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Liberation pour Salah Hamouri |
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T 34
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Spammeur compulsif Depuis le: 26 Sep 2007 Pays: France Status actuel: Inactif Messages: 9018 |
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Envoyé : 27 Apr 2010 à 21:13 |
Bon anniversaire SalahPar Patrick Le Hyaric, directeur du journal L’Humanité Saint-Denis, le 22 avril 2010, Bonjour Salah, Comment te souhaiter un bon anniversaire, Salah ? Vingt-cinq ans ! Comment te dire « bon anniversaire » ? Toi, le seul jeune Français emprisonné dans une geôle étrangère pour des raisons politiques. Toi qui viens de passer cinq ans derrière des murs et des barreaux, privé de soleil, de la joie quotidienne de la rencontre avec tes parents, ton frère et ta soeur, tes proches, tes copains et tes copines. Toi, à qui l’État israélien vole des années de ta jeunesse à jamais perdues… Toi, dont les autorités du pays qui a délivré ton passeport ne disent mot de ta situation. Ce pays qui se réclame des libertés s’appelle la France. Toi, dont les grands médias ne prononcent jamais le nom, pour que la jeunesse et nos concitoyens ne connaissent pas l’injuste situation qui t’est faite. Pourtant, si tu savais à quel point tous ces gens se gargarisent de ce beau mot de « liberté ». Peut-être croient-ils faire plaisir à tes sinistres geôliers ? Peut-être pensent-ils aussi intimider, empêcher toute prise de parole et toute action pour la justice, la paix dans cette partie du monde ? Ils se trompent lourdement ! Partout ici, en France, ton nom désormais circule de ville en ville, de place en place, d’école en école, sur les réseaux sociaux, sur des sites Internet. Une sorte de mouvement irrésistible est en train de naître dans la société et cela, bien au-delà des opinions religieuses, philosophiques ou politiques. Des comités pour Salah se créent un peu partout et nous appelons à en créer de nouveaux avec le comité national pour la libération de Salah Hamouri. Pour tous, tu es désormais un symbole. C’est ton cadeau d’anniversaire, Salah. Amplifier encore le nombre de celles et ceux qui agissent pour ta liberté et ton retour dans ta famille à Jérusalem. Ceux qui te détiennent, inflexibles, depuis tes vingt ans, ceux qui t’ont arrêté au check point de Qalqilya n’ont jamais médité cette belle phrase du poète Paul Éluard : « Jeunesse ne vient pas au monde, elle est constamment ce monde. » Ces geôliers que les puissants de la planète laissent faire te volent aujourd’hui la richesse que tu tiens dans tes mains et ton esprit. Ta jeunesse. Tes lendemains pleins de promesses. Derrière des murs, ils te cachent la vie libre, avec ses joies, ses folies, ses espoirs, et l’amour, l’amour des moments du premier quart de siècle. Ils t’empêchent sans raison aucune, sans justification aucune, de vivre ta jeunesse jusqu’à l’ivresse. Ces dominateurs qui mettent des jeunes comme toi, des jeunes de ton âge, des jeunes Israéliens de l’autre côté du check point pour arrêter d’autres jeunes comme toi, des enfants comme Al Hassan, âgé seulement de douze ans, dont tu as parlé dans ton dernier mot, sont des briseurs de rêves, des briseurs d’humanité. Ils n’ont pas compris, pas entendu, pas médité cette autre belle phrase de Paul Éluard : « Les hommes sont faits pour s’entendre, se comprendre, s’aimer. » Eh bien, Salah, sois fi er et honoré d’être de ce côté. Nous allons, en pensant chaque jour à toi, continuer à semer, à scander ton nom, Salah, à porter ta liberté dans nos coeurs, dans la rue, sur les murs, les salles, les édifi ces publics, comme une exigence pour un autre monde, d’ententes, de concordes, de paix dans la justice. Ils ne détruiront pas l’humanité. Et si, pour ton anniversaire, on faisait un rêve ? Tu serais avec nous, au milieu de nous, à la prochaine Fête de l’Humanité, les 10, 11, 12 septembre prochain. Salah, nous sommes nombreux à être près de toi, avec toi. Nous t’arracherons de là. Bon anniversaire Salah. Je t’embrasse Edité par T 34 - 27 Apr 2010 à 21:14 |
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Patria socialismo o muerte
Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, etc |
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T 34
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Envoyé : 30 Apr 2010 à 23:15 |
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Lettre de Salah Hamouri depuis sa prison en Israël
Soirée de soutien au peuple palestinien, "lutte pour la libération des prisonniers palestiniens", organisée par la JC et avec Hind Khouri, déléguée générale de lautorité palestinienne en France, et Patrick Le Hyaric, le directeur de L'Humanité et Député au Parlement européen.
