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T 34
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 03 May 2010 à 18:40 |
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Lexique pour temps de grèves et de manifestations (version 2010)Publié le 28 avril 2010 par Henri Maler, Yves Rebours Le lexique que nous avions publié en 2003 doit être révisé et complété en permanence. Voici donc une version réactualisée, et illustrée par quelques articles, plus ou moins récents, en guise de prélude au 1er mai 2010. La langue automatique du journalisme officiel est une langue de bois officielle. I. Consensus sous surveillance
II. Déraison des foules
III. Paroles, paroles
IV. Mouvements des troupes
Henri Maler et Yves Rebours Notes[1] Comme on peut le lire dans l’« Annexe » de cet article. Retraites : les masquesIl n’y a pas de hasard dans la « communication orchestrée » par ceux qui veulent susciter panique générale et résignation.
Il fallait s’y attendre. Quel autre organe de presse que le Figaro pouvait à ce point tordre la réalité, au lendemain du 1er Mai ? En titrant, hier, « Retraites : le flop syndical conforte le gouvernement », le petit-journal des idéologies illustrées de l’Élysée a franchi un cap dans le pathétique. Les 350 000 manifestants, recensés partout en France, n’étaient que des « professionnels de la contestation » « que leur échec devrait inciter à plus de modestie » et « à un exercice de lucidité ». Ainsi, ce 1er Mai aurait « adressé une fin de non-recevoir au discours pavlovien, stéréotypé et usé jusqu’à la corde des syndicats (…) sur les retraites ». Mieux : « La fable de la “casse sociale” ne trompe plus personne ». Vous avez bien lu… De deux choses l’une. Ou nous ne vivons décidément pas dans le même pays (pour ne pas dire dans le même monde !), ou la grossièreté de la classe dominante n’a plus de limites. Entendons-nous bien : si nous ne sommes pas les derniers à admettre qu’en effet, la fréquentation de ce 1er Mai ne fut pas celle de l’an dernier, le flop imaginé par le Figaro témoigne d’un mépris mensonger qui en dit long sur l’épineux dossier des retraites, mère de toutes les batailles pour les uns, « réforme du quinquennat pour les autres »… Chacun l’a compris : il n’y a jamais de hasard dans cette “communication” bien orchestrée depuis quelques semaines par tous ceux qui veulent susciter panique générale et résignation aux dogmes libéraux. Rien d’étonnant donc d’apprendre le même jour, dans le Monde cette fois, fruit d’indiscrétions venues du Palais, que le pouvoir envisagerait de porter l’âge légal de la retraite à soixante et un ans en 2015, soixante-deux ans en 2020 et soixante-trois ans en 2030… Ballon d’essai ? L’Élysée a bien sûr « démenti » ces informations, répétant « qu’il n’avait pas de piste privilégiée »… Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, a affirmé pour sa part que « le scénario » serait « différent ». Il oubliait juste que, la veille, il plaidait ouvertement pour un allongement de la durée de travail : « Il va falloir accepter de travailler plus longtemps. » Alors, qui avance masqué ? À peine commencée, la grande concertation serait déjà achevée ? Après le pilonnage émotionnel dû au rapport du conseil d’orientation des retraites (COR), comment même s’en étonner ? La stratégie est double. D’abord, « vendre » l’inéluctabilité des « solutions » dictées par les marchands du libéralisme ; ensuite, donner des gages aux marchés financiers et autres agences de notation, capables désormais de dicter les politiques publiques. Alain Minc n’en doute pas. Le conseiller « spécial » de Sarkozy expliquait, vendredi, sur un mode badin, que « la question » était bel et bien de se « faire bien voir » des agences de notation, en renonçant à notre modèle social. Qui osera dire « Nous ne savions pas ? ». Les jeux ne sont pas faits et le gouvernement aurait tort de confondre communication et concrétisation. Ceux qui ne se laisseront pas intimider sont plus nombreux et plus déterminés qu’on ne l’imagine. À propos, dix-neuf organisations de jeunesse viennent précisément de lancer un appel commun « pour une retraite à haut niveau, à soixante ans » Contestant un projet qu’on prétend mener en leur nom, les jeunes entrent dans la bataille pour ne pas être pris en otage. Que chacun médite un instant au monde qu’on leur promet : insertion professionnelle tardive, rendue plus difficile par le chômage et la précarité ; allongement de la durée de cotisation ; report de l’âge légal, etc. Une société en régression généralisée. Comme si l’espérance de vie , ce bel enjeu de civilisation vécu au positif, devait se transformer en cauchemar pour les générations futures ? « Les mots sont des planches jetées sur un abîme », écrivait Paul Valéry. Certains plus que d’autres ! Edité par T 34 - 03 May 2010 à 22:05 |
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Envoyé : 04 May 2010 à 17:35 |
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La Publicité, le conditionnement au quotidien
Vincent VAUCLIN
Depuis des dizaines d’années, la publicité conditionne la population en l’exposant quotidiennement à des centaines, des milliers de messages de toutes natures. Et l’on peut considérer aujourd’hui que ce conditionnement intensif a produit les effets attendus. Les citoyens se sont changés en consommateurs, la consommation est devenue une norme fondamentale de notre société. Il en va de la survie de ce système productiviste qui n’a guère trouver de meilleur moyen pour vendre des produits inutiles que de créer des besoins artificiels. Ainsi, malgré la crise systèmique, malgré l’endettement, malgré les frustrations artificielles, la consommation tient bon, alimente le système et pérennise le cercle vicieux du conditionnement. Mais j’ai observé ces derniers temps une poussée publicitaire d’une intensité rare. En effet, tout les artifices possibles semblent être employés afin d’intensifier et d’alimenter les frustrations des consommateurs. Le façonnage psychique des français semble prendre une nouvelle dimension. La superficialité des publicités est utilisée en arguments par ces mêmes publicités. Les annonceurs n’hésitent plus à s’affranchir de ce qui leur restait de conscience morale et nous offrent des publicités dont les constructions, les slogans, sont dignes de romans d’anticipation d’Orwell ou d’Huxley. Voici une petite selection de publicités m’ayant particulièrement interpellé. Tout d’abord, une publicité pour un 4×4, le Honda CRV qui pose une question existentielle : ” Etre ou paraître ? ” Leur réponse ? “Là n’est plus la question”. Car “son luxe discret n’est-il pas la meilleure des réponses à toutes vos questions ?” Ainsi, le paraître est érigé en valeur suprême, au-dessus de l’Etre. Après tout, être soi-même, affirmer son authenticité, sa personnalité propre autrement que par la consommation et l’ostentation, c’est inutile : ça se voit moins qu’un pare-buffle chromé. Une autre publicité a attiré mon attention, une publicité de Vichy pour cosmétique, donc dirigée vers des cibles (les Femmes) plus facilement persuasives selon les manuels psychologico-publicitaires, et qui vante les mérites d’un produit liftant avec ce slogan : “La santé est belle”. Un slogan tout en ambiguïté, en sous-entendus. Si la santé est belle, la beauté est santé ? Par conséquent, une femme ne répondant pas au canons esthétiques actuels, une femme non-définie comme “belle”, serait-elle en mauvaise santé ? Une ride, est-ce le signe d’une pathologie cachée ? Ou faut-il pousser le raisonnement plus loin en envisageant que si elle a cette ride, c’est qu’elle ne doit pas utiliser le produit Vichy, donc que si elle n’est pas en bonne santé, c’est parce qu’elle ne consomme pas ce produit ? En clair, ne chercherait-on pas à faire comprendre que le refus de consommer, c’est être non seulement anormal mais, qui plus est, malade ? Je vous laisse imaginer à quelle genre de dérives tout ces sous-entendus pourraient aboutir… J’ai ensuite eu la joie d’avoir affaire à deux publicités des 3 Suisses, qui là encore sont extrêmement révélatrices du climat ambiant. La première s’intitule “Fauchées mais fashion !”, ou comment enlever aux jeunes consommatrices leurs derniers relents thésauristes, et les déculpabiliser de dépenser des sommes de plus en plus élevées dans l’unique but de satisfaire le besoin de paraitre et de consommer. Quand la publicité encourage l’endettement, et exalte ouvertement la consommation irrationnelle. La seconde publicité de la même marque, est dans le même ton, mais s’attaque cette fois-ci aux valeurs même de notre République, avec le slogan suivant “Liberté, Egalité, Mode !”. Ou comment substituer la mode à la Fraternité, comment transformer la devise de la République en slogan marketing. Et ériger à un même niveau, la Liberté, l’Egalité, et la mode. Là encore ouvertement, la publicité opère la fusion entre le Citoyen et le consommateur, avec ces injonctions contradictoires, la mode étant en effet opposée à la Liberté et à l’Egalité, puisqu’elle oblige à adopter un comportement et une attitude pour coller à la norme (ce qui est naturellement une atteinte fondamentale à la Liberté), le tout en se basant sur une “pseudo-concurrence” entre les consommateurs qui doivent adopter le plus rapidement possible la nouvelle norme et en profiter au passage pour stigmatiser celui qui ne l’a pas encore fait, soit le contraire de l’ Egalité. Bref, une publicité tout simplement révoltante et cynique. Tout ces exemples résument assez bien la situation dans laquelle s’enferme cette société. Les valeurs fondamentales de notre pays sont purement et simplement niées, quand elles ne sont pas détournées par une marque dans un slogan. Ce conditionnement quotidien est un enjeu majeur, révélateur d’un processus inhérent au capitalisme qui vise à annihiler l’ensemble des normes et valeurs qui pourraient entraver la marche funeste du capitalisme. Voila quelle est la réelle menace de notre Identité nationale et républicaine. La publicité est une machine qui broie les personnalités individuelles, qui normalise des comportements absurdes, qui érige la consommation (donc l’aliénation) en valeur universelle, et qui, ce faisant, affaiblit encore davantage les fondements de ce qui reste de notre République. Je concluerai en citant une dernière publicité pour la nouvelle Peugeot 308 RCZ, qui résume là encore cyniquement le coeur même du processus en cours : Vincent Vauclin |
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Envoyé : 06 May 2010 à 01:30 |
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Entretien avec Pascual Serrano « La censure est le propre du pouvoir »
Manola Romalo
En tant qu`information alternative aux grands médias, le journaliste espagnol Pascual Serrano (Valence, 1964) fonda en 1996 le journal électronique indépendant « Rebelión ». En 2006-2007 il a été assesseur éditorial au canal de télévision alternatif de Caracas, Telesur.. Pascual Serrano écrit pour une dizaine de journaux, tels : « Público », « Diagonal », « Mundo obrero », « El otro país” et “Le Monde Diplomatique”.
