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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jun 2009 à 18:48

Les maoïstes indiens règnent en maîtres sur Lalgarh

(source : Courrier International 17/06/09)

“Le 16 juin, le gouvernement du Bengale-Occidental a appelé des forces paramilitaires à se rassembler autour de Lalgarh, mais n’a pas précisé s’il comptait les envoyer affronter les maoïstes, qui ont renforcé leur contrôle sur la ville et se comportent comme une milice en territoire conquis”, relate le journal de Calcutta. La situation est tendue dans l’Etat. La guérilla rurale maoïste a lancé de nouveaux assauts sanglants contre les membres du Parti communiste au pouvoir et déclaré Lalgarh première “zone libérée” de la région. 
Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Jun 2009 à 18:48

Le Bengale-Occidental se prépare à la guerre

(source : Courrier International 18/06/09)

La situation se tend au Bengale-Occidental (Etat du nord-est de l’Inde). Ce 18 juin, les forces paramilitaires dépêchées par le pouvoir central ont commencé à lancer l’assaut contre les rebelles maoïstes naxalites, dans la région de Lalgarh. Depuis le 15 juin, ceux-ci avaient pris le contrôle d’une cinquantaine de villages, menant la chasse aux membres du Parti communiste, au pouvoir, et tuant six d’entre eux. La lutte contre la guérilla rurale des naxalites est devenue une priorité pour le gouvernement central.
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Jef. allez vers le bas
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  Citer Jef. Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Jun 2009 à 09:40
Si je comprends bien : la priorité des maoïstes armés en Inde est de tuer des responsables du Parti communiste. Super révolutionnaire, très efficace contre l'impérialisme...
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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Jun 2009 à 11:55
Le Parti communiste indien n'a de communiste que le nom. Notre PS est maoïste à côté !
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DOXA allez vers le bas
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  Citer DOXA Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Jun 2009 à 14:36
En effet le PC indien à retourné sa veste depuis biens longtemps, il est passé maitre dans la cogestion.

Je me souviens qu'il y a quelques années le gouvernement communiste de calcutta avait interdit les "pousse-pousse", car c'était un travail dégradant, mais le problème c'est que cette interdiction concernaient des dizaines de milliers d'hommes qui n'avaient que ça comme unique moyen de subsistance, rien n'as été fait pour eux...
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Pedro allez vers le bas
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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Jun 2009 à 15:55
Tout à fait. La bourgeoisie compradore indienne se divise en une branche réactionnaire religieuse (les nationalistes hindous) plutôt pro-US, et une branche sociale-traître représentée par le Congrès (plutôt pro-UE et pro-russe, hier pro-soviétique) qui "délègue" aux "communistes" la gestion locale, un peu comme la droite avec la "gauche" ici...

Naxalbari zindabad ! Front uni avec les minorités nationales musulmanes et tamoule, les peuples originels et les intouchables ! Guerre populaire pour la Révolution de Nouvelle Démocratie !!!







Edité par Pedro - 19 Jun 2009 à 15:58
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DOXA allez vers le bas
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  Citer DOXA Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Jun 2009 à 16:39
Un grand monsieur ce Charu Mazumdar !

Par rapport à ce que tu disais sur le fait que le Congrès indien "délègue" aux "communistes", c'est pas pour rien si l'UML népalais préfère se rapprocher du Congrès que du PCN-M...

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Jun 2009 à 18:25
 
Des troupes indiennes s’apprêtaient aujourd’hui à prendre d’assaut une bourgade du Bengale occidental (est) après la mort de dix personnes en quatre jours de violences entre les autorités marxistes de cet Etat et des rebelles maoïstes présumés, a annoncé un responsable local. Près de 1.800 soldats et policiers ont été déployés autour du village de Lalgarh, à 130 km de la capitale régionale Calcutta, a annoncé Adhendu Sen, secrétaire à l’Intérieur de l’Etat du Bengale occidental gouverné depuis 1977 par le Parti communiste de l’Inde-Marxiste (PCI-M).

Tous les accès à cette localité sont entravés par des troncs d’arbres placés par des villageois d’une tribu qui accusent le pouvoir marxiste et sa police de s’être livrés à des actes de violence cette semaine. Les autorités rétorquent que ces habitants sont acquis à la cause de maoïstes actifs dans la région. Après le feu vert hier du Premier ministre Manmohan Singh, “la police régionale va conduire l’assaut, épaulée par les forces de sécurité fédérales”, a annoncé M. Sen, promettant “un bain de sang”.
Tout a commencé dimanche lorsque trois militants du PCI-M ont été tués par des maoïstes présumés. Le même scénario, avec le même bilan, s’est répété mercredi et quatre corps criblés de balles ont été mis au jour jeudi dans une localité proche. Des villageois ont également incendié des campements de policiers et des maisons de chefs communistes.

Dix personnes auraient aussi été abattues par des maoïstes dans l’Etat voisin de l’Orissa. Au moins 15 des 28 Etats de l’Inde, sur un corridor courant de l’Est au Sud-Est du sous-continent, sont confrontés depuis 1967 à des poches de rébellions maoïstes. Au total, 165 des 600 départements du pays seraient, à des degrés divers, sous l’influence de ces guérilleros d’extrême gauche que les Indiens appellent les “naxalites”.
Ils constituent la plus grande menace pour la sécurité nationale, avait averti en 2006 le Premier ministre Singh.
Les rebelles, quand on peut exceptionnellement les approcher, disent mener la lutte armée contre de grands propriétaires terriens et les sociétés exploitant des minerais, pour défendre les paysans sans terre et les tribus.


Soutenons les progrès de la révolution indienne menée par le PCI-maoïste

Vive l’insurrection de masse à Lalgarh !

Vive la nouvelle zone libérée de la révolution indienne!

Le Parti Communiste d’Inde – maoïste a déclaré cette semaine la zone de Lalgarh, Bengale Occidental, une zone libérée.
Alors que les maoïstes sont actifs depuis longtemps dans le Bengale Occidental, l’insurrection de masse a commencé en novembre dernier. Le 2 novembre, un convoi transportant Buddhaded Bhattacharjee, le ministre en chef du Bengale Occidental, et d’autres représentants de la bourgeoisie indienne, a été attaqué par les maoïstes. Le convoi revenait de l’inauguration d’un énorme projet sidérurgique. Suite à cela, la police et la milice du parti au pouvoir du Bengale Occidental, le Parti Communiste d’Inde – marxiste, ont semé la terreur parmi les villages alentours, arrêtant, tabassant et torturant les villageois et villageoises pour le simple fait d’être soupçonné d’être des sympathisants des maoïstes.
Après cette vague de terreur, un Comité Populaire contre les Atrocités Policières fût organisé et commença à unir les villageois de la région de Lalgarh. Petit à petit, les forces de police et les représentants du PCI-marxiste furent chassés des villages. Vers le 15 juin, la zone de Lalgarh et des environs a été complètement libérée des représentants de l’état (police et bureaucratie). Depuis, les habitants contrôlent eux-mêmes la région sur la base de Comités de Villages incluant 5 hommes et 5 femmes qui reçoivent leurs mandats d’une Assemblée Générale. A présent il y a plus de 250 Comités de Villages et le Comité Populaire contre les Atrocités Policières a une influence dans plus de 1100 villages.
Nous apprenons ce jour que l’Etat a déjà envoyé 1800 personnels de la police armée, incluant 200 de l’élite COBRA, entrainée spécialement pour les opérations anti-maoïste. Il y a de fortes chances que la révolte ne soit écrasée dans le sang. Nous appelons tous les progressistes et les révolutionnaires à apporter leur soutien au soulèvement populaire de Lalgarh !
Ne laissons pas ceux et celles qui ont osé se rebeller contre la domination et l’oppression se faire écraser en silence !
Envoyez vos messages de soutien à drapeaurouge@yahoo.fr, nous les ferons parvenir en Inde, et faites passer l’information de cette révolte juste !

Parti Communiste maoïste de France – 18 juin 2009

——-

 Le Drapeau Rouge, Organe du Parti Communiste maoïste de France

 http://drapeaurouge.over-blog.com

drapeaurouge@yahoo.fr

L’Est de l’Inde en état d’alerte après un appel à la grève par des maoïstes

(source : AFP 22/06/09)


 
L’Inde a décidé lundi de classer parmi les organisations “terroristes” le principal parti maoïste, actif dans l’Est du pays, ont annoncé des sources du ministère de l’Intérieur.

Ce ministère a placé ses forces de sécurité en état d’alerte dans cinq Etats de l’Est en raison d’un appel à la grève lancé par des rebelles maoïstes très influents dans cette région.

“La décision a été prise d’interdire le PCI-Maoïste (Parti communiste de l’Inde-Maoïste) en tant qu’organisation terroriste, conformément à la loi sur la prévention des activités illégales”, ont indiqué ces sources à l’agence Press Trust of India.

Au moins 15 des 28 Etats de l’Inde, sur un corridor courant de l’Est au Sud-Est du sous-continent, sont confrontés depuis 1967 à des poches de rébellions maoïstes. Au total, 165 des 600 départements du pays seraient, à des degrés divers, sous l’influence de ces 10.000 à 20.000 guérilleros d’extrême gauche que les Indiens appellent les “naxalites”.

Ils constituent la plus grande menace pour la sécurité nationale, avait averti en 2006 le Premier ministre Manmohan Singh.

Le groupe le plus puissant, le PCI-M, était de facto clandestin depuis sa naissance en 2004 de la fusion de deux organisations. Ses membres boycottent les élections et commettent des violences durant les scrutins. Quand on peut exceptionnellement les approcher, ils disent mener la lutte armée contre de grands propriétaires terriens et les sociétés exploitant des minerais, pour défendre les paysans sans terre et les tribus.

Lundi, le ministère de l’Intérieur a prévenu que le Bengale occidental, le Bihar, l’Orissa, Jharkhand et Chhattisgarh devaient se préparer à des “actes spectaculaires de violences” perpétrés contre des policiers, des soldats et les “infrastructures économiques”.

Des groupes maoïstes ont lancé un appel à une grève de deux jours pour protester contre les “atrocités” auxquelles les forces de l’ordre se seraient livrées dans le département de Lalgarh, au Bengale occidental, une zone sous contrôle rebelle depuis novembre et que l’armée tente de reprendre depuis jeudi.

Quelque 1.800 soldats, paramilitaires et policiers sont déployés à Lalgarh, à 130 km de Calcutta, la capitale du Bengale occidental gouverné depuis 1977 par le Parti communiste de l’Inde-Marxiste (PCI-Marxiste). Des maoïstes épaulés par des villageois auraient tué une dizaine de militants du PCI-M la semaine dernière.

burs-nr/mfo

(©AFP / 22 juin 2009 13h39)



Edité par T 34 - 22 Jun 2009 à 18:54
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Jun 2009 à 20:05

Inde : portrait d’un maoïste de Lalgarh

(source : TheTimesOfIndia 21/06/09, traduction Futur Rouge)

 
Mon nom est Manoj. Ce n’est pas le nom que mes parents m’ont donné, mais tous mes camarades m’appellent ‘Manoj’. Le nom de mon père est Dhiren Murmu. Je suis son deuxième fils et j’ai 25 ans. Je suis né dans le village de Bamundanga dans Salboni. J’ai passé la plupart de ma vie dans ce village pauvre.Notre village tombe sous le gramme Kansijora panchayat. Le Left Front a été au pouvoir ici depuis 30 ans. Salboni était toujours une forteresse CPM. Mais, pendant 30 ans, ni le gouvernement de l’état, ni le panchayat et Zilla Parishad n’ont fait quoique ce soit pour le développement de cette région. Nous pourrions avoir vécu à l’Âge de pierre.

Quand il pleut ici, tout devient boueux et nous sommes forcés de traîner nous et notre bétail par le fumier. Nous ne pouvons pas utiliser nos bicyclettes ou les chariots. Nous n’avons pas d’eau potable propre. Les gens sont forcés de boire de l’eau crasseuse, jaune. Après le coucher du soleil, nous vivons dans l’obscurité puisqu’il n’y a aucune électricité ici. Aucun travail non plus. Pendant la saison de paddy, nous travaillons dans les champs et nous le reste de l’année nous restons à ne rien faire. Puisque nous sommes des tribaux, personne ne s’est inquiété de de notre sort.

En 2002, nous avons été fatigués d’être traités comme des animaux. Donc les villageois sont arrivés ensemble et ont demandé le développement dans notre région. Cela a exaspéré les patrons locaux du CPM. La police et les Marxistes nous ont accusés de travailler pour le People’s War Group (PWG) (maoïstes).. Ils nous ont stigmatisés, dit que nous étions des maoïstes… Donc nous avons commencé à penser que nous pourrions rejoindre aussi les Maoïstes.

