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Cuba : Tout ce que l'on ne vous dit pas ailleurs

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  Citer AllXS Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Cuba : Tout ce que l'on ne vous dit pas ailleurs
    Envoyé : 23 Oct 2014 à 20:36

Rendre des comptes devant le peuple, la démocratie à CUBA.




Plus de 31 000 observations et remarques ont été formulées par les électeurs à leurs délégués dans environ 25 400 réunions. Le processus de consultation en cours s’étendra jusqu’au 21 décembre dans toutes les provinces du pays

Plus de 25 400 réunions de bilan des délégués devant leurs électeurs se sont tenues jusqu’à ce jour, soit 95,4% de celles prévues, a annoncé Miriam Brito Sarroca, secrétaire de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire.

Elle a précisé que toutes les provinces et communes sont engagées dans ce quatrième et dernier processus de consultations, dans le cadre du 15e mandat des organes municipaux, amorcé en novembre 2012, et au cours duquel la population est informée de la gestion de ses représentants dans les 14 537 circonscriptions électorales du pays.



Edité par AllXS - 23 Oct 2014 à 20:44
«Il est impossible d'en finir avec le capitalisme sans en avoir fini avec la social-démocratie dans le mouvement ouvrier.» (J. Staline : les Questions du léninisme, 1950)

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Aug 2014 à 21:08
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer Ecnaroui Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Jul 2014 à 18:01

Le président chinois rend visite à Fidel Castro

                 French.xinhuanet.com | Publié le 2014-07-23 à 13:45

(时政)(1)习近平探望古巴革命领袖菲德尔·卡斯特罗%20

LA HAVANE, 22 juillet (Xinhua) -- Le président chinois Xi Jinping, actuellement en visite à Cuba, a rencontré mardi le leader révolutionnaire cubain Fidel Castro et les deux hommes se sont entretenus sur les relations bilatérales, la situation internationale et d'autres questions d'intérêt commun.

M. Xi a déclaré que sa visite d'Etat à Cuba avait pour objectif de consolider l'amitié historique qui lie les deux pays, léguée conjointement par M. Castro et les anciennes générations de dirigeants chinois, de manière à insuffler un nouvel élan à la coopération bilatérale.

Il a évoqué sa rencontre précédente avec M. Castro lors de sa dernière visite à Cuba en 2011, avant d'ajouter qu'il était très heureux de constater que le leader cubain se porte bien.

"Vous êtes le fondateur des causes de la révolution cubaine et de la construction de Cuba, mais également de la relation sino-cubaine", a affirmé M. Xi.

"Vous êtes profondément admiré par le peuple cubain et avez également gagné le respect du peuple chinois. Nous n'oublierons jamais les contributions considérables que vous avez apportées aux relations bilatérales", a-t-il poursuivi.

Le président Xi a informé M. Castro du déroulement de sa tournée en Amérique latine, notamment le sixième sommet des BRICS au Brésil, où il a rencontré les dirigeants d'Amérique latine et des Caraïbes.

Pour sa part, M. Castro a affirmé qu'il chérissait le souvenir de ses échanges amicaux avec la Chine,estimant que les relations bilatérales donneraient des résultats plus fructueux sous la houlette du président Xi et des dirigeants cubains.

Le paysage international évolue en profondeur, et la montée en puissance des marchés émergents et des pays en développement aura des répercussions significatives et profondes sur le monde, a déclaré M. Castro.

Le développement de la Chine, qui est une grande nation, est censé jouer un rôle important dans la promotion de la paix et du développement du monde, a-t-il fait remarquer.

La libération de l’homme de l’homme est si impérieuse qu’on ne doit pas la laisser à ceux qui n’ont qu’un seul et unique crédo l’exploitation de l’homme par l’homme.
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Mar 2014 à 21:36




Contrairement à certains clichés tenaces diffusés tous azimuts par la droite et par de soi-disant progressistes en mal de références idéologiques, Cuba a depuis les premières heures de la Révolution attaché une grande importance à la jeunesse. Sa formation a naturellement constitué pour le nouveau régime un défi capital.

Fidel Castro, qui a fêté l’an dernier son quatre-vingt-septième anniversaire, écrivait il y a déjà cinquante ans : « nous ne voulons pas d’une jeunesse qui se contente d’écouter et répéter, nous voulons une jeunesse qui pense. Nous ne voulons pas d’une jeunesse qui nous imite, mais qui apprenne par elle-même à être révolutionnaire et qui se convainque toute seule de l’être. Nous voulons une jeunesse qui développe pleinement sa pensée ».

Ces mots ont été écrits en 1962. Depuis, Cuba a vu le monde évoluer considérablement : la crise des missiles, l’hostilité des Etats-Unis et l’effondrement bloc soviétique sont passés par là.  Lors de la période spéciale des années quatre-vingt-dix, très peu auraient parié un kopeck sur l’avenir de son modèle socialiste.

Pourtant, les conditions difficiles dans lesquelles l’a plongée l’impérialisme étasunien n’ont pas empêché l’île rebelle de résister. Mieux, Cuba a fait des émules dans toute l’Amérique latine. Des expériences nouvelles et originales ont vu le jour : au Nicaragua sandiniste en 1979, au Venezuela de Chavez dans les années quatre-vingt-dix, en Bolivie avec Morales et en Équateur avec Correa au début du troisième millénaire. Dans le même temps, les deux géants du continent sud-américain, le Brésil et l’Argentine, souscrivent à un mode de développement autonome malgré des contradictions considérables qui se sont manifestées par des manifestations démocratiques de masse comme on a pu le voir il y a quelques mois dans les principales villes brésiliennes.

Inutile évidemment de nier que l’étranglement économique permanent et les attaques terroristes sporadiques dont a été victime Cuba n’ont pas eu d’effets négatifs sur la qualité de vie de ses citoyens, et ce tant du point de vue de la disponibilité des produits manufacturés que de celui de la démocratie. Onnéglige naturellement ces aspects fondamentaux quand on est en guerre. Cuba, fondée de facto en 1898 comme une colonie des États-Unis, est dans les faits en situation de conflit non déclaré depuis cinquante pour défendre son indépendance acquise de haute lutte en 1959.

N’est-il pas enfin temps de mettre un terme à cette situation ? Beaucoup de mesures en ce sens ont été entreprises ces dernières années de la part des autorités cubaines. Une certaine libéralisation économique pour donner un peu d’air aux petites entreprises, un élargissement de l’accès à Internet rendu possible grâce à un nouveau câble téléphonique développé avec le soutien du Venezuela, la possibilité de voyager à l’étranger, la libération de la plupart des soi-disant dissidents.

De toute évidence, la Révolution ne craint pas la libre-circulation des idées. Yoani Sánchez, la bloggeuse que les champions autoproclamés de la démocratie ont élevée au rang d’icône (en oubliant au passage les dizaines de journalistes tués chaque année au Mexique, en Colombie ou au Honduras) peut aller et venir à sa guise sur la planète entière.

La Révolution ne craint pas la libre-circulation des idées, des personnes et des biens. L’impérialisme si ! Tant et si bien qu’il continue de maintenir un embargo anhistorique et haineux qui se heurte, paradoxalement, aux principes fondés sur la liberté du commerce international. Le capitalisme n’est pas à une contradiction près…

L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté en octobre 2013 pour la vingt-deuxième année consécutive une résolution sur « la nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique », décrété après « un différend qui a vu le jour alors que la majorité de la population actuelle n’était même pas née », a affirmé le représentant de la Zambie. Le blocus a encore été renforcé sous la présidence de M. Barack Obama, « particulièrement dans le secteur financier ». Fidèles au rendez-vous onusien, les États-Unis et leur fidèle allié Israël se sont une vingt-deuxième fois d’affilée opposés à la résolution de l’ONU. Selon les chiffres cités par La Havane dans le rapport du secrétaire général, le blocus aurait coûté depuis son origine en 1960 la bagatelle de 1.126 milliards de dollars à Cuba. Rien que ça !

Le gouvernement des États-Unis est seul, défiant la volonté des Nations du monde, dans la mise en œuvre de ce crime contre l’humanité. Il agit dans l’intérêt d’une poignée de groupes économiques qui veulent s’approprier les richesses de Cuba et appauvrir le peuple cubain dont la Révolution apporta la santé, les libéra de la misère et apporta aussi une éducation universelle partagée par les pauvres de la planète. Il faut plus que jamais mettre fin au blocus de Cuba, cette honte de l’humanité !

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-mettons-fin-une-bonne-fois-pour-toutes-au-blocus-de-cuba-123146602.html

Edité par Résistance - 29 Mar 2014 à 21:37
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Feb 2014 à 23:15
Rául Castro accueille Fernando González à l'arrivée de ce dernier à La Havane
 

La Havane, 28 février (RHC)- Le combattant antiterroriste cubain Fernando González est arrivé ce vendredi après-midi à Cuba après avoir purgé la totalité de sa peine longue et injuste aux États-Unis.

Le Héros cubain a été accueilli à La Havane par le président cubain Raúl Castro et par ses plus proches parents.

Fernando González est sorti jeudi du centre correctionnel fédéral de Safford, en Arizona et il avait été mis à la disposition des services d'immigration pour entamer le processus de déportation à Cuba.

Il s'agit du deuxième des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis à avoir purgé les peines imposées, après René González.

Fernando Gonzalez, René González, Gerardo Hernández, Antonio Guerrero et Ramón Labañino ont été arrêtés en 1998 lorsqu'ils surveillaient les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible. Ils ont été condamnés au terme d'un procès politisé et entaché d'irrégularités du début à la fin à de très lourdes peines dont deux perpétuités plus 15 ans de prison. Ils ont été accusés de conspiration afin d'espionner.

Gerardo Hernández, Antonio Guerrero et Ramón Labañino sont toujours enfermés dans des pénitenciers des États-Unis malgré la vaste campagne internationale en faveur de leur libération.

Dans des déclarations qu'il a faites à la presse à l'aéroport, Fernando González a indiqué :

« Au milieu de ce moment très émouvant pour moi, je voudrais dire quelque mots et remercier de belles personnes. Il y a 3 personnes qui ne sont pas ici et que je voudrais remercier en tout premier lieu. Ce sont mes frères, Gerardo, Ramón et Tony. Lorsqu'il n'y avait pas encore un mouvement de solidarité, les voir, partager avec eux les moments difficiles a toujours été une source d'énergie dans notre lutte. Donc le premier remerciement c'est pour eux, qui ne vont pas m'écouter, qui ne vont pas me voir, mais qui vont me lire et je vais leur faire parvenir ce message de remerciement car c'est un thème dont nous ne parlions pas lorsque nous avons eu l'occasion de nous voir. Ils ne savent pas combien de force et d'énergie j'ai obtenu à ces moments là, rien que de voir leur attitude, la façon dont ils ont fait face à notre situation, puis en apprenant, durant les années en prison, comment ils affrontaient la situation à laquelle ils étaient confrontés. Mon premier remerciement est pour mes frères, pour René aussi qui est ici. Je dois remercier aussi le peuple de Cuba, qui durant tant d'années nous a accompagnés dans cette lutte et qui va continuer à nous accompagner, j'en suis convaincu, jusqu'à ce que Gerardo, Tony et Ramón soient aussi de retour. Je profite de l'occasion pour demander des excuses à toutes les personnes qui nous ont écrit et qui nous ont fait parvenir des lettres auxquelles nous n'avons pas pu répondre car nous n'avions pas le temps. Il y a peut être des personnes qui se sont senties déçues car elles n'ont pas reçu de réponse à leurs lettres. Je leur présente des excuses, je veux qu'elles comprennent que nous n'avions matériellement pas la possibilité de répondre individuellement à tout le monde. Mais toutes ces lettres, surtout celles des enfants et des jeunes a été une source d'encouragement très grande pour faire face aux situations auxquelles nous étions confrontés. Remercier aussi le peuple de sa solidarité, remercier les autorités cubaines , les camarades qui participent depuis des années à la campagne pour notre libération, les camarades du Ministère des Affaires étrangères, du Bureau des Intérêts de Cuba à Washington qui ont été toujours en première ligne de ce processus pour mon retour, pour qu'il ait lieu le plus vite possible. Remercier tous, la presse qui a fait un travail très bon pour faire connaître la vérité de l'affaire. Il reste encore beaucoup à faire. Nous le savons tous et nous sommes tous disposés à y participer. Je sais que ma joie d'aujourd'hui est partagée de tous, une joie difficile à décrire. Être ici à Cuba, avec ma famille est une joie à laquelle il manque un morceau, qui est réservé pour le moment où à ce même endroit Ramon, Gerardo et Tony se trouveront. La joie sera alors complète. Entre temps notre rôle sera de faire tout notre mieux pour que cela arrive le plus vite possible et que nous, les 5, nous puissions nous réunir avec vous pour jouir de la joie totale. »

Se référant à sa sortie de prison, Fernando a signalé.

« Ma situation n'était pas la même que celle de René, qui s'est retrouvé soudain dans la rue. À ma sortie de prison m'attendait un groupe de fonctionnaires d'immigration qui m'ont arrêté. Je n'ai pas expérimenté la sortie de prison comme une sortie à la liberté. Je n'ai éprouvé une sensation de liberté que lorsque j'ai descendu la passerelle de l'avion. Y compris parce que jusqu'à ce moment là, j'étais menotté. On m'a enlevé les menottes au moment où l'avion à atterri. Je ne me suis pas senti en liberté en traversant la porte de la prison. »

Sur la présence du président Raul Castro à l'aéroport pour l'accueillir, Fernando a déclaré à la presse.

« Pour moi c'est un honneur que le général d'armée, Raul soit venu m'accueillir, me saluer. Je le remercie de ce geste qui me rempli de gratitude et m'engage aussi à tout donner pour le retour de mes frères ».

 
 


Edité par T 34 - 28 Feb 2014 à 23:22
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Sep 2013 à 19:35

Ce que le Nuevo Herald de Miami ne dit pas

Par Alberto D. Pérez

Le journal “El Nuevo Herald”, de Miami, a publié une nouvelle sous ce titre:“ Arrestation de deux hommes d'origine cubaine pour avoir volé une embarcation”.

Vue comme ça, on pourrait croire que cette information pourrait porter sur l'un des nombreux crimes qui sont commis quotidiennement en territoire étasunien.

Ce fait, perpétré par deux délinquants nés à Cuba, mais ayant les esprits plus au Nord, n'est qu'une autre expression criminelle d'un plan que les États-Unis ont ourdi contre la Révolution cubaine, mais qui s'est retourné contre leurs auteurs.

Derrière l'aspect policier de ce délit, d'ailleurs, quotidien en Floride, il y a plus, beaucoup plus : il y a beaucoup de douleur, beaucoup de morts, beaucoup d'argent impliqué, beaucoup de délits.

Et le tout, c'est la faute aux États-Unis. Voyons.

Dans leur tentative de promouvoir la désertion de scientifiques, techniciens, artistes et sportifs cubains, pour essayer ainsi d'affaiblir la Révolution cubaine, Washington a conçu un plan sinistre : Tout Cubain qui arrive à mettre un pied aux États-Unis, y compris illégalement, recevra rapidement le permis de résidence dans ce pays. Ce plan, mis en marche en 1966, a été nommé « Loi de Rajustement cubain”.

Depuis sa promulgation, de nombreux Cubains sont arrivés illégalement en territoire étasunien et ont été récompensés avec la résidence, ce qui est d'ailleurs au centre de frictions avec d'autres immigrants latino-américains auxquels cette possibilité n'est pas offerte.

Ce sont ceux qui sont arrivés. Dans les eaux agitées du Détroit de Floride il y a un lot dramatique des cadavres de centaines et de centaines de Cubains de toutes les races et âges, y compris des enfants entraînés de façon irresponsable dans cette aventure dangereuse par leurs parents qui ont tenté d'arriver et qui sont morts en chemin. Eux tous, malheureusement, ne sont pas arrivés.

La loi de Rajustement cubain est également responsable de nombreux vols d'embarcations à Cuba y compris par des individus armés. Quelques uns d'entre eux se sont terminés par un nombre tragique de morts et blessés, faits annoncés à grand fracas et sans aucune honte par la presse étasunienne.

Mais il y a plus encore. En Floride, l'une des affaires les plus lucratives des maffiosi cubains est de fournir un service de « taxi marin » à ceux pouvant le payer pour conduire illégalement des personnes de Cuba à Miami.

Ces vedettes de grande vitesse sont connues comme “cigarretas”. Elles sont utilisées par les narcotrafiquants pour transporter la drogue colombienne aux États-Unis. Les trafiquants de personnes louent ces vedettes.


À Miami, une nouvelle affaire fleurit : utiliser de façon frauduleuse, des certificats officiels de naissance, expédiés à Cuba et vendre ces identités à des citoyens d'autres pays désirant bénéficier de la Loi de Rajustement cubain. Il s'agit en effet d'un vol ouvert d'identités et de citoyenneté. Très étasunien !!!

Il s'agit de tout un conglomérat d'illégalités, de délits, de fautes, de douleur, de tragédies et de mort, dont les autorités des États-Unis sont totalement responsables.

Il est bon de signaler que des dizaines de milliers de Cubains et des Cubaines qui ont prêté honorablement des services à l'étranger, en tant que médecins, infirmiers et infirmières, scientifiques et techniques de toutes les spécialités ont refusé cette offre yankee machiavélique et sont rentrés dans leur patrie où ils partagent la joie de s'être acquitté d'un beau devoir et de vivre dans un pays véritablement libre.


Pour ce qui est des voleurs de l'embarcation, nommés Ledián Yusnier Acosta et Dioselis Fuentes— ils seront jugés par le délit de vol à grande échelle.

Mais sachez bien : bien que cette information n'apparaisse pas dans l'instruction policière, les principaux responsables du délit sont les autorités étasuniennes et la sinistre Loi de rajustement cubain qui les encourage.


Mais cela, le Nuevo Herald de Miami ne le dit pas.

 

L'Ignoble Prix Nobel Obama proroge la loi de commerce avec l'ennemi pour sanctionner un seul pays

Au milieu des préparatifs bellicistes contre la Syrie, nous apprenons la nouvelle que le président Obama a étendu pour la 5è fois, l'application de la loi de commerce avec l'ennemi, entièrement consacrée à sanctionner un seul pays: Cuba.

La loi est une pièce importante dans l'embrouillage de normes, décisions exécutives et lois qui forment le blocus économique, commercial et financier imposé unilatéralement et de façon illégale contre notre pays et qui a été défini en juin 2012 par le chef des sanctions du Bureau de Contrôle des Actifs étrangers comme le système le plus cohérent et large imposé à une autre nation.

C'est le président John Kennedy qui, en 1963, après plusieurs semaines d'hésitation face à l'inexistence d'un état de guerre avec Cuba, l'a rendue effective sous la prétendue justification d'une proclame présidentielle qui décrétait l'État d'urgence.

La loi avait été appliquée pour la première fois durant la Première Guerre Mondiale par le président Woodrow Wilson qui considérait le boycott économique comme une arme mortelle et efficace.

Nombreux spécialistes étasuniens considéraient qu'Obama, durant son dernier mandat, procèderait à faire les changements dans la politique hostile des États-Unis vis-à-vis de Cuba qu'il n'avait pas faits durant son premier mandat. Justement ils pensaient que c'était la Loi de Commerce avec l'Ennemi, la première qui pourrait disparaître sans trop de bruit, qu'on la laisserait mourir, faute d'extension présidentielle.

Le rejet, par divers secteurs de la société étasunienne, de la dite politique, est de plus en plus visible. De nombreuses déclarations de personnalités de haut niveau et des sondages d'opinion le confirment.

Sur le plan extérieur, il n'existe pas dans l'histoire de l'Agenda de l'Assemblée Générale des Nations Unies, un thème dans lequel les États-Unis soient si isolés de la communauté internationale, que celui du blocus criminel et génocidaire contre Cuba. À Trinité-et-Tobago, tout comme à Carthagène des indes, il a été démontré que cette politique d'acharnement contre Cuba constitue l'un des principaux motifs de frictions entre les pays de notre région et l'Empire.

Il n'y a pas de doutes sur le fait qu'Obama y a pensé au moment de signer la prorogation de la Loi de commerce avec l'ennemi, mais une fois de plus, il a opté pour suivre la logique impériale. Son discours sur Cuba insiste, comme l'ont fait ses prédécesseurs, à considérer l'illégal blocus, comme un instrument valide pour imposer des changements internes dans notre pays.

Woodrow Wilson pensait et je cite : «  Une nation assiégée est une nation qui est sur le point de se rendre, appliquons ce remède économique, pacifique, silencieux et mortifère et il n'y aura pas besoin d'avoir recours à la force. C'est un remède terrible, qui ne coûte pas une seule vie en dehors de la nation bloquée mais qui implique une forte pression, à laquelle , à mon avis, aucune nation moderne pourrait résister. » Fin de citation.

Wilson avait raison en définissant le blocus comme un remède terrible, mortifère...mais il s'est trompé en disant qu'une nation faisant l'objet d'un blocus serait sur le point de se rendre. Cuba y oppose un démenti catégorique. Plus d'un demi siècle de résistance héroïque à ce blocus génocidaire le démontrent ainsi. Obama devrait apprendre la leçon.

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20 000 colombes s'envolent aujourd'hui avec un message de solidarité avec les 5

La Havane, 18 septembre (RHC)- Dans le cadre des activités qui sont réalisées à Cuba en solidarité avec les 5, plus de 20 000 colombes se sont envolées aujourd'hui depuis toutes les localités de notre pays avec un message de paix, d'amour et d'espoir en ce qui concerne le prompt retour à la Patrie des 4 antiterroristes cubains qui sont en prison aux États-Unis.

« Alas de libertad » (Des ailes de liberté) est le nom choisi par les jeunes cubains et par leur avant-garde politique, l'UJC, l'Union des Jeunes Communistes de Cuba, qui ont pris le titre d'une exposition de tableaux faits en prison par Antonio Guerrero, un des 5.

Avec des rubans et des lacets jaunes à leurs pattes, les colombes ont volé dans le ciel cubain pour demander que justice soit faite et pour exiger le retour immédiat d'Antonio Guerrero, de Gerardo Hernández, de Fernándo González et de Ramón Labañino.

