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  <title>Forum Unit&#233; Communiste : Haïti</title>
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  <description>Ceci est un fichier XML qui contient un fil RSS; Forum Unit&#233; Communiste : Actualit&#233;s Internationales : Haïti</description>
  <pubDate>Fri, 10 Sep 2010 03:40:44 +0000</pubDate>
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   <title>Forum Unit&#233; Communiste</title>
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   <title>Haïti :      Ha&#239;ti et l&#8217;UNASUR d&#233;cident...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 02 Sep 2010 à 17:28<br /><br /><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="100%"><T><TR =#7ebbd9><TD width="23%"><P align=center><strong><B><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Haïti et l’UNASUR décident d’un Plan de reconstruction </FONT></B></strong></P></TD></TR><TR><TD><P =Noticias align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Port-au-Prince, 1<SUP>er</SUP> septembre, (RHC)--. Rafael Correa, sous son chapeau de président tournant de l’UNASUR, l’Union des Nations Sud-américaines et René Préval, le Chef de l’Etat haïtien, ont signé à Port-au-Prince un plan d’action pour la reconstruction d’Haïti. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Le programme comprend d’importantes mesures pour réparer les dégâts causés par le séisme du 12 janvier à l’infrastructure urbaine et productive.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Adopté d’avance par les pays signataires de l’UNASUR, le Plan d’action vise à réduire la vulnérabilité de la population haïtienne et à consolider les capacités de réponse aux inondations et aux ouragans. <BR>Conçu sur les bases des priorités du gouvernement haïtien, le programme prévoit plusieurs déboursements jusqu'à totaliser les 100 millions de dollars. <BR></FONT></P></TD></TR></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.radiohc.cu/frances/a_noticiasdelmundo/septiembre/1/mundo5.htm" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Thu, 02 Sep 2010 17:28:58 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : Ha&#239;ti Un pays appauvri par une...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 24 Aug 2010 à 21:18<br /><br /><H1 =title align=center>Haïti Un pays appauvri par une dette coloniale </H1><P =subtitle align=justify></P><P =chapo align=justify>Une pétition rendue publique la semaine dernière demande le remboursement de la « dette d’indépendance » d’Haïti. </P><P =article_ align=justify>Le 1<SUP>er</SUP> janvier 1804, Haïti proclame son indépendance au terme d’une bataille victorieuse contre les troupes napoléoniennes. Mais vingt ans plus tard, en 1825, la première République indépendante noire est contrainte par Charles&nbsp;X de payer une indemnité de 150 millions de francs or au titre du dédommagement des anciens colons. Le souverain menace d’envahir l’île et d’y rétablir l’esclavage en cas de non-paiement. Réévaluée à 90 millions de francs or, cette dette, honorée en 1947, a paralysé le développement d’Haïti pendant plus d’un siècle.</P><P =article_ align=justify>C’est pour demander à la France le remboursement de cette dette inique, aujourd’hui estimée à plus de 17 milliards d’euros, qu’un groupe d’intellectuels et d’hommes politiques a adressé au président de la République une lettre ouverte publiée dans Libération la semaine dernière. Rassemblant les signatures de plusieurs dizaines de personnalités, universitaires (tels Noam Chomsky, Étienne Balibar, Jacques Rancière ou Alain Badiou), représentants politiques, journalistes, écrivains et cinéastes, le texte insiste sur la nécessité de restituer cette somme au nom de «l’idéal d’égalité, de fraternité et de liberté cher à la France», alors qu’Haïti ne parvient pas à se relever du séisme du 12 janvier 2010. Depuis cette catastrophe, la sphère politico-médiatique n’a cessé d’insister sur la pauvreté de l’île, sans pour autant s’attarder sur l’origine de ce dénuement. Or cette dette illégitime a largement participé au naufrage du pays, «les besoins vitaux et les aspirations au développement de générations entières d’Haïtiens» ayant été sacrifiés pour son remboursement. Pourtant, en 2003, quand le gouvernement haïtien réclame le remboursement de ces fonds spoliés, «le gouvernement français a participé à son renversement». Pour les signataires de la lettre, il faut mettre fin au plus vite à cette injustice et répondre enfin à «une demande qui est moralement, économiquement et légalement inattaquable».</P><P =author align=justify>Virgile Dessirier</P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/23_08_2010-ha%C3%AFti-un-pays-appauvri-par-une-dette-col&#111;niale-451892" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Tue, 24 Aug 2010 21:18:34 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : Ha&#239;ti : &#171; La France refuse d&amp;#039;accueillir...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 23 Aug 2010 à 22:32<br /><br /><H1 =title align=center>Haïti : « La France refuse d'accueillir nos enfants »</H1><P =subtitle align=justify></P><P =chapo align=justify></P><P =article_ align=justify>L'<EM>Humanité </EM>n'oublie pas : Huit mois après le terrible séisme qui a ravagé l'île, causant la mort de près de 300&nbsp;000 personnes et faisant 1,3 million de sans-abris, la reconstruction du pays bute contre de nombreux obstacles de taille, tandis que les promesses françaises ne sont pas tenues.&nbsp;</P><P =article_ align=justify>Outre les protestations de la population haïtienne à l’encontre d’un gouvernement accusé de corruption et critiqué dans sa gestion du plan de reconstruction, le mécontentement de la communauté haïtienne installée en France est de plus en plus vif. En janvier, le ministre de l’Immigration Eric Besson avait annoncé un allègement des conditions du regroupement familial afin de permettre aux 80&nbsp;000 ressortissants haïtiens d’accueillir plus facilement leurs proches frappés par la catastrophe. Néanmoins, de multiples associations telles que Réseau éducation sans frontières (RESF) dénoncent les obstacles administratifs au regroupement familial qui déçoivent les espoirs placés par beaucoup, en France et en Haïti, dans cette procédure.</P><P =article_ align=justify>Trois problèmes fondamentaux peinent à être résolus&nbsp;: le logement, la santé et l’agriculture. De nombreux Haïtiens ont trouvé refuge dans des abris temporaires qui ne protègent pas des intempéries. Quant à ceux qui se sont réfugiés chez des proches dans les régions rurales, leur nombre accru fait pression sur les ressources des familles, déjà soumises à une précarité structurelle. En ce qui concerne l’agriculture, pilier de l’économie haïtienne, il est nécessaire de «&nbsp;relancer le circuit agricole en distribuant les semences qui manquent, pour que les populations puissent faire la prochaine récolte&nbsp;», préconise Pascal Bernard, directeur des opérations d’Acted (Agence d’aide à la coopération technique et au développement). Le pays a perdu sa souveraineté économique sous l’injonction des politiques d’ajustements structurels, anéantissant, notamment, le secteur agricole.</P><P =article_ align=justify><strong>Vous trouverez mardi dans <EM>L’Humanité</EM> du 24 août un dossier complet sur ces questions préoccupantes, avec reportages et entretiens à l’appui.</strong></P><P =article_ align=justify>Lors de la Fête de l'<EM>Humanité</EM>, le Village du livre rendra hommage, en leur présence, aux écrivains haïtiens, le dimanche à 14 heures. Le Secours populaire français, dans son espace, poursuivra la campagne de collecte de dons, tandis que Copains du monde sensibilisera les enfants, tout le week-end, à l'espace Enfance.</P><P =author align=justify>Elodie Vergelati</P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/23_08_2010-ha%C3%AFti-%C2%AB-la-france-refuse-daccueillir-nos-enfants-%C2%BB-451860" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Mon, 23 Aug 2010 22:32:24 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : Le rappeur Wyclef Jean candidat...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=37708#37708</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 06 Aug 2010 à 18:44<br /><br /><H1 =title align=center>Le rappeur Wyclef Jean candidat à la présidence de Haïti</H1><P =subtitle align=justify></P><P =chapo align=justify>La candidature du chanteur et producteur est controversée dans l’île.</P><P =article_ align=justify><strong></strong>Wyclef Jean, ancien leader des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Fugees" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Fugees </FONT></a>et vedette internationale du hip-hop, a déposé jeudi sa candidature à l'élection présidentielle de novembre en Haïti où, fort d'une grande popularité, il s'avancera en possible vainqueur. L'annone a d'abord été faite dans le show TV de Larry King sur CNN, puis devant ses partisans réunis dans le centre de la capitale Port-au-Prince. "J'aimerais dire au président Barack Obama que les Etats-Unis ont Obama et que Haïti a Wyclef Jean", a dit le musicien, triple lauréat d'un Grammy award.</P><P =article_ align=justify>Il s'exprimait avoir déposé officiellement sa candidature devant la commission électorale, une formalité qui devait être remplie avant samedi. Le scrutin est prévu le 28 novembre. Wyclef Jean sera le candidat du parti Viv Ansanm, a précisé à Reuters le chef de cette formation politique, Daniel Jean Jacques. Wyclef Jean, qui aura 38 ans au moment de l'élection, n'a jamais exercé de mandat électoral. Mais cet auteur-compositeur-interprète est très admiré dans son île d'origine, qu'il a quitté à neuf ans pour émigrer aux Etats-Unis. L'ancien leader du trio Fugees, également connu pour sa collaboration avec la Colombienne Shakira et leur tube 'Hips don't lie" en 2006, est né le 17 octobre 1972 à Haïti, mais il a grandi à New York puis dans le New Jersey.</P><P =article_ align=justify>Il lève depuis des années des fonds pour aider les Haïtiens grâce à sa fondation Yele Haiti après le séisme du 12 janvier, qui a fait dans les 300.000 morts. La catastrophe a détruit de grandes parties du pays, dont la capitale, et a privé 1,5 million de personnes de toit.&nbsp;</P><P =article_ align=justify><strong>Taclé par Sean Penn</strong></P><P =article_ align=justify>Wyclef Jean est considéré comme un prétendant crédible à la présidence du pays le plus pauvres des Amériques pardles analystes, dont certains le voient même gagner facilement, et sa candidature a semé la panique dans la classe politique. L'acteur américain Sean Penn en revanche a fait part de ses réserves sur cette candidature, mettant notamment en doute les motivations du musicien et de ses soutiens. Sean Penn, très impliqué dans l'aide à Haïti après le séisme dévastateur du 12 janvier, a affirmé que le chanteur n'avait pas été présent pendant les mois qui ont suivi la catastrophe. Reconnaissant que le chanteur était "une voix importante", Sean Penn l'a cependant accusé d'avoir détourné 400.000 dollars de dons dans le cadre de levées de fonds pour son ONG. "Je veux quelqu'un qui veuille vraiment, mais vraiment, se sacrifier pour son pays et pas juste quelqu'un que j'ai vu personnellement dans un convoi de voitures de luxe, exhibant une richesse qui me semble déplacée à Haïti", a ajouté l'acteur.</P><P =article_ align=justify>Le gouvernement du président sortant René Préval, qui ne peut briguer sa propre succession, a subi un feu nourri de critiques en raison de son incapacité à mieux aider les victimes du séisme et à lancer le chantier de la reconstruction.</P><P =author align=justify></P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/06_08_2010-le-rappeur-wyclef-jean-candidat-%C3%A0-la-pr%C3%A9sidence-de-ha%C3%AFti-451187" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Fri, 06 Aug 2010 18:44:20 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti :      66 nouveaux m&#233;decins...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 06 Aug 2010 à 15:13<br /><br /><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="100%"><T><TR =#7ebbd9><TD width="100%"><P align=center><strong><B><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">66 nouveaux médecins haïtiens reçoivent leur diplôme à la faculté de médecine de Santiago de Cuba </FONT></B></strong></P></TD></TR><TR><TD vAlign=top align=left><P =Noticias align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Santiago de Cuba, 5 août, (RHC)--. 66 jeunes Haïtiens ont terminé cette année leurs études à la faculté de médecine de Santiago de Cuba. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Ce centre d’études supérieures a d’ores et déjà formé 614 médecins haïtiens, une importante contribution au système de santé du pays le plus arriéré de notre continent. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Aujourd’hui, Haïti recense 2,7 praticiens pour 10 000 habitants. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Les jeunes médecins formés à Cuba recevront leur diplôme au cours d’une cérémonie à Port-au-Prince où ils ont consacré une partie de leur internat à l’attention des sinistrés du séisme dévastateur du 12 janvier. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Quelque 440 autres Haïtiens font actuellement leur médecine à la Faculté de médecine de Santiago de Cuba. </FONT></P></TD></TR></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.radiohc.cu/frances/a_noticiasdecuba/agosto/5/cuba4.htm" target="_blank">Source</a><HR></DIV><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="100%"><T><TR =#7ebbd9><TD width="100%"><P align=center><strong><B><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Un nouvel élan est donné au projet de reconstruction du système de santé haïtien</FONT></B></strong></P></TD></TR><TR><TD vAlign=top align=left><P =Noticias align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">La Havane, 5 août (RHC-PL).- La 4è réunion tripartite Haïti, Brésil et Cuba s’est terminée par un important élan au projet de reconstruction du système de santé dans ce pays caribéen, dévasté par le tremblement de terre du 12 janvier dernier.<BR><BR>Jacques Hugues Henry, doyen de la Faculté de Médecine de Port au Prince, a mis l’accent sur les vertus de relier les polycliniques avec la communauté, le traitement humain et personnalisé aux patients et l’approche cubaine de préserver la santé.<BR><BR>Les participants à cette réunion tripartite ont visité l’Institut d’hygiène, d’épidémiologie et de microbiologie où ils ont été reçus par Lorenzo Somarriba, vice ministre de la santé publique et par Mariano Bonet, le directeur du centre.<BR><BR>La visite a permis un échange de points de vues sur la collaboration en vue de la mise au point d’un programme qui prévoit la création de laboratoires sanitaires, la formation d’activistes de contrôle hygiénique et des vecteurs, ainsi qu’un travail éducatif dans les communautés d’Haïti. </FONT></P></TD></TR></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.radiohc.cu/frances/a_noticiasdecuba/agosto/5/cuba3.htm" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Fri, 06 Aug 2010 15:13:21 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : Les pays occidentaux comptent-ils...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=37698#37698</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 06 Aug 2010 à 02:07<br /><br /><H2 align=center ="post-title">Les pays occidentaux comptent-ils honorer les promesses d'aide humanitaire faites à Haïti et annoncées en fanfare ?</H2><P align=justify ="post-info">Par <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>emcee</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>le jeudi 5 août 2010, 23:47 - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/category/Dans-lenfer-de-lultraliberalie" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Dans l'enfer de l'Ultralibéralie</FONT></A> - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/08/05/Les-pays-occidentaux-comptent-ils-h&#111;norer-les-promesses-d-aide-humanitaire-faites-%C3%A0-Ha%C3%AFti-et-ann&#111;nc%C3%A9es-en-fanfare" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Lien permanent</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT></P><P align=justify ="post-excerpt">Probablement pas. En tous cas, c'est mal parti.<BR>Comme je l'ai signalé <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/07/16/Ha%C3%AFti%3A-six-mois-plus-tard-%E2%80%A6-rien-n-a-avanc%C3%A9%2C-et-c-est-m%C3%AAme-pire" target="_blank"><FONT color=#ff9900>précédemment</FONT></A>, malgré six mois déjà écoulés et la saison des pluies qui menace gravement les réfugiés, seulement 2% des aides promises ont été versées par les principaux pays occidentaux, dont les US et … la France, acteurs majeurs à Haïti.<BR>Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir joué des coudes pour se presser devant les caméras et verser des larmes de crocodile sur le sort de ces "<EM>pauvres Haïtiens</EM>". <BR>Une fois encore, la communauté internationale prouve sa totale lâcheté et sa mesquinerie face aux malheurs des populations en détresse par sa faute. <BR>Dans l'article qui suit, l'auteur Ashley Smith, enfonce à nouveau le clou et dénonce le cynisme des puissants de ce monde.<BR>Haïti est une chasse gardée des Etats-Unis, qui punissent les Haïtiens de vouloir s'émanciper en les maintenant dans la misère et en réprimant violemment toute rébellion. Tout cela avec l'aide active de la communauté internationale, dont la Mission de Stabilisation de l'ONU à Haïti (MINUSTAH).<BR>N'oublions pas Haïti.<BR>Source: <a href="http://dissidentvoice.org/2010/08/the-betrayal-of-haiti/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>The Betrayal of Haiti</FONT></A>, par Ashley Smith / 2 août 2010</P><P align=center ="post-"><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/Amerique_latine/.haiti_gravats_m.jpg" border="0" alt="haiti_gravats.jpg" /></P><P align=justify ="post-"><BR><BR></P><H3 align=justify ="post-">La trahison des promesses faites à Haïti</H3><P align=justify ="post-">Six mois après le tremblement de terre dévastateur qui a frappé Haïti, les promesses des gouvernements les plus puissants du monde de verser des milliards de dollars d'aides à un des états les plus pauvres et les plus faibles du monde n'ont toujours pas été tenues.<BR>A la suite du tremblement de terre à Haïti, le 12 janvier de cette année, il y a eu un immense élan de solidarité, et des particuliers depuis les US jusqu'en Palestine et ailleurs ont donné aux ONG et aux organisations caritatives, même s'ils ne possédaient pas grand-chose eux-mêmes. <BR>Fin mars, les Nations-Unies tenaient une conférence internationale pour que des donateurs financent la reconstruction d'Haïti, où des dizaines de pays avaient promis près de 100 milliards de dollars pour les prochaines années et plus de 5 milliards de dollars pour les 18 premiers mois de la reconstruction d'urgence. <BR>Mais la réponse des grandes puissances mondiales est inversement proportionnelle à la générosité de leurs citoyens. Les Etats-Unis, la France, le Canada et les Nations-Unies - sans parler d'une série d'organisations non-gouvernementales (ONGs) qui ont des liens avec les milieux hauts placés, n'ont pratiquement rien fait pour reloger les réfugiés. Ils n'ont pas fait enlever les gravats, a fortiori commencé la reconstruction, et ont trahi leur promesse de distribuer des aides. <BR>Au lieu de cela, le tremblement de terre d'Haïti sert de prétexte pour accélérer la mise en place d'un programme néolibéral et pour renforcer l'occupation du pays par l'ONU qui dure depuis six ans pour réprimer toute opposition.<BR>Pendant ce temps, la situation à Haïti reste catastrophique. Le tremblement de terre a tué plus de 300.000 personnes, dont un quart environ d'agents de l'Etat. Il a détruit d'innombrables habitations, privant de toit 1,5 millions de personnes, et il a démoli le palais national et anéanti une majorité de bâtiments publics. Globalement la Banque Inter-American Development estime que le tremblement de terre a causé entre 8 et 13 milliards de dollars de dégâts. <BR>Six mois plus tard, le million et demi de personnes sans abri ne sont toujours pas relogées, luttant pour survivre dans 1300 camps de réfugiés.<BR>Curieusement, d'après certains témoignages, 232.000 personnes parmi ces sans-abri ne disposent même pas de tentes ou de bâches. Seul un quart des camps est géré soit par l'Etat soir par des ONG.<BR>D'après le récit sinistre paru dans la <a href="http://www.m&#111;ntrealgazette.com/business/m&#111;ney/Haiti+camps+despair/3230461/story.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Gazette de Montréal</FONT></A>, Port-au-Prince ressemble encore à une zone de guerre … les camps dressés par des centaines de milliers de Haïtiens dans les heures qui ont suivi la tragédie qui a brisé leurs vies deviennent des taudis permanents. <BR>Les pluies torrentielles de fin d'après-midi détrempent leurs affaires et laissent des flaques grandes comme des lacs où se reproduisent les moustiques qui répandent ensuite la malaria. On entend partout des toux rauques. La gale et d'autres infections attaquent la peau fragile des enfants couverte de cloques rouges irritantes. Les ventres sont gonflés et les cheveux virent à l'orange à cause de la malnutrition. Les vomissements et la diarrhée sont aussi courants que les mouches. <BR>Alors que les blessures subies à la suite du séisme sont devenues des cicatrices, d'innombrables accidents surviennent à cause des conditions de vie épouvantables – des petits enfants qui tombent dans des cuves de riz ou de haricots bouillantes, des gens qui se cassent un bras ou une jambe sur des plaques de béton et de fil de fer, des familles entières qui sont empoisonnées par le monoxyde de carbone en faisant la cuisine dans leurs tentes. Dans toute la ville, la puanteur de corps en décomposition a été remplacée par la puanteur des tas d'ordures en décomposition. <BR>Ni les gouvernements, ni les institutions internationales, ni les ONG n'ont levé le petit doigt pour construire des logements pour remplacer ces camps. <BR>D'ailleurs, le seul camp de remplacement important qui a été créé montre clairement comment la caste au pouvoir à Haïti exploite la crise pour réaliser des profits.<BR>Le gouvernement haïtien, en collaboration avec l'armée U.S., a commencé la reconstruction à Corail Cesselesse, à près de 25 km de Port-au-Prince dans le but de créer une nouvelle ville de 300.000 habitants. Il a nommé Gerard Emile “Aby” Brun, le président de Nabatec Development, pour superviser le transfert sur le site de quelque 7.000 personnes qui étaient installées dans un camp illégal sur le golf de Petionville.<BR></P><BLOCKQUOTE ="post-"><P align=justify>Selon Jonathan Katz, de l'Associated Press, Brun “est également un des principaux négociateurs qui traitent actuellement avec des entreprises du textile sud-coréennes pour construire des usines qui, selon les autorités haïtiennes, vont probablement s'installer à Corail Cesselesse. Le camp qu'il a aménagé servira éventuellement de vivier de main d'œuvre pour ces usines, qui pourront bénéficier de la généreuse législation américaine sur les importations de textiles assemblés à Haïti (<a href="http://ctrc.sice.oas.org/Trade/HHOPE/HHOPE_f.asp" target="_blank"><FONT color=#ff9900>loi Hope</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>NDT)". <BR></P></BLOCKQUOTE><P align=justify ="post-">Toutefois, ce camp est situé sur une zone inondable sans végétation pour se protéger du soleil brûlant ou des pluies torrentielles pendant la saison des ouragans. Un travailleur humanitaire d'Oxfam a expliqué au New York Times que le projet pour Corail Cesselesse:</P><BLOCKQUOTE ="post-"><P align=justify>"ne représente pas une vision stratégique claire de la part de l'Etat. C'est comme le Soudan. Il n'y a pas un arbre à l'horizon. Les habitants ont le sentiment d'être pris dans un piège. Ils ont des difficultés à trouver une activité génératrice de revenus et ils ne vont pas tarder à avoir du mal à se nourrir".<BR></P></BLOCKQUOTE><P align=justify ="post-">En attendant, à Port-au-Prince et dans les villes alentour, malgré les promesses, les maisons, les hôpitaux et les immeubles en ruines sont dans l'état où ils étaient à la suite du tremblement de terre.<BR>Jusqu'à présent, seuls 5% des 26 millions de mètres cubes de gravats ont été déblayés. Le New York Times écrit: "les spécialistes indiquent qu'il faudrait un millier de camions pendant 3 à 5 ans pour arriver à déblayer les dégâts, alors qu'il y en a moins de 300 à l'œuvre sur le terrain en ce moment". Les pays donateurs, les ONGs et le gouvernement haïtien n'ont réussi à construire que 5500 abris résistant aux ouragans. <BR>Les personnalités de premier plan chargées des opérations humanitaires, comme Bill Clinton, co-président de la <a href="http://www.haiti.org/index.php?opti&#111;n=com_c&#111;ntent&amp;view=article&amp;id=185:march-31-2010-note-de-presse-commissi&#111;n-interimaire-pour-la-rec&#111;nstructi&#111;n-dhaiti&amp;catid=1:latest-news" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti</FONT></A> (CIRH)– prétendent que les promesses de reconstruction non tenues sont dues à l'ampleur énorme de la catastrophe et à la crise internationale qui a épuisé tous les fonds disponibles pour Haïti. <BR>Mais ce ne sont que des prétextes. Si Haïti était une priorité, les grandes puissances trouveraient l'argent. <BR>Comme ce n'est pas le cas, elles n'ont promis que la somme dérisoire de 10 milliards de dollars. Comparez cela avec les sommes que dépensent les US pour leurs véritables priorités – par ex, avec les 663 milliards de dollars destinés au Pentagone pour l'année 2010. <BR>Et l'ampleur de la catastrophe, plutôt que d'être un prétexte pour ne rien faire, devrait inciter à une mobilisation massive des ressources pour la reconstruction. <BR>Au lieu d'intensifier les opérations de secours, les pays donateurs – avec l'aide des médias occidentaux – se servent du gouvernement haïtien comme bouc émissaire pour détourner l'attention sur le peu qu'ils ont accompli. <BR>Par exemple, ils accusent le président haïtien René Préval de n'avoir pas su régler les problèmes de régime foncier et de n'avoir pas obtenu de terrains pour la construction de logements neufs. Mais la plupart des grands propriétaires terriens sont des alliés des Etats-Unis. Le gouvernement US est dans une meilleure position que l'impuissante administration Préval pour obliger les propriétaires à donner des terrains destinés à la construction de logements.<BR>Ce qui ne veut pas dire que Préval n'a pas de torts. Il s'est conduit de façon pathétique, se volatilisant à la suite du séisme, et tout en maugréant sur la violation de souveraineté, il servait de caution haïtienne à la trahison de l'empire. <BR>Par exemple, le 12 juillet, six mois jour pour jour après le tremblement de terre, alors que la capitale était encore en ruines – et la population toujours dans de vastes taudis de toile – Préval distribuait des médailles en l'honneur de représentants de pays et d'ONG qui avaient fait si peu la reconstruction de Port-au-Prince. Mais il est absurde d'accuser Préval d'être la raison majeure des dysfonctionnements de l'Etat haïtien. Les Etats-Unis, la France et le Canada, ainsi que l'ONU sont directement responsables d'avoir empêché le gouvernement haïtien d'organiser la reconstruction, à fortiori du futur développement du pays. <BR>Cette déloyauté envers Haïti dure depuis des siècles. Après la révolution des esclaves de cette colonie française, qui a abouti à l'indépendance en 1804, les puissances européennes ont déstabilisé toute tentative du pays d'adopter une nouvelle forme de politique dans l'intérêt de sa population . <BR>On se souvient que la France avait exigé qu'Haïti verse la somme de 21 milliards de dollars (en monnaie actuelle) de dommages et intérêts pour les pertes infligées aux propriétaires des esclaves.<BR>Depuis les années 1980, les Etats-Unis imposent une politique néolibérale – ce que les Haïtiens appellent le "programme de la Mort" – qui empêche le gouvernement de contrôler l'économie du pays. Par exemple, les Etats-Unis ont forcé l'ancien président Jean-Bertrand Aristide et Préval, son allié de l'époque, à privatiser des compagnies publiques et de baisser les tarifs douaniers sur les importations de riz. Cette politique a augmenté le chômage parmi les salariés des villes et concurrencé la production de riz haïtienne au point que le pays aujourd'hui est tributaire du riz américain subventionné. <BR>En conséquence, le revenu par personne a baissé de 20% – de 600 dollars en 1980 il est de 480 aujourd'hui. Parallèlement, les Etats-Unis et leurs alliés internationaux collaboraient pour neutraliser toute tentative d'Haïti d'utiliser les fonds publics pour améliorer les conditions de vie des pauvres dans les campagnes et dans les villes. Par exemple, Aristide a été destitué de ses fonctions de président deux fois par des coups d'état en 1991 and 2004 pour empêcher une réforme sociale dans l'intérêt des paysans, des ouvriers et des pauvres. Depuis le second coup d'état, le gouvernement haïtien ne contrôle plus du tout le pays.<BR>Les Etats-Unis et les autres puissances impériales, et les institutions financières internationales dirigent l'économie d'Haïti, et l'ONU, grâce à la mal nommée "Mission de Stabilisation à Haïti" (MINUSTAH), occupe le pays depuis 2004, le dirigeant dans la tradition néocoloniale. <BR>Et donc, ces pouvoirs ont besoin de se trouver des boucs émissaires parce qu'après tout le battage qui a accompagné les conférences des donateurs, ils n'ont pas tenu leurs promesses.<BR>Seuls le Brésil, la Norvège, l'Estonie et l'Australie ont versé tous les dons qu'ils avaient promis à la CIRH. Le Washington Post écrit que les donateurs n'ont versé que 2% des 5,3 milliards de dollars promis pour les 18 premiers mois critiques de la reconstruction d'urgence. Selon le PNUD, Programme des Nations Unies pour le Développement, la CIRH elle même n'a redistribué que 506 millions de dollars – à peine 9% des fonds prévus pour le budget pour 2010 et jusqu'au milieu de l'année 2011.<BR>Les Etats-Unis ont joué un rôle essentiel pour paralyser l'attribution des fonds à Haïti. Le Sénat a barré la contribution de 28 milliards de dollars, à la suite de manœuvres orchestrées par le sénateur républicain Richard Lugar pour bloquer cette offre d'aide financière. <BR>Lugar exige que les Etats-Unis ne donnent pas toute leur contribution tant que Préval ne cherchera pas à organiser des élections libres et équitables – traduction: des élections que les candidats pro-U.S. seront sûrs de gagner– et tant qu'il ne réduira pas les barrières pour les investissements privés.<BR>C'est à cause de ces manœuvres que la CIRH n'a dans ses coffres que 90 millions de dollars. <BR>Ne comptez pas sur l'arrivée de nouveaux fonds. Les principaux gouvernements de la planète ne tiennent guère leurs promesses vis-à-vis d'Haïti. Une précédente conférence de donateurs réunie à l'ONU sur Haïti en avril 2009 avait obtenu des promesses de dons totalisant 400 millions de dollars, mais le pays n'a vu la couleur que de 15 % de cette somme.<BR>Ce qui a été dépensé par la CIRH montre que les états les plus puissants de la planète préfèrent bourrer les poches de leurs propres entreprises. <BR>Beverly Bell de l'"<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Institute_for_Policy_Studies" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Institute for Policy Studies"</FONT></A> a constaté que d'énormes sommes d'argent sont retournées aussitôt dans les poches des pays donateurs, comme avec les 40 cents prélevés par l'état US sur chaque dollar destiné à l'aide humanitaire pour payer la présence militaire à Haïti, cela pendant au moins les deux premiers mois qui ont suivi le tremblement de terre. Les groupes privés US empochent des sommes considérables, comme l'industrie agroalimentaire avec les excédents de riz achetés par USAID (l'Agence Américaine pour le Développement International) pour être distribués dans le cadre de l'aide alimentaire.<BR>Il y a aussi les honoraires payés à une multitude de consultants qui travaillent pour les gouvernements étrangers et les agences internationales …<BR>Ensuite, il y a la corruption et la mauvaise planification qui détournent également des survivants du séisme qui en ont terriblement besoin les fonds affectés aux secours. <BR>L'ONU a également laissé tomber Haïti tout le long de la crise. Les hauts responsables de l'ONU vivent dans un luxe relatif séparés de la population haïtienne. Commettant une erreur de communication désastreuse mais révélatrice, les Nations Unis ont déboursé 10 millions de dollars pour la location de deux bateaux de croisière, l'Ola Esmeralda et le Sea Voyager– surnommé par le personnel de l'ONU le "bateau de l'Amour" – destinés à loger des responsables du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et de la MINUSTAH.<BR>Edmond Mulet, ancien diplomate guatémaltèque qui dirige la mission de l'ONU, a expliqué aux journalistes que les bateaux étaient destines à récompenser le personnel de l'ONU pour leur travail. "C'est le moins que nous pouvions faire pour eux", a-t-il déclaré. Ils travaillent 14 à 16 heures par jour. La région était en ruines. Les conditions de vie sont épouvantables".<BR>(…)<BR>La MINUSTAH, pendant ce temps, occupe le pays depuis 2004, les soldats venant du Brésil et de plusieurs autres pays, dont Israël. À eux trois, Mulet, Ban Ki-moon, le Secrétaire Général de l'ONU et le général brésilien Luiz Guilherme Paul Cruz ont fait grimper les effectifs des forces d'occupation de l'ONU à 8.940 soldats et 4.391 policiers.<BR>L'occupation du pays par les Nations Unies revient à plus de 51 millions de dollars par mois. Les soldats de l'ONU ne parlent pas le créole haïtien. Conjointement avec la police haïtienne formée par les US, ils patrouillent dans les quartiers pauvres, arrêtant les opposants politiques pour les incarcérer et réprimant la contestation. <BR>Tout comme ils l'ont fait sitôt après le séisme, les gouvernements étrangers et les médias ont monté en épingle les menaces de violences dans les camps de réfugiés pour justifier une augmentation de la présence militaire. Les exemples de viols et de violences sexuelles envers les femmes sont, certes, un véritable problème. Mais ni les troupes de l'ONU ni la police haïtienne ne sont aptes à les régler. <BR>En fait, un tas d'enquêtes sur les droits humains ont révélé des violations des droits humains commises à la fois par la police haïtienne et les forces de la MINUSTAH. En 2007, la MINUSTAH a expulsé 114 soldats sri-lankais après qu'ils ont été accusés de viol et de mauvais traitements sur les enfants. Au cours de la crise actuelle, des femmes haïtiennes ont accusé des soldats de l'ONU et des policiers de leur avoir imposé des rapports sexuels en échange de nourriture et d'aide humanitaire. <BR>Pour traiter véritablement les causes de la violence et des viols dans les camps, les grandes puissances devraient résoudre les conditions de vie épouvantables dans les camps – cela même pour quoi elles se sont défilées. Dépenser 51 millions de dollars pour l'armée et la police ne peut qu'accroitre la violence – la violence de forces de répression sur des populations excessivement pauvres – surtout quand elles protestent contre la détérioration de leurs conditions de vie. <BR>En juin denier, des manifestations ont eu lieu partout à Haïti pour protester conte l'occupation de la MINUSTAH et l'administration Préval. Des graffiti peints sur les ruines de Port-au-Prince dénoncent l'ONU, les U.S., les ONG et Préval.<BR>De nombreuses manifestations et de nombreux graffiti réclament le retour d'Aristide. Ils protestent également contre les membres de la commission électorale de Préval triés sur le volet, qui vont sans doute exclure le parti politique le plus populaire dans le pays, le Fanmi Lavalas d'Aristide, ce qui truquerait ainsi les élections prévues pour le 28 novembre.<BR>Les hauts responsables de la MINUSTAH ont dit clairement que leur principal souci était la résistance croissante et leurs soldats s'en sont pris aux manifestants. Par exemple, le 23 mai, les soldats de l'ONU se sont déchaînés dans l'énorme camp de réfugiés installé face au Palais National, lançant de gaz lacrymogènes et tirant des balles de caoutchouc pendant des heures. Le jour même, des soldats de la MINUSTAH envahissaient l'Université d'Haiti lançant également des gaz lacrymogènes et tirant des balles en caoutchouc sur une manifestation d'étudiants.<BR>L'espoir pour Haïti réside dans sa résistance nouvelle contre l'occupation coloniale. Seule la résistance peut forcer les forces internationales à verser les aides promises – et veiller à ce que les aides servent véritablement les intérêts des paysans, des ouvriers et des habitants des villes pauvres. Comme l'a déclaré Jacqueline Cherilus, une étudiante en médecine de 22 ans à l'Université Lumière:<BR></P><BLOCKQUOTE ="post-"><P align=justify>"Aux US-américains et à tous ceux qui ont envoyé des tentes&nbsp;: on en a marre de tout ça, des sempiternelles tentes et des sempiternelles bâches. Ce qu'il nous faut, c'est la reconstruction. Vous voyez la force des pluies actuellement? Les tentes ne peuvent pas résister contre cette pluie. Combien de temps encore pouvons-nous vivre dans des tentes. On ne peut pas vivre deux ou trois ans sous des bâches. Il nous faut des maisons. Bientôt il va y avoir des ouragans et des inondations. L'aide humanitaire est mal organisée et mal répartie. Il y a des tas de gens qui ne reçoivent aucune aide. Pour avoir une aide véritable, il faut un changement social. <BR></P></BLOCKQUOTE><P align=justify ="post-">En dehors d'Haïti, les militants doivent exprimer leur solidarité envers le mouvement de protestation naissant contre l'occupation et pour le développement dans l'intérêt des paysans, des ouvriers et des habitants pauvres des villes.<BR>Nous devons présenter diverses revendications: d'abord, nous devons soutenir le droit d'Haïti à l'auto détermination. <BR>Ce sont les Haïtiens et leur gouvernement qui doivent contrôler la reconstruction de Port-au-Prince et du reste du pays, et non pas les puissances impériales, leurs entreprises privées, l'ONU et les ONG.<BR>Nous devons réclamer les aides promises à l'état haïtien afin qu'il puisse mieux répondre aux besoins de logements, de soins médicaux et d'éducation. <BR>Nous devons également appeler à la fin de l'occupation du pays par l'ONU et à la fin de son interdiction du retour de Jean-Bertrand Aristide. De plus, le parti d'Aristide, Fanmi Lavalas, la force politique la plus populaire du pays, doit être autorisée à participer aux prochaines élections. <BR>Outre les aides dérisoires qu'ils ont promises, les Etats-Unis, la France et le Canada doivent payer des dommages et intérêts pour les préjudices qu'ils ont fait subir à Haïti. La France peut commencer à rembourser les 21 milliards qu'elle a extorqués au pays quand il a obtenu son indépendance.<BR>Ce n'est que quand les Haïtiens auront le droit de décider de leur propres choix économiques et politiques qu'Haïti pourra les mettre en œuvre dans l'intérêt de sa population. <BR></P><P align=justify ="post-"><EM>Ashley Smith est un écrivain et militant de Burlington, Vermont. Ses articles sont souvent publiés dans Socialist Worker et l' International Socialist Review</EM>.</P><H3 align=justify ="post-">Note perso</H3><P align=justify ="post-">Rien n'a été fait de la part de ces gouvernements escrocs. Evidemment.<BR>Pourtant, il y avait une véritable volonté de la France de s'intéresser à Haïti, puisque le sous-ministre de l'époque n'avait pas hésité, pour se rendre en Martinique en mars dernier à une conférence sur Haïti, à affréter un jet privé pour la modique somme de 116.500 euros ….<BR>Il s'est depuis "démissionné". Sait-on seulement qui le remplace? Encore un fainéant qui aime le confort de la soie et les voyages exotiques sans doute …<BR>Quant à son président, sa lâcheté, sa duplicité et son mépris du peuple n'ont jamais failli. Rien de bon ne peut venir de ce côté-là. Et encore moins tenir une promesse envers les manants, surtout quand il s'agit de lâcher 21 milliards de dollars qui peuvent s'utiliser à bien meilleur escient.<BR>Voilà ce qu'ils feront sans doute aux Cubains s'ils arrivent à mettre la main sur l'île: ils les puniront impitoyablement pour leur avoir résisté. <BR>Vous allez me dire: c'est déjà le cas. Certes, mais pas au point de ce qu'ils ont fait aux Haïtiens depuis que ceux-ci ont proclamé leur indépendance. <BR>Pour l'instant, les Cubains sont protégés et se protègent entre eux. Mais la cruauté du camp adverse n'a plus de limites. Il ne faut tout de même pas oublier qu'ils ont participé, d'une façon ou d'une autre, à un bon nombre de guerres, voire de génocides, sur toute la planète.<BR></P><P align=justify ="post-"><strong>Donateurs</strong></P><P align=justify ="post-">Autre problème soulevé et dont on ne parle pas assez (si ce n'est jamais): ce sont les soi-disant "<EM>dons</EM>" des états occidentaux. Ces dons ne sont qu'un leurre: ce qui est donné d'une main sur les fonds publics va être récupéré de l'autre main par leurs entreprises privées, en particulier US, qui "aideront" à la reconstruction moyennant finances, qui seront dégrevées d'impôts, etc. Rien ne se perd chez ces gens-là.<BR>Et plus la catastrophe est médiatisée, plus les prédateurs se frottent les mains.</P><H3 align=justify ="post-">Les ONG</H3><P align=justify ="post-">L'aide humanitaire est donc payée par les dons des particuliers via les ONG (qui commencent par en ponctionner une partie pour leurs "frais de gestion") et les impôts des travailleurs que les gouvernements utilisent pour l'envoi d'aide humanitaire et pour payer les entreprises. <BR>Tout le système caritatif est basé sur la publicité, l'argent récolté et la charité et géré par des sociétés privées à peine contrôlées par des organismes indépendants (si certaines têtes tombent, parfois, le système perdure). Pour les catastrophes très médiatisées, comme le tsunami, des dizaines d'ONG jouent au coude à coude, chacune voulant occuper le terrain, tout près des médias qui leur servent d'agents de relations publiques. <BR></P><P align=justify ="post-"><strong>Concurrence et manque de coordination</strong></P><P align=justify ="post-">A la suite du tsunami de 2004, alors que les ONG avaient abondamment rempli leurs caisses, qu'ont-elles fait de l'argent inutilisé pour les secours d'urgence et qui était arrivé en abondance? Elles l'ont, pour certaines, réaffecté à d'autres actions (avec l'accord des donateurs, apparemment), et pour d'autres, placé en attendant de pouvoir l'affecter à la reconstruction ou autres "besoins". (<a href="http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2007/01/12/01006-20070112ARTMAG90410-d&#111;ns_en_sommeil_les_&#111;ng_s_expliquent.php" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Tsunami/ dons en sommeil&nbsp;: les ONG s'expliquent</FONT></A>).<BR>Pourtant, quand MSF avait tiré la sonnette d'alarme, disant qu'il ne fallait plus envoyer de dons, les autres ONG se sont insurgées. On ne ferme pas le robinet des dons. <BR>Quand il s'agit des dons en nature, la gabegie peut être encore plus grande. Que ce soient des médicaments, du linge ou des vêtements inappropriés pour fournir une aide aux sinistrés. (<a href="http://www.linternaute.com/savoir/&#100;ocument/05/rates-humanitaire.shtml" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Les ratés de l'humanitaire</FONT></A>).</P><P align=justify ="post-"><strong>Organisation de l'aide</strong></P><P align=justify ="post-">Il y a donc souvent un manque de coordination des secours et certains sinistrés - moins visibles, plus excentrés - ne voient pas arriver d'aide humanitaire.<BR>Pire, les ONG caritatives décident de ce qui est bon pour les autres à leur place. Les populations locales sont souvent écartées des décisions ou à peine écoutées. Or, d'une part, celles-ci sont victimisées, et donc dépossédées de toute autorité, voire infantilisées et, d'autre part, elles sont contraintes d'accepter ce qu'on leur donne même si cela ne correspond pas à leurs propres besoins. <BR><EM>"Un exemple: à Banda Aceh, après le tsunami de 2004, on a construit des maisons sur le mode urgentiste. Mais on a négligé la question de l'eau, de son évacuation, et on a oublié de créer un jardin par maison, ce dont les habitants ont un besoin vital. Résultat: ces habitations sont abandonnées au fur et à mesure" ("<a href="http://www.lexpress.fr/actualite/m&#111;nde/en-haiti-les-&#111;ng-et-les-etats-&#111;nt-c&#111;nf&#111;ndu-urgence-et-precipitati&#111;n_842788.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>En Haïti, les ONG et les Etats ont confondu urgence et précipitation</FONT></A>)"</EM><BR></P><P align=justify ="post-"><strong>Autres liens intéressants:</strong></P><P align=justify ="post-"><a href="http://www.leparisien.fr/seisme-haiti/haiti-les-&#111;ng-francaises-recueillent-40-5-milli&#111;ns-d-euros-25-01-2010-791080.php" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Le 25 janvier 2010, les ONG françaises avaient recueilli 40,5 millions d'euros</FONT></A></P><P align=justify ="post-"><a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/03/MICHELETTI/18921" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Ingérence étrangère ou mobilisation des savoirs locaux ?</FONT></A> L’humanitaire, du tsunami à Haïti</P><P align=justify ="post-"><strong>Et, pour revenir à Haïti:</strong> <BR>Le pouvoir local est marginalisé, Préval affaibli et décrédibilisé. Le pays n'ayant pas les moyens financiers pour faire face, il est tributaire des dons extérieurs, et donc des ONG et des pays donateurs. Le président haïtien, lui, est censé cogérer cette crise avec Bill Clinton, imposé par les US avec l'aval de la "communauté internationale". Résultat? Rien n'a bougé pour les populations sinistrées. <BR>Beaucoup de monde, beaucoup de brassage d'argent et pratiquement zéro avancée pour les principaux intéressés. <BR>Parallèlement, le pays prépare les élections de novembre. Et d'ici là, il faut maintenir la population en état de dépendance pour parer à toute rébellion.</P><P align=justify ="post-"><strong>Une lueur d'espoir, cependant, dans ce monde de barbares:</strong></P><P align=justify ="post-"><a href="http://www.hns-info.net/spip.php?article24778" target="_blank"><FONT color=#ff9900>CRIME et canular</FONT></A><FONT color=#ff9900>&nbsp;</FONT>: ou comment un groupe activiste inspiré des Yes Men annonce le remboursement par la France du prix payé par Haïti pour son indépendance<BR>jeudi 29 juillet 2010 <BR><EM>Au Cap Nègre, ça doit faire des vagues dans la piscine, tout ça.</EM></P><H3 align=justify ="post-">On aura tout vu: des milliardaires américains s'achètent une concession permanente au paradis<BR></H3><P align=justify ="post-">Et puis, dans les <a href="http://www.liberati&#111;n.fr/ec&#111;nomie/0101650558-c&#111;ntre-grandes-fortunes-b&#111;n-c-ur" target="_blank"><FONT color=#ff9900>niouzes</FONT></A>, on apprend que quarante milliardaires américains s’engagent à donner la moitié de leurs richesses à des œuvres caritatives.<BR>Quelle honte! Ces gens - qui ont fait fortune, non pas par la force de leur travail, ni même grâce à une intelligence exceptionnelle, mais par cupidité, en spéculant, en détournant l'argent public, en créant des monopoles, en écrasant la concurrence, en fermant des usines, en supprimant des emplois, en délocalisant pour faire produire leurs marchandises par des esclaves, en brisant des vies … - vont léguer 50% de leur fortune non pas à l'Etat, pourtant si généreux et compréhensif, pour que l'argent soit redistribué équitablement, mais à des … ONG! <BR>C'est-à-dire qu'ils s'assurent que même après leur mort se perpétuera le système politico-caritatif capitaliste qui consiste, d'abord, à affamer les populations, puis à les maintenir dans la dépendance en leur donnant des miettes - et à choisir les causes qui "méritent" qu'on s'y intéresse.<BR>Scandaleux! Dire qu'il y a une majorité de gens pour les admirer! La bêtise et la servilité humaines sont incommensurables.<BR>(Moi, je commencerai à m'intéresser aux <EM>généreux</EM> milliardaires quand ils feront don immédiat de 80% - allez, on leur en laisse 20 pour vivre - de leur fortune pour que l'argent serve aux soins de santé, aux emplois et aux logements pour tous et aux infrastructures vitales -avec interdiction de l'utiliser pour l'armée. Bon, là peut-être qu'ils n'auront pas le temps de mettre leur projet à exécution ... on les aura enfermés en HP avant).<BR>Pourtant, ils ne prennent pas beaucoup de risques à léguer la moitié de leur fortune: ils seront morts! Et, jusqu'à preuve du contraire, ils n'auront plus besoin d'argent. <BR>Et même s'ils font ce don de leur vivant, il leur restera encore quelques milliards pour vivre et continuer de racheter des entreprises pour licencier les travailleurs. <BR>Parmi les signataires, je me demande combien ont mis la main à la poche à fonds perdus pour aider Haïti. <BR>Ou, plutôt, combien ont fait un don pour Haïti qui leur rapportera au centuple.<BR>Là, il y aura peut-être un peu plus de réponses.<BR></P><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 06 Aug 2010 à 02:07</span>]]>
   </description>