Vous démontrez dans vos essais que la fonction principale des grands médias de la presse, de la radio, de la télévision et de l`Internet est de « convaincre l`ensemble des populations de leur adhésion aux idées des classes dominantes ». Comment parviennent-ils à obtenir ce consensus de la part du grand public ? À cet effet les médias utilisent de nombreuses techniques qui dépendent en particulier de chaque cas et du profil social des récepteurs. Mais où ils ont le plus de succès, c`est dans le fait de nous convaincre que le contenu de leurs informations est neutre, objectif et impartial…Le public croit qu`il a devant soit quelque chose d`aseptique. Le secret consiste à réaliser une « intentionnalité informative » de telle sorte que le citoyen ne s`en aperçoive pas. L`époque ou on nous faisait ingurgiter d`interminables discours ou des articles d`opinion séducteurs est passé. Dans d`autres circonstances, les médias présentent en tant qu`opinion de la majorité des citoyens uniquement l`opinion éditoriale du média respectif. De la même façon, le langage est manipulé pour servir les intérêts des classes dominantes. Des mots et des concepts qui ne doivent plus exister dans l`imaginaire collectif, par exemple celui de « classes sociales », disparaissent. Généralement nous croyons que seules les dictatures censurent les médias. Mais la nouvelle forme de censure emploi des méthodes bien plus subtiles. Quels sont ses principaux mécanismes ? La censure traditionnelle consistait à interdire que se transmettent les informations ou les opinions qui ne plaisaient pas au pouvoir. Aujourd`hui, au nom de la liberté d`expression, on diffuse des mensonges et des falsifications avec une totale impunité. De cette façon la vérité termine occultée entre mensonges et trivialités, le résultat est le même qu`avec la censure. D`autres fois on omet des éléments de contexte o bien des antécédents indispensables pour comprendre un événement controversé, fait qui censure l`événement dans toute sa complexité Le 26 mars, Wikileaks a dénoncé le plan de la CIA de lancer une campagne en Europe, principalement en France et en Allemagne, ayant comme but d`influencer l`opinion publique en faveur de la guerre d`Afghanistan. (1) Cette information a été passée sous silence par tous les grand média de ces deux pays. Qui filtre l`information ? Les grands médias de communication sont uniquement les supports des puissants groupes économiques- Les intérêts, les valeurs et les principes de ces groupes vont servir comme filtres pour choisir ce qui sera publié ou pas. De la même façon vont influencer d`autres lobbys nécessaires, qui ne sont pas forcément des actionnaires. Par exemple : les annonceurs, les entreprises avec lesquelles les médias travaillent, les gouvernements amis, etc. … Occultant le fait que le gouvernement du Venezuela a pris des mesures pour protéger sa population de la spéculation des entrepreneurs, l`agence d`État Germany Trade & Invest écrivait dans un rapport, fin janvier 2010: « Le désavantage pour les entrepreneurs est le fait qu`il leur est enlevé le moyen de supra-facturation.» Ces « désavantages » seraient-ils la cause de la guerre médiatique déchainée par les pays néolibéraux contre le président Hugo Chávez ? Les gouvernements progressistes d`Amérique Latine sont un défi pour le modèle néolibéral des pays riches. Ils ont démontré qu`ils ont l`appui des masses populaires, qu`ils gagnent à tour de bras les élections, que le peuple défend au-delà des urnes ces gouvernements avec une passion impressionnante, qu`ils ont obtenu des améliorations sociales inimaginables sous les régimes néolibéraux des années `90, que l`état peut (et doit) jouer un rôle important dans l`économie et dans les secteurs stratégiques, que les ressources naturelles doivent être publiques et nationales. Tout cela suppose une perte de terrain pour la progression du néolibéralisme et ne pouvait provoquer qu`une réaction agressive de la part des pouvoirs économique mondiaux. C`est à travers les médias de communications - aujourd`hui les champs de bataille prioritaires - que s`obtient l`adhésion de l`opinion publique, condition sine qua non pour imposer les agressions suivantes. Quels moyens ont les citoyens pour reconnaitre les vraies informations des mensonges. Quelles références intellectuelles ont-ils comme choix ? Le journalisme se passe de même qu`en médecine : vous devez avoir confiance dans un média de communication ou bien dans un journaliste de la même manière que vous vous confier à un chirurgien pour qu`il opère votre cœur. Puisque normalement nous ne pouvons pas aller en Afghanistan pour vérifier ce qui s`y passe, nous devons avoir confiance en celui qui nous rapporte les faits de ce pays. Le premier pas est de savoir qui est le patron du média de communication, quelle entreprise ou quels intérêts se trouvent derrière. Il pourra mériter notre confiance uniquement si nous savons qu`il s`agit d`un projet indépendant des groupes d`entrepreneurs. De même, nous devons détecter les analystes et les journalistes honnêtes et rigoureux, spécialisés dans différents thèmes. Dans mon livre « Désinformation » je fais des propositions en ce sens. D'autre part, nous devons connaitre l`éventail des mouvements sociaux pour pouvoir leur demander conseil. Ils connaissent les sources et manient de précieuses informations que les grands médias ne nous offrent pas. Publications récentes de Pascual Serrano : « Perles, gros mensonges, sottises et tricheries des médias de communication » (2006, 2007, Vol.1 et Vol. 2). « Médias violents. Mots et images pour la haine et la guerre » (2007). « Désinformation. Comment les médias occultent le monde » (2009). « Le journalisme est la nouvelle » (avril, 2010). Source: hintergrund Edité par T 34 - 06 May 2010 à 01:32 |
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Envoyé : 07 May 2010 à 14:57 |
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De temps à autre, il faut nettoyer son ordinateur pour lui éviter des indigestions nauséeuses. Dans le mien, je découvre un vieil enregistrement où une journaliste (sic) veut « faire la peau » de cette « imposture » : le « journalisme citoyen ». Elle se livre à une charge violente contre Internet et contre les minables qui s’autoproclament journalistes alors que « c’est un métier, il faut savoir écrire ». Ecoutons-la parler des Internautes qui doutent de la version officielle sur l’effondrement des tours jumelles aux USA : « Avec un téléphone portable, on filme et refilme jusqu’à foison (sic) le moment où l’avion percute la tour et puis, si on va au ralenti, regardez, regardez, en réalité, pof ! on voit bien qu’il ne le (sic) percute pas et tout ça c’est du journalisme citoyen… » (Clara Dupont-Monod sur RTL, le 23 septembre 2008). Chère mère Fouettard, journaliste c’est effectivement un métier, il faut connaître la langue, respecter la vérité et le lecteur. Vous êtes la seule à soutenir que les citoyens qui contestent la version officielle ont filmé les avions avec un téléphone portable et qu’ils prétendent qu’il n’y a pas eu d’impact. Un cyberjournaliste vous dit ici que votre syntaxe hasardeuse et votre mépris de la vérité font de vous quelqu’un dont on ne voudrait pas sur Le Grand Soir. Théophraste (journaliste citoyen). Ps. Et pof, l’ai-je bien percutée ? SymptômePar Maurice Ulrich Non seulement la Grèce fait partie des Pigs – les porcs –, les pays à risque de la zone euro ainsi désignés
par les marchés, mais les Grecs, si l’on en croit
Libération, font leur tête de cochon. Une banque
étant incendiée avec hélas trois victimes, c’est,
pour l’éditorialiste du quotidien, toute « la grève générale qui dégénère ». Mais en plus, les Grecs, désormais, en veulent à tout le monde. Et l’édito d’énumérer :
« Les Grecs en veulent à leurs gouvernements,
de tous bords, historiquement minés par la corruption », ensuite, « les Grecs en veulent à l’Allemagne
perçue comme le moteur réticent d’une Europe conditionnant son aide à une rigueur qui étouffela
classe moyenne et les fonctionnaires », et enfin (mais
la liste n’est sans doute pas close), « les Grecs
en veulent aux marchés qui spéculent sur leur malheur
sans aucun scrupule ». Seraient-ils en train
de nous faire une grogne, comme on dit si bien,
ou une grosse parano. Ou alors c’est dans sa nature,
le Grec est vindicatif. Et pour Libération, « la violence
qui a éclaté dans les rues d’Athènes est le symptôme
d’un pays acculé et qui ne croit plus en l’avenir ».
Et ce serait le symptôme de quoi si les Grecs
acceptaient leur sort sans rien dire ? De leur foi
dans les marchés et dans l’Europe du capital ?
Edité par T 34 - 07 May 2010 à 21:33 |
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 08 May 2010 à 01:26 |
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La réforme des retraites ? Urgente, unique, inévitablePublié le 3 mai 2010 par Denis Perais, Mathias Reymond Les grands médias se chauffent la voix. Cet automne le gouvernement devrait soumettre au parlement la « grande réforme » des retraites, afin de « sauver » le régime par répartition. Mais la bataille sociale, politique, et… médiatique a déjà commencé. « Urgence » de la réforme « Il y a urgence ! » s’exclame Alain Genestar sur France Info, le 20 février 2010. C’est « une réforme inévitable » insiste Patrick Bonazza dans Le Point le 25 février. « Incontournable », nuance Jean-Pierre Bel, « indispensable », tempère François Ernenwein, « inéluctable », réplique Jacques Camus [1]. Pour Alain Duhamel, « la réforme des retraites, c’est la plus urgente, la plus nécessaire » (RTL, 23 mars 2010). Même point de vue pour Luc Ferry : « C’est vital et s’il y a encore une réforme à faire, c’est celle-là. Il faut acter qu’on travaillera plus. » (lejdd.fr, 26 mars 2010). C’est vital, c’est fatal – ce sont « Les retraites de la peur », comme l’indique la « Une » de Métro le 15 avril 2010. On l’aura compris, les médias dominants nous resservent la soupe unanimiste de l’urgence de la réforme. Depuis 1993 et la première réforme des retraites instaurée par Edouard Balladur, les gouvernements successifs ont trouvé sur leur route des médias enthousiastes, saluant et soutenant la marche triomphale vers la « modernisation » des régimes de retraites (2003, 2007). La prochaine réforme, annoncée à l’automne 2010, devrait s’accompagner d’un emballement éditorial similaire. En attendant, les vedettes du journalisme marquent leur territoire. Ainsi, Jean-Michel Aphatie insère la (bonne) réponse dans la question qu’il pose à Dominique Strauss-Kahn : « L’âge légal de la retraite, il faut quand même le revisiter un peu partout pour faire face aux déficits ? » (RTL, 4 février 2010). Idem, lorsque deux mois plus tard, il est face à Jean-Luc Mélenchon : « Comment peut-on combler ce trou financier sans augmenter la durée du travail des cotisants ? » Résumant la pensée du chœur des ténors médiatiques, Christophe Barbier propose de mettre « un grand coup d’accélérateur, immédiat et irréversible (...) afin d’accomplir les réformes les plus essentielles. Celle des retraites et des coûts sociaux, d’abord : que la franchise des débats sauve le système français une fois pour toutes ! » (L’Express, 25 mars 2010). « La seule solution » Les éditorialistes veulent voir les Français travailler plus longtemps, et sur ce point ils ne transigeront pas. Car il n’y a là aucune idéologie : ils se soumettent simplement au principe de « réalité », et, comme l’explique Dominique Seux, « la réalité est qu’il est impossible d’échapper au relèvement de l’âge légal de départ à la retraite » (Les Echos, 9 avril 2010). Et pour Alain Genestar, « tout le monde sait, c’est une évidence , il faut travailler au-delà de 60 ans » (France Info, 24 avril). Même son de cloche pour Philippe Frémeaux, directeur de la rédaction d’Alternatives Économiques : « Il n’est pas absurde de penser qu’on va travailler plus longtemps » (France Info, 26 janvier 2010). Pour Laurent Joffrin, sur France Info, ça ne fait pas de doute, « la seule solution , c’est d’allonger la durée de cotisation » (15 février 2010). Et Sylvie Pierre-Brossolette, sa consœur du Point, censée lui apporter la contradiction en direct, acquiesce : « Moi, je pense qu’il faut les deux, allonger la durée de cotisation [mais aussi] repousser l’âge légal de la retraite, (...) ce n’est pas aussi antisocial que ça ». Laurent Joffrin peut alors conclure ce faux-débat : « L’idée d’accepter l’augmentation du nombre d’annuités, on est d’accord là-dessus ». D’accord aussi avec Dominique Seux qui, sur son blog, explique que « en France, grâce à la démographie dynamique, l’idée serait d’aller "seulement" vers 63 ans » (Blog, Les Echos, 15 février 2010). « La logique démographique et économique plaide pour un allongement de la durée de cotisation » tranche Le Monde dans son éditorial du 16 février 2010. La providentielle « logique démographique » a le dos large, et Gaëtan de Capèle du Figaro recopie ses confrères : « Au rythme où évolue la démographie française, il est inéluctable et urgent de repousser l’âge légal de la retraite et d’allonger la durée de cotisation si l’on veut préserver notre système par répartition » (15 février 2010). Trois mois plus tard, Jean-Michel Aphatie opine : « Le gouvernement récuse par avance l’idée d’augmenter les cotisations. Son argument ? Elles pèsent déjà pour le tiers du salaire versé par les entreprises, inégalement réparties entre employeurs et employés. En gros, nous sommes au seuil du supportable. C’est objectivement vrai » (RTL, blog, 14 avril 2010). La vérité « objective » sortant de la bouche des gouvernements, pourquoi envisager d’autres solutions que les leurs ? N’en parlez pas, ce n’est pas sérieux… Ainsi, à propos de l’initiative d’Olivier Besancenot appelant à un front uni de la gauche contre la réforme gouvernementale des retraites, Laurent Joffrin semble très clair : « C’est une plaisanterie. Besancenot, il dit : y a qu’à taxer les riches, c’est tout simple. Mais comme les riches ne sont pas extrêmement nombreux, il n’y aura pas assez d’argent, ça ne suffira pas » (France Info, 15 février 2010). Sur ce point, il est rejoint par la quasi-totalité des éditorialistes de la presse régionale à l’instar d’Olivier Picard : « Sur la ligne de la retraite à 60 ans, la CGT, FO et la CFTC auront de plus en plus de difficulté à tenir cette position économiquement intenable... même en inventant des taxations supplémentaires des bénéfices des entreprises pour trouver de nouvelles ressources » (Les Dernières Nouvelles d’Alsace, 20 janvier 2010). « Une seule solution », donc – et une seule « grande question », posée, pour l’ensemble de ses confrères, par Bruno Dive : « La grande question porte pour