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Inde. |
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Pedro
Camarade assidu
Depuis le: 18 Jun 2008 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 850 |
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Envoyé : 25 May 2010 à 21:09 |
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Le Gouvernement Indien vous a désignés comme une organisation de terroriste. Comment répondez-vous à ceci ?
En
ce qui concerne notre fonctionnement, l'étiquetage de terroriste ne va
pas nous affecter. Notre Parti en tous cas a fonctionné
clandestinement dès le début. Ainsi la seule chose que l'étiquette de
"terroriste" réalisera est que cela donnera plus de pouvoirs aux forces
de police pour harceler les gens ordinaires, particulièrement dans les
secteurs de lutte. Dans le Chhattisgarh ils ont commencé la campagne militaire en septembre 2009 - vous devez savoir qu'en un mois ils ont tué au moins 27 personnes dans deux massacres - 27 personnes innocentes. Ils ont brûlé 12 villages. Ils ont pillé, ils ont violé et brûlé. Des milliers de personnes ont été force à fuir, à évacuer leurs villages. Ils se réfugient dans l'Andhra Pradesh et l'Orissa. Dans le Lalgarh ils ont envoyé 7000 hommes juste dans une zone. Et ils tuent les villageois innocents. Dans le Jharkhand ils ont également commencé. Vous savez que le résultat est qu'ils vont impliquer même l'Armée et l'Armée de l'Air de tant de manières déguisées. Vous savez que tout ceci signifie qu'ils vont tuer des milliers et des milliers de personnes innocentes. Et la région entière du Chhattisgarh, du Jharkhand, d'Orissa et du Bengale-Occidental qui est très riche en ressources minières et que ce gouvernement essaye de vendre à la grande bourgeoisie compradore impérialiste et à d'autres grands entrepreneurs sera alors libre pour eux.
Il
y a beaucoup d'aspects de cette offensive, cette campagne de
répression. Il y a non seulement le côté militaire ; il y a d'autres
côtés aussi - ce que nous appelons en Hindi, sam, dam, dande, ved
(crainte, tentation, punition et division). Ainsi ils renforcent
également leur réseau de renseignement. Ils dépenseront encore plus
d'argent en développant des couvertures et des sources du renseignement
des personnes locales : informateurs de police. Et ils ne garderont
aucun enregistrement - ceci est l'instruction du gouvernement central -
ils peuvent dépenser beaucoup d'argent dans ce travail. Ainsi dans les prochains jours nous verrons que cette offensive militaire conduira l'Inde à un Etat fasciste complet où non seulement les luttes menées par le CPI (maoïste) mais également les luttes menées par les citoyens ordinaires contre le déplacement, contre les pertes d'emploi résultant de la privatisation, contre la faim, contre les politiques économiques anti-populaires - en particulier les politiques agricoles - et beaucoup de telles luttes feront face à la répression brutale de l'Etat et tous seront catégoriés dans un terme, "terroriste". N'importe quelle lutte honnête sera stigmatisée terroriste ; c'est ce que vous verrez dans les prochains jours.
La lutte armée implique beaucoup de morts le long de la route. Il y a des rapports des médias que des milliers de personnes
meurent par année en raison de la violence liée aux maoïstes. Comment justifiez-vous la mort de tant de personnes ?
Vous
menez une guerre contre une des superpuissances économiques globales
naissantes du monde. L'Inde est un Etat très fort. Quel espoir
avez-vous de réussir ?
De
la même manière que vous ne distinguez pas le CPI (maoïste) et le
Peuple, vous ne pouvez sûrement pas différencier entre le Peuple et le
Gouvernement Indien actuel ? Par exemple, plusieurs des policiers qui
sont vos cibles principales viennent des mêmes maisons que certains de
vos propres défenseurs et cadres. Ainsi pourquoi tuez-vous des
policiers des milieux villageois pauvres en cours de guerre ?
Je
peux vous donner quelques exemples. Vous savez qu'il y a beaucoup de
policiers et de personnels armés vivant dans nos secteurs de lutte qui
servent le Département de Police et l'Armée. Leurs familles sont nos
défenseurs. Toutes les fois que ces personnes reviennent à leur
village, à la maison pendant les festivals ou les vacances, vous ne
pourrez pas citer un simple exemple que notre Parti leur ait nui.
Deuxièmement, rarement nous avons nui à tous les gardes territoriaux
qui sont des villages. Troisièmement, nous nous retenons de nuire à la
police de zila,
la police de zone, qui sont principalement des personnes locales.