Les choses sont devenues rapidement mauvaises. L’ancien directeur de police de West Midnapore, KC Meena, a accusé Près de 90% des hommes et des adolescents d’être naxalites (maoïstes). Nous savions ce qui allait advenir. Nous devions faire quelque chose pour nous sauver nous-mêmes.

J’avais juste 18 ans à cette époque J’étais dans la classe XII à l’école locale. Mais, j’ai participé aussi aux protestations contre la police. En quelques jours, la police a déposé une plainte contre moi, mon père et frère. Ils ont nous ont accusé de travailler pour le PWG. Nous n’avions rien en commun avec le PWG. Notre famille soutenait toujours le parti du Congrès. En 1998, quand Mamata Banerjee a formé le Congrès Trinamool (TMC), nous lui avons donné notre loyauté.

Un jour, les jeeps de la police ont roulée dans notre village, ils ont sortis les gens de leurs maisons, les ont emmenés dans leurs véhicules et les ont tous jeté dans la prison Midnapore. C’est la que j’ai rencontré d’abord le chef Maoïste Sushil Roy. J’ai trouvé l’idéologie Maoïste très intéressante. Roy m’a demandé de rejoindre les Maoïstes pour que je puisse aider les pauvres. J’ai aimé ses idées. Alors j’ai rencontré deux chefs PWG dans la prison. Et je me suis rendu compte que ni le Congrès ni le TMC ne peuvent arrêter la terreur du CPM. Je me suis rendu compte aussi que conformément à la règle de CPM, nous avions perdu le droit de parler. Etait venu le temps de prendre position et de parler.

J’ai rejoint les Maoïstes. Ils m’ont donné un nouveau nom, une nouvelle identité et une nouvelle vie. Maintenant, je travaille pour le mouvement Lalgarh. J’ai rejoint cet grand mouvement populaire l’an dernier. Le 5 novembre, la police est arrivée ici en cherchant les gens qui avaient fait sauter des mines terrestres contre le convoie du Premier Ministre Buddhadeb Bhattacharya à Salboni. Dans Lalgarh, la police a rassemblé des femmes de tribales innocentes et a commencé à les questionner et torturer. Une femme a perdu un oeil. D’autres ont été grièvement blessés. Après cet incident, nous avons décidé de rejoindre le mouvement Lalgarh. C’était la décision de notre parti. Les Maoïstes se tiennent toujours à côté des dépossédés. Nous les avons rejoints à Nandigram et à Singur. Maintenant, nous les avons rejoints dans Lalgarh.

Il a été facile pour nous de gagner le soutien des gens. La plupart d’entre eux ont été des victimes de la torture par la police. Les gens nous ont écoutés et ont rejoint le Comité des Peuples contre les Atrocités de La police (PCPA). Les ouvriers du parti d’opposition nous ont soutenus aussi. Tout le monde se révolte contre les cadres CPM et la police.

Nous savons que les forces gouvernementales veulent nous écraser. Mais, nous projetons de développer notre zone d’influence. Aussitôt que nous serons capables de regrouper Lalgarh et Junglemahal (une région boisée s’étendant sur trois districts – Bankura, Purulia et Midnapore Ouest) dans une région dominée par les Maoïstes, nous appliquerons notre idéologie ici. Nous entreprendrons le travail de développement pour les pauvres. Nous lèverons de l’argent par les donations publiques. Et personne ne paiera plus la taxe au gouvernement.

Après la victoire à Lalgarh, nous développerons notre lutte aux communautés tribales de Jharkhand, Bihar, Orissa et Chattisgarh. Notre guerre vient de commencer.

 

Résumé d’un rebelle

Autrefois paisibles habitants des forêt, maintenant ils contestent l’état indien. Voici un profil de cette population peu connue, le maoïste indien typique

Âge – 18 à 30 ans
Genre – mâle et femelle
Dialectes Austro-Asiatiques (tribal) et vieux de groupe linguistique – Dravidian
Catégorie des revenus – au-dessous du seuil de pauvreté
Métier – petit paysan, travailleur sans terre, sans emploi, habitant de la jungle
Zone d’opérations – UP, MP, W Bengal, Orissa, Bihar, Jharkhand Chhattisgarh, AP, Maharashtra and Karnataka
affiliation politique – CPI (maoïste)
D’autres noms :- Naxalite, rouge ultra, terroriste

 

Maoïstes par les chiffres
Nombre total 50.000
Nombre des rebelles armés 20.000
Zone sous leur contrôle : un cinquième des forêts de l’Inde
Actifs dans 165 des 604 districts du pays


 
Affiche du Kérala


Edité par T 34 - 07 Aug 2009 à 23:05
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Sep 2009 à 15:02
Vendues à 100 €

Des paysans indiens vendent leurs femmes à cause des mauvaises récoltes


AUTEUR:  Dielle D'SOUZA

Traduit par  Isabelle Rousselot. Édité par Fausto Giudice


On a appris que des paysans du nord de l'Inde vendaient leurs femmes pour survivre.

Se retrouvant sans argent à cause des mauvaises récoltes, des paysans accablés de dettes dans la région de Bundelkhand, dans l'État de l’Uttar Pradesh, auraient, selon certaines informations, vendu leurs femmes à des prêteurs pour des sommes allant de  4 000 à 12 000 Roupies (soit 57 à 170 €).

Il semblerait même que plus la femme est belle, plus elle rapporterait un bon prix.

Les marchés seraient conclus sur un document portant un cachet légal avec l'entête « Vivaha Anubandh » qui signifie contrat de mariage. Dès que le nouveau « mari » se serait lassé de la femme, elle serait à nouveau vendue à un autre homme.

La Commission Nationale pour les Femmes (National Commission for Women : NCW) va envoyer une équipe pour enquêter sur cette affaire.

Girija Vyas, qui dirige la NCW, a indiqué : « il est honteux et invraisemblable que ceci se produise encore aujourd'hui dans le pays et d'autant plus, dans l’ Uttar Pradesh, dont le Premier ministre est une femme. « Nous envoyons une équipe pour connaître les détails de cette affaire et avons demandé qu'un rapport soit établi dans les 24 heures. »

Elle a ajouté que la commission avait également écrit une lettre au Premier ministre de l'État.
Une des victimes a déclaré : « Mon mari m'a vendu à un autre homme pour seulement 8 000 Roupies (environ 113 €). Mon acheteur m'a emmenée au tribunal afin de légaliser notre mariage. Pendant le trajet, j'ai réussi à m'enfuir. »

Dans la plupart des cas, les femmes sont analphabètes et ne peuvent pas lire ce que stipule le « contrat ».

Un paysan qui a aidé à révéler la situation aux médias indiens a indiqué qu'il était désormais harcelé.

« J'ai été convoqué au commissariat et interrogé », a indiqué l'homme connu sous le nom de Kalicharan.

« Je leur ai dit que j'avais parlé aux médias car personne ne voulait nous écouter. Mais ils m'ont menacé et m'ont dit que je mentais. Ma femme a également été convoquée au commissariat. »
Vu les rapports indiquant que des milliers de paysans de la région seraient impliqués dans cette affaire, la situation est devenue une crise politique majeure.

Les partis de l'opposition accusent le Bahujan Samaj Party(le BSP), le parti qui gouverne l'Uttar Pradesh, dirigé par le Premier ministre Mayawati.

La présidente du parti du Congrès, Rita Bahuguna Joshi, a déclaré : « C'est une situation terrible. Je vais envoyer une équipe du Congrès pour aider ces femmes. »

Un porte-parole du principal parti de l'opposition, le Bharatiya Janata Party (BJP), a indiqué : « Autant le gouvernement de l’État dirigé par le BSP que le parti du Congrès au pouvoir central, sont responsables de cette situation. « Le centre parle de créer une autorité à part pour le Bundelkhand tandis que des factions veulent un État. Et personne n'aide ces paysans. »

Cette année, des précipitations fantasques dans la région sont une des principales causes des mauvaises récoltes.


Source : The Independent - Farmers sell wives after crops fail

Article original publié le 7/9/2009

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  Citer Jef. Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Sep 2009 à 15:20
Message posté par T 34

Inde : portrait d’un maoïste de Lalgarh

(source : TheTimesOfIndia 21/06/09, traduction Futur Rouge)

 
 
Affiche du Kérala
 
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ClapLOLTongue quelle ressemblance !
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Sep 2009 à 23:53

PK Murthy« Face à la crise, le gouvernement indien accroît la libéralisation de l’économie »

PK Murthy, militant syndical de la confédération indienne CITU, dénonce la politique imposée par le FMI.

Quel est l’impact en Inde de la crise financière ?

PK Murthy. Au début de la crise, les dirigeants du Parti du Congrès au pouvoir ont martelé qu’il n’y aurait aucun impact sur l’économie du pays. Ce qui était une idiotie du fait même que l’économie indienne est liée au capitalisme mondialisé. Les classes dirigeantes indiennes ont adopté les directives de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international dès le début des années 1980, et ce processus s’est accéléré dans les années 1991, 1 992. Cette phase est connue en Inde sous le nom de « nouvelle économie politique » (NEP). Les conditions imposées par ces programmes ont exigé la réduction des subsides de l’État, la réduction des dépenses dans les secteurs sociaux - telles l’éducation et la santé -, la privatisation des entreprises publiques et la levée de toutes les restrictions d’entrée aux investissements et aux capitaux étrangers permettant une libre circulation à l’intérieur du pays. La NEP exige la flexibilité du marché du travail. Ce que les différents gouvernements tentent de mettre en place depuis quinze ans. Les plus touchés par cette crise sont les ouvriers et les paysans, dont les conditions de vie ont déjà été précarisées par l’économie d’ouverture.

Quels sont les secteurs les plus sinistrés ?

PK Murthy. Les ouvriers et les paysans des secteurs d’exportation sont particulièrement affectés. On estime à près de 15 millions les salariés du textile et du vêtement : 700 000 d’entre eux ont perdu leur emploi fin 2008, et près de 500 000 dans les quatre mois qui ont suivi. Entre septembre et décembre 2008, on a enregistré 500 000 licenciés sur 2 500 000 actifs dans l’industrie du cuir. L’Association des exportateurs de cuir prévoit encore 500 000 pertes d’emplois.

La ville de Surat, dans l’État du Gujarat, centre des activités des diamants et des bijouteries, a fermé 2 000 ateliers et licencié 100 000 personnes. Même le secteur en pointe de la haute technologie informatique, sur laquelle s’est appuyée la propagande de l’Inde qui brille, n’est pas été épargné. À Bangalore, le coeur du poumon du high-tech, 10 000 postes ont été supprimés.

Quelles sont les mesures prises par le gouvernement ?

PK Murthy. Une libéralisation accrue de l’économie, si l’on en croit les grandes lignes du rapport annuel préparé par le ministère des Finances et présenté début septembre. Il prévoit une croissance autour de 7 %, qui passe obligatoirement par une libéralisation accrue. Les grands groupes étrangers pourraient ainsi être autorisés à s’implanter sur le marché indien du commerce de détail, qui n’est pour l’instant ouvert qu’aux enseignes unimarques. Afin d’assurer à l’État d’autres recettes, directes cette fois-ci, le rapport préconise la privatisation partielle de certaines entreprises publiques, à hauteur de 250 milliards de roupies (3,72 milliards d’euros). Le gouvernement sortant avait abandonné ce projet sous la pression des communistes qui ont perdu de leur influence lors des dernières élections.

La compagnie publique de transport ferroviaire, le plus gros employeur au monde, pourrait ainsi profiter d’un désengagement de l’État, tout comme les secteurs du charbon et de l’énergie nucléaire. Le ministère des Finances souhaiterait aussi créer une nouvelle taxe sur les biens et les services, dans le but d’augmenter les recettes publiques. Côté dépenses, le rapport propose de réduire les subventions aux paysans.

Le secteur agricole, pilier de tout développement en Inde, est déjà depuis plusieurs années négligé, et dans certains États, l’endettement des agriculteurs est tel que des centaines d’entre eux se sont suicidés.

Entretien réalisé par Dominique Bari

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Oct 2009 à 23:01
 
Dimanche 25 octobre, le centre de l’Inde a été une nouvelle fois la cible d’une attaque terroriste proférée par l’insurrection maoïste. Alors que plusieurs fusillades ont éclaté dans l’État du Chhattisgarh, principal fief des rebelles, le gouvernement central se prépare à mettre en place une opération planifiée de grande envergure visant à enrayer définitivement le mouvement naxalite maoïste.

