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Inde.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Inde.
    Envoyé : 07 Oct 2007 à 02:23

REVOLUCIÓN%20EN%20LA%20INDIA.%20La%20esperanza%20naxalita%20para%20los%20oprimidos%20del%20mundo

 
1917:
 
Il existe de nombreux courants. Dans certains états, les affrontements avec les "forces de l'ordre" peuvent être violents.

Le Kérala lui connaît des périodes où les communistes accèdent au pouvoir par le biais des urnes. Une femme a ouvert un blogg sur lequel elle décrit le mode de gestion mis en place par les élus.

http://www.blogg.org/blog-16247-themes-46362.html

"Au Forum social mondial de Mumbaï, j'avais rencontré Thomas Isaac, député du Kerala qui travaille sur la participation des habitants aux décisions, et qui fait partie de notre réseau international sur ce thème (Démocratiser Radicalement la Démocratie). Nous n'avons pas l'occasion de le voir souvent, et j'ai accepté son invitation à venir passer quelques jours au Kerala après Mumbaï. Il est député d'une circonscription de 35 000 habitants, Mararikulam, composée de 17 villages.

Il avait tout fait pour que je puisse rencontrer directement beaucoup de gens sur le terrain pour me faire ma propre idée. Une découverte merveilleuse pour moi. Allez au Kerala, et vous verrez un régime communiste qui a impulsé la démocratie comme moteur du développement. Ca fait quand même plaisir !!

Après Mumbaï, un vent de fraîcheur ! Dans cette région pauvre du sud de l'Inde : 31 millions d'habitants, 70% au dessous du seuil de la pauvreté. Le parti communiste a accédé au pouvoir en 1957 ; il y est resté jusqu'en 1991. Il a perdu cet état suite à une crise économique. Depuis, une alternance communiste-droite tous les 5 ans ! Aux élections de 2004, c'est à nouveau le Parti communiste qui a repris les rennes de l'Etat.

Le résultat est tout de même des acquis sociaux incroyables en Inde : alphabétisation quasiment à 100%, y compris des femmes, 12% de mortalité infantile -pas plus importante qu'à New-York-, faible taux de natalité, à 17/1000. 80% des couples pratiquent le planning familial. Tous ces indicateurs n'ont rien à voir avec ceux du reste de l'Inde. Et pourtant cette région pauvre a été frappée de plein fouet par la mondialisation.

Au retour au pouvoir en 1996, les communistes se sont engagés, dans cette région essentiellement rurale, dans une expérience étendue de démocratie directe pour faire progresser la société et faire face aux difficultés économiques. C'est le « People's Plan », le Plan du Peuple.

Ils ont donné aux assemblées de village le pouvoir de définir ce qui serait réalisé comme projets dans l'année ou les années suivantes. Après études techniques, les moyens modestes de la commune (un budget de 10 000 000 de roupies par an), avec l'aide du district, y sont consacrés. 95% des projets sont aussi acceptés par l'Etat qui contribue au financement.
Et chez eux, dans un village de 1200 familles, ce sont 800 personnes qui participent aux assemblées ! Quand ils ont inauguré la mairie de la circonscription de Mararikulam, il y a eu 25 000 personnes (sur 35 000 habitants). Quand la droite a repris le pouvoir au Kerala elle a préféré ne pas toucher à ce système qui permet une relative autogestion des villages. Et chaque fois que le parti communiste revient au pouvoir - puisqu'il y a de fait, depuis 1991, une alternance tous les 5 ans - il conforte encore la démarche.


Donc j'ai pu aller voir ce que tout cela donnait sur le terrain : les résultats sont spectaculaires, avec des gens merveilleux, une grande vivacité de la démocratie. J'ai envie de vous en donner quelques aperçus.

Quelques conseillers municipaux, un petit bâtiment très simple, à la fois salle de réunion, bibliothèque, mairie. J'essaye de comprendre comment ils fonctionnent. Il y a des assemblées de village, 4 fois par an, les « gramsahba ». C'est pratiqué dans un millier de villages.

Aux élections locales, ce ne sont pas les partis qui se présentent, mais des individus. Ici, tous les conseillers sont communistes, tous viennent de familles au dessous du seuil de pauvreté. Ils me disent que c'est comme ça, parce qu'ils ont la confiance des habitants. Ils sont 6 permanents, sur 14 membres élus, dont 7 femmes (bien plus que la loi qui fixe la part des femmes à 33,3%). Si j'ai bien compris, c'est un système très décentralisé. La terre est au village. Les élus sont responsables de l'eau, de l'éducation. Ils se considèrent comme des facilitateurs.



Très fiers, les conseillers me montrent une savonnette : ils ont impulsé la création d'une micro entreprise de savon fait avec l'huile de coco ; elle emploie quelques femmes à temps partiel. Pour la lancer, les élus, des militants, des bénévoles ont fait du porte à porte auprès des 1200 foyers du village : « achetez ce savon, il est excellent et pur, il utilise des produits locaux, il fait de l'emploi local, pourquoi iriez vous acheter celui des multinationales ? ».

TOUTES les familles ont acheté du savon. Aujourd'hui, ça continue, le problème est plutôt que la production n'est pas suffisante.... Il ne faut pas s'étonner que 92% des électeurs aillent voter (la moyenne en Inde est de 70%). Même dans les grandes villes du Kerala, comme Kochi, la participation est très forte.



Edité par T 34 - 09 Jul 2010 à 00:37
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Oct 2007 à 02:24
Serpov:
 
La réussite sociale du Kérala

Le Kérala est un État méridional de l’Union indienne, devenu le plus performant du pays en matière de santé, d’éducation et d’évolution démographique.
Tout au Sud, sur la côte occidentale du sous continent indien qui fut jadis un haut lieu du commerce des épices, le Kérala continue de faire figure d’exception.
Malgré la modestie de ses ressources, sa population jouit de la meilleure qualité de vie du pays. Les chiffres confirment ce que les villes du Kérala donnent à voir, une prospérité qui n’a guère d’équivalent ailleurs, partout des enfants avec le cartable à la main, la présence massive des femmes dans les rues ou dans les administrations, la remarquable qualité des infrastructures sanitaires.
Le taux de mortalité infantile est de 16/1.000 contre 70/1.000 dans l’ensemble du pays. Le taux d’alphabétisation dépasse les 90% et plus de 92% des femmes savent lire et écrire contre une moyenne nationale d’à peine 50%.
Dans le reste de l’Inde, on compte en moyenne 929 femmes pour 1.000 hommes (le ratio le plus défavorable du monde pour le sexe féminin), le nombre de femme dans l’État de Kérala est légèrement supérieur à celui des hommes (1.040 pour 1.000). Il est vrai que 98% des accouchements ont lieu avec l’assistance d’un personnel spécialisé et que le taux de mortalité maternelle est de 1.1/1.000 contre plus de 12/1.000 dans l’État de l’Uttar Pradesh. Autres progrès : les filles du Kérala se marient en moyenne à 23 ans, et l’indice synthétique de fécondité est de 2 enfants par femme. La croissance de la population de l’État est aujourd’hui de 1.1% contre 2% pour l’ensemble du pays. L’espérance de vie est de 73 ans (contre 63 ans au niveau national).
Les observateurs tentent depuis longtemps de comprendre les raisons de cette originalité. L’accès à l’éducation et aux soins médicaux explique en grande partie ces bons résultats. Les différents gouvernements du Kérala ont mis l’accent sur le développement social. Une école fut construite dans chaque quartier afin de permettre un accès géographique. Dans les décennies qui suivent l’Indépendance, le Kérala est un des 2 États indiens à avoir un gouvernement communiste, plus porté que d’autres forces politiques à donner la priorité au social. Résultat : les dépenses de santé et d’éducation dépassent largement la moyenne nationale. Le Kérala arrive en tête des États indiens en termes d’IDH (Indice de développement humain).
L’expérience du Kérala indique qu’aucune modernisation des comportements n’est possible si l’accent n’est pas mis sur la promotion de la santé, la scolarisation générale et l’amélioration des conditions de la femme. On commence au niveau national à saisir l’importance de ces préalables, et des États voisins comme le Tamil Nadu semblent s’engager dans une voie analogue.


http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=15101
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Oct 2007 à 20:21
Un article du Monde daté d'aujourd'hui. J'ai mis en gris vert les inepties. Elles sont nombreuses. Pas de commentaires à faire. Si on industrialise le pays, celui-ci entrera en concurrence avec les autres pays. Les agriculteurs qui connaissent la pauvreté connaîtront une vie de misère comme en Chine. La concurrence pour les ressources deviendra insoutenable.
 
Il ya des choses à développer oui  mais certainement pas l'industrie et encore moins le capitalisme. Les priorités sont la santé , l'éducation, la nourriture. Tout le reste est superficiel. On ne réduira pas la pauvreté en développant le capitalisme. Au contraire, dans les régimes libéraux et capitalistes, la misère apparaît.  On ne parle plus de pauvreté mais de misère. Et la pauvreté augmente.
 
Nous européens, nous consommons l'équivalent de 8 planètes dans tous les domaines. Au niveau écologique, c'est insoutenable.
 
Non messieurs les capitalistes décideurs-pour-les-autres. Les choix que vous préconisez sont dangereux pour l'homme et pour la biosphère. Vous êtes des irresponsables.
*****************************
 
 
 
 
 
Dans une étude publiée mardi 9 octobre, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime que l'Inde doit assouplir sa législation du travail, accélérer les réformes dans l'éducation, et développer ses infrastructures, pour maintenir son rythme de croissance. Après avoir dépassé les 9 % en 2006, celle-ci devrait se situer en 2007 aux alentours de 8,5 %.

Parmi les freins à la croissance identifiés, l'étude insiste sur la rigidité de la législation du travail, qu'illustre "l'obligation d'obtenir une autorisation publique pour licencier même un seul salarié dans les unités manufacturières de plus de 100 travailleurs". D'où ce paradoxe : l'industrie s'est développée dans des secteurs à forte intensité capitalistique, alors que la main-d'oeuvre disponible dans le pays est une des moins chères au monde.

Cette rigidité du marché du travail empêche les ouvriers agricoles d'occuper des emplois mieux rémunérés dans l'industrie. L'agriculture fait travailler 57 % de la population active alors qu'elle contribue à seulement 20 % du produit intérieur brut (PIB). Comme l'a démontré Hiroko Oura dans une étude du Fonds monétaire international (FMI), publiée le 1er septembre, le transfert de main-d'oeuvre indienne depuis le secteur agricole vers l'industrie est le plus bas d'Asie. L'Inde a réussi sa révolution informatique. Elle doit désormais accomplir sa révolution industrielle.

Le contexte est favorable. Une enquête de la société de services informatiques Capgemini auprès de 340 entreprises mondiales, rendue public le 5 octobre, révèle que l'intérêt des fabricants pour l'Inde est plus important que pour la Chine. "Nous avons été surpris par leurs réponses lorsque nous leur demandions quels étaient leurs plans pour les années à venir. La délocalisation de la production en Inde est davantage une priorité que celle de la partie administrative", a déclaré l'auteur du rapport, Roy Lenders, à l'AFP.

COMPLEXITÉS ADMINISTRATIVES

Pour favoriser l'expansion de l'industrie, encore faut-il que l'Inde développe ses infrastructures. Le Conseil national pour la compétitivité manufacturière estime que les carences dans ce domaine coûtent 1,5 point de croissance par an.

Les coûts de logistique en Inde sont parmi les plus élevés du monde. M. Pinto, ancien secrétaire d'Etat aux affaires maritimes, a récemment jugé qu'ils représentaient 15 % du PIB indien contre 8 % en moyenne dans les autres pays. "Le secteur de l'électricité est un sérieux frein à la croissance", souligne par ailleurs l'étude de l'OCDE. Alors que chaque année, 40 % de l'électricité consommée est volée, le secteur souffre d'une rentabilité insuffisante.

L'Inde veut consacrer 250 milliards de dollars (178 milliards d'euros) à la modernisation des infrastructures d'ici 2012, en y associant le secteur privé. Mais la complexité des procédures administratives ralentit l'exécution des chantiers. Ainsi, l'autorité indienne des autoroutes nationales, qui souhaite en construire 1 231 kilomètres, attend l'autorisation de son ministère de tutelle qui doit lui même consulter un comité d'approbation des partenariats publics-privés. Le projet attend depuis avril.

L'OCDE estime que la politique d'ouverture du secteur des infrastructures aux investisseurs privés doit être poursuivie dans d'autres domaines, comme celui de l'éducation. Les dépenses dans l'enseignement supérieur ne représentent que 0,8 % du PIB, soit la moitié de la moyenne observée dans les autres pays émergents. La mauvaise performance du système éducatif est un frein à l'innovation. Quant à la Banque mondiale, elle a récemment mis en garde l'Inde au sujet de ses faiblesses en matière de recherche et de développement. Le pays ne compte que 5 000 doctorants.

Si l'Inde mène ces réformes structurelles, l'OCDE considère que le pays pourrait réduire sa pauvreté de moitié d'ici 2015. Mais la marge de manoeuvre du gouvernement est étroite. Le Parti communiste, qui fait partie de la coalition au pouvoir, s'est plusieurs fois opposé aux annonces de privatisations. La perspective d'élections anticipées, en 2008, risque de ralentir d'autant plus le rythme des réformes.

Julien Bouissou


Edité par 1917 - 09 Oct 2007 à 20:24
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Oct 2007 à 08:30
Partis de Gwalior le 2 octobre dernier, les 25 000 paysans et  
paysannes sans terre participant à la marche Janadesh ont atteint  
Delhi le dimanche 28 octobre. Le lendemain, le gouvernement indien a  
annoncé la mise en  place d’une commission nationale de la terre sous  
l’autorité du Premier Ministre Indien, principale revendication de  
l’organisation Ekta Parishad, à l’origine de cette mobilisation sans  
précédent.

C’est une grande victoire pour les paysans sans terre indiens et pour  
l’action non-violente d’Ekta Parishad !

L’arrivée à Delhi a montré la détermination des marcheurs : « La  
prison ou la terre ! » chantaient lundi 29 octobre au matin les 25  
000 participants encerclés par la police dans leur campement,  
empêchés d’atteindre le Parlement, objectif de cette marche non-
violente inspirée par Gandhi. Mais ce même jour, Rajagopal, leader du  
mouvement Ekta Parishad, signait un texte politique avec le ministre  
du développement rural annonçant la création de la commission  
nationale de la terre. C’est l’aboutissement d’un long travail de  
négociations politiques mené tout au long de la mobilisation. Cette  
décision a marqué la fin de Janadesh et les marcheurs ont commencé à  
remplir les trains du retour dès hier au soir, en exprimant leur joie  
par les chants et les danses.

Depuis plus d’un an, Peuples Solidaires, Frères des Hommes et la  
Confédération Paysanne, ainsi que d'autres organisations dont Cyber  
@cteurs en France comme en Europe, ont soutenu la marche Janadesh et  
se sont mobilisés en France pour faire appel à la solidarité avec les  
sans terre indiens, et pour sensibiliser l’opinion sur la question de  
l’accès à la terre ici et là-bas. Des représentants de ces  
organisations ont participé à la marche, aux côtés d’ONG nord-
américaines et européennes ainsi que de représentants du MST  
brésilien, de la Kenya Land Alliance et de la Coordination Paysanne  
Européenne.

Cette marche victorieuse adresse donc un grand message d’espoir pour  
l’ensemble des mouvements paysans et leurs partenaires dans le monde !

Contacts
Peuples Solidaires : Benjamin Peyrot des Gachons
tél : 01 48 58 21 85 / @ : b.desgachons@peuples-solidaires.org

Frères des Hommes : Bénédicte ROGET
Tél : 01 55 42 62 76 / @ : rep@fdh.org

Confédération Paysanne : Geneviève Savigny
Tél : 06 25 55 16 87 / @ : genevieve.savigny@wanadoo.fr

===============================================

                            Concours de logo

Dom Beaucé a commencé à travailler sur un relookage de notre site
http://www.cyberacteurs.org/2008/

Nous proposons à toutes celles et ceux qui ont un petit talent de  
dessinateurs de nous envoyer leur proposition de logo (terre + souris  
+ slogan cyber @cteurs votre souris a du pouvoir que je mettrai dans  
notre album
http://www.cyberacteurs.org/photos/index.php

Pour ensuite vous inviter  tou-te-s à voter pour le logo de votre  
association que nous pourrions ensuite envisager de diffuser sous  
forme d'autocollant.

Bien amicalement

Alain

 Alain UGUEN  Association Cyber @cteurs

 http://www.cyberacteurs.org

***********************************************************************
Reste à savoir si les terres seront bien distribuées. Et l'avenir nous dira ce que deviendra l'agriculture indienne. Si elle doit prendre partout une forme intensive comme sur beaucoup d'autres continents, les petits agriculteurs disparaitront. Il faudrait une collectivisation des terres et la mise en place d'une agriculture biologique et paysanne.


