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Inde. |
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Sujet: Inde.Envoyé : 07 Oct 2007 à 02:23 |
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1917:
Il existe de nombreux courants. Dans certains états, les affrontements avec les "forces de l'ordre" peuvent être violents. Le Kérala lui connaît des périodes où les communistes accèdent au pouvoir par le biais des urnes. Une femme a ouvert un blogg sur lequel elle décrit le mode de gestion mis en place par les élus. http://www.blogg.org/blog-16247-themes-46362.html "Au Forum social mondial de Mumbaï, j'avais rencontré Thomas Isaac, député du Kerala qui travaille sur la participation des habitants aux décisions, et qui fait partie de notre réseau international sur ce thème (Démocratiser Radicalement la Démocratie). Nous n'avons pas l'occasion de le voir souvent, et j'ai accepté son invitation à venir passer quelques jours au Kerala après Mumbaï. Il est député d'une circonscription de 35 000 habitants, Mararikulam, composée de 17 villages. Il avait tout fait pour que je puisse rencontrer directement beaucoup de gens sur le terrain pour me faire ma propre idée. Une découverte merveilleuse pour moi. Allez au Kerala, et vous verrez un régime communiste qui a impulsé la démocratie comme moteur du développement. Ca fait quand même plaisir !! Après Mumbaï, un vent de fraîcheur ! Dans cette région pauvre du sud de l'Inde : 31 millions d'habitants, 70% au dessous du seuil de la pauvreté. Le parti communiste a accédé au pouvoir en 1957 ; il y est resté jusqu'en 1991. Il a perdu cet état suite à une crise économique. Depuis, une alternance communiste-droite tous les 5 ans ! Aux élections de 2004, c'est à nouveau le Parti communiste qui a repris les rennes de l'Etat. Le résultat est tout de même des acquis sociaux incroyables en Inde : alphabétisation quasiment à 100%, y compris des femmes, 12% de mortalité infantile -pas plus importante qu'à New-York-, faible taux de natalité, à 17/1000. 80% des couples pratiquent le planning familial. Tous ces indicateurs n'ont rien à voir avec ceux du reste de l'Inde. Et pourtant cette région pauvre a été frappée de plein fouet par la mondialisation. Au retour au pouvoir en 1996, les communistes se sont engagés, dans cette région essentiellement rurale, dans une expérience étendue de démocratie directe pour faire progresser la société et faire face aux difficultés économiques. C'est le « People's Plan », le Plan du Peuple. Ils ont donné aux assemblées de village le pouvoir de définir ce qui serait réalisé comme projets dans l'année ou les années suivantes. Après études techniques, les moyens modestes de la commune (un budget de 10 000 000 de roupies par an), avec l'aide du district, y sont consacrés. 95% des projets sont aussi acceptés par l'Etat qui contribue au financement. Et chez eux, dans un village de 1200 familles, ce sont 800 personnes qui participent aux assemblées ! Quand ils ont inauguré la mairie de la circonscription de Mararikulam, il y a eu 25 000 personnes (sur 35 000 habitants). Quand la droite a repris le pouvoir au Kerala elle a préféré ne pas toucher à ce système qui permet une relative autogestion des villages. Et chaque fois que le parti communiste revient au pouvoir - puisqu'il y a de fait, depuis 1991, une alternance tous les 5 ans - il conforte encore la démarche. Donc j'ai pu aller voir ce que tout cela donnait sur le terrain : les résultats sont spectaculaires, avec des gens merveilleux, une grande vivacité de la démocratie. J'ai envie de vous en donner quelques aperçus. Quelques conseillers municipaux, un petit bâtiment très simple, à la fois salle de réunion, bibliothèque, mairie. J'essaye de comprendre comment ils fonctionnent. Il y a des assemblées de village, 4 fois par an, les « gramsahba ». C'est pratiqué dans un millier de villages. Aux élections locales, ce ne sont pas les partis qui se présentent, mais des individus. Ici, tous les conseillers sont communistes, tous viennent de familles au dessous du seuil de pauvreté. Ils me disent que c'est comme ça, parce qu'ils ont la confiance des habitants. Ils sont 6 permanents, sur 14 membres élus, dont 7 femmes (bien plus que la loi qui fixe la part des femmes à 33,3%). Si j'ai bien compris, c'est un système très décentralisé. La terre est au village. Les élus sont responsables de l'eau, de l'éducation. Ils se considèrent comme des facilitateurs. Très fiers, les conseillers me montrent une savonnette : ils ont impulsé la création d'une micro entreprise de savon fait avec l'huile de coco ; elle emploie quelques femmes à temps partiel. Pour la lancer, les élus, des militants, des bénévoles ont fait du porte à porte auprès des 1200 foyers du village : « achetez ce savon, il est excellent et pur, il utilise des produits locaux, il fait de l'emploi local, pourquoi iriez vous acheter celui des multinationales ? ». TOUTES les familles ont acheté du savon. Aujourd'hui, ça continue, le problème est plutôt que la production n'est pas suffisante.... Il ne faut pas s'étonner que 92% des électeurs aillent voter (la moyenne en Inde est de 70%). Même dans les grandes villes du Kerala, comme Kochi, la participation est très forte. Edité par T 34 - 09 Jul 2010 à 00:37 |
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Envoyé : 07 Oct 2007 à 02:24 |
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Serpov:
La réussite sociale du Kérala
Le Kérala est un État méridional de l’Union indienne, devenu le plus performant du pays en matière de santé, d’éducation et d’évolution démographique. Tout au Sud, sur la côte occidentale du sous continent indien qui fut jadis un haut lieu du commerce des épices, le Kérala continue de faire figure d’exception. Malgré la modestie de ses ressources, sa population jouit de la meilleure qualité de vie du pays. Les chiffres confirment ce que les villes du Kérala donnent à voir, une prospérité qui n’a guère d’équivalent ailleurs, partout des enfants avec le cartable à la main, la présence massive des femmes dans les rues ou dans les administrations, la remarquable qualité des infrastructures sanitaires. Le taux de mortalité infantile est de 16/1.000 contre 70/1.000 dans l’ensemble du pays. Le taux d’alphabétisation dépasse les 90% et plus de 92% des femmes savent lire et écrire contre une moyenne nationale d’à peine 50%. Dans le reste de l’Inde, on compte en moyenne 929 femmes pour 1.000 hommes (le ratio le plus défavorable du monde pour le sexe féminin), le nombre de femme dans l’État de Kérala est légèrement supérieur à celui des hommes (1.040 pour 1.000). Il est vrai que 98% des accouchements ont lieu avec l’assistance d’un personnel spécialisé et que le taux de mortalité maternelle est de 1.1/1.000 contre plus de 12/1.000 dans l’État de l’Uttar Pradesh. Autres progrès : les filles du Kérala se marient en moyenne à 23 ans, et l’indice synthétique de fécondité est de 2 enfants par femme. La croissance de la population de l’État est aujourd’hui de 1.1% contre 2% pour l’ensemble du pays. L’espérance de vie est de 73 ans (contre 63 ans au niveau national). Les observateurs tentent depuis longtemps de comprendre les raisons de cette originalité. L’accès à l’éducation et aux soins médicaux explique en grande partie ces bons résultats. Les différents gouvernements du Kérala ont mis l’accent sur le développement social. Une école fut construite dans chaque quartier afin de permettre un accès géographique. Dans les décennies qui suivent l’Indépendance, le Kérala est un des 2 États indiens à avoir un gouvernement communiste, plus porté que d’autres forces politiques à donner la priorité au social. Résultat : les dépenses de santé et d’éducation dépassent largement la moyenne nationale. Le Kérala arrive en tête des États indiens en termes d’IDH (Indice de développement humain). L’expérience du Kérala indique qu’aucune modernisation des comportements n’est possible si l’accent n’est pas mis sur la promotion de la santé, la scolarisation générale et l’amélioration des conditions de la femme. On commence au niveau national à saisir l’importance de ces préalables, et des États voisins comme le Tamil Nadu semblent s’engager dans une voie analogue. http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=15101 |
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Envoyé : 09 Oct 2007 à 20:21 |
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Un article du Monde daté d'aujourd'hui. J'ai mis en gris vert les inepties. Elles sont nombreuses. Pas de commentaires à faire. Si on industrialise le pays, celui-ci entrera en concurrence avec les autres pays. Les agriculteurs qui connaissent la pauvreté connaîtront une vie de misère comme en Chine. La concurrence pour les ressources deviendra insoutenable.
Il ya des choses à développer oui mais certainement pas l'industrie et encore moins le capitalisme. Les priorités sont la santé , l'éducation, la nourriture. Tout le reste est superficiel. On ne réduira pas la pauvreté en développant le capitalisme. Au contraire, dans les régimes libéraux et capitalistes, la misère apparaît. On ne parle plus de pauvreté mais de misère. Et la pauvreté augmente.
Nous européens, nous consommons l'équivalent de 8 planètes dans tous les domaines. Au niveau écologique, c'est insoutenable.
Non messieurs les capitalistes décideurs-pour-les-autres. Les choix que vous préconisez sont dangereux pour l'homme et pour la biosphère. Vous êtes des irresponsables.
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Dans une étude publiée mardi 9 octobre, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime que l'Inde doit assouplir sa législation du travail, accélérer les réformes dans l'éducation, et développer ses infrastructures, pour maintenir son rythme de croissance. Après avoir dépassé les 9 % en 2006, celle-ci devrait se situer en 2007 aux alentours de 8,5 %.