   <pubDate>Fri, 06 Aug 2010 02:07:02 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : Ha&#239;ti 6 mois apr&#232;s le s&#233;isme dans...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 27 Jul 2010 à 22:58<br /><br /><H3 =entry-title align=center><a href="http://socio13.wordpress.com/2010/07/26/haiti-6-mois-apres-le-seisme-dans-limpasse-de-la-cirh/" target="_blank"><FONT size=4><strong>Haïti 6 mois après le séisme dans l’impasse de la&nbsp;CIRH</strong></FONT></A></H3><SMALL =entry-><DIV =entry- align=justify><BR></DIV></SMALL><!-- .entry- --><!-- .entry- --><DIV =snap_preview align=justify><P><a href="http://socio13.files.wordpress.com/2010/07/haiti_urgence-354251.jpg" target="_blank"></A>anne Cauwell nous envoie ces deux anlyses : «&nbsp;il est important de ne plas oublier Haiti et surout de ne pas se leurrer sur l’aide reçue par le peuple haitien à la suite du tremblement de terre de janvier. L’élan de solidarité populaire a été immense, les promesses d’aide par les gouvernements du monde entier immenses aussi…….. mais elles n’ont quasiment pas été tenues. Seuls les pays de l’ ALBA et surtout Cuba, déjà présente des années avant le tremblement de terre, apportent une aide effective; mais ils sont écartés des grandes négociations sur la «&nbsp;reconstruction&nbsp;» d’Haiti…<BR>je vous envoie ces deux remarquables textes émanant d’organisations populaires haitiennes.<BR>Tous deux exposent la réalité de la situation d’Haiti aujourd’hui et centrent leurs critiques sur la CIRH = Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haiti<BR>merci de prendre le temps de lire et aussi de diffuser à votre tour autant que possible les textes de ces clairvoyants et courageux camarades</P><P>desde Tiquipaya, Bolivia</P><P><SPAN id=more-25017></SPAN><BR>abrazo<BR>Anne</P><P>La situation des droits de la personne est alarmante plus de 6 mois après le séisme du 12 janvier 2010. Alors que la terre a tremblé le 12 janvier dernier entrainant un impressionnant et douloureux cortège de dévastations, de destructions, de larmes et de pertes irréparables les comportements politiques et les structures de domination ne semblent pas avoir subi la moindre secousse. Bien au contraire les structures de notre société caractérisées par une brutale exclusion des couches majoritaires et une violence structurelle contre les masses populaires semblent se renforcer. Ce qui se traduit par une aggravation et une accélération de la paupérisation, un renforcement de la dépendance et la confirmation du déclin collectif.</P><P>Alors que quelques uns des acteurs externes les plus puissants semblent avoir bien rentabilisé la crise post-séisme pour nous amener à une tutelle presque totale les responsables haïtiens ne semblent pas avoir bougé d’un pouce.</P><P>La situation vécue par la population haïtienne traumatisée par le tremblement de terre demeure totalement inacceptable. Plus de 80% des près de 1.6 millions de personnes vivant dans des camps de fortune connaissent des situations angoissantes de précarité caractérisées par une absence totale de sécurité alimentaire et chaque jour leur survie est menacée par les vents, la chaleur, les maladies, les pluies, la probabilité du passage des cyclones, le non accès aux services de base essentiels dans le domaine de l’éducation et de la santé notamment.</P><P>Ce qui est le plus douloureux c’est que non seulement leur reproduction physique est menacée mais les autorités en place n’offrent aucune perspective de solutions convaincantes sur le moyen et long terme à cette situation. Les habitants des camps de fortune ne savent pas combien de temps durera leur calvaire ni s’ il prendra fin dans 5 ou 10 ans. De surcroit la haine, le mépris social se développent contre cette foule de nouveaux marginaux qui sont souvent présentés comme des criminels, des “profiteurs” et sont victimes de toute sorte de discrimination et de ségrégation.<BR>&nbsp;<BR>Le Gouvernement actuel a mis en place un Plan d’action pour le relèvement et le développement national (PARDN) présenté et adopté à New York le 31 mars 2010 sans aucune concertation sérieuse avec les acteurs nationaux.&nbsp; Ce plan réaffirme les mêmes options de politiques dans lesquelles le pays s’était déjà engagé et n’offre aucune piste convaincante de sortie de crise. La refondation dans ses dimensions territoriale, économique, sociale et institutionnelle n’a aucune chance de se matérialiser dans les conditions de réaffirmation des politiques néolibérales, des structures de l’exclusion et de renforcement de la mise sous tutelle de notre pays.<BR>&nbsp;<BR>Le mécanisme de la CIRH est antidémocratique et constitue des funérailles officielles des institutions étatiques. En effet à travers le mandat défini pour la CIRH “assurer la coordination et le déploiement efficace des ressources” et “mettre en œuvre le Plan de développement pour Haïti” ce nouvel organisme se substitue clairement à l’Exécutif. Les références aux questions d’”efficacité”, de “transparence”, de “responsabilisation” sont des accusations non voilées contre les dirigeants actuels qui ont reconnu, en signant ce document leur incompétence à assumer le mandat qui leur a été confié par les urnes. On a rarement vu un suicide politique aussi spectaculaire. L’Exécutif haïtien et la majorité de nos Parlementaires&nbsp; ont décidé de plonger notre pays dans l’instabilité et l’indignité.<BR>&nbsp;<BR>La CIRH ressemble aux commissions envoyées par les colons français avant 1804 et est une répétition du “receveur général” nommé par l’occupation américaine après 1915 pour gérer les finances publiques de notre pays. Elle consacre “l’incapacité des haïtiens à diriger leur pays” proclamée par le discours colonial et néocolonial tout au cours des 206 dernières années. Elle complète le dispositif mis en place depuis 2004 avec la Force Mutinationale Intérimaire (FMI) en février 2004 et la MINUSTAH en juin 2004. La CIRH parachève un dispositif d’occupation et d’administration internationale avec une élimination complète de nos espaces de souveraineté.<BR>Il est saisissant de relire aujourd’hui les mêmes arguments avancés pour justifier l’occupation militaire de 1915. Un rapport confidentiel, signé par H. W. Furniss, adressé au Département d’État en 1909 affirmait : «Après environ trois ans de résidence en Haïti et une étude très approfondie des gens et du gouvernement, j’en suis arrivé à la conclusion que dans le cadre du système actuel, il est impossible d’avoir un bon gouvernement dirigé par des Haïtiens. A la lumière des informations recueillies au cours de mes voyages effectués de ville en ville à travers le pays, je suis convaincu que, bien que ce soit l’un des pays les plus riches des Tropiques en matière de ressources naturelles, Haïti ne peut se développer et devenir une nation paisible et prospère, sans changer entièrement de système de gouvernement, ce qui nécessiterait l’appui moral et matériel d’une nation plus puissante (les États-Unis), car un tel changement ne pourrait être accompli par les Haïtiens tout seuls ».<BR>&nbsp;<BR>Les décisions prises en 1915 sont, en partie, à l’origine du naufrage actuel de notre pays. L’occupation militaire de 1915 n’a apporté ni la paix, ni la prospérité promises. L’occupation militaire américaine a aggravé la crise structurelle du début du XXème siècle comme la CIRH va aggraver la crise actuelle en accélérant l’effondrement national.<BR>L’architecture mise en place tente de convertir notre pays en une société par actions dirigée par les représentants de la Banque Mondiale qui ont déjà fait la preuve de leur complète incompétence en matière de politiques de développement. Un pays comme Cuba qui entretient avec notre pays des programmes remarquables de coopération notamment dans le domaine de la santé publique depuis 1998 n’est pas admis à siéger au club fermé des « bailleurs » qui sont à la tête de la CIRH. Les représentants haïtiens sont en majorité désignés par l’Exécutif sans avoir reçu un mandat clair des secteurs qu’ils sont supposés représenter. Quels sont les mécanismes démocratiques qui ont conduit au choix des représentants du Parlement, du secteur privé, de la diaspora, du secteur syndical ou des ONGs nationales? Pourquoi le secteur paysan qui représente plus de 60% de la population ne siège pas au CIRH? A quel moment ont eu lieu ces rencontres qui ont conduit à la désignation des personnages sélectionnés? Le caractère grossier et caricatural du processus nous montre qu’il ne s’agit que d’une vaste mascarade contraire à tout esprit démocratique qui devrait nous faire rire s’il ne s’agissait de l’avenir de notre pays. Ce qu’il est convenu d’appeler la « communauté internationale » impose un mécanisme totalement antidémocratique contraire aux Lois haïtiennes et à la Constitution de 1987 en fournissant tous les ingrédients pour une aggravation de la crise politique et institutionnelle. L’appui inconditionnel fourni par les Nations Unies au processus électoral dirigé par l’actuel CEP met en lumière un étrange aveuglement.<BR>La CIRH formée depuis le 31 mars 2010 et formalisée par les Lois scélérates adoptées par le Parlement haïtien le 16 avril dernier n’est toujours pas opérationnelle aujourd’hui. La CIRH tiendra sa deuxième rencontre le 17 août prochain et n’a toujours pas désigné son directeur exécutif. Seuls la Norvège, le Brésil et l’Estonie ont débloqué une partie des fonds promis à New York confirmant que 1.5% des promesses faites à New York au siège des Nations Unies sont disponibles. De qui se moque-t-on? 6 mois après la catastrophe du 12 janvier dans une situation caractérisée par de multiples urgences l’organisme placé à la tête du processus de « reconstruction / refondation » n’a pas réussi à organiser 2 réunions. Selon certaines informations crédibles le combat pour le contrôle des 9.9 milliards promis fait rage. Le dispositif mis en place serait de nature à assurer que 85% des avoirs recueillis devraient être canalisés au profit des entreprises transnationales américaines. Cette information expliquerait la réticence de certains bailleurs de fonds notamment européens et canadiens. Chaque pays tenterait d’imposer ses entreprises en faisant main basse comme des vautours sur les fonds destinés à la « reconstruction d’Haïti ». Il n’est pas nécessaire de souligner le scandale que représentent ces tractations quand on pense au niveau de précarité vécu quotidiennement par les victimes du séisme et l’ensemble des couches populaires dans notre pays.<BR>Nous dénonçons la CIRH comme un instrument visant à parachever le processus de recolonisation de notre pays. La CIRH c’est aussi la chronique d’un échec annoncé. Qui peut prendre au sérieux un organisme investi d’une telle responsabilité qui organise une réunion ratée à Punta Cana et qui ne parvient pas en 2 mois à mettre en place une deuxième rencontre?&nbsp; Nous demandons à tous de rejeter clairement la voie définie par la Gouvernement haïtien et les impérialismes. Mettons nous au&nbsp; travail pour une construction alternative basée sur un authentique processus de libération nationale.<BR>Texte envoyé par Camille Chalmers, directeur de PAPDA<BR>Conférence de presse de PAPDA (Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif) et POHDH (Plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits de l’homme)&nbsp;&nbsp; juillet 2010</P><TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=0><T><TR><TD vAlign=top><P align=justify><strong>Panser Haïti ou repenser le monde&nbsp;?</strong>La CIRH un instrument décrié et inapproprié aux défis du temps. </P><P align=justify></P><P align=justify><strong>&nbsp;</strong></P><P align=justify><strong><EM>Dans le secret bien gardé du huis clos, sous haute surveillance militaire des troupes de la MINUSTAH et des services de sécurité rapprochée, les membres de la CIRH ont inauguré leur entreprise le jeudi 18 Juin dans la capitale dévastée d’Haïti. Contre vents et marées, faisant fi des protestations, contestations, critiques et même des suggestions, du haut des cadavres des 400.000 victimes du séisme, l’ex président Bill Clinton, doublé du premier ministre de Préval, &nbsp;Jean Max Bellerive, a lancé la première simulation, on live , de reconstruction post apocalyptique d’avant 2012.</EM></strong></P><P align=justify>A peine réveillé de l’électrochoc du 12/20 janvier, le cobaye est remis en laboratoire pour la deuxième phase de l’expérience et, cette fois-ci, sous la supervision directe, à visière levée des spécialistes internationaux, experts en machin chouette. On ne connait pas au juste l’objet de la recherche. La porte du paradis ou les profondeurs des abimes&nbsp;?&nbsp;Mais toujours est-il que le décor est planté. En matière de formule de gouvernance insolite, on a franchit une nouvelle étape. Mettant à profit le cadavre en décomposition extrême de l’État haïtien, on a accouché d’un monstre multi Céphale dont une seule tête est véritablement animée, pour passer des commandes à des membres hétéroclites, engourdis par des privilèges sociaux et des promesses mirobolantes&nbsp;</P><P align=justify><strong>&nbsp;</strong></P><P align=justify><strong>Une&nbsp; promesse de reconstruction fallacieuse&nbsp;</strong></P><P align=justify>Des présidents marionnettes, de doublure, des parlementaires croupions, des ministres «&nbsp;patatistes&nbsp;», on en connait que trop. Par contre, des instances d’aliénation de la souveraineté et du patrimoine de la nation, concoctées par les plus hautes autorités de l’État, sous la seule menace de quelques milliards de dollars, relèvent de l’insolite. Il est vrai qu’on reconnaissait en Préval le champion, toute catégorie, en bradage des entreprises publiques. Il est tout aussi vrai que ses dernières performances en gaspillage des deniers de l’État, au profit de ses proches alliés politiques et financiers, ont fini par entamer le dernier fond de crédit d’honnêteté personnelle qu’on se résignait à lui accorder. Mais, on&nbsp; se refusait de&nbsp; penser qu’il pourrait se prêter aussi facilement à&nbsp;cette tragicomédie en guise de réponse à la catastrophe qui a endeuillé la nation haïtienne.</P><P align=justify>L’empressement de Préval à livrer la dépouille de l’État au laboratoire du néocolonialisme&nbsp; international, sur la simple promesse non garantie de 10 milliards de dollars, a dû surprendre Bill Clinton lui-même. Toujours en compétition négative avec son jumeau, qu’il semble obstinément fixé à travers un miroir déformant, il a négocié, à sa façon et à la baisse, la demande de réparation qui a valu à celui-ci la perte de son fauteuil en 2004. De l’exigence de 21 milliards, sans contrepartie en perte de souveraineté, adressée à l’ancienne métropole européenne, on est passé à une vente à l’encan que l’oncle a vite fait d’adjuger, d’autant qu’entre temps on a tout&nbsp; fait pour dévaloriser&nbsp; dramatiquement le patrimoine&nbsp;devenu quasiment «&nbsp;irréparable&nbsp;» avec la catastrophe du 12 janvier. Comme pour la TELECO, soigneusement sabotée afin d’être facilement «&nbsp;modernisable&nbsp;», il ne restait plus qu’a céder le pays meurtri au plus offrant.</P><P align=justify>Autre temps, autres mœurs. Nos ancêtres préféraient réduire le pays en cendre au lieu de le livrer à ses prédateurs. Aujourd’hui on &nbsp;s’associe avec l’étranger pour le mettre en lambeau afin de s’empresser de le liquider. A deux milliards l’an, on nous assure que dans cinq ans les 400 000 morts auront le repos de l’âme en contemplant outre tombe la résurgence de la perle des Antilles. Chez nous on dit, généralement pour se donner du courage avant de se résoudre à un engagement incertain, «&nbsp;promesse c’est dette. Espoir fait vivre&nbsp;». Une certaine frange de la bonne société, toujours aussi confiante dans la «&nbsp;parole du blanc&nbsp;» qu’en 1915 et, en toutes occasions néfastes à la cause nationale, semble remercier le ciel pour cet opportun séisme qui ouvre la voie à la générosité des affairistes internationaux. On ne rêve pas moins d’une modernisation du bas de la ville et du bord de mer. Plus de menace de séisme et de tsunami, la capitale subira une reconstruction&nbsp; anti apocalyptique et, dans dix huit mois, sera un eldorado&nbsp; touristique.</P><P align=justify>Nul de ce secteur ne se demande pourquoi avoir attendu cette catastrophe, s’il ne faut que 10 milliards de dollars pour faire d’Haïti la première merveille des Caraïbes? Nous sommes loin de croire qu’il soupçonnerait l’international d’intention criminelle. Soyons alors cohérents&nbsp;! La guerre d’Irak coûte la bagatelle de 500 milliards de dollars. Gageons qu’il sera plus difficile de trouver cet argent pour le reconstruire. Pour «&nbsp;réparer&nbsp;» les banques à l’occasion de la dernière crise financière, 200 000 milliards ont été avancés et on est loin du bout du tunnel. Ca et là, en expérimentation d’armes de destruction massive et autres HARP, des milliards sont engloutis. Si 10 milliards sur cinq ans pourraient suffire pour reconstruire Haïti, il fallait moins pour l’empêcher de s’effondrer suivant le sage adage prévenir vaut mieux que guérir. &nbsp;</P><P align=justify>Nous sommes obligés de revenir à l’agaçante question&nbsp;: qui a historiquement intérêt à ce que la première République nègre soit mise en échec et pourquoi ? Comme souvent, la réponse est dans la question. A moins d’un changement de donne dans le sens d’une prise de conscience, quoique tardive, de l’importance d’Haïti pour l’avenir de l’Humanité, nous sommes partis pour une très mauvaise aventure avec cette commission intérimaire. De par sa composition, sa fonction, son mobile, son mandat, les conditions politiques et légales de sa création, l’esprit qui l’anime, nous sommes en présence d’un instrument inapproprié aux défis auxquels le monde doit faire face à l’occasion de la crise haïtienne.</P><P align=justify><strong>Une opportunité de rédemption ajournée</strong></P><P align=justify>La poursuite inconsidérée du brigandage politique au cours de ces cinq derniers mois, couronnée par la honteuse inauguration de la CIRH est venue nous rappeler&nbsp; la triste réalité. La leçon n’est pas comprise, nous filons tout droit vers une autre catastrophe. Le sursaut de grandeur d’âme qu’on était en droit d’espérer n’est décidément pas au rendez vous .Il est navrant de constater dans quel esprit désolant de bassesse, de «&nbsp;chire pit&nbsp;» de «&nbsp;chen manje chen&nbsp;» d’un coté&nbsp;, de cupidité et d’aveuglement de l’autre, on aborde&nbsp;cette&nbsp; ultime opportunité de rédemption.</P><P align=justify>La formation de la CIRH n’est pas animée du même esprit qui a porté l’élan spontané de solidarité issu de partout au lendemain du 12 janvier, preuve, une fois de plus, du décalage entre le niveau de conscience de l’humanité et celui des dirigeants politiques. La société civile internationale est prête pour une gouvernance autre que celle que nous connaissons aujourd’hui. Le monde appelle à une guidance nouvelle, reflétant ses sentiments les plus nobles au lieu d’être manipulé à partir de ses instincts les plus vils. Ce cycle de destruction n’arrêtera sa marche que par l’avènement de cette nouvelle direction dans la conduite des relations sociales et internationales. Il y va de notre présent et du futur proche de la nouvelle génération. La durée et la souffrance de l’enfantement seront à la mesure d’une prise de conscience du véritable enjeu de l’heure.</P><P align=justify>Le drame haïtien est offert comme test de la capacité de cette génération à bien répondre à la question cruciale de la survie de la civilisation humaine. Il ne s’agit plus de réparation de l’ancien, ce temps est révolu, mais de remise en question, de changement de cap pour la rédemption. Le drame haïtien est l’expression extrême de celui de l’humanité, celle de l’échec d’une civilisation. Il ne doit pas être abordé comme un fait exceptionnel. Haïti est partout ou la souffrance humaine résulte d’une mauvaise vision des choses, de l’injustice, de l’exploitation de l’homme par l’homme, de la prédation des autres espèces, du gaspillage des ressources, de l’inégalité, du préjugé racial, du sexisme, de la stigmatisation culturelle, de l’intolérance religieuse etc. Concentré sur huit millions d’âmes entassées sur seulement 28 000 km2 d’île, le spectacle est frappant, bouleversant, choquant. Le miroir du monde renvoie à l’occident l’image de l’horreur sur laquelle il s’est construit et continue à se reproduire. Chaque peuple sous la coupe de ce système contient son lot plus ou moins grand d’Haïtiens. Ailleurs, des ilots de misère rappellent qu’on est partout en Haïti. Ici des ilots de gaspillage nous disent que l’occident est partout. La captation du signal du 12/20 janvier signifie de manifester la volonté de faire de cette île des caraïbes (où le monde moderne a initié sa capacité de destruction et de corruption) le symbole d’un changement de cap radical à la mesure des dégâts infligés au règne humain et à ceux dont il est solidaire et tributaire.</P><P align=justify>La situation en Haïti n’exprime pas les conséquences d’un manque de développement, mais avant tout l’échec d’une vision du monde, d’un mode de vie.&nbsp;Elle offre l’ultime opportunité d’indiquer&nbsp; une certaine appréhension du profil du monde qui vient. Plus de cinq mois après la catastrophe, les signes qui devaient indiquer une telle prise de conscience sont loin d’être encourageants. La commission intérimaire dans sa forme et son esprit, greffée sur le brigandage politique haïtien, sous la protection de la MINUSTAH ou autres forces répressives, témoigne du degré d’aveuglement face aux défis de cette fin de cycle. Il est significatif de constater qu’aucun plan concocté après le 12 janvier n’est en mesure de prévenir la répétition de la catastrophe, ni en ce qui concerne la survenance du phénomène naturel lui-même,&nbsp; ni en termes de réponses à ses éventuelles conséquences. Un séisme de la même amplitude surprendra aujourd’hui les autorités locales et internationales dans une débilité pire que lors du précédent. Autrement dit, le drame du 12/20 janvier met à nu la défaillance du système mondial face aux nouveaux défis planétaires, ce que Cathrina avait déjà révélé et que l’incapacité de la première puissance du monde à endiguer l’actuelle marée noire est en train de confirmer.</P><P align=justify>La double logique mercantile et militariste qui sou tend&nbsp; le système&nbsp; de réponses que l’occident capitaliste est en mesure de proposer, est en contradiction avec l’Esprit du temps. Elle ne fait que précipiter son effondrement tout en aggravant les douleurs de l’enfantement du monde nouveau. A la vérité, sous la conduite d’institutions obsolètes, nous naviguons à vue, sur un bateau fou, sans gouvernail&nbsp;; les dirigeants ignorent où va le monde, ils ne savent pas où ils nous conduisent. Tous les repères sont brouillés, les données faussées, les schémas dépassés. Face à ce vide, on persiste à recourir aux vieilles recettes d’une vision technoscientifique mercantile, à jamais révolue. Plus on s’enfonce dans la même direction, plus on perd la maitrise des événements et plus on augmente le risque d’une issue apocalyptique. La véritable opportunité qu’offre cette catastrophe est moins celle de reconstruire Haïti que de repenser le monde.&nbsp;</P><P align=justify>Alors Mr Clinton, réparation pour la refondation ou colonisation sous prétexte de reconstruction&nbsp;? L’avenir proche nous dira si le blanc a su profiter de l’apparent drame de Quisqueya pour se réparer lui-même, en vue du règne humain.</P></TD></TR></T></TABLE><P>Zo Chérubin(KSIL)</P></DIV>]]>
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   <pubDate>Tue, 27 Jul 2010 22:58:10 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : Ha&#239;ti: six mois plus tard &#8230; rien...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 16 Jul 2010 à 16:48<br /><br /><H2 =post-title align=center>Haïti: six mois plus tard … rien n'a avancé, et c'est même pire.</H2><P =post-info align=justify>Par <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>emcee</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>le vendredi 16 juillet 2010, 10:08 - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/category/Dans-lenfer-de-lultraliberalie" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Dans l'enfer de l'Ultralibéralie</FONT></A> - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/07/16/Ha%C3%AFti%3A-six-mois-plus-tard-%E2%80%A6-rien-n-a-avanc%C3%A9%2C-et-c-est-m%C3%AAme-pire." target="_blank"><FONT color=#ff9900>Lien permanent</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT></P><P =post-excerpt align=justify>Après le tremblement de terre de janvier, les sinistrés sont toujours sous des tentes de fortune, les aides promises sous les sunlights par les pays riches ne sont toujours pas arrivées et avec la saison des pluies, les réfugiés pataugent dans les égouts et sont exposés aux épidémies.<BR>Ca, c'est pour les pauvres. Les riches, eux, se portent très bien merci. Ils font des affaires.<BR></P><P =post-excerpt align=justify><strong><EM>Haiti, my Heart's Devotion.</EM>..</strong> <BR><strong><EM>Let it sink back in the ocean</EM> ...</strong></P><P =post-excerpt align=justify>Article original: "Suffering and struggle: Six months after the Haitian earthquake", par Patrick Martin, publié le 10 juillet 2010, paru dans <a href="http://www.wsws.org/articles/2010/jul2010/hait-j10.shtml" target="_blank"><FONT color=#ff9900>WSWS</FONT></A></P><H3 =post- align=justify>La détresse et la lutte: six mois après le tremblement de terre à Haïti</H3><P =post- align=justify>Six mois après qu'un tremblement de terre a détruit une grande partie d'Haïti et fait plus de 300.000 morts, il n'y a eu guère de changement pour les survivants. Malgré les promesses faites par les Nations Unies et les grandes puissances, en particulier les Etats-Unis, très peu d'aide est parvenue à Haïti. <BR>Des milliards promis lors de diverses conférences accompagnées d'un énorme battage médiatique seuls 2 % ont été effectivement versés. <BR>L'ampleur des dégâts causés par la pire catastrophe naturelle du XXIème s. dépasse l'imagination. Le nombre de morts est supérieur à 300.000 et, selon certaines estimations, s'élèverait à près de 500.000, sur une population totale de 8 millions – la pire catastrophe connue en matière de proportion de la population. A l'échelle d'un pays comme les Etats-Unis, cela correspondrait à 10 à 20 millions de morts.<BR>Pratiquement toutes les morts ont été provoquées par l'effondrement des maisons et d'autres immeubles dans les centres-villes d'Haïti, en particulier les taudis surpeuplés de Port-au-Prince, la capitale. <BR>Selon une enquête, quelque 188.000 maisons ont été touchées, parmi lesquelles 105.000 ont été complètement détruites, ainsi que 1.300 écoles, 50 hôpitaux, le palais présidentiel, le parlement et le port de Port-au-Prince.<BR>Environ 25 millions de mètres cubes de gravats, constitués en majeure partie de béton et de barres d'acier, restent le principal obstacle physique à la fois à la reconstruction et à la vie quotidienne. Moins de 5% ont été dégagés depuis le séisme et les débris continuent de bloquer les rues et les routes et envahissent une grande partie de la surface au sol des bidonvilles qui entouraient naguère Port-au-Prince.<BR>Quatre rapports publiés au cours du mois dernier parlent de l'accroissement de la crise à Haïti.<BR>Un rapport de l'ONU publié le 19 juin indique que 1,5 million de personnes vivent dans plus de 1200 camps de toile, principalement autour de Port-au-Prince. Ce rapport souligne qu'avec le début de la saison des ouragans le 1 juin, ceux qui vivent dans des abris précaires sont particulièrement en danger, surtout ceux qui sont installés dans des régions côtières à basse altitude ou le long de ravins qui risquent de se transformer en torrents déchaînés en cas d'orage. <BR>Un rapport de la commission des affaires étrangères du Sénat aux Etats-Unis publié le 29 juin indique que le relogement des réfugiés est le problème majeur, les plans des transferts depuis les tentes jusqu'à des structures plus solides n'étant actuellement qu'à "l'état d'ébauche". <BR>Le rapport explique: "a<EM>lors que de nombreuses priorités en matière de secours d'urgence ont été prises en compte, des signes inquiétants montrent que la reprise et la reconstruction à plus long terme sont en recul</EM>".<BR>Ce rapport du Sénat dénonce à la fois les donateurs internationaux qui n'ont versé que 2% des 5,3 millions de dollars promis et les membres du gouvernement haïtien, qui y sont décrits comme "paralysés devant les décisions à prendre".<BR>La commission pour la reconstruction présidée à la fois par le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, et l'ancien président US Bill Clinton, a, selon le rapport de la commission du Sénat US, "la capacité de freiner les opérations de façon considérable à cause des lourdeurs bureaucratiques à un moment où Haïti ne peut pas se permettre d'attendre". Cette commission n'a tenu sa première réunion que le 17 juin, soit plus de cinq mois après le tremblement de terre.<BR>Un bilan publié par l'association humanitaire "Médecins Sans Frontières" , daté de juillet 2010, indique que le séisme a détruit 60% des centres de soins, parmi lesquels le seul centre de médecine d'urgence pour le traitement des traumatismes, et que 10% du personnel a soit péri dans le séisme soit quitté le pays après cela.<BR>Le rapport constate une amélioration importante de la distribution d'urgence des soins, des vivres et d'eau résultant de la vague sincère d'empathie internationale à l'issue du tremblement de terre, mais une aggravation des problèmes d'installations sanitaires et de logement. Il n'y a qu'une décharge pour la capitale de plus de 3 millions d'habitants et "elle déborde presque". <BR>Les camps de fortune qui se sont multipliés partout sont transformés en égouts à ciel ouvert avec la saison des pluies qui a débuté en mai.<BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>"La principale menace qui pèse sur les conditions de vie des habitants est de loin l'incapacité des autorités à fournir un logement correct et en dur", déclare l'association. "Les tentes et les abris en draps ne devaient être qu'une solution très temporaire. Ils peuvent tenir six mois maximum … les tentes commencent à se détériorer et la pluie révèle le problème.".<BR></P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify>Les centres médicaux n'étant plus submergés par les milliers de victimes souffrant de traumatismes et de blessures, leurs patients ont été remplacés par le flux "normal" de malades d'un pays excessivement pauvre. Les infections et les parasites intestinaux font aujourd'hui partie des affections les plus courantes. <BR>Les soins médicaux pour les femmes sont particulièrement problématiques , l'espérance de vie des femmes étant d'à peine 58,8 ans à Haïti, et la mortalité maternelle de 630 décès pour 100,000, 50 fois plus élevée qu'aux Etats-Unis.<BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>Le tremblement de terre a occasionné des traumatismes psychologiques autant que physiques. "Beaucoup de gens qui ont survécu à la chute d'immeubles il y a six mois, ont encore trop peur pour aller chercher refuge dans les ruines", poursuit le rapport. "Les secours d'urgence ont sauvé la vie des gens, mais cela n'allège pas les souffrances les plus terribles. Les conditions de vie sont rudimentaires et le degré de frustration s'accroît".<BR></P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify>Alors que des millions de personnes ont subi des traumatismes profonds - la perte de proches, la destruction de leur maison, les blessures physiques graves, les amputations – il y a moins de 10 psychiatres en exercice dans tout le pays.<BR>Selon le coordonnateur haïtien de l'association, "il y a un fossé énorme entre le zèle déployé et les promesses d'aider les victimes du séisme des premières semaines et la sordide réalité sur le terrain six mois plus tard". Un rapport de la Croix Rouge britannique, paru le 8 juillet, explique que six mois après le tremblement de terre, ce sont toujours les organisations humanitaires qui fournissent la majorité de l'eau potable et les installations sanitaires, ce qu'ils ne pourront pas faire indéfiniment. "<EM>Nous dépensons toute notre énergie à simplement limiter les dégâts, au lieu de résoudre les problèmes</EM>", dit Alastair Burnett, directeur des opérations du groupe. <BR>Même avant le tremblement de terre, les installations sanitaires à Haïti étaient parmi les pires au monde, seulement 17% de la population ayant accès à des toilettes, des conditions qu'on ne retrouve qu'en Somalie, pays dévasté par la guerre.<BR><strong>Montée des tensions sociales</strong> <BR>Plusieurs rapports cités ci-dessus signalent des tensions sociales à Haïti, où une minuscule classe dirigeante immensément riche cherche à garder la mainmise sur la société.<BR>L'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), une organisation de l'ONU dont la mission est de loger les réfugiés, tente d'arbitrer les conflits croissants provoqués par les propriétaires de terrains qui veulent chasser les réfugiés de leur propriété pour pouvoir construire ou revendre leurs terrains. Parmi les 1200 camps minimum, seuls 206 sont reconnus officiellement et protégés. <BR>Les autres risquent des expulsions manu militari.<BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>Le "Christian Science Monitor" décrit une de ces confrontations dans son numéro du 2 juillet: <BR>“Ralph Stevens Stephen, filleul du propriétaire d'un domaine dans le quartier Delmas de Port-au-Prince, utilisé comme camp de réfugiés officieux depuis janvier, s'est récemment rendu au camp avec 10 hommes armés vêtus d'uniformes de policiers pour chasser les 178 personnes sans abri installées là-bas.<BR></P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify>Un des résidents, Oxeana Ismael, raconte que des hommes armés sont venus un jour - sans badge officiel et dans des voitures banalisées – pour les menacer de revenir avec des gaz lacrymogènes si les sans–abri ne partaient pas d'ici quinze jours. <BR>Leonard Doyle, porte-parole d'OIM, raconte au journal qu'il connaissait une trentaine de camps qui avaient été évacués de force ou qui risquaient de l'être d'un moment à l'autre.<BR>Dans son rapport, Médecins Sans frontières signale que:<BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>"la frustration et la colère montent parce qu'il y a eu trop peu de changements dans les conditions de vie depuis le tremblement de terre". Un des incidents qui a déclenché l'indignation, c'est le passage de la distribution d'eau gratuite au cours des trois premiers mois à un système payant, "ce qui met à plus rude épreuve encore tous ces gens sans emploi et sans revenus".<BR></P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify>Selon une tribune libre, publiée le 25 juin par le Los Angeles Times et écrite par Thomas Johnson, coordinateur de l'aide humanitaire de l'organisation danoise DanChurchAid, la décision de mettre un terme à la distribution gratuite d'eau est venue à la suite de pressions sur le gouvernement haïtien par les classes dominantes locales. <BR>Il écrit: <BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>les riches hommes d'affaires haïtiens veulent savoir où sera réalisée la reconstruction. Un de mes amis m'a raconté un incident absurde lors d'une réunion récente d'un certain nombre d'organisations humanitaires avec le président Rene Préval. Le président, m'a expliqué mon ami, a annoncé qu'il venait de recevoir sur son blackberry un message du propriétaire d'une des compagnies privées de distribution d'eau d'Haïti. Cet homme s'inquiétait de ce que les organisations humanitaires distribuaient de l'eau gratuitement aux réfugiés dans les camps et disait que cela allait ruiner l'économie. Personne dans la salle n'a su quoi répondre".<BR></P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify>L'article de Johnson décrit de façon vivante les conditions dans la capitale:<BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>"En plus de 10 ans de travail humanitaire de secours d'urgence, je n'ai jamais vu de camps comme ceux de Port-au-Prince. Les normes internationales qui définissent les droits des personnes à la suite d'une catastrophe ne sont en aucune façon respectées. A Haïti, les camps sont surpeuplés d'une façon qui dépasse l'imagination, avec des tentes délabrées qui se touchent et qui sont installées sur tous les mètres carrés d'espace disponible. <BR>"Avec la saison des pluies, la surpopulation et les toilettes publiques surchargées suscitent de grandes inquiétudes quant au risque d'une épidémie de choléra. Les tentes elles-mêmes sont un vrai bazar. "Les premières tentes bricolées par les familles ont été complétées par des bâches de plastique fournies par les organisations internationales. Mais cette installation précaire ne résistera jamais à un ouragan. Si un ouragan venait à toucher Port-au-Prince on ne pourrait se livrer qu'à des approximations quant au nombre de morts. <BR>"Il n'y aurait aucun endroit dans la ville où les réfugiés pourraient aller se mettre à l'abri, la plupart des hôtels, des établissements publics, des écoles et des églises n'étant encore que des tonnes de gravats. Le déblaiement va sans aucun doute prendre du temps. Mais ce qui est choquant, c'est qu'il n'a même pas encore commencé. Sur les quatre jours que j'ai passés récemment à sillonner cette ville étendue et très peuplée, je n'ai vu qu'un seul tractopelle en action. "<BR></P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify>Le coordonnateur de l'association humanitaire souligne le contraste qui existe entre l'ampleur des besoins sociaux et l'égoïsme de l'aristocratie au pouvoir:<BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>"Parallèlement, alors que les Haïtiens ordinaires souffrent, les riches familles de Port-au-Prince continuent de vivre dans le luxe dans d'élégantes résidences bien au-dessus de cette étendue poussiéreuse. Ces familles se sont emparées des richesses d'Haïti voilà des générations, et beaucoup font des bénéfices actuellement grâce à la dernière tragédie de leur pays. <BR>Toutes les organisations humanitaires ont besoin de voitures ou de camions, de logements, de bureaux, de hangars et de produits locaux, et ce sont les classes dominantes d'Haïti qui souvent fournissent tout cela. Les travailleurs humanitaires chevronnés connaissent bien ce phénomène: "Nos efforts pour aider les pauvres finissent également par rendre les riches encore plus riches".</P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify><strong>Les contrecoups politiques</strong><BR>Le gouvernement Préval est l'instrument de cette caste et veille à préserver les privilèges d'une poignée de millionnaires haïtiens. Son insensibilité aux souffrances de la population et son incompétence à organiser à la fois la distribution de l'aide humanitaire et la reconstruction sont notoires. Une de ses rares initiatives a été de solliciter 44 millions de dollars pour la construction d'une prison et pour équiper la Police Nationale d'Haïti (PNH), somme qui a été fournie par le gouvernement canadien. <BR>En attendant le développement de la PNH, tristement célèbre pour son usage de la torture et les mauvais traitements qu'elle a infligés aux prisonniers sous diverses dictatures ainsi que sous des présidents élus comme Préval&nbsp;et Jean-Bertrand Aristide, la principale force de répression à Haïti reste la MINUSTAH, la force de maintien de la paix de l'ONU, qui a pris le contrôle du pays en 2004 à la suite de l'expulsion d'Aristide par une force expéditionnaire US.<BR>Depuis la fin mai, ont lieu des affrontements entre la MINUSTAH et la population locale à Port-au-Prince. Les soldats brésiliens, chargés de la MINUSTAH, ont tiré en l'air des coups de fusils automatiques au cours de heurts avec des manifestants dans le quartier pauvre de Cité Soleil de la capitale haïtienne.<BR>Les soldats de la MINUSTAH et la police d'Haïti ont envahi l'école d'Ethnologie de l'université publique d'Haïti à la suite d'une série de manifestations. Ils ont lancé des gaz lacrymogènes et tiré des balles de caoutchouc. Cette action a déclenché une manifestation le jour suivant où les principaux slogans étaient "A bas Préval" "A bas l'occupation". <BR>Les soldats de la MINUSTAH ont également tiré dans le camp de réfugiés du Champ de Mars, près du palais présidentiel, blessant plusieurs enfants et envoyant à l'hôpital plusieurs victimes des gaz lacrymogènes. d'après les chiffres qui ont été publiés, il y aurait jusqu'à 60,000 personnes installées près du Champ de Mars.<BR>Le gouvernement Préval a programmé les élections présidentielles et parlementaires pour le 28 novembre, après avoir reporté à cause du séisme l'élection du parlement initialement prévue pour le 12 février. <BR>Il est symptomatique que l'annonce des dates du scrutin ait été faite par Edmond Mulet, représentant civil de la MINUSTAH, et non pas par Gaillot Dorsinvil, président du Conseil Electoral Provisoire d'Haïti (CEP), l'institution chargée d'organiser les scrutins selon la constitution.<BR>Aristide bénéficie encore d'un certain soutien populaire, malgré la politique en faveur des milieux d'affaires et des impérialistes qu'il a menée au cours de ses deux mandats présidentiels écourtés.<BR>Comme il l'a fait tout au long de sa carrière politique, le président en exil cherche le soutien des Etats-Unis, et il y a peu de doute qu'il se consacre actuellement à mener en sous-main d'âpres négociations avec l'administration Obama.<BR>Un des signes que le vent est en train de tourner, c'est que les manifestations de rue ont été appelées par Lavalas conjointement avec Evans Paul, ancien leader de l'opposition de droite à Aristide et favori de longue date de Washington.<BR>En outre, Richard Lugar, président républicain de la commission des affaires étrangères du Sénat aux Etats-Unis, a incité publiquement le gouvernement haïtien à accepter que le parti Lavalas (qui soutient Aristide, NDT) participe aux élections de novembre.<BR>Cette suggestion a été violemment rejetée par Préval, l'ancien collaborateur d'Aristide. Préval soutient l'interdiction de Lavalas, affirmant qu'il s'est formé à la suite de conflits entre factions au sein de ce parti.</P><P =post- align=justify>WSWS</P><H3 =post- align=justify>Commentaire personnel</H3><P =post- align=justify>Voilà un lourd bilan, une fois de plus, pour un pays excessivement pauvre et maintenu en état d'assujettissement pour empêcher toute velléité d'émancipation. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. Mais Washington veille au grain.<BR><a href="http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/02/18/Ha%C3%AFti%2C-ce-n-est-pas-fini%3A-&#079;ncle-Sam-va-se-charger-de-la-suite-du-sale-boulot" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Lors du séisme</FONT></A>, Obama a envoyé un navire de la Croix Rouge - qui s'est chargé quasi exclusivement de … porter secours à ses ressortissants et aux ressortissants occidentaux, puis est reparti - ET a fait déployer, sur l'île et tout autour, des milliers de soldats, soi-disant pour maintenir l'ordre et éviter les pillages. Et surtout pour préserver les intérêts des Etats-Unis.<BR>A part ça, rien. Ou des promesses non tenues, comme les autres pays occidentaux.<BR>Ce qui montre bien que les pauvres ne servent au capitalisme qu'à se faire de la publicité et du pognon, de quelque façon que ce soit. Sinon, ils peuvent crever. <BR>Plus d'écoles, plus de logements, plus de travail, des installations précaires, insalubres et dangereuses? Qu'importe! le monde entier, l'oligarchie et les médias en tête, regarde de l'autre côté.<BR>Les prédateurs reviendront quand ces gens-là seront remis vaguement sur pied pour les embaucher dans des usines pour des salaires de misère.<BR><BR></P><P =post- align=center><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/.Carte_grandes_Antilles_m.jpg" border="0" alt="Carte_grandes_Antilles.jpg" /></P><P =post- align=justify><BR><BR>Si je compare avec l'île voisine, pauvre également, voici, pour exemple, l'organisation prévue à Cuba <a href="http://www.legrandsoir.info/CUBA-URGENCE-SOLIDARITE-OURAGAN-GUSTAV.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>lors du passage de l'ouragan dévastateur Gustav</FONT></A> en 2008 qui a tué près de 100 personnes dans les Caraïbes, aucune à Cuba. <BR>Les précautions sont prises pour protéger la population et la solidarité joue pour rétablir au plus vite les services vitaux. <BR>Une solidarité non médiatisée, on se demande pourquoi.<BR><strong>Autres infos:</strong> <BR>Taux de mortalité (2009) Cuba&nbsp;: 7,24 %; France: 8,56%; Haïti: 8,65% <BR>Mortalité infantile: Cuba: 5,82; France: 3,33; Haïti: 59,69% <BR>Espérance de vie à la naissance: Cuba: 77, 4 ans; France: 81 ans&nbsp;; Haïti: 60, 78 ans<BR>Indice de développement humain: Cuba: 0,86; France: 0,9&nbsp;; Haïti: 0,53<BR>Et plein d'autres chiffres <a href="http://www.statistiques-m&#111;ndiales.com/index.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>ici.</FONT></A><BR></P><P =post- align=justify>Si vous signalez ces points à un certain M. Faure qui se prétend journaliste, et spécialiste de l'Amérique Latine, qui plus est, il vous répondra que&nbsp;: oui, certes, tout n'est pas rose, mais l'important c'est d'avoir la LIBERTE.<BR>On pourrait aller demander aux réfugiés haïtiens si, finalement, malgré les petits désagréments de la vie qu'on ne peut éviter même si on est protégé par un grand frère démocratique comme les US, ils se rendent bien compte de la chance qu'ils ont d'avoir la liberté! <BR>Liberté de voyager, liberté de regarder des infos non truquées à la télé avec un président omniprésent qui leur débite des mensonges et contrôle tous les médias, liberté d'avoir Internet, liberté de lire des journaux pluralistes, liberté de consommer, liberté de circuler sans être surveillé, liberté de choisir leur président, etc.<BR>Ah! Vivement que Cuba change de régime et se mette sous la tutelle du Grand Frère, elle aussi.<BR>Eh, oui, parce que, il faut le savoir, malgré certains atouts, Cuba est dirigée par des dictateurs sanguinaires prêts à mettre tout opposant en prison pour un temps indéterminé, sans procès, évidemment, ou avec une mascarade de procès, comme un tribunal militaire, par exemple. <BR>Des dictateurs tellement fous qu'ils préfèrent dépenser de l'argent pour l'éducation (<EM>9,1% du PNB; France: 6,1; Haïti: 1,4</EM>) et la santé (<EM>458 $ par ha; Haïti: 40$</EM>) plutôt que de fabriquer des armes et d'aller mettre de l'ordre dans le monde entier et y imposer leur idéologie. <BR>Eh, oui, nul n'est prophète en la planète s'il n'a son muezzin pour conditionner les foules.</P><P =post- align=justify>Sur ce blog: consulter le dossier Haïti (tag) pour en savoir plus sur le séisme et les divers protagonistes (dirigeants, médias, ONG, etc.).</P>]]>
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   <pubDate>Fri, 16 Jul 2010 16:48:01 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : S&#233;isme en Ha&#239;ti, l&amp;#039;impossible...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 13 Jul 2010 à 00:01<br /><br /><H1 align=center ="title">Séisme en Haïti, l'impossible oubli</H1><P align=justify ="subtitle"></P><P align=justify ="chapo"></P><P align=justify ="article_">Six mois après la catastrophe, la situation est dramatique : 1,5 million de sans-abri, d’énormes difficultés d’approvisionnement et d’accès aux soins. Les promesses des États sont restées lettre morte. Le pays, sous tutelle, s’apprête à organiser des élections dans des conditions discutables. Et la terre se mit à trembler... ce 12 janvier 2010, un séisme d’une magnitude de 7,1 sur l’échelle de Richter ravage Port-au- Prince, la capitale d’Haïti, ainsi que les principales villes du sud et du sudouest. Trente-cinq secondes interminables précipitent cette nation, la plus pauvre d’Amérique, dans un deuil et une désolation insondables. Selon le gouvernement du président Préval, 220 000 Haïtiens auraient péri sous les décombres. C’est sans compter sur les centaines de cadavres jetés dans des fosses communes. Les blessés sont au nombre de 500 000, dont 5 000 amputés. Ce pays de 9 millions d’habitants compte alors trois millions de sinistrés, un million et demi de sansabri, et 500 000 exilés en province et à l’étranger. En trente-cinq secondes, les symboles de la république ont plié. Le palais national et l’assemblée, les sièges de la direction générale des impôts et de la police nationale se sont écroulés comme des châteaux de cartes. En trente-cinq secondes, 60 % de l’économie a été pulvérisée. Ces trente-cinq secondes ont montré à la face du monde la déliquescence d’un pays délibérément appauvri par les grandes puissances. Six mois plus tard, « le tremblement de terre est toujours là, nous n’avons pas fait disparaître ce trauma », déclare Suzy Castor, directrice du Centre de recherche et de formation économique et sociale pour le développement (Cresfed). Selon l’historienne et figure de la gauche haïtienne, la secousse tellurique « a marqué tout le monde, d’une part, et, d’autre part, a mis à nu les carences du système haïtien et les conditions de vie de la population ». Or, s’inquiète-t-elle, « la situation depuis n’a pas beaucoup évolué, et dans ces circonstances, même le statu quo est un recul.»</P><P align=justify ="article_">&nbsp;<strong>Le dénuement s’est banalisé </strong></P><P align=justify ="article_"><strong></strong>Les ONG tirent la sonnette d’alarme. « Les conditions de vie des 1,3 million de sinistrés restent pathogènes, dénoncent Médecins du monde. Une fois soignées, les personnes retournent vivre sous une tente sans distribution de nourriture et avec un accès difficile à l’eau potable. » La saison des pluies affecte considérablement la précarité quotidienne. « Les projets de nouveaux camps de relocalisation éloignés de la capitale et inadaptés ont été suspendus, sans que d’autres solutions soient proposées, poursuit l’organisation. Pas ou peu d’information est donnée à la population des 400 camps sur un éventuel retour dans les maisons identifiées comme sûres. » Aujourd’hui, avertit Suzy Castor, « les réfugiés commencent à faire partie du paysage, et du quotidien. Le danger est grave car ce qui, hier, nous choquait, et l’on peut même dire physiquement, est en passe de se normaliser ». Les quelques milliers d’abris provisoires qui ont été érigés relèvent de l’ordre du ridicule au regard de la demande. Dans les tissus-villes ou les bidonvilles rebâtis depuis, « la situation sociale pourrait paraître stable, mais seulement en apparence, car les conditions de vie sont exécrables, et la proximité insoutenable », estime le sociologue Laënnec Hurbon, qui fustige « l’inertie du gouvernement et l’abandon général de la majorité de la population ». « C’est comme si le tremblement de terre n’avait pas secoué les esprits sur le plan du social », constate le directeur de recherche au CNRS. Tout pourrait encore empirer. Face à l’afflux d’une population blessée, et dans l’impossibilité d’accéder aux soins faute de moyens, le gouvernement a décrété la gratuité de la médecine, mais pour une durée de… six mois.</P><P align=justify ="article_"><strong>Les grands de ce monde promirent, promirent, promirent… </strong></P><P align=justify ="article_"><strong></strong>De New York à Punta Cana, les pays bailleurs de fonds ont assuré qu’ils ne lâcheraient pas Haïti, une fois la vague de compassion passée. Les pays donateurs, les institutions financières internationales se sont alors engagés à dégager une première enveloppe de 5,3 milliards de dollars sur les deux prochaines années, sur un montant total de 9,9 milliards. Depuis, seulement 1,5 % de l’argent promis a été débloqué, a fait savoir, début juillet, Ricardo Seitenfus, ambassadeur de l’Organisation des États américains (OEA) en Haïti, précisant que « les engagements sans lendemain sont une source de frustrations ». Une constante, nuance Camille Chalmers, sociologue et économiste, qui dirige la Plate-forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda). « Nous avons toujours droit au même cirque des conférences internationales, s’indigne-t-il. Nous assistons à des effets d’annonce censés démontrer la pseudo-générosité de la communauté internationale, mais les décaissements réels ne dépassent jamais 30 % à 40 % des promesses. » La politique de la chaise vide s’expliquerait par la dispute que se livrent les États-Unis, la France ou encore le Canada pour imposer leur leadership. Ces puissances coloniales et/ou néocoloniales lorgnent en effet sur les débouchés économiques qu’offre la reconstruction. Cette dernière a été placée sous la responsabilité de la « commission intérimaire » (Cirh) coprésidée par l’ex-président des États-Unis et envoyé spécial de l’ONU Bill Clinton et Jean-Max Bellerive, premier ministre haïtien. « Le montage du fonds multidonateurs comprendrait des mécanismes permettant aux multinationales américaines d’absorber presque 85 %, décrypte Camille Chalmers. D’où la réticence de l’Europe et d’autres qui, dans la conjoncture actuelle, décaissent vers des organismes traditionnels afin de contrôler l’orientation de projets qui leur sont plus favorables. »</P><P align=justify ="article_"><strong>Une mise sous tutelle qui ne dit pas son nom </strong></P><P align=justify ="article_"><strong></strong>La substitution de l’État haïtien au profit de la Cirh suscite un vent de critiques dans un pays soumis par le passé aux aléas de l’interventionnisme et de l’occupation français et américains qui ont enfoncé le pays dans l’instabilité politique et accru sa dépendance économique. « Il existe une tutelle larvée, affirme l’historienne Suzy Castor. Le tremblement de terre aurait pu être l’occasion d’orienter différemment la coopération et la solidarité. Mais dans la mesure où le gouvernement n’a pas su canaliser l’élan, le dynamisme et la détermination dont ont fait preuve les Haïtiens, et, dans la mesure où il n’y a pas de gouvernement, de projet défini nationalement, l’international se l’adjuge. » Résultat, estime la directrice du Cresfed, la controversée commission intérimaire (Cirh) pourrait « se convertir en un nouvel instrument de tutelle du XXIe siècle, sans occupation, mais en dehors des nationaux ». D’où la détérioration du climat politique et le sentiment grandissant d’une dépossession.</P><P align=justify ="article_">&nbsp;<strong>Un exécutif aux abois et replié... </strong></P><P align=justify ="article_"><strong></strong>Quasi inexistant au moment du séisme, le gouvernement est accusé d’absolutisme. Or, selon Laënnec Hurbon, le drame du 12 janvier aurait dû déboucher sur « une sorte de trêve politique afin de permettre à l’ensemble des partis de participer à la refondation du pays ». Le sociologue pointe la contradiction de ce « gouvernement pris au dépourvu mais qui, dans le temps, prétend être le seul à pouvoir diriger l’ensemble du processus de la reconstruction ». Pour ce faire, le 11 mai dernier, le Sénat a approuvé le prolongement des mandats présidentiel et législatifs. « Cette loi est scélérate parce qu’elle instaure dix-huit mois d’état d’urgence, donc un black-out total sur les mécanismes institutionnels qui permettraient de questionner le travail de la Cirh », dénonce Camille Chalmers. Les scrutins, qui devaient initialement avoir lieu en février, ont été, à juste titre, repoussés. Mais unilatéralement, et sur pression de l’étranger, le gouvernement a décidé que les élections générales se tiendront le 28 novembre prochain. Cette décision, saluée par les institutions politiques internationales, a été vivement contestée par l’opposition et plusieurs secteurs de la société civile, pourtant très critiques à l’égard du gouvernement, qui rejettent le conseil électoral provisoire (CEP). « Il n’y a pas de conditions acceptables et transparentes compte tenu du contexte et de la nature d’un CEP complètement contrôlé par l’exécutif », fulmine Camille Chalmers. Lors des sénatoriales de juin 2009, le travail du CEP avait été fortement décrié en raison d’une abstention vertigineuse et de fraudes qui l’étaient tout autant. Quels gages aujourd’hui, alors que nombre de morts du séisme n’ont pas été recensés ? Des centaines de milliers de sinistrés ont perdu leurs documents d’identité. Sans compter les déplacés ou encore les exilés… « Il y a un risque de monopole de la part des forces du président, afin d’assurer la continuité », affirme le responsable de la Papda. La nation semble prise dans un donnant-donnant scabreux : reconstruction donnée à l’extérieur en échange de la conservation du pouvoir.</P><P align=justify ="article_"><strong>Et un peuple qui s’exaspère ! </strong></P><P align=justify ="article_"><strong></strong>Depuis mai, les rassemblements de l’opposition réunissant les anciens partisans du président déchu Jean-Bertrand Aristide et nombre de secteurs de la population se succèdent. « Les préoccupations sont justes, considère Laënnec Hurbon. En tant que partis politiques, ils ne veulent pas être exclus des élections. Ils contestent à la fois le conseil électoral et la décision du président de se donner les pleins pouvoirs alors qu’il s’est jusqu’à présent montré impuissant et incapable à résoudre les problèmes. » Les travers d’un État dont la raison d’être n’est que luimême se sont aggravés avec cet exécutif. « Il ne s’adresse pas à la nation haïtienne, poursuit le sociologue. Il agit comme si l’enjeu de la reconstruction n’était qu’une affaire de bâtiment à reconstruire alors que nous parlons de la refondation de l’État. » La politique de la terre brûlée poursuivie par le gouvernement risque d’aggraver la situation de blocage politique. « Il ne s’agit pas de mots magiques mais de parler d’élections transparentes au terme de consensus qui reflètent le choix de la population », ajoute Suzy Castor. Faute de quoi, avertit l’historienne, on retombera dans « la mauvaise posture selon laquelle Haïti est un petit pays qui n’a pas connu la démocratie et qu’à ce titre on peut lui donner n’importe quoi . Les problèmes, eux, continueront de s’aggraver » alors que la situation est déjà explosive.</P><P align=justify ="author">CATHY CEÏBE</P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/12_07_2010-s%C3%A9isme-en-ha%C3%AFti-limpossible-oubli-449617" target="_blank">Source</A></DIV><DIV align=justify><HR></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.cubadebate.cu/noticias/2010/07/15/haiti-asegura-haber-recibido-menos-del-2-de-la-ayuda-internaci&#111;nal-prometida/" target="_blank">Haïti n'a reçu&nbsp;moins de&nbsp;2% de l'aide internationale prévue</A></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 15 Jul 2010 à 17:19</span>]]>