Edité par Fidelista - 31 Oct 2007 à 11:59
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Depuis le: 26 Sep 2007
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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Dec 2007 à 17:56
Je ne sais plus où j'ai lu que le mouvement naxaliste progressait...qqun est branché Inde?
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Feb 2008 à 02:53

NDE : LETTRE OUVERTE À UN ENVOYÉ SPÉCIAL

category global | médias | valide author jeudi 06 décembre 2007 - 12:12author par himaloveauthor%20email himalove at yahoo dot com Notifier%20cet%20article/commentaire%20aux%20moderateur-ice-s
UN PRÉTENDU DANGER NAXALALITE SERT EN INDE À MASQUER LE VOL DES TERRES, LE SUICIDE DES FERMIERS ET L’EXPROPRIATION DES PAYSANS.
UN JOURNALISTE DU "MONDE DIPLOMATIQUE" PARTICIPE A LA DESINFORMATION GLOBALE.
LETTRE OUVERTE A CE DERNIER.

INDE : LETTRE OUVERTE À UN ENVOYÉ SPÉCIAL

À M. Cédric GOUVERNEUR, envoyé spécial sur le front indien de l’antiterrorisme, au Chhattisgarh, et qui en est revenu avec si peu d’information.

Et à M. Ignacio RAMONET, directeur de publication du « Monde diplomatique ».

Messieurs,

Il faut un sacré culot éditorial pour titrer « Inde : expansion de la guérilla naxalite », le 1er décembre 2007, au moment même où une milice armée forte de 5 000 hommes, payée par la compagnie sud-coréenne POSCO, lançait une attaque simultanée contre les villageois de Dhinkia, Nuagon et Gaddakujang, dans le district de Jagatsinghpur, en Orissa, à l’est du pays.

But de la manœuvre : exproprier les paysans et déplacer les populations.

Le tout, bien sûr, sous la haute vigilance de la police indienne.

Lire : « Il faut éviter les expulsions forcées à Jagatsinghpur », dernier communiqué d’A.I., paru le 30 novembre 2007.

Au cours des vingt derniers mois, les paysans ont érigé des barricades à Balithutha et ailleurs pour protester contre la cession de leurs terres à la firme sud-coréenne POSCO, décidé à construire un site sidérurgique au lieu et place de leurs villages.

Le décompte d’événements de la sorte, orchestrés par le gouvernement, depuis mai 2005, date des premières expropriations massives de paysans, au Chhattisgarh, est très inquiétant…

On assiste impuissant à une offensive généralisée à l’encontre des populations vivant sur des territoires, vendus sans leur avis, aux multinationales du fer, de l’or et du diamant.

Jamais l’expression « l’argent est le sang des pauvres » n’a été aussi vraie.

Ce ne sont pas les guérillas naxalites qui se répandent comme un mauvais vin sur une carte, mais les milices à la solde d’un Grand Capital qui se livre à un achat effréné de terre, de colline, de forêt, parfois, grande comme des départements français.

L’attitude de la police ressemble étrangement à celle qui a préludé les grandes catastrophes.

L’Etat indien abandonne volontairement et sciemment, dans le district de Jagatsinghpur, en Orissa, sa première mission : la protection des personnes, des biens et des communautés.

Au profit de groupes de mercenaires, chargés de déplacer les villages et d’effectuer de nouvelles partitions de territoires.

Et ce sans susciter la moindre réaction de la part des gardiens de la Constitution : les juges de la Cour suprême !

Mais revenons au Chhattisgarh, à Raipur, d’où paraît-il vous revenez.

La « salwa Judum » n’est pas une nouveauté ; elle s’inscrit dans la tradition des Ranvir sena, des milices féodales, à la solde des landlords, qui massacrent en toute impunité les paysans rebelles (1).

Son originalité est simplement qu’elle porte l’uniforme de la police et qu’elle est dirigée par un ancien renégat maoïste, Mahendra KARMA, lequel est conseillé par un héros de l’antiterrorisme, le policier penjâbi, K.P.S. GILL (2).

New Delhi pousse le vice jusqu’à baptiser cette improbable union entre un gangster, chargé du recouvrement des dettes et un flic tortionnaire, de « Peace Hunter », les chasseurs de paix.

Comment le gouvernement a blanchi et transformé ces shérifs en champion de l’antiterrorisme ?

Qui paye la « Salwa Judum » ?

Qui promeut ce modèle de lutte anti-insurrectionnelle ?

À quel moment, le pouvoir est-il passé aux mains de criminels au Chhattisgarh* ? (3)

*Une fiction d’État, créé en 2004, au cœur de l’Inde sylvestre, par le Bharahtya Janata Party avant qu’il ne perde les élections nationales.

Quelles caractéristiques locales ont-elles permis cette expérience de « terreur blanche » ?

Pourquoi est-il si difficile de se procurer une carte géologique de la région ?

Les lecteurs du « Monde diplomatique » qui ont lu, avec patience, votre long article consacré à « l’expansion des naxalites » ne le sauront jamais.

Vous êtes ce qu’on appelle, dans les milieux autorisés, « un journaliste embarqué ».

Un journaliste qui reprend tous les lieux communs et poncifs sans jamais prendre de risque.

LE RETOUR DES NAXAL AU PAYS D’ORWELL

Le concept de « corridor rouge » développé par vous est à prendre avec le pinceau de la propagande et les ciseaux de la censure.

« LA TERREUR ROUGE » s’est répandu dans la presse indienne, début 2005, au moment où le roi hindou Gyanendra tentait, au Népal, un ultime coup d’état afin d’empêcher la création d’une république.

Le maharadja népalais, ami personnel du duc d’Édimbourg, était soutenu, dans le bassin du Gange, par l’aristocratie financière, les revivalist hindu, basés à Gorakhpur, et une partie de l’état-major, restée fidèle au Bharathya Janata Party.

Leur campagne violemment antibolchevik visait à empêcher l’imminence d’une alliance du Parti communiste maoïste népalais et l’ensemble des partis démocratiques laquelle eut lieu, à New Delhi, en novembre 2005 (4).

La même chose s’est produite en Andhra Pradesh, à Hyderabad, au moment où un cessez-le-feu était possible entre les groupes naxalites et le gouvernement.

Avec beaucoup plus de succès, la presse et les flics de l’Intelligence Bureau y avaient nourri des intrigues et pourri les négociations…

LE PRÉTENDU DANGER NAXAL SERT EN INDE À MASQUER LE VOL DES TERRES, LE SUICIDE DES FERMIERS ET L’EXPROPRIATION DES PAYSANS.

« Dés le 12 février 2005 apparaissent dans les journaux, à la radio et à la télévision, des reportages on ne peut plus douteux et fantaisistes sur l’insurrection naxal » écrit en juillet 2005, le secrétaire général du People’s Union Civil Liberties, K.G. KANNABIRAN (5).

Selon lui, le gouvernement utilise opportunément « la menace naxalite » pour liquider ce qui reste de l’héritage de Nehru : l’eau potable, l’électricité pour tous, les routes départementales, les réserves communales de blé et de riz, les cartes de rationnement à prix fixe, les écoles et les dispensaires gratuits, dans les campagnes.

« Depuis 15 ans, la pauvreté y explose comme une arme de destruction massive » tempête le « chief minister » communiste de l’Ouest Bengale.

Le nombre de tués dans les accrochages entre les groupes maoïstes et les GreyHound (6) sont peu de chose comparés aux 25 000 bûchers funéraires, laissés par la politique dite de « libéralisation, privatisation, globalisation », pratiquée par les différents gouvernements.

Les statistiques, pour une fois, ne mentent guère.

Le quotidien « The Hindu » du 12 juin 2006, p.10, évoque le registre des morts de Vidharbha, une localité dans le Maharashtra, où il est comptabilisé, depuis juin 2005, 580 suicides de paysans par pendaison ou ingestion de pesticide.

Raisons de ces autolyses : endettement et pression des banques.
Article : « Slowing down the suicides » par P. Sainath.

Il suffit de contacter les services, à New Delhi, chargés de verser la compensation de 100 000 roupies promise par le docteur Manmohan SINGH aux innombrables veuves et orphelins des fermiers suicidés pour vérifier l’ampleur du phénomène.

Pendjab, Maharashtra, Andhra Pradesh, Orissa, Bihâr.

Les régions les plus touchées par les suicides en masse - uniques dans les annales par leur nombre et leur méthode – sont bizarrement les zones signalées par les militaires comme « infestés par le maoïsme ».

Selon le docteur M. SINGH dont la fille N.R.I. (non resident in India) est avocate à New York, le fléau principal n’est pourtant pas cette hécatombe ni le démantèlement du service public ni la course aux armements avec le Pakistan encore moins la multiplication des « Salwa Judum » : ce sont les naxalites !

Le maoïsme comme l’ascétisme gandhien hantent l’imaginaire du bourgeois indien qui éprouve à leur égard une indicible répulsion pour leur esprit égalitaire et leur épouvantable austérité.

On nomme « naxal », aujourd’hui, tout paysan et aborigène, organisé en comité d’auto-défense qui prône un mode de vie frugal, tourné vers l’autarcie et le village.

Les naxalites aiment tellement l’auto-suffisance qu’ils fabriquent eux-mêmes leurs armes.

Pour l’ex-gouverneur de la Reserve Bank of India, devenu chef de gouvernement, sans être élu, le paysan qui tue son usurier et brûle le livre de compte est le pire des terroristes.

Et malheur à ceux qui s’aviseraient de dire le contraire.

L’Intelligence Bureau traque comme du temps de l’état d’urgence (1977-1979), décrété par Indira Gandhi, la dissidence.

Il faut être célèbre comme Arundhati ROY pour ne pas être inquiété et dire à voix haute à un journaliste de « Tehelka » : « la bourgeoisie indienne est entrée en sécession et fait la guerre à son propre peuple ». (7)

Des professeurs comme Jean DREZE, prix Nobel d’économie, moins connu que la « déesse des petites choses », sont tabassés par la police lorsqu’ils se déplacent dans les villages au Chhattisgarh.

Anecdote savoureuse qui donne à voir la mentalité des pandores.

Le 6 juin 2005, à Balarampur, dans le district de Sarguja, l’honorable sahib, d’origine belge, qui habite par choix d’existence dans un bidonville, est missionné par Sonia GANDHI ; et harangue des villageois à propos d’un programme « nourriture contre travail ».

Mais au vu de son accoutrement gandhien et à l’écoute de son discours, les barbouzes le prennent pour un naxal…

C’est dire l’étendu et la bêtise de la répression.

Les militants des Droits de l’homme comme ceux de People’s Union Civil Liberties sont harcelés quotidiennement par la police.

M. Binayak SEN, secrétaire du PUCL, au Chhattisgarh, est arrêté le 14 mai 2007 pour « intelligence avec les maoïstes ».

Le militant des Droits de l’homme, connu à Raipur, est incarcéré parce qu’il a dénoncé, preuves à l’appui, des policiers impliqués dans des assassinats et des viols.

M. GOUVERNEUR, dans son long article du Monde diplomatique, ne prononce pas une fois son nom. Pourquoi ?

Le journaliste français travaille-t-il à l’ombre de la censure et dans le giron des ambassades ?

Si oui, on comprend mieux son ignorance à propos de l’histoire des paysans insurgés du Telengana, celles des tribus Santal, Oraon et Munda, qui constituent ce que le bourgeois de Bombay ou Calcutta nomme avec mépris les « naxal ».

Le mot étant le dernier avatar, inventé par l’Intelligence Bureau, en 1967, à Naxalbari, West Bengal, pour qualifier « l’indigène révolté ».

Cet étiquetage sommaire permet de faire l’économie de toute analyse.

Pourtant les XIXe et XXe siècles en pays telengu sont riches de révoltes d’aborigènes contre les zamindars, les tehsildars, les officiers de l’Indian Civil Service…

Le terme adivasis était inventé alors par l’ethnographie coloniale, et situé, dans la hiérarchie des races, en dessous des Sûdras, au même rang d’indignité que les intouchables.

Certains sahibs, chasseurs repentis comme John Corbett, voulaient même leur interdire ou pour le moins réglementer la coupe et le ramassage du bois dans les jungles, appartenant aux maharadjas et nababs (shikari), transformés en parcs nationaux.

Un adivasis avait moins de valeur qu’un singe langur.

Ce combat conservateur est repris, aujourd’hui, par « les environnementalistes » et les ingénieurs des mines qui préfèrent la sauvegarde du tigre à celle du peuple des forêts.

La défense du tigre et son espace vital sont devenus comme le signe discret de ralliement des « chasseurs de paix ».

La question de la propriété des jungles et des sols, vous l’avez deviné, reste, en Inde, le cœur de tous les problèmes et la mère de toutes les batailles.

C’est en partie grâce à une revendication des sans terres et aborigènes, à New Delhi, que le gouvernement de Sonia GANDHI, United Progressive Alliance, a été élu le 13 mai 2004.

Or la loi programmée relative à la jouissance de l’usufruit des forêts pour les aborigènes n’a jamais été votée à la Lok Sabah.

Dans son reportage, Cédric GOUVERNEUR parle peu du combat des sans terres, hormis qu’ils ont été récemment réprimés par le Parti communiste indien, décidé à implanter des Special Economical Zone (SEZ), loués à des multinationales, au Bengale.

L’envoyé spécial fait bien de pointer l’entreprise TATA, derrière l’opération « Salwa Judum », mais il oublie la compagnie diamantaire sud-africaine De Ber avec qui le chief minister, Ram SINGH, a signé un contrat ainsi que Mital Steel et Hutchison Essar.

Et corollairement à leurs installations, la mise en place à Kanker, d’un centre d’instruction anti-guérilla, ouvert aux forces armées américaines, britanniques et népalaises.

Il eut été judicieux dans l’illustration de son article de juxtaposer une carte d’état-major esquissant le fameux « corridor rouge » et une autre montrant l’expansion des compagnies minières.

Le but de Ram SINGH, appuyé par les mercenaires de la « Salwa Judum », étant de coloniser les massifs forestiers au plus près des intérêts des compagnies d’où la création de villages stratégiques, qui se situent non loin des routes et des mines à ciel ouvert.

La tactique de l’Intelligence Bureau est dés lors d’exagérer le danger émanant du milieu naturel.

Là les naxal ici les braconniers qui massacrent les tigres, chassant ainsi l’homme de son mode de vie ancestral.

Pour achever le travail, la propagande monte une partie de la population, acculturée, en particulier celle des villes, contre les adivasis.

L’arbre Naxalite est un banyan qui cache une multitude de crimes...

Je vous invite à lire mon article « Terrorisme en Inde, mode d’emploi » paru sur www.XXXXXXX.org

Lal Salam !

HIMALOVE

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1.Lire les rapports d’Amnesty International, en particulier, ceux de l’année 1999, relatifs aux exactions des Ranvir sena au Bihâr.

2.Kanwar Pal Singh GILL, « surnommé le boucher du Pendjab » a été directeur de la police jusque la mort du Chief minister Beant Singh, en 1995, dans l’état du Pendjab ; tortionnaire, spécialiste des coups tordus, il est le responsable du massacre et de l’emprisonnement de milliers de sikhs innocents. Il est sorti de sa retraite en mai 2005 ; le ministre de l’Intérieur Shivraj Patil lui confiant la supervision de la lutte antinaxal.

3.Contrairement au Jammu et Cachemire, Manipur, The Act Special Force Army, 1958, et the presidential rule n’ont pas été décrétés au Chhattisgarh.

4.Malgré cette campagne, un accord historique est signé, à New Delhi, entre les 7 partis démocratiques népalais et les maobaadi ; le roi Gyanendra est renversé, par un mouvement populaire, en avril 2006.

5. A Human Right Perspective (Juillet 2005 ; p.5) http://www.pucl.org

6.Les GreyHounds sont des forces paramilitaires, spécialement créées pour chasser le naxal ; elles dépendent directement du ministère de l’Intérieur.

7.Interview d’Arundhati Roy paru dans « Tehelka » en mai 2006. Allez sur le site de « Passerelle Sud » pour en avoir la traduction.


Edité par T 34 - 21 Oct 2008 à 18:45
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Feb 2008 à 02:34
Inde. Proposition alternative de développement.

Source: FAO

1.4 Conservation de l’eau et réhabilitation des sols en Inde et en Afrique: potentiel et pratiques[266]



La plupart des ruraux des pays en développement dépendent d’une économie de subsistance utilisant des produits végétaux et animaux (Agarwal et Narain, 1989). Cependant, une grande proportion des ruraux pauvres du monde vit aujourd’hui sur des terres et dans des environnements très dégradés. La pauvreté écologique peut être décrite comme le manque de ressources de base écologiquement saines nécessaires à la survie et au développement de la société humaine. Des terres et des écosystèmes sains peuvent fournir la richesse nécessaire à une vie économiquement viable, en bonne santé et digne.