Un moment fort : la lecture de la lettre de Salah Hammouri pour les délégués du MJCF. Le 17/04/2010 Lieu : Congrès du MJCF 2010 à Gennevilliers A voir : l'autre vidéo de la soirée http://www.youtube.com/watch?v=sf-u7h... |
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T 34
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Envoyé : 06 May 2010 à 01:29 |
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Ma rencontre avec Salah Hamouri
Jean-Claude Lefort
Gilboa, le 14 avril 2010 , « Un cimetière à numéros »…
Il fait beau ce mercredi matin 14 avril où je vais rencontrer, pour la troisième fois, Salah Hamouri dans sa prison de Gilboa. Le rendez-vous est fixé à 11 heures, grâce au Consul de France à Haïfa, Monsieur Jean-Christian Coppin. Nous partons ensemble en voiture depuis les hauteurs de Haïfa, une ville lumière que lèche une mer d’un bleu profond.
Le Consul a pris avec lui trois livres pour les donner à Salah ainsi que deux lettres. Nous roulons dans un environnement fait de champs qui semblent très fertiles et puis, toujours cette désagréable impression, la prison grise surgit d’un seul coup. Contrairement aux fois précédentes, il n’y a personne sur le parking : les familles de prisonniers ont en effet décidé de faire grève, avec les prisonniers eux-mêmes, pour protester contre le fait que les détenus issus de la bande de Gaza n’ont droit à aucune visite depuis très longtemps. La grève est suivie à 100%. Avec le Consul nous allons vers une porte « réservée » mais blindée où l’on nous attend. Ouverture et fermeture des portes métalliques. Bruit sourd. On donne nos pièces d’identité et nos portables téléphoniques au surveillant. On passe sous un détecteur puis nous voilà dans une petite cour. Le Consul donne les trois livres et les lettres au gardien qui nous accompagne. Ils devront d’abord être lus avant d’être donnés, peut être, à Salah. Le Consul précise que ce ne sont pas des livres politiques. Le tout disparaît de notre vue et l’on nous dirige vers une pièce dans laquelle se trouvent des sièges en bois avec des rabats pour écrire. Salah apparaît sourire aux lèvres. Je l’embrasse fortement… Il s’assied et pose un petit bloc de papier où toute une page est écrite. Il me dit d’emblée qu’il a préparé ce rendez-vous avec ses compagnons d’infortune. Il veut me dire des choses précises mais aussi me demander des informations. Il veut soulever 6 points. Je l’écoute et je prends des notes. Son premier point, ce sont les conditions de détention dans la prison. Il repose la question des livres qu’on refuse absolument aux prisonniers depuis plusieurs mois. L’administration pénitentiaire a même trouvé une nouvelle « astuce » devant les protestations d’avoir droit à des livres et de lire. Elle a proposé aux prisonniers une liste de livres non-politiques parmi lesquels ils pourraient choisir. Un libraire israélien les fournirait leur a-t-on dit. Ils l’ont fait. Ils ont choisi. Puis il enchaîne sur les « droits de visite ». Il dit qu’il est contraire à la 4ème Convention de Genève de transférer des populations. Je l’arrête, étonné, pour lui demander d’où il tient ses sources concernant les Conventions de Genève. « Nous avons cela dans la bibliothèque », me répond-il. Et il insiste sur les prisonniers issus de Gaza. « Il y a environ 8.000 prisonniers palestiniens aujourd’hui, dont 1.000 de Gaza. Ils ne peuvent recevoir aucune visite. On nous dit que c’est à cause de la capture de Gilad Shalit, détenu dans un lieu inconnu. Mais c’est faux car cela était vrai avant qu’il soit capturé. Ils n’avaient pas droit aux visites bien avant. Alors ? Pour les prisonniers de Cisjordanie, poursuit-il, ils n’ont droit de voir qu’une personne. Pas deux. Si bien que des enfants en bas âge sont obligés de venir seuls pour voir leur père ou leur mère. Parmi les prisonniers il y a aussi ceux de Jérusalem. Ils sont 300. Et il y a aussi 200 « arabes israéliens ». C’est contre cette situation