Parmi les freins à la croissance identifiés, l'étude insiste sur la rigidité de la législation du travail, qu'illustre "l'obligation d'obtenir une autorisation publique pour licencier même un seul salarié dans les unités manufacturières de plus de 100 travailleurs". D'où ce paradoxe : l'industrie s'est développée dans des secteurs à forte intensité capitalistique, alors que la main-d'oeuvre disponible dans le pays est une des moins chères au monde. Cette rigidité du marché du travail empêche les ouvriers agricoles d'occuper des emplois mieux rémunérés dans l'industrie. L'agriculture fait travailler 57 % de la population active alors qu'elle contribue à seulement 20 % du produit intérieur brut (PIB). Comme l'a démontré Hiroko Oura dans une étude du Fonds monétaire international (FMI), publiée le 1er septembre, le transfert de main-d'oeuvre indienne depuis le secteur agricole vers l'industrie est le plus bas d'Asie. L'Inde a réussi sa révolution informatique. Elle doit désormais accomplir sa révolution industrielle. Le contexte est favorable. Une enquête de la société de services informatiques Capgemini auprès de 340 entreprises mondiales, rendue public le 5 octobre, révèle que l'intérêt des fabricants pour l'Inde est plus important que pour la Chine. "Nous avons été surpris par leurs réponses lorsque nous leur demandions quels étaient leurs plans pour les années à venir. La délocalisation de la production en Inde est davantage une priorité que celle de la partie administrative", a déclaré l'auteur du rapport, Roy Lenders, à l'AFP. COMPLEXITÉS ADMINISTRATIVES Pour favoriser l'expansion de l'industrie, encore faut-il que l'Inde développe ses infrastructures. Le Conseil national pour la compétitivité manufacturière estime que les carences dans ce domaine coûtent 1,5 point de croissance par an. Les coûts de logistique en Inde sont parmi les plus élevés du monde. M. Pinto, ancien secrétaire d'Etat aux affaires maritimes, a récemment jugé qu'ils représentaient 15 % du PIB indien contre 8 % en moyenne dans les autres pays. "Le secteur de l'électricité est un sérieux frein à la croissance", souligne par ailleurs l'étude de l'OCDE. Alors que chaque année, 40 % de l'électricité consommée est volée, le secteur souffre d'une rentabilité insuffisante. L'Inde veut consacrer 250 milliards de dollars (178 milliards d'euros) à la modernisation des infrastructures d'ici 2012, en y associant le secteur privé. Mais la complexité des procédures administratives ralentit l'exécution des chantiers. Ainsi, l'autorité indienne des autoroutes nationales, qui souhaite en construire 1 231 kilomètres, attend l'autorisation de son ministère de tutelle qui doit lui même consulter un comité d'approbation des partenariats publics-privés. Le projet attend depuis avril. L'OCDE estime que la politique d'ouverture du secteur des infrastructures aux investisseurs privés doit être poursuivie dans d'autres domaines, comme celui de l'éducation. Les dépenses dans l'enseignement supérieur ne représentent que 0,8 % du PIB, soit la moitié de la moyenne observée dans les autres pays émergents. La mauvaise performance du système éducatif est un frein à l'innovation. Quant à la Banque mondiale, elle a récemment mis en garde l'Inde au sujet de ses faiblesses en matière de recherche et de développement. Le pays ne compte que 5 000 doctorants. Si l'Inde mène ces réformes structurelles, l'OCDE considère que le pays pourrait réduire sa pauvreté de moitié d'ici 2015. Mais la marge de manoeuvre du gouvernement est étroite. Le Parti communiste, qui fait partie de la coalition au pouvoir, s'est plusieurs fois opposé aux annonces de privatisations. La perspective d'élections anticipées, en 2008, risque de ralentir d'autant plus le rythme des réformes. Julien Bouissou Edité par 1917 - 09 Oct 2007 à 20:24 |
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Envoyé : 31 Oct 2007 à 08:30 |
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Partis de Gwalior le 2 octobre dernier, les 25 000 paysans et
paysannes sans terre participant à la marche Janadesh ont atteint Delhi le dimanche 28 octobre. Le lendemain, le gouvernement indien a annoncé la mise en place d’une commission nationale de la terre sous l’autorité du Premier Ministre Indien, principale revendication de l’organisation Ekta Parishad, à l’origine de cette mobilisation sans précédent. C’est une grande victoire pour les paysans sans terre indiens et pour l’action non-violente d’Ekta Parishad ! L’arrivée à Delhi a montré la détermination des marcheurs : « La prison ou la terre ! » chantaient lundi 29 octobre au matin les 25 000 participants encerclés par la police dans leur campement, empêchés d’atteindre le Parlement, objectif de cette marche non- violente inspirée par Gandhi. Mais ce même jour, Rajagopal, leader du mouvement Ekta Parishad, signait un texte politique avec le ministre du développement rural annonçant la création de la commission nationale de la terre. C’est l’aboutissement d’un long travail de négociations politiques mené tout au long de la mobilisation. Cette décision a marqué la fin de Janadesh et les marcheurs ont commencé à remplir les trains du retour dès hier au soir, en exprimant leur joie par les chants et les danses. Depuis plus d’un an, Peuples Solidaires, Frères des Hommes et la Confédération Paysanne, ainsi que d'autres organisations dont Cyber @cteurs en France comme en Europe, ont soutenu la marche Janadesh et se sont mobilisés en France pour faire appel à la solidarité avec les sans terre indiens, et pour sensibiliser l’opinion sur la question de l’accès à la terre ici et là-bas. Des représentants de ces organisations ont participé à la marche, aux côtés d’ONG nord- américaines et européennes ainsi que de représentants du MST brésilien, de la Kenya Land Alliance et de la Coordination Paysanne Européenne. Cette marche victorieuse adresse donc un grand message d’espoir pour l’ensemble des mouvements paysans et leurs partenaires dans le monde ! Contacts Peuples Solidaires : Benjamin Peyrot des Gachons tél : 01 48 58 21 85 / @ : b.desgachons@peuples-solidaires.org Frères des Hommes : Bénédicte ROGET Tél : 01 55 42 62 76 / @ : rep@fdh.org Confédération Paysanne : Geneviève Savigny Tél : 06 25 55 16 87 / @ : genevieve.savigny@wanadoo.fr =============================================== Concours de logo Dom Beaucé a commencé à travailler sur un relookage de notre site http://www.cyberacteurs.org/2008/ Nous proposons à toutes celles et ceux qui ont un petit talent de dessinateurs de nous envoyer leur proposition de logo (terre + souris + slogan cyber @cteurs votre souris a du pouvoir que je mettrai dans notre album http://www.cyberacteurs.org/photos/index.php Pour ensuite vous inviter tou-te-s à voter pour le logo de votre association que nous pourrions ensuite envisager de diffuser sous forme d'autocollant. Bien amicalement Alain Alain UGUEN Association Cyber @cteurs http://www.cyberacteurs.org *********************************************************************** Reste à savoir si les terres seront bien distribuées. Et l'avenir nous dira ce que deviendra l'agriculture indienne. Si elle doit prendre partout une forme intensive comme sur beaucoup d'autres continents, les petits agriculteurs disparaitront. Il faudrait une collectivisation des terres et la mise en place d'une agriculture biologique et paysanne. Edité par Fidelista - 31 Oct 2007 à 11:59 |
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Camarade assidu
Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 865 |
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Envoyé : 01 Dec 2007 à 17:56 |
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Je ne sais plus où j'ai lu que le mouvement naxaliste progressait...qqun est branché Inde?
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Envoyé : 14 Feb 2008 à 02:53 |
NDE : LETTRE OUVERTE À UN ENVOYÉ SPÉCIAL global | médias | valide jeudi 06 décembre 2007 - 12:12 par himalove himalove at yahoo dot com ![]() UN PRÉTENDU DANGER NAXALALITE SERT EN INDE À MASQUER LE VOL DES TERRES, LE SUICIDE DES FERMIERS ET L’EXPROPRIATION DES PAYSANS. INDE : LETTRE OUVERTE À UN ENVOYÉ SPÉCIAL Lal Salam ! HIMALOVE -------------------------------------------------------------- 1.Lire les rapports d’Amnesty International, en particulier, ceux de l’année 1999, relatifs aux exactions des Ranvir sena au Bihâr. 2.Kanwar Pal Singh GILL, « surnommé le boucher du Pendjab » a été directeur de la police jusque la mort du Chief minister Beant Singh, en 1995, dans l’état du Pendjab ; tortionnaire, spécialiste des coups tordus, il est le responsable du massacre et de l’emprisonnement de milliers de sikhs innocents. Il est sorti de sa retraite en mai 2005 ; le ministre de l’Intérieur Shivraj Patil lui confiant la supervision de la lutte antinaxal. 3.Contrairement au Jammu et Cachemire, Manipur, The Act Special Force Army, 1958, et the presidential rule n’ont pas été décrétés au Chhattisgarh. 4.Malgré cette campagne, un accord historique est signé, à New Delhi, entre les 7 partis démocratiques népalais et les maobaadi ; le roi Gyanendra est renversé, par un mouvement populaire, en avril 2006. 5. A Human Right Perspective (Juillet 2005 ; p.5) http://www.pucl.org 6.Les GreyHounds sont des forces paramilitaires, spécialement créées pour chasser le naxal ; elles dépendent directement du ministère de l’Intérieur. 7.Interview d’Arundhati Roy paru dans « Tehelka » en mai 2006. Allez sur le site de « Passerelle Sud » pour en avoir la traduction. Edité par T 34 - 21 Oct 2008 à 18:45 |
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Envoyé : 28 Feb 2008 à 02:34 |
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Inde. Proposition alternative de développement.