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Une lettre demandant à Obama la libération des 5 est remise à la présidente brésilienne

Brasilia, 18 septembre (RHC)- La députée à l'Assemblée Législative de Rio Grande Do Sul, Ana Alfonso, a remis à la présidente brésilienne, Dilma Rousseff, une copie d'une lettre adressée au président étasunien, Barack Obama qui demande la libération des antiterroristes cubains prisonniers depuis 15 ans aux États-Unis.

Dans la lettre, l'Association Culturelle « José Martí » demande au président Barack Obama d'honorer le Prix Nobel reçu et de faire libérer les combattants cubains condamnés à de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités pour avoir défendu leur patrie et éviter des actions terroristes contre leur pays.

D'autre part, l'écrivain canadien Stephen Kimber, auteur du livre «  Lo que hay del otro lado del Mar-La Verdadera Historia de los Cinco Cubanos » (Ce qu'il y a de l'autre côté de la mer-La véritable histoire des 5 Cubains) a dénoncé le fait que la WLRN, affiliée à la National Public Radio, de la ville étasunienne de Miami, a annulé une interview qu'elle allait lui faire car elle considère que son livre est trop polémique.

Depuis le 11 septembre, Stephen Kimber effectue un périple dans des villes de la côte Ouest des États-Unis, organisé par le Comité International pour la libération des 5 pour présenter son livre, considéré comme le plus complet publié en anglais sur l'affaire des 5.

Source

Le Maire de Richmond souligne l'importance de la solidarité avec les 5 antiterroristes cubains

Quito, 18 septembre (RHC/PL)- Mme le Maire de la ville de Richmond, en Californie, Gaile McLaughlin, s'est prononcée pour une plus grande solidarité internationale avec les 4 antiterroristes cubains qui sont toujours en prison aux États-Unis.

René González, un des 5, a déjà purgé sa peine et se trouve à Cuba. Il était soumis à un régime draconien de liberté surveillée. La juge Joan Leonard, l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

«La solidarité est très importante pour obtenir leur libération » a relevé Gaile McLaughlin qui a accompagné hier le président de l'Equateur, Rafael Correa, au cours d'une visite dans une des zones contaminées par la compagnie pétrolière Texaco-Chevron dans la forêt amazonienne.

Dans des déclarations qu'elle a faites à l'agence de presse Prensa Latina, Mme le Maire de Richmond a signalé qu'elle reste très liée à la cause des 5.

« Cela fait deux ans que nous avons approuvé une résolution dans la municipalité de Richmond pour exiger leur libération » a rappelé Gaile McLaughlin qui a ajouté qu'en décembre prochain elle entend venir à Cuba et qu'elle profitera de l'occasion pour rencontrer les proches de nos 5 compatriotes.

Les 5 Cubains qui surveillaient les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible ont été arrêtés le 12 septembre 1998 et condamnés à de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités.

Mme le Maire de Richmond est la première personnalité internationale qui a visité la zone contaminée par la Texaco-Chevron dans l'Amazonie équatorienne.

Le président Rafael Correa l'a invitée car l'année dernière, un incendie dans une raffinerie exploitée par cette transnationale, a provoqué de graves dégâts dans cette ville californienne.

« C'est un crime » a relevé Gaile McLaughlin qui, de même que Correa a mis une de ses mains dans une piscine pleine de brai et de déchets de brut, proche d'un des puits pétroliers qu'a exploités la compagnie étasunienne dans la forêt amazonienne jusqu'à son départ de l'Équateur en 1992.

Source

Une compagnie canadienne porte plainte contre une compagnie étasunienne au sujet du blocus de Cuba

La Havane, 18 septembre (RHC)- L'entreprise canadienne 360 Vox Corporation a porté plainte contre une compagnie de golf des États-Unis car celle-ci entrave le projet d'utiliser la marque britannique PGA à Cuba dont les opérations commerciales, économiques et financières sont bloquées par Washington.

La plainte indique que la filiale PGA of America, de Palm Beach, en Floride, a fait pression sur la maison mère pour qu'elle annule la licence et empêche l'utilisation de noms comme PGA Village Cuba et PGA National Gulf Academie Cuba sur un terrain de golf et une marina que l'ont envisage de construire dans notre pays.

La plainte de l'entreprise canadienne 360 Vox Corporation indique également qu'en mars 201, elle a annoncé la signature de l'accord de licence pour l'utilisation future de la marque et que, trois jours après, un blog anti-cubain a signalé que la marque britannique était utilisée pour passer outre aux sanctions imposées à Cuba par le blocus économique, financier et commercial que les États-Unis font subir à notre pays depuis plus de 50 ans.

Un spécialiste latino-américain met en exergue l'apport de Cuba à l'anesthésiologie

La Havane, 18 septembre (RHC)- Le secrétaire administratif de la Confédération Latino-américaine des Sociétés d'Anesthésiologie, Carlos Guzmán, a fait l'éloge de la contribution de Cuba au développement de cette spécialité en Amérique Latine.

Au cours de l'inauguration à La Havane du 10e Congrès Cubain d'Anesthésiologie, de Réanimation et sur le traitement de la douleur, qui prendra fin vendredi, Carlos Guzmán a mis l'accent, en particulier, sur l'apport de Cuba à cette institution régionale.

La rencontre, qui rassemble plus de 300 délégués cubains et plus d'une dizaine de professeurs invités des Amériques et d'Europe, a pour objectif d'actualiser ces professionnels sur des thèmes d'intérêt dans le domaine de la pédiatrie, de l'obstétrique, et de la neuro-anesthésie ainsi que de la chirurgie cardio-toracique, de la chirurgie par accès minimal, de l'oncologie, de la gériatrie et du traitement des patients présentant des traumatismes.

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L'UNICEF met en exergue l'apport de l'Amérique Latine à l'élimination du travail des enfants

La Havane, 18 septembre (RHC)- La représentante à Cuba de l'UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance, Begoña Arellano, a signalé qu'en Amérique Latine il y a une tendance positive à l'éradication des pires formes de travail des enfants avant 2015.

Begoña Arellano a expliqué que dans la région, 9% des mineurs âgés de 14 ans, travaillent dont nombreux à temps complet et dans des conditions dangereuses.

Elle a ajouté que l'expérience accumulée par Cuba en la matière est très importante car il n'y a pas d'enfants qui travaillent dans notre pays où l'enseignement est obligatoire jusqu'au premier cycle du secondaire, soit jusqu'à 14 ans.

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Edité par T 34 - 21 Sep 2013 à 18:01
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SOUVENIRS INDELEBILES

 

 

Voilà trois jours, un important dirigeant du Parti communiste du Vietnam nous a rendu visite. Avant de partir, il m’a fait part de son désir que j’évoque mes souvenirs de la visite que j’avais faite au territoire libéré de son pays quand son peuple livrait une lutte héroïque contre les troupes yankees dans le Sud.

En fait, je n’ai guère de temps à ma disposition alors qu’une grande partie du monde s’attache à chercher une réponse à la guerre qui, si l’on en croit les dernières informations, est sur le point d’éclater, avec force armes meurtrières, à un point chaud de notre planète globalisée.

Néanmoins, rappeler les antécédents et les crimes monstrueux commis contre les pays à moindre développement économique et scientifique, aidera tous les peuples à lutter pour leur propre survie.

Le 12 septembre marquera le  quarantième anniversaire de la visite d’une délégation officielle de Cuba au Vietnam.

Dans des Réflexions écrites le 14 février 2008, j’avais parlé de John McCain, candidat républicain à la présidence des Etats-Unis largement battu par Barack Obama qui, lui, pouvait au moins parler dans des  termes proches de ceux de Martin Luther King, lâchement assassiné par des racistes blancs.

Bien qu’incapable de prononcer le discours de Gettysburg, Obama s’était même proposé d’imiter le voyage en train de l’austère Abraham Lincoln. Michael Moore lui avait décoché : « Félicitations, président Obama, pour le Prix Nobel de la paix. Maintenant, s’il vous plaît, gagnez-le ! »

McCain a raté la présidence des Etats-Unis, mais il s’est arrangé pour retourner au Sénat d’où il exerce de très fortes pressions sur l’administration.

Aujourd’hui, il est heureux et déplace ses pions pour qu’Obama largue le plus grand nombre possible de missiles capables de frapper avec précision les forces vives des troupes syriennes.

Neuf pays disposent d’ores et déjà d’armes nucléaires dont les radiations sont bien plus meurtrières que le gaz sarin. Selon des données de 2012, la Russie possède environ 16 000 ogives nucléaires actives et les Etats-Unis autour de 8 000.

Les faire exploser en quelques minutes au-dessus des objectifs de l’adversaire impose un certain nombre de manœuvres.

Une troisième puissance, la Chine, la plus solide économiquement parlant, possède désormais la capacité dite de Destruction mutuelle assurée avec les Etats-Unis.

Israël, pour sa part, dépasse la France et la Grande-Bretagne en technologie nucléaire, mais n’admet pas que l’on dise un traître mot des énormes financements qu’il reçoit des Etats-Unis et de la coopération que ceux-ci lui prêtent sur ce terrain. Il a lancé deux missiles voilà quelques jours en mer Méditerranée afin de tester la capacité de riposte des destroyers étasuniens qui visent la Syrie.

Quel est donc le pouvoir de ce groupe de pays aussi réduit qu’en pointe ?

Pour extraire l’énorme énergie enfermée dans un atome d’hydrogène, il faut chauffer un plasma de gaz à plus de deux cent millions de degrés centigrade, qui est la chaleur nécessaire pour forcer les atomes de deutérium et de tritium à fusionner et à libérer de l’énergie, selon ce qu’explique une dépêche de la BBC, qui est généralement bien informée à cet égard. Il s’agit là d’une découverte de la science, mais combien faudra-t-il investir pour atteindre cet objectif ?

Notre humanité souffrante attend. Nous ne sommes plus « quatre pelés et un tondu », nous sommes déjà sept milliards d’êtres humains, dont l’immense majorité sont des enfants, des adolescents et des jeunes.

J’en reviens aux souvenirs de ma visite au Vietnam, point de départ de ces quelques lignes. Je n’ai pas eu le privilège de faire la connaissance d’Ho Chi Minh, le créateur légendaire de la République socialiste du Vietnam, ce pays des Annamites dont José Martí, notre Héros national, fit l’éloge en 1889 dans sa revue infantile La Edad de Oro.

Je suis arrivé dans ce pays frère le 12 septembre 1973, après l’accord signé entre les Etats-Unis et le Vietnam. Pham Van Dong, le Premier ministre, me logea la première nuit dans l’ancienne résidence du gouverneur français en Indochine. Resté seul avec moi dans la vieille demeure construite par la métropole, ce rude combattant commença à pleurer. Excusez-moi, me dit-il, c’est que je pense aux millions de jeunes qui sont mort dans cette guerre. Je saisis aussitôt dans toute son ampleur combien elle avait été dure. Il se plaignit aussi de la fourberie des Etats-Unis à leur égard.

Je vais reprendre des extraits textuels de ces Réflexions du 14 février 2008 :

Tous les ponts sans exception, visibles d’avion entre Hanoi et le Sud, étaient effectivement détruits ; les hameaux, rasés ; tous les jours les grenades des bombes à fragmentation lancées dans ce but faisaient explosion dans les rizières où des enfants, des femmes, voire des personnes âgées, travaillaient pour produire des aliments.

On observait de nombreux cratères à l’entrée de chaque pont. Les bombes guidées par laser, bien plus précises, n’existaient pas encore. J’ai dû insister pour faire ce trajet. Les Vietnamiens craignaient que je ne sois victime d’une équipée des Yankees s’ils apprenaient ma présence dans cette zone. Pham Van Dong m’a accompagné tout le temps.

Nous avons survolé la province de Nghe-An, où est né Ho Chi Minh. Dans cette province, et dans celle d’Ha Tinh, deux millions de Vietnamiens moururent de faim en 1945, la dernière année de la Deuxième Guerre mondiale. Nous avons atterri à Dong Hoi. Un million de bombes avaient été larguées sur cette province où se trouve cette ville détruite. Nous avons traversé le Nhat Le en radeau. Nous avons visité un poste d’aide aux blessés de Quang Tri. Nous avons vu de nombreux chars M-48 capturés. Nous avons emprunté des chemins de bois sur ce qui fut un jour la route nationale détruite par les bombes. Nous avons rencontré de jeunes soldats vietnamiens qui se couvrirent de gloire à la bataille de Quang Tri. Sereins, résolus, tannés par le soleil et la guerre, un léger tic réflexe sur la paupière du capitaine du bataillon. Nul ne sait comment ils ont pu résister à tant de bombes. Ils étaient dignes d’admiration. Ce 15 septembre, dans l’après-midi, revenant par un itinéraire différent, nous avons recueilli trois enfants blessés, deux très grièvement : une fillette de quatorze ans était en état de choc, un éclat de métal dans le ventre. Les enfants travaillaient la terre quand une houe a heurté par hasard une grenade. Les médecins cubains qui accompagnaient notre délégation les ont directement soignés pendant des heures et leur ont sauvé la vie. J’ai été témoin, monsieur McCain, des exploits des bombardiers, dont vous êtes si fier, sur le Vietnam du Nord…

 En ces jours de septembre,  Allende avait été renversé ; le palais de la Monnaie avait été attaqué et de nombreux Chiliens avaient été torturés et assassinés. Le coup d’Etat fut stimulé et organisé depuis Washington.

Lino Luben Pérez, journaliste de l’Agence de presse nationale (AIN), a rappelé dans un article du 1er décembre 2010 une phrase que j’ai prononcée le 2 janvier 1966 lors du meeting pour le septième anniversaire de la Révolution : « Pour le peuple vietnamien, nous sommes prêts à donner,  non plus seulement notre sucre, mais jusqu’à notre sang, qui vaut bien plus que le sucre ! »

Le journaliste de l’AIN écrit ailleurs dans cet article :

 Pendant des années, des milliers de jeunes Vietnamiens ont fait des études à Cuba dans différentes spécialités, dont l’espagnol et l’anglais, tandis qu’une quantité considérable de Cubains a appris là-bas la langue de ce pays.

Des cargos cubains chargés de sucre ont mouillé dans le port d’Haïphong, dans le Nord bombardé par les Yankees, et des centaines de techniciens cubains ont travaillé comme bâtisseurs dans ce pays durant la guerre.

D’autres compatriotes ont créé des fermes avicoles pour obtenir de la viande et des œufs.

L’arrivée dans un port cubain du premier cargo de cette nation a constitué un fait saillant. De nos jours, la coopération économique entre les gouvernements et les entreprises et l’entente politique entre les deux partis et les relations d’amitié se maintiennent et se multiplient.

 Qu’on me pardonne ce modeste effort pour écrire ces quelques paragraphes au nom de notre amitié traditionnelle avec le Vietnam.

Ce matin, le risque d’éclatement d’un conflit aux conséquences funestes semble se dissiper grâce à l’initiative intelligence de la Russie qui n’a pas bronché devant la menace insolite de l’administration étasunienne de réaliser des frappes dévastatrices contre les défenses syriennes, ce qui pouvait coûter des milliers de vies à ce peuple et déclencher un conflit aux retombées imprévisibles.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, parlant au nom du gouvernement de ce pays courageux, a peut-être contribué à éviter dans l’immédiat une catastrophe mondiale.

De son côté, le peuple étasunien s’oppose fortement à une aventure politique qui toucherait non seulement son pays, mais toute l’humanité.

 

 

Fidel Castro Ruz

10 septembre 2013

15 h 20

 
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Le Département d'État des USA est sommé de présenter des documents concernant l'affaire des 5

LA COUR FEDERALE MET EN DEMEURE LE DEPARTEMENT D'ETAT DES Etats-Unis DE PRESENTER DES DOCUMENTS RELATIFS A DES PAIEMENTS SECRETS DU GOUVERNEMENT A DES JOURNALISTES DE Miami PENDANT LE PROCES DES 5

Par Annie Arroyo.

La Cour Fédérale a mis en demeure le Département d’Etat des Etats-Unis de présenter des documents relatifs à des paiements secrets effectués par le gouvernement étasunien à des journalistes de Miami pendant le procès contre les Cinq.


C’est le résultat d’une requête en justice présentée par le PCJF (Partnership for Civil Justice Fund), une association qui milite aux USA pour la justice civile.

Le 5 juin 2013, le PCJF a présenté devant la Cour Fédérale du District de Columbia (Washington) une requête en justice basée sur l’Acte « Liberté de l’Information », le FOIA (Freedom Of Information Act,) contre le Département d’Etat des Etats-Unis, mettant en cause le refus des autorités de fournir les documents en leur possession concernant les paiements secrets par le gouvernement de Washington de journalistes basés à Miami. Ces reporters ont couvert l’affaire des Cinq de 1998 à 2002, avant le procès, pendant le procès et même pendant la délibération du jury. Leurs reportages incendiaires parus dans la presse à cette époque ont nui aux Cinq de façon irrémédiable.

L’action en justice du PCJF de juin dernier faisait suite à une requête initiale déposée en octobre 2010 au nom de la liberté d’information par le quotidien étasunien « Liberación », concernant les financements occultes des journalistes mis en cause, requête qui s’était soldée par une fin de non recevoir de la part des services gouvernementaux concernés.

L’avocat Carl Messineo, directeur du PCJF, avait précisé l’objectif de la requête en justice lorsque celle-ci avait été présentée à la Cour en juin dernier: «Il est évident que le gouvernement a manipulé l’opinion publique à des fins politiques. Cette requête en justice porte sur les documents qui le prouvent. Ils n’ont pas le droit de cacher leur mauvaise conduite ».

« C’est un pas en avant important » a déclaré la directrice de l’exécutif du PCJF, l’avocate Mara Verheyden-Hilliard. « Les documents que le Département d’Etat refusait de produire couvrent une période cruciale pour les Cinq Cubains. Ces documents que nous demandons révéleront les sommes versées par le gouvernement aux journalistes de Miami au moment précis où le gouvernement jugeait les Cinq », a-t-elle ajouté.

A ce jour, en réponse à la requête du PCJF, le Département d’Etat a reçu l’ordre de produire au plus tôt les documents en sa possession. La première session pour examiner ces documents commencera en octobre prochain.

Annie Arroyo

Sources Free the five – Comité International US pour la Libération des 5


Une station de radio de Miami considère comme incendiaire un livre sur les 5

Washington, 17 septembre (RHC/PL)- Une station de radio de Miami, aux États-Unis, a annulé une interview de l'auteur du livre « Lo que hay del otro lado del mar. La Verdadera Historia de los 5 Cubanos » (Ce qu'il y a de l'autre côté de la Mer. La Véritable Histoire des 5 Cubains) car elle considère que ce texte est trop incendiaire.

La WLRN, affiliée à la chaîne «  National Public Radio (NPR), a envoyé un courriel à l'auteur du livre, l'écrivain canadien Stephen Kimber, lui faisant part de l'annulation de l'interview prévue en direct.

Stephen Kimber a indiqué, sur sa page web, que le courriel déplorait lui faire savoir que le producteur exécutif du programme « Topical Current », Joseph Cooper, avait demandé de ne pas lui faire l'interview.

« Cela est arrivé après la lecture d'une partie du livre et du matériel qui l'accompagnait et Joseph Cooper a trouvé que le thème est trop incendiaire et il craint une réaction négative au sein de certains secteurs de la communauté de Miami » ajoutait le courriel envoyé à l'auteur.

Stephen Kimber qui est également professeur de journalisme à l'Université King College d'Halifax a relevé que ce message explique, en soit, tout ce qu'on a besoin de savoir, et même plus, sur les raisons pour lesquelles il était impossible de trouver un jury impartial à Miami pour l'affaire des 5 antiterroristes cubains.

Il a souligné pourquoi il est important pour les Étasuniens de connaître les détails de cette affaire, car encore de nos jours, 15 ans après l'arrestation des 5, 4 d'entre eux sont toujours en prison.

René González, un des 5, a déjà purgé sa peine et se trouve à Cuba. Il était soumis à un régime draconien de liberté surveillée. La juge Joan Leonard, l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

Stephen Kimber effectue, depuis le 11 septembre, un périple dans des villes de la côte Est des États-Unis. Il est organisé par le Comité International pour la Libération des 5 pour présenter le livre, considéré comme l'œuvre la plus complète en anglais concernant l'affaire.

Le périple fait partie des actions de la campagne internationale qui a lieu du 5 septembre au 6 octobre en faveur de la libération de nos compatriotes à l'occasion du 15e anniversaire de leur emprisonnement.

Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, Fernando González et René González, ont été arrêtés le 12 septembre 1998. Ils surveillaient à Miami les organisations terroristes pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

«Depuis lors, la couverture médiatique de l'affaire a été très insuffisante bien qu'elle se trouve au centre des relations actuelles entre Cuba et les États-Unis » a souligné le professeur Kimber.

Le livre « Ce qu'il y a de l'autre côté de la mer. La Véritable Histoire des Cinq Cubains » est le résultat d'un vaste travail de recherche qui inclut la révision, par l'auteur, de plus de 20 000 pages de registres judiciaires de l'affaire la plus longue de l'histoire des États-Unis.

L'on attend la réponse de la juge Joan Lenard à une demande faite en faveur des 5 par chacun d'entre eux, ayant pour but d'obtenir l'analyse des violations de la constitution commises au cours du procès.

Dans le recours en Habeas Corpus ou procédé extraordinaire, la défense souligne comment le versement de sommes à des journalistes de Miami par le gouvernement étasunien a empoisonné l'atmosphère avant et pendant le procès pour les condamner.

Mirta Rodríguez signale que les 5 sont unis à la lutte pour l'indépendance de Porto Rico

La Havane, 17 septembre (RHC)- Mirta Rodríguez, la mère d'Antonio Guerrero, un des antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis a signalé que ces combattants et l'indépendance de Porto Rico ont un ennemi commun : le gouvernement des États-Unis.

Au cours d'une rencontre au siège de la Mission de Porto Rico à La Havane, Mirta Rodríguez et Yadira Pérez, nièce de Gerardo Hernández ont échangé des vues avec des proches d'Oscar López et de Norberto González, des Portoricains prisonniers aux États-Unis.

Mirta Rodríguez a relevé :

«Des causes justes nous unissent. Nous sommes aujourd'hui ici pour démontrer notre amour envers nos héros. Les leurs sont aussi des héros car ils ont défendu leur patrie. Je crois que les peuples s'unissent grâce à cet amour envers la patrie et grâce à l'amour de ces hommes qui ont donné le meilleur d'eux ».