qu’ils sont en grève et les familles solidairement. Et ils entendent continuer, sous d’autres formes encore, malgré toutes les menaces qui pèsent sur eux. Une grève de la faim est envisagée. Il parle des « malades et des enfants emprisonnés ». Il y a environ 300 à 350 enfants emprisonnés. Ils sont traités comme des adultes. Rien de particulier pour eux dans ce « monde » spécial. Ils sont perdus. Ils ne comprennent rien. L’un d’entre eux vient d’être libéré. « Il avait 12 ans et il était en prison depuis l’âge de 9 ans. Comment est-ce possible ? » Il demande : « Est-ce qu’au moins l’UNICEF est informée de cette situation et fait quelque chose ? » Je ne sais que répondre… Il enchaîne sur les malades. « Tous les soirs, raconte-t-il, un docteur passe dans les cellules pour demander aux prisonniers si tout va bien. Quelque soit le mal ou le symptôme dont vous vous plaignez, on vous donne de l’aspirine. C’est tout. Toujours de l’aspirine. C’est ainsi que 18 prisonniers ont le cancer et n’ont pas été soignés autrement qu’avec de l’aspirine. On refuse de les libérer même dans ce cas alors qu’ils sont en fin de vie. On les estime trop dangereux car ils n’ont plus rien à perdre… Dans ma cellule il y a un aveugle. Il a 25 ans. Il est traité comme les autres. » Ils demandent que des médecins palestiniens puissent venir les consulter. Seuls les dentistes sont des Palestiniens. Il m’interroge alors sur la campagne contre le mur et sur Bil’in. Je lui raconte ce qui se fait. Il me demande pourquoi la résistance n’est pas généralisée. Il est très clair : « Devant la situation actuelle et l’échec des négociations politiques nous n’avons pas d’autre choix que celui de la résistance. Il faut élargir le mouvement et lutter avec l’aide de tous ceux qui dans le monde se mobilisent pour la Palestine. Les Etats étrangers doivent faire cesser cette occupation qui se moque des lois internationales. Celles-ci doit être appliquées, à commencer par la résolution 194 avec le droit sacré au retour des réfugiés. Aujourd’hui le peuple palestinien est confronté à un gouvernement d’extrême droite des plus racistes qui utilise tous les moyens pour détruire l’objectif d’un Etat palestinien. On le voit avec ce mur d’apartheid qui est un mur politique visant à tracer unilatéralement les frontières afin d’effacer l’idée d’un véritable Etat palestinien. Ils veulent renforcer leur slogan historique : « La Palestine est une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». La colonisation continue. Surtout à Jérusalem. Ils veulent vider notre capitale pour que Jérusalem devienne effectivement la capitale de l’Etat sioniste. Ce qui se passe à Jérusalem est un nettoyage ethnique. Et le gouvernement israélien vient de prendre la décision d’expulser les Palestiniens qui ne sont pas enregistrés par l’administration israélienne. Cela vise les habitants de Gaza mais aussi de Cisjordanie ainsi que les internationaux qui se mobilisent à nos côtés. Ils se livrent à un véritable génocide politique. » Je ne pourrai pas lui dire, et pour cause, que l’ONU vient de condamner cet ordre militaire israélien numéro 1650. Verbalement… Salah a un discours charpenté. Il est moins « tendu » que les fois précédentes où je l’ai rencontré. Il fait des analyses politiques. Presque sereinement. En tout cas froidement. Il parle maintenant du rapport Goldstone qui reste sans suite réelle et du siège de Gaza qui est illégal et dur. Encore une preuve pour lui de la différence de traitement dont bénéficie la politique israélienne qui n’encoure jamais d’actes fermes de la communauté internationale à son endroit pour que le droit international soit respecté. Il reparle alors de la solidarité qui se manifeste vers lui et les prisonniers. Il me dit que sans cette solidarité « Notre sort et notre existence seraient inconnus. Les prisons israéliennes nous les appelons « des cimetières à numéros ». Vous ne pouvez pas imaginer tout ce que cette