Toutes les fois que nous avons attiré dans un guet-apens les policiers,
nous les avons attirés dans un guet-apens quand ils viennent comme
forces de combat, quand ils viennent pour supprimer les gens, quand ils
viennent pour supprimer le mouvement populaire - seulement alors ils
ont été visés. Dans une guerre, si votre ennemi emploie des personnes
qui viennent de votre propre classe, il est inévitable qu'elles
deviendront une cible de l'offensive. Notre appel aux policiers, aux
personnels de l'armée, est que l'Etat qu'ils servent n'est pas leur
Etat. Les classes dirigeantes qu'ils servent sont contraires à
l'intérêt de leurs familles. Ainsi il est mieux qu'ils sortent de
cette armée réactionnaire, de ce Département de Police réactionnaire,
et rejoignent la PLGA.
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T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 28 May 2010 à 17:46 |
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Le gouvernement indien copntinue sa propagande contre les maoïste en tentant de leur attribuer une catastrophe féroviaire.
Inde-Train: Un groupe maoïste dément
Le porte-parole d'un groupe soutenu par la rébellion maoïste indienne a démenti toute responsabilité dans le déraillement d'un train vendredi dans l'est du pays qui a fait au moins 71 morts, rapporte l'agence Press Trust of India. Une précédente annonce faisait état d'un interlocuteur se réclamant du "comité du peuple contre les atrocités de la police" qui avait revendiqué le sabotage d'un train express reliant Calcutta à Bombay, lors d'un appel téléphonique reçu par l'agence à Calcutta. "Nous ne sommes en aucun cas impliqués. Ce n'est pas notre action", a déclaré le porte-parole de ce groupe, Asit Mahato.
Edité par T 34 - 28 May 2010 à 22:37 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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T 34
Administrateur
Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 04 Jun 2010 à 22:41 |
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A la suite du déraillement du 28 mai 2010 généreusement attribué aux maoistes par nos médias pourris
Déclaration du Front démocratique révolutionnaire, traduction GQ texte original sur South Asia Révolution ici : India – CPI-Maoist and PCAPA: No Involvement in Recent Train Derailment Hier (28 mai) l’accident tragique du train express Gnaneshwari et d’un train de marchandise qui s’est produit près de Kharagpur au Bengale Occidental, causant la mort de 80 personnes, et plus de 200 blessés, a été attribué par les médias à l’action du PCI (maoïste) et du Comité Populaire Contre les Atrocités policières. Ils ont émis sans scrupule de fausses informations pendant deux jours. Des partis politiques comme le Congrès ou le PCM au pouvoir (Bengale Occidental) ont répercuté ces fausses nouvelles sans vérification aucune. Il est significatif que le ministre de l’intérieur de l’Union indienne n’ait pas tenté de faire porter la responsabilité de la catastrophe au PCI maoïste, et ait nié qu’il y ait la moindre preuve d’ explosion d’une bombe,
Le ministre a ordonné une enquête pour examiner l’hypothèse d’un sabotage, Ce jour les dirigeants du PCI maoïste ont démenti dans une longue déclaration toute responsabilité dans la catastrophe ferroviaire, et ont condamné toute action de sabotage qui pourrait être à l’origine de l’accident, de quelque force qu’elle provienne. Ils ont assuré de leurs condoléances les familles despersonnes décédées. Le Comité Populaire a également démenti toute responsabilité de ses activistes. Il soupçonne le PCM d’être mêlé à un sabotage dans une tentative désespérée de discréditer les combattants. Les médias ont volontairement ignoré la déclaration du PCI maoïste tout en diffusant les fausses informations et les commentaires impliquant les maoïstes. Certains journaux nationaux dont The Hindu ont publié des éditoriaux accusant les maoïstes, de nombreux autres journaux les ont dénoncés comme terroristes. Vont-ils publier maintenant les démentis du PCI maoïste et du Comité Populaire et donner au peuple toute l’information sur les faits? Vont-ils formuler des regrets pour la diffusion de fausses nouvelles? Ces deux journées de propagande mensongère on été menées dans l’intention de calomnier le PCI maoïste et le Comité Populaire Contre les Atrocités Policières, (…) G N Saibaba Revolutionary Democratic Front (RDF) Edité par T 34 - 28 Jun 2010 à 00:17 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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T 34
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 16 Jun 2010 à 20:16 |
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AUTEUR: Moushumi Basu मौशमी बासु মৌসুমি বসু Traduit par Isabelle Rousselot. Édité par Fausto Giudice Dans les terres rurales et tribales de l'Inde orientale, des manifestants sont en guerre contre le géant mondial de la sidérurgie, Arcelor Mittal. " Nous sommes prêts à sacrifier nos vies, mais pas à céder un pouce de nos terres", crient les villageois. "La forêt, les rivières et la terre sont à nous. Nous ne voulons pas d'usines, ni d'acier ni de fer. Arcelor Mittal, va-t-en." Arcelor Mittal se considère comme "le N°1 mondial de la sidérurgie " et ses revenus en 2006 s'élèvaient à 88,6 milliards de dollars. Opérant dans plus de 60 pays, il " a dirigé la consolidation de l'industrie sidérurgique mondiale et figure aujourd'hui comme le seul vrai aciériste d’envergure mondiale", d'après son site Internet. C'est ici, dans les États riches en minerais du Jharkhand et d'Orissa qu'Arcelor Mittal envisage d'investir 201 milliards de dollars pour établir sa "présence indienne" avec deux usines capables de produire 12 millions de tonnes d'acier par an. Mais avant de s'installer, l'entreprise familiale doit d'abord acquérir la terre qui est l'héritage ancestral de milliers d'Indiens pauvres. Dayamani Barla, une militante véhémente issue des communautés tribales, mène le mouvement du Jharkhand sous la bannière de l’Ashthitva Adivasi Moolvaasi Raksha Manch (AMARM, le Forum pour la protection de l’existence de la population tribale et aborigène). Elle a plaidé la cause de son peuple des villages de l'Inde rurale jusqu'aux centres de pouvoir européens (voir encadré).