Dans la journée de dimanche, à environ 250 kilomètres de Raipur, capitale de l’Etat du Chhattisgarh, des fusillades distinctes ont coûté la vie de dix personnes. Ambrish Mishra, commissaire de police, a indiqué à l’AFP que quatre policiers ont été tués par une mine anti-personnel déclenchée par les rebelles.

Dans le district de Bijapur, à 500 kilomètres de Raipur, la capitale de l’État, deux maoïstes ont perdu la vie dans une autre attaque. Enfin, quatre autres rebelles sont morts pendant une fusillade avec les forces de police. Ce dernier incident a permis de découvrir une cache d’armes et d’explosifs. La veille, un premier rebelle avait perdu la vie et trois autres personnes avaient été blessées dans la même zone.

L’État central du Chhattisgarh est connu comme un haut lieu des activités de la guerrilla naxalite maoïste, abritant de nombreux dirigeants qui se cacheraient dans la jungle.

Le 8 octobre dernier, à l’Ouest de l’Inde, dans l’État du Maharashtra, dix sept policiers avaient perdus la vie lors d’une attaque des rebelles. Lors de ces derniers mois, l’insurrection maoïste a multiplié les attaques à l’encontre les forces de polices, devenant une source d’insécurité interne de plus en plus importante pour le pays, assez lourde pour pousser le gouvernement central et les forces armées à préparer une opération d’envergure contre les rebelles. Au vent de cette nouvelle, les maoïstes ont menacé New Delhi de « déclencher une tornade de violence » si une offensive planifiée à leur encontre voyait le jour.

L’Opération Green Hunt

Suite à cette montée en violence, New Delhi a effectivement décidé d’affronter l’insurrection maoïste via une offensive planifiée de grande ampleur.

L’opération, baptisée Green Hunt, a été adoptée par les États les plus touchés par les activités de la guerilla bien que la question de l’impact sur les population qu’il vise à « libérer » soit au centre des débats.L’opération visera les bases rebelles localisées dans la dense jungle du centre de l’Inde et plus principalement sur la zone appelée red corridor (couloir rouge) qui s’étend sur près de douze États de l’Est Indien.

L’assaut, qui devrait débuter en novembre, sera coordonné depuis New Delhi et impliquera des dizaines de milliers de paramilitaires. L’armée sera exclue de l’opération Green Hunt et ce seront les forces de sécurité régionales qui constitueront les premières lignes de l’opération. Le déploiement de gardes frontières d’élite ainsi que l’apport d’un appui logistique et d’importante ressources ont été promis par le gouvernement central. Cette action permettrait de redonner confiance aux États engagés depuis des années dans une lutte anti-insurrectionnelle qui s’avère inefficace. En effet, au cours du temps les opérations mises en place ont été particulièrement disjointes et sur arrière fond de demi-mesures.

Deepakankar Banerjee, directeur de l’Institut d’études de la Paix et des Conflits a déclaré que « l’activité grandissante des maoïstes lors de ces dernières années a soulevé des préoccupations au sein du gouvernement central, et le nouveau ministre de l’intérieur voit plus que ses prédécesseurs [ce problème] comme une priorité ». En effet, le ministre de l’intérieur P. Chidambaram a publiquement annoncé son désir de briser l’insurrection maoïste qui a déjà coûté 600 vies cette année.

Une opération controversée

La nature de l’opération Green Hunt a tout de même était remise en question au sens où une telle opération pourrait mettre en danger la vie des millions de villageois qui vivent sur les zones contrôlées par les maoïstes. Ainsi, un groupe de militants comportant nombre d’ universitaires et incluant la romancière Arundhati Roy, lauréate du Booker Prize – l’un des plus important prix littéraires-, ont adressé la semaine dernière une lettre ouverte au Premier Ministre s’exprimant ainsi sur la possibilité de « désastre démocratique et humanitaire ».

Des groupes de militants des Droits de l’Homme ont également soulevé la question de la possibilité de victimes civiles. Ainsi Kenneth Roth, directeur exécutif de l’organisme américain Human Rights Watch déclare-t-il que « les forces devraient cibler uniquement les combattants tout en restant compatible avec le Droit international ».

La question d’apporter une stratégie de développement visant à enrayer la pauvreté chronique qui alimente le mouvement maoïste doit également être prise en compte. Il est vrai que l’influence de ce dernier se fait sentir nettement plus forte dans les zone appauvries et reculées bien que, le soutien apporté sur la base de l’intimidation ne soit pas négligeable.

Voyant le jour en 1967 suite à un soulèvement paysan, le mouvement naxalite maoïste armé, s’est aujourd’hui étendu à plus de la moitié des États indiens et comporterait une force armée estimée entre 10 000 et 20 000 personnes. Le Premier ministre Manmohan Singh a qualifié le mouvement insurrectionnel comme étant la plus grande menace actuelle pour la sécurité intérieure de l’Inde. L’Opération Green Hunt, qui sera bientôt déclenchée, visera non seulement à chasser les rebelles, mais également à reconquérir le red corridor, large bande de territoire sous contrôle maoïste où la primauté de l’État a été essentiellement anéantie.

(Toute notre solidarité va avec nos camarades Naxalites D’Inde…La rédaction de Futur Rouge)


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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Oct 2009 à 22:28
 

 
Les personnes dans le centre minéral de l’Inde sont des tribaux, qui sont les plus pauvres des pauvres, et la guerre du gouvernement contre les indigènes de l’Inde est effrayante et injuste indique l’auteur-activiste Arundhati Roy.

Récemment, une publicité dans un journal éditée par le Gouvernement Indien disait « les Naxalites ne sont rien que des criminels de sang-froids ». Cette publicité fait partie de la campagne intensive du gouvernement pour combattre les activités des Naxalites dans le pays. Elle vient quelques semaines après la déclaration du premier ministre qui disait que les activités des Naxalites sont la plus grande menace pour la sécurité de l’Inde. Les Naxalites en Inde ont à plusieurs reprises recouru à la violence, et leurs campagnes armées ont eu comme conséquence des pertes humaines et de propriété. Depuis 2005, l’Inde a été témoin d’une moyenne de 1.500 incidents de violence de Naxal, ayant pour résultat la mort de plus de 750 personnes c.-à-d. cinq incidents de violence de Naxal chaque jour et soixante massacres tous les mois. Le mouvement de Naxal prend de l’ampleur au fil du temps. Il s’est répandu dans les zones rurales et urbaines, s’étendant à 160 zones de l’Inde, affectant en particulier le couloir oriental entier ; les états du Bihar, du Bengale-Occidental, de Jharkhand, de Chhattisgarh, d’andhra pradesh et des parties d’Orissa, du Kerala et de Madhya Pradesh.

 


Tout ceci soulève des soupçons sur les Naxalites qui seraient des personnes irrationnelles causant tellement de dommages à la vie et la propriété pour n’importe quelle raison. En réalité, les Naxalites sont en activité dans les secteurs où les plus pauvres des pauvres vivent. Les installations gouvernementales primaires comme des écoles et des centres de soins de santé sont pratiquement absentes dans les secteurs infestés par Naxal. Les taux de mortalité infantile sont parmi le plus haut dans le monde dans la région, dû à la malnutrition et à la faim. Selon des estimations le taux de mortalité infantile doit être à 47 pour cent dans les régions touchées par les Naxalites dans le pays, une condition plus mauvaise que l’Afrique Subsaharienne. Selon ShankkerAiyar, « chacune des 80 plus mauvaises zones affectées par Naxal n’a aucune école, soin de santé médiocre, féodalisme exploitant, aucunes offres d’emploi, infrastructure sociale pathétique ». Plus de trois villages de lakh n’ont aucune connectivité de route. Par exemple la zone de Dantewada de Chhattisgarh est sur la liste des 100 plus mauvaises zones pour les dernières deux décennies. Ainsi, malgré qu’il soit bien conscient des raisons qui expliquent cette hausse du Naxalisme le gouvernement indien ne veut utiliser uniquement la force pour mettre fin à ce problème. Il ne prête aucune attention aux problèmes qui ont provoqué le Naxalisme. En fait dans l’esprit de l’administration indienne le Naxalisme est une guerre qui doit être abordée par la force. C’est souvent oublié que les Naxals sont des citoyens indiens aliénés et une fois qu’on aura répondu à leur revendication le mouvement Naxal se terminera.


Le problème Naxal de l’Inde est complexe et tend à trouver sa justification dans l’exploitation profondément enracinée et ancienne des pauvres, en particulier la communauté tribale, par les propriétaires locaux et les politiciens locaux corrompus. Il y a une incidence élevée des crimes commis contre la communauté tribale. Ceux-ci incluent la servitude pour dette, le viol des femmes et des filles, et faire taire n’importe quelle opposition ou dissidence par meurtre et toute autre violence. Les propriétaires qui commettent ces maux échappent à la poursuite et à la punition grâce à l’appui des Agences d’État corrompues et et à défaut d’organismes d’Etat comme la police. Le gouvernement indien n’a pas essayé de tendre la main à ces citoyens et de répondre à leurs problèmes, ou de poursuivre ceux qui ont commis des crimes. Les pauvres se voient systématiquement refuser l’aide publique pour traiter les questions y compris la sécurité alimentaire, le chômage et l’épuisement des ressources naturelles. Ni l’Etat ni le gouvernement central n’a tenté d’identifier si les régimes officiels tels que des magasins de distribution alimentaire publique ou des services de santé gouvernementaux sont offerts aux personnes dans la région..

Photo

En plus de l’échec des régimes de protection sociale publique, le gouvernement est également responsable de commanditer l’exploitation aveugle et la destruction des ressources naturelles dans la région au nom du développement. Dans Chhattisgarh par exemple, plusieurs travaux dans la mine à grande échelle ont été commissionnés pendant les dernières six années avec la négligence complète de la vie et de la sécurité des membres de la Communauté vivant là. Un site Web du gouvernement accentue la politique du « tapis-rouge » de l’état dressé aux entités privées extrayant les ressources minérales, mais ne fait aucune mention des politiques concernant la perte des vies des personnes et de déplacement, ou les incidences sur l’environnement des opérations. Il est donc clair que les gouvernements étatiques dans les régions touchées Naxalite n’ont pas réussi à traiter des questions profondes qui affligent la population vivant en dessous du seuil de pauvreté. Sans espoir, c’est ce démunis et opprimés population qui devient la proie de l’idéologie Naxalite.


La répression et la violence contre une population forme un terreau fertile pour des idéologies rebelles. Le mouvement Naxalite se compose ainsi des individus qui y croient dedans et justifient la violence défensive. Il est malheureux que la réponse du Gouvernement Indien ait également été l’usage de la force, souvent brutal. Cependant c’est une règle établie que la violence ne peut ni résoudre des problèmes ni être un mode de communication. Tout appel à la violence nie le principe de la primauté du droit. Violence suppose la culpabilité et perpétue désaccord. En outre, il affecte et diminue l’espace de dialogue, une composante essentielle de toute démocratie.

Le mouvement de spoliation des terres du Gouvernement Indien au nom du développement, de l’industrialisation et des activités économiques basées sur le marché s’ajoute à l’aliénation du Naxals. Des millions des gens ordinaires, de petits et marginaux fermiers et Advasis et Dalits sont évincés de leurs habitations. Des propriétaires riches et leurs agents sont aidés et par les forces de police du gouvernement,. sans parler de toute tentative de négocier avec eux les conditions des transferts de terres. Accaparement des terres au nom du développement qui s’est passé en Inde depuis un certain temps. Mais au cours des dernières années il ya une nouvelle conscience chez les personnes qui sont expulsées. S’ils se mettent ensemble et se battent, ils peuvent résister rachat de terres, même dans les zones tribales les plus éloignées où la modernité est encore à atteindre. Un message a fait le tour que si elles sont solidaires et se battent, quitte à l’occasion signifier tuer leurs adversaires, ils peuvent protéger leurs terres et leurs moyens de subsistance.

La pauvreté fournit seulement un terreau fertile pour que les revendications des Naxalites se développent. La Commission nationale pour les entreprises du secteur non organisé (NCEUS) a établi que 77 pour cent de la population indienne vit avec moins de Rs 20 par jour, alors que moins de cinq pour cent de population mènent une vie fastueuse de luxe. Ce référendum exaspère naturellement les personnes qui souffrent ou sont à la traîne. Mais cela ne pas être suffisant pour eux de prendre les armes en signe de protestation. Ce n’est que lorsque ces gens pauvres souffrent aussi des pires discrimination sociale, telles que 88 pour cent des Dalits et 84 pour cent des musulmans vivant dans une pauvreté abjecte que les manifestations tournent à la violence. La seule façon dont le problème Naxalite peut être résolu est de véritables négociations et tenter d’apporter des réponses à leurs problèmes séculaires.

