'est son travail et il a le pouvoir de faire ce qui est correct » a également signalé l'avocat dans un communiqué diffusé par le Comité International pour la Libération des 5.

« Les 5, à relevé Arthur Heitzer, travaillaient pour Cuba depuis le territoire étasunien dans le but d'éviter de nouveaux actes de terrorisme, comme ceux organisés tout au long de plus de 50 ans par des groupes violents de la Floride »

Fernando González, en particulier était en train de surveiller le terroriste international Orlando Bosch qui s'est,non seulement prononcé pour l'assassinat de civils à des fins politiques, mais qui a organisé aussi l'attentat contre un avion cubain de passagers en octobre 1976 qui a coûté la vie aux 73 personnes qui se trouvaient à bord.

Arthur Heitzer a mis l'accent sur le fait qu'on a permis à Bosch de rester aux États-Unis, sans accusation ou confinement, jusqu'à sa mort à Miami, en 2011 et que son complice et cerveau de l'attentat contre l'avion cubain, Luis Posada Carriles, vit encore sans problèmes dans cette ville où tous les deux ont reçu des hommages publics.

Cuba et «l’impartialité» médiatique occidentale

La plupart du temps noyée sous un flot de haine, la grande île des Caraïbes est ici l’objet d’une étude chiffrée et d’une enquête au plus près de la population. Un livre de référence.

Cuba, les médias face au défi de l’impartialité, de Salim Lamrani. Éditions Estrella, 18 euros.  Comment expliquer que Cuba, petit pays par la taille et sa population (11 millions d’habitants), continue de faire régulièrement la une de l’actualité. Aucun pays de la région n’a eu, ces cinquante dernières années, une couverture médiatique aussi dense. Les pays d’Amérique centrale, ceux des Caraïbes n’auront pas eu droit au déversement de bile infligé à la révolution cubaine.

En fait, la haine dispensée par les « grands » médias occidentaux, financés et dirigés par l’argent du business et des armes, vise, comme l’écrit le célèbre écrivain uruguayen Eduardo Galeano dans la préface au dernier ouvrage de Salim Lamrani, « un pays bizarre qui ne participe pas à la Coupe du monde du paillasson », « une révolution qui a grandi dans le châtiment est ce qu’elle a pu être et non pas ce qu’elle a voulu être », ou encore Cuba « a généré la société latino-américaine la moins injuste » du continent.

Dans son livre Cuba, les médias face au défi de l’impartialité, Salim Lamrani prend appui sur le journal espagnol El Pais pour « étudier la manière dont la presse présente la grande île de la Caraïbe à l’opinion publique ». L’auteur a pris volontairement l’exemple d’El Pais comme symbole de ce qu’écrivent dans le même moule des journaux comme le Monde et bien d’autres.

Salim Lamrani, docteur ès études ibériques et latino-américaines de l’université Paris-Sorbonne-Paris IV, est un spécialiste de Cuba. Pas des couloirs des cuisines malodorantes mais des chiffres puisés à la source, des enquêtes non pas tirées des fosses communes de Miami, mais sur place au contact direct de la population. Contrairement aux « spécialistes » bien calés dans leurs fauteuils parisiens et madrilènes, il peut parler de la vie quotidienne, des politiques d’éducation et de santé, de la protection de l’enfance, d’un secteur biotechnologique de pointe à faire pâlir d’envie les plus grands services de recherches à travers le monde, de l’internationalisme cubain et la formation de milliers de médecins latinos, de la protection de l’environnement, des droits de l’homme, des résultats des nouvelles orientations économiques adoptées récemment.

Avec Salim Lamrani vous n’aurez pas droit à un discours incantatoire sur Cuba mais plutôt à un document chiffré, daté, expliqué. Bref, un livre référence.

José Fort



Edité par T 34 - 06 Sep 2013 à 23:32
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La province d'Holguín a un taux de mortalité infantile de 3,1 pour mille

Holguín, 3 septembre (RHC/AIN) – Les services intégraux de la santé dans la province d'Holguín ont permis à ce territoire de réduire, de janvier à août de cette année, le taux de mortalité infantile, à 3,1 pour mille.