l’heure sur la méthode » (Sud Ouest, 15 février 2010). « Conservatisme » et « privilèges » Les premiers signes d’un alignement du Parti socialiste sur les positions médiatiquement dominantes sont aussitôt salués par les porte-voix des grands médias comme des « avancées », ou des « tabous » et des « dogmes » enfin brisés, à l’instar de ce qu’écrit Jean-Francis Pécresse [2] dans Les Echos : « La conversion de la première responsable d’opposition à un recul de l’âge légal de la retraite est en tout cas de bon augure » (20 janvier 2010) [3]. Parallèlement, le « conservatisme » des syndicats et les « privilèges » des fonctionnaires sont vilipendés avec vigueur... Claude Imbert par exemple, toujours égal à lui-même, ne fait pas dans la demi-mesure : « La réforme des retraites, d’une nécessité mathématique [4], constituera un test majeur. Qu’elle s’enlise dans les arguties politiciennes ou le conservatisme syndical, et elle enlisera la France » (Le Point, 1er avril 2010). Rien de moins… Pour Jean-Francis Pécresse, encore lui, c’est plutôt affaire de génétique : « Bien que les Français aient gagné sept ans d’espérance de vie depuis 1983, FO ne voit toujours pas le problème économique que pose un âge légal de départ dès 60 ans. Quant à la CGT, son refus de « toper » avec un gouvernement est inscrit dans son code génétique » (Les Echos, 12 avril 2010). Et de son côté, Franz-Olivier Giesbert, privé de tout privilège, fustige « ces privilégiés de la Nation [les aiguilleurs du ciel], qui ne travaillent que 24 heures par semaine - moins de 100 jours par an et bénéficient de retraites juteuses – et profitent de leur situation stratégique pour demander toujours plus » (RTL, 24 février 2010). Toujours à propos des fonctionnaires, Jean-Michel Aphatie, « interroge » Jean-Luc Mélenchon : « Les retraites des fonctionnaires sont calculées aujourd’hui sur les six derniers mois ; celles des salariés du secteur privé sur les 25 dernières années. Ceci peut-il rester en l’état, Jean-Luc Mélenchon ? C’est un peu inégalitaire ! » (RTL, 13 avril 2010). La « logique démographique », « l’urgence de la réforme », la « seule solution », le « corporatisme », les « privilèges »… La novlangue de l’éditocratie ne s’enrichit guère, mais accompagne « la réforme » avec le même entrain et la même insistance. Comme nous l’écrivions déjà à propos de celle des régimes spéciaux en septembre 2007 : « À chaque réforme libérale, à chaque réforme anti-sociale, le bataillon des ténors médiatiques envahit les colonnes des journaux, les écrans et les radios car il ne faut pas laisser le moindre espace à l’adversaire. Ils orchestrent le débat, et surtout se posent en gardiens du consensus. » [5] « La réforme » est de retour ? Les gardiens du consensus aussi. À suivre… Mathias Reymond et Denis Perais Notes[1] Respectivement, La Nouvelle République du Centre Ouest du 16 juin 2009, La Croix du 22 mars 2010 et La République du Centre du 16 juin 2009. [2] Dont le programme a au moins le mérite de la clarté : « Il faudra travailler beaucoup plus longtemps pour gagner moins, et moins longtemps, une fois à la retraite » (Les Echos, 14 avril 2010). [3] À ce propos, on admirera l’analyse d’Alain Duhamel concernant la crédibilité d’un présidentiable PS : « A l’intérieur du PS, à propos de la réforme du financement des retraites, il faudra que les présidentiables se définissent individuellement. Qu’on voie qui est courageux, qui est compétent, qui prend des risques, qui n’en prend pas ! Bref, qui est le plus présidentiable. » (RTL, 16 février 2010). Comprendre : assez « courageux » et « compétent » pour prendre le « risque » de penser comme Duhamel. [4] À laquelle est aussi sensible Chantal Didier, qui exige des « réformes nécessaires [...] dont l’équation est connue » (L’Est Républicain, 15 février 2010). [5] Voir notre article : Régimes spéciaux : le retour des gardiens du consensus. |
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Envoyé : 08 May 2010 à 16:49 |
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(Arthur, Castaldi, Cauet, Dechavanne, Delarue, Fogiel, Foucault, Naguy …). Faut-il laisser la télévision à des bonimenteurs qui seraient, sans elle, marchands de cravates dans un parapluie retourné sur les grands boulevards, ou bateleurs haranguant les passantes pour qu’elles achètent le merveilleux épluche carottes et la moulinette à céleri ? Flatter la bête qui sommeille en nous et ironiser parce qu’elle est flattée, c’est leur métier, fiston, c’est leur métier ! L’un d’eux, Bernard Monteil, a été viré après avoir avoué ne jamais regarder l’émission qu’il animait : « Vidéo Gag. C’est purement alimentaire. Je ne fais ça que pour l’argent. C’est une émission que je ne regarde pas. Mais bon, j’assois mon gros cul sur les banquettes et je touche un paquet. Je suis content. ». Ces tueurs de culture, s’ils ne connaissaient les bornes hors desquelles se produisent parfois des fulgurantes réactions populaires, pourraient tout aussi bien faire installer des chapiteaux concurrentiels aux portes des théâtres, y produire des combats de coqs ou de gladiateurs, des concours de rots pour un livre des records : entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. En détournant le public, ils feraient le plein tous les soirs et, en même temps, la démonstration de la ringardise de Molière, Beaumarchais, Marivaux, Shakespeare, Brecht et de cent autres, y compris des contemporains dont seules des minorités résistantes savent qui ils sont, tant la censure du petit écran les place bas dans l’échelle de la notoriété, derrière Arthur, Castaldi, Cauet, Dechavanne, Delarue, Fogiel, Foucault, Naguy, Sabatier, ces Narcisse dont la France entière, qu’elle le veuille ou non, qu’elle les méprise ou pas, connaît les visages et parfois (ô visqueuse impudeur !) les états d’âme. Mais assez mal la fortune acquise en échange des tombereaux de vide qu’ils déversent généreusement sur les cerveaux. Théophraste. |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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Envoyé : 10 May 2010 à 14:07 |
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Le Figaro a rapporté que Nicolas Sarkozy ne tient pas les journalistes responsables du « climat délétère » créé par des rumeurs autour de la solidité du couple présidentiel. En revanche, il incriminerait le Web, « où se recyclent sans cesse les bruits et les on-dit », ce qui « nuit au métier des journalistes ». Lors du « Face à face » RTL du 8 avril, l’indéboulonnable Alain Duhamel nota que ces rumeurs sur les gouvernants ne sont pas nouvelles. Internet « n’est qu’un puissant levier » : « Ce qui est nouveau, c’est l’accélération gigantesque et l’amplification à travers Internet. » Christophe Barbier, de l’Express, a expliqué la différence entre Internet et le média : « Sur Internet, on ne travaille pas, quand on est dans un vrai média, on travaille. » Les lecteurs du Grand Soir se souviendront ne rien avoir lu ici sur cette affaire d’alcôve. Mais la totalité de la « grande » presse française et internationale, réduisant ou occultant les informations importantes qui auraient pu éclairer les populations sur la marche du monde, s’y est vautrée. « L’accélération gigantesque et l’amplification » de cette rumeur ne peut aucunement être imputée à des sites qui n’en ont pas soufflé mot. L’auraient-ils fait, qu’ils ne disposent pas encore d’un public suffisant. Contrairement à nos journaleux moralisateurs qui se sont accaparés les fréquences hertziennes, les subventions, la manne des pubs, ils sont exclus du Paysage Audiovisuel français, des émissions de radio et de télé, des revues de presse. Dazibaos modernes, ils existent sous le manteau. Il en résulte que la secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano, se trompe en préconisant la création d’une « police internationale du Net », alors qu’il urge au contraire d’ériger un tribunal de ces médias traditionnels en quête par tous les moyens d’une audience qui leur échappe parce que les citoyens-jurés les ont déjà condamnés. Théophraste.
Edité par T 34 - 24 May 2010 à 17:40 |
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Envoyé : 22 May 2010 à 00:37 |
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Envoyé : 22 May 2010 à 01:42 |
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Un dossier sur le roi des propagandistes du capital : Jean Pierre Pernaut. Médias : le traitement de la grève par Jean-Pierre Pernaut
Jean Pierre Pernaut lors des grêves de 2007
Chronologie des éditions du 13 heures pendant les grèves- Tout a commencé le 12 novembre, lorsque syndicats et grévistes annoncent les premiers arrêts de travail, Jean-Pierre Pernaut titre son troisième sujet du JT : Ce traitement spéficique n'a échappé à personneDevant de tels propos, les critiques contre le présentateur du JT de TF1 ont fusé. Les Guignols de l’Info ont mis en scène sa marionnette, reprenant ses propres mots énoncés au journal mais précisant à la fin de la séquence : GREVE 29 JANVIER 2009 par Jean-Pierre Pernault
Son dossier sur Acrimed.
Edité par T 34 - 22 May 2010 à 02:01 |
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Envoyé : 05 Jun 2010 à 20:29 |
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CNN commet un attentat terroriste médiatique contre Silvio Rodríguez
CNN a déclaré que Silvio Rodríguez soutenait l'incarcération des 5 de Miami.
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Envoyé : 11 Jun 2010 à 12:42 |
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Voilà une interview qui fait le buzz. Jean-Pierre Elkabbach recevait, mercredi 9 juin au micro d’Europe 1, le patron Europe de la banque d’affaires Goldman Sachs, le Français Yoel Zaoui. L’entretien, filmé, a été le lieu d’un jeu de questions/réponses, semble-t-il bien préparé, puisque le patron de Goldman Sachs a lu, toute l’interview durant, ses fiches de notes.
La Grrraaande Presse : Comment vont les choses du monde ? Le peuple : Après le piratage sanglant par Israël d’un bateau d’humanitaires, Obama a dû lever un sourcil (l’autre était déjà en l’air depuis le coup d’Etat au Honduras). La Grrraaande Presse : Le pauvre homme ! Le peuple : La comptabilité US laisse son président dans l’incertitude, à quelques centaines de milliers près, sur le nombre de civils tués en Irak. La Grrraaande Presse : Le pauvre homme ! Le peuple : Obama se surmène entre la marée noire et la construction de 7 bases militaires en Colombie. La Grrraaande Presse : Le pauvre homme ! Le peuple : 850, c’est le chiffre, au bas mot, des bases militaires états-uniennes qu’il doit gérer dans le monde. La Grrraaande Presse : Le pauvre homme ! Le peuple : Le Pentagone annonce pour bientôt la mise au point d’une arme nouvelle, aussi destructrice qu’une bombe atomique et capable d’atteindre n’importe quel pays en une heure. C’est Obama qui devra appuyer sur le bouton. La Grrraaande Presse : Le pauvre homme ! Le peuple : Le budget de l’exercice 2011 consacré à la défense US atteint le chiffre record de 1 650 milliards de dollars. La Grrraaande Presse : Le pauvre homme ! Le peuple : Ces dépenses représentent environ la moitié de l’ensemble des dépenses militaires de la planète. La Grrraaande Presse : Le pauvre homme ! Le peuple : La survie de la planète est compromise, le tiers monde s’enfonce dans la misère, des enfants meurent de faim ou de maladie toutes les secondes, le chômage progresse, les… La Grrraaande Presse : Et Obama ? Le peuple : Son Administration ne sait plus où donner de la tête : organisation de coups d’Etat, formation dans ses écoles militaires de tortionnaires pour le tiers monde, application de la peine de mort, soutien militaire et financier à Israël, contrôle du pétrole des pays arabes, lecture des rapports de la CIA, blocage de Cuba, financement de journalistes complaisants, diffusion d’informations bidons, fabrication intensive de CO2, renforcement de l’OTAN, occupation d’Haïti, élaboration de plans guerriers pour mater l’Iran, mitraillage des Mexicains passant le Rio Grande… La Grrraaande Presse : Le pauvre homme ! Le peuple (parodiant Dorinne du Tartuffe) : « Je vais au monde malade annoncer par avance Théophraste R. |
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 13 Jun 2010 à 23:42 |
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Réforme des retraites : « Résignés, résignés, il faut se résigner ! » (Sur l’air de « Motivés » de Zebda)Publié le 9 juin 2010 par Gilles Balbastre Depuis une vingtaine d’années, à chaque réforme des retraites les médias, dans leur grande majorité, commencent par tirer le signal d’alarme devant l’urgence de la situation [1], puis fustigent les salariés archaïques qui osent s’y opposer. En mai 2010, ces mêmes médias ont enrichi leur vocabulaire antigrève d’un nouveau mot : résigné. Selon eux, les Français se sont résignés à perdre leur droit de prendre la retraite à 60 ans. Toute lutte est par conséquent inutile. « Les temps ont changé » Le 3 avril 2003, au soir de la journée d’action contre la réforme des retraites initiée par le gouvernement Raffarin, une dépêche de l’Agence France Presse établit le nombre de manifestants sur toute la France à 256.000 selon la police et à 500.000 selon les organisateurs. Toujours selon l’AFP, à Paris les chiffres oscillent entre 26.000 et 80.000, à Bordeaux entre 10.000 et 20.000, à Toulouse entre 12.000 et 35.000. Le 27 mai 2010 dernier, la journée de mobilisation contre la fin programmée de la retraite à 60 ans rassemble entre 395.000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur et un million selon la CGT, à Paris entre 22.000 et 90.000, à Bordeaux entre 6.500 et 40.000, à Toulouse de 10.000 à 35.000. Devant la logique des chiffres, un observateur même peu avisé n’a aucun mal à affirmer que la mobilisation du 27 mai 2010 a été supérieure à celle du 3 avril 2003. Mais la presse ne calcule pas de la même manière. Le 3 avril 2003, elle insistait en « une » sur l’importance des cortèges : « Mobilisation réussie pour la défense des retraites » (AFP, le 3 avril 2003) ; « Succès des manifestations, réussite plus variable des grèves » (Les Echos, 4 avril) ; « Les retraites stimulent la mobilisation » (Libération, 4 avril) ; « Le rapport de force se muscle » (Sud Ouest, 4 avril) ; « Retraites : un cortège imposant » (La Nouvelle République du Centre-Ouest, 4 avril) ; « Retraites : le public mobilise, Raffarin maintient le cap » (Le Figaro, 4 avril). Sept ans plus tard, ce n’est plus la même histoire : les grands médias s’empressent d’enterrer la mobilisation. « Les manifestations contre la réforme des retraites n’ont pas fait le plein », clame ainsi David Pujadas, en ouverture du 20 heures de France 2, dès le 27 mai au soir. « La faible