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   <pubDate>Tue, 13 Jul 2010 00:01:11 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : C&#8217;est un scandale! Les promesses...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=36032#36032</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 05 Jun 2010 à 22:40<br /><br /><DIV align=justify>C’est un scandale&nbsp;!</DIV><H2 align=center ="tit">Les promesses non tenues d’Éric Besson pour Haïti</H2><DIV align=justify ="chapo">Les Haïtiens de France peinent à faire venir leurs proches et réclament &#8232;la mise en place réelle de mesures d’exception.</DIV><P align=justify ="texte">Après le séisme survenu en Haïti en janvier dernier, qui a causé la mort de 300&nbsp;000 personnes, Éric Besson, ministre de l’Immigration, annonçait des mesures exceptionnelles concernant l’accueil des Haïtiens en France. «&nbsp;Elles ont tenu un mois, pas plus&nbsp;», estime Judith Duperoy, avocate au barreau de Paris. Et, contrairement aux promesses d’assouplissement pour l’obtention de visas, les familles françaises d’origine haïtienne qui ont procédé à des demandes de regroupement familial se sont heurtées à des refus administratifs fréquents et injustifiés.</P><P align=justify ="texte">Pour dénoncer «&nbsp;le double langage des autorités françaises&nbsp;», la plate-forme des associations franco-haïtiennes a organisé hier une conférence de presse à l’Assemblée nationale, avec de nombreux témoignages de familles. Jean-Louis Soublin, l’un des responsables associatifs présents hier, ne manque pas d’exemples&nbsp;: «&nbsp;Nous avons une adhérente qui essaie désespérément de faire venir sa mère de quatre-vingt-cinq ans, qui est malade et qui erre dans les rues d’Haïti. On nous a renvoyés d’une administration à une autre, pour finalement nous refuser le visa. Il y a aussi un autre monsieur qui vit en France depuis 1988 et qui a voulu faire venir ses trois enfants. La seule dont il ait des nouvelles et qui vient d’avoir un bébé a fait sa demande de visa. Elle a été refusée, sans raison.&nbsp;» D’autant qu’en Haïti les frais engagés dans les dépôts de dossier sont considérables. «&nbsp;Pour un dépôt, c’est entre 60 et 90 euros, précise Jean-Louis Soublin, sans compter le prix du passeport qui s’élève à 2 000&nbsp;dollars haïtiens, voire plus. Le tout en espèces, bien sûr…&nbsp;»</P><P align=justify ="texte">Cinq mois après le séisme, les familles sont démunies face à un dispositif qui ne tient pas compte du contexte d’une des plus graves crises humanitaires au monde. Associations et familles réclament une mise en conformité législative des annonces d’assistance exceptionnelles faites par le ministre de l’Immigration lui-même. Lequel, à l’époque, n’hésitait pas à déployer «&nbsp;son humanisme&nbsp;»&nbsp;: «&nbsp;La réaction de la France doit être à la hauteur de sa tradition républicaine d’accueil, de solidarité et d’humanité et des liens historiques et culturels qu’elle entretient avec le peuple haïtien. Dans des circonstances aussi effroyables et douloureuses, tous nos efforts doivent se concentrer sur l’aide aux Haïtiens.&nbsp;» Résultat des courses&nbsp;: les guichets «&nbsp;urgence Haïti&nbsp;» qui devaient gérer les demandes ont fermé. Autres points dénoncés par les associations&nbsp;: «&nbsp;Les critères du regroupement familial n’ont guère été assouplis&nbsp;; le consulat de France en Haïti et les administrations françaises maintiennent des exigences irréalistes en matière de production de documents d’état civil.&nbsp;» Pire, «&nbsp;les préfectures continuent à signer des obligation à quitter le territoire ou des arrêtés de reconduite à la frontière&nbsp;». Comme si le séisme n’avait jamais eu lieu.</P><P align=justify ="texte">Ixchel Delaporte</P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/2010-06-04_Internati&#111;nal_Les-promesses-n&#111;n-tenues-d-Eric-Bess&#111;n-pour-Haiti" target="_blank">Source</a>&nbsp; <HR></DIV><DIV align=justify><EM>Dans la souffrance, la crise à Haiti offre des opportunités aux Etats-Unis. A part fournir une aide humanitaire immédiate, la réaction des Etats-Unis au séisme tragique à Haiti offre des opportunités pour remodeler le gouvernement d’Haiti depuis lontemps en dysfonctionnement ainsi que son économie afin d’améliorer l’image des Etats-Unis dans la région.</EM></DIV><DIV align=justify><P ="spip"><EM>Publié sur le site de Heritage Foundation,<BR>janvier 2010<BR>Quelques jours après le séisme à Haiti.</EM></P><DIV><HR></DIV></DIV><DIV align=justify><TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="100%"><T><TR =#7ebbd9><TD width="100%"><P align=center><strong><B><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">René Préval qualifie d’excellente l’aide cubaine en Haïti</FONT></B></strong></P></TD></TR><TR><TD vAlign=top align=left><P =Noticias align=justify><FONT color=#ffffff size=2>&nbsp;</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2>La Havane, 3 juillet, (RHC)--. Le président haïtien, René Préval, a qualifié d’excellente l’aide que Cuba offre à son peuple depuis bien avant le séisme qui a dévasté son pays, le 12 janvier. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2>Le président Préval se trouve à Cuba en visite de travail. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2>Dans des déclarations qu’il a faites à la télévision nationale, il s’est référé à l’aide cubaine. Il a signalé : </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2>« Cette aide ne se limite pas seulement è l’envoi de médicaments et de personnel de la santé en Haîti mais aussi des médecins haïtiens ont été formés à Cuba. Dans le domaine de la santé, avant le tremblement de terre des centres hospitaliers de référence avaient été installés dans tous les districts d’Haîti avec la collaboration du Venezuela ».</FONT></P><P align=justify><BR><FONT color=#ffffff size=2>Au sujet des conversations avec les autorités cubaines il a indiqué : <BR>« Nous avons passé en revue aussi la coopération dans le secteur agricole, dans le domaine de l’éducation, notamment de l’alphabétisation ; la construction d’un aéroport à Cap Haïtien et la couverture nationale de surveillance aérienne. C’est une coopération multiple qui existe depuis au moins 10 ans déjà et qui se développe à la grande satisfaction du peuple haïtien ». </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2></FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2>Dans ses déclarations à la télévision nationale, il a confirmé que le but de cette nouvelle visite à Cuba était justement l’analyse des programmes de coopération. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2>Le président haïtien et la délégation qui l’accompagne se sont réunis avec une commission gouvernementale cubaine présidée par Esteban Lazo, vice-président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres de Cuba. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2>Par ailleurs, Alex Larsen, ministre haïtien de la santé, a indiqué que Cuba a d’ores et déjà formé 500 médecins haïtiens dans le cadre du programme de coopération intégrale dans le domaine de la santé mis en application par Cuba à l’intention des pays du Tiers Monde. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2>Alex Larsen a annoncé que 67 autres médecins haïtiens recevront leur diplôme cette année à Cuba. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2>Il a indiqué que Cuba a d’ores et déjà monté 10 centres de diagnostic intégral avec l’aide financière du Venezuela et répare 32 hôpitaux endommagés par le séisme. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2>De son côté, Joanas Gue, ministre de l’agriculture, s’est référé à la formation de médecins vétérinaires à Cuba dont 45 prêtent actuellement leurs services en Haïti. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2>La réunion de vendredi a également analysé l’application de programmes de coopération dans les domaines de la pêche, de l’industrie sucrière et de la formation de ressources humaines.</FONT><BR></P></TD></TR></T></TABLE></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.radiohc.cu/frances/a_noticiasdecuba/julio/2010/3/cuba2.htm" target="_blank">Source</a></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 04 Jul 2010 à 19:57</span>]]>
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   <pubDate>Sat, 05 Jun 2010 22:40:05 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti :      n o t r e a m e r i...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 04 Jun 2010 à 15:36<br /><br /><DIV><TABLE style="BORDER-COLLAPSE: collapse" border=0 cellSpacing=3 borderColor=#111111 cellPadding=3 width="100%"><T><TR><TD style="BORDER-BOTTOM: #006f93 1px solid; BORDER-TOP: #006f93 1px solid" =#006f93 width="44%"><P align=center><SPAN style="TEXT-TRANS: uppercase"><B><FONT color=#ffffff size=2 face=Verdana><strong>n o t r e&nbsp;&nbsp; a m e r i q u e</strong></FONT></B></SPAN></P></TD><TD style="BORDER-BOTTOM: #e0e0e0 1px solid; BORDER-TOP: #e0e0e0 1px solid" =#ffffff width="56%"><P align=right><FONT size=1 face=Verdana><B>La Havane. </B></FONT><B><FONT size=1 face=Verdana>3 Juin </FONT></B><FONT size=1 face=Verdana><B>2010</B></FONT></P></TD></TR><TR><TD height=25 width="100%" colSpan=2><P align=center></P></TD></TR><TR><TD vAlign=top width="100%" colSpan=2 align=left><FONT face=Georgia><P align=center><B><FONT size=5>Nous devons démontrer notre engagement envers l’espèce humaine, a affirmé Lazo en Haïti</FONT></B></P><P align=justify>PUNTA CANA, République dominicaine.- Esteban Lazo, vice-président du Conseil d’Etat de Cuba, a exhorté la communauté internationale à démontrer combien nous sommes engagés envers l’espèce humaine. Lazo a prononcé une allocution à la clôture du Sommet mondial sur l’avenir d’Haïti.</P><P align=justify>«Ce qui nous convoque ici, ce n’est pas un problème politique mais un drame humain», a souligné Lazo devant les délégués de 55 pays et de 35 organisations internationales qui se sont donné rendez-vous dans cette ville.</P><P align=justify>Esteban Lazo, qui est également membre du Bureau politique du Parti, a rappelé qu’avant le séisme son pays accumulait une expérience de onze ans de coopération avec Haïti dans plusieurs domaines comme la santé, l’éducation et la construction de logements.</P><P align=justify>Le vice-président a signalé que dans le cadre de ce schéma 400 médecins cubains offrent actuellement leurs services en Haïti. «Ce personnel a contribué à améliorer la santé de 14 millions de personnes, et a opéré plus de 47 000 patients souffrant de troubles de la vision. A ce jour, 550 médecins haïtiens se sont diplômés à Cuba et 600 étudiants haïtiens en médecine font leurs études dans l’île», a-t-il signalé.</P><P align=justify>Esteban Lazo a rappelé que le 25 janvier de cette année, lors d’une réunion à Caracas, le Conseil politique de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) est convenu, sur proposition du leader de la Révolution cubaine Fidel Castro, de privilégier l’aide à l’éducation et la création d’un système intégral de santé, dont les résultats sont déjà visibles.</P><P align=justify>«Cuba est disposée et en mesure de continuer de participer à cet effort», a ajouté Lazo, qui a chiffré à 690 millions de dollars l’aide –apportée dans une large mesure par le Venezuela– investie pour panser les plaies du tremblement de terre, comme en témoignent les 375 865 patients soignés et les 180 000 opérations réalisées depuis le mois de janvier.</P><P align=justify>«Haïti mérite cet effort», a conclu Esteban Lazo, qui présidait la délégation cubaine au Sommet de Punta Cana.<BR></P></FONT></TD></TR></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.granma.cu/frances/notre-amerique/1juin-affirme-Lazo.html" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
   </description>
   <pubDate>Fri, 04 Jun 2010 15:36:11 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti :   Ha&#239;ti: Mobilisation populaire...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=35755#35755</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 29 May 2010 à 00:22<br /><br /><DIV align=justify ="cartouche"><DIV ="signable"><H1 align=center ="entry-title">Haïti&nbsp;: Mobilisation populaire et violence militaire</H1><P ="soustitre">Les troupes de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) font inutilement usage de la violence.</P></DIV><P><SMALL><FONT size=2><ABBR title=2010-05-28T14:57:38Z ="published">vendredi 28 mai 2010</ABBR>, par <SPAN ="vcard author"><a href="spip.php?auteur2" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Primitivi</FONT></a></SPAN></FONT></SMALL></P></DIV><DIV align=justify ="deif"><P>Tout est calme en Haïti, et l’ONU et ses troupes (brésiliennes) sont là pour aider le peuple haïtien... En est-on bien sûr&nbsp;? Ces fameuses troupes de l’ONU ne seraient-elles pas plutôt entrain d’éviter que le pays ne sorte du chemin que les investisseurs ont tracé pour lui&nbsp;?</P></DIV><P align=justify ="texte entry-"><strong>Le début de semaine a été marqué par des mobilisations populaire et des violences militaires</strong></P><P align=justify ="texte entry-">Des forces de la mission de paix de l’ONU en Haïti ont eu recours cette semaine aux balles de gomme et au gaz lacrymogène pour disperser une protestation d’étudiants. La répression s’est étendue jusqu’à un camp de déplacés suite au tremblement de terre. Il y a eu plus de mobilisations jeudi.</P><P align=justify ="texte entry-">Lundi, les troubles, près du Palais National - résidence présidentielle - ont fait que des personnes âgées, des femmes et des enfants ont fui épouvantés.</P><P align=justify ="texte entry-">Des milliers de familles sont entassées sur les places de la zone du Champs de Mars, voisine au Palais National, depuis le tremblement de terre du 12 janvier qui a fait 200 000 morts et près de deux millions de déplacées.</P><P align=justify ="texte entry-">Au moins six personnes sont arrivées à l’Hôpital Général en présentant de blessures par balle de gomme, ont fait remarquer trois médecins volontaires de l’organisation Partners in Health qui travaillent aux urgences. "Un enfant avait une blessure grave au visage", s’est lamenté Junior Joel, un jeune homme qui était avec amis devant Palais National, encore en ruine. "C’était un supplice, ils lançaient des gaz partout", a-t-il ajouté.</P><P align=justify ="texte entry-">Ils "saignaient", a dit à IPS la doctoresse américaine Sarah McMillan. "Une petite fille est arrivée avec une grande blessure au visage. Il a fallu lui faire 10 points de suture. Une cicatrice qui probablement lui restera à vie", a-t-elle ajouté.</P><P align=justify ="texte entry-">La coalition des organisations Tet Kolé (les têtes jointes en créole) a protesté le mois dernier dans la même zone en demandant la démission du président René Préval pour sa gestion de la crise après le tremblement de terre.</P><P align=justify ="texte entry-">Les manifestants accusent le président de vouloir s’accrocher au pouvoir après avoir étendu son temps de mandat avec l’approbation du parlement.</P><P align=justify ="texte entry-">Les murs de la faculté d’Ethnologie sont couverts de graffitis contre Préval et les Nations Unies. Les étudiants ont fait des gestes obscènes aux effectifs brésiliens de la mission de paix parqués dans leurs véhicules tout-terrain en dehors de l’enceinte universitaire.</P><P align=justify ="texte entry-">Quand les militaires irrités ont tenté de rentrer sur le campus, en traitant les étudiants de voleurs et de vagabonds, ces derniers ont répondu avec des pierres. Après s’être repliés, les soldats ont tiré des coups de feu en l’air et une balle a touché le bâtiment de la faculté.</P><P align=justify ="texte entry-">Renforcés avec des véhicules plus lourds, les effectifs de l’ONU ont envahi le campus, à ce moment là un étudiant Frantz Mathieu Junior a couru se cacher dans des toilettes, mais les soldats l’ont poursuivi et ont ouvert d’un coup de pied la fine porte en bois, ils l’ont jeté au sol, l’ont frappé plusieurs fois et l’ont emmené. Arrivé au centre d’arrêt, ils l’ont fait manger de force. Après la détention de Junior lundi, les étudiants sont sortis pour protester et ont jeté plus de pierres. Mardi le correspondant d’IPS a pu voir la porte éclatée et le trou de balle dans l’une des fenêtres du deuxième étage.</P><P align=justify ="texte entry-">Le chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation de l’Haïti (Minustah), Edmond Mulet, a divulgué un communiqué dans lequel il accuse un étudiant non identifié "de provocation" pour avoir lancé des pierres contre une patrouille. Mais il s’est excusé de l’intrusion des effectifs sur le campus et de l’arrestation musclée. De son côté David Wimhurst, porte-parole de la Minustah a indiqué que les soldats n’avaient ni tiré, ni lancé de gaz lundi. D’après lui seul des aérosols poivrés et des balles de gomme ont été utilisés pour disperser les gens hors de contrôle.</P><P align=justify ="texte entry-">Quant à eux, les correspondants de la chaîne CNN ont entendu des coups de feu, ils ont senti des gaz lacrymogènes et ils ont vu des nuages de fumée autour du Palais National. Selon des témoins les effectifs des Nations Unies ont aspergé la zone de gaz et ils ont tiré des balles de gomme.</P><P align=justify ="texte entry-">"Tout le monde a couru. Personne ne veut rester là quand il y a beaucoup de gaz", a dit à IPS Joseph Marie-Ange, 24 ans et père de quatre enfants. "Ils sont grossiers. Les enfants et les personnes âgées du campement tombaient à cause du gaz", a-t-il ajouté.</P><P align=justify ="texte entry-">Plusieurs heures après le calme revenu et le gaz se dissipé, Redingote Mondésir marchait péniblement avec son bébé de trois mois vers l’Hôpital Général. "Nous vivons sur la Place Pétion, face à la faculté d’Ethnologie", a-t-elle raconté IPS. "Les étudiants sont venus et peu après la Minustah a lancé le gaz. Quand je suis arrivé au campement, tout le monde courait et j’ai fait de même", ajoute-t-elle. "J’ai essayé de couvrir le bébé et j’ai dit aux autres enfants de se cacher sous le lit". "Il y avait de la fumée, tout le monde tombait. Le petit ne réagissait plus, j’ai eu peur qu’il soit mort et je me suis mis à pleurer. Plusieurs personnes m’ont aidé à le conduire à l’hôpital en taxi, en motocyclette...". Les médecins lui ont donné un laissez-passer pour faire une radiographie le lendemain. Son époux, Tinès Clergé, ne veut plus vivre là. "Je ne peux plus rester à Chanmas", a-t-il dit à IPS.</P><P align=justify ="texte entry-">Les protestations ont continué à Chanmas le mardi. De nombreux effectifs de l’ONU et de la police haïtienne ont entouré le Palais National avec des barricades. De plus, la population est ennuyeuse avec la Commission Intérimaire de Récupération de l’Haïti, chargée de gérer un paquet d’assistance de 10.000 millions de dollars. La majorité de ses membres sont étrangers, mais Préval a pouvoir d’un veto.</P><P align=justify ="texte entry-">"S’ils voulaient réprimer la protestation&nbsp;: pourquoi n’ont-ils <I>-elles</I> pas lancé le gaz contre la faculté, où étaient les étudiants&nbsp;?", a demandé Malia Villa, de l’organisation féminine Konfaviv, qui a dû aussi fuir Chanmas la nuit de lundi. "Comment ils peuvent tirer contre le campement, où il y a des familles avec enfants&nbsp;!", s’est-elle plaint. "On pensait qu’ils étaient là pour garantir la sécurité, mais comment le gouvernement va travailler avec eux après cela&nbsp;?", "Nous ne pouvons plus les tolérer. Il nous répugne", s’est-elle exclamée en levant les mains.</P><P align=justify ="texte entry-">En Haïti le début de semaine fut marqué par des protestations et des violence. Pendant toute la journée de mardi 25 mai des manifestations se sont déroulées dans les rues de la capitale Port-au-Prince, demandant la démission du Président René Préval et le départ de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation d’Haïti (Minustah). Lundi, les étudiants avaient été surpris par la présence de soldats de l’organisme de l’ONU au sein de l’université. Quelques étudiants ont été arrêtés.</P><P align=justify ="texte entry-">Selon les informations de Camille Chalmers, directeur exécutif de la Plate-forme Haïtienne pour le Développement Alternatif (PAPDA), la troupe brésilienne de la Minustah est entré dans la faculté d’Ethnologie armés de matraques et portant des grenades de gaz lacrymogène. Les militaires ont saisi les livres, les cahiers et les ordinateurs portables des élèves. Il y a aussi des témoignages rapportant l’agression de plusieurs étudiants dont certains ont été arrêtés durant cette action. Des étudiants haïtiens ont dénoncé sur Télésur que les soldats ont réprimé les élèves qui refusaient la présence de la Minustah et qui exigeaient le départ des troupes.</P><P align=justify ="texte entry-">Mardi, des milliers de Haïtiens et de Haïtiennes sont sortis dans les rues de Port-au-Prince pour exiger la démission du Président René Preval et le départ des troupes de la Minustah. Pendant les mobilisations les manifestants ont abattu les clôtures métalliques placées par la police qui isolaient le Palais Présidentiel. Des grenades de gaz lacrymogène ont été jetées pour disperser les manifestants.</P><P align=justify ="texte entry-">Une grande partie des manifestants appuient le retour de Jean Bertrand Aristide, ancien président d’Haïti, qui est exilé en Afrique du Sud depuis 2004. Selon des informations de Télésur, les consignes des mobilisations demandaient le retour de l’ex-chef d’État. "Préval doit partir pour qu’Aristide puisse revenir", criaient les manifestants.</P><P align=justify ="texte entry-">"J’étais à l’étranger, mais aujourd’hui je suis ici pour remplir mes droits démocratiques face à un régime qui veut revenir à la dictature", a indiqué Victor Benoit de Fusion des Sociaux-démocrates, qui fait parti de la plate-forme alternative d’opposition.</P><P align=justify ="texte entry-">Près du Palais Présidentiel s’est produite une autre manifestation contre le gouvernement de Préval. Dans le parc public du Champ de Mars, des centaines de citoyens haïtiens se sont unis pour rejeter l’initiative de Préval de solliciter, au moyen d’un projet de loi, la prolongation de son mandat. La demande du Président a été approuvée par le Sénat le 11 mai dernier. De cette manière, Préval pourra rester à la tête d’Haïti jusqu’en mai 2011. Le même projet rallonge aussi les mandats des législateurs jusqu’au 14 mai 2011.</P><P align=justify ="texte entry-">Durant toute la matinée de mardi, le climat était tendu à Port-au-Prince à cause des derniers événements. Selon des informations de Télésur, une automobile a été brûlé dans les alentours de la faculté d’Ethnologie, où les étudiants ont été attaqués par les troupes brésiliennes de la Minustah.</P><P align=justify ="texte entry-">Aussi après toute cette situation de conflits et de violences générées par le comportement des militaires brésiliens, des participants de la IIe Assemblée Populaire Nationale, qui a débuté mardi, à Luziania, Goiás région du centre-ouest, se sont mobilisés pour envoyer une lettre au gouvernement haïtien. L’intention est de demander des explications sur l’arrivé des troupes de la Minustah et de rejeter les actions menées par les militaires onusiens.</P><P align=justify ="texte entry-">La Minustah a été cible d’accusations d’abus depuis sa création en 2004, après le renversement du président Jean-Bertrand Aristide. Il y a eu d’autres épisodes similaires en 2008 et 2009 quand des effectifs de l’ONU ont tiré indistinctement et ont tué blessé des civils. Mais les enquêtes internes les ont acquittés de toute responsabilité. <BR><BR><BR>Source&nbsp;: IPS noticias <a href="http://www.ipsnoticias.net/nota.asp?idnews=95509" target="_blank"><FONT color=#ff9900>"Movilizaciones populares y violencia militar marcan el inicio de semana"</FONT></a> <BR>Traduction&nbsp;: Primitivi</P><DIV align=justify><a href="http://www.primitivi.org/spip.php?article336" target="_blank">Source</a></DIV><DIV align=justify><TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="100%"><T><TR =#7ebbd9><TD width="100%"><P align=center><B><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">L’OMS qualifie d’excellente l’aide médicale cubaine en Haïti </FONT></B></P></TD></TR><TR><TD vAlign=top align=left><P =Noticias align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">La Havane, 28 mai, (RHC)--. Henriette Chamouillet, représentante en Haïti de l’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé, a fait l’éloge de l’aide que prêtent les médecins cubains en Haïti. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Représentant également l’OPS, l’Office Panaméricain de la Santé, Henriette Chamouillet a qualifié d’excellente la coopération de Cuba avec cette institution dans le cadre des programmes de services sanitaires gratuits à la population la plus vulnérable d’Haïti, qui est d’ailleurs le pays le plus appauvri de notre continent. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">« Nous travaillons ensemble dans trois domaines de la coopération. Le premier programme, mis en pratique il y a plus d’un an, a pour but de dispenser une attention gratuite aux femmes enceintes, avant, pendant et après l’accouchement, et aussi aux nouveaux-nés » a-t-elle relevé. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Elle a ajouté que le second domaine d’interaction entre l’OMS et Cuba en Haïti a trait à l’immunisation de la population contre toute une série de maladies, surtout après le déclenchement d’une épidémie de diphtérie, fin 2009. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Cuba et l’OMS travaillent également en commun à l’extension des services de santé, à leur renforcement pour garantir que la population puisse y avoir un meilleur accès. </FONT></P></TD></TR></T></TABLE></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.radiohc.cu/frances/a_noticiasdecuba/mayo/2010/28/cuba3.htm" target="_blank">Source</a></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 29 May 2010 à 00:49</span>]]>
   </description>
   <pubDate>Sat, 29 May 2010 00:22:35 +0000</pubDate>
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  </item> 
  <item>
   <title>Haïti :  Des paysans ha&#239;tiens pr&#234;ts &#224;...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=35651#35651</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 26 May 2010 à 20:14<br /><br /><DIV><P align=center><strong><STR&#079;NG style="FONT-WEIGHT: 400"><FONT size=5><FONT color=#ffffff>Des paysans haïtiens prêts à brûler des semences hybrides de Monsanto</FONT></strong></FONT></strong></B><FONT color=#ffffff> </FONT></P></DIV><DIV><P style="LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN: 0px; WORD-SPACING: 0px" align=center><FONT color=#ffffff size=1>AUTEUR:&nbsp;&nbsp;Beverly BELL </FONT></P><P style="LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN: 0px; WORD-SPACING: 0px" align=center><FONT color=#ffffff size=1>Traduit par&nbsp;&nbsp;Isabelle Rousselot. Édité par Fausto Giudice </FONT></P></DIV><DIV>&nbsp;<P align=justify><I></I></P><BLOCKQUOTE style="MARGIN-RIGHT: 0px" dir=ltr><P align=justify><FONT size=3><strong><EM>«&nbsp;Un nouveau tremblement de terre&nbsp;» : c'est comme cela que Chavannes Jean-Baptiste, agriculteur et leader du Mouvement Paysan Papaye (Mouvman Peyizan Papay- </EM></strong></FONT><a href="http://www.mpphaiti.org/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=3><strong><EM>MPP</EM></strong></FONT></a><FONT size=3><strong><EM>), a accueilli la nouvelle selon laquelle Monsanto va donner 60 000 sacs (soit 475 tonnes) de semences hybrides de maïs et de légumes dont certaines sont traitées avec des pesticides fortement toxiques. Le MPP s'est engagé à brûler les semences de Monsanto et a appelé à une marche de protestation contre la présence des multinationales à Haïti le 4 juin 2010, pour la journée mondiale de l'environnement.</EM></strong></FONT></P></BLOCKQUOTE><P align=justify>Dans une lettre ouverte datée du 4 mai 2010, Chavannes Jean-Baptiste, directeur exécutif du MPP et porte-parole du Mouvement Paysan National du Congrès de Papaye (MPNKP) a décrit l’introduction des semences Monsanto en Haïti comme «&nbsp;un très rude coup porté aux petites exploitations agricoles, aux cultivateurs, à la biodiversité, aux semences créoles, etc. et à ce qui reste de notre environnement en Haïti.&nbsp;» (1) Les mouvements sociaux haïtiens se sont fait entendre en s'opposant aux importations par les firmes agroalimentaires de semences et d’aliments, qui sapent la production locale à partir de ses propres stocks de semences. Ils ont particulièrement&nbsp; exprimé leurs inquiétudes relatives à&nbsp; l'importation d'organismes génétiquement modifiés (OGM).</P><P align=justify>Pour l'instant, comme il n'existe aucune loi réglementant l'utilisation des OGM en Haïti, le Ministère de l'Agriculture rejette l'offre de semences OGM Roundup Ready de Monsanto. Dans un échange de courriels, un représentant de Monsanto a assuré le Ministère de l'Agriculture que les semences offertes n'étaient pas des OGM.</P><P align=justify>Elizabeth Vancil, directrice des initiatives de développement chez Monsanto, a déclaré dans un courriel datant du mois d'avril, en apprenant que le Ministère de l'Agriculture haïtien acceptait leur don, que c'était «&nbsp;un fabuleux cadeau de Pâques&nbsp;». (2) Monsanto est connu pour promouvoir de façon agressive ses semences, en particulier les semences OGM, tant dans les pays du nord que du sud, y compris par le biais d'accords technologiques extrêmement restrictifs pour des agriculteurs qui ne sont pas toujours très bien informés de ce qu'ils signent. Selon des interviews que l'auteur a réalisées avec des représentants d’ organisations de petits paysans mexicaine, ceux-ci se retrouvent alors obligés d'acheter des semences Monsanto chaque année à des conditions accablantes et à des coûts qu'ils ne peuvent pas toujours se permettre.</P><P align=justify>Les semences de maïs hybrides que Monsanto a données à Haïti sont traitées avec le fongicide Maxim XO et les semences de tomates calypso avec le thiram. (3) Le thiram appartient à une catégorie hautement toxique de produits chimiques appelés bisdithiocarbamates (EBDC). Les résultats des tests des produits EBDC sur des souris et des rats ont inquiété l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (United States Environmental Protection Agency ou EPA), qui a alors demandé des examens complémentaires sur ces produits. L'EPA a établi que les plantes traitées aux EBDC sont si dangereuses pour les travailleurs agricoles qu'ils doivent, lors de leur maniement, porter des vêtements spéciaux pour se protéger. L'EPA a décrété que les pesticides contenant du thiram doivent être accompagnés d’ un avertissement spécial. L'EPA a également interdit la commercialisation de ces produits chimiques pour les jardins des particuliers dans la mesure où la plupart des jardiniers n'ont pas les protections adéquates. (4) Le courriel de Monsanto au Ministère de l'Agriculture qui mentionne le thiram, ne fait aucune mention&nbsp; des dangers que fait encourir ce produit et ne propose pas de protections spéciales ni de formation pour ceux qui cultiveront ces semences toxiques.</P><P align=center><img src="http://www.otherworldsarepossible.org/sites/default/files/J&#111;nas%20Der&#111;nzil.JPG" hspace="0" border="0" /><BR><FONT size=1><strong>Jonas Deronzil qui vit à Verrettes, est agriculteur depuis 1974. Comme tous les petits producteurs de Haïti, ses maigres revenus proviennent du maïs, du riz et du haricot, aujourd'hui menacés par la nouvelle concurrence de Monsanto. Photo : Beverly Bell</strong></FONT></P><P align=justify>L'inquiétude des mouvements sociaux d’Haïti ne concerne pas seulement les dangers liés aux produits chimiques et la possibilité de prochaines importations d'OGM. Ils affirment que l'avenir d'Haïti dépend de la production locale d’une alimentation locale pour une consommation locale - ce qu’on appelle&nbsp; la souveraineté alimentaire. L'arrivée de Monsanto en Haïti, déclarent-ils,,constitue une nouvelle menace pour cette souveraineté.</P><P align=justify>«&nbsp;Les Usaméricains&nbsp; doivent nous aider à produire, pas nous donner des produits alimentaires et des semences qui anéantissent nos chances de subvenir à nos propres besoins,&nbsp;» déclare Jonas Deronzil, un fermier d'une coopérative paysanne dans la région rurale de Verrettes. (5)</P><P align=justify>Monsanto&nbsp; s’est depuis longtemps attiré la colère des écologistes, des militants pour la santé et des petits agriculteurs ; cela remonte à sa production de l'Agent orange durant la guerre du Vietnam. L'exposition à l'Agent orange a provoqué&nbsp; des cancers chez un nombre considérable de vétérans US et le gouvernement vietnamien affirme que 400 000 Vietnamiens ont été tués ou handicapés par l'Agent orange et que 500 000 enfants sont nés avec des malformations congénitales à cause de leur exposition à l'agent. (6)</P><P align=justify>La devise initiale de Monsanto, «&nbsp;Sans produits chimiques, la vie elle-même serait impossible&nbsp;», a été remplacée par «&nbsp;Imagine&nbsp;». La page d'accueil de son site Internet déclare que Monsanto «&nbsp;aide les agriculteurs du monde entier à produire plus en préservant mieux. Nous aidons les agriculteurs à réussir de manière durable, en produisant une alimentation saine... tout en réduisant l'impact de l'agriculture sur notre environnement.&nbsp;» (7) Le passé de l'entreprise jette un doute sur ces affirmations.</P><P align=justify>Avec Syngenta, Dupont et Bayer, Monsanto contrôle plus de la moitié des semences du monde. (8) La société détient presque 650 brevets de semences, la plupart pour le coton, le maïs et le soja et elle possède presque 30 % de toute la recherche et développement en biotechnologie. Monsanto est arrivé à une telle concentration en rachetant les principales entreprises semencières&nbsp; afin d'étouffer la concurrence, en faisant breveter des variétés de plantes génétiquement modifiées&nbsp;et poursuivre en justice les petits agriculteurs. Monsanto est également un des premiers producteurs d'OGM.</P><P align=justify>Depuis 2007, Monsanto a intenté 112 procès à des agriculteurs US pour violations présumées de contrat technologique de brevets d'OGM, mettant en cause 372 cultivateurs et 49 petites entreprises agricoles dans 27 États différents. Avec ces procès, Monsanto a gagné plus de 21,5 millions $ par jugement. Il semble que la multinationale s'emploie à faire des enquêtes sur 500 cultivateurs par an, selon les propres documents de Monsanto et des rapports des médias. (9)</P><P align=justify>«&nbsp;Des agriculteurs ont été condamnés après que leur champ eut été contaminé par du pollen ou des semences issus du champ transgénique d’un voisin&nbsp;; ou quand des “graines rebelles” provenant d’une culture précédente et restées en terre ont germé, l’année suivante, au milieu d’une plantation non transgénique», ont indiqué Andrew Kimbrell et Joseph Mendelson du Centre pour la sécurité alimentaire &#091;Center for Food Safety&#093;. (10)</P><P align=justify>En Colombie, Monsanto a reçu plus de 25 millions de $ du gouvernement US pour fournir du Roundup Ultra pour la fumigation des champs dans le cadre de la lutte anti-drogue du Plan Colombie. Roundup Ultra est une version hautement concentrée du glyphosate , un herbicide de Monsanto, avec des ingrédients complémentaires pour augmenter son effet destructeur. Des communautés de Colombie et des organisations de défense des droits de l'homme ont accusé l'herbicide de détruire les cultures alimentaires, de contaminer les sources et les zones protégées et d'augmenter les cas de malformations congénitales et de cancers.</P><P align=justify>Via Campesina, la plus grande confédération paysanne du monde présente&nbsp; dans plus de 60 pays, a traité Monsanto d'un des «&nbsp;ennemis principaux de l'agriculture paysanne durable et de la souveraineté alimentaire pour tous les peuples.&nbsp;» (11) Ils prétendent que, Monsanto et d'autres multinationales, en&nbsp; contrôlant une part sans cesse croissante des terres et de la production&nbsp; agricoles,&nbsp; forcent les petits cultivateurs à quitter leur terre et leur métier. Ils affirment également que les géants de l'agroalimentaire contribuent au changement climatique et à d'autres désastres environnementaux, une conséquence de l'agriculture industrielle. (12)</P><P align=justify>La coalition Via Campesina a lancé une campagne mondiale contre Monsanto le 16 octobre dernier, lors de la Journée mondiale de l'alimentation, avec des manifestations, des occupations de terre et des grèves de la faim dans plus de 20 pays. Ils ont mené une seconde journée mondiale d'actions contre Monsanto le 17 avril de cette année, en l'honneur du Jour de la Terre.</P><P align=justify>Des organisations non-gouvernementales usaméricaines contestent elles aussi les pratiques de Monsanto. L'Organic Consumers Association (Association des consommateurs bio) a mené la campagne «&nbsp;Des millions contre Monsanto&nbsp;», appelant&nbsp; la compagnie à cesser d'intimider les petits agriculteurs familiaux, de vendre aux consommateurs des aliments génétiquement modifiés non testés et non identifiés et&nbsp; d'utiliser les milliards de dollars des contribuables US pour financer les cultures d'OGM. (13)</P><P align=justify>Le Center for Food Safety a mené un combat judiciaire de 4 ans contre Monsanto qui vient de faire appel auprès de la Cour Suprême des USA. Après différents procès perdus par Monsanto et&nbsp; intentés par &nbsp;le Département de l'Agriculture des USA en raison de la&nbsp; promotion illégale de l'Alfalfa Roundup Ready, le tribunal entendu l’exposé des griefs du Center for Food Safety le 27 avril. Une décision sur cette affaire, la première affaire d’OGM jugée par la Cour Suprême, est désormais en instance. (14)</P><P align=justify>«&nbsp;Combattre les semences hybrides et les OGM est crucial pour sauver notre biodiversité et notre agriculture&nbsp;», a déclaré Jean-Baptiste dans une interview en février. «&nbsp;Nos terres ont un potentiel suffisant pour nourrir toute la population et même pour exporter certaines denrées. La bonne politique pour y parvenir est&nbsp; la souveraineté alimentaire, où chaque territoire a le droit de définir ses propres politiques agricoles, de chercher&nbsp; d'abord à nourrir sa famille et ensuite à approvisionner le marché local, et de produire une alimentation saine selon des techniques qui respectent l'environnement et la Terre Mère.&nbsp;»</P><P align=justify><I>Grand merci à Moira Birss pour son aide dans les recherches et l'écriture de cet article.</I></P><P align=justify>_________</P><P align=justify>1. Courriel groupé de Chavannes Jean-Baptiste, 14 mai 2010.</P><P align=justify>2. Courriel d'Elizabeth Vancil à Emmanuel Prophete, Directeur des semences au Ministère de l'Agriculture haïtien, et à d'autres ; publié par le Ministère de l'Agriculture haïtien, date non disponible.</P><P align=justify>3. Idem.</P><P align=justify>4. <a href="http://pmep.cce.cornell.edu/profiles/extoxnet/pyrethrins-ziram/thiram-ext.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Extension Toxicology Network</FONT></a>, Pesticide Information Project of the Cooperative Extension Offices of Cornell University, Michigan State University, Oregon State University and University of California at Davis.</P><P align=justify>5. Commentaires de Jonas Deronzil extraits d'une interview du mois d'avril 2010. Il ne parlait pas spécialement de Monsanto. </P><P align=justify>6. "MSNBC," 23 janvier 2004. "Study Finds Link Between Agent Orange, Cancer" (Une étude a découvert un lien entre l'agent Orange et le cancer) The Globe and Mail, 12 juin 2008. "Last Ghost of the Vietnam War" (le dernier fantôme de la guerre du Vietnam)</P><P align=justify>7. <FONT color=#ffffff>www.monsanto. com</FONT></P><P align=justify>8. <a href="http://viacampesina.org/en/index.php?opti&#111;n=com_c&#111;ntent&amp;view=article&amp;id=797:peasants-worldwide-rise-up-against-m&#111;nsanto-gmos&amp;catid=49:stop-transnati&#111;nal-corporati&#111;ns&amp;Itemid=76" target="_blank"><FONT color=#ff9900>La Vía Campesina</FONT></a>, "La Vía Campesina carries out Global Day of Action against Monsanto" (La Via Campesina mène une journée mondiale d'action contre Monsanto), 16 octobre 2009.&#8232;</P><P align=justify>9. Center for Food Safety (Centre pour la sécurité alimentaire), "Monsanto vs. US Farmers", Novembre 2007.</P><P align=justify>10. Andrew Kimbrell et Joseph Mendelson, Center for Food Safety, "Monsanto vs. US Farmers", 2005.</P><P align=justify>11. La Vía Campesina, 16 octobre, 2009, Op. Cit.</P><P align=justify>12. <a href="http://www.mstbrazil.org/?q=node/639" target="_blank"><FONT color=#ff9900>La Vía Campesina</FONT></a>, "La Vía Campesina Call to Action 17 April 2010 - Join the International Day of Peasant Struggle" (La Via Campesina appelle à manifester le 17 avril 2010 : participez à la journée mondiale de lutte paysanne) le 23 février 2010.</P><P align=justify>13. <a href="http://www.organicc&#111;nsumers.org/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Organic Consumers Association</FONT></a>, "Taxpayers Forced to Fund Monsanto's Poisoning of Third World" (les contribuables forcés de payer pour l'empoisonnement du tiers-monde par Monsanto), Finland, Minnesota.</P><P align=justify>14. <a href="http://truefoodnow.org/?CFID=23809091&amp;CFTOKEN=67921769" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Center for Food Security</FONT></a>, "Update: CFS Fighting Monsanto in the Supreme Court," 11 mai 2010.</P></DIV><DIV><strong><FONT size=1>Source : </FONT></strong><a href="http://www.otherworldsarepossible.org/another-haiti-possible/haitian-farmers-commit-burning-m&#111;nsanto-hybrid-seeds" target="_blank"><EM><strong><FONT color=#ff9900 size=1>Other Worlds</FONT></strong></EM></a><strong><FONT size=1>-</FONT></strong><a href="http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10649&amp;lg=en" target="_blank"><strong><FONT color=#0099ff size=1><FONT color=#ff9900>Haitian Farmers Commit to Burning Monsanto Hybrid Seeds</FONT><BR></FONT></strong></a><BR><FONT size=1><strong>Article original publié le 17/5/2010</strong></FONT></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><DIV><a href="http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10650&amp;lg=fr" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Wed, 26 May 2010 20:14:28 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti :  Ha&#239;ti: Sean Penn d&#233;nonce la...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 20 May 2010 à 23:06<br /><br /><DIV align=justify><DIV align=center><FONT size=4><strong>Haïti: Sean Penn dénonce la fermeture d'hôpitaux</strong></FONT></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><DIV>L'acteur Sean Penn, qui s'est consacré à aider Haïti depuis le séisme du 12 janvier, a plaidé mercredi devant le Congrès américain pour que soient rouverts les hôpitaux haïtiens qui ont été fermés, faute de moyens, malgré l'immensité des besoins.</DIV><P>"Les hôpitaux qui existent à Haïti doivent être remis en état de fonctionner avec du personnel, des médicaments, un service administratif", a insisté l'acteur qui, avec son organisation J/P Haitian Relief Organization, aide depuis quatre mois un des plus importants camps de réfugiés de Port-au-Prince.</P><P>"Dans cette cité en ruine, cinq hôpitaux opérationnels ont été fermés (...) en raison d'un manque de financement", a affirmé Sean Penn au cours d'une audition sur l'efficacité de l'aide internationale devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.</P><P>Il a été rejoint dans son plaidoyer par le coordinateur de l'agence américaine d'aide au développement (USAID) en Haïti, Christopher Milligan, qui a affirmé que les Etats-Unis devaient "aider à reconstruire le secteur public de santé en Haïti".</P><P>Sean Penn a averti que les premiers cas de diphtérie s'étaient déclarés dans le camp du golf de Pétionville, qui abrite plus de 50.000 personnes, à un moment où la saison des pluies va battre son plein.</P><P>L'acteur a insisté sur le manque de vaccinations. "La vérité est que la plupart des Haïtiens ne sont pas immunisés et il n'y a pratiquement pas de suivi des vaccinations et des rappels", a encore dit Sean Penn.</P><P>La star, qui a passé plusieurs semaines en Haïti et compte y retourner à la fin du mois, a averti qu'il fallait s'attendre à de possibles "manifestations violentes" et pressé le gouvernement haïtien ainsi que l'administration américaine de montrer "une totale transparence dans la distribution de l'aide".</P><P>A la conférence des donateurs consécutive au séisme, une centaine de pays ont promis près de 15 milliards de dollars à Haïti et les Etats-Unis s'apprêtent à voter une part de leur aide (3,5 milliards de dollars).</P><P>Le comédien a demandé des traducteurs pour les patrouilles de surveillance de l'ONU dans les camps, de l'éclairage et la mise à disposition plus rapide de terrains non-inondables.</P><P>Le bilan du séïsme, actuellement évalué à entre 250.000 et 300.000 morts, "pourrait atteindre un demi-million de morts estiment certains experts", a affirmé le sénateur Bob Casey.</P><P>Au cours de l'audition, plusieurs sénateurs et experts ont exprimé leur préoccupation sur la nécessité que des comptes soient rendus sur l'aide accordée. "Qui tient les rênes ? Qui est le shérif" en Haïti, dont l'administration était largement "inefficace avant le tremblement de terre", a demandé le sénateur Bob Corker.</P><P>John Kerry, qui préside la commission des Affaires étrangères, s'est inquiété de "l'absence de structure de pouvoir" dans la mise en place de l'aide. Il a aussi plaidé pour que les élections générales de novembre soient maintenues. "Pour s'assurer que la démocratie ne sombre pas avec le tremblement de terre, Haiti peut et doit tenir ses élections comme prévu", a déclaré l'ancien candidat à l'élection présidentielle.</P></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.lepoint.fr/actualites-insolites/2010-05-19/haiti-sean-penn-den&#111;nce-la-fermeture-d-hopitaux-et-redoute-des/918/0/456795" target="_blank">Source</a></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><P align=center><img src="http://www.juventudrebelde.cu/file/img/caricaturas/2010/05/5527-caricaturas-g.jpg" height="600" width="400" border="0" /></P><DIV></DIV><P align=center><img src="http://www.cubadebate.cu/wp-c&#111;ntent/uploads/2010/04/mapa-haiti-colaboraci&#111;n-medica-580x445.jpg" height="445" width="580" border="0" alt="Mapa%20que%20indica%20la%20ubicación%20de%20los%20hospitales%20cubanos%20en%20Haití,%20el%205%20de%20febrero%20de%202010.%20Infografía%20AIN" /></P><DIV>&nbsp;</DIV><DIV><a href="http://www.cubadebate.cu/noticias/2010/05/24/medicos-cubanos-se-ejercitan-c&#111;ntra-catastrofes-en-haiti/" target="_blank">Source</a></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 24 May 2010 à 20:27</span>]]>
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   <pubDate>Thu, 20 May 2010 23:06:13 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti :      Cuba et le Venezuela...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=35313#35313</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 15 May 2010 à 19:39<br /><br /><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="100%"><T><TR =#7ebbd9><TD width="100%"><P align=center><strong><B><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Cuba et le Venezuela ouvrent un nouvel hôpital en Haïti </FONT></B></strong></P></TD></TR><TR><TD vAlign=top align=left><P =Noticias align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Port-au-Prince, 13 mai, (RHC)--. Cuba et le Venezuela ont ouvert un nouvel hôpital dans la commune de Bassin Bleu, dans le département du Nord-ouest. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Un groupe de médecins cubains assurent le fonctionnement de cet hôpital doté d’une technologie d’avant-garde. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Les praticiens cubains ont pris part à l’aménagement d’un vieux dispensaire en un hôpital moderne réunissant 23 services, de la maternité aux soins dentaires. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Les ambassadeurs de Cuba et du Venezuela, Ricardo Garcia et Pedro Canino, respectivement et le Dr Lorenzo Somarriba, vice-ministre cubain de la santé, ont assisté à la cérémonie d’ouverture. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Cuba et le Venezuela se sont chargés des travaux et du montage en vertu du programme de l’ALBA, l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique, de coopération avec Haïti. Ce programme prévoit le montage de 30 hôpitaux du genre et d’autant de salles de rééducation. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Les brigades médicales cubaines sont présentes en Haïti depuis 1998, peu après le passage du cyclone George, mais le nombre de praticiens a été porté de 400 à 1 200 à la suite du séisme dévastateur du 12 janvier qui a fait plus de 220 000 morts, 300 000 blessés et presque 1 500 000 sinistrés.</FONT></P></TD></TR></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.radiohc.cu/frances/a_noticiasdecuba/mayo/2010/14/cuba5.htm" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Sat, 15 May 2010 19:39:16 +0000</pubDate>
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  <item>
