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La démocratie selon l'UMP |
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Envoyé : 24 Dec 2009 à 16:49 |
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La réforme de La Poste votée par l’Assemblée Les Français n’en veulent pas, les députés de la majorité l’ont tout de même votée hier par 307 voix contre 206. Malgré les 2 millions de signatures contre la privatisation recueillies lors de la « votation citoyenne », malgré l’opposition tenace de la gauche dans l’hémicycle, le plus vieux service public français sera transformé en société anonyme. Le texte prévoit que l’État restera majoritaire, mais personne n’est dupe. Une commission mixte paritaire de députés et sénateurs devrait entériner le 12 janvier prochain le vote du Parlement. Les Français attachés au service public n’ont pas dit leur dernier mot. L’UMP CHEZ ELLE À L’ÉLYSÉEAbolissant toute distinction entre sa fonction présidentielle et son leadership partisan, Nicolas Sarkozy a décidé d’inviter, hier, à l’Élysée tous les chefs de file régionaux UMP pour le scrutin de mars prochain. « Une réunion à huis clos », murmure-t-on dans les couloirs du palais, destinée à préparer la campagne de son parti politique. Il fallait oser. Pour mémoire, depuis l’élection présidentielle de 2007, le poste de président de l’UMP, occupé jusque-là par Nicolas Sarkozy, a disparu de l’organigramme.
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Envoyé : 30 Dec 2009 à 19:32 |
Appel La démocratie à reculonsPourquoi La réforme du scrutin territorial constitue une régression inacceptable ?
De moins en moins de gens participent aux élections, le vote des populations les plus défavorisées s’amoindrit chaque jour, les femmes, malgré la loi sur la parité, continuent d’être largement sous-représentées dans nos instances politiques (88 % d’hommes à l’Assemblée nationale et 79% au Sénat). 1 % des député(e)s sont employé(e)s ou ouvrier(ère)s alors que ces catégories socioprofessionnelles représentent la moitié de la population active. Tous ceux et toutes celles qui sont, d’une culture, d’un mode de vie, d’un âge, d’un état de santé, d’une couleur, d’une région ou religion qui ne sont pas ceux de la majorité de la population sont à titre exceptionnel dans nos instances. On peut toujours brandir une ou deux personnes comme autant d’étendards d’exception lors de la séquence électorale, ou pendant quelques mois, en parure plus ou moins éphémère d’un nouveau gouvernement ! Ces dernières décennies, une petite lueur semblait apparaître pour dénoncer ce système politique du scrutin dit « majoritaire » que conserve dans presque toutes ses instances notre douce France, quasi isolément en Europe, avec la Grande-Bretagne. Grâce au scrutin de liste à deux tours, de nouveaux(elles) élu(e)s siègent, dans des assemblées paritaires, entrouvrant la porte à l’expression d’une diversité sociale, d’opinions, de cultures et de sexe. Ouvrir grande la porte, étendre cette diversité, la rendre incontournable dans l’ensemble des institutions politiques françaises, voilà le sens d’une réforme institutionnelle qui devrait avoir lieu aujourd’hui. Mais, au lieu de cette évolution nécessaire pour notre démocratie, la réforme du scrutin territorial constituerait une régression inacceptable. Cette réforme serait contraire à notre constitution qui stipule l’égalité (article 3) et a fait enfin entrer à parité des femmes et des hommes en son sein. Car la réforme territoriale qu’on nous propose est la suivante : un scrutin uninominal à un tour avec une marge charitable de proportionnelle à 20 % pour les élections fusionnées des régionales et des cantonales. En langage clair, cela signifie que cette avancée notable qui imposait enfin qu’il y ait 50 % de femmes élues, qui permettait de porter sur les bancs des assemblées d’autres figures représentatives de la société va de nouveau disparaître. Mesdames et Messieurs les membres du Conseil constitutionnel, nous refusons d’en revenir à une oligarchie territoriale d’un autre temps. Sachons reconnaître ensemble que la politique qui est votée dans nos hémicycles est souvent le reflet de celles et ceux qui la votent. Si nous voulons une politique de l’égalité, de la liberté et de la fraternité effective, alors nous devons appliquer ces valeurs aux modes de scrutin pour que toutes et tous, quelles que soient leur condition sociale, cultures et opinions, puissent être représenté(e)s si les électeurs et électrices le décident, femmes et hommes à parité. L’égalité, maître mot de notre Constitution, est en danger. Nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil constitutionnel, de faire respecter notre Constitution non seulement dans l’esprit mais dans son effectivité. (*) Parmi les premiers signataires : – Parlementaires : Patrick Braouezec, député de Seine-Saint-Denis, Jean Desessard, sénateur de Paris, Noël Mamère, député de Gironde, François de Rugy, député de Nantes. Guy Fischer « Le Parlement mené à la cravache… »Guy Fischer, sénateur communiste de l’Isère, donne son opinion sur l’année 2009.
Entretien réalisé par Max Staat |
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Envoyé : 04 Jan 2010 à 20:08 |
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« Je suis trésorier de l’UMP depuis sept ans. J’ai été nommé ministre quand j’étais déjà trésorier », a fait valoir Éric Woerth, lors du grand rendez-vous Europe 1-le Parisien. « Je ne confonds rien. » Le député PS Claude Bartolone a renouvelé des demandes socialistes d’éclaircissements sur cette confusion des deux fonctions de M. Woerth. Le gouvernement mis en échec au Conseil d’ÉtatLa département de Saône-et-Loire a eu gain de cause dans son conflit qui l’oppose à François Fillon, qui ne voulait pas compenser les charges occasionnées par le soutien à la petite enfance.
Après l’annulation de la loi carbone par le Conseil constitutionnel, la décision du Conseil d’État retoquant certaines dispositions du fichier Eloi, visant les immigrés, le gouvernement vient d’essuyer une nouvelle déconvenue. Le même Conseil d’État a donné raison au socialiste Arnaud Montebourg, président du conseil général de Saône-et-Loire, qui avait porté devant sa juridiction le litige qui l’opposait au gouvernement sur le financement de la protection de l’enfance par les départements. Le 30 avril dernier, Arnaud Montebourg s’adressait au premier ministre, François Fillon, lui demandant d’appliquer la loi du 5 mars 2007 infligeant de nouvelles charges aux départements sur la protection de l’enfance et des majeurs et organisant la compensation financière. Le conseil général de Saône-et-Loire indiquait peu après que le premier ministre avait répondu « avec un cynisme hors du commun » qu’il refusait de compenser intégralement la somme de 800 000 euros correspondant à une année de charges indûment supportées par les contribuables de Saône-et-Loire. Le conseil général, à majorité de gauche, assignait donc le gouvernement devant le Conseil d’État. Deux actions étaient engagées : contre le refus du premier ministre de créer un fonds national de financement de la protection de l’enfance et, d’autre part, de compenser les charges engagées par le département lors de la mise en œuvre des mesures d’accompagnement social. Le cas de la Saône-et-Loire n’est évidemment pas unique. Les autres départements sont fondés à entreprendre des actions similaires. Vingt-cinq départements sont en grande difficulté. Ils seront trente-sept de plus en 2011 du fait de la politique de transfert des charges de l’État vers les collectivités. Le département de Saône-et-Loire vient de remporter une première victoire. Dans sa décision en date du 30 décembre, la juridiction administrative suprême annule la décision prise par le premier ministre de refuser, en juin 2009, de prendre le décret organisant la compensation des charges. Le Conseil d’État enjoint le gouvernement de prendre le décret de compensation dans un délai de quatre mois sous astreinte de 500 euros par jour. Il constate le préjudice subi par le conseil général et lui octroie 100 000 euros de dommages et intérêt pour l’année 2009. La décision du Conseil d’État devrait faire jurisprudence pour des démarches ultérieures. Edité par T 34 - 04 Jan 2010 à 20:12 |
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Envoyé : 25 Jan 2010 à 17:08 |
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La droite adopte un redécoupage électoral très contesté Lors d’un vote ultime au Sénat (167 contre 144), la majorité vient d’adopter un redécoupage des circonscriptions législatives. Le gouvernement, tout en concevant le même nombre de députés – 577 –, supprime 33 circonscriptions, en redessine 22 et crée 11 sièges pour les Français de l’étranger. La gauche dénonce « un tripatouillage électoral » : celle-ci devra recueillir 51,4 % des voix pour obtenir 50 % des sièges. Le Conseil constitutionnel est saisi. |
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Envoyé : 04 Feb 2010 à 18:37 |
Les associations du 92 au pain secL es élus communistes du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrice Leclerc et Patrick Alexanian, ont rencontré samedi 30 janvier les représentants d’une trentaine d’associations du département qui font l’objet de sévères restrictions budgétaires de la part de la majorité de droite. Les élus ont entendu des accusations sévères de la part des militants associatifs : « Manque de respect », « acharnement contre les associations », « critères d’attribution liés à la rentabilité financière » … Ils mettent en cause les démarches bureaucratiques sans fin pour obtenir des aides, des critères d’attribution opaques, une carence d’informations … Pour les élus il s’agit « ni plus ni moins que d’une attaque envers le monde associatif et particulièrement le bénévolat ». Afin de ne pas laisser « les associations seules face à l’arbitraire et l’autoritarisme du conseil général », Patrice Leclerc et Patrick Alexanian ont proposé à leurs interlocuteurs la création d’un groupe de travail pluraliste sur les critères d’attribution des subventions « afin de proposer des critères justes, répondant aux besoins de la population ». Les élus demandent également la création d’un service départemental dédié aux associations. La majorité de droite du conseil général rogne depuis quelques mois sur ses budgets sociaux, jusqu’à supprimer l’an dernier la prime de Noël
aux 25 000 bénéficiaires du RMI.
