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L'expérience soviétique

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    Envoyé : 04 Oct 2007 à 19:38
Serpov:
 
Le 7 novembre 1917 (le 25 octobre suivant l'ancien style), les ouvriers et les paysans de Russie, guidés par le glorieux parti de Lénine, ont renversé le pouvoir des capitalistes et des propriétaires fonciers et instauré la dictature du prolétariat, le pouvoir des soviets ouvriers et paysans. Trente six années (1917-1953)ont vu l'édification du socialisme. Ce ne fut pas seulement une immense victoire des travailleurs de l'URSS, ce fut la plus grande victoire des ouvriers de tous les pays, des peuples du monde entier.

Dés le premier jour de la révolution socialiste, une nuée d'ennemis farouches s'est abattue sur le pays des Soviets. Les généraux tsaristes, les envahisseurs internationaux, soutenus par les opportunistes contre révolutionnaires mencheviks, socialistes-révolutionnaires et toute la meute des gardes blancs, sont partis en guerre contre ce pays. Les ouvriers et paysans ont défendu héroiquement leur révolution, leur pays et leur indépendance. Sous la direction de Lénine, les bolcheviks organisaient sur tous les fronts une riposte victorieuse aux forces de la contre-révolution intérieure et internationale. Au prix d'innombrables privations et de sacrifices, les ouvriers et les paysans du pays des soviets, forts de l'appui du prolétariat international, battirent à plate couture les généraux blancs et les envahisseurs. Le fusil dans une main et la pioche dans l'autre, ils abordèrent l'édification socialiste.

Dans une apre lutte contre tous les ennemis qui voulaient rétablir le capitalisme en URSS, dans la lutte contre les saboteurs, les koulaks, les espions et les traitres, le Parti bolchevik remporta de nouvelles victoires sur le front de l'édification socialiste.

Dans un pays agraire, pauvre et arriéré, l'URSS est devenue, sous la direction de Staline, un pays industriel avancé. Staline a conduit le pays des soviets et ses peuples à travers les difficultés et les dangers qui se dressaient sur leur chemin (par exemple le fascisme hitlérien a été écrasé)à la victoire du socialisme.

Après l'assassinat de Staline en 1953 et le coup de force des révisionnistes modernes avec à leur tête Kroutchev, l'URSS a perdu son caractère révolutionnaire de libération des peuples et est devenue une puissance impérialiste comme les autres. Sur le plan interne, le PCUS est devenu le parti des opportunistes, des carriéristes qui n'ont toujours poursuivi que leur avantage personnel. Ainsi s'amorça le processus de la restauration du capitalisme en URSS, qui le fut complètement en 1991.

Après 1991, la folie destructrice s'est emparée de l'ex URSS avec son cortège de famines et de guerres inter-ethniques. Ceci a poussé un homme comme l'écrivain Alexandre Zinoviev à réviser son jugement sur la période stalinienne : "J'ai été un anti-stalinien convaincu dés l'age de 17 ans. Nous sommes passés à la préparation d'un attentat contre Staline. S'il m'vait condamné à mort en 1939, cette décision aurait été juste. Maintenant que je peux survoler ce siècle, je dis : Staline a été la plus grande personnalité de notre siècle, le plus grand génie politique". Voila qui laisse songeur. Cet homme, vivant en Allemagne réunifiée, se voyant obligé de rendre hommage à Staline dans ses vieux jours alors qu'il avait tenté de le tuer dans sa jeunesse. Beaucoup d'hommes qui se proclament communistes n'ont pas fait preuve d'autant de courage.
 
Serpov:
 
"staline n'est pas un dictateur. c'est le peuple qui a imposé sa dictature en urss (jusqu'en 53-56)"

C'est vrai que le régime de Staline est souvent qualifié de dictature bureaucratique à tort.
Prennons l'exemple de la collectivisation : d'innombrables livres anticommunistes nous apprennent que la collectivisation a été imposée par la direction du parti et par Staline et réalisée sous la terreur. C'est une contre-vérité. L'impulsion essentielle pour les épisodes violents de la collectivisation venait des masses paysannes les plus opprimées. Elles ne voyaient pas d'issue en dehors de la collectivisation. Voici ce que nous dit l'écrivain Alexandre Zinoviev (qui a tenté d'assassiner Staline) qui avait été témoin de la collectivisation : "Lors de mes retours au village, et aussi bien plus tard, je demandais souvent à ma mère et aux autres kolkhoziens s'ils auraient accepté de reprendre une exploitation individuelle au cas où cette possibilité leur aurait été offerte. Tous me répondirent par un refus catégorique."
L'historienne canadienne Lynne Viola écrit : "La collectivisation, quoiqu'elle fut initiée et appuyée par le centre, se concrétisait, dans une large mesure, dans une série de mesures politiques ad hoc, en réponse aux initiatives débridées des organes du parti et du gouvernement au niveau de la région et du district. La collectivisation et l'agriculture collective ont été modelées, moins par Staline et les autorités centrales, que par l'activité indisciplinée de fonctionnaires ruraux, par l'expérimentation des dirigeants des fermes collectives qui devaient se débrouiller et par les réalités d'une campagne arriérée." On constate donc que la thèse du totalitarisme communiste exercé par une bureaucratie du parti omniprésente n'a aucun rapport avec la réalité de l'exercice du pouvoir soviétique sous Staline.
 
 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 19:45
sebast:
 
La collectivisation a bien envoyé 1 800 000 paysans dans les goulags ? Je crois qu'on les appelait des Koulak non ? Vous vous rendez compte de ce que fait 1 800 000 personnes ?

>Est-on ici, selon toi, beaucoup plus libre qu'en Union Sovietique ?
OUI catégorique mais je n'ai pas dit que le monde capitaliste était parfait, je crois pourtant que c'est le système le moins mauvais. Et plutôt que militer pour une révolution qui serait un véritable retour en arrière et une véritable exclusion du monde moderne j'estime qu'il faut mieux militer pour améliorer sensiblement le monde dans lequel on vit aujourd'hui.
Le système soviétique a montré ses limites, son incapacité à s'adapter, le passage de l'exploitation de l'homme par l'homme à l'exploitation de l'homme par l'état, son incapacité à améliorer les conditions de travail (usines poluantes, dangerosité du travail, les règles de sécurité empêchant d'atteindre les objectifs du plan...) et les conditions de vie... Peut être meilleurs qu'au 19ème siècle mais à cent lieux des conditions de vie en occident !
 
Serpov:
 
La bourgeoisie a toujours affirmé que la collectivisation en URSS a détruit les forces dynamiques à la campagne et causé une stagnation permanente de l'agriculture. Elle décrit les koulaks comme des paysans individuels dynamiques et entrepreneurs. Ce n'est qu'une fable idéologique destinée à noircir le socialisme et glorifier l'exploitation. Pour comprendre la lutte des classes qui s'est déroulée en URSS, il est nécessaire de se faire une image plus réaliste du koulak russe.
Voici ce qu'écrit, à la fin du 19ème siècle, un des meilleurs spécialistes russes de la vie paysanne : "Chaque commune villageoise a toujours 3 à 4 koulaks et aussi une bonne demi-douzaine de moindres suce-sangs de la même espèce. Ils n'ont besoin ni de qualifications, ni de travail ardu, seulement de réactions promptes à utiliser dans leur propre interet les besoins, les soucis, la misère et le malheur des autres.""La caractéristique dominante de cette classe est la cruauté dure et imperturbable d'un homme complètement sans éducation qui a fait son chemin de la pauvreté vers la richesse et en est arrivé à croire que faire de l'argent, par n'importe quels moyens, est le seul but auquel un homme rationnel peut se consacrer."
Citons aussi le docteur américain E.J. Dillon, qui a une connaissance approfondie de la vieille Russie et qui a dit : "De tous les monstres humains que j'ai jamais rencontrés lors de mes voyages, je ne peux pas me rappeler un seul qui fut si mauvais et odieux que le koulak russe."

Afin de rendre impossible le démarrage des fermes collectives, les koulaks ont détruit une partie essentielle des forces productives à la campagne : des 34 millions de chevaux que comptait le pays en 1928, 15 millions seulement étaient encore en vie en 1932. Des 70.5 millions de bovins, il en restait 40.7 en 1932, des 31 millions de vaches, 18 millions. 11.6 millions de porcs sur 26 passèrent l'épreuve de la collectivisation.
Cette destruction des forces productives eut des conséquences désastreuses : en 1932, la campagne connut une grande famine, causée en partie par le sabotage et les destructions effectuées par les koulaks. Mais les anticommunistes attribuent à Staline et à la collectivisation forcée les morts provoqués par l'action criminelle des koulaks.
 
valiere:
 
Valiere, n'oublie pas qu'en fin 1918 et dans les années 20, et sans que Staline y mette son grain de sel, toutes les révolutions tentées en Europe se sont soldées par un échec, et que Trotsky défendait l'idée de lancer la jeune Union Sovietique à l'assaut du monde, alors qu'elle était en lambeaux, et qu'ele venait de se ramasser lamentablement devant la Pologne....!
Alors, les deux positions se défendent, si on accuse Staline d'avoir isolé la Révolution pour la consolider en Union Sovietique, on peut aussi accuser Trotsky d'avoir prêcher quelque chose de totalement déraisonnable, et qui aurait pu conduire à l'invasion de l'Union par les coalisés d'Europe, si comme il l'avait voulu, elle aurait été plus menacante et aurait cherché à étendre la Révolution !
 
 
guevariste:
 
Valiere, n'oublie pas qu'en fin 1918 et dans les années 20, et sans que Staline y mette son grain de sel, toutes les révolutions tentées en Europe se sont soldées par un échec, et que Trotsky défendait l'idée de lancer la jeune Union Sovietique à l'assaut du monde, alors qu'elle était en lambeaux, et qu'ele venait de se ramasser lamentablement devant la Pologne....!
Alors, les deux positions se défendent, si on accuse Staline d'avoir isolé la Révolution pour la consolider en Union Sovietique, on peut aussi accuser Trotsky d'avoir prêcher quelque chose de totalement déraisonnable, et qui aurait pu conduire à l'invasion de l'Union par les coalisés d'Europe, si comme il l'avait voulu, elle aurait été plus menacante et aurait cherché à étendre la Révolution !
c'est vrai, les koulaks, sous Staline servaient enfin à quelque chose d'utile à la société, au lieu de vivre comme des rentiers en pillant le travail des paysans, Staline leur a appris à travailler, et à être utiles à tous en construisant des routes, des voies férrées, et en aménageant le territoire !

Quant à ceux qui pensent qu'un retour en arrière peut arriver, si j'admet que les différents ont chacun fait des erreurs, c'est justement pour voir que les retours en arrière ne sont pas possible, chacun aura appris de ses erreurs, et saura comment les éviter, n'oubliez pas que l'application du communisme n'existe que depuis un siècle almors que l'exploitation capitaliste existe depuis au moins plusieurs siècles, ce qui fait qu'avec leurs longues expérience, les dirigeants capitalistes ont pu se perfectionner, et qu'au début de l'existence des régimes capitalistes, ils commencer par le pillage des ressources, d'innombrables massacres ( dizaines de millions d'indiens dans les Amériques, guerres de colonisation, guerre entre eux, poussés par l'avidité et la concurrence exacerbée, 2 guerres mondiales, famines, etc...) !
 
chinchin:
 
Sébast, tu dis qu'en occident, on vit mieux qu'en URSS du temps de Staline. Comment ça se fait? Parce que le capitalisme est un système meilleurs que le socialisme? Ou bien parce que la Russie sortait à peine de la féodalité et que l'occident a batit son empire par l'esclavage et l'exploitation dégueulasse, inhumaine des peuples de leurs colonies et qu'il continue à le faire.
Je trouve au contraire que l'évolution sociale et technologique de l'URSS peut faire pâlir d'envie tout les pays capitalistes qui- malgré le pillage du sud- ne pourraient jamais se targuer d'une si énorme évolution en si peu de temps

a par ca, je sais pas si vous avez remarqué mais les trotskistes sur ce forum manque singulièrement d'argumentation. Les gars, on dirait que vous ne lisez pas ce qui s'écrit sur ce forum sur l'urss, vous vous obstinez de façon tout à fait obtue à dire "toute façon, staline c'est un méchant!" je pense à valière, particulièrement.
 
1917:
 
Et moi j'ajoute qu'il s'en est fallu de peu pour que le bonheur soviétique rayonne sur la planète.

Je cite télécinéobs lundi 18 octobre 2004:

"Comme les Ouzbeks ou les Turkmènes, les tadjiks du postcommunisme n'ont pas seulement perdu la (relative) prospérité que leur assurait la division du travail dans l'immense URSS. Ils sont en deuil de cette identité minimale qui faisait d'eux tant bien que mal des "Soviétiques"
 
Pablo Farga:
 
Tiens, j'ai trouvé ca:
Les apologues du capitalisme ne se lassent pas d’interpréter l’effondrement de l’Union Soviétique comme la preuve tangible de l’impossibilité historique du communisme. La greffe n’a pas pris : les lois éternelles de l’Histoire auront rejeté cet élément étranger dans le royaume désormais bien gardé des dangereuses utopies. En ce qui concerne les causes de cet effondrement, les idées suivantes reviennent fréquemment. Premièrement, la substitution de la propriété d’Etat à la propriété privée et la planification de l’économie auraient supprimé ce ressort dynamique de toute économie : la libre entreprise et l’initiative de l’investisseur. Deuxièmement, cette contradiction se serait exprimée par l’étouffement de la démocratie politique sous le poids d’un parti unique.

Le bilan de deux décennies de pouvoir soviétique que Léon Trotsky dresse, en 1936, dans La Révolution Trahie, est sans doute aujourd’hui encore la meilleure réfutation de ce type d’analyse, en même temps qu’une contribution théorique fondamentale au mouvement socialiste. A ce titre, tous les militants de gauche gagneront, dans leur lutte, à la connaître.