Le défi d’aujourd’hui consiste à mobiliser et à responsabiliser les populations pour leur permettre d’échapper à leur pauvreté écologique en créant une richesse naturelle et en développant une économie locale forte. L’expérience de l’Inde et de l’Afrique a montré de nombreuses fois qu’un changement économique important s’est toujours produit lorsque les communautés rurales se sont organisées elles-mêmes afin de régénérer et gérer leurs ressources naturelles de base (Tiffen et al., 1994). Cependant, les systèmes de gestion technocratique des ressources imposés de l’extérieur ont invariablement échoué ou se sont montrés non rentables et donc non adaptés pour répondre aux contraintes financières des pauvres du monde.

CONSERVATION DE L’EAU DE PLUIE ET RÉGÉNERATION DE L’ENVIRONNEMENT

Au cours des cent dernières années, la gestion de l’eau a connu dans le monde des changements très importants. Pendant la plus grande partie du siècle dernier, les individus et les communautés abandonnèrent leur rôle de gestion de l’eau à l’état. La simple technologie de stockage et d’utilisation de l’eau de pluie perdit de son importance et l’exploitation des rivières, et particulièrement de l’eau souterraine devint prédominante. Cependant, l’attention majeure portée à l’eau des rivières et à l’eau souterraine, qui ne représentent qu’une faible partie du total des précipitations, conduisit inévitablement à une surexploitation de ces deux origines. Dans de nombreux cas, les gouvernements des pays aux ressources en eau limitées ont encouragé des interventions massives dans le cycle hydrologique mais ont fait peu de chose pour maintenir l’intégrité du système hydrologique lui-même.

En réalité, la collecte de l’eau de pluie et l’utilisation des sources d’eau souterraines sont complémentaires et non substituables. Au cours des années sèches, lorsque la pluie est rare et que les rivières s’assèchent, l’eau souterraine devient une source importante d’eau à la fois pour l’eau potable et pour l’eau d’irrigation (Agarwal, 2000). Cependant, si des systèmes efficaces de conservation de l’eau de pluie étaient mis en place, le recours à l’eau souterraine devrait être très limité dans de nombreux endroits en année normale, où il ne jouerait plus qu’un rôle de complément. La conservation de l’eau et l’eau souterraine peuvent, ensemble, mettre les pays à l’abri de la sécheresse et créer la sécurité alimentaire locale.

Dans le cas de l’Inde, par exemple, la moyenne annuelle de la pluviométrie est de 1 170 mm. Mais plus de 50 pour cent de cette pluie tombent sur une période de 15 jours environ et, dans la plupart des cas, en moins de 100 heures sur un total de 8760 heures par an. Il est donc très important de conserver cette ressource extrêmement éphémère avant qu’elle ne soit perdue pour l’utilisation humaine (Agarwal et Narain, 1997). La conservation effective de l’eau de pluie offre la possibilité de réaliser cela. Il devrait être possible de garantir l’accès à l’eau potable, en quantité suffisante, à tout le pays; de plus, l’eau devrait généralement être disponible pour pratiquer au moins les cultures les moins gourmandes en cet élément chaque année.

La conservation de l'eau de pluie peut aussi permettre aux agriculteurs d’être moins dépendants des faibles institutions de l’état. Dans le contexte africain, les tentatives de création de systèmes agricoles intensifs, à grande échelle et coûteux ont échoué dans la plupart des cas en raison de mauvaises gestions, des politiques encourageant une utilisation inadaptée et inefficace des ressources en eau et des problèmes financiers qui ont pénalisé l’entretien et le personnel.

Cet article présente deux études de cas. Le premier cas, en Inde, décrit la transformation d’une pauvreté écologique en richesse économique durable. Le second cas, au Niger en Afrique de l’Ouest, décrit l’utilisation de technologies locales pour améliorer la conservation et l’utilisation de l’eau. Ces études de cas sont importantes parce qu’elles montrent, non seulement comment des technologies simples peuvent radicalement améliorer la disponibilité en eau pour les agriculteurs pauvres, mais aussi parce qu’elles illustrent les impacts écologiques, sociaux et économiques qu’elles entraînent. Les expériences du village de Sukhomajri en Inde s’étalent maintenant sur 20 ans. L’expérience du cas du Niger est plus récente, mais reste très spectaculaire et importante.

Au cours des années 70 et 80, l’Inde a connu un certain nombre d’expériences à petite échelle de gestion communautaire réussie des ressources. Il est remarquable de voir qu’il est possible de transformer, en peu de temps, un village pauvre et en détresse, sans ressource et écologiquement très abîmé, en un lieu riche et vert.

Cela est vrai pour les deux exemples présentés dans ce rapport.

EXEMPLE 1: L’EXPÉRIENCE DE SUKHOMAJRI - DE LA CONSERVATION DE L’EAU AU DÉVELOPPEMENT D’UN BASSIN VERSANT EN INDE

Introduction

On a beaucoup félicité le village de Sukhomajri près de la ville de Chandigarh, en Inde, pour ses efforts d’avantgarde dans le développement des microbassins versants. En 1976, Sukhomajri, un petit hameau de 455 habitants situé dans les collines pré-himalayennes de Sivalik, avait un environnement végétal dispersé, une agriculture pauvre et une érosion des sols et un ruissellement très importants. Bien que la pluviométrie moyenne annuelle ait été d’environ 1 137 mm, aucune eau souterraine n’était disponible à une profondeur raisonnable. L’érosion du sol et le ruissellement entraînaient une diminution continue de la superficie agricole. L’agriculture étant particulièrement peu sure, les villageois gardaient des troupeaux pour minimiser les risques. Ils cultivaient environ 50 ha de terre non irriguée et élevaient 411 têtes de bétail. Le pâturage continuel empêchait la régénération des plantes et maintenait les collines avoisinantes dénudées.

En 1979, devant faire face à une sécheresse sévère, les villageois construisirent un petit réservoir pour conserver l’eau de la mousson; ils se mirent aussi d’accord pour protéger leur bassin versant afin d’empêcher que leur réservoir ne se remplisse de sédiments. Depuis lors, les villageois ont construit quelques autres réservoirs et ont protégé la forêt dégradée qui s’étend dans la zone de capture de l’eau (Mishra et al., 1980). Les réservoirs ont aidé à presque tripler la production des cultures, et la protection de la zone forestière a contribué à augmenter la disponibilité en herbe et arbres fourragers. Ces améliorations ont entraîné, à leur tour, un accroissement de la production laitière. La prospérité croissante est la cause de changements importants dans l’économie de Sukhomajri.

Impact économique

Les changements économiques et écologiques suivants se produisirent dans le village au fil des ans:

  • De 1977 à 1986, la production de blé et de maïs augmenta. Au milieu des années 1980, d’importateur de nourriture Sukhomajri est devenu exportateur (Sarin, 1996)

  • La protection du bassin versant a entraîné l’augmentation de production de fourrage qui est passée de 40 kg/ha en 1976 à 3 tonnes/ha en 1993. L’accroissement de la production fourragère a conduit à une transformation des systèmes de production animale. Le nombre de chèvres chuta tandis que le nombre de buffles augmenta, entraînant une augmentation de la production laitière (même référence). Le village commença à gagner environ 350 000 Rs par la vente de lait.

  • La protection du bassin versant a aussi entraîné l’accroissement de la production d’une herbe très fibreuse que l’on trouve communément dans la région appelée bhabhar (Eulialopsis binata). Cette herbe est un bon fourrage quand elle est jeune mais est aussi un très bon produit de base pour la production de pâte à papier quand elle arrive à maturité. Les villageois de Sukhomajri utilisent le bhabhar à la fois comme fourrage et pour la pâte à papier. La vente du bhabhar rapporte collectivement au village quelque 100 000 Rs par an (même référence).

  • La forêt de 400 ha de Sukhomajri possède aujourd’hui plus de 300 000 khair (Acacia catechu), de grande valeur (Dhar 1997). Chaque arbre fournit environ 100 kg de bois vendus à 30 Rs/Kg (70 cents EU). Ainsi, chaque arbre vaut 3000 Rs et la forêt entière vaut 900 millions de Rs soit 21,08 millions de dollars EU. L’exploitation durable de la forêt, coupe d’environ 10 000 arbres par an d’un diamètre de plus de 60 cm, permet un revenu de 3 crore Rs (0,7 million de dollars EU) par an (Mittal 1998).

Dans le cas de Sukhomajri, ce sont les changements de politique du département des forêts qui ont stimulé les efforts des villageois pour les amener à protéger leur bassin versant. Auparavant, le département des forêts vendait aux enchères l’herbe du bassin versant dégradé à un homme d’affaire extérieur au village, qui exigeait ensuite des droits de récolte élevés des villageois. Les villageois expliquèrent qu’ils protégeaient le bassin versant et qu’ils devaient en retirer des bénéfices, et non pas l’homme d’affaire. Le département des forêts tomba d’accord pour donner les droits sur l’herbe à l’association du village, aussi longtemps que les villageois leur paieraient une rétribution équivalente au revenu moyen dont le département bénéficiait avant que ceuxci n’entreprennent la protection du bassin. Les villageois paient à leur association villageoise une petite somme pour couper l’herbe du bassin versant. Une partie de celui-ci est utilisée pour payer le département des forêts et une partie est utilisée pour générer des ressources communautaires pour le village.

Une institution au niveau villageois pour gérer les ressources naturelles

Dans tout cet exercice une institution villageoise, spécialement créée pour la protection du basin versant, a joué un rôle crucial. Cette institution a été appelée la Société de gestion des ressources des collines, elle est constituée d’un représentant de chaque ménage du village. Elle sert de forum à tous les ménages pour discuter de leurs problèmes, gérer l’environnement local et maintenir la discipline entre ses membres. La société s’assure qu’aucun ménage ne fait pâturer ses animaux sur le bassin versant; en retour, elle a créé un cadre pour une juste répartition des ressources ainsi générées entre les ménages, principalement, l’eau, le bois et l’herbe.

Futures stratégies opérationnelles dans le cas de l’Inde

En dépit du succès de Sukhomajri et d’autres communautés qui ont mené des expériences semblables à Ralegan Siddhi et à Tarun Bharat Sangh, l’adoption de ces pratiques a été très limitée dans le reste de l’Inde. Les critiques ont souvent prétendues que ces exemples ne pouvaient pas être répliqués car ils étaient le fait d’individus remarquables qui ont persévéré pour apporter un changement. Mais cela n’est pas une description correcte de la réalité: ces exemples sont demeurés dispersés en raison de l’absence dans le pays d’un système de gouvernance capable d’encourager le contrôle local des ressources naturelles. Les exemples actuels existent en dépit du système et non pas grâce à lui. Il faut donc que les individus soient particulièrement persévérants pour être capables de changer les choses au niveau de leur village. Cependant, ce changement sera plus facile, si le gouvernement permet aux communautés locales d’améliorer et de prendre soin de leurs ressources de base. La Mission de développement du bassin versant de Rajiv Gandhi, du Gouvernement de Pradesh Madhya a montré que l’état peut répliquer ces efforts communautaires lorsque la volonté politique est là et que la pression sur la bureaucratie administrative et technique est suffisamment forte.

Le mise en place d’un cadre conceptuel qui prenne en considération les ressources privées et communautaires du village, ses divers besoins en biomasse ainsi que les intérêts et besoins des différents groupes socioéconomiques de la communauté villageoise, est le préalable au développement d’un programme de gestion durable des ressources naturelles au niveau du village. Un tel programme met en route toute une série d’opérations écologiques successives, commençant par l’accroissement de la productivité et de la surface des terres arables résultant d’une meilleure conservation de l’eau. Ces premiers résultats entraînent à leur tour l’augmentation de la disponibilité en eau pour l’irrigation, l’accroissement de la production d’herbe et, lentement, l’augmentation de la production de fourrage et de bois de construction à partir des arbres et des forêts. Chacune de ces étapes écologiques successives génère ses propres impacts économiques sur la société villageoise qui se déploie lentement au fil des ans.

Leçons

Cette étude de cas nous enseigne qu’une bonne gestion des ressources naturelles ne peut se faire sans un ensemble de mesures politiques. Ces mesures incluent les changements des cadres institutionnel, légal et financier afin de créer une démocratie participative au niveau communautaire. C’est seulement lorsque cet ensemble de mesures politiques aura été mis en oeuvre que ces microexpériences isolées pourront s’épanouir dans «un million» de villages.

Structures de conservation de l’eau et processus social

Les changements écologiques ont démarré à Sukhomajri avec la collecte de l’eau. La construction de structures de conservation de l’eau est une tâche assez facile. Mais le début d’un processus d’autogestion des communautés villageoises est beaucoup plus difficile. Il n’est possible que si chaque structure de conservation de l’eau est le résultat d’un processus social coopératif. Un processus social fort doit précéder la construction de chaque structure afin de bâtir un «capital social». C’est un domaine où les résultats des agences gouvernementales sont littéralement inexistants et où les règlements gouvernementaux rigides jouent contre le principe même de mobilisation sociale. La mobilisation sociale signifie, d’abord, la prise de conscience et la confiance des personnes qui travaillent à la conservation de l’eau. Il est nécessaire de créer ensuite des institutions villageoises qui décideront où, quand et comment les structures de conservation de l’eau devront être construites, qui les construira, et quelle sera la contribution des villageois aux coûts des constructions. Une fois que la structure est construite, il est essentiel de décider comment les bénéfices - c’est-à-dire l’eau - seront partagés entre les villageois, spécialement durant les premières années lorsque l’eau est rare, et comment son utilisation sera réglementée. Toutes les composantes de la communauté - ceux qui ont de la terre, ceux qui sont sans terre PAS de capitalisme local....CONCEPTION CAPITALISTE DATANT DU MOYEN AGE et les groupes de femmes - devront tirer profit de l’exercice. Aussi des efforts devront-ils être faits pour s’assurer que les bénéfices vont à toutes les composantes de la communauté.

C’est pour cette raison que les travaux de conservation de l’eau fonctionnent mieux lorsqu’ils ils sont associés au développement d’un bassin versant. La nature même des structures de conservation de l’eau fait que ce sont d’abord ceux qui ont de la terre qui en tirent profit, laissant les personnes sans terre sans aucun bénéfice et donc étrangères à l’exercice. Le développement d’un bassin versant, qui permet d’améliorer à la fois la conservation de l’eau et des sols, et les productions herbacée sur les terres communales, profite ainsi grandement aux ménages sans terre. CONCEPTION CAPITALISTE DATANT DU MOYEN AGE De plus, le processus prolonge la vie et l’efficacité des structures au bénéfice de ceux qui ont des terres en réduisant le phénomène de sédimentation.

ARTICLE INTERESSANT MAIS PROCAPITALISTE ET INEGALITAIRE. LES TERRES APPARTIENNNENT A TOUS.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Jul 2008 à 20:43

 

Pour tout savoir (enfin, presque tout) sur le mouvement naxalite, lire

« Une étincelle peut mettre le feu à la plaine » : il y a quarante ans le mouvement naxalite est né au Bengale occidental 

Naxalbari, 25 mai 1967 : « Tonnerre de printemps »
par Fausto Giudice, 27 mai 2007

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&reference=2815

Le district de Darjeeling, dans le nord du Bengale occidental, aux confins de l’Inde et du Népal, est célèbre dans le monde entier pour ses plantations de thé. Pendant le « Raj » – l’époque de la domination britannique – Darjeeling était un haut lieu de villégiature pour les fonctionnaires impériaux et il l’est resté pour les classes supérieures de l’Inde indépendante. Mais depuis 1967, Darjeeling a acquis une tout autre signification, entrant dans le cycle de légendes révolutionnaires du continent indien.
Le 25 mai 1967, 20 000 hommes et femmes armés se soulèvent et prennent le contrôle de 2000 villages. Ces insurgés sont des paysans, des membres des groupes tribaux et des jeunes révolutionnaires venus de Calcutta. Leur armement est fait de bric et de broc : lances, armes et flèches, et quelques fusils récupérés sur l’ennemi : les policiers et les propriétaires fonciers.
Le soulèvement déclenche une panique bleue chez les propriétaires fonciers et dans les instances gouvernementales.
C’est que les insurgés s’en prennent aux causes mêmes de l’oppression et de l’exploitation des masses : ils occupent les terres dont ils été spoliés par les usuriers, brûlent les registres du cadastre, abrogent toutes les dettes hypothécaires, condamnent à mort des propriétaires fonciers oppressifs, constituent des milices armées et instaurent une administration parallèle dans les villages.
À Pékin, le Quotidien du peuple salue le 5 juin, dans un éditorial retentissant, le soulèvement de Naxalbari comme un « grondement de tonnerre de printemps ». La légende naxalite naît.
La zone de Naxalbari sera une « zone libérée » pendant trois mois. En juillet 1967, les forces de répression envoyées par le gouvernement (marxiste) du Bengale occidental et de New Delhi ont repris le contrôle de la zone, par la force des armes.
Mais l’étincelle de Naxalbari a mis le feu à la plaine, pour reprendre l’expression de Mao Tsé Toung. Le mouvement naxalite est né, et il se répand dans plusieurs États de l’Inde, du Nord au Sud. Le terme même de « naxalite » est entré dans le vocabulaire courant indien, pour désigner tout paysan rebelle, qu’il soit ou non maoïste.