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Envoyé : 10 Feb 2010 à 21:36 |
Les petites communes ne veulent pas disparaîtreNée il y a quelques semaines à peine, l’association Touche pas à ma commune, qui organise la fronde contre la réforme des collectivités territoriales, est rejointe par des élus de tous bords.
« Nous nous élevons contre un projet de loi partant de l’idée que l’existence de 36 682 communes constitue, aujourd’hui, un handicap pour notre pays », déclare, sans ambages, Roland Hureaux, ancien maire adjoint (divers droite) de Cahors, dans le Lot, et président de l’association Touche pas à ma commune qu’il vient de créer avec François Patier, maire de Nespouls en Corrèze. Ils sont convaincus que « si on laisse passer sans réagir le projet de loi en débat au Parlement », il en sera fini « des communes, terreau de la démocratie française, vecteurs d’une administration de proximité et facteurs de lien social ». Roland Hureaux entend bien, avec de nombreux maires de tous bords de petites communes qui ont « déjà cosigné notre appel contre cette réforme des collectivités territoriales », organiser « la fronde ». Ce n’est pas d’aujourd’hui, souligne-t-il, que les gouvernements s’attaquent à cette originalité démocratique française qu’est « la commune ». Déjà le rapport Marcellin en 1972 « s’en donnait l’objectif sans y parvenir ». Alors, même s’il remarque « que la résignation existe parfois chez des élus », il ne désespère pas de convaincre et de créer une mobilisation. Ancien sous-préfet et conseiller à la délégation à l’aménagement du territoire, Roland Hureaux, accusé par le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, de mener une « campagne de désinformation », se fait précis dans ses arguments. Même si l’idée de la commission Balladur d’une « évaporation » des petites communes a été repoussée, « des dispositions sournoises tendent aux mêmes résultats » affirme-t-il. Et de pointer « le court-circuitage » des conseils municipaux dans l’élection des délégués communautaires, la « diminution du poids » des petites communes dans les mêmes conseils, la création irréversible de « nouvelles communes », la « rationalisation de l’intercommunalité », qui pourrait ne laisser subsister selon certains préfets que « trois à quatre grands ensembles par département », le transfert du pouvoir de police du maire au président des communautés d’agglomérations… Le passage en première lecture de ce projet au Sénat n’a apporté, selon l’association, que « des modifications à la marge » sans modifier le sens général qui est « l’euthanasie des communes rurales ». Si Roland Hureaux reconnaît la nécessité, au regard des problèmes à résoudre pour répondre aux besoins des populations et aménager les territoires, de développer « les coopérations intercommunales », il affirme que les collectivités doivent « conserver leur personnalité et demeurer un lieu de décision ». À suivre… La réforme des collectivités territoriales met en jeu l’avenir des communes rurales mais aussi urbaines. |
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Envoyé : 16 Feb 2010 à 19:52 |
Quand l’UMP bafoue le Conseil d’EtatL’UMP cherche à minimiser, voire à ignorer la décision du Conseil d’Etat d’annuler la suppression de la publicité.
L es sénateurs (PCF-PG) ont vivement réagi vendredi aux propos du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, pour qui la décision du Conseil d’État d’annuler la suppression de la publicité serait « sans conséquence ». « Après le Parlement, l’UMP bafoue le conseil d’État », indique un communiqué des sénateurs, qui jugent que « la rumeur entretenue par M. Lefebvre est un mensonge pur et simple. L’idée que la décision serait sans effet a été plaidée devant le Conseil d’État pour demander un non-lieu à statuer. Or, la haute juridiction l’a rejetée en prononçant l’annulation pour incompétence de l’exécutif », font-ils valoir. Les sénateurs soulignent ensuite que « la décision de la plus haute juridiction administrative sanctionne le petit coup d’État procédural voulu par Sarkozy, qui a bafoué la séparation des pouvoirs et le régime démocratique français. Dans une démocratie, cela ne peut pas rester sans conséquence. » Pour eux « France Télévisions a désormais le pouvoir juridique d’utiliser la ressource publicitaire, y compris entre 20 heures et 6 heures, si la compensation financière de l’État ne garantit pas son indépendance et l’exercice de sa mission de service public. » La différence est de taille. |
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Envoyé : 18 Feb 2010 à 01:01 |
Même l’UMP ne croit pas en Brigitte BarègesLes méthodes autoritaires de la candidate et son idéologie droitière déplaisent jusque dans son parti.
Toulouse, correspondance. Rarement une campagne électorale a débuté de façon aussi désastreuse que celle de Brigitte Barèges. Le temps d’un scrutin, la députée-maire de Montauban délaisse le Tarn-et-Garonne pour se présenter dans le département voisin, la Haute-Garonne, le plus peuplé. Sauf que Brigitte Barèges est fâchée avec la patronne départementale de l’UMP, Christine de Veyrac. Pas très mobilisateur pour les cadres et les militants, qui peinent à se rassembler. La constitution de la liste UMP en Haute-Garonne a tourné à la farce. Brigitte Barèges annonce les cinq premiers noms sans attendre l’accord des dirigeants du parti. Puis elle publie une liste complète, assurant que celle-ci a reçu l’aval de l’Élysée. Le palais présidentiel doit démentir. La dame de fer plie et présente une seconde mouture très dissemblable de la première. Dans le Tarn-et-Garonne, la tête de liste, Valérie Rabassa, déjà en campagne, est brutalement rétrogradée à la deuxième place au profit de Thierry Deville, transfuge des radicaux de gauche. Levée de boucliers dans les rangs de la droite. Les critères pour constituer les listes baptisées « Osons Midi-Pyrénées » ne relèvent pas de la seule idéologie : un adhérent UMP, Nicolas Pompigne-Mognard, a révélé qu’il lui a été demandé 4 500 euros pour figurer en position éligible. Représentante d’une droite autoritaire, Brigitte Barèges montre son fort penchant pour l’autocratie, à la mairie de Montauban comme dans l’appareil de son parti. Avec le soutien de Sarkozy, elle a obtenu l’investiture régionale alors que son profil « droite dure » correspond peu aux réalités politiques de Midi-Pyrénées. Sa stratégie, au-delà des régionales : en finir avec une droite jugée trop modérée pour s’attaquer à la gauche ici dominante. Avant les élections municipales à Montauban, elle jurait qu’elle ne procéderait pas à des privatisations ; aujourd’hui, les services de l’eau et de l’assainissement, entre autres, sont promis au privé. Dans ses interventions, la protégée de Sarkozy ne montre pas une grande connaissance des dossiers, ni des institutions. Elle annonce qu’elle veut développer les aides à la personne, alors que la politique sociale relève d’abord des départements. Si elle n’est pas élue présidente le 21 mars, a-t-elle avoué, elle ne siégera pas au conseil régional. Bruno Vincens |
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Envoyé : 23 Feb 2010 à 15:26 |
Ces sujets qui fâchentPuisqu’elle ne convainc pas, la droite s’emploie à dégoûter du scrutin. Isolée sur les retraites, sur la défensive au sujet de Total, elle cherche dans le caniveau de quoi dévier la campagne vers de sordides règlements de comptes.