   <title>Haïti : Pi&#232;ge  Monsanto offre 475 tonnes...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=35198#35198</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 13 May 2010 à 16:48<br /><br /><DIV align=justify>Piège</DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><a href="http://www.rebeli&#111;n.org/noticia.php?id=105817" target="_blank">Monsanto offre 475 tonnes de semences génétiquement modifiées et des pesticides&nbsp;aux paysans haïtiens</a></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV =cartouche align=justify><DIV =signable><H1 =entry-title align=center>Haïti&nbsp;: Monsanto et le "Projet Winner"</H1><P =soustitre>par Thalles Gomes</P></DIV><P><SMALL><FONT size=2><ABBR =published title=2010-05-21T06:04:55Z>vendredi 21 mai 2010</ABBR>, par <SPAN ="vcard author"><a href="spip.php?auteur2" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Primitivi</FONT></a></SPAN></FONT></SMALL></P></DIV><DIV =deif align=justify><P>Les médias ne parlant plus d’Haïti on se dit que tout s’est bien fini, que la solidarité internationale a permis de faire sortir le petit pays de la crise qu’il a subit en janvier dernier.</P><P>Et bien non, en fait tout commence, même si le pays tente de se réorganiser et que la vie reprend doucement son cours Haïti n’en a absolument pas fini avec les crises. Tout au contraire, comme annoncé précédemment les vautours multinationales se sont jetés dessus avec l’avidité des investisseurs découvrant de nouveaux marchés.</P><P>L’article de Thalles Gomes traite ici spécifiquement de l’action de Monsanto soutenue par l’USAID, UPS et la Kuehne+Nage qui au sein du Projet Winner (tout un programme) sont entrain de vassaliser entièrement l’agriculture haïtienne à leurs produits.</P><P>Moins visible, mais qui causera au final beaucoup plus de dégâts et fort possiblement des dégâts irréversibles cette invasion économique d’Haïti est la digne héritière des agressions coloniales opérées depuis près de 206 ans par les États-unis et la France contre Haïti.</P></DIV><P ="texte entry-" align=justify>L’entreprise américaine Monsanto a donné des graines transgéniques à Haïti. Ce fait a été dénoncé le 10 mai dernier dans un article écrit par le curé anglais Jean-Yves Urfié, ex-professeur de chimie du Collége Saint Martial, à Port-au-Prince. Urfiè écrit dans son article&nbsp;: “La société transnationale Monsanto offre aux agriculteurs du pays un cadeau mortel de 475 tonnes de maïs transgénique, avec les engrais et les pesticides associés, qui seront remis gratuitement par le Projet Winner, avec l’appui de l’ambassade des États-Unis en Haïti”. Selon lui, la multinationale Monsanto a déjà commencé à distribuer les graines de maïs transgéniques dans les régions de Gonaives, Kenscoff, de Pétion-Ville, de Cabaré, d’Arcahaie, de Croix-des-Bouquets et de Mirebalais.</P><P ="texte entry-" align=justify>La forte répercussion de cette dénonciation a obligé le Ministre de l’Agriculture d’Haïti, Joana Ford, à convoquer une conférence de presse le 12 mai dernier à Port-au-Prince. Le Ministre Ford a affirmé "Haïti n’a pas de capacité à administrer les OGM” avant de démentir que la donation de Monsanto était du maïs transgénique. "Nous prenons toutes les précautions avant d’accepter l’offre faite par la multinationale Monsanto pour recevoir une donation de 475 947 kg de graines de maïs hybride et 2 067 kg de graines de légumes. Nous devons aussi mentionner que, en l’absence d’une loi qui réglemente l’utilisation d’Organismes Génétiquement Modifiés en Haïti, je ne peux pas permettre l’introduction de graines ‘Roundup Ready‘ ou toute autre variété de transgéniques", a souligné le Ministre.</P><P ="texte entry-" align=justify>Selon Ford, les graines hybrides dont Monsanto fait la promotion sont adaptées aux conditions tropicales d’Haïti. Ce dont fait partie d’une campagne du Ministère de l’Agriculture pour relancer le secteur agricole après le tremblement de terre du 12 janvier dernier. Le Ministre indique également que dans cette optique plus de 65 000 hectares de terre sont entrain de bénéficier d’une préparation par des tracteurs, des engrais et des pesticides, et les agriculteurs recoivent une formation.</P><P ="texte entry-" align=justify>Monsanto elle-même s’est retrouvée obligée de se prononcer sur cette affaire. “Nous croyons que l’agriculture est la clé pour la récupération d’Haïti sur le long terme”, a affirmé la transnationale dans une note publiée sur sa page internet. “Après la catastrophe, Monsanto a donné de l’argent pour le redressement (d’Haïti)”, continue la note, “mais il était évident que le don de nos produits - de maïs et les graines de légumes de qualité - pourrait faire réellement la différence dans la vie des Haïtiens”. Avec cet état d’esprit généreux la plus grande compagnie de semences au monde a résolu de donner à Haïti l’équivalent de 4 millions de dollars en graines de maïs hybride, choux, carotte, aubergine, melon, oignon, tomate, épinard, et melon d’eau. 60 tonnes de ces graines sont arrivées sur le territoire haïtien durant la première semaine de mai. 70 tonnes supplémentaires sont arrivées à Port-au-Prince le 13 mai dernier. Il est prévu que pour les 12 prochains mois 345 tonnes supplémentaires de graines hybrides de maïs soient distribuées aux agriculteurs du pays.</P><P ="texte entry-" align=justify><strong>Ouvrir des marchés</strong> <BR><BR>Le tremblement de terre du 12 janvier a provoqué la mort de 300 000 personnes et a laissé plus d’un million d’Haïtiens sans domicile. Les conséquences ont été dévastatrices. Mais, bien qu’il ait atteint 7 degrés sur l’échelle Richter, il est peu probable que le tremblement de terre ait détruit les structures de fonctionnement d’une société transnationale comme Monsanto. Le don de 475 tonnes de graines hybrides peut être vue comme une action de générosité de la part de la transnationale envers le peuple haïtien. Cependant les conditions dans lesquelles ce don a été effectuée sont regardées de plus près, cette générosité devient une simple tactique entrepreneuriale pour augmenter les bénéfices.</P><P ="texte entry-" align=justify>Les gains de Monsanto de décembre 2009 à fin février 2010 ont été de 887 millions de dollars. Durant la même période l’an passé, ses gains ont été de 1,09 milliard de dollars, ce qui signifie une chute de 19%. Selon Hugh Grant, directeur exécutif de la transnationale, la cause principale de cette chute a été la diminution des ventes d’herbicides et de produits chimiques.</P><P ="texte entry-" align=justify>Début avril, durant une conférence en présence d’annalistes, Grant a affirmé qu’il ne pourrait pas recourir à l’augmentation des prix pour contrecarrer cette chute, puisque les agriculteurs ne semblent pas disposés à payer des prix plus hauts pour les nouveaux spécimens de graines transgéniques, dont certaines d’entre elles sont deux fois plus chères que les variétés les plus cultivées aujourd’hui. "Le retour que j’ai des propriétaires fonciers indique que si nos prix étaient différents, la courbe d’adoption des graines serait différente" avait-il déclaré.</P><P ="texte entry-" align=justify>Quant il n’est pas possible de faire monter le prix de ses produits, la seule solution pour Monsanto est de contrecarrer cette chute en ouvrant de nouveaux marchés. Et ce n’est pas un hasard qu’à peine un mois après la conférence de Hugh Grant dess graines de Monsanto arrivent à Haïti.</P><P ="texte entry-" align=justify>Ce qui n’a pas été dit ni par Monsanto, ni par le Ministère de l’Agriculture haïtien, c’est ces graines hybrides de maïs ne pourront accomplir leurs promesses de productivité et d’adaptation au climat tropical haïtien que si elles sont traitées par les herbicides, les engrais et les produits chimiques spécifiques, qui sont justement produits par Monsanto. Cela signifie que les agriculteurs haïtiens qui reçoivent les graines hybrides ne réussiront à les rendre productives que s’ils acquièrent les herbicides et les engrais de Monsanto.</P><P ="texte entry-" align=justify>De plus, les agriculteurs ne pourront pas replanter les graines issuent de ce maïs, puisque l’une des caractéristiques de ces graines hybrides cest que seule la première génération est fertile. S’ils veulent continuer à semer les paysans haïtiens devront acheter de nouvelles graines à Monsanto.</P><P ="texte entry-" align=justify>À ce rythme, avec l’augmentation de la consommation de graines et implicitement d’herbicides, d’engrais et de produits chimiques Monsanto, la prévision du curé Jean-Yves Urfié pourra devenir réalité&nbsp;: “Bientôt, il y aura que des graines Monsanto en Haïti. Et alors, ce sera la fin de l’indépendance des agriculteurs”.</P><P ="texte entry-" align=justify><strong>Vainqueur</strong> <BR><BR>Monsanto n’est pas seule dans cette entreprise. Le transport et toute la logistique de distribution des graines en Haïti se fait au profit de deux autres entreprises américaines&nbsp;: la Kuehne + Nage Emergency and Relief Logistics et l’UPS Foundation.</P><P ="texte entry-" align=justify>Ken Sternad, président d’UPS, a insisté pour se prononcer sur cette action&nbsp;: “Cela fait parti de nos efforts continus pour appuyer le redressement d’Haïti, l’UPS a l’orgueil de donner ses services aux bateaux de semences, car le pays commence à se diriger vers la construction d’un avenir soutenable".</P><P ="texte entry-" align=justify>Cet “avenir soutenable” dont parle Sternad et qui attire l’intérêt de tant d’entreprises étrangères est définit dans le Projet Winner lancé le 8 octobre 2009 par l’USAID (Agence des États-Unis pour le Développement International)&nbsp;&#091;<a href="#nb1" target="_blank"><FONT color=#ff9900>1</FONT></a>&#093;. Le Projet Winner investira 126 millions de dollars dans les cinq prochaines années afin de construire une nouvelle infrastructure agricole en Haïti, avec comme objectif l’augmentation de sa productivité. Entre-temps, ce programme fournira une assistance technique spécialisée, en plus de services techniques et des facteurs de production agricoles, comme les pesticides et les engrais.</P><P ="texte entry-" align=justify>C’est par ce projet que seront distribuées les 475 tonnes de graines de Monsanto. En fait, ces graines n’arriveront pas directement dans les mains des paysans haïtiens, elles seront tout d’abord acheminées aux magasins administrés par l’USAID et seront ensuite vendues pour un prix “significativement réduit” aux agriculteurs. “Notre but est d’arriver à fournir 10 000 agriculteurs durant cette saison”, indique Jean Robert Estime, directeur responsable du Projet Winner. “Les graines aideront à nourrir et fourniront des opportunités économiques pour les agriculteurs, leurs familles et la communauté haïtienne en général”.</P><P ="texte entry-" align=justify>Pour comprendre ce que sont ces “des opportunités économiques”, il faut connaître les acteurs qui sont derrière le Projet Winner. Son directeur responsable, Jean Robert Estime, a servi comme Ministre des Affaires étrangères durant les 29 ans de la dictature de Duvalier en Haïti, époque dans laquelle plus de 30 000 Haïtiens ont été assassinés et le pays a ouvert ses portes aux produits alimentaires étrangers. Grâce à cette ouverture, Haïti importe aujourd’hui 80% des aliments qu’il consomme.</P><P ="texte entry-" align=justify>Architecte et coordinatrice du Projet Winner, l’USAID est un organisme gouvernemental américain créé en 1961. Selon sa page internet officielle, il a la mission de “promouvoir les intérêts de la politique externe des États-Unis dans l’expansion de la démocratie et des libres marchés, en améliorant la vie des citoyens du monde en développement”. Avec siège à Washington/DC, l’USAID est présente sur les cinq continents. Son travail appuie “la croissance économique et les avancées de la politique externe des États-Unis”.</P><P ="texte entry-" align=justify><strong>Nouveau tremblement de terre</strong> <BR><BR>Chavannes Jean-Baptiste, coordonnateur du <I>Mouvman Peyizan Papay</I> (MPP) et membre de la Via Campesina haïtienne déclare qu’en fait “Il s’agit d’un nouveau tremblement de terre plus dangereux a long terme que celui qui s’est déroulé le 12 janvier. Il ne s’agit pas d’une menace, mais d’une très forte attaque contre l’agriculture, les paysans et les paysannes, la biodiversité, les graines créoles que nous défendons, et à ce qu’il reste de notre milieu environnemental en Haïti”</P><P ="texte entry-" align=justify>Chavannes accuse le gouvernement haïtien de profiter du tremblement de terre pour vendre le pays aux forces impérialistes et aux sociétés transnationales. “Nous ne pouvons pas accepter cela”, fait remarquer le leader paysan, “nous devons commencer la mobilisation contre ce projet, contre l’arrivée de Monsanto en Haïti. Nous avons besoin d’une forte unité en Haïti et d’une forte solidarité internationale pour affronter Monsanto et toutes les forces mortifères qui veulent en finir avec la souveraineté de ce petit pays qui a conquis son indépendance avec le sang de ses enfants et de ses filles dès 1804”.</P><P ="texte entry-" align=justify>Comme premier pas dans cet affrontement, le MPP a demandé aux paysans d’enterrer et de brûler toutes les graines de maïs provenant du Ministère de l’Agriculture. De plus, la Via Campesina d’Haïti organise une grande marche les 4 et 5 juin prochains, à l’occasion du Jour International de l’Environnement. La marche partira de la région de Papay à destination de la ville de Hinche, capitale du département Central. (Traduction ALAI)</P><P ="texte entry-" align=justify>Thalles Gomes, journaliste brésilien, depuis Port-au-Prince - Haïti. <BR><BR><BR>Source&nbsp;: agence ALAI <a href="http://alainet.org/active/38266" target="_blank"><FONT color=#ff9900>"Monsanto y el Proyecto Vencedor"</FONT></a><FONT color=#ff9900> </FONT><BR>Traduction&nbsp;: Primitivi</P><H2 =pas_signable align=justify><FONT size=3>Notes</FONT></H2><P ="notes signable" align=justify>&#091;<a href="#nh1" target="_blank"><FONT color=#ff9900>1</FONT></a>&#093; Il est a noter plusieurs choses sur l’USAID, cette Agence gouvernementale étasunienne à soutenue en Amérique Latine les pires dictatures et la déstabilisation de plusieurs pays, elle continue d’ailleurs cette mission. Par contre la même USAID se fait en Europe une bonne publicité en soutenant les Révolutions Colorées, elle aide d’ailleurs à la diffusion dans les anciens pays du bloc de l’est d’un petit livre édité par l’Institut Enstein intitulé "From Dictatorship To Democracy" (disponible gratuitement sur internet) et qui indique aux mouvements étudiants et d’opposition desdits pays à renverser le pouvoir en place. En conclusion l’USAID ne promeut absolument pas la démocratie mais uniquement les intérêts des USA et l’ouverture de nouveaux marchés aux entreprises US.</P><DIV align=justify><a href="http://www.primitivi.org/spip.php?article327" target="_blank">Source</a></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 21 May 2010 à 15:04</span>]]>
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   <pubDate>Thu, 13 May 2010 16:48:23 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : Un millier d&amp;#039;Ha&#239;tiens tente...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 12 May 2010 à 23:54<br /><br /><DIV align=center><FONT size=3><strong>Un millier d'Haïtiens tente de prendre le palais présidentiel et éxigent la démission de René Préval</strong></FONT></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Le Parlement haïtien a mis fin à ses travaux, hier, dans l'incertitude et la contestation. Dans la cacophonie, et sans l'opposition, le Sénat a adopté le critiqué projet de loi qui permet au président René Préval de prolonger son mandat, alors que dans la rue, des milliers d'Haïtiens manifestaient leur mécontentement.</DIV><P align=justify ="entry">«Préval sait très bien qu'il n'a pas le droit de violer la Constitution. Il voulait finir son mandat, mais il ne peut pas faire n'importe quoi», a lancé Joël Émile, furieux.</P><P align=justify ="entry">Conseiller spécial pour une organisation progressiste, il est venu dénoncer un président qu'il juge «à la solde des Blancs».</P><P align=justify ="entry"></P><P align=justify ="entry">«Avec Préval, le chômage a augmenté, et plus de chômage veut dire plus de criminalité, plus de délinquance et plus de criminalité», a-t-il conclu.</P><P align=justify ="entry">Au son de la musique, les enfants ont brandi des affiches à l'effigie de l'ancien président haïtien, exilé depuis le coup d'État de 2004, sur lesquelles on peut lire: «Aristide, nous t'attendons».</P><P align=justify ="entry">«Nous voulons que Jean-Bertrand Aristide soit réadmis au pays, comme simple citoyen, pour qu'il participe à la reconstruction de son pays», explique Jean-Claude Pierre, croisé à quelques jets de pierre du Palais national en ruine, en face de la place du Champ-de-Mars, transformée depuis bientôt quatre mois en un immense camp de déplacés.</P><P align=justify ="entry">Il s'agissait de la plus grande importante manifestation depuis le séisme du 12 janvier, qui a ravagé le pays, tué près de 250 000 morts et laissé plus d'un million de personnes déplacées.</P><P align=justify ="entry">La police nationale haïtienne était aux aguets, et même l'armée américaine surveillait le déroulement des choses du haut des airs, en hélicoptère.</P><P align=justify ="entry">On rapporte quelques coups de feu tirés, tandis que les forces de l'ordre ont quant à elles lancé des gaz lacrymogènes afin de contrôler la foule.</P><P align=justify ="entry">Les opposants au président Préval lui reprochent de ne pas en faire assez depuis la catastrophe, et d'utiliser maintenant la crise pour se maintenir au pouvoir.</P><P align=justify ="entry"><strong>Pendant ce temps, au Sénat...</strong></P><P align=justify ="entry">De l'autre côté de la ville, c'est en veston-cravate que les critiques se faisaient entendre. La dernière séance du Sénat haïtien a presque tourné à la foire d'empoigne, l'opposition ayant essayé de bloquer, ou du moins retarder, l'adoption du projet de loi prolongeant le mandat du président, en vain. Ces députés ont claqué la porte en signe de protestation.</P><P align=justify ="entry">Après avoir prolongé pour 18 mois l'état d'urgence décrété après le séisme, qui augmente les pouvoirs du président, les parlementaires ont accepté une prolongation du mandat du chef d'État, s'il était impossible de tenir des élections, comme prévu, en novembre prochain. La Constitution haïtienne prévoit que René Préval doit quitter ses fonctions en février prochain; avec cette modification, il a l'option de rester jusqu'en mai.</P><P align=justify ="entry">Les députés ne seront pas convoqués de nouveau avant la tenue du scrutin : l'opposition y voit une dérive autoritaire, dans un pays trop habitué aux dictatures.</P><P align=justify ="entry">«Pour la quatrième fois, le président Préval n'a pas su ou n'a pas voulu faire des élections à temps. Alors, nous laissons un vide derrière nous, soutient le député indépendant de Pétion Ville, Steven Benoît, farouche opposant au chef d'État. Il n'y a pas de Parlement, alors il n'y a pas de contrôle. À partir de maintenant, il fait ce qu'il veut. C'est dangereux, ça peut déboucher sur un début de dictature.»</P><P align=justify ="entry">«Maintenant il utilise la catastrophe pour rester au pouvoir le plus longtemps possible, ajoute M. Benoît. C'est l'histoire de tous les présidents haïtiens. Mais l'histoire retiendra aussi que chaque fois qu'un président essaie de rester au-delà de son mandat, il y a toujours eu un coup d'État. Il a toujours été obligé de partir, ce qui va arriver à Préval aussi.»</P><P align=justify ="entry">Selon lui, si les parlementaires ne peuvent plus contrôler les décisions du président, la population, elle, «veillera au grain».</P><P align=justify ="entry">«C'est pourquoi aujourd'hui, on a eu un début de manifestations. Ça va durer et le groupe va grossir au fur et à mesure. Il y aura de la violence et on ne sait quoi», conclut-il.</P><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><a href="http://www.cyberpresse.ca/internati&#111;nal/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/11/01-4279197-les-haitiens-craignent-une-derive-autoritaire.php" target="_blank">Source</a></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><a href="http://www.aporrea.org/actualidad/n157075.html" target="_blank">Source</a></DIV><DIV align=justify><TABLE style="BORDER-COLLAPSE: collapse" border=0 cellSpacing=3 borderColor=#111111 cellPadding=3 width="100%"><T><TR><TD style="BORDER-BOTTOM: #006f93 1px solid; BORDER-TOP: #006f93 1px solid" =#006f93 width="44%"><P align=center><SPAN style="TEXT-TRANS: uppercase"><B><FONT color=#ffffff size=2 face=Verdana><strong>n o t r e&nbsp;&nbsp; a m e r i q u e</strong></FONT></B></SPAN></P></TD><TD style="BORDER-BOTTOM: #e0e0e0 1px solid; BORDER-TOP: #e0e0e0 1px solid" =#ffffff width="56%"><P align=right><FONT size=1 face=Verdana><B>La Havane. 20 Mai</B></FONT><B><FONT size=1 face=Verdana> </FONT></B><FONT size=1 face=Verdana><B>2010</B></FONT></P></TD></TR><TR><TD height=25 width="100%" colSpan=2><P align=center></P></TD></TR><TR><TD vAlign=top width="100%" colSpan=2 align=left><B><P align=center><SPAN style="TEXT-TRANS: uppercase"><FONT size=2 face=Verdana>Quatre mois après le séisme<BR></FONT></SPAN><FONT face=Georgia><FONT size=5>Du pareil au même<BR><BR></FONT><FONT color=#6699ff size=1>LETICIA MARTiNEZ HERNaNDEZ et <BR>JUVENAL BALaN (photo), (envoyés spéciaux)</FONT></P></FONT></B><FONT face=Georgia><P align=justify>PORT-AU-PRINCE.- Aujourd’hui on ne parle presque plus de Haïti dans les médias, et la plupart de ceux qui y étaient accourus en sont repartis, à quelques exceptions –honorables—près…</P><P align=justify>On dit que le temps passe vite… Ce matin, des gens qui se réveillaient dans un lit confortable en écoutant la radio ont sans doute murmuré, dans un claquement de doigts&nbsp;: quatre mois&nbsp;? Cela fait déjà quatre mois que la terre a tremblé en Haïti&nbsp;? Mais si c’était hier…. A la même heure, Ruth s’éveille dans la baraque qui lui sert de logement depuis tant et tant de jours. Pour elle comme pour les plus d’un million et demi de personnes qui ont perdu leur foyer, c’est un siècle, ou peut-être trois, qui s’est écoulé depuis que le séisme diabolique a englouti ses pauvres biens et l’a vouée à une misère plus profonde encore.</P><P align=justify>Nous sommes le 12 mai. Et de nouveau les mains jointes se tendent vers le ciel, porteuses des actions de grâce pour «&nbsp;avoir eu la vie sauve&nbsp;» ou de prières pour «&nbsp;la paix de&nbsp;l’âme&nbsp;» des plus de 222&nbsp;000 disparus du mardi 12 janvier. A 16h53, les Haïtiens seront nombreux à évoquer le souvenir de cet instant où la terre a commencé à trembler et où tant de vies ont été emportées tandis que pour d’autres commençait un nouvel épisode, lamentable entre tous, celui de la «&nbsp;mort en vie&nbsp;» qui est le lot de tant de milliers d’entre eux.</P><P align=justify>Qui arpente aujourd’hui les rues de Port-au-Prince et le fait depuis quatre mois se rend compte que certaines choses ont changé, qu’à tout petits pas on commence à débroussailler un chemin qui promet d’être terriblement long. Quand les forces naturelles se sont déchaînées dans ce petit pays, il a fait la une de tous les journaux, mais il en est sorti tout aussi vite qu’il y était arrivé et les informations se font rares. On se demande, ici et là, ce qu’il a bien pu advenir de ces refuges construits à la hâte sur les places ou tout autre espace disponible, ou encore des décombres qui couvraient toute la ville, des répliques annoncées, de l’aide promise… Il semble qu’on assiste aujourd’hui à un «&nbsp;retour à la normale&nbsp;», mais celui-ci a quelque chose de profondément inquiétant pour ceux qui refusent de croire que la vie puisse être aussi sordide pour tant et tant de gens. Les places restent envahies par les abris en toile, en plastique, en tôle, parfois aussi en bois, avec des «&nbsp;fenêtres&nbsp;» et des «&nbsp;portes&nbsp;» qu’il faut cadenasser pour protéger le peu qu’il reste à l’intérieur.</P><P align=justify>Les gravats restent omniprésents&nbsp;: retirer les décombres des logements détruits et de ceux qu’il reste à détruire est une tâche titanesque. Par contre, les rues sur lesquelles circulent les véhicules sont à peu près déblayées, et on voit surgir des maisons toutes neuves de ci de là, celles des plus riches, évidemment. Ce qui grandit en dehors de la ville, ce sont les montagnes de gravats&nbsp;: ils ont changé de place, mais… est-ce bien utile&nbsp;? Certains estiment que le nettoyage de la ville s’étendra sur plus d’un an. En fait, tout dépend de l’arrivée de véhicules lourds, qui sont rares ici.</P><P align=justify>Les enfants, uniforme et sac à dos, ont repris le chemin de l’école. Tous les matins ils prennent place sous la tente, une vague charpente de bois ou un toit de zinc qui s’intitule «&nbsp;école&nbsp;». Mais pour le moment, il n’y a pas classe… le ministère de l’Education a dit qu’il fallait jouer, chanter, dessiner… pour éliminer les traumatismes que le tremblement de terre a laissés derrière lui. Il a été annoncé que les enfants y recevront un repas par jour&nbsp;: un bon motif pour y aller, pour pas mal d’enfants qui ont du mal à trouver leur pitance quotidienne.</P><P align=justify>Que redoute-t-on le plus&nbsp;? Les orages qui s’abattent sur la ville en fin de soirée et qui annoncent la dangereuse saison des pluies, celle des cyclones. Ils sont des milliers à ne pas dormir, à chaque nuit pluvieuse, pour maintenir leurs affaires, tant bien que mal, au sec. Les maladies aussi, véritable épée de Damoclès suspendue au dessus de la ville. Les voies d’eau et les bouches à égouts, envahies d’ordures. On a bien commencé à transférer des camps en des lieux plus sûrs, mais beaucoup refusent de s’éloigner de la ville, où ils ont plus de chance de trouver une source de subsistance.</P><P align=justify>Alors même que Port-au-Prince s’efforce de renaître au prix de durs sacrifices, les tribunes internationales en restent à de vagues promesses bien fragiles. Les fonds demandés aux pays donateurs n’arrivent qu’avec parcimonie. Un peu comme en 1998, lorsque la communauté internationale avait promis des sommes énormes pour aider le pays à se relever du cyclone Mitch, et qu’il n’en arriva en fait que quelques miettes. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, a lancé un nouvel appel, et l’UNASUR a adressé un ultimatum à ses membres&nbsp;: ils doivent verser l’aide promise, de 300 millions.</P><P align=justify>L’aide cubaine, qui existait déjà dans le pays, dix ans avant que ne tremble la terre, se démultiplie. Du personnel médical continue d’affluer pour livrer bataille pour la vie. Des artistes sont venus rejoindre les médecins, avec une seule prétention&nbsp;: allumer de ci de là l’étincelle d’un sourire sur des visages marqués par la catastrophe.</P><P align=justify>Ainsi vit cette ville quatre mois après le séisme qui y instaura l’enfer. La capacité d’étonnement ne s’épuise pas ici&nbsp;… Quelques-uns tentent de survivre tandis que d’autres restent assis sur les ruines de ce qui fut un jour leur foyer. Parmi les célébrités qui demeurent sur place quatre mois plus tard, figure Sean Penn, arrivé presque immédiatement après le séisme. </P><P align=justify>Le temps passe vite&nbsp;? Demandez donc son avis à Ruth, pour qui il s’éternise… car pour beaucoup qui vivent dans une sorte de léthargie permanente, tout reste, quatre mos plus tard… du pareil au même&nbsp;!<BR></P></FONT></TD></TR></T></TABLE></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.granma.cu/frances/notre-amerique/20mai-haiti.html" target="_blank">Source</a></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 21 May 2010 à 14:46</span>]]>
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   <pubDate>Wed, 12 May 2010 23:54:20 +0000</pubDate>
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  <item>
   <title>Haïti :  Ha&#239;ti: de mani&#232;re quasi invisible,...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 16 Apr 2010 à 14:35<br /><br /><DIV =signable align=justify><H1 =entry-title align=center>Haïti&nbsp;: de manière quasi invisible, le pays passe sous tutelle étasunienne</H1><P =soustitre>par Vincent Marissal pour La Presse</P></DIV><P =cartouche align=justify><SMALL><FONT size=2><ABBR =published title=2010-04-16T08:49:08Z>vendredi 16 avril 2010</ABBR>, par <SPAN ="vcard author"><a href="spip.php?auteur2" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Primitivi</FONT></a></SPAN></FONT></SMALL></P><DIV =deif align=justify><P>Dans la suite de nos furetages sur Haïti voici le relais d’un article paru dans La Presse relevé sur cyberpresse.ca&nbsp;:</P><P>(Port-au-Prince) On le savait, on l’a bien constaté dans les jours suivant le tremblement de terre et c’est encore plus vrai aujourd’hui, trois mois plus tard&nbsp;: c’est Washington qui dirige et dirigera Haïti.</P><P>On entend beaucoup de mensonges et de demi-vérités à propos d’Haïti dans les cercles de la communauté internationale, mais la plus grande supercherie est de continuer de parler de la souveraineté d’Haïti et de son gouvernement.</P></DIV><P ="texte entry-" align=justify>La présence américaine est moins spectaculaire trois mois après le séisme, la plupart des Marines ont quitté Port-au-Prince, mais en coulisse, le département d’État (dirigé par Hillary Clinton, femme de l’émissaire de l’ONU pour Haïti, Bill) s’active pour avoir les coudées franches.</P><P ="texte entry-" align=justify>Un plan de reconstruction de plus de 10 milliards de dollars sur 15 ans, cela représente de belles occasions d’affaires pour les entreprises américaines. En plus, les Américains veulent construire une success-story en Haïti.</P><P ="texte entry-" align=justify>Mais il faut d’abord un cadre légal et politique.</P><P ="texte entry-" align=justify>Le cadre légal, il a passé la dernière étape, hier au Sénat, avec l’adoption d’un projet de loi prolongeant de 18 mois l’état d’urgence. Cette loi donne au gouvernement haïtien (avec les membres de la communauté internationale nommés au sein d’une commission intérimaire) des pouvoirs extraordinaires, comme passer des contrats sans appel d’offres, fermer des camps et expulser ses habitants, réquisitionner des immeubles ou des terrains.</P><P ="texte entry-" align=justify>L’adoption de ce projet de loi a été fortement encouragée par Washington. Il donne les moyens d’aller vite, sans avoir trop de comptes à rendre.</P><P ="texte entry-" align=justify>Déjà, l’expulsion de sinistrés bat son plein depuis trois jours à Port-au-Prince, faisant monter de plusieurs crans la tension en ville.</P><P ="texte entry-" align=justify>L’administration américaine insiste par ailleurs pour que le gouvernement haïtien adopte une loi interdisant aux fournisseurs d’augmenter leurs prix de façon déraisonnable.</P><P ="texte entry-" align=justify>L’administration américaine planche par ailleurs sur un plan énergétique majeur, incluant la construction de lignes de transmission, la rénovation de barrages et la distribution de propane (pour remplacer le charbon).</P><P ="texte entry-" align=justify>L’énergie, c’est le pouvoir, de nos jours. Le président du Venezuela, Hugo Chávez, s’est fait bien des amis en Amérique du Sud en distribuant son pétrole en vertu de généreuses ententes, notamment ici. Justement, une grève au Venezuela a provoqué ces derniers jours une pénurie d’essence à Port-au-Prince.</P><P ="texte entry-" align=justify>L’administration américaine, à couteaux tirés avec Hugo Chávez, ne tolérera pas une telle situation.</P><P ="texte entry-" align=justify>«&nbsp;Gardez les yeux ouverts&nbsp;», suggérait en entrevue le premier ministre Jean-Max Bellerive aux Canadiens qui craignent la corruption et le fiasco financier de l’aide internationale en Haïti.</P><P ="texte entry-" align=justify>En effet, nous aurions tout intérêt à garder les yeux grands ouverts. Doublement intérêt, même.</P><P ="texte entry-" align=justify>D’abord pour nous assurer que nos millions (centaines de millions) serviront les Haïtiens, et non pas le régime et ses amis.</P><P ="texte entry-" align=justify>En ce sens, les partis de l’opposition à Ottawa feraient oeuvre utile en réclamant du gouvernement Harper la création d’une commission non partisane chargée, pour les prochaines années, de suivre l’argent à la trace. Et de faire rapport périodiquement des progrès (ou des dérapages) en Haïti. Rien n’empêche de créer une telle commission, avec ou sans le gouvernement, d’ailleurs.</P><P ="texte entry-" align=justify>La vigilance est d’autant plus de mise qu’Haïti entre dans une période électorale instable. À cause du tremblement de terre, les élections législatives de février ont été remises. Elles pourraient être tenues en même temps que la présidentielle, prévue en novembre (mais qui pourrait être repoussée de quelques semaines).</P><P ="texte entry-" align=justify>De plus, le Parlement sera dissous en mai, ce qui fait que le président Préval, loi d’urgence en poche, pourra gouverner par décret.</P><P ="texte entry-" align=justify>La moindre des choses, puisque nous donnerons des centaines de millions à Haïti, c’est de nous assurer que nous ne cautionnons pas un gouvernement antidémocratique, même si celui-ci opère avec la bénédiction de Washington et la complicité tacite de la communauté internationale.</P><P ="texte entry-" align=justify>Ce gouvernement, tout le monde le sait, n’est pas au-dessus de tout soupçon. L’an dernier, lors des élections sénatoriales, l’opposition a dénoncé des fraudes dans une quarantaine de bureaux de vote. L’affaire a finalement été étouffée par la Commission électorale provisoire, la même qui est toujours en place aujourd’hui et qui doit décider de la date des prochaines élections.</P><P ="texte entry-" align=justify>Le président Préval ne peut se représenter, mais avec les milliards de l’aide internationale et une opposition complètement désorganisée, comment garantir qu’il ne retournera pas la situation au profit de son successeur&nbsp;?</P><P ="texte entry-" align=justify>Notre deuxième intérêt, c’est de veiller à ce que nous ne ramassions pas que les miettes laissées par les États-Unis dans un pays où nous devrions avoir une longueur d’avance naturelle.</P><P ="texte entry-" align=justify>Pour le moment, on ne sent pas un grand empressement de la part d’Ottawa.</P><P ="texte entry-" align=justify>La ministre responsable de l’ACDI, Bev Oda, était à Port-au-Prince la semaine dernière, mais elle a surtout annoncé un projet d’hôpital qui était prévu avant le tremblement de terre.</P><P ="texte entry-" align=justify>Le projet de siège temporaire du gouvernement (12 millions de dollars) annoncé en grande pompe lors de la visite de Stephen Harper, en février, s’est quelque peu dégonflé depuis.</P><P ="texte entry-" align=justify>Le Canada devait payer pour des installations temporaires à Croix-des-Bouquets (environ 25 km à l’est de Port-au-Prince), mais les ministres haïtiens, apparemment, ne voulaient pas aller si loin de la capitale.</P><P ="texte entry-" align=justify>Plan B, donc&nbsp;: le Canada construira plutôt des sièges temporaires pour les ministères de l’Agriculture et de la Santé.</P><P ="texte entry-" align=justify>Des cabanes pour deux ministères, c’est bien modeste à côté des projets pharaoniques développés à Washington.</P><P ="texte entry-" align=justify>par <a href="http://recherche.cyberpresse.ca/cyberpresse/search/theme/cyberpresse/template/result?q=&amp;fq%5b%5d=author%3AVincent+Marissal&amp;sort=recent" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Vincent Marissal</FONT></a> pour La Presse <BR><BR>Source&nbsp;: Cyberpresse.ca <a href="http://www.cyberpresse.ca/chr&#111;niqueurs/vincent-marissal/201004/14/01-4270195-la-tutelle-sans-le-nom.php" target="_blank"><FONT color=#ff9900>"La tutelle... sans le nom"</FONT></a></P><P align=justify><a href="http://www.primitivi.org/spip.php?article298" target="_blank">Source</a></P>]]>
   </description>
   <pubDate>Fri, 16 Apr 2010 14:35:28 +0000</pubDate>
   <guid isPermaLink="true">http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=34344#34344</guid>
  </item> 
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   <title>Haïti :  Ha&#239;ti: Quel d&#233;veloppement? vendredi...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=34036#34036</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 09 Apr 2010 à 17:11<br /><br /><DIV align=justify ="cartouche"><H1 align=center ="entry-title">Haïti&nbsp;: Quel développement&nbsp;?</H1><P><SMALL><FONT size=2><ABBR title=2010-04-09T08:31:23Z ="published">vendredi 9 avril 2010</ABBR>, par <SPAN ="vcard author"><a href="spip.php?auteur2" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Primitivi</FONT></A></SPAN></FONT></SMALL></P></DIV><DIV align=justify ="deif"><P>A l’heure où la vague médiatique s’est complètement retirée où en est Haïti&nbsp;? Comme Primitivi ne connaît personne dans le coin nous sommes partis à la recherche des blogs qui suivent ce qui se passe sur l’île.</P><P>Voilà le relais d’un post paru sur agir-avec-haiti.over-blog.com qui nous a paru tout à fait pertinent.</P></DIV><P align=justify ="texte entry-">Haïti est bien loin aujourd’hui. La distance a repris toute sa place alors que l’émotion se fatigue de tant de compassion. A l’heure où des conférences internationales d’une ampleur surprenante discutent du destin de ce pays,nos médias délaissent un sujet qui n’est plus assez racoleur. Et pourtant, comme Jean-François Labadie l’écrit dans son blog (<a href="http://agir-avec-haiti.over-blog.com/ext/http://jeanfrancoislabadie.blogspot.com/2010/03/et-si-les-medias-sinteressaient-la.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>"et si les médias s’intéressaient à la reconstruction"</FONT></A><FONT color=#ffffff>), </FONT>ce serait le moment pour les citoyens des pays "riches" de contrôler ce que font leur gouvernement de leur puissance et de l’argent de leurs contribuables.</P><P align=justify ="texte entry-">Le Monde Diplomatique analyse dans un article du mois de mars les enjeux de cette "reconstruction"&nbsp;: <a href="http://agir-avec-haiti.over-blog.com/ext/http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/03/MICHELETTI/18921" target="_blank"><FONT color=#ff9900>"L’humanitaire, du tsunami à Haïti, inégerence étrangère ou mobilisation des savoirs locaux&nbsp;?"</FONT></A>. On retrouve le même genre de questionnement dans un chronique du CNCD&nbsp;: <a href="http://agir-avec-haiti.over-blog.com/ext/http://www.cncd.be/spip.php?article960" target="_blank"><FONT color=#ff9900>"Haïti, de l’urgence au développement"</FONT></A>&nbsp;: <I>"Une première évidence est que le développement de Haïti ne pourra se faire sans les Haïtiens. Si les gouvernements et les ONG internationales ont massivement réagi lors du tremblement de terre, ce sont avant tout les populations haïtiennes qui ont construit des camps de réfugiés, partagé les ressources disponibles et sauvé des milliers de vies. Ce sont aussi les populations rurales haïtiennes qui ont accueilli les dizaines de milliers de personnes fuyant la capitale en ruines. Cet exode urbain provoqué par la catastrophe représente une opportunité de penser le développement d’Haïti de manière globale, en investissant dans l’agriculture, les services publics, les logements et les emplois dans les provinces, en vue de désengorger la capitale et de promouvoir un modèle de développement moins inégalitaire que par le passé. A contrario, le risque est grand de voir se développer des «&nbsp;bidonvilles provinciaux&nbsp;» condamnés à l’assistance humanitaire."</I></P><P align=justify ="texte entry-">Une conférence passionnante a été donnée à Marseille par Jean-Pierre Olivier de Sardan&nbsp;: <a href="http://agir-avec-haiti.over-blog.com/ext/http://www.idep-fr.org/spip.php?article249" target="_blank"><FONT color=#ff9900>"Les effets négatifs de l’aide humanitaire et de l’aide au développement"</FONT></A>. L’anthropologie du développement permet de faire un pas de côté pour analyser les dynamiques de fond qui agitent nos relations avec les "suds" et "le développement", cette grande entreprise si à la mode de par le monde. Une chose (parmi bien d’autres) m’a particulièrement marqué dans cet exposé&nbsp;: la mise en lumière de "l’injonction contradictoire" (double bind) faite aux pays du sud concernant leurs actions. D’un côté, les politiques d’ajustement structurel imposées par le FMI et autres ont forcé les États à limiter, rentabiliser et privatiser leurs services publics dans une logique néolibérale d’efficacité économique&nbsp;; d’un autre côté, l’aide au développement critique le "sous-développement" et l’absence d’accès aux soins et aux services, en développant des projets sans réelle coordination qui court-circuitent le cadre étatique et les services publics des États concernés. On n’imagine pas tous les effets déstructurant provoqués par ce double langage simultané...</P><P align=justify ="texte entry-">Haïti n’échappe pas à cette réalité. On ne parle pas assez de <strong>la dette démesurée d’Haïti et de ses implications</strong>. Avant tout, il faut rappeler que cette dette est équivalente à quelques Gourdes près à la fortune des Duvaliers, dictateurs Haïtiens longtemps soutenus par nous et aujourd’hui gentillement hébergés par la France sur la côte d’Azur (la France, véritable terre d’accueil pour &#091;certains&#093; réfugiés&nbsp;!). A partir de 1986 et la chute de Baby-Doc, Haïti est soumise à un tournant libéral imposé par le FMI en contrepartie d’un soutien financier (permettant de payer les intérêts d’une dette tout à fait méritée...). Ces réformes se sont par exemple attachées à ouvrir les barrières douanières, contribuant à déstructurer l’agriculture locale par l’invasion des produits américains (du riz, notamment). Elles ont également permis de privatiser la plupart des entreprises publiques, de réduire et de baisser le salaire des emplois publics, ou bien encore d’inciter les entreprises étrangères à venir s’installer. Vous pourrez suivre les étapes de cette grande aventure sur le site du CADTM (<a href="http://agir-avec-haiti.over-blog.com/ext/http://www.cadtm.org/Fiche-Haiti" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde</FONT></A>).</P><P align=justify ="texte entry-">Pour illustrer les effets du double bind évoqué plus haut, prenons l’exemple des salaires de la fonction publique en Haïti. Il faut être fou ou très peu qualifié pour accepter de faire carrière dans une fonction publique peu gratifiante et inefficace, alors que l’on peut gagner de 10 à 50 fois plus d’argent en travaillant pour les organisations internationales qui pullulent en Haïti&nbsp;: on appelle ça la <strong>"fuite interne des cerveaux"</strong>, mécanisme autrement plus grave et moins visible que la fuite vers l’international... Que voulez-vous&nbsp;? L’État n’est plus en capacité de trouver des ressources humaines qualifiées, alors que le personnel restant voit dans la corruption une des seules voies pour rétablir un certain équilibre face à cette écrasante inégalité de salaire imposée par les institutions internationales elles-mêmes.</P><P align=justify ="texte entry-">Quel développement, alors, pour Haïti&nbsp;? On peut malheureusement être sceptique sur l’évolution de la situation...</P><P align=justify ="texte entry-">Pour creuser ces questions, vous pourrez trouver l’ensemble des travaux du centre de recherche en anthropologie du développement (LASDEL) basé au Niger et au Bénin sur leur <a href="http://agir-avec-haiti.over-blog.com/ext/http://www.lasdel.net/Templates/index.php" target="_blank"><FONT color=#ff9900>site</FONT></A><FONT color=#ff9900>&nbsp;</FONT>: de quoi réfléchir&nbsp;!</P><P align=justify ="texte entry-">Pauline L. <BR><BR><BR>Source&nbsp;: <a href="http://agir-avec-haiti.over-blog.com/article-quel-developpement-47551336.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Ann Aji ak AYITI</FONT></A></P><DIV align=justify><a href="http://www.primitivi.org/spip.php?article290" target="_blank">Source</A></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><img src="http://pacoarnau.files.wordpress.com/2010/04/terremoto-2010-haiti_cf.jpg" height="851" width="600" border="0" /></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><a href="http://ciudad-futura.net/2010/04/11/agitprop-haiti/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>&#091;Agitprop&#093; Haití: Hay quien te ayuda y hay quien te&nbsp;USA</FONT></A></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 13 Apr 2010 à 14:53</span>]]>
   </description>
   <pubDate>Fri, 09 Apr 2010 17:11:29 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : Un des Secrets les mieux gard&#233;s...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=33816#33816</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 02 Apr 2010 à 17:39<br /><br /><DIV align=center><a href="http://socio13.wordpress.com/2010/04/01/un-des-secrets-les-mieux-gardes-au-m&#111;nde-laide-medicale-cubaine-en-haiti-par-emily-j-kirk-and-john-m-kirk/" target="_blank"><FONT size=4><strong>Un des Secrets les mieux gardés au Monde l’aide Médicale cubaine en Haïti par EMILY J. KIRK and JOHN M.&nbsp;KIRK</strong></FONT></a></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>traduit de l’anglais à partir d’un article de Counterpunch par danielle Bleitrach pour changement de société.<BR>On peut dire en effet que la couverture médiatique sur la&nbsp; coopération médicale cubaine après le récent catastrophique tremblement de terre&nbsp; à&nbsp; Haïti a été discrete. Les actualités internationales décrivaient à l’ordinaire une République dominicaine étant la première à fournir de l’aide, tandis que Fox News chantait des louanges des efforts de sauvetage&nbsp; américains dans un reportage intitulé:&nbsp;&nbsp; «&nbsp;les Etats-Unis fer de lance d’une Réponse Mondiale au Tremblement de terre de&nbsp; Haïti&nbsp;»-un thème commun à sa large couverture . CNN&nbsp; a produit également&nbsp; des centaines de reportage et l’un d’entre eux a accordé une grande place à un&nbsp; docteur cubain portant un T-shirt avec une grande image de Che Guevara – la chaîne l’a&nbsp; pourtant décrit comme «&nbsp;un docteur espagnol&nbsp;».</DIV><P align=justify><SPAN id=more-21237></SPAN></P><P align=justify>En général, les actualités internationales ont ignoré les efforts de Cuba. Avant le 24 mars, CNN par exemple, avait fait 601 reportages sur leur site Web&nbsp; à propos dutremblement de terre à&nbsp; Haïti – dans lequel on recensait (brievement) seulement 18 allusion à l’aide cubaine. De même le&nbsp; New-York Times et le Washington Post avaient à deux consacrés 750 sujets sur le&nbsp; tremblement de terre et les efforts de sauvetage, dans aucun il y a la moindre allusion, le moindre détail qui puisse laisser supposer une aide cubaine. En réalité, cependant, le rôle médical de Cuba avait été extrêmement important – et Cuba était présent depuis 1998.</P><P align=justify><strong>Cuba et Haïti pré-tremblement de terre</strong></P><P align=justify>En 1998, Haïti a été frappée par l’Ouragan Georges. L’ouragan a causé 230 morts, a détruit 80 % de la récolte et a laissé 167,000 personnes sans abri. &#091;1&#093; Malgré que Cuba et Haïti n’aient pas eu des relations diplomatiques depuis plus de 36 ans, Cuba a&nbsp; immédiatement offert un accord à&nbsp; multiples faces pour les aider, dont la plus importante était la coopération médicale.</P><P align=justify>Cuba a adopté une approche de santé publique à deux branches pour aider la Haïti. D’abord, l’île a consenti à maintenir des centaines de docteurs dans le pays tant que ce serait nécessaire, travaillant partout où&nbsp; le gouvernement haïtien les plaçait. C’était particulièrement significatif comme le système de services médicaux de la Haïti était faisément le pire dans les Amériques, avec une espérance de vie de seulement 54 ans en 1990 sur 5 morts d’adulte, une l’étant du SIDA , tandis que 12.1 % d’enfants meurent de maladies infectieuses intestinales évitables. &#091;2&#093;</P><P align=justify>De surcroît Cuba a consenti à former des docteurs haïtiens à Cuba, en&nbsp; stipulant qu’ils reviendraient plus tard et prendraient les places des docteurs cubains (un processus «&nbsp;de gain cérébral&nbsp;» opposable à l’habituelle «&nbsp;exode des cerveaux&nbsp;»). Significativement, les étudiants ont été selectionnés dans des milieux de recrutement&nbsp; non-traditionnels et ils étaient principalement pauvres. ce qui a été pensé est que leur milieu d’origine socio-économique les aideraient à comprendre le besoin de leur pays en&nbsp; personnel médical et qu’ils retourneraient pour travaillerlà où ils sont nécessaires. La première cohorte d’étudiants a commencé à étudier en mai 1999 à l’École latino-américaine de Médecine (ELAM).</P><P align=justify>Avant 2007, un changement significatif avait déjà été réalisé dans tout le pays. Il est nécessaire de noter que le personnel médical cubain a été évalué pour&nbsp; 75 % de la population. &#091;3&#093; Les Études faites par l’Organisation de la Santé américaine pan (PAHO) indiquent de claires&nbsp; améliorations&nbsp; du profil de santé depuis que cette large coopération médicale cubaine a commencé.</P><P align=justify><strong>Améliorations de Santé publique à&nbsp; Haïti, 1999-2007 &#091;4&#093;</strong></P><P align=justify>L’indicateur&nbsp;&nbsp;&nbsp;de&nbsp;santé&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;1999&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;2007&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</P><P align=justify>Mortalité infantile, pour 1,000 naissances vivantes&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 80&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 33<BR>Mortalité d’Enfant au dessous de&nbsp; 5 ans pour 1,000&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 135&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 59.4<BR>Mortalité Maternelle pour 100,000 naissances vivantes 523&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 285<BR>Espérance de vie (années)&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;54&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 61</P><P align=justify>Le personnel médical cubain avait clairement fait une différence majeure si on considère le profil de santé national depuis 1998, en grande partie à cause de leur rôle proactif dans la médecine &nbsp;préventive comme on peut le voir ci-dessous.</P><P align=justify><strong>Statistique établies à propos de Coopération Médicale cubaine</strong><BR>Décembre&nbsp; 1998 mai à mai 2007 &#091;5&#093;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<BR>Visites chez le&nbsp; docteur&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 10,682,124&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<BR>visite des docteurs &nbsp;aux patients 4,150,631&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<BR>Naissances&nbsp; assistées&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 86,633&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<BR>Chirurgies majeures et mineures&nbsp; 160,283&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<BR>Vaccinations 899,829&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<BR>Les vies&nbsp; sauvées(les urgences) 210,852</P><P align=justify>Avant 2010, Cuba avait formé gratuitement environ 550 docteurs haïtiens et actuellement elle en forme 567 de plus. De surcroît, depuis 1998, 6,094 personnel médical cubain ont travaillé à Haïti. Ils avaient distribué&nbsp; 14.6 millions de consultations, avaient effectué 207,000 opérations chirurgicales, y compris 45,000 opérations de restauration de vision par leur programme d’ Opération Miracle, ils avaient assisté 103,000 naissances et avaient alphabétisé 165,000 personnes. En fait au moment du tremblement de terre il y avait 344 personnel médical cubain déjà là. Toute cette coopération médicale, cela doit être rappelé, a été apportée au cours d’une période de 11 ans avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010. &#091;6&#093;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</P><P align=justify><strong>Cuba et Haïti post tremblement de terre</strong></P><P align=justify>Le tremblement de terre a tué au moins 220,000 personnes, en a blessé300,000 et a laissé 1.5 millions sans abri. &#091;7&#093; le Premier Ministre haïtien Jean-Max Bellerive l’a décrit comme «&nbsp;la pire catastrophe qui soit arrivée à Haïti en deux siècles&nbsp;». &#091;8&#093;</P><P align=justify>L’aide internationale a commencé à entrer à flots. Il est important de noter le type d’aide médicale fournie par quelques acteurs internationaux majeurs. Médecins Sans Frontières (MSF), par exemple, une organisation connue pour son aide médicale internationale, a expédié par avion environ 348 personnel international, en plus du 3,060 personnel national qu’il a déjà employé. Avant le 12 mars ils avaient traité environ 54,000 patients et avaient achevé 3,700 opérations chirurgicales. &#091;9&#093;</P><P align=justify>La contribution du Canada a inclus le déploiement de 2,046 Canadiens du personnel des Forces, y compris 200 DART personnel . DART (Équipe de Réponse d’Aide au Désastre) a bénéficié de&nbsp; la plupart d’attention médiatique, sur la manière dont il a mené 21,000 consultations – quoiqu’il faille souligner qu’ils ne traitent pas de patients de trauma sérieux ou relevant de soin chirurgical. En effet, parmi le personnel de DART, seulement 45 sont du personnel médical, les autres étant impliqués dans la purification d’eau, la sécurité et la reconstruction. Au total, les Canadiens sont restés pendant seulement 7 semaines. &#091;10&#093;</P><P align=justify>Le gouvernement des États-Unis, qui a bénéficié de l’attention médiatique la plus large, a envoyé l’USNS «&nbsp;le Confort&nbsp;», un navire-hôpital de 1,000 lits avec un personnel médical de 550 personnes et est resté pendant 7 semaines, pendant lesquelles ils ont traité 871 patients, exécutant 843 opérations chirurgicales. &#091;11&#093; Aussi bien les Canadiens que les&nbsp; américaines ont fourni d’importantes contributions – tant qu’ils ont été là.</P><P align=justify>Le&nbsp; fait que, pendant les 72 premières heures après le tremblement de terre, les docteurs cubains ont représenté l’aide&nbsp; médicale principale pour le pays a été complétement masqué par le brouillard médiatique. Dans les 24 premières heures, ils avaient accompli 1,000 chirurgies de secours, avaient transformé leur logement en cliniques et dirigeaient les seuls centres médicaux dans le pays, y compris 5 centres diagnostiques complets (des petits hôpitaux) qu’ils avaient&nbsp; construits au préalable.Auxquels il faut ajouter&nbsp; 5 autres diverses de construction qu’ils ont utilisés et ils ont transformé leur centre d’ophtalmologie en un hôpital de campement – qui a traité 605 patients dans les 12 premières heures après le tremblement de terre. &#091;12&#093;</P><P align=justify>Cuba est bientôt devenue responsable d’environ 1,500 personnel médical à Haïti. Parmi ceux-là, environ 344 docteurs travaillaient déjà à&nbsp; Haïti, tandis que plus de 350 membres «&nbsp;d’Henry Reeve&nbsp;» la brigade des&nbsp; Secours médicaux d’urgence ont été envoyés par Cuba après le tremblement de terre. De plus, 546 diplômés de l’ELAM dans le&nbsp; pays et 184 Haïtiens en 5ème et 6ème année d’études à l’ELAM&nbsp; se sont joints à eux , de même qu’un certain nombre de personnel médical vénézuélien. Enfine, ils travaillaient partout dans Haïti dans 20 centres de réadaptation et 20 hôpitaux, exécutant dans 15 salles d’opération et ils avaient vacciné 400,000 personnes. C’est avec raison que&nbsp; Fidel Castro a pu dire, «&nbsp;nous envoyons des docteurs, pas des soldats «&nbsp;. &#091;13&#093;</P><P align=justify><strong>Un coup d’oeil&nbsp;sur&nbsp;le &nbsp;rôle médical des acteurs clés divers est instructif.</strong></P><P align=justify>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; MSF&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le&nbsp; Canada&nbsp;&nbsp;&nbsp; les États-Unis&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cuba<BR>No de Personnel&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 3,408&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 45&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;550&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1,504</P><P align=justify>No de Patients A traité&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;54,000&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; 21,000&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 871&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;227,143</P><P align=justify>No de Chirurgies&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<BR>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 3,700&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 0&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 843&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 6,499</P><BLOCKQUOTE><P align=justify>Ces données comparatives, compilées à partir de plusieurs&nbsp; sources, sont particulièrement révélatrices&nbsp;en indiquant le rôle ( largement ignoré) de la contribution médicale des Cubains. En fait, ils ont traité 4.2 fois le nombre de patients traités par MSF (qui a deux fois plus de personnel, aussi bien que des ressources&nbsp; financières) et 10.8 fois plus que l’équipe de DART canadienne. (Comme&nbsp; nous l’avons noté, le personnel médical canadien et américain était parti avant le 9 mars). Aussi notable est le fait que le contingent médical cubain était environ de trois fois la taille du personnel américain, bien qu’ils aient traité 260.7 fois plus de patients que le personnel médical américain. Clairement, il y a eu des différences significatives dans la nature de l’aide apportée.