Par Mamoona Ali Kazmi , traduction Futur Rouge

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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Oct 2009 à 01:19
Première interview du secrétaire général du Parti communiste indien (maoïste) sur la lutte armée dans son pays et des questions connexes

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Entretien avec Ganapathi, dirigeant de la révolution maoïste qui monte en Inde

 

Cet entretien est extrait du numéro du 17 octobre du magazine Open. Ganapathi, secrétaire général du Parti communiste indien PCI (maoïste), répond aux questions sur le travail du parti dans la région du Lalgarh [au Bengale Occidental, où vient de se produire un soulèvement rural de masse], sur sa réplique à l’offensive militaire gouvernementale qui s’annonce, sur la situation politique au Népal, sur la défaite du LTTE [tigres Tamouls], sur la nature contradictoire des mouvements islamistes dans le monde actuel, et le rôle du nouveau chef de l’impérialisme US.


 

“Nous vaincrons certainement le gouvernement”

 

Le commandant en chef du PCI maoïste, interviewé pour la première fois, répond aux questions d’« Open ».

 

A première vue, Mupalla Laxman Rao, qui aura bientôt 60 ans, ressemble à un instituteur. Et il l’était effectivement, au début des années 1970 dans le district de Karimnagar en Andrah Pradesh. Mais en 2009 cet homme à la voix douce, porteur de lunettes, est devenu l’homme le plus recherché par toutes les polices en Inde. Il dirige une des plus importantes insurrections armées de gauche du monde. Un homme connu dans les dossiers du ministère de l’intérieur sous le nom de Ganapathi, un homme dont les ordres sont relayées dans 15 États de l’Union.

 

Le commandant en chef du PCI (maoïste) est diplômé en sciences et en éducation. Il enseigne maintenant la guerre de guérilla aux cadres maoïstes. Il a remplacé le fondateur du GGP (Groupe Guerre populaire), Kondapalli Seetharaamiah, comme secrétaire général du parti en 1991. Ganapathi change fréquemment de résidence et les rapports des services secrets mentionnent sa présence dans diverses grandes villes comme Hyderabad, Kolkotta, ou Kochi.

 

Après de longs mois d’attente, Ganapathi a donné pour la première fois son accord pour une  interview. Quelque part au cœur de la jungle impénétrable de Dandakaranya, il a répondu aux questions de Rahul Pandita sur des sujets variés qui vont de la prochaine offensive anti naxalite que le gouvernement prépare, à ses opinions sur les mouvements jihadistes.

 

Lalgarh a été décrit comme un nouveau Naxalbari par le PCI(m). Pourquoi ce soulèvement a-t-il acquis une telle importance pour vous?

 

Le soulèvement de masse à Lalgarh a, sans aucun doute, rendu l’espoir au peuple opprimé et au camp révolutionnaire en son entier au Bengale occidental. Il a eu un impact grandement positif non seulement sur le peuple du Bengale occidental mais aussi sur le peuple du pays tout entier. Il apparaît comme un nouveau modèle pour le mouvement de masses dans le pays.  Nous avions déjà vu des soulèvements similaires au Manipur, contre les atrocités commises par l’armée et contre le décret des pouvoirs militaires spéciaux au Kashmir, au Dandakaranya et jusqu’à un certain point en Orissa, après le massacre de Kalinganagar perpétré par le gouvernement de Naveen Patnaik.

 

Puis il y a eu les mouvements de masse à Singur et à Nandigram, mais où des fractions des classes dirigeantes ont également joué un rôle important. Ces mouvements ont été instrumentalisés par les partis des classes dirigeantes pour leurs fins électorales. Mais à Lalgarh c’est un mouvement de masse plus étendu et plus durable qui s’est produit et qui a refusé de se ranger sous la direction des partis parlementaires, les disqualifiant totalement. Le peuple du Lalgarh a même boycotté le récent scrutin législatif national, montrant ainsi sans équivoque sa colère et sa déception envers tous les partis réactionnaires émanant des classes dirigeantes. Lalgarh a d’autres traits intéressants : une forte participation des femmes au mouvement, un caractère authentiquement démocratique et une plus grande mobilisation des Adivasis [membres des tribus, parias de la société indienne]. Ce n’est donc pas étonnant qu’il soit devenu le point de ralliement des forces démocratiques révolutionnaires du Bengale occidental.

 

S’il s’agit à Lalgarh d’un mouvement populaire, comment les maoïstes s’y sont-ils trouvés mêlés?

 

En ce qui concerne le rôle de notre parti, nous avons travaillé dans les districts de Paschim, Midnapur, Bankula, et Purulia, dans cette zone habituellement appelée maintenant le Jangalmahal depuis les années 1980. Nous avons combattu les forces féodales locales, l’oppression et l’exploitation par les fonctionnaires forestiers, les usuriers sans scrupules, les capitalistes, et les bandits du PCM [Parti Communiste Marxiste, au pouvoir dans l’État du Bengale Occidental] et du Congrès Trinamool. Le PCM, en particulier, est devenu le principal oppresseur et exploiteur des Adivasis de la région, et il a déchainé ses nervis de sinistre réputation, les Harmad Vahini, sur tous ceux qui remettaient en cause son autorité. Avec le pouvoir d’État en main, avec l’aide de la police, il joue un rôle encore plus néfaste que les féodaux les plus cruels des autres régions du pays.

 

Dans ces conditions, quiconque ose défier l’oppression et l’exploitation du PCM obtiendra le respect et la confiance du peuple. Comme notre parti a toujours combattu sans aucun compromis les exactions des nervis du PCM, il a naturellement gagné le respect et la confiance du peuple dans la région.

 

Les violences policières qui suivirent l’explosion de mine du 2 novembre [en 2008, le premier ministre du Bengale occidental, Buddhadeb Bhattacharjee, échappa de peu à l’explosion] servirent de détonateur à la colère accumulée par les masses. Elle prit la forme d’un mouvement populaire de longue durée où notre parti a joué un rôle catalyseur.

 

Mais il n’y pas si longtemps, le PCM était votre ami. Vous lui avez même emprunté des armes et des munitions pour combattre le Congrès Trinamool. Ce qui a été confirmé par un membre du politburo du PCI (maoïste) dans certaines interviews. Et maintenant vous combattez le PCM avec l’aide du Trinamool.  Comment l’ami est-il devenu un ennemi et vice versa ?

 

 Ce que vous dite n’est que partiellement vrai. Nous avons appris en effet que des munitions avaient été obtenues par un responsable local auprès d’une unité du PCM dans cette zone. Mais ce n’était pas dans le cadre d’un accord avec la direction du PCM. Notre démarche était d’unir tous les secteurs des masses opprimées contre le gangstérisme et l’oppression du Trinamool à ce moment là dans la région. Et comme une partie des masses était encore sous l’influence du PCM, nous avons combattu à leur coté contre le Trinamool. Cela dit, considérant la situation générale dans le Bengale occidental, ce n’était pas avisé de demander des armes et des munitions aux PCM même au niveau local vu que la contradiction concernait à la base deux factions des classes dirigeantes.

 

Notre comité central en a discuté, a critiqué le camarade responsable de cette décision, et a ordonné aux camarades impliqués de cesser immédiatement. En ce qui concerne l’obtention de munitions auprès du Congrès Trinamool, je me souviens que nous ne leur avons pas acheté directement mais à quelqu’un qui était en relation avec eux. Il n’y aura jamais d’accords politiques ou d’accords sous condition avec les marchands d’armes. C’est notre politique depuis le début. En ce qui concerne les déclarations du membre de notre politburo, nous allons vérifier ce qu’il a effectivement dit.

 

Quelle est votre stratégie maintenant à Lalgarh après l’offensive massive des forces de l’État et du gouvernement central?

 

D’abord je voudrais qu’il soit parfaitement clair que notre parti va contre-attaquer et qu’il se tiendra fermement aux coté du peuple du Lalgarh et de tout le Jangalmahal, et qu’il aura une stratégie conforme au mandat et aux intérêts du peuple. Nous allons étendre partout la lutte contre l’État et nous efforcer de gagner les larges masses à la cause du peuple. Nous combattrons l’offensive de l’État en mobilisant davantage les masses contre la police, les milices et les bandits du PCM. Le développement du mouvement dépendra bien sûr du niveau de conscience et de préparation du peuple dans la région. Le parti en tiendra compte dans la détermination de sa stratégie, dans le but de libérer pleinement l’initiative des masses.

 

Le gouvernement s’est référé à Lalgarh comme à un ‘laboratoire’ des opérations anti-naxalites. De son coté, votre parti a-t-il tiré des leçons de Lalgarh ?

 

Oui, notre parti aussi a beaucoup de choses à apprendre des masses de Lalgarh. Leur soulèvement est allé bien au-delà de nos espérances. En fait, c’est la base du peuple avec l’aide d’éléments avancés influencés par les idées politiques révolutionnaires qui a joué le rôle déterminant pour choisir les formes de la lutte. Elle a constitué sa propre organisation, rédigé sa plate forme de revendication, inventé de nouvelles formes de luttes, et a fait front malgré la brutalité des agressions de la police et des bandits sociaux-fascistes des bandes de l’Harmad. Le mouvement de Lalgarh a le soutien des forces révolutionnaires et démocratiques non seulement au Bengale occidental mais dans tout le pays. Nous faisons appel à ces forces pour qu’elles s’unissent pour repousser l’offensive fasciste du gouvernement Buddhadeb au Bengale occidental et du gouvernement central du Congrès. En bâtissant le front de combat le plus large et en adoptant des tactiques adéquates combinant le mouvement militant politique de masse avec à la résistance populaire armée et l’action de notre AGPL [Armée de Guérilla Populaire de Libération], nous infligerons la défaite à l’offensive massive des forces du Centre. Je ne peux pas en dire davantage en ce moment.

 

Le Centre a déclaré une guerre totale aux maoïstes en qualifiant le PCI maoïste d’organisation terroriste et en imposant son interdiction dans l’ensemble de l’Inde. Quelles en sont les conséquences pour votre parti ?

 

Notre parti était déjà interdit dans plusieurs états de l’Inde. En imposant l’interdiction aux autres états, le gouvernement veut rendre impossible nos activités légales au Bengale occidental et dans quelques autres états où des possibilités légales subsistaient. Le gouvernement veut utiliser cette loi scélérate de Prévention des Activité Illégale pour persécuter quiconque ose lever la voix contre les exécutions illégales au cours de fausses opérations militaires, les viols, et les autres exactions policières contre les habitants des régions contrôlées par les forces maoïstes. Quiconque demandera des comptes sur la brutalité des forces de l’État sera automatiquement classé comme terroriste.

 

Les vrais terroristes et les pires menaces pour la sécurité nationale ne sont autres que Manmohan Singh, Chidambaram, Buddhadeb, et d’autres chefs de la classe dirigeante et des forces féodales qui terrorisent le peuple quotidiennement.

 

Le gouvernement de l'UPA a commencé son deuxième mandat en annonçant qu’il écraserait la ‘menace’ maoïste et s’est mis à verser des fonds énormes aux états dans cette intention. La cause immédiate en est la pression exercée par la bourgeoisie compradore et bureaucratique et les impérialistes, et en particulier l’impérialisme des États-Unis qui veut piller les ressources de notre pays sans entraves. Ces requins aspirent aux richesses naturelles minérales et forestières abondantes d’une vaste région qui s’étend du Jangalmahal jusqu’au au nord de l’Andrah Pradesh. Cette région est la plus riche et pourtant la moins développée de notre pays. Ces requins veulent y piller la richesse et chasser les Adivasis de la région pour les appauvrir davantage.

 

Une autre raison importante de l’offensive actuelle des classes dirigeantes est  la peur de la croissance rapide du mouvement maoïste et de son influence croissante sur une part significative de la population de l’Inde. Les Gouvernements Populaires à Dandakaranya et les comités populaires révolutionnaires au Jharkand, en Orissa, et dans des secteurs d’autres États sont devenus des modèles de développement et de démocratie authentiques. Les dirigeants veulent écraser ses nouveaux modèles de développement et de démocratie authentiques car ils commencent à apparaître au peuple dans l’ensemble du pays comme la véritable alternative.