Source: FAO 1.4 Conservation de l’eau et réhabilitation des sols en Inde et en Afrique: potentiel et pratiques[266]La plupart des ruraux des pays en développement dépendent d’une économie de subsistance utilisant des produits végétaux et animaux (Agarwal et Narain, 1989). Cependant, une grande proportion des ruraux pauvres du monde vit aujourd’hui sur des terres et dans des environnements très dégradés. La pauvreté écologique peut être décrite comme le manque de ressources de base écologiquement saines nécessaires à la survie et au développement de la société humaine. Des terres et des écosystèmes sains peuvent fournir la richesse nécessaire à une vie économiquement viable, en bonne santé et digne. Le défi d’aujourd’hui consiste à mobiliser et à responsabiliser les populations pour leur permettre d’échapper à leur pauvreté écologique en créant une richesse naturelle et en développant une économie locale forte. L’expérience de l’Inde et de l’Afrique a montré de nombreuses fois qu’un changement économique important s’est toujours produit lorsque les communautés rurales se sont organisées elles-mêmes afin de régénérer et gérer leurs ressources naturelles de base (Tiffen et al., 1994). Cependant, les systèmes de gestion technocratique des ressources imposés de l’extérieur ont invariablement échoué ou se sont montrés non rentables et donc non adaptés pour répondre aux contraintes financières des pauvres du monde. CONSERVATION DE L’EAU DE PLUIE ET RÉGÉNERATION DE L’ENVIRONNEMENT Au cours des cent dernières années, la gestion de l’eau a connu dans le monde des changements très importants. Pendant la plus grande partie du siècle dernier, les individus et les communautés abandonnèrent leur rôle de gestion de l’eau à l’état. La simple technologie de stockage et d’utilisation de l’eau de pluie perdit de son importance et l’exploitation des rivières, et particulièrement de l’eau souterraine devint prédominante. Cependant, l’attention majeure portée à l’eau des rivières et à l’eau souterraine, qui ne représentent qu’une faible partie du total des précipitations, conduisit inévitablement à une surexploitation de ces deux origines. Dans de nombreux cas, les gouvernements des pays aux ressources en eau limitées ont encouragé des interventions massives dans le cycle hydrologique mais ont fait peu de chose pour maintenir l’intégrité du système hydrologique lui-même. En réalité, la collecte de l’eau de pluie et l’utilisation des sources d’eau souterraines sont complémentaires et non substituables. Au cours des années sèches, lorsque la pluie est rare et que les rivières s’assèchent, l’eau souterraine devient une source importante d’eau à la fois pour l’eau potable et pour l’eau d’irrigation (Agarwal, 2000). Cependant, si des systèmes efficaces de conservation de l’eau de pluie étaient mis en place, le recours à l’eau souterraine devrait être très limité dans de nombreux endroits en année normale, où il ne jouerait plus qu’un rôle de complément. La conservation de l’eau et l’eau souterraine peuvent, ensemble, mettre les pays à l’abri de la sécheresse et créer la sécurité alimentaire locale. Dans le cas de l’Inde, par exemple, la moyenne annuelle de la pluviométrie est de 1 170 mm. Mais plus de 50 pour cent de cette pluie tombent sur une période de 15 jours environ et, dans la plupart des cas, en moins de 100 heures sur un total de 8760 heures par an. Il est donc très important de conserver cette ressource extrêmement éphémère avant qu’elle ne soit perdue pour l’utilisation humaine (Agarwal et Narain, 1997). La conservation effective de l’eau de pluie offre la possibilité de réaliser cela. Il devrait être possible de garantir l’accès à l’eau potable, en quantité suffisante, à tout le pays; de plus, l’eau devrait généralement être disponible pour pratiquer au moins les cultures les moins gourmandes en cet élément chaque année. La conservation de l'eau de pluie peut aussi permettre aux agriculteurs d’être moins dépendants des faibles institutions de l’état. Dans le contexte africain, les tentatives de création de systèmes agricoles intensifs, à grande échelle et coûteux ont échoué dans la plupart des cas en raison de mauvaises gestions, des politiques encourageant une utilisation inadaptée et inefficace des ressources en eau et des problèmes financiers qui ont pénalisé l’entretien et le personnel. Cet article présente deux études de cas. Le premier cas, en Inde, décrit la transformation d’une pauvreté écologique en richesse économique durable. Le second cas, au Niger en Afrique de l’Ouest, décrit l’utilisation de technologies locales pour améliorer la conservation et l’utilisation de l’eau. Ces études de cas sont importantes parce qu’elles montrent, non seulement comment des technologies simples peuvent radicalement améliorer la disponibilité en eau pour les agriculteurs pauvres, mais aussi parce qu’elles illustrent les impacts écologiques, sociaux et économiques qu’elles entraînent. Les expériences du village de Sukhomajri en Inde s’étalent maintenant sur 20 ans. L’expérience du cas du Niger est plus récente, mais reste très spectaculaire et importante. Au cours des années 70 et 80, l’Inde a connu un certain nombre d’expériences à petite échelle de gestion communautaire réussie des ressources. Il est remarquable de voir qu’il est possible de transformer, en peu de temps, un village pauvre et en détresse, sans ressource et écologiquement très abîmé, en un lieu riche et vert. Cela est vrai pour les deux exemples présentés dans ce rapport. EXEMPLE 1: L’EXPÉRIENCE DE SUKHOMAJRI - DE LA CONSERVATION DE L’EAU AU DÉVELOPPEMENT D’UN BASSIN VERSANT EN INDE Introduction On a beaucoup félicité le village de Sukhomajri près de la ville de Chandigarh, en Inde, pour ses efforts d’avantgarde dans le développement des microbassins versants. En 1976, Sukhomajri, un petit hameau de 455 habitants situé dans les collines pré-himalayennes de Sivalik, avait un environnement végétal dispersé, une agriculture pauvre et une érosion des sols et un ruissellement très importants. Bien que la pluviométrie moyenne annuelle ait été d’environ 1 137 mm, aucune eau souterraine n’était disponible à une profondeur raisonnable. L’érosion du sol et le ruissellement entraînaient une diminution continue de la superficie agricole. L’agriculture étant particulièrement peu sure, les villageois gardaient des troupeaux pour minimiser les risques. Ils cultivaient environ 50 ha de terre non irriguée et élevaient 411 têtes de bétail. Le pâturage continuel empêchait la régénération des plantes et maintenait les collines avoisinantes dénudées. En 1979, devant faire face à une sécheresse sévère, les villageois construisirent un petit réservoir pour conserver l’eau de la mousson; ils se mirent aussi d’accord pour protéger leur bassin versant afin d’empêcher que leur réservoir ne se remplisse de sédiments. Depuis lors, les villageois ont construit quelques autres réservoirs et ont protégé la forêt dégradée qui s’étend dans la zone de capture de l’eau (Mishra et al., 1980). Les réservoirs ont aidé à presque tripler la production des cultures, et la protection de la zone forestière a contribué à augmenter la disponibilité en herbe et arbres fourragers. Ces améliorations ont entraîné, à leur tour, un accroissement de la production laitière. La prospérité croissante est la cause de changements importants dans l’économie de Sukhomajri. Impact économique Les changements économiques et écologiques suivants se produisirent dans le village au fil des ans:
Dans le cas de Sukhomajri, ce sont les changements de politique du département des forêts qui ont stimulé les efforts des villageois pour les amener à protéger leur bassin versant. Auparavant, le département des forêts vendait aux enchères l’herbe du bassin versant dégradé à un homme d’affaire extérieur au village, qui exigeait ensuite des droits de récolte élevés des villageois. Les villageois expliquèrent qu’ils protégeaient le bassin versant et qu’ils devaient en retirer des bénéfices, et non pas l’homme d’affaire. Le département des forêts tomba d’accord pour donner les droits sur l’herbe à l’association du village, aussi longtemps que les villageois leur paieraient une rétribution équivalente au revenu moyen dont le département bénéficiait avant que ceuxci n’entreprennent la protection du bassin. Les villageois paient à leur association villageoise une petite somme pour couper l’herbe du bassin versant. Une partie de celui-ci est utilisée pour payer le département des forêts et une partie est utilisée pour générer des ressources communautaires pour le village. Une institution au niveau villageois pour gérer les ressources naturelles Dans tout cet exercice une institution villageoise, spécialement créée pour la protection du basin versant, a joué un rôle crucial. Cette institution a été appelée la Société de gestion des ressources des collines, elle est constituée d’un représentant de chaque ménage du village. Elle sert de forum à tous les ménages pour discuter de leurs problèmes, gérer l’environnement local et maintenir la discipline entre ses membres. La société s’assure qu’aucun ménage ne fait pâturer ses animaux sur le bassin versant; en retour, elle a créé un cadre pour une juste répartition des ressources ainsi générées entre les ménages, principalement, l’eau, le bois et l’herbe. Futures stratégies opérationnelles dans le cas de l’Inde En dépit du succès de Sukhomajri et d’autres communautés qui ont mené des expériences semblables à Ralegan Siddhi et à Tarun Bharat Sangh, l’adoption de ces pratiques a été très limitée dans le reste de l’Inde. Les critiques ont souvent prétendues que ces exemples ne pouvaient pas être répliqués car ils étaient le fait d’individus remarquables qui ont persévéré pour apporter un changement. Mais cela n’est pas une description correcte de la réalité: ces exemples sont demeurés dispersés en raison de l’absence dans le pays d’un système de gouvernance capable d’encourager le contrôle local des ressources naturelles. Les exemples actuels existent en dépit du système et non pas grâce à lui. Il faut donc que les individus soient particulièrement persévérants pour être capables de changer les choses au niveau de leur village. Cependant, ce changement sera plus facile, si le gouvernement permet aux communautés locales d’améliorer et de prendre soin de leurs ressources de base. La Mission de développement du bassin versant de Rajiv Gandhi, du Gouvernement de Pradesh Madhya a montré que l’état peut répliquer ces efforts communautaires lorsque la volonté politique est là et que la pression sur la bureaucratie administrative et technique est suffisamment forte. Le mise en place d’un cadre conceptuel qui prenne en considération les ressources privées et communautaires du village, ses divers besoins en biomasse ainsi que les intérêts et besoins des différents groupes socioéconomiques de la communauté villageoise, est le préalable au développement d’un programme de gestion durable des ressources naturelles au niveau du village. Un tel programme met en route toute une série d’opérations écologiques successives, commençant par l’accroissement de la productivité et de la surface des terres arables résultant d’une meilleure conservation de l’eau. Ces premiers résultats entraînent à leur tour l’augmentation de la disponibilité en eau pour l’irrigation, l’accroissement de la production d’herbe et, lentement, l’augmentation de la production de fourrage et de bois de construction à partir des arbres et des forêts. Chacune de ces étapes écologiques successives génère ses propres impacts économiques sur la société villageoise qui se déploie lentement au fil des ans. Leçons Cette étude de cas nous enseigne qu’une bonne
gestion des ressources naturelles ne peut se faire sans un ensemble de mesures
politiques. Ces mesures incluent les changements des cadres institutionnel,
légal et financier afin de créer une démocratie