Pour sa part, Elda Santiago, l'épouse du prisonnier portoricain Norberto Gonzalez a signalé:

« Depuis des années les États-Unis maintiennent des Portoricains en prison et le peuple cubain nous a toujours appuyés. Cependant nos liens ne se bornent pas à cette solidarité qu'éveille l'emprisonnement de compatriotes. Ils datent du début de nos guerres d'indépendance au cours desquelles il y a eu une fraternité et une solidarité entre les pays des Caraïbes dans lesquels nous nous tendons les mains ».

De son côté, Clarisa López, fille d'Oscar López, considéré comme le prisonnier politique le plus ancien de l'Amérique Latine, qui se trouve dans le même pénitencier que l'antiterroriste Fernando González a indiqué :

«L'histoire nous réunit aujourd'hui. L'histoire est présent et futur. C'est une histoire que nous continuerons à écrire, l'histoire que Fernando González et mon père sont en train d'écrire. Nous partageons le même respect et la même admiration pour Fernando González que nous, Portoricains, nous considérons comme nôtre ».

Les participants ont mis en exergue la fermeté de ces hommes qui, dans les conditions difficiles de la prison, restent attachés à leurs principes et à la fidélité à leurs peuples, face à un adversaire puissant et impitoyable.

La rencontre a eu lieu dans le contexte de la campagne de solidarité avec Porto Rico qui prendra fin le 23 septembre, date à laquelle l'on commémore le 145e anniversaire de l'épopée indépendantiste «Grito de Lares ».


Rafael Correa souligne que le blocus de Cuba est la plus grave atteinte aux droits de l'Homme

La Havane, 17 septembre (RHC)- Le président de l'Équateur, Rafael Correa, a relevé à Quito que le blocus que les États-Unis font subir à Cuba depuis plus de 50 ans déjà est la plus grave atteinte aux droits humains dans le monde.

Au cours d'un programme diffusé par la télévision et par la radio, Rafael Correa a relevé que le siège de La Havane par Washington viole le droit international, notamment le droit interaméricain.

Il a fait allusion au silence de la Cour Inter-américaine des Droits de l'Homme à ce propos. Il a mis en exergue, cependant, l'exemple de dignité que représente Cuba, non seulement pour l'Amérique Latine, mais aussi pour le monde entier.

Le Président équatorien a lancé un appel à apprendre de l'expérience accumulée par notre pays en matière de santé.

Il a reconnu que bien que l'Équateur ait avancé dans ce domaine il lui manque encore la politique intégrale qu'applique Cuba.



Edité par T 34 - 17 Sep 2013 à 21:55
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Le président étasunien proroge d'un an encore le blocus de Cuba

La Havane, 14 septembre (RHC)- Le président étasunien, Barack Obama a prorogé d'un an encore le blocus génocidaire économique, financier et commercial que les États-Unis font subir à notre pays depuis plus de 50 ans.

Le mémorandum adressé à ce sujet au Secrétaire d'État et au Secrétaire au Trésor a été diffusé par la Maison Blanche. Il ordonne le maintien du blocus contre Cuba.

Conformément à la législation étasunienne en vigueur, le président étasunien a décidé de proroger les sanctions contre Cuba invoquant la Loi de Commerce avec l'Ennemi et arguant du fait qu'une telle décision répond aux intérêts nationaux de Washington.

Les États-Unis maintiennent le blocus génocidaire et unilatéral contre Cuba depuis 1961, renforcé ultérieurement en 1992 par la Loi Torricelli et en 1996 par la Loi Helms-Burton.

 

Les témoignages de solidarité avec les 5 se poursuivent dans le monde

La Havane, 14 septembre (RHC)- Des représentants de mouvements sociaux, de syndicats et de partis politiques brésiliens ont demandé la libération des 4 antiterroristes cubains qui sont toujours en prison aux États-Unis-Unis.

René González, un des 5, a purgé sa peine et se trouve déjà à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un régime draconien de liberté surveillé. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement dans notre pays où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

Helio Doyle, coordonnateur du Comité Brasilia pour la Libération des 5 a fait un résumé des violations commises contre ces combattants, depuis leur arrestation en 1998 à Miami où ils surveillaient les organisation terroristes qui prenaient Cuba pour cible de leurs attentats.

Helio Doyle a relevé que Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Ramón Labañino, Fernando González et René González sont des exemples de courage et de lutte pour l'Amérique Latine.

Une place dédiée aux 5 antiterroristes cubains est inaugurée à Paris

Paris, 14 septembre (RHC)- Une place de solidarité avec les antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis a été inaugurée à Paris au cours de la traditionnelle Fête de l'Humanité, où des milliers de personnes portaient des rubans jaunes.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste Français, a signalé que cette place à une grande signification car ces combattants sont un symbole de la résistance du peuple cubain.

Il a ajouté que cette place, située dans le parc Georges Valbon sera un endroit propice pour faire connaître l'affaire au moment ou quatre d'entre eux sont toujours en prison aux États-Unis.

D'autre part, Guenady Ladisev, président du Comité de Belarus pour la Libération des Antiterroristes Cubains, a relevé que la campagne pour leur libération s'est renforcée dans ce pays, 15 ans après l'arrestation de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, de Fernando González, d'Antonio Guerrero et de René González.

Source

Fidel Castro qualifie d'intelligente l'initiative russe en faveur du règlement du conflit syrien

La Havane, 14 septembre (RHC)- Le leader historique de la Révolution Cubaine, Fidel Castro a qualifié d'intelligente l'initiative de la Russie face aux prétentions des États-Unis d'attaquer la Syrie. Il a signalé que grâce à la fermeté de Moscou, le danger d'éclatement du conflit semble avoir diminué.

Dans un article que publie aujourd'hui le quotidien Granma sous le titre «Recuerdos Inborrables » (Des souvenirs inoubliables), le guide révolutionnaire lance une mise en garde sur le fait qu'une éventuelle attaque étasunienne contre la Syrie pourrait coûter des milliers de vies au peuple de ce pays et déclencher un conflit aux conséquences imprévisibles.

Dans l'article, accompagné de plusieurs photos de la visite qu'il a effectuée cela fait 40 ans, dans les zones libérées du Vietnam, Fidel Castro se réfère à la demande que lui a faite alors un haut dirigeant du Parti Communiste du Vietnam qui lui a transmis le désir qu'il écrive sur quelques souvenirs de sa visite dans ce pays asiatique.

Fidel Castro met l'accent sur le fait que bien qu'en réalité, il ne dispose pas de beaucoup de temps, au moment une grande partie du monde tente de trouver une réponse aux nouvelles sur une guerre, rappeler cependant, les antécédents et les crimes monstrueux commis contre les pays avec moins de développement économique et scientifique, aidera tous les peuples du monde à lutter pour leur propre survie.

Le leader historique de la Révolution Cubaine a cité à ce propos, les réflexions qu'il a écrites le 14 février 2008 sur sa visite au Vietnam d'il y a 4 décennies, lorsqu'il a pu constater les grands dégâts provoqués par la guerre et la résistance du peuple vietnamien au moment où l'on combattait contre les mercenaires et contre les agresseurs étasuniens dans d'autres régions de ce ce pays dévasté par la guerre.

Faisant allusion au danger d'une agression contre la Syrie, Fidel Castro a terminé son article en signalant que le peuple étasunien s'oppose fermement 'a une aventure politique qui affecterait non seulement les États-Unis mais aussi l'humanité tout entière.

Source
 


Edité par T 34 - 15 Sep 2013 à 20:47
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Message des Cinq Héros cubains
 

À la conscience du monde et au peuple étasunien

 
 
Logo : capture prise sur le site jocetpatcuba2013.uniterre.com

Voilà aujourd’hui quinze ans, le 12 septembre 1998, que cinq arrestations brutales opérées simultanément, ont brisé nos foyers et ouvert l’un des chapitres les plus honteux de l’histoire juridique des États-Unis : le procès engagé contre nous, qui sommes connus maintenant comme les Cinq.

L’arrestation et le procès des Cinq resteront gravés dans l’histoire comme l’un des épisodes les plus ignominieux et les plus sordides des relations entre les États-Unis et Cuba. Quelques mois plus tôt, les bons offices du prix Nobel de littérature, dont Gabriel García Márquez, avaient permis d’ouvrir les portes à une coopération marquante entre les deux pays dans la lutte contre le terrorisme. En juin de cette année-là, une délégation du FBI s’était rendue en visite à Cuba et, après avoir reçu une copieuse information sur les activités terroristes organisées impunément contre l’île depuis Miami, avait promis à sa contrepartie cubaine d’entreprendre des actions à ce sujet.

Portant un coup bas à l’administration William Clinton, le FBI, au lieu d’appréhender les terroristes, arrêta et conduisit devant les tribunaux ceux – nous – qui collectaient des informations pour éviter les dommages qu’ils causaient à la population cubaine. Le système judiciaire étasunien fut utilisé ouvertement comme un moyen pour protéger les terroristes, au point que nous comparûmes devant un jury apeuré, dans un climat de lynchage. On recourut à de cruelles conditions de mise au secret pour nous briser et pour nous empêcher de préparer dûment notre défense. Le mensonge s’empara de la salle d’audience.

On falsifia, on endommagea ou on supprima des preuves. On se moqua ouvertement des instructions de la juge. On menaça publiquement de prison les terroristes cités comme témoins par la défense s’ils ne recouraient pas aux bénéfices du Cinquième Amendement contre l’auto-incrimination. Tout ceci face à une presse qui avait choisi de maintenir le peuple étasunien dans l’ignorance la plus absolue, tandis que le siège du procès était impitoyablement soumis à un barrage de propagande contre les accusés.

Le 8 juin 2001, un jury qui en était arrivé à exprimer sa peur devant le harcèlement de la presse locale, - laquelle, on le sut plus tard, avait été grassement payée par l’administration étasunienne – nous déclara coupable de tous les chefs d’accusation, et même d’un au sujet duquel le parquet avait reconnu auparavant, dans une motion d’urgence adressée à la cour d’appel d’Atlanta, qu’il ne disposait pas d’assez de preuves pour emporter un verdict de culpabilité.

La conduite déplorable des procureurs, des juges et de l’administration étasunienne à ce procès ne sont pas un hasard. Il est impossible de se comporter d’une manière éthique quand, pour atteindre un but auquel la haine politique se mêle à l’arrogance personnelle et à la vengeance, on instruit des chefs d’accusation qu’on ne peut ensuite défendre qu’en se moquant des lois et en recourant à la prévarication et à l’abus de pouvoir. Le cercle vicieux ouvert par la décision politique de nous écraser sous plusieurs chefs d’accusation, dont les plus graves étaient fabriqués de toutes pièces pour nous contraindre à transiger, ne pouvait que se refermer sur la conduite toujours plus méprisable des procureurs.

Mais nous n’avons pas transigé, parce qu’un déploiement de force brutale ne signifie pas que celui qui l’exerce possède la morale requise. Nous n’avons pas transigé parce que le prix du mensonge pour combler les attentes des procureurs nous semblait trop dégradant. Nous n’avons pas transigé parce qu’impliquer Cuba – la nation que nous protégions – dans des accusations fallacieuses pour grossir le dossier de l’administration étasunienne contre l’île aurait été une trahison impardonnable contre le peuple que nous aimons. Nous n’avons pas transigé parce que les valeurs humaines restent encore pour nous un bien précieux sur lequel repose la transformation de l’homme en un être meilleur. Nous n’avons pas transigé parce que cela voulait dire renoncer à notre dignité, source d’estime de soi et d’amour propre pour n’importe quel humain.

Au lieu de transiger, nous avons accepté le procès. Un procès qui, si on en avait parlé, aurait mis en doute non seulement notre cas particulier, mais l’ensemble du système de justice des États-Unis. Si ce qui se passait dans cette salle d’audience n’avait pas été escamoté au peuple étasunien, auquel nous n’avons jamais fait ni tenté de faire le moindre tort, il aurait été impossible de monter cette parodie de justice transformée en cirque romain.

Quinze années se sont écoulées durant lesquelles l’administration étasunienne et le système de justice de ce pays ont fait la sourde oreille aux réclamations d’organismes des Nations Unies, d’Amnesty International, de plusieurs Prix Nobel, de parlementaires ou de parlements au complet, de personnalités et d’institutions juridiques et religieuses. Seule la levée de cet autre blocus, celui qu’on a imposé au peuple étasunien pour qu’il ignore tout, permettrait de voir naître l’espoir que cesse cette injustice.

Aujourd’hui, l’île de Cuba apparaîtra couverte de rubans jaunes. Le peuple cubain sera le protagoniste de ce message qui recourt à un symbole devenu traditionnel pour le peuple étasunien. Pour ceux qui se sont acharnés avec tant de succès à dresser un mur de silence autour de ce cas, ce sera un énorme défi que d’empêcher le monde d’être informé de ce fait probablement inédit : un peuple tout entier décorant son pays pour demander à un autre d’exiger que son gouvernement libère ses enfants injustement incarcérés.

Entre temps, nous les Cinq, nous continuerons de mériter ce déploiement massif d’affection ; nous continuerons d’être de dignes fils du peuple solidaire et généreux qui en est le protagoniste, et d’être dignes de l’appui de ceux qui, tout autour du monde, se sont joints à notre cause ; nous continuerons de dénoncer cette injustice qui remonte déjà à quinze ans, et nous ne céderons jamais d’un iota l’avantage moral qui nous a permis de résister et de même de grandir, tout en supportant le poids de la haine vindicative de la part du gouvernement le plus puissant de la planète.

Gerardo, Ramón, Antonio, Fernando et René

En complément

De Laura Labañino à Ramón Labañino… de Ramón à Laura…

Il est relativement facile de dire « quinze ans », de dire le mot « loin » ; ce qui n’est pas du tout facile, c’est de dire dans une même phrase : quinze ans, loin et papa.

La difficulté se présente quand vous recevez une lettre pleine d’amour, de tendresse et de « je t’aime », pleine de phrases que vous prononceriez normalement, mais que vous n’écririez pas par la poste, ou qui seraient accompagnées à l’occasion d’une forte étreinte et d’un baiser sur la joue, mais pas d’un bruit de grilles se refermant sur une voix qui vous arrive à travers le téléphone.

Le mot « difficile » ne sera jamais assez complet pour décrire ces quinze ans, mais c’est celui que j’utilise habituellement pour expliquer combien ces temps sont durs sans mon père. Les situations que nous avons vécues, ma maman, ma sœur et moi, ne sont pas suivies d’adjectifs capables de décrire les frustrations, les peurs et les difficultés que nous avons affrontées. Depuis cette image d’une fillette de six ans réprimandée par un gardien d’une prison de haute sécurité, avec des tas de chaînes et des clefs accrochées à son ceinturon, jusqu’au moment le plus allègre, celui d’une fête d’anniversaire en prison, voilà quels sont les souvenirs qui attristent ou réjouissent ma vie quand je les regarde en rétrospective.

Ces quinze dernières années ont été sans doute les plus dures, les plus tristes, celles de plus grande lutte, mais ce sont aussi pourtant ces quinze dernières années qui m’ont donné la confiance et l’espoir pour continuer de me battre pour son retour, de lutter pour ce baiser sur la joue et cette forte étreinte, loin des regards des gardiens et des objectifs de milliers de caméras de télésurveillance dans une prison.

Tous ceux qui connaissent mon papa disent que je lui ressemble beaucoup physiquement, dans les gestes, dans les goûts (surtout le chocolat et la viande de porc). En fait, il m’est difficile de croire que quelqu’un ressemble à mon papa, un homme grand, fort et imposant, mais plus doux qu’une mangue ; un père sévère, à cheval sur les principes et autoritaire, mais aussi tendre, familier et toujours prêt à écouter.

En tout cas, nous partageons de nombreux points de vue, mais pas en goûts musicaux, la même couleur de cheveux, une écriture assez difficile à déchiffrer et un besoin immense de transmettre tout notre amour à ceux qui nous entourent.

L’instant du retour a toujours provoqué des rêves durant tout ce temps. Quand j’étais petite, je l’imaginais en train d’atterrir à bord d’un petit avion minuscule dans la cuisine de la maison ; aujourd’hui, je préfère l’imaginer tout parfait, qu’il soit le même homme que j’ai vu quand j’avais neuf ans, à Beaumont (Texas), quand il m’était déjà devenu difficile de me souvenir d’un moment avec lui avant ces retrouvailles. Mais arrivent ici d’autres moments difficiles qui, durant ces quinze dernières années, ont apporté des éléments pour définir ce temps comme « douloureux ».

Maintenant que j’ai vingt et un ans, j’ai du mal à m’imaginer mon papa rentrant à Cuba sans une chaise roulante. Comme le dit ma maman, « les années sont implacables, elles laissent toujours des traces », et ça n’a pas été différent pour ma famille, pour mon papa. A chaque visite, il est plus difficile de lever le regard et de le regarder marcher, ou du moins de le regarder quand il fait semblant d’être en bonne santé, alors qu’il est tout à fait visible qu’il a perdu des centimètres à cause de la déformation de ses genoux. Les causes ? Quinze ans de prison. Les mesures pour arranger le problème de ses jambes ? Eh bien, pour le moment, aucune, nous attendons.

Ce moment-là, le moment du retour, sera le plus heureux de ma vie. Je sais que je ne me sentirai jamais mieux que ce jour-là, mais je ne supporterai pas, après tant de temps, de constater que le problème des jambes de mon papa est irréversible. C’est là le cauchemar qui gâche mon sommeil chaque fois que je pense au retour de mon père.

Un avion et une chaise roulante ne peuvent être la fin de cette bataille qui, durant quinze ans, a déchiré mon père, ses quatre frères, leurs familles, le peuple cubain. Ce peuple qui, quinze ans après, les attend avec des rubans jaunes.

Réponse de Ramon Labañino à sa fille Laura

Mon enfant bien-aimé,

C’est beau, très beau, mais que ça fait mal… ! Tes mots fins et sincères m’impressionnent. C’est bien toi, avec ta délicatesse et tes rêves, mais aussi avec tes soubresauts et tes cauchemars… Je regrette beaucoup ces derniers. Je ferai même l’impossible pour effacer tes souvenirs laids et tes tristes rêves futurs. Je ne savais pas à quel point cette histoire des genoux vous tourmentait, toi, et les autres. J’en ai mal que ça vous fasse mal…

Je resterai toujours cet homme dont tu rêves, pas un autre. Je resterai toujours solide et debout. Je vais bien, ce n’est juste que quelques positions incomplètes, rien de plus. Mais ton papa sera toujours ici, fidèle et amoureux, ton ami, le même et le seul de toujours.

Je te félicite des phrases qui te sont sorties du cœur. Très belles, et encore plus sincères…

Je t’aime beaucoup et éternellement !

Ton papa

Ramón

Traductions J-F Bonaldi à la Havane


Cuba sí Provence condamne la prorogation du blocus de Cuba

Par Cuba sí France Provence

 La présidence Obama prolonge le blocus économique criminel imposé par les Etats-Unis à Cuba depuis 50 ans

Communiqué de presse de Cuba si Provence

Cuba Si France Provence, association de solidarité avec Cuba, condamne avec indignation la décision du gouvernement des Etats-Unis de prolonger d'un an encore le blocus criminel qu'il impose à Cuba depuis presque 50 ans pour l'unique raison que ce petit pays, malgré les pressions et les attaques de toutes sortes qu'il exerce sur lui, a décidé de défendre son indépendance, sa souveraineté et les choix de son peuple .

Malgré les déclarations fracassantes de sa campagne et du début de son mandat, Barack Obama continue la politique de ses prédécesseurs envers Cuba: blocus criminel contre le peuple cubain et privilèges assurés pour les émigrés illégaux qui, une fois aux USA, acceptent de calomnier leur propre pays .

Les raisons invoquées par la Maison Blanche pour continuer à perpétrer leur crime en toute bonne conscience sont que « la prorogation de l'embargo pour un délai d'un an correspond aux intérêts nationaux des Etats-Unis », a déclaré Barack Obama.

Cuba, donc, si l'on en croit le président étasunien, menacerait la sécurité de l'empire le plus puissant du monde. Il suffit de comparer l'étendue géographique des deux pays, le nombre de leurs habitants respectifs, leur puissance militaire, pour avoir une idée précise de ce que vaut cette affirmation... Nous pouvons encore ajouter à cela le fait que jamais Cuba n'a perpétré ou soutenu un quelconque attentat sur le sol des Etats-Unis alors que la plupart de ceux qui ont été mis en œuvre à Cuba ont été conçus et soutenus sur le sol des Etats-Unis par la mafia anti-cubaine de Miami dont on connaît les appuis en haut lieux...

Pour toutes ces raisons et bien d'autres, Cuba Si France Provence réaffirme sa condamnation d'une politique basée sur la mauvaise foi et indigne d'un pays démocratique, ainsi que son soutien ferme à la Révolution Cubaine, au gouvernement et au peuple cubains, dans leur lutte pour la survie de leur pays, son indépendance, son autodétermination, garantie en principe par la Charte des Nations Unies, pour la survie de l'espèce humaine , la dignité de l'homme et le partage des richesses matérielles et culturelles.


Pour Cuba Si France Provence,

la présidente,

Françoise Lopez

 

13 ans après la mémorable intervention de Fidel Castro au sommet du millénaire

Par María Josefina Arce.

Cela a fait 13 ans vendredi que le leader de la Révolution cubaine, Fidel Castro, demandait au Sommet du Millénaire, des changements radicaux dans la constitution du Conseil de Sécurité, organe au sein duquel les États-Unis se permettent de boycotter toute résolution de condamnation d'un pays allié, alors qu'ils promeuvent des sanctions contre ceux dont ils considèrent qu'ils affectent leurs intérêts.

Le discours mémorable prononcé par Fidel Castro en territoire étasunien, prend une signification spéciale en ce moment où le monde est aux abords d'une conflagration mondiale, suite aux menaces des États-Unis d'attaquer la Syrie après avoir accusé le gouvernement de Bashard Al Assad d'utiliser des armes chimiques contre la population, sans avoir présenté des preuves.

Le cas de la Syrie maintenant, comme d'autres situations préalables, démontrent l'importante et la justesse des propos du leader cubain.