Trotsky reconnaissait dans la planification et la centralisation de l’économie soviétique l’acquis social fondamental de la révolution d’octobre 1917. Il constitue en effet la condition première du passage au socialisme. En libérant l’appareil productif de l’entrave de son appropriation privée, la révolution d’octobre a mis l’Union Soviétique sur les rails d’un très rapide développement économique, la menant, en 30 ans, des profondeurs d’une économie semi-féodale au rang de deuxième puissance mondiale. Lorsqu’on compare ces résultats aux périodes de faible croissance, de stagnation larvée et de crises qui caractérisent le mouvement de l’économie capitaliste, il n’est pas sérieux de continuer à prétendre que l’économie soviétique a souffert de ne pas s’être basée sur la "dynamique de l’investissement privé".

Ceci étant fermement établi, Trotsky rappelle que la transition au socialisme n’est pas pour autant automatique, et nécessite un certain contexte économique et politique. Or, quel était celui de l’Union Soviétique, au lendemain de la révolution d’Octobre ? C’était un pays économiquement très arriéré, dont une paysannerie largement illettrée constituait la grande majorité de sa population, et qui, saigné à blanc par la première guerre mondiale, allait connaître trois ans de guerre civile. Les dirigeants de la révolution d’octobre (parmi lesquels Trotsky lui-même) n’ignoraient évidemment pas ces données défavorables ; aussi considéraient-ils que seule l’extension de la révolution socialiste aux pays industrialisés permettrait de sortir l’Union Soviétique de l’impasse de son isolement. Or, les révolutions qui se sont déroulées ailleurs en Europe ne se sont pas soldées par des victoires, notamment en raison de l’inexpérience des partis révolutionnaires ou même de leur inexistence.

C’est dans ce contexte d’isolement et de dévastation économique que s’est développée, dès le début des années 20, la puissante contre-révolution politique connue sous le nom de stalinisme. Au terme d’une lutte âpre et sanglante avec l’Opposition de gauche dirigée par Trotsky, les appareils de l’État, des syndicats et du Parti Communiste ont été confisqués par une minorité de bureaucrates dont la position dominante leur permettait de s’attribuer un niveau de revenu qui les élevait au dessus des conditions de vie matérielles d’une classe ouvrière progressivement dépossédée de ses droits démocratiques. Trotsky résume ainsi l’ensemble du processus : "Si la tentative du début - créer un État débarrassé du bureaucratisme - s’est avant tout heurtée à l’inexpérience des masses en matière d’auto-administration, au manque de travailleurs qualifiés dévoués à la cause du socialisme, etc., d’autres difficultés n’allaient pas tarder à se faire sentir. La réduction de l’État à des fonctions "de recensement et de contrôle", les fonctions de coercition s’amoindrissant sans cesse, comme l’exige le programme, supposaient un certain bien-être. Cette condition nécessaire faisait défaut. Le secours de l’Occident n’arrivait pas. Le pouvoir des soviets démocratiques se révélaient gênants et même intolérables quand il s’agissait de favoriser les groupes privilégiés les plus indispensables à la défense, à l’industrie, à la technique, à la science. Une puissante caste de spécialistes de la répartition se forma et se fortifia grâce à l’opération nullement socialiste de prendre à dix personnes pour donner à une seule." Au cours de son ascension, cette "caste" bureaucratique n’a pas hésité à recourir à l’assassinat de ses opposants par milliers.

La Révolution Trahie dessine enfin des perspectives historiques. Trotsky prévoyait que si la bureaucratie parvenait à maintenir sa domination, envers et contre la classe ouvrière russe et internationale, l’Union Soviétique finirait par être balayée par une contre-révolution capitaliste guidée par la bureaucratie elle-même, soucieuse de renforcer ses privilèges, et serait alors entraînée dans la spirale infernale d’une profonde régression économique et culturelle. On sait que ces dix dernières années ont cruellement confirmé cette hypothèse. Mais Trotsky envisageait aussi la possibilité que la classe ouvrière russe, sous l’impact, par exemple, d’une révolution en Europe, s’engage dans une lutte contre la bureaucratie stalinienne pour lui substituer les véritables conditions démocratiques de l’édification du socialisme. Voici l’esquisse de programme que Trotsky propose pour cette révolution politique, et qui fait, au passage, la lumière sur la nullité de l’accusation devenue classique selon laquelle le programme communiste serait essentiellement anti-démocratique : "Il ne s’agit pas de remplacer une coterie dirigeante par une autre, mais de changer les méthodes même de la direction économique et culturelle. L’arbitraire bureaucratique devra céder la place à la démocratie soviétique ; le rétablissement du droit de critique et d’une liberté électorale véritable seront les conditions nécessaires du développement du pays. Le rétablissement de la liberté des Partis soviétiques, à commencer par le parti bolchevique, et la renaissance des syndicats y sont impliqués. La démocratie entraînera dans l’économie la révision radicale des plans dans l’intérêt des travailleurs. La libre discussion des questions économiques diminuera les frais généraux imposés par les erreurs et les zigzags de la bureaucratie. Les entreprises somptuaires, Palais des Soviets, théâtres nouveaux, métros construits pour l’épate, feront place à des habitations ouvrières. [...] La jeunesse pourra librement respirer, critiquer, se tromper et mûrir. La science et l’art secoueront leurs chaînes. La politique étrangère renouera avec la tradition de l’internationalisme révolutionnaire".
 
Pablo Farga:
 
"Que c'est long et chiant ! " dixit Bolch....
Je comprends qu'un stalinien ait cette réaction ...
"Surement tiré du site de LO ou autre secte trotskiste"
Ben non, c'est perdu... pas de LO.... Tiens, voilà le discours stalinien dans toute sa "puissance", un texte d'origine trotskiste ne peut venir que d'une secte !
Allez, je remets un passage essentiel pour faire plus court pour que ce soit moins long et moins chiant:
C’est dans ce contexte d’isolement et de dévastation économique que s’est développée, dès le début des années 20, la puissante contre-révolution politique connue sous le nom de stalinisme. Au terme d’une lutte âpre et sanglante avec l’Opposition de gauche dirigée par Trotsky, les appareils de l’État, des syndicats et du Parti Communiste ont été confisqués par une minorité de bureaucrates dont la position dominante leur permettait de s’attribuer un niveau de revenu qui les élevait au dessus des conditions de vie matérielles d’une classe ouvrière progressivement dépossédée de ses droits démocratiques. "
Tchao
 
Serpov:
 
La bonne vieille accusation de bureaucratie stalinienne !

En 1904, Trotski accusa Lénine d’être un bureaucrate qui faisait dégénérer le Parti en organisation révolutionnaire-bourgeoise. Lénine est aveuglé devant « la logique bureaucratique de tel ou tel ‘plan’ organisationnel », mais « le fiasco du fétichisme organisationnel » est certain.

« Le chef de l’aile réactionnaire de notre Parti, le camarade Lénine, donne de la social-démocratie une définition qui est un attentat théorique contre le caractère de classe de notre parti. » Lénine « a formulé une tendance qui s’est dessinée dans le Parti, la tendance révolutionnaire-bourgeoise ». (Trotski, Nos tâches politiques, pp. 204, 192, 195.)

En 1923, contre Staline, Trotski dit la même chose, mais sur un ton plus modéré…

« La bureaucratisation menace de provoquer une dégénérescence plus ou moins opportuniste de la vieille garde. » (Trotski, Cours nouveau, p. 25.)

En 1904, le bureaucrate Lénine était accusé de « terroriser » le Parti.

« La tâche de l’Iskra (journal de Lénine) consistait à terroriser théoriquement l’intelligentsia. Pour les sociaux-démocrates éduqués à cette école, l’orthodoxie est quelque chose de très proche de cette ‘Vérité’ absolue qui inspirait les Jacobins (révolutionnaires bourgeois). La Vérité orthodoxe prévoit tout. Celui qui conteste cela doit être exclu ; celui qui en doute est près d’être exclu. » (Trotski, Nos tâches politiques, p. 190.)

En 1923, Trotski lance un appel à « remplacer les bureaucrates momifiés » afin que « personne désormais n’ose plus terroriser le Parti ». (Trotski, Cours nouveau, p. 154.)

En fait, les trotskistes sont logiques avec eux-mêmes : antibolcheviks et antileninistes. D'où leur haine de Staline, l'homme de la victoire du léninisme révolutionnaire sur le trotskisme contre-révolutionnaire. Lénine lui-même fut si effrayé par le factionnisme de Trotski qu'il fit passer une résolution interdisant la formation de factions. Il fut aussi décidé que "la non-exécution de cette décision entraînerait sans faute l'exclusion immédiate" (Lénine 16-3-1921,p. 255). C'est d'ailleurs pour cela que Trotski fut exclut du Parti 6 ans plus tard!
 


Edité par 1917 - 04 Oct 2007 à 19:52
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 19:56
Pablo Farga:
 
"En 1923, Trotski lance un appel à « remplacer les bureaucrates momifiés » afin que « personne désormais n’ose plus terroriser le Parti ». (Trotski, Cours nouveau, p. 154.) "

Hé oui, dommage que l'appel ne fut point entendu... nous n'en serions pas là !

"Lénine lui-même fut si effrayé par le factionnisme de Trotski qu'il fit passer une résolution interdisant la formation de factions. Il fut aussi décidé que "la non-exécution de cette décision entraînerait sans faute l'exclusion immédiate"" dixit Bolch
Sous l'influence de Staline, sans doute.
 
Serpov:
 
 Hé oui, dommage que l'appel ne fut point entendu... nous n'en serions pas là !

C'est vrai, avec Trotski au pouvoir et le trotskisme appliqué en URSS à la place du léninisme, le Monde serait devenu nazi. Une chance que Trotski avait trés peu de partisans dans le Parti.

Sous l'influence de Staline, sans doute.

Les mensonges trotskistes sont de moins en moins convaincants.
Lénine décida SEUL de cette résolution aprés que Trotski imposa au Parti un débat sur la question des syndicats (c'était le détourner du travail de construction économique et de lutte contre la famine, ce que le Parti pouvait difficilement se permettre a ce moment). Trotski insistait sur le fait qu'il fallait "resserrer les boulons" et "secouer" les syndicats, transformer ceux-ci en agences de l'Etat et remplacer la persuasion par la coercition (obligation).
Ce débat ce solda par un total échec des positions trotskistes et Trotski décida de former un petit groupe au sein du Parti pour combattre le Comité Central.

1917:
 
"En 1923, Trotski lance un appel à « remplacer les bureaucrates momifiés » afin que « personne désormais n’ose plus terroriser le Parti ». (Trotski, Cours nouveau, p. 154.) "
"Lénine lui-même fut si effrayé par le factionnisme de Trotski qu'il fit passer une résolution interdisant la formation de factions. Il fut aussi décidé que "la non-exécution de cette décision entraînerait sans faute l'exclusion immédiate"" dixit Bolch

Sous l'influence de Staline, sans doute.


-------------> les sarcasmes de Pablo farga ne doivent pas nous faire oublier que les révolutionnaires d'alors vivaient dans l'urgence et dans la lutte constante pour sauver la révolution. Ils étaient en situation de guerre civile où les blancs étrangers et russes se mélangeaient. (Pour bien comprendre pablo Farga, voir aussi le niveau d'inculture de godblessamerica en partie "actualités nationales" de ce forum). Nous étions en situation de guerre camarade... La GUERRE Tu sais ce que cela signifie ? Et pas à un congrès du parti socialiste avec Fabius et Hollande... ou à une "fête" de LO ou de la LCR.
Je crois qu'ils ne pouvaient pas trop se permettre de perdre trop de temps en discussions stériles ce qui aurait inéluctablement débouché sur la victoire de l'adversaire.
D'où le COMMUNISME DE GUERRE avec une direction militaire et politique des opérations.
Les ennemis de la révolution étaient forts nombreux (euphémisme) et aidés par des puissances étrangères. On se demande comment dans de telles conditions trotski envisageait de sauver "sa" révolution en autorisant je ne sais quoi finalement de différent que le M-L qui posait déjà pas mal de théories et d'analyses en place. Pourquoi vouloir s'en écarter alors qu'il y avait déjà fort à faire ? Pourtant trotski avec l'armée rouge aimait lui aussi le monolithisme. Il n'allait pas envisager tout de même de créer des tendances différentes au sein de l'armée rouge au risque de la désorganiser et de la rendre inefficace. L'armée rouge avait BESOIN d'un parti SOLIDE à ses côtés.

Et puis critiquer sans cesse la bureaucatie d'alors ( très différente de la bureaucratie d'après 1956) c'est AUSSI occulter le contexte social de l'époque. La majorité de la population était analphabète. Les hommes en âge de lutter étaient presque tous partis dans les guerres impérialistes du Tsar et en étaient revenus gravement amochés psychologiquement car ils avaient lutté dans des conditions inhumaines. Ils étaient devenus des machines inhumaines et sans espoir, perdus dans un néant et un enfer sans nom. Le parti M-L leur a redonné de l'espoir et une raison de vivre; Autrement dit le parti Marxiste-léniniste " Bureaucrate" était bien là pour les guider vers la voie du communisme plutôt que de les laisser s'engouffrer vers la tentation du fascisme ou vers un retour au tsarisme ou tout simplement vers des guerres de type interethniques comme on a pu le voir au Rwanda.