 

Le ministère de l’intérieur prépare le lancement d’une offensive de longue haleine contre les maoïstes. Une force militaire énorme s’apprête à de vous chasser des territoires que vous contrôlez. Quel-est votre plan pour résister à cette offensive ?

 

Les gouvernements successifs du Centre et dedifférents états ont nourri des plans dans ce sens depuis bien des années. Mais ils n’ont pu obtenir aucun succès important malgré leurs actes de cruauté et les meurtres de centaines de nos cadres et de nos dirigeants. Notre parti et notre mouvement a continué à se consolider et à s’étendre géographiquement. De deux ou trois états à l’origine, il est maintenant actif dans plus de 15, ce qui provoque la panique des classes dirigeantes. Surtout depuis la fusion de l’ancien MCCI et de People’s War en septembre 2004 [la fusion qui a donné naissance au PCI maoïste], le gouvernement de l’UPA a déchainé une offensive générale et sans merci contre le mouvement maoïste. Mais notre parti a continué sa croissance malgré quelques pertes sévères. Ces trois dernières années, en particulier, notre armée a remporté plusieurs victoires importantes.

Nous nous sommes confrontés aux offensives continues de l’ennemi avec le soutien et l’implication active des masses. Nous continuerons à affronter la nouvelle offensive de l’ennemi en rehaussant le niveau de cette résistance héroïque et en y préparant le parti entier, l’armée de libération, les divers partis et organisations révolutionnaires et le peuple tout entier. Bien que l’ennemi puisse obtenir quelques succès dans la phase initiale de son offensive, nous prévaudrons certainement et nous vaincrons l’offensive gouvernementale grâce à la mobilisation active des masses et au soutien de toutes les forces révolutionnaires et démocratiques de tout le pays. Aucun régime fasciste ou aucun dictateur militaire dans l’histoire n’a jamais pu supprimer par l’usage de la force brutale les luttes démocratiques et justes du peuple, au contraire, ils ont été balayés à leur tour par la marée montante de la résistance populaire. Le peuple, qui fait l’histoire, se lèvera comme un ouragan sous la direction de notre parti pour éliminer les vampires réactionnaires suceurs de sang qui dirigent notre pays.

Comment analysez-vous les graves échecs du PCI maoïste en Andrah Pradesh?

En 2006, nous avons essuyé une défaite sévère dans la plus grande partie de l’Andrah Pradesh. Elle était due à plusieurs erreurs de notre part. Cela dit,  il faut aussi examiner l’affaire d’un autre point de vue. Dans toute guerre populaire prolongée, il y a des avancées et des reculs. Si l’on met en perspective la situation générale en Andrah Pradesh, vous la comprendrez comme une sorte de retraite. Confrontés à une force supérieure, nous avons choisi de retirer nos forces temporairement de certaines régions d’Andhra Pradesh , d’étendre et de développer nos bases dans les régions voisines, pour contrattaquer par la suite.

Même si nous avons subi un échec, il faut garder à l’esprit qu’il n’est que provisoire. Aucune des conditions objectives qui ont déterminé le début de notre révolution en Andrah Pradesh n’a subi de changement basique. Ce fait objectif continue à servir de base pour la croissance et l’intensification de notre mouvement. De plus, nous avons maintenant une base de masse consolidée, une armée populaire de guérilla mieux entrainée et un parti basé dans toutes les régions de l’Inde aux racines profondes parmi les classes qui constituent l’épine dorsale de notre révolution. C’est pourquoi les dirigeants réactionnaires ne peuvent pas écraser notre guerre révolutionnaire qui fait rage dans plusieurs États du pays.

Nous avons tiré les bonnes leçons de l’échec subi par notre parti en Andrah Pradesh et, basé sur ces leçons, nous avons développé des tactiques dans les autres états. Ainsi nous sommes en capacité de répliquer avec efficacité aux attaques cruelles et généralisées de l’ennemi, de lui infliger des pertes sévères, de préserver nos forces subjectives, de consolider notre parti, de développer l’Armée de Guérilla Populaire de Libération, d’établir les formes embryonnaires de nouveaux gouvernements démocratiques populaires dans certaines poches libérées, et de porter la guerre populaire à un niveau supérieur. De ce point de vue nous sommes en position de force pour revitaliser le mouvement en Andrah Pradesh. Notre révolution avance par vagues et au reflux succèdera la marée haute.

Quelles-sont les causes du revers qu’ont subi les LTTE au Sri Lanka?

Sans aucun doute le mouvement pour un Tamil Eelam distinct et souverain a subi un sérieux revers avec la défaite et l’hécatombe considérable des troupes des LTTE. Le peuple Tamoul et les forces de libération nationales sont maintenant sans direction. Mais le peuple Tamoul continue à aspirer à l’indépendance. Les conditions qui ont donné naissance au  mouvement nationaliste pour Tamil Eelam n’ont pas changées. Les chauvins singhalais des classes dirigeantes du Sri Lanka ne pourront en rien modifier leurs politiques discriminatoires aux dépens de la langue, de la culture et de la nation tamoule. Les manifestations et les célébrations grotesques organisées par le gouvernement et les partis chauvins singhalais au Sri Lanka à l’annonce de la mort de Prabhakaran et de la défaite des LTTE montrent la haine nationale envers les Tamouls qui a été cultivée par les organisations singhalaises, et le degré d’empoisonnement des esprits des Singhalais ordinaires par l’hystérie chauvine.

La conspiration des classes dirigeantes singhalaises pour s’emparer des territoires Tamouls est comparable à celle des dirigeants sionistes en Israël. Le peuple Singhalais privé de terres va maintenant être placé dans les zones tamoules. La démographie de la région va être entièrement modifiée. Le terrain reste favorable à une réémergence de la lutte de libération tamoule.

Même si ça doit prendre temps, la guerre pour la création d’un état séparé Tamoul au Sri Lanka reprendra certainement, lorsque les leçons auront été tirées de la défaite des LTTE. En choisissant un point de vue et une idéologie prolétarienne, en adoptant de nouvelles tactiques et en construisant un front uni le plus large possible de toutes les forces nationalistes et démocratiques, il est possible de parvenir à la libération de la nation tamoule opprimée [au Sri Lanka]. Les forces maoïstes doivent se renforcer pour fournir une direction correcte et une orientation anti-impérialiste à la lutte pour un une république démocratique populaire souveraine du Tamil Eelam. C’est seulement à ces conditions que la nation tamoule peut réellement obtenir sa libération au Sri Lanka.

Est-il vrai que votre entrainement militaire initial provenait du LTTE?

Non, c’est inexact, et nous avons déjà démenti cette assertion plusieurs fois.

Mais l’un de vos principaux commandants m’a dit que des cadres importants de l’ancien GGP avaient bien reçu des armes et de l’entraînement, et d’autres formes de soutien de la part des LTTE.

Laissez moi donc réaffirmer qu’il n’y aucun lien de quelque nature que ce soit entre le LTTE et notre parti. Nous avons essayé à plusieurs reprises d’en établir mais sa direction était réticente à l’idée d’entretenir des liens avec les maoïstes en Inde. Ainsi, il n’était évidemment pas question pour eux de nous fournir un entrainement militaire. Malgré ces faits, nous avons persisté dans notre soutien à la lutte pour le Tamil Eelam. Cela dit, quelques éléments qui s’étaient séparés du LTTE nous ont contacté et nous avons utilisé leur aide à la fin des années 1980 dans nos premiers entrainements.

Votre parti entretient-t-il des liens avec Lashkar el Toiba ou d’autres groupes militants islamistes en lien avec le Pakistan?

Non, pas du tout. Il ne s’agit que de mensonges ourdis par la propagande policière, les bureaucrates et les chefs des partis réactionnaires pour nous discréditer et justifier leurs actes de cruauté contre le mouvement maoïste. En propageant ces mensonges, selon lesquels notre parti aurait des liens avec des groupes liés au ISI pakistanais, les dirigeants réactionnaires veulent prouver que nous sommes des terroristes et légitimer leur propre campagne terroriste contre le peuple et les maoïstes dans les régions où a lieu la lutte armée paysanne. Tenter de prouver le rôle de l’étranger dans chaque lutte juste et démocratique, cataloguer ceux qui combattent pour la libération ds opprimés comme des traitres à leur patrie, cela fait partie de la panoplie habituelle des moyens de leur guerre psychologique.

Quelle est la position de votre parti par rapport aux mouvements islamistes jihadistes?

Les mouvements islamistes jihadistes actuels sont un produit de l’impérialisme, et en particulier de l’impérialisme US et de ses agressions, interventions, pressions, exploitation et destruction des pays arabes ou musulmans riches en pétrole en Asie occidentale, Afghanistan, Somalie, Pakistan, etc. et de leur persécution de l’ensemble des musulmans. Dans leur plan pour l’hégémonie globale, les impérialistes, en particulier l’impérialisme US, ont encouragé et soutenu toutes les guerres d’agression et les coups de forces de leur État satellite Israël.

Notre parti prend position sans équivoque contre toutes les attaques de pays musulmans ou arabes et de la communauté musulmane dans le sens large dans le cadre de la soi-disant ‘guerre globale au terrorisme’. En réalité le fondamentalisme religieux musulman est encouragé et protégé par les impérialistes, du moment qu’il est au service de leurs intérêts - en Arabie Saoudite, dans les pays du Golfe, au Koweït, en Afghanistan, en Irak, au Pakistan.

Mais que pensez-vous des attaques perpétrées par les soi-disant‘ jihadistes’ contre des innocents comme le 26/11/2008?

Voyez-vous, les mouvements jihadistes ont un double aspect : anti-impérialiste d’un coté, réactionnaire sur le plan social et culturel de l’autre. Notre parti soutient la lutte anti-impérialiste des pays et des peuples musulmans, tout en critiquant et luttant contre l’aspect réactionnaire de l’idéologie et de la conception sociale des fondamentalistes musulmans. Seule la direction maoïste peut apporter une orientation correcte à la lutte anti-impérialiste et réaliser l’unité de classe entre musulmans et peuples d’autres confessions. L’influence du fondamentalisme diminuera à mesure que croitra sur les masses musulmanes celle des communistes révolutionnaires, et d’autres forces démocratiques laïques. En tant que communistes révolutionnaires nous luttons de façon permanente pour diminuer l’influence de l’idéologie et de la conception obscurantistes des mollahs sur les masses musulmanes, tout en nous unissant avec tous ceux qui combattent l’ennemi commun de tous les peuples du monde, l’impérialisme et particulièrement l’impérialisme US.

Comment voyez-vous les changements de la politique US après la victoire de Barack Obama sur Georges Bush?

Premièrement, serait fou celui qui s’imaginerait qu’il va se produire un changement qualitatif de la politique américaine (interne ou extérieure) après l’élection de Barack Obama. La politique de sécurité nationale et la politique étrangère qu’il a menées depuis 8 mois montrent pour l’essentiel la continuité avec celle de son prédécesseur. Les justifications idéologiques et politiques de ces politiques intérieures régressives et des politiques extérieures agressives sont tirées des mêmes poubelles que celles qu’avançaient l’administration Bush - la soi-disant « guerre au terrorisme » qui se base sur des mensonges et des calomnies éhontées. Pire encore, ces politiques sont encore plus agressives qu’avant sous Obama avec son plan d’expansion de la guerre sous direction américaine d’Afghanistan vers le Pakistan. Les mains du nouvel assassin-en-chef à la tête de la meute des loups impérialistes sont déjà tâchées du sang de centaines de femmes et d’enfant brutalement exécutés par les missiles impitoyables lâchés par les drones Prédator en Afghanistan et au Pakistan. Et aux États-Unis, le rachat des dettes d’une minuscule élite capitaliste et les attaques contre les droits démocratiques et humains des citoyens américains continuent sans aucun changement.

Les peuples et les nations opprimés font maintenant face à un ennemi encore plus formidable et dangereux, sous la forme d’un président afro –américain de la plus grande machine de guerre et gendarme du monde. Les peuples du monde doivent s’unir pour mener une lutte plus déterminée, plus militante, plus cohérente contre les brigands américains conduits par Barack Obama et se consacrer à la tâche de les vaincre pour faire naitre un monde de paix, de stabilité et de vraie démocratie.

Quel est votre point de vue sur le développement de la situation au Népal?