mobilisation ouvre la voie à la réforme », claironne Le Figaro du lendemain. « Réforme des retraites : avantage Sarkozy », surenchérit Libération. « Retraites : Sarkozy passe le premier obstacle de la rue », confirme Les Echos. « La mobilisation n’a pas été massive », titre Ouest France. Pour les journalistes, le cours du manifestant a considérablement chuté. Assurément, la crise boursière est passée par là... À moins que, à l’instar de Jacques Camus, éditorialiste de La République du Centre – « Comment imaginer que l’avenir des retraites puisse encore se jouer dans la rue ? (…) les temps ont changé » –, ces mêmes médias aient quelques intérêts à discréditer toute mobilisation sociale. La veille de la journée d’action, la situation est dramatique : « Les syndicats joueront leur va-tout dans la rue demain » (Les Echos, le 26 mai 2010) ; « Journée test demain pour les syndicats » (Aujourd’hui en France, 26 mai) ; « Les syndicats jouent gros demain » (L’Est Républicain, 26 mai) ; « Pari difficile pour les syndicats » (BFM - site Web, 26 mai) ; « Retraites, emploi... Les syndicats jouent gros jeudi » (La Dépêche, 25 mai). Le lendemain, la messe est dite. Les syndicats ont perdu. « Résignation » Il est même touchant de constater avec quelle belle unanimité les éditorialistes vont entonner en chœur le couplet de la renonciation. « Résignation », s’égosille ainsi le plus fort Jean-Francis Pécresse dans Les Echos du 28 mai : « cette faible mobilisation persistante traduit surtout comme un état de résignation de l’opinion, étape sur le chemin qui mène de la désapprobation à l’acceptation ». Pour Bruno Dive (Sud Ouest), il n’y a pas de doute : les Français sont « plus ou moins résignés » car « conscients de la nécessité de faire quelque chose pour les retraites ». Pour Paul Burel (Ouest France), ils « se calfeutrent aussi dans une acceptation plus ou moins résignée du report de l’âge légal ». Pour Patrick Fluckiger (L’Alsace), la grande masse des salariés est « résignée de toute façon, à travailler plus longtemps, en voyant ce qui se passe dans les pays voisins ». Pour Dominique Seux (France Inter et Les Echos), les salariés certes n’adhèrent pas vraiment à la réforme, « mais évidemment il y a de la résignation ». Pour Jean-Michel Aphatie (RTL, blog), « les manifestations d’hier n’ont pas été un succès », et cela est dû à une « résignation perceptible ». Mais les éditorialistes ne suffisent pas. Par souci de pédagogie et de sérieux, les médias font appel – une nouvelle fois – à la pensée complexe d’universitaires en mal de notoriété. « Beaucoup sont résignés », ose un historien du syndicalisme, Stéphane Sirot, dans 20 Minutes. « Les Français sont résignés à l’idée de devoir travailler plus longtemps », avance courageusement un chercheur du CNRS, Bruno Palier, au micro de BFM. Mais ce tir de barrage ne s’est pas limité à la journée du 28 mai. À bien y regarder, cela fait plusieurs semaines que les première notes du petit air de la renonciation ont fait leur apparition dans les médias, histoire comme toujours de préparer le terrain : « Retraite : les Français résignés à l’idée de travailler plus » (La Tribune.fr, le 6 janvier 2010) ; « Les Français résignés sur les retraites » (Europe 1 - site Web, 11 avril) ; « La résignation, c’est sans doute l’analyse que l’on peut faire » (Erik Izraelewicz, La Tribune, 27 mai) ; « Peu à peu, les Français, plus ou moins résignés, se familiarisaient avec la nécessité incontournable de cotiser plus longtemps » (Olivier Picard, Dernières Nouvelles d’Alsace, 27 mai) ; « La résignation et le pragmatisme pourraient bien l’emporter sur la révolte » (Jacques Camus, La République du Centre, 27 mai). Etc. À bas la grève ! Il ne faut pas être grand clerc pour présager que ce tube du printemps devrait être repris dans les colonnes de la presse et sur toutes les antennes durant le reste de l’année. Les syndicats ont tout intérêt de mobiliser en masse, et les manifestants de défiler en nombre à la prochaine journée d’action prévue le 24 juin 2010. Autrement, les grosses caisses médiatiques résonneront en chœur une nouvelle fois : les Français sont résignés. Après tout, ces journalistes – dont le mépris à l’égard des manifestants n’est plus à démontrer [2] – ont quelques intérêts à déclamer le couplet de la résignation, une version édulcorée de l’ode à la dérégulation. Il ne faut pas oublier cet étrange paradoxe : la plupart des commentaires cités dans cet article sont les produits de journalistes qui… n’étaient pas en grève, et même pour certains, comme Jean-Michel Apathie, Erik Izraelewicz, Laurent Joffrin, David Pujadas ou Jean-Francis Pécresse, ne font jamais grève. Il n’est pas vraiment surprenant alors que ceux-ci ne voient pas d’un bon œil le combat collectif de salariés, puisque pour obtenir le poste de leur rêve ils n’hésitent pas à emprunter des voies individuelles et solitaires. Gilles Balbastre Notes[1] Voir notre article : « La réforme des retraites ? Urgente, unique, inévitable ». [2] Voir par exemple, « Médias et mobilisations sociales », Henri Maler et Mathias Reymond, pour Acrimed, 2010 (1re éd. 2007), Syllepse. |
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Envoyé : 15 Jun 2010 à 19:17 |
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Les choquantes menaces du palais de l’élyséeL’intervention directe de Nicolas Sarkozy dans le choix du repreneur du Monde est jugée « inacceptable » par la Société des lecteurs du quotidien. Et indigne d’un état moderne.
Comme prévisible, le conseil de surveillance qui s’est tenu hier après-midi a repoussé la date limite de dépôt des offres de rachat du Monde. Deux offres sont retenues. La première avec Matthieu Pigasse, codirecteur de la banque Lazard Europe, l’homme d’affaires Pierre Bergé et Xavier Niel, président-fondateur de l’opérateur Free. La seconde offre émane de Claude Perdriel, dont la société SFA est propriétaire du groupe Nouvel Observateur (Challenges, Sciences et Avenir…), « associé à des partenaires dont l’identité n’a pas été dévoilée ». Initialement, le calendrier prévoyait que le conseil de surveillance puisse choisir hier. Mais certains actionnaires comme la Société des rédacteurs du Monde (SRM), ou certains candidats potentiels comme l’espagnol Prisa avaient demandé que soit prolongé le délai de dépôt. La SRM (actionnaire de référence) et la Société des cadres du Monde ont estimé que le calendrier était « irréaliste et intenable ». Avec un report du calendrier, « la recapitalisation serait finalisée en septembre », a expliqué vendredi à l’AFP son président Gilles Van Kote. Une recapitalisation estimée de 80 à 120 millions d’euros. Mais au-delà du dossier économique et social, c’est la tournure politique prise avec l’intervention directe de l’Élysée dans le débat qui donne une nouvelle couleur. Selon la rédaction du Monde, l’offre du trio Niel-Pigasse-Bergé a été critiquée (trop à gauche ?) par le président Nicolas Sarkozy lors d’un entretien la semaine dernière avec le patron du Monde, Éric Fottorino. Sarkozy aurait évoqué le risque que le Monde ne puisse bénéficier du soutien de l’État ou de garantie publique pour la modernisation de son imprimerie qui nécessite d’importants investissements. La Société des lecteurs du Monde (SLM), actionnaire du journal, a jugé dimanche « inacceptable » cette intervention. « La tradition funeste d’un État omnipotent, jacobin et colonial n’appartient en rien à un État moderne », poursuit la SLM. « La Société des lecteurs réaffirme, en conformité avec les principes qui la sous-tendent depuis sa création, son attachement à une valeur non négociable : l’indépendance du Groupe le Monde à l’égard de tous les pouvoirs, de tous les intérêts économiques et financiers susceptibles d’altérer l’indépendance et la qualité de l’information dans les publications du Groupe. » La SLM « entend que l’État soit impartial dans ses aides à la modernisation des imprimeries ». « Seuls les actionnaires et, en l’occurrence le conseil de surveillance du Monde, sont habilités à se prononcer sur ce dossier. » Le PCF a de son côté dénoncé « la berlusconisation de Nicolas Sarkozy » et exigé « la transparence la plus complète sur cette affaire ». « La nature même de cette convocation témoigne à elle seule de mœurs pour le moins douteuses entre les médias et le pouvoir en place », relève le PCF. Hier, l’inénarrable porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, a réfuté toute « mainmise » du chef de l’État sur le rachat du quotidien le Monde, évoquant une « rumeur grotesque », « colportée », selon lui, par la presse. Claude Baudry Le SNJ-CGT dénonce la mainmise de l’ÉtatLe syndicat appelle la profession à protester contre la « sarkoberlusconisation »
L’omniprésent Sarkozy veut peser sur tout. C’est le cas, notamment du Monde, sur lequel il tente d’imposer sa tutelle. Le SNJ-CGT a dénoncé hier « avec la plus grande vigueur la volonté de Nicolas Sarkozy de s’immiscer dans les affaires du Monde, tentant ainsi de placer le quotidien et des médias sous influence en vue de l’élection présidentielle de 2012 ». Pour le syndicat, « le principe même de la convocation du patron d’un quotidien à l’Élysée est intolérable, surtout quand il s’agit de lui dicter la conduite à observer ». Sur sa lancée, le SNJ-CGT dénonce aussi la scandaleuse mise en examen pour recel du journaliste de Rue89 Augustin Scalbert, après la diffusion de propos tenus hors antenne par Sarkozy en 2008 sur France 3. Pour le syndicat, cela témoigne, là encore, « de l’acharnement du pouvoir à mettre en cause tous ceux qui s’opposent à la ligne du chef de l’État et ceux qui peuvent écorner son image ». Pour le Monde, le SNJ-CGT, en rappelant que l’actuel PDG de France Télécom, Stéphane Richard, est l’ancien directeur du cabinet de la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, se demande si « la candidature d’Orange n’aurait pas la préférence du chef de l’État dans ce jeu de Monopoly ? » Fernand Nouvet Le billet de Maurice Ulrich Parenthèse.. « Retraites, la bagarre commence », titrait hier Libération, qui ne faisait pas allusion aux actions à venir, dont la journée du 24, mais pour qui la réforme « redessinera le paysage politique jusqu’a la présidentielle ». Et le quotidien de tracer une première esquisse des forces en présence. Sarkozy, Martine Aubry, le Medef, les syndicats et Olivier Besancenot. Le Front de gauche et ses composantes, comme les Verts du reste, ne figurent pas sur le dessin. Il n’y aurait à gauche d’autre choix qu’entre le PS ou le NPA. Quant à la réforme des retraites si la gauche et les syndicats, écrit Laurent Joffrin, en feront un « cheval de bataille », il faudrait qu’ils aient « un contreprojet crédible ». La veille, il proposait de faire financer les retraites… par les retraités, lesquels auraient connu, en ne se donnant d’autre peine que celle de naître après la guerre, « une parenthèse enchantée ». À condition d’oublier quelques petits points d’histoire dont ils furent les acteurs, comme Mai 68 ou l’union de la gauche, avec ses insuffi sances, mais dont l’un des acquis fut la retraite à 60 ans.
Barack Obama finira par désenchanter ceux qui persistent encore à croire qu’il a été élu président du monde pour rendre leur dignité aux minorités et prendre le contre-pied du sinistre Deubeulyou Bush. Helen Thomas, doyenne des journalistes accrédités à la Maison Blanche, récemment retraitée, a déclaré au mois de juillet dernier, au cours d’une conférence de presse que l’administration démocrate « contrôlait la presse », puis elle a ajouté : « C’est choquant, vraiment choquant... Pour qui nous prennent-ils, des marionnettes ? Ils sont censés ne pas se mêler de nos affaires. Ce sont des fonctionnaires. C’est nous qui les payons. » Dans une interview à CNCNews.com du 1er juillet 2009, elle a dit que même le Républicain Nixon n’avait jamais exercé un tel contrôle sur la presse : « Nixon n’a pas essayé. Ils ne pouvaient pas contrôler (les médias). Ils n’essayaient pas... Je ne dis pas qu’il n’y a jamais eu d’informations contrôlées, mais cela atteint des niveaux jamais vus. Ils ne s’en cachent même plus. Ils s’en fichent que vous en soyez conscients ou pas. Ils devraient avoir honte. » Au visiteur de passage qui lit Le Grand Soir en diagonale et qui se demande où je vais chercher tout ça, je réponds (le rouge au front) : ici, juste dans la colonne à côté de la mienne dans l’article " Révéler les méfaits des autorités peut s’avérer dangereux : les « lanceurs d’alerte » en ligne de mire" par Stephen LENDMAN. http://www.legrandsoir.info/Reveler... Si je pille cette information sur des moeurs politiques lointaines et brutales, c’est pour souligner a contrario que la France continue à être un phare de la liberté habitée par l’esprit de sa glorieuse Révolution (inachevée, mais…) et celui du fameux programme du Conseil National de la Résistance. En effet, aucun risque chez nous que notre président convoque à l’Elysée le directeur du Monde, Eric Fottorino, pour lui dire qu’il est prêt à lâcher 20 millions d’euros pour payer ses dettes, mais qu’il serait bien alors que l’acheteur privilégié du journal soit Orange présidé par son pote Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde. Aucun risque non plus que le pouvoir contrôle les médias publics, que les banques et les industriels possèdent les autres médias privés (Rothschild et Libération, pour prendre un impossible exemple). Théophraste R. ( pour legrandsoir.info). PS. Eminemment comique de se rappeler que les gouvernements de ces dernières décennies ont privatisé à tour de bras en nous expliquant que ce n’était pas le rôle de l’Etat de fabriquer des voitures, de transporter des gens, d’acheminer l’eau jusqu’aux robinets, etc. Mais que le président de la République intrigue pour qu’un opérateur téléphonique public à sa botte dirige le « quotidien de référence », il n’y a rien là qui offusque les médias au point qu’ils en fassent une grève, pas même des éditoriaux appelant à le fronde. Edité par T 34 - 18 Jun 2010 à 17:35 |
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Envoyé : 18 Jun 2010 à 23:11 |
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Retraites : ces médias qui dissolvent le Parlement et dispersent les manifestationsPublié le 18 juin 2010 par Henri Maler Ces médias qui savaient que la réforme des retraites était « urgente, unique, inévitable » et avaient décrété que les Français étaient « résignés » à la subir ont découvert qu’il suffisait qu’un ministre, le 16 juin 2010, annonce un projet de réforme pour que celui-ci soit adopté, Les titreurs, rédacteurs et commentateurs de la planète « Médias » ne se sont pas embarrassés de précautions : ils ont déjà entériné la réforme [1].