Barla affirme que la Constitution indienne protège les "tribus répertoriées" / les Adivasi dans les régions concernées, en interdisant aux non-tribaux et aux groupes privés de céder ou d'acheter les terres tribales et les ressources naturelles. Gumla et Khunti, les deux régions du Jharkhand concernées, sont habitées par les tribus Munda alors que le Keonjhar en Orissa est dominé par les tribus Gond, Munda, Dehuri et Saunti. "Pour les communautés tribales, la terre n'est pas un bien à vendre mais c'est un héritage", déclare Barla la pasionaria. "Ils ne sont ni les maîtres ni les propriétaires, mais les protecteurs de ces terres pour les générations futures. Les ressources naturelles ne sont pas, pour nous, seulement des moyens de subsistance mais représentent aussi un symbole de notre identité, de notre dignité, de notre autonomie et de notre culture pour des générations." La résistance déterminée menée ces cinq dernières années par les militants de l'AMARM dans le Jharkhand contre le groupe Arcelor Mittal semble avoir porté ses fruits. Le géant de l'acier a récemment décidé de se contenter d'un nouveau site dans les districts de Petarwar et de Kasmar dans la région de Bokaro du même État : « Le nouveau site se trouve à proximité de l'usine sidérurgique de Bokaro, propriété de la Steel Authority of India Limited, et nous avons discuté pour la première fois avec les villageois sur le site et nous avons reçu un accueil plutôt bon», a déclaré Vijay Bhatnagar, PDG d'Arcelor Mittal en Inde et en Chine.
« Par exemple, notre lieu de culte, ou Sarna Sthal, est composé d'un bosquet d'arbres, sasandari, que nous considérons comme sacrés, et l'emplacement de notre village comprend des pierres érigées à la mémoire des ancêtres de notre clan», indique Barla. « Est-il possible de réhabiliter ou de compenser la terre de nos ancêtres ? » La région de Keonjhar est riche en gisements de minerais de fer et en manganèse et contient 75 % des gisements en minerais de fer de l'Orissa. « Presque 10 000 personnes seraient déplacées et des fractions primordiales de terrains agricoles seraient supprimées... Pourquoi la société ne va pas plutôt s'installer sur des terres inutilisées, sans forêt ni agriculture, qui sont disponibles dans la région ? », demande Prafulla Samantra, une militante du MPM. Un responsable de la société a une réponse toute prête : « Ces États sont fortement dotés en réserves de minerais et l'industrialisation est essentielle pour la croissance et le développement de la région», a-t-il déclaré sous couvert d'anonymat. « Par contraste, le potentiel agricole est peu important ici. Les zones qui ont été sélectionnées dans les deux États pour le projet l'ont été sur la base de considérations techniques comme la texture du sol, la disponibilité en eau, les perspectives d'amélioration des routes et la connectivité du réseau ferré, favorables pour l'usine. » Le responsable a indiqué que les besoins des villageois étaient pris en compte. « Nous ne pouvons aller de l'avant sans faire de la population locale les partenaires de l'entreprise, en offrant des opportunités pour leur subsistance et leur croissance, à travers des emplois directs et indirects. » Il a indiqué que la société était désireuse d'instruire et de former des jeunes « en partenariat avec différents instituts technologiques dans l'État », et en intégrant des femmes dans les différentes activités financières « grâce à des groupes d'entraide. » « Même la partie illettrée de la population impliquée dans les travaux agricoles peut être formée à différents travaux non qualifiés. L'idée est de donner un nouvel essor à l'économie générale de la région. » Mettre le territoire sous surveillance Les deux projets sidérurgiques présentés seraient créés en deux phases et permettraient de produire 6 millions de tonnes d'acier chacun, avec l'installation d'une centrale électrique captive. L'achèvement de la première phase est prévue dans les 48 mois à partir de la date de l'accord mentionnée sur le rapport de projet détaillé et la seconde phase, 54 mois après l'achèvement de la première phase. Le méga-projet sidérurgique du Jharkhand requerra 4428 hectares de terre dans les régions de Gumia et Khunti et englobera 16 villages, selon les chiffres du ministère de l'Industrie de l'État. Cependant, Barla ainsi que les villageois locaux, affirment que les chiffres cités ci-dessus « doivent être considérés comme un minima et une première estimation. Mais si l'usine est réellement installée, les besoins en terrains vont manifestement être multipliés pour le développement des infrastructures et des communes, etc.. En même temps, 30 à 40 villages seront probablement déplacés», et la terre pillée, «menaçant ainsi l'environnement et la source même d'approvisionnement alimentaire des aborigènes locaux.» Les projets de 3 900 hectares conclus par Arcelor Mittal dans l'État d'Orissa s'étendent sur plus de 15 villages dans le district de Patna de la région de Keonjhar. Le site comprend des équipements pour fondre le charbon et produire l'acier ainsi que des aciéries et une centrale électrique de 750 Mégawatt. De plus, l'entreprise va explorer la possibilité d'installer une centrale électrique d'une capacité de 2 500 Mégawattsdans le Jharkhand et établir des habitations pour les employés et des infrastructures d'alimentation en eau. Le gouvernement central a approuvé la requête d'Arcelor Mittal de louer 202 hectares des mines de fer de Karampada avec des réserves de 65 millions de tonnes, situés dans la réserve forestière de la région du Singbhum à l'ouest du Jharkhand. Les gisements y sont minéralisés et de très bonne qualité. Jusqu'à présent, le refus par un nombre significatif d'agriculteurs et d'autres villageois dans le Jharkhand et l’Orissa de vendre leur terres, essentielles aux projets, a engendré des retards « inacceptables », a indiqué LN Mittal au Financial Times (Londres) en octobre. La population doit être « éduquée » pour comprendre et soutenir le bénéfice du développement industriel incluant le besoin de construire de nouvelles usines sidérurgiques sur des terres agricoles, a déclaré le PDG de Mittal. « Si nous ne progressons pas sur ces deux sites, il nous faudra abandonner l'idée de démarrer le projet à ces emplacements et chercher d'autres endroits en Inde pour notre développement." Mais un jour après cet avertissement, le magnat de l'acier a publié une déclaration plus tempérée depuis son bureau de New Delhi : « Arcelor Mittal n'a aucunement l'intention de quitter l'Inde. L'Inde est un pays important pour la croissance de la demande en acier et représente une part importante des projets stratégiques à long terme. L'entreprise continue de travailler sur ces deux projets Greenfield dans le Jharkhand et l’Orissa. Cependant, si l'acquisition de terre continue à se révéler difficile, nous commencerons à chercher des sites alternatifs en Inde. » Le chef du gouvernement local d'Orissa, Naveen Patnaik s'est étonné de l'avertissement de Mittal. « Je n'ai pas reçu d’information de la sorte provenant de la société», a-t-il indiqué à une agence de presse indienne. « Je crois que l'acquisition des terres pour le projet de cette entreprise est en cours. Nous faisons notre possible pour faciliter le projet (et) nous souhaitons régler le problème d'acquisition des terrains à l'amiable et dans une satisfaction mutuelle avec les villageois. »
Le secrétaire du gouvernement d'Orissa, le Dr. AMR Dalwai a indiqué que tant qu'aucune terre n'est attribuée à la société, le processus suivra son cours. La société a eu des réunions avec les Gaon Sabhas (les assemblées de village) dans huit villages et il en sera de même bientôt pour les sept villages restant. Ces assemblées ont légalement pour tache de sauvegarder et préserver les traditions et coutumes du peuple, leur identité culturelle, les ressources communautaires et leur manière coutumière de résoudre les litiges. Les responsables du Jharkhand ont réagi différemment. Le gouverneur K. Sankaranarayanan a préconisé le dialogue entre l''entreprise et les villageois "qui possèdent la terre et qui doivent déjà accepter de s'en séparer", a-t-il souligné. "Si l'entreprise décide de se relocaliser dans un autre site, que puis-je y faire ? L'État n'y perdra pas ; d'autres sont prêts à intervenir." Cependant, lors de récents développements, le PDG Vijay Bhatnagar, avec le membre du groupe de direction, Sudhir Maheshwari et le vice-Président, MP Singh, ont rencontré le nouveau gouvernement du Jharkhand, dirigé par le Premier ministre Shibu Soren : "Nous sommes venus réaffirmer notre engagement, nous sommes déterminés à poursuivre le projet dans l'État pour lequel le soutien du gouvernement de l'État est demandé. Le Ministre principal a promis tout son soutien au projet," a