Les têtes de file UMP n’en parlent guère. C’est pourtant au lendemain des élections régionales que la droite veut lancer son offensive contre les retraites des salariés, qu’ils soient du public ou du privé. Mais ils mitonnent une tambouille si contraire aux goûts des Français qu’ils préfèrent la tenir éloignée des yeux des électeurs. Le sondage que nous publions est très clair : six personnes interrogées sur dix veulent conserver le droit au départ à soixante ans avec des revenus maintenus, et elles sont même un peu plus nombreuses à se dire prêtes à participer à un mouvement social pour le défendre. Un autre chiffre mérite l’attention. Seulement 28 % des sondés font confiance au gouvernement pour conduire une telle réforme. Ce chiffre, rapproché de la cote de popularité du président de la République qui plonge vers des abysses, témoigne des difficultés de la droite à la veille d’un scrutin auquel Nicolas Sarkozy avait voulu donner le caractère d’une approbation de son bilan. La droite entend donc repousser au 22 mars tous les sujets qui fâchent, le débat sur les retraites par exemple. Pas si facile, quand les retraités manifestent ou lorsque les ouvriers des raffineries cessent le travail contre la fermeture du site Total de Dunkerque. Sur ce dernier dossier, le gouvernement tente une opération de communication en multipliant les rendez-vous avec les patrons de Total avec qui il met au point des communiqués alambiqués. Qui finalement ne rassurent personne, l’expérience de Gandrange, Molex et autres Goodyear attestant l’absence d’actes après les gesticulations médiatiques. Puisqu’elle ne convainc pas, la droite s’emploie à dégoûter du scrutin. Déjà, un institut de sondage envisage une abstention de 46 % des électeurs. Insuffisant, juge-t-on à l’UMP, ou on cherche dans le caniveau de quoi dévier la campagne vers de sordides règlements de comptes. Pendant que la droite amuse la galerie en accusant de tous les maux un candidat du Val-d’Oise, on ne dit rien du péage urbain à l’entrée de Paris que la secrétaire d’État Chantal Jouanno — Daniel Cohn-Bendit lui emboîtant le pas — veut imposer aux banlieusards bien obligés de prendre leur voiture pour se rendre au travail. C’est eux que la droite veut éloigner des urnes, bien certaine que les beaux quartiers n’oublieront pas de voter. Cette stratégie signe aussi une conception de la société. « On ne méprise pas la raison sans mépriser l’homme », remarquait Anatole France. Hélas, il ne faut guère compter sur les grands médias pour organiser les débats réellement pluralistes qui éclaireraient les grands enjeux. Ceux des transports publics accessibles plus largement, de l’usage et du contrôle des fonds publics, de l’aménagement des territoires, de l’éducation, de la santé et particulièrement des hôpitaux, des services publics. Il reste un peu moins de trois semaines pour que les militants qui constituent le Front de gauche et ceux qui se sont alliés à lui bousculent les cercles vicieux politiciens. Et donnent aux régions un élan franchement à gauche. |
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Envoyé : 22 Mar 2010 à 20:25 |
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Autisme
« Ce n’est pas un vote d’adhésion a la gauche, c’est un vote d’abstention. C’est une victoire de la gauche mais il n’y a pas de grand chelem comme nous avons tant entendu dire. » « C’est une victoire de la gauche. Les Français ont voté pour des considérations régionales. On a engagé des reformes difficiles, les Français sont impatients mais il ne faut surtout pas changer de cap. » L’apostrophe de Maurice Ulrich Perroquets, deuxièmeIl faut donner un bon point à Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, qui avait bien appris sa leçon, sur France 2. Premièrement : « Je crois qu’il faut le reconnaître, c’est une victoire de la gauche. » Secondement : « La pire des réponses au scrutin de ce soir, ce serait d’arrêter les réformes. » Comment accepter le verdict et faire comme si de rien n’était. Il y eut bien une petite tentative de botter en touche avec l’Alsace que la gauche n’a pas gagnée. La preuve, dit Xavier Bertrand, que ce n’est pas le grand chelem. On eut même de la part d’une journaliste, sans doute très zélée de TF1, une tentative assez remarquable : « Si la droite gardait l’Alsace, ce serait la cerise sur le gâteau. » Un peu trop de Kirsch sans doute, à Strasbourg. Car pour ce qui est du gâteau… Bref, la tactique adoptée fut celle du joueur qui a bien entendu le coup de sifflet mais qui continue à pousser le ballon. Et Christine Lagarde de pousser vaillamment le sien, sur le bouclier fiscal, par exemple. « Nous avons besoin de gros patrimoine qui investissent. » On en voit le résultat. Tandis que Rama Yade, qui mérite aussi un bon point, affirmait sans ciller : « Je sais la combativité du président de la République, sans jamais oublier ceux qui ont peu. » En résumé : nous avons perdu, donc on continue. La droite avoue sa défaite mais garde sa politiqueLes électeurs ont amplifié le rejet du sarkozysme, exprimé au premier tour, avec un total pour la gauche sans égal depuis 1958, malgré son échec en Alsace.
« La gauche a remporté les régionales. » Xavier Bertrand l’a admis dès 20 heures, reconnaissant sa « déception », tout en soulignant que la gauche n’a pas réussi son « grand chelem ». Le secrétaire général de l’UMP sortait d’une réunion à l’Élysée à laquelle étaient également présents le premier ministre, François Fillon, et Brice Hortefeux. À la différence de dimanche dernier, la droite avait-elle abandonné l’air du « déni » de l’échec ? Difficile de le chanter quand 54,3 % des électeurs ont donné un résultat historique à la gauche depuis le début de la Ve République. Pour se consoler, la droite pouvait cependant se féliciter de garder l’Alsace avec un score supérieur à celui obtenu par Adrien Zeller en 2004. « Nous progressons », a osé déclarer le patron de l’UMP. Mais celle-ci perd la Corse. Xavier Bertrand n’a pas annoncé d’infléchissements politiques, appelant son camp « à garder son sang-froid ». Le premier ministre François Fillon a précisé qu’il « allait évoquer devant le président de la République sa part de responsabilité » : « Nous n’avons pas su convaincre. » Ajoutant toutefois : « La crise mondiale ne nous a pas facilité la tâche. » On n’était donc pas loin quand même, hier soir, dans le parti sarkozyste, de renouer avec les thèmes de campagne du second tour, méprisant les électeurs de gauche en assurant que le gouvernement ne changera rien. « Il faut garder le cap fixé par les élections nationales », a ajouté l’hôte de Matignon. Sans doute, associée à la campagne sécuritaire qui n’est pourtant plus le principal souci des électeurs, cette posture d’entre deux tours aura contribué à amplifier le message du premier : le rejet, sur le fond et la forme, du sarkozysme, avec quelque 18 ministres candidats. À cet égard, l’Aquitaine est intéressante à regarder. Jean Lassalle, candidat de la liste Modem, semblait devoir recueillir plus de 15 % des suffrages : une manière pour l’électorat de droite de voter pour une alternance au sarkozysme, avec un coup de pouce discret d’Alain Juppé. Hier soir, on ne parlait que d’un remaniement « modeste » et « technique ». Nicolas Sarkozy est désormais en position de reconquête obligée pour l’horizon 2012, les ingrédients de sa réussite en 2007 étant à l’évidence devenus obsolètes. La crise économique a balayé les arguments démagogiques et inégalitaires vantant le capitalisme, le « travailler plus pour gagner plus est mort ». L’Élysée devra engager sa réforme antisociale sur les retraites en y regardant à deux fois. Edité par T 34 - 24 Mar 2010 à 21:11 |
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Envoyé : 23 Mar 2010 à 19:42 |
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Le billet de Maurice Ulrich Raffarinade.. Jean-Pierre Raffarin qui, quand il était premier ministre, a fait beaucoup de choses dont on n’a pas gardé le souvenir, en plus de quelques-unes dont on se souvient trop, veut, après la défaite de la droite, « redonner confiance aux Français ». Pour cela, il a une de ces idées qui n’appartiennent qu’à lui. Procéder à « un vote de confiance » de l’Assemblée nationale après un discours de politique générale du premier ministre. Assuré de son fait, il ne semble pas douter qu’un vote de l’UMP en faveur de l’UMP produise des effets positifs sur les Français qui viennent de désavouer l’UMP. La raffarinade est une figure de style dans le genre du chien qui court après sa queue. Par ailleurs, Jean-Pierre Raffarin est réservé sur les « initiatives politiciennes », dont celle de Dominique de Villepin, qui veut lancer son propre mouvement : « Pour moi, il faut une parole libre mais à l’intérieur de structures organisées. » Comment dit-on, déjà ? Les régimes autoritaires, c’est « fermez-la », et la démocratie selon Jean- Pierre Raffarin c’est « cause toujours ».
La droite s’enferme dans le déni de défaite électoraleEn confirmant le cap des réformes, hier, devant les députés, moyennant un remaniement cosmétique du gouvernement, l’exécutif tente de détourner le sens du rejet sur le fond de sa politique exprimé dans les urnes.