</P></BLOCKQUOTE><P align=justify>Il est aussi important de noter qu’approximativement la moitié du personnel médical cubain travaillait à l’extérieur de la capitale, Port-au-Prince, où il y avait aussi des dégâts importants. Beaucoup de missions médicales ne pouvaient pas aller là-bas, cependant, en raison des difficultés de transport. Significativement, la brigade médicale cubaine a aussi travaillé pour réduire au minimum les épidémies en organisant 30 équipes pour instruire les communautés sur la façon de correctement traiter les déchets, aussi bien que&nbsp;sur la manière de réduire&nbsp;au minimum les risques de santé publique. L’artiste cubain Célèbre Kcho a aussi été à la tête d’une brigade culturelle composée de clowns, des magiciens et des danseurs,&nbsp;entourés par des psychologues et des psychiatres, pour traiter&nbsp; les traumas des enfants haïtiens.</P><P align=justify>Peut-être le plus impressionnant, a concerné&nbsp; la préoccupation croissante pour la santé du pays, en raison&nbsp;de la pauvreté du système de services médicaux&nbsp;et maintenant en grande partie détruits&nbsp;Cuba, travaillant dans le cadre de&nbsp;l’ ALBA (l’Alianza Bolivariana le para los Pueblos de Nuestra América)&nbsp; avec d’autres&nbsp;ont présenté &nbsp;un programme intégral pour reconstruire le système de services médicaux de Haïti.&nbsp;Essentiellement, ils offrent de reconstruire le système de services médicaux entier.&nbsp;Cuba &nbsp;sera soutenu par l’ALBA et le Brésil et dirigé par des Cubains et les Cubains formeront le personnel médical. Cela doit inclure des hôpitaux, des polycliniques et des facultés de médecine. De plus, le gouvernement cubain a offert d’augmenter le nombre &nbsp;d’étudiants haïtiens suivant une formation à &nbsp;la faculté de médecine à Cuba. Cette offre de coopération médicale représente un énorme degré d’assistance pour Haïti. &#091;15&#093; On constate avec tristesse que&nbsp; cette offre généreuse n’a pas été annoncée par les médias internationaux.</P><P align=justify>Tandis que les médias Nord-américains peuvent&nbsp;ignorer le rôle de Cuba, ce n’est pas le cas àHaïti . Une remarque&nbsp;fine &nbsp;a été faite par le président haïtien M. René Préval, qui a noté, «&nbsp;vous n’avez pas attendu un tremblement de terre pour nous aider&nbsp;». &#091;16&#093; de Même le Premier ministre Jean-Max Bellerive de la Haïti notait aussi à plusieurs reprises que les trois premiers pays à les aider étaient Cuba, la République dominicaine et le Venezuela.</P><P align=justify>Avexc&nbsp; tristesse mais sans étonnement, on constate que tandis que les efforts de Cuba d’aider la Haïti ont augmenté, les efforts internationaux ont continué à diminuer. Le chef de la mission médicale cubaine, docteur Carlos Alberto Garc í A, résumé bien la situation juste deux semaines après la tragédie : «&nbsp;beaucoup de délégations étrangères ont déjà commencé à partir et l’aide qui arrive n’est pas maintenant la même que celle qu’il y a eu dans un premier temps. Malheureusement, comme&nbsp; cela arrive toujours, bientôt une autre tragédie apparaîtra dans un autre pays et les gens de Haïti seront oubliés, laissés à leur propre destin&nbsp;». ,Il a ajouté&nbsp; ce propos significatif «&nbsp;Cependant nous serons toujours ici longtemps après qu’ils seront tous partis.&nbsp;» &#091;17&#093; Cela a en fait été le cas. Les forces canadiennes, par exemple, sont rentrées à la maison et le Confort d’USNS a navigué vers d’autres cieux &nbsp;il y a plusieurs semaines.&nbsp;Par contraste, le Président cubain Ra ú L Castro&nbsp;a déclaré&nbsp;: «&nbsp;nous avons accompagné le peuple haïtiens et nous continuerons&nbsp; à être à ses côtés,&nbsp;quel que soit &nbsp;le temps est nécessaire, peu importe combien des années, avec notre assistance très modeste&nbsp;». &#091;18&#093;</P><P align=justify>&nbsp;&nbsp;&nbsp;Un représentant du Conseil oecuménique des Églises aux Nations unies a fait le commentaire révélateur que «&nbsp;l’aide humanitaire ne pouvait pas être humaine&nbsp;si elle s’est limitée à &nbsp;p15 jours&nbsp;». &#091;19&#093; Aujourd’hui Cuba, avec le l’assistance de l’ALBA et&nbsp;du Brésil, travaille &nbsp;pour ne pas&nbsp; seulement construire un hôpital de campagne, mais tout un système de services médicaux. Et, tandis que des efforts internationaux ont été en grande partie abandonnés, le personnel cubain et formé par le personnel médical Cubain restera, comme ils ont fait pendant les 11 ans passés,&nbsp; tant que cela sera nécessaire. C’est une histoire que des médias internationaux ont voulue ne pas dire – maintenant que les caméras &nbsp;de télévision sont parties.&nbsp;Pourtant c’est une histoire extraordinaire de vrai humanitarisme et de grand succès dans&nbsp;le sauvetage&nbsp;des vies depuis 1998.</P><P align=justify>&nbsp;De plus,&nbsp;à &nbsp;la lumière du succès de Cuba dans le soin de santé publique fournissant (gratuitement&nbsp;pour les&nbsp;patients) aux millions de Haïtiens, cette approche préventive , on doit dire qu’il s’agit d’une médecine culturellement sensible, bon marché et efficace.&nbsp;</P><P align=justify>Cette contribution significative à cette nation appauvrie et l’engagement que poursuit&nbsp; Cuba envers son peuple mérite d’être clairement reconnue. jusqu’à aujourd’hui – il reste malheureusement comme un des secrets les mieux gardés du monde.</P><P align=justify>Emily J. Kirk est M.A. dans&nbsp; le département des Études latino-américaines à l’Université de Cambridge .</P><P align=justify>John Kirk est un professeur d’Études latino-américaines à l’Université Dalhousie, le Canada. Ils travaillent &nbsp;sur un projet sur l’internationalisme médical cubain patronné par les Sciences humaines du Canada que le Conseil de Recherche d’Humanités de Canada (SSHRC). Le professeur Kirk a co-écrit avec Michael Erisman le livre 2009 «&nbsp;l’Internationalisme Médical de Cuba : Origines, Évolution et Buts&nbsp;» (Palgrave Macmillan). Il a passé février et mars&nbsp;au &nbsp;Salvador et&nbsp;au Guatemala, en accompagnant Henry Reeve la Brigade dans le Salvador et travaillant avec la Brigade Medica le Cubaine&nbsp;&nbsp;au Guatemala.</P><P align=justify><strong>Notes</strong></P><P align=justify>&#091;1&#093; «&nbsp;Audit of USAID/HAITI Hurricane Georges Recovery Programme&nbsp;». USAID. 15 May, 2001. Retrieved 10 March, 2010 from &lt; <a href="http://www.usaid.gov/oig/public/fy01rpts/1-521-01-005-p.pdf" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.usaid.gov/oig/public/fy01rpts/1-521-01-005-p.pdf</FONT></a>&gt;</P><P align=justify>&#091;2&#093; See entry for «&nbsp;Haiti&nbsp;» on the Pan American Health Organization website, found at <a href="http://www.paho.org/english/dd.ais/cp_332.htm" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.paho.org/english/dd.ais/cp_332.htm</FONT></a>.&nbsp; Accessed February 2, 2010.</P><P align=justify>&#091;3&#093; William Steif, «&nbsp;Cuban Doctors Aid Strife-Torn Haiti.&nbsp;» The State. April 26, 2004, and found at <a href="http://havanajournal.com/culture/entry/cuban_doctors_aid_strife_torn_haiti/" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://havanajournal.com/culture/entry/cuban_doctors_aid_strife_torn_haiti/</FONT></a> Accessed June 21, 2007.</P><P align=justify>&#091;4&#093; See entry for «&nbsp;Haiti&nbsp;» on the Pan American Health Organization website, found at <a href="http://www.paho.org/english/dd/ais/cp_332.htm" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.paho.org/english/dd/ais/cp_332.htm</FONT></a>. Accessed February 2 2010.</P><P align=justify>&#091;5&#093; Anna Kovac, «&nbsp;Cuba Trains Hundred of Haitian Doctors to Make a Difference,&nbsp;» August 6, 2007. Located on the MEDICC website at http:www.medicc.org/cubahealthreports/chr-article.php?&amp;a=1035. Accessed February 2, 2010.</P><P align=justify>&#091;6&#093; Ibid., «&nbsp;Haitian Medical Students in Cuba&nbsp;». Medical Education Cooperation With Cuba. 12 January, 2010. Retrieved 12 January, 2010 from &lt;<a href="http://www.mwdicc.org/ns/index.php?p=4&amp;s=33" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.mwdicc.org/ns/index.php?p=4&amp;s=33</FONT></a>&gt;, «&nbsp;La colabaración cubana permanecerá en Haití los años que sean necesarios&nbsp;», Cubadebate. 24 February, 2010. Retrieved 9 March, 2010 from &lt;<a href="http://www.cubadebate.cu/opini&#111;n/2010/02/24/cuba-estara-en-haiti-anos-que" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.cubadebate.cu/opinion/2010/02/24/cuba-estara-en-haiti-anos-que</FONT></a> sean-necesario&gt;, «&nbsp;Fact Sheet: Cuban Medical Cooperation With Haiti&nbsp;». Medicc Review. 15 January, 2009. Retrieved 2 February, 2010 from <a href="http://www.medicc.org/ns/index.php?s=104" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.medicc.org/ns/index.php?s=104</FONT></a>.</P><P align=justify>&#091;7&#093; «&nbsp;Haiti Earthquake: Special Coverage&nbsp;». CNN. 20 March, 2010. Retrieved 22 March, 2010 from&nbsp; &lt;<a href="http://www.cnn.com/SPECIALS/2010/haiti.quake/" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.cnn.com/SPECIALS/2010/haiti.quake/</FONT></a>&gt;</P><P align=justify>&#091;8&#093; Tyler Maltbie, «&nbsp;Haiti Earthquake: The Nations That Are Stepping Up To Help&nbsp;», The Christian Science Monitor, Posted January 14, 2010 on <a href="http://www.csm&#111;nitor.com/layout/set/print/c&#111;ntent/view/print273879" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.csmonitor.com/layout/set/print/content/view/print273879</FONT></a>. Accessed January 28, 2010.</P><P align=justify>&#091;9&#093; «&nbsp;Two Months After the Quake, New Services and New Concerns&nbsp;». MSF. 12 March, 2010. Retrieved 17 March, 2010 from &lt;<a href="http://www.doctorswithoutborders.org/news/article_printcfm?id=4320" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.doctorswithoutborders.org/news/article_printcfm?id=4320</FONT></a>&gt;</P><P align=justify>&#091;10&#093; «&nbsp;Canada’s Response to the Earthquake in Haiti: Progress to Date&nbsp;». Foreign Affairs and International Trade Canada. March 17, 2010. Retrieved 17 March, 2010 from &lt;<a href="http://www.internait&#111;nal.gc.ca/humanitarian-humanitaire/earthquake_seisme_h" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.internaitonal.gc.ca/humanitarian-humanitaire/earthquake_seisme_h</FONT></a> aiti_effort&gt;</P><P align=justify>&#091;11&#093; «&nbsp;USNS Comfort Completes Haiti Mission, March 9, 2010&#8243;. American Forces Press Service. 9 March, 2010. Retrieved 11 March, 2010 from &lt;<a href="http://www.trackpads.com/forum/defenselink/928304-usns-comfort-completes-ha" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.trackpads.com/forum/defenselink/928304-usns-comfort-completes-ha</FONT></a> ti-mission&gt;</P><P align=justify>&#091;12&#093; John Burnett, «&nbsp;Cuban Doctors Unsung Heroes of Haitian Earthquake&nbsp;», National Public Radio report, January 24, 2010, and found at <a href="http://www.npr.org/templates/story.ph?storyID=122919202" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.npr.org/templates/story.ph?storyID=122919202</FONT></a>. Accessed 28 January, 2010.</P><P align=justify>&#091;13&#093; José Steinsleger. «&nbsp;Haiti, Cuba y la ley primera,&nbsp;» La Jornada, February 3, 2010., Data in this section came from the address given by Ambassador Rodolfo Reyes Rodríguez on January, 27, 2010 in Geneva at the 13th Special Session of the U.N. Human Rights Council on Haiti. It can be accessed at «&nbsp;Cuba en Ginebra: ‘Ante tan difícil situación humanitaria en Haití no puede haber titubeos ni indiferencia,&nbsp;» on the Cubbadebate website: &lt;<a href="http://www.cubadebate.cu/especiales/2010/01/27/cuba-en-ginebra-sobre-rec&#111;ns" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.cubadebate.cu/especiales/2010/01/27/cuba-en-ginebra-sobre-recons</FONT></a> truccion-haiti&gt;</P><P align=justify>&#091;14&#093; Connor Gorry. «&nbsp;Two of the 170,000 + Cases&nbsp;». Medicc Review. March 8, 2010. Retrieved 10 March, 2010 from&nbsp; &lt;<a href="http://mediccglobal.wordpress.com/" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://mediccglobal.wordpress.com/</FONT></a>&gt;, «&nbsp;Cooperación con Haití debe ser a largo plazo.&nbsp;» Juventud Rebelde. 23 March, 2010. Retrieved March 23, 2010 from &lt;<a href="http://juventudrebelde.cu/internaci&#111;nales/2010-03-23/cooperaci&#111;n-c&#111;n-haiti" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://juventudrebelde.cu/internacionales/2010-03-23/cooperacion-con-haiti</FONT></a>- debe-ser-a-largo-plazo&gt;, «&nbsp;Haiti: Two Months After The Quake, New Services and New Concerns&nbsp;». MSF. 12 March, 2010. Retrieved 17 March, 2010 from <a href="http://www.doctorswithoutborders.org/news/article_print.cfm?id=4320" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.doctorswithoutborders.org/news/article_print.cfm?id=4320</FONT></a>&gt;, «&nbsp;Haiti-USNS Comfort Medical And Surgical Support&nbsp;». U.S. Department of Health and Human Services. 11 March, 2010. Retrieved 11 March, 2010 from &lt;http:www.hhs.gov/Haiti/usns_comfort.html&gt;, Brett Popplewell. «&nbsp;This Haitian Town Is Singing Canada’s Praise&nbsp;». The Star. 26 January, 2010. Retrieved 17 March from &lt;<a href="http://www.thestar.com/printarticle/755843" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.thestar.com/printarticle/755843</FONT></a>&gt;, «&nbsp;USNS Comfort Leaves Haiti&nbsp;». 13 News. 11 March, 2010. Retrieved 11 March, 2010 from &lt;<a href="http://www.wvec.com/internaternalz?st=print&amp;id=87243182&amp;path=/home" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.wvec.com/internaternalz?st=print&amp;id=87243182&amp;path=/home</FONT></a>&gt;</P><P align=justify>&#091;15&#093; In a March 27, 2010 meeting in Port-au-Prince between President Préval and the Cuban and Brazilian ministers of health (José Ramón Balaguer and José Gomes), details were provided about what Balaguer termed «&nbsp;a plot of solidarity to assist the Haitian people&nbsp;».&nbsp; Gomes added «&nbsp;We have just signed an agreement-Cuba, Brazil and Haiti-according to which all three countries make a commitment to unite our forces in order to reconstruct the health system in Haiti.&nbsp; An extraordinary amount of work is currently being carried out in terms of meeting the most basic and most pressing needs, but now it is necessary to think about the future&nbsp; &#091;.&#093; Haiti needs a permanent, quality healthcare system, supported by well-trained professionals &#091;.&#093;&nbsp; We will provide this, together with Cuba-a country with an extremely long internationalist experience, a great degree of technical ability, great determination, and an enormous amount of heart.&nbsp; Brazil and Cuba, two nations that are so close, so similar, now face a new challenge: together we will unite our efforts to rebuild Haiti, and rebuild the public health system of this country&nbsp;».&nbsp; See «&nbsp;Cuba y Brasil suman esfuerzos con Haití,&nbsp;» Juventud Rebelde, March 28, 2010 (Translation to English provided&nbsp; by authors).</P><P align=justify>&#091;16&#093; «&nbsp;Presidente Preval agradece a Fidel y Raúl Castro ayuda solidaria a Haití&nbsp;». 8 February, 2010. Retrieved 9 February, 2010 from &lt; <a href="http://www.cubadebate.cu/noticias/2010/02/08presidente-preval-agradece-fidel" target="_blank"><FONT color=#2277dd>http://www.cubadebate.cu/noticias/2010/02/08presidente-preval-agradece-fidel</FONT></a> -raul-castro&gt;</P><P align=justify>&#091;17&#093; María Laura Carpineta, «&nbsp;Habla el jefe de los 344 médicos cubanos instalados en Haití desde hace doce años&nbsp;». Página 12 &#091;Argentina&#093;. February 4, 2010, found at <a href="mailto:CUBA-L@LISTA.UNM.EDU" target="_blank"><FONT color=#2277dd>CUBA-L@LISTA.UNM.EDU</FONT></a> &#091;18&#093; Ibid. &#091;19&#093; «&nbsp;Press Conference on Haiti Humanitarian Aid,&nbsp;» held at the United Nations on March 23, 2004 and found at htto://www.un.org/News/briefings/docs/2004/CanadaPressCfc.doc.htm. Accessed November 21, 2008.</P><P align=justify>Emily J. Kirk will be an M.A. student in Latin American Studies at Cambridge University in September.</P><P align=justify>John Kirk is a professor of Latin American Studies at Dalhousie University, Canada. Both are working on a project on Cuban medical internationalism sponsored by Canada’s Social Science and Humanities Research Council of Canada (SSHRC).&nbsp; Professor Kirk co-wrote with Michael Erisman the 2009 book «&nbsp;Cuba’s Medical Internationalism: Origins, Evolution and Goals&nbsp;» (Palgrave Macmillan).&nbsp; He spent most of February and March in El Salvador and Guatemala, accompanying the Henry Reeve Brigade in El Salvador, and working with the Brigada Medica Cubana in Guatemala.</P><DIV><HR></DIV><DIV>L'ALBA donnera&nbsp;presque autant&nbsp;à Haïti que les Etats-Unis et l'UE réunis, soit 2 milliards 460 millions de dollars contre 2 milliards 750 millions.</DIV><DIV><a href="http://www.pcv-venezuela.org/index.php/internaci&#111;nal/6551-alba-d&#111;nara-a-haiti-mas-que-eeuu-y-ue-juntos" target="_blank">Source</a></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 05 Apr 2010 à 16:13</span>]]>
   </description>
   <pubDate>Fri, 02 Apr 2010 17:39:26 +0000</pubDate>
   <guid isPermaLink="true">http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=33816#33816</guid>
  </item> 
  <item>
   <title>Haïti : D&#201;CLARATION DU MINISTRE DES AFFAIRES...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=33764#33764</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 01 Apr 2010 à 14:13<br /><br /><DIV align=center ="article-titre"><a href="http://www.legrandsoir.info/DECLARATI&#079;N-DU-MINISTRE-DES-AFFAIRES-ETRANGERES-DE-LA-REPUBLIQUE-DE-CUBA-BRUNO-RODRIGUEZ-PARRILLA-DANS-LA-C&#079;NFERENCE-DES.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>DÉCLARATION DU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA, BRUNO RODRÍGUEZ PARRILLA, DANS LA CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS EN FAVEUR D’HAÏTI TENUE À NEW YORK LE 31 MARS 2010.</strong></FONT></a></DIV><DIV align=justify ="article-auteur">&nbsp;</DIV><DIV align=justify ="article-auteur">MinRex </DIV><P align=justify ="spip">Monsieur le Président,</P><P align=justify ="spip">La communauté internationale a une énorme dette envers Haïti, pays dans lequel après trois siècles de colonialisme a eu lieu la première révolution sociale du continent américain, audace que les puissances coloniales lui ont fait payer avec environ 200 ans de tyrannies militaires et de pillage. Sa population noble et travailleuse est aujourd’hui, la plus pauvre de l’hémisphère occidental.</P><P align=justify ="spip">Nous avons tous l’obligation morale d’apporter à Haïti des ressources financières supplémentaires ainsi qu’une coopération plus importante, non seulement pour sa reconstruction mais surtout pour son développement.</P><P align=justify ="spip">Pour avoir une idée de l’ampleur de la tragédie humaine connue par Haïti, il suffirait de souligner que la mort de 230 mille personnes dans ce petit pays densément peuplé équivaut à la mort de plus de 30 millions de personnes dans un pays comme la Chine, dont la population s’élève à 1 milliard 300 millions habitants, une tragédie inimaginable.</P><P align=justify ="spip">Après ce tremblement de terre dévastateur qui a secoué la conscience de l’humanité, nous espérons que les nombreuses promesses faites deviendront des faits&nbsp;; que l’indépendance et la souveraineté d’Haïti seront respectées et exaltées&nbsp;; que l’exercice de toutes ses facultés sera rendu plus facile au gouvernement du Président René Préval et du Premier Ministre Jean Max Bellerive et que les bénéfices seront non pas pour les banques et les compagnies étrangères mais pour le peuple haïtien, notamment pour les plus pauvres.</P><P align=justify ="spip">La générosité et la volonté politique sont nécessaires. Il est essentiel l’unité de ce pays et non pas des projets d’une charité douteuse ou sa division en parts de marché.</P><P align=justify ="spip">Le Programme de redressement et renforcement du système national de santé en Haïti conçu par le gouvernement haïtien avec celui de Cuba, comptant sur la coopération de la République Bolivarienne du Venezuela ainsi que celle d’autres pays et organismes humanitaires assurera une large couverture en matière de santé à la population, en particulier au secteur à faibles revenus.</P><P align=justify ="spip">Ce programme repose sur des centres de santé de soins primaires qui sont en création dans lesquels suivant des calculs 2 millions 800 mille patients seraient soignés annuellement, 1 million 300 mille urgences médicales seraient accueillies, 168 mille accouchements seraient assistés et 3 millions de vaccins seraient administrés.</P><P align=justify ="spip">A ces centres de santé sont ajoutés les services de 30 hôpitaux communautaires de référence distribués dans le pays et équipés de technologie de pointe pour les soins secondaires. Ils permettront d’accueillir 2 millions 154 mille patients chaque année, de gérer 1 million d’urgences, de réaliser 54 mille chirurgies, 276 mille électrocardiogrammes, 144 mille ultrasons de diagnostique, 43 mille endoscopies, 181 mille radiographies, 107 mille consultations de stomatologie et 487 mille examens de laboratoire.</P><P align=justify ="spip">Tenant compte du nombre extraordinaire de polytraumatisés, 30 salles de rééducation sont également mises en place. Dans celles-ci seront soignés, en douze mois, 520 mille patients et 2 millions 396 mille autres bénéficieront de thérapies.</P><P align=justify ="spip">Il y aura également 3 centres d’électro-médecine, un laboratoire de prothèses orthopédiques et un programme intégré d’hygiène et épidémiologie.</P><P align=justify ="spip">De la même manière il a été prévu en Haïti la création d’un hôpital national de spécialités de niveau tertiaire pour lequel nous espérons compter sur la coopération d’autres pays. 80 spécialistes cubains de haut niveau travailleront dans ces installations. Ils prendront en charge les services, les départements médicaux, la recherche, ainsi que l’enseignement des professionnels haïtiens qui y seront formés, lesquels remplaceront progressivement les professeurs cubains.</P><P align=justify ="spip">Le prix des services décrits ci-dessus s’élève, en quatre ans, à 690 millions 540 mille 739 dollars états-uniens. Ceci comprend la valeur des services médicaux offerts, calculés à la moitié des prix internationaux, la durabilité de ces services, le personnel qui les offrira et l’apport pour la formation d’autres 312 médecins haïtiens à Cuba.</P><P align=justify ="spip">Il peut donc en être déduit que le coût approximatif est de 170 millions de dollars par an pour un pays d’environ 9 millions 332 mille habitants.</P><P align=justify ="spip">Il est possible d’y arriver, ainsi le démontre notre expérience pratique. En fait, ce programme est déjà en cours. Depuis le séisme sont en fonctionnement 23 de ces centres de santé de soins primaires, 15 hôpitaux communautaires de référence et 21 salles de rééducation.</P><P align=justify ="spip">Quelques instants à peine après la catastrophe, les spécialistes cubains se sont mis à soigner la population sinistrée. Jusqu’à présent environ 260 mille consultations ont été réalisées, plus de 7000 chirurgies, environ 1400 accouchements ont été assistés et presque 100 mille vaccins ont été administrés. Plus de 50 mille patients ont été accueillis en rééducation et plus de 75 mille enfants dans des consultations de thérapie psychologique et sociale avec la participation de quelques-uns des professionnels cubains les plus reconnus.</P><P align=justify ="spip">Dans le programme travaillent déjà 783 médecins cubains, 481 haïtiens et 278 de 28 autres pays, tous diplômés à Cuba.</P><P align=justify ="spip">Samedi dernier, faisant partie du programme décrit auparavant, a été signé à Port-au-Prince une Déclaration d’Intention pour le renforcement du système et des services publiques de santé et de surveillance épidémiologique, cela grâce à la volonté du gouvernement haïtien et à l’importante contribution du Président Lula et du Brésil, qui sera décisive pour le programme conçu.</P><P align=justify ="spip">Pendant les onze ans de travail préalable, la brigade médicale cubaine, présente sur 127 des 137 communes haïtiennes, a sauvé 233 mille 442 vies humaines, a réalisé 14 millions de consultations, 225 mille chirurgies et 109 mille accouchements. Elle a rendu ou amélioré la vision de 46 mille haïtiens dans le cadre du programme de «&nbsp;l’Opération miracle&nbsp;». Dans cette période, 165 mille haïtiens ont été alphabétisé en créole.</P><P align=justify ="spip">Si nous estimons les services médicaux offerts pendant ces années et la formation du personnel médical à Cuba, cela représente environ 400 millions de dollars dans cette période.</P><P align=justify ="spip">Le programme médical que nous proposons, dans son ensemble, bénéficiera 75% de la population la plus défavorisée du pays et celle qui en a le plus besoin avec un minimum de dépenses.</P><P align=justify ="spip">Nous invitons tous les Gouvernements, sans exception, à contribuer à ce noble effort. Nous accordons une importante particulière à cette conférence, que nous espérons sera couronnée de succès.</P><P align=justify ="spip">Je vous remercie.<HR></P><DIV></DIV><DIV align=center>&nbsp;<strong><FONT size=4>11&nbsp;milliards&nbsp;: trop faible pour Haïti</FONT></strong></DIV><DIV =chapo>&nbsp;</DIV><DIV =chapo>Alors qu’une Conférence des donateurs vient de se tenir à New York, l’humanitaire Xavier Ricard, du CCFD Terre solidaire, fait le point sur la reconstruction de cette île dévastée par un séisme le 12&nbsp;janvier.</DIV><DIV =texte><P>Près de trois mois après le tremblement de terre qui a détruit le 12 janvier une grande partie de la capitale, Port-au-Prince, tuant au moins 220&#8201;000&nbsp;personnes et faisant 1,3 million de sans-abri, le financement de la reconstruction et du développement économique d’Haïti est au cœur de la Conférence internationale des donateurs réunie hier à New York. De retour de cette île meurtrie, Xavier Ricard, directeur des opérations internationales de l’association humanitaire CCFD Terre solidaire, décrypte les enjeux de la reconstruction.</P><P><STR&#079;NG =spip>Le CCFD Terre Solidaire a appelé à la mise en place d’un «&nbsp;véritable plan Marshall&nbsp;» pour Haïti. La Conférence internationale des donateurs va-t-elle dans ce sens&#8201;&nbsp;?</strong></P><P><STR&#079;NG ="caractencadre-spip spip">Xavier Ricard.</strong></P><P>C’est difficile à dire pour l’instant. Cette Conférence a pour objectif de fixer un plan d’action pour les dix-huit mois à venir. Ce n’est pas suffisant car les besoins d’Haïti ne seront pas réglés en dix-huit mois. Nous demandons un engagement de la communauté internationale sur dix ans.</P><P><STR&#079;NG =spip>L’objectif de cette réunion est de récolter une première aide de 4 milliards de dollars sur un total estimé à 11 milliards. Cela vous paraît-il suffisant&#8201;&nbsp;?</strong></P><P><STR&#079;NG =spip>Xavier Ricard.</strong></P><P>Le financement à long terme va coûter beaucoup plus que cela, car la reconstruction englobe en premier lieu la relance de l’activité agricole et le développement des activités en milieu rural. La rénovation et la fertilisation des sols, aujourd’hui extrêmement dégradés, sont des opérations très lourdes (reboisement, établissement d’un cadastre, règlement des problèmes fonciers). 11 milliards de dollars, c’est trop faible. En ce qui concerne les 7 milliards nécessaires pour la reconstruction immédiate, c’est-à-dire des infrastructures, il n’y a pas de sous-estimation.</P><P><STR&#079;NG =spip>Qu’en est-il de l’annulation de la dette publique d’Haïti&#8201;&nbsp;?</strong></P><P><STR&#079;NG ="caractencadre-spip spip">Xavier Ricard.</strong></P><P>Rien pour l’instant. Aucune décision n’a été prise par ceux qui détiennent en partie cette dette de 1,2 milliard de dollars. On ne peut pas réclamer d’un côté 11 milliards de dollars pour le développement de ce pays et d’un autre côté maintenir cette dette. C’est incohérent et absurde.</P><P><STR&#079;NG =spip>Comment sortir ce pays de la pauvreté&#8201;&nbsp;?</strong></P><P><STR&#079;NG ="caractencadre-spip spip">Xavier Ricard.</strong></P><P>En développant l’agriculture et les activités rurales. La moitié du pays vit de l’agriculture. Il faut qu’Haïti change complètement de modèle de développement. Actuellement, celui-ci est fondé sur l’accumulation de capitaux et de moyens de production dans des secteurs liés à l’exportation comme le textile. Cela explique l’exode rural. Le pays doit changer de logiciel. Il faut créer un marché intérieur.</P><P><STR&#079;NG =spip>Redoutez-vous une deuxième tragédie humanitaire avec l’arrivée de la saison des cyclones&#8201;&nbsp;?</strong></P><P><STR&#079;NG ="caractencadre-spip spip">Xavier Ricard.</strong></P><P>On n’en est pas loin. Les pluies sont déjà en train de tomber. Les camps de réfugiés sont situés en grande partie sur les zones de passage des pluies. Aucune habitation précaire n’est capable de résister à des vents violents. Il va y avoir une tragédie.</P><P><STR&#079;NG =spip>Entretien réalisé par Damien Roustel</strong></P><P><STR&#079;NG =spip>Le chiffre</strong></P><P>3,8 C’est la somme, en milliards de dollars, nécessaire pour financer sur dix-huit mois le début de la reconstruction d’Haïti. Le coût total pour les dix prochaines années a été évalué à 11,5 milliards de dollars.</P><a href="http://www.humanite.fr/2010-04-01_Internati&#111;nal_-11-milliards-trop-faible-pour-Haiti" target="_blank">Source</a></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 02 Apr 2010 à 16:30</span>]]>
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   <pubDate>Thu, 01 Apr 2010 14:13:17 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : Position des Mouvements sociaux...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=33491#33491</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 23 Mar 2010 à 18:38<br /><br /><DIV align=center><FONT size=4><strong>Position des Mouvements sociaux haïtiens sur le processus de “reconstruction” d’Haïti</strong></FONT></DIV><P =detail align=justify>samedi 20 mars 2010 par <a href="http://www.larevoluci&#111;nvive.org.ve/spip.php?auteur6126" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Patrick Mettelus</FONT></a><FONT color=#ff9900> </FONT></P><!-- cartouche --><P =texte align=justify>Les organisations et mouvements sociaux haïtiens dénoncent le processus adopté pour la formulation du *Plan de Reconstruction d’Haïti*, document de base ayant servi aux discussions de la Conférence des bailleurs qui s’est achevée le 17 mars à Santo Domingo, vu que ce processus s’est caractérisé par une exclusion quasi-totale des acteurs sociaux haïtiens et une participation faible et non-coordonnée des représentants de l’Etat haïtien.</P><P =texte align=justify>La voie tracée pour la reconstruction d’Haïti à travers le PDNA (Evaluation post-désastre) ne peut satisfaire les attentes du peuple haïtien étant donné que ce processus n’est pas conçu pour stimuler le développement, sinon pour une restauration, alors que le contexte en Haïti, désormais, exige une réorientation complète du modèle de développement.</P><P =texte align=justify><SPAN style="WIDTH: 108px; : left" ="spip__3064 spip_s spip_s_left"><img src="http://www.larevoluci&#111;nvive.org.ve/IMG/jpg/a2.jpg" height="75" width="108" border="0" style="WIDTH:%20108px;%20HEIGHT:%2075px" /></SPAN></P><P =texte align=justify>Il est regrettable que ce document produit par un groupe de 300 fonctionnaires internationaux et nationaux soit présenté en premier lieu aux bailleurs sans qu’un large processus de consultation des acteurs sociaux haïtiens n’ait été conduit au préalable.</P><P =texte align=justify>Nous considérons que la réunion prévue le 19 mars avec quelques organisations de la société civile à Port-au-Prince, ne saurait remplacer les véritables mécanismes de participation des différentes composantes de la société haïtienne dans la définition d’un avenir commun.</P><P =texte align=justify>La situation de crise générée par le tremblement de terre nous place devant le défi d’entamer un processus alternatif destiné à définir un nouveau projet de Nation qui englobe de bonnes stratégies pour dépasser l’exclusion, la dépendance politique et économique ainsi que la pauvreté.</P><P =texte align=center><SPAN ="spip__3065 spip_s spip_s_center"><img src="http://www.larevoluci&#111;nvive.org.ve/IMG/jpg/a3.jpg" height="294" width="440" border="0" style="WIDTH:%20440px;%20HEIGHT:%20294px" /></SPAN></P><P =texte align=justify>Pour que cette nouvelle orientation puisse se matérialiser et nous conduire vers une nouvelle ère de prospérité, il faut divorcer avec les paradigmes choisis jusqu’à présent et développer un processus inclusif de mobilisation des acteurs sociaux nationaux. Pour atteindre cet objectif, il faut engager les ruptures suivantes&nbsp;:</P><P =texte align=justify>1- Rupture avec l’exclusion. Rompre avec cette dynamique demeure une condition essentielle pour une véritable intégration basée sur la justice sociale et tournée vers le renforcement de la cohésion nationale. Cela implique la participation et la mobilisation des forces sociales traditionnellement exclues, notamment les femmes, les paysans/nes, les jeunes, les artisans&nbsp;; etc. Cela implique également le refus des structures officielles actuelles d’oppression et l’invention d’un nouvel Etat, dont la praxis s’oriente vers le bien-être de la population, la transparence, l’institutionnalisation, la justice sociale, le respect de la diversité et des droits humains.</P><P =texte align=justify>2. Rupture avec la dépendance économique. Construire un modèle économique qui stimule la production nationale en priorisant l’agriculture, l’élevage, et l’agro-industrie tournée d’abord vers la satisfaction de nos besoins alimentaires (céréales, tubercules, lait, fruits, poissons, viandes, etc).</P><P =texte align=justify>Ce nouveau modèle ne doit pas être dominé par la logique d’accumulation excessive de richesses ni par la spéculation mais plutôt orienté vers le bien-être de la population, la valorisation de notre culture nationale et la récupération de nos ressources forestières. Ce modèle doit aussi réduire la dépendance aux combustibles fossiles en promouvant l’évolution vers l’utilisation des immenses réserves d’énergies renouvelables disponibles dans notre pays.</P><P =texte align=justify>3- Rupture avec la centralisation excessive du pouvoir et des services publics. Le nouveau cadre de développement doit aider à mettre en place un modèle de gouvernance basée sur la décentralisation des décisions, des services et des ressources ainsi que le renforcement des capacités des gouvernements locaux et des organisations de la société civile.</P><P =texte align=justify>4. Rupture avec les rapports actuels de propriété de la terre. Instaurer un processus de réorganisation de l’espace physique dans les villes et villages. Cela implique la mise en œuvre d’une réforme agraire intégrale et d’une réforme urbaine qui permette de résoudre le problème de logements de plus d’un million de personnes déplacées après le séisme&nbsp;; en même temps développer des espaces publics et des biens sociaux, tels que des écoles et parcs publics et garder un contrôle de l’extension des villes, etc. Pour relever de tels défis, il est nécessaire de redéfinir le rôle de l’Etat et son fonctionnement.</P><P =texte align=justify>Ce projet national dont nous rêvons pour le développement intégral d’Haïti doit inclure un nouveau système d’éducation publique qui facilite l’accès à une éducation de qualité pour tous les enfants, filles et garçons, sans distinction et sans discrimination, la valorisation de la langue créole parlée par l’ensemble de la population, une forte sensibilisation sur la protection de l’environnement et la prévention des risques liés aux catastrophes naturelles&nbsp;; la réorganisation du système de santé avec des hôpitaux établis dans les différents départements, la valorisation de la médecine traditionnelle et une attention particulière à la santé des femmes&nbsp;; un système d’ Etat civil qui accorde les mêmes droits aux enfants, indépendamment de leurs conditions de naissance, un système de justice qui facilite l’accès à la justice pour tous et toutes et qui combat la corruption.</P><P =texte align=justify>En ce qui a trait à la gouvernance, nous voulons un Etat qui conserve le contrôle de la gestion du pays, assume le leadership et la coordination de l’aide internationale, qui défend les intérêts de la nation aussi bien a l’ intérieur du pays qu’a l’étranger(les migrants haïtiens a l’étranger).</P><P =texte align=justify>Quant aux relations internationales, le pays doit développer de nouveaux rapports avec les pays amis, en renforçant sa capacité de défendre ses intérêts et l’amitié entre les Etats et les peuples. Il convient de formaliser les rapports avec la République Dominicaine sous différents aspects, tels le commerce, les marchés binationaux, la migration.</P><P =texte align=justify>Nous réclamons l’annulation de toutes les dettes d’Haïti. Que la tragédie du tremblement de terre ne devienne pas une opportunité d’endetter davantage le pays&nbsp;!</P><P =texte align=justify>Pour construire ce nouveau modèle de développement, cela exige la participation et la mobilisation intense, constante et large de tous les secteurs de la nation, particulièrement des secteurs populaires qui ont un intérêt majeur dans la décentralisation et un meilleur accès des biens publics (santé, éducation, eau potable, assainissement, communication, énergie électrique et logement). Les secteurs exploités et exclus doivent être les principaux acteurs de ce processus.</P><P =texte align=justify>Les Mouvements sociaux parties prenantes de cette Déclaration lancent un appel à la mobilisation et s’engagent à réaliser bientôt une Assemblée du Peuple Haïtien au cours de laquelle les défis seront abordés et les stratégies définies en vue de la construction alternative de notre pays.</P><P =texte align=justify><SPAN ="spip__3063 spip_s spip_s_center"></SPAN></P><P =texte align=justify>Liste non-exhaustive d’organisations ayant pris part à des réunions où ces idées ont été discutées&nbsp;:</P><P =texte align=justify>PAPDA, GARR, SOFA, FENATEC, CHANDEL, CIPJD, REBA, TKL, FOIE ET JOIE, Cellules de Réflexion et d’Action coordonnée par les Jésuites haïtiens, Confédération des Haïtiens pour la Réconciliation, Alterpresse, Enfofanm, Fondation Toya, AFASDA, Zanmi Timoun, MPP, CROSE, KSIL, KONAREPA, PADEP, MOREPLA.</P><P =texte align=justify>Un appel est lancé à tous ceux et celles qui se retrouvent dans cette déclaration. Ils/elles sont invités-es à formaliser leur adhésion.</P><DIV align=justify><a href="http://www.larevoluci&#111;nvive.org.ve/spip.php?article1363" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Tue, 23 Mar 2010 18:38:30 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti :  Ha&#239;ti: Le gouvernement a ordonn&#233;...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=32987#32987</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 09 Mar 2010 à 16:24<br /><br /><DIV align=justify ="signable"><H1 align=center ="entry-title"><a href="http://www.primitivi.org/spip.php?article265" target="_blank"><strong><FONT color=#ff9900 size=4>Haïti&nbsp;: Le gouvernement a ordonné l’évacuation de la capitale</FONT></strong></a></H1><P ="soustitre">(information avec audio)</P></DIV><P align=justify ="cartouche"><SMALL><FONT size=2><ABBR title=2010-03-08T15:11:50Z ="published">lundi 8 mars 2010</ABBR>, par <SPAN ="vcard author"><a href="http://www.primitivi.org/spip.php?auteur2" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Primitivi</FONT></a></SPAN></FONT></SMALL></P><DIV align=justify ="texte entry-"><P>A cause des précipitations qui sont tombées durant ces derniers jours sur la pays, le gouvernement haïtien a décidé de déplacer les sinistrés de la ville de Port-au-Prince afin d’éviter les épidémies.</P><P>Les réfugiés ont été évacués vers différents campements aux environs de Port-au-Prince pour éviter les épidémies qui peuvent compliquer la situation sanitaire déjà difficile.</P><P>Dans différents points de la capitale les tentes des centres de vaccination destinés aux enfants et aux adultes ont été installées.</P><P>En plus du tremblement de terre du 12 janvier dernier le pays a vu arriver les grosses pluies du début de l’année qui ont compliqué l’assistance destinée aux sinistrés.</P><P>Près de 200 000 personnes sont sans logement dans le pays.</P><P>Cependant, une délégation équatorienne travaille à une proposition qui sera envoyée à l’Unasur pour offrir une aide humanitaire coordonnée aux côtés du gouvernement haïtien.</P><P>Le 9 février lors du sommet extraordinaire de l’Union des Nations Sud-américaines un accord a été adopté pour envoyer une aide de 100 millions de dollars à l’état caribéen. <BR><BR><BR>Source&nbsp;: Agencia Pulsar <a href="http://agenciapulsar.org/nota.php?id=16795" target="_blank"><FONT color=#ff9900>"El Gobierno de Haití ordena la evacuación de la capital"</FONT></a><FONT color=#ff9900> </FONT><BR>Traduction&nbsp;: Primitivi <HR><P></P><DIV><DIV align=center ="article-titre"><a href="http://www.legrandsoir.info/Les-pays-de-l-ALBA-&#111;nt-verse-100-mill&#111;ns-de-dollars-d-aide-a-Haiti.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>Les pays de l’ALBA ont verse 100 millons de dollars d aide a Haiti</strong></FONT></a></DIV><DIV ="article-titre">&nbsp;</DIV><DIV ="article-corps"><DIV ="article-auteur">Rolphe PAPILLON </DIV><DIV id=article-complet ="article-texte"><P ="spip">Corail est l un des premiers villages a beneficier de cette generosite. Les cubains, sur le terrain depuis plus de dix ans ont decide de transformer le centre de sante de corail en un vrai Hopital. En une semaine, ca a ete fait&nbsp;! Desormais les coraillais n ont plus aucun besoin d aller a jeremie pour se faire soigner, se faire operer ou accoucher. 16 specialistes cubains sont desormias sur place et chaque section communale compte un medecin cubain. Chaque annee depuis dix ans les avions transportant les medecins cubains repartent avec de jeunes etudiants en medecine. Les premieres promotions accompagnent deja les cubains dans leur travail en Haiti.</P><P ="spip">A corail, l arrivee des cubains par helicoptere a suscite une euphorie. La population a gagne les rues pour remercier les cubains en brandissant le drapeau venezuelien et le drapeau rouge du CHE. Un cortege de motos, de velos a accompagne les medecins jusqu a l hopital.</P><P ="spip">Dans la soiree, la mairie de Corail a organise un repas de bienvenue pour les cubains. Ceux ci ont dit que c est la premiere fois qu ils ont ete aussi chaleureusement accueillis dans une mission a l etranger (Angola, Venezuela compris).</P><P ="spip">Depuis que la radio a annonce l arrivee des medecins, chaque jour c est par centaines que les habitants descendent des mornes pour se faire soigner .</P><P ="spip">Rolphe PAPILLON</P><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=3 cellPadding=3 width="100%"><T><T><T><TR><TD style="BORDER-BOTTOM: #006f93 1px solid; BORDER-TOP: #006f93 1px solid" width="45%" align=left ="#006f93"><P align=center><B><FONT color=#ffffff size=2 face=Verdana>O T R E&nbsp; A M E R I Q U E&nbsp;</FONT></B></P></TD><TD style="BORDER-BOTTOM: #e0e0e0 1px solid; BORDER-TOP: #e0e0e0 1px solid" width="55%" align=left ="#ffffff"><P align=right><FONT size=1 face=Verdana><B>La Havane. 10 </B></FONT><B><FONT size=1 face=Verdana>Mars </FONT></B><FONT size=1 face=Verdana><B>2010</B></FONT></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><FONT face=Georgia><P align=center><B><FONT size=5>Le représentant de l’ONU <BR>en Haïti félicite les coopérants cubains</FONT></B></P><P align=center><SPAN style="TEXT-TRANS: uppercase"><B><FONT color=#6699ff size=1>Victor M. Carriba </FONT></B></SPAN></P><P>NATIONS UNIS, 9 mars. — Le responsable de la Mission des Nations unies pour stabilisation en Haïti (MINUSTAH), Edmond Mulet, a qualifié d’extraordinaire le travail des médecins cubains dans ce pays dévasté par un tremblement de terre.</P><P><img src="http://www.granma.cu/fotos%202010/marzo/haiti-2-10marzo.jpg" height="131" width="219" hspace="3" vspace="3" border="1" align="right" />«Ces professionnels travaillent dans tous les recoins d’Haïti, d’une façon extraordinaire, avec dévouement et amour, et souvent dans des conditions difficiles, réellement terribles», a déclaré le fonctionnaire à l’agence <I>Prensa Latina</I>, au siège de l’ONU.</P><P>«Malgré la situation, ils sont présents, investis dans leur mission, s’efforçant d’une manière réellement admirable», a-t-il ajouté. Concernant l’activité de la brigade cubaine, Edmond Mulet a souligné «qu’il s’agit d’une présence et d’une solidarité qui se sont manifestées depuis plusieurs années».</P><P>«Le mandat de la MINUSTAH ne concerne pas le domaine médical. Cependant, cette mission entretient des relations cordiales avec le personnel cubain de la santé. «Ils sont autonomes et font leur travail», a-t-il ajouté.&nbsp;</P><P>Au moment du séisme, environ 400 Cubains travaillaient dans le secteur de la santé en Haïti. Ils sont aujourd’hui près de 1 500, y compris les Haïtiens qui étudiaient la médecine à Cuba.</P><P>Le contingent comprend également des professionnels de 22 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, et 7 Etasuniens, tous diplômés de l’Ecole latino-américaine de médecine de La Havane. <BR></P></FONT></TD></TR></T></T></T></TABLE></DIV></DIV><DIV ="article-texte"><a href="http://www.granma.cu/frances/2010/marzo/mier10/&#111;nu-felicite-cooperants-cubains-haiti.html" target="_blank">Source</a></DIV><DIV ="article-texte"><TABLE border=0 cellSpacing=3 cellPadding=3 width="100%"><T><TR><TD style="BORDER-BOTTOM: #006f93 1px solid; BORDER-TOP: #006f93 1px solid" =#006f93 width="45%" align=left><P align=center><SPAN style="TEXT-TRANS: uppercase"><B><FONT color=#ffffff size=2 face=Verdana>N O T R E&nbsp;&nbsp; A M E R I Q U E</FONT></B></SPAN></P></TD><TD style="BORDER-BOTTOM: #e0e0e0 1px solid; BORDER-TOP: #e0e0e0 1px solid" =#ffffff width="55%" align=left><P align=right><FONT size=1 face=Verdana><B>La Havane. 11 </B></FONT><B><FONT size=1 face=Verdana>Mars </FONT></B><FONT size=1 face=Verdana><B>2010</B></FONT></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><FONT face=Georgia></FONT><FONT face=Verdana><P align=center></FONT><B><FONT face=Verdana><FONT size=2>APRES</FONT><FONT size=2> LE TREMBLEMENT DE TERRE EN HAÏTI<BR></FONT></FONT><FONT face=Georgia><FONT size=5>Pour guérir les blessures de l’âme</FONT></FONT></B><FONT face=Georgia></P><P align=center><B><FONT color=#6699ff size=1>Leticia Martinez Hernandez / Photo Juvenal Balan (envoyés spéciaux)</FONT></B></P><P>PORT-AU-PRINCE, Haïti.— Cuba a pris d’assaut la Place du Champ de Mars, celle-là même qui depuis deux mois accueille des milliers de visages tristes et angoissés. Car il s’agit bien d’un assaut, d’une déferlante d’amour et de sympathie venue guérir les blessures de l’âme. Un geste solidaire sur fond de musique, de <I>rumba santiaguera</I>, et agrémenté de pitreries, d’acrobaties, de magie, de pinceaux, de crayons de couleur, de danses, d’échasses, et des chansons… Le responsable de cette «invasion»? Le peintre Kcho. Les conquistadors? Les membres de la brigade culturelle <I>Marta Machado</I>. Leur objectif? Conquérir le cœur des centaines de Haïtiens qui, ce matin-là, ont oublié le drame qu’ils vivent pour retrouver le sourire avec Cuba.</P><P><img src="http://www.granma.cu/fotos%202010/marzo/haiti-11marzo.jpg" height="178" width="269" border="1" align="right" alt="Pour%20guérir%20les%20blessures%20de%20l’âme" />L’horloge marquait 10h précises… Tout était fin prêt devant les jardins du Palais présidentiel en ruines: la police haïtienne en place, et les barrières installées pour délimiter l’espace du spectacle. Mais comme l’art ne suit pas de schéma préétabli, et encore moins les facéties de Kcho, la brigade de la joie, sans aucune crainte, est entrée par où on l’attendait le moins. Les artistes cubains sont allés chercher les spectateurs jusque sous les tentes et dans les baraques délabrées, et tous sont passés de la surprise au plaisir lorsque la joie a envahi la place.</P><P>Kensi a été clown hier pour la première fois de sa vie. Le nez et les joues colorées ont eu raison de la tristesse de cet enfant, ont effacé le sinistre souvenir du tremblement de terre qui l’a privé de sa maison. Comme lui, des centaines d’enfants, mais aussi des adultes, se sont amusés avec les comédiens montés sur des échasses, et ont défilé bruyamment sous leurs longues jambes; avec le clown Cebollita, quand ils se sont arrosés les uns les autres&nbsp;au pistolet à eau; avec le magicien Sixto qui faisait disparaître les gourdes (monnaie haïtienne) et les cartes sous le nez des spectateurs; avec le groupe vocal cubain Desandann, qui leur a fait remuer les hanches jusqu’à l’ivresse avec ses chants créoles; avec les pinceaux de Rancaño; avec les dessins de Kcho, cet homme qui a révélé à <I>Granma</I>, qu’«il se sentait heureux d’avoir découvert que le talent ne vaut rien si l’on ne peut pas le partager avec les autres».</P><P>Sur la Place du Champ de Mars, les Cubains ont offert de l’art pur à des centaines de personnes. Si bien que, avec cette idée que partager le talent pour le rendre bien réel, personne ne s’est étonné d’entendre les accords du jazzman Yasek Manzano. Ce jeune homme qui a étudié à Julliard, la prestigieuse université new-yorkaise de musique, qui s’est produit sur de nombreuses scènes internationales, débordait de joie hier dans un Haïti dévasté.</P><P>Qu’importe le nom et les lauriers? s’exclame le jeune Yasek. «Je suis un parmi les autres qui sont venus offrir leur cœur. Je suis ici pour apporter mon soutien à travers ma musique, fort de ce que j’ai appris à Cuba. Je suis tombé amoureux de la brigade. J’étais avec eux dans les marais de Zapata, et à Guayabal, à l’île de la Jeunesse… Et Kcho sait qu’il peut compter sur moi.»</P><P>Kcho raconte que depuis le 12 janvier, le téléphone ne cessait pas de sonner. «Les brigadistes, les amis m’appelaient pour s’enquérir de nos projets, mais le moment n’était pas encore venu pour nous d’intervenir. Il fallait laisser les médecins faire leur travail, soigner, opérer... Puis, notre jour est arrivé, et nous voilà aujourd’hui ici, où nous sommes venus guérir au plus vite les blessures de l’âme, car sans cela l’avenir de ce pays sera compromis pour toujours. Quand est-ce que je pars? Je n’en sais rien… Je viens tout juste d’arriver dans ce pays, et je suis ici pour aider.»</P><P>Hier, c’était la fête sur cette place, transformée en un immense camp de réfugiés. Tout semblait irréel, un mirage du bonheur que nous souhaitons tous pour Haïti. Même la barrière qui protège le Palais national, y qui rappelle la ligne de partage entre le luxe et la misère, paraissait belle lorsque des mains cubaines y ont accroché les immenses dessins envoyés par des enfants cubains qui, comme leurs frères haïtiens ont aussi été frappés par des catastrophes naturelles. Une lueur de foi, d’espoir, de sourires, s’est levée hier sur le Champ de Mars, à Port-au-Prince.<BR></P></FONT></TD></TR></T></TABLE></DIV><DIV ="article-texte"><a href="http://www.granma.cu/frances/2010/marzo/jue11/11sanar-f.html" target="_blank">Source</a></DIV></DIV></DIV></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 12 Mar 2010 à 14:49</span>]]>