Maoïstes

C’est que l’insurrection de Naxalbari avait été préparée et dirigée par des maoïstes. Ces militants étaient des dissidents du parti au pouvoir au Bengale occidental, le CPI(M) (Parti communiste indien (marxiste), lequel était né d’un courant dissident du CPI (Parti communiste indien), le plus vieux parti politique indien, fondé en 1925. Dès le début du conflit idéologique entre le parti communiste soviétique et le parti communiste chinois, des communistes aux quatre coins du monde s’étaient rangés sur les positions chinoises et s’étaient proclamés maoïstes. Le double reproche principal des maoïstes aux tenants de l’orthodoxie moscovite était celui-ci : les Soviétiques s’étaient engagés dans la « coexistence pacifique » avec l’impérialisme US et encourageaient les communistes du Tiers monde à collaborer avec les régimes issus des indépendances, prônant la « voie pacifique au socialisme », par le biais de la participation aux processus électoraux et du renoncement à la lutte armée.
Dès 1964, les sections du CPI (M) du district de Darjeeling, entrent en dissidence vis-à-vis de la direction de leur parti, qui est au pouvoir à Calcutta, et commencent à organiser un soulèvement  armé. Leur chef est Charu Mazumdar, né en 1918. Il est en désaccord avec la ligne de « collaboration de classe » prônée par la direction du parti, qui ne fait qu’appliquer les directives de Moscou, qui soutient le régime indien contre la Chine maoïste.
Dans les 3 années pendant lesquelles ils préparent l’insurrection, les maoïstes, renforcés par des jeunes militants intellectuels d’origine bourgeoise venus de Calcutta et des villes, trouvent un terrain très favorable parmi les masses rurales déshéritées. Il faut dire que celles-ci vivent dans des conditions épouvantables, exploitées par les propriétaires fonciers et les usuriers, qui leur prennent entre la moitié et les trois quarts de leurs récoltes et les poussent à la famine. Les conditions pour une révolution maoïste semblent donc réunies aux yeux de Mazumdar et de ses camarades. Ceux-ci s’emploient donc à appliquer les principes de Mao : pour faire la révolution, il faut organiser une guerre populaire prolongée et encercler les villes à partir des campagnes. « Une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine » : cette étincelle sera Naxalbari. Le projet de Mazumdar et de ses camarades était de faire du district de Darjeeling une nouvelle république de Yenan, cette zone libérée à partir de laquelle Mao avait lancé son armée paysanne à la conquête de la Chine. Leurs sources d’inspiration étaient à la fois nationales et étrangères : les soulèvements ruraux qui avaient éclaté dès le XVIIIème siècle dans toute l’Inde contre les occupants britanniques, la lutte armée menée par les communistes indiens dans le Telengana, dans le sud, à la fin des années 40, mais aussi la guerre menée par les communistes chinois, contre les occupants japonais d’abord puis contre le Kuomintang et enfin, bien sûr, la guerre alors menée par les Vietnamiens contre les envahisseurs US.

 

Les années 70

 

Suite à l’écrasement de l’insurrection de Naxalbari, le feu se répand dans les autres États de l’Union : Andhra Pradesh et Kerala dans le sud, Bihar dans l’est, Uttar Pradesh et Pendjab dans le nord. En avril 1969, les maoïstes créent le Parti communiste indien (marxiste-léniniste). Des soulèvements ont lieu dan plusieurs États.
En 1972, coup dur pour les Naxalites : Charu Mazumdar est arrêté dans la clandestinité à Calcutta et meurt dans un commissariat de police au terme de 12 jours de tortures. Sa disparition handicapera fortement le mouvement naxalite, qui ne saura plus trouver un chef charismatique capable d’unifier tous les courants, groupes et tendances. Mais les affrontements continuent.
En 1973, on compte 32 000 prisonniers politiques et sociaux qualifiés de naxalites dans les prisons indiennes, ce qui donne une petite idée de l’ampleur du mouvement de révolte qui agite les campagnes indiennes. Le 15 août 1974, 300 intellectuels du monde entier, parmi lesquels Noam Chomsky et Simone de Beauvoir, adressent une pétition à Indira Gandhi, dénonçant les violations massives des droits humains dans le traitement des naxalites. Amnesty international dénonce cette situation un mois plus tard. Indira Gandhi ne veut rien entendre. Le 26 juin 1975, elle décrète l’état d’urgence, qui impose la censure sur les informations concernant les protestations publiques.  Mais après les élections de 1977, qui voient naître une coalition entre le Congrès d’Indira Gandhi (censé être de gauche) et des partis de droite, les naxalites sont libérés. Ils peuvent ainsi organiser des rencontres et des débats. Ils ne parviennent pas à se mettre d’accord sur la tactique à adopter pour la poursuite de la lutte révolutionnaire. Ils se divisent donc entre deux grands courants : ceux qui reprennent le chemin de la « voie pacifique au socialisme » et décident de rentrer à nouveau dans le jeu électoral et ceux qui décident de poursuivre la lutte armée. Des zones de guérilla apparaissent en Orissa, dans le Maharashtra, le Chhattisgarh, le Jharkhand, le Madhya Pradesh et l’Uttar Pradesh. Leur base principale sont les plus démunis : paysans évincés de leurs terres et de leurs maisons par des projets industriels, tribus auxquelles est nié l’accès à leurs ressources traditionnelles dans les forêts, harcelés en permanence par la police et les milices privées, et privés d’équipements d’éducation et de santé dans des villages vastes et inaccessibles.
 

Où en sont les naxalites aujourd’hui ? L’exemple de Chhattisgarh

En août 2006, le magazine The Economist a publié un reportage sur l’État du Chhattisgarh, où il a visité, dans la forêt de Bastar, au sud de la capitale Raipur, un maquis tenu par le PCI(m) sous la direction de Ganesh Ueike , qui poursuit le combat « contre le féodalisme et l’impérialisme ». Ueike a expliqué à l’envoyé spécial du magazine que son groupe combat les projets du capital financier d’exploiter les richesses minérales de la forêt où il tient son maquis. Quelques heures avant la rencontre, plusieurs centaines de combattants avaient attaqué à Errabore un commissariat de police, une base paramilitaire et un camp de personnes déplacées, tuant plus de 30 personnes à la hache, ce que Ganesh Ueike, à en croire le reporter, appelle « des armes de basse technologie ». Cette bataille était la plus récente dans une longue guerre civile dans le district de Dantewada qui a provoqué 350 morts et le déplacement de 50 000 personnes dans des camps comme celui d’Errabore, dans cette région sous-développée à 9 heures de route de  la capitale Raipur.
Retranchés dans la forêt de Bastar, les naxalites contrôlent de fait un vaste territoire à cheval sur trois États, où une simple visite aux villages miséreux permet de tout comprendre. Ici, il y a bien une pompe à eau mais le puits est à sec. Il n’y a pas de routes, pas de canalisations, pas d’électricité ni de téléphone. Là, il y a bien un instituteur, mais pas d’école.
Il fait donc la classe en plein air.
On ne voit jamais aucun policier, aucun travailleur de santé, aucun fonctionnaire. Les trois quarts des 1220 villages de Dantewada sont habités par des tribus, 1,161 vllages n’ont aucune installation médicale, 214 n’ont pas d’école primaire. Le taux d’analphabétisme est de 29% pour les homes et de 14% pour les femmes.
En revanche, la zone a une ligne de chemin de fer, destinée au transport du minerai de fer exploité de la mine de Bailadilla, située à l’orée de la forêt, dont les déchets colorent, à la saison des pluies, la rivière en orange, rendant son eau imbuvable.
Les naxalites comblent donc un vide. Leurs comités gèrent les affaires des villages et apportent un soutien logistique aux combattants de la forêt. Ces derniers, issus principalement des groupes tribaux, combattent non seulement la police et les six bataillons paramilitaires déployés dans le district, mais leurs propres voisins.

La guerre contre-insurrectionnelle

C’est que, comme en Colombie et ailleurs, les classes dominantes répondent à la guerre révolutionnaire par la guerre contre-insurrectionnelle. Le principe de base de cette guerre spéciale, c’est qu’il faut couper le « poisson de l’eau » (selon Mao Tsé Toung : « La guérilla est le poisson, et le peuple est l’eau »). En 2005 est donc né Salwa Judum, “Chasseurs de paix”, une force paramilitaire de 5000 hommes qui font la chasse aux guérilleros et poussent la population locale à fuir leurs villages et à regagner des camps de regroupement, où elle est plus facile à contrôler et est empêchée de venir en aide aux guérilleros. Cette force paramilitaire est née d’une initiative “spontanée” de cueilleurs de feuilles de tendu patta, cette plante utilisée pour confectionner les bidis, les cigarettes roulées à la main, auxquels les naxalites avaient interdit de les cueillir. Mais elle a vite été récupérée et organisée par les autorités locales, qui l’ont entraînée et armée. Résultat : cette milice, présentée comme « pacifique » par son idéologue en chef, leader local du parti du Congrès, accumule les meurtres, les viols, les intimidations et les extorsions. Une partie des habitants regroupés de force dans les camps de regroupement, sont en colère. Lorsque le ministre de l’Intérieur du gouvernement de l’État est venu rendre visite au camp d’Errabore le lendemain de l’attaque naxalite, il a été reçu à coups de pierre et les habitants ont refusé les offres de compensation financières.
Le débat est donc intense entre les tenants de l’ordre sur la tactique à adopter face aux naxalites : guerre spéciale sous-traitée à des forces paramilitaires ou guerre contre-insurrectionnelle menée par les forces de sécurité officielles ?
En attendant, on pratique apparemment un mixte des deux.
2 000 policiers ont suivi les cours de l’École de formation au contre-terrorisme et à la guerre dans la jungle, qui a ouvert ses portes en 2005 à  Kanker. Le directeur, B.K. Ponwar, un brigadier de l’armée à la retraite –il était entré dans l’armée au moment de la guerre du Bengale en 1971 mais, dit-il, il a passé toute sa carrière à combattre les « terroristes » – veut enseigner aux policiers  “à combattre la guérilla comme un guérillero”. Les policiers apprennent donc à descendre d’hélicoptère le long d’une corde, à truffer un mannequin de balles, à faire le parcours du combattant, à étudier les techniques de survie comme la « cuisine de jungle » (« Tout d’abord, attrapez un cobra… »).
La sécurité étant du ressort de chaque État, il n’y a pas de politique nationale clairement définie sur la manière d’affronter les naxalites. Certains gouvernements d’États ont tenté d’engager des négociations, comme celui de l’Andhra Pradesh en 2004. Mais la tendance dominante semble bien être, en ces temps d’après le 11 septembre, d’intégrer la guerre contre le naxalisme dans la « guerre contre le terrorisme » lancée par Bush et à laquelle le gouvernement indien s’est rallié avec enthousiasme.

Un impact durable

Laissons les mots de la fin à Sumanta Banerjee, auteur de India’s Simmering Revolution: The Naxalite Uprising Londres, 1984) et de Thema Book of Naxalite Poetry, Calcutta (1987) :
«  Mais même si le mouvement (naxalite) décline et est supprimé, son idéologie continuera à menacer les pouvoirs dominants indiens tant que ceux-ci ne mettront pas un terme à la pauvreté galopante et à l’oppression sociale qui écrasent les Indiens pauvres. Leurs conditions de vie pitoyables sont un terreau fertile pour le renouvellement du naxalisme. Ce qui est particulier au naxalisme, ce n’est pas l’occupation physique et le contrôle administratif de territoires par ses chefs et partisans, mais sa popularité durable parmi les ruraux économiquement appauvris et socialement opprimés.
Force est de constater que Naxalbari était une ligne de partage dans l’histoire récente de l’Inde – dans plus d’un sens. Il a sensibilisé la société indienne aux efforts désespérés faits par les pauvres ruraux pour échapper aux conditions intolérables de l’oppression économique et de l’humiliation sociale. Il a servi de catalyseur au Bengale occidental (le lieu de naissance du mouvement) pour l’introduction de quelques réformes agraires limitées par le gouvernement du front de gauche de l’État. La plupart des tendances progressistes dans le militantisme social indien aujourd’hui (comme la croissance des organismes bénévoles travaillant parmi le sous-privilégiés et les dépossédés, ou le rôle des médias dans la dénonciation des atrocités contres les castes inférieures et les sans-terre, ou les actions de discrimination positive menées par des militants des droits humains en faveur de groupes sociaux dispersés) remontent indirectement aux questions soulevées par, ou associées au mouvement naxalite. Le naxalisme a laissé une empreinte indélébile sur la culture indienne moderne À part une riche moisson de poésies et de chansons composées par les participants et les sympathisants (à la fois urbains et ruraux), des travaux importants de fiction, de théâtre et des films ont été produits dans différentes langues indiennes, traitant directement du mouvement, ou l’ayant comme arrière-fond. Pour comprendre l’Inde d’aujourd’hui, il est essentiel d’écouter ces voix qui décrivent l’odyssée tortueuse d’un mouvement politique né des entrailles sanglantes des campagnes indiennes. » (Source
:
The Naxalite Movement in India).

 

 

Pour en savoir plus, visiter le blog http://naxalrevolution.blogspot.com
Source :

 

L’auteur est rédacteur de Basta ! Son portrait est l’oeuvre de son camarade de combat Ben Heine. Tous deux sont, cela va sans dire, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cet article est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de reproduction, à condition d’en respecter l’intégrité et d’en mentionner source et auteur.
URL de cet article :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=2815&lg=fr

 



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Vendredi 10 octobre  2008 pour le CEPRID, traduit par danielle Bleitrach pour http://socio13.wordpress.com/

L’année prochaine, au mois de mai, il va y avoir des élections générales en Inde, un pays de plus de mille millions d’habitants et qui vient de signer un accord nucléaire avec les Etats-unis qui le situe, sans équivoque, dans l’orbite occidentale. Une vieille apiration de l’oligarchie indienne qui dans les 19 dernières années s’est traduite par l’imposition de politiques néolibérales,  en démantelant peu à peu une économie jusqu’alors centralisée et en privatisant les secteurs principaux. En accord avec cette politique, et dans une tentative, pour renforcer cette avancée vers l’occidentalisme, l’Inde a noué des accords militaires avec Israël (ce qui a provoqué un essor de l’islamisme qui s’est traduit par des attentats dans toutes les villes du pays et par des attaques contre d’autres confessions religieuses, spécialement contre les chrétiens, dans des états comme Orissa) et est à l’étude la manière de “congeler” l’accord de construction d’un pipe-line de gaz avec l’Iran.