La meilleure preuve de votre inefficacité trotskiste c'est ce qui se passe actuellementavec LO, la LCR et autres formations "spectacle" qui ne sont là que pour le bavardage et défiler quand Lepen passe au second tour... sans entrer un seul moment dans la lutte des classes.
Et encore autre chose pour finir. Non seulement vous êtes des bavardeux inefficaces mais en plus vous appliquez dans vos organisations exactement ce que que vous critiquez chez Lénine ou chez Staline à savoir que quand on entre dans vos orga, il y a une hérarchie féroce, une véritable plate-forme bureaucratique et une mainmise faite sur les nouveaux membres qui consiste à les considérer comme des petits newbies insignifiants. J'en veux pour preuve la momification d'arlette et olivier.
Ou---------------------------Comment démasquer l'imposture néolibérale trotskiste !
Vous êtes des "godblessamerica" bis

 
 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 19:59
Philippe:
 
Il n'y a pas que les guerres qui massacrent.
La famine aussi. des millions de travailleurs, de par le monde, décèdent dans la misère la plus complète. Si on veut jouer au "comptable", on s'appercevra bien vite que ce sont toujours les nantis à la base des plus grands massacres de l'histoire.
Quand aux millions de morts de l'URSS, mon "pauvre" Sébat", on ne peut et on ne doit jamais les nier, effectivement. Ces millions de morts périrent en luttant contre le fascisme ! D'abord, celui des tsars, ensuite celui d'Hitler....
 
ossip:
 
Connolly a écrit :

L'anti sovietisme des trotskystes et des maoistes est effarant ! comment ne pas constater le role éminement positif de l'URSS de 1917 à 1990 ? il suffit de regarder le monde depuis la chute de l'URSS pour voir, a contrario, combien son role était bénéfique


Je répète ce que j'ai dit sur d'autre topics, ta façon d'amalgamer anticommunisme et antirevisionnisme est une vaste supercherie. C'est comme l'amalgame antisionisme/antisemitisme.... Ou comme les sociaux démocrates qui disaient que le PCF (sans guillemets) faisait le jeu de la "droite" en dénonçant la nature réelle de la sociale-démocratie...

D'autre part, la réalité historique montre que l'offensive réactionnaire a commencé bien avant les événements de 1989-1991 . Quelques exemples? Reagan aux Etats Unis , Thatcher en Angleterre. Nous sommes là en pleines années '80.
En France? Barre avait déjà lancé au milieu/à la fin des années 70 les première banderilles du "libéralisme". En 1983 (84?) Fabius et le PS lancent la rigueur... Le P."C."F. passe de 21% à 10% de 1978 à 1986. Certaines études montrent que le "tournant libérale" (i.e. la redéfinition par la bourgeoisie des miettes qu'elle repartissait aux masses pour maintenir son pouvoir) commence au milieu des années 1970. Bien avant la "chute du mur".

Si tu veux parler des guerres impérialistes, elles avaient déjà lieu du temps de l'URSS (et même d'une URSS réellement socialiste): guerre en Corée, guerre en Indochine, guerre en Algérie, guerre dans les pays d'Amérique centrale...

Si les évenements de 89-91 ont une une portée subjective sur le moral des masses et de la classe ouvrière c'est parceque le revisionnisme empêchait de voir que l'URSS allait "s'ecrouler" ou plutôt passer du capitalisme monopoliste d'Etat au capitalisme "traditionnel". Croire justement que l'URSS était ce "grand arrière" c'était faire que lors de "l'ecroulement" de ce grand arrière, ceux qui croyait encore à ce "grand arrière" seraient déçus...

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 20:05
Martin:
 
bon, puisque anarpouget a décidé de nous livrer bataille, ne le faisons plus attendre

la parole d'un peuple est la meilleure illustration de ce qui fût, le meilleure symbole de ce qui est et la meilleure représentation de ce qui sera

voici un article de Israël Shamir sur l'ex URSS


Notre bon vieux temps
par Israël Shamir
05.11.2004

«Nous vivions dans un paradis communiste, mais nous n’en avions pas conscience… »

Combien de fois n’ai-je entendu des ex-citoyens de l’ex-URSS, des Russes et des Tadjiks, des Ukrainiens et des Baltes, répéter cette phrase?

Je suis entièrement d’accord avec eux : la Russie soviétique était un pays peuplé de citoyens spirituels et cultivés, qui aimaient leur travail, étaient fiers de leur pays, méprisaient l’argent, étaient accueillants et affables.

Stephen Gowans ( dans son article Hail the Reds, http://www3.sympatico.ca/sr.gowans/reds.html ) a prononcé un éloge éloquent de ce paradis perdu :

En sept décennies d’existence, et bien qu’elle ait dû consacrer énormément de temps à préparer des guerres et à les mener, puis à s’en remettre et à se reconstruire, l’Union soviétique a réussi à créer ce qui restera un des plus grands achèvements de l’histoire humaine :

une puissante société industrialisée débarrassée de la plupart des inégalités de fortune, de revenus, d’éducation et de chances dans la vie, ces inégalités qui étaient les stigmates de la période précédente, de celle qui l’a suivie, et de la période contemporaine, ailleurs ;

une société dans laquelle les soins médicaux et l’éducation, y compris universitaire, étaient gratuits (et où tous les étudiants recevaient des bourses d’études) ;

où les loyers, les services et les transports publics étaient subventionnés, sans oublier les livres, les périodiques et les manifestations culturelles ;

où l’inflation avait été éliminée, où les retraites étaient généreuses et la médecine infantile prise en charge intégralement par l’Etat. En 1933 – le monde capitaliste étant alors profondément empêtré dans une crise économique dévastatrice – on déclara le chômage aboli en URSS, et aboli il demeura tout au long des cinq décennies et demie suivantes, jusqu’à ce que le socialisme, lui-même, fût aboli.

Les Communistes mirent en place une sécurité sociale plus robuste que celle assurée par les démocraties, y compris dans sa variante socio-démocrate à la mode scandinave ;

mais elle disposait de moins de ressource, en raison d’un niveau moindre de développement (économique) et, cela, contre vents et marée : en dépit des efforts inflexibles déployés par le monde capitaliste afin de s’assurer de l’échec du socialisme.

Le socialisme soviétique était un modèle pour l’humanité, et il l’est resté.

Tout au moins, il demeure un modèle de ce qui peut être obtenu, en-dehors des limites et des contradictions inhérentes au capitalisme.

Il y a plus de treize ans aujourd’hui, le Communisme soviétique fut condamné, et le Libéralisme anglo-américain remporta sa troisième grande victoire en un siècle.

Ce furent des années très difficiles pour les Russes : l’espérance de vie chuta de manière drastique, l’industrie s’effondra et les grandes conquêtes de l’ère soviétique furent démolies.

Mais la vie du citoyen ordinaire devint bien pire, dans l’Europe occidentale triomphante.

Et aux Etats-Unis victorieux, aussi, car les classes aisées perdirent leurs grandes peurs : peur de la révolte des travailleurs, et peur inspirée par la possibilité d’un mode alternatif de développement.

Ce n’est que grâce à cette grande peur que les conquêtes sociales de la classe ouvrière occidentale avaient été arrachées, aussi furent-elles remises en cause, tandis que la Russie était transformée en un pays de taille moyenne, sans importance particulière. »

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 20:32
 Martin:
 
Stephen Gowens a bien vu ce phénomène ;
De fait, son essai est une protestation contre un Howard Zinn sardonique et d’autres gauchistes occidentaux venus grossir le flanc gauche, du côté anticommuniste du front de la Guerre froide.

Howard Zinn n’est pas le seul à refuser d’avouer sa collaboration avec l’ennemi. Un trotskiste britannique, Alan Woods, vient de publier un article verbeux, en trois parties ( http://www.marxist.com/Theory/reply_shamir1.html ), en réponse à mon article Celia in the Woods (voir à l’URL : http://left.ru/inter/2004/shamir.html , en anglais, et : http://www.left.ru/2004/15/shamir114.html , en russe, ainsi que : http://www.rebelion.org , en espagnol), où je ne mâchais pas mes mots.
 
Martin:
 
Wood mentionne que son gourou, Trotski, « était toujours en faveur de la défense inconditionnelle de l’URSS contre l’impérialisme et le capitalisme ».
Mais, lui et ses semblables ont rejeté ce conseil de leur gourou.
Pour lui, les communistes russes sont « staliniens », et il demande, non sans une certaine provocation :
« Commençons par quelques questions embarrassantes à nos opposants staliniens. La première de ces question est la suivante : « Si nous admettons ce que vous affirmez, à savoir que l’Union soviétique était un paradis socialiste, alors : dites-nous comment se fait-il qu’elle se soit effondrée ? »…
« La troisième question sera : « S’il existait une authentique démocratie ouvrière en URSS, pourquoi les travailleurs soviétiques n’ont-ils pas combattu, afin de défendre l’ancien régime ? Comment se fait-il qu’après plus d’un demi-siècle, de ce que Shamir qualifie de « socialisme », ils aient pu restaurer le capitalisme, sans même en passer par une guerre civile ? »
Ce sont là des questions légitimes, et il faut y répondre.
Il faut reconnaître cette triste vérité : l’esprit des gens est susceptible d’être manipulé. Beaucoup d’hommes et de femmes sont prêts à agir à l’encontre de leurs propres intérêts bien sentis si on parvient à les convaincre que « c’est ce qui est juste ».
J’en ai été témoin, récemment, dans un kibboutz israélien ; une entreprise riche, stable, prospère. La part moyenne individuelle du capital détenu, dans cette copropriété, était proche du million de dollars.
Ils se sont laissés prendre à l’arnaque de la privatisation et du « chacun pour soi », et ils sont tombés dans l’indigence. Aujourd’hui, beaucoup de membres des kibboutzim, naguère millionnaires, survivent en glanant dans les champs. Leur vaste propriété est échue aux mains de quelques familles haut placées.
J’ai demandé à de ces kibboutzim : « La privatisation ne vous pas été imposée. Vous l’avez acceptée, vous l’avez votée : pourquoi donc avez-vous levé la main, pour approuver un schéma qui ne pouvait que vous ruiner ? »
- « On nous a dit que c’était une solution plus progressiste », m’ont-ils répondu.
Cela ayant marché, avec quelques milliers de kibboutzim israéliens, prospères et bien formés, combien avait-il été encore plus facile de convaincre des millions de Russes innocents que « la propriété de l’Etat était contraire au développement économique » – idée largement répandue par un million de haut-parleurs, diffusant à partir de l’Occident.
Les trotskos ont joué un rôle prééminent dans la guerre idéologique : ils y allèrent allègrement de leurs citations de Marx, convainquant les Russes du fait que ce qu’ils avaient n’était, de toute manière, ni un socialisme, ni un communisme, mais : « la dictature de la nomenklatura »…
En Russie, le communisme a perdu la Guerre froide, de la même manière qu’il a perdu la guerre du discours ;
l’anticommunisme est devenu partie intégrante de tout mouvement politique ou philosophique, tant en Europe qu’en Amérique du Nord.
Nos amis trotskistes formèrent l’aile gauche du front anticommuniste, aux côtés des eurocommunistes de Berlinguer et des disciples déconstructionnistes de Derrida.
Et, finalement, ce front anticommuniste parvint à saper le moral des Soviétiques.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 20:54
Martin:
 
La campagne anti-stalinienne fut une arme idéologique extrêmement puissante dans la guerre pour la maîtrise du discours, car, pour le peuple soviétique, les portraits de Lénine et de Staline étaient pour ainsi dire aussi sacrés que des icônes.
Avec la myopie politique qui le caractérisait, Krushchev pensa mener une guerre contre les autres ministres de Staline, afin d’en capter l’héritage ; mais il ne fit que saper la structure sacrale du Communisme soviétique, qu’il endommagea de manière irréparable.
En regardant en arrière, nous comprenons que la plus grande part des philippiques des gauchistes occidentaux contre Staline et contre l’URSS ne tenaient pas debout.
-Les « cruautés russes » et les « horreurs du Goulag » n’étaient que des calomnies racistes européocentristes. De fait, les Etats-Unis ont une population carcérale plus importante que la Russie n’en a jamais eu. Dans un article récent (The colonial precedent, par Mark Curtis, The Guardian, mardi 26 octobre 2004), Woods pourra prendre connaissance de votre brutalité britannique ordinaire : 
« Les forces britanniques tuèrent près de 10 000 Kénians durant la campagne contre les Mau Mau, à comparer aux six cents morts relevés dans les armées coloniales et chez les civils européens. Certains bataillons britanniques tenaient à jour des tableaux d’affichage des tués, et ils donnaient en récompense des permissions « J5 » (= de cinq journées) à la première sous-unité qui tuerait un insurgé, auquel on coupait ordinairement les deux mains afin de faciliter la prise des empreintes digitales.
Des « zones de tir à volonté » furent délimitées, dans lesquelles tout Africain pouvait se faire descendre à vue. L’opposition à la domination britannique s’intensifiant, de brutales opérations de « regroupement », qui causèrent la mort de dizaines de milliers d’Africains, aboutirent à la constitution de camps de détention où on enregistra jusqu’à 90 000 détenus.
Dans cette version année cinquante de la prison irakienne d’Abu Ghraib, le travail forcé et les passages à tabac étaient systématiques et les maladies – endémiques. » De fait, les peuples de la vaste région du régie par les Soviétiques n’ont jamais connu rien de similaire à la dévastation semée par les forces anglo-américaines dans les limites de leur imperium. 
Le Goulag pâlit, positivement, en comparaison avec les camps de concentration où les Israéliens enferment les Palestiniens ; le plus important étant rien moins que l’ensemble de la bande de Gaza, fort d’une population carcérale d’un million de détenus.
Les « atrocités de Staline » ne sont jamais arrivées à la cheville des atrocités américaines en Allemagne occupée, et certainement pas du bombardement atomique d’Hiroshima ou du déluge de bombes incendiaires sur Tokyo, ni des millions de Vietnamiens ou d’Algériens massacrés.
- Les troupes soviétiques avaient fait échouer des tentatives de coup d’Etat en Hongrie, en Allemagne de l’Est et en Tchécoslovaquie.
La Gauche l’a déploré, on le sait. Mais, à la même époque, les Américains écrasaient les insurrections pro-communistes en Grèce et en Malaisie, au Nicaragua et à Cuba, en Indonésie et au Cambodge.
Mea culpa : je dois reconnaître qu’en ma qualité de jeune dissident soviétique, j’ai soutenu le Printemps de Prague au moment où il s’épanouissait.
Mais aujourd’hui, je regrette que les Soviétiques n’aient pas osé faire Tiananmen à Moscou, ni arrêter les « putschistes de velours » pro-américains, dans les années 1990.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 20:58
Martin:
 