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   <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 16:24:58 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti :  La constitution d&#8217;un syst&#232;me...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 21 Feb 2010 à 20:22<br /><br /><FONT face=Verdana><DIV align=center><strong><FONT color=#ffffff size=4 face=Arial>La constitution d’un système de santé publique à Haïti : un grand défi</FONT></strong></DIV><DIV align=justify><FONT size=2></FONT>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><strong><FONT size=2 face=Arial>Raymundo Gómez Navía, envoyé spécial de l’AIN</FONT></strong></DIV><DIV align=justify><FONT size=2></FONT>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><FONT size=2>Port-au Prince, 18 février (AIN) - « Il y a de grands besoins à pourvoir, mais le plus grand défi, c’est de former un véritable système de santé publique à Haïti, et nous remercions profondément le Commandant en Chef Fidel Castro Ruz de nous avoir offert cette opportunité sans égal », a déclaré Luther Castillo, un médecin hondurien que s’occupe actuellement de la coordination du Contingent Henry Reeve, composé d’anciens élèves de l’ELAM. </FONT></DIV><DIV align=justify><FONT size=2></FONT>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><FONT size=2>« En une semaine, nous avons déjà travaillé à Leoganne, Acalle, Grana Grave et dans l’aire métropolitaine », a-t-il ajouté. « Nous travaillons du matin au soir et certains d’entre nous, qui ont plusieurs spécialités, travaillent aussi avec la Brigade Médicale Cubaine ».</FONT></FONT></DIV><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>« Il y a actuellement une vingtaine de points qui fonctionnent dans la ville et ses alentours, tenus par des collaborateurs cubains, des membres de la Brigade Henry Reeve, des anciens élèves haïtiens de l’ELAM et sept nord-américaines qui ont réalisé leurs études de médecine dans la même faculté. 185 étudiants haïtiens de l’ELAM de cinquième et de sixième année se sont joints à eux ».</FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>« Actuellement, nous avons commencé une campagne massive de vaccination dans tous les endroits où les personnes qui ont perdu leurs habitations et leurs biens ont installé des logement de fortune. Il y a parfois plus de cinq ou six mille personnes dans certains de ces quartiers »,a expliqué Castillo. </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>« Nous offrons une assistance médicale gratuite, nous ouvrons de petits cabinets de consultation qui serviront de base pour créer ensuite tout un modèle d’attention primaire de santé et nous travaillons intensément sur les questions de promotion et de prévention ». </FONT></P><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify>&nbsp;</P><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><FONT size=2 face=Verdana>« En même temps, nous apprenons la langue, l’histoire et les manières de penser de ce peuple, ses valeurs morales et philosophiques et les détails de l’épopée de lutte de cette nation ». </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>« C’est comme une marche forcée vers la constitution d’un nouveau système de santé qui pourrait servir à tous les pays en voie de développement », a-t-il affirmé. </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>« Ce que nous construisons ici est un modèle et nous sommes disposés à voyager ensuite à n’importe quel autre pays pour continuer à y travailler », a-t-il conclu.</FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>Luther Castillo a réitéré que tous sont disposés à rester autant de temps que ce sera nécessaire, pour réaliser ce travail de justice et d’humanité pour un peuple avec lequel nous avons une dette historique, car c’est lui qui a entrepris la première guerre de libération contre le pouvoir colonial et qui ainsi a ouvert un nouveau chemin à tous les peuples du monde.<BR></P></FONT><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><a href="http://www.ain.cu/idioma/frances/2010/0218c&#111;nstitución.htm" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Sun, 21 Feb 2010 20:22:37 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : Ha&#239;ti. &#171;Les pays d&#8217;Am&#233;rique du...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 18 Feb 2010 à 20:40<br /><br /><H2 =tit align=center>Haïti. «&nbsp;Les pays d’Amérique du Sud vont prendre à leur charge un crédit de 200 millions auprès de la BID&nbsp;»</H2><P =texte align=justify><STR&#079;NG =spip>Sophie Perchellet,</strong> vice-présidente &#8232;du Comité pour l’annulation &#8232;de la dette du tiers-monde France.</P><P =texte align=justify>«&nbsp;C’est la première fois qu’un président français se rend en Haïti depuis l’indépendance de ce pays. Ce qui est important, ce n’est pas tant la présence que l’apport de la France et la suite à donner au discours prononcé par Nicolas Sarkozy. Lorsqu’il déclare que le projet doit être national et donc revenir aux Haïtiens, tant au niveau de leur participation que de leur implication, nous ne pouvons qu’être d’accord. Mais il faut être attentif à la forme que va prendre cette aide. Nicolas Sarkozy a annoncé une enveloppe de 326 millions dont l’annulation de la dette de 56 millions mais qui était déjà avancée. Il faut par ailleurs voir la destination de ces fonds qui, pour l’heure, reste inconnue. Personne ne sait à quoi vont servir les 100 millions prévus pour les années 2010 et 2011. En général, la vision occidentale de l’aide est de verser des fonds mais avec un droit de regard. Comparons par exemple avec d’autres annonces. L’union des nations sud-américaines (Unasur) s’est engagée à aider Haïti à hauteur de 300 millions de dollars tout en précisant les lignes auxquels ils correspondent. Fait nouveau&#8201;&nbsp;: ces pays d’Amérique du Sud vont prendre à leur charge un crédit de 200 millions auprès de la Banque interaméricaine de développement (BID). Haïti est certaine qu’elle n’aura pas à rembourser ses versements. La BID n’aura pas de droit de regard direct puisque ce sont les pays qui ont directement souscrit ces crédits.&nbsp;»</P><P =texte align=justify><STR&#079;NG =spip>Propos recueillis par C. Ce.</strong></P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/2010-02-18_Internati&#111;nal_Haiti-Les-pays-d-Amerique-du-Sud-v&#111;nt-prendre-a-leur-charge" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Thu, 18 Feb 2010 20:40:09 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti :   Les Ha&#239;tiens protestent contre...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 18 Feb 2010 à 03:29<br /><br /><SPAN style="COLOR: #1e1e1e"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial; FONT-SIZE: 12pt"><DIV align=center><SPAN style="COLOR: #ff0000"><a href="http://futurrouge.wordpress.com/2010/02/17/haiti-les-haitiens-protestent-c&#111;ntre-la-presence-de-sarkozy-et-reclament-le-retour-daristide/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>&#091;HAITI&#093; Les Haïtiens protestent contre la présence de Sarkozy et réclament le retour&nbsp;d’Aristide</strong></FONT></A></SPAN></DIV><DIV><SPAN style="COLOR: #ff0000"><strong></strong></SPAN>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><SPAN style="COLOR: #ff0000"><FONT size=2><strong>(source :</strong> </FONT><a href="http://www.guevariando.org/index.php/news-mainmenu-2/item/881-haitianos-protestan-presencia-de-sarkozy-y-reclaman-regreso-de-aristide" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>http://www.guevariando.org/index.php/news-mainmenu-2/item/881-haitianos-protestan-presencia-de-sarkozy-y-reclaman-regreso-de-aristide</FONT></A><FONT size=2><FONT color=#ff9900> </FONT><strong>&nbsp;17/02/2010, traduction Futur Rouge)</strong></FONT></SPAN></DIV><DIV align=justify><BR><FONT color=#ffffff>Des groupes d’Haïtiens se sont retrouvés dans les environs du Palais Présidentiel à Port-au-Princepour exiger le retour du président Aristide et pour protester contre la présence du Président Français, Nicolas Sarkozy.Ils ont aussi demandé au Gouvernement des solutions pour répondre aux besoins les plus urgents dont souffre le pays après le tremblement de terre le mois dernier.. </FONT></DIV><P align=justify><FONT color=#ffffff></FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>Plusieurs groupes de citoyens Haïtiens se sont rassemblés tôt ce matin de Mercredi 17 févroer pour protester contre la présence du président français, Nicolas Sarkozy et réclamer le retour de l’ex-président haïtien Jean-Bertrand Aristide, expulsé en 2004 du pays, au moyen de l’incursion de forces étrangères.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>Depuis le Champs de Mars dans la capitale haïtienne, l’envoyé spéciale de teleSUR en Haití, Jordán Rodríguez, a relaté que les haïtiens ont réclamés aux environs du Palais Présidentiel le retour de l’ex-président Aristide.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>«&nbsp;Le peuple est dans la misère, il réclame que vienne à ce moment même notre président Aristide&nbsp;», déclara un manifestant. «&nbsp;Il ne peut pas vivre en dehors de son pays et son pays c’est Haití&nbsp;», disait-il.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>Les citoyens ont aussi protestés contre la visite Nicolas Sarkozy a Port-au-Prince et exiger le paiement d’une dette de 21 millions pour aider et assister les milliers de haïtiens affectés par le terrible tremblement de terre de 7,3 d’intensité qui secoua le pays le 12 janvier dernier.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>«&nbsp;Aujourd’hui Sarkozy est ici et nous nous réclamons les 21 milliards de dollars que la France à pour nous les haïtiens&nbsp;»</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>Il a assuré qu’il resterait dans la rue pour réclamer cette argent « parce que le peuple à faim, à soif et a des problèmes «&nbsp;.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>Les manifestants réclamaient des solutions au Gouvernement du président René Préval et exigeaient que soit donné du matériel médical et de secours, ainsi que la reconstruction des principaux bâtiments de la Capitale.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>Pendant ce temps, le président français annonçait lors de sa visite à Port-au-Prince l’annulation de la dette d’Haïti envers la France, soit 76 millions de dollars.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>Le 29 février 2004, pendant son&nbsp;second mandant présidentiel, Jean-Bertrand Aristide a été renversé et transféré vers l’Afrique du Sud.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>En outre, l’envoyé spécial de teleSUR a annoncé qu’il y avait environ 2000 personnes disparues, leurs parents et proches les ont cherchés dans les hôpitaux, morgue et camps de réfugiés.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>Jusqu’à maintenant «&nbsp;on a aucune information à ce sujet «&nbsp;, a dit Rodríguez.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>Les familles de ces personnes assurent que plusieurs groupes d’appuis ont établis leur propre plan d’action pour trouver les personnes disparues pendant que d’autres groupes continuent à faire des recherches dans les décombres.</FONT></P></SPAN></SPAN><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 18 Feb 2010 à 03:31</span>]]>
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   <pubDate>Thu, 18 Feb 2010 03:29:18 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : L&amp;#039;Equateur r&#233;gularise 144...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=32387#32387</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 18 Feb 2010 à 01:43<br /><br /><DIV>L'Equateur régularise 144 haïtiens sans papiers. ceci en application du décret permettant de régulariser tout les haïtien présents dans ce pays.</DIV><DIV>&nbsp;</DIV><DIV><a href="http://www.elciudadano.gov.ec/index.php?opti&#111;n=com_c&#111;ntent&amp;view=article&amp;id=10003:144-haitianos-fuer&#111;n-regularizados-hoy-en-quito&amp;catid=1:actualidad&amp;Itemid=42" target="_blank">Source</A> <HR></DIV><DIV><TABLE style="FONT-FAMILY: Verdana; FONT-SIZE: 10pt" border=0 cellSpacing=0 cellPadding=10 width="90%" ="#fef7f1"><T><T><T><TR><TD width="100%" align=middle><P align=center><strong><STR&#079;NG style="FONT-WEIGHT: 400"><FONT size=5><FONT color=#ffffff>Manuel pour détruire un pays </FONT></strong></FONT></strong></B></P></TD></TR><TR><TD width="100%" align=middle><a href="http://www.tlaxcala.es/detail_auteurs.asp?lg=fr&amp;reference=209" target="_blank"><FONT color=#ffffff><img src="http://www.tlaxcala.es/images/auteur_209.jpg" border="0" /> </FONT></A></TD></TR><TR><TD width="100%" align=middle><BR><P style="LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN: 0px; WORD-SPACING: 0px" align=center><FONT color=#ffffff size=1>AUTEUR:&nbsp;&nbsp;Luis BRITTO GARCÍA </FONT></P><P style="LINE-HEIGHT: 100%; MARGIN: 0px; WORD-SPACING: 0px" align=center><FONT color=#ffffff size=1>Traduit par&nbsp;&nbsp;R.V. Édité par Fausto Giudice </FONT></P></TD></TR><TR><TD width="100%"><BR><P align=left><FONT color=#ffffff></FONT><P align=justify><FONT color=#ffffff>1. Quand, naviguant sans savoir où tu vas, tu trouves une terre, affirme que tu l’as découverte et extermine tous ses habitants.<img src="http://1.bp.blogspot.com/_hYgv7fAh5w0/S3xowZTh0iI/AAAAAAAAAGA/O-tyE1oIQuw/s640/Femme+noire.jpg" hspace="9" vspace="9" border="0" align="right" /></FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>2. Si, une fois les habitants exterminés, tu ne trouves personne qui travaille gratis pour toi, enlève des centaines de milliers d’Africains et convertis-les en esclaves, jusqu’à avoir une proportion de 8 esclaves pour un colon.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>3. Pour les dompter, donne-leur du fouet sur le dos et mets-leur une religion dans le crâne qui les force à adorer leurs exploiteurs.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>4. Viole les femmes esclaves et confie aux mulâtres qui naissent les pires tâches de répression envers leurs frères.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>5. Afin de mettre en évidence la supériorité morale des maîtres, remets le pays aux mains des flibustiers de l’île de la Tortue commandés par le pirate Du Casse, en 1697.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>6. Augmente l’exploitation jusqu’à ce qu’ Haïti, en 1791, produise 89 000 tonnes de sucre, plus que la Barbade, la Jamaïque et Cuba réunis, tout en t’assurant que pour les producteurs, la vie soit la plus amère du monde.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>7. Proclame la Liberté, la Fraternité et l’Egalité dans la métropole française en 1789, mais quand les esclaves se soulèvent pour réclamer la même chose en 1791, envoie une expédition de 40 000 hommes (en 1801) pour empêcher que les Haïtiens soient traités en hommes et en citoyens</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>8. Accepte en 1816 l’aide généreuse d’Haïti pour obtenir l’Indépendance de l’Amérique Latine, mais oublie de l’inviter au Congrès de Panama en 1826.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>9. Après que les esclaves insurgés ont mis en déroute&nbsp; les 40 000 envahisseurs en 1804, attends jusqu’en 1826 pour reconnaitre leur Indépendance, en échange d’une indemnisation de 150 millions de francs-or à payer, non pas aux esclaves, mais à leurs anciens maitres. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>10. Attends que cette dette démolisseuse détruise ce qui n’a pas été dévasté par la guerre de libération, et favorise en 1915 une invasion des USA, qui occupent le pays jusqu’en 1934.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>11. Pendant cette occupation militaire, fais avancer les privatisation: privatisation de la nature (en 1925 60% des forêts étaient détruites, aujourd’hui 98%), privatisation de la société (80% de pauvreté), privatisation de l’éducation (52% d’analphabètes), privatisation de la santé (mortalité infantile de 110 pour mille), privatisation de la terre (70% des agriculteurs n’en possèdent pas), privatisation de la sécurité sociale (les pensions de vieillesse et le droit de grève sont abolis), privatisation des salaires (1,50 dollar par jour), privatisation des bénéfices (les investisseurs obtiennent des retours sur investissements de 500%), privatisation du commerce (70% des exportations vont vers les USA), privatisation des iles (les îles Cayémites et La Tortue ont été bradées), privatisation des droits de l’homme (30 000 opposants disparus en 15 ans), privatisation du sang (acheté 3 dollars le litre et revendu 25 dollars le litre.)</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>12. Au moment de retirer les troupes, laisse le pays occupé par des dynasties de dictateurs brutaux qui assassinent tous ceux qui luttent pour améliorer le niveau de vie, pour les réformes sociales ou pour la démocratie.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>13. Si un candidat gagne des élections démocratiques, appuie un coup d’État qui le renverse, l’enlève et l’exile.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>14. Après le Coup d’Etat, privatise la « Minoterie d’Haïti » et « Ciment d’Haïti », les entreprises de farine blé et de ciment, et vends-les à une entreprise de Kissinger, pour qu’en cas d’urgence les Haïtiens n’aient ni pain ni ciment pour reconstruire leur pays.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>15. Si le dictateur qui a envoyé le démocrate en exil est démis par le peuple, envahis de nouveau Haïti avec 18 bateaux de guerre, 2 porte-avions nucléaires, des dizaines d’hélicoptères Blackhawk, des véhicules blindés et 6000 soldats criant : « Nous ne sommes pas en guerre ; nous venons restaurer la démocratie et apporter de l’aide humanitaire. »</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>16. Une fois le dictateur restauré, laisse de nouveau le pays occupé par les forces militaires de l’ONU.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>17. Si, malgré tout cela, le président élu démocratiquement et démis revient de l’exil et gagne de nouveau les élections en 2001, empêche l’arrivée de toute aide extérieure, impose un blocus, appuie un nouveau coup d’État, enlève le démocrate et envoie-le en exil en Afrique du Sud.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>18. Occulte les dénonciations comme celle de Marguerite Laurent, du Réseau de Leadership des avocats haïtiens (HLLN), et avocate de Jean Bertrand-Aristide, qui soutient : « Il a été prouvé que les USA ont découvert du pétrole à Haïti il y a des décennies et que, du fait des circonstances géopolitiques de cette époque, ils ont décidé de garder le pétrole haïtien en réserve pour quand celui du Moyen-Orient sera épuisé. » Ceci est détaillé par le Dr. Georges Michel dans un article daté du 27 mars 2004, dans lequel il résume l’histoire des explorations et des réserves pétrolières d’Haïti, et dans les recherches de Ginette et Daniel Mathurin. Il y a aussi des preuves que ces mêmes grandes entreprises&nbsp; pétrolières US , les monopoles d’ingénierie et les sous-traitants de la Défense qui leur sont liés ont fait des plans, il y a des décennies, pour les eaux des mouillage d’Haïti, soit pour installer des raffineries de pétrole soit pour développer des installations de stockage de pétrole brut, qui serait ensuite transbordé à bord de petits pétroliers pour être acheminé vers les USA et les ports des Caraïbes. Tout ceci est détaillé dans un document sur la Dunn Plantation de Fort Liberté à Haïti (Cynthia McKinney: Global Research). &#091;Lire ici : </FONT><a href="http://www.margueritelaurent.com/pressclips/oil_sites.html#petroleFrench" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.margueritelaurent.com/pressclips/oil_sites.html#petroleFrench</FONT></A><FONT color=#ffffff>, NdE&#093;</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>19. Utilise contre le pays, sans déclaration de guerre, tout le répertoire des armes psychologiques, chimiques, bactériologiques, virales, climatiques et tectoniques que peuvent produire les laboratoires du mal.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>20. Quand la catastrophe naturelle s’abat sur un peuple qui a supporté tant de catastrophes politiques et sociales, occupe ses aéroports et ses points stratégiques avec des unités de la IVème flotte, de la 82ème division aéroportée, 20 000 marines armés et 3500 soldats supplémentaires de l’ONU, pour empêcher l’arrivée de secours, achever par balles ceux que le séisme n’a pas exterminés et convertir le pays en base militaire. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff>Une fois ce pays immolé revenu à l’esclavage, n’oublie pas que ce manuel est à format unique et s’applique à tous les pays du monde, avec la seule différence que c’est chacun à son tour.<BR><BR></FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff></FONT></P><FONT color=#ffffff><HR id=null></FONT><P></P><P align=justify><FONT size=1><strong><FONT color=#ffffff>Source :</FONT><FONT color=#8c3800> </strong></FONT><a href="http://luisbrittogarcia.blogspot.com/2010/02/manual-para-destruir-un-pais.html" target="_blank"><EM><FONT color=#ff9900 size=1><strong>le blog de l'auteur</strong></FONT></EM></A><FONT size=1><strong><FONT color=#ffffff>-</FONT></strong><a href="http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10032&amp;lg=es" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=1><strong>Manual para destruir un país</strong></FONT></A><BR><BR><strong><FONT color=#ffffff>Source de cette traduction : </FONT></strong><a href="http://luisbrittogarcia-fr.blogspot.com/" target="_blank"><FONT color=#0099ff><strong><EM><FONT color=#ff9900 size=1>Luis Britto Garcia en francés</FONT></EM><FONT color=#ff9900> </FONT></strong></FONT></A></FONT><strong><FONT color=#ffffff>-</FONT> </strong><a href="http://luisbrittogarcia-fr.blogspot.com/2010/02/1.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=1><strong>Manuel pour détruire un pays</strong></FONT></A><BR><BR><FONT size=1><strong><FONT color=#ffffff>Article original publié le 7/2/2010</FONT><BR></strong></FONT></P></FONT></TD></TR></T></T></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10033&amp;lg=fr" target="_blank">Source</A><HR></DIV><P align=center><img src="http://www.rebeli&#111;n.org/imagenes/p_17_02_2010.jpg" border="1" /></P><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 18 Feb 2010 à 02:26</span>]]>
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   <pubDate>Thu, 18 Feb 2010 01:43:30 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti :      N O T R E A M E R I...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 17 Feb 2010 à 22:01<br /><br /><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=3 cellPadding=3 width="100%"><T><T><T><TR><TD style="BORDER-BOTTOM: #006f93 1px solid; BORDER-TOP: #006f93 1px solid" width="45%" align=left ="#006f93"><P align=center><B><FONT color=#ffffff size=2 face=Verdana>N O T R E&nbsp; A M E R I Q U E</FONT></B></P></TD><TD style="BORDER-BOTTOM: #e0e0e0 1px solid; BORDER-TOP: #e0e0e0 1px solid" width="55%" align=left ="#ffffff"><P align=right><FONT size=1 face=Verdana><B>La Havane. 17 Févier 2010</B></FONT></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><FONT face=Georgia><P align=center><B><FONT size=5>Des médecins formés à Cuba <BR>vaccinent la population haïtienne</FONT></B></P><P>Une équipe de médecins diplômés de l’Ecole latino-américaine de médecine à Cuba (ELAM) participent à la campagne de vaccination menée par les coopérants cubains dans ce pays dévasté par un tremblement de terre. </P><P><img src="http://www.granma.cu/fotos%202010/febrero/vacunas-haiti-2-17febre.jpg" height="196" width="219" hspace="3" vspace="3" border="1" align="right" />Les jeunes médecins, en provenance de plusieurs pays d’Amérique latine, ont commencé leur travail dans l’un des plus grands campements improvisés pour les sinistrés du séisme, assistés par des coopérants cubains. </P><P>Le campement, situé à l’école secondaire Saint-Louis-de-Gonzague, n’avait encore reçu aucune aide en matière de vaccination, malgré des demandes faites à des organisations non gouvernementales et diverses institutions, selon les déclarations de la coordinatrice du campement, Elvire Constant. </P><P>Les médecins latino-américains et cubains, appuyés par des infirmières de l’île, ont vacciné la population contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche, en priorité les enfants et les femmes. <BR></P></FONT></TD></TR></T></T></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.granma.cu/frances/2010/febrero/mier17/vaccinent-populati&#111;n-haitienne.html" target="_blank">Source</A></DIV><DIV><HR></DIV><DIV align=center><strong><FONT color=#ffffff size=4 face=Arial>Ce dont Haïti a besoin</FONT></strong></DIV><DIV><FONT size=2></FONT>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><FONT size=2>Une chose est certaine : ce dont les haïtiens ont besoin, c’est d’un appui solidaire, effectif et désintéressé.</FONT></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><FONT size=2 face=Verdana>La capitale et toute la région voisine ont été presque complètement dévastées. Le <BR>nombre de morts est d’environ 150 000, et celui des blessés peut en être le double. 55 000 familles sont sans abris et plus d’un million et demi de personnes vivent dans des campements de réfugiés, sans aucune protection, sans disposer de l’alimentation suffisante ni de conditions matérielles minimum et courent le danger de voir surgir des épidémies. </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>Face à ce désastre - que l’on ne doit en aucun cas considérer comme « un châtiment de Dieu », comme certains l’ont fait, mais comme un coup porté par la nature et aggravé par les effets d’une douloureuse histoire d’exploitation et d’ingérence étrangère - on ne peut ni monopoliser, ni adultérer les réponses. </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>Aucun prétexte ne peut expliquer que certains groupes de pouvoir, qui sont précisément les grands responsables du drame ancestral de Haïti, réalisent des opérations d’occupation militaire inutiles et fassent passer leurs propres considérations avant les urgentes nécessités et la volonté des haïtiens. </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>La nation qui, la première, s’est libérée du colonialisme est devenue une affaire <BR>multilatérale, mais tous ceux qui veulent aider le pays dévasté et assister les centaines de milliers de victimes d’un des séismes les plus violents de l’histoire, ont le devoir de le faire guidés par un véritable altruisme et dans un total respect de la souveraineté, de l’intégrité et de la dignité de ceux auxquels ils portent secours.</FONT> </P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>Il ne s’agit pas de soumettre, d’annuler, de discriminer ou de tirer de sordides <BR>avantages du drame mais au contraire, de faire jouer les fibres les plus nobles de l’être humain au moment de prêter secours à des frères.</FONT> </P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>De nombreuses personnes agissent ainsi : les médecins cubains et ceux d’autres <BR>nations, les secouristes, les organisations internationales qui défendent vraiment les principes et la solidarité. </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>Malheureusement, il y a d’autres personnes qui ne songent qu’à pêcher en eau trouble et qui pratiquent, sous les bannières d’un prétendu secours, des contrôles inutiles, ou bien qui prennent des décisions au-delà de ce qui les incombe sans prendre en compte qu’ils se trouvent dans un pays qui n’est pas le leur, et qui même, parfois finissent par gêner par leur action ceux qui accourent à l’appel au secours d’une façon totalement désintéressée. </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>Il est difficile d’expliquer les difficultés artificielles qui ont été crées au moment <BR>de débarquer des provisions. On sait qu’il y a même des groupes de personnes sans scrupules qui pratiquent la traite humaine et qui prétendent mettre la main sur des orphelins sans défense, sous le couvert de prétendues « adoptions ». </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>Il y en a aussi qui, spécialement en occident, utilisent les médias pour demander des dons en espèces qui finissent, en fait, dans leurs propres poches. </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>C’est pourquoi, s’il est important de prêter toute l’aide possible au peuple haïtien, <BR>il est inacceptable de laisser passer les actions de certains profiteurs qui utilisent le drame pour satisfaire leurs mesquines intentions. <BR></P></FONT><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><a href="http://www.ain.cu/idioma/frances/2010/0217Haiti.htm" target="_blank">Source</A> <HR></DIV><FONT size=2><P style="MARGIN-TOP: 0px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=center><B><FONT color=#ffffff size=4 face=Arial>200 médecins de plus, tous anciens élèves de l’ELAM, arrivent en renfort à Haïti</FONT></B></P></FONT><DIV align=justify><FONT size=2></FONT>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><FONT size=2>Puerto Principe, 15 février (AIN) – Avec l’arrivée, lundi, de 50 boliviens, ce sont maintenant <BR>200 médecins latino-américains ou caribéens qui travaillent au sein du Contingent Henry Reeve, actuellement présent à Haïti. Tous sont d’anciens élèves de l’École Latino-Américaine de Médecine (ELAM).</FONT></DIV><DIV align=justify><FONT size=2></FONT>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><FONT size=2>Ils ont exprimé le désir de collaborer aux côtés de la Brigade Médicale Cubaine et des médecins haïtiens qui se sont formés dans la même école, afin de prêter assistance à la population haïtienne frappée par un séisme dévastateur le 12 janvier dernier. <BR><BR>Les médecins arrivés en renfort se sont distribués entre les hôpitaux de campagne et les autres installations de santé de Croix des Bouquets, de Leoganne, d’Arcahaie, de Grand Goave et de l’aire métropolitaine. Ils travailleront principalement à des tâches d’attention communautaire. </FONT><BR></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.ain.cu/idioma/frances/2010/0216ELAM_Haiti.htm" target="_blank">Source</A><HR></DIV><DIV align=justify><DIV =article-titre align=center><a href="http://www.legrandsoir.info/Haiti-test-pour-l-humanite.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>Haïti&nbsp;: test pour l’humanité</strong></FONT></A></DIV><DIV =article-titre>&nbsp;</DIV><DIV =article-corps><a href="http://www.legrandsoir.info/Haiti-test-pour-l-humanite.html" target="_blank"><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH167/art&#111;n10206-a7d93.jpg" height="167" width="250" border="0" align="left" style="WIDTH:%20250px;%20HEIGHT:%20167px" /></A> <DIV =article-auteur>Leonardo BOFF </DIV><DIV id=article-complet =article-texte><DIV style="TEXT-ALIGN: justify">Le désastre qui s’est abattu sur Haïti, détruisant Port-au-Prince, tuant des milliers de personnes et privant le peuple des structures minimales pour la survie, est une épreuve pour l’humanité. Selon les pronostics de ceux qui suivent systématiquement l’état de la Terre, il ne passera pas beaucoup de temps avant que nous soyons confrontés à d’autres Haïti, avec des millions et des millions de réfugiés climatiques provoqués par des événements extrêmes qui pourront occasionner une véritable destruction écologique et détruire d’innombrables vies humaines.</DIV><DIV></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify"><DIV style="TEXT-ALIGN: center; CLEAR: both" =separator><a href="http://3.bp.blogspot.com/_PaJjI4a23I0/S5Y0Roc0gaI/AAAAAAAAAjk/kY7TaCZ1xgI/s1600-h/hospitalite.jpg" target="_blank"><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L130xH200/hospitalitej6f6c-b3e8e.jpg" height="200" width="130" border="0" style="WIDTH:%20130px;%20HEIGHT:%20200px" /></A></DIV><P =spip>Dans ce contexte, deux vertus, liées à l’essence même de l’être humain, doivent revêtir une importance spéciale&nbsp;: <B>l’hospitalité et la solidarité</B>.<B>&nbsp;</B></P><P =spip><B>L’hospitalité</B>, comme l’a dit le philosophe Kant, est un droit et un devoir de tous, car nous sommes tous des habitants, ou plutôt des fils et des filles de la même Terre. Nous avons le droit d’y circuler, de recevoir et d’offrir l’hospitalité. Les nations seront-elles prêtes à satisfaire à ce droit fondamental de la multitude de personnes qui ne peuvent déjà plus vivre dans leurs régions surchauffées, sans eau et sans récoltes&nbsp;? L’instinct de survie ne respecte pas les limites des États-nations. Les barbares d’autrefois ont renversé des empires, et les nouveaux «&nbsp;barbares&nbsp;» d’aujourd’hui ne feront pas autre chose -s’il ne sont pas exterminés par ceux qui ont usurperont la Terre pour eux-mêmes. J’arrête là, parce que les scénarios probables et non impossibles sont dantesques.</P></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: center; CLEAR: both" =separator><a href="http://3.bp.blogspot.com/_PaJjI4a23I0/S5YxsvYYS-I/AAAAAAAAAjc/hIvtxCjxD48/s1600-h/solidarite.GIF" target="_blank"><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L200xH158/solidariteGI155a-6d911.gif" height="158" width="200" border="0" style="WIDTH:%20200px;%20HEIGHT:%20158px" /></A></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify">La seconde vertu est la <B>solidarité</B>. Elle est inhérente à l’essence sociale de l’être humain. Les classiques de l’étude de la solidarité -comme Renouvier, Durkheim, Bourgeois et Sorel- ont déjà souligné le fait qu’une société ne peut exister sans la solidarité des uns envers les autres. Elle suppose une conscience collective et le sentiment d’appartenance de tous. Tout le monde accepte naturellement de vivre ensemble pour exercer ensemble la politique -qui est la recherche conjointe du bien commun.</DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify"><P =spip>Nous devons soumettre à la critique le concept de modernité qui part de l’autonomie absolue du sujet dans la solitude de sa liberté. On dit que chacun doit s’occuper de ses affaires sans avoir besoin des autres. Pour que les êtres humains ainsi solitaires puissent vivre ensemble, ils ont besoin de fait d’un contrat social, comme celui élaboré par Rousseau, Locke et Kant. Mais cet individualisme est faux et illusoire. Il faut reconnaître le fait réel, auquel on ne peut renoncer, que l’être humain est toujours un être de relation, un-être-avec-les-autres, toujours entremêlé dans une chaîne de toutes sortes de connexions. Il n’est jamais seul. Le contrat social ne fonde pas la société, il l’ordonne simplement au niveau juridique.</P></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify">De plus, la solidarité repose sur une base cosmologique. Tous les êtres, depuis les quark top &#091;1&#093; mais spécialement les organismes vivants, sont des êtres de relation, et personne ne vit en-dehors du réseau d’inter-rétro-connexions &#091;2&#093;. C’est pour cela que tous les êtres sont réciproquement solidaires. Chacun aide l’autre à survivre -c’est le sens de la biodiversité-, et ils ne sont pas nécessairement victimes de la sélection naturelle. À la place de celle-ci, nous introduisons au niveau humain, pour cause de solidarité, le souci de l’autre -spécialement envers les plus vulnérables. Ils ne succombent pas ainsi aux intérêts exclusifs de groupes ou d’un type de culture féroce qui place l’ambition au-dessus de la vie et de la dignité.</DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify">Nous sommes arrivés à un point de l’histoire où nous nous découvrons tous entremêlés dans une unique «&nbsp;géosociété&nbsp;». Sans la solidarité de tous avec tous -et avec la Terre-Mère-, il n’y aura de futur pour personne. Les malheurs d’un peuple sont nos malheurs, ses larmes sont nos larmes, ses avancées, nos avancées.</DIV><P =spip>Che Guevara l’a bien dit&nbsp;: <I><B>«&nbsp;La solidarité est la tendresse des peuples&nbsp;»</B></I>. C’est cette tendresse que nous devons donner à nos frères et sœurs dans la souffrance, en Haïti.</P><P =spip><B>Leonardo Boff</B></P><P =spip><B>&#091;1&#093;</B>. Le <B>quark top</B> (souvent abrégé en quark t) est un quark, une particule élémentaire de la physique des particules. (Wikipedia) <B>&#091;2&#093;</B>. Par cette notion d’<B>inter-rétro-connexions</B>, l’auteur désigne les relations de connexion et d’information qui s’établissent entre tous les êtres -ce qui fait dire à la physique quantique que «&nbsp;tout est lié à tout, en tous points et en toutes circonstances&nbsp;». (<a href="http://www.servicioskoin&#111;nia.org/logos/articulo.php?num=117" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.servicioskoinonia.org/lo...</FONT></A><FONT color=#ffffff>)</FONT></P><HR =spip><P =spip>Traduction&nbsp;: <a href="http://ameriquelatinedespeuples.blogspot.com/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Armando García</FONT></A></P><P =spip><I>Source en français&nbsp;:&nbsp;<a href="http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10142&amp;lg=fr" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Tlaxcala</FONT></A></I></P><P =spip><I>Source en portugais&nbsp;: <a href="http://www.triplov.com/boff/2010/solidariedade.htm" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Triplov</FONT></A>, <a href="http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10139&amp;lg=po" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Tlaxcala</FONT></A></I></P><P =spip><I>Source en espagnol&nbsp;: <a href="http://www.elpais.cr/articulos.php?id=19661" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Nuestro País</FONT></A>, <a href="http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10140&amp;lg=es" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Tlaxcala</FONT></A></I><FONT color=#ff9900> <I></I></FONT></P><P =spip><I>Article original publié le 15/2/2010</I></P><P =spip><a href="http://www.tlaxcala.es/detail_auteurs.asp?lg=fr&amp;reference=1107" target="_blank"><I><FONT color=#ff9900>Sur l’auteur</FONT></I></A></P><DIV style="TEXT-ALIGN: justify"><I><a href="http://am%c3%a9riquelatinedespeuples.blogspot.com/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Armando García</FONT></A> et <a href="http://azls.blogspot.com/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Fausto Giudice</FONT></A> sont membres de <a href="http://www.tlaxcala.es/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique</FONT></A>. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d’en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.</I></DIV></DIV></DIV></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 12 Mar 2010 à 14:57</span>]]>
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   <pubDate>Wed, 17 Feb 2010 22:01:08 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti :       C U B A  La Havane....</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 12 Feb 2010 à 18:07<br /><br /><DIV><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=3 cellPadding=3 width="100%"><T><T><T><TR><TD style="BORDER-BOTTOM: #006f93 1px solid; BORDER-TOP: #006f93 1px solid" width="45%" align=left ="#006f93"><P align=center><SPAN style="TEXT-TRANS: uppercase"><B><FONT color=#ffffff size=2 face=Verdana>C U B A</FONT></B></SPAN></P></TD><TD style="BORDER-BOTTOM: #e0e0e0 1px solid; BORDER-TOP: #e0e0e0 1px solid" width="55%" align=left ="#ffffff"><P align=right><FONT size=1 face=Verdana><B>La Havane. 11 Févier 2010</B></FONT></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia; FONT-WEIGHT: 700" lang=FR><FONT size=5>Un nouveau contingent de «Henry Reeve» en route pour Haïti</FONT></SPAN></P><P align=center ="Ms&#111;normal"><B><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR><FONT color=#6699ff size=1>Lianet Cruz Pareta (étudiante en journalisme)</FONT></SPAN></B></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>Au cours d’une cérémonie marquée par beaucoup d’émotion, le ministre de la Santé publique, José Ramon Balaguer, a remis le «drapeau de la victoire», comme il l’a lui-même qualifié, à la Brigade médicale internationale «Henry Reeve», composée de jeunes diplômés de l’Ecole latino-américaine de médecine (ELAM), dont plusieurs membres se trouvent déjà à pied d’œuvre en Haïti. Un autre groupe devrait s’envoler sous peu.</SPAN></P><DIV align=right><TABLE style="BORDER-RIGHT-WIDTH: 0px; BORDER-COLLAPSE: collapse; BORDER-TOP-WIDTH: 0px; BORDER-BOTTOM-WIDTH: 0px; BORDER-LEFT-WIDTH: 0px" border=1 width="35%" align=right><T><T><T><TR><TD style="BORDER-BOTTOM: medium n&#111;ne; BORDER-LEFT: medium n&#111;ne; BORDER-TOP: medium n&#111;ne; BORDER-RIGHT: medium n&#111;ne"><img src="http://www.granma.cu/fotos%202010/febrero/haiti-11febre.jpg" height="178" width="269" border="0" /><BR><SPAN style="FONT-FAMILY: Verdana; FONT-WEIGHT: 700" lang=FR><FONT size=1>Le médecin hondurien Luther Castillo, au nom du contingent Henry Reeve, reçoit le drapeau des mains de José Ramon Balaguer.</FONT></SPAN></TD></TR></T></T></T></TABLE></DIV><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>Ce contingent de 206 médecins de 24 nationalités différentes ira rejoindre la Mission médicale cubaine en poste en Haïti. Fidèles aux principes de l’internationalisme et de la solidarité dans lesquels ils ont été formés, ces jeunes ont répondu à l’appel de la Révolution cubaine pour venir en aide aux sinistrés de la catastrophe.</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>«Les gens en Haïti on besoin de soutien, d’un peu de joie, et ils ont surtout droit à une vie digne», devait signaler le Dr Pablo Salgado, qui travaillait au sein du système de santé publique du Chili avant de venir à Cuba rejoindre la Brigade. D’autres internationalistes comme le Dr Abdoul Kader Sylla (du Mali) se sont déclarés prêts à aider dans n’importe quelles circonstances. Lors de la cérémonie, José Ramon Balaguer a insisté sur la nécessité de doter Haïti d’un système de santé qui réponde aux besoins de la population et permette de sauver des vies. «Tous nos efforts seront consacrés à consolider ce système», a-t-il souligné.</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>A cette cérémonie qui était présidée en outre par le ministre de la Science, de la Technologie et de l’Environnement, José Miyar Barrueco, et du recteur de l’ELAM Juan Carrizo Estévez, étaient présents des membres des familles de nos cinq héros, ainsi qu’un nombreux groupe d’étudiants latino-américains en médecine.<BR></SPAN></P></TD></TR></T></T></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.granma.cu/frances/2010/febrero/juev11/brigada.html" target="_blank">Source</A></DIV></DIV><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=3 cellPadding=3 width="100%"><T><T><T><TR><TD style="BORDER-BOTTOM: #006f93 1px solid; BORDER-TOP: #006f93 1px solid" width="45%" align=left ="#006f93"><P align=center><SPAN style="TEXT-TRANS: uppercase"><B><FONT color=#ffffff size=2 face=Verdana>N O T R E&nbsp; A M E R I Q U E</FONT></B></SPAN></P></TD><TD style="BORDER-BOTTOM: #e0e0e0 1px solid; BORDER-TOP: #e0e0e0 1px solid" width="55%" align=left ="#ffffff"><P align=right><FONT size=1 face=Verdana><B>La Havane. 12 Févier 2010</B></FONT></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia; FONT-WEIGHT: 700" lang=FR><FONT size=5>La brigade internationale «Henry Reeve» en terre haïtienne</FONT></SPAN></P><P align=center ="Ms&#111;normal"><B><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR><FONT color=#6699ff><FONT size=1>Leticia</FONT><FONT size=1> Martinez et Juvenal Balan (photo), envoyés spéciaux</FONT></FONT></SPAN></B></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>PORT-AU-PRINCE.- C’est aux cris de «Vive Cuba!» et «Vive Fidel» qu’a été accueillie, dans la matinée d’hier, la cinquantaine de jeunes diplômés de l’Ecole latino-américaine de médecine à leur arrivée en Haïti. Il s’agissait du premier groupe de plus de 200 médecins regroupés déjà à La Havane, et qui se joindront progressivement à la brigade cubaine qui travaille actuellement dans ce pays.</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR><img src="http://www.granma.cu/fotos%202010/febrero/brigada_12febre.jpg" height="163" width="250" border="1" align="right" />Avant de se rendre à Croix-des-Bouquets, où ils étaient attendus dans un hôpital de campagne où sont pris en charge des centaines de blessés, plusieurs d’entre eux ont livré leurs impressions à Granma. La Péruvienne Dania Lazo, qui à provisoirement interrompu la spécialité en médecine générale intégrale qu’elle faisait à Cuba, nous raconte que lorsqu’elle a pris connaissance de l’appel du leader de la Révolution Fidel Castro, elle n’a pas hésité un instant à répondre présent, qu’elle ignore la date du retour et que la seule chose qui compte c’est d’être ici présente, au service de la population haïtienne.</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>L’Argentin Emiliano Mariscal, responsable du contingent, signale quant à lui: «Nous sommes fiers d’être parmi les premiers à commencer cette tâche. Nous nous réjouissons d’être là, et nous avons très envie de nous mettre tout de suite au travail.» Le médecin hondurien Luther Castillo, qui, au nom de la Brigade, porte le drapeau qui lui a été remis à La Havane, explique que cinq groupes de médecins suivront, «tous avec les sacs à dos remplis de solidarité».</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>Le professeur Eladio Barcarcel, conseiller du recteur de l’ELAM, a précisé que parmi ce groupe de médecins, originaires d’une vingtaine de pays, viendront des jeunes qui font la troisième année de leur deuxième spécialité, et que même si dans un premier temps ils seront affectés aux soins primaires, ils resteront tout le temps nécessaire et feront tout ce qu’il faudra faire.</SPAN></P><FONT face=Georgia><SPAN style="FONT-SIZE: 12pt" lang=FR>L’enthousiasme qui se lit sur les visages de tous ces jeunes du nouveau contingent de la Brigade médicale internationale «Henry Reeve» ne fait que confirmer cette volonté.</SPAN></FONT><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial; FONT-SIZE: 12pt" lang=FR><BR></SPAN></TD></TR></T></T></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.granma.cu/frances/2010/febrero/vier12/brigada.html" target="_blank">Source</A></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><P align=center><img src="http://www.telesurtv.net/multimedia/imagenes/caricatura/ICG905_991.jpg" height="633" width="531" border="0" /></P><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 15 Feb 2010 à 16:49</span>]]>
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   <pubDate>Fri, 12 Feb 2010 18:07:03 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : La r&#233;pression de Ha&#239;ti par les...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 11 Feb 2010 à 20:20<br /><br /><DIV align=center><FONT size=4><strong>La répression de Haïti par les États-Unis se poursuit </strong></FONT></DIV><DIV><TABLE =pane><T><TR><TD =auteur_article vAlign=top><SPAN =auteur_article>Project Censored </SPAN>&nbsp;&nbsp; </TD></TR><TR><TD =_space vAlign=top><P align=justify><B><img src="http://www.michelcoll&#111;n.info/images/stories/project_censored1.png" height="58" width="300" hspace="6" vspace="6" border="0" align="left" style="WIDTH:%20241px;%20HEIGHT:%2072px" /></B> </P><P align=justify><B>Le gouvernement américain prévoit d’exproprier et de démolir les logements de centaines de Haïtiens dans le bidonville de Cité Soleil afin d’agrandir la base militaire des forces occupantes de l’ONU.&nbsp;</B> </P><P align=justify mce_keep="true">&nbsp;</P><P align=justify mce_keep="true"><I>NB: Le&nbsp;Project Censored&nbsp;est un livre reprenant&nbsp;certains articles censurés. "La répression de Haïti par les Etats-Unis&nbsp;se poursuit" fait partie de ce projet. Datant de 2008, l'article qui suit se présente dans son intégralité puis est accompagné de mises à jour. <a href="http://www.michelcoll&#111;n.info/" target="_blank"><FONT color=#0000ff size=3><FONT color=#ff9900 size=2>Investig'Action</FONT><BR><BR></FONT></a></I></P><U><FONT color=#0000ff><HR width="50%"><BR></FONT></U>L’entreprise du gouvernement américain, DynCorp International (DCI), un bras quasi officiel du Pentagone et de la CIA, est responsable de l’expansion de la base. La base hébergera les soldats de la mission de stabilisation de Haïti de l’ONU (MINUSTAH). <BR><P mce_keep="true">Cité Soleil est le champ de bataille le plus truffé de balles de l’occupation militaire étrangère, qui a débuté après que les Forces spéciales américaines ont kidnappé et exilé le président Jean-Bertrand Aristide, le 29 février 2004. Depuis lors, des citoyens ont été victimes de massacres réitérés des œuvres de la MINUSTAH. </P><P align=justify><BR>Les contrats de DCI, portant sur 5 millions de dollars, comprennent l’expansion de la base principale, la reconstruction du poste de police de Cité Soleil et de deux autres postes militaires avancés, de même que l’aide à la formation et la livraison d’équipements. <BR>&nbsp;Selon le maire de Cité Soleil, Charles Joseph, et un responsable de DCI sur le site, c’est l’US Agency for International Development (USAID) du département d’État se charge du financement de l’expansion de la base – une façon guère orthodoxe de se servir de l’aide au développement.</P><P align=justify><BR>L’avocat Evel Fanfan, président de l’Action des unités motivées pour une Haïti de droit (AUMOHD) déclare qu’environ 155 constructions seront rasées au moment où l’expansion de la base devra aller de l’avant. En mars 2009, quatre-vingts habitations avaient déjà été démolies. La plupart des bâtiments visés sont des habitations, mais il y a également une église.<BR>&nbsp;« Ils ont commencé les travaux sans dire quoi que ce soit aux personnes qui vivaient là », a déclaré Fanfan. « Les autorités ne leur ont pas dit ce qu’on allait faire, ni si elles allaient être relogées, ni comment elles allaient être dédommagées ni même si elles allaient être dédommagées du tout. »</P><P align=justify><BR>Inquiets, des résidents de la zone ont constitué le Comité pour les maisons devant être démolies (KODEL), qui a contacté l’AUMOHD. Fanfan a rédigé un communiqué de presse et le KODEL a tenu une conférence de presse.<BR>&nbsp;« Les soldats de la MINUSTAH sont venus à notre conférence de presse et nous ont dit d’envoyer un avocat discuter avec l’ambassade des États-Unis, parce que c’est celle-ci qui est responsable des travaux », a déclaré la pasteur auxiliaire Eddy Michel. <BR>&nbsp;« Légalement, le gouvernement haïtien n’a autorisé personne à faire quoi que ce soit », a expliqué Fanfan. « Le maire de Cité Soleil, est supposé avoir autorisé la construction, mais il n’y a ni papier, ni décret, ni ordre qui l’autorise. »</P><P align=justify><BR>Le 25 mars 2009, l’ambassadrice des États-Unis à Haïti, Janet Sanderson, a été rejointe par le chef de la MINUSTAH, Hedi Annabi, au cours de la cérémonie d’inauguration de la remise en état de la base, qui hébergera trente-deux policiers haïtiens, y compris une unité de contre-insurrection spécialisée dans la lutte contre les émeutes, de même qu’un contingent plus important de troupes des Nations unies.</P><P align=justify><BR>Un communiqué de presse de DCI, daté du 31 mars 2008, expliquait : « Conformément au devis&nbsp; des tâches de l’Initiative de stabilisation de Haïti, DCI fournit une aide à la formation de 444 membres de la Police nationale de Haïti. Le devis comprend la livraison par DCI aux forces de police haïtiennes d’équipements de base et d’équipements spécialisés non mortels, de véhicules et d’appareils de communication. La valeur de ce travail est de 3 millions de dollars. DCI a également été chargé de remettre à neuf le poste de police principal de Cité Soleil. Ce poste fonctionnera en tant que base principale de cette nouvelle unité spécialisée. Les travaux de remise à neuf s’élèveront à plus de 600.000 dollars. » </P><P align=justify><BR>Des preuves similaires de graves ingérences américaines dans la souveraineté et les processus démocratiques de Haïti ont fait surface le 23 juin 2008 quand les groupes pour les droits de l’homme Zamni Lasante (partenaires du plus important programme de santé à Haïti), le Centre des droits et l’homme et la justice dans le monde et le Centre du Mémorial Robert F. Kennedy pour les droits de l’homme (Centre RFK) ont publié un rapport révélant que l’administration Bush bloquait une aide « potentiellement vitale » à Haïti afin de s’ingérer dans les affaires politiques de cette nation appauvrie.</P><P align=justify><BR>En plus d’être la nation la plus pauvre de l’hémisphère occidental, Haïti est également l’un des pays les plus pauvres en eau potable dans le monde, et figure même en dernière place de l’Indice de pauvreté en eau.<BR>Le 4 août 2008, le Centre RFK a rendu publics des documents internes du département américain du Trésor, dénonçant ainsi des actions du gouvernement américain, motivées politiquement et visant à bloquer la ventilation de 146 millions de dollars en prêts que la Banque interaméricaine de développement (IDB) avait approuvés pour Haïti. L’IDB avait d’abord approuvé ces prêts en juillet 1998, y compris 54 millions de dollars pour des projets de nécessité urgente tournant autour de l’eau et des conditions sanitaires.</P><P align=justify><BR>Toutefois, les documents montrent que les responsables de l’IDB et du département américain du Trésor ont cherché des moyens de lier la livraison des prêts à des conditions politiques sans rapport auxquelles le gouvernement américain voulait soumettre le gouvernement haïtien. Cette intervention constituait une violation directe de la charte de l’IDB qui interdit à la banque de faire dépendre ses décisions des affaires politiques de ses États membres. <BR>&nbsp;« Après plusieurs années d’enquête sur la rétention de ces prêts, nous disposons aujourd’hui de preuves claires et détaillées des interventions remarquables du gouvernement américain et de l’IDB pour bloquer les fonds ‘vitaux’ destinés à Haïti », a déclaré Monika Kalra Varma, directrice du Centre RFK. « Du fait que leurs transgressions ont été rendues publiques, ils doivent tenir compte de l’appel au contrôle et à la transparence.