La grande majorité de la communauté internationale s'oppose à l'usage arbitraire de la force. Cependant, le Conseil de Sécurité ne s'est pas prononcé à ce sujet.

Les États-Unis sont arrivés à détourner l'attention sur de prétendues attaques chimiques dans ce pays du Moyen Orient. L'argument, cependant a éveillé la suspicion de nombreuses personnes qui se souviennent parfaitement des manigances des États-Unis qui avaient faussé des rapports sur la soit-disant existence d'armes nucléaires en Irak pour tenter de justifier l'attaque d'abord, puis l'occupation de ce pays arabe.

La décision du recours à la force ne devrait pas être entre les mains d'une poignée de pays et moins encore dans celles des États-Unis qui, pour défendre leurs intérêts, envahissent des nations à leur gré y compris sans avoir l'appui de cet organe des Nations-Unies.

C'est pour cette raison que Fidel Castro avait demandé à New York, il y a 13 ans «un processus sain qui implique l'élargissement du nombre de membres et la subordination du Conseil de Sécurité, en tant qu'organe exécutif subordonné à l'Assemblée Générale. C'est celle-ci qui devrait prendre toute décision concernant des questions vitales comme les interventions et le recours à la force.”

Le Conseil est un organe censé être le responsable de veiller à la paix mondiale, au sein duquel il ne doit pas exister le secretisme et le manque de transparence, un organe où la majorité des états membres ne soient pas exclus des travaux et des décisions.

On ne devrait pas permettre non plus le maintient du privilège du veto, droit que les États-Unis utilisent à leur gré. Seule l'opposition constante de la Chine et de la Russie aux plans bellicistes des États-Unis, ont mis un peu de sagesse et de bon sens à cet organe.

La réalité est que Cuba, un pays épris de paix, qui porte la santé et les connaissances à divers pays du monde, s'est toujours prononcée en faveur d'un Conseil qui veille réellement pour la sécurité internationale, en conséquence en faveur d'un Conseil de Sécurité plus transparent, inclusif et accessible, qui prenne en compte les opinions des pays membres de l'ONU.



Edité par T 34 - 14 Sep 2013 à 20:45
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Un concert géant réunit des milliers de Havanais qui ont clamé justice en faveur des antiterroristes

La Havane, 13 septembre, (RHC).- Une trentaine d'artistes ont pris part à un concert à La Havane à l'occasion du 15è anniversaire de l'emprisonnement aux États-Unis des antiterroristes cubains qui avaient infiltré des groupes de l'extrême droite anti cubaine de Floride pour déjouer leurs plans terroristes contre notre pays.

La Tribune anti impérialiste, qui se dresse face au bureau des intérêts des États-Unis à La Havane, a été le siège de ce concert qui a réunit des milliers de Havanais.

René González, le seul des combattants cubains qui se trouve à Cuba après avoir purgé la totalité de sa peine de prison et d'avoir reçu l'autorisation de la juge Joan Lenard de rester à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne a appelé les personnes de bonne volonté dans le monde à appuyer la clameur en faveur du retour dans leur patrie de ses 4 camarades toujours en prison.

Durant le concert des messages envoyés par Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Ramón Labañino et Fernando González ont été lus. Ils remercient le peuple cubain et le monde de la solidarité avec leur cause.

Le premier vice président cubain, Miguel Díaz-Canel, des dirigeants du Parti et de l'UJC et des proches des 5 ont assisté à ce concert.

Toujours dans notre capitale une rencontre internationale de solidarité avec les 5 a siégé ce jeudi sous le mot d'ordre : 15 ans ça suffit ! Les participants ont décidé de diffuser de par le monde et tout particulièrement aux États-Unis, le recours en habeas corpus présenté par l'avocat Martin Garbus pour que le procès truqué intenté contre les 5 soit déclaré inconstitutionnel.

Des rubans jaunes sont placés devant la Maison Blanche pour exiger la libération des 5

Washington, 13 septembre, (RHC).- Des pancartes avec l'inscription 15 ans sont une honte et des centaines de rubans jaunes ont été placés devant la Maison Blanche au cours d'une veillée à l'occasion des 15 ans de l'emprisonnement injuste des anti terroristes cubains.

Un groupe de personnes se sont rassemblées devant la Maison Blanche pour demander au président Barack Obama, la libération de Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, Fernando González, qui sont toujours enfermés dans des prisons étasuniennes.

Les participants ont exigé au gouvernement de Washington de mettre en prison les véritables terroristes comme Luis Posada Carriles, auteur du sabotage contre un avion cubain de passagers qui a coûté la vie aux 73 personnes à bord.

L'ONU présente les conclusions sur l'application par Cuba de la Convention contre la corruption

La Havane, 13 septembre, (RHC).- Le représentant de la Division de Traités de l'Office des Nations Unies contre la Drogue et le crime, Dimitri Vlassis, a rendu public dans notre capitale, les conclusions de l'examen sur l'application dans notre pays des chapitres 3 et 4 de la Convention contre la corruption.

Il a signalé que le leadership de Cuba a été décisif pour le surgissement de ce mécanisme de révision, ce qui a été démontré une fois de plus avec sa participation à cette analyse.

Gladys Bejerano, la présidente de la Cour des Comptes de Cuba a mis l'accent sur l'importance de cet examen pour la lutte contre la corruption et contre toute manifestation d'illégalité au milieu du processus d'actualisation du modèle économique cubain.

Cuba a été l'objet d'une analyse au cours du premier cycle de cet examen. Des pays tels que l'Espagne, la Finlande, les États-Unis et la Lituanie, tous choisis au terme d'un tirage au sort, ont, eux aussi, été analysés.

Une télévision iranienne ouvrira une filiale en espagnol à La Havane

La Havane, 13 septembre, (RHC).- Le vice président de l'Institut Cubain de la Radio et de la Télévision, Omar Olazábal, a annoncé que la chaîne de télévision iranienne HISPANTV, la première chaîne d'information et des programmes variés en espagnol au Moyen Orient, ouvrira sous peu une filiale à La Havane.

Au cours de la signature d'un accord de coopération en matière de radio et de télévision entre nos deux pays, Omar Olazabal a fait savoir que la succursale de la chaîne iranienne va employer du personnel cubain.

Le dirigeant de l'ICRT a fait savoir qu'en vertu de l'accord Cuba donnera de l'assistance à l'Iran en matière de doublage et de technique.

L’injustice des Cinq de Miami

Voilà quinze ans que quatre Cubains sont emprisonnés aux États-Unis au terme d’un procès arbitraire. Les collectifs et associations de soutien appellent à de nouvelles mobilisations.

C’est un anniversaire que plus d’un Cubain rêverait de ne pas célébrer. Le 12 septembre 1988, Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Fernando Gonzalez, René Gonzalez et Antonio Guerrero sont arrêtés en Floride, aux États-Unis, puis injustement condamnés à des peines de prison allant de quinze ans à deux fois la perpétuité plus quinze ans. Autrement dit, il faudrait à certains mourir par deux fois qu’ils devraient encore purger leur sentence. Ces agents de l’État cubain ne sont pas des criminels. Ils avaient pour tâche d’infiltrer les groupes d’extrême droite paramilitaires anticastristes afin d’empêcher qu’ils ne commettent des actes terroristes contre Cuba alors que la Grande Île a été par le passé la cible d’attaques d’une telle nature. Les cinq hommes, que leurs collectifs de soutien nomment généralement les « Cinq de Miami », ont été accusés de « conspiration en vue d’espionnage », mais surtout de « conspiration en vue de commettre un assassinat » au terme d’un procès inique dans un tribunal de Miami où les organisations qu’ils surveillaient sont puissamment influentes. En 2005, d’ailleurs, le groupe de travail de la commission des droits de l’homme de l’ONU sur les détentions arbitraires a déclaré « arbitraire et illégale la détention des Cinq, car le procès n’a pas eu lieu dans le climat d’objectivité et d’impartialité requis par l’article 14 de la convention internationale des droits civiques et politiques ». Cette même année, une cour d’appel d’Atlanta avait elle aussi exigé l’annulation des peines et la tenue d’« un nouveau procès » dans une autre ville. Sans succès, en dépit des mobilisations et des soutiens de nombreuses personnalités dont dix prix Nobel. La Cour suprême a botté en touche, en rejetant la demande de réexamen de l’affaire au mépris des lois, concernant le changement de lieu du procès et l’égalité de traitement entre la défense et l’accusation.

un peuple qui attend quatre de ses frères

« Tous les ans sont organisées des journées (de solidarité), aussi bien sur le plan national qu’international, pour demander que justice nous soit rendue, mais nous voulons que les journées qui vont se réaliser cette année, entre le 5 septembre et le 16 octobre, soient des journées uniques, spéciales, dont vous serez les principaux protagonistes », demande René Gonzalez dans une adresse au peuple cubain. Il est le seul à avoir retrouvé la liberté non sans avoir entièrement purgé sa peine et renoncé à la nationalité américaine. « Je n’ai qu’une requête personnelle à faire au peuple qui s’appuie sur une histoire : je veux que ce 12 septembre (…) le pays se remplisse de rubans jaunes (…). Le ruban jaune est devenu un symbole pour le Nord-Américain qui attend quelqu’un en mission à l’étranger, un soldat ou un être aimé », rappelle l’ancien prisonnier qui a pu retrouver les siens à Cuba. « Que le peuple nord-américain sache que le peuple cubain attend quatre de ses fils, que ce n’est pas seulement leur famille, ce n’est pas seulement ceux qui les connaissent personnellement, mais qu’il y a un pays, il y a un peuple qui attend quatre de ses frères. Nous voulons que ce soit une journée différente ! Et que cela soit la dernière journée », plaide René Gonzalez. Il ne connaît que trop bien la souffrance de l’isolement et de visites autorisées au compte-gouttes : le quotidien depuis quinze ans de Gerardo, Ramon, Fernando et Antonio.

Les cinq Cubains à la Fête. Une place « Cinq de Miami » sera inaugurée, demain
à 15 h 30, à la Fête de l’Humanité, en hommage aux cinq Cubains arbitrairement condamnés aux États-Unis. Cette inauguration aura lieu en présence de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, André Chassaigne, député et président du groupe d’amitité France-Cuba de l’Assemblée nationale, et de Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l’Humanité, ainsi que 
des représentants des associations de solidarité avec Cuba. 
(Lieu : angle des avenues Rosa-Parks et Frida-Kahlo).

Cathy Ceïbe



Edité par T 34 - 14 Sep 2013 à 00:13
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Cinq héros qui sont un symbole de dignité et de résistance

Par María Josefina Arce

Le 12 septembre est devenu un symbole de lutte, de dignité et de résistance du peuple face aux agressions constantes des États-Unis et un encouragement pour continuer à avancer sur le chemin de la construction d'un socialisme prospère et soutenable.

Un 12 septembre, cela fait 15 ans, 5 Cubains ont été arrêtés en territoire étasunien. Sans se soucier du danger qu'ils couraient, ces hommes tentaient de préserver la sécurité de leur peuple et de celui des États-Unis aussi, face aux actions criminelles des groupes de l'extrême droite basés à Miami.

René González, Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero et Fernando González ont été victimes de la haine maladive de la maffia anti cubaine contre la Révolution, qui conduite par Fidel Castro a résisté à tout type d'obstacle à quelques kilomètres de l'Impérialisme.

Bien que même des fonctionnaires étasuniens aient reconnu qu'ils n'ont jamais mis en danger la sécurité des États-Unis, nos compatriotes ont été l'objet d'un procès politisé et truqué au terme duquel ils ont été condamnés à des peines démesurées.

René González est sorti de prison après avoir purgé la totalité de sa peine, mais il a été obligé à rester dans ce pays sous un régime de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. Se trouvant à Cuba où il était venu aux obsèques de son père, il a reçu l'autorisation de la juge de rester dans notre pays, mais à condition qu'il renonce à sa nationalité étasunienne.

Aujourd'hui Cuba s'est réveillée en jaune, répondant ainsi à l'appel personnel et émouvant de René pour se servir de ce symbole étasunien pour sensibiliser le peuple de ce pays voisin avec la situation de 4 antiterroristes qui sont toujours en prison.

Comme il l'a dit, René ne se sentira pas libre tant que ses 4 frères, Antonio, Fernando, Ramón et Gerardo, ne seront pas de retour dans leur pays.

“Je vais lutter pour notre cause depuis n'importe quelle tranchée, il faut continuer à divulguer cette injustice et surtout, obtenir qu'elle soit connue de l'opinion étasunienne »- a précisé René qui est accompagné dans cette lutte par tout le peuple cubain et par de nombreuses personnes dans le monde.

La cause des 5 a été embrassée par de nombreuses personnes dans toute la planète y compris en territoire étasunien où malgré le mur de silence dressé par le gouvernement et les médias, la vérité commence à se frayer un chemin. Davantage d'Étasuniens connaissent l'injustice et les violations commises par l'administration étasunienne contre nos compatriotes.

Des hommes d'état, des Prix Nobel, des artistes et intellectuels, des leaders religieux et parlementaires se sont joints à la clameur en faveur de la libération des 5 et de leur retour à leur patrie.

Aujourd'hui Cuba est une mer de rubans jaunes, de vêtements jaunes pour faire savoir au monde que nous attendons nos enfants emprisonnés injustement. La solidarité internationale grandit en faveur de ces hommes qui sont un exemple de dignité et de résistance et des représentants des valeurs les plus authentiques et révolutionnaires de tout un peuple.

Le président cubain Raúl Castro assiste au gala dédié aux 5

La Havane, 12 septembre (RHC)- Le président cubain Raúl Castro a assisté au gala qui a eu lieu ici, à La Havane, dédié aux 5 Cubains qui, le 12 septembre 1998 ont été arrêtés aux États-Unis pour avoir défendu leur patrie contre le terrorisme.

Le gala, intitulé « Te doy una canción » (Je te donne une chanson) a été une des nombreuses activités organisées à Cuba dans le cadre de la campagne en faveur de la libération des 4 antiterroristes cubains qui sont toujours en prison aux États-Unis.

René González, un des 5, se trouvait parmi les personnes qui ont assisté au gala. Il a déjà purgé sa peine et se trouve à Cuba. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement dans notre pays où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

Des proches de ses 4 camarades Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero et Fernando Gonzalez y ont également assisté.

Au nom des proches des 5 Laura Labañino, fille de Ramón, a fait une allocution dans laquelle elle a raconté combien il lui a été difficile de vivre sans son père. Elle a mis l'accent sur les rêves dont elle a été privée durant ces 15 longues années. Elle a ajouté :

«Le mot difficile ne sera jamais assez fort pour décrire ces 15 ans mais c'est celui que j'utilise toujours pour dire combien ces années ont été dures sans mon père, pour qualifier les situations que ma sœur, ma mère et moi avons vécu. Nous ne trouvons plus des adjectifs pour qualifier les frustrations, les craintes et les difficultés auxquelles nous avons dû faire face.

Le moment du retour a toujours été présent dans mes rêves pendant tout ce temps. Quand j'étais petite, j'imaginais mon père descendant d'un avion minuscule dans la cuisine de chez moi.

Maintenant même je préfère l'imaginer parfait : que ce soit le même homme que j'ai vu quand j'avais 9 ans à Beau-mont, au Texas. Il était déjà assez difficile pour moi de me souvenir d'un quelconque moment que j'avais passé avec lui avant cette rencontre-là.

Elle a également exprimé sa préoccupation pour les troubles de santé qui affectent Ramón Labañino qui, en plus, ne reçoit pas le traitement médical adéquat. Elle a ajouté :

«Le moment du retour sera le plus heureux de ma vie. Je sais que je ne me sentirai jamais mieux que ce jour-là. Mais je ne pourrais pas supporter, après si longtemps, le caractère irréversible de l'affection qui touche les jambes de mon père. C'est le cauchemar qui arrive à détruire mes rêves chaque fois que j'imagine le retour de mon père. Un avion et un fauteuil roulant ne peuvent pas être la fin de cette bataille que livrent mon père et ses frères et tout ce peuple qui l'attend avec des rubans jaunes ».

Parmi les artistes qui se sont présentés au gala se trouvaient le chanteur et compositeur cubain Silvio Rodríguez, l'Argentin Víctor Heredia et le Portoricain Danny Rivera.

La Tribune Anti-impérialiste José Martí accueille aujourd'hui un concert d'importants orchestres et interprètes cubains, pour exiger la libération immédiate des 5.


Les 5 envoient un message au monde

La Havane, 12 septembre (RHC)- Les 5 antiterroristes cubains condamnés injustement aux États-Unis ont envoyé un message au monde et au peuple étasunien dans lequel ils s'engagent à continuer à dénoncer une telle injustice et à devenir plus forts encore pendant qu'ils supportent le poids de la haine vengeresse du gouvernement le plus puissant du monde.

Dans le message, que diffusent aujourd'hui les médias à La Havane, Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, Fernando González et René González indiquent qu'ils continueront à mériter le déploiement massif d'affection de la part du peuple cubain généreux et de tous ceux qui, dans le monde, se sont joints à leur cause.

L'AIEA salue la coopération permanente de Cuba

Vienne, 12 septembre (RHC)- Le directeur général de l'AIEA, l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique, Yukiya Amano, a fait l'éloge de la participation active et permanente de Cuba à des programmes pour l'application de l'énergie nucléaire dans les domaines de la santé, de l'agriculture, de l'industrie et de l'environnement.

Au cours d'une réunion à Vienne, la capitale de l'Autriche, Yukiya Amano a conversé avec l'ambassadeur de Cuba auprès de l'AIEA, Rodolfo Reyes sur des thèmes d'intérêt commun en matière de collaboration technique.

Le directeur de l'AIEA a réaffirmé sa disposition de s'occuper des difficultés auxquelles fait face Cuba à cause du blocus étasunien en ce qui concerne l'achat d'équipements pour les programmes que mène à bien notre pays en matière d'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire.

 


Edité par T 34 - 13 Sep 2013 à 01:48
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Granma publie le plaidoyer d'un des 5 au procès de 2001

La Havane, 9 septembre (RHC)- Le quotidien Granma publie dans son édition d'aujourd'hui le plaidoyer présenté au cours de l'audience de sa sentence, le 12 décembre 2001,par Gerardo Hernández,  un des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis pour avoir lutté contre le terrorisme.

Alors qu'il manque quelque jours pour le 12 septembre, date de l'arrestation des 5, Granma continuera a publier les plaidoyers des 4 autres combattants cubains dans l'ordre qu'ils l'ont fait cela fait 12 ans.

Notre principal quotidien relève également qu'aussi bien Ramón Labañino, René González, Antonio Guerrero que Fernando González ont reflété dans leurs plaidoyers les qualités les plus importantes d'un révolutionnaire : la dignité et la fidélité à leur peuple.

Dans son plaidoyer Gerardo Hernández relève que le seule sang qu'il pourrait avoir dans ses mains est celle de ses frères tombés au combat ou assassinés lâchement au cours des innombrables agressions et actes de terrorisme perpétrés contre Cuba.


Stephen Kimber met l'accent sur l'injustice commise contre les 5

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La Havane, 9 septembre, (RHC/PL)- L'écrivain canadien Stephen Kimber a signalé que les antiterroristes cubains condamnés à de lourdes peines de prison aux États-Unis ont été victimes d'une erreur de la justice et que la meilleur façon de la corriger est les libérer ».

« Si les Étasuniens communs savaient ce qui s'est passé en réalité ; ils se sentiraient aussi indignés que moi à cause de cette erreur de la justice qui a été commise aux États-Unis et ils feraient pression sur leur gouvernement afin qu'ils les libère » -a-t-il signalé dans des déclarations exclusives faites à l'agence de presse Prensa Latina via courrier électronique.

À l'occasion de la commémoration, le 12 septembre prochain, du 15e anniversaire de l'arrestation de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, d'Antonio Guerrero, de Fernando Gonzalez et de René González, il effectuera un périple aux États-Unis avec son plus récent livre.

Du 11 au 17 septembre, Stephen Kimber qui est également professeur de journalisme à l'Université de King, à Halifax, donnera une conférence à Washington, au Maryland, à New York et à Boston sur son œuvre « Lo que hay al otro lado del mar : la verdadera historia de los 5 Cubanos » (Ce qu'il y a de l'autre côté de la mer : la véritable histoire des 5 Cubains ).

Publié par la Maison d'édition canadienne Fernwood Publishing, le livre -a-t-il indiqué- est une tentative de placer l'histoire des 5 dans un contexte permettant aux lecteurs étasuniens de la comprendre.

Stephen Kimber a commenté que le texte raconte essentiellement l'histoire de ces hommes depuis la supposée désertion de René González en 1990 jusqu'à son arrestation en septembre 1998.

L'auteur a expliqué qu'il tente de démontrer ce qui était en train de se passer à Miami à ce moment-là, comment les terroristes Luis Posada Carriles, Orlando Bosh (décédé sans jamais avoir été traduit en justice), la Fondation Nationale Cubano-étasunienne et d'autres groupes anti-cubains, conspiraient pour attaquer l'île.

«En racontant ces histoires en parallèle, j'aspire à ce que les lecteurs comprennent, en premier lieu, pourquoi le gouvernement cubain a envoyé les 5 à la Floride »-a-t-il indiqué-.

« Le livre utilise l'information issue du procès pour aider à raconter ce que les 5 faisaient et pourquoi, mais mon récit n'est pas centré sur le procès. Cela peut être le sujet d'un autre livre » a expliqué le professeur Kimber.

Au cours de la préparation de cette œuvre, considérée comme l'une des plus importantes diffusées jusqu'à aujourd'hui concernant cette complexe affaire, Stephen Kimber a analysé plus de 20 000 pages du procès intenté contre les 5 à Miami.

Source

Les jeunes russes multiplient les actions en faveur de la cause des 5

Moscou, 9 septembre (RHC/PL)- Le premier secrétaire du Komsomol Léniniste, Anatoli Dolguín, a fait savoir que les jeunes russes multiplient leurs actions de protestation à l'approche du 15e anniversaire de l'emprisonnement injuste aux États-Unis des 5 antiterroristes cubains.

Anatoli Dolguín a indiqué que le 12 septembre, date de l'arrestation des 5, en 1998, des milliers de personnes réaliseront des actions solidaires pour leur libération dans toute la Fédération Russe.