Sur le plan spirituel, la Russie, pays de Tolstoï et de Dostoïevski, de Lénine et de Florensky, était un des pays parmi les plus avancés.
Or le communisme, c’est – à défaut d’autre chose – une victoire de l’esprit. Les Woods et autres trotskos méprisaient l’esprit et adoraient le progrès matériel, car ce n’est que sous cet unique angle que la Russie pouvait être considérée « arriérée ».
Le succès et l’échec du communisme, à l’Est, ne sauraient s’expliquer dans les limites du dogme marxiste, dans sa version « vulgate »
[Cela, Marx, lui, le comprendrait : auteur de La Question juive, de La Critique de la philosophie d’Hegel et d’un Ode à la Vierge Marie, Marx savait que l’Esprit est l’alpha et l’oméga du développement humain et il était parfaitement dégoûté par les « marxistes » vulgairement matérialistes.]
Si le communisme l’a emporté, à l’Est, ce n’est pas parce que l’Est était arriéré, mais bien parce que l’Est représentait la partie la plus spirituelle de la planète, la partie la moins ruinée par la modernité et l’aliénation.
Et si le communisme n’a pas réussi, à l’Ouest, c’est parce que l’Ouest était spirituellement appauvri et subjugué par des hobbésiens prolongés.
En deux mots ; la différence entre l’Ouest et l’Est ne résidait pas dans les quantités produites d’acier ou d’électricité.
La différence était philosophique, et métaphysique.
Car Schmitt a écrit que « tous les concepts les plus prégnants de la doctrine moderne ne sont que des concepts théologiques sécularisés » : les différences doctrinales entre l’Est et l’Ouest illustrent cette définition à la perfection.
Dans l’Ouest anglo-américain, Hobbes, qui fondait sa vision de la société sur son approche « L’homme est un loup pour l’homme », a gagné.
Les hommes ne sont unis que par un ennemi commun, avait-il écrit.
D’une certaine manière, il avait raison : l’ennemi est la seule chose qui unisse les hommes, à moins qu’ils ne soient unis par le Christ.
Ou, pour être encore plus précis : tant que vous ne serez pas unis en Christ, vous serez unis par l’Ennemi.
Et il ne s’agit pas d’un ennemi appartenant à l’espèce des mortels, mais de l’Ennemi, cet Ennemi qui unit ceux qui ont faite leur l’idée que « l’homme est un loup pour l’homme ».
L’Est a conservé sa spiritualité traditionnelle, c’est la raison pour laquelle le communisme l’a emporté, en Russie et en Chine.
Le communisme a conquis très peu de terrain dans l’Inde rongée par ses castes ; de fait, c’était à juste titre que le Président Mao répétait : « la structure des castes est aussi pernicieuse que l’impérialisme ». J’ajoute : « car elle empêche le peuple de s’unir en Dieu ».

Martin:
 
Les communistes russes finirent par résoudre leurs problèmes matériels et par créer une société insouciante, où son gagne-pain était assuré à tout un chacun.
Mais, pour progresser matériellement, ils ont admis certaines des idées modernistes ; le déracinement et l’aliénation ne tardèrent pas à frapper.
L’URSS n’a pas écouté la critique formulée par Simone Weil, elle n’a pas entendu son appel à contrer le déracinement.
Matérialistes extrémistes, les dirigeants soviétiques post-staliniens étaient convaincus que, dès lors qu’ils produisaient suffisamment de biens matériels, ils n’avaient pas de souci à se faire. L’Eglise fut interdite ; les communistes réimportèrent un ersatz de morale chrétienne sous la forme du « code moral communiste », mais ce code manquait d’inspiration.
La néo-sacralité de Lénine et de Staline fut démolie par Krushchev. Quant à la société, désacralisée, elle ne put survivre très longtemps.
On peut dire, pratiquement, que la Russie soviétique s’est effondrée parce que ses élites ont trahi son peuple.
Le déracinement a ouvert un gouffre entre le peuple et les élites ; ces élites, déracinées et aliénées, étaient prêtes à prendre leur grisbi et à se casser, direction : la Riviera.
Elles ont vendu la richesse de la Russie aux firmes américaines, elles ont appauvri les citoyens ordinaires et ruiné le pays.
Cet effondrement doit être une leçon, pour nous tous : les communistes devraient combattre le déracinement et l’aliénation, leurs plus dangereux ennemis ; ils ne doivent pas permettre à l’ennemi de désacraliser leur univers ; ils ne doivent pas être honteux du frère pragmatique du Bon homme de Sechuan.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 21:01
Martin:
 
A chacun sa mémoire
A la veille de la célébration de la victoire de l’ex URSS sur le fascisme, Moscou doit faire face à de nombreuses démêlées envers d’anciennes républiques soviétiques, ainsi qu’avec Washington.
Les Pays Baltes exigent de Moscou des excuses officielles pour les déportations et exécutions durant l’occupation soviétique, les pays de l’Europe de l’Est (la Pologne la première) demandent la vérité sur plusieurs évènements dramatiques survenus durant la libération de 1945 et durant la glaciation, jusque 1989.
Dans le même temps, les USA adoptent un double langage, le Président Bush promet d’assister aux célébrations de « la grande guerre patriotique » pendant que son entourage tente de forcer Moscou à accorder aux pays plaignants toutes les excuses et concessions qu’ils demandent.
Dans chaque Pays Baltes, dont les célébrations aux collaborateurs et soldats nazis sont légions depuis l’indépendance, les musées et les institutions continuent d’afficher leurs symboles anti-communistes, comparant l’Etoile du Nord (symbole communiste) à la croix gammée…
Face à cette « montée des périls » Moscou réagit par de nombreuses protestations, allant jusqu’à qualifier de fascistes les régimes Baltes.
Commentaire
Pour commenter cet article, et ainsi exposer mes impressions par rapports à de telles déclarations, je soulèverai simplement certaines affirmations venant des Etats Baltes, les confronterai à des faits…puis donnerai chacune de mes conclusions, afin de souligner l’hypocrisie d’Etat « martyr » menés par des régimes proches de l’extrême droite, ne méritant pas de faire partie de l’Union Européenne (car ne respectant pas leur minorité Russophones)
« L’occupation brutal des soviétiques »
En 2001, lors d’une séance plénière du parlement lituanien, les députés de la gauche socialiste et ceux de centre droits rédigent un pamphlet ironique contre la majorité de droite, alliée à l’extrême droite :
« Nous ne voulions pas d’un enseignement gratuit et de qualités, mais les bolcheviques édifièrent un système scolaire d’une grande efficacité
Nous ne voulions pas de routes ni de chemin de fer, nous voulions marcher dans la boue, comme nos ancêtres, mais les bolcheviques pavèrent impitoyablement nos routes, et nous imposèrent un système ferroviaire, dont les traces demeurent toujours
Nous ne voulions pas d’horaire de travail acceptable et de bonnes conditions, mais les bolcheviques nous dictèrent de nombreuses lois sociales, que nous avons –enfin- reniées aujourd’hui
Nous voulions –comme aujourd’hui- régler de grands tarifs pour nos soins de santé, mais les bolcheviques nous imposèrent une médecine totalement gratuite
Nous ne voulions pas de logements gratuits, mais les bolcheviques nous interdirent de payer le moindre loyer
Nous ne voulions pas que nos enfants soient éduqués et voit le vaste monde, nous devions les garder dans nos chaumières, mais les bolcheviques nous les arrachèrent pour leur faire visiter la vaste Russie et l’Asie »
En Lettonie,un récent sondage populaire montre que plus de 64% de la population estime que la vie était meilleure du temps des soviétiques, et que les troupes américaines de l’OTAN sont bien plus difficile à supporter que celles de l’armée rouge.
En Estonie, de nombreuses manifestations ont engorgées la capitale en avril 2004, le peuple était furieux de la baisse de protection sociale, notamment la suppression de bien des allocations, instaurées par les soviétiques
En Bref, nous voyons que le rejet des valeurs communistes mène les peuples Baltes à la misère et au dégoût…alors, grande question, pourquoi parle-t-on d’occupation brutale et sanguinaire ?
Les régimes Baltes et le nazisme
Comme le souligne- très tendancieusement- l’auteur de l’article, Moscou traite souvent les régimes baltes de fascistes…au moindre prétexte… !
Voyons un peu ce que sont ces « prétextes » :
- Les régimes Baltes accusent l’URSS d’avoir envahi et imposé une idéologie « sanglante »
Avant la première occupation par l’Union Soviétique (de 1940 à 1941) les régimes Baltes en place sont des régimes profascistes, fortement soutenus par Berlin.
Installés, conjointement, depuis 1929, les régimes sont impopulaires, et les peuples accueillent joyeusement l’armée rouge, qui brise ainsi le règne des tyrans nazis.
Mais, dès l’invasion des forces de l’Axe en 1941, les nazis se lancent dans une grande campagne d’enrôlement des populations dans la Waffen SS (du à leur pertes immenses d’effectif)…plus de 130 000 citoyens baltes s’engageront aux côtés de forces hitlériennes.
Les SS Baltes se rendront coupables de déportations, de dénonciations de résistants, d’actes de sabotages envers l’armée rouge et d’une participation active à la solution finale… les Etats Baltes sont les seuls pays du monde à offrir à ces collabos des monuments et des cérémonies nationales.
Dans le même temps, plus de 200 000 baltes rejoignirent les rangs de l’armée rouge, mettant fin à l’occupation nazie de leurs terres.
Nous le voyons, bien que les représentant de la lutte communiste furent plus nombreux que les partisans nazis…
Cependant, aujourd’hui, au nom du « réveil national » les gouvernements baltes ont crées (depuis 1991) de nombreux cérémoniaux rendant hommage…aux collaborateurs SS…
Moscou se saisit du moindre prétexte pour les traiter de fascistes…pourtant, ce prétexte est servi sur un plateau d’argent…
Alors que les célébrations sur la victoire du fascisme s’apprêtent à se terminer, alors que nous nous poursuivons le travail de la mémoire des victimes de la guerre la plus meurtrière du monde…des Etats démocratiques, membres de l’Union Européenne, de l’ONU et de l’OTAN célèbrent des criminelles de guerre…
Ceux qui ne retiennent pas les leçons de l’histoire devront les revivre un jour.
Souhaitons que les régimes pro-fascistes ne nous entraînent pas de nouveau dans un holocauste sanguinaire.
Moscou mérite sa place parmi les grands vainqueurs de 1945, pour l’excellente raison que ce sont ses peuples qui ont le plus souffert de l’occupation nazie et que c’est son armée rouge qui a anéanti l’Axe.
Cessons le négationnisme et la fierté d’être fasciste : que les Etats Baltes soient punis, pour collaboration.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 21:47
Serpov:
 
 Un koulak est un paysan a qui Lénine avait distribué les terres de l'aristocratie russe.


Pas du tout, un koulak, c'est plutot ça (reprise post première page) :

"La bourgeoisie a toujours affirmé que la collectivisation en URSS a détruit les forces dynamiques à la campagne et causé une stagnation permanente de l'agriculture. Elle décrit les koulaks comme des paysans individuels dynamiques et entrepreneurs. Ce n'est qu'une fable idéologique destinée à noircir le socialisme et glorifier l'exploitation. Pour comprendre la lutte des classes qui s'est déroulée en URSS, il est nécessaire de se faire une image plus réaliste du koulak russe.
Voici ce qu'écrit, à la fin du 19ème siècle, un des meilleurs spécialistes russes de la vie paysanne : "Chaque commune villageoise a toujours 3 à 4 koulaks et aussi une bonne demi-douzaine de moindres suce-sangs de la même espèce. Ils n'ont besoin ni de qualifications, ni de travail ardu, seulement de réactions promptes à utiliser dans leur propre interet les besoins, les soucis, la misère et le malheur des autres.""La caractéristique dominante de cette classe est la cruauté dure et imperturbable d'un homme complètement sans éducation qui a fait son chemin de la pauvreté vers la richesse et en est arrivé à croire que faire de l'argent, par n'importe quels moyens, est le seul but auquel un homme rationnel peut se consacrer."
Citons aussi le docteur américain E.J. Dillon, qui a une connaissance approfondie de la vieille Russie et qui a dit : "De tous les monstres humains que j'ai jamais rencontrés lors de mes voyages, je ne peux pas me rappeler un seul qui fut si mauvais et odieux que le koulak russe."
 
Pour faire simple, les koulaks étaient les paysans riches, les représentants du capitalisme à la campagne.

"La collectivisation des années 30 en URSS s'est accompagnée d'un mouvement de dékoulakisation qui consistait à exproprier les koulaks. C'était une nouvelle manche dans le combat entre les paysans pauvres et les paysans riches. Pendant des siècles, les pauvres ont été systématiquement battus et écrasés lorsque, de désespoir, ils osaient se révolter et s'insurger. Mais cette fois-ci, ils avaient pour la première fois la force légale de l'Etat à leur coté. Un étudiant, travaillant dans un kolkhoze (coopérative agricole apparue suite à la dékoulakisation et à la collectivisation, dans laquelle le sol appartient à l'Etat et les équipements à la coopérative), dit en 1930 à l'américain Hindus : "C'était et c'est encore une guerre. Le koulak doit être écarté de notre chemin aussi complètement qu'un ennemi au front. Il est l'ennemi au front, il est l'ennemi du kolkhoze."
 