</P><P align=justify>Nous les pressons de faire appliquer les mécanismes de contrôle nécessaires afin d’empêcher que se reproduisent ces actes malveillants en coulisse et, par-dessous tout, nous les invitons instamment à remplir leurs obligations vis-à-vis du peuple haïtien, »</P><P align=justify mce_keep="true">&nbsp;</P><P align=justify mce_keep="true">&nbsp;</P><P align=justify><B>Mise à jour de Cyril Mychalejkou</B> </P><P align=justify>Quand l’administration Bush a retenu l’aide à Haïti destinée à financer des projets concernant l’eau potable et les conditions sanitaires et destinés à améliorer « la qualité de la vie – particulièrement pour les femmes et les enfants – et à réduire l’incidence de la maladie et de la mortalité infantile », elle l’a fait dans un pays où, selon International Action, dont le siège est à Washington, DC, « l’eau est la principale cause de la mortalité infantile et des maladies des enfants (…) Haïti a actuellement le taux de mortalité infantile le plus élevé de l’hémisphère occidental (…) et plus de la moitié des décès à Haïti étaient dus à des maladies gastro-intestinales apportées par l’eau. »</P><P align=justify><BR>En dépit du rapport publié en juin par le Centre RFK et qualifiant l’action comme « l’un des exemples les plus remarquables de malfaisance de la part des États-Unis ces dernières années » et en dépit également des documents du département américain du Trésor rendus publics en août qui prouvent que le blocage du prêt obéissait à une motivation politique, il y a eu un black-out médiatique virtuel sur ces découvertes. </P><P align=justify>Le New York Times a publié un article de 487 mots (« Des groupes des droits de l’homme attaquent les États-Unis pour avoir retenu l’aide à Haïti pour des motivations politiques », 24 juin 2008) qui couvrait la publication du rapport, mais n’a jamais donné de suivi à la chose. Et en dépit d’avoir reconnu que l’administration Bush n’était pas du tout satisfaite de l’ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide et que le président Bush avait encouragé le coup d’État qui devait éloigner Aristide du pouvoir en 2004, le NYT a, soit été incapable, soit refusé de reconnaître que le blocage de l’aide aurait pu avoir été une action délibérée en vue de créer un climat susceptible de provoquer des troubles politiques et sociaux – des conditions qui pouvaient encourager certaines parties de la population haïtienne à accepter un renversement de leur gouvernement démocratiquement élu. </P><P align=justify>Mais ce fut quelque chose que Jeffrey Sachs, ancien conseiller au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale, reconnut bel et bien. Dans un article du Los Angeles Times (« Dès son premier jour au pouvoir, Bush était prêt à déloger Aristide », 4 mars 2004, Sachs écrivait : « Les responsables américains savaient certainement que l’embargo sur l’aide allait se traduire par une crise dans la balances des paiements, une hausse de l’inflation et un effondrement du niveau de vie, et tous ces éléments alimentèrent la rébellion. » (1) </P><P align=justify><BR>Le fait que l’administration Bush peut avoir causé la mort de milliers de Haïtiens en bloquant l’aide dans des buts politiques cyniques et auto-intéressés n’était pas une histoire digne d’être couverte par les médias traditionnels américains. Pas plus que le rôle de l’administration Bush dans le violent coup d’État qui éloigna la président Aristide ou que le fait qu’octroyer sélectivement ou retenir l’aide est utilisé comme outil en politique étrangère afin d’influencer, de déstabiliser et de renverser des gouvernements.&nbsp; Mais il y a des organes médiatiques et des organisations auxquels les lecteurs peuvent s’adresser s’ils veulent suivre les développements de ce genre d’affaires. Pour plus d’informations sur Haïti et l’Amérique latine, voir :&nbsp; </P><P align=justify><a href="http://www.upsdidedownworld.org/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>http://www.UpsdideDownWorld.org</FONT></a><FONT color=#ff9900 size=2> <BR></FONT><a href="http://www.rfkcenter.org/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>http://www.RFKcenter.org</FONT></a><FONT color=#ff9900 size=2> <BR></FONT><a href="http://www.haitianalysis.org/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>http://www.Haitianalysis.org</FONT></a><FONT color=#ff9900 size=2> <BR></FONT><a href="http://www.nacla.org/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>http://www.Nacla.org</FONT></a><FONT color=#ff9900 size=2> <BR></FONT><a href="http://www.haitiliberte.com/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>http://www.haitiliberte.com</FONT></a><FONT color=#ff9900 size=2> <BR></FONT><a href="http://www.rightsacti&#111;n.org/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>http://www.rightsaction.org</FONT></a><FONT color=#ff9900 size=2> <BR></FONT><a href="http://www.zcommunicati&#111;ns.org/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>http://www.zcommunications.org</FONT></a><FONT color=#ff9900 size=2> </FONT><BR>(1)&nbsp;Dan Beeton, « What the World Bank and IDB Owe Haiti » (Ce que la BM et l’IDB doivent à Haïti), Global Policy Forum, 25 juillet 2006. </P><P align=justify mce_keep="true">&nbsp;</P><P align=justify><BR><B>Mise à jour par le Centre Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’homme</B></P><P align=justify>L’enquête du Centre RFK et de Zamni Lasante publiée dans Upside Down World le 26 août 2008 fournit de nouveaux éclaircissements sur le rôle des hauts responsables américains dans le gel des emprunts destinés à Haïti. L’article comprend un passage en revue des documents rendus publics par le gouvernement des États-Unis, après une requête introduite conformément à la loi sur la liberté de l’information (FOIA) par le Centre RFK pour la justice et les droits de l’homme et par Zanmi Lasante (ZL). Cette requête FOIA avait pour but de dénoncer les actions des hauts responsables du département américain du Trésor et de la Banque interaméricaine de développement (IDB) tendant à bloquer illégalement les prêts potentiellement vitaux au secteur social de Haïti. Le fait d’avoir rendu ces documents publics signifia la fin d’une bataille de plusieurs années en vue de dénoncer le rôle du gouvernement des États-Unis.</P><P align=justify><BR>Cependant, elle signifia également le début d’un appel à rendre des comptes. Le présent article et le rapport en question publié par le Centre RFK et ZL appuyés par le Centre pour la justice et les droits de l’homme de la faculté de droit de l’Université de New York, ainsi que par l’association Partners In Health, provoquèrent une relance du niveau de conscience des ONG, de la diaspora haïtienne et des responsables des gouvernements haïtien et américain à propos de ce problème. Cet été, le rapport sera rendu public à Haïti, tant en créole qu’en français.&nbsp;&nbsp; </P><P align=justify><BR>Le rapport particulièrement édifiant intitulé « Wòch nan Soley : Le déni du droit de l’eau à Haïti » examine les documents FOIA et l’impact des actions en coulisse qu’ils passent en revue tout en fournissant un compte rendu sur les coûts en vies humaines de ces actions et en analysant les violations des droits de l’homme. Ce rapport, y compris l’analyse FOIA, a été commenté par le New York Times, le Miami Herald et d’autres médias importants.<BR>&nbsp;</P><P align=justify>Depuis que ce rapport a été rendu public, des membres du Congrès se sont mis à enquêter sur une possible malfaisance à propos des prêts et à examiner des solutions politiques afin d’empêcher que de tels agissements se reproduisent. L’expérience et les informations acquises en rédigeant le rapport et en plaidant pour des demandes de comptes dans cette affaire ont aidé le Centre RFK à élargir ses efforts pour défendre une réforme de l’aide à l’étranger et le recours à une argumentation centrée sur les droits de l’homme quand il s’agit aux donateurs de se justifier.</P><P align=justify><BR>Malgré l’article et le rapport, le peuple de Haïti continue à souffrir en raison des actions entreprises par les États-Unis par le biais de l’IDB. La communauté de Port-de-Paix, qui devait être la première à recevoir des fonds émanant de ces prêts – déjà en 2001 – attend toujours la remise en état de sa distribution d’eau publique. Les délais de déboursement ont ajouté une nouvelle série d’entraves aux obstacles existants rencontrés par les projets de développement à Haïti. </P><P align=justify>L’impact durable de l’interférence américaine dans les prêts est surtout ressenti par les tout jeunes enfants de Haïti, du fait qu’ils continuent à survivre sans accès à une eau sûre, suffisante et propre. Toutefois, le fait d’avoir rendu publics les documents FOIA et le rapport a créé un espace constructif de dialogue avec l’IDB. Au moment où ce rapport a été rendu public, l’IDB à Port-au-Prince a finalement œuvré avec beaucoup de zèle pour que soient lancés sans plus attendre les projets concernant l’eau potable. </P><P align=justify>Alors que la progression sur le terrain est lente, les démarches entreprises depuis la publication du rapport indiquent concrètement qu’un jour l’eau coulera enfin à Port-de-Paix, en espérant qu’il en aille de même pour les autres régions de Haïti qui attendent cette ressource depuis 2001.<BR><BR></P><P align=justify>Traduit par Jean-Marie Flémal pour <a href="http://www.michelcoll&#111;n.info/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>Investig'Action - michelcollon.info&nbsp; </FONT></a><BR></P><P align=justify>Source: <a href="http://www.projectcensored.org/top-stories/articles/16-us-repressi&#111;n-of-haiti-c&#111;ntinues/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>projectcensored.org</FONT></a></P><P align=justify>&nbsp;</P><P align=justify>Pour de plus amples informations, voir : <BR><BR>Robert F. Kennedy Center for Justice and Human Rights (Centre RFK pour la justice et les droits de l’homme) : <a href="http://www.rfkcenter.org/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>http://www.rfkcenter.org/</FONT></a><FONT color=#ff9900 size=2> <BR></FONT>Partners in Health/Zanmi Lasante : <a href="http://www.pih.org/where/Haiti/Haiti.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>http://www.pih.org/where/Haiti/Haiti.html</FONT></a><FONT color=#ff9900 size=2> </FONT><BR>Center for Human Rights and Global Justice at NYU Law School (Centre pour les droits de l’homme et la justice dans le monde, Faculté de droit de l’Université de NY) : <BR><a href="http://www.chrgj.org/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>http://www.chrgj.org</FONT></a><FONT color=#ff9900 size=2> </FONT><BR>Ou lisez le rapport intégral sur : <a href="http://www.rfkcenter.org/files/080730_Haiti" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=3>http://www.rfkcenter.org/files/080730_Haiti</FONT></a><FONT color=#ff9900> <BR></FONT>RighttoWater_FINAL.pdf. </P><P align=justify mce_keep="true">&nbsp;</P><P align=justify>Références: </P><P align=justify>Haïti Liberté, 4 septembre 2008 <BR>Titre : « La base militaire de l’ONU en expansion : Que mijote Washington à Cité Soleil ? »<BR>Auteur : Kim Ives </P><P align=justify>Upside Down World, 25 juin 2008 <BR>Titre : « L’administration Bush accusée de retenir l’aide ‘vitale’ à Haïti »<BR>Auteur : Cyril Mychalejko </P><P align=justify>Upside Down World, 4 août 2008 <BR>Titre : « Le centre RFK rend publics des documents soulignant les actions américaines visant à bloquer les fonds ‘vitaux’ d’aide à Haïti »<BR>Auteurs : Centre du Mémorial RFK des droits de l’homme</P><P>Étudiants responsables des recherches : Elizabeth Vortman, Leora Johnson et Rob Hunter <BR>Évaluateurs de l’université : Karen Grady, PhD et Sasha Von Meier, PhD <BR>Université de l’État, Sonoma</P><P>&nbsp;</P><P><strong>VOIR </strong><a href="http://michelcoll&#111;n.info/index.php?opti&#111;n=com_c&#111;ntent&amp;view=article&amp;id=2486:sans-les-esclaves-nous-seri&#111;ns-perdus&amp;catid=1:articles&amp;Itemid=2" target="_blank"><strong><FONT color=#ff9900 size=2>DOSSIER HAITI</FONT></strong></a><strong> REUNI PAR L'EQUIPE D'INVESTIG'ACTION - MICHELCOLLON.INFO</strong> </P></TD></TR></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.michelcoll&#111;n.info/index.php?view=article&amp;catid=6&amp;id=2551&amp;opti&#111;n=com_c&#111;ntent&amp;Itemid=11" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Thu, 11 Feb 2010 20:20:15 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti :      N O U V E L L E S  La...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=32132#32132</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 10 Feb 2010 à 13:56<br /><br /><DIV align=justify><TABLE border=0 cellSpacing=3 cellPadding=3 width="100%"><T><T><T><TR><TD style="BORDER-BOTTOM: #006f93 1px solid; BORDER-TOP: #006f93 1px solid" width="45%" align=left ="#006f93"><P align=center><SPAN style="TEXT-TRANS: uppercase"><B><FONT color=#ffffff size=2 face=Verdana>N O U V E L L E S</FONT></B></SPAN></P></TD><TD style="BORDER-BOTTOM: #e0e0e0 1px solid; BORDER-TOP: #e0e0e0 1px solid" width="55%" align=left ="#ffffff"><P align=right><FONT size=1 face=Verdana><B>La Havane. 9 Févier 2010</B></FONT></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia; FONT-WEIGHT: 700" lang=FR><FONT size=5>Message de félicitations de Fidel à la Brigade médicale internationale «Henry Reeve»</FONT></SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>Chers compatriotes de la Brigade médicale internationale «Henry Reeve», diplômés et étudiants en 5<SUP>e</SUP> et 6<SUP>e</SUP> année de l’Ecole latino-américaine de médecine,</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>Vous écrivez en ce moment&nbsp; l’une des plus belles pages de l’histoire de la médecine humaine.</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>Faire quelque chose pour sauver des vies, soigner des blessés et rééduquer des personnes en Haïti, œuvrer et contribuer au bien-être des êtres humains, sera toujours un honneur inestimable pour un homme ou une femme.</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>Pour vos familles et vos êtres chers, c’est un motif de satisfaction.</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>Nous les Cubains, sommes fiers de constater que, issus de l’ELAM, vous contribuez volontairement et avec enthousiasme à cette œuvre colossale.</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>Le monde suivra de près la prouesse que vous êtres en train de réaliser, et cette fierté atteindra le cœur de tous les peuples de cet hémisphère, représentés là-bas par leurs compatriotes médecins.</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>Merci au nom de tous les Cubains, vos frères sincères et reconnaissants de la Caraïbe.</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>Merci au nom de tous ceux qui avons lutté pour ces rêves d’équité et de justice.</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>J’adresse à toutes et à tous mes plus chaleureuses et fraternelles salutations.</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><img src="http://www.granma.cu/fotos%202010/febrero/firma-carta-9febre.jpg" height="191" width="300" border="0" /></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>Fidel Castro Ruz</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><FONT face=Georgia><SPAN lang=FR>Le 7 février 2010&nbsp; </SPAN></FONT><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>&nbsp;<BR></SPAN></P></TD></TR></T></T></T></TABLE></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.granma.cu/frances/2010/febrero/mar9/mensaje.html" target="_blank">Source</A></DIV><DIV align=justify><TABLE border=0 cellSpacing=3 cellPadding=3 width="100%"><T><T><TR><TD style="BORDER-BOTTOM: #006f93 1px solid; BORDER-TOP: #006f93 1px solid" width="45%" align=left ="#006f93"><P align=center><B><FONT color=#ffffff size=2 face=Verdana>N O T R E&nbsp; A M E R I Q U E&nbsp;</FONT></B></P></TD><TD style="BORDER-BOTTOM: #e0e0e0 1px solid; BORDER-TOP: #e0e0e0 1px solid" width="55%" align=left ="#ffffff"><P align=right><FONT size=1 face=Verdana><B>La Havane. 10 Févier 2010</B></FONT></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><FONT face=Georgia><P align=center><B><FONT size=5>Cuba dans le cœur de chaque Haïtien<BR></FONT><FONT size=2>&#9679;Le gouvernement haïtien exprime sa gratitude au peuple de Cuba. Esteban Lazo met un terme à sa visite en Haïti</FONT></P></B><P align=center><SPAN style="TEXT-TRANS: uppercase"><B><FONT color=#6699ff size=1>Leticia Martinez Hernandez et Juvenal Balan (photo), envoyés spéciaux</FONT></B></SPAN></P><P>PORT-AU-PRINCE.- Quelques instants avant de rentrer à Cuba après deux journées de travail dans ce pays, le membre du Bureau politique du Parti, Esteban Lazo Hernandez, vice-président du Conseil d’Etat, a été reçu par le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive, qui lui a réaffirmé, au nom de son gouvernement, l’éternelle gratitude de son peuple envers Cuba.</P><P><img src="http://www.granma.cu/fotos%202010/febrero/lazo-2-10febre.jpg" height="131" width="219" hspace="3" vspace="3" border="1" align="right" />«Nous vous sommes reconnaissants de l’aide que vous nous avez apportée depuis bien avant le séisme, de votre soutien fantastique, sans conditions et sans restrictions, et je puis vous assurer que Cuba est aujourd’hui dans le cœur de chaque Haïtienne et de chaque Haïtien», a déclaré M. Bellerive.</P><P>Et le Premier ministre d’ajouter: «Je tiens à souligner deux choses: tout d’abord que le travail que nous faisons avec Cuba se poursuivra, car il est important pour Haïti de savoir que ces programmes continueront, à plus forte raison ceux qui sont entrepris à l’extérieur de la capitale, en dehors de la zone de la catastrophe. J’aimerais aussi relever le fait que vous n’êtes pas venus ici nous proposer de construire un hôpital ou un établissement quelconque, mais de nous aider à construire un système de santé, ce qui est beaucoup plus important. Ce système nous permettra d’améliorer la santé de l’ensemble de notre population. Ce geste constitue un cas à part dans la coopération que nous recevons, car nombreux sont ceux qui disent vouloir construire un hôpital, un geste louable, certes, mais personne ne nous a proposé de mettre sur pied tout un système qui nous permette de répondre aux besoins de santé de la population et de lui assurer de meilleures conditions d’hygiène. Cette coopération contribuera à améliorer les conditions de vie de notre peuple, qui le mérite largement.»</P><P>M. Jean-Max Bellerive a également relevé le comportement de la population après la catastrophe, son haut degré de solidarité et de courage, qui a permis de sauver des milliers de citoyens. «Jusqu’à présent les gens ont fait preuve de beaucoup de calme et d’intelligence, et ils ne se laissent pas entraîner dans les violences que peut générer une catastrophe de cette ampleur.»</P><P>Pour sa part, Esteban Lazo a informé le Premier ministre du travail de la délégation cubaine en Haïti, qui a consisté à visiter des hôpitaux de campagne à Croix-des-Bouquets et Léogâne, le Centre de diagnostic intégral de Mirebalais, les hôpitaux de La Paix et La Renaissance, et le campement vénézuélien «Simón Bolívar». Le dirigeant cubain a confié à M. Bellerive que le leader de la Révolution Fidel Castro lui avait téléphoné à plusieurs reprises pour s’enquérir de la situation en Haïti.</P><P>«Nous avons réalisé un programme intense. Je n’ai pas pu venir tout de suite après le séisme, mais sachez que notre cœur a toujours battu pour Haïti», a déclaré Lazo, avant d’expliquer que l’idée était de concentrer l’aide dans la reconstruction et de doter Haïti d’un système national de santé publique. «Nous ne pouvons pas nous permettre de gaspiller nos forces, surtout s’agissant d’un domaine aussi important que la santé de la population. Nous souhaitons sincèrement que tout le monde puisse coopérer, sans exception. Mais Haïti doit tenir le premier rôle dans la mise en exécution du programme», a-t-il conclu. </FONT><FONT face=Arial><BR></FONT></P></TD></TR></T></T></TABLE></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.granma.cu/frances/2010/febrero/mier10/cuba-coer-chaque-haitien.html" target="_blank">Source</A></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 11 Feb 2010 à 13:18</span>]]>
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   <pubDate>Wed, 10 Feb 2010 13:56:11 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : France: le gouvernement soutient...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=32063#32063</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 07 Feb 2010 à 15:50<br /><br /><H1 align=center ="article-titre"><a href="http://www.legrandsoir.info/France-le-gouvernement-soutient-l-occupati&#111;n-americaine-de-Haiti-devaste-par-un-tremblement-de-terre.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>France&nbsp;: le gouvernement soutient l’occupation américaine de Haïti dévasté par un tremblement de terre</strong></FONT></A></H1><P align=center ="article-titre"><img src="http://www.telesurtv.net/multimedia/imagenes/caricatura/ICG900_393.jpg" height="617" width="506" border="0" /></P><P align=justify ="article-titre">&nbsp;</P><DIV align=justify ="article-corps"><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH183/art&#111;n9980-02e44.jpg" height="183" width="250" border="0" align="left" style="20HEIGHT:%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20183px" /> </DIV><DIV align=justify ="article-auteur">Antoine LEROUGETEL</DIV><P align=justify ="spip">Après le tremblement de terre du 12 janvier qui a dévasté Haïti, le gouvernement français prend des mesures pour faire cesser en Europe l’opposition politique à l’occupation militaire américaine de Haïti.</P><P align=justify ="spip">L’intervention américaine a bloqué les aides essentielles en nourriture et médicaments, y compris venant d’organisations telles Médecins sans frontière, tandis que Washington se concentrait à consolider son étau sur Haïti. Le bilan du tremblement de terre s’élève à plus de 200.000 morts, 250.000 blessés et des millions de sans-abris. Cette catastrophe a aussi renforcé les projets impérialistes de faire de Haïti une plateforme de travail bon marché d’esclaves salariés payés avec des salaires de misère dans l’industrie de l’habillement. (<a href="http://www.wsws.org/francais/News/2010/jan2010/hait-j30.shtml" target="_blank"><FONT color=#ff9900>voir «&nbsp;Reconstruire Haïti&nbsp;» pour ses salaires de misère</FONT></A> )</P><P align=justify ="spip">Le président français Nicolas Sarkozy qui a bâti sa politique étrangère autour du projet de réparer les relations franco-américaines après que son prédécesseur Jacques Chirac s’est opposé à la guerre en Irak aux Nations unies, s’est empressé de répudier le reproche à présent célèbre de son ministre de la Coopération et des territoires d’outre-mer, Alain Joyandet qui a dit concernant les opérations américaines en Haïti&nbsp;: «&nbsp;Il s’agit d’aider Haïti. Il ne s’agit pas de l’occuper.&nbsp;»</P><P align=justify ="spip">Les commentaires de Joyandet ont été repris par Guido Bertolaso, dirigeant de l’Agence pour la protection civile d’Italie. Bertolaso a ainsi qualifié l’opération américaine en Haïti de «&nbsp;démonstration de force&nbsp;» vraiment puissante, mais totalement coupée de la réalité. Il a ajouté que les Américains n’étaient pas en phase avec le territoire ni avec les organisations internationales et les groupes d’aide. Bertolaso a ajouté que confrontés à une situation de chaos, les États-Unis tendaient à faire l’amalgame entre intervention militaire et ce qui devrait être une opération d’urgence que l’on ne peut confier aux forces armées. Ce qui manque, a-t-il dit, c’est un leader, une capacité de coordination qui aille au-delà de la discipline militaire.</P><P align=justify ="spip">La position officielle française est venue dans un communiqué présidentiel qui affirmait&nbsp;: «&nbsp;Les autorités françaises sont &#091;.&#093; pleinement satisfaites de la coopération&nbsp;» avec Washington. Le communiqué ajoute qu’elles reconnaissent «&nbsp;le rôle essentiel qu’ils &#091;les États-Unis&#093; jouent sur le terrain en faveur de Haïti.&nbsp;»</P><P align=justify ="spip">Au même moment, le gouvernement français se prépare à renvoyer des immigrés haïtiens vers leur pays dévasté et occupé. Le 13 janvier, le ministre de l’Immigration Eric Besson a fait cesser les procédures d’expulsion contre les sans-papiers haïtiens, mais uniquement pendant 3 mois, soit moins que les 18 mois accordés par le gouvernement américain. Pour de nombreux immigrants, cela signifie un retour vers la famine et des maisons réduites à des gravats. Besson a rejeté les appels d’organisations de soutien pour que soient accordés des permis de séjour à tous les Haïtiens en France.</P><P align=justify ="spip">Des reportages indiquent que même ces annonces de concessions tout à fait inadéquates ne sont pas respectées. Le 22 janvier dans la préfecture du Val de Marne, à proximité de Paris, les expulsions se poursuivaient comme d’habitude. La préfecture a donné l’ordre d’expulser deux Haïtiens dont les passeports n’étaient pas en règle. Le bureau du Procureur a dit, «&nbsp;Les Haïtiens ont un mois pour quitter la France.&nbsp;»</P><P align=justify ="spip">Le gouvernement Sarkozy soutient pleinement le mensonge fondamental utilisé par les États-Unis pour justifier son occupation militaire de Haïti. La sécurité est le problème central en Haïti. Prenant la parole le 23 janvier lors des préparatifs de la conférence de Montréal sur Haïti, Sarkozy a essayé d’utiliser la catastrophe pour mettre sur pieds une force européenne de sécurité&nbsp;: «&nbsp;La sécurité, c’est aussi la capacité de réagir face à l’urgence....&nbsp;» Il a ajouté, «&nbsp;C’est pourquoi la France préconise la création d’une force européenne de sécurité civile... qui pourrait être déployée très rapidement.&nbsp;»</P><P align=justify ="spip">Les affirmations de Sarkozy, du premier ministre François Fillon et de Besson d’une «&nbsp;vieille amitié&nbsp;» et de «&nbsp;liens historiques et culturels profonds&nbsp;» entre la France et son ancienne possession coloniale sont hypocrites et sinistres.</P><P align=justify ="spip">Bien que la France ait cédé aux Etats-Unis sa position de principale puissance impérialiste en Haïti au début du 20e siècle, elle a, d’un point de vue historique, joué un rôle crucial pour maintenir le pays dans la pauvreté. Napoléon, qui était venu au pouvoir sur la base de la suppression de l’influence des masses dans la vie politique, influence qui avait conduit à la reconnaissance par le gouvernement révolutionnaire français de l’indépendance de Haïti et à la libération de sa population d’esclaves en 1794, avait envoyé des troupes dans le but d’imposer à nouveau l’esclavage. Ces forces armées avaient été vaincues par les esclaves haïtiens conduits par Toussaint L’Ouverture et Jean-Jacques Dessalines.</P><P align=justify ="spip">Mais en 1825, avec 14 navires de guerre menaçant Port-au-Prince, la monarchie française restaurée de Charles X exigea de Haïti qu’elle rembourse 150 millions de francs, plus tard réduits à 90 millions, en échange de sa propre liberté. Cette indemnité fut un coup très dur pour Haïti qui ne réussit à la payer qu’en 1947.</P><P align=justify ="spip">Le corps de Marines américains qui régnait sur Haïti de 1915 à 1934 ne remit pas en cause cet arrangement et le rôle de la France, à des moments clés de l’histoire de Haïti, a consisté à apporter son soutien aux Etats-Unis. Le soutien français aux dictatures en Haïti, appuyées par les Etats-Unis est symbolisé par la décision de «&nbsp;Baby Doc&nbsp;» Duvalier de s’enfuir en France après qu’il eut perdu le pouvoir en 1986. Des troupes françaises contribuèrent à l’occupation de Haïti après le coup de 2004, soutenu par les États-Unis, contre le président élu Jean-Bertrand Aristide.</P><P align=justify ="spip">Actuellement, le gouvernement français ne fait aucune critique du blocus des eaux haïtiennes par la marine et les garde-côtes américains, opération appelée «&nbsp;Vigilant Sentry&nbsp;» (sentinelle vigilante), visant à intercepter et renvoyer au pays tout Haïtien cherchant à s’échapper. Il n’a pas non plus protesté contre le fait que les États-Unis ont mis en place un camp de détention dans sa base navale de Guantànamo Bay à Cuba et qui peut accueillir plus de 1 000 Haïtiens qui tenteraient d’échapper au blocus.</P><P align=justify ="spip">De fait, tout porte à croire que la bourgeoisie française s’en réjouit. Comme le suggère le traitement des sans-papiers haïtiens ou d’autres nationalités avant le séisme, il ne fait aucun doute que les autorités françaises sont soulagées de voir que le blocus empêchera la fuite d’une marée de réfugiés de Haïti vers les départements et collectivités français d’outre-mer, dont la Guadeloupe et la Martinique qui sont à proximité.</P><P align=justify ="spip">Les conditions sociales sur ces îles sont déjà très tendues. L’année dernière, il y avait eu une grève générale de 44 jours en Guadeloupe. Le quotidien Le Monde avait alors écrit que la grève générale en Guadeloupe «&nbsp;suscite les plus vives inquiétudes au sommet de l’Etat.&nbsp;» Il expliquait&nbsp;: «&nbsp;le gouvernement redoute que les mesures en faveur du pouvoir d’achat qui seraient consenties dans les îles servent, en métropole, de référence aux syndicats.&nbsp;»</P><P align=justify ="spip">La communauté haïtienne des départements et collectivités français d’outre-mer est très opprimée. Un rapport de 2006 publié par l’association Migrants d’outre-mer en lien avec le Collectif Haïti de France dit que sur les 1,5 millions de Haïtiens vivant à l’étranger, on en trouve 100.000 sur le territoire français&nbsp;: 40.000 en France métropolitaine, 30.000 en Guyane et 20.000 en Guadeloupe.</P><P align=justify ="spip">Parmi les Haïtiens vivant en Guadeloupe, 5000 sont des sans-papiers. Sur l’île, «&nbsp;Les expulsions sont massives&nbsp;: on dénombre en moyenne 2000 par an. Lorsqu’une personne en situation irrégulière est arrêtée, elle reçoit une"obligation à quitter le territoire français" (OQTF) dans un délai d’un mois.&nbsp;» Cette OQTF peut être contestée auprès du Tribunal administratif. Ce recours est suspensif en métropole mais pas en Guadeloupe.</P><P align=justify ="spip">En règle générale, les Haïtiens de Guadeloupe ont des salaires très bas et subissent des discriminations. Le rapport fait remarquer&nbsp;: «&nbsp;Certaines écoles demandent les papiers d’identités des parents pour inscrire les enfants, ce qui fait extrêmement peur aux parents en situation irrégulière.&nbsp;»</P><P align=justify ="spip">Le rapport révèle qu’un accord est négocié entre la France et Haïti visant à permettre à l’Etat français d’expulser plus facilement des Haïtiens vivant en France et dans ses départements et collectivités d’outre-mer. De tels accords ont aussi été conclus avec d’anciennes colonies françaises en Afrique.</P><P align=justify ="spip">En 2006, le GARR ( Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés ) a publié des chiffres accablants sur le traitement infligé de janvier à novembre 2005 aux demandeurs d’asile politique haïtiens en France et dans les départements d’outre-mer (DOM.) Sur 4 718 demandes dans les DOM seuls 2,3 pour cent ont été accordés. «&nbsp;La plupart des Haïtiens arrivent par bateau. Ils passent par l’île de la Dominique, située à 80 kilomètres au sud des côtes guadeloupéennes.&nbsp;» En 2004, pour atteindre la Guadeloupe au départ de Haïti, un migrant devait payer à un trafiquant 2000 à 3000 dollars, plus 300 à 400 dollars de plus à l’arrivée. À n’en pas douter, le tremblement de terre a dû faire grimper en flèche ces coûts.</P><P align=justify ="spip">Dans son étude «&nbsp;L’immigration clandestine en Guadeloupe&nbsp;: le cas des Haïtiens&nbsp;» l’universitaire Louis-Auguste Joint fait remarquer l’oppression des immigrants haïtiens qui sont souvent considérés comme les boucs émissaires des problèmes sociaux. En 2004, à l’époque du coup d’Etat appuyé par les USA et la France contre le président haïtien élu Jean-Bertrand Aristide, coup d’Etat dont il estime le bilan à 10 .000 morts, seuls 10 des 2005 demandeurs d’asile avaient obtenu le droit d’asile.</P><P align=justify ="spip">En Guadeloupe, l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) remet aux demandeurs d’asile un récepissé durant la période d’attente du verdict. La décision est prise à Paris. Les travailleurs ont une autorisation de séjour mais n’ont pas l’autorisation légale de travailler jusqu’à ce que le verdict soit rendu. C’est ainsi qu’ils sont la proie de patrons qui les exploitent, les faisant travailler 18 heures par jour pour 20 ou 30 euros dans des plantations de canne à sucre ou de bananes.</P><P align=justify ="spip">Antoine Lerougetel</P><DIV align=justify>Source <a href="http://www.wsws.org/francais/News/2010/fev2010/hait-f05.shtml" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.wsws.org/francais/News/2010/fev2010/hait-f05.shtml</FONT></A></DIV><DIV align=justify><HR></DIV><DIV align=justify ="cartouche"><DIV ="signable"><H1 align=center ="entry-title"><a href="http://www.primitivi.org/spip.php?article230" target="_blank"><strong><FONT color=#ff9900 size=4>Haïti&nbsp;: Les péchés d’Haïti</FONT></strong></A></H1><P align=center ="entry-title"><img src="http://www.rebeli&#111;n.org/imagenes/t_10_02_2010.jpg" border="1" /></P><P ="soustitre">Par Eduardo Galeano</P></DIV><P><SMALL><FONT size=2><ABBR title=2010-02-07T11:09:29Z ="published">dimanche 7 février 2010</ABBR>, par <SPAN ="vcard author"><a href="http://www.primitivi.org/spip.php?auteur2" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Primitivi</FONT></A></SPAN></FONT></SMALL></P></DIV><DIV align=justify ="deif"><P>Un texte d’Eduardo Galeano&nbsp;&#091;<a href="http://www.primitivi.org/spip.php?article230#nb2-1" target="_blank"><FONT color=#ff9900>1</FONT></A>&#093; paru sur Servindi le 20 janvier dernier, mais qui date de 1996. Galeano revient dans ce texte sur l’histoire d’Haïti. Ou comment l’Occident a construit la malédiction de cette île au fur et à mesure des ans, parce qu’elle était habitée par des noirs.</P></DIV><P align=justify ="texte entry-">Originalement publié par Eduardo Galeano – Brecha 556, Montevideo, 26 juillet 1996.</P><P style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto; WIDTH: auto; FONT-SIZE: 10px" align=center ="texte entry-"><SPAN ="spip__357 spip_s spip_s_center"><img src="http://www.primitivi.org/local/cache-vignettes/L313xH400/al_RaoulCedrasPhotoLynneSladky-vi-ca0c3.jpg" height="400" width="313" border="0" style="20HEIGHT:%20%20%20%20%20%20%20%20%20400px" /></SPAN></P><DIV style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto; WIDTH: auto; FONT-SIZE: 10px" align=justify ="texte entry-">Raoul Cedra, ex-dictateur d’Haïti. Actuellement il vivrait tranquillement au Panama. </DIV><P align=justify ="texte entry-">Servindi 20 janvier, 2010. - La démocratie haïtienne est née il y a un moment. Dans son bref temps de vie, cette créature affamée et malade n’a reçu que des gifles. Elle était nouvelle-née, dans les jours de 1991, quand elle a été assassinée par le coup de force militaire du général Raoul Cedras.</P><P align=justify ="texte entry-">Trois ans plus tard, elle a ressuscité. Après avoir subi et être sortie de tant de dictatures militaires, les États-Unis sont sortis et ont mis en place le président Jean-Bertrand Aristide, qui avait été le premier président élu par un vote populaire dans toute l’histoire d’Haïti et qui avait eu la folle idée de vouloir un pays moins injuste.</P><P style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto; WIDTH: auto; FONT-SIZE: 10px" align=center ="texte entry-"><SPAN ="spip__358 spip_s spip_s_center"><img src="http://www.primitivi.org/local/cache-vignettes/L228xH279/jb_aristide-8cb1c.jpg" height="279" width="228" border="0" style="20HEIGHT:%20%20%20%20%20%20%20%20%20279px" /></SPAN></P><DIV style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto; WIDTH: auto; FONT-SIZE: 10px" align=justify ="texte entry-">Jean-Bertrand Aristide. </DIV><P align=justify ="texte entry-"><strong>Le vote et le veto</strong></P><P align=justify ="texte entry-">Pour gommer les traces de la participation américaine dans la dictature carnassière du général Cedras, les marines ont emporté 160 000 pages de dossiers secrets. Aristide est revenu enchaîné. Ils lui ont donné la permission de récupérer le gouvernement, mais lui ils ont interdit le pouvoir. Son successeur, René Préval, a obtenu presque 90% des votes, mais n’importe quelle personne de quatrième catégorie du FMI ou de la Banque Mondiale a plus de pouvoir que Préval, même si le peuple haïtien ne l’a pas choisi.</P><P align=justify ="texte entry-">Le veto peut plus que le vote. Veto aux réformes&nbsp;: chaque fois que Préval, ou quelqu’un de son gouvernement, demande des crédits internationaux pour donner du pain aux affamés, des lettres aux analphabètes ou une terre aux paysans, il ne reçoit pas de réponse, ou ils lui répondent en lui ordonnant&nbsp;: - Récitez la leçon. Et comme le gouvernement haïtien ne finit pas d’apprendre qu’il faut démanteler le peu de services publics qui restent, les dernières pauvres protections pour l’un des peuples les plus abandonnés du monde, les professeurs considèrent l’examen comme perdu.</P><P style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto; WIDTH: auto; FONT-SIZE: 10px" align=center ="texte entry-"><SPAN ="spip__359 spip_s spip_s_center"><img src="http://www.primitivi.org/local/cache-vignettes/L355xH400/big_winfried-wolf-702a7.jpg" height="400" width="355" border="0" style="20HEIGHT:%20%20%20%20%20%20%20%20%20400px" /></SPAN></P><DIV style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto; WIDTH: auto; FONT-SIZE: 10px" align=justify ="texte entry-">Winfried Wolf, député allemand. </DIV><P align=justify ="texte entry-"><strong>L’alibi démographique</strong></P><P align=justify ="texte entry-">À la fin de l’an passé quatre députés allemands ont visité Haïti. Ils n’étaient pas arrivés que la misère du peuple a frappé leur syeux. Alors l’ambassadeur d’Allemagne leur a expliqués, à Le Port-au-Prince, quel est le problème&nbsp;: - C’est un pays superpeuplé - a-t-il dit-. La femme haïtienne veut toujours, et l’homme haïtien il peut toujours.</P><P align=justify ="texte entry-">Et voilà qu’il a ri. Les députés se sont tus. Cette nuit, l’un d’eux, Winfried Wolf, a consulté les chiffres. Et voilà qu’il a plus vérifié qu’Haïti est, avec le Salvador, le pays le plus superpeuplé des Amériques, mais il est aussi superpeuplé que l’Allemagne&nbsp;: il a presque la même quantité d’habitants au kilomètre carré.</P><P align=justify ="texte entry-">Durant son séjours en Haïti, le député Wolf a été frappé par la misère&nbsp;: il a aussi été ébloui par la capacité de création des peintres populaires. Et voilà qu’il est arrivé à la conclusion de qu’Haïti est superpeuplée... d’artistes.</P><P align=justify ="texte entry-">En réalité, l’alibi démographique est plus ou moins récent. Jusqu’à il y a quelques années, les puissances occidentales parlaient plus clairement.</P><P style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto; WIDTH: auto; FONT-SIZE: 10px" align=center ="texte entry-"><SPAN ="spip__360 spip_s spip_s_center"><img src="http://www.primitivi.org/local/cache-vignettes/L265xH400/Robert_Lansing-680d8.jpg" height="400" width="265" border="0" style="20HEIGHT:%20%20%20%20%20%20%20%20%20400px" /></SPAN></P><DIV style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto; WIDTH: auto; FONT-SIZE: 10px" align=justify ="texte entry-">obert Lansing, Secrétaire d’État sous la présidence de Wilson </DIV><P align=justify ="texte entry-"><strong>La tradition raciste</strong></P><P align=justify ="texte entry-">Les États-Unis ont envahi Haïti en 1915 et ils ont gouverné le pays jusqu’en 1934. Il se sont retirés quand ils ont réussi leurs deux objectifs&nbsp;: faire payer les dettes de la City Bank et abroger l’article constitutionnel qui interdisait de vendre les plantations aux étrangers. Robert Lansing, Secrétaire d’État de l’époque, a justifié la longue et féroce occupation militaire en expliquant que la race noire était incapable de se gouverner elle-même, qu’elle a “une tendance inhérente à la vie sauvage et une incapacité physique de civilisation”. L’un des responsables de l’invasion, William Philips, avait forgé quelque temps auparavant cette idée sagace&nbsp;: “Ils sont un peuple inférieur, incapable de conserver la civilisation que les français leur avaient laissés”.</P><P align=justify ="texte entry-">Haïti avait été la perle de la couronne, la colonie la plus riche de France&nbsp;: une grande plantation de sucre, avec une main-d’oeuvre d’esclaves. Dans L’esprit des lois, Montesquieu avait expliqué sans tergiverser&nbsp;: “Le sucre serait trop cher si les escalves ne travaillaient pas dans sa production. Les esclaves sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible d’avoir pitié d’eux. Il semble impensable que Dieu, qui est un être très savant, ai mis une âme, et surtout une bonne âme, dans un corps entièrement noir”.</P><P align=justify ="texte entry-">En revanche, Dieu avait mis un fouet dans la main du berger. Les esclaves qui ne se distinguaient pas par leur volonté de travail. Les noirs étaient esclaves par nature et feignants aussi par nature, et la nature, complice de l’ordre social, était l’oeuvre de Dieu&nbsp;: un esclave devait servir le maître et le maître devait punir l’esclave qui ne montrait pas un tant soit peu d’enthousiasme pour remplir le dessein divin. Karl von Linneo, contemporain de Montesquieu, avait fait précisément un savant portrait du noir&nbsp;: “Un vagabond, paresseux, négligent, indolent avec des coutumes dissolues”. Plus généreusement, un autre contemporain, David Hume, avait vérifié que le noir “peut développer une certaine habileté à s’humaniser, comme le perroquet qui parle quelques mots”.</P><P style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto; WIDTH: auto; FONT-SIZE: 10px" align=center ="texte entry-"><SPAN ="spip__356 spip_s spip_s_center"><img src="http://www.primitivi.org/local/cache-vignettes/L254xH400/Toussaint_Louverture-0f87e.jpg" height="400" width="254" border="0" style="20HEIGHT:%20%20%20%20%20%20%20%20%20400px" /></SPAN></P><DIV style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto; WIDTH: auto; FONT-SIZE: 10px" align=justify ="texte entry-">Toussain Louverture (Image&nbsp;: Wikipedia) </DIV><P align=justify ="texte entry-"><strong>L’humiliation impardonnable</strong></P><P align=justify ="texte entry-">En 1803 les noirs d’Haïti ont administré une raclée terrible aux troupes de Napoleon Bonaparte, et l’Europe n’a jamais pardonné cette humiliation infligée à la race blanche&nbsp;&#091;<a href="http://www.primitivi.org/spip.php?article230#nb2-2" target="_blank"><FONT color=#ff9900>2</FONT></A>&#093;. Haïti a été le premier pays libre des Amériques. Les États-Unis avaient conquis avant son indépendance, mais il avait environ un million d’esclaves qui travaillaient dans les plantations de coton et de tabac. Jefferson, qui était propriétaire d’esclaves, disait que tous les hommes sont égaux, mais il disait aussi que les noirs ont été, sont et resteront inférieurs.</P><P align=justify ="texte entry-">Le drapeau des libertés a été dressé sur des ruines. La terre haïtienne avait été dévastée par la monoculture du sucre et détruite par les calamités de la guerre contre la France, et un tiers de la population était tombée au combat. Alors a commencé le blocage. LA nation nouvellement née a été condamnée à la solitude. Personne ne lui achetait, personne ne lui vendait, personne ne la reconnaissait.</P><P align=justify ="texte entry-"><strong>Le délit de la dignité</strong></P><P align=justify ="texte entry-">Même Simón Bolívar, qui si brave qu’il pu être, n’a pas eu le courage de signer une reconnaissance diplomatique du pays noir. Bolivar avait pu reprendre sa lutte pour une indépendance américaine, quand l’Espagne l’avait déjà battu, grâce à l’appui d’Haïti.</P><P align=justify ="texte entry-">Le gouvernement haïtien lui avait remis sept navires et beaucoup d’armes et de soldats, avec pour seule condition que Bolivar libéra les esclaves, une idée qui n’était pas due au Libérateur. Bolivar a rempli son contrat, mais après sa victoire, quand il gouvernait déjà la Grande Colombie, il a tourné le dos au pays qui l’avait sauvé. Et quand il a convoqué les nations américaines à la réunion de Panama, il n’a pas invité Haïti mais il a invité l’Angleterre.</P><P align=justify ="texte entry-">Les États-Unis ont reconnu Haïti récemment 60 ans après la fin de la guerre d’indépendance, tandis qu’Etienne Serres, un génie français de l’anatomie, découvrait à Paris que les noirs sont primitifs parce que chez eux la distance entre le nombril et le pénis est courte. A ce moment là, l’Haïti était déjà aux mains de dictatures militaires carnassières qui destinaient les ressources faméliques du pays au paiement de la dette française&nbsp;: L’Europe avait imposé à l’Haïti l’obligation de payer à la France une indemnisation gigantesque&#091;&#091;Voir <a href="http://www.primitivi.org/spip.php?article180" target="_blank"><FONT color=#ff9900>"La dette extérieure d’Haïti, une hypocrisie française"</FONT></A>&#093;, à la manière d’une dette du pardon pour avoir commis le délit de la dignité. Cette histoire de persécution contre Haïti, qui de nos jours prend des dimensions de tragédie, est aussi une histoire du racisme dans la civilisation occidentale. <BR><BR><BR>Source&nbsp;: Servindi <a href="http://www.servindi.org/actualidad/opini&#111;n/21526" target="_blank"><FONT color=#ff9900>"Haití&nbsp;: Los pecados de Haití"</FONT></A><FONT color=#ff9900> <BR></FONT>Traduction&nbsp;: Primitivi</P><!----><H2 align=justify ="pas_signable"><FONT size=3>Notes</FONT></A></H2><P align=justify ="notes signable">&#091;<a href="http://www.primitivi.org/spip.php?article230#nh2-1" target="_blank"><FONT color=#ff9900>1</FONT></A>&#093; Voir <a href="HTTP:%20fr.wikipedia.org%20wiki%20Eduardo_Galeano?%20target=" target="_blank"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Eduardo_Galeano" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://fr.wikipedia.org/wiki/Eduard...</FONT></A></A></P><P align=justify ="notes signable">&#091;<a href="http://www.primitivi.org/spip.php?article230#nh2-2" target="_blank"><FONT color=#ff9900>2</FONT></A>&#093; Toussain Louverture, qui fut au départ allié de Bonaparte et de la Révolution Française avait vu trop grand et désirait l’émancipation de l’île, ce qui était trop pour Bonaparte. Il sera défait en 1802 mais arrivera tout même a inscrire dans un traîté que l’esclavage est aboli sur l’île. Voir <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Toussaint_Louverture" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://fr.wikipedia.org/wiki/Toussaint_Louverture</FONT></A></P><P align=center><img src="http://www.rebeli&#111;n.org/imagenes/p_11_02_2010.jpg" border="1" /></P><DIV><HR>Vidéo <a href="http://www.aporrea.org/tibur&#111;n/n150617.html" target="_blank">Haïti invasion huimanitaire</A></DIV><DIV>Vidéo <SPAN ="titulo"><a href="http://www.vtv.gob.ve/videos-especiales-vtv/29858" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Haití: Invasión ¿Humanitaria?</FONT></A></SPAN><SPAN style="COLOR: #666; FONT-SIZE: 0.9em" id=creado><FONT size=3> </FONT></SPAN></DIV><DIV><HR></DIV><DIV><a href="http://periodicopg.com.ve/?q=node/25959" target="_blank">Annulation de la dette d'Haïti : une annonce effective,&nbsp; des dizaines d'offres trompeuses</A></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><P align=center><a href="http://www.abpnoticias.com/index.php?opti&#111;n=com_bannersmanager&amp;task=click&amp;bid=11" target="_blank"><img src="http://www.abpnoticias.com/images/banners/b11_b7_haiti.gif" border="0" alt="Advertisement" /></A></P><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 11 Feb 2010 à 15:48</span>]]>
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   <pubDate>Sun, 07 Feb 2010 15:50:59 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : B&#233;b&#233; Doc, le m&#233;tro de Port au...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 06 Feb 2010 à 18:37<br /><br /><H1 align=center ="article-titre"><a href="http://www.legrandsoir.info/Bebe-Doc-le-metro-de-Port-au-Prince-et-les-dix-plaies-d-Egypte.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>Bébé Doc, le métro de Port au Prince et les dix plaies d’Egypte</strong></FONT></A></H1><P align=justify ="article-titre">&nbsp;</P><DIV align=justify ="article-corps"><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L177xH250/art&#111;n9961-04669.jpg" height="250" width="177" border="0" align="left" style="20HEIGHT:%20%20250px" /> </DIV><DIV align=justify ="article-auteur">Claude RIBBE</DIV><P align=justify ="spip">Jean-Claude Duvalier, alias Bébé Doc, a exercé un pouvoir dictatorial sur Haïti pendant 15 ans, entre 1971 et 1986, avec le soutien de ses volontaires de la sécurité nationale, plus connus sous le nom de <I ="spip">tontons macoutes</I>.</P><P align=justify ="spip">Après s’être enfui avec l’aide des États-Unis et de la France, il fut secrètement accueilli à Grenoble au printemps 1986 avec 900 millions de dollars d’ «&nbsp;économies&nbsp;», au moment de la transition entre le gouvernement Fabius et celui de Chirac (1ère cohabitation).</P><P align=justify ="spip">C’est Régis Debray, chargé de mission aux relations internationales auprès de Mitterrand, et donc responsable du dossier d’Haïti de 1981 à 1985, qui se serait chargé de recevoir le dictateur (ce dont se souviendra Chirac en 2004 en confiant au guérilléro bavard le dossier du coup d’État contre Jean-Bertrand Aristide). Les bons et loyaux services de Debray lui vaudraient une nomination au conseil d’État par le fait du prince.</P><P align=justify ="spip">Jean-Claude Duvalier, officiellement en transit, est ainsi hébergé et protégé par la France depuis 1986.</P><P align=justify ="spip">Tous les ministres de l’Intérieur qui se sont succédés ont systématiquement déclaré qu’ils n’étaient pas au courant. On prétend que Duvalier est ruiné à cause de sa femme qui aurait fait main basse sur son magot. On le croise cependant toujours dans les luxueux hôtels et restaurants parisiens.</P><P align=justify ="spip">J’ai réussi à me procurer son numéro de portable, dans l’espoir de l’interviewer, ce qu’aucun journaliste français, curieusement, n’a songé à faire depuis 24 ans. Bébé Doc aurait tant de choses à raconter. Après un premier contact, il s’est malheureusement mis aux abonnés absents, très certainement à la demande expresse de ses protecteurs. Bébé Doc a l’obligation d’être discret. Cela fait partie du marché.</P><P align=justify ="spip">Il s’est exprimé en 2004, au moment du coup d’État, auquel je le soupçonne d’avoir accordé quelque soutien. À cette époque, j’ai entendu des diplomates français dire que le retour de Bébé Doc serait une bonne solution.</P><P align=justify ="spip">Plus récemment, Bébé Doc a fait parler de lui en proposant de mettre des fonds qu’il avait placés en Suisse au service des Haïtiens sinistrés. Cette réapparition n’est pas un hasard. Le jour même du séisme, la justice de Berne venait de refuser à l’État haïtien la restitution desdits fonds, après 24 ans de procédure. Une conseillère fédérale, Micheline Clamy-Rey, vient par ailleurs de se rendre à Port-au-Prince pour discuter de l’affaire avec le président haïtien Préval.</P><P align=justify ="spip">Le gouvernement fédéral songerait actuellement à voter d’urgence une loi sur la restitution des biens mal acquis qui empêcherait Bébé Doc de récupérer son pactole. En attendant, il compare, paraît-il, les malheurs d’Haïti aux dix plaies d’Égypte. Selon le dictateur, la onzième sera un tsunami. Tout cela pour punir les Haïtiens de l’avoir chassé.</P><P align=justify ="spip">À l’époque de Mitterrand, la France aurait signé un contrat faramineux avec le chef des macoutes pour réaliser un métro à Port-au-Prince. Le secrétaire d’État aux Finances de Bébé Doc, Frantz Merceron, se vantait même d’avoir eu la croix de la Légion d’Honneur pour ce contrat du siècle sur lequel sans doute il vaudrait mieux ne pas trop revenir, de peur de trouver un joli pot aux roses qui permettrait sans doute de comprendre pourquoi la France est obligée de garder sur son territoire le satrape haïtien. On se doute que le métro de Port-au-Prince n’a jamais vu le jour. Bébé Doc le regrette&nbsp;: si le métro avait existé, il aurait pu l’inonder en 1986 comme Hitler le fit pour le métro de Berlin en 1945.</P><P align=justify ="spip">Claude Ribbe<BR><a href="http://www.claude-ribbe.com/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.claude-ribbe.com</FONT></A></P><DIV></DIV><HR>Vidéos <SPAN =titulo><a href="http://www.vtv.gob.ve/videos-destacadas-en-video/29767" target="_blank"><FONT color=#ff9900>ContraGolpe: Haití aguas de libertad</FONT></A></SPAN><SPAN style="COLOR: #666; FONT-SIZE: 0.9em" id=creado><FONT size=3> </FONT></SPAN><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 06 Feb 2010 à 20:28</span>]]>