Dès que le Parti Communiste du Népal - maoïste [PCN-M, devenu ensuite PCUN-M] est parvenu au pouvoir au sein d’une alliance avec des partis compradores-féodaux par la voie parlementaire, nous avons attiré l’attention sur les graves dangers d’intervention impérialiste et expansionniste indienne, et sur le fait qu’ils remueraient ciel et terre pour renverser le gouvernement dirigé par la PCN-M. Tant que Prachanda n’a pas défié les directives du gouvernement indien, il lui a été permis de continuer à gouverner, mais quand son gouvernement s’est mis à s’opposer à l’hégémonie indienne, il a été immédiatement renversé. Le PCN-UML a retiré son soutien au gouvernement de Prachanda sur l’injonction des impérialistes américains et des expansionnistes indiens. Nous sommes en désaccord avec la ligne de transition pacifique mise en pratique par le PCUN-M sous couvert de tactique. Nous avons décidé d’envoyer une lettre ouverte au PCUN-M en juillet 2009.

Nous avons clairement énoncé la position de notre parti dans cette lettre. Nous avons montré que le PCUN-M a choisi de réformer l’État existant par la voie d’une assemblée constituante élue et d’une république démocratique bourgeoise au lieu d’adhérer fermement à la thèse marxiste-léniniste de la nécessité de briser l’ancien État pour instaurer le nouvel État prolétarien. Une telle mesure aurait été le premier pas vers la réalisation du socialisme par la transformation radicale de la société et de tous les rapports de classe d’oppression. C’est certainement une grande tragédie que le PCUN-M ait choisi d’abandonner la voie de la guerre populaire prolongée pour choisir celle de l’action parlementaire à la place, alors qu’il détenait le pouvoir de facto dans la plus grande partie des campagnes.

Et il est réconfortant d’apprendre qu’une partie de la direction du PCUN-M  a entrepris de lutter contre les positions révisionnistes du camarde Prachanda et d’autres. Au vu de la grande tradition révolutionnaire du PCUN-M, nous espérons qu’à l’issue de la lutte interne du parti la ligne opportuniste de la direction actuelle sera répudiée, et que les pratiques révisionnistes et opportunistes seront abandonnées, et que les esprits s’appliqueront à nouveau à l’intelligence créative de la situation concrète au Népal.

Récemment le parti a souffert de sérieuses pertes parmi sa direction aussi bien au niveau des états qu’au niveau central. De plus, l’opinion générale est que la plupart des dirigeants maoïstes, vous compris, sont devenus vieux, sont gravement malades, ce qui est aussi avancé comme l’explication de certaines redditions. Quel est l’effet des pertes et des redditions sur votre mouvement ? Comment affrontez-vous les problèmes qui sont liés au vieillissement et aux maladies des cadres ?

 (Sourire …) Ce type de propagande a été mis en œuvre de manière continue, surtout par les services secrets d’Andrah Pradesh. C’est un des aspects de la guerre psychologique menée par les officiers de renseignement et d’état major ennemis pour troubler et démoraliser les sympathisants du mouvement maoïste. C’est exact que certains dirigeants du parti au niveau central et d’état peuvent être classés comme des « seniors » d’après les critères du gouvernement, c'est-à-dire ceux qui ont franchi le seuil des 60 ans. Vous pourrez bientôt me considérer comme un « senior », dans quelques mois (sourire). Mais la vieillesse et la maladie n’ont jamais été un problème important dans la vie du parti jusqu’à maintenant. Vous pouvez voir les « seniors » du parti travailler 16 à 18 heures par jour et parcourir de longues distances à pied. En ce qui concerne les redditions, c’est un gros mensonge de les attribuer à la vieillesse et à la maladie.

Quand Lanka Papi Reddy, ancien membre de notre comité central s’est rendu au début de l’année dernière, les médias ont fait courir le bruit que d’autres redditions de dirigeants de notre parti auraient lieu bientôt à cause de leur âge ou de leur mauvais état de santé. Le fait est que Papi Reddy s’est rendu à cause de la perte de ses convictions politiques, et de son ego, de son goût pour un faux prestige petit bourgeois. C’est ainsi qu’il n’était pas prêt à rendre des comptes au parti après qu’il ait été démis de ses fonctions par le comité central à cause de son comportement anarchique à l’égard d’une camarade.

Certains dirigeants âgés de notre parti, comme les camarades Sushil Roy et Narayan Sanyal, sont devenus  le cauchemar des classes dirigeantes, même à 65 ans passés. C’est ainsi qu’ils ont été arrêtés, torturés et emprisonnés malgré leur mauvaise santé et leur âge avancé. Le gouvernement fait l’impossible pour empêcher leur remise en liberté. Même si un membre de notre parti est vieux, il/elle continue à servir la révolution en accomplissant toute tâche dans ses possibilités. Ainsi le camarade Niranjan Bose, qui est mort récemment à 92 ans, a accompli des tâches de propagande révolutionnaire jusqu’à l’heure du martyre. Les dirigeants social-fascistes avaient si peur de ce révolutionnaire maoïste nonagénaire qu’ils l’avaient même encore arrêté il y a quatre ans. Tel est l’esprit des révolutionnaires maoïstes - et le pouvoir de l’idéologie marxiste-léniniste-maoïste dont ils lèvent le flambeau. Et quand il y a des maladies graves, ou des handicaps physiques ou mentaux qui empêchent d’accomplir des tâches normales, les camarades affectés se voient attribué un travail adapté.

Mais comment réagissez-vous à l’arrestation et à l’élimination d’une partie de votre direction? Comment comptez-vous remplacer ces pertes?

Il est exact que nous avons perdu des dirigeants importants au niveau des états et au niveau central depuis quatre ou cinq ans. Certain ont été arrêtés en secret et assassinés de la manière la plus lâche. Beaucoup d’autres et des dirigeants d’état ont été arrêtés et placés derrière les barreaux, dernièrement, dans le Jharkand, Bihar, Chhatisgarh, Orissa, Bengale occidental, Maharashtra, Haryana et d’autres états. Ces pertes auront un impact grave sur le parti et sur la révolution indienne dans son ensemble. Nous examinons régulièrement les raisons de ces pertes et nous développons de nouvelles méthodes pour les faire cesser. En adoptant des méthodes secrètes d’organisation plus strictes, et des règles de clandestinité qui protègent contre les erreurs, en renforçant notre implantation dans les masses, notre vigilance et nos réseaux d’information locaux, en brisant ceux de l’ennemi et en étudiant leurs plans et leur stratégies, nous espérons éviter d’autres pertes. Et nous sommes aussi en train d’entrainer et d’éduquer de nouveaux dirigeants à tous les niveaux pour combler les pertes.

Comment définissez-vous l’étape présente de la guerre entre vos forces et celles de l’État Indien ?

Nous sommes en situation de défensive stratégique. Dans certaines régions nous avons le dessus, dans d’autre c’est l’ennemi qui a l’initiative. Dans l’ensemble, nos forces ont obtenu des succès en menant une série de contre-offensives tactiques dans nos zones de guérilla, ces dernières années.

Il est exact que notre parti a subi d’importantes pertes au niveau de la direction, mais nous pouvons aussi infliger des pertes sévères à l’ennemi. Durant les trois dernières années, l’ennemi a eu davantage de pertes que nous. Il essayé par tous les moyens à sa disposition d’affaiblir, de rompre, d’écraser notre parti et notre mouvement. Ils ont essayé d’utiliser des agents infiltrés et des délateurs, versé d’énormes sommes d’argent pour corrompre des éléments faibles du camp révolutionnaire, et ont annoncé une série de plans de réhabilitation et d’autres primes pour provoquer des désertions. Des millions de roupies ont été affectés à la modernisation des forces de police, au recrutement et à l’entrainement de forces supplémentaires, pour former des commandos ; pour accroitre les forces du Centre ; pour entrainer ses forces et celles des états à la guerre contre-insurrectionnelle ; et pour construire des routes, des réseaux de communication, et d’autres infrastructures pour permettre le mouvement rapide de leurs troupes en zone de guérilla. Les États indiens ont mis sur pied des milices et  soutenu sans réserve les abominations commises contre le peuple par ces bandes armées. La guerre psychologique contre les maoïstes a atteint un niveau sans précédent.

Malgré tout, nous avons continué de faire de plus grandes avancées, consolidé le parti et les comités populaires révolutionnaires à divers niveaux, renforcé l’AGPL quantitativement et qualitativement, détruit les réseaux d’information ennemis dans divers secteurs, déjoué les tentatives d’écrasement de notre mouvement par l’ennemi, et contrecarré effectivement la dégoutante guerre psychologique menée par l’ennemi. Les succès que nous venons d’obtenir  dans diverses opérations de contre-offensive tactiques ces derniers jours à travers le pays, les mouvements de masse militants dans plusieurs états, en particulier contre les déplacements forcés de population et pour d’autres causes populaires brûlantes, les initiatives de nos gouvernements populaires révolutionnaires à divers niveaux, tout ceci a un grand impact sur le peuple et contribue à démoraliser les forces ennemies. Il y a des informations qui circulent sur des mutineries et des désertions parmi les miliciens des forces de répression recrutés contre les maoïstes dans les zones où ils dominent. Nombreux sont ceux qui refusent l’entrainement à la guerre dans la jungle ou de prendre positions dans les secteurs que nous contrôlons, subissant des sanctions. Cette tendance va s’amplifier avec la croissance de notre guerre populaire. Dans l’ensemble, l’influence de notre parti est devenue plus forte et il commence à être reconnu par le peuple comme la seule véritable alternative qui lui soit proposée.

Combien de temps va durer cette défensive stratégique, avec le Centre qui a décidé de vous prendre à la gorge?

L’étape actuelle de défense stratégique va durer encore quelques temps. Il est difficile de prévoir combien de temps sera nécessaire pour passer à l’étape d’équilibre stratégique. Cela dépend de la transformation de nos zones de guérilla en zones de base, de la création de nouvelles zones de guérilla et de résistance rouge dans tout le pays, du développement de l’Armée de Guérilla Populaire de Libération. Avec la crise qui va sans cesse s’aggravant dans tous les domaines à cause des politiques antipopulaires des gouvernements pro-impérialistes, pro-féodaux, le mécontentement et la colère croissante des masses résultant des politiques avides de pillage des classes dirigeantes, nous sommes sûrs que les larges masses de ce pays vont rejoindre les rangs des révolutionnaires et porter la révolution indienne à sa prochaine étape.

Traduction GQ 25/10 /2009 – Corrigée par le Comité de Solidarité Franco-Népalais le 26/10/09


Source: http://servirlepeuple.over-blog.com/article-la-guerre-du-peuple-en-marche--38239444.html

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Nov 2009 à 02:28

Le New York Times met les maoïstes d’Inde à la Une

(source : Kasam 01/11/09, traduction Futur Rouge)

La tactique principale des médias occidentaux a été d’ignorer les révolutions de plus en plus maoïstes en Asie du Sud – afin de les traiter comme des événements marginaux (et de traiter leurs points forts comme des territoires marginaux).

Maintenant qu’elle est en mutation – L’armée indienne a décidé d’essayer d’encercler et de réprimer “une zone importante base maoïste à l’intérieur du corridor rouge, et soudain, la presse mondiale annonce que les maoïstes sont une« menace »(et dans les premiers paragraphes de comparer leurs force avec les Taliban d’Afghanistan … .. pas de message subliminal là?)

Ce qui se passe au moment même où il y’a des signes d’une confrontation entre les maoïstes népalais et l’Armée royaliste du Népal (et les rumeurs d’un coup d’Etat de droite à Katmandou).

Quelle est la relation entre les événements en Inde et au Népal? Est-ce une tentative militaire conjointe pour “nettoyer” les deux révolutions ensemble? Ou est-ce un signe que les deux mouvements, le Maobadi et les naxalites, ont ensemble commencé à poser un défi stratégique perceptible – et pas seulement à leurs classes dirigeantes locales, mais au système capitaliste plus large.


 
COMMUNIST PARTY OF INDIA (MAOIST)
CENTRAL COMMITTEE

30 Octobre 2009

CHIDAMBARAM ne peut tromper PERSONNES AVEC LE DRAME DE DISCUSSIONS à la force des baïonnettes!
AUSSI LONGTEMPS QUE LA TERREUR ET l’ETAT DE MASSACRES des désarmés adivasis CONTINUERA IL N’EST PAS QUESTION DE POURPARLERS!