 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 21:49
Martin:
 
une tâche à l'étoile rouge : la psychiatrie de l'URSS sous Brejnev
après avoir fait promulger une constitution des plus bureaucratique, mais tellement tentante de libertés, le social - révisionniste donna de plus ample pouvoirs au KGB,ainsi qu'a ses régiments d'experts psychiatres
durant ces sombres années, autant pour le communisme que pour le peuple soviétique, la moindre tentative de rébellion envers le régime soviétique faisait l'objet d'une prise en charge forcée en institut psychiatrique
les diagnostiques des experts étaient dressés d'avances par le KGB
les interrogatoires des accusés s'effectuaient quand ceux ci étaient bourrés de psychodysléptiques et d'androline
les cures étaient de véritables "goulags en couloir blanc"
voici une des pires tares dont le communisme est à jamais affligé, et qui empêche encore une grande partie du peuple russe de soutenir le réétablissement d'un régime soviétique
sous le Tsar V.Poutine, tous les persécuteurs psychiatres sont de nouveau en service, et le peuple intérprète cela comme une recrudescence de la vermine bolchevique
une grande erreur de l'URSS, et de ses traîtres révisionnistes, c'est d'avoir crut que l'esprit pouvait être manipulé chimiquement
une énorme bavure, c'est celle d'avoir laissé le KGB s'infiltré dans la vie du peuple, au lieu de l'envoyer combattre sur les terres des impérialistes
voici une erreur que le monde n'a toujours pas pardonné à l'URSS, et encoe moins aux autres communistes

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 21:51
Martin:
Il est temps pour un mea culpa (une excuse) (www.ptb.be)

Dans cette article, le Parti du Travail de Belgique (parti communiste) dresse un bilan de la situation politique, économique, sociale et humaine des pays de l’ancien blocs soviétique, ce depuis le défaite dudit bloc lors de la guerre froide (1947-1985)

Ce bilan n’est guère brillant…pour ne pad écrire chaotique

Bilan politique

- De nombreuses dictatures (Kazakhstan ; Turkménistan ;…) aussi asservissantes pour les peuples que enrichissantes pour ces nouveaux chefs

- Les régimes « démocratiques » (Russie, Ukraine, Roumanie,…) sont entachés de corruptions et de dirigismes étatique ou de oligarchie

- Des chefs réactionnaires (Pologne, Tchéquie,…) semblent vouloir figer leurs pays dans un « attentisme » hébété de la bonne fortune.

Bilan économique

- Toute l’ex-URSS se retrouve aussi pauvre que les pays du tiers-monde

- L’Europe centrale est complètement arriérée technologiquement

- Toutes les entreprises sont aux mains de multinationales

- Le marché du travail est entaché de lacune

Bilan social

-Plus aucune structure d’aide sociale ne fonctionne correctement (enseignement, orphelinat,…)

Bilan humain

- La mortalité infantile est en hausse vertigineuse

- L’espérance de vie ne cesse de descendre

-Le dégoût et la révolte grondent parmi les peuples



Mais ça ne peut pas être pire que le communisme…

Mettons les choses au point, affirmer cela, c’est avouer être complètement ignorant :
-du communisme en lui-même
- de la véritable situation de l’ex-bloc soviétique


Du temps du communisme, la situation était la suivante :

Bilan politique
-Les régimes étaient totalitaires (parti unique) mais accordaient à leur peuple un égalitarisme qui est fortement regretté aujourd’hui

- Les chefs communistes ont permit la création de bien plus de progrès que les chefs actuels

- Un régime communiste était, et est toujours, droit dans ses bottes : lorsqu’on dit « qui ne travaille pas ne mange pas » cela signifie que ceux qui travaillent peuvent manger à leur faim ; dans les systèmes actuelles, malgré toutes les promesses, aucun travail ne nourrit son homme.

Bilan économique

-Aucun citoyen ne pouvait devenir milliardaire, mais aucun ne se retrouvait dans l’indigence

- Le PNB de l’URSS, par exemple, était presque aussi élevé que celui des USA

Bilan social

En un mot : aucun citoyen soviétique, roumain, polonais, …n’aurait été laissé au chômage, aucun enfant n’aurait été laissé dans les rues,… car les structures de l’Etat pouvaient leur venir en aide

Bilan humain

-L’espérance de vie était de 63 ans, contre 52 ans aujourd’hui

- La natalité était élevée

- Le taux de mortalité infantile était inférieur à celui des pays capitalistes


Alors… le communisme était-il un mauvais système ?
Alors, pourquoi la défaite durant la guerre froide ?

Avant toutes choses, il faut préciser que les systèmes communistes étaient cernés d’ennemis, dont un très redoutable : Le mensonge.

En mentant à leurs peuples, comme ils continuent de le faire, les leaders nationalistes et libéraux de l’Europe de l’est ont persuadé que le système communiste était un système affamant : il a suffit de peu pour que les gens soient convaincus…

En mentant, les pays capitalistes ont persuadé les pays communistes de renoncer à leur système politique, sous le couvert des promesses d’avenir radieux.

En mentant, les dirigeants de l’Europe de l’ouest ont convaincu leurs peuples de haïr le communisme, « parce que ce système est différent du nôtre… » disaient les députés belges sociaux-chrétiens dans les années 70

En mentant, les capitalistes tentent de faire croire aux peuples que la chute du communisme fût la fin d’un bain de sang



Mais saviez-vous que :

- la population carcérale de tout le bloc soviétique n’a jamais égalé celle des USA…

- l’aide de l’URSS au pays en voie de développement était plus du triple que celle des USA…

- Que les budgets militaires communistes n’ont jamais été renforcés avec des amputations des budgets de l’enseignement et des soins de santé (au contraire des pays du bloc capitaliste)



Enfin, savez-vous de qui est cette phrase « Pour convaincre, point n’est besoin de prouver : mentez, mentez et mentez encore… il en restera quelque chose »

Il s’agit de Joseph Goebbels, ministre de la propagande de Hitler.
 


Edité par 1917 - 04 Oct 2007 à 21:51
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 21:54
Connolly:
 
L'URSS fut une tentative grandiose d'instauration d'une société socialiste. Cette expérience a finit par une défaite.En 1789 il y eu une tentative d'instauration d'une république bourgeoise, en 1815 il y a eu la Restauration; mais cela n'empecha pas la république brg. de triompher finalement et sous différentes formes. Il en ira de meme pour le socialisme.D'autres expériences seront tentées plus fortes de l'expérience acquise et finalement nous vaincrons car l'humanité n'a de choix comme le disait Marx "qu'entre la barbarie et le communisme"
 
Hadora:
 
e vous ai fait un "mix" des propos de Lewin Moshe, historien américain et spécialiste de l'URSS dans son livre "Le siècle soviétique" qui se base notamment sur de nombreuses archives russes et sur des travaux d'historiens et sociologues russes. Je pense qu'il apporte une réponse pour l'étude de l'histoire sociale de l'URSS. Bonne lecture