solidarité nous apporte et je n’aurai jamais des mots assez forts pour vous le dire. Grâce à vous ils sont obligés de parler de nous. On parle de nous. C’est considérable ! » Il en vient à son cas personnel. Nous parlons déjà depuis plus d’une heure et demie… Il me dit « officiellement » qu’il se refuse, dans le cas d’une procédure de remise de peine, à présenter des « excuses. Ni directes ni indirectes ». Il parle d’excuses « indirectes » car l’idée avait existé que son avocat en présente à sa place en quelque sorte. Il refuse cela. « Ce n’est pas à moi de présenter des excuses mais aux autres, en face. Moi je n’ai rien à regretter. Je suis fier de mon peuple et de sa résistance contre l’occupation. » Je lui demande de préciser ce qu’il entend par « Je viendrai en France » afin de lever toute interprétation. Il me redit qu’une fois libéré il compte bien venir en France, en effet, mais pas pour y vivre durablement. » Aucune autre interprétation n’est possible sur ce point. Et il me dit en me regardant droit dans les yeux : « Je ne comprends pas pourquoi Nicolas Sarkozy ne fait rien pour moi qui suis pourtant aussi Français ». Je souris. Jaune… Puis il reparle des autres mais plus de lui. Il a réfléchi, avec ses camarades, à des idées pour aider les prisonniers. Il se demande comment mettre en place une aide spécifique et solidaire pour les enfants de prisonniers. Imaginer des actions avec les Centres culturels français ? On parle de cela. On imagine. On va voir… Il dit qu’il faut trouver les moyens pour que les prisonniers qui sortent soient pris en charge psychologiquement. De même il pense que des prisonniers qui sont libérés et qui possèdent des diplômes devraient pouvoir être aidés pour poursuivre leurs études, peut être à l’étranger ? Il me parle d’une idée : pourquoi ne pas filmer un enfant de prisonnier durant plusieurs semaines pour montrer sa vie. Quand il va et sort de l’école, sans la présence de son père à la maison ni devant l’école. Comment il doit se lever très tôt pour aller tout seul lui rendre visite en prison au milieu des adultes. « Ce serait bien de montrer comment vivent les enfants de prisonniers. » On parle de tout cela, dans les détails. Deux heures se sont déjà écoulées depuis le début de notre entretien. Il va falloir que nous nous quittions. On se lève. Je l’embrasse encore très fort. On se salue par signes de la main tandis qu’il avance vers une porte derrière laquelle il rejoindra sa geôle. Il me lance une dernière phrase : « Il faut dire à ma mère que les visites reprendront le 2 mai ! ». Le message sera transmis le soir même mais finalement ce sera le 9 mai. La lourde porte se ferme derrière lui. Nous sortons de la prison. Le soleil est toujours là pour nous. Mais toujours pas pour lui… Le 28 avril 2010 Source: UJFP |
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Jef.
Pilier du FUC
Depuis le: 28 Sep 2007 Pays: DDR Status actuel: Inactif Messages: 2547 |
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Envoyé : 19 May 2010 à 09:42 |
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Salah n’est pas Clothilde. L’Iran n’est pas Israël… Nous nous réjouissons tous de la libération, désormais pleine et entière, de notre jeune compatriote, Clothilde Reiss, détenue depuis 10 mois en Iran dont 8 mois passés à l’ambassade de France à Téhéran dans l’attente de sa libération obtenue aujourd’hui. Cette libération intervient après un procès truqué devant un tribunal civil de Téhéran dont l’audience a été publique et devant lequel, pour éviter le pire, elle s’est accusée faussement. Ce furent, en effet, des « aveux extorqués » selon Bernard Kouchner. Elle est libre aujourd’hui dimanche, après des mois très « difficiles pour une jeune fille », selon le même ministre. Bienvenue en France, Clotilde ! Cette situation qui nous réjouit est à mettre en relation avec la situation de Salah Hamouri. Lui aussi est un jeune Français. Il a 25 ans. Lui aussi