indiqué Bhatnagar. Entre-temps, les militants de l'AMARM dans le Jharkhand se battent bec et ongles contre le projet. En octobre, non découragés par une pluie battante, des milliers d'hommes et de femmes se sont rassemblés au quartier général de la région sur le site prévu de Gumla. Ils étaient armés des traditionnels arcs et flèches, et portaient des balais, des faucilles, des batteurs à grain et des tangi (machettes). Sur les pancartes et banderoles qu'ils brandissaient, on pouvait lire "Mittal va-t-en". Les villageois manifestaient contre la vente de 512,5 hectares de terre appartenant soi-disant au "gouvernement", pour laquelle l'entreprise a déjà payé 80 % du coût (12,39 crores soit 2,8 millions de $) à l'administration de la région. Les villageois ont appelé à l'annulation immédiate de l'acte de vente, soutenant que la terre comprend des ressources naturelles appartenant à la communauté comme les rivières, les ruisseaux, les forêts et les collines qui permettent à une dizaine de villages de vivre dans la région. Malgré le peu de chance qu'ils ont de gagner la partie, les locaux gardent espoir de conserver leurs terres ancestrales. "Les manifestations des villageois restent présentes à l'esprit", a indiqué le chef de l'administration de Gumla, Rahul Sharma, " la question est désormais en instance de la décision du commissaire divisionnaire mais jusqu'à présent, aucune terre n'a été attribuée à Arcelor Mittal." Source :
Protesters in Eastern India Battle Against Mining Giant Arcelor Mittal Article original publié le 2/3/2010 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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T 34
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 28 Jun 2010 à 19:14 |
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Un avatar urbain de l’opération Green Hunt
AUTEUR: Arundhati ROY अरुणधती राय Traduit par Fausto Giudice Alors que le gouvernement indien envisage de déployer l'armée de terre et l’aviation pour mater la rébellion dans les campagnes, il se passe des drôles de choses dans les villes.
Le 2 Juin le Comité pour la protection des droits démocratiques (CPDR) a tenu une réunion publique à Mumbai. Les principaux intervenants étaient Gautam Navlakha, conseiller de la rédaction de l'Economic and Political Weekly et moi-même. La presse y était en force. La réunion a duré plus de trois heures. Elle a été largement couverte par la presse écrite et télévision. Le 3 Juin, plusieurs journaux, chaînes de télévision et portails de nouvelles en ligne, comme Rediff.com, ont rendu compte de l'événement de manière plutôt correcte. Le Times of India (édition de Mumbai) a publié un article intitulé : «Nous avons besoin d'une idée qui ne soit ni de gauche ni de droite», et l'article du Hindu était intitulé : "Peut-on laisser la bauxite dans la montagne?" L'enregistrement de la réunion est disponible sur YouTube. [Voir les vidéos].
*Operation Green Hunt (Opération Chasse verte) : nom par lequel les médias indiens désignent la vaste opération paramilitaire déclenchée par le gouvernement indien en novembre 2009 dans les cinq États du « corridor rouge » où est implantée la guérilla maoïste [NdT]. Source : The Dawn-Operation Green Hunt's Urban Avatar Article original publié le 12/6/2010 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 22 Jul 2010 à 00:17 |
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Patria socialismo o muerte
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 29 Jul 2010 à 19:42 |
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Le pouvoir rouge
La guerre civile actuelle en Inde
Traduit par Isabelle Rousselot
Edité par Michèle Mialane - Chloé Meier
Il y a la guerre civile en Inde. Rien d'étonnant. Alors que le PIB a augmenté d'environ 8 % en un an, 77 % de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté. Parmi les pays où on souffre le plus de la faim dans le monde, l'Inde se classe juste en-dessous de l'Afrique subsaharienne. Les plus opprimés sont les intouchables, les dalits, dans la société indienne de castes. Avec la tribu des Adivasi, ils représentent un quart de la population indienne. Pour la classe dirigeante, ils sont le seul groupe exploitable. Ils sont aussi opprimés et affamés que lors de mon premier voyage en Inde, il y a 52 ans et alors j'avais vraiment été choqué. 50 % des affamés sont encore plus affamés aujourd'hui.