participative au niveau communautaire. C’est seulement lorsque cet ensemble
de mesures politiques aura été mis en oeuvre que ces
microexpériences isolées pourront s’épanouir dans
«un million» de villages. Structures de conservation de l’eau et processus social Les changements écologiques ont démarré à Sukhomajri avec la collecte de l’eau. La construction de structures de conservation de l’eau est une tâche assez facile. Mais le début d’un processus d’autogestion des communautés villageoises est beaucoup plus difficile. Il n’est possible que si chaque structure de conservation de l’eau est le résultat d’un processus social coopératif. Un processus social fort doit précéder la construction de chaque structure afin de bâtir un «capital social». C’est un domaine où les résultats des agences gouvernementales sont littéralement inexistants et où les règlements gouvernementaux rigides jouent contre le principe même de mobilisation sociale. La mobilisation sociale signifie, d’abord, la prise de conscience et la confiance des personnes qui travaillent à la conservation de l’eau. Il est nécessaire de créer ensuite des institutions villageoises qui décideront où, quand et comment les structures de conservation de l’eau devront être construites, qui les construira, et quelle sera la contribution des villageois aux coûts des constructions. Une fois que la structure est construite, il est essentiel de décider comment les bénéfices - c’est-à-dire l’eau - seront partagés entre les villageois, spécialement durant les premières années lorsque l’eau est rare, et comment son utilisation sera réglementée. Toutes les composantes de la communauté - ceux qui ont de la terre, ceux qui sont sans terre PAS de capitalisme local....CONCEPTION CAPITALISTE DATANT DU MOYEN AGE et les groupes de femmes - devront tirer profit de l’exercice. Aussi des efforts devront-ils être faits pour s’assurer que les bénéfices vont à toutes les composantes de la communauté. C’est pour cette raison que les travaux de conservation de l’eau fonctionnent mieux lorsqu’ils ils sont associés au développement d’un bassin versant. La nature même des structures de conservation de l’eau fait que ce sont d’abord ceux qui ont de la terre qui en tirent profit, laissant les personnes sans terre sans aucun bénéfice et donc étrangères à l’exercice. Le développement d’un bassin versant, qui permet d’améliorer à la fois la conservation de l’eau et des sols, et les productions herbacée sur les terres communales, profite ainsi grandement aux ménages sans terre. CONCEPTION CAPITALISTE DATANT DU MOYEN AGE De plus, le processus prolonge la vie et l’efficacité des structures au bénéfice de ceux qui ont des terres en réduisant le phénomène de sédimentation. ARTICLE INTERESSANT MAIS PROCAPITALISTE ET INEGALITAIRE. LES TERRES APPARTIENNNENT A TOUS. |
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T 34
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Envoyé : 19 Jul 2008 à 20:43 |
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Pour tout savoir (enfin, presque tout) sur le mouvement naxalite, lire « Une étincelle peut mettre le feu à la plaine » : il y a quarante ans le mouvement naxalite est né au Bengale occidental Naxalbari, 25 mai 1967 : « Tonnerre de printemps » http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&reference=2815 Le district de Darjeeling, dans le nord du Bengale occidental, aux confins de l’Inde et du Népal, est célèbre dans le monde entier pour ses plantations de thé. Pendant le « Raj » – l’époque de la domination britannique – Darjeeling était un haut lieu de villégiature pour les fonctionnaires impériaux et il l’est resté pour les classes supérieures de l’Inde indépendante. Mais depuis 1967, Darjeeling a acquis une tout autre signification, entrant dans le cycle de légendes révolutionnaires du continent indien.
C’est que l’insurrection de Naxalbari avait été préparée et dirigée par des maoïstes. Ces militants étaient des dissidents du parti au pouvoir au Bengale occidental, le CPI(M) (Parti communiste indien (marxiste), lequel était né d’un courant dissident du CPI (Parti communiste indien), le plus vieux parti politique indien, fondé en 1925. Dès le début du conflit idéologique entre le parti communiste soviétique et le parti communiste chinois, des communistes aux quatre coins du monde s’étaient rangés sur les positions chinoises et s’étaient proclamés maoïstes. Le double reproche principal des maoïstes aux tenants de l’orthodoxie moscovite était celui-ci : les Soviétiques s’étaient engagés dans la « coexistence pacifique » avec l’impérialisme US et encourageaient les communistes du Tiers monde à collaborer avec les régimes issus des indépendances, prônant la « voie pacifique au socialisme », par le biais de la participation aux processus électoraux et du renoncement à la lutte armée.
Les années 70
Suite à l’écrasement de l’insurrection de Naxalbari, le feu se répand dans les autres États de l’Union : Andhra Pradesh et Kerala dans le sud, Bihar dans l’est, Uttar Pradesh et Pendjab dans le nord. En avril 1969, les maoïstes créent le Parti communiste indien (marxiste-léniniste). Des soulèvements ont lieu dan plusieurs États.
En 1972, coup dur pour les Naxalites : Charu Mazumdar est arrêté dans la clandestinité à Calcutta et meurt dans un commissariat de police au terme de 12 jours de tortures. Sa disparition handicapera fortement le mouvement naxalite, qui ne saura plus trouver un chef charismatique capable d’unifier tous les courants, groupes et tendances. Mais les affrontements continuent. En 1973, on compte 32 000 prisonniers politiques et sociaux qualifiés de naxalites dans les prisons indiennes, ce qui donne une petite idée de l’ampleur du mouvement de révolte qui agite les campagnes indiennes. Le 15 août 1974, 300 intellectuels du monde entier, parmi lesquels Noam Chomsky et Simone de Beauvoir, adressent une pétition à Indira Gandhi, dénonçant les violations massives des droits humains dans le traitement des naxalites. Amnesty international dénonce cette situation un mois plus tard. Indira Gandhi ne veut rien entendre. Le 26 juin 1975, elle décrète l’état d’urgence, qui impose la censure sur les informations concernant les protestations publiques. Mais après les élections de 1977, qui voient naître une coalition entre le Congrès d’Indira Gandhi (censé être de gauche) et des partis de droite, les naxalites sont libérés. Ils peuvent ainsi organiser des rencontres et des débats. Ils ne parviennent pas à se mettre d’accord sur la tactique à adopter pour la poursuite de la lutte révolutionnaire. Ils se divisent donc entre deux grands courants : ceux qui reprennent le chemin de la « voie pacifique au socialisme » et décident de rentrer à nouveau dans le jeu électoral et ceux qui décident de poursuivre la lutte armée. Des zones de guérilla apparaissent en Orissa, dans le Maharashtra, le Chhattisgarh, le Jharkhand, le Madhya Pradesh et l’Uttar Pradesh. Leur base principale sont les plus démunis : paysans évincés de leurs terres et de leurs maisons par des projets industriels, tribus auxquelles est nié l’accès à leurs ressources traditionnelles dans les forêts, harcelés en permanence par la police et les milices privées, et privés d’équipements d’éducation et de santé dans des villages vastes et inaccessibles. Où en sont les naxalites aujourd’hui ? L’exemple de Chhattisgarh En août 2006, le magazine The Economist a publié un reportage sur l’État du Chhattisgarh, où il a visité, dans la forêt de Bastar, au sud de la capitale Raipur, un maquis tenu par le PCI(m) sous la direction de Ganesh Ueike , qui poursuit le combat « contre le féodalisme et l’impérialisme ». Ueike a expliqué à l’envoyé spécial du magazine que son groupe combat les projets du capital financier d’exploiter les richesses minérales de la forêt où il tient son maquis. Quelques heures avant la rencontre, plusieurs centaines de combattants avaient attaqué à Errabore un commissariat de police, une base paramilitaire et un camp de personnes déplacées, tuant plus de 30 personnes à la hache, ce que Ganesh Ueike, à en croire le reporter, appelle « des armes de basse technologie ». Cette bataille était la plus récente dans une longue guerre civile dans le district de Dantewada qui a provoqué 350 morts et le déplacement de 50 000 personnes dans des camps comme celui d’Errabore, dans cette région sous-développée à 9 heures de route de la capitale Raipur. La guerre contre-insurrectionnelle C’est que, comme en Colombie et ailleurs, les classes dominantes répondent à la guerre révolutionnaire par la guerre contre-insurrectionnelle. Le principe de base de cette guerre spéciale, c’est qu’il faut couper le « poisson de l’eau » (selon Mao Tsé Toung : « La guérilla est le poisson, et le peuple est l’eau »). En 2005 est donc né Salwa Judum, “Chasseurs de paix”, une force paramilitaire de 5000 hommes qui font la chasse aux guérilleros et poussent la population locale à fuir leurs villages et à regagner des camps de regroupement, où elle est plus facile à contrôler et est empêchée de venir en aide aux guérilleros. Cette force paramilitaire est née d’une initiative “spontanée” de cueilleurs de feuilles de tendu patta, cette plante utilisée pour confectionner les bidis, les cigarettes roulées à la main, auxquels les naxalites avaient interdit de les cueillir. Mais elle a vite été récupérée et organisée par les autorités locales, qui l’ont entraînée et armée. Résultat : cette milice, présentée comme « pacifique » par son idéologue en chef, leader local du parti du Congrès, accumule les meurtres, les viols, les intimidations et les extorsions. Une partie des habitants regroupés de force dans les camps de regroupement, sont en colère. Lorsque le ministre de l’Intérieur du gouvernement de l’État est venu rendre visite au camp d’Errabore le lendemain de l’attaque naxalite, il a été reçu à coups de pierre et les habitants ont refusé les offres de compensation financières. Laissons les mots de la fin à Sumanta Banerjee, auteur de India’s Simmering Revolution: The Naxalite Uprising Londres, 1984) et de Thema Book of Naxalite Poetry, Calcutta (1987) :
Pour en savoir plus, visiter le blog http://naxalrevolution.blogspot.com
Source :
L’auteur est rédacteur de Basta ! Son portrait est l’oeuvre de son camarade de combat Ben Heine. Tous deux sont, cela va sans dire, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cet article est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de reproduction, à condition d’en respecter l’intégrité et d’en mentionner source et auteur. URL de cet article : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=2815&lg=fr
Edité par T 34 - 15 Jul 2009 à 19:23 |
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Envoyé : 21 Oct 2008 à 18:41 |
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Vendredi 10 octobre 2008 pour le CEPRID, traduit par danielle Bleitrach pour http://socio13.wordpress.com/ L’année prochaine, au mois de mai, il va y avoir des élections générales en Inde, un pays de plus de mille millions d’habitants et qui vient de signer un accord nucléaire avec les Etats-unis qui le situe, sans équivoque, dans l’orbite occidentale. Une vieille apiration de l’oligarchie indienne qui dans les 19 dernières années s’est traduite par l’imposition de politiques néolibérales, en démantelant peu à peu une économie jusqu’alors centralisée et en privatisant les secteurs principaux. En accord avec cette politique, et dans une tentative, pour renforcer cette avancée vers l’occidentalisme, l’Inde a noué des accords militaires avec Israël (ce qui a provoqué un essor de l’islamisme qui s’est traduit par des attentats dans toutes les villes du pays et par des attaques contre d’autres confessions religieuses, spécialement contre les chrétiens, dans des états comme Orissa) et est à l’étude la manière de “congeler” l’accord de construction d’un pipe-line de gaz avec l’Iran.