C’est, donc, une année  cruciale pour la gauche indienne, très forte et avec des  responsabilités de gouvernement dans des états comme le Bengale Occidental,le  Kerala,le  Minipur, le Tamil Nadu et dans le Tipura (l’ensemble recouvrant environ 220 millions d’Indien au total, presque le quart de la population du pays), tous gouvernés par le Front de la gauche sous l’hégémonie du du parti communiste de l’Inde (marxiste). Mais on assiste aussi en Inde à l’essor, de plus en plus fort, de l’insurrection naxalita (1* – Il est recommandé la lecture de l’article qui apparaît dans le lien de cette note pour connaître le processus révolutionnaire en Inde-), été à la tête par le Parti communiste de l’Inde (maoíste) et son bras armé, l’Armée Populaire Guérillera du Peuple. Il existe une autre organisation, de surcroît, une guerrilla impulsée par le Parti communiste Marxiste – léniniste la Guerre Populaire. Ces deux organisations ont lancé un appel au boycott des élections.
Les naxalites se sont convertis en un mouvement politique d’importance nationale. Ils agissent dans 14 (15 selon la carte du CADH) des 28 Etats de l’Inde (Chhattisgarh, Jharkhand, Uttar Pradesh, Asma, Uttaranchal, Kerala, Tamil Nadu, Bengala Occidental, Gujarat, Andhra Pradesh, Madhya Pradesh, Orissa, Maharashtra y Bihar) et ce qui, en chiffres,signifie que dans 182 districts sur un total de 602  dans lesquels est divisé administrativement le pays, ce sont les maoïstes qui contrôlent la situation(2). Il faut faire remarquer qu’en avril il était considéré ils étaient actifs dans 165 districts (170 comme du CADH), alors qu’aujourd’hui ils sont actifs dans 17 districts de plus ce qui indique clairement une  progression imparable qui à lieu non seulementdans les campagnes , mais qui commence à s’étendre aux villes, spécialement aux zones ouvrières et industrielles de Dheli, de Mumbai, de Raipur, de Pune et de Jammu en alternant les actions de propagande avec les militaires. Le gouvernement indien lui-même considérait qu’en un an entre 30% et 35% du territoire de l’Inde était passé sous le contrôle des naxalites(3), pourcentage qui serait encore majoré aujourd’hui.
Les succès révolutionnaires dans les campagnes sont indiscutables: ni la police, ni les fonctionnaires de l’Etat n’osent entrer dansBastar, une zone étendue de l’état de Chhattisgarh d’environ 100.000 kilomètres carrés (4), et ses actions contre les paramilitaires de Salwa Judum (qui se traduirait comme “Chasseurs de la paix”, armés par les propriétaires fonciers et le propre État qui leur offre, de plus, une solde) provoquent la démoralisation et la désertion de ces mercenaires aussitôt qu’un combat se produit tant ils subissent de pertes répétées. Le périodque “Indian Express” relatait d’une manière crue comment après une attaque maoísta qui a causé 55 morts à une force composée de policiers et de  paramilitaires en se faisant l’écho d’un rapport officielqui rapportait les événements : “la lâcheté, la désertion, la dépendance excessive des employés de police par rapport à la Police Spéciale Locale [les paramilitaires de Salwa Judum qui entrent dans la catégorie d'agents policiers ruraux], l’absence d’un entrainement approprié et la consommation de substances toxiques ont été la cause de l’assassinat des 19 policiers et des 39 PEL [Salwa Judum]”.Pour minimiser un peu l’effet de l’échec, le rapport notait que la dite attaque avait été effectuée par une force de “au moins 400 naxalites” (5). Bien que ce fut, jusqu’à cette date, l’attaque ayant le plus grand nombre de morts, constamment il y a des pertes parmi les policiers et paramilitaires, en incluant les commandos d’élite d’Andhra Pradesh, dénommé des “Lévriers”, qui a subi le juin, passé 38 pertes mortelles lors d’une attaque du bateau dans lequel ils s’apprétaient à réaliser une opération militaire contre un campement maosite. (6)
Les naxalites sont passés de la guerre de guérillas à celle-là de mouvements, avec une plus grande accumulation de forces et en suivant le schéma classique maoíste de “dix contre un, un contre dix” c’est-à-dire obliger les forces étatiques, que ce soit l’Armée ou la Police, à assumer une position défensive tactique – qui est facilement attaquable sur la base de la supériorité de forces – pour, grâce à ces coups militaires, les obliger à prendre par la suite une position défensive stratégique, ou bien, l’immobilité et la concentration de forces dans un seul un point pour défendre une ville ou un territoire. On peut affirmer que la guérilla naxalita met en oeuvre des brigades qui peuvent comprendre jusqu’à 300 combattants. Si l’on doit en croire  la presse indienne, les attaques contre des stations de police, des locaux des paramilitaires, des entreprises minières, des chemins de fer, des stations de télécommunications, des constructions électriques et, même, des assauts dans  les prisons – en décembre 2007 ils ont attaqué la prison de Raipur, la capitale de Chhattisgarth, en obtenant que 299 prisonniers puissent s’enfuir, avec parmi eux une centaine de guérilleros – sont le fait de groupes d’environ 40 à 150 combattants qui parfois atteignent même 400. Cependant, cela ne veut pas dire que les naxalites entretiennent de manière permanente de grandes formations guerrilleras, mais qu’elles se constituent en fonction de la stratégie.
Les données sont éclairantes : en 2007 les naxalitas ont réalisé 8.488 attaques contre des  établissements policiers dans 91 districts de 11 états, selon unrapport présenté par le Ministre de l’Intérieur Sriprakash Jaiswal, devant le parlement indien (Lok Shaba,Chambre du peuple) (7). Et la guérilla commence à chercher la complicité des policiers, elle leur lance des appels pour qu’ils rejoignent leurs rangs s’ils ne veulent pas continuer de subir leurs assauts militaires. Depuis un juin 2007, chaque fois qu’une attaque est réalisée contre un établissement policier les guerilleros laissent sur place des pamphlets où l’on peut lire “Tu luttes pour empêcher le soulévement du peuple, parce que ta vie est en jeu,  parce que le peuple celui que tu tues appartient à   ta propre classe. Lève-toi contre le système” (8). Il faut indiquer que l’Armée, en tant que telle n’est pas impliquée dans la lutte avec les guerilleros même si certaines de ses unités d’élite ont participé aux opérations sur le terrain contre la direction naxalite.
La situation est arrivée à un tel paroxysme  que le gouvernement qui déja considérait depuis un certain nombre d’années que l’insurrection maoïste comme le principal problème de l’Inde a décidé de mettre en marche un plan pour contenir l’avancée de la guerrilla: commencer un programme de développement des zones les plus pauvres de l’Inde, modernisation de la Police, création d’infrastructures routières qui servent aussi bien aux populations qu’à faciliter le transport rapide des forces de police et la création de six écoles de guerre, c’est-à-dire la formation d’unités antiguérrillas pour pouvoir attaquer et détruire les campements naxalites dans la jungle. L’idée du gouvernement est de créer quelques bataillons spéciaux pour la lutte contre la guerrilla qui comprendraient des effectifs de 14.000 soldats et sur plan il apparaît qu’avant la fin de l’année il devrait y en avoir a deux ou trois d’opérationnels (9). Actuellement, la Force Centrale de Réserve de la Police unie aux paramilitaires de Salwa Judum,  sont les principaux protagonistes de la lutte contre les maoístes : elle dispose de 201 bataillons, dont 32 sont déployés dans les zones où opèrent les naxalites (10) mais ils ont fait preuve d’une rare inefficacité et ils reçoivent à chaque fois avec plus de fréquence massive des coups sur le plan militaire, c’est pourquoi il a été décidé maintenant la création des bataillons antiguerrilla dans le style du tristement célèbre Batallón Atlacalt de El Salvador, qui a perpétré d’innombrables tueries dans les zones rurales de ce pays de l’Amérique centrale.
Le grand bond en avant
Jusqu’à maintenant la guérilla ne s’occupait pas des villes pour se concentrer sur le contrôle totaldes campagnes , en suivant la vieille stratégied’encercles les villes à partir des campagnes. La stratégie est de pénétrer dans les aires rurales, de se consolider dans celles-ci et, dès que les bases d’appui  peuvent être considérées comme sûres,  il s’agit établir des coordinations efficaces et effectives entre différentes cellules dans d’autres États. Cela a donné des résultats parfaitsau Nepal. De la même manière que leurs camarades Népalais, les maoïstes indiens respectent les fonctionnaires locaux- y compris les policiers- si le peuple considère qu’ils sont honnêtes et ne sont ni corrompus, ni représsifs. De la même manière ils respectent les entreprises qui sont installées sur leurs zones d’influence, mais les taxent d’un “impôt révolutionnaire”, qui oscille entre 15 et 20% de leurs bénéfices, avec lequel ils financent leurs activités. Mais au contraire, les naxalites sont implacables dans leur lutte contre les Zones Economiques Spéciales (ZEE) qui ont été créé par le gouvernement central, avec l’appui des gouvernements des Etats, pour établir des industries, y compris de métallurgie et de minerais, et qui sont en train de provoquer le déplacement de leurs foyuers de dizaines de milliers de ruraux, qui par conséquent sont en train de perdre leurs moyens d’existence.  L’énorme majorité des déplacés  sont des métayers sans terre, des artisans et petits commerçants, issues des communautés défavorisées de dalit  et adivasi et de minorités religieuses. (11).
Précisément le travail avec les dalits, les intouchables dans le système des castes et les parias en Inde , est au centre du travail politique de la guerrilla naxalite, selon les décision de son IX e Congrès , qui a eu lieu en janvier 2007.. Cette décision a été à l’origine de l’expansion de la guerilla dans toute l’Inde. Ce Congrès a décidé, de surcroît, comme axe central du travail politique et militaire l’extension de la guerre populaire à tout le pays, “l’appui aux luttes nationales contre l’expansionnisme indien” au Cachemire et Jammu, l’expansion du mouvement vers les villes pour avoir une présence dans les masses urbaines, appauvries, et la classe moyenne dans le but “d’obtenir un mouvement massif contre les politiques neoliberales” et, par conséquent, la lutte contre les Zones Économiques Spéciales qui ont été créées dans dernières années en Inde et quiont provoqué en conséquence, “la dislocation des petites industries et des commerçants, qui ont été poussés à la banqueroute par l’offensive massive des compagnies impérialistes transnationales et des importateurs-bureaucrates-bourgeois” et qui sont qualifiées de “enclaves néocoloniales” (12).
L’entrée dans les villes est “le grand bond en avant” des maoïstes indiens. On constate la présence de cellules naxalites dans les zones ouvrières et industrielles de Delhi, Mumbai, Raipur, Pune et Jammu. Bien que pour le moment l’activité principale soit la de propagande, dans quelques zones où le mouvement naxalite est spécialement fort des actions militaires sont déjà menées. C’est le cas de Nayararh, l’une de villes les plus importantes de l’état d’Orissa, où un commando naxalite a réalisé l’une de ses actions les plus audacieuses jusqu’au moment : le 16 février de cette année s’est produit l’assaut d’un commissariat de police et la réquisition de 1.069 armes qui se trouvaient dans cette caserne policière. Le gouvernement indien a donné seulement le chiffre mais pas les caractéristiques des armes capturées, ce qui indique que désormais la guerrilla a désormais en son pouvoir un matériel plus sophistiqué , comme cela a pu être constaté dans les dernières opérations militaires où des installations policières ont été bombardées avec mortiers de 80 millimètres et des lance-grenades sont utilisées pour l’attaque des convois de véhicules policiers et paramilitaires.
La pésence naxalite dans les cités et les centres industriels a apporté un daut qualitatif à la guerre populaire porlongée. Depuis la seconde moitié de 2007 les naxalites ont privilégiés leurs actions contre les Zones Économiques Spéciales dans une frange qui comprend les villes de Bhilai-Ranchi-Dhanbad-Calcutta, d’un côté, et de Mumbai-Pune-Surat-Ahmadabad de l’autre, dans le même temps où ils imposaient d’une manière inégale des blocus dans les zones où ils ont une force la plus grande comme c’est le cas dans les états de Jharkhand, d’Orissa, de Chhattisgarh et du BengaleOccidental et dans ceux où ils en ont moins comme en Haryana et dans le Punjab. Dans le  Bengale Occidental, un Etat gouverné par la gauche, la ZEE prévue a dûe être suspendue après une révolte populaire dans les campagnes, qui forte de l’appui maoíste, qu’elle a été étouffée par le sang et le feu. Ce fait a provoqué un discrédit terrible de la gauche traditionnelle, donc a été favorible  à l’insurrection naxalite qui a vu les paysans pauvres s’incorporer en massedans ses rangs. A ce sujet, ainsique d’autres semblables, il sera traité dans la deuxième partie  qui aborde la situation de la gauche indienne.
En Inde il y a en ce moment 40 ZEE en fontionnement et le gouvernement central a calculé que cette année 2008 elles atteidront un volume d’affaire supérieur aux 27.000 millions de dollars en biens, services et marchandises. Au total, le gouvernement a prévu d’approuver 339 ZEE et dit que cela fournira de l’emploi direct à 800.000 personnes. Les ZEE sont des aires qui, grave aux dégrévements discaux qui font que les entreprises ne payent aucun impôt, jouissent d’avantages fiscaux et économique pour favoriser la ,productivité et où peuvent être aboli la législation normale du pays en matière du droit du travail, du respect de l’environnement avec l’objectif d’attirer les investisseurs locaux et étrangers.
Le succès politique joint au militaire
Les succès militaires des révolutionnaires indiens sont accompagnés d’un succès politique démontrable dans les zones sous leur contrôle, où est réussi une effective amélioration du niveau de vie de la population, à la base rurale, et ils sont en situation d’offrir une alternative à la gauche traditionnelle et réformiste. Ce qui est en train de provoquer que certains secteurs des intellectuels indien voient avec plaisir et sympathie la guerrilla, comme c’est le cas de de Arundhati Roy, qui se refuse à qualifier leur lutte d’immorale ou terroriste. Ou comme le célèbre musicien Ravi Shankar, qui a déclaré publiquement que les maoïstes sont “admirables”.
Depuis que les naxalitas, ont commencé à réaliser un travail politique dans les villes, parmi les pauvres urbains, les habitants des quartiers marginaux et  la classe ouvrière organisée, et spécialement après le massacre de paysans ordonnée par le gouvernement du Bengale Occidental – gouverné par le Front de gauche sous l’hégémonie du Parti communiste de l’Inde (marxiste) – en mars 2007 quand ils s’opposaient à la ZEE prévue dans Nandigram, les voix pour que les dirigeants maoïstes prennent la tête d’un autre front de gauche en Inde, de caractère réellement révolutionnaire, s’élèvent avec toujours plus de force. Elles réclament “une nouvelle dynamique dans la propagande”, une plus grande attention aux “non initiés à la politique” et “une plus grande attention aux classes moyennes”.
Les maoístas sont encela, conscients que le progrès de leur guerre populaire prolongée dépend de la création d’une plate-forme culturelle et politiquement différente de celle qui a existé jusqu’à présent en Inde – et spécialement en ce qui concerne la séparation des castes, l’oppression féodale de la famille et des coutumes- et, surtout, loin des allées du pouvoir qu’affectionne tant la gauche traditionnelle.

LNotes:
(1)Alberto Cruz, “India, entre la euforia nuclear y la insurrección naxalita” http://www.nodo50.org/ceprid/spip.php?article267
(2)The Hindu, 23 de agosto de 2008.
(3)The Tribune, 7 de agosto de 2007.
(4)The Pioneer, 19 de agosto de 2008.
(5)Indian Express, 1 de septiembre de 2007.
(6)Asian Age, 29 de junio de 2008.
(7)Indian Times, 3 de diciembre de 2007.
(8)The Hindu, 13 de febrero de 2008.
(9)Asian Age, 17 de julio de 2008.
(10)Prensa Latina, 4 de febrero de 2008.
(11)Les dalit sont les intouchables dans le système de caste, les adivasi sont des peuples indigènes, et les minorités religieuses sont fondamentalement islamiques.
(12)Parti Comuniste de India (maoíste),février 2007.
Alberto Cruzest journaliste,politologue et écrivain, spécialement dans Relations Internationale.



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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Nov 2008 à 09:31

La gauche en Inde (II): jusqu'à la perte de l'identité

Alberto Cruz pour le CEPRID, traduit par danielle Bleitrach http:// socio13.wordpress.com/

 
L’Inde est un des rares pays au monde où aujourd’hui le terme “marxiste” est synonyme sans équivoque de gauche. Pas de “nouvelle gauche”, ni de “socialisme du XXI e siècle” ni d’euphémisme semblable qui ont tant de succès – sans entrer dans des considérations à propos de ce qui existe derrière les dites étiquettes- en Europe ou l’Amérique latine, pour prendre un exemple. En Inde tout le monde sait que les marxistes sont ceux qui pendant des années ont maintenu dressé le drapeau de la politique sociale, de la lutte contre les multinationales, de la défense à outrance du secteur public, de la réforme agraire, de l’éducation gratuite… … et ce depuis deux pôles  totalement opposés : le légal, représenté basiquement par le Parti communiste de l’Inde et le Parti communiste de l’Inde (marxiste), et la lutte armée, avec à sa tête  le Parti communiste de l’Inde (maoísta) et le Parti communiste Marxiste – léniniste de la Guerre Populaire.