L'Inde n'a jamais été « non-violente ». Pas plus les gouvernants que les gouvernés. En tant que mouvement contre les dirigeants, la non-violence a produit une quantité de livres mais ce n'est pas la seule non-violence qui a forcé les Britanniques à s'en aller. Les masses opprimées ont toujours combattu. Comme le sait n'importe quelle personne qui a lu une histoire non censurée de l'Asie du Sud. Mais la censure politique de l'Inde a été si radicale que même des livres officiellement non politiques, comme la littérature pour la jeunesse, par exemple la version anglaise de référence de « L'île mystérieuse » de Jules Verne ont été expurgés. Le texte original de Jules Verne sur le Capitaine Nemo et 1857 était considéré comme subversif et a été réécrit pour être en conformité avec les intérêts impériaux britanniques. Les Britanniques ont dû cesser en 1947 d’administrer l’Inde officiellement parce qu’ils étaient vaincus, parce que le mouvement « Quittez l'Inde » pendant la guerre a été bien plus important que ce que la censure officielle a bien voulu publier, parce que les difficultés de l'armée nationale indienne et la mutinerie de l'arsenal de Bombay ont montré qu'ils ne pouvaient plus compter sur leurs forces armées. Gandhi a une importance historique, mais la « non-violence » n'a pas joué de rôle décisif dans l'histoire de la lutte populaire contre la violence continue, souvent extrême, exercée par les dirigeants contre le peuple en Asie du sud. Les projets et la politique mis en œuvre en Inde dont j’ai été témoin, et qui, pendant plus d'un demi-siècle, ont visé à l’ascension sociale du quart inférieur - et superflu- de la population indienne n'ont pas été qu'une « usine à gaz » purement officielle. Ces projets et cette politique ont assuré d’agréables revenus (en partie grâce à la corruption directe) aux bureaucrates, aux « employés » « salariés de l’aide au développement » (de l'État ou des ONG) ainsi qu’à une multitude d'écrivains aux ordres, en Inde et à l'étranger. Les affamés ont toujours aussi faim et les opprimés le sont toujours autant. Il s’est passé bien des choses depuis lors et de nombreux changements sont survenus. Charu Mazumdar est mort depuis longtemps en prison et ses partisans, même s'ils le respectent et le lisent, estiment que les traits caractéristiques de sa politique, comme, par exemple, la ligne prônant l'annihilation, sont improductives. Ainsi la lutte s'est développée et amplifiée. En 1980, quand je discutais avec Chandrapulla Reddy à Mumbai et qu'il m'envoya dans l’ Andhrah Pradesh, les groupes armés étaient plutôt faibles, même s'ils étaient très combatifs, et ce groupe, comme d'autres Naxalites (Membres de la guérilla maoïste impulsée par Charu Mazumdar en 1967 et toujours actifs, en particulier depuis 1980.) de cette époque, étaient, selon lui, des éléments d’une résistance éclatée à qui manquait un leader national. Il y a peu de temps, mon vieil ami, le militant des droits civils, Gautam Navlakha et moi-même fûmes invités à Dandakaranya pour des entretiens avec le Secrétaire général, le Politburo du Parti communiste indien (maoïste) et les cadres dirigeants des forces armées. La situation aujourd'hui est bien différente de celle de 1980. Les scissions au sein des Naxalites sont dépassées. Le parti est un parti indien d’envergure nationale et une organisation révolutionnaire et démocratique, le Janata Sarkar (le pouvoir du peuple) supplante petit à petit l'organisation de la classe dirigeante au pouvoir. Son armée, la People's Liberation Guerrilla Army, est aujourd'hui assez forte pour infliger de lourdes pertes militaires aux forces gouvernementales. Il est important de faire connaître aux lecteurs du monde entier, cette lutte pour une vie digne menée par les opprimés de la terre. Mais bien entendu, c'est leur pays et leur guerre. J'essaie toujours de garder à l'esprit ce que Rewi Alley m'a dit à Pékin durant les années agitées de la Révolution culturelle en Chine : « Les maoïstes menaçant de lancer d'autres attaques du type de celles de Dantewada, le pouvoir a demandé aux États et au CRPF (Force Centrale de la Police de Réserve) de rester vigilants et il est en train d'étudier les récentes déclarations du chef maoïste Ganapathi alias Mupalla Laxman Rao sur de nouvelles « tactiques de guerre ». De nouvelles alertes ont été lancées, tard samedi soir et réitérées dimanche au vu des menaces naxalites. Bien que les forces armées aient été en état d'alerte depuis le massacre de 76 employés de la sécurité le 6 avril, le gouvernement a demandé aux commandants dans les zones de guerre de prendre les précautions nécessaires, sentant que l'avertissement n'est pas à prendre à la légère. Étant donné ce que Ganapathi a déclaré récemment lors d'un entretien avec l'auteur et éditorialiste suédois, Jan Myrdal, les stratèges opérationnels du CRPF sont en train de « revisiter » les rares propos tenus par le chef maoïste sur les questions cruciales, comme les positions adoptées par les Naxalites pour gagner du terrain. »