Dans son édition d'aujourd'hui le site de l'hebdomadaire provincial « Ahora » met l'accent sur le fait que les arrondissements de Báguano et d' Antilla ont un indice de zéro mortalité.

Alina Arencibia, chef du Programme d'Attention à la Mère et au nouveau né dans la province, a déclaré à ce quotidien que ces acquis sont le résultat d'un programme à grande portée qui inclut l'existence d'un groupe multidisciplinaire de spécialistes dans diverses branches de la médecine comme la gynécologie, la psychologie et la nutrition.

Elle a expliqué que le programme donne une attention spécialisée aux femmes pendant la grossesse et après l'accouchement ce qui permet de réduire les facteurs de risque comme l'obésité, le diabète et l'hypertension artérielle.

« Pour maintenir ces résultats -a-ajouté Alina Arencibia- il faut renforcer l'attention intégrale et multidisciplinaire aux mères et aux enfants ce qui permettra de garantir la qualité de la vie des nouveaux-nés qui constitue l'un des secteurs les plus vulnérables de la société.

Holguín , la troisième province cubaine de par le nombre de ses habitants -plus d'un million de personnes- a enregistré quelque 7000 naissances depuis le début de l'année, soit, 335 de plus que pendant la même période de l'année dernière.

Cuba a obtenu l'année dernière un taux de mortalité infantile de 4,6 pour mille, le plus bas de l'Amérique Latine tandis qu'à Holguín ce taux a été de 3,9 pour mille. C'est une des 5 provinces cubaines qui ont enregistré un taux en dessous de la moyenne nationale.

Des organisations solidaires de Miami convoquent un meeting en faveur des 5

Washington, 3 septembre (RHC/PL)- Des organisations de l'émigration cubaine résidant à Miami, aux États-Unis ont convoqué un meeting de dénonciation à l'occasion du 15e anniversaire de l'emprisonnement des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis.

Nos 5 compatriotes y purgent de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités au terme d'un procès truqué à Miami. Ils ont été accusés de conspiration afin d'espionner. Ils n'avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

René González, qui a déjà purgé sa peine , se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un système draconien de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de sa nationalité étasunienne.

Les groupes qui forment la coalition « Alianza Martiana », la Brigade Antonio Maceo, l'Association José Martí et le Cercle Bolivarien de Miami, organiseront le 8 septembre une conférence de mise à jour sur l'affaire de nos 5 compatriotes.

Une note de presse de l'Alianza Martiana précise que la conférence aura lieu également dans le contexte de la célébration du 35e anniversaire de la Brigade Antonio Maceo.

Des informations seront données sur le processus de recours en appel extraordinaire et sur le mouvement politique en faveur de la libération de Gerardo Hernández , de Ramón Labañino , d'Antonio Guerrero et de Fernando González qui sont toujours en prison aux États-Unis.

La note souligne également que tandis que ces hommes qui luttaient pacifiquement contre le terrorisme ont été arrêtés le 12 septembre 1998, des criminels de l'extrême droite cubano-américaine, qui ont ourdi des plans macabres qui ont provoqué la mort de milliers de personnes innocentes, se promènent librement dans les rues de Miami.

« Le meeting répond à l'appel du mouvement international en faveur du renforcement de nos efforts communs pour obtenir la libération immédiate de quatre de nos 5 frères qui sont toujours en prison aux États-Unis » souligne la note.

Gerardo Hernández purge deux perpétuités plus 15 ans de prison dans un pénitencier de haute sécurité en Californie ; Ramón Labañino, 30 ans ; Antonio Guerrero, a été condamné à 21 ans, 10 mois et à 5 ans de liberté surveillée et Fernando González purge, quant à lui, une peine de 17 ans et 9 mois de prison qu'il terminera en février 2014.