LNotes: Edité par T 34 - 15 Jul 2009 à 19:24 |
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Depuis le: 03 Oct 2007 Pays: România Status actuel: Inactif Messages: 814 |
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Envoyé : 05 Nov 2008 à 09:31 |
La gauche en Inde (II): jusqu'à la perte de l'identitéAlberto Cruz pour le CEPRID, traduit par danielle Bleitrach http:// socio13.wordpress.com/ L’Inde est un des rares pays au monde où aujourd’hui le terme “marxiste” est synonyme sans équivoque de gauche. Pas de “nouvelle gauche”, ni de “socialisme du XXI e siècle” ni d’euphémisme semblable qui ont tant de succès – sans entrer dans des considérations à propos de ce qui existe derrière les dites étiquettes- en Europe ou l’Amérique latine, pour prendre un exemple. En Inde tout le monde sait que les marxistes sont ceux qui pendant des années ont maintenu dressé le drapeau de la politique sociale, de la lutte contre les multinationales, de la défense à outrance du secteur public, de la réforme agraire, de l’éducation gratuite… … et ce depuis deux pôles totalement opposés : le légal, représenté basiquement par le Parti communiste de l’Inde et le Parti communiste de l’Inde (marxiste), et la lutte armée, avec à sa tête le Parti communiste de l’Inde (maoísta) et le Parti communiste Marxiste – léniniste de la Guerre Populaire.
A ctuellement au Kerala le débat porte sur les Zones Economiques Spéciales que le gouvernement central veut imposer à toute l’Inde. Le gouvernement admettra ” un certain degré d’industrialisation”, bien que il ne sache toujours pas de quel type etsi ce sera à l’intérieur d’une ZEE ou non. De plus, comme s’il s’agissait d’un programme expérimental, il permet aux entreprises basées dans l’état, des critiques sur le caractère “excessif” de la lutte syndicale et des revendications permanentes des travailleurs, il les laisse importer une main-d’oeuvre d’autres états et ainsi échapper à ces ennuis syndicaux. Dans cet état le PCI (m) connait une importante lutte interne entre ceux qui sont partisans d’une politique économique plus “ouverte et libérale” comme le secrétaire général Pinarayi Vijayan, et ceux qui considèrent qu’il faut maintenir l’attitude traditionnelle d’appui principal aux agriculteurs, aux secteurs populaires et de manière spécifique aux adivasis (indígenes) qui seraient les principales victimes de l’industrialisation..
Edité par T 34 - 15 Jul 2009 à 19:25 |
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Pedro
Camarade assidu
Depuis le: 18 Jun 2008 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 852 |
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Envoyé : 12 Feb 2009 à 14:37 |
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L’influence Maoïste indienne s’étend
Les Maoïstes bien armés développent rapidement leur insurrection en Inde, en prenant le gouvernement au dépourvu en se faisant la voix des pauvres et des indigents, rapportent les fonctionnaires et les experts.
Les rebelles ont 22 000 combattants et se sont étendus à plus de 180 des 630 districts du pays alors qu’ils en avaient juste 56 en 2001, selon le gouvernement et un nouveau rapport diffusé cette semaine par l’Institut pour la Gestion du Conflit (IFCM), de New Delhi ‘Un groupe de réflexion’.
“La menaces pour la sécurité sont en train de changer et elle est plus grande qu’auparavant car le nombre de régions sous leur commandement est plus grand que jamais. Ce n’est pas du tout un bon signe” à déclaré à Reuters B.K. Ponwar, chef du the Counter Terrorism and Jungle Warfare College in India
“Nous devons nous pencher sur le dossier Maoïstes, ou dans deux ans la situation nous échappera.”
Le premier ministre Manmohan Singh a décrit l’élévation maoïste en tant qu’une des menaces les plus graves pour la sécurité intérieure de l’Inde, et l’insurrection se prépare à être une des questions principales aux élections générales de Mai.
L’opposition principale Bharatiya Janata Party dit le parti du Congrès dirigeant n’a pas de stratégie pour contrer les Maoïstes et que la police n’est pas suffisamment équipée
DES REBELLES BIEN EQUIPES
La police est les services de renseignements disent que les Maoïstes recrutent maintenant des centaines de villageois pour renforcer leurs rangs et qu’ils sont munis d’armes automatiques, de lance roquettes, de mines et d’explosifs.
Les rebelles disent qu’ils luttent pour les droits des fermiers et des pauvres qui sont la majorité des 1.1 milliards d’habitants de l’Inde.
Ils attaquent régulièrement des lignes de chemin de fers, avec l’intention de perturbé l’activité économique sur un territoire étendu
Les services de renseignement de la police de l’Inde dit que les Maoïstes font sentir leur présence dans 22 des 29 états du pays.
La semaine dernière, les rebelles ont lancé des attaques dans les régions auparavant épargnés par les combats. Dans l’état de l’Ouest de Maharashtra, les rebelles ont tué 15 policiers, pendant que dans le district Nawada de Bihar ils ont tué 10 policiers.
Plus de 1 000 cas d’attaques Maoïstes ont été enregistrés l’année dernière dans lesquelles plus de 200 policiers ont été tué.
“Les rebelles ont maintenant la capacité de lancer des attaques simultanées et ils ont la puissance de feu. Mais le gouvernement indien ne semble pas avoir la capacité de les neutraliser,” à déclaré Ajai Sahni de l’Institut pour la Gestion du Conflitt.
Les efforts de la police sont entravés par le manque de personnel et aussi d’armes ainsi que d’une faible coordination entre les états, cela signifie que les rebelles peuvent échapper aux poursuites en traversant les frontières des Etats. |
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T 34
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9070 |
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Envoyé : 22 Feb 2009 à 00:54 |
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Une enquête récente a démontré que 74 femmes font des environ 290 Maoïstes de la base opérant dans la région de l’Etat la plus touchée de l’etat.
Les femmes ne sont pas seulement dans les rangs. Les femmes comptent également trois membres au comité de division, neuf commandants, trois commandants de région et deux commandants adjoints. En fait, la statistique montre que les hommes sont devancés en nombre par les femmes dans les postes de commandements et cadres de la direction. . Deux femmes membres de comité de division (Narmada et Tarakka alias Vimla SIDAM) opèrent dans la zone sud Gadchiroli tandis que l’autre (Sujanakka) au nord. « Narmada même si elle a perdu sa force physique à cause de son âge, est encore une stratège solide à cause de son expérience dans le mouvement et sa connaissance de la topographie,”.
Environ 57 autres femmes forment la force de soutien. On spécule énormément sur le rôle des femmes dans l’attaque Maoïste la plus mortelle pour l’Etat qui à Markegaon le 01/02 à coûté la vie à 15 policiers.
Parmi les attaques Maoïstes récentes, on suppose que Jyoti, le commandant de Tippagarh Dalam et épouse du membre du comité de zone spéciale de Dandakaranya Diwakar, a fait partie de l’équipe qui a anéanti 15 agents de police dans Markegaon récemment.
Les femmes sont aussi des commandants de l’intérieur comme Perimilli (Vijayakka), Chatgaon (Ranita), Kasansur (Dhani) et Surjagarh (aliase Ranjita Ramko Rushi Hichhami), Korchi (alias Sujata Kanta Tekandi), Darekasa (Alida) et Malanjkhand (aliasde Saguna Jamuna).