« Allons-nous faire demi-tour ? Ma réponse est non. » En une phrase, hier, François Fillon a dissipé les illusions sur la portée du remaniement gouvernemental intervenu, lundi soir, et censé prendre en compte le vote des Français aux élections régionales. Le premier ministre répondait aux questions des députés, à l’Assemblée nationale. « Nous avons subi une défaite électorale, nous n’avons pas su convaincre », a reconnu François Fillon. Mais pour le chef du gouvernement, le mandat de la droite se situerait au-dessus de la volonté populaire. « Le vote de dimanche n’a rien changé aux défis que doit relever la France. (…) Nous ne transigerons pas sur la nécessité de moderniser notre pays », a-t-il martelé, réaffirmant sa volonté d’« adapter notre organisation sociale et économique pour protéger les Français ». Le premier ministre fait mine de voir dans la sanction de la droite un problème de dosage interne des réformes, et non une contestation sur le fond de la politique conduite. Il suffirait, selon lui, d’« ajuster » celles-ci pour qu’elles soient comprises et acceptées des Français. Les changements de portefeuilles au sein du gouvernement, avec l’arrivée du chiraquien François Baroin au Budget, et le départ de Martin Hirsch, symbole de l’« ouverture » chère à Nicolas Sarkozy mais qui déboussole ses militants, servent de gages à l’intention exclusive des électeurs de droite qui ne se reconnaissent plus dans la politique et la méthode du chef de l’État. Priorités inchangées du gouvernement Mais sur le fond, les « priorités » du gouvernement demeurent inchangées. François Fillon a confirmé la poursuite du tour de vis sur les dépenses publiques. « Nous continuerons à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux », a-t-il réaffirmé. Idem pour la réforme des retraites envisagée par le gouvernement. François Fillon y a ajouté la nécessité d’agir sur les « deux piliers du pacte républicain » que sont « la sécurité et la laïcité », annonçant de « nouvelles formes de lutte contre la délinquance » et la nécessité de « trancher la question du voile intégral », des thèmes identitaires de l’électorat qui a fait défaut aux listes UMP, et dont une part s’est tournée vers le Front national. La droite poursuit ses « choix de classe » Pour la gauche, les réponses de François Fillon font figure de véritable déni du scrutin régional. André Chassaigne (PCF), l’un des gagnants des élections régionales à la tête d’une liste du Front de gauche en Auvergne dont le score a créé l’événement au premier tour (14,24 %), a évoqué la révolte, entendue dans la campagne électorale, de paysans, d’ouvriers, de jeunes, de retraités et, même, de chefs d’entreprise « abandonnés » du gouvernement. Pour le communiste Roland Muzeau, la droite poursuit ses « choix de classe » que les Français ont « majoritairement sanctionnés ». « L’impopularité n’est pas une politique », a lancé de son côté Jean-Marc Ayrault (PS), pour qui le gouvernement est dans le « déni de réalité ». « Vous ne tirez aucune leçon de vos échecs, rien ne change, si ce n’est l’abandon de la taxe carbone », a poursuivi le président du groupe socialiste. Le chef de l’État devrait confirmer ce recul sur la taxe carbone, demain, dans une déclaration à la sortie du conseil des ministres. Une traduction du scrutin régional en complet décalage avec l’ampleur du rejet de la droite exprimé dans les urnes, dimanche. Sébastien Crépel Régionales. « Ô majestueux fourbes »…« À quelques-uns l’arrogance tient lieu de grandeur, l’inhumanité de fermeté, et la fourberie d’esprit », écrivait La Bruyère dans les Caractères. Le remaniement technique annoncé hier par l’Élysée tient de tout cela à la fois. Voilà de quelle manière Nicolas Sarkozy entend « respecter » l’expression souveraine des Français… Ils auraient voté pour qu’un villepiniste soit apprivoisé, un chiraquien réintégré et que soit remplacé un commissaire à la Jeunesse, démissionnaire sur un piètre bilan ! Les électeurs ne nous demandent pas « d’arrêter nos réformes », ressassent contre toute évidence les hiérarques du parti unique de la droite. Le président croit se montrer résolu et volontaire en ignorant le refus populaire du recul de la retraite après soixante ans, l’hostilité à la casse de l’hôpital et de l’école, l’inquiétude devant la fuite des emplois industriels et la colère contre la croissance vertigineuse des inégalités. Ses amis du Fouquet’s le remercieront ; ils seront les seuls. Les autres noteront avec inquiétude la proclamation hier de François Fillon devant les députés UMP : « Arrêter les réformes serait signer notre mort politique. » Le premier ministre a martelé hier que le « vote n’a rien changé aux défis que doit relever la France ». Ils relèveront sans surprise que François Baroin, qui ruait hors des brancards lorsqu’il était à l’herbe champenoise, applaudit, désormais qu’il est attelé, au recul de l’âge de la retraite et à « une stricte maîtrise des dépenses publiques ». Le « réajustement ministériel », selon l’expression de Xavier Darcos, n’est au fond qu’un dispositif de combat pour dynamiter les pensions – et passer la fonction publique à la moulinette. C’est la feuille de route d’éric Woerth. Les grands communicateurs de l’UMP pensent leurrer les Français avec l’illusion de changements, un jeu de chaises musicales où notre peuple est toujours perdant. Il revient à l’esprit l’Hugo des Châtiments : « Ô valets solennels, ô majestueux fourbes / Travaillant votre échine à produire des courbes. » Patrick Apel-Muller « Nicolas Sarkozy a entendu le message des régionales. Il n’est ni groggy ni abattu, mais lucide et résolu, c’est l’esprit de 2007 qui est de retour ! […] La France, elle, a vu un vrai président, un capitaine solide qui est à la barre. » « Que la priorité soit donnée à la survie des entreprises, c’est équivalent à donner une priorité sociale, c’est la même chose. »
Je continue, en pire… dit SarkozyEn guise
de réponse à la sanction électorale de sa politique, le chef de l’État a promis d’« aller plus loin » dans la même direction, sur le front des retraites, de l’insécurité,
de la santé…
Circulez, il n’y a rien à voir. Après son premier ministre, François Fillon, mardi, Nicolas Sarkozy a martelé le même discours, hier. Les Français ont beau avoir voté, et le président de la République peut bien expliquer que son « devoir est d’entendre ce message », il n’y aura pas d’inflexion de la politique gouvernementale. « Rien ne serait pire que de changer de cap », a-t-il déclaré, à la sortie du premier Conseil des ministres post-électoral. « Il y a des choix sur lesquels nous devons faire preuve de constance. Nous devons continuer les réformes », a-t-il assuré, estimant que son rôle était de « fixer une ligne » sans céder à « l’agitation propre aux périodes électorales » (sic). Si les Français sont pris d’« agitation », le chef de l’État doit, lui, réagir avec « sang-froid » : bref, pour Nicolas Sarkozy, la sanction est nulle et non avenue. Au contraire, « la crise ne doit pas nous inciter à ralentir, mais au contraire à aller plus loin » dans la même direction, a insisté le chef de l’État. Odieux amalgame entre Islam et insécurité Au lieu du changement de politique attendu, le président s’est livré à un hallucinant exercice d’autojustification du « travail considérable accompli » depuis trois ans, mais dont « les effets positifs » auraient, selon lui, été occultés par la crise. Pour Nicolas Sarkozy, les Français ne rejetteraient pas sa politique, mais auraient témoigné de leurs « impatiences » à en voir les « résultats ». « Ces résultats, vous les aurez », a-t-il à nouveau promis. Et le président de la République de prôner l’aggravation d’une politique qui a failli depuis trois ans : « Nous devons continuer à alléger nos charges sur le travail et sur l’investissement, nous devons continuer à refuser toute augmentation d’impôt », a-t-il affirmé. Tout en retrouvant ses accents de la campagne de 2007 en complet décalage avec ses actes (« nous avons fait le choix du travail », de « la production », de « l’industrie », de « ne laisser personne au bord de la route », a-t-il énuméré…), il a listé différents « sujets qui ne peuvent plus attendre », dont la réforme des retraites, la loi de modernisation agricole et les « décisions structurelles » de réorganisation de la médecine de ville. Sur les retraites, Nicolas Sarkozy a promis qu’avant six mois, la réforme serait « adoptée », priant ses opposants d’abandonner leurs « postures partisanes » à laquelle sont réduites leurs contre-propositions. Bref, Nicolas Sarkozy ne « passera pas en force », a-t-il juré… si tout le monde se range à ses choix. Par ailleurs, clin d’œil à l’électorat du FN, il a rejoué les fiers-à-bras sur l’insécurité (« ceux qui attendent une réaction ferme de ma part ne seront pas déçus »), en mêlant, dans un odieux amalgame, la lutte contre la violence, la suspension des allocations aux parents d’enfants absentéistes scolaires et l’annonce d’une loi d’« interdiction du voile intégral »… Illustration ultime de son déni de réalité, Nicolas Sarkozy a défendu sans la nommer sa politique « d’ouverture », qui visait, en 2007, à confisquer tout l’espace politique pour mieux étouffer l’opposition. Cela alors que le remaniement gouvernemental vient de signer son échec, avec l’éviction de Martin Hirsch, personnalité classée originellement à gauche, et l’entrée de trois hommes de droite au gouvernement (François Baroin, Georges Tron et Marc-Philippe Daubresse). « C’est mon devoir de continuer sous le signe du refus de l’esprit partisan et du sectarisme », a-t-il déclaré… Tout le contraire de ce qui s’annonce. « Le PCF se battra pour empêcher la succession de mauvais coups portés par la droite et amplifier à la mobilisation sociale », a assuré, hier, Pierre Laurent, après la première intervention de Nicolas Sarkozy depuis les élections régionales. Le coordinateur national du PCF a fustigé le comportement du président de la République qui « masque ses responsabilités dans la crise et s’enferre, il louvoie sur quelques sujets comme l’agriculture et la taxe carbone, mais maintient plus que jamais le cap contre les retraites ». Le président du Parti de gauche a dénoncé, au sujet de la déclaration du chef de l’État, « un puéril déni de réalité et une série d’agressions contre ses boucs émissaires favoris : ceux qui l’ont précédé dans sa fonction et les Français qui défendent leurs acquis sociaux ». « Le mépris de la démocratie est à son comble », s’insurge Jean-Luc Mélenchon. Edité par T 34 - 26 Mar 2010 à 00:01 |
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Envoyé : 31 Mar 2010 à 20:22 |
Les Hauts-de-Seine ont oublié la jeunesseBudget en baisse, dispositifs annulés… Le président du groupe UMP au conseil général
des Hauts-de-Seine a totalement oublié les Assises de la jeunesse, lancées à grand bruit.