Le Premier ministre Manmohan Singh et le ministre de l’Intérieur Chidambaram après avoir présenté la proposition la plus absurde pour les pourparlers avec le CPI (Maoïste) ont fourni la violence abjuré par ce dernier. Tout en accumulant des milliers de forces paramilitaires dans les zones à majorité maoïste dans le pays et mener des attaques brutales contre les adivasis non armées et les révolutionnaires maoïstes, ils parlent sans vergogne de la violence par les maoïstes. Selon le grand plan des dirigeants réactionnaires au total 75.000 forces centrales, assistée par un appui aérien tactique d’hélicoptères de la FIA, fera la guerre à la fin de ce mois. Un nombre égal de forces de police des États se joindra à ces forces centrales pour réaliser la plus importante offensive militaire contre le peuple en général et les maoïstes en particulier. Tout en déployant cette énorme force, qui est plus grande en taille que les armées de la plupart des pays du monde, Chidambaram tente de faire croire aux gens qu’il ne va pas en guerre contre les maoïstes. C’est la terreur d’État, la terreur de safran, et parrainé par l’État de terreur qui sont devenus la plus grande menace pour la paix et la sécurité dans notre pays. Le Congrès-mené par le gouvernement UPA a à son crédit le massacre de plus de 2000 personnes et de révolutionnaires Maoïstes au cours des cinq ans passés. Et pourtant, Manmohan et Chidambaram ont l’audace de dire que leur gouvernement met en oeuvre la “règle de droit» et demandent aux maoïstes de déposer les armes et de s’asseoir pour des pourparlers.

En demandant aux maoïstes de déposer les armes comme une condition préalable pour des pourparlers montre l’ignorance de Manmohan et de Chidambaram sur les facteurs historiques et socio-économiques qui avaient donné naissance au mouvement maoïste ou ils sont trop intoxiqué par la force brutale, par laquelle ils rêvent d’éradiquer un mouvement enraciné dans des causes socio-économique.

The CC, CPI (Maoist), sait qu’il est limpide que le fait de déposer les armes signifierait une trahison des intérêts du peuple. Nous avons pris les armes pour la défense des droits du peuple et pour la réalisation de leur libération de tous les types d’exploitation et d’oppression. Tant que l’oppression et l’exploitation existent, les gens continueront à être armés en nombre toujours plus grand. Toutefois, un accord pourrait être atteint par les deux parties
sur un cessez-le-feu si Manmohan et Chidambaram renonçaient à leur idée, illogique, irrationnel, irréaliste, absurde et obstinée que les maoïstes doivent abandonner la violence. Ils devraient être introspectif et décider s’ils sont prêts à abandonner la terreur d’Etat et la violence effrénée sur le peuple. Si le cas échéant ils sont sérieux pour des pourparlers alors ils devraient créer d’abord une atmosphère favorable en exécutant sérieusement au moins ce qui est garanti par la constitution indienne selon laquelle ils jurent.

Ils doivent faire cesser les enlèvements illégaux de maoïstes, les personnes soupçonnées de soutenir les maoïstes. Ils devraient mettre un terme immédiat à la torture et aux assassinats des gens désarmés, donner l’ordre à leurs soi-disant forces de sécurité de s’abstenir de violer des femmes dans les zones à majorité maoïste, abandonner leur politique de destruction de la propriété du peuple et de brûlage des villages des adivasis. Ils devraient retirer la police et les camps militaires ds bâtiments scolaires, des bâtiments communautaires panchayat et de la régions de l’intérieur, afin d’instaler un sentiment de sécurité parmi le peuple.

Ils doivent démanteler les gangs armés et sponsorisés par l’Etat comme des groupes d’autodéfense armés comme salwa judum, sendra, gram suraksha samiti, nagarik suraksha samiti,shanti sena, harmad bahini et d’autres groupes de mercenaires assoiffés de sang qui sont établis inconstitutionnelle par les hauts-dirigeants de la police et les partis de la classe dirigeante. Une commission d’enquête judiciaire impartiale devrait être formé pour enquêter sur les atrocités inhumaines commissent par la police, CRPF, et d’autres forces centrales et les gangs de vigiles sur des maoïstes et le peuple dans son ensemble et en s’appuyant sur les enquêtes, les coupables devraient être punis selon la loi. Toutes les personnes arrêtées pour avoir été maoïstes ou soupçonnés d’avoir aidé les maoïstes, y compris les personnes en particulier qui ne n’a aucun lien avec notre organisation, devraient être libérés sans condition. Ils doivent abroger toutes les lois draconiennes et des lois comme la Loi sur la prévention des activités illégales (UAPA), Chhattisgarh Special Powers Act, Armed Forces Special Powers Act (AFSPA), etc Ils devraient dissoudre les camps de concentration organisés par le gouvernement au nom de la réhabilitation de l’adivasis déplacé de leurs villages, verser une indemnisation adéquate à plus de deux lakh adivasis qui ont été forcés déplacées par les gangs Judum Salwa et le CRPF de police combiner. Tous ceux qui sont devenus des victimes de l’Etat et de la terreur parrainé par l’État, c’est à dire ceux qui ont été assassinés, mutilés, violés et poussé dans un état de traumatisme psychique devraient être correctement indemnisées.

En ce qui concerne les questions socio-économiques, les terres des populations tribales devraient être remisent à celles-ci partout ou elles leurs ont été arrachées, l’exploitation minière et autres soi-disant projets de développement qui conduisent à un déplacement des populations tribales et la destruction de leur mode de vie devrait être immédiatement dissoutes. Tous les protocoles d’entente signés avec les multinationales impérialistes comme Vedanta et les maisons des grandes entreprises comme les Tata, Mittal, Essar, Jindal, etc devraient être mis au rebut. La trop souvent vénérée politique de zones économiques spéciales qui n’est rien d’autre, que la création d’enclaves d’occupation étrangère et le pillage impérialiste qui ruine et fait des ravages dans la vie sociale, économique, vie écologique et culturelle de la population vivant dans ces zones devraient être immédiatement mis au rebut ainsi que la politique coloniale de l’acquisition de terres. Les terres arrachées à des populations tribales par des propriétaires sans scrupules, d’autres non-adivasis, et par le gouvernement devraient être restitués à leurs propriétaires légitimes. Si ces conditions sont remplies, alors on peut penser à des pourparlers afin de discuter sur les questions de fond qui bloquent le développement réel de notre pays.

Le CC, CPI (maoïste) affirme sans équivoque que la proposition du gouvernement pour les pourparlers de paix n’est qu’une ruse de propagande qui ne diffère en rien des propositions de paix d’Hitler avant la Seconde Guerre mondiale.

Après que le Cabinet Committee on Security a donné sont accord final pour l’offensive massive contre les maoïstes, après que les hélicoptères IAF soient prêts avec les commandos Garuda et hélicoptères de combat pour pulvériser les zones adivasis, ces fauteurs de guerre parlent de la paix! Nous lançons un appel à tous les démocrates et les forces éprises de paix pour dénoncer l’hypocrisie et de double langage de Manmohan, Chidambaram, Raman Singh, Buddhadeb et autres, et pour s’opposer à leurs préparatifs de guerre contre le peuple opprimé de notre pays qui mène une lutte pour la terre, les moyens de subsistance et la libération d’une inhumaine exploitation féodale et impérialiste.

Azad,
Porte-parole,
Comité central
CPI (maoïste)



Edité par T 34 - 13 Nov 2009 à 02:41
Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Nov 2009 à 20:47

Inde: Stop “Operation Green Hunt”!

(16 Novembre 2009. AWorldToWinNewsService, traduction Futur Rouge)

Le gouvernement indien prépare l’opération «Green Hunt”, une opération de contre-insurrection à une échelle sans précédent. Pas moins de cent mille soldats et autres forces de sécurité doivent être envoyés dans les collines boisées de l’Inde orientale et centrale pour écraser la rébellion des adivasis (peuples tribaux) dirigé par le Parti communiste d’Inde (maoïste). Ce n’est pas une incursion à court terme: les autorités ont annoncé qu’ils prévoyaient laisser un nombre massif de troupes dans les zones tribales pour les années à venir.Plusieurs commentateurs ont mis en garde sur le fait que le gouvernement indien recherche une “solution de Sri Lanka”, calquée sur ce qui s’est passé. Des forces terrestres massifs et des offensives aériennes ont été utilisés pour vaincre les Tigres tamouls, et puis les centaines de milliers de civils habitant la région ont été emprisonnés dans des camps de détention, où la plupart languissent encore. Or, depuis des bases militaires permanentes sont en construction dans le territoire des Tamouls. Cela ne fait aucun doute le gouvernement indien a eu l’aval implicite des Etats-Unis pour cette opération. À la demande des USA, le FMI a accordé au gouvernement sri-lankais une enveloppe financière énorme, presque aussitôt après le massacre.

Voici quelques extraits d’un article de l’écrivain et militante indienne Arundhati Roy, paru dans le October 31 issue of the Sri Lanka Guardian (srilankaguardian. org)L’article en ligne donne beaucoup plus de détails sur ses arguments et une meilleure représentation de son point de vue. Le numéro de novembre 2009 de People’s March (peoplesmarch. googlepages. com, or bannedthought. net) livre deux déclarations faites récemment par le Parti communiste d’Inde (maoïste) et d’autres documents sur cette offensive.

La-bas, les collines du sud d’Orissa ont été à la maison Dongria Kondh [un des peuples tribaux dans la région] bien avant il y avait un pays qui s’appelle l’Inde ou un état appelé Orissa. Les collines veillaent sur le Kondh. Les Dongria veillaenit sur les collines et les adoraient comme des divinités vivantes. Or, ces collines ont été vendus pour le bauxite qu’elles contiennent …

Peut-être que le Kondh sont censés être reconnaissants que leur colline de Niyamgiri, la maison de leurs Raja Niyam, Dieu de la Loi Universelle, ait été vendu à une compagnie avec un nom comme Vedanta (la branche de la philosophie hindoue, qui enseigne la nature ultime de la connaissance). C’est l’une des plus grandes sociétés minières dans le monde et elle est détenue par Anil Aggarwal, le milliardaire indien qui vit à Londres dans un hôtel particulier ayant appartenu au shah d’Iran. Vedanta est seulement une des nombreuses sociétés multinationales, en Orissa.

Si les collines sont détruites, les forêts qui les recouvrent seront détruites aussi. Il en sera de même des rivières et des ruisseaux qui se jettent sur elles et irriguer les plaines. Même chose pour l’Dongria Kondh. Ainsi les centaines de milliers de personnes tribales qui vivent au coeur couvert de forêts de l’Inde, et dont la patrie est également l’objet d’attaque…

Le gouvernement a annoncé l’opération Green Hunt, une sois-disante guerre contre les rebelles “maoïstes” dont le siège est dans les jungles de l’Inde centrale. Bien sûr, les maoïstes ne sont nullement les seuls à se révolter. Il ya tout un spectre de luttes partout dans le pays où les gens sont engagés dans la rébellion – les paysans sans terre, les dalits [dites «intouchables»], les sans-abri, des travailleurs, des paysans, des tisserands. Ils sont aux prises avec une montagne d’injustices, y compris les politiques qui permettent une prise de contrôle en gros des terres du peuple et des ressources. Toutefois, ce sont les maoïstes que le gouvernement a désignée comme étant la principale menace.

Il ya deux ans, quand les choses étaient loin d’être aussi mauvaises qu’elles le sont actuellement, le Premier ministre a décrit les maoïstes comme la “seule plus grande menace pour la sécurité intérieure” du pays. Il a révélé la véritable préoccupation de son gouvernement le 18 Juin 2009, quand il a dit au Parlement: «Si l’extrémisme de gauche continue de prospérer dans des parties qui ont des ressources naturelles de minéraux, le climat de l’investissement sera certainement affectées.” .. .

Actuellement, dans le centre de l’Inde, l’armée de guérilla des maoïstes est composée presque entièrement de pauvres populations tribales vivant dans des conditions de faim chronique telle qu’elle confine à la famine comme celle qui ne pourrait être associé seulement à l’Afrique subsaharienne. Ce sont des gens qui, même après 60 ans de soi-disante indépendance de l’Inde, n’ont pas eu accès à l’éducation, la santé ou la justice. Ce sont des gens qui ont été impitoyablement exploités pendant des décennies, toujours trompé par les petits entrepreneurs et les prêteurs, les femmes violées comme une question de droit par la police et le personnel du département des forêts. Leur voyage de retour à un semblant de dignité est due en grande partie aux cadres maoïstes qui ont vécu et travaillé et combattu à leurs côtés pendant des décennies.