Deux femmes (Girija et Batte) sont connues pour contrôlent deux compagnies de l’intérieur comme commandants de sections. L’un des poste de la sous-section est tenue par une autre femme : (Watti).
“Ces femmes doivent contrôler tant les dalams que les sections ensemble. Quelques-une comme Dhani sont aussi membres du comité de région (ACM),” a dit une source. Une autre, Aruna contrôle la Section de l’intérieur (No1) en tant que commandant de section tandis que Rajita alias Sukri Madavi Bheladi, une autre ACM, est responsable de Kurkheda-Khobramend un dalam. Ramko alias Narote, qui est aussi une ACM, est le commandant de Bhamragarh-Gatta dalam.
Bien qu’il y ait quelques cadres pointus parmi les femmes qui ont tracé leur chemin par la lutte pure, la plupart d’entre elles ont obtenu la maîtrise simplement pour avoir un diplôme élevé. Inde : la guérilla maoïste fait exploser des bâtiments du gouvernement(Inde, Ranchi, 28/02/09)La guérilla maoïste à un fait exploser un bâtiment du gouvernement local de Jharkhand.Une trentaine de d’activistes du Parti Communiste d’Inde-Maoïste (CPI-M) ont fait sauté Vendredi soir, le bâtiment dans Mahdand village du district de Palamau à environ 190Km d’ici (Ranchi), et ce avec l’aide de détonateurs…Les bâtiments du gouvernement local, sont utilisés pour les réunions des « représentants » réactionnaireLes rebelles maoïstes ont aussi fait exploser un bâtiment gouvernemental dans le district de LathearLe CPI-Maoïste à appelé à une grève Samedi dans Bihar, Jharkhand et Orissa pour protester contre l’arrestation de quatre membres de leur Comité Central. La grève à affecté la vie dans les zones rurales de l’Etat..De plus des explosions ont eu lieu à travers tout l’Etat, ce qui a eu pour effet que les forces réactionnaires n’ont pu entrer dans la zone rouge..Edité par T 34 - 02 Mar 2009 à 23:18 |
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9070 |
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Envoyé : 21 Mar 2009 à 20:34 |
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Les maoïstes de Bihar appellent au boycott des élections des élections générales prévues en Avril, et ils ont décider d’intensifier leur lutte est-il dit dans une déclaration publiée mercredi.
« nous avons conseiller aux gens de boycotter les élections générales en 2009, pour renforcer notre lutte pour eux » a dit le porte-parole maoïste Gopal dans ce communiqué. Il a déclaré que l’appel avait été lancé par le Bihar-Jharkhand- north Chattishgarh comité de zone spéciale du Parti Communiste Maoïste de l’Inde (CPI-Maoist) . Les maoïstes ont mis en garde les entrepreneurs et les…. Qui jouent un rôle crucial dans les élections, de s’en tenir éloigner. Le CPI-M a demandé à ses cadres d’obtenir un soutien populaire pour le boycott de ces élections.. Il a déclaré que le gouvernement central déploiera des forces paramilitaires en grand nombres pour réprimer l’appel au boycott. “Mais nous lui donnerons une réponse appropriée cette fois,” a dit Gopal (source : Soitu.es 18/03/09) Au moins 14 guérilleros maoïstes ont été tués aujourd’hui dans un affrontement avec la police dans l’est de la région indienne de Chattisgarh, a indiqué une source policière.L’incident a eu lieu dans le district de Bijapur le conflit et les autorités ont recueillis les corps des rebelles ainsi que plusieurs fusils AK-47, selon l’agence indienne IANS.
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9070 |
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Envoyé : 14 Apr 2009 à 18:57 |
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HYDERABAD: La brusque poussée de l’activité maoïste dans des États limitrophes au cours des derniers jours a sonné l’alarme pour l’Andhra Pradesh, la police, qui a tiré la sonnette d’alerte, en particulier sur les frontières inter-Etat.
Les maoïstes ont tué 16 policiers, dont 14 hommes de la Force de police de réserve centrale (CRPF), dans trois incidents a Chhattisgarh et Jharkhand, depuis vendredi. Deux agents sont morts sur une mine à pression dynamité par les maoïstes contre une partie de la route de la National Highway dans Bijapur district of Chhattisgarh Dimanche, alors que 14 CRPF ont été tués dans des embuscades dans les environs du poste de police de Chintaguppa de Dantewada district de Chhattisgarh et du Khunti district of Jharkhand Vendredi et Samedi, respectivement. Les dirigeants de l’Andhra Pradesh, la police, pensent que ces incidents font partie de Tactical Counter Offensive Campaign (TCOC) des maoïstes . Les maoïstes ont essayé de synchroniser TCOC avec la campagne électorale en s’attaquant à des objectifs politiques. Le TCOC était généralement réalisée deux fois par an, en Décembre - Janvier et Mai - Juin, en se concentrant sur les attaques contre l’ennemi, en particulier la police. Outre la mort de 16 policiers, les maoïstes ont déclenché une mine visant les convois du surintendant de la police de Bijapur, Ankit Garg, dans le Chhattisgarh, le 6 avril. L’incident qui s’est produit à peine neuf kilomètres du district des quartiers-généraux a abouti à la mort d’un autre agent Les maoïstes ont aussi abattu, le jour précédent, quatre agents en civil dans la forêt de Gadchiroli au Maharashtra et on pris de l’argent de Rs 1 crore dans un fourgons de SBI Malkangiri et Chitrakonda dans Orissa.. BHUBANESWAR : Sept gardiens CISF ont été tués dans une fusillade à la suite d’une audacieuse attaque par les maoïstes sur un arsenal bien gardé et sur la mine de bauxite NALCO dans Orissa’s Koraput district, à déclaré la police. |
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Envoyé : 15 Apr 2009 à 21:19 |
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INDE : Un groupe de guerilleros maoïste attaque un campement de sécurité un jour avant les élections
(source : ADN.ES 15/04/09)
Un groupe d’environ cent guérilleros supposés maoïstes ont attaqué aujourd’hui un campement des forces de sécurité dans la région indienne septentrionale de Bihar, qui avait mis en place pour garantir la sécurité des élections législatifves qui commencent demain dans le pays.Selon des sources policièrees, citées par les agences indiennes, une centaine d’hommes armés ont lancé quelques projectiles au environ de 01.00h locale (19.30 GMT mardi) contre le détachement situé dans le district de Rohtas.Bilan de l’attaque, un membre des forces de sécurité semble être blessé et s’est une fusillade a eu lieu pendant quelques heures.“Les maoïstes ont utilisé trois lance-missiles. Deux ont atteints leur objectif et l’un des projectiles a atteint un mur”, a expliqué à l’agence IANS un policier.Le campement des forces de sécurité avait été mis en place à l’occasion des élections indiennes, qui commenceront demain et qui se dérouleront en cinq phases.Des hélicoptères militaires survolent la zone pour trouver les attaquants.Dimanche dernier, dix des agents de sécurité et quatre supposés maoïstes ont perdu la vie au cours d’une attaque contre une mine et une caserne de police dans l’état indien oriental d’Orissa, où le groupe de guerilleros maoïste reste très actif.Ces derniers jours, les insurgés ont intensifié leurs actions, ils ont rendu publique leur intention de boycotter les élections […]Les guérilleros maoïstes, connus en Inde sous le nom de naxalites après qu’en 1967 ils aient joué le rôle principal dans une révolte contre les forces de sécurité dans le village bengali de Naxalbari, réclament un État communiste dans le centre l’est du pays. |
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Envoyé : 20 Apr 2009 à 20:50 |
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17 avril 2009
Les rapports sur la façon dont les attaques se sont déroulées Jeudi a que les maoïstes ont de loin la meilleure puissance de feu et une formation militaire supérieure contrairement à ce que l’on pensait jusqu’à présent. • Les rebelles ont utilisé une milice de gens bien formés qui comprend les jeunes de la forêt et des districts frontaliers pour l’attaque de jeudi. • Les forces de sécurité n’avaient pas suffisamment de temps pour changer la tactique employée avec succès en Novembre et a ainsi perdu face à larébellion. Pourtant, pour se remettre de la spectaculaire des attaques lancées par les maoïstes au cours de la première phase du scrutin, les agences de sécurité ont identifié deux principales raisons de l’échec. La plupart des attentats de jeudi ont montré que les maoïstes ont de loin une formation militaire supérieure et une puissance de feu supérieure a celle estimée que jusqu’à présent, ont déclarés les hauts fonctionnaires de police et des renseignements des différents Etats frappés par le maoïstes vendredi. La seconde raison est que les maoïstes ont minutieusement étudié les forces de sécurité * et leurs tactiques au cours de l’élection de l’Assemblée Novembre 2008 au Chhattisgarh (qui est largement considérée comme un prodigieux succès pour les forces de sécurité) et ont été mieux préparés pour être capables de frapper avec précision, minutie et une plus grande intensité causant des pertes catastrophiques. * Ca me rapelle cette caricature :
![]() Les Naxalistes demandent des informations sur le coût total d'un lancement de satellite ... pour traquer les forces de sécurités. Edité par T 34 - 20 Apr 2009 à 20:59 |
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Envoyé : 25 Apr 2009 à 16:45 |
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE AMNESTY INTERNATIONAL