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![]() Car, voyez-vous, « c’est officiel ». C’est du moins ce que Le Monde, cette référence déontologique et démocratique que les Martiens nous envient, proclame (sous le titre… « Gauche et syndicats cherchent la réplique au plan rigoureux de réforme des retraites ») : « C’est officiel. La retraite à 60 ans, cet "acquis" du premier septennat de François Mitterrand, a vécu. La retraite à 62 ans sera effective pour (presque) tous en 2018. » (Le Monde du 16 juin en ligne, édition imprimée du 17).
![]() Pourtant, même si l’on peut espérer ou craindre que ce projet soit adopté par le Parlement, ce n’est qu’un projet et même un avant-projet tant qu’il n’a pas été adopté par le gouvernement. … Et par présomption de démocratie (comme on parle de présomption d’innocence), les médias, qui se présentent comme les gardiens scrupuleux d’icelle aurait pu s’en souvenir. Mais ils se sont « résignés » à servir la soupe aux gouvernants… Un jour plus tard, ces mêmes médias savaient déjà tout.
![]()
![]() Nos valeureux médias n’ont pas la puissance à laquelle ils prétendent et que, parfois, on leur attribue. Mais, suivant leur exemple, nous aussi nous avons opté pour un titre « choc » destiné à souligner la fonction que, volontairement ou en toute inconscience (et parfois, malgré eux), ils remplissent, en l’occurrence : avaliser la communication du gouvernement et anticiper sur ce que celui-ci escompte. Ce journalisme d’anticipation n’a guère d’autre pouvoir qu’un pouvoir de légitimation dont les effets sont difficilement mesurables. Mais c’est déjà trop. Henri Maler Notes[1] À la différence de AFP, par exemple, qui titre sa dépêche : « Le gouvernement veut repousser l’âge de la retraite à 62 ans ». |
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Envoyé : 20 Jun 2010 à 15:11 |
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Le syndrome du larbin
Julien ARLANDIS
Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent. L’amour démesuré qu’affiche le larbin à l’égard des patrons, des rentiers ou des milliardaires, est l’acte de foi qui structure son discours. Le larbin agit sans discernement de ce qui pourrait être bon pour lui, il intellectualise le débat pour tenter de nous convaincre que piocher chez les riches est toujours la pire des solutions, quand bien même il en serait bénéficiaire. Les arguments économiques qu’il invoque inlassablement n’ont pas servi à forger sa conviction, le syndrome du larbin est malheureusement une vocation qui se trimbale dès le plus jeune âge et contre laquelle il n’existe aucun remède. Le larbin n’a pas choisi d’aimer les riches, il aime les riches parce qu’il est un larbin. De tendance nettement libérale le larbin est celui qui vous vante les bienfaits du bouclier fiscal alors même qu’il ne paye pas d’impôts. C’est encore le même larbin qui voudrait réduire ou supprimer l’impôt sur la fortune même s’il sait qu’il ne sera jamais concerné par la question. Un écervelé victime du syndrome du larbin n’a pas de conscience politique, il vote instinctivement dans l’intérêt de ceux qui l’exploitent pour s’attirer leur bienveillance. Le larbin estime que l’argent qui lui fait défaut, est beaucoup plus utile dans le coffre d’un riche qui pourra ainsi le réinvestir beaucoup plus utilement qu’il ne l’aurait lui même dépensé. Le larbin cautionne tous les sacrifices et les plans d’austérité dont il pourrait être l’objet comme la baisse des salaires, ou encore l’augmentation de l’âge de la retraite même si son travail ne lui convient d’aucune façon et que ses maîtres ne lui offrent aucune perspective d’améliorer sa condition. Deux théories principales s’affrontent pour expliquer l’origine du syndrome : la thèse génétique et la pathologie mentale. Après des siècles d’esclavage et de féodalité, les larbins pourraient être le produit d’une sélection artificielle des soumis par leurs maitres. La transmission génétique des caractères aurait favorisée la sélection d’une souche vivace de larbins domestiques au profit d’une nouvelle espèce de primates : l’homo larbinus. Selon cette hypothèse le mécanisme en œuvre serait similaire à la sélection des chiens et des chevaux mais directement appliqué à l’homme. Pour les tenants de la pathologie mentale le caractère héréditaire n’est pas retenu, il s’agirait plutôt d’un trouble qui se développerait dès l’enfance. Le processus s’aggraverait au passage à l’âge adulte lorsque le sujet prend conscience de la médiocrité de sa condition, le larbin développerait des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif pour justifier l’acceptation de sa subordination. Le larbin finit ainsi par s’identifier à ses maîtres en s’imaginant appartenir au corps social qui l’exploite. Le larbin réagit vivement à toute discussion qui ose remettre en cause les privilèges des plus fortunés, incapable de se livrer à une argumentation convaincante, ses messages distillent la peur et les intimidations dont il est l’objet. En réaction le larbin brandit instinctivement une succession de termes caractéristiques qu’il essaye de glisser dans son discours tels que : communisme, bolchévisme, tirage vers le bas, la Stasi, Corée du Nord, isolement, dictature socialiste, évasion fiscale, paupérisation, millions de morts... Les quelques messages qui suivent portent la quasi-signature "littéraire" d’un larbin digne de ce nom : - Les riches il faut les bichonner, les câliner, si on les spolie trop ils s’installeront ailleurs. - Le Bolchévisme ? Non merci les Russes ont essayé en 17... - Comme en Corée du Nord ou au Zimbabwe ? - La fortune de Bill Gates ? Ça fait 3 pizzas par Africain et après on fait quoi ? - Si les riches disparaissent on pourra plus leur vendre des produits de luxe ! - Ma patronne paye trop de charges ! - Les parachutes dorés c’est une compensation pour dissuader de saboter davantage l’entreprise, divisé par le nombre de salariés ça fait beaucoup moins que dans une seule poche. Le syndrome du larbin ne prolifère pas seulement chez les plus démunis intellectuellement comme on pourrait le penser, il affecte une large fourchette de la population sans corrélation apparente avec le niveau d’étude (20% de la population pense faire parti des 1% les plus riches). Les larbins sévissent en masse sur les forums d’économie dont l’étude de cette discipline semble en aggraver les symptômes. Le paysage politique avec l’élection d’un président au service des ploutocrates révèle un seuil de contamination critique dans la patrie des droits de l’homme. La situation est grave mais peut-être pas complètement désespérée et les symptômes ne cessent d’évoluer au fil de l’actualité, aussi aidez-nous à maintenir et à diffuser ce document pour lutter efficacement contre ce fléau des temps modernes. Pour la santé publique. Julien ARLANDIS |
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Envoyé : 29 Jun 2010 à 18:14 |
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TF1 pris en flagrant délit de racolage actifUne fois n’est pas coutume, TF1 voit son travail récompensé. L’Académie des banlieues lui décerne le prix de la manipulation pour le reportage Mon voisin est un dealer, qualifié de mensonger. Une centaine de personnes se sont rassemblées, samedi, à l’appel de l’Académie des banlieues pour décerner à TF1 le prix de la manipulation. L’association, créée à l’initiative de François Asensi, député maire de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), dénonce la stigmatisation des quartiers populaires par certains médias. En cause, cette fois, un reportage sobrement intitulé Mon voisin est un dealer qui, en plus d’être racoleur, s’est révélé mensonger. Le rappeur Larsen, présenté par la chaîne comme son contact sur place, confirme que les dangereux dealers sont «bidon» et sont de simples jeunes. Certains habitants ont été victimes des méthodes de la production. Félix Sedaminou, interviewé par les journalistes, officiellement pour un reportage sur «la vie de son quartier», raconte l’état des immeubles laissés à l’abandon, le silence des bailleurs sociaux, malgré trois pétitions, et à l’ultime question «vous ne craignez pas les représailles ?» répond : «Si on s’attaque à moi, le premier coup devra être mortel sinon c’est moi qui les tuerais !» À ses yeux, une façon de dire qu’il ne pliera pas devant une minorité qui tente de pourrir son quartier. Mais la chaîne ne gardera que la dernière partie du long interview, l’utilisant même dans sa bande-annonce pour montrer ces voisins qui, «excédés, ne se contrôlent plus face aux dealers». «Je me sens humilié par ce reportage». Deux habitants mis en scène par TF1 et la municipalité ont déposé une plainte auprès du tribunal de Bobigny. «Ces quelques minutes d’émission ont des conséquences graves et concrètes pour notre ville», explique le maire communiste. À l’ombre de l’immeuble de TF1, l’ambiance est joyeuse et familiale. Au programme de l’après-midi : démonstration de hip-hop et de graff. Jean-Louis Peru, avocat et membre de l’Académie des banlieues, explique : «Ce n’est que la première étape d’un projet autour de l’image que les médias donnent de la banlieue mais aussi que la banlieue donne d’elle-même. Ce label pourra être repris par d’autres communes qui souhaitent mettre en place des projets positifs autour de leurs quartiers.» Dix autres villes seraient déjà intéressées. Mathieu Molard |
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Envoyé : 30 Jun 2010 à 15:00 |
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J’ai fait un cauchemar : les Pieds Nickelés étaient 6. Après Dassault, Lagardère, Rothschild qui se sont emparés de dizaines d’organes de presse, trois autres déboulent qui crachent 100 millions d’euros au bassinet par amour d’un journal en faillite dont ils veulent préserver l’indépendance politique (trois mots importants : préserver, indépendance, politique). L’un est un milliardaire, ex-couturier de luxe et mécène de Ségolène Royal. L’autre est un milliardaire, douzième fortune de France, fondateur de Free et financier de Mediapart d’Edwy Plenel, ex directeur de la rédaction du Monde. Le troisième est un milliardaire codirecteur de la banque Lazard et propriétaire des Inrockuptibles. Nous revoilà au début des années 1930, quand le Comité des forges et le Comité des houillères s’intéressaient au Temps, l’ancêtre du Monde, lequel naquit à la libération sur les cendres du premier, aidé par un gouvernement qui voulait un « journal de référence, solide, sérieux, fiable ». C’est raté et c’est un peu pour cela qu’a été créé sur la Toile Théophraste R. PS. On a failli s’inquiéter du sort de Claude Perdriel, un des postulants évincés par Croquignol, Filochard et Ribouldingue. Mais la presse nous rassure avec flegme : à la tête d’une fortune de 150 millions d’euros (selon l’hebdomadaire Challenges dont il est propriétaire), Bibi Fricotin a « en ligne de mire d’autres grands quotidiens en mal de capitaux comme Libération, Le Parisien ou La Tribune ». Objectif : préserver leur ind…… pol….. |
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Envoyé : 02 Jul 2010 à 15:20 |
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Palestine: les égarements du FigaroPar Jacques Fath, Responsable des relations internationales du PCF. Après l’agression par l’armée israélienne de la flottille humanitaire en route pour Gaza L’affaire consternante et dramatique de la flottille battant pavillon turc et victime de l’agression israélienne dans les eaux internationales a suscité des commentaires auxquels il faut prêter attention. Le Figaro s’est particulièrement distingué. Dans sa livraison du 9 juin, Alain-Gérard Slama disserte sur le «complexe postcolonial». Passons sur ce qu’il appelle «le piège tendu par la Turquie à l’État d’Israël, sur le modèle léniniste de la provocation répression»… D’autant que son sujet va au-delà de la question de Gaza. Sa démonstration (si c’en est une…) mérite le détour : « Sous le choc de la mondialisation, ce sont aujourd’hui les ex-États colonisateurs qui sont divisés en de multiples appartenances et, comme tels, d’autant plus vulnérables, tandis que les ex-colonisés se constituent en corps de nation unifiés par l’appartenance réactive à une identité ethnique ou religieuse confortée par une volonté de revanche.» Tout y est : les victimes du colonialisme d’hier seraient donc unies sur une identité ethnique et religieuse, avides d’une revanche contre un Occident attaqué et vulnérable… Alain-Gérard Slama ose même parler «d’impérialisme à rebours». Le 11 juin, Ivan Rioufol, toujours à partir du même sujet, entend «secouer l’Europe angélique». Passons sur l’affirmation que «la cause palestinienne mérite mieux que ces religieux fanatiques, ces humanitaires violents, ces antisémites à peine dissimulés. La gauche laïque et républicaine – écrit-il – se déshonore quand elle se mêle à ceux qui méprisent ses valeurs». Voilà une formulation qui devrait faire date dans les annales de la sottise quotidienne… Mais sa démonstration mérite aussi un détour. «Souvenez-vous : s’opposer à l’entrée de la Turquie en Europe – dit-il – valait de passer pour populiste, xénophobe, islamophobe. Ce fut le sort de ceux qui, en 2005, contestèrent le projet d’une Europe ouverte, sans racines ni frontières, défendu par la pensée labellisée sur le dialogue des cultures.» Là aussi, tout y est, et même un peu plus. Ivan Rioufol mélange tout. Il agite l’épouvantail d’une «Turquie réislamisée». Il identifie la victoire, en 2005, du «non» au traité constitutionnel à la victoire d’une France des «adeptes de la société multiculturelle, indifférents à la France de Clovis et de 1789…». «Le nationalisme ne serait-il honorable que chez les Palestiniens », ajoute-t-il, pour enfin porter une estocade à faire trembler dans les chaumières : «La France profonde n’est pas décidée à se soumettre à un islamisme conquérant.» On peut sourire de ces affirmations recyclant dans un méli-mélo confus les thèses les plus odieuses de l’extrême droite. Il faut cependant mettre en garde : cet entortillage de thématiques réactionnaires a un sens. Tout converge explicitement vers le refus de l’ouverture au monde, vers la diabolisation de l’islam face à un Occident soi-disant menacé, vers le choc des civilisations… Le débat sur l’identité nationale a finalement fait flop… mais il faudrait continuer ainsi à nourrir un nationalisme porteur de xénophobie qui conduit à «s’interroger» par exemple (Ivan Rioufol) sur «l’indifférence de nombreux dirigeants à l’âme des peuples». Mais qu’est-ce que «l’âme des peuples» dans notre société si diverse et notre monde globalisé ? Une formule, en tous les cas, qui fleure bon une sorte de national-populisme. On saisit parfaitement l’objectif politicien qui préside à cette dérive calculée : surtout ne pas trop perdre un électorat déçu du sarkozysme et qui pourrait être séduit par les idées du Front national. Mais on peut se demander jusqu’où un grand quotidien national digne de ce nom peut se permettre de jouer ainsi avec le feu... Par Jacques Fath ![]() La meute médiatique est chaque jour plus enragée. Edité par T 34 - 08 Jul 2010 à 19:12 |
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 07 Jul 2010 à 23:00 |
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Le printemps du malaise Cuba-L Analysis, traduit pour Changement de société par danielle Bleitrach à partir d’un article publié dans Rébelion.