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   <pubDate>Sat, 06 Feb 2010 18:37:53 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : Les Ha&#239;tiens recherchent toujours...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=32005#32005</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 05 Feb 2010 à 19:31<br /><br /><H2 =tit align=center>Les Haïtiens recherchent toujours leurs enfants</H2><DIV =chapo align=justify>La Haïtienne Nadine Perrault, responsable à l’Unicef de la protection des enfants dans la région, témoigne de la difficulté à regrouper les familles alors que les trafiquants sont à l’œuvre.</DIV><P =texte align=justify>Basée au Panama, la Haïtienne Nadine Perrault est responsable pour l’Unicef (l’agence des Nations unies consacrée à l’enfance) de la protection des enfants pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Dès le 14&nbsp;janvier, soit deux jours après le séisme qui a ravagé la capitale d’Haïti, elle était présente à Port-au-Prince. De passage à Paris après quinze jours très éprouvants passés sur place, elle a témoigné devant la presse de la difficulté à identifier puis réunir les enfants séparés de leurs familles.</P><P =texte align=justify><STR&#079;NG =spip>les enfants séparés de leurs familles</strong></P><P =texte align=justify>«&nbsp;Quand le séisme a frappé la ville, les parents étaient au travail. Ils étaient logiquement séparés de leurs enfants. Ceux-ci n’ont pas compris ce qui se passait. Ils ont couru dans tous les sens. Ils se sont retrouvés très loin de chez eux&nbsp;», raconte-t-elle d’une voix calme et posée. «&nbsp;Les enfants souffrent de troubles psychologiques graves. Certains ne se souviennent pas de leur nom. D’autres ne savent pas dire où ils habitaient&nbsp;», ajoute-elle. L’identification des enfants qui ne savent pas encore s’exprimer correctement est un véritable défi pour les équipes de l’Unicef. À la frontière de la République dominicaine, dans le petit hôpital délabré de la ville de Jimani, des hélicoptères ont déposé de nombreux nourrissons. «&nbsp;Les bébés sont arrivés seuls sans aucune identification. On les a appelés Jeanne 1 (pour un mois), Jeanne 2, Marie 1, Marie 2…&nbsp;», détaille Nadine Perrault.</P><P =texte align=justify>Les petits coupés de leur famille se mêlent aux gamins des rues, qui proliféraient dans la capitale avant le tremblement de terre, et aux «&nbsp;Restavec&nbsp;», ces enfants esclaves utilisés comme des domestiques dans des familles qui ne sont pas les leurs. «&nbsp;J’ai croisé une petite fille qui avait plusieurs fractures. Elle était sortie acheter de l’eau pour ses employeurs lorsque la terre a tremblé. Lorsque ceux-ci l’ont vue revenir en sang, ils l’ont laissée à son sort dans la rue. Heureusement, elle a eu la présence d’esprit de héler une voiture de l’ONU qui passait devant elle&nbsp;», se souvient l’employée de l’Unicef. «&nbsp;Beaucoup de parents recherchent et continuent de rechercher leurs enfants. J’ai des amis qui ne savent pas si leurs enfants sont morts, s’ils sont blessés, s’ils ont été évacués en avion ou en bateau&nbsp;», confie Nadine Perrault.</P><P =texte align=justify><STR&#079;NG =spip>L’Unicef souffre d’un manque de moyens</strong></P><P =texte align=justify>L’Unicef souffre d’un manque de moyens criant. Ses partenaires locaux ont été décimés. L’édifice de la police qui abrite les effectifs de la brigade des mineurs s’est effondré au moment de la relève, faisant de très nombreuses victimes parmi ceux qui avaient fini leur journée de travail et ceux qui allaient la commencer. Tant bien que mal et malgré de gros problèmes de communication, l’Unicef mène des évaluations dans 161 orphelinats où étaient accueillis 747 enfants. Officiellement, 347 centres d’accueil étaient enregistrés par l’Institut du bien-être social (IBES), l’organisme qui gère les adoptions sur l’île. «&nbsp;Mais il existait de nombreux centres clandestins…&nbsp;», s’inquiète Nadine Perrault.</P><P =texte align=justify>Cette confusion profite aux trafiquants d’enfants. Un phénomène qui existait déjà avant le séisme. Il était fréquent de retrouver des enfants haïtiens employés dans les plantations de canne à sucre de l’autre côté de la frontière. «&nbsp;Déjà, en 2002, 2&#8201;000 enfants avaient traversé la frontière&nbsp;», rappelle-t-elle. Face à des «&nbsp;contrôles faibles&nbsp;» et à une «&nbsp;politique du laisser-faire&nbsp;», l’Unicef avait mené, en 2009, une mission du côté haïtien de la frontière. Une opération identique avait été programmée du côté de la République dominicaine pour le 20 janvier 2010. Huit jours avant le séisme.</P><P =texte align=justify>Damien Roustel</P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/2010-02-05_Internati&#111;nal_Les-Haitiens-recherchent-toujours-leurs-enfants" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Fri, 05 Feb 2010 19:31:47 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : Ha&#239;ti: le Tribunal f&#233;d&#233;ral stoppe...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 03 Feb 2010 à 17:15<br /><br /><H3 align=center>Haïti: le Tribunal fédéral stoppe la restitution des fonds Duvalier</H3><P align=justify lede="true">Le Conseil fédéral a une nouvelle fois bloqué les fonds Duvalier. Cette décision intervient à la suite de l'annonce du Tribunal fédéral de stopper la restitution de l'argent au peuple haïtien. Berne mise sur un changement législatif pour confisquer ces avoirs.</P><P align=justify>Ce délai devrait permettre la mise en consultation d'un projet de Loi fédérale sur la confiscation d'avoirs illicites. Le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de finaliser ce projet d'ici la fin du mois, ont indiqué les services de Micheline Calmy-Rey.</P><P align=justify>Le Tribunal fédéral (TF) a stoppé la restitution des fonds Duvalier à Haïti. Il a jugé que la prescription, intervenue en février 2001, s'oppose à la remise du montant de près de cinq millions de francs gelé depuis des années dans des banques suisses.</P><P align=justify>Peu importe si la demande d'entraide se fonde sur d'autres crimes commis par le clan Duvalier, notamment les assassinats commis par les Tontons Macoutes, pour lesquels le délai de prescription est de trente ans, poursuit la haute cour.</P><P align=justify>La décision, datée du 12 janvier dernier, a été rendue un jour avant le tremblement de terre qui a dévasté Haïti.</P><P align=justify>Après le tremblement de terre, l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, âgé aujourd'hui de 59 ans, avait affirmé vouloir faire un geste pour le peuple haïtien. "Touché", il avait évoqué l'envoi d'un montant de "cinq millions" à Port-au-Prince.</P><P align=justify>La somme évoquée correspond à l'argent bloqué dans les banques suisses et revendiqué par la fondation "Brouilly", dont l'ayant droit était Simone Ovide Duvalier, la mère de Jean-Claude Duvalier, décédée en 1997.</P><P align=justify>L'ex-dictateur haïtien, surnommé "Bébé Doc", et son entourage sont accusés par Port-au-Prince d'avoir détourné plus de 100 millions de dollars sous le couvert d'oeuvres sociales. Après sa fuite de Haïti, en 1986, Jean-Claude Duvalier s'était établi en France.</P><DIV align=justify>(ats / 03 février 2010) </DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><a href="http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20100203130043510172019048000_brf032.xml&amp;associate=phf1829" target="_blank">Source</A></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><img src="http://upload.pro-at.com/01/smiley_vomi2.gif" border="0" /> <HR></DIV><DIV align=justify><H2 align=center ="tit">Justice pour Haïti </H2><DIV ="chapo">Construire durablement un Haïti souverain. Par Patrick Le Hyaric <I>04/02/10</I></DIV><DIV ="texte"><P>Parce que nous portons haut la grande cause de l’humanité, ce journal est celui de la solidarité active avec Haïti. L’euro supplémentaire que vous avez versé pour l’acquérir sera immédiatement donné au Secours Populaire Français. Nous remercions sincèrement tous les acteurs et actrices de la chaîne de production et de distribution de la presse de nous accompagner dans cette initiative. L’aide internationale d’urgence en cours doit encore se développer tant les besoins des enfants et du peuple haïtien sont immenses en nourriture, en soins et médicaments, en eau potable, en logements ou en écoles. Cette solidarité mondiale doit être placée sous la coordination de l’Organisation des Nations-Unies.</P><P>Après la conférence de Montréal, nous souhaitons la réussite de celle pour la reconstruction qui aura lieu à New York. Mais, cette reconstruction ou plutôt cette construction nouvelle doit se faire à partir des besoins des populations et avec leur participation. Son objectif ne peut être qu’un développement stable, durable, solidaire, dans le respect scrupuleux de la souveraineté politique et économique du peuple d’Haïti. L’occasion est donnée d’aider Haïti à rechercher des voies originales de son nouveau développement humain, durable, débarrassé des néo-colonialismes et des dominations. Des dispositions doivent être prises sans attendre pour que ce drame ne serve pas aux classes possédantes à s’accaparer le foncier et les bâtiments afin d’en faire des objets de spéculation, reléguant les pauvres dans une pauvreté encore plus accentuée ou les chassant du pays.</P><P>Même s’il faut saluer et se féliciter de l’aide des Etats-Unis, il serait inacceptable que cet insupportable drame serve de prétexte aux dirigeants nord-américains pour occuper l’île afin d’en faire l’une de leurs bases stratégiques. L’Union européenne devrait être plus présente, plus active pour des initiatives solidaires, impulsant l’annulation de toutes les dettes, dégageant des moyens pour acheminer des surplus alimentaires, pour la santé et les médicaments, pour le redéploiement d’une souveraineté alimentaire à partir d’un nouveau projet agronomique, pour le traitement des eaux, pour la reconstruction de logements et d’infrastructures antisismiques, pour la formation, pour impulser un système mondial de prévention des catastrophes climatiques et sismiques. Le groupe de la Gauche Unitaire Européenne, Verte Nordique, présentera une résolution en ce sens au Parlement Européen.</P><P>Nous protestons une nouvelle fois contre l’attitude du Fond Monétaire International qui se comporte comme un vautour au-dessus d’un peuple en deuil. Il vient de décider d’octroyer un prêt de 102 millions de dollars à Haïti, remboursable dans 5 ans. Celui-ci est conditionné à des dispositions antisociales telles que l’augmentation du prix de l’électricité ou la baisse des salaires dans la fonction publique. Scandaleux&nbsp;! Pendant l’agonie, le FMI s’occupe de l’asphyxie. L’urgence est d’annuler toutes les dettes sans condition. La seule conditionnalité des fonds publics octroyés devrait être celle du développement humain durable d’un pays souverain dans le respect des droits fondamentaux des êtres humains et des enfants. C’est le monde qui a une dette vis-à-vis d’Haïti. Un devoir de réparation&nbsp;! Pas le contraire&nbsp;! Avec les forces vives de ce pays, solidarité et justice pour Haïti.</P></DIV></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/Justice-pour-Haiti" target="_blank">Source</A> <HR></DIV><DIV align=justify><TABLE border=0 cellSpacing=3 cellPadding=3 width="100%"><T><T><T><TR><TD style="BORDER-BOTTOM: #006f93 1px solid; BORDER-TOP: #006f93 1px solid" width="45%" align=left ="#006f93"><P align=center><SPAN style="TEXT-TRANS: uppercase"><B><FONT color=#ffffff size=2 face=Verdana>N O T R E&nbsp; A M E R I Q U E </FONT></B></SPAN></P></TD><TD style="BORDER-BOTTOM: #e0e0e0 1px solid; BORDER-TOP: #e0e0e0 1px solid" width="55%" align=left ="#ffffff"><P align=right><FONT size=1 face=Verdana><B>La Havane. 3 Févier 2010</B></FONT></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia; FONT-WEIGHT: 700" lang=FR><FONT size=5>Des médecins des USA rejoignent une équipe cubaine en Haïti</FONT></SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>NEW YORK, 2 février.- Un groupe de sept médecins étasuniens diplômés à l’Ecole latino-américaine de médecine de La Havane, est partie rejoindre une équipe médicale cubaine qui vient en aide aux victimes du séisme en Haïti.</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><FONT face=Georgia><SPAN lang=FR>«Ces médecins dévoués et talentueux sont prêts à offrir leurs services. Ils ont obtenu leurs diplômes à Cuba, et ils ont reçu une formation unique qui leur permettra de relever les nombreux défis qui les attendent dans cette mission d’urgence», a déclaré le révérend Lucius Walker, directeur exécutif de la Fondation Religieuse pour l'Organisation Communautaire (</SPAN></FONT><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR><EM><SPAN style="FONT-STYLE: normal; FONT-FAMILY: Georgia">IFCO</SPAN></EM></SPAN><FONT face=Georgia><SPAN lang=FR>).</SPAN></FONT></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>Ces médecins, qui sont partis de l’aéroport de Newark, dans le New Jersey, étaient munis de leur sac à dos rempli de médicaments», a précisé le révérend.</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>L’Ecole de médecine de La Havane a été créée en 1999 dans le cadre du programme cubain d’assistance aux sinistrés des ouragans Mitch et George.</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Georgia" lang=FR>De nombreux étudiants originaires des Etats-Unis se voient délivrer des permis spéciaux pour fréquenter l’université cubaine, une manière de tourner l’embargo (blocus, Ndlr).</SPAN></P><P ="Ms&#111;normal"><FONT face=Georgia><SPAN lang=FR>D’après l’IFCO, aujourd’hui plus d’une centaine de médecins en provenance du Chili, d’Espagne, du Venezuela, du Mexique, de Colombie et du Canada travaillent avec le personnel cubain en Haïti, où environ 200 000 personnes sont mortes dans le séisme. (ANSA)</SPAN></FONT></P></TD></TR></T></T></T></TABLE></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.granma.cu/frances/2010/febrero/mier3/medicos.html" target="_blank">Source</A></DIV><DIV align=justify><HR></DIV><DIV align=justify><H1 align=center ="article-titre"><a href="http://www.legrandsoir.info/Joli-coup-aux-Caraibes-Rebeli&#111;n.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>Joli coup aux Caraïbes&nbsp;! (Rebelion)</strong></FONT></A></H1><P ="article-titre">&nbsp;</P><DIV ="article-corps"><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH167/art&#111;n9958-325cc.jpg" height="167" width="250" border="0" align="left" style="20HEIGHT:%20%20167px" /> <DIV ="article-auteur">David BARRIOS, Ana ESTHER CECENA, Humberto MIRANDA, Rodrigo YEDRA</DIV><DIV id=article-complet ="article-texte"><DIV align=right><I ="spip">Ay&nbsp;! Haití la negra, llorando está</I><BR>Pablo Milanés </DIV><P ="spip">12 janvier 2010&nbsp;: de nombreuses incertitudes et beaucoup de confirmations. Port-au-Prince, ce qui se fait de plus proche d’un centre urbain moderne dans le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental, a été touchée par un séisme de 7 degrés d’intensité qui a rendu SDF le peuple, le Président et même Dieu en abattant le palais présidentiel et la cathédrale.</P><P ="spip">Ce morceau de terre, petit bout de l’ancienne île Hispaniola, pionnier du soulèvement indépendantistes, se débat toujours aujourd’hui entre une catastrophe économique qui l’a plongé dans la misère sans même l’autosuffisance alimentaire (1), une catastrophe naturelle comparable à une bombe atomique bien que sans les effets radioactifs et pour finir une nouvelle occupation qui renforce sa condition de colonie.</P><P ="spip">La réponse solidaire immédiate de la communauté internationale fournissant nourriture, médicaments et couvertures s’est ajoutée à la présence des médecins cubains qui travaillent depuis 11 ans pour aider le peuple haïtien et qui dans cette urgence ont joué un rôle central pour aider les victimes. Cependant, les conditions difficiles du pays n’ont pas facilité la distribution rapide de l’aide humanitaire et les moyens de communication, CNN en tête, ont fait passer pour un lieu commun l’idée d’une situation de chaos, d’instabilité totale dans un pays ingouvernable ce qui justifie la présence militaire non seulement des forces de l’ONU (MINUSTAH) (2) sur le terrain depuis 2004, mais aussi l’envoi de nouveaux contingents de «&nbsp;troupes d’assaut&nbsp;»&nbsp;!</P><P ="spip">Au départ, l’autorisation avait été donnée à la MINUSTAH pour un maximum de 6700 effectifs militaires en Haïti. Ce chiffre devint bientôt plus important pour atteindre fin novembre 2009 les 9.065 effectifs en uniforme dont 7.031 soldats (3) et 2.034 policiers (4) appuyés par 488 fonctionnaires internationaux, 1.212 fonctionnaires locaux et 214 volontaires de l’ONU. Cette mission qui coûtait annuellement environ 600 millions de dollars a été dénoncée par l’ONG anglaise <I ="spip">Save the children</I> (campagne <I ="spip">No one to turn on to</I> en 2008) pour les nombreuses maltraitances d’enfants induites (viols et agressions sexuelles, incitation à la prostitution), dénoncée également par d’autres ONG de défense des droits de l’homme et des missions d’observation de la société civile pour les nombreux «&nbsp;dérapages&nbsp;» commis en toute impunité au nom du rétablissement de la paix.</P><P ="spip">Soi-disant force de paix composée par des militaires de nombreux pays dont plusieurs latino-américains, la MINUSTAH a été rejetée dès le début par la population d’un pays qui voyait son autodétermination, sa souveraineté et l’exercice de sa démocratie gravement compromis par sa présence et par la répression exercée au moindre <I>soupçon</I>. (5)</P><P ="spip">Aujourd’hui, par un audacieux coup de poker, le Commandement militaire des Etats-Unis, au travers du <I ="spip">Comando Sur</I> (South Command), s’érige en autorité suprême d’Haïti et contrôle tout mouvement aérien, maritime ou terrestre. La MINUSTAH et tous ses effectifs se retrouvent de fait sous les ordres des armées du <I ="spip">Comando Sur</I> pour faire face au désastre naturel.</P><P ="spip">Pratiquement aucune objection face à ces coups du pouvoir hégémonique sur l’échiquier mondial qui en quelques heures ont transformé la géopolitique continentale. La communauté internationale semble avoir pris en charge Haïti comme s’il s’agissait d’un désert sans aucune capacité d’organisation depuis 2004 et encore moins aujourd’hui après le tremblement de terre. La communauté internationale semble accepter l’idée que les valeurs et les actions des forces armées US sont universelles et que les troupes sont nécessaires pour amadouer ce peuple indompté.</P><P ="spip">En écartant l’hypothèse du séisme provoqué par les Etats-Unis eux-mêmes (6), nous ne pouvons que constater que très peu d’heures après le désastre, les troupes de la tristement célèbre 82ème division aéroportée de l’armée US, responsable des invasions de la République Dominicaine (1985), Grenade (1983) et Panama (1989) étaient sur place et qu’au 26 janvier, plus de 12 500 effectifs se trouvent à Haïti sur terre comme sur mer. (7) Personne ne peut dire quelle fonction humanitaire peut bien remplir une brigade nettement offensive équipée d’armes sophistiquées incluant des missiles, capable de neutraliser voire d’écraser toute force et de contrôler rapidement des territoires. C’est-à-dire une force d’assaut et de réponse rapide. Il suffit de rappeler qu’à Grenade et Panama on les qualifiait de forces d’invasion et à présent de forces humanitaires.</P><P ="spip">Etant données les circonstances, on pourrait parler d’une «&nbsp;invasion propre&nbsp;», sans nécessité de forces aériennes ni artillerie ni bombardements préalables&nbsp;: la nature s’est chargée du sale boulot, aucune perte n’est à déplorer pour l’envahisseur.</P><P ="spip">On ne peut rêver meilleur théâtre d’opérations.</P><P ="spip">Les Etats-Unis ont déployé efficacement toute une structure de guerre et se sont bien plus occupés à contrôler qu’à aider. Ils ont pris en charge les communications qui contrôlent non seulement l’aéroport mais aussi tous les mouvements en mer au point que le vice-président bolivien Alvaro Garcia Linera soutient que les USA «&nbsp;<I ="spip">profitent d’une terrible catastrophe naturelle survenue chez un peuple frère pour s’assurer une présence militaire permanente dans une stratégie de militarisation et de contrôle du continent</I>&nbsp;». (8) Pour sa part, le président Evo Morales demande une réunion des Nations Unies pour arrêter l’escalade. Mais l’ONU n’est pas en mesure de mettre en cause les mesures interventionnistes des Etats-Unis et les faucons du Pentagone ne sont pas disposés à lâcher leur proie. L’empire a pris très au sérieux les pertes stratégiques subies ces dernières années par des processus révolutionnaires en Amérique Latine.</P><P ="spip">En plus du navire hôpital <I ="spip">USNS Comfort</I>, qui avec près de mille membres de personnel médical à bord curieusement ne soigne qu’environ une centaine de patients par jour, on trouve également près des côtes d’Haïti qui du fait de leur proximité (74 km) sont aussi celles de Cuba, un porte avion nucléaire (<I ="spip">USS Carl Vinson</I>), deux navires d’assaut amphibies (<I ="spip">USS Bataan</I> et <I ="spip">USS Nassau</I>). Tous ces bateaux sont en réalité des bases militaires mobiles qui complètent le dispositif terrestre et donnent plus de souplesse et de flexibilité aux réseaux de contrôle militare.</P><P ="spip">Selon des informations officielles, deux nouvelles forces opérationnelles ont été opportunément créées&nbsp;:</P><P ="spip"><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" height="11" width="8" border="0" style="20HEIGHT:%20%2011px" alt="-" />&nbsp;le <I ="spip">Comando Sur</I> (South Command) des USA a créé la Force opérationnelle conjointe pour Haïti (JTF-H) pour observer les efforts d’aide des militaires US à Haïti et nommé le Lieutenant-général Ken Keen (9) à sa tête. Plus de 20 000 militaires US, 23 navires et plus de 120 avions appuient donc les opérations d’aide et d’assistance aux plus de trois millions d’Haïtiens victimes du tremblement de terre du 12 janvier. (10)</P><P ="spip"><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" height="11" width="8" border="0" style="20HEIGHT:%20%2011px" alt="-" />&nbsp;la seconde force opérationnelle, la 48, (la 48ème) n’est basée ni plus ni moins qu’à Cuba, sur la base de Guantanamo, et pour l’instant organise la coordination «&nbsp;<I ="spip">des effectifs aériens et terrestres pour délivrer en temps opportun l’aide humanitaire en Haïti</I>&nbsp;» selon Patricia Wolfe, commandant de cette force qui rappelle que&nbsp;:</P><P ="spip">l’approvisionnement opportun de l’aide n’est rendu possible que par la proximité de la Base navale de Guantanamo (GTMO) avec la région touchée. Guantanamo est à l’évidence une position clé pour répondre aux demandes stratégiques dans cette région. (<a href="http://www.navy.mil/search/display.asp?story_id=50733" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.navy.mil/search/display....</FONT></A>)</P><P ="spip">De telle sorte que s’il ne s’agit pas d’une offensive de guerre contre Haïti, c’en est peut-être une contre ses voisins. Les nouvelles positions occupées non seulement encerclent les Caraïbes mais coupent aussi le passage entre Cuba et le Venezuela et par des triangulations avec les bases de la zone, créent les conditions pour pouvoir isoler chacune des îles des Caraïbes.</P><P ="spip">Soudainement, Cuba se retrouve encerclée de tous côtés.</P><P ="spip">Avec les deux nouvelles forces opérationnelles créées suite au désastre, l’une basée à Haïti et l’autre à Guantanamo, on peut penser que nous assistons au début d’une réorganisation complète de la stratégie militaire de la région ou, pour le moins, d’une réorganisation opérationnelle aux visées plus ambitieuses que par le passé et préparant les conditions d’une intervention immédiate pour n’importe quelle situation et en tout lieu de la région qui le requerrait selon les critères US.</P><P ="spip">Si l’on considère les anciennes et les nouvelles bases en Colombie, les bases potentielles au Panama, la base de Palmerola (Honduras), Guantanamo, Aruba et Curaçao, les Etats-Unis ont désormais le contrôle total de tous les mouvements dans la région caraïbe et même Amazonie -caraïbes. Le Mexique est enfermé sur son golfe et soumis par l’Initiative Merida, et en coordination avec la Colombie forme partie du couloir de contention que les Etats-Unis ont déployé peu à peu pour freiner les processus de transformation du continent.</P><P ="spip">Joli coup&nbsp;! Haïti se retrouve occupé, Cuba encerclée, la IVème flotte en croisière dans toutes les Caraïbes et le Venezuela pressionné.</P><P ="spip">Mais il n’y a pas de guerre dans les Caraïbes. Les Caraïbes sont une zone de paix... et de catastrophes.</P><P ="spip">Ana Esther Ceceña,<BR>Humberto Miranda,<BR>David Barrios,<BR>Rodrigo Yedra</P><P ="spip">Original paru dans&nbsp;: <BR><a href="http://www.rebeli&#111;n.org/noticia.php?id=99818" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.rebelion.org/noticia.php?id=99818</FONT></A></P><P ="spip"><I ="spip">traduction non officielle par alfare. Révisée et complétée par le Grand Soir</I></P><DIV ="notes">NOTAS <P ="spip">&#091;1&#093; Jusqu’aux années 70, Haiti était autosuffisant en riz, base de l’alimentation. Après la mise en oeuvre de politique libérales, Haiti doit désormais importer plus de 80% de son riz. D’une manière général, le pays produisait 90% de ses aliments et doit désormais en importer 55% (Rodríguez, José Luis, citado en Sánchez, José Tomás, ¿Qué hacemos en Haití&nbsp;?, <a href="http://www.ea.com.py/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.ea.com.py</FONT></A> ).</P><P ="spip">&#091;2&#093; Mission de Stabilisation des Nations Unies à Haití.</P><P ="spip">&#091;3&#093; Les pays qui fournissent du personnel militaire sont, avec le Brésil à leur tête, sont&nbsp;: Argentine, Bolivie, Bresil, Canada, Chili, Equateur, Etats-Unis, Philippines, France, Guatemala, Jordanie, Nepal, Paraguay, Perou, Republique de Corée, Sri Lanka et Uruguay.</P><P ="spip">&#091;4&#093; Les pays qui fournissent du personnel policier sont&nbsp;: Argentine, Benin, Bangladesh, Brésil, Burkina Faso, Cameroun, Canada, Tchad, Chili, Chine, Colombie, Côte d’Ivoire, Croatie, Egypte, Le Salvador, Espagne, Etats-Unis, Federation de Russie, Philippines, France, Guinée, Jordanie, Inde, Jamaique, Madagascar, Malí, Nepal, Níger, Nigeria, Pakistan, Repúblique Centrafricaine, Ruanda, Roumaníie, Senegal, Serbie, Sri Lanka, Suisse, Togo, Turquie, Uruguay et Yemen.</P><P ="spip">&#091;5&#093; Le soupçon est devenu la justification des actions punitives des forces de l’ordre, niant ainsi les attributions de l’appareil de justice. Dans le cas de missions humanitaires ou de paix, il aurait fallu rétablir et/ou garantir les conditions pour un fonctionnement normal des institutions démocratiques au lieu de garantir une telle impunité aux troupes qui sont autorisées de tirer sur toute personne qui paraitrait à leurs yeux "suspecte".</P><P ="spip">&#091;6&#093; La même chose s’est produite lors des attaques contre les Tours Jumelles. QUelques enquêteurs et journalistes ont affirmé qu’il s’agissait d’un auto-attentat pour justifier des changements radicaux de politique militaire qui ont suivi. Dans le cas présent, on a vu circuler des théories sur le projet HAARP basé en Alaska et qui aurait la capacité de provoquer des changements climatiques et d’autres catastrophes comme le séisme à Haiti.</P><P ="spip">&#091;7&#093; <a href="http://www.abn.info.ve/noticia.php?articulo=217451&amp;lee=16" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.abn.info.ve/noticia.php?...</FONT></A></P><P ="spip">&#091;8&#093; “Bolivia teme que Haití se convierta en otra base militar estadounidense”. En DiarioCoLatino.com, San Salvador, enero 28, 2010. <a href="http://www.diariocolatino.com/es/20100119/internaci&#111;nales/75895/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.diariocolatino.com/es/20...</FONT></A></P><P ="spip">&#091;9&#093; Ken Keen est le <I ="spip">Military Deputy Commander</I> (Commandant militaire adjoint) de <I ="spip">South Command</I> et il a une grande expérience dans la région&nbsp;; Il aussi commandé les <I>Rangers</I> lors de l’Opération <I ="spip">Tempête du Désert</I> et il a été membre du Commandement Conjoint de l’EUCOM en 2007-2009. Nous avons affaire ici à un militaire qui a une trés grande expérience des zones de guerre et de conflits et qui a récemment travaillé dans des zones à haut risque stratégique. En Amérique latine, il a été Officier des Forces Spéciales au Panama (1977-1980)&nbsp;; Officier du Groupe de Formation Militaire au Honduras (1980)&nbsp;; Commandant du Groupe Militaire des Etats-UNis en Colombie (2001-2003)&nbsp;; Commandant de l’armée du Sud des Etats-Unis (2005-2007)&nbsp;; élève chez le Commando Brésilien et au <I>Brazilian Command and General Staff College</I> (1987-1988) (<a href="http://www.southcom.mil/AppsSC/pages/dcdrBio.php" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.southcom.mil/AppsSC/page...</FONT></A>). Il ne faut pas sous-estimer cette dernière information et ses implications surtout si on prend en compte le rôle des forces armées brésiliennes à la direction de la MINUSTAH.</P><P ="spip">&#091;10&#093; <a href="http://www.southcom.mil/AppsSC/factFiles.php?id=138" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.southcom.mil/AppsSC/factFiles.php?id=138</FONT></A> site consulté le 29 janvier 2009</P></DIV><P align=center ="notes"><img src="http://www.rebeli&#111;n.org/imagenes/t_04_02_2010.jpg" border="1" /></P></DIV></DIV></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 04 Feb 2010 à 15:55</span>]]>
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   <pubDate>Wed, 03 Feb 2010 17:15:24 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti :      N O T R E A M E R I...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 03 Feb 2010 à 14:40<br /><br /><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=3 cellPadding=3 width="100%"><T><T><TR><TD style="BORDER-BOTTOM: #006f93 1px solid; BORDER-TOP: #006f93 1px solid" width="45%" align=left ="#006f93"><P align=center><SPAN style="TEXT-TRANS: uppercase"><B><FONT color=#ffffff size=2 face=Verdana>N O T R E&nbsp;&nbsp; A M E R I Q U E</FONT></B></SPAN></P></TD><TD style="BORDER-BOTTOM: #e0e0e0 1px solid; BORDER-TOP: #e0e0e0 1px solid" width="55%" align=left ="#ffffff"><P align=right><FONT size=1 face=Verdana><B>La Havane. 2 Févier 2010</B></FONT></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><FONT face=Georgia></FONT><B><FONT face=Verdana><P align=center><FONT size=2>VINGT</FONT><FONT size=2> JOURS APRES LE SEISME<BR></FONT></FONT><FONT face=Georgia><FONT size=5>Cuba continue de planter<BR>son drapeau en Haïti</FONT></FONT></B><FONT face=Georgia></P><B><P align=center><FONT size=1><FONT color=#6699ff><SPAN style="TEXT-TRANS: uppercase">Leticia Martinez Hernandez </SPAN>et<SPAN style="TEXT-TRANS: uppercase"> Juvenal Balan</SPAN> (photos), envoyés spéciaux</FONT></FONT></P></B><DIV>&nbsp;</DIV><P align=center><img src="http://martirena.com/images/stories/enero010/haiti8.gif" border="0" /></P><DIV>&nbsp;</DIV><DIV>PORT-AU-PRINCE, Haïti.— Vingt jours après le tremblement de terre qui a durement secoué cette capitale, de nombreux coopérants étrangers, après l’inévitable photo finale témoignant de leur passage en terre haïtienne, repartent chez eux: ils vont retrouver la douceur et le calme de leur foyer. Mais 938 collaborateurs en provenance de Cuba, dont 380 médecins haïtiens en formation dans l’île, continuent de sauver des vies dans ce pays, malgré les difficultés de la situation actuelle et future.</DIV><DIV align=right><TABLE style="BORDER-COLLAPSE: collapse" border=1 width="31%" align=right><T><T><TR><TD><P align=right><img src="http://www.granma.cu/fotos%202010/febrero/medicos_2febre.jpg" height="150" width="243" border="0" /><BR><FONT face=Verdana><B><FONT size=1>Cuba continuera à planter son<BR>drapeau en Haïti, aussi longtemps<BR>que ce peuple en aura besoin. </FONT></B></FONT></P></TD></TR></T></T></TABLE></DIV><P>Cuba a été le premier pays à tendre la main au peuple haïtien en proie au désespoir lorsque les nuages de poussière laissés par le séisme ne s’étaient pas encore dissipés. Ce sont des centaines d’Haïtiens qui, dans la soirée du 12 janvier, se sont précipités en transportant des blessés jusqu’à l’endroit où, depuis dix ans, se dresse le Q.G. des médecins cubains. Une multitude de blessés, mais aussi de morts, a envahi les lieux. Et si dans les premières heures l’assistance médicale s’est déroulée dans un véritable chaos, l’organisation règne aujourd’hui dans les trois hôpitaux de la capitale et les quatre hôpitaux de campagne où travaillent nos médecins.</P><P>Selon le Dr Carlos Alberto Garcia, membre du Centre de coordination cubain, beaucoup de coopérants d’autres pays retournent dans leurs pays car ils estiment que l’urgence est passée. Pour nous l’urgence continue, elle prendre juste une autre dimension, non plus depuis le point de vue chirurgical, mais sous l’angle des maladies qui ont fait aujourd’hui leur apparition à la suite du désastre, parmi lesquelles les infections diarrhéiques et respiratoires, les lésions cutanées; mais aussi le paludisme, le parasitisme et la fièvre typhoïde.</P><P>20 jours après le tremblement de terre, la réussite la plus spectaculaire de l’aide cubaine est d’avoir développé une assistance intégrale à la population. Ce que viennent confirmer les soins dispensés, les actions de promotion de santé, de contrôle des vecteurs, et de rééducation, ce dernier service étant indispensable dans une population principalement touchée par les traumatismes et les amputations. Voici quelques chiffres: jusqu’à hier, plus de 50 000 patients ont été pris en charge, dont 3 400 ont subi des opérations chirurgicales, dont 1 500 complexes et 1 100 amputations.</P><P>Le Dr Carlos Alberto précise que neuf salles de rééducation ont été installées, et qui auront un grand impact «car même avant le séisme, Haïti ne disposait d’aucun service public de ce genre»</P><P>L’après tremblement de terre n’a pas toujours été marqué du signe du malheur et de la mort: les médecins cubains et le personnel haïtien à Cuba ont réalisé 280 accouchements, dont 183 césariennes, notamment dans les hôpitaux de campagne, où, selon le docteur toutes les conditions de base sont réunies.</P><DIV align=right><TABLE style="BORDER-COLLAPSE: collapse" border=1 width="31%" align=right><T><T><TR><TD><P align=right><img src="http://www.granma.cu/fotos%202010/febrero/doctores-2febre.jpg" height="183" width="269" border="0" /><BR><FONT face=Verdana><B><FONT size=1>Les médecins cubains vaccinant la<BR>population contre le tétanos au stade de football de Port-au-Prince.</FONT></B></FONT></P></TD></TR></T></T></TABLE></DIV><P>En outre, nos médecins «prennent d’assaut» les places et les parcs où sont entassés des milliers d’Haïtiens. <I>Granma</I> a assisté hier à la campagne de vaccination contre le tétanos, qui donnait un autre visage au stade de football de Port-au-Prince, envahi par des centaines de Haïtiens depuis qu’ils ont perdu leurs foyers. De nombreux enfants, souvent en pleurs, étaient vaccinés, mais aussi tous ceux qui passaient par là. Toute personne vaccinée recevait une carte jaune. Le Dr Garcia confirmait ainsi que 20 000 personnes avaient déjà été vaccinées à Port-au-Prince. Et que le triple vaccin contre la diphtérie, la rougeole et la coqueluche était aussi administré. </P><P>Comme rien ne doit être négligé, la coopération médicale a aussi mis l’accent sur les soins et l'assistance en psychiatrie, avec l’arrivée de Cuba d’un groupe de psychologues et de psychiatres qui vont bientôt réaliser des activités avec les enfants et les jeunes dans les camps, les places et les parcs de Port-au-Prince.</P><P>Pour appuyer cette «invasion» de santé, les constructeurs s’empressent de terminer la reconstruction de cinq centres de diagnostic intégral paralysés après le séisme. Deux d’entre eux seront opérationnels dans les prochains jours. Ils seront en tout bientôt sept à offrir leurs services dans plusieurs départements du pays. Trois autres, qui vont porter le nombre total de centres à dix, sont toujours en voie de rénovation et seront achevés dans quelques semaines.</P><P>20 jours de total dévouement se sont déjà écoulés. Nos médecins, malgré des conditions de vie difficiles, marquées du signe de l’austérité, et témoins de tant d’horreurs, se réveillent néanmoins chaque matin résolus à poursuivre leur mission. Cuba continuera de planter son drapeau en Haïti, aussi longtemps que ce peuple en aura besoin.</P></FONT></TD></TR></T></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.granma.cu/frances/2010/febrero/mar2/5banderas-f.html" target="_blank">Source</A></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 06 Feb 2010 à 19:30</span>]]>
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   <pubDate>Wed, 03 Feb 2010 14:40:32 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti :      N O T R E A M E R I...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 02 Feb 2010 à 13:41<br /><br /><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=3 cellPadding=3 width="100%"><T><T><T><TR><TD style="BORDER-BOTTOM: #006f93 1px solid; BORDER-TOP: #006f93 1px solid" width="45%" align=left ="#006f93"><P align=center><B><FONT color=#ffffff size=2 face=Verdana>N O T R E&nbsp; A M E R I Q U E&nbsp;</FONT></B></P></TD><TD style="BORDER-BOTTOM: #e0e0e0 1px solid; BORDER-TOP: #e0e0e0 1px solid" width="55%" align=left ="#ffffff"><P align=right><FONT size=1 face=Verdana><B>La Havane. 1 Févier 2010</B></FONT></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center><B><FONT size=5 face=Georgia>Léogâne revit peu à peu</FONT><SPAN style="TEXT-TRANS: uppercase"><FONT color=#004080 size=1 face=Georgia><BR><FONT color=#6699ff>Leticia Martinez Fernandez et Juvenal Balan (photo), (envoyés spéciaux)</FONT></FONT></SPAN></P></B><P><FONT face=Georgia>PORT-AU-PRINCE, Haïti.- Fidel est né à Léogâne, assisté par le médecin haïtien Rodez Montumaire. Cet enfant respire la santé, a affirmé le spécialiste. De son côté, Fidel se chargeait, par des pleurs puissants et persistants, de faire savoir au monde qu’il était prêt à déployer sur cette terre des énergies inépuisables.</FONT></P><P align=right><B><FONT size=1 face=Verdana><img src="http://www.granma.cu/fotos%202010/febrero/haiti-1febrero.jpg" height="163" width="250" hspace="2" vspace="2" border="1" align="right" />De longues files d’attente se forment pour la consultation médicale.</FONT></B></P><P><FONT face=Georgia>C’est sa maman, Clotilde, encore haletante, qui lui a choisi son prénom. En signe de reconnaissance, a-t-elle précisé, pour les soins reçus, car elle savait déjà que son médecin avait fait ses études à Cuba, et pour elle comme pour beaucoup de Haïtiens, qui dit Cuba dit Fidel.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Les Cubains présents sur les lieux de l’accouchement ont partagé sa joie: Clotilde et Fidel nous transportaient en pensée vers l’île bien aimée, tandis que la dextérité et le dévouement du Dr Rodez nous rappelaient ce que signifie l’exercice de la médecine à Cuba: «Je sous disponible à toute heure. Nous faisons en moyenne sept ou huit accouchements par jour. La nuit dernière, je dormais quand quelqu’un est venu m’annoncer une urgence: une maman attendait devant la porte du salon de campagne. A mon arrivée, le bébé avait déjà sorti la tête. J’ai pu le prendre à temps et aujourd’hui, la mère et l’enfant sont sains et saufs.»</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Rodez, le seul spécialiste en obstétrique de l’hôpital de campagne de Léogâne, parle parfaitement l’espagnol, ce qui suscite l’étonnement. «Je suis marié à une très belle femme de Santiago de Cuba, nous confie-t-il. Elle s’appelle Idelis Machado, et nous avons deux enfants à Cuba&nbsp;: Carlos et Liss Mariam.»</FONT></P><P><FONT face=Georgia>- Alors, vous êtes cubain…</FONT></P><P><FONT face=Georgia>- Non, je suis haïtien, mais aussi cubain…</FONT></P><B><P><FONT face=Georgia>L’HOPITAL DE LEOGANE</FONT></P></B><P><FONT face=Georgia>La ville de Léogâne se situe à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Port-au-Prince. Les secousses sismiques s’y sont fortement fait sentir le 12 janvier. Des centaines d’immeubles se sont écroulés, dont ce centre universitaire dont il ne reste aujourd’hui que trois vastes plaques de béton superposées.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Les médecins cubains sont arrivés jusqu’ici avec leur petit hôpital de campagne. Son directeur, le Dr Jorge Balceiro, explique que les soins ont débuté le 16 janvier, dans des conditions plus que précaires. Aujourd’hui, 42 coopérants y travaillent. Le premier jour, il a fallu effectuer 17 amputations, dans un climat de panique. «Le chaos était total. Aujourd’hui, nous avons une équipe de spécialistes en médecine interne, en soins intensifs, en pédiatrie, en gynéco-obstétrique, en psychiatrie, en anesthésie, en orthopédie, et nous venons tout juste de recevoir une équipe de rééducation.»</FONT></P><P><FONT face=Georgia>«A nous tous, nous voyons environ mille patients par jour, sur le terrain ou à l’hôpital. On s’occupe maintenant davantage de pathologies infectieuses et contagieuses, surtout chez les enfants, qui présentent des maladies diarrhéiques ou respiratoires. Nous suivons aussi les séquelles des traumatismes, en particulier les patients qui ont été blessés ou amputés», informe Balceiro.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>L’équipement de l’hôpital de campagne ne laisse rien à désirer, avec un bloc opératoire, des salles pré et post-opératoires, un laboratoire clinique, des services de radiologie, d’échographie et de stérilisation. </FONT></P><P><FONT face=Georgia>A notre arrivée, la salle de rééducation venait tout juste d’être montée et dotée d’équipements modernes. David, Angel et Rafael, trois jeunes licenciés en thérapie physique et rééducation, commençaient à recevoir des patients, sans avoir pris le temps de se reposer de la fatigue du voyage.</FONT></P><B><P><FONT face=Georgia>LA PSYCHIATRIE AUSSI</FONT></P></B><P><FONT face=Georgia>Les médecins cubains veillent de près à la santé mentale des patients. Les peurs-paniques et les traumatismes psychologiques occasionnés par le puissant séisme (7,3 sur l’échelle de Richter) sont de plus en plus perceptibles.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Balceiro est lui-même psychiatre. Il estime que la population haïtienne a été durement éprouvée: l’angoisse, la dépression, les troubles dissociatifs sont de plus en plus notoires. Les gens ont peur d’entrer dans un espace couvert, ils craignent encore les répliques.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>«Avec le temps la situation va empirer, parce que les réactions de deuil s’ajoutent à ces problèmes. Dans un premier temps, les gens ne se rendent pas compte qu’ils ont tout perdu, c’est quand ils en prennent conscience que les formes les plus sévères de dépression apparaissent.»</FONT></P><P><FONT face=Georgia>«Les enfants aussi nous inquiètent, poursuit le Dr Balceiro: leurs jeux sont souvent violents, ils sont irritables, agités, pleurent souvent. C’est leur manière à eux de manifester leurs troubles psychologiques.»</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Une équipe de psychiatres cubains est donc venue à Haïti, dirigée par le Dr Cristobal Martinez, chef du groupe national de psychiatrie infantile. Il est vital de rendre aux enfants leur école, leurs loisirs, car le séisme a aussi emporté cela, avec le reste.</FONT></P><B><P><FONT face=Georgia>LE CAMP, A QUELQUES KILOMETRES</FONT></P></B><P><FONT face=Georgia>A la sortie de Léogâne, on voit de loin ondoyer un drapeau vénézuélien. Il indique l’emplacement du camp Simon Bolivar, où près de deux mille personnes ont trouvé refuge. Des tentes remplacent aujourd’hui peu à peu les draps soutenus tant bien que mal par des structures de fortune pour protéger les gens du soleil et de la fraîcheur nocturne.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Des dizaines de jeunes Vénézuéliens plantent des pieux pour monter de grandes tentes. Ils portent des uniformes militaires mais pas d’armes. L’Unité de la tâche conjointe de Haïti est conduite par le commandant Victor Guerrero, qui explique: «Cette unité s’est constituée sur l’ordre du commandant Chávez. Elle compte 150 soldats et sa mission est de construire des camps pour sinistrés.»</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Guerrero explique que les tentes reçoivent chacune une trentaine de personnes, à peu près quatre familles. Des lits pliants et des couvertures sont distribués. Ceux qui y trouvent refuge auront accès à l’eau, à l’alimentation et aux sanitaires.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Les soins médicaux sont à la charge des jeunes du Bataillon 51. Juan Carlos Lara, de Tachira, en fait partie; il précise que les jeunes médecins appartiennent au premier groupe de médecins vénézuéliens diplômés à l’Ecole latino-américaine de médecine de Cuba.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Mais les projets vont encore plus loin: quatre nouvelles tentes en cours de montage serviront de salle de classe pour alphabétiser les illettrés. Elles seront électrifiées: les cours pourront être ainsi suivis sur les écrans de télévision. Les enseignants cubains arriveront bientôt avec des cahiers en créole et une folle envie de mettre la main à la pâte.</FONT></P><P><FONT face=Georgia>Il est prévu de commencer les cours ce mercredi 3 février. <I>Granma</I> sera présent sur les lieux. Car il nous faut revoir Lionel, Jean-Louis et Jeannette. Nous les quittons heureux d’avoir trouvé un toit, nous les retrouverons encore plus heureux de pouvoir enfin apprendre à lire et à écrire. </FONT></P></TD></TR></T></T></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.granma.cu/frances/2010/febrero/lun01/leogane-fran.html" target="_blank">Source</a></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><DIV>Vidéo <SPAN ="titulo"><a href="http://www.vtv.gob.ve/videos-destacadas-en-video/29439" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Pese a hostigamiento de EEUU, brigada venezolana en Haití se mantiene comprometida </FONT></a></SPAN></DIV><DIV><SPAN ="titulo"></SPAN>&nbsp;</DIV><SPAN ="titulo"></SPAN><P align=center><SPAN style="COLOR: #666; FONT-SIZE: 0.9em" id=creado><img src="http://www.telesurtv.net/multimedia/imagenes/caricatura/MCG_122.jpg" height="433" width="531" border="0" /></P><FONT color=#ffffff size=2><H2 =tit><HR></H2><H2 =tit align=center>Haïti face aux trafics d’enfants</H2><DIV =chapo align=justify>Dix Américains, accusés d’avoir «&nbsp;volé&nbsp;» 33 mineurs, ont été arrêtés par la police haïtienne.</DIV><P =texte align=justify>Le spectre de l’Arche de Zoé, cette association française qui tenta en 2007 de faire venir en France depuis le Tchad des enfants du Soudan en violation de toutes les règles internationales, plane sur l’île d’Haïti. Le 31 janvier, la police a arrêté à la frontière dominicaine &#8232;10 Américains en compagnie de 33 enfants âgés de deux mois à quatorze ans. Ils sont accusés avec deux présumés complices haïtiens de «&nbsp;vol&nbsp;» d’enfants. «&nbsp;Nous ne sommes venus que pour aider les enfants. Nous avions de bonnes intentions&nbsp;», s’est défendue Laura Silsby, la porte-parole du groupe, une association baptiste basée dans l’Idaho et dénommée «&nbsp;Le refuge pour une nouvelle vie des enfants&nbsp;». «&nbsp;En parlant avec des enfants plus grands, âgés de plus de sept ans, nous avons appris que leurs parents sont en vie&nbsp;», a raconté Patricia Vargas, &#8232;directrice régionale du centre d’accueil de l’association SOS Children’s Village. Une enquête a été ouverte.</P><P =texte align=justify>«&nbsp;Tout est chambardé, tout est désorganisé depuis le 12 janvier et certaines personnes en profitent pour se livrer à une véritable traite d’enfants&nbsp;», s’est alarmée la directrice de l’Institut haïtien du bien-être social, l’organisme responsable de l’adoption des enfants haïtiens. «&nbsp;Un homme à lui seul aurait ramassé 140 enfants&nbsp;», a-t-elle ajouté. «&nbsp;Près de 50&nbsp;% de la population a moins de dix-huit ans, 38&nbsp;% moins de quatorze ans. Sans soutien ni environnement protecteur, ces enfants sont particulièrement exposés à différentes menaces&#8201;&nbsp;: enlèvements, exploitation, adoptions illégales, violences ou encore recrutement par les groupes armés&nbsp;», indique l’Unicef. L’organisation des Nations unies réclame le gel de toute nouvelle adoption sauf lorsque les démarches ont été effectuées avant le séisme. La France a accueilli 226 enfants depuis le 12 janvier.</P><P =texte align=justify>Damien Roustel</P></FONT><DIV><FONT color=#ffffff size=2><a href="http://www.humanite.fr/2010-02-02_Internati&#111;nal_Haiti-face-aux-trafics-d-enfants" target="_blank">Source</a></FONT></DIV></SPAN><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 02 Feb 2010 à 21:06</span>]]>
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   <pubDate>Tue, 02 Feb 2010 13:41:22 +0000</pubDate>
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  </item> 
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   <title>Haïti : La situation &#224; Haiti est une honte...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=31761#31761</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 31 Jan 2010 à 20:34<br /><br /><DIV align=center ="article-titre"><a href="http://www.legrandsoir.info/+La-situati&#111;n-a-Haiti-est-une-h&#111;nte-pour-l-humanite-sel&#111;n-le-ministre-des-affaires-etrangeres-de-Cuba+.html" target="_blank"><strong><FONT color=#ff9900 size=4>La situation à Haiti est une honte pour l’humanité, selon le ministre des affaires étrangères de Cuba</FONT></strong></A></DIV><P align=justify ="spip">Cuba&nbsp;: La situation qu’Haiti est en train de vivre est une honte pour l’humanité, même avant le tremblement de terre, a déclaré Jeudi le ministre des affaires étrangères de Cuba, Bruno Rodriguez.</P><P align=justify ="spip">Lors d’une conférence de presse, le ministre cubain a dit que la misère abjecte avait pour origine le colonialisme, l’occupation militaire et le pillage des ressources naturelles qui étaient la cause de la situation sociale actuelle.</P><P align=justify ="spip">Il est de la responsabilité des gouvernements et des Nations Unies d’entreprendre la reconstruction d’Haiti, a-t-il dit.</P><P align=justify ="spip">Il a rappelé qu’avant le séisme du 12 janvier, les coopérants cubains avaient effectué 13 millions de consultations médicales, 207.000 interventions chirurgicales, 107.000 accouchements et visité 5 millions de foyers haitiens et que les médecins cubains étaient présent dans 127 des 137 municipalités.</P><P align=justify ="spip">La première et unique service d’urgence médicale active dés les premières heures et les jours qui ont suivi le séisme a été montée dans un local de médecins cubains.</P><P align=justify ="spip">Lors d’une opération médicale à grande échelle, 35.000 patients avaient été soignés, 3.000 interventions chirurgicales effectuées, et plus de 10.000 personnes avaient été vaccinées, à la date de jeudi, par 17 équipes médicales travaillant 24/24h dans 15 hôpitaux.</P><P align=justify ="spip">Rodriguez a souligné que Cuba et les pays de l’ALBA allaient concentrer leur efforts à fournir en priorité une assistance d’urgence avant d’entreprendre la reconstruction du système de santé haitien.</P><P align=justify ="spip"><I ="spip">Traduction par le Grand Soir</P><P align=center><img src="http://www.telesurtv.net/multimedia/imagenes/caricatura/ICG892_708.jpg" height="531" width="495" border="0" /></P></I><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 31 Jan 2010 à 21:01</span>]]>
   </description>
   <pubDate>Sun, 31 Jan 2010 20:34:02 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : D&amp;#039;apr&#232;s la police ha&#239;tiennne...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 30 Jan 2010 à 15:25<br /><br /><DIV align=justify>D'après la police haïtiennne 7000 bandits sèment la terreur à Port au Prince. Malgrès la présence de soldats étasuniens sur place il y a des problèmes, c'est qu'ils ne sont donc pas venu pour sécuriser la zone.</DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><a href="http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?41952" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Sat, 30 Jan 2010 15:25:14 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti :      N O T R E A M E R I...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 29 Jan 2010 à 22:23<br /><br /><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=3 cellPadding=3 width="100%"><T><T><TR><TD style="BORDER-BOTTOM: #006f93 1px solid; BORDER-TOP: #006f93 1px solid" width="45%" align=left ="#006f93"><P align=center><B><FONT color=#ffffff size=2 face=Verdana>N O T R E&nbsp; A M E R I Q U E&nbsp;</FONT></B></P></TD><TD style="BORDER-BOTTOM: #e0e0e0 1px solid; BORDER-TOP: #e0e0e0 1px solid" width="55%" align=left ="#ffffff"><P align=right><FONT size=1 face=Verdana><B>La Havane. 29 Janvier 2010</B></FONT></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><P align=center></P></TD></TR><TR><TD width="100%" colSpan=2 align=left><FONT face=Georgia><P align=center><B><FONT size=5>Cuba est le premier pays <BR>à nous être venu en aide<BR></FONT><FONT size=2>&#9679;Affirme Jean-Rénald Clérismé, conseiller du cabinet privé du président René Préval</FONT></P></B><P align=center><SPAN style="TEXT-TRANS: uppercase"><B><FONT color=#6699ff size=1>Leticia Martinez Hernandez et Juvenal Balan (photo), envoyés spéciaux</FONT></B></SPAN></P><P>PORT-AU-PRINCE.- «La réponse de la communauté internationale face à la catastrophe qui a frappé Haïti a été très importante, et en particulier celle de Cuba, qui a été le premier pays à nous venir en aide car les coopérants cubains travaillaient déjà chez nous avant le séisme, et ils ont contribué à sauver de nombreuses vies», a déclaré Jean-Rénald Clérismé, conseiller du cabinet privé du président René Préval, lors d’un entretien avec la presse cubaine.</P><P><img src="http://www.granma.cu/fotos%202010/enero/haiti-2-29ene.jpg" height="131" width="219" hspace="3" vspace="3" border="1" align="right" />Il a signalé par ailleurs que son pays a également reçu le soutien immédiat de la République dominicaine, dont le président, Leonel Fernandez, s’est rendu à Port-au-Prince au lendemain du séisme, et il s’est félicité de l’aide de la République bolivarienne du Venezuela. «On peut dire que le monde hispanique de la région est très présent en Haïti», a-t-il dit.</P><P>M. Jean-Rénald Clérismé a tenu à remercier tout particulièrement Fidel, qui a lancé le programme de coopération avec René Préval, le président cubain Raul Castro, «et cet autre grand ami, le vice-président Esteban Lazo, qui a accompagné Haïti pendant de longues années».</P><P>Interrogé sur le nombre de victimes du séisme qui a dévasté Port-au-Prince, il a signalé qu’on parle de 150 000, mais que le bilan pourrait être de 200 000 morts, car beaucoup de gens sont encore ensevelis les décombres. «Cette catastrophe est pire qu’une guerre», s’est-il exclamé.</P><P>«Jusqu’à présent, notre pays reçoit le soutien du monde entier, mais nous souhaiterions une meilleure coordination de l’aide à la population haïtienne, et surtout qu’il n’y ait pas de politisation de la catastrophe et que chaque pays puisse