a été contraint de s’accuser faussement devant un tribunal militaire israélien d’occupation, illégal, tandis qu’aucun fait ni acte ne sont à lui reprocher. Le procès a été à huis clos. Mais il est quant à lui toujours en prison. Depuis plus de 5 ans. En Israël. Voilà un véritable scandale d’Etat. Voilà qu’un régime qualifié de totalitaire, l’Iran, libère notre jeune compatriote au terme de négociations nombreuses appuyées par une ferme volonté politique du Chef de l’Etat. L’Iran totalitaire libère Clotilde et Israël, considéré par le Président de la république et son ministre des Affaires étrangères, comme étant un Etat de droit refuse la libération de Salah Hamouri, 25 ans, et lui refuse la moindre remise de peine ! Qui peut croire que ce qui a pu être obtenu de l’Iran pour Clotilde ne peut pas l’être d’Israël pour Salah ? Si tel n’est pas le cas, c’est qu’entre les deux « affaires » il y a une nette différence d’attitude et de traitement de la part des autorités françaises, une différence énorme illustrée par le fait, symbolique mais honteux, que le Chef de l’Etat refuse formellement et obstinément de recevoir en personne la famille de Salah Hamouri à l’Elysée. La liberté ne peut avoir de frontières. La défense des droits de l’Homme non plus. Ce qui vient de se passer heureusement aujourd’hui pour Clotilde, il faut que cela se passe pour Salah. Ceux qui dirigent savent mieux que nous ce qui peut et doit être fait pour aboutir à la libération de ce jeune Français de 25 ans qui est le plus « vieux » des prisonniers politiques de France malgré son jeune âge. Salah vaut Clotilde. Un Français vaut une Française. La solidarité doit être sans frontières politiques. La démonstration est ainsi faite aujourd’hui que si les autorités françaises le veulent, elles peuvent sortir Salah de prison. Aucune échappatoire n’existe plus pour elles. Elles sont plus clairement que jamais au pied du mur. Il convient, forts de ce qui vient de se passer pour Clotilde emprisonnée en Iran, d’exiger plus nettement encore, et plus nombreux que jamais, la libération de Salah Hamouri, victime d’une occupation étrangère et d’un procès illégal et illégitime. Ce qui a été obtenu de l’Iran peut l’être d’Israël. Qui peut prétendre le contraire ? C’est une question de volonté politique jusqu’ici absente pour Salah. A nous de l’imposer ! Plus que jamais nous avons le bon droit de notre côté ! Liberté pour Salah Hamouri ! La France doit agir fermement auprès d’Israël comme elle l’a fait pour Clotilde auprès de l’Iran ! Mobilisation générale ! |
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Emile
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Moderateur
Depuis le: 21 Nov 2007 Status actuel: Inactif Messages: 408 |
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Envoyé : 19 May 2010 à 11:08 |
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Espérons que s'il n'est pas libéré avant il le sera en novembre 2011. C'est inquiétant de voir écrit sur le site de soutien qu'il sera "libérable". Les autorités israéliennes peuvent prolonger la peine ?
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« Chaque être humain qui aime la liberté doit plus de remerciements à l'Armée Rouge qu'il ne puisse payer durant toute une vie! » Ernest Hemingway
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Jef.
Pilier du FUC
Depuis le: 28 Sep 2007 Pays: DDR Status actuel: Inactif Messages: 2547 |
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Envoyé : 19 May 2010 à 17:42 |
Et oui l'arbitraire est la règle !
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Jef.
Pilier du FUC
Depuis le: 28 Sep 2007 Pays: DDR Status actuel: Inactif Messages: 2547 |
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Envoyé : 28 Jul 2010 à 16:20 |
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J’espère que vous lirez cette lettre…
Salah Hamouri Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international.