Gerardo Hernández, Fernando González, Antonio Guerrero, Ramón Labañino et René González ont été arrêtés en 1998 à Miami où ils surveillaient les organisations terroristes pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

René González a purgé sa peine et se trouve d'ores et déjà à Cuba. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement dans notre pays où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

Anatoli Dolguín a ajouté que depuis leur arrestation, les 5 constituent un exemple pour la jeunesse du monde et que, pour cette raison, des manifestations massives auront lieu contre les sentences infâmes qui les séparent de leurs familles.

« Le Komsomol a eu l'initiative de collecter, à travers le monde, des messages vidéo appuyant ces antiterroristes car nous savons que durant ces 15 ans de torture et d'emprisonnement, ils ont su maintenir intact leur honneur de patriotes » a relevé Anatoli Dolguín.


Les lycéens cubains commencent l'analyse du discours de Raúl Castro à l'Assemblée Nationale

La Havane, 9 septembre (RHC)- La FEEM, la Fédération des Lycéens de Cuba a commencé aujourd'hui, à la base, l'analyse du discours prononcé par le Président cubain, Raúl Castro, lors de la première session ordinaire de la 8e Législature de l'Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, le 7 juillet.

José Ángel Fernández, président de la FEEM, a exhorté les adhérents de cette organisation à assumer avec responsabilité et honnêteté cette analyse et à appuyer l'appel lancé par Raúl Castro à combattre des phénomènes, des conduites incorrectes et des problèmes existant au sein de la société cubaine et auxquels les écoles et les élèves ne sont pas étrangers.

«Il est évident qu'il s'agit de problèmes qui ne peuvent pas être résolus par décret, au cours d'une assemblée et dont la solution ne peu pas se limiter à un débat, si profond soit-il, mais ce processus peut être un bon point de départ, depuis la réflexion, pour l'action consciente, engagée, conséquente et systématique » -a-t-il déclaré à l'agence de presse nationale.

Au sujet de l'analyse de ce discours tellement important au sein des groupes ou cellules de base de la FEEM -qui s'étendra jusqu'au 21 septembre prochain, il a insisté sur le fait que plutôt que de trouver la paille dans l'œil du voisin, il s'agit d'un défi personnel, d'une invitation à un regard de l'intérieur, de façon autocritique.

«Le Président Raúl Castro a exposé les problèmes avec crudité et, puisque les cartes sont sur table, il nous revient à nous de penser et de décider quoi faire -sur le plan individuel et en tant qu'organisation- pour contribuer à ce climat permanent d'ordre, de discipline et d'exigence, pour lequel il a appelé chaque patriote à combattre sans trêve » -a-t-il souligné.

« La fraude académique, l'utilisation incorrecte de l'uniforme scolaire, la vulgarité, les indisciplines dans la salle de classe et à l'extérieur, les mauvaises conduites, le manque de respect aux adultes et aux bonnes habitudes, la perte de valeurs éthiques et la tolérance face aux choses mal faites....Nous avons beaucoup de choses à dire et auxquelles faire face »-a-t-il signalé-.

Le président de la FEEM a signalé qu'il a confiance dans le fait que ce sera un grand débat dans les plus de 1000 lycées, instituts polytechniques, écoles d'art et de sport qu'a notre pays.

Cuba et l'Afrique du Sud renforcent leur coopération bilatérale

La Havane, 9 septembre (RHC)- La présidente de l'Institut Cubain des Ressources Hydrauliques, Inés María Chapman, a exprimé son enthousiasme pour l'idée de renforcer les liens de coopération avec l'Afrique du Sud et avec d'autres pays.

À Pretoria, la capitale sud-africaine, Inés María Chapman a dialogué avec des coopérants du bâtiment, avec des médecins et avec des diplomates cubains sur les projections de cet institut et sur des thèmes de l'économie.

Inés María Chapman a indiqué que cette entité cubaine cherche à faire augmenter ses recettes à l'échelle internationale et qu'à cette fin elle a signée des accords pour le travail de ses spécialistes en Angola, au Venezuela, en Algérie et en Afrique du Sud.

Les actions en faveur des 5 antiterroristes cubains se poursuivent dans le monde

La Havane, 11 septembre (RHC)- Le Venezuela se joindra à la campagne mondiale en faveur de la libération des antiterroristes cubains prisonniers aux États-Unis depuis 1998.

Johnny García, coordonnateur exécutif du Mouvement National d'Amitié et de Solidarité Venezuela-Cuba a indiqué que plusieurs activités sont prévues  pour appuyer la cause d'Antonio Guerrero, de Fernando González, de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino et de René Gonzalez. 

En Uruguay, la centrale syndicale  PIT-CNT a demandé la libération de ces combattants contre le terrorisme et elle a convoqué une marche pour ce jeudi. Elle commencera devant la Mairie de Montevideo et elle prendra fin par un rassemblement devant l'Ambassade des États-Unis. 

D'autre part, des organisations sociales du Canada promeuvent dans la province de Colombie Britannique la campagne des rubans jaunes pour demander la libération de ces antiterroristes .

À Prague, des Tchèques et des Cubains résidant en République Tchèque ont exigé du président étasunien, Barack Obama qu'il use des prérogatives que lui accorde la Constitution de son pays et fasse libérer les antiterroristes cubains.

Pour leur part, plus d'un million d'adhérents de l'Union Républicaine de Jeunes de Belarus et de son Union de Pionniers ont appuyé une déclaration exigeant la libération des antiterroristes cubains.

René González a une rencontre avec des participants au Festival de la Radio et de la Télévision

La Havane, 11 septembre (RHC)- René González , un des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis, des mères et des épouses des 5 ont eu une rencontre avec des participants au Festival International de la Radio et de la Télévision « Cuba 2013 » au cours d'une journée de présentation du programme de la station Radio Rebelde « La luz en lo oscuro » (La lumière dans l'obscurité).

Ce programme est l'un de ceux qui ont eu le privilège d'avoir été écoutés dans les prisons étasuniennes par les combattants antiterroristes emprisonnés injustement cela fait 15 ans.

Arleen Rodríguez, animatrice de ce programme dominical qui dure près d'une heure et demie a précisé que , malheureusement, actuellement, seul Antonio Guerrero reçoit une actualisation sur la vie à Cuba ainsi que des messages de ses proches et du peuple cubain.

Pour sa part, Mirta Rodríguez, la mère d'Antonio Guerrero, a exprimé la joie que représente pour son fils, le fait de pouvoir, non sans difficultés, accéder à ce petit coin de Cuba qui, chaque nuit de la première journée de la semaine, entre 22 heures 30 et minuit, lui permet de prendre contact direct avec la réalité de son pays.

Au cours de la rencontre, qui a eu lieu dans une des salles du Palais des Congrès de La Havane où siège jusqu'à vendredi la rencontre, on a écouté aussi le témoignage de la journaliste et activiste sociale Wafica Ibrahim, qui fait partie du Comité des 5 de Beyrouth, au Liban, qui regroupe tous les partisans de la cause des 5 dans le monde arabe.

Elle a réaffirmé la décision de la chaîne de télévision par satellite Almajadeen qui diffuse 24 heures sur 24 en direction de l'Amérique du Nord, de l'Amérique Latine, d'Asie, d'Europe et d'Afrique une programmation informative variée, de devenir le porteparole de la lutte pour le retour des 5 antiterroristes à leur patrie.

Sa devise « La réalité telle qu'elle est », l'a amenée à La Havane avec un message de solidarité et l'intention d'échanger des programmes et des nouvelles, comme le signalait son directeur de production Rashid Kanoh.

Au cours de l'échange cordial, la radiodiffusion provinciale de la Capitale Cubaine a remis à René González, aux mères et aux épouses des 5 un CD avec une compilation des programmes que diffuse depuis 3 ans cette chaîne dans le cadre de la bataille pour la libération des 5.

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La Cour des Comptes de Cuba renforcera le contrôle interne de l'économie

La Havane, 10 septembre (RHC)- La présidente de la Cour des Comptes de la République de Cuba, Gladys Bejerano a fait savoir que près de 1 700 auditeurs participeront au 8e Audit National du Contrôle Interne qui sera réalisé du 21 octobre au 22 novembre prochains.

Au cours d'une réunion de travail du Système National d'Audit il a été annoncé que l'inspection sera centrée sur trois objectifs prioritaires liés à l'application des Grandes Lignes de la Politique Économique et Sociale du Parti Communiste de Cuba et de la Révolution approuvées au 6e congrès de cette organisation.

Ces objectifs sont : la remise et l'utilisation des terres en usufruit, l'application des 17 mesures pour le renforcement des Unités de Base de Production Coopérative, le processus de production pour l'exportation, importation et remplacement d'importations. et la vente de matériaux de construction à la population dans les provinces de Santiago de Cuba et de Guantánamo. À cela s'ajoutent six programmes complémentaires.

La présidente de la Cour des Comptes a ajouté que l'on prévoit la réalisation de 300 actions de contrôle, pour la plupart dans des entreprises relevant d'entités nationales, y compris dans 11 organismes de l'administration centrale de l'État.

Au cours de la rencontre l'on a également fait connaître les résultats du Plan d'Actions de Contrôle du premier semestre de cette année. À ce sujet, Gladys Bejerano a indiqué que 75,7 % des entités ayant fait l'objet d'audits ont reçu une qualification de « Mauvais» ou de « Déficiente » et que 12 présumés délits et 7 cas de corruption ont été découverts. Elle a ajouté que les administrations ont appliqué 582 mesures disciplinaires.

Parmi les déficiences réitérées qui affectent l'ordre, la discipline et l'exigence dans le contrôle interne, la présidente de la Cour des Comptes a cité les violations de la législation en vigueur en matière de remboursements et de paiements, les erreurs dans la qualité et la véracité des informations statistiques et les inaccomplissements par les unités d'audit en ce qui concerne l'information des résultats de leurs actions de contrôle aux Conseils de Direction et aux collectifs de travail.



Edité par T 34 - 12 Sep 2013 à 01:39
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Cuba affiche ses excellents résultats en cette Journée mondiale de l'alphabétisation

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Cuba fête ce dimanche la Journée mondiale de l'alphabétisation, décrétée par les Nations unies, en ayant répondu à cette aspiration depuis 1961 souligne le journal cubain Juventud Rebelde.

Le journal rappelle que cette nation s'est libérée de ce fléau avant même que l'ONU ne décrète en 1967 cette journée exceptionnelle pour encourager le monde entier à l'éradiquer.

Toutefois, 67 millions d'enfants dans le monde continuent à ne pas suivre des cours à l'école primaire et 72 millions d'adolescents ne profitent pas non plus du droit à l'éducation.

D'un autre côté, les cours ont repris depuis une semaine à Cuba et ses salles de classes ont accueilli 2 millions d'étudiants dans l'éducation primaire et secondaire ainsi que 200 000 autres dans l'enseignement universitaire.

La publication souligne que ce pays n'a pas seulement réussi des miracles chez lui, il aide également le monde entier à affronter cette situation et depuis 2001 s'est mis à travailler sur une méthode révolutionnaire pour l'alphabétisation

L'initiative en revient au leader historique de la révolution, Fidel Castro, et à l'engagement de la doctoresse cubaine Leonela Relys, créatrice au sein d'un collectif de travail du programme éducatif « Yo, si puedo ».

Le dispositif cubain a permis à plus de 7 millions de personnes, dans 30 pays, d'accéder au savoir à travers les lettres.

Grâce à cette méthode révolutionnaire, le Venezuela a pu être déclaré Territoire libéré de l'analphabétisme en 2003, ce qui fut le cas plus tard de la Bolivie et du Nicaragua.

Elle a permis à Cuba de mériter en 2001 et 2002 une mention honorifique du Prix de l'Alphabétisation Rey Seijong, accordé par le Fonds des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture.

En 2006, le pays a également obtenu cette distinction pour le développement de programmes pour l'apprentissage de base dans différentes parties du globe, là où « Yo, si puedo » a été transposé dans d'autres langues.

216 876 citoyens angolais furent alphabétisés grâce à la méthode cubaine, tandis qu'en Argentine ils apprirent à lire et à écrire à 24 000 personnes.

Cette aide solidaire encourage également la poursuite et la reprise d'études dans d'autres projets comme « Ya puedo leer y escribir » et « Yo, si puedo seguir ».

 
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Ricardo Alarcón met l'accent sur le renforcement de la campagne en faveur des 5

La Havane, 6 septembre (RHC)- Ricardo Alarcón, un fervent défenseur de la cause des 5 et ancien président de l'Assemblée Nationale de Cuba a signalé que le tournant qui est en train de s'opérer dans la campagne de solidarité avec les 4 antiterroristes cubains qui sont toujours en prison aux États-Unis, permettra que le message véhiculé parvienne aux cœurs des Étasuniens.

Il a salué l'initiative de porter des rubans jaunes pour commémorer le 12 septembre le 15e anniversaire de l'emprisonnement de nos 5 compatriotes.

Dans des déclarations qu'il a faites à Radio Havane Cuba, Ricardo Alarcón a relevé:

"La clé consiste à ce que le message parvienne au peuple étasunien car la solution est entre les mains d'Obama et il faut réussir à ce que celui-ci agisse. La seule force réelle pour obtenir que cela arrive est le peuple étasunien. C'est une excellente idée que d'avoir placé au centre de cette campagne un ruban jaune car il rappelle une chanson que tous les Étasuniens connaissent et qui a eu un très grand succès en 1973. Tout le monde l'a écoutée. J'avoue que quand on m'a parlé de cette idée, j'ai commencé à fredonner cette chanson car ce sont des choses qui restent dans l'esprit. De plus c'est un très beau symbole qui met l'accent sur le côté humain des choses ».

Ricardo Alarcón, qui connaît l'histoire et la société étasunienne a ajouté que cette tradition du ruban jaune remonte aux origines des États-Unis et qu'elle a été reprise dans les années 60 et 70 du 20e siècle lors de la guerre du Vietnam. Il a indiqué que c'est un symbole de la façon dont les Étasuniens expriment leur nostalgie, leur amour envers une personne absente et qui va bien au-delà des questions politiques ».

Il a ajouté:

« Je voudrais bien que le miracle s'opère et que le message des rubans jaunes parvienne aux Étasuniens et qu'il amène beaucoup d'entre eux à se poser des questions car c'est le centre du problème. Le noyau du problème des 5 consiste à parvenir à ce que la vérité soit connue afin que les gens puissent savoir ce qui s'est passé. La politique que mènent les États-Unis au sujet de l'affaire des 5 consiste à empêcher que la vérité soit connue car ils savent et ils sont conscients du fait que le jour où les gens la connaîtront il y aura une explosion d'exigences et de réclamations ».

René González exhorte les Cubains à renforcer la lutte pour la libération de ses camarades

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La Havane, 6 septembre (RHC)- Le Héros de la République de Cuba, René González, l'un des 5 antiterroristes cubains Cubains condamnés aux États-Unis a appelé ses compatriotes à transformer les rues en théâtre de la lutte pour le retour de ses 4 camarades qui sont toujours en prison aux États-Unis.

René González, qui a déjà purgé sa peine , se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un système draconien de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.

Au cours d'un espace audiovisuel dédié aux 5 et placé sous les auspices de l'OSPAAAL, l'Organisation de Solidarité des Peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine, de l'ICAP, l'Institut Cubain d'Amitié avec les Peuples et de l'UNEAC, l'Union Nationale des Écrivains et des Artistes de Cuba, René a relevé qu'il veut que cette campagne soit différente.

 »Je veux que nous nous adressions à ceux qui habitent cet espace plus grand qu'est Cuba car c'est la seule façon de détruire la prison dans laquelle sont enfermés mes quatre frères et de pouvoir obtenir leur retour afin qu'ils puissent de nouveau partager cet immense endroit plein de solidarité qu'est l'île » a-t-il signalé-.

René González a relevé qu'il est important d'internationaliser la lutte pour le retour de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, d'Antonio Guerrero et de Fernando González. Il a demandé à tous ceux qui, d'une façon ou d'une autre ont embrassé cette cause, de porter un ruban jaune pour témoigner leur appui.

Armando Hart, membre du Comité Central du Parti Communiste de Cuba et directeur du Bureau du Programme José Martí ; Abel Prieto, assesseur du Président Rául Castro ; Rafael Bernal, ministre de la culture ; Kenia Serrano, présidente de l'ICAP et les proches des 5 ainsi que des représentants et des diplomates d'une trentaine de pays ont pris part à cette rencontre.

Dans une salle comble, Miguel Barnet, membre du Comité Central du Parti Communiste de Cuba et président de l'UNEAC a indiqué que le 12 septembre, date à laquelle l'on commémorera le 15e anniversaire de l'emprisonnement des 5, des milliers de personnes exigeront leur libération dans l'Esplanade des Drapeaux de la Tribune Anti-impérialiste, devant le Bureau des Intérêts des États-Unis à La Havane.

Comme d'habitude, l'espace a servi de théâtre à de remarquables poètes, chanteurs et compositeurs et à des plasticiens qui ont exprimé leur appui à la libération de Gerardo, Ramón, Antonio et de Fernando.


L'épouse de Ramón Labañino, un des 5, appelle les jeunes à défendre la Révolution

La Havane, 6 septembre (RHC)- Elizabeth Palmeiro, l'épouse de Ramón Labañino, un des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis, a appelé les jeunes à défendre la patrie et la Révolution.

Elizabeth Palmeiro a pris la parole devant des élèves d'écoles primaires et de lycées de La Havane et de l'Institut Supérieur de Relations Internationales au siège de l'ICAP, l'Institut Cubain d'Amitié avec les Peuples où elle s'est prononcée pour que les nouvelles générations s'inspirent de l'exemple des leaders de la Révolution ainsi que de ses héros et ses martyrs.

«La meilleure chose que nous pouvons vous demander est que vous sachiez rétribuer les efforts de la Révolution en faveur de votre bien-être et le sacrifice de nos proches, prisonniers aux États-Unis, en faveur de votre tranquillité et de votre sécurité » a relevé Elizabeth Palmeiro au cours du meeting qui a donné le coup d'envoi de la campagne qui exigera la libération des 5.

L'épouse de Ramón Labañino s'est référée à l'encouragement que constituent les témoignages d'affection et de solidarité du peuple de Cuba et d'amis du monde entier. Elle a demandé la poursuite de la lutte pour que justice soit faite pour Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Fernando González et Antonio Guerrero, qui se trouvent toujours en prison aux États-Unis.

Pour sa part, Adriana Pérez, l'épouse de Gerardo Hernandez, a rappelé que la plupart des personnes qui se trouvaient parmi le public étaient nées après l'emprisonnement des 5. « Nous avons les larmes aux yeux quand nous y pensons »-a-t-elle signalé.

Elle a expliqué que l'attente d'une réponse du tribunal au recours en appel extraordinaire ou Habeas Corpus présenté par l'avocat de Gerardo, est marquée par l'incertitude.

« Comme l'ont démontré les avocats de la défense, tout l'exercice légal a eu l'influence négative du climat hostile créé par des journalistes payés à cette fin par le gouvernement étasunien » -a-t-elle signalé-.

Adriana Pérez a rappelé que son mari purge deux perpétuités plus 15 ans de prison «  ce qui est quelque chose particulièrement compliquée et déplorable ».

Le 12 septembre 1998, des agents du FBI ont arrêté à Miami les 5 antiterroristes cubains et les ont confinés dans des cellules séparées, dans des conditions infra humaines jusqu'à ce qu'ils aient fait l'objet d'un procès truqué à Miami en 2001, au terme duquel ils ont été condamnés à des peines injustes et disproportionnées.

Andrés Gómez réaffirme que le mensonge a été à la base de l'arrestation des 5

La Havane, 6 septembre (RHC)- Andrés Gómez, directeur de la revue « Areito Digital » a signalé que le mensonge a été à la base de l'arrestation des 5 antiterroristes cubains il y a 15 ans aux États-Unis dont 4 sont toujours en prison.

René González, qui a déjà purgé sa peine , se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un système draconien de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de sa nationalité étasunienne.

Ce journaliste d'origine cubaine a relevé que le procureur n'a pu présenter aucune preuve contre Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, Fernando González et René González, pouvant étayer la charge de conspiration afin d'espionner au cours du procès qui a eu lieu à Miami en 2001.

Andrés Gómez a qualifié de cruelle et d'intolérable l'arrestation des antiterroristes cubains. Il a mis l'accent sur le courage de ces hommes qui ont assumé la tâche consistant à protéger leur peuple et à sauver des vies innocentes.

Cuba entreprend de nouvelles actions pour protéger la couche d'ozone

La Havane, 6 septembre (RHC)- Le directeur du Bureau Technique de l'Ozone de Cuba, Nelson Espinosa, a indiqué que Cuba pourrait devenir le premier pays de l'Amérique Latine ayant la capacité de parvenir progressivement à l'éradication de la consommation de substances à effet de serre.

Au cours d'une conférence de presse qu'il a donnée à La Havane, Nelson Espinosa, a déclaré que toute une série d'actions qui incluent la diminution soutenue de l'utilisation des gaz qui portent atteinte à la couche d'ozone en vue de leur élimination totale avant 2040, sont prises.

Le docteur ès sciences a expliqué que le programme national élaboré à cette fin prévoit la création de centres spécialisés dans toutes les provinces pour déterminer si les gaz peuvent être recyclés ou s'il faut absolument les détruire.

Le Brésil aidera Cuba à augmenter la production de riz

La Havane, 7 septembre, (RHC).- Le Brésil va aider Cuba à élever la production de riz. Un accord en ce sens a été signé entre les deux pays. Il permettra le transfert de technologies et de connaissances durant un délai de 5 ans.

Telce González, le directeur de l'Institut cubain des Recherches sur les graines et Claudio Fernando Brayer, président de l'Institut du Riz de l'état brésilien de Río Grande do Sul, ont signé l'accord en présence de l'ambassadeur du Brésil à Cuba, José Felicio.

Le diplomate a signalé que cette collaboration va contribuer aux efforts de Cuba pour diminuer les importations d'aliments dont les prix sont très élevés sur le marché international.

Cuba et le Brésil signeront un accord de collaboration agricole

La Havane, 6 septembre (RHC)- Des représentants d'institutions agricoles et d'instituts de recherche de l'État brésilien de Rio Grande do Sul ont signé à La Havane un protocole de coopération avec Cuba pour les prochaines années.