Le printemps 2010 a vu se déclencher une avalanche d’articles dans les médias dominants étasuniens autour de la situation des droits de l’homme à Cuba, essentiellement autour de trois affaires: la grève de la faim (et la mort) d’Orlando Zapata Tamayo, celle de Guillermo Fariñas(encore en vie quand nous écrivons ces lignes) et une série de manifestations réalisées par des oppositionnelles au gouvernement (et familles de prisonniers) connues sous le nom de Dames en blanc. Dans les trois cas, les faits sont clairs. Zapata est mort le 23 février après 85 jours de grève de la faim; le premier Cubain a mourir de la sorte en quasiment quarante ans. Le jour suivant, Fariñas a entamé une autre grève comparable chez lui, et a du être hospitalisé depuis le 11 mars en exigeant la libération de 26 prisonniers politiques supposés malades. Les dames en Blanc sont un groupe créé en 2003 pour protester contre la mise en prison de 75 figures de l’opposition condamnées à des peines de prison prolongées. 53 d’entre elles sont encore en prison. Les femmes ont pris l’habitude depuis 7 ans d’organiser des manifestations qui ont lieu tous les dimanche sur la Cinquième Avenue dans le district de Miramar à La Havane. Cependant, au début d’avril elles furent admonestées sévérement par de grandes manifestations progouvernementales et les forces de sécurité les protégèrent.
ces affrontements se succédèrent trois dimanche consécutifs, jusqu’à ce que le cardinal Jaime Ortega ait négocié avec les autorités, à la suite de laquelle il fut permis aux dames en blanc de manifester là où elles le voudraient et sans autorisation officielle (nécessaire d’ordinaire selon la législation cubaine). Ce qui a été négocié fut le retour au statu quo antérieur en vigueur avant la première semaine de décembre 2009. Le 2 mai, une douzaine de dames en Blanc renouèrent avec leurs traditionnelles manifestations. 1
Le cas de Zapata a a bénéficié de quantités spectaculaires d’attention de la part des médias, en partie parce que c’était la première fois depuis un certain nombre de décennies qu’un adversaire du gouvernement cubain décédait lors une grève de la faim. Il avait été arrêté en 2003 sous l’accusation de refus d’obtempérer et troubles de l’ordre public et condamné à 3 ans de prison. Une fois en prison, des actes postérieurs de révolte lui ont valu l’imputation de charges additionnelles. Il a commencé des grèves de la faim le 8 décembre 2009 et le 23 février 2010. On l’ a présenté partout comme une personne emprisonnée pour ses convictions en matière de droits de l’homme, rassemblés dans un document rendu public par l’Institut Républicain International (International publican Institute) diplômé « Democracy’s Hero : Orlando Zapata Tamayo » ["Un héros de la démocratie : Orlando Zapata Tamayo"]. 2
On y trouve des descriptions à sensation sur les conditions de son emprisonnement et de la condamnation qui lui s’était imposée. Il avait le dos tatoué « par les coups », et quand on l’a conduit à l’hôpital il n’avait plus que les os et une peau dans laquelle « l’estomac seul était un trou », a signalé sa mère. 3 Bouleversée par le suicide délibéré de son fils, la mère la mère dénonçait le traitement qu’il avait reçu et qualifiait sa mort de « meurtre prémédité » de la part du gouvernement cubain. Les critiques qu’elle émettait sur le manque d’attention médicale reçue ont été publiés dans les reportages de la presse, alors même qu’il était clair que la situation était à l’opposé. En effet , dans une vidéo émise par la télévision cubaine on la voyait exprimant sa gratitude envers le personnel sanitaire qui s’en était occupé. 4 Les bruyantes dénonciations de la violation des droits de l’homme à Cuba occupèrent beaucoup d’articles qui traitaient du cas de Zapata. L’expression le « prisonnier de conscience » a été utilisée d’une manière laxiste pour décrire la situation pénible qu’il traversait, et on l’a présenté comme un activiste politique qui protestait sur le traitement inhumain reçu dans une prison. Au milieu du déchaînement des médias, visant à le présenter comme une personne emprisonnée pour ses opinions politiques, il a été prêté peu d’attention à son passé lourd d’activités délinquantes, parmi lesquelles on constatait la violation de domicile (1993), une possession d’arme blanche et d’agressions, y compris l’utilisation d’une machette pour fracturer le crâne de Léonard Simón (2000), l’escroquerie (2000) et les désordres publics (2002).5 En résumé, l’affaire de son emprisonnement est bien plus trouble qu’elle pouvait apparaître à première vue. Les médias américains dominants ont relaté les faits avec beaucoup de détails : il y a eu plus de 80 articles sur une période de trois mois. Des groupes d’opposition ont été sollicités des dissidents cubains connus, des hommes politiques exilés, des groupes d’opposition au gouvernement cubain à Miami et des hommes politiques américains, tous louaient le courage et l’honnêteté de Zapata. On expliquait que le gouvernement cubain craignait que sa mort ne débouchât sur des protestations de masse et, à cause de cela »on décrivait l’augmentation de la présence policière dans les rues de quelques villes cubaines » 6 Dans de divers reportages de presse on mentionnait des manifestations importants malgré les consignes gouvernementales visant à instaurer des mesures de sécurité extrêmes. La vision d’Obama sur Cuba était elle aussi examinée en relation avec le cas deZzapata, et la colère retombait sur Cuba et sur le président. L’impression générale que l’on en retirait était que l’administration d’Obama avait tenté de chercher un point de vue plus souple sur Cuba, mais qu’il s’était heurté à l’intransigeance et l’hostilité de la Cuba. Un éditorialiste du The Washington Post s’est servi du suicide pour condamner la politique d’Obama … qu’il considérait comme trop libérale : « Est-ce que la nouvelle attitude amicale avec Castro marche ? Ce jeudi nous avons reçu une bonne réponse à cette question quand Orlando Zapata Tamayo, un prisonnier politique afro-cubain de 42 ans, décédait après une grève de la faim de 83 jours »7 Peu après, le gouvernement américain a émis des communiqués très directs de condamnation à propos du point de vue du gouvernement cubain sur les droits de l’homme, avec déclarations de Philip J. Crowley (un Secrétaire Adjoint du Département d’État) et même de Barack Obama lui-même. Le président nord-américain condamnait la « répression des Dames en Blanc et l’intensification du harcèlement envers ceux qui osent exprimer les désirs de leurs concitoyens cubains », alors même qu’il notait que « les autorités cubaines continuent de répondre aux aspirations du peuple cubain avec un poing fermé »8 Cependant, si on essaie de trouver une référence quelconque au président au poing fermé du gouvernement hondurien et au dossier atroce dans le domaine des droits de l’homme depuis le renversement du président Zelaya en juin 2009 … toute recherche sera vaine. De la même manière, il est clair que les médias américains ont fabriqué un portrait extrêmement favorable des Dames de Blanco, comme on peut l’apprécier dans les titres d’un article récent publié par The Miami Herald, « United by Pain, Cuba’s Ladies in White Vow to Keep Marching » ["Unies par la douleur, les Dames de Blanco de Cuba jurent de continuer de se manifester"], et un éditorial de The Wall Street Journal disait « Women Who Brave Mobs » ["les Femmes qui donnent un visage aux multitudes"].9La terminologíe e employée par ce dernier laisse peu de place à l’imagination quand il décrit des femmes « bousculées par les durs de la havane » , la police de Castro » « le désespoir du régime devant la colère populaire » et les Dames en blanc « en train de marcher devant une multiude chaque fois plus dangereuse». 10 L’attention prêtée au « Dames en Blanc » 11 a refleté sur bien des points celle provoquée par le cas de Zapata et , dans une moindre mesure , Fariñas. Le fait qu’elles manifestaient depuis un certain nombre d’années à la Havane sans souffrir de répression digne de mention (ni de couverture médiatique) indiquerait que la récente couverture ngénéralisé est dûe à une conjonction de circonstances inhabituelles et conjoncturelles. A Miami a été organisée le 25 mars dernier une manifestation en faveur des activites cubains en faveur des droits humains par la chanteuse Cubano-américaine Gloria Estefan et son époux le producteur musical Emilio Estefan, avec les chanteurs exilés Willy Chirino et Olga Guillot; alors que quelques jours après l’acteur cubain exilé Andy García participait à une autre à Los Angeles pour manifester son appui aux Dames en Blanc. Pour diverses raisons, il semblerait que les groupes d’opposition au gouvernement cubain aient décidé d’intensifier leurs activités au printemps de 2010; et les médias sont montés dans la voiture et les aient accompagnés. Il est aussi clair que, quand le gouvernement cubain répondait, les médias américains devenaient beaucoup plus critiques au moment d’exposer la situation des droits de l’homme. Caractéristique de cette réaction a été un éditorial acerbe publié par The Miami Herald : « Dans une démocratie les gens peuvent être en désaccord. Ils peuvent se manifester pour protester contre le gouvernement, ils peuvent dénoncer dans des forums publics les autorités élues, ils peuvent parcourir les rues en portant des pancartes pour permettre de connaître son opinion […] A Cuba, non. A Cuba, jamais » 12 Jamais on aura vu une campagne médiatique aussi généralisée comme celle contre les manifestations menées durant quelques semaines par un groupe d’opposition (dont certains membres ont reconnu avoir touché de l’argent des autorités du gouvernement américain). Il faut préciser à nouveau que ces manifestations hebdomadaires se sont déroulées durant sept ans, et sans avoir subi aucune hostilité manifeste de la part des autorités de l’île. Les médias ignorent presque complètement ce détail 13 Ce que l’analyse des médias américains cache également est que Washington a approuvé il y a peu l’attribution d’une partie d’une somme de 20 millions de dollars pour promouvoir la déstabilisation politique à Cuba, dont les fonds sont destinés « à offrir une aide humanitaire aux prisonniers de conscience et leurs familles.Les fonds pourront être utilisé pour financer aussi les programmes de gouvernement démocratique qui promouvront les droits de l’homme en Cuba, les défendent et protestent contre les violations « . D’autres fonds sont destinés à » à fournir une aide humanitaire aux familles de prisonniers politiques cubains « . Au total, il s’agit de 20 millions de dollars. 14 Comme il est naturel, cette attitude dérive de cinq décennies d’hostilité du gouvernement américain depuis que Washington a rompu les relations diplomatiques le 3 janvier 1961, après que soit promulgué la Loi de Commerce avec l’Ennemi (Trading with the Enema Act) et dans qu’ilait soutenu divers types d’actes hostiles contre Cuba (y compris le terrorisme). En résumé, au printemps 2010, l’affaire de la grève de la faim d’Orlando Zapata (qui a été un suicide) et les hostilités que les Dames en blanc ont subis durant une période de trois semaines ont entraîné un torrent sans précédents de couverture médiatique. La campagne des médias a été féroce et elle était clairement orientée . Peut-être la réaction la plus intéressante est-elle parvenue d’une source inattendue, le cardinal Jaime Ortega de La Havane, qui a critiqué la « violence médiatique » et la « guerre verbale des médias des États-Unis, de l’Espagne et les autres ». 15 Si on compare ces événements à ceux arrivés à peu près à la même époque au Honduras , et si est analysée, la nature de la couverture médiatique de ces événements, surgit une image très différente. Dans les cent premiers jours après le coup d’Etat, le Comité des Familles de Détenis Disparus au Honduras(COFADEH) a relevé 4.234 violations par le gouvernement de fait , y compris 21 assassinat extrajudiciaires, 3.033 détentions illégales et 818 cas de violence. 17 Il est clair que le nombre des victimes a été réellement très supérieur, mais que beaucoup n’avaient pas dénoncé le traitement reçu aux mains des forces de la sécurité par peur de représailles. De juin 2009 à février 2010, le COFADEH a comptabilisé 43 meurtres pour des motifs politiques. Il semble particulièrement terrifiant, le fait qu’au printemps de 2010 environ 7 journalistes étaient assassinés. 18 Amnistie Internationale et Human Rights Watch ont condamné les abus massifs en donnant un écho aux conclusions de l’Organisation d’États Américains. Malheureusement, ces violations extrêmement palpables des droits de l’homme au Honduras ont été monnaie courante, même si les médias nord-américains les ont ignorées en général. Une analyse quantitative de l’attention dispensée par les médias aux trois affaires est révélatrice : la grève de la faim Zapata, le traitement reçu par les Dames en Blanc durant trois semaines et les meurtres et les bastonnades accumulés au Honduras dans les derniers mois. Tabl a 1: Couverture des moyens de communication sur trois thèmes en relation avec les Droits de l’homme.