« Quand vous créez de l’investissement, vous créez de l’emploi en France. » Patrick Devedjian, le ministre de la Relance, confiait ses recettes miracles au Figaro, le 12 janvier 2009. Mais dans le département des Hauts-de-Seine, qu’il dirige, sa cuisine passe mal. Dans le budget départemental voté le 12 mars dernier, la partie investissements de la part consacrée à la jeunesse passe de 8,22 millions d’euros (en 2009) à 4,66 cette année. La jeunesse, sacrifiée à l’autel du département ? Lancées à grand renfort médiatique par le fraîchement élu au conseil général des Hauts-de-Seine Jean Sarkozy à l’automne 2008, les Assises de la jeunesse ont rapidement été confiées, loin des caméras, au conseiller UMP Cyrille Dechenoix, président de la commission de la Jeunesse et des Sports. Il s’est chargé d’animer treize réunions publiques regroupant 2 000 jeunes, de faire la synthèse des 9 000 questionnaires sur la vie quotidienne retournés… Ce travail aurait dû faire l’objet d’un bilan en juin 2009, mais « depuis, rien ne bouge », dénonçait le 26 mars, le conseiller général communiste Patrick Alexanian. À croire que la grande consultation n’a servi qu’à « mettre la poussière sous le tapis ». « Le conseil général est pour le moins passif. » Pire, « il amplifie les problèmes, puisque c’est sur ce secteur en particulier qu’il cherche à réaliser des économies », dénonce l’élu de Bagneux. Et d’énumérer les « dispositifs qui ont été supprimés » par la politique Devedjian-Sarkozy dans le département : Ville vie vacances, Sacs ados 92, partenariats avec des comités sportifs sur les problèmes de banlieue… Avec un budget global avoisinant les 2,2 milliards d’euros, « le département n’est pourtant pas le plus pauvre de France », ironise Patrick Alexanian. On pourrait « à la fois faire des économies et cibler les besoins », complète Emmanuelle Roge, collaboratrice du groupe socialiste. Par exemple « en diminuant les frais somptuaires de communication ». Le lancement des assises à lui seul a coûté 120 000 euros. Jean Sarkozy, « le seul jeune qui à coup sûr ne souffrira pas de cette politique », disait en 2008 vouloir « prendre en compte ce qu’on aura entendu » pour « développer un projet politique avec des actions concrètes d’orientation, de formation, pour permettre à chacun d’accéder à l’autonomie ». Depuis, plus de communication. Interrogé par le Parisien (éditions Hauts-de-Seine du 27 mars), Cyrille Dechenoix évoque bien des pistes pour la rentrée 2010 (bourses pour le permis de conduire, le Bafa, le brevet d’éducateur sportif). Une révision des ambitions, bien loin du fameux Plan jeunesse 92 vanté par la droite. Grégory Marin C’est un scandale ! Pour cent mille euros, t’as plus rien… sauf un jet privéLa location d’un avion à prix d’or par un secrétaire d’État pour un voyage de fonction crée la polémique.
Les Français sont priés de se serrer la ceinture, les services publics sont au régime sec quand ils ne sont pas tout simplement supprimés ou privatisés, les fonctionnaires remplacés qu’à moitié : c’est la crise, dit en substance le gouvernement, tout le monde doit faire des efforts pour rétablir les finances publiques. La crise ? Pas pour tout le monde. En tout cas, pas pour le gouvernement, qui ne regarde pas à la dépense quand il s’agit de gérer les contraintes d’agenda de ses ministres et de ses sous-ministres. Le journal en ligne Mediapart, relayé hier par le Parisien, nous apprend ainsi que le secrétaire d’État à la Coopération, Alain Joyandet, a bénéficié d’un jet privé loué pour la modique somme de 116 500 euros pour se rendre à une conférence internationale sur Haïti en Martinique, la semaine dernière. Motif invoqué par l’entourage de l’intéressé : s’il avait emprunté les vols réguliers, Alain Joyandet aurait été dans l’impossibilité d’être rentré à Paris à temps pour assister au premier Conseil des ministres post-électoral, après la claque reçue par la droite aux élections régionales. A priori, l’argument semble recevable. Sauf que les secrétaires d’État n’assistent pas, en temps normal, au Conseil des ministres. Et qu’il existe une alternative à l’emprunt par les membres du gouvernement d’un jet privé pour leurs déplacements urgents : celle de l’utilisation des appareils militaires de l’Escadron de transport, d’entraînement et de calibration (Etec), « que l’État met à leur disposition », rappelle, dans le Parisien, le député apparenté socialiste, René Dosière, spécialiste des questions liées au train de vie de l’État. Apparemment, une heure de recadrage de son gouvernement au complet par Nicolas Sarkozy et la confirmation que les élections ne changeaient absolument rien à la feuille de route adressée à chacun valaient bien une dépense somptuaire. Pour René Dosière, le cas est d’autant plus grave qu’Alain Joyandet serait un « récidiviste » de la location d’avions de luxe privés pour ses voyages de fonction. « Il avait déjà fait le coup pour se rendre à Haïti », rapporte le député, qui parle de « dérive » chez les ministres. Montré du doigt, le secrétaire d’État dit « comprendre » l’émotion suscitée dans l’opinion par de telles dépenses. Mais Alain Joyandet parle d’un cas « tout à fait exceptionnel ». 116 500 euros, finalement, c’est beaucoup… et peu à la fois. Rapportés aux largesses du gouvernement accordées aux privilégiés, on peut même parler de goutte d’eau : cela représente certes plus de huit ans de smic, mais un peu moins de quatre fois le chèque qu’ont reçu, en moyenne, en 2008, chacun des 19 000 ménages soumis à l’impôt sur la fortune (ISF) et bénéficiant du fameux bouclier fiscal (lire page 4). Pas de quoi s’émouvoir de ce côté de l’échelle sociale. Sébastien Crépel Edité par T 34 - 31 Mar 2010 à 20:47 |
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Envoyé : 06 Apr 2010 à 22:40 |
Budget de révolte en Seine-Saint-DenisLe président (PS) du conseil général présentera des comptes en déficit de 75 millions.
Le conseil général de la Seine-Saint-Denis joue son va-tout. Étranglé financièrement depuis plusieurs années par l’État qui ne lui compense pas, comme à de nombreux autres départements, à hauteur de ce qu’il lui doit, le coût du transfert du RMI-RSA, de l’allocation personnalisée au logement (APA), et de la prestation de compensation du handicap (PCH), son président, le socialiste Claude Bartolone, fait un coup d’éclat. Il a annoncé la présentation, jeudi prochain, d’un budget en déséquilibre, reflet des dettes de l’État à sa collectivité. Une pratique illégale puisque, à la différence de l’État, il est interdit à une collectivité locale de présenter des comptes annuels en déficit (hors emprunts). La loi de décentralisation Raffarin a en effet transféré aux départements la charge de ces différentes prestations sociales, sans prévoir la compensation financière nécessaire à leur prise en charge, qu’assumait jusqu’alors l’État. L’enjeu : 75 millions d’euros, qui manquent à la Seine-Saint-Denis pour boucler son budget. Le risque pour le département : voir son budget déclaré hors la loi, c’est-à-dire voir la collectivité mise sous tutelle préfectorale. Un danger que Claude Bartolone se dit prêt à encourir : « J’inscris ces 75 millions au budget et j’assume ce risque de la tutelle », déclare-t-il. Pour lui, le dilemme est le suivant : soit l’État règle sa dette au département, soit il portera la responsabilité de la « suppression des aides sociales et des subventions que le préfet et la chambre régionale des comptes (lui) imposeront », a-t-il expliqué au Journal du dimanche. De leur côté, les élus communistes du département avaient manifesté, le 25 janvier dernier, sous les fenêtres de Matignon, pour exprimer leur refus de voir l’État « mettre au pas » ce département en lui refusant les montants qu’il lui doit, selon le président de leur groupe, Gilles Garnier. Sébastien Crépel Sous-cultureL’affaissement programmé de la culture signerait l’achèvement du processus sarkozyste.