Les forces armées essayent maintenant de comprendre ce que Ganapathi a voulu dire quand il a déclaré à Myrdal que les guérillas maoïstes vont harceler les camps de base des forces de sécurité comme un essaim d’abeilles. Se référant à un entretien de 22 pages donné quelque part dans les jungles de l'Est du pays en janvier, l'officiel a indiqué qu’« il est important de les connaître si nous voulons les neutraliser ». Je découvre également, maintenant, sur Internet que les actuels dirigeants indiens « ne portent pas le glaive en vain » (Romains 13.4, traduction TOB. Ce texte insiste sur la nécessité, pour les premiers chrétiens, de ne pas s’opposer à la légalité et aux autorités légales, Ndlt)). Le Ministre de l'intérieur, P. Chidabaram, est sorti de sa réserve le jeudi 6 mai 2010 pour mettre en garde « les intellectuels ». Il a averti les écrivains comme moi ainsi que Gautam Navlakha et Arundhati Roy, qui s'est rendue personnellement à Dandakaranya afin de rapporter la situation de manière véridique : "Le gouvernement demande à la population d'être vigilant par rapport à la propagande du CPI (maoïste). Le gouvernement a remarqué que certains dirigeants maoïstes avaient contacté directement certaines ONG et certains intellectuels pour propager leur idéologie et pour les persuader de s’engager et de soutenir l'idéologie du CPI (maoïste). Il est rappelé au grand public que selon le paragraphe 39 de la loi (sur la prévention) des activités illégales de 1967, toute personne qui commet le délit de soutenir de telles organisation terroristes, avec entre autres l’intention d’encourager l’activité de ces organisations, sera passible d’un emprisonnement de dix ans au maximum, ou d’une amende, ou des deux. Il est demandé au grand public une extrême vigilance envers à l’égard de la propagande du CPI (maoïste) pour éviter de devenir une victime involontaire de cette propagande. Ce communiqué est émis dans l'intérêt du public afin qu'il soit informé que le Parti communiste d'Inde (maoïste) ainsi que toutes ses formations et organes décisionnaires sont des organisations terroristes dont le seul objectif est de renverser l'État indien par les armes et n'ont donc pas leur place au sein de la démocratie parlementaire indienne. Le CPI (maoïste) continue de tuer, de sang froid, des civils innocents y compris des aborigènes et de détruire des infrastructures essentielles telles que des routes, des canaux d’écoulement, des bâtiments scolaires, des constructions du Gram Panchavat, etc. afin d'empêcher le développement d'atteindre ces zones sous-développées." Je ne suis pas certain que les lecteurs étrangers, ni même indiens, connaissent cet incroyable "paragraphe 39" de la loi sur la prévention des activités illégales. Je vais donc le citer. Même un gouvernement ouvertement fasciste n'aurait pas formulé une telle loi ! 39. Délit relatif au soutien apporté à une organisation terroriste. (1) Une personne commet le délit relatif au soutien donné à une organisation terroriste, (a) si elle encourage l'activité d'une organisation terroriste, (i) invite au soutien de l'organisation terroriste et (ii) l'aide ne consiste pas, ou pas seulement, en de l'argent ou tout autre bien au sens précisé au paragraphe 40, ou (b) qui, avec l'intention d'encourager l'activité d'une organisation terroriste, organise, dirige ou assiste à une réunion dont elle sait (i) qu'elle a pour but de soutenir l'organisation terroriste ou (ii) d'encourager l'activité de l'organisation terroriste ou (iii) d'être mandatée par une personne associée à l'organisation terroriste ou qui affirme l’être , ou (c) qui, avec l'intention d'encourager l'activité d'une organisation terroriste, dirige une réunion dans le but d'encourager le soutien à l'organisation terroriste ou son activité. (2) Toute personne qui commet le délit relatif au soutien donné à une organisation terroriste comme indiqué dans l’alinéa (1) sera passible d’un emprisonnement d’une durée n’excédant pas dix ans ou d’une amende, ou des deux." Mais quelle que soit la loi votée au Parlement par la classe dirigeante de l'Inde, j'écris ici : "L'étoile rouge sur l'Inde. Debout, les damnés de la terre." Merci à Jan Myrdal
Source: http://www.frontierweekly.com/pdf-files/vol-42-47/civilwar-42-47.pdf Date de parution de l'article original: 06/06/2010 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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T 34
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 01 Aug 2010 à 20:29 |
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Les veines ouvertes du géant indien
Un reportage d'arte sur l'exploitation du minerai, le déplacement des populations et les naxalites.
De Alex Gohari et Leo Mattei - ARTE GEIE / Nazaria Productions– France 2009
ARTE Reportage - 28.11.2009 Edité par T 34 - 01 Aug 2010 à 20:34 |
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Envoyé : 24 Aug 2010 à 18:15 |
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Des alliances étranges pour garder le territoire sacré des Dongria Kondh
De gros actionnaires se mettent du côté du lutte du peuple des Dongria Kondh qui veut protéger son territoire ancestral de l’exploitation des minerais par la compagnie Vedanta Resources.