Comme le montre le précédent tableau, il y a eu un grand nombre d’articles sur le gréviste de la fin et très peu sur les journalistes assassinés, et beaucoup moins sur la violation généralisée des droits humains dans le Honduras depuis la destitution du président Zelaya. De fait, dans les médiasd’information analysés ci-dessus le nombre de nouvelles publiées sur le gréviste de faim à Cuba sont plus de 14 fois supérieur à celles relatives au meurtre de journalistes et aux violations de droits de l’homme au Honduras. Comme nous venons de le montrer il nous paraît clair qu’il y a un matériel abondant pour analyser ces faits … si les médias étaient intéressés. Une analyse quantitative montre aussi une représentation inégale des deux affaires. Alors que dans un cas les articles décrivent la mort lente de Zapata, un homme accusé de certains délits fédéraux, et ils choisissent d’ignorer l’aide médicale reçue, alors qu’on constate que son à peine traités les abus massifs et immenses subis par le peuple hondurien, y compris des douzaines de meurtres et des milliers d’arrêstations et de bastonnades arbitraires. En revanche,le gouvernement cubain n’a pas cessé d’être villependé pour « laisser » mourir Zapata, et les articles faisaient ressortir particulièrement les restrictions imposées par le gouvernement aux Dames en Blanc et la « répression » subie par leur peuple . Aussi on cite souvent quand une célébrité et des figures politiques, parmi lesquelles on trouve le président Obama, Gloria et Emilio Estefan, le réverend Martin Luther King fils et le sénateur John Kerry, dénoncent le traitement dispensé par le gouvernement cubain à son peuple. Au contraire, on ne voit pas aucune célébrité et figure politique condamnant les douzaines de meurtres commis par les forces de sécurité du Honduras; malheureusement, il s’agit d’un cas d’indignation sélective. Dans une déclaration rédigée avec force, pour condamner le traitement reçu par les Dames en Blanc, et en faisant allusion au suicide d’Orlando Zapata Tamayo, le président Obama a lancé un appel à la « fin de la répression » à Cuba. Il ajoutait ce qui suit: « Je Suis engagé à appuyer le simple désir du peuple cubain de déterminer librement son avenir et de jouir des droits et la liberté qui définissent le continent américain ». 23 Sans doute, ne se rapportait-il pas à la situation des droits et de la liberté au Honduras. Pouvons-nous imaginer ce que dirait ou aurait fait le gouvernement américain si en quelques mois 7 journalistes avaient été assassinés à Cuba ? Ou si des douzaines d’adversaires du gouvernement avaient été assassinés par l’armée cubaine dans une marge identique de temps ? À partir des déclarations réalisées à ce sujet par le Secrétariat d’État Hillary Rodham Clinton, on peut faire une comparaison très utile de la position officielle américaine sur les violations de droits de l’homme dans les deux pays. Elle a condamné le gouvernement cubain en diverses occasions réitérées comme le traitement rendu à Zapata et les autres, en affirmant qu’ils « permettent de laisser mourir les grévistes de faim. Ils ont 200 prisonniers politiques emprisonnés par des motifs sans importances. Et c’est pourquoi, je crois dans le monde il y a beaucoup de gens qui commencent à voir ce que nousvoyons nous mêmes depuis bien longtemps, c’est-à-dire un régime voyant beaucoup de temps, qui est un régime renforcé très intransigeant qui asphyxie les opportunités du peuple cubain, et j’ai confiance en lui qui commence à changer et nous sommes ouverts à changer avec eux, mais je ne sais pas si cela arrivera avant de passer plus de temps ». 24 Au contraire, immédiatement après le coup d’Etat hondurien de 2009 elle s’est résigné en se référant à la situation politique telle qu’elle était, à condamner la violence et la violation flagrante, massive et répétée des droits de l’homme à cette situation.. 25 Cependant, elle a préféré ajouter après : » nous croyons que le président Lobo et son l’administration ont pris les mesures nécessaires pour rétablir la démocratie « . 26 Il est qu’elle n’ait pas été capable de laisser de côté ses préférences politiques pour critiquer la violence manifeste du Honduras. Le 3 mai 2010 (le « Jour Mondial de la Liberté de Presse »), la dame Clinton a fait une déclaration digne d’être rappelée en remarquant que « là-bas où les médias indépendants sont menacés, le gouvernement responsable et la liberté est sapée ». 27 A défendu avec véhémence les journalistes qui mettaient en danger leur vie pour offrir une « information indépendante » sur les abus gouvernementaux et a fait ressortir les efforts de la blogueuse cubaine Yoani Sanchez, une critique virulente du gouvernement cubain, en indiquant que le président Obama avait aussi loué son travail. Elle a fini par dire que les États-Unis s’étaient compromis avec ceux » qui défendent la liberté d’expression et les journalistes courageux poursuivis pour l’avoir exercé ». Cependant, il serait vain de chercher la moindre allusion des autorités américaines de premier rang aux journalistes honduriens assassinés précisément pour exercer la liberté d’information. À ce qu’il semble, leur apport est moins éminent. Il n’y a pas le moindre doute qu’ils ne sont pas traité sur un pied d’égalité: par malheur, les moyens de communicationétasunien dominants reflètent ce refus de traiter sur une pied d’égalité. Le 29 avril, après la mort d’Orlando Zapata Tamayo, le Syndicat National des Avocats des États-Unis (NLG, le Nacional Lawyers Guild) a fait une déclaration qui a été omise d’une manière générale par les médias dominants. De fait, dans les médias américains principaux aucune valorisation de son importance n’est apparue. ce qui est lamentable, puisqu’elle contextualise le quid de la question : le traitement dispensé par les médias au suicide d’un individu en Cuba après qu’un individu se refuse à recevoir une aide médicale durant quelques semaines, en face du processus en cours d’assassinat et de brutalités au Honduras, allié traditionnel des États-Unis. La Directrice Exécutive du NLG, Heidi Boghosian, finit sa note par les mots suivants : » Le Syndicat National d’Avocats s’oppose à la violation des droits de l’homme dans n’importe quel lieu, mais les autorités pénitentiaires cubaines ont correctement agi quand Zapata a décidé de poursuivre sa grève de la faim. Nous demandons aux moyens de communication de prêter attention aux violations réelles des droits humains et de la politique extérieure funest dans ce pays et dans d’autres ». 28 Bien dit. Notes: 1 Véase el reportaje realizado por Will Weissert para Associated Press, «Cuba Frees Backer of Dissident Group Amid Appeal», 11 de mayo de 2010; y Mauricio Vicent, «El gobierno cubano se compromete con la Iglesia Católica a permitir las marchas de las Damas de Blanco», El País , 2 de mayo de 2010. 2 The International Republican Institute, «Democracy’s Heroe: Orlando Zapata Tamayo», 28 de abril de 2010. Disponible en http://www.iri.org/node/2536 . Consultado el 13 de mayo de 2010. 3 Juan O. Tamayo, «Jailed Cuban Activist Orlando Zapata Tamayo Dies on Hunger Strike», The Miami Herald , 23 de febrero de 2010. 4 El 1 de marzo de 2010 los informativos nocturnos del país informan en la televisión cubana de que se dirigió al personal sanitario cubano diciendo: «Bueno, muchas gracias… nosotros tenemos la plena confianza… estamos viendo la preocupación y todo lo que se está haciendo por salvarlo». Véase «Orlando Zapata Tamayo: Un caso de manipulación política», Digital Granma Internacional , 4 de marzo de 2010. Disponible en http://www.granma.cu/espanol/2010/marzo/juev4/zapata.html . Consultado el 13 de mayo de 2010. El artículo aporta más pruebas para demostrar el extremo al que llegaron las autoridades cubanas; llegaron incluso a tener preparado un riñón por si el suyo fallaba. Su madre también aparece diciendo «Pude apreciar a los médicos allí que estaban antes de yo entrar y están los médicos del CIMEQ (Centro de Investigaciones Médico Quirúrgicas), los mejores médicos tratando de darle la vida…». 5 Un profesor cubano ha señalado que estaba en la cárcel por «alterar la paz, “daños y perjuicios públicos”, resistencia a la autoridad, dos acusaciones de estafa, “exhibicionismo”, acusaciones reiteradas de agresiones criminales y tenencia ilegítima de armas». Véase Michael Parenti y Alicia Jrapko, «Cuban Prisoners, Here and There», Monthly Review , 15 de abril de 2010. Disponible en http://cuba-l.unm.edu/?nid=77727&q=Cuban%20Prisoners&h =. Véase también «Campaña mediática contra Cuba. Cronología de los hechos», La Jiribilla , 4 de abril de 1010. Disponible en http://cuba-l.unm.edu/?nid=77147&q=Campa%C3%B1a%20medi%C3%A1tica%20contra%20Cuba&h =. Consultado el 4 de abril de 2010. También se puede encontrar un análisis detallado del caso Zapata en Salim Lamrani, «Cuba, los medios occidentales y el suicidio de Orlando Zapata Tamayo», 18 de marzo de 2010. Disponible en http://www.voltairenet.org/article164305.html . Consultado el 13 de mayo de 2010. El profesor francés expone un aspecto revelador cuando señala que entre el 1 de enero y el 24 de febrero de 2010 hubo un total de 22 suicidios en las cárceles, 122 en cárceles francesas (2009) y 115 (2008)… sin que los medios de comunicación repararan en ellos los más mínimo. 6 Juan O. Tamayo, «Jailed Cuban Activist…». 7 Véase el editorial, «Is the Castro-friendly Cuba Policy Working?», The Washington Post , 26 de febrero de 2010. 8 Véase Declaraciones del Presidente sobre la situación de los derechos humanos en Cuba, de 24 de marzo de 2010. Disponible en http://www.whitehouse.gov/the-press-office/declaraciones-del-presidente-sobre-la-situaci-n-de-los-derechos-humanos-en-cuba . Consultada el 13 de mayo de 2010. Véase también Philip J. Crowley, «Death of Cuban Dissident Orlando Zapata Tamayo», disponible en http://www.state.gov/r/pa/prs/ps/2010/02/137180.htm . Consultada el 13 de mayo de 2010. 9 Juan O. Tamayo, «United by Pain, Cuba’s Ladies in White Vow to Keep Marching», The Miami Herald , 24 de abril de 2010 y, para el editorial «Women Who Brave Mobs», The Wall Street Journal , 27 de abril de 2010. 10 El profesor cubano Enrique Ubieta ofrece una interpretación muy distinta: «Las Damas de Blanco son un montaje escenográfico. La derecha ha aprendido a tomar fórmulas de expresión de la izquierda como las Madres de la Plaza de Mayo, auténticas luchadoras por la memoria de sus hijos y nietos, torturados, asesinados, … En Cuba no hay ni torturados ni asesinados. Las personas que están encarceladas fueron juzgadas por tribunales según leyes. Toman mujeres de personas que trabajaron para subvertir el orden constitucional […], las visten de blanco -un color asociado con la paz y la pureza-, les colocan un gladiolo y las llevan a la iglesia católica que es un escenario perfecto para que las vean en Europa. Ya cuando las tienen preparadas, dicen: “cámaras, ¡acción!” y ahí está la CNN, la TVE … Ustedes lo que están viendo es una película de ficción que tiene en la acera de enfrente, fuera de pantalla, a los diplomáticos europeos y estadounidenses, que son en definitiva los que pagan, los productores de la película». Véase Fernando Arrizado, «Enrique Ubieta: “Las Damas de Blanco son un montaje escenográfico”», Cubadebate , 27 de abril de 2010. Disponible en http://www.cubadebate.cu/especiales/2010/04/27/enrique-ubieta-las-damas-de-blanco-son-un-montaje-escenografico/ . Consultado el 28 de abril de 2010. 11 Véase «Cuba’s “Ladies in White” March Blocked Again», The Washington Post , 25 de abril de 2010, así como el reportaje de Will Weissert sobre ese mismo día para Associated Press. Disponible en http://cuba-l.unm.edu/?nid=78176&q=Weissert&h= . Consultado el 25 de abril de 2010. 12 «Cuba’s Brutality», The Miami Herald , 19 de marzo de 2010. El editorial concluía: «Sólo un esfuerzo coordinado de los gobiernos democráticos, de derechas y de izquierdas, puede enseñar a Raúl y Fidel Castro que su libertad para utilizar el terror se está acabando». 13 En una entrevista reciente, el destacado académico cubano Rafael Hernández cita el Diccionario de la Real Academia de España para demostrar que muchas de las figuras opositoras que reciben apoyo económico de las autoridades estadounidenses son de hecho mercenarios. Es preciso tener en cuenta el contexto de la enemistad estadounidense, puesto que Washington rompió relaciones diplomáticas con la Cuba revolucionaria en enero de 1961, y ha apoyado diversas medidas concebidas para desencadenar un «cambio de regimen» en Cuba. Véase Mauricio Vicent, «Mauricio Vicent entrevista a Rafael Hernández, director de la revista Temas », El País , 9 de abril de 2010. 14 Véase «United States Department of State. Congressional Notification. Program: Western Hemisphere. Appropriation Category: Economic Support Funds. Project Title: Cuba. Intended 2010 Obligation: $20,000,000». Disponible en http://cuba-l.unm.edu/?nid=77204&q=Congressional%20Notification&h =. Consultado el 5 de abril de 2010. 