Edité par T 34 - 07 Apr 2010 à 19:11 |
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Envoyé : 07 Apr 2010 à 20:12 |
À Calais, les affiches rénovent le mobilier EDFNatacha Bouchard, la maire UMP de Calais, s’acharne sur la gauche et en particulier les communistes qui géraient la ville jusqu’en mars 2008. Après de nombreuses attaques sur la gestion de la ville par le maire communiste Jacky Hénin, à chaque fois démenties, preuve à l’appui devant les tribunaux, Mme Bouchard vient de porter plainte contre le Front de gauche et le NPA pour avoir apposé des affiches sur 17 points interdits, selon l’adjoint à l’environnement pendant la campagne des élections régionales. Le procureur de Boulogne-sur-Mer, saisi, prend certes son temps pour étudier la plainte : « C’est le genre de petite affaire qui arrive en période électorale. Les partis visés ne risquent qu’une simple contravention », a-t-il précisé au journal l’Union. N’empêche, il y a plainte. Interrogé, Jacky Hénin admet, à titre personnel, que ce n’est pas bien de coller des affiches sur le mobilier urbain mais il ajoute avec humour qu’une belle affiche sur une armoire EDF qui délivre un beau message, « ça ne me gêne pas, d’autant plus que les armoires EDF sont rouillées ». Et, point final, EDF n’a jamais porté plainte pour ça. On nettoie et on repeint, remarque pour l’Union le service de communication d’EDF. C’est ainsi que les armoires de l’entreprise redeviennent neuves… J.M. la droite réclame la démission de BartoloneLe « budget de révolte » de Claude Bartolone passe mal. Le président du conseil général de Seine-Saint-Denis, engagé dans un bras de fer avec l’État pour obtenir le respect des engagements de transferts financiers et de personnels, menace de présenter, jeudi, un budget en déséquilibre. Fronde des élus UMP et Nouveau Centre qui demandent la démission de Claude Bartolone. « Par ces méthodes inacceptables, [il montre] qu’il est incapable de gérer la Seine-Saint-Denis », a affirmé Ludovic Toro, président du groupe. Le département risque par ailleurs d’être placé sous tutelle du préfet s’il présente un budget déficitaire. Les départements refusent leur asphyxieLes présidents de conseils généraux, dans leur diversité politique, se
mobilisent pour leurs territoires et les services publics de proximité.
« La situation financière des départements est dramatique, elle sera demain catastrophique si rien n’est fait. » Claudy Lebreton, président (PS) des Côtes-d’Armor ainsi que de l’Association des départements de France (ADF), ne décolérait pas, hier après-midi, lors d’une conférence de presse au siège parisien de l’association. La cause de cette situation que les maires dénoncent ? Le refus de l’État d’assumer ses responsabilités financières en matière de solidarité nationale. Les faits. De 2002 à 2006, l’État a transféré aux départements la responsabilité de verser leurs allocations aux ayants droit du RMI-RSA, de l’aide personnalisée au logement (APA) et de la prestation de compensation du handicap (PCH). Moyennant quoi, il versait à l’euro près à la date du transfert une dotation aux conseils généraux couvrant le paiement de ces trois allocations. du sarkozysme par procuration Vice caché : n’étaient aucunement prises en compte les évolutions de la situation sociale. Résultat, explique Claudy Lebreton : « Celles-ci représentent aujourd’hui 12 milliards d’euros, et l’État ne nous verse, pour 2008, que 8 milliards d’euros. » Ce déficit, qui s’accumule d’année en année, pèse de plus en plus lourd sur les budgets des départements. Au point que nombre d’entre eux sont totalement dans l’impasse. Christian Favier, président (PCF) du Val-de-Marne, explique : « Pour nous, le manque à gagner est de 70 millions d’euros alors que les difficultés sociales accrues devraient au contraire amener l’État à débloquer des moyens plus importants pour faire face. » Même son de cloche chez Arnaud Montebourg, président (PS) de Saône-et-Loire : « Le gouvernement veut nous obliger à faire du sarkozysme par procuration en nous obligeant à renoncer aux politiques de développement des services publics sur nos territoires. » Continuer de réduire les services à la population, les subventions aux associations, les investissements publics, augmenter les impôts locaux… les présidents de conseils généraux présents et l’ADF refusent cet engrenage qui conduirait, pour beaucoup, à la fin des départements et des services publics de proximité. C’est pourquoi, comme l’explique le président divers droite de Haute-Loire, Gérard Roche, ils engagent « un contentieux à l’encontre de l’État car celui-ci, en [nous] privant d’une partie de [nos] ressources, met en cause un principe constitutionnel de la libre administration des collectivités locales ». Dans un premier temps, les élus exigent une loi garantissant que les transferts de compétences s’accompagnent dans la durée des moyens financiers adéquats. Mais si, à l’automne, leur demande n’est pas concrétisée, ils déposeront un recours devant le Conseil constitutionnel. Max Staat Edité par T 34 - 07 Apr 2010 à 20:19 |
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Envoyé : 08 Apr 2010 à 19:44 |
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Editorial par Michel Guilloux Dialogue ?Si l’on avait le moindre doute sur la manière dont le gouvernement va attaquer sa contre-réforme des retraites, le débat en cours au Parlement sur « le dialogue social dans la fonction publique » est éclairant à plus d’un titre. On apprenait hier que le tout nouveau ministre du travail et de la fonction publique comptait déposer un amendement en séance visant à introduire le salaire au « mérite ». La méthode révèle la confiance que le pouvoir met dans sa propre majorité, le respect qu’il accorde à la représentation nationale et, surtout, le mépris dans lequel il tient et le « dialogue social » et les organisations syndicales. Ces dernières ont participé dix mois durant à des négociations sur ce point. Elles ont, toutes, refusé le projet sur lequel le gouvernement s’est arc-bouté tout ce temps. Ce style du passage en force érigé au rang des beaux-arts par l’hôte de l’Élysée lui-même augure de façon plus qu’inquiétante du futur débat sur les retraites. L’autre point éclairant et tout aussi grave de la « discussion » en cours à l’Assemblée est qu’il en va de même pour l’avenir des infirmières. Le même procédé de l’amendement sorti du chapeau, toujours dans ce texte sur le « dialogue social dans la fonction publique », et voilà le registre du chantage qui s’enrichit d’un couplet : si vous voulez conserver votre droit à la retraite à 55 ans pour travail pénible, alors vous serez privées du droit au changement d’indice salarial que vous réclamez ; si vous voulez voir reconnaître vos qualifications dans votre salaire, alors acceptez de « travailler plus » longtemps. Dire cela à une profession qualifiée, dévouée à l’hôpital public comme aux patients, mais aussi à bout, en sous-effectif, et aux horaires qui explosent tous les compteurs, éclaire sur la société que nous concoctent ces adeptes du « dialogue social », jour après jour, contre-réforme après contre-réforme… Le coup de force permanent en dit long sur tout ce qu’il s’agit d’abattre, pour cette droite et ses alliés du Medef, de notre « modèle national » et tout ce qui lie solidarité et efficacité sociale et économique, en premier lieu le service public et la protection sociale, pour transformer un peu plus les hommes en marchandise et soumettre toutes leurs activités à la rapacité de la rentabilité financière. L’accélération du calendrier n’est pas, pour autant, signe de victoire acquise, après la défaite subie lors des dernières élections régionales et le séisme qui atteint le cœur même du parti unique présidentiel depuis. Certes, le pouvoir est déterminé à mener son chantier de démolition sociale jusqu’à un point où il serait irrémédiable à ses yeux. Il semble même prêt à atténuer ce « bouclier fiscal » qui vaut programme, si cela peut servir à trouver des alliés sur sa gauche disposés à accepter l’alourdissement de la CSG et de la CRDS. Comme il espère en trouver pour accepter l’allongement de la durée de cotisation, la remise en cause de la retraite à 60 ans, ou la baisse des pensions. « Ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes », déclarent les initiateurs de l’appel à une « mobilisation citoyenne » que nous publions. Toutes mesures que refusent les Français. Ils ont raison. Les semaines qui viennent le feront entendre. Bartolone prône un « budget de révolte »Présentation d’un budget en déficit hier au conseil général de la Seine-Saint-Denis.