Les autorités indiennes doivent libérer immédiatement et sans condition Binayak Sen, défenseur des droits humains et l’un des premiers à avoir travaillé pour rendre les soins de santé accessibles aux communautés marginalisées, qui dépérit en prison depuis deux ans, a déclaré Amnesty International ce jeudi 23 avril. Binayak Sen, cinquante-neuf ans, a été arrêté le 14 mai 2007 ; accusé d’avoir encouragé la violence maoïste armée, il comparaît devant la justice ; son procès doit reprendre le 24 avril 2009. S’il était reconnu coupable, il pourrait être condamné à la réclusion à perpétuité. Amnesty International pense que les accusations portées contre Binayak Sen et les éléments de preuve à charge contre lui sont sans fondement et obéissent à des motivations politiques. « L’emprisonnement prolongé de Binayak Sen illustre de manière frappante la façon dont les autorités indiennes se servent des lois relatives à la sécurité pour cibler des militants, a déclaré Madhu Malhotra, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International. Ces lois définissent en termes vagues et très généraux ce que sont les« activités illégales », ce qui ouvre la porte à tous les abus. Défendre pacifiquement les droits humains ne devrait en aucune circonstance être qualifié d’ « activité illégale ». La législation en matière de sécurité permet au gouvernement d’arrêter arbitrairement et de placer en détention des personnes, ou de les sanctionner pour des infractions qui ne sont pas clairement définies, en violation du principe de certitude en droit pénal, figurant à l’article 15 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel l’Inde est État partie. Binayak Sen a été maintenu en détention pendant sept mois sans inculpation ; la liberté sous caution lui a été refusée et il a été détenu au secret. De nombreux chefs d’accusation pesant contre lui s’appuient sur des lois ne respectant pas les normes internationales. Les ajournements répétés du procès de Binayak Sen ont également fait planer des doutes sérieux sur l’équité de ce procès. D’après les informations dont dispose Amnesty International, les rencontres de Binayak Sen avec des dirigeants maoïstes emprisonnés (sur lesquelles reposent certaines des accusations contre lui) se limitaient à un cadre professionnel légitime ; il s’y rendait en tant que médecin et défenseur des droits humains autorisé par les autorités pénitentiaires. Avant son arrestation, Binayak Sen avait critiqué l’adoption par les autorités de la loi spéciale sur la sécurité publique de Chhattisgarh – la CSPA. Il avait également attiré l’attention sur les homicides illégaux d’adivasis (communautés indigènes) dans lesquels auraient été impliqués la police et Salwa Judum, une milice privée généralement considérée comme soutenue par les autorités de l’État pour combattre la guérilla du Parti communiste indien (maoïste). Aucune enquête effective et impartiale n’a été menée à ce jour sur ces homicides illégaux par les autorités de l’État. Ilina Sen, épouse de Binayak Sen, qui lui rend régulièrement visite en prison, a déclaré à Amnesty International que son époux souffrait de douleurs thoraciques récurrentes et avait besoin de soins médicaux spécialisé mais le gouvernement de l’État a rejeté la demande de transfert de Binayak Sen vers un hôpital en dehors de Raipur. Amnesty International appelle les autorités indiennes à : libérer Binayak Sen immédiatement sans condition ; faire en sorte que Binayak Sen puisse bénéficier de soins médicaux correspondant à son choix pendant son incarcération ; veiller à ce que les quelque 50 prisonniers de Chhattisgarh inculpés au titre des lois relatives à la sécurité soient jugés dans les meilleurs délais lors de procès équitables ; prendre des mesures effectives visant à assurer le respect et la protection des droits des défenseurs des droits humains, conformément à la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits humains. Cela implique notamment de veiller à ce qu’ils soient protégés de toute détention arbitraire, entrave dans leur action ou autre mesure de harcèlement dans le cadre de l’exercice légitime de leurs droits fondamentaux. |
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Jef.
Pilier du FUC
Depuis le: 28 Sep 2007 Pays: DDR Status actuel: Inactif Messages: 2550 |
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Envoyé : 19 May 2009 à 17:13 |
Le Congrès, grand vainqueur des élections indiennesLa coalition menée par le Parti du Congrès arrive largement en tête face à la droite hindouiste.
« King Cong ! » affiche en une le quotidien Asian Age, faisant un jeu de mots avec le nom du Parti du Congrès, dont la nette victoire annoncée samedi, à l’issue d’un mois de marathon électoral, a créé la surprise. Les résultats partiels et les projections de la commission électorale pour les 543 sièges de l’Assemblée accordent 262 députés à l’Alliance unie et progressiste (UPA) conduite par le Parti du Congrès (centre gauche, laïc) contre 160-165 à l’Alliance nationale et démocratique (NDA) menée par le Parti du peuple indien (Bharatiya Janata Party, BJP, droite hindoue). À lui seul, le Parti du Congrès a emporté 200 sièges, sa meilleure performance depuis 1991.
le parti de gandhi : des scores exceptionnels Si l’UPA n’atteint pas encore la majorité absolue de 272 sièges, cette victoire plus nette que prévu avec seulement quelques sièges manquants, ouvre plus facilement la voie à des négociations avec des partis régionaux pour aboutir à la formation d’une coalition solide et durable. Le fort mandat octroyé au Congrès est la preuve que « le peuple indien ne voulait rien qui le divise en ces temps d’incertitudes », estime l’ensemble de la presse indienne. Il représente « le rejet d’une politique fondée sur les castes et les religions », commente-t-elle à l’instar de Rahul Gandhi, trente-huit ans, généralement présenté comme un futur dirigeant d’un pays constitué aux deux tiers de personnes de moins de trente-cinq ans. Pour le moment ce sera à Manmohan Singh, premier ministre sortant, de reprendre son poste. Le parti de Sonia Gandhi a enregistré des scores exceptionnels à Delhi, où il a remporté les sept sièges de l’État, ainsi que dans l’Haryana, au Punjab, au Maharashtra et dans l’Uttarkhand. Mais il a aussi largement conforté ses positions dans les États du Kerala et du Bengale Occidental, dirigés par les communistes et leurs alliés. Le Troisième Front, qui représentait une coalition alternative aux deux grandes alliances, UPA et NDA, n’a pas résisté à la percée du Congrès. « Le Parti communiste marxiste (PCI-M) et les formations de gauche alliées ont subi un sérieux revers », a déploré Prakash Karat, son secrétaire général. L’ensemble du Front de gauche ne remporte que 25 sièges contre 60 en 2004. À l’époque, il avait apporté un soutien parlementaire à l’UPA en échange d’un plan de relance social. Mais l’accord avait éclaté en juillet dernier, la gauche s’opposant au traité signé par New Delhi avec les États-Unis sur le nucléaire civil. La bonne performance de l’UPA fait en sorte que l’ appui parlementaire du Front de Gauche n’est plus utile désormais à la formation d’un gouvernement. Ce retrait, qui a un temps menacé la survie de la coalition au pouvoir de Manmohan Singh, est peut-être l’une des causes d’un vote plus tranché pour créer les conditions d’une plus grande stabilité gouvernementale. Autre grande déçue du scrutin, la présidente du Parti de la société dalit (BSP), Mayawati Kumari, chef du gouvernement de l’Uttar Pradesh, l’État indien le plus peuplé. Soutenue par le Troisième Front, elle ambitionnait un destin national au poste de premier ministre. Mais, là aussi le BSP a été confronté aux bons résultats du Congrès et ne recueille qu’une vingtaine d’élus sur la moitié attendue. Selon Praveen Rain, du Centre pour l’étude des sociétés en développement, le BSP a dû faire face à l’érosion du vote des dalits (les basses castes de la société hindoue), qui ont reporté leurs voix vers d’autres formations politiques laïques et notamment le Congrès . Il en est de même pour les musulmans qui, face au danger que représente la montée de l’extrême droite hindouiste, se sont tournés vers le parti de Nehru perçu comme traditionnel rempart du sécularisme indien. le parti de droite hindouiste a fait une sérieuse erreur Et c’est peut-être là l’explication centrale de la lourde défaite du parti de la droite hindouiste, le BJP, dont la campagne électorale avait largement utilisé le thème de la « menace terroriste islamique » après les attaques contre Bombay, un argument tourné contre la communauté musulmane indienne. Ce qui fait dire à un haut dirigeant du BJP, Chandan Mitra, dans une interview au Times of India, que son parti a commis « la sérieuse erreur de mettre en avant Narendra Modi en milieu de campagne ». Modi, premier ministre de l’État du Gujarat, est accusé, avec 64 membres de son gouvernement, d’avoir encouragé les émeutes meurtrières contre la minorité musulmane du Gujarat en 2002. Au début du mois, la cour suprême indienne a ordonné l’ouverture d’une enquête afin de déterminer leur rôle dans les massacres. Le verdict des urnes a peut-être déjà donné sa réponse. Dominique Bari Le pays des inégalités criantesLa victoire du parti au pouvoir intervient alors que 240 millions d’Indiens continuent de vivre avec moins d’un euro par jour.