Il ne suffit pas que la Central Reserve Police Force (CRPF),, la Border Security Force (BSF) et le fameux Naga Battalion aient fait des ravages et commis des atrocités inadmisibles dans les zones forestières éloignées. Il n’a pas suffit que le gouvernement soutienne et arme le Judum Salwa, la “Milice populaire” qui a tué et violé et brûlé sur son chemin à travers les forêts de Dantewada laissant trois cent mille personnes sans abri. Maintenant, le gouvernement va déployer la communauté indo-tibétaine police des frontières et des dizaines de milliers de troupes paramilitaires. Elle envisage de mettre en place un quartier général de brigade en Bilaspur (qui supplantera les neuf villages) et une base aérienne dans Rajnandgaon (qui provoquera le déplacement de sept). Bien évidemment, ces décisions ont été prises il ya un moment. La guerre a été à l’horizon pendant un moment. Et maintenant, les hélicoptères des forces aériennes indiennes ont reçu le droit de faire feu en «légitime défense», le droit même que le gouvernement nie à ses citoyens les plus pauvres …

Quel genre de guerre est l’opération «Green Hunt va être? Pas beaucoup de nouvelles qui sort de la forêt. Lalgarh au Bengale-Occidental a été bouclé. Ceux qui tentent d’y aller sont battus et arrêtés. Et a appelé des maoïstes bien sûr. En Dantewada, le Vanvasi Chetana Ashram, un ashram de Gandhi géré par Himanshu Kumar, a été rasée en quelques heures. Il a été le dernier avant-poste neutre avant la zone de guerre, un endroit où les journalistes, des militants, des chercheurs et de fait des équipes de recherche pouvaient rester pendant qu’ils travaillaient dans le voisinage …

La “Solution du Sri Lanka” pourrait très bien être sur les cartes. Ce n’est pas pour rien que le gouvernement indien a bloqué une initiative européenne à l’ONU, demandant une enquête internationale sur les crimes de guerre commis par le gouvernement du Sri Lanka dans sa récente offensive contre les Tigres tamouls …

La semaine dernière, des groupes de libertés civiles de tous les coins du pays ont organisé une série de rencontres à Delhi pour discuter de ce qui pourrait être fait pour inverser la tendance et arrêter la guerre.

Ce sont des gens que le ministre de l’Intérieur Union [All-India] a récemment accusé d’avoir créé un climat «intellectuel» qui a été propice au «terrorisme». Si cette accusation était destiné à effrayer les gens, elle a eu l’effet inverse. Les conférenciers représentaient un éventail de l’opinion du Parti libéral à la gauche radicale. Bien qu’aucun de ceux qui parlaient se décrivaient comme maoïste, rares étaient ceux opposés en principe à l’idée que les gens ont le droit de se défendre contre la violence d’État. Beaucoup se sont plaints de violences par les maoïstes, des «tribunaux populaires» qui a rendu une justice sommaire, sur l’autoritarisme qui a été liée et à imprégner une lutte armée et marginaliser ceux qui n’ont pas d’armes. Mais même si ils ont exprimé leur malaise, ils savaient que les tribunaux populaires n’existait que parce que les tribunaux de l’Inde sont hors de la portée des gens ordinaires et que la lutte armée qui a éclaté dans le coeur n’est pas la première, mais la toute dernière option d’un peuple désespéré poussé au bord même de l’existence. Les orateurs étaient conscients des dangers d’essayer d’extraire une morale simple hors des différents incidents de violence honteuse, dans une situation qui avait déjà commencé et ressemble beaucoup à la guerre.

Les gens qui étaient venus des zones de guerre, de Lalgarh, Jharkhand, Chhattisgarh et l’Orissa, ont décrit la répression policière, les arrestations, la torture, les meurtres, la corruption, et le fait que dans des endroits comme Orissa, ils avaient l’air de prendre des ordres directement parmi les fonctionnaires qui ont travaillé pour des compagnies minières. Les gens ont décrit le rôle douteux et pernicieux joué par certaines O.N.G.s financées par des organisations humanitaires complètement consacrées à promouvoir des perspectives des entreprises. A plusieurs reprises ils ont parlé de la façon dont dans des activistes de Jharkhand et de Chhattisgarh aussi bien que des gens commun – n’importe quii ont été vus pour être un dissident – étaient stigmatisés comme des maoïstes et emprisonnés.. Ils ont dit que ceci, plus que toute autre chose, poussait des personnes à prendre les armes et reoindre les maoïstes.. Ils ont demandé comment un gouvernement qui professe son incapacité à réinstaller, même une fraction de cinquante millions de personnes qui avaient été déplacées pour le “développement” de projets était soudain capable d’identifier 140.000 hectares des meilleures terres pour les donner aux industriels pour plus de 300 zones économiques spéciales, les paradis fiscaux terrestres de l’Inde pour les riches. Ils ont demandé quelle justice La Cour suprême pratiquait quand elle refusait d’examiner la signification de «raison d’intérêt public» dans la Loi sur l’acquisition de terres, même quand elle savait que le gouvernement a été forcé d’acquérir des terres au nom de la «raison d’intérêt public” pour les donner à sociétés privées. Ils ont demandé pourquoi, quand le gouvernement dit que «l’actvité judiciaire de l’état doit fonctionner “, il semble vouloir dire seulement que les postes de police doivent être mis en place. Pas d’écoles ou de cliniques ou de logement ou d’eau propre, ou à un prix équitable pour les produits de la forêt, ou même être laissé seul et libre de la crainte de la police – ce qui pourrait rendre la vie des gens un peu plus facile. Ils ont demandé pourquoi l’« activité judiciaire de l’état » « ne pouvait jamais être prise pour signifier la justice …

La forêt, connue sous le nom de Dandakaranya, qui s’étend du Bengale occidental par Jharkhand, Orissa, Chhattisgarh, des parties d’Andhra Pradesh et Maharashtra, est le foyer de millions de populations tribales de l’Inde. Les médias ont on commencé à l’appeler le couloir rouge ou le corridor maoïste. On pourrait tout aussi justement être l’appelé le couloir MoUist. Des dizaines de sociétés, de celles qui sont relativement inconnu aux la plus grandes sociétés minières et aux fabricants d’acier du monde, sont dans la mêlée pour s’approprier les terres adivasis – les Mittal, Jindals, Tata, Essar, Posco, Rio Tinto, BHP Billiton et, bien sûr, Vedanta.

Il ya un protocole d’entente [protocole d'accord - un accord entre le gouvernement et les investisseurs des entreprises] sur chaque montagne, rivière et clairière de la forêt: ingénierie sociale et environnementale d’une ampleur inimaginable. Et la plupart de ceci est secret. D’une certaine façon je ne pense pas que les plans qui se trament pour détruire une des forêts les plus intactes de la planète et des écosystèmes, ainsi que les personnes qui vivent en elle, sera discutée à la Conférence sur les changements climatiques à Copenhague .. .



Edité par T 34 - 18 Nov 2009 à 21:11
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Nov 2009 à 21:14

[Inde] Film: “When the State Declares War on the People”

(source : Revolution in South Asia 17/11/09, traduction Futur Rouge)

15 minutes de trailer sur les violations des droits de l’Homme dns Chhattisgarh résultant de l’opération Green Hunt.

Synopsis

Nous avons entendu beaucoup d’histoires au sujet des violations des droits de l’homme avant et après l’opération Green Hunt soit annoncée. Allégations et contre-allégations ont été diffusées. Des enquêtes, établissant des faits, ont révélé que les forces de sécurité commettent des atrocités dans ces domaines, mais maintenant, ces constatations sont très remise en question.

A un tel moment, il est essentiel de présenter la réalité et de déchirer le voile masquant la vérité. « When the State Declares War on the People” est un trailer de 15 minutes de Gopal Menon basé sur sa récente couverture de la réalité du terrain dans Chhattisgarh. Ce film court contient des interviews exclusives avec les victimes et leur témoignage, y compris Suresh 1 1 / 2 ans, a qui on at coupé trois doigts de sa main gauche, un vieil homme qui a été électrocuté et dont la chair a été arrachée avec des couteaux, des femmes violées par des agents de la police spéciale et du CRPF.

Le film présente également les opinions de Arundhati Roy et de Mahesh Bhatt, deux citoyens éminents qui ont suivi de près l’évolution de Chhattisgarh. L’intention claire de l’Etat – d’anéantir toute résistance par la terreur au nom de la lutte contre les maoïstes – est démontré dans ce film.

À propos du réalisateur

Gopal Menon est un cinéaste militant qui met l’accent sur la caste, le communautarisme et la nationalité. Il a été arrêté à deux reprises, tout en essayant d’aller à Lalgarh et battu à coups de crosse de fusil et lathis. Il était détenu à Dantewada aussi. Il s’agit d’un film sur la guerre menée par l’État indien contre le peuple.

Certains des films précédents de Menon sont Naga Story: The Other Side of Silence, Hey Ram! Génocide sur la Terre de Gandhi, PAPA 2 (concernant les disparitions au Cachemire) et les Resilient Rhythms (un aperçu de la situation des Dalits), parmi d’autres.

La bande-annonce de ce film est disponible sur YouTube en deux parties:
Partie 1 (8:17 minutes) à l’adresse: http://www.youtube.com/watch?v=rygJzzutBOg
Partie 2 (6:44 minutes) à l’adresse: http://www.youtube.com/watch?v=66Kvl3e1MlM



Edité par T 34 - 18 Nov 2009 à 21:15
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Nov 2009 à 20:27

[Inde] un journaliste accusé de liens avec les maoïstes est emprisonné….

(source : Indianvanguard 20/11/09, traductin Futur Rouge)

 
Il y a huit semaines, Laxman Choudhury, dans Mohana district de Gajapati, a été appelé au poste de police locale par un inspecteur de police. Choudhury, 40 ans, journaliste du quotidien Oriya Sambad, n’a pas pensé qu’il avait commis une faute au moment où il fut appelé au poste de police le 20 Septembre au matin. Au moment où il est arrivé là, il lui a été sèchement dit qu’il était en état d’arrestation pour ses liens avec le CPI (maoïste). Avant qu’il ait pu réagir, la police lui aurait fait avouer son «crime» et signer des feuilles vierges.

“Il était complètement désorienté par la tournure des événements au poste de police. Il ne savait pas comment réagir “, a raconté Minati, sa femme qui a du mal à joindre les deux bouts.

Parmi les charges, section 120 (b) l’accuse de complot criminel et l’article 124 (A) de sédition et la liberté de Choudhury est refusée jusqu’à présent. L’article 124 de la CIB, encadrée par les Britanniques, décrit «sédition», comme tenter de susciter la haine ou le mépris envers le gouvernement par des mots, qu’ils soient parlés ou écrit, ou par des signes, ou par une représentation visible. La sédition est passible d’emprisonnement à perpétuité, à laquelle une amende peut être ajoutée, soit une peine d’emprisonnement qui peut être portée à trois ans

Ses collègues et son épouse disent que Choudhury est victime d’un acte de vengeance de la police locale qui a été alarmée par ses écrits sur la police dans lesquels il affirmait que la police était en connexion avec la mafia des stupéfiants.

Pareil selon un Journaliste de Mohana Rupesh Sahu, M. Choudhury a été menacé par l’inspecteur du poste de police de Mohana qui a dit qu’il allait lui faire «payer» ses écrits sur ses liens avec la mafia de la région. “L’action de la police est une affaire de vendetta”, a déclaré Sahu.

Choudhury continue à croupir derrière des barreaux dans une cellule de la prison R Udaygiri dans Gajapati puisque les demandes de mise en liberté sous caution ont été refusées. Même si une chaîne de protestations dans les médias Bhubaneswar et Gajapati et d’appels de Reporters Sans Frontiers ont réussi à bouger tout le monde. Les assurances données par le ministre en chef Naveen Patnaik sur le retrait des accusations n’ont pas réussi à changer quelque chose.

Après avoir été rejeté à plusieurs reprises par les juridictions inférieures, la demande de libération sous caution de M. Choudhury a maintenant atteint la Haute Cour de l’Orissa, mais les avocats disent que l’affaire peut traîner car les policiers d’Orissa ont écrit “cas maoïste» à l’encre rouge sur le dossier. “Bien que nous nous attendons à ce que la Haute Cour saissisent l’affaire au plus tôt, la police marquant Choudhury comme sympathisant maoïste peut retarder sa mise en liberté sous caution », a déclaré un avocat de la Haute Cour.

Sa femme, assistante dans l’enseignement dans la dans la section primaire de Saraswati Shishu Mandir local, a déclaré que : «Les journalistes de Bhubaneswar, ainsi que de Sambad m’ont aidé financièrement. Mais je ne sais pas combien de temps je vais continuer comme ça. “

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  Citer DOXA Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Nov 2009 à 16:11
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