Dans les montagnes verdoyantes de Nyamgiri (Inde) un mouvement à la tête duquel se trouvent les Dongria Kondh a le vent en poupe. Ce peuple, dont les monts du Nyamgiri sont depuis des siècles son territoire et celui de leurs dieux mène une longue lutte pour son droit à rester dans le pays de ses aïeux, sur son territoire sacré, et pour celui de disposer librement de son avenir. Ces montagnes recèlent de riches gisements de bauxite, c’est pourquoi la firme minière Vedanta Resources, dont le siège est à Londres, projette d’y ouvrir une énorme mine. Les Dongria Kondh - au nombre de seulement 8000 - craignent que cette mine ne détruise leurs forêts et des rivières dont dépend leur survie sous sa forme traditionelle. « Nous sommes des montagnards», a déclaré un Dongria, Rajendra Vadaka, « si nous devons partir, nous mourrons.» Les efforts de Vedanta pour gagner les Dongria en leur offrant de l’argent et en leur faisant miroiter des projets de développement n’ont pas affaibli leur résistance. Ils ont vu de leurs yeux les conséquences que la raffinerie de Vedanta, toute proche, a eu pour d’autres Kondh que Vedanta a déplacés. Beaucoup vivent désormais dans des maisons en ciment entourées de clôtures, sans des champs pour cultiver; leur survie dépend de l’aide ou du travail très dure chez Vedanta. Les tactiques d’intimidation agressive n’ont pas davantage réussi à les faire taire. Cette semaine, deux meneurs de la résistance dongria ont été, selon des informations locales, enlevés à main armée et privés de tout contact avec leur peuple. Des personnes non identifiées ont barré les routes pour empêcher les journalistes de parler aux Dongria et les circonstances de la mort d’un militant local, le mois dernier à Nyamgiri, restent mystérieuses. Le peuple a contre-attaqué en établissant des barrages humains sur les routes pour empêcher les machines de Vedanta d’arriver à Nyamgiri. Une jeep de Vedanta a été brûlée alors qu’elle se dirigeait vers le plateau sacré de Nyamgiri, demeure de Niyam Dongar, la divinité suprême des Dongria.
Désormais les Dongria peuvent compter sur de puissants appuis hors de l’Inde. Au cours des trois dernières années de gros actionnaires se sont retirés l’un après l’autre de Vedanta. Récemment l’énorme fonds de pension hollandais PGGM a retiré 16 millions de dollars. Et auparavant l’ Église d’Angleterre a vendu ses participations au motif que Vedanta « n’a pas fait preuve pour les droits humains et les communautés locales du respect que nous attendions de sa part. » En 2007 le gouvernement norvégien a retiré sa participation à Vedanta sur les avis du Conseil d’éthique ; celui-ci considérait que cet investissement comportait « un risque inacceptable de se rendre complice de graves dommages écologiques actuels et futurs ainsi que de violations systématiques des droits humains. » En 2008 la société écossaise Investment Company Martin Currie a suivi leur exemple. Tout récemment encore personne ou presque ne connaissait les Dongria ailleurs qu’à Nyamgiri. Mais des soutiens, allant de Bianca Jagger, Arundhati Roy et Michael Palin jusqu’à Survival et Amnesty International ont tout fait pour faire connaître leur lutte dans le monde entier. Même des membres du peuple Na’vi de James Cameron se sont déplacés à Londres il y a quinze jours pour exprimer leur solidarité avec les Dongria Kondh, en prenant part à une action en leur faveur juste avant l’Assemblée générale annuelle de Vedanta. Mais l’establishment indien s’est lui aussi mis de la partie. Une enquête publiée en mars dernier par le gouvernement est parvenue à la conclusion que la mine « pouvait conduire à l’anéantissement des Dongria Kondh (en tant que peuple) » et le Ministère de l’Environnement et des Forêts de L'Inde et l’État d’Orissa ont ouverts une enquête sur Vedanta. Dans le monde entier des gens ont soutenu la résistance de ce petit peuple aux bulldozers de Vedanta. Mais le Tribunal suprême indien a approuvé le principe de ce projet, et l’extraction minière pourrait démarrer dans quelques mois. Le mouvement s’amplifie et Vedanta roule des mécaniques. Il faut accentuer la pression sur la firme, si l’on veut que les Dongria Kondh survivent. Merci à Tess Thakara
Source: http://www.yesmagazine.org/people-power/unlikely-alliances-in-fight-for-sacred-lands Date de parution de l'article original: 13/08/2010 Traduit par Michèle Mialane
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