Les accords prévoient l'échange d'expériences, le transfert de technologies et la fourniture d'équipements et de moyens pour augmenter les rendements dans le domaine de l'agriculture et de l'élevage.

Violeta Puldón, directrice scientifique de l'Institut Cubain de la Recherche sur les Graines a relevé que les projets incluent la production de riz, de lait et de fruits.

Après avoir parcouru plusieurs centres de recherche dans les provinces cubaines de La Havane et de Matanzas, Andreia Sa Brito, conseillère du Secrétariat à l'Agriculture, à l'Élevage et aux Affaires dans ces domaines du Brésil, s'est dite impressionnée par les travaux en matière agro-écologique faits à Cuba.




Edité par T 34 - 08 Sep 2013 à 23:21
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Sep 2013 à 22:03

René González, un des 5, lance un appel à une campagne solidaire pour les 5

La Havane, 5 septembre (RHC)- René González, un des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis a exhorté le peuple cubain à participer à une campagne en faveur de la libération de ses 4 camarades qui sont toujours en prison dans ce pays.

Nos 5 compatriotes ont été condamnés à de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités au terme d'un procès truqué à Miami. Ils ont été accusés de conspiration afin d'espionner. Ils n'avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

René González, qui a déjà purgé sa peine , se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un système draconien de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de sa nationalité étasunienne.

Au cours du programme « La Table Ronde » que diffusent la télévision et la radio cubaines, René González a donné des détails sur la campagne pour la libération de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, de Fernando González et d'Antonio Guerrero, qui sont toujours enfermés dans des prisons étasuniennes.

Ce combattant contre le terrorisme a expliqué que la campagne, appelée « Des Rubans Jaunes contre 15 ans d'injustice » s'ouvre ce jeudi et que son point culminant sera le 12 septembre, date à laquelle l'on commémorera le 15e anniversaire de l'emprisonnement des 5.

Il a indiqué :

«C'est une journée dont nous voulons qu'elle soit différente et que les personnes descendent dans la rue mais de façon spontanée comme le font normalement les Cubains. Que personne ne sente de pression pour faire ce qu'elle ne veut pas faire. Nous savons que ce ne sera pas facile pour tout le monde de trouver du tissu jaune, mais chaque Cubain a envie de se le procurer. Nous aspirons à ce que le Bureau des Intérêts des États-Unis à La Havane communique au Département d'État qu'il a été assiégé ce jour-là par des rubans jaunes. Il ne faut jamais oublier ce que représente ce ruban jaune pour le peuple étasunien. Il faut aussi le lier même à des symboles cubains comme le drapeau que nous utilisons tant et que nous plaçons dans nos balcons.

Je crois qu'un peuple qui est à même de générer de façon unanime un geste aussi beau est à même de tout faire et j'ai confiance dans le peuple cubain ».

Se référant à la répercussion dans la société étasunienne et parmi les amis solidaires de la cause des 5 dans ce pays, de l'allocution de René González, Gloria La Riva, co-coordonnatrice nationale du Comité étasunien Free the Five a signalé dans des déclarations par téléphone à notre station de radio:

«J'ai été surprise d'écouter la chanson relancée à Cuba. C'est une idée très créative, très bonne. Elle est diffusée par les amis qui appuient cette cause. Nous devons la diffuser. Cette chanson est très connue ici aux États-Unis, même si elle date de plusieurs années, les gens savent sur quoi elle porte. Cette fois-.ci elle est reprise pour exiger la libération des 5. Lorsque nous regardons René en train de travailler inlassablement en faveur de des compagnons de lutte, sans se reposer même pas une seule seconde, cela nous encourage nous. »

Se référant à l'appel lancé par la chanson à mettre des rubans jaunes dans les arbres, Gloria La Riva a déclaré :

C'est un grand défi pour nous, cela va nous permettre que les gens connaissent l'affaire des 5. Je pense que cette chanson va beaucoup aider. Nous savons que le you tube aide incroyablement à la diffusion de choses, tout spécialement de cette chanson. Je suis enchantée de l'avoir écoutée en anglais, interprétée par Kiki, Luna, Amaury, accompagnés au piano de Frank Fernández.

Depuis Washington, l'avocat José Pertierra s'est référé, par téléphone, à une chronique étasunienne parue en 1971 et à la façon dont le ruban jaune symbolise l'attente d'un être aimé. Il a signalé.

« Tout a commencé par une chronique écrite par un journaliste new-yorkais brillant en 1971. Il a raconté le voyage en bus de New York à La Floride, d'un homme qui était visiblement déprimé et préoccupé. Il y avait avec lui 6 adolescents qui partaient en vacances en Floride. L'un d'entre eux a entamé une conversation avec lui et il lui a raconté qu'il avait été en prison pendant plusieurs années, qu'il venait d'être libéré et qu'il avait dit à sa femme de l'oublier et de chercher un autre homme si la séparation était trop dure pour elle ; qu'il prendrai un bus de New York à la Floride et que le bus passait devant la maison où il y avait un chêne géant. Il lui a dit que si elle voulait qu'il revienne à la maison, elle devait placer un ruban jaune sur cet arbre. L'homme lui a dit que s'il voyait le ruban sur le chêne, il descendrait du bus et qu'autrement, il suivrait son chemin ».


Une dissertation donne le coup d'envoi d'une journée mondiale en faveur des 5

La Havane, 5 septembre (RHC/PL)- Une dissertation appelée «5 pour les 5 » donnera le coup d'envoi à une journée mondiale de solidarité avec les antiterroristes cubains prisonniers depuis 15 ans aux États-Unis.

La campagne s'étendra jusqu'au 6 octobre afin de mobiliser l'opinion publique internationale pour obtenir la libération de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, d'Antonio Guerrero et de Fernando González.

Le Comité International pour la Libération des 5 a annoncé la réalisation de nombreuses activités dans le monde en faveur de leur libération.

Graciela Ramírez, membre de ce comité, a fait savoir qu'une veillée aura lieu à Washington le 12 septembre, date à laquelle l'on commémorera le 15e anniversaire de l'arrestation des 5.

On espère qu'un nombre important d'organisations solidaires de Cuba prendront part à cette veillée pour exiger du président étasunien, Barack Obama qu'il mette un terme à cette injustice.

Kenia Serrano, présidente de l'ICAP, l'Institut Cubain d'Amitié avec les Peuples, a fait savoir que ce même jour les fanfares de l'île donneront des concerts.

Elle a ajouté qu'elles interpréteront en espagnol, de façon spéciale, la chanson intitulée "Tie a yellow ribbon round the old oak tree" (Pend un ruban jaune sur le vieux chêne) qui est évoquée aux États-Unis quant on attend l'arrivée d'un être aimé.

Hier, des Cubains de tout le pays ont confirmé qu'ils porteront des rubans jaunes pour envoyer un message aux Étasuniens en signe de solidarité avec les antiterroristes cubains prisonniers dans leur pays.

L'appel a été lancé cette semaine par René González pour que, à partir d'un symbole aux États-Unis, l'on connaisse plus la cause des 5.

«C'est un symbole que les Étasuniens comprendront, que les visiteurs pourront voir et que les correspondants étrangers ne pourront pas ignorer » a expliqué René González dans une allocution à la télévision.

Il a également exprimé sa gratitude pour les témoignages d'affection reçus par les antiterroristes cubains tout au long de ces années , mais il a demandé un «séisme d'amour » pour eux.

Il a indiqué que plusieurs initiatives sont prévues mais que le plus important est que chaque personne s'y joigne à sa façon, de la façon dont elle pourra.

Il a appelé les Cubains à porter des rubans jaunes, à les placer dans les balcons, sur les arbres, sur les animaux affectifs, pour parvenir avec ce message aux citoyens étasuniens.

Un prestigieux avocat étasunien appelle Barack Obama à libérer avec promptitude les antiterroristes

Washington, 5 septembre (RHC/PL)- Le prestigieux avocat étasunien,, a appelé le président Barack Obama à agir avec promptitude pour libérer les antiterroristes cubains qui sont toujours en prison aux États-Unis.

Cette exhortation d'Arthur Heitzer au président étasunien coïncide avec le début aujourd'hui d'une campagne internationale à l'occasion du 15e anniversaire de l'emprisonnement de nos compatriotes.

Arthur Heitzer, qui a exercé en Droits Civils et du Travail, à Milwaukee, au Wisconsin, depuis 1975 a indiqué dans une lettre adressée au président étasunien que le gouvernement des États-Unis devrait faire franc-jeu car l'emprisonnement des 5 est injuste.

« Quand les gens, au milieu de cette terre, entendent parler de cette affaire, ils sont d'accord sur le fait qu'il s'agit d'une injustice. C'est son travail et il a le pouvoir de faire ce qui est correct » a également signalé l'avocat dans un communiqué diffusé par le Comité International pour la Libération des 5.

« Les 5, à relevé Arthur Heitzer, travaillaient pour Cuba depuis le territoire étasunien dans le but d'éviter de nouveaux actes de terrorisme, comme ceux organisés tout au long de plus de 50 ans par des groupes violents de la Floride »

Fernando González, en particulier était en train de surveiller le terroriste international Orlando Bosch qui s'est,non seulement prononcé pour l'assassinat de civils à des fins politiques, mais qui a organisé aussi l'attentat contre un avion cubain de passagers en octobre 1976 qui a coûté la vie aux 73 personnes qui se trouvaient à bord.

Arthur Heitzer a mis l'accent sur le fait qu'on a permis à Bosch de rester aux États-Unis, sans accusation ou confinement, jusqu'à sa mort à Miami, en 2011 et que son complice et cerveau de l'attentat contre l'avion cubain, Luis Posada Carriles, vit encore sans problèmes dans cette ville où tous les deux ont reçu des hommages publics.

Cuba et «l’impartialité» médiatique occidentale

La plupart du temps noyée sous un flot de haine, la grande île des Caraïbes est ici l’objet d’une étude chiffrée et d’une enquête au plus près de la population. Un livre de référence.

Cuba, les médias face au défi de l’impartialité, de Salim Lamrani. Éditions Estrella, 18 euros.  Comment expliquer que Cuba, petit pays par la taille et sa population (11 millions d’habitants), continue de faire régulièrement la une de l’actualité. Aucun pays de la région n’a eu, ces cinquante dernières années, une couverture médiatique aussi dense. Les pays d’Amérique centrale, ceux des Caraïbes n’auront pas eu droit au déversement de bile infligé à la révolution cubaine.

En fait, la haine dispensée par les « grands » médias occidentaux, financés et dirigés par l’argent du business et des armes, vise, comme l’écrit le célèbre écrivain uruguayen Eduardo Galeano dans la préface au dernier ouvrage de Salim Lamrani, « un pays bizarre qui ne participe pas à la Coupe du monde du paillasson », « une révolution qui a grandi dans le châtiment est ce qu’elle a pu être et non pas ce qu’elle a voulu être », ou encore Cuba « a généré la société latino-américaine la moins injuste » du continent.

Dans son livre Cuba, les médias face au défi de l’impartialité, Salim Lamrani prend appui sur le journal espagnol El Pais pour « étudier la manière dont la presse présente la grande île de la Caraïbe à l’opinion publique ». L’auteur a pris volontairement l’exemple d’El Pais comme symbole de ce qu’écrivent dans le même moule des journaux comme le Monde et bien d’autres.

Salim Lamrani, docteur ès études ibériques et latino-américaines de l’université Paris-Sorbonne-Paris IV, est un spécialiste de Cuba. Pas des couloirs des cuisines malodorantes mais des chiffres puisés à la source, des enquêtes non pas tirées des fosses communes de Miami, mais sur place au contact direct de la population. Contrairement aux « spécialistes » bien calés dans leurs fauteuils parisiens et madrilènes, il peut parler de la vie quotidienne, des politiques d’éducation et de santé, de la protection de l’enfance, d’un secteur biotechnologique de pointe à faire pâlir d’envie les plus grands services de recherches à travers le monde, de l’internationalisme cubain et la formation de milliers de médecins latinos, de la protection de l’environnement, des droits de l’homme, des résultats des nouvelles orientations économiques adoptées récemment.

Avec Salim Lamrani vous n’aurez pas droit à un discours incantatoire sur Cuba mais plutôt à un document chiffré, daté, expliqué. Bref, un livre référence.

José Fort



Edité par T 34 - 06 Sep 2013 à 23:32
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La province d'Holguín a un taux de mortalité infantile de 3,1 pour mille

Holguín, 3 septembre (RHC/AIN) – Les services intégraux de la santé dans la province d'Holguín ont permis à ce territoire de réduire, de janvier à août de cette année, le taux de mortalité infantile, à 3,1 pour mille.

Dans son édition d'aujourd'hui le site de l'hebdomadaire provincial « Ahora » met l'accent sur le fait que les arrondissements de Báguano et d' Antilla ont un indice de zéro mortalité.

Alina Arencibia, chef du Programme d'Attention à la Mère et au nouveau né dans la province, a déclaré à ce quotidien que ces acquis sont le résultat d'un programme à grande portée qui inclut l'existence d'un groupe multidisciplinaire de spécialistes dans diverses branches de la médecine comme la gynécologie, la psychologie et la nutrition.

Elle a expliqué que le programme donne une attention spécialisée aux femmes pendant la grossesse et après l'accouchement ce qui permet de réduire les facteurs de risque comme l'obésité, le diabète et l'hypertension artérielle.

« Pour maintenir ces résultats -a-ajouté Alina Arencibia- il faut renforcer l'attention intégrale et multidisciplinaire aux mères et aux enfants ce qui permettra de garantir la qualité de la vie des nouveaux-nés qui constitue l'un des secteurs les plus vulnérables de la société.

Holguín , la troisième province cubaine de par le nombre de ses habitants -plus d'un million de personnes- a enregistré quelque 7000 naissances depuis le début de l'année, soit, 335 de plus que pendant la même période de l'année dernière.

Cuba a obtenu l'année dernière un taux de mortalité infantile de 4,6 pour mille, le plus bas de l'Amérique Latine tandis qu'à Holguín ce taux a été de 3,9 pour mille. C'est une des 5 provinces cubaines qui ont enregistré un taux en dessous de la moyenne nationale.

Des organisations solidaires de Miami convoquent un meeting en faveur des 5

Washington, 3 septembre (RHC/PL)- Des organisations de l'émigration cubaine résidant à Miami, aux États-Unis ont convoqué un meeting de dénonciation à l'occasion du 15e anniversaire de l'emprisonnement des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis.

Nos 5 compatriotes y purgent de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités au terme d'un procès truqué à Miami. Ils ont été accusés de conspiration afin d'espionner. Ils n'avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

René González, qui a déjà purgé sa peine , se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un système draconien de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de sa nationalité étasunienne.

Les groupes qui forment la coalition « Alianza Martiana », la Brigade Antonio Maceo, l'Association José Martí et le Cercle Bolivarien de Miami, organiseront le 8 septembre une conférence de mise à jour sur l'affaire de nos 5 compatriotes.

Une note de presse de l'Alianza Martiana précise que la conférence aura lieu également dans le contexte de la célébration du 35e anniversaire de la Brigade Antonio Maceo.

Des informations seront données sur le processus de recours en appel extraordinaire et sur le mouvement politique en faveur de la libération de Gerardo Hernández , de Ramón Labañino , d'Antonio Guerrero et de Fernando González qui sont toujours en prison aux États-Unis.

La note souligne également que tandis que ces hommes qui luttaient pacifiquement contre le terrorisme ont été arrêtés le 12 septembre 1998, des criminels de l'extrême droite cubano-américaine, qui ont ourdi des plans macabres qui ont provoqué la mort de milliers de personnes innocentes, se promènent librement dans les rues de Miami.

« Le meeting répond à l'appel du mouvement international en faveur du renforcement de nos efforts communs pour obtenir la libération immédiate de quatre de nos 5 frères qui sont toujours en prison aux États-Unis » souligne la note.

Gerardo Hernández purge deux perpétuités plus 15 ans de prison dans un pénitencier de haute sécurité en Californie ; Ramón Labañino, 30 ans ; Antonio Guerrero, a été condamné à 21 ans, 10 mois et à 5 ans de liberté surveillée et Fernando González purge, quant à lui, une peine de 17 ans et 9 mois de prison qu'il terminera en février 2014.

Source

Cuba et l'Équateur renforcent leur coopération

La Havane, 3 septembre (RHC)- Les gouvernements de Cuba et de l'Équateur ont signé un accord pour la construction d'une usine de bio-pesticides et de bio-fertilisants dans ce pays andin.

Ce sont José Antonio Fraga, directeur du groupe d'entreprises Labiofam, et le ministre équatorien de l'agriculture, Javier Ponce qui l'ont signé.

«Nous allons transférer à l'Équateur de la technologie sur l'utilisation de pesticides et de bio-fertilisants qui remplaceront la charge excessive de produits chimiques qui sont utilisés pour combattre les épidémies » a déclaré José Antonio Fraga.

Il a ajouté que l'on a signé également une lettre d'intention pour appliquer, à partir d'octobre prochain, un programme pilote pour combattre , avec des produits cubains, les maladies essentielles qui affectent les bananes.

José Antonio Fraga a précisé que, dans le cadre de la collaboration entre nos deux pays, deux spécialistes cubains travaillent actuellement dans la production de riz à Guayaquil.

Il a également mis en exergue le travail que réalisent 80 coopérants cubains dans la prévention de la dengue dans quatre provinces équatoriennes.

Le directeur de Labiofam a ajouté que les autorités sanitaires équatoriennes sont très satisfaites des résultats obtenus, car, en six mois seulement, l'on a réussi à réduire de plus de 90% l'incidence de la dengue et de son vecteur, le moustique Aedes Aegypti,dans les 13 communes où le programme est appliqué.


Le Brésil apporte sa coopération à Cuba dans l'agriculture

La Havane, 3 septembre (RHC)- Une délégation de l'État brésilien de Rio Grande do Sul se trouve à Cuba pour apporter sa collaboration à notre pays dans la production de riz et de lait et pour resserrer les relations entre des entités agricoles de nos pays.

La délégation restera pendant une semaine en vertu d'un programme de travail pour développer la seconde étape du Projet de Coopération Décentralisée avec Cuba dans l'Agriculture qui durera un an et qui cherche à concrétiser la collaboration dans ce secteur.

La coordonnatrice de la délégation, Andreia Nuñes, a précisé, au cours d'une conférence de presse au siège du ministère de l'agriculture, que cette phase du projet a commencé lorsqu'un groupe de Cubains s'est rendu à Rio Grande do Sul pour en connaître le système productif et commercial.

« Notre gouverneur -a-t-elle rappelé- a visité Cuba en mars 2012 et il a abordé avec des responsables cubains tous les thèmes de la collaboration dans l'agriculture.

Elle a souligné que le projet doit apporter des expériences technologiques pouvant être appliquées à la réalité agricole cubaine et qu'il cherche à débuter la connaissance entre les deux parties et leurs institutions.

Andreia Nuñes a ajouté que ce projet cherche également à établir des relations incluant le développement humain et pas seulement l'aspect commercial.

Pour sa part, Alberto Bracagioli, interlocuteur de Développement Rural, de la Pêche et des Coopératives s'est dit intéressé par le partage de l'expérience accumulée par Rio Grande do Sul dans la production de lait ainsi que par la connaissance des progrès faits par Cuba dans l'agroécologie.

De son côté, Talita Lima, troisième secrétaire de l'Ambassade du Brésil a considéré comme très importante la coopération entre nos deux pays qui s'est sensiblement renforcée depuis 2008.

Elle s'est référée à la participation de son pays au projet de développement du Port du Mariel, au tourisme et à d'autres domaines de notre pays.

La délégation visitera, entre autres la Station Expérimentale de Pâturages et de Fourrages « Indio Hatuey » , dans la province de Matanzas et elle parcourra des terres appartenant à de petits agriculteurs de la commune de Perico.

Elle visitera également le Ministère de l'Enseignement Supérieur, le groupe d'entreprises Labiofam et l'Institut de la Recherche sur des Graines qui signera un accord avec l'Institut du Riz de Rio Grande do Sul.



Edité par T 34 - 04 Sep 2013 à 23:54
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Le 15è anniversaire de l'emprisonnement des 5 sera commémoré à Washington

Washington, 2 septembre (RHC/PL)- Au moins 8 meetings seront organisés du 11 au 17 septembre à Washington, à New York et à Boston pour commémorer le 15e anniversaire de l'arrestation des 5 antiterroristes cubains aux États-Unis.

Nos 5 compatriotes ont été condamnés aux États-Unis à de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités au terme d'un procès truqué à Miami. Ils ont été accusés de conspiration afin d'espionner. Ils n'avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

René González, qui a déjà purgé sa peine , se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un système draconien de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de sa nationalité étasunienne.

Une veillée devant la Maison Blanche, le début du périple de l'écrivain étasunien Stephen Kimber avec son livre « Lo que hay del otro lado del mar. La historia de los cinco cubanos» (Ce qu'il y a de l'autre côté de la mer. L'histoire des 5 Cubains et un travail de lobby au Congrès des États-Unis, font partie du programme.

Le Comité International pour la Libération des 5 a fait savoir que les actions ont pour but d'exercer une plus grande pression politique sur Washington pour qu'il mette fin à l'injustice.

Ce comité a ajouté que le 12 septembre, date à laquelle l'on commémore le 15e anniversaire de l'arrestation de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, d'Antonio Guerrero, de Fernando González et de René González, des manifestations auront lieu dans le monde entier devant les ambassades des États-Unis

Le comité a précisé que la veillée commencera ce jour-là à midi devant la Maison Blanche pour demander au président Barack Obama la libération immédiate de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino,d'Antonio Guerrero et de Fernando González qui sont toujours en prison aux États-Unis.

Des organisations comme All-African People's Revolutionary Party, African Awareness Association, l'ANSWER Coalition, Code Pink, DC Metro Coalition to Free the Cuban Five, DC Labor Chorus, International Action Center, Institute for Politcy Studies, Socialist Workers Party et Takoma Park Committee to Free the Cuban Five, se sont jointes, entre autres, à cette initiative.

Parmi les activités mentionnées, figurera à New York, l'exposition d'aquarelles « Yo me muero como viví » (Je meurs comme j'ai vécu), d'Antonio Guerrero.