La lutte armée est en essor et se développe dans 14 de 28 états de l’Inde, avec une implantation inégale de la guérilla mais qui s’est déjà converti en un phénomène de portée nationale (1) et ceci dû à trois facteurs:  l’unification des différentes organisations maoïstes, la crise économique et la détérioration de l’image de la gauche parlementaire pour ses pratiques politiques dans les quatre dernières années, spécialement à la suite de la répression d’un mouvement populaire contre l’installtion d’une Zone Economique Speciale dans la localité de Nandigram le 14 mars 2007.  Ce jour-là 14 paysans sont morts quand la police a réprimé leur manifestation , et c’était un mouvementen plein essor, depuis qu’en décembre 2006 le gouvernement avait annoncé son approbation de la ZEE.
Nandigram est situé au Bengale Occidental, un état qui  est gouverné par le Front de gauche, sous l’hégémonie du Parti communiste de l’Inde (marxiste) depuis 30 ans. Dans son périodique “une Démocratie populaire”, le PCI a justifié la répression en arguant qui c’étaient les  paysans qui avaient commencé les attaques contre les militants du PCI(m), en tuant certains d’entre eux, et en affrontant maintes fois  la police, alors  qu’ils  refusaient d’ accepter l’accord que le gouvernement du Bengale (2) leur proposait. Des mois plus tard, dans un rassemblement de masses dans le même lieu le premier ministre a accusé les maoístes d’être derrière les mobilisations paysannes réprimées en mars, il a défendu la ZEE comme ” un impératif du développement” et a dit à ses militants que la création de nouvelles industries n’allait pas affaiblir l’agriculture, un terrain sur lequel le PCI (m) a toujours été à l’avant-garde dela  lutte, mais qu’il allait désormais  consolider et agrandir (3).
Cependant, la répression de Nandigram commence à être considérée comme le début de la fin de la gauche parlementaire, telle qu’elle a été  connue jusqu’à présent. Les dalits, les intouchables dans le système indien de races, se sont retournés  vers les maoístes; les pauvres paysans aussi. Il faut se rappeler qu’en Inde quatre  cinquième de la population vit avec un peu plus d’un euro par jour. Et bien qu’ils soient peu nombreux, une partie significative des intellectuels réclame aux maoístes la formation d’un nouveau front, de caractère indubitablement révolutionnaire qui romprait avec l’inertie d’une gauche traditionnelle qui se trouve chaque fois plus prise dans des cas de corruption et qui assume avec une rapidité indécente les objectifs sociiaux -démocrates afin de conserver le pouvoir. La gauche indienne, indubitablement marxiste, qui a survécu et même a étendu son influence après l’écroulement de l’Union soviétique et a conservé pratiquement intact son capital moral et intellectuel, voit maintenant sérieusement abîmée sa crédibilité.
De l’avant-garde …
Il n’en a pas toujours été ainsi. Le PCI (m) dispose d’une longue tradition de gouvernement dans quelques états de l’Inde, du Bengale Occidental comme principal référant. Cet Etat de 80 millions d’habitants, a un gouvernement communiste depuis 1977- le PCI(m)a l’hégémonie sur le Front de gauche, qui compte avec un total de 235 députés sur les 294 de l’Assemblée du bengale Occidental, sur les 235 députés de la coalition 176 sont du PCI(m)- et il est considéré comme l’Etat modèle pour la gestion de gauche, ausi comme la lunette à travers laquelle doit être regardée la gauche parlementaire indienne.
Dans cet Etat, il y a eu une réforme agraire pour la première fois en Inde, avec une redistribution de la terre, avec redistribution de la terre en jachère et une plus grande protection de la possession de terre aux paysans, une carte de citoyenneté a été octroyée aux migrantes illégaux du Bangladesh et la participation populaire a été promue au travers de quelques institutions connues comme les panchayats qui ont pour mission de mettre en application et contrôler les problèmes de terres, entre autres. Il a été présent au côté des travailleurs, ruraux et urbains, des femmes et des marginaux dalits plus que dans tout autre Etat de l’Inde et a été expérimenté une croissance économique basée sur les petits producteurs dans lequel ceux-ci jouent un rôle important pour ne pas dire le plus important.
Il a aussi eu ses problèmes : le chômage, qui frappe toujours plus la population, la stagnation de l’alphabétisation et l’éducation et ce qui est plus significatif, l’augmentation des inégalités de l’accès à l’éducation entre les  homme ou les femme, suivant  que l’on appartient à l’une ou une autre classe sociale social (en fait il faudrait parler plutôt de caste) ou que l’on est originaire de telle ou telle région du Bengale. Cela a fait que malgré le fait que l’appui électoral à la tête de la gauche n’a pas cessé de croître jusqu’à 2006, les secteurs plus politisés de la population ont été commencés à voir la guérilla naxalita comme le référant  révolutionnaire. A côté du Bengale Occidental, le Front de gauche gouverne  quatre autresétats : Kerala, Tripura, Tamil Nadu et Manipur. Dans les deux premiers, le PCI(m) est la force dominante tandis que dans les deux autres il est minoritaire.
Ce fut au Kerala (32 millions d’habitants) où les communistes indiens formèrent pour la première fois un gouvernement en 1957 et ce d’une manière intermittente jusqu’à ce en 1966 ils ont réussi à recommencer à gagner dans les élections, la victoire s’est répétée répétant jusqu’àaujourd’hui, où ils  représentent 61 des 140 députés du Front de gauche, qui gouverne avec une majorité absolue. Leur principale réussite est l’éducation, en faisant de cet état le premier de l’Inde qui a les meilleurs performance d’éducation de tout le pays, tant dans le primaire comme dans le secondaire. Cela, uni au fait qu’il s’agit de  l’état indien avec le plus bas pourcentage de mortalité infantile, a fait du Kerala pratiquement une île dans l’Inde: c’est à peine s’il y a une industrie, puisque les capitalistes ont abandonné l’état devant la vigueur des syndicats, protégés par le gouvernement, et cela a fait que Kerala est aujourd’hui le paradigme de l’égalitarisme social : un salaire minimal décent, un système de distribution très efficient dans les magasins de toute espèce avec des articles aux prix subventionnés et une réforme agraire qui  a distribuée la propriété des grands propriétaires fonciers entre un million et demi de paysans locataires.

A ctuellement au Kerala le débat porte sur les Zones Economiques Spéciales que le gouvernement central  veut imposer à toute l’Inde. Le gouvernement admettra ” un certain degré d’industrialisation”, bien que il ne sache toujours pas de quel type etsi ce sera  à l’intérieur d’une ZEE ou non. De plus, comme s’il s’agissait d’un programme expérimental, il permet aux entreprises basées dans l’état, des critiques sur le caractère “excessif” de la lutte syndicale et des revendications permanentes des travailleurs, il les laisse importer une main-d’oeuvre d’autres états et ainsi échapper à ces ennuis syndicaux. Dans cet état le PCI (m) connait une importante lutte interne entre ceux qui sont partisans d’une politique économique plus “ouverte et libérale” comme le secrétaire général Pinarayi Vijayan,  et ceux qui considèrent  qu’il faut maintenir l’attitude traditionnelle d’appui principal aux agriculteurs, aux secteurs populaires et de manière spécifique aux adivasis (indígenes)  qui seraient les principales victimes de l’industrialisation..
L’autre état gouverné par le Front de gauche avec une majorité absolue est Tripura (3 ‘ 5 millions d’habitants). Le PCI (m) y dispose de 46 sièges sur les 60 de la coalition. Et il participe dans la minorité, commeil a été dit, au gouvernement du Front de gauches dans les  états de Tamil Nadu (65 millions d’habitants), où il a 9 députés sur  total des  264 qu’ a la coalition, et dans Manipur (2 ‘ 5 millions), bien qu’ici iln’ait pasde représentation parlementaire.
…à la perte d’identité


La gauche indienne a vécu  longtemps sur la crête de la vague. Tant qu’elle est apparue indispensable quand, dans les élections de 2004, elle  a obtenu son meilleur résultat électoral dans toute l’histoire de l’Inde, avec 60 siège dans le Lok Sabha (Chambre du Peuple) – 44 ont été obtenus par le PCI (m) et 10 par le Parti communiste de l’Inde – et cela lui a permis de négocier avec l’Alliance Progressiste Unie, formée par trois partis centristes ayant à leur tête le Congrès National de l’Inde (qui dispose de 145 sièges sur  un total  de 182 obtenus par la coalition), un programme minimal qui a permis à l’APU de former un  gouvernement a permis à l’APU en recevant l’appui extérieur c’est-à-dire sans aucune représentation dans le gouvernement, du Front de la  gauche .
Ce programme minimum n’était pas révolutionnaire, mais établissait un agenda social démocrate de grande portée: augmentation du budget public pour aider la population rurale pauvre, amélioration du rôle des femmes, approbation d’une loi sur les forêts, abolition du travail infantil, dérogation sur la loi antiterroriste et élaboration d’une autre plus juste,etc… En même temps, après avoir appuyé le gouvernement sans y participer le Front de gauche, a pu bloquer la privatisation des entreprises les plus rentables du secteur public, de télécommunications, d’aviation civile et l’entrée du capital financier spéculatif dans les fonds de pensions, pour  donner un exemple.
Dans la politique extérieure, le Front de gauche a accepté la position de l’UPA visant à améliorer la relation avec les EU “chaque fois que l’indépendance de l’Inde se maintenait  sur toutes les questions régionales et mondiales”, ce qui a permis que l’Inde n’envoie pas de troupes en irak en 2003, comme le demandaient les Etats-Unis, et se soient accordé sur  la construction d’un gazéoduc avec l’Iran au travers du Pakistan. Cependant, à la suite de Nandigram le gouvernement central indien a su à mettre à profit la perte de crédibilité de la gauche parlementaire pour s’échapper du programme minimal et pour lancer une offensive neoliberal sur le plan interne et sur le plan extérieur.
Mais le primordial  de l’histoire est aussi ce qui a déchaîné l’histoire de Nandigram: la création de 339 Zones Économiques Spéciales, grâce aux dégrèvements fiscaux qui font que les entreprises ne paient pas d’impôt, quces zones jouissent des avantages fiscaux et économiques pour favoriser la productivité et où on peut éluder la législation normale du pays en matière de travail,de  syndicat et d’environnement avec l’objectif d’attirer des investisseurs locaux et étrangers. En ce moment en Inde il y a déjà 40 ZEE en fonctionnement et la gauche parlementaire est clairement à la défensive sur ce terrain ou, comme dans le cas du bengale Occidental, en parlant des “impératifs du développement”.
En second lieu, l’histoire vient d’avant, de l’année 2006 pour être exact. Cette année là le gouvernement central indien a signé un accord Cadre de Défense avec les Etats-Unis en vertu duquel les deux pays passeraient un accord pour être alliés stratégiques et s’affronteraient directement à la Chine en rélisant des manoeuvres militaires conjointes, spécialement navales, en encerclant les routes maritimes utilisées par les Chinois. Si même le Front de Gauche s’est opposé à cet accord, , il n’a à aucune moment projeté de renverser le gouvernement qui était au pouvoir depuis seulement une année et il a simplement laissé faire.. A partir de là il s’est vautré dans la boue de l’approbation de l’accord nucléaire avec le gouvernement de l’APU en mettant à profit le désordre d’amples secteurs de la  gauche, spécialement chez  les intellectuels, à la suite de Nandigram.
Il n’est pas étonnant, par conséquent, que le PCI (m) consacre une grande partiede sa production théorique de ces derniers temps à critiquer les intellectuels qui ont critiqué, à leur tour, le parti quant à Nandigram. “Le phénomène de quelques intellectuels qui jusqu’à un hier étaient avec la gauche contre le fascisme commun et maintenant ils se sont retournés contre le parti requiert une analyse sérieuse”, a dit l’organe principal des communistes bengalis (4). Et il le fait avec un argument qui est familier en occident nous est familier: il accuse “la majorité” de ces intellectuels d’être anti-la gauche organisée” spécialement anti-communiste et, en particulier anti PCI (m) “de former une partie” des rangs des “sympathisants naxalites” et d’être entre autres choses des “populistes”.
Il y a un avant et une après Nandigram  pour la gauche parlementaire indienne.Rien ne sera pareil. .  D’une côté parce que la base traditionnelle des communiste indiens est en train de voir avec toujours plus de sympathie les naxalite; d’une autre côté, parce que l’intelligentzia indienne plaide ouvertement pour  la création d’un nouveau front de gauche révolutionnaire qui serait dirigé par las naxalites. Et s’il faut en croire les sondages, elles n’annoncent pas de temps  propices pour la gauche parlementaire indienne puisque sur les  60 sièges qu’elle détient actuellement elle n’en conserverait actuellement qu’entre 39 et 43 dans les élections générales de maide l’année prochaine. C’est peut-être pour cette raison, que le Front de gauche donne une impulsion à sa intervention publique, en annonçant une série de mobilisations contre la présence de bateaux américains dans des eaux indiennes pour la réalisation de manoeuvres conjointes, des manifestations totalement appuyées par les gouvernement où il a le pouvoir ( Le Bengale, Tripura et Kerala ont décrété une grève générale le 20 août en solidarité des travailleurs) les revendications, sont  principalement celles des travailleurs du secteur public, qui font grève contre les politiques neoliberales du gouvernement et contre la hausse des prix, ou bien en critiquant le gouvernement central sur son mépris du parlement (en une année le Lok Sabha re a été réuni réuni 35 jours) et pour avoir refusé de convoquer la chambre pour discuter d’une motion de confiance sur l’approbation de l’accord nucléaire avec les EU le mois de juillet passé.
En même temps, le front de gauche reste ouvert à la discussion avec d’autres formations politiques pour créer une “troisième force politique” capable d’entrer en compétition avec le pouvoir avec les centristes de la APU et avec les droites du Bharatiya Janata (138députés) qui leur permettrait sinon de  former de gouvernement, à tout le moins de négocier  d’égal à égal avec le triomphateur des élections.
Le Comité Central du PCI (m), réuni le 12 octobre passé dans Kolkata (la Calcutta ancienne, la capitale du Bengale Occidental) a décidé d’adopter une plate-forme électorale “large” avec l’objectif principal de battre l’APU pour son “alliance stratégique avec les EU et son choix de de politiques économiques antipopulaires” et au BJ  qui est un parti réactionnaire.
Pour cela il est disposé à élargir le Front de gauche à d’autres partis d’implation régionale et ethnique(5).En particulier, le Front de  gauche projette un rapprochement avec le parti de la Société Majoritaire, une formation qui s’est constitué comme le parti des dalit et qui n’a pas eu de scrupules  au moment de s’allier avec l’APU ou avec le BJ quand il a estimé que cela lui servait..
“L’histoire ne se meut pas au rythme de la justice”,  disent les promoteurs de cette stratégie quand est critiqué le fait que  cette alliance va se traduire par un affaiblissment des principes programmatiques de la gauche, et ils ajoutent qu’il s’agit de trouver une nouvelle manière de travailler avec ces partis pour forger une “société unie” autour d’une plate-forme de principes parce que, dans le cas contraire, “il serait suicidaire de maintenir une attitude sectaire” dans ces zones de l’Inde où les organisations de gauche sont faibles. Les élections de mai 2009 mettront en lumière l’efficacité de cette “troisième force” et si ce type de manoeuvres sert à la création d’une nouvelle dynamique politique en Inde à la marge, ou en face, des partis traditionnels. Les naxalites bénéficieront, dans n’importe quel cas, tant ue succès de cette formule comme de son échec.

Notes:
(1) Alberto Cruz, “La izquierda en India (I): la revolución naxalita” http://www.nodo50.org/ceprid/spip.php?article278; la traduction de cet article a été publié sur ce blog.
(2) Declaración del ministro principal, Buddhadeb Bhattacharya, en la Asamblea de Bengala Occidental el 15 de marzo de 2007.
(3) Democracia Popular, 30 de diciembre de 2007.
(4) Ganashakti, 17 de octubre de 2008.
(5) Resoluciones del Comité Central del PCI (m), 14 de octubre de 2008.
Alberto Cruz es periodista, politólogo y escritor especializado en Relaciones Internacionales.



Edité par T 34 - 15 Jul 2009 à 19:25
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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Feb 2009 à 14:37

L’influence Maoïste indienne s’étend

 

Les Maoïstes bien armés développent rapidement leur insurrection en Inde, en prenant le gouvernement au dépourvu en se faisant la voix des pauvres et des indigents, rapportent les fonctionnaires et les experts.

 

Les rebelles ont 22 000 combattants et se sont étendus à plus de 180 des 630 districts du pays alors qu’ils en avaient juste 56 en 2001, selon le gouvernement et un nouveau rapport diffusé cette semaine par l’Institut pour la Gestion du Conflit (IFCM), de New Delhi ‘Un groupe de réflexion’.

 

“La menaces pour la sécurité sont en train de changer et elle est plus grande qu’auparavant car le nombre de régions sous leur commandement est plus grand que jamais. Ce n’est pas du tout un bon signe” à déclaré à Reuters B.K. Ponwar, chef du the Counter Terrorism and Jungle Warfare College in India

 

“Nous devons nous pencher sur le dossier  Maoïstes, ou dans deux ans la situation nous échappera.”

 

Le premier ministre Manmohan Singh a décrit l’élévation maoïste en tant qu’une des menaces les plus graves pour la sécurité intérieure de l’Inde, et l’insurrection se prépare à être une des questions principales aux élections générales de Mai.