Le Parti du Congrès échappe largement au vote sanction, et ce, alors que l’économie indienne connaît un tassement important, conséquence de la récession mondiale. Le taux de croissance prévu pour 2009 (5 %) est largement inférieur à celui des années précédentes (entre 8 et 9 %). L’Inde reste le pays d’inégalités criantes, 240 millions d’Indiens vivant avec moins d’un euro par jour. Depuis les années 1990, l’Inde a amorcé un tournant libéral. Alors ministre de l’Économie, Manmohan Singh a été l’initiateur de l’ouverture. La politique suivie depuis 2004 par son gouvernement a accéléré la libéralisation économique et les privatisations. Les confrontations ont alors été rudes avec les forces sociales et les partis de gauche qui le soutenaient au Parlement. Une de ses réalisations a été d’introduire un programme social pour les campagnes, notamment la garantie de cent jours de travail en milieu rural. Mais la situation de la petite paysannerie indienne reste dramatique. Environ 30 % des agriculteurs exploitent des terres qui ne dépassent pas la superficie de 0,8 hectare par foyer. La moitié des villages n’est reliée à aucune route et 45 % des foyers ruraux n’ont pas accès à l’électricité. 12 % des revenus ruraux proviennent des villes ou de l’étranger, et la crise, qui a fait rentrer des milliers d’ouvriers indiens employés dans les chantiers de construction des pays du Golfe, a aggravé la précarité dans les zones rurales. Depuis deux ans, les conflits entre dirigeants, entreprises et fermiers se multiplient en Inde. Le suicide des agriculteurs est un problème récurrent. En 2007, ils seraient près de 17 000 à avoir mis fin à leurs jours, selon le quotidien The Hindu. D. B. Edité par Jef. - 19 May 2009 à 17:23 |
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T 34
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Envoyé : 22 May 2009 à 23:34 |
INDE : Vivre avec deux dollars par jour(source : http://www.slate.fr/story/5535/vivre-avec-deux-dollars-par-jour 20/05/09) Les deux-tiers des Indiens vivent avec moins de 2 dollars par jour et ne sont pas considérés comme pauvres par leur gouvernement.En Inde, jusqu’où iriez-vous avec deux dollars? Pas très loin à Bombay, mais dans les villages, c’est assez pour vivre. Ceux qui arrivent à s’en sortir avec moins de 2 dollars ne sont d’ailleurs pas qualifiés de pauvres, selon la propre définition du gouvernement indien. (Le seuil national de pauvreté est fixé à un peu moins d’un dollar par jour et concerne 27% de la population). Le chiffre, provenant d’un standard développé par la Banque Mondialeservant à mesurer le développement global, ne dit pas grand chose sur les conditions de vie d’un individu donné dans un lieu donné.
L’Inde, comme les États-Unis, utilise une approche par «panier de biens de consommation courante» pour définir le seuil de pauvreté. Le coût d’un régime alimentaire adéquat et minimum est multiplié par une somme donnée afin d’évaluer le prix de la nourriture et autres produits nécessaires. (Les États-Unis multiplient par trois, parce que la famille américaine moyenne dépense le tiers de ses revenus, après impôts, en alimentation). L’Union Européenne utilise une autre méthode, fondée sur un revenu relatif : le seuil de pauvreté est défini comme un certain pourcentage du revenu médian. Aucune de ces méthodes ne fonctionne néanmoins à un niveau mondial, ce qui explique pourquoi la Banque Mondiale possède son propre système. L’approche «panier de biens» peut porter à confusion, vu que chaque pays a des biens différents dans son panier, fondé sur des habitudes alimentaires locales. (Le riz représente 31% de la ration calorique indienne, par exemple, contre seulement 2% aux États-Unis.) L’approche par revenu relatif tend à sous-estimer l’indigence dans les pays pauvres, où recevoir 60% du revenu médian consiste toujours à vivre une existence misérable. De même, cette méthode sur-estime la pauvreté au Luxembourg. Voici 20 ans environ, la Banque mondiale établissait deux standards internationaux de pauvreté : un point de référence à 1 dollar pour définir l’extrême pauvreté (représentant la moyenne des 10 seuils de pauvreté les plus bas au monde) et un niveau à 2 dollars signifiant une vie « proche de la pauvreté » dans les pays en voie de développement, et pauvreté totale partout ailleurs. Bien que les standards de la Banque mondiale puissent servir comme référence d’un progrès – si moins de gens ont aujourd’hui 2$ pour vivre par jour qu’il y a 10 ans, c’est formidable -, ils n’offrent donc pas un reflet exact de la pauvreté pour un pays en particulier. Par exemple, près de 70% des Indiens vivent toujours dans des villages, la plupart dans des maisons ancestrales, sans loyer. S’ils ne pourront pas s’acheter bientôt un iPod nano, ils parviennent aisément à se nourrir et à s’habiller, ainsi que leur famille. Leurs préoccupations principales – des écoles délabrées, une eau polluée et un accès limité aux soins médicaux -, ne sont pas forcément résolues par une petite augmentation de salaire. Au contraire, un travailleur gagnant 2$ par jour à Bombay dépensera pratiquement toute sa paye pour vivre dans un taudis situé dans un des bidonvilles de la capitale. Conscient de cette différence, le gouvernement indien utilise un seuil de pauvreté flexible qui varie selon les lieux de résidence. Ceux qui vivent dans les régions rurales sont considérés comment pauvres s’ils gagnent moins de 66 cents par jour, seuil qui est de 83 cents pour les citadins. L’Inde ajuste aussi ce statut en tenant compte de ceux qui, s’ils n’ont aucune liquidité, profitent tout de même de possessions familiales, telles une maison ou une terre cultivable. Brian Palmer |
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T 34
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Envoyé : 30 May 2009 à 00:39 |
Inde : le Dr Binayak Sen bénéficie d’une libération sous caution(source : Amnesty International 26/05/09) Binayak Sen, un médecin qui était incarcéré pour ses opinions depuis deux ans dans une prison indienne, a bénéficié d’une mise en liberté sous caution ce mardi 26 mai sur décision de la Cour suprême.
Si elle se félicite de cette libération, Amnesty International est convaincue que les charges retenues contre cet homme sont dénuées de fondement et renvoient à des motifs politiques. L’organisation a de nouveau engagé les autorités indiennes à abandonner immédiatement les poursuites à son encontre. Le Dr Sen, qui était détenu dans la prison de Raipur, dans l’État de Chhattisgarh (centre de l’Inde), a remercié Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains qui ont milité pour sa libération. Il a déclaré qu’il poursuivrait son action en faveur des droits humains au Chhattisgarh même s’il recevait des menaces de mort de la part d’« acteurs étatiques et non-étatiques ». Âgé de cinquante-neuf ans, Binayak Sen est l’un des premiers à avoir œuvré pour rendre les soins de santé accessibles aux communautés marginalisées et indigènes du Chhattisgarh, où des affrontements opposent la police de l’État et les maoïstes armés depuis six ans. Binayak Sen a été arrêté le 14 mai 2007 sur la base d’accusations motivées par des considérations politiques, destinées à lui faire cesser son action de défenseur des droits humains, après qu’il eut rencontré en prison un dirigeant d’une organisation maoïste interdite. Ses rencontres précédentes avec un responsable maoïste incarcéré, sur lesquelles reposaient certaines des accusations portées contre lui, avaient toutes eu lieu avec l’aval de l’administration pénitentiaire. « L’emprisonnement prolongé de Binayak Sen illustre de manière frappante la façon dont les autorités indiennes se servent des lois relatives à la sécurité pour cibler des militants, a déclaré Madhu Malhotra, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International. « Ces lois définissent en des termes vagues et très généraux ce que sont les “activités illégales”, ce qui ouvre la porte à tous les abus. Défendre pacifiquement les droits humains ne devrait en aucune circonstance être qualifié d’”activité illégale” .» Avant son arrestation, Binayak Sen avait critiqué l’adoption par les autorités, en 2005, de la Loi spéciale sur la sécurité publique du Chhattisgarh – la CSPSA. Il avait également attiré l’attention sur des homicides illégaux d’adivasis (aborigènes) dans lesquels auraient été impliqués la police et Salwa Judum, une milice privée qui, de l’avis général, bénéficierait du soutien des autorités du Chhattisgarh pour combattre les maoïstes armés. À ce jour, les autorités de cet État n’ont pas mené d’investigations efficaces et impartiales sur ces homicides illégaux. Binayak Sen a été maintenu en détention pendant sept mois sans inculpation en bonne et due forme ; la liberté sous caution lui a été refusée et il a été maintenu à l’isolement durant trois semaines. Nombre des chefs d’accusation retenus contre lui s’appuient sur des lois contraires aux normes internationales. Les ajournements répétés de son procès ont renforcé les doutes sur l’équité de la procédure dont il faisait l’objet. Pendant son incarcération, le Dr Sen avait demandé à bénéficier de soins médicaux spécialisés pour ses troubles cardiaques.
Inde : 42eme anniversaire du Grand Mouvement Naxalbari(source : http://redbarricade.blogspot.com/ 25/05/09, traduction Futur Rouge) Aujourd’hui c’est le 42ème anniversaire du Grand Mouvement Naxalbari. En 1967 les paysans de Naxalbari, un village éloigné du Bengale Nord ont commencé leur lutte avec l’orientation agraire révolutionnaire sous le slogan “la Terre aux paysans”. Il a été établi que la machine d’Etat réactionnaire ne les soutiendraient pas. Donc, l’orientation de la lutte devait former de nouvelles machines D’Etat — le nouvel état démocratique.
Bientôt la lutte de la paysannerie dans Naxalbari est devenue la cible de la répression publique. Le 25 mai 1967, la police brutale du gouvernement du Bengale Ouest de l’époque a tiré dans Naxalbari et a tué 11 personnes dont 2 enfants. À ce moment le CPI (M) était dans le gouvernement; Joyoti Basu, leader du CPI (M) leader était ministre de l’Intérieur public. Le CPI (M) le comité public a soutenu la répression publique. Cet incident était une étincelle dans le mouvement révolutionnaire communiste en Inde. Tant de membres du parti quittent bientôt le CPI (M) – Tout le Comité de Coordination indien de Révolutionnaires Communistes a été formé. C’était le Grand Mouvement Naxalbari, qu’a suivi le Grand Mouvement Telengana qui a levé de nouveau le drapeau de la pensée de Mao en Inde. C’était le Mouvement Naxalbari qui a établi la ligne révolutionnaire agraire de révolution indienne. Naxalbari était non seulement le nom d’un village éloigné en Inde — c’était le résultat de la lutte de deux ligne pointue dans le mouvement communiste en Inde. Après le Grand Mouvement Naxalbari, le mouvement révolutionnaire communiste indien est passé par beaucoup de routes. Maintenant, la flamme rouge du Grand Mouvement a englouti une grande partie de l’Inde. Inspiré par Naxalbari, le peuple de l’Inde a mené leur lutte pour construire la nouvelle Inde libre de tout impérialisme et d’exploitation féodale. Salut rouge à Naxalbari. CPI (M) : communist party of india (marxist) |
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