L'exposition inclut 15 aquarelles faisant allusion aux 17 mois qu'ils ont passé dans des cellules disciplinaires après leur arrestation à Miami à l'aube du 12 septembre 1998.

Gerardo Hernández purge deux perpétuités plus 15 ans de prison dans un pénitencier de haute sécurité en Californie ; Ramón Labañino, 30 ans ; Antonio Guerrero, a été condamné à 21 ans, 10 mois et à 5 ans de liberté surveillée et Fernando González purge, quant à lui, une peine de 17 ans et 9 mois de prison qu'il terminera en février 2014.

La Havane a plus de 2 millions d'habitants

La Havane, 2 septembre (RHC/Granma)- La Havane, Santiago de Cuba et Holguín sont, suivant cet ordre, les seules provinces de notre pays ayant plus d'un million d'habitants, selon des chiffres préliminaires du Recensement de la Population et des Logements 2012, rendus publics sur le site web de l'ONEI, le Bureau National des Statistiques et d'Information.

Ces données indiquent que La Havane avait, le 14 septembre de l'année dernière, jour du recensement,

2 155 894 habitants alors que Santiago de Cuba et Holguín en avaient 1 053 227, et 1 028 426, respectivement.

À l'échelle nationale, le nombre d'habitants du pays atteignait 11 163 934 personnes , dont 5 592 287 du sexe féminin et 5 571 647 du sexe masculin, ce qui contraste avec la proportion constatée lors du recensement de 2002. A ce moment-là, le nombre d'hommes dépassait légèrement le nombre de femmes.

En ce qui concerne les prévisions, l'on estime que la tendance à la réduction de la population se maintiendra dans les 15 prochaines années, car Cuba aura, en 2030 environ 10 904 985 habitants.

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50 vérités sur la mort de deux dissidents cubains

 
 
María Payá, la fille d’Oswaldo Payá, est contestée pour les enquêteurs de l’affaire (photo EFE)

Oswaldo Payá et Harold Cepero sont morts dans un accident à cause du manque de prudence d´Angel Carromero, le conducteur

1. En juillet 2012, Angel Carromero, citoyen espagnol, vice-secrétaire général de l’organisation Nuevas Generaciones, mouvement de jeunesse du Parti Populaire (PP) espagnol – d’obédience conservatrice –, et collaborateur de la Communauté de Madrid, et le citoyen suédois Jens Aron Modig, leader de la Ligue de la jeunesse démocrate chrétienne (KDU), liée à la droite suédoise, se sont rendus à Cuba avec des visas de touristes.

2. Leur mission, confiée par leurs partis politiques respectifs, consistait à rencontrer et financer certains membres de la dissidence interne et à mettre en place des plans d’actions contre le gouvernement cubain.

3. Ce type d’activité, illégal à Cuba comme dans la plupart des pays du monde, est lourdement sanctionné par le code pénal.

4. Oswaldo Payá, leader du Mouvement chrétien de libération (MCL), a reçu la somme de 4 000 dollars selon Modig.

5. Le 22 juillet, Carromero et Modig se trouvaient en voiture avec les dissidents cubains Oswaldo Payá et Harold Cepero Escalante du MCL et ont été victimes d’un accident de la route près de la ville de Bayamo.

6. Les deux opposants cubains, qui se trouvaient à l’arrière de la voiture sans ceinture de sécurité, ont perdu la vie.

7. Les ressortissants étrangers, qui se trouvaient à l’avant du véhicule et avaient mis leur ceinture de sécurité, ont eu la vie sauve.

8. Payá est décédé au moment du choc d’un traumatisme crânien alors que Cepero a expiré quelque temps plus tard, à l’hôpital suite à une insuffisance respiratoire.

9. Lors de sa déposition à l’hôpital de Bayamo où il était soigné, Carromero a indiqué qu’il n’avait pas vu le panneau de signalisation indiquant une zone de travaux et qu’il a perdu le contrôle de son véhicule, heurtant un arbre. L’agence de presse espagnole EFE confirme cette version : « Il n’a pas vu le panneau de ralentissement et a perdu le contrôle du véhicule ».

10. Les témoignages de trois personnes se trouvant dans la zone lors de l’accident, José Antonio Duque de Estrada Pérez, Lázaro Miguel Parra Arjona et Wilber Rondón Barreroont, ont confirmé que le véhicule roulait à vive allure et avait percuté un arbre après avoir glissé sur la route en travaux.

11. Le citoyen suédois, sorti indemne, est rentré dans son pays quelques jours plus tard, après avoir fait sa déposition.

12. La fille d’Oswaldo Payá, María Payá, qui se trouvait à La Havane, a signalé à la presse qu’une voiture était entrée en collision par l’arrière à plusieurs reprises avec le véhicule dans laquelle se trouvait son père, et a accusé le gouvernement d’avoir commandité l’assassinat.

13. Elle a déclaré que plusieurs personnes résidant en Suède auraient reçu des textos par téléphone de la part de Modig les informant qu’un véhicule leur avait foncé dessus.

14. Néanmoins, la version de la famille Payá est contredite par des éléments factuels probants et de nombreux témoignages. En effet, en plus des dépositions faites par les personnes se trouvant sur les lieux, les photos du véhicule accidenté ne montrent aucune trace de choc à l’arrière.

15. Modig a démenti la version de la famille Payá. Selon lui, aucun autre véhicule n’était impliqué dans l’accident. Le Nuevo Herald de Miami, quotidien représentant le point de vue de l’exil cubain, confirme ces déclarations dans un article intitulé « Le politicien suédois dément la présence d’autres véhicules dans l’accident qui a coûté la vie à Payá ».

16. Modig a également récusé les déclarations de María Payá, au sujet des messages. Selon lui, il n’a transmis aucun message à personne en Suède.

17. Carromero a également démenti la version familiale dans une interview rapportée par l’agence Agencias et EFE : « Aucun véhicule ne nous a frappé par derrière ».

18. Il a également fustigé les théories du complot de la famille Payá : « Je demande à la communauté internationale de se concentrer sur mon rapatriement et de ne pas utiliser un accident de la route, qui aurait pu arriver à n’importe qui, à des fins politiques ».

19. De la même manière, les accusations ne résistent pas à l’analyse. En effet, il est difficile de croire que le gouvernement cubain ait pris le risque d’attenter à la vie d’un célèbre dissident alors que celui-ci se trouvait avec plusieurs témoins, dont deux ressortissants étrangers, restés en vie, puis libérés.

20. Dans une déclaration au journal de Stockholm, le père de Modig, Lennart Myhr, a expliqué avoir parlé à son fils après l’accident. A aucun moment, il n’a fait référence à un autre véhicule, ni à une persécution des services de renseignements cubains.

21. Le leader dissident Elizardo Sánchez a déclaré à l’Agence France-Presse qu’il ne croyait pas à la thèse du complot et qu’il pensait qu’il s’agissait d’un accident.

22. Le Nuevo Herald a publié un article à ce sujet avec le titre suivant : « Les survivants rejettent la version de la famille Payá ».

23. Le quotidien espagnol El País, pourtant peu favorable au gouvernement cubain, a également mis en doute la version de la famille Payá : « La thèse de la conspiration ténébreuse pour tuer Payá, que la famille et une partie de l’opposition ont suggéré au départ, s’évanouit suite aux déclarations de Carromero et Modig qui confirment que tout cela fut un accident fatal ».

24. Après plusieurs jours d’enquête et d’interrogatoire, Carromero a été mis en examen pour homicide involontaire par imprudence. La vitesse excessive a été la principale cause de l’accident, selon les autorités cubaines.

25. D’après les spécialistes, le véhicule roulait à une vitesse supérieure à 120 kilomètres/heure sur une portion de route limitée à 60 kilomètres/heure et a brusquement freiné sur une route glissante non goudronnée. Carromero avait réalisé le trajet La Havane/Bayamo, distant de 800 kilomètres, en moins de huit heures, en effectuant trois pauses intermédiaires.

26. Selon le Ministère cubain de l’Intérieur, le « manque d’attention [de Carromero] vis-à-vis du contrôle du véhicule, la vitesse excessive et la décision erronée de freiner sur une superficie glissante ont été les causes de ce tragique accident qui a coûté la vie à deux êtres humains ».

27. Suite au freinage, le véhicule a effectué des tonneaux sur une distance de 63 mètres, ce qui confirme la vitesse extrême.

28. En réalité, Carromero n’en était pas à son premier délit routier. Il est en la matière un dangereux multirécidiviste.

29. Son permis de conduire lui avait été retiré en mai 2012 pour excès de vitesse. Il avait été condamné à un retrait de six points et une amende de 520 euros, la sanction la plus lourde du Code de la route espagnol uniquement appliquée lorsqu’un véhicule dépasse la vitesse autorisée de plus du double.

30. Ainsi, Carromero a conduit à Cuba en toute illégalité.

31. Carromero avait accumulé 45 amendes pour des délits routiers depuis mars 2011.

32. Il avait dû s’acquitter d’un montant total de 3 700 euros.

33. Après un procès de plusieurs semaines, le parquet a requis une peine de sept ans de prison pour homicide involontaire.

34. En octobre 2012, après délibération, le Tribunal a condamné Carromero à quatre ans de réclusion criminelle.

35. En décembre 2012, après quatre mois de prison, Carromero a été autorisé à purger le reste de sa peine en Espagne, suite à un accord entre Madrid et La Havane.

36. En raison de son statut de leader politique, sa peine a été aménagée afin d’éviter la prison. Il porte désormais un bracelet électronique.

37. En mars 2013, dans une interview accordée au Washington Post, Carromero est revenu sur ses déclarations initiales et a affirmé qu’une voiture appartenant à l’Etat les avait emboutis par l’arrière, occasionnant une perte de contrôle du véhicule et l’accident.

38. Néanmoins, les photographies du véhicule ne montrent aucune trace de choc à l’arrière, contredisant ainsi la nouvelle version de Carromero.

39. Carromero souligne également avoir été drogué et contraint de signer une déclaration lors du procès.

40. Cette version est contredite par le Consulat général d’Espagne à Cuba qui a qualifié le procès « d’impeccable du point de vue de la procédure ».

41. En août 2013, lors d’un entretien avec le quotidien espagnol El Mundo, Carromero a affirmé que « les service secrets cubains ont assassiné Oswaldo Payá ».

42. Dans l’interview au Washington Post, Carromero affirme avoir perdu connaissance lors de l’accident et ne s’être réveillé que dans l’ambulance : « Ni Oswaldo, ni Harold, ni Aron ne s’y trouvaient ».

43. En revanche, dans l’entretien accordé à El Mundo, il déclare se souvenir que Payá « était toujours vivant suite à l’accident », contredisant ses propres affirmations faites au Washington Post.

44. Ofelia Acevedo, veuve de Payá, déclare que « l’Espagne dispose de preuves que son mari a été assassiné ».

45. Interrogée à ce sujet, l’Union européenne a fait part de ses réserves se limitant à la déclaration suivante : « Si Monsieur Carromero dispose de nouvelles preuves sur la mort tragique du lauréat du prix Sakharov Oswaldo Payá, il devrait les présenter devant les tribunaux compétents ».

46. Le gouvernement espagnol a pour sa part choisi d’ignorer les nouvelles déclarations de Carromero. Interrogé à ce sujet, le Ministère des Affaires étrangères a rejeté la polémique : « Notre point de vue sur cette affaire est révolu depuis le jour où Monsieur Carromero est rentré en Espagne ».

47. Embarrassé par les déclarations de Carromero, le Parti Populaire a choisi de garder le silence et s’est refusé à toute déclaration, annonçant qu’il ne communiquerait pas sur le sujet.

48. Le député des Asturies, Gaspar Llamazares, a enjoint Carromero de saisir la justice, tout en mettant en doute la crédibilité de ces nouvelles déclarations. Selon lui, « s’il disposait de preuves, il les aurait présentées à la justice sur le champ ou à son retour en Espagne ».

49. De son côté, le député Teófilo de Luis, membre du Parti Populaire, a rejeté les nouvelles déclarations de Carromero : « Mon gouvernement se limite à ce qu’il [Carromero] a expliqué à La Havane. Il se limite à appliquer l’accord d’extradition, selon les propos tenus à l’époque ».

50. En mars 2013, suite à la visite de la famille Payá en Espagne, le gouvernement de Mariano Rajoy a fait part de ses réserves et a déclaré « qu’il n’apportera pas son soutien à une enquête sur la mort d’Oswaldo Payá », légitimant ainsi les conclusions émises par La Havane.

Salim LAMRANI



Edité par T 34 - 05 Sep 2013 à 00:42
Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Aug 2013 à 21:42

L'actualisation du modèle économique cubain se fait sans nuire aux travailleurs

Saint Domingue, 31 août (RHC)- Guillermo Farriol, président de la Société de Droit du Travail et de la Sécurité Sociale de la République Dominicaine, a signalé que l'actualisation du modèle économique et social cubain se fait sans nuire aux travailleurs.

« Ce processus a lieu en tenant compte de l'incidence directe que les mesures appliquées pourraient avoir sur la population et sur la vie individuelle de chaque personne » a relevé ce juriste au cours de la journée de clôture de la 2e Rencontre République Dominicaine -Cuba sur le Droit du Travail et la Sécurité Sociale.

Guillermo Ferriol a ajouté qu'actuellement 436 000 Cubains ont opté pour l'une des 181 variantes de travail indépendant après la restructuration des institutions et des entreprises et administrations de l'État.

Il a signalé que le système cubain qui se construit depuis le triomphe de la Révolution , le 1er janvier 1959, a toujours appliqué le principe consistant à n'abandonner personne à son sort et qu'il est respecté aussi actuellement.

Guillermo Ferriol s'est également référé à la possibilité qu'ont les travailleurs cubains d'apporter des idées et des suggestions au cours de l'actuel processus de discussion de l'avant-projet du nouveau Code de Travail.

Au cours de la clôture de la rencontre dont la première édition a eu lieu à Cuba en octobre dernier, le président de la Troisième Salle de la Cour Suprême de Justice de la République Dominicaine, Manuel Ramón Herrera, a relevé que maintenant nos deux pays sont plus unis dans le domaine juridique.

«Cuba, que nous aimons beaucoup et à laquelle nous unissent des liens historiques, représente la dignité de l'Amérique Latine, a souligné l'avocat, qui a été l'un des signataires d'un accord pour la tenue de la troisième rencontre à La Havane, en 2014.

LABIOFAM met au point le produit Bananina pour une alimentation saine

La Havane, 31 août (RHC-AIN)- Le groupe d'Entreprises LABIOFAM a mis au point le produit appelé Bananina, une sorte de farine de banane légume séchée, qui a de grandes valeurs nutritives et qui permet une alimentation saine.

Le directeur de LABIOFAM, José Antonio Fraga, a expliqué, ici, à La Havane, que parmi d'autres propriétés, la Bananina contient 52% de fibre diététique, c'est un protecteur cellulaire riche en potassium et en polyphénol et qu'elle contient presque tous les éléments du Tableau Périodique de Mendeleïev.

José Antonio Fraga a ajouté que le potassium, naturel dans ce cas précis, est essentiel en cas de tumeurs et qu'il est nécessaire pour les personnes qui souffrent d'hypertension, de diarrhées ou de troubles respiratoires.

Il a indiqué que la Bananina a un effet prophylactique protecteur du système digestif et gastro-intestinal et qu'elle peut également être utilisée dans la fabrication de pains et de gâteaux ou consommée telle qu'elle se trouve dans son emballage.

Les Facultés de Médecine de Cuba accueilleront près de 86 000 étudiants cette année scolaire

La Havane, 30 août (RHC)- Le ministère cubain de la santé publique a fait savoir que les Facultés de sciences médicales de notre pays accueilleront près de 86 000 étudiants pendant l'année scolaire 2013 qui débute début septembre.

Rien que dans la spécialité de médecine, le nombre d'étudiants atteint, entre Cubains et étrangers, 47 700.

Pour la formation des étudiants des sciences médicales, Cuba dispose de plus de 36 000 professeurs et d'un réseau d'universités dans la quasi totalité des provinces de notre pays.

Les étudiants sont formées dans 13 spécialités parmi lesquelles figurent la médecine générale la stomatologie, la Licence en Infirmerie, la Bio-analyse Clinique ainsi que la rééducation et l'Ophtalmologie.


Des débats sur l'utilisation de l'énergie photovoltaïque auront lieu à Cuba

La Havane, 31 août (RHC/AIN)- L'Atelier Cuba FV siègera les 25 et 26 octobre à l'Institut de la Science et de la Technologie des Matériaux, de l'Université de La Havane pour promouvoir le développement de l'énergie photovoltaïque à Cuba à court, à moyen et à long terme.

Les thèmes inclus au programme de la rencontre incluent des débats sur la réduction du coût de l'énergie photovoltaïque dans notre pays et sur la part qu'elle peut représenter de la production de l'électricité que consomme notre pays.

Le docteur en sciences, Daniel Stolik, chercheur de cette entité et professeur titulaire de l'Université de La Havane a relevé que parmi les thèmes figurent également l'augmentation de l'exploitation sûre et efficace des systèmes qui ont déjà été installés et leur potentiel d'application dans des chambres froides, dans des stations de pompage d'eau et dans d'autres installations.

Daniel Stolik a relevé que le fait de parier sur l'énergie photovoltaïque et sur les autre sources d'énergie renouvelable constitue un pas essentiel sur la voie conduisant à l'indépendance électro-énergétique de la nation et à la lutte progressive contre les effets du réchauffement global de la planète.

J’ai agi par conviction


• Fernando Gonzalez Llort vient d’avoir 50 ans le 18 août. Il n’en avait que 35 à l’aube de ce samedi 12 septembre 1998, lorsque les forces du FBI ont brisé ses rêves, mais elles ne sont pas parvenues à briser ses principes

Deysis Francis Mexidor

UN affectueux baiser de Rosa – cette femme aux yeux clairs, immenses et profonds – c’est ce dont Fernando Gonzalez Llort aurait besoin en ce moment. Il ne peut pas. Tout comme il n’a pas pu se réveiller à ses côtés depuis de longues années. Tout comme il a été privé de manger le manioc avec sa sauce, ce plat créole que seule Magali, sa mère, sait cuisiner comme il l’aime, et qu’elle n’a jamais plus cuisiné depuis que son fils est absent.

Et cette mélancolie grandit en lui à mesure que s’approche la date du retour.

Un retour après un emprisonnement injuste, une sentence injuste, comme le fut tout le procès à Miami qui, un jour de décembre 2001, le condamna ainsi que Gerardo Hernandez Nordelo, Ramon Labañino Salazar, Antonio Guerrero Rodriguez et René Gonzalez Sehwerert – cinq hommes unis dans le combat pour protéger la vie –, à de longues peines d’emprisonnement aux États-Unis.

Fernando Gonzalez Llort vient d’avoir 50 ans le 18 août. Il n’en avait que 35 en ce petit jour du samedi 12 septembre 1998, lorsque les forces du FBI ont brisé ses rêves, mais elles ne sont pas parvenues à briser ses principes.

« Avoir 50 ans me donnent la satisfaction d’avoir agi selon les convictions que m’ont inculquées ma famille et la Révolution. Elles me permettent également de comprendre que la vie continue, que la tâche de m’améliorer en tant qu’être humain, en tant qu’homme, en tant que révolutionnaire, en tant qu’époux, est une tâche dont on ne peut jamais dire qu’elle est achevée. C’est la perspective que m’offre cet anniversaire. »

Ses paroles nous arrivent d’une prison de l’Arizona. Il ne s’agit pas d’une interview. Impossible. Ce sont les réponses que la journaliste a pu obtenir à travers un bref entretien téléphonique…

Que sont 50 ans dans la vie d’un homme ?

Ce n’est rien vu depuis la perspective de l’histoire de l’Homme comme espèce biologique, ni même depuis la perspective de l’Histoire du pays dans lequel on vit et où l’on exerce son métier. Par contre, 50 ans pour un être humain, du point de vue de la vie personnelle, on a coutume de dire que c’est « la moitié de la roue », encore que pour plaisanter, je dise que « ma roue dentée » a plus de 150 dents, si bien que je suis encore loin de la moitié. Je crois que le plus important, c’est de se sentir heureux de ce que l’on fait, que cela n’implique pas un niveau de satisfaction tel qu’il empêche de se proposer des objectifs ou d’assumer de nouveaux défis ou des projets.

Cela ne signifie pas que l’on ait eu raison en tout ou que l’on ait mis à profit au maximum le temps vécu. La prison donne l’occasion de penser, d’évaluer, pour progresser si l’on tire parti du temps de façon positive.

C’est pourquoi, 50 ans dans la vie d’un homme peuvent être un bon moment pour faire un bilan et gagner en expérience afin de poursuivre son chemin. Un chemin encore long, et j’espère que le développement de la science et des progrès médicaux, ainsi que la culture que je pourrai acquérir, permettront qu’il soit encore beaucoup plus long.

Les paradigmes

Le Che et Camilo [Cienfuegos] sont mes paradigmes. Il me semble que ce sont des exemples pour la majorité des révolutionnaires de ma génération. Cette opinion n’est ni le résultat d’une enquête ni d’une étude sociologique, je peux me tromper.

Mais ce sont les figures de notre Histoire la plus récente qui ont laissé une marque profonde dans notre formation. Évidemment, je n’ai connu personnellement ni le Che ni Camilo. Mais dès l’enfance, nous étions très impressionnés par ce que l’on nous enseignait à l’école.

Ensuite, pendant mon adolescence, grâce aux lectures et aux commentaires de ceux qui les avaient connus, qui avaient partagé avec eux les dangers et les tâches de la Révolution, ainsi que des écrits les concernant, j’ai approfondi cette image qui avait été semée en moi depuis l’enfance. Plus tard, une fois adulte, l’étude plus approfondie de leur œuvre, de leur histoire et de leurs caractéristiques personnelles, a confirmé et renforcé ce qui m’avait été inculqué depuis l’enfance.

Tu vois, je crois que personne ne réunit comme le Che la capacité d’être conséquent avec soi même, et la capacité de tout sacrifier pour les idées en lesquelles on croit, pour changer en mieux le monde dans lequel on vit. Un être humain dans lequel s’imbriquent des caractéristiques comme la responsabilité, l’éthique, la compétence théorique, l’audace dans l’action, et un amour profond pour l’humanité qui fut sa motivation, ce qui animait sa vie.