 

L’opposition principale Bharatiya Janata Party dit le parti du Congrès dirigeant n’a pas de stratégie pour contrer les  Maoïstes et que la police n’est pas suffisamment équipée

 

DES REBELLES BIEN EQUIPES

 

La police est les services de renseignements disent que les Maoïstes recrutent maintenant des centaines de villageois pour renforcer leurs rangs et qu’ils  sont munis d’armes automatiques, de lance roquettes, de mines et d’explosifs.

 

Les rebelles disent qu’ils luttent pour les droits des fermiers et des pauvres qui sont la majorité des 1.1 milliards d’habitants de l’Inde.

 

Ils attaquent régulièrement des lignes de chemin de fers, avec l’intention de perturbé l’activité économique sur un territoire étendu

 

Les services de renseignement de la police de l’Inde dit que les Maoïstes font sentir leur présence dans 22 des 29 états du pays.

 

La semaine dernière, les rebelles ont lancé des attaques dans les régions auparavant épargnés par les combats. Dans l’état de l’Ouest de Maharashtra, les rebelles ont tué 15 policiers, pendant que dans le district Nawada de Bihar ils ont tué 10 policiers.

 

Plus de 1 000 cas d’attaques Maoïstes ont été enregistrés l’année dernière dans lesquelles plus de  200 policiers ont été tué.

 

“Les rebelles ont maintenant la capacité de lancer des attaques simultanées et ils ont la puissance de feu. Mais le gouvernement indien ne semble pas avoir la capacité de les neutraliser,” à déclaré Ajai Sahni de l’Institut pour la Gestion du Conflitt.

 

Les efforts de la police sont entravés par le manque de personnel et aussi d’armes ainsi que d’une faible coordination entre les états, cela signifie que les rebelles peuvent échapper aux poursuites en traversant les frontières des Etats.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Feb 2009 à 00:54
 
Une enquête récente a démontré que 74 femmes font des environ 290 Maoïstes de la base opérant dans la région de l’Etat la plus touchée de l’etat.

 

Les femmes ne sont pas seulement dans les rangs. Les femmes comptent également trois membres au comité de division, neuf commandants, trois commandants de région et deux commandants adjoints. En fait, la statistique montre que les hommes sont devancés en nombre par les femmes dans les postes de commandements et cadres de la direction.

.

Deux femmes membres de comité de division (Narmada et Tarakka alias Vimla SIDAM) opèrent dans la zone  sud Gadchiroli  tandis que l’autre (Sujanakka) au nord.

« Narmada même si elle a perdu sa force physique à cause de son âge, est encore une stratège solide à cause de son expérience dans le mouvement et sa connaissance de la topographie,”.

 

Environ 57 autres femmes forment la force de soutien. On spécule énormément sur le rôle des femmes dans  l’attaque Maoïste la plus mortelle pour l’Etat qui à Markegaon le 01/02 à coûté la vie à 15 policiers.

 

Parmi les attaques Maoïstes récentes, on suppose que Jyoti, le commandant de Tippagarh Dalam et épouse du membre du comité de zone spéciale de Dandakaranya Diwakar, a fait partie de l’équipe qui a anéanti 15 agents de police dans Markegaon récemment.

 

Les femmes sont aussi des commandants de l’intérieur comme Perimilli (Vijayakka), Chatgaon (Ranita), Kasansur (Dhani) et Surjagarh (aliase Ranjita Ramko Rushi Hichhami), Korchi (alias Sujata Kanta Tekandi), Darekasa (Alida) et Malanjkhand (aliasde Saguna Jamuna).

 

Deux femmes (Girija et Batte) sont connues pour contrôlent deux compagnies de l’intérieur comme commandants de sections. L’un des poste de la sous-section est tenue par une autre femme : (Watti).

 

“Ces femmes doivent contrôler tant les dalams que les sections ensemble. Quelques-une comme Dhani sont aussi membres du comité de région (ACM),” a dit une source. Une autre, Aruna contrôle la Section de l’intérieur (No1) en tant que commandant de section  tandis que  Rajita alias Sukri Madavi Bheladi, une autre ACM, est responsable de Kurkheda-Khobramend un dalam. Ramko alias Narote, qui est aussi une ACM, est le commandant de Bhamragarh-Gatta dalam.

 

Bien qu’il y ait quelques cadres pointus parmi les femmes qui ont tracé leur chemin par la lutte pure, la plupart d’entre elles ont obtenu la maîtrise simplement pour avoir un diplôme élevé.

Inde : la guérilla maoïste fait exploser des bâtiments du gouvernement

(Inde, Ranchi, 28/02/09)
La guérilla maoïste à un fait exploser un bâtiment du gouvernement local de Jharkhand.
Une trentaine de d’activistes du Parti Communiste d’Inde-Maoïste (CPI-M) ont fait sauté Vendredi soir, le bâtiment dans Mahdand village du district de Palamau à environ 190Km d’ici (Ranchi), et ce avec l’aide de détonateurs…
 
Les bâtiments du gouvernement local, sont utilisés pour les réunions des « représentants » réactionnaire
 
Les rebelles maoïstes ont aussi fait exploser un bâtiment gouvernemental dans le district de Lathear
 
Le CPI-Maoïste à appelé à une grève Samedi dans Bihar, Jharkhand et Orissa pour protester contre l’arrestation de quatre membres de leur Comité Central. La grève à affecté la vie dans les zones rurales de l’Etat..
 
De plus des explosions ont eu lieu à travers tout l’Etat, ce qui a eu pour effet que les forces réactionnaires n’ont pu entrer dans la zone rouge..


Edité par T 34 - 02 Mar 2009 à 23:18
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Mar 2009 à 20:34
 
Les maoïstes de Bihar appellent au boycott des élections des élections générales prévues en Avril, et ils ont décider d’intensifier leur lutte est-il dit dans une déclaration publiée mercredi.
« nous avons conseiller aux gens de boycotter les élections générales en 2009, pour renforcer notre lutte pour eux » a dit le porte-parole maoïste Gopal dans ce communiqué.
Il a déclaré que l’appel avait été lancé par le Bihar-Jharkhand- north Chattishgarh comité de zone spéciale du Parti Communiste Maoïste de l’Inde (CPI-Maoist) .
Les maoïstes ont mis en garde les entrepreneurs et les…. Qui jouent un rôle crucial dans les élections, de s’en tenir éloigner.
Le CPI-M a demandé à ses cadres d’obtenir un soutien populaire pour le boycott de ces élections.. Il a déclaré que le gouvernement central déploiera des forces paramilitaires en grand nombres pour réprimer l’appel au boycott. “Mais nous lui donnerons une réponse appropriée cette fois,” a dit Gopal
 

(source : Soitu.es 18/03/09)

Au moins 14 guérilleros maoïstes ont été tués aujourd’hui dans un affrontement avec la police dans l’est de la région indienne de Chattisgarh, a indiqué une source policière.L’incident a eu lieu dans le district de Bijapur le conflit et les autorités ont recueillis les corps des rebelles ainsi que plusieurs fusils AK-47, selon l’agence indienne IANS.

A l’opération ont participées les forces de la régions de l’Andhra Pradesh et le Chattisgarh, district frontalier ou se sont produit les combats.

Le mouvement maoïste est présent dans au moins 12 régions du pays, en particulier dans une zone de 100.000 mètres carrés, qui s’étend du nord au sud, l’est de l’Inde.

Les maoïstes en Inde sont appelés “Naxalites” il ont pris leur suite à une rébellion en 1967 dans le village de Naxalbari Bengali dans l’est de l’Inde.



Edité par T 34 - 22 Mar 2009 à 17:36
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Apr 2009 à 18:57
 
HYDERABAD: La brusque poussée de l’activité maoïste dans des États limitrophes au cours des derniers jours a sonné l’alarme pour l’Andhra Pradesh, la police, qui a tiré la sonnette d’alerte, en particulier sur les frontières inter-Etat.

Les maoïstes ont tué 16 policiers, dont 14 hommes de la Force de police de réserve centrale (CRPF), dans trois incidents a Chhattisgarh et Jharkhand, depuis vendredi. Deux agents sont morts sur une mine à pression dynamité par les maoïstes contre une partie de la route de la National Highway dans Bijapur district of Chhattisgarh Dimanche, alors que 14 CRPF ont été tués dans des embuscades dans les environs du poste de police de Chintaguppa de Dantewada district de Chhattisgarh et du Khunti district of Jharkhand Vendredi et Samedi, respectivement.
Les dirigeants de l’Andhra Pradesh, la police, pensent que ces incidents font partie de Tactical Counter Offensive Campaign (TCOC) des maoïstes .
Les maoïstes ont essayé de synchroniser TCOC avec la campagne électorale en s’attaquant à des objectifs politiques. Le TCOC était généralement réalisée deux fois par an, en Décembre - Janvier et Mai - Juin, en se concentrant sur les attaques contre l’ennemi, en particulier la police. Outre la mort de 16 policiers, les maoïstes ont déclenché une mine visant les convois du surintendant de la police de Bijapur, Ankit Garg, dans le Chhattisgarh, le 6 avril.
L’incident qui s’est produit à peine neuf kilomètres du district des quartiers-généraux a abouti à la mort d’un autre agent
Les maoïstes ont aussi abattu, le jour précédent, quatre agents en civil dans la forêt de Gadchiroli au Maharashtra et on pris de l’argent de Rs 1 crore dans un fourgons de SBI Malkangiri et Chitrakonda dans Orissa..

BHUBANESWAR : Sept gardiens CISF ont été tués dans une fusillade à la suite d’une audacieuse attaque par les maoïstes sur un arsenal bien gardé et sur la mine de bauxite NALCO dans Orissa’s Koraput district, à déclaré la police.

Avant de fuir, les environ 200 maoïstes lourdement armés, dont quelques femmes, ont pillé l’arsenal du CISF arsenal dans la zone d’exploitation minière qui contient d’énormes quantités d’armes sophistiquées et de munitions ainsi que d’explosifs.
Dix gardiens de CISF posté en haut de la mine de bauxite dans la zone Damanjodi ont été tués dans la fusillade qui a continuée toute la matinée après que l’attaque ait commencé la veille au soir.

L’attaque bien planifiée, apparemment destinées à perturber le scrutin à venir et de piller les explosifs, a eu lieu peu de temps après 9.30 heures la nuit dernière dans la plus grande mine de bauxite d’Asie.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Apr 2009 à 21:19
 
(source : ADN.ES 15/04/09)

Un groupe d’environ cent guérilleros supposés maoïstes ont attaqué aujourd’hui un campement des forces de sécurité dans la région indienne septentrionale de Bihar, qui avait mis en place pour garantir la sécurité des élections législatifves qui commencent demain dans le pays.

 

Selon des sources policièrees, citées par les agences indiennes, une centaine d’hommes armés ont lancé quelques projectiles au environ de 01.00h locale (19.30 GMT mardi) contre le détachement situé dans le district de Rohtas.

Bilan de l’attaque, un membre des forces de sécurité semble être blessé et s’est une fusillade a eu lieu pendant quelques heures.

“Les maoïstes ont utilisé trois lance-missiles. Deux ont atteints leur objectif et l’un des projectiles a atteint un mur”, a expliqué à l’agence IANS un policier.

Le campement des forces de sécurité avait été mis en place à l’occasion des élections indiennes, qui commenceront demain et qui se dérouleront en cinq phases.

Des hélicoptères militaires survolent la zone pour trouver les attaquants.

Dimanche dernier, dix des agents de sécurité et quatre supposés maoïstes ont perdu la vie au cours d’une attaque contre une mine et une caserne de police dans l’état indien oriental d’Orissa, où le groupe de guerilleros maoïste reste très actif.

Ces derniers jours, les insurgés ont intensifié leurs actions, ils ont rendu publique leur intention de boycotter les élections […]

Les guérilleros maoïstes, connus en Inde sous le nom de naxalites après qu’en 1967 ils aient joué le rôle principal dans une révolte contre les forces de sécurité dans le village bengali de Naxalbari, réclament un État communiste dans le centre l’est du pays.


Inde : premier jour des élections..et les maoïstes intensifient leur action




Edité par T 34 - 19 Apr 2009 à 01:15
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Apr 2009 à 20:50
 
17 avril 2009

Les rapports sur la façon dont les attaques se sont déroulées Jeudi a que les maoïstes ont de loin la meilleure puissance de feu et une formation militaire supérieure contrairement à ce que l’on pensait jusqu’à présent.

• Les rebelles ont utilisé une milice de gens bien formés qui comprend les jeunes de la forêt et des districts frontaliers pour l’attaque de jeudi.

• Les forces de sécurité n’avaient pas suffisamment de temps pour changer la tactique employée avec succès en Novembre et a ainsi perdu face à larébellion.

Pourtant, pour se remettre de la spectaculaire des attaques lancées par les maoïstes au cours de la première phase du scrutin, les agences de sécurité ont identifié deux principales raisons de l’échec.

La plupart des attentats de jeudi ont montré que les maoïstes ont de loin une formation militaire supérieure et une puissance de feu supérieure a celle estimée que jusqu’à présent, ont déclarés les hauts fonctionnaires de police et des renseignements des différents Etats frappés par le maoïstes vendredi.

La seconde raison est que les maoïstes ont minutieusement étudié les forces de sécurité * et leurs tactiques au cours de l’élection de l’Assemblée Novembre 2008 au Chhattisgarh (qui est largement considérée comme un prodigieux succès pour les forces de sécurité) et ont été mieux préparés pour être capables de frapper avec précision, minutie et une plus grande intensité causant des pertes catastrophiques.

* Ca me rapelle cette caricature :
 
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Les Naxalistes demandent des informations sur le coût total d'un lancement de satellite ... pour traquer les forces de sécurités.


Edité par T 34 - 20 Apr 2009 à 20:59
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Apr 2009 à 16:45
 
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE AMNESTY INTERNATIONAL

Les autorités indiennes doivent libérer immédiatement et sans condition Binayak Sen, défenseur des droits humains et l’un des premiers à avoir travaillé pour rendre les soins de santé accessibles aux communautés marginalisées, qui dépérit en prison depuis deux ans, a déclaré Amnesty International ce jeudi 23 avril.

Binayak Sen, cinquante-neuf ans, a été arrêté le 14 mai 2007 ; accusé d’avoir encouragé la violence maoïste armée, il comparaît devant la justice ; son procès doit reprendre le 24 avril 2009. S’il était reconnu coupable, il pourrait être condamné à la réclusion à perpétuité.

Amnesty International pense que les accusations portées contre Binayak Sen et les éléments de preuve à charge contre lui sont sans fondement et obéissent à des motivations politiques.

« L’emprisonnement prolongé de Binayak Sen illustre de manière frappante la façon dont les autorités indiennes se servent des lois relatives à la sécurité pour cibler des militants, a déclaré Madhu Malhotra, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International. Ces lois définissent en termes vagues et très généraux ce que sont les« activités illégales », ce qui ouvre la porte à tous les abus. Défendre pacifiquement les droits humains ne devrait en aucune circonstance être qualifié d’ « activité illégale ».

La législation en matière de sécurité permet au gouvernement d’arrêter arbitrairement et de placer en détention des personnes, ou de les sanctionner pour des infractions qui ne sont pas clairement définies, en violation du principe de certitude en droit pénal, figurant à l’article 15 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel l’Inde est État partie.

Binayak Sen a été maintenu en détention pendant sept mois sans inculpation ; la liberté sous caution lui a été refusée et il a été détenu au secret. De nombreux chefs d’accusation pesant contre lui s’appuient sur des lois ne respectant pas les normes internationales. Les ajournements répétés du procès de Binayak Sen ont également fait planer des doutes sérieux sur l’équité de ce procès.

D’après les informations dont dispose Amnesty International, les rencontres de Binayak Sen avec des dirigeants maoïstes emprisonnés (sur lesquelles reposent certaines des accusations contre lui) se limitaient à un cadre professionnel légitime ; il s’y rendait en tant que médecin et défenseur des droits humains autorisé par les autorités pénitentiaires.

Avant son arrestation, Binayak Sen avait critiqué l’adoption par les autorités de la loi spéciale sur la sécurité publique de Chhattisgarh – la CSPA. Il avait également attiré l’attention sur les homicides illégaux d’adivasis (communautés indigènes) dans lesquels auraient été impliqués la police et Salwa Judum, une milice privée généralement considérée comme soutenue par les autorités de l’État pour combattre la guérilla du Parti communiste indien (maoïste). Aucune enquête effective et impartiale n’a été menée à ce jour sur ces homicides illégaux par les autorités de l’État.

Ilina Sen, épouse de Binayak Sen, qui lui rend régulièrement visite en prison, a déclaré à Amnesty International que son époux souffrait de douleurs thoraciques récurrentes et avait besoin de soins médicaux spécialisé mais le gouvernement de l’État a rejeté la demande de transfert de Binayak Sen vers un hôpital en dehors de Raipur.