15 «El hecho trágico de la muerte de un prisionero por huelga de hambre ha dado lugar a una guerra verbal de los medios de comunicación de Estados Unidos, de España y otros. Esta fuerte campaña mediática contribuye a exacerbar aún más la crisis. Se trata de una forma de violencia mediática, a la cual el gobierno cubano responde según su modo propio». Véase «A Call for Dialogue: Interview with Cardinal Jaime Ortega, Archbishop of Havana». Publicado originalmente en Palabra Nueva , revista de la archidiócesis de La Habana, el 19 de abril de 2010, y traducida y publicada posteriormente en Progreso Weekly , 4 de mayo de 2010. Disponible en http://www.palabranueva.net/contens/noticias2010/pn_1011.pdf . Consultado el 16 de mayo de 2010. 16 «Honduras: Derechos humanos y golpe de estado». Comisión Interamericana de Derechos Humanos. 2009. Rescatado el 2 de mayo de 2010 en la dirección http://www.cidh.org/pdf%20files/HONDURAS2009ESP.pdf . 17 Canadian Council for International Co-operation, «Honduras: Democracy Denied. A Report from the CCIC’s Americas Policy Group with recommendations to the Government of Canada», Ottawa, abril de 2010, p. 16. 18 Council on Hemispheric Affairs, «Washington’s Invented Honduran Democracy», 22 de abril de 2010. Disponible en http://www.coha.org/washingtons-invented-honduran-democracy . Consultado el 12 de mayo de 2010. El 26 de abril de 2010, Amnistía Internacional hizo pública una declaración: «En Honduras, los periodistas corren grave peligro. Seis periodistas, todos varones, han muerto a tiros en las últimas ocho semanas, y otros muchos han recibido amenazas de muerte. Ninguno ha sido acusado de nada y no se ha tomado ninguna medida para apoyar y proteger a los periodistas». Véase UA: 94/10, AI Index: AMR 37/006/2010, «Honduras: Journalists Killed». 19 Véanse los resultados de la búsqueda de «murdered journalists, human rights abuses, Honduras». Obtenidos el 6 de mayo de 2010 en www.miamiherald.com . Véanse los resultados de la búsqueda de «murdered journalists, human rights abuses, Honduras». Obtenidos el 6 de mayo de 2010 en www.washingtonpost.com . Véanse los resultados de la búsqueda de «murdered journalists, human rights abuses, Honduras». Obtenidos el 6 de mayo de 2010 en www.boston.com . Véanse los resultados de la búsqueda de «murdered journalists, human rights abuses, Honduras». Obtenidos el 6 de mayo de 2010 en www.nytimes.com . Véanse los resultados de la búsqueda de «murdered journalists, human rights abuses, Honduras». Obtenidos el 6 de mayo de 2010 en www.cnn.com . 20 Véanse los resultados de la búsqueda de «Hunger Strike, Cuba». Obtenidos el 6 de mayo de 2010 en www.miamiherald.com . Véanse los resultados de la búsqueda de «Hunger Strike, Cuba». Obtenidos el 6 de mayo de 2010 en www.washingtonpost.com . Véanse los resultados de la búsqueda de «Hunger Strike, Cuba». Obtenidos el 6 de mayo de 2010 en www.boston.com . Véanse los resultados de la búsqueda de «Hunger Strike, Cuba». Obtenidos el 6 de mayo de 2010 en www.nytimes.com . Véanse los resultados de la búsqueda de «Hunger Strike, Cuba». Obtenidos el 6 de mayo de 2010 en www.cnn.com . 21 Véanse los resultados de la búsqueda de «Ladies in White, Cuba». Obtenidos el 6 de mayo de 2010 en www.miamiherald.com . Véanse los resultados de la búsqueda de «Ladies in White, Cuba». Obtenidos el 6 de mayo de 2010 en www.washingtonpost.com . Véanse los resultados de la bísqueda de «Ladies in White, Cuba». Obtenidos el 6 de mayo de 2010 en www.boston.com . Véanse los resultados de la búsqueda de «Ladies in White, Cuba». Obtenidos el 6 de mayo de 2010 en www.nytimes.com . Véanse los resultados de la búsqueda de «Ladies in White, Cuba». Obtenidos el 6 de mayo de 2010 en www.cnn.com . 22 «Media Group: 17 Journalists Killed in April». The Washington Post . 28 de abril de 2010. Rescatado el 6 de mayo de 2010 en http:www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/04/28/AR2010042801176_pdf. 23 «White House Statement on Orlando Zapata Tamayo and the Ladies in White», 24 de marzo de 2010. Disponible en http://www.whitehouse.gov/the-press-office/declaraciones-del-presidente-sobre-la-situaci-n-de-los-derechos-humanos-en-cuba Consultado el 13 de mayo de 2010. 24 Clinton, Hillary Rodham, «US State Department – Secy. Of State Clinton: On Nuclear Nonproliferation. Remarks on Nuclear Nonproliferation at the University of Louisville as Part of the McConnell Center’s Spring Lecture Series ». 9 de abril de 2010. Disponible en http://cuba-l.unm.edu/?nid=77603&cat=p&h=1 Weissert, Will, «Castro: Cuba Will Resist Hunger Strike “Blackmail”». Associated Press ., 4 de abril de 2010. 25 Sheridan, Mary Beth. «U.S. Condemns Honduras Coup». The Washington Post . 30 de junio de 2009. Rescatado el 6 de mayo de 2010 en http://www.washingtonpost.com/wpdyn/content/article/2009/06/29/AR2009062904239.html . 26 Rothschild, Matthew, «Hillary Clinton’s Honduran Disgrace», The Progressive . 5 de marzo de 2010. Rescatado el 7 de mayo de 2010 en http://www.progressive.org/WX030510.html . 27 Hillary Rodham Clinton, Secretaria de Estado estadounidense, «World Press Freedom Day», 3 de mayo de 2010. Documento alojado en http://cuba-l.unm.edu/?nid=78475&q=World%20Press%20Freedom%20Day&h =. Consultado el 3 de mayo de 2010. 28 National Lawyers Guild, «NLG Urges U.S. Media to Cease Misrepresentation of Cuba’s Human Rights Record», 29 de abril de 2010. Disponible en http://cuba-l.unm.edu/?nid=78258 . Consultado el 29 de abril de 2010. Rebelión ha publicado este artículo con el permiso de los autores mediante una licencia de Creative Commons, respetando su libertad para publicarlo en otras fuentes.
Edité par T 34 - 11 Jul 2010 à 22:30 |
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T 34
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Envoyé : 12 Jul 2010 à 19:42 |
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En matière de « démocratie » deux poids, deux mesures médiatiques: Israël et Cuba
le Parti communiste d’ Israel nous adresse un communiqué dans lequel il dénonce les « Brutalités policières sans précédent face aux protestations dans Jérusalem Est occupée », je voudrais en profiter pour souligner le deux poids deux mesures de la presse françaises sur « les prisonniers à Cuba », alors que des milliers de prisonniers politiques croupissent dans les prisons israéliennes, la couverture médiatique apportée par les mêmes aux dames en blanc, alors que les manifestations de paix de militants communistes israéliens sont totalement ignorées. Israël serait « menacé » , et Cuba donc! La seule différence est que Cuba est étranglé par un blocus étasunien, alors que c’est Israël qui étrangle les Palestiniens et ne cesse de menacer ses voisins. mais allez savoir pourquoi on clabaude sur l’un et l’on tait les mauvais coups de l’autre. est-ce parce qu’Israêl fait partie, comme la France, de ces Etats-voyous et impérialistes qui ont tous les droits pour le système de propagande… Dix activistes israéliens, nous explique le communiqué, ont été retenus et arrêtés pour interrogatoire sur le blocage de chaussées lors d’une protestation dans le Scheik Jarrah le quartier de Jérusalem Est occupé hier, vendredi dans la soirée (le 9 juillet 2010). traduction et commentaires par danielle Bleitrach pour changement de société.
Le quartier palestinien est le théâtre de manifestations hebdomadaires contre l’occupation des maisons des résidants locaux par des colons israéliens. Les manifestations sont fréquemment suivies par des activistes de paix israéliens parmi eux beaucoup de militants du Hadash (le Front Démocratique pour l’Égalité et la Paix – le Parti communiste d’Israël). Les activistes qui se sont heurtés à la police ont dit que les officiers ont utilisé des moyens violents contre eux malgré leur protestation non violente. L’auteur bien connu David Grossman et l’ancien Procureur Général Michael Ben-Yair participaient au rassemblement également . Grossman a été aussi bousculé par la police. « Nous avons voulu protester à l’intérieur du quartier avec les Palestiniens pendant les neuf mois derniers. Nous avons un jugement en notre faveur, » a dit un des protestataires, Shir Sternberg. « Nous avons exigé d’entrer d’ une façon non violente et la police nous a brutalisés. » Il y a environ six semaines, plusieurs centaines d’étudiants Universitaires hébreux et des conférenciers ont défilé du Mont Scopus le campus de Jérusalem au Scheik Jarrah en signe de protestation sur l’occupation par des colons des maisons des résidants locaux. La manifestation a regroupé desprofesseurs en vue comme Ze’ev Sternhell, Yaron Ezrahi, Ariel Hirschfeld et d’autres. Les protestataires portaient des panneaux appelant à la fin des implantations à Jérusalem Est. « La Démocratie s’arrête au Scheik Jarrah, » disaient quelques panneaux, tandis que d’autres réclamaient « l’arrêt de la purification ethnique . » Vous remarquerez le silence total des médias français sur ces actions de protestation en israël, ce n’est pas un hasard: si on peut en effet encore expliquer que les flotilles qui tentent de forcer le blocus de Gaza sont des manifestations hostiles d’islamistes turcs ou maintenant lybiens, bref inverser les rôles et brosser le tableau mensonger d’un israêl menacé par ses voisins, voir y compris par des terroristes palestiniens, il est plus difficile de gérer le fait que la « démocratie » israëlienne est un colonialisme, qui rend impossible tout état palestinien et que la vertueuse démocratie israélienne empêche la manifestation de ceux qui protestent pacifiquement contre l’injustice et dénoncent la fascisation du gouvernement. On ne peut manquer d’être frappé par la différence de traitement non seulement entre les milliers de prisonniers politiques palestiniens qu’israël incarcère, la brutalité que ce pays exerce contre des manifestants de gauche, de la paix et le traitement médiatique réservé à Cuba. Sans parler de la manière dont le gouvernement français abandonne un de ses ressortissants salah Hammouri dans les geoles israélienne, c’est tellement caricatural, tellement gros que l’habitude s’installe… Israël serait une démocratie et Cuba une dictature… Le prisonnier cubain fut-il de droit commun ou un vulgaire espion dans un pays soumis au blocus est une valeur sûre pour nos valeureux démocrates des médias. Mieux quand il n’y en a plus, il y en encore… Je voudrais signer la conclusion d’une article de la revue argentine pagina 12, de santiago O’donnel traduit et publié par Courrier électronique. « Je pensais à cela quand par hasard je suis tombé sur un petit encadré d’une page perdue de la revue Time, à propos de rien. L’encadré citait le rapport annuel 2010 d’Amnesty International. Il disait que trente pour cent des 153 pays inclus dans son rapport maintiennent des prisonniers d’opinion. C’est à dire, des prisonniers politiques. Plus choquant encore, il disait que quarante-deux pour cent des pays du G-20 (les plus importants) ont des prisonniers d’opinion. C’est bon : mal de plusieurs, consolation des sots. Mais pour quelque raison seulement les prisonniers cubains ont bonne presse. En lisant le rapport AI, dans sa section consacrée à Cuba, apparaît une autre donnée intéressante, que les chroniques des journaux ont oubliée : selon Amnesty, en mai 2010 à Cuba avait « au moins 53 prisonniers d’opinion. » Le nombre coïncide exactement avec les libérations annoncées depuis ce temps-là, si la libération d’un dissident est prise en considération le mois passé pour raisons de santé. À la différence d’autres organisations citées par les grands médias, qui n’hésitent pas de placer le chiffre des détenus politiques à Cuba au-dessus de 170, Amnesty, explique le rapport, révise soigneusement les casiers judiciaires des prisonniers avant de les déclarer des prisonniers d’opinion. En d’autres mots, si ne sont pas identifiés de nouveaux cas, Cuba devrait sortir de la liste d’Amnesty Internationale l’année prochaine, tandis qu’un groupe important de pays, y compris certains des plus puissants, y resteront. Regardant depuis cette perspective, la décision du gouvernement cubain, plus qu’un signe de faiblesse, est un signe de force. Un signe d’ un gouvernement qui s’est occupé comme aucun autre des droits sociaux de son peuple, qui maintenant se permet aussi d’élever les droits de l’homme de ses citoyens à la norme internationale, en inaugurant une nouvelle étape, plus ouverte, plus confiante et plus tolérante, de la révolution. Alors la réaction logique serait de célébrer l’initiative cubaine et de prier instamment d’autres pays violeurs de suivre son chemin. Mais il est difficile d’imaginer la même agitation qui s’est mobilisée sur Cuba pour que l’Indonésie, la Chine ou l’Israël libèrent leurs prisonniers politiques. Ou de lancer un blocus international des États-Unis jusqu’à ce qu’Obama honore sa promesse de fermer la prison du Guantanamo et de porter devant la Justice les assassins, les tortionnaires et les pirates de l’air surgis de leur politique de « guerre contre le terrorisme ». Mais non, le focus médiatique n’est pas fait sur les prisonniers politiques, mais sur les péchés de Cuba. Il serait bête de refuser que dans la révolution, entre tout le bon, plusieurs choses, beaucoup, peu, certaines, grandes, petites, ont été mal faites. Ou ont été ratées, ou n’ont jamais aboutis, ou ont échoué. Mais les Castro n’ont pas besoin d’être prodigues pour chercher des arguments pour accuser d’hypocrites le chœur médiatique qui répète toujours la même chanson. » Il n’y a rien à ajouter… Página 12. Buenos Aires, le 11 Juillet 2010. Traduction de l’espagnol pour El Correo de : Estelle et Carlos Debiasi. Edité par T 34 - 12 Jul 2010 à 22:57 |
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