Au pays de la révolution française qui a mis fin au féodalisme et à la servitude en propageant à travers le monde les mots de « Liberté – Egalité – Fraternité » ; à Paris, capitale d’un pays qui a résisté hautement pour se libérer de la barbarie d’une armée occupante féroce et brutale ; depuis vos bureaux à l’Elysée ou ceux du Quai d’Orsay – j’espère que vous lirez ma lettre. Dans l’un de ces bureaux, ma mère a été finalement reçue afin de discuter des moyens pour obtenir ma libération. Nous savons tous que la démocratie fonde le respect de la diversité des êtres humains. Elle définit les bases légales qui accordent à chacun des droits et des devoirs. Elle prône l’égalité des droits humains et refuse absolument d’établir des différences négatives et ségrégatives selon la couleur de la peau, l’origine, la religion, etc. Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international. Il semblerait que ce gouvernement, le gouvernement israélien, vous ait convaincu que le seul moyen pour moi de retrouver la liberté n’était pas que, lui, fasse, ce qu’il devrait faire pour cela mais qu’en plus de l’injustice que je subis que, moi, je fasse un acte d’humiliation supplémentaire : que je présente des « regrets » devant un tribunal militaire d’occupation. Je voudrais vous poser une seule question : aurait-il été acceptable pour vous que les résistants français, pendant la seconde guerre mondiale, « regrettent » leurs actes devant des tribunaux d’occupation ou de collaboration ? Si on ne peut comparer terme à terme les deux situations, il n’en reste pas moins que la Palestine vit aussi sous occupation étrangère depuis maintenant 62 ans. Une occupation brutale qui multiplie les meurtres, qui construit des murs, qui assiège et colonise, qui expulse le plus possible de Palestiniens de leur terre ou de leurs maisons, surtout à Jérusalem-Est où je vis avec ma famille. Devant cette occupation que vit mon peuple, je ne peux rester ni indifférent ni me taire. Je suis né et j’ai grandi dans un pays occupé et, parce que je ne peux pas me taire, je suis depuis plus de 5 ans en prison. Comment pourrais-je accepter cette occupation que vous-même avez condamnée ? C’est mon droit que de la refuser. Dans ces conditions il n’est pas pensable une seule minute, qu’en plus de tout cela que je subis, j’en vienne à « regretter » ou à « m’excuser » de quoi que ce soit devant un tribunal militaire d’occupation. Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde. Bien à vous, Salah Hamouri Prison de Guilboa Section 4 Le 14 juillet 2010 |
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Jef.
Pilier du FUC
Depuis le: 28 Sep 2007 Pays: DDR Status actuel: Inactif Messages: 2547 |
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Envoyé : Hier à 08:50 |
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Liberté pour Salah Hamouri ! Les soussignés, membres du « Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens » tiennent aujourd’hui 4 septembre à manifester solennellement leur indignation devant le fait que depuis 2.000 jours un jeune franco-palestinien de 25 ans, le jeune Salah Hamouri, est en prison dans les geôles israéliennes. Il n’a commis aucun crime ni aucun délit mais malgré cela il a été condamné à 7 ans de prison par un tribunal militaire israélien d’occupation installé en pleine Cisjordanie. De naissance franco-palestinien, il n’est « que » Français de jure du fait que l’occupation israélienne de Jérusalem-Est où il réside le prive de la dimension palestinienne de sa bi-nationalité comme sont privés de toute nationalité les Palestiniens vivant dans cette partie de la ville. Tandis que les autorités françaises se sont portées « au secours » de tous les Français victimes d’arbitraires à l’étranger, dans le cas présent elles restent particulièrement silencieuses et le Président la république refuse même de recevoir, à la différence notable de tous les autres cas connus, Denise Hamouri, la mère de Salah. Salah Hamouri est aujourd’hui le seul Français dans le monde à être en prison uniquement pour des raisons politiques, lui qui ne cache pas son refus de l’occupation israélienne des Territoires palestiniens occupés, inclus Jérusalem-Est. Si rien n’est fait pour le libérer, entré en prison à l’âge de 20 ans, Salah Hamouri en sortira à l’âge de 27 ans. Ce n’est pas supportable pour lui ni pour ce que doit défendre la France sans aucune exclusive dans le monde : les droits de l’homme qui sont universels ou ne sont pas. Le « deux poids, deux mesures » dont est victime Salah Hamouri de la part des autorités française n’a que trop duré. Nous, soussignés, demandons avec force que celles-ci se mobilisent enfin réellement pour obtenir des autorités israéliennes, comme elles le peuvent, la libération de notre jeune compatriote. C’est la politique qui a mis Salah en prison. C’est la politique, et rien d’autre, qui l’en sortira. Plus que jamais, en ce 4 septembre 2010, tandis que Salah Hamouri est en prison depuis 2.000 jours alors qu’il devrait être libre nous demandons au Président de la république et au gouvernement d’intervenir fermement pour obtenir la libération de Salah Hamouri ! Les premiers signataires : Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) - Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Américains contre la guerre (AAW) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugies Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - Confédération Générale du Travail (CGT) - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE)- Fédération Syndicale Unitaire (FSU) - Gauche Unitaire (GU) – Cedetim-IPAM – La Courneuve-Palestine - Le Mouvement de la Paix - Les Alternatifs - Les Femmes en noir - Les Verts - Ligue des Droits de l’Homme (LDH) - Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Liberty (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union syndicale Solidaires. |
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