"En 1921, le pays était encore plus pauvre qu’avant la Première Guerre mondiale, son retard sur l’Occident encore plus accusé et douloureusement ressenti. La distance avec l’Ouest n’avait jamais été aussi grande, et la « distance historique » entre les composantes rurales, urbaine et bureaucratique s’était encore creusée. Dans un pays déjà pris dans une spirale de crises, un tel recul alourdissait la tâche de reconstruction et de redémarrage, et poussait à utiliser encore plus fortement le bâton, à savoir l’Etat.
Ceux qui, après la mort de Lénine, s’étaient lancés dans l’entreprise de modernisation ont commencé par émasculer l’organisation politique originale des révolutionnaires qui, arrivés au pouvoir en 1917, avaient construit un Etat et sauvé le pays de la désintégration, et qui nourrissaient de grands projets pour l’avenir.
Désormais, ils mettaient en avant leur propre manière de faire, laquelle associait un développement économique accéléré avec une forme accentuée d’archaïsme dans la construction de l’Etat, ce qui a conduit certains chercheurs à utiliser le terme « despotisme agraire » pour caractériser l’Etat stalinien.
La dimension modernisatrice de l’action de l’Etat a enclenché une série de phénomènes (urbanisation, éducation, mobilité sociale) porteurs d’émancipation pour les masses de personnes impliquées, même si cette émancipation restait bridée par de puissants freins. Le développement, au sens le plus courant du terme, ne pouvait se produire sans amener dans les villes des millions de paysans, ni sans réduire le fossé qui existait entre les minorités privilégiées et les couches plus larges de la population. Une telle dynamique était du reste ne accord avec l’esprit et le caractère plébéiens de la révolution.
Le développement social en URSS a été réellement très large et très profond, avec des effets considérables, bien que très différents selon les époques, dans les années vingt, sous Staline et par la suite. Le terme « modernité », souvent utilisé, parfois critiqué, s’applique ici si l’on s’en tient aux faits bruts, sans considérer leurs colorations idéologiques, souvent présentes dans les sources auxquelles nous allons maintenant recourir.
L’une de ces sources est l’histoire sociale de la Russie en 2 volumes publiée récemment par Mironov, historien et statisticien russe. Son argumentation repose essentiellement sur des données anthropométriques, tout en accordant aussi une large part aux facteurs sociaux.
La vision générale de Mironov, celle d’un progrès réel de l’URSS vers ce qui peut être appelé « modernité », est réaliste et solidement argumentée. Il affirme que la Russie était différente de l’Occident comme un adolescent l’est d’un adulte : émotive, hypermobile, manquant de contrôle sur soi et de prudence, portée à l’expérimentation, naïve, absolue dans ses exigences, et simultanément plein de curiosité. Les Russes ne se sont pas dotés d’institutions à l’occidentale, non parce qu’ils n’y sont pas parvenus, mais parce qu’ils n’en ressentaient pas le besoin. Tout ce que l’Occident a produit de bon a fini par atteindre la Russie, et quand cela ne s’est pas fait au début du siècle, cela s’est fait à la fin.
Mironov met en avant la laïcisation de la conscience sociale, bien supérieure à celle que l’on observe à l’Ouest : le système de valeurs de la Russie est devenu totalement laïque et temporel. Une révolution démographique s’est produite qui a libéré les femmes du lourd fardeau consistant à donner la vie à des enfants voués à mourir très tôt, les structures sociales ont pris un aspect moderne. La mobilité sociale a atteint un niveau élevé, les classes sociales se sont ouvertes et la société dans son ensemble est devenue plus réceptive à l’influence des valeurs et des normes de comportement occidentales. Un modèle de famille nucléaire est apparu, avec une attention plus grande accordée aux enfants et l’accession des femmes à l’égalité juridique avec les hommes, accompagnée d’une amélioration de leur statut social.
L’urbanisation a progressé : le pays est devenu essentiellement urbain et ses habitants se sont réorientés vers des modèles de consommation propres aux villes. Ils sont passés automatiquement de formes d’organisation sociale rurales à d’autres plus complexes, et cela même dans les campagne.
Ainsi, à la fin de l’ère soviétique, la modernisation s’était fortement rapprochée des modèles de l’Ouest. Un solide système de protection sociale avait été mis en place (retraites, soins médicaux, aide aux femmes enceintes, allocations familiales), et l’on peut clore la liste en évoquant le remarquable développement de l’éducation et de la sphère intellectuelle dans son ensemble. En outre, l’empire était une confédération, et les nations non slaves avaient connu un réel développement. Ce n’est qu’à l’époque soviétique qu’une société « discipliné » est apparue en Russie, ce qui a permis d’éviter toute l’explosion révolutionnaire au moment du passage à un régime postsoviétique.
La distance entre la Russie et l’Occident, d’un point de vue général, avait donc été réduite, et le pays ne faisait plus partie du monde en voie de développement. Mironov, cela va de soi, est parfaitement au fait des moyens utilisés dans les débuts pour atteindre cette modernisation, mais il a raison de souligner que le résultat est remarquable. Personnellement, j’ajouterais d’autres éléments : sécurité physique des individus, développement du réseau des bibliothèques et de la lecture, du goût des arts, de la poésie, importance de la science. Pour des raisons que j’ignore, Mironov ne signale pas qu’après 1991 tous ces niveaux de développement ont connu une forte régression, alors qu’il est indispensable de le savoir pour mieux comprendre le phénomène soviétique et son héritage.
Mironov recourt ensuite à une méthode emprunté à des chercheurs occidentaux : l’utilisation des mesures anthropométriques, à savoir la taille des conscrits au moment du service militaire obligatoire, dont il pense qu’elle peut constituer un bon indicateur des hauts et des bas de l’état socio-économique du pays.
On constate, grâce à des données fiables, qu’en 1927, la population s’est remise de toutes les épreuves endurées au cours de la guerre mondiale et de la guerre civile. Dans les villes, la taille moyenne des recrues est de 1,676 m, dans les campagnes de 1,675 m ; leur poids moyen est respectivement de 61,6 et 61,9 kg. L’indice de masse corporelle est de 22 dans le premier cas et de 22,54 dans le second.
C’est ce que Mironov appelle un bon « biostatut ». Ainsi, contrairement à ce à quoi on aurait pu s’attendre, la taille des nouveau-nés ne cesse de croître entre la fin de la guerre civile (1920) et la fin des années soixante (et même entre 1985-1991), ce qui veut dire que les années trente et la Seconde Guerre mondiale n’ont pas eu d’incidences. A partir des générations nées en 1936-1940, la croissance de taille moyenne est aussi rapide en ville qu’à la campagne.
En 25 ans, elle passe en moyenne de 47 à 61 mm, une croissance jusque-là inconnue en Russie. Cela signifie qu’au cours de la période soviétique le statut biologique des citadins et aussi probablement celui des ruraux n’ont cessé de croître.
Tout cela s’inscrit dans le cadre d’une révolution démographique, qui intervient en Russie entre 1920 et 1961, plus tard qu’en Occident où elle est achevée au début du XXeme siècle. Elle se caractérise par une baisse de la natalité, voulue par les parents eux-mêmes, par une meilleure lutte contre les maladies infectieuses et par une baisse de la mortalité infantile, en somme un modèle de reproduction de la population plus moderne, plus rationnel et plus économique.
La chute de la natalité était contrebalancée par une extraordinaire baisse de la mortalité (39,8 pour mille dans les années 1850, 30,2 en 1900, 22,9 dans les années vingt, 7,4 dans les années soixante) avec un accroissement correspondant de l’espérance de vie (32,34 ans en 1896, 44,35 ans en 1926, 68,59 ans 1958) et un accroissement parallèle du nombre de retraités. En 1926, pour 100 personnes valides, on comptait 92 non-actifs dont 71 enfants et 16 retraités ; dans la période 1926-1959 ce chiffre chuta de 20% par famille. Et, comme la plupart des invalides recevaient une pension, la famille en était aidée d’autant.
Au total, la société et les familles ont donc bénéficié de la vie active. Mironov en conclut que tout le monde a gagné à cette révolution démographique, qu’il appelle « rationalisation du processus de la reproduction ».
Ce type de reproduction moderne a rationalisé le cycle de la vie familiale et des individus, celui des femmes en premier lieu. Les fonctions de procréation qui leur coûtaient jadis d’énormes efforts, étaient désormais circonscrites à une période plus réduite de leur vie, ce qui leur permettait de travailler et d’améliorer leur revenu familial.
En 1970 le taux d’instruction des femmes était considérablement élevé ; elles étaient bien représentées dans les professions techniques et très présentes dans la recherche scientifique. Mironov a raison de souligner qu’ « aucun autre pays au monde n’a connu une telle professionnalisation et une telle acculturation des femmes ». Les indicateurs de l’émancipation des femmes sont indéniables, et nous devons à Mironov d’avoir mieux compris les changements intervenus dans la structure sociale du pays et dans la formation de ce que j’appelle une « nouvelle société ».
Intéressons nous maintenant à un phénomène propre à cette société et bien connu, mais jamais vraiment étudié en profondeur, dont l’importance a été soulignée par la grande sociologue Tatjana Zaslavskaja, membre de l’Académie des sciences. Mironov nous dit que « l’égalisation des revenus de la grande masse de la population autour d’un niveau moyen a constitué pour la société soviétique une autre réserve intérieure susceptible d’être mobilisée ». Il va même jusqu’à considérer que la diminution des inégalités de revenus entre groupes sociaux a contribué à l’amélioration du statut biologique de la population : en effet, plus une société est pauvre, plus son statut biologique est sensible aux inégalités. Nous ne disposons pas d’une bonne évaluation des inégalités en URSS, mais l’Etat a fait beaucoup pour réduire les disparités matérielles, et les résultats sont incontestables.
La forte mobilité de la population, les mariages mixtes entre personnes de régions et de cultures différentes ont aussi eu un impact positif sur des indicateurs tels que la taille des conscrit, tout comme le phénoménal progrès de l’urbanisation : 15% de citadins en 1921, 50% en 1961). Même si le système offrait à ses citoyens un niveau de vie beaucoup plus bas que celui des pays occidentaux, il reste que la taille des hommes n’a cessé de croître en Russie, au moins jusqu’au début des années 80, au même rythme, ou à peu près, que dans les pays développés.
Des travaux de Mironov, nous retiendrons avant tout l’idée que l’amélioration du « statut biologique » est restée « secret » du système, un secret que celui-ci ignorait sans doute lui-même. Et, comme le statut biologique de la population est sans doute en train de décroître aujourd’hui, il y a là probablement une explication à la nostalgie éprouvée par nombre de citoyens russes pour le défunt système soviétique.
Cette amélioration des conditions de vie va de paire avec l’abandon de la terreur de masse à la mort de Staline et la disparition d’autres traits qui relevaient de l’ « asservissement » de la population. Les transformations consécutives à la fin de cet état de servage sont particulièrement importantes : elle marquent une extension des libertés individuelles, qui doit être reconnue et ne saurait être rejetée avec mépris sous le simple prétexte qu’un système démocratique offre beaucoup mieux.
Le destin ultérieur du régime ne serait pas compréhensible sans la prise en compte de cet espace de respiration accordé à chacun, dans les classes populaires comme ailleurs. L’amélioration des conditions sociales, une plus grande attention portée à la sécurité au travail, la réduction de la journée de travail, des congés plus longs dans des lieux villégiature plus accessibles, l’amélioration des salaires bien qu’elle ne soit pas spectaculaire, tout cela doit être considéré dans le cadre de la réflexion sur le système. Ainsi les relations employés-employeurs reposent sur le Code du travail et sur des garanties juridiques qui donnent au travailleur la liberté de quitter une entreprise pour une autre. Les droits des ouvriers et des employés sont mieux définis et protégés ; le dispositif juridique permet de contester les décisions de la direction et de porter l’affaire devant des tribunaux ou des chambres spéciales créées pour régler les conflits du travail où les chances des travailleurs d’obtenir gain de cause ne sont pas négligeables. Toutes ces transformations sont favorisées par l’amélioration du niveau scolaire des travailleurs, due en partie à un afflux de jeunes diplômes du secondaire dans les entreprises.
Mettons le doigt sur la période qui précède la destruction de l’URSS. En dépit des mauvaises nouvelles annoncées par les planificateurs et des signes évidents d’un déclin du système, en ces années de stagnation, le niveau de vie de la population était bel et bien en hausse.
La réponse des citoyens à la transformation des conditions économiques engendrait de nouveaux modèles de comportement et de nouvelles valeurs, que les statistiques gouvernementales étaient incapables de prendre en compte.
Les données utilisées par les sociologues venaient de deux sources : des enquêtes conduites dans la ville sibérienne de Rubcovsk (région de l’Altaï) d’abord en 1972, puis en 1980 et 1990, et de celles menées auprès de la population rurale dans la région Novosibirsk en 1975-1976 et 1986-1987.
Les indicateurs du développement à Rubcovsk étaient voisins de la moyenne générale russe des années 70/80, et ceux de la région de Novosibirsk (une des plus importantes de la Sibérie occidentale) proches de la moyenne interrégionale russe, si bien que les données recueillis dans ces deux études, menées par des instituts de l’Académie des sciences à Moscou et de Novosibirsk, peuvent être considérées comme donnant une image fidèle de la situation nationale. On y découvre que les conditions de logement s’étaient améliorées, que l’achat de biens durables avait sensiblement augmenté, que les équipements de loisirs pour les citadins étaient plus nombreux, que la plupart des familles avaient un lopin près de leur habitation ou dans la campagne voisine. Un tiers des citadins avait accès à des potagers collectifs. Au cours des vingt années étudiées, les activités de construction s’étaient fortement développées. D’une façon générale, les couches les plus démunies de la population avaient vu leurs revenus augmenter, ce qui témoigne d’une dynamique d’ensemble orientée vers un niveau de vie minimal décent. Les différences les plus marquées en matière de niveau de vie, mesurées par la qualité du logement, les revenus, la possession d’une voiture, s’étaient considérablement réduites.
Cela explique pourquoi on observe parmi la population russe d’aujourd’hui une nostalgie paradoxale pour le « bon temps » de la période Brejnev.
Le système soviétique a sauvé la Russie de la désintégration en 1917-1922, il l’a sauvée à nouveau, et avec elle l’Europe, d’une domination nazie qui se serait étendue de Brest à Vladivostok. A ces succès il faut ajouter d’autres réussites mesurées à l’aune des critères qui, au XXeme sicèle, définissent un pays développé : la démographie, l’éducation, la santé, l’urbanisation, la place accordée à la science, tout un capital que les piètres réformateur de l’après URSS ont largement dilapidé.
En effet les sociologues russes soulignent que le niveau de vie de la population soviétique et la couverture sociale dont elle bénéficiait il n’y a pas si longtemps encore n’ont cessé de se dégrader depuis le début des années 90. Le tableau qu’ils dressent est instructif. La fréquentation des théâtres, des salles de concerts, des cirques, des bibliothèques, tout comme la lecture d’ouvrages littéraires ou les abonnements à des journaux, sont en forte régression, voir désormais inexistants, aussi bien dans les villes que dans les campagnes. Toute la structure des loisirs a été bouleversée en raison de l’accroissement de la charge de travail. Les loisirs sont désormais plus passifs alors qu’ils étaient tournés vers la culture, surtout dans les derniers temps de l’ère soviétique, où la tendance était à l’augmentation du temps libre.
Par ailleurs, le besoin d’accroître les revenus du ménage oblige de nombreux Russes à élever davantage de bêtes et de volailles dans leur petite exploitation pour améliorer leur nourriture et gagner un peu d’argent, ou simplement survivre, au prix d’une diminution de leurs temps de sommeil et de leur temps libre.
L’extension des libertés et des droits ainsi que l’apparition de services coûteux n’ont bénéficié qu’aux plus aisés, aux plus qualifiés professionnellement, à ceux qui avaient le plus grand sens de l’initiative. La plupart des gens ont connu une réduction notable du niveau de vie et de leurs possibilités d’accès à la culture nationale et internationale. "
 
 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 22:03
Aurelien:
 
Bon je préfère répondre à mes risques et périls aprce qu'on s'embrouille.
Les bolcheviks n'ont pas chassé le Tsar, qui avait abdiqué depuis Février; ils l'ont en revanche exécuté.
Ensuite ce n'est pas l'armée qui a pris le pouvoir, mais les partisans bolcheviks, en force à Petrograd. Mais les bolcheviks n'étaient pas le peuple. Le seul moyen de le savoir est le résultat des élections du 12 décembre 1917, ou plus de de 40 millions de suffrages exprimés furent déposés (sur 90 millions d'inscrits). Les bolcheviks n'eurent qu'un quart des voix (ce qui était quand même pas mal), la moitié allant aux socialistes révolutionnaires dits "de droite". D'un point de vue purement démocratique, les bolcheviks auraient du céder le pouvoir aux SR majoritaires à la Constituante, mais dans la pratique, je pense qu'ils ont bien fait de garder le pouvoir étant donné que les SR étaient partisans de continuer la guerre.
Les bolcheviks auraient peut-être gagné les élections s'il n'y avait eu que les ouvriers (3 millions de personnes) à voter. Mais les bolcheviks n'étaient, c'est sûr, pas représentatifs de la paysannerie, composante très majoritaire du peuple russe.
 
Hadora:
 
Voici deux textes provenant des archives du Quai d'Orsay sur l'URSS :

Réunion du 21 novembre 1933 de la Commission des affaires étrangères :« La France et la Russie »

"Rapport du Sénateur de l’Isère Serlin « très circonstancié et très vivant des impressions de ce voyage en Russie en compagnie de M. Édouard Herriot et de divers autres membres du Parlement français ».
Il « a montré les transformations sociales accomplies par le régime actuel dans le sens de la double formation d’une élite fondée sur le mérite personnel et d’une classe moyenne recrutée dans les masses ouvrières;
Les usines, nombreuses et géantes, fonctionnent à plein rendement : il n'y a pas de chômage en Russie.
L’électrification, l’aviation et les voies fluviales sont poussées avec une activité fiévreuse.
Moscou et Kharkov sont d’immenses chantiers de constructions.
L’enseignement et le service sont obligatoires. Le service militaire actuel est de deux ans pour les armes ordinaires, de trois ans pour l’aviation et de quatre ans pour la marine.
L’enseignement supérieur scientifique et artistique est très développé.
Les moyens de transports laissent à désirer. Il en est de même de la voirie. “la Russie est une ferme et une usine travaillant à feu continu. La collectivité, dirigée dictatorialement, n’épargne aucun effort, aucun sacrifice, pour réaliser à la fois une industrie et une agriculture adaptées à une nation de 165 millions d’habitants”.
Le dynamisme de la jeunesse est dominé par une mystique de la science et de l’industrialisation appliquée à la masse. "

Lettre 9236 du Ministère de l'Intérieur au ministre des Affaires étrangères, confidentiel, Paris, 16 août 1934

"D'après « un correspondant qui occupe une haute situation à Shangaï » allé en URSS, des « progrès de tous ordres » ont été accomplis en « trois ans ». D'après lui « on a maintenant une impression d'ordre que l’on était loin d’éprouver il y a quelques années. La prospérité visible a aussi augmenté considérablement. Les gens sont mieux vêtus et l’on n’aperçoit plus les queues interminables » de « jadis. Dans la banlieue des grandes agglomérations se construisent des villas qui contrastent heureusement avec les grandes maisons communes que le nouveau régime édifiait naguère exclusivement on a tout lieu de croire que les progrès industriels sont en rapports (sic) avec les progrès sociaux remarqués. Ils auraient permis de donner une assise sérieuse à la puissance militaire de l’URSS maintenant redoutable. »
Situation dont les Japonais sont conscients et qui « est de nature à les faire hésiter à entamer une lutte dont l’issue serait certaine. C’est pourquoi leur expansion paraît s’orienter de plus en plus vers la Chine. "
 
 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 22:04
Toulaiev:
 
Et oui j'y reviens, je voulais relire des passages de J Read seul américains enterré sur la place rouge et mort je crois à moscou du thyphus en 1919... camarade cosaque ne tirez pas sur nous !