Ce n’est pas un hasard si nous voyons sa photo dans des manifestations aux quatre coins du monde, quels que soient les lieux où le Che combattit. Sans doute, ceux qui portent sa photo dans ces manifestations n’en savent pas autant que les Cubains sur la vie et l’œuvre du Che, de son héritage idéologique, théorique, etc.

Cependant, la conduite conséquente du Che, sa capacité de sacrifice et son éthique révolutionnaire ébranlent, et elles ont laissé un message au monde, un message qui arrive au plus profond de l’être humain. Un message qui mobilise.

Lorsque je te cite le nom de Nelson Mandela…

Un géant de la résistance et de la dignité. Il a supporté 27 ans de prison sans céder d’un pouce et sa renommée est telle qu’il suffit de dire Mandela pour qu’on sache de qui on parle. Sa dimension universelle en fait un des hommes indispensables de notre temps. Il fut le premier président noir d’Afrique du Sud, un homme qui sut gagner de nombreuses batailles, dont la plus récente, pour sa vie.

Même depuis un lit d’hôpital, il continue à se battre. Beaucoup de gens ont rendu hommage, pour son 95e anniversaire, à cette icône de la lutte contre la ségrégation raciale. Tout simplement parce que Mandela nous inspire.

Je profite que tu me demandes mon avis sur une personnalité contemporaine aussi importante pour signaler que j’ai eu le privilège de partager des années de prison avec Oscar Lopez Rivera. Lopez Rivera est un autre grand homme de la résistance et de la dignité, qui est emprisonné aux États-Unis depuis plus de 30 ans pour avoir lutté en faveur de l’indépendance de l’Île sœur de Porto Rico. Je me dois de rendre hommage à ce compagnon qui le mérite et duquel j’ai beaucoup appris pendant les années que nous avons partagées en prison.

Mahatma Gandhi ?

Un visionnaire. Un homme qui sut déchiffrer la psychologie de l’Empire anglais en décomposition, pour l’affronter avec une grande efficacité jusqu’à parvenir à ses objectifs d’indépendance pour son pays.

Il eut aussi le courage immense de faire face à la force politique, militaire de cet Empire et à ses forces répressives, avec la seule protection de ses convictions et de sa morale, qui finalement furent supérieures à toute la force et l’arrogance de l’empire anglais.

Fidel Castro ?

Un géant politique, un homme aux grandes visions, mais plus que tout autre chose, un géant moral. Une des personnalités politiques les plus importantes de la seconde moitié des 20e et 21e siècles. Une chance pour nous les Cubains, d’avoir pu compter et de compter encore sur sa présence et sur son action. Il a achevé ce que José Marti, tombé au combat prématurément, ne put réaliser. Obtenir et conserver l’indépendance de Cuba est un fait historique d’une complexité extraordinaire.

Il suffit de regarder un atlas et de voir la situation géographique de notre pays, une petite île à 145km de l’Empire le plus puissant que l’histoire ait connu et qui a rêvé de s’approprier de cette île pendant plus de 200 ans.

Fidel a su conquérir cette indépendance dans les conditions historiques les plus complexes, et la conserver et la consolider dans des conditions encore plus complexes.

Il nous a appris à vaincre dans les conditions les plus difficiles, à transformer un événement négatif et même apparemment fatal (pensons à Alegria de Pio ou à la chute du camp socialiste, par exemple) en une victoire.

Les idées, les concepts et la manière que Fidel nous a enseignés pour faire face aux difficultés font partie aujourd’hui du patrimoine idéologique et culturel sur lequel nous pouvons compter pour affronter les complexités du monde actuel, pour faire face à toute situation, quelle que soit sa difficulté, et pour en sortir vainqueur.

Certains disent que tu es le plus intelligent, où que tu as une prose magnifique, ou que tu es silencieux et en même temps un « blagueur cubain ». Qu’est-ce-que tu en penses…

René est le plus intelligent de nous tous. N’importe lequel d’entre nous te dirait la même chose sans hésiter une seconde. Je ne sais pas d’où tu sors « la magnifique prose », je n’avais jamais entendu dire cela sur ce que j’écris, qui n’est pas grand-chose non plus.

Par contre, on m’a fait des commentaires parfois sur mon habitude de la synthèse, que je considère comme une bonne chose parfois, mais pas toujours.

Parfois cela peut devenir un obstacle. Mais ce qui est certain, c’est que, à tort ou à raison, c’est une de mes habitudes.

Pour ce qui est du reste : « le plus calme ou un bon vivant cubain », je crois que je suis un peu des deux. J’ai tendance à être réservé, à observer tranquillement et à apprécier cela, à me faire des opinions avant de les émettre, et à ne pas parler à la légère.

Je ne suis pas quelqu’un extraverti, mais j’aime aussi la plaisanterie et la rumba, cette dernière, pas seulement dans le sens musical, qui me plaît aussi, mais dans son sens le plus général.

Le 13 octobre 2009, démarra le procès d’application de nouvelles sentences décidé par le 11e Circuit de la Cour d’appel d’Atlanta dans les affaires de Fernando Gonzalez, Antonio Guerrero et Ramon Labañino qui se conclut deux mois plus tard (8 décembre) à la Cour du District de Miami.

La sentence originale de Fernando fut commuée à 17 ans et 9 mois de prison. Il devrait être libéré après avoir purgé sa peine à la fin de février 2014. Fils de Magali Llort et de Fernando Rafael Gonzalez, Fernando est né à La Havane en 1963. Il est diplômé avec une mention très bien en Relations internationales, et comme d’autres jeunes Cubains de sa génération, il a combattu en Angola. Cet homme – ces cinq hommes que leur peuple cubain considère comme des héros –, mérite toute notre admiration quand, malgré les souffrances endurées, il affirme sans hésiter : « à 50 ans, je suis heureux et en même temps je sais tout ce qu’il me reste à apprendre. »

Ce n'est qu'un voyage, Saul, le
reste n'est pas vrai

(À Saul Landau, avec admiration et affection)

Gerardo Hernandez Nordelo, Héros de la République de Cuba, a adressé un message émouvant à son ami Saul Landau, éminent cinéaste et journaliste nord-américain, qui souffre d'une grave maladie. Saul Landau a rendu visite à Gerardo à plusieurs reprises, accompagné de l'acteur Danny Glover.

Pour ses mérites et ses témoignages de solidarité, le cinéaste a été décoré le 7 août de la médaille de l'Amitié, décernée par le Conseil d'État, sur proposition de l'Institut cubain d'amitié avec les peuples.

CE n'est pas vrai, Saul, ne le répète pas. Je sais, d'autres le disent aussi, mais ce n'est pas vrai. Il y a de la douleur dans la voix de Carmen lorsqu'elle me répond au téléphone, mais cela ne peut pas être vrai.

Tu me diras que c’est vrai, que de vieux amis t'ont appelé et que d'autres sont venus de loin pour te rendre visite, que ton propre corps te le dit à grands cris, que les hommages ont déjà commencé… Qu'importe, je sais que ce n'est pas vrai.

Comment cela pourrait-il être vrai alors que tant de gens t'admirent et t'aiment ? Chaque fois que je parle avec Adriana, elle me demande de te rappeler. (Et si cela ne te dit pas grand-chose, c'est parce que tu ignores qu'elle défend "becs et ongles" chacune de nos minutes de téléphone). Tout le monde lui demande de tes nouvelles, tout le monde, mais ils savent que ce n'est qu'un voyage, que le reste n'est pas vrai.

Un voyage pour où ? Je ne le sais pas trop. En cela, comme au baseball, il est très difficile de s'entendre. C'est un voyage dont beaucoup ne reviennent pas, mais toi, tu le feras, tu fais partie des privilégiés. Tu seras ici chaque fois que Danny me rendra visite et, à Cuba lorsque les Cinq seront réunis. Tu reviendras chaque fois que l'un de tes livres sera lu, ou que l'un de tes documentaires sera vu.

Comment pourrais-tu ne pas être là lorsque quelqu'un demandera qui a filmé ces images de Fidel poussant la jeep enlisée dans la boue de ce chemin ? Ou tant d'autres, à l'époque où tu parcourus la moitié de Cuba avec lui, en 1968 ? Tu crois que tu pourras t'absenter lorsque quelqu'un verra S'il vous plaît, que le véritable terroriste se lève ? Et qu'il comprendra enfin l'affaire des Cinq. Pas question, mon ami. Tu seras toujours là chaque fois que l'on verra l'interview de Salvador Allende, sans doute la seule ou la plus importante qui ait été réalisée en anglais, et lorsque quelqu'un découvrira ces images encore inédites de Fidel conversant chez lui avec Harry Belafonte.

Ce n'est qu'un voyage, Saul, le reste n'est pas certain. Tu reviendras lorsque quelqu'un voudra tout savoir sur la voiture piégée qui tua Letelier et Moffit en plein cœur de Washington DC. Lorsque l'on voudra comprendre ce qui s'est passé au Chiapas, ou dans les maquiladoras. Lorsqu'on lira tes poèmes ou tes articles, toujours pertinents. Lorsque l'on mentionnera ta médaille de l'Amitié de Cuba, ta Bernardo O'Higgins, du Chili, ton Emmy, et tant d'autres prix et décorations. Tu reviendras chaque fois que j'aurais le privilège de raconter comment je t'ai connu, d'apprendre à tes côtés, d'apprécier ton sens de l'humour, et lorsque l'on me demandera à qui je dois mon amitié avec Danny Glover. Tu seras toujours avec ta famille, avec tes amis, avec tes élèves.

Bien sûr que ce n'est pas vrai, Saul, je sais que ce n'est qu'un voyage. Ce que je ne sais pas c'est si nous pourrons encore communiquer, et c'est pourquoi je ne veux pas attendre ton départ pour te le dire : Merci pour tout, mon frère, ce fut un honneur de partager avec toi. Au nom des Cinq, de nos familles, et de tant de Cubains honnêtes : Merci !

Je ne nierai pas que nous sommes tristes, mais en même temps nous sommes heureux de savoir que dans ton cas, quand cela arrivera, ce ne sera qu'un voyage, parce que tu as su te gagner ce privilège.

Je t'appellerai très bientôt, mais tu le sais maintenant, ne me répète pas le reste, parce que ce n'est pas vrai, Saul. Ce n'est pas vrai que tu vas mourir.

Gerard Hernandez Nordelo

Saul Landau : 50 ans d’amitié
avec Cuba

Marta Rojas

CE fut au printemps 1960 qu’un jeune Nord-américain du nom de Saul Landau voyagea pour la première fois à Cuba. Son séjour se prolongea jusque vers le début de l’automne. Il avait très envie de voir ce qui se passait « là où des gens de mon âge dirigeaient des ministères et dont le leader était mon aîné de neuf ans ». C’est ce que disait Saul Landau lors de son premier voyage à Cuba.

À l’époque, il parcourut la ville de Santiago de Cuba, encore immergée dans l’histoire palpitante de l’entrée victorieuse de l’Armée rebelle. C’était l’un des nombreux jeunes du continent qui venait à Cuba à l’aube du triomphe de la Révolution. Mais, Saul revint en décembre 1961 et il passa deux mois auprès du peuple cubain, puis il revint de nombreuses fois au cours de ces cinquante dernières années. (Sans oublier que dans son propre pays il sera aux côtés des nôtres, 50 ans plus tard, comme il le fit il y a quelques jours lorsque, accompagné de Danny Glover, il rendit visite à Gerardo Hernandez et par extension à ses quatre compagnons : les Cinq héros cubains emprisonnés aux États-Unis, depuis plus de 10 ans pour avoir lutté contre le terrorisme.

À cette époque – entre 1960 et 1961–, Saul Landau venait d’obtenir son diplôme en Histoire (1957), et il démarrait son doctorat (1959) à l’Université du Wisconsin. « J’ai interrompu mes études pour voyager à Cuba. Je ne suis jamais revenu pour écrire ma thèse, même si j’ai écris 14 livres.

« Lors de mes deux premières visites à Cuba, je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer Fidel personnellement, comme je l’aurais souhaité, mais je pus le voir plusieurs fois et écouter ses discours sur les places, comme une personne de plus parmi la foule », dit-il.

« Je me souviens que mon premier interlocuteur à Cuba fut le commandant médecin de l’Armée rebelle, René Vallejo, alors à la tête de l’INRA (Institut national de la réforme agraire) dans l’ancienne province d’Oriente, et c’est grâce à lui que j’ai fait la connaissance de Fidel en 1968. »

À cette date, le journaliste et cinéaste Saul Landau avait réalisé un documentaire pour la Télévision des États-Unis, intitulé Report from Cuba (Reportage de Cuba).

« Il semble que le documentaire intéressa Fidel, et j’eus enfin l’occasion de rencontrer et de m’entretenir avec le leader de la Révolution. Je lui demandai l’autorisation de le filmer et il accepta. En 1968, je tournai le documentaire « Fidel » pour la télévision nord-américaine. Et d’autres choses sans doute moins connues », me dit Saul Landau, et il accepte aimablement de nous donner plus de détails sur sa relation avec Cuba, sa solidarité avec d’autres peuples, y compris le sien, et sur certains aspects de son travail intellectuel.

« J’étais un ami de Carol Brightman, l’organisateur de la Brigade d’amitié avec Cuba Venceremos, et je l’aidais dans sa tâche, même si je n’ai rien à voir directement avec la Brigade. À cette époque, le journaliste Lee Lockwood, l’auteur d’un des plus extraordinaires livres de photos sur Fidel, un excellent photographe, me demanda de collaborer à la fondation d’un Centre à New-York dont l’objectif serait d’offrir des informations sur la culture et la réalité cubaine au lieu d’avoir à « gober » la propagande des grands médias. Nous décidâmes donc de proposer la direction de ce Centre à Sandra Levinson, et c’est ainsi que naquit le Center for Cuban Studies. »

Le nouveau Centre d’études cubaines devint un objectif à abattre pour les groupes de contre-révolutionnaires cubains de Miami et du New-Jersey : il fut l’objet d’une attaque à la bombe qui détruisit une grande partie de l’immeuble. Elle éclata quelques minutes après la sortie des étudiants d’espagnol qui se trouvaient dans le bâtiment avec la jeune professeur Sandra Levinson. Elle sauva sa vie par miracle, en s’échappant par une fenêtre qui donnait sur l’escalier de secours du 3e étage. Le Centre fut réinstallé ailleurs.

À partir de 1960, rien ne fut facile pour Saul Landau.

« Dès le début, j’ai eu beaucoup de difficultés à cause du blocus et des autres mesures, comme tous les Cubains et les nord-américains qui voyageaient à Cuba dans les années 60. Je dirais que le blocus était et est resté "a Pain in the ass" (Une douleur dans le c…). » Pour lui, cette expression, très utilisée dans le langage populaire nord-américain, définit ce que le blocus de son pays contre l’Île a eu comme conséquences pour lui.

« Par exemple, en revenant de Cuba, en 1967, j’ai dû subir une fouille à corps complète, et ensuite un interrogatoire du FBI qui, à cette époque des luttes civiles, s’intéressait au militant noir Stokeley Carmichael et à ses projets.

« Je l’avais rencontré à Cuba mais je jurai que je n’avais aucune réponse à ces deux questions. Ils me gardèrent des heures durant à l’aéroport de Los Angeles. L’an dernier (2009, 40 ans plus tard), je fus de nouveau arrêté, cette fois à l’aéroport de Miami, pour « m’emmerder », rien de plus… Mais pour les Cubains, le blocus est évidemment beaucoup plus qu’un « pain in the ass ». On reconnaît Saul à cette façon de s’exprimer, car il parle, dit-on, avec un accent marqué de quartier nord-américain, bien que son anglais soit exquis, mais « parfois agrémenté d’insultes justifiées».

En tant que professeur, journaliste, poète et cinéaste, quelques-unes de ses nombreuses facettes intellectuelles, Saul Landau a participé à de nombreuses conférences internationales à Cuba, ainsi que dans d’autres pays. Il est également professeur et membre de l’Institut pout les études politiques à Washington.

À nos questions sur ce sujet, il a répondu : « En fait, Marta, ma carrière universitaire est secondaire. C’est vrai, je suis professeur intervenant dans plusieurs universités : l’Université de Californie, de Santa Cruz et l’American University, par exemple. J’ai aussi donné des cours d’histoire et de sociologie, sur les grands médias de communication et parfois de cinéma, jusqu’à ce qu’en 1997, la California State University, à Pomona, m’ait offert une chaire d’études interdisciplinaires, et j’y suis resté pendant neuf ans.

Ce fut intéressant, mais il y avait un problème : un nombre important de mes étudiants étaient des analphabètes fonctionnels. Il leur était difficile de lire des textes ou d’écrire des essais. Mais oui, c’est vrai, ils étaient diplômés de High school, mais ils ne savaient pas lire de façon critique pour tirer le message d’un roman, par exemple, ou d’un essai universitaire. Imaginons le niveau culturel des citoyens de notre Empire !

En Saul Landau, le journaliste, le professeur, le politologue et le poète ne font qu’un. Tels des affluents, ils alimentent une même rivière : son engagement envers les causes les plus nobles et envers les démunis. Quant à la poésie, Saul Landau la place à un plan secondaire, et cependant son recueil de poèmes My dad was not Hamlet (Mon père n’était pas Hamlet) démontre le contraire.

Qu’en est-il du poète ? Une question à laquelle il répond :

« Un poète, c’est quelqu’un qui pense en images et qui les traduit en mots pour que d’autres pénètrent dans son monde imaginaire. Quelqu’un qui ne peut discipliner ses pensées (…) Un fou qui pense que les meilleurs cerveaux de sa génération ont été détruits par la folie (Gilnsberg). C’est Pablo Armando Fernandez qui pense en poète et qui connaît le nom des fleurs et des arbres. Serai-je toutes ces choses ?

Son recueil de plus de 40 poèmes, traduit en espagnol et publié à Madrid, le contredit. Ainsi, il écrit : « Amour : Une simple brise/ a caressé ma nuque/Un lac vert paisible/ murmurait dans la montagne/ dans l’automne déprimé/ un souffle de paille/ a traversé la prairie/ dorée, une branche fragile/ est prête à recevoir/ les premières neiges. »

À propos de ses livres en prose, Saul Landau dit : « Je ne peux nier qu’ils sont nombreux. » Et nous d’ajouter : et importants. Mais il souligne : « Je préfère lire que les écrire. L’écriture d’ Assassination on Embassy Row (1980), avec le journaliste John Dinges, a demandé cinq ans d’enquête. Mes collègues, mes amis, Orlando Letelier et Ronni Moffitt, méritaient plus que des larmes. Je crois que nous avons contribué à la vérité avec un ouvrage qui sert beaucoup aux étudiants en histoire, qui leur permet de mieux connaître la nature d’Augusto Pinochet et de son régime, sur sa police secrète, et les corbeaux contrerévolutionnaires d’origine cubaine qui participèrent à l’assassinat d’Orlando et de Ronny.

Saul Landau fut militant dans le combat pour les droits civils dans son pays, dont le leader, Martin Luther King, fut assassiné ; il lutta également contre la guerre au Vietnam et se solidarisa avec le peuple chilien, au risque de sa propre vie – de son engagement est né le livre Assassination on Embassy Row –. En effet, dès le bombardement du Palais de la Moneda, le fascisme de Pinochet n’hésita pas à s’étendre jusqu’aux États-Unis où Orlando Letelier, l’ancien ministre de la Défense d’Allende, fut assassiné.

Comment le spécialiste en politique internationale, Saul Landau, voit-il la Révolution cubaine aujourd’hui en ce qui concerne la politique de l’administration nord-américaine ?

La Révolution cubaine a survécu à Eisenhower, Kennedy, Jonhson, Nixon, Ford, Carter, Bush I, Clinton, Bush II et maintenant à Obama. Elle a survécu comme exemple de désobéissance, mais bien sûr, en payant le prix fort. Quant à nous, les Nord-américains, nous en avons aussi payé le prix. Cuba « a exporté » des ennemis de la Révolution et les États-Unis les a importés. Aujourd’hui, ils jouent un rôle important dans la politique nord-américaine, comme par exemple avec le vote, ou plus exactement, le refus de vote. Souvenons-nous de ce qui s’est passé en Floride en 2000. Plus important encore, là-bas se trouvent les responsables d’actes terroristes, comme le sabotage à la bombe d’un avion de Cubana de Aviacion au-dessus de la Barbade, dans lequel périrent les 73 passagers.

Ils se promènent librement dans les rues de Miami, exposent leurs peintures dans des galeries d’art, alors que les cinq antiterroristes cubains sont toujours en prison. Je suis triste de voir mon pays se ruiner de plus en plus en dépensant ses richesses dans la stupidité militaire.

L’éducation, la santé, le transport public, les ponts et les routes ne sont pas entretenus. Il y a comme une volonté de se suicider, une folie totale. Plus de mille milliards de dollars ont été dépensés dans les dépenses militaires pour combattre des attaques de basse technologie. Le Département de Homeland Security (une autre folie) nous prive de nos libertés au nom de la liberté. Cuba reste une obsession à Washington. Et à Miami, n’en parlons pas ! Il y a des gens, c’est vrai, qui voit cela avec clarté, des gens jeunes et pas si jeunes aussi.

UNE NOUVELLE FOIS AVEC FIDEL

Si pour Saul Landau, la première rencontre avec Fidel Castro en 1968 fut intéressante, quarante ans plus tard, elle le fut tout autant, sinon plus. Sur cette rencontre, il nous dit :

« Je me suis entretenu avec Fidel en septembre 2009. Il y avait Henri Belafonte, Danny Glover et James Early, et la fille d’Harry (Shary) et sa femme (Pamela). Fidel me parut en bonne santé, physiquement et mentalement. Il s’intéressa à des sujets très profonds comme l’environnement et les menaces du changement climatique, ainsi qu’à la question nucléaire, entre autres. Il était entouré de livres et n’avait pas perdu son sens de l’humour. J’admirai son courage ainsi que sa détermination de changer de vocation : de chef d’État à écrivain plein de sagesse. C’est ainsi que je l’ai vu ce jour-là. »

(Cette interview de Saul Landau a été réalisée le 30 août 2010)

 


Edité par T 34 - 31 Aug 2013 à 22:33
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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