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Cuba et l'Équateur renforcent leur coopération

La Havane, 3 septembre (RHC)- Les gouvernements de Cuba et de l'Équateur ont signé un accord pour la construction d'une usine de bio-pesticides et de bio-fertilisants dans ce pays andin.

Ce sont José Antonio Fraga, directeur du groupe d'entreprises Labiofam, et le ministre équatorien de l'agriculture, Javier Ponce qui l'ont signé.

«Nous allons transférer à l'Équateur de la technologie sur l'utilisation de pesticides et de bio-fertilisants qui remplaceront la charge excessive de produits chimiques qui sont utilisés pour combattre les épidémies » a déclaré José Antonio Fraga.

Il a ajouté que l'on a signé également une lettre d'intention pour appliquer, à partir d'octobre prochain, un programme pilote pour combattre , avec des produits cubains, les maladies essentielles qui affectent les bananes.

José Antonio Fraga a précisé que, dans le cadre de la collaboration entre nos deux pays, deux spécialistes cubains travaillent actuellement dans la production de riz à Guayaquil.

Il a également mis en exergue le travail que réalisent 80 coopérants cubains dans la prévention de la dengue dans quatre provinces équatoriennes.

Le directeur de Labiofam a ajouté que les autorités sanitaires équatoriennes sont très satisfaites des résultats obtenus, car, en six mois seulement, l'on a réussi à réduire de plus de 90% l'incidence de la dengue et de son vecteur, le moustique Aedes Aegypti,dans les 13 communes où le programme est appliqué.


Le Brésil apporte sa coopération à Cuba dans l'agriculture

La Havane, 3 septembre (RHC)- Une délégation de l'État brésilien de Rio Grande do Sul se trouve à Cuba pour apporter sa collaboration à notre pays dans la production de riz et de lait et pour resserrer les relations entre des entités agricoles de nos pays.

La délégation restera pendant une semaine en vertu d'un programme de travail pour développer la seconde étape du Projet de Coopération Décentralisée avec Cuba dans l'Agriculture qui durera un an et qui cherche à concrétiser la collaboration dans ce secteur.

La coordonnatrice de la délégation, Andreia Nuñes, a précisé, au cours d'une conférence de presse au siège du ministère de l'agriculture, que cette phase du projet a commencé lorsqu'un groupe de Cubains s'est rendu à Rio Grande do Sul pour en connaître le système productif et commercial.

« Notre gouverneur -a-t-elle rappelé- a visité Cuba en mars 2012 et il a abordé avec des responsables cubains tous les thèmes de la collaboration dans l'agriculture.

Elle a souligné que le projet doit apporter des expériences technologiques pouvant être appliquées à la réalité agricole cubaine et qu'il cherche à débuter la connaissance entre les deux parties et leurs institutions.

Andreia Nuñes a ajouté que ce projet cherche également à établir des relations incluant le développement humain et pas seulement l'aspect commercial.

Pour sa part, Alberto Bracagioli, interlocuteur de Développement Rural, de la Pêche et des Coopératives s'est dit intéressé par le partage de l'expérience accumulée par Rio Grande do Sul dans la production de lait ainsi que par la connaissance des progrès faits par Cuba dans l'agroécologie.

De son côté, Talita Lima, troisième secrétaire de l'Ambassade du Brésil a considéré comme très importante la coopération entre nos deux pays qui s'est sensiblement renforcée depuis 2008.

Elle s'est référée à la participation de son pays au projet de développement du Port du Mariel, au tourisme et à d'autres domaines de notre pays.

La délégation visitera, entre autres la Station Expérimentale de Pâturages et de Fourrages « Indio Hatuey » , dans la province de Matanzas et elle parcourra des terres appartenant à de petits agriculteurs de la commune de Perico.

Elle visitera également le Ministère de l'Enseignement Supérieur, le groupe d'entreprises Labiofam et l'Institut de la Recherche sur des Graines qui signera un accord avec l'Institut du Riz de Rio Grande do Sul.



Edité par T 34 - 04 Sep 2013 à 23:54
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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