Hier, le président du conseil général a présenté un budget en déficit, proposant d’inscrire en recettes « les 75 millions d’euros que nous doit l’État » sur une dette totale estimée à 640 millions d’euros à l’égard de ce département. Bartolone parle d’un « budget de révolte » et lance un ultimatum au gouvernement : « Remboursez votre dette ou prenez vous-mêmes la responsabilité de coupes insupportables dans notre budget. » Concernant la subvention du Salon du livre et de la presse jeunesse (lire notre édition du 8 avril) il a annoncé solennellement : « Qui peut croire que nous ayons réuni plus de 30 000 citoyens autour de la défense de la culture pour soudain fragiliser un fleuron de l’histoire de notre département tel que le Salon du livre de jeunesse de Seine-Saint-Denis ? Nous maintiendrons notre subvention au Salon du livre. » Et d’ajouter dans la foulée : « J’attends maintenant que chacune des autres collectivités permette de boucler son budget. » Concrètement, si le budget est voté tel quel, le préfet disposera d’un mois pour saisir la chambre régionale des comptes, qui disposera à son tour d’un mois pour adresser au conseil général ses recommandations pour équilibrer le budget. Pour Gilles Garnier, président du groupe communiste au CG, et dont le travail ces dernières semaines a été, entre autres, de convaincre Bartolone de la nécessité d’un budget insincère, la bataille budgétaire est loin d’être finie : « On ne sait toujours pas où seront affectés les 75 millions et la proportion investissement/ fonctionnement ne nous semble pas justifiée. On sait que le Salon est à peu près sauvé, mais à quelle hauteur ? » Normalement, le budget devrait être voté. Mais qu’adviendrait-il si le préfet le retoquait ? Un retour à la case départ ? Marie-José Sirach Edité par T 34 - 09 Apr 2010 à 20:19 |
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Envoyé : 11 Apr 2010 à 23:52 |
« Ils » veulent asservir la démocratie…La droite s’apprête-t-elle à tripatouiller la loi électorale pour tenter d’éviter, lors des prochains scrutins électoraux, la déroute électorale des dernières élections régionales ? On peut le craindre. En effet, à l’initiative de deux députés UMP, Éric Ciotti (Alpes-Maritimes) et Christian Vanneste (Nord), 200 députés de la majorité ont signé une proposition de loi prévoyant, pour les prochaines législatives en 2012, que seuls les deux candidats arrivés en tête pourraient se maintenir au deuxième tour. En clair, en finir avec les triangulaires et surtout, pour les élus de la majorité, essayer de se débarrasser de l’épine que représente, pour eux, le maintien du FN au deuxième tour. Seulement, outre le fait que, pour se maintenir au deuxième tour lors des législatives, il faut réaliser au moins 12,5 % des inscrits, ce qui, sur les bases des dernières régionales, vu l’abstention, n’aurait été possible pour aucun candidat FN on ne soigne pas une fièvre en cassant le thermomètre. Mais au-delà, le danger est plus grave, comme l’avoue Christian Vanesseste « je suis admirateur du régime parlementaire britannique qui repose sur le bipartisme ». Tout est dit ou presque. Cette tentative n’est pas la seule puisque pour les prochaines élections des conseillers territoriaux en 2014, si la réforme des collectivités est adoptée, ce serait encore pire puisque l’élection se ferait à un tour. Le candidat arrivé en tête serait élu. Même s’il fait que 30 % des voix. L’UMP qui, souvent, arrive en tête au premier tour mais est battue au deuxième devant le rassemblement de la gauche, rêvant ainsi de régler le problème par la loi et non par le suffrage universel. Même si dans certains cas il y a 20 % d’élus à la proportionnelle, on mesure avec ces deux propositions le danger pour la démocratie représentative. Des députés UMP proposent de changer la loi électorale pour assurer leur réelection. Max Staat |
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Envoyé : 23 Apr 2010 à 23:29 |
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C’est un scandale ! Manœuvres troubles pour sauver le soldat BeschizzaNicolas Sarkozy tord le droit pour sauver la mise à l’ex-patron de Synergie, nouveau conseiller régional UMP.
Sarkozy l’a décidé, Hortefeux s’est exécuté et a signé. D’après le journal le Monde, Bruno Beschizza, ex-secrétaire général du syndicat Synergie officiers – le second syndicat d’officiers de police – et tête de liste UMP en Seine-Saint-Denis aux dernières élections régionales, devrait bientôt être nommé par décret « sous-préfet hors cadre », ce qui signifie qu’il hériterait du titre mais d’aucune fonction effective. En jeu : sauver le tout nouveau poste de conseiller régional de ce commandant de police, choisi comme tête de liste dans le 93 par Nicolas Sarkozy, au grand dam d’Éric Raoult, patron de la fédération UMP du département. Pendant cette campagne menée juste au lendemain des élections professionnelles dans la police, la prestation de cet apprenti politicien avait fait grincer des dents. Par sa médiocrité – sa première proposition, réclamer des wagons réservés aux femmes dans les RER, avait aussitôt fait polémique –, mais pas seulement : quelques voix s’étaient élevées au sein de la police, où tout le monde ne semble pas assujetti au même devoir de réserve, particulièrement en période préélectorale. Aujourd’hui, le hic se situe sur un autre plan : Bruno Beschizza est commandant de police, mais n’a jamais exercé dans le département où il s’est présenté. Or, le Code électoral le dit clairement : pour pouvoir être élu conseiller régional, « les fonctionnaires des corps actifs de police » doivent avoir exercé dans le département depuis au moins « six mois ». C’est ainsi que l’idée d’un changement de statut a donc germé, d’abord dans l’esprit du ministère de l’Intérieur, qui a proposé de faire du syndicaliste un attaché d’administration centrale – fonctionnaire de catégorie A, comme les commandants de police. Idée recalée : pas assez clinquante. D’où celle de le nommer sous-préfet. Une promotion supersonique, puisqu’il faut normalement dix ans d’ancienneté comme fonctionnaire de catégorie A pour pouvoir en bénéficier. Or, les policiers ne font partie de cette catégorie que depuis cinq ans. À quoi s’ajoute un nouveau problème : même comme sous-préfet, le prétendant à un poste de conseiller régional doit avoir exercé dans le département concerné, et ce au moins une année. La parade de l’Élysée : nommer l’intéressé préfet hors cadre, donc sans affectation. Le tour de passe-passe fonctionnera-t-il ? Au tribunal administratif de trancher. Le policier n’est pas au bout de ses inquiétudes. En effet, les nouveaux élus ont un mois après l’élection pour se mettre en conformité avec le droit. Soit, jusqu’à… avant-hier. Et Nicolas Sarkozy, qui doit signer en dernier lieu le décret de nomination, n’a toujours pas confirmé celle-ci. « Je suis dans le flou le plus artistique », s’inquiète Bruno Beschizza, qui rappelle qu’il a « une femme et des enfants ». Anne Roy |
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Envoyé : 29 Apr 2010 à 21:12 |
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Enquête "La grande consult" Blogs de Skyrock Comment la droite teste sa cote avec les « djeuns » sur la ToileLe gouvernement cherche à savoir
ce qui trotte dans la tête des jeunes de quinze à vingt-quatre ans, avec l’appui de Skyrock. Une discrète opération de promo de la politique sarkozyste qui nivelle par le bas aspirations des jeunes et langue française.
Ah ! La vieille ficelle du parler jeune ! Déjà le 28 avril 1985, au journaliste Yves Mourousi qui lui demandait s’il était « branché », le président de la République, François Mitterrand, dans une pitoyable tentative de séduction, répondait : « On ne dit plus branché, on dit câblé. » Vingt-cinq ans plus tard, le pouvoir sarkozyste, biberonné aux mêmes recettes de fils de pub, tente lui aussi de séduire les jeunes Français. Pas à la télévision, mais sur le Net. Plus « câblé »… Depuis le 6 avril, le Service d’information du gouvernement (SIG), chapeauté par le communicant Thierry Saussez, a discrètement (à peine un logo évoquant « une initiative des pouvoirs publics » sur le site) lancé « la grande consult’ ». « Un dialogue à grande échelle entre les pouvoirs publics et la nouvelle génération », explique le proche conseiller de Nicolas Sarkozy. La cible : les jeunes de quinze à vingt-quatre ans. Le média : la plate-forme de blogs créée par la radio rap Skyrock. Propriétaire du premier réseau de blogs français (deux millions de visiteurs uniques quotidiens), Skyrock promeut un rap commercial qui fait la part belle aux clichés – grosses voitures, chaînes en or et filles faciles. Et n’attire par conséquent qu’une caricature de jeunesse, influençable à loisir. Dans la partie « rêves », par exemple : « Si t’avais une baguette magique, tu demanderais quoi ? », « plein de fric » est le deuxième choix proposé. 29 % des sondés partent avec la caisse, devant ceux qui préfèrent « la paix dans le monde » (24 %). Désarmant. « T’aurais besoin de quoi pour réaliser tes rêves ? » (notez l’abandon du « tu », calqué sur la manière de parler de Nicolas Sarkozy – NDLR), « qu’on te file du fric ? », 41 % choisissent le rêve tarifé. Et devinez ce qu’ils répondent à la question « Qu’est-ce qui te motive dans la vie ? ». « L’argent ? » Bling-bling, gagné… Avec Skyrock, qui a fait sa marque de fabrique de l’insulte et de la grossièreté (1), le gouvernement partage et la note de frais de l’opération (deux millions d’euros) et la responsabilité dans l’appauvrissement de la langue. « Cette forme de consultation permet une expression plus spontanée », plaide Thierry Saussez. Quitte à imposer un cadre linguistique : « T’as habité en résidence étudiante, c’est pratique ? » Réponses proposées : « grave », « vite fait », « trop pas ». Et que répondre à la question : « Le permis à un euro par jour, ça te chauffe ? »… Les jeunes utilisateurs soulignent la « démagogie » de ce « nivellement par le bas ». Virginie, vingt-deux ans, de Côte-d’Or, trouve « inadmissible que le gouvernement n’emploie pas correctement la langue française ». Sous le pseudo Ci-git, ce jeune de seize ans, de l’Essonne, s’insurge : « Le “parlé djeuns” de ces sondages est à la limite de l’insulte et, surtout, du ridicule. » Camille, vingt ans, du Nord, s’estime « offensée ». « On ne parle pas une autre langue, vous savez, vous pouvez parler correctement, on n’est pas cons, on comprendra », conclut Mowniaa, dix-huit ans, de l’Ain. Aucune « étude » de ce genre n’a été menée sur la jeunesse de France depuis 1994, et la consultation nationale impulsée par le gouvernement Balladur, adressée à entre huit et neuf millions de jeunes de quinze à vingt-cinq ans. Le premier ministre avait lancé cette opération inédite en France, suite au mouvement d’ampleur contre le contrat d’insertion professionnelle. Une tentative de renouer avec la jeunesse : le comité mis en place « dans une conjoncture de crise qu’il contribua à dénouer », notait, en 1996, le sociologue Gérard Mauger (2), « s’inscrivait dans le répertoire des technologies institutionnelles de maîtrise des crises ». L’opération « permettait d’abord de normaliser le conflit apparu entre “les jeunes” et le gouvernement en transformant les manifestations de rue souvent violentes en une pacifique “manifestation de papier”. » Le gouvernement Sarkozy prend carrrement les devants, privilégiant la « manifestation de papier » pour endormir la jeunesse. Raté, semble-t-il : si 69 % des sondés trouvent que « la grande consult’ » est une « bonne idée », 64 % doutent de son utilité « pour (se) faire entendre ». Dousseur, vingt-sept ans, du Val-de-Marne, est sur la défensive : « Si ce n’est pas un moyen de nous mettre des disquettes » (de nous enfumer – NDLR)… En quelques semaines, « la grande consult’ » a enregistré plus de 180 000 réponses aux questions qui touchent à la santé, aux études, au transport, au logement, mais aussi aux amis, aux rêves, à la sexualité… Tous les thèmes sont abordés dans les 248 « sondages » concoctés conjointement par le SIG et Skyrock, les utilisateurs ayant même la possibilité de soumettre leurs propres questions. Pas de tabou, sauf la politique. Quoique certaines questions semblent n’être posées que pour tester l’impact de la politique gouvernementale : « Les internats d’excellence, t’en as entendu parler ? » Quand ce ne sont pas des ballons d’essai pour élaborer le programme de la majorité pour les prochaines élections : « La défiscalisation des revenus étudiants, tu connais ? » Ne manque plus que : « L’UMP, ça te chauffe grave ? », et en route pour 2012. Grégory Marin (1) Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a plusieurs fois mis en demeure la radio. (2) Dans « La consultation nationale des jeunes : contribution à une sociologie de l’illusionnisme social », dans la revue Genèses, décembre 1996 Voilà comment l'UMP se fout des jeunes en plus en se servant de skyrock une radio qui diffuse du rap de merde : sexiste, hédoniste, égoïste, consumériste et capitaliste.