Amnesty International appelle les autorités indiennes à :

libérer Binayak Sen immédiatement sans condition ;

faire en sorte que Binayak Sen puisse bénéficier de soins médicaux correspondant à son choix pendant son incarcération ;

veiller à ce que les quelque 50 prisonniers de Chhattisgarh inculpés au titre des lois relatives à la sécurité soient jugés dans les meilleurs délais lors de procès équitables ;

prendre des mesures effectives visant à assurer le respect et la protection des droits des défenseurs des droits humains, conformément à la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits humains. Cela implique notamment de veiller à ce qu’ils soient protégés de toute détention arbitraire, entrave dans leur action ou autre mesure de harcèlement dans le cadre de l’exercice légitime de leurs droits fondamentaux.

free_binayak_sen

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  Citer Jef. Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 May 2009 à 17:13

Le Congrès, grand vainqueur des élections indiennes

La coalition menée par le Parti du Congrès arrive largement en tête face à la droite hindouiste.
 
« King Cong ! » affiche en une le quotidien Asian Age, faisant un jeu de mots avec le nom du Parti du Congrès, dont la nette victoire annoncée samedi, à l’issue d’un mois de marathon électoral, a créé la surprise. Les résultats partiels et les projections de la commission électorale pour les 543 sièges de l’Assemblée accordent 262 députés à l’Alliance unie et progressiste (UPA) conduite par le Parti du Congrès (centre gauche, laïc) contre 160-165 à l’Alliance nationale et démocratique (NDA) menée par le Parti du peuple indien (Bharatiya Janata Party, BJP, droite hindoue). À lui seul, le Parti du Congrès a emporté 200 sièges, sa meilleure performance depuis 1991.

le parti de gandhi : des scores exceptionnels

Si l’UPA n’atteint pas encore la majorité absolue de 272 sièges, cette victoire plus nette que prévu avec seulement quelques sièges manquants, ouvre plus facilement la voie à des négociations avec des partis régionaux pour aboutir à la formation d’une coalition solide et durable.

Le fort mandat octroyé au Congrès est la preuve que « le peuple indien ne voulait rien qui le divise en ces temps d’incertitudes », estime l’ensemble de la presse indienne. Il représente « le rejet d’une politique fondée sur les castes et les religions », commente-t-elle à l’instar de Rahul Gandhi, trente-huit ans, généralement présenté comme un futur dirigeant d’un pays constitué aux deux tiers de personnes de moins de trente-cinq ans. Pour le moment ce sera à Manmohan Singh, premier ministre sortant, de reprendre son poste.

Le parti de Sonia Gandhi a enregistré des scores exceptionnels à Delhi, où il a remporté les sept sièges de l’État, ainsi que dans l’Haryana, au Punjab, au Maharashtra et dans l’Uttarkhand. Mais il a aussi largement conforté ses positions dans les États du Kerala et du Bengale Occidental, dirigés par les communistes et leurs alliés.

Le Troisième Front, qui représentait une coalition alternative aux deux grandes alliances, UPA et NDA, n’a pas résisté à la percée du Congrès. « Le Parti communiste marxiste (PCI-M) et les formations de gauche alliées ont subi un sérieux revers », a déploré Prakash Karat, son secrétaire général.

L’ensemble du Front de gauche ne remporte que 25 sièges contre 60 en 2004. À l’époque, il avait apporté un soutien parlementaire à l’UPA en échange d’un plan de relance social. Mais l’accord avait éclaté en juillet dernier, la gauche s’opposant au traité signé par New Delhi avec les États-Unis sur le nucléaire civil. La bonne performance de l’UPA fait en sorte que l’ appui parlementaire du Front de Gauche n’est plus utile désormais à la formation d’un gouvernement. Ce retrait, qui a un temps menacé la survie de la coalition au pouvoir de Manmohan Singh, est peut-être l’une des causes d’un vote plus tranché pour créer les conditions d’une plus grande stabilité gouvernementale.

Autre grande déçue du scrutin, la présidente du Parti de la société dalit (BSP), Mayawati Kumari, chef du gouvernement de l’Uttar Pradesh, l’État indien le plus peuplé. Soutenue par le Troisième Front, elle ambitionnait un destin national au poste de premier ministre. Mais, là aussi le BSP a été confronté aux bons résultats du Congrès et ne recueille qu’une vingtaine d’élus sur la moitié attendue. Selon Praveen Rain, du Centre pour l’étude des sociétés en développement, le BSP a dû faire face à l’érosion du vote des dalits (les basses castes de la société hindoue), qui ont reporté leurs voix vers d’autres formations politiques laïques et notamment le Congrès . Il en est de même pour les musulmans qui, face au danger que représente la montée de l’extrême droite hindouiste, se sont tournés vers le parti de Nehru perçu comme traditionnel rempart du sécularisme indien.

le parti de droite hindouiste a fait une sérieuse erreur

Et c’est peut-être là l’explication centrale de la lourde défaite du parti de la droite hindouiste, le BJP, dont la campagne électorale avait largement utilisé le thème de la « menace terroriste islamique » après les attaques contre Bombay, un argument tourné contre la communauté musulmane indienne. Ce qui fait dire à un haut dirigeant du BJP, Chandan Mitra, dans une interview au Times of India, que son parti a commis « la sérieuse erreur de mettre en avant Narendra Modi en milieu de campagne ». Modi, premier ministre de l’État du Gujarat, est accusé, avec 64 membres de son gouvernement, d’avoir encouragé les émeutes meurtrières contre la minorité musulmane du Gujarat en 2002. Au début du mois, la cour suprême indienne a ordonné l’ouverture d’une enquête afin de déterminer leur rôle dans les massacres. Le verdict des urnes a peut-être déjà donné sa réponse.

Dominique Bari

Le pays des inégalités criantes

La victoire du parti au pouvoir intervient alors que 240 millions d’Indiens continuent de vivre avec moins d’un euro par jour.

Le Parti du Congrès échappe largement au vote sanction, et ce, alors que l’économie indienne connaît un tassement important, conséquence de la récession mondiale. Le taux de croissance prévu pour 2009 (5 %) est largement inférieur à celui des années précédentes (entre 8 et 9 %). L’Inde reste le pays d’inégalités criantes, 240 millions d’Indiens vivant avec moins d’un euro par jour.

Depuis les années 1990, l’Inde a amorcé un tournant libéral. Alors ministre de l’Économie, Manmohan Singh a été l’initiateur de l’ouverture. La politique suivie depuis 2004 par son gouvernement a accéléré la libéralisation économique et les privatisations. Les confrontations ont alors été rudes avec les forces sociales et les partis de gauche qui le soutenaient au Parlement. Une de ses réalisations a été d’introduire un programme social pour les campagnes, notamment la garantie de cent jours de travail en milieu rural. Mais la situation de la petite paysannerie indienne reste dramatique. Environ 30 % des agriculteurs exploitent des terres qui ne dépassent pas la superficie de 0,8 hectare par foyer. La moitié des villages n’est reliée à aucune route et 45 % des foyers ruraux n’ont pas accès à l’électricité. 12 % des revenus ruraux proviennent des villes ou de l’étranger, et la crise, qui a fait rentrer des milliers d’ouvriers indiens employés dans les chantiers de construction des pays du Golfe, a aggravé la précarité dans les zones rurales. Depuis deux ans, les conflits entre dirigeants, entreprises et fermiers se multiplient en Inde. Le suicide des agriculteurs est un problème récurrent. En 2007, ils seraient près de 17 000 à avoir mis fin à leurs jours, selon le quotidien The Hindu.

D. B.



Edité par Jef. - 19 May 2009 à 17:23
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 May 2009 à 23:34

INDE : Vivre avec deux dollars par jour

(source : http://www.slate.fr/story/5535/vivre-avec-deux-dollars-par-jour 20/05/09)

Les deux-tiers des Indiens vivent avec moins de 2 dollars par jour et ne sont pas considérés comme pauvres par leur gouvernement.

 
En Inde, jusqu’où iriez-vous avec deux dollars? Pas très loin à Bombay, mais dans les villages, c’est assez pour vivre. Ceux qui arrivent à s’en sortir avec moins de 2 dollars ne sont d’ailleurs pas qualifiés de pauvres, selon la propre définition du gouvernement indien. (Le seuil national de pauvreté est fixé à un peu moins d’un dollar par jour et concerne 27% de la population). Le chiffre, provenant d’un standard développé par la Banque Mondialeservant à mesurer le développement global, ne dit pas grand chose sur les conditions de vie d’un individu donné dans un lieu donné.

L’Inde, comme les États-Unis, utilise une approche par «panier de biens de consommation courante» pour définir le seuil de pauvreté. Le coût d’un régime alimentaire adéquat et minimum est multiplié par une somme donnée afin d’évaluer le prix de la nourriture et autres produits nécessaires. (Les États-Unis multiplient par trois, parce que la famille américaine moyenne dépense le tiers de ses revenus, après impôts, en alimentation). L’Union Européenne utilise une autre méthode, fondée sur un revenu relatif : le seuil de pauvreté est défini comme un certain pourcentage du revenu médian.

Aucune de ces méthodes ne fonctionne néanmoins à un niveau mondial, ce qui explique pourquoi la Banque Mondiale possède son propre système. L’approche «panier de biens» peut porter à confusion, vu que chaque pays a des biens différents dans son panier, fondé sur des habitudes alimentaires locales. (Le riz représente 31% de la ration calorique indienne, par exemple, contre seulement 2% aux États-Unis.) L’approche par revenu relatif tend à sous-estimer l’indigence dans les pays pauvres, où recevoir 60% du revenu médian consiste toujours à vivre une existence misérable. De même, cette méthode sur-estime la pauvreté au Luxembourg.

Voici 20 ans environ, la Banque mondiale établissait deux standards internationaux de pauvreté : un point de référence à 1 dollar pour définir l’extrême pauvreté (représentant la moyenne des 10 seuils de pauvreté les plus bas au monde) et un niveau à 2 dollars signifiant une vie « proche de la pauvreté » dans les pays en voie de développement, et pauvreté totale partout ailleurs.

Bien que les standards de la Banque mondiale puissent servir comme référence d’un progrès – si moins de gens ont aujourd’hui 2$ pour vivre par jour qu’il y a 10 ans, c’est formidable -, ils n’offrent donc pas un reflet exact de la pauvreté pour un pays en particulier. Par exemple, près de 70% des Indiens vivent toujours dans des villages, la plupart dans des maisons ancestrales, sans loyer. S’ils ne pourront pas s’acheter bientôt un iPod nano, ils parviennent aisément à se nourrir et à s’habiller, ainsi que leur famille. Leurs préoccupations principales – des écoles délabrées, une eau polluée et un accès limité aux soins médicaux -, ne sont pas forcément résolues par une petite augmentation de salaire. Au contraire, un travailleur gagnant 2$ par jour à Bombay dépensera pratiquement toute sa paye pour vivre dans un taudis situé dans un des bidonvilles de la capitale.

Conscient de cette différence, le gouvernement indien utilise un seuil de pauvreté flexible qui varie selon les lieux de résidence. Ceux qui vivent dans les régions rurales sont considérés comment pauvres s’ils gagnent moins de 66 cents par jour, seuil qui est de 83 cents pour les citadins. L’Inde ajuste aussi ce statut en tenant compte de ceux qui, s’ils n’ont aucune liquidité, profitent tout de même de possessions familiales, telles une maison ou une terre cultivable.

Brian Palmer

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 May 2009 à 00:39
 
Binayak Sen, un médecin qui était incarcéré pour ses opinions depuis deux ans dans une prison indienne, a bénéficié d’une mise en liberté sous caution ce mardi 26 mai sur décision de la Cour suprême.

Si elle se félicite de cette libération, Amnesty International est convaincue que les charges retenues contre cet homme sont dénuées de fondement et renvoient à des motifs politiques. L’organisation a de nouveau engagé les autorités indiennes à abandonner immédiatement les poursuites à son encontre.

Le Dr Sen, qui était détenu dans la prison de Raipur, dans l’État de Chhattisgarh (centre de l’Inde), a remercié Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains qui ont milité pour sa libération. Il a déclaré qu’il poursuivrait son action en faveur des droits humains au Chhattisgarh même s’il recevait des menaces de mort de la part d’« acteurs étatiques et non-étatiques ».

Âgé de cinquante-neuf ans, Binayak Sen est l’un des premiers à avoir œuvré pour rendre les soins de santé accessibles aux communautés marginalisées et indigènes du Chhattisgarh, où des affrontements opposent la police de l’État et les maoïstes armés depuis six ans.

Binayak Sen a été arrêté le 14 mai 2007 sur la base d’accusations motivées par des considérations politiques, destinées à lui faire cesser son action de défenseur des droits humains, après qu’il eut rencontré en prison un dirigeant d’une organisation maoïste interdite.

Ses rencontres précédentes avec un responsable maoïste incarcéré, sur lesquelles reposaient certaines des accusations portées contre lui, avaient toutes eu lieu avec l’aval de l’administration pénitentiaire.

« L’emprisonnement prolongé de Binayak Sen illustre de manière frappante la façon dont les autorités indiennes se servent des lois relatives à la sécurité pour cibler des militants, a déclaré Madhu Malhotra, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.

« Ces lois définissent en des termes vagues et très généraux ce que sont les “activités illégales”, ce qui ouvre la porte à tous les abus. Défendre pacifiquement les droits humains ne devrait en aucune circonstance être qualifié d’”activité illégale” .»

Avant son arrestation, Binayak Sen avait critiqué l’adoption par les autorités, en 2005, de la Loi spéciale sur la sécurité publique du Chhattisgarh – la CSPSA.

Il avait également attiré l’attention sur des homicides illégaux d’adivasis (aborigènes) dans lesquels auraient été impliqués la police et Salwa Judum, une milice privée qui, de l’avis général, bénéficierait du soutien des autorités du Chhattisgarh pour combattre les maoïstes armés.

À ce jour, les autorités de cet État n’ont pas mené d’investigations efficaces et impartiales sur ces homicides illégaux.

Binayak Sen a été maintenu en détention pendant sept mois sans inculpation en bonne et due forme ; la liberté sous caution lui a été refusée et il a été maintenu à l’isolement durant trois semaines. Nombre des chefs d’accusation retenus contre lui s’appuient sur des lois contraires aux normes internationales. Les ajournements répétés de son procès ont renforcé les doutes sur l’équité de la procédure dont il faisait l’objet. Pendant son incarcération, le Dr Sen avait demandé à bénéficier de soins médicaux spécialisés pour ses troubles cardiaques.


Inde : 42eme anniversaire du Grand Mouvement Naxalbari

(source : http://redbarricade.blogspot.com/ 25/05/09, traduction Futur Rouge)

 
Aujourd’hui c’est le 42ème anniversaire du Grand Mouvement Naxalbari. En 1967 les paysans de Naxalbari, un village éloigné du Bengale Nord ont commencé leur lutte avec l’orientation agraire révolutionnaire sous le slogan “la Terre aux paysans”. Il a été établi que la machine d’Etat réactionnaire ne les soutiendraient pas. Donc, l’orientation de la lutte devait former de nouvelles machines D’Etat — le nouvel état démocratique.

Bientôt la lutte de la paysannerie dans Naxalbari est devenue la cible de la répression publique. Le 25 mai 1967, la police brutale du gouvernement du Bengale Ouest de l’époque a tiré dans Naxalbari et a tué 11 personnes dont 2 enfants. À ce moment le CPI (M) était dans le gouvernement; Joyoti Basu, leader du CPI (M) leader était ministre de l’Intérieur public. Le CPI (M) le comité public a soutenu la répression publique.

Cet incident était une étincelle dans le mouvement révolutionnaire communiste en Inde. Tant de membres du parti quittent bientôt le CPI (M) – Tout le Comité de Coordination indien de Révolutionnaires Communistes a été formé.

C’était le Grand Mouvement Naxalbari, qu’a suivi le Grand Mouvement Telengana qui a levé de nouveau le drapeau de la pensée de Mao en Inde. C’était le Mouvement Naxalbari qui a établi la ligne révolutionnaire agraire de révolution indienne. Naxalbari était non seulement le nom d’un village éloigné en Inde — c’était le résultat de la lutte de deux ligne pointue dans le mouvement communiste en Inde.

Après le Grand Mouvement Naxalbari, le mouvement révolutionnaire communiste indien est passé par beaucoup de routes. Maintenant, la flamme rouge du Grand Mouvement a englouti une grande partie de l’Inde. Inspiré par Naxalbari, le peuple de l’Inde a mené leur lutte pour construire la nouvelle Inde libre de tout impérialisme et d’exploitation féodale.

Salut rouge à Naxalbari.

CPI (M) : communist party of india (marxist)
Les Naxalites de Naxalbari : Maoïstes : CPI (ML) (maoïstes qui ont appelé au boycott des dernières élections en Inde)

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