Octobre oui, je finis ma phrase c'est la seul victoire réelle du prolétariat qui s'est reconnu dans le parti bolcheviks et son proprogramme les thèses d'avril résumé en "pain, paix liberté".

Octuobre, malgrè les conneries des historiens bourgeois ne fut pas un simple coup d'Etat, mais le résultat dans les soviets des grandes villes le fait que les Bolcheviks étaient devenus majoritaires. en juillet 1917, les bolcheviks ont reculé car ils étaient encore minoritaires.

C'est le prolétariat, les casernes qui ont pris le pouvoir sur ordre du soviet présidé par LT à Petrograd, le cuirassier Aurore n'était pas possession du parti bolchevik. c'est pas 5000 gardes rouges qui aurait pu faire un putch et surtout garder le pouvoir.

L'appui des masses est tellement évident que à part Moscou, dans les villes russes il n'y eu aucune resistance, aucune, et quasiment pas de morts. Un pouvoir tombé comme un fruit mûr, pourri.

La seule constituante dite démocratique représentait plus les paysans arriérés les SR et la géorgie menchevique, les 25% des bolcheviks, c'est le signe que 95% des usines étaient bolcheviks, les soldats, les classe salarié, sauf les fonctionnaires du gouvernement provisoire. La chute minable de Kerensky est le signe de sa de sa non - cribilité.

Bref un coup d'Etat, non, c'est la prise du pouvoir au nom des soviets oui, c'est une grande différence, c'est au nom des soviet organe les plus démocratiques qui puissent existé, en lisant j READ, "Les dix jours qui ébranèrent le monde" on voit qu'après l'echec du coup d'état de Kornilov, le basculement vers es bolcheviks, rien ni personne ne pouvait empêcher les bolcheviks, pousser, bousculer, acculer, par les ouvriers, plus surfant sur la révolution de prendre le pouvoir, par en leur nom, mais au nom des opprimés.

Sa tache celle de Lenine fut de determiner le jour de l'insurrection. Le parti a joué son rôle au service du prolétariat. Organiser, coordonner.

Donc c'est trop facile, Octobre un pupuch, qui si cela avait été le cas n'aurait pas duré deux semaines.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 22:12
Serpov:
 
 Nos beaux esprits ont beaucoup ironisé sur "l'homo sovieticus" pour eux simple accident de parcours et aberration de l'histoire. Et on pourrait les croire en voyant ce que sont devenus nombre de leurs dirigeants.....

Pourtant, le peuple soviétique a existé, existe encore quelque part dans les profondeurs de l'Union maintenant enfouie, bien qu'on ait tout fait pour l'étouffer, l'ignorer, le bafouer.

Parce qu'il a vécu des heures douloureuses dans sa lutte pour un monde auquel il croyait, mais si difficile à créer dans l'hostilité générale, dans sa lutte contre le fascisme dont il nous a un temps libéré, le peuple soviétique a appris à ceux qui ont bien voulu aller à sa rencontre, un nouvel état d'esprit, un renversement des valeurs dominantes traditionnelles, la vérité, la simplicité d'authentiques rapports humains enfin fondés sur autre chose que la seule recherche de la puissance et du profit.

Non, cet esprit là ne saurait s'éteindre.

Car il y a vraiment dans ce grand peuple une humanité, une poésie au sens le plus large du terme qui l'ont fait capable des plus grands desseins.

Pour cela, qu'il lui soit rendu hommage en toute fraternité !


Extrait de "CCCP : le sentier abusif".
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 23:34
Ce que l’Etat soviétique a donné à la femme

Un quart de siècle de pouvoir soviétique a complètement transformé l'existence de la femme. Celle-ci jouit en U.R.S.S. des mêmes droits que l'homme.
En même temps que l'égalité politique, le gouvernement des soviets a donné à la femme l'égalité économique, le droit d'occuper tous les postes, de se livrer à toutes les activités et de recevoir, pour un même travail, un salaire égal à celui de homme. «Chaque cuisinière doit apprendre à diriger l'Etat », tel fut le mot d'ordre lancé par Lénine. Entraîner à la vie politique toutes les femmes, même les plus arriérées, devenait pour les Soviets une tâche primordiale.
Les Soviets, les entreprises, les institutions et les champs ont été l'école où la femme nouvelle, la femme soviétique, s'est éduquée par le travail. Et elle s'est sentie membre de la société soviétique au même titre et avec les mêmes droits que l'homme.
En collaborant à l'activité des soviets locaux, les femmes se préparent à entrer aux organismes centraux du pouvoir d'Etat. Aux dernières élections générales, en 1939, 457.000 femmes étaient élues députées aux soviets de région, d'arrondissement, de ville et de village, et 1.480 aux Soviets suprêmes des républiques socialistes soviétiques, fédérées ou autonomes. Notons, en outre, qu'au Soviet suprême de l'U.R.S.S. siègent 227 femmes. Par un travail exemplaire et un dévouement indéfectible à la patrie, elles se sont acquis la confiance générale.
Quelle a été, par exemple, la vie de Praskovia Pitchouguina, aujourd'hui député au Soviet suprême de l'U.R.S.S. ?
La sombre époque où, dans la Russie tsariste, la femme privée de tous les droits, Praskovia connut les privations et les larmes. Son père était concierge à Pétrograd. La misère, la faim et le froid, un sous-sol humide où les murs se couvraient de moisissures blanches, une petite cour où le soleil ne se
montrait jamais : tel fut le cadre de son enfance. Sa jeunesse fut
plus triste encore. La famille dut partir pour la campagne, dans une maison étrangère ; Praskovia gardait les veaux. elle travailla au chemin de fer. Lors d'un de ces grands incendies si fréquents à l'époque des tsars dans les villages aux
toits de chaume, le père et la mère de Praskovia périrent dans les flammes ; elle restait seule.
Mais le pouvoir des Soviets apporta dans les campagnes une vie nouvelle. Ce fut la montée des forces populaires jusqu’alors tenues sous le boisseau. Et l'ascension de Praskovia Pitchouguina commença. C'était une excellente travailleuse pleine d'allant, un bon cœur ; bientôt tout le village la connut et l'aima. Les femmes la choisirent pour déléguée, et elle effectua un important travail social : elle organisa des crèches, travailla à supprimer l'analphabétisme dans son village. Et de plus en plus, ses compatriotes s'adressaient à elle lorsqu’ils avaient besoin d'un conseil ou d'une aide. En 1929, Praskovia vint se fixer à Moscou avec son mari et ses enfants. Elle s’embaucha comme manœuvre sur les chantiers de construction d usine Charikopodchipnik « Roulements à billes ». Elle s’adapta rapidement à sa situation nouvelle, suivit un cours d’études techniques, comme tout ouvrier, toute ouvrière le font en U.R.S.S., et compta bientôt parmi les meilleures travailleuses. Sa sensibilité naturelle, son esprit d'initiative, sa volonté de consacrer tous ses efforts et tout son temps au bien général firent de Pitchouguina la figure la plus populaire et la plus aimée de l'usine.
Elue au Soviet de Moscou, puis présidente du Soviet des députés des travailleurs de l'arrondissement Taganski à Moscou (arrondissement dont la population se chiffre à 230.000 habitants), Pitchouguina s'acquitta parfaitement de sa mission nouvelle et fut unanimement reconnue comme un des meilleurs dirigeants des soviets d'arrondissement de Moscou. En 1937, l'arrondissement Taganski l'envoya siéger au Soviet suprême de l'U.R.S.S.
Nombreuses sont les femmes aux postes les plus élevés et les plus responsables de l'Etat soviétique. Telles Tchimnaz Aslanova, vice-présidente du Soviet suprême de l'U.R.S.S. ; N. Grek présidentes du Soviet suprême de la R.S.S. de Biélorussie ; la Turkène Karandjaéva, commissaire du peuple à la justice de la R.S.S. de Turkménie. et combien d'autres. Sorties du peuple, elles ont eu à affronter toutes les difficultés et les misères de la vie d'avant la Révolution. Nadiejda Grek n'a pas oublié qu’à l'âge de dix ans, elle gardait les bestiaux d'un koulak qui la frappa jusqu'à lui faire perdre connaissance un jour qu’il lui manquait un porc.
Mais ce n'est là qu'un des aspects de l'activité si politique croissante de la femme au pays des Soviets.
Près de dix millions de femmes sont membres des syndicats et ceux-ci jouent un rôle énorme dans toute la vie politique du pays. En 1940, 650.000 femmes travaillaient dans les syndicats en qualité de membres élus des comités d'usine et d'atelier des groupes syndicaux. 57 femmes étaient à la tête des comités centraux de différents syndicats comme présidentes ou secrétaires responsables.
Avant la guerre pour le salut de la Patrie, plus de 100 000 femmes faisaient partie de la direction ou des commissions de révision des sociétés coopératives de consommation. L’édification kholkhozienne a permis à la femme de développer largement son activité politique. Des dizaines de milliers de kolkhoziennes sont devenues présidentes de kolkhoz, brigadières, chefs d'équipe. Les jeunes filles et les femmes soviétiques participent en masse aux différentes organisations sociales : associations de la jeunesse, sociétés culturelles, techniques et scientifiques, de sport et de défense.
C'est tout le contraire en Allemagne fasciste : nous y voyons la femme privée de droits, opprimée, transformée en une « machine à faire des enfants ». Avant la prise du pouvoir par les nazis, plusieurs femmes siégeaient au Reichstag. Mais ces barbares estiment que les femmes n'ont rien à voir dans la vie politique et sociale du pays ; Hitler a déclaré que « la présence d'une femme au Reichstag déshonorerait ce dernier ». Aussi ne voit-on figurer aucun nom de femme dans les listes électorales lors des prétendues « élections ».


Le femme en union soviétique. T Sérébrennikov.
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  Citer guillaume Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Nov 2007 à 11:14
Révolution d'Octobre: les Russes n'oublient pas
RIA NOVOSTI 19:59 | 07/ 11/ 2007

Par Maxime Krans, RIA Novosti

90 ans ont passé depuis la prise du pouvoir par les bolcheviks en Russie. Cet événement bouleversa le cours de l'histoire du pays et marqua le début d'une expérience abominable qui brisa le destin du pays et de millions de ses habitants. Cela fait déjà trois ans que la journée du 7 novembre ne figure plus sur la liste des fêtes nationales. Mais a-t-elle été pour autant effacée de la mémoire du peuple russe?

Voici mes souvenirs d'enfance. Dès le matin, tout était rouge dans la rue. Drapeaux, banderoles, portraits de chefs du parti. Les haut-parleurs jouaient des marches vives, les manifestants se dirigeaient vers la place Rouge en produisant un brouhaha interminable.

Ce jour-ci, les habitants de notre appartement communautaire avaient l'habitude d'offrir les uns aux autres des friandises préparées à l'avance: pirojkis, petits fours, salades. Tout le monde félicitait tout le monde, les vieux et les petits, les parents de victimes de répressions et ceux qui les avaient dénoncés ou interrogés avant de les mettre en prison, bref, tous ceux qui, par une cruelle ironie du sort, vivaient dans un seul appartement.

Le soir, les adultes se rassemblaient autour d'une table, sous un abat-jour, et parlaient tout bas en faisant des allusions, utilisant des mots étranges pour un enfant, tels que "zek" ("détenu") ou "Goulag" ("Direction principale des camps de travail").

Ensuite on descendait dans la rue pour regarder les feux d'artifice et crier à tue-tête "Hourra!" en saluant la Révolution d'octobre...

Non, il ne s'agit pas d'une nostalgie du passé, mais plutôt de cette heureuse sensation de fête, et de moi tout petit, qui ne se rendait même pas compte de ce que l'on fêtait.

La journée du 7 novembre, qu'est-ce qu'elle signifie pour les Russes d'aujourd'hui? Quelles sont leurs sentiments à l'égard du coup d'Etat d'octobre 1917?

Selon un sondage réalisé par la fondation Obchtchestvennoïé mnienié ("Opinion publique"), 11% des habitants de la Russie continuent de célébrer la fête de la Révolution d'octobre, bien qu'elle ne soit plus une fête nationale. Le chiffre n'est pas très important, compte tenu que même la Saint-Valentin, une fête étrangère, est célébrée par 18% des Russes et la Journée internationale des femmes par 71%.

En ce qui concerne la révolution elle-même, l'attitude des Russes contemporains m'a quelque peu choqué: 40% estiment qu'elle a eu plus de conséquences positives que négatives pour la Russie (contre 29% d'avis contraire). 55% des personnes interrogées ont déclaré que cette révolution avait "ouvert une nouvelle ère dans l'histoire des peuples de Russie", "donné une impulsion à leur développement économique et social". Seulement 26% pensent qu'elle a "freiné leur développement" et qu'elle "a entraîné une catastrophe" (selon le Centre Levada). Quant à l'inspirateur et organisateur de ce coup d'Etat, Vladimir Lénine a joué un rôle positif dans l'histoire du pays pour 58% des Russes, alors que trois fois moins de personnes seulement sont d'avis contraire.

C'est comme s'il n'y avait eu ni guerre fratricide, ni "nettoyages" politiques, ni camps de concentration, ni famine, ni millions de fusillés, de déportés, ni victimes d'un travail au-dessus de leurs forces! La mémoire humaine, est-elle aussi courte que cela?

Cependant, cette attitude a sans doute d'autres raisons. Un esprit contrasté, un fatras de directives idéologiques contradictoires, de vieux stéréotypes et des valeurs morales qui ont changé, tout ceci caractérise l'époque de transition que traverse la Russie depuis un certain temps.