Voyons maintenant du rap révolutionnaire, socialiste, anti-impérialiste et en plus avec le commandant Chávez.
El 11 la injusticia ... el 13 el pueblo despierta par le groupe Área 23.
Edité par T 34 - 29 Apr 2010 à 21:13 |
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Envoyé : 06 May 2010 à 22:48 |
Ils ont osé le direSecrétaire général de l’UMP : « Légiférer pour supprimer les allocations familiales aux parents dont les enfants sèchent trop les cours est une mesure effi cace et équilibrée. L’éducation c’est la vocation première des parents. » Ex-haut-commissaire : « Je dénonce l’exploitation politicienne du problème de l’absentéisme scolaire. Vouloir suspendre des allocations familiales, c’est du pur affi chage et je regrette l’attitude désespérante de l’UMP et du président Sarkozy. » Ministre de l’Immigration : « Je suis tout à fait disposé à étudier une évolution du droit afi n de faciliter les procédures de déchéance de la nationalité. » |
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Envoyé : 12 May 2010 à 22:50 |
Le département des Deux-Sèvres accuse chiffres en mainL e conseil général des Deux-Sèvres fait ses comptes. L’État lui doit, pour 2009, la modique somme de 40 millions d’euros. Ce n’est pas rien dans ce département où un point d’impôt représente 950 000 euros. Ce n’est pas non plus un chiffre en l’air. Éric Gautier, son président (PS), explique : « Nous avons demandé à une commission de sages », composée notamment de deux doyens de la faculté de droit, d’un inspecteur du Trésor, de deux anciens élus de gauche et de droite, « de faire un travail pour objectiver les chiffres ». Les résultats sont là, implacables. Depuis la décentralisation en 2002 et les transferts de l’État vers les départements, le taux de couverture de l’APA (logement) est passé de 49 à 39 %, avec au bout une perte de 20 millions d’euros, celle du handicap de 75 à 31 % et un manque à gagner de 3,4 millions d’euros, sans parler du RSA (emploi) quand les chiffres du chômage explosent, plus 300 en mars. Pour Éric Gautier, « il y a une volonté gouvernementale de casser les collectivités locales et particulièrement le secteur social ». Il poursuit : « Ils veulent faire basculer le social dans le secteur marchand. » Autres conséquences, les investissements et l’emploi. Jusqu’à présent, explique Éric Gautier , « les collectivités assuraient 75 % des investissements publics en France mais aujourd’hui, faute de moyens, nous sommes obligés de réduire la voilure ». La colère monte dans les départements face à cet étranglement financier et ses conséquences pour les populations.M. S. M.S. Le Tarn mobilisé pour défendre la démocratie localeL es élus du Tarn, communistes, socialistes mais aussi de droite, passent à la vitesse supérieure dans la mobilisation pour repousser les attaques gouvernementales contre les collectivités territoriales. Après une réunion publique, une manifestation dans les rues d’Albi et même une occupation de la préfecture, les élus lancent maintenant un appel pour une journée départementale de sensibilisation. Elle aura lieu le jeudi 27 mai. Chaque commune pourra choisir sa forme d’action : fermeture de la mairie, conseil municipal extraordinaire… Les seize parlementaires et élus territoriaux voient, dans le projet gouvernemental, une attaque en règle contre la démocratie locale. « Il ne s’agit pas d’une réforme mais d’un coup de force qui dynamite la libre administration des collectivités », accuse Roland Foissac, vice-président PCF du conseil général du Tarn, qui poursuit : « Les communautés de communes seraient déterminées par le préfet et les villes deviendraient des coquilles vides. » L’élu communiste voit aussi dans ce projet de loi « une remise en cause des services publics locaux ». Cependant, selon Roland Foissac, les dangers qui pèsent sur les collectivités sont encore sous-estimés par la population et même les élus. Bruno Vincens Grigny : élus et population interpellent le préfetClaude Vazquez, maire (PCF) de Grigny, ville jeune, populaire et la plus pauvre du département de l’Essonne, exige que l’État respecte ses engagements financiers.
« Nous n’accepterons pas que le préfet de l’Essonne augmente de nouveau, comme en août 2009, les impôts locaux de 44 % pour la taxe d’habitation et de 50 % pour le foncier bâti », prévient Claude Vazquez, maire (PCF) de Grigny (91). La semaine dernière, il tenait, en présence de tous les groupes de son conseil municipal, une conférence de presse. Il faut dire que la situation est des plus préoccupantes. D’autant que, malgré les multiples appels du maire demandant un rendez-vous, le préfet se mure dans un silence hostile. Et pourtant. La situation financière de cette ville de plus de 26 000 habitants, l’une des plus jeunes mais aussi des plus pauvres du département, est difficile. Elle cumule aujourd’hui plus de 8 millions d’euros de déficits. Pour le maire, cette situation résulte du « non-respect par l’État de ses engagements auprès de la commune ». En effet, la création par les pouvoirs publics des grands ensembles que sont la Grande-Motte et Grigny 2 au début des années soixante-dix avait multiplié la population de Grigny par dix. La situation sociale s’est fortement dégradée au point que la ville n’a plus eu les moyens budgétaires d’y faire face. Pour répondre aux urgences sociales, notamment en matière de scolarité, de petite enfance, de dispositifs pour la recherche d’emploi… un programme dit « Grand projet de ville » fut signé avec le département, la région et l’État en 2000. Mais l’État, accusent les élus, ne respecte pas ses engagements financiers, moins 5 millions d’euros entre 2003 et 2008, contribuant ainsi à creuser les déficits. Aujourd’hui, c’est à l’unanimité que le conseil municipal a adopté un contrat d’objectifs et de moyens, affirmant son refus de toute augmentation des impôts, le maintien des activités utiles à la population mais aussi son exigence d’obtenir auprès des banques des prêts à taux zéro, des dotations d’État conformes aux engagements et une aide exceptionnelle de ce dernier. Pour rénover ses quartiers, la ville est engagée avec l’Agence nationale de renouvellement urbain. (Anru). Cependant Claude Vazquez explique le caractère scandaleux d’une situation où, faute de trésorerie, « la ville, obligée de financer le lancement des chantiers Anru, recourt à des prêts relais auprès des banques, ce qui lui coûte 400 000 euros par an et met l’avenir de ceux-ci en danger ». De plus, le maire pointe une réalité : « Le potentiel fiscal de Grigny est de 50 % inférieur à la moyenne départementale. » Dans ces conditions, il est urgent, comme le souligne Daniel Mourgeon, conseiller municipal UMP , « que le préfet accepte de se mettre autour d’une table », d’autant, comme l’affirme Fatima Ogbi, adjointe au maire (PS), « qu’augmenter les impôts n’est pas une solution et que l’État doit prendre ses responsabilités politiques et financières ». Possible recours administratif et plainte auprès de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, la ville de Grigny veut se faire entendre. Max Staat Edité par T 34 - 12 May 2010 à 22:51 |
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