Mais une chose est néanmoins rassurante: tout le monde ne souhaite pas revenir à cette époque, même parmi ceux qui ont une image embellie de l'histoire soviétique. Selon une étude réalisée par des spécialistes du Centre russe d'étude de l'opinion publique (VTSIOM), seulement 4% des Russes auraient préféré vivre à l'époque stalinienne. Mais si l'on prend en compte le fait que ce sont pour la plupart des gens âgés, on peut supposer qu'ils sont plutôt nostalgiques de leur jeunesse. Un quart des personnes interrogées souhaiteraient revenir à l'époque de la "stagnation" brejnévienne. Cependant, 52% des sondés sont satisfaits de l'époque actuelle, alors qu'il y a deux ans, cet avis n'était partagé que par 39% des Russes.

Parallèlement, les idées socialistes sont toujours aussi populaires au sein de la société russe. 46% des personnes interrogées approuvent la perspective hypothétique d'une construction du socialisme en Russie, bien que seulement une sur dix estime que cette idée est vraiment réalisable. Or, ce n'est pas l'exemple soviétique, encore moins chinois ou coréen, mais l'exemple suédois, mariant l'économie capitaliste à la sphère sociale socialiste, qui serait à suivre, selon eux.

Quoi qu'il en soit, il est évident que la société russe tend vers la nostalgie et les idées communistes. D'autant que beaucoup de choses nous rappellent aujourd'hui des temps révolus: le mausolée de Lénine et les gratte-ciels staliniens, les sculptures d'ouvriers et de kolkhoziennes heureux décorant des stations de métro, les films sucrés de l'époque qui ne quittent pas le petit écran et les mémoriaux des leaders soviétiques.

Vous pouvez toujours trouver des monuments consacrés à Vladimir Lénine dans toutes les villes russes. Il y en a plus de 70 rien qu'à Moscou. Parfois on en érige même de nouveaux. Les autorités de la ville d'Ichim sont allés encore plus loin en reconstruisant en 2003 au centre-ville un monument dédié à Joseph Staline. L'année dernière, un musée du "chef de tous les peuples" a même été fondé sur la colline de Mamaïev Kourgan à Volgograd. Un nouveau monument dédié à Staline devrait être inauguré en décembre prochain, le jour de sa naissance, à Barnaoul.

Tout ceci nous donne l'impression que ces derniers temps, les Russes sont instamment priés de réviser une nouvelle fois leur passé. Voici un exemple emblématique: un nouveau manuel d'histoire affirme que "l'Union soviétique n'était pas une démocratie, mais qu'elle représentait un repère sur le chemin vers une société meilleure et équitable pour des millions de personnes dans le monde entier". Nos enfants, utiliseront-ils des textes de ce type pour se faire une idée du régime fondé en octobre 1917?

N'ayant pas su se débarrasser des vestiges du passé, la Russie s'est arrêtée à mi-chemin de la démocratie, de l'humanisme et de la civilisation. Espérons qu'elle arrive à poursuivre son parcours.
Les trotskistes? Nous avons pris des mesures contre ces gens qui ne représentent rien (...) et continuent sur des positions d'extrême gauche à gêner le développement de notre Révolution - Che Guevara
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Oct 2009 à 18:14

D’un film l’autre

Par Ivan Lavallée, professeur des universités.

Coïncidence, sortent simultanément sur les écrans deux films, l’Armée du crime, véritable monument de sensibilité, de nuance et de finesse sur la résistance communiste de la MOI, et l’Affaire Farewell, policier très bien filmé et qui relate l’histoire d’une défection de l’espionnage soviétique. Le premier fera l’objet d’une longue présentation par une grande radio sans qu’en une demi-heure d’émission le présentateur ne prononce le mot « communistes », le deuxième aura l’heur du journal sur une chaîne de télévision publique en étant présenté comme le film de l’événement qui a précipité la chute du communisme ( !?).

Au-delà de la propagande, qu’en est-il ? On présente souvent l’URSS et les pays socialistes d’Europe en général comme étant scientifiquement et technologiquement en retard. Retard initial, révolution, guerre civile, intervention étrangère, cordon sanitaire (c’est-à-dire blocus), Seconde Guerre mondiale, guerre froide, tout cela est évidemment passé sous silence. Nul ne se pose la question de savoir ce qu’il en est réellement. Retard par rapport à quoi et dans quels domaines ? Spatial ? La fusée Energia est la fusée la plus puissante jamais construite. Électronique, informatique ? Le numéro de 1989 de la revue américaine Computers s’intitule « Hight Speed Soviet Computers » et montre que l’URSS a environ cinq ans d’avance sur l’Occident dans la création de super-ordinateurs. La microchirurgie de l’oeil est soviétique, tous les alliages de fer modernes (en 1990), les procédés de coulée, la technologie du titane… sont soviétiques. Alors ? Alors ce n’est pas si simple. Il y a non pas retard, l’école scientifique soviétique est une des toutes premières au monde, mais il faut à l’URSS tenir tête à l’ensemble des pays impérialistes développés, États-Unis, RFA, France, Grande-Bretagne et leurs arrières coloniaux à partir d’un PIB qui n’a jamais dépassé le quart de celui des États-Unis. Cette course aux armements (passage obligé ou erreur stratégique ?) a ruiné l’URSS, non seulement économiquement stricto sensu mais aussi dans la structuration même du système et dans ses possibilités d’évolution. Margaret Thatcher ne s’y trompait pas, qui déclarait aux obsèques de Ronald Reagan : « Je viens saluer la dépouille du vainqueur de la guerre froide. » L’URSS a perdu la guerre froide ; elle a gagné la bataille contre le nazisme mais elle a perdu la guerre que l’impérialisme lui faisait depuis 1917 ! « Le nouveau système naissant, ici le socialisme, n’est pas "libre" de développer à telle ou telle vitesse et dans tel ou tel sens ses forces productives car il doit pouvoir résister victorieusement aux contraintes de tous ordres que l’autre lui impose. »

Ces lignes ont été écrites en 1969 après la calamiteuse intervention en Tchécoslovaquie. Les communistes du printemps de Prague avaient bien identifié le problème (lire la Civilisation au carrefour, de Radovan Richta) et la direction du PCF, Waldeck Rochet en tête, aussi, ainsi que René Le Guen, Léon Lavallée et quelques autres. Malheureusement, toutes les conséquences n’en ont pas été tirées ni la leçon exploitée. Les forces productives du socialisme avaient atteint un niveau tel dans les pays socialistes avancés, comme la Tchécoslovaquie (et aussi la RDA), que se posait de façon renouvelée la question du dépassement du capitalisme au sens marxiste du terme, c’est-à-dire dans le contexte d’une démocratie socialiste authentique qui ne soit pas une resucée de la démocratie bourgeoise. Dès lors que cette tentative était enfouie sous l’intervention, la maille était filée, qui allait emporter tout l’ouvrage, Farewell ou pas. Il nous appartient de remettre sur le métier l’ouvrage. La crise actuelle du capitalisme ouvre l’opportunité de reposer la question du dépassement du capitalisme en des termes analogues, avec des critères qui ne nous soient pas dictés par l’idéologie dominante, critères à la crédibilité perdue eu égard à la crise financière, sociale et écologique dans laquelle le mode de production et d’échanges capitaliste a plongé l’humanité et la planète. C’est là continuer le combat de nos frères de « l’armée du crime ».

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Nov 2009 à 21:12

92ème anniversaire de la Révolution d'Octobre
l'éditorial d'Avante (PC Portugais)
 

Editorial du numéro 1875 du 5 novembre 2009 d'Avante, organe central du Parti Communiste Portugais

Dans le monde entier, des millions d'hommes, de femmes et de jeunes commémorent la Révolution d'Octobre, en la prenant comme référence essentielle de leur lutte quotidienne pour la construction d'une société libre, juste, pacifique, fraternelle, solidaire et libérée de toutes les formes d'oppression et d'exploitation – et avec la conscience pleine du fait que, par son sens et par ses conséquences, elle constitue une étape historique dans la lutte émancipatrice et transformatrice des peuples.

92ème%20anniversaire%20de%20la%20Révolution%20dOctobre

Première expérience socialiste de rupture avec le système capitaliste mondial

Premier grand acte de rupture avec le capitalisme et l'exploitation de l'homme par l'homme, la Révolution d'Octobre a été, par conséquent, la première affirmation concrète du socialisme comme alternative historique au capitalisme et s'est imposée comme un événement majeur dans l'histoire de l'humanité.

En effet, avec la Révolution d'Octobre le monde a changé – et a changé dans un sens et avec un contenu jamais vus jusqu'alors.



La constitution du premier État ouvrier; les conquêtes civilisationnelles – politiques, sociales, économiques et culturelles – obtenues dans l'Union Soviétique née de la Révolution d'Octobre; le processus de construction du socialisme commencé dès lors et ses succès; les répercussions multiples dans le monde de ce processus exaltant, donnant une nouvelle dimension à la lutte de libération nationale des travailleurs et des peuples et la lutte pour la paix – et, s'ajoutant à cela tout en y étant directement issu, le rôle que l'URSS en est venu à jouer à l'échelle planétaire – ont créé de nouvelles perspectives d'espoir dans un monde jusqu'alors soumis à la domination absolue du système capitaliste, présenté comme une « fatalité » découlant d'un « ordre naturel des choses » fabriqué par l'idéologie dominante au service des intérêts du grand capital international.

La contribution décisive de l'Union Soviétique à la défaite du nazisme et du colonialisme

Parmi les conséquences de la Révolution d'Octobre, ressort l'intervention décisive et déterminante de l'Union Soviétique dans la seconde guerre mondiale, en tant que protagoniste principal de la résistance victorieuse aux ambitions fascistes et nazis de domination du monde, quand l'armée la plus puissante de l'époque envahissait la patrie du socialisme, dans une entreprise que beaucoup jugeaient et espéraient imparable.

Et tandis que le peuple soviétique résistait héroïquement à l'invasion nazie – et plus de vingt millions d'hommes, de femmes et de jeunes mourraient pour la liberté de toute l'humanité, pour la démocratie et pour la défense de la paix – les Etats-Unis et l'Angleterre attendaient de voir qui allait gagner... et sont seulement entrés en guerre quand il est devenu évident que l'Armée Rouge était en mesure, par ses propres forces, de libérer toute l'Europe et d'écraser le nazisme.

Il est essentiel également de faire référence au rôle joué par l'Union Soviétique dans la lutte libératrice des peuples et dans la liquidation du colonialisme, avec la solidarité active du peuple soviétique dans le combat contre les dictatures fascistes qui, comme nous le savons bien, avaient comme principal allié les Etats-Unis.

Et il n'est jamais superflu de rappeler, à ce sujet, l'exemple concret de notre pays, dans lequel la dictature fasciste a toujours compté, jusqu'à son dernier jour, sur l'appui des Etats-Unis, tandis que ceux qui l'ont combattu et se sont battus pour la liberté et la démocratie, en assumant toutes les conséquences inévitables qui découleraient de la répression de ces positions de résistance, ont toujours compté sur le soutien fraternel et solidaire de l'URSS et pays socialistes restants.

L'analyse des causes de cette défaite/tragédie reste à mener par les communistes

La défaite du socialisme, avec la disparition de l'Union Soviétique et de la communauté socialiste d'Europe de l'est, a constitué une tragédie, pas seulement pour les peuples de ces pays mais pour toute l'humanité: avec le capitalisme en position dominante, le monde est, aujourd'hui, moins démocratique, moins libre, moins juste, moins fraternel, moins solidaire, moins pacifique.

Faire l'analyse, avec rigueur, des causes de cette défaite est par conséquent un impératif qui s'impose aux communistes du monde entier – et s'est il est vrai que quelques analyses ont déjà été faites, il n'en demeure pas moins vrai que le gros de l'analyse reste à faire et que la divulgation, au cours des dernières années, d'éléments jusqu'ici ignorés ouvre de nouvelles et importantes pistes de réflexion qui méritent d'être approfondies.

Et c'est une tâche essentielle pour tous ceux qui ne renoncent pas à l'objectif de construire dans leurs pays des sociétés socialistes, libres, sans exploiteurs ni exploités; pour tous ceux qui savent que l'avenir de l'humanité, c'est le socialisme, ce socialisme dont la Révolution d'octobre nous a montré qu'il pouvait devenir une réalité.


Le PCP reste fidèle aux idéaux d'Octobre en les mettant en pratique

Les communistes portugais continuent non seulement à commémorer la Révolution d'Octobre, mais à assumer sans équivoque le fait que les sources essentielles du projet de société pour lequel ils luttent au Portugal se trouvent dans les valeurs, les principes et les succès de la Révolution d'Octobre.


Avec la consciencee du fait que, pour que cette lutte soit victorieuse, la condition de base est l'existence d'un Parti ferme sur son identité communiste – dans son projet de société, dans sa nature de classe, dans son idéologie, dans ses normes spécifiques de fonctionnement interne, dans son caractère à la fois internationaliste etpatriotiquee, dans son lien constant aux masses travailleuses: ce PCP qui a trouvé son inspiration dans les idéaux de la Révolution d'Octobre et du parti bolchévique qui l'a menée et qui, par conséquent, se considère comme « un parti léniniste avec son expérience propre »; ce PCP qui est né et a grandi, avant tout, dans la résistance et dans le combat contre le fascisme; ensuite dans la construction de la démocratie d'Avril et dans sa défense face à l'offensive cherchant à la détruire; et qui, dans la situation actuelle, dépassant avec succès un cycle électoral complexe et difficile, se mobilise en vue de la bataille pour son renforcement organisationnel, idéologique et militant – et toujours, en tout temps et dans toutes circonstances, profondément engagé dans la lutte pour la défense des intérêts des travailleurs, du peuple et du Pays.


Site d'Avante: http://www.avante.pt/

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/.
Les traductions sont de la responsabilité du traducteur

 


Edité par T 34 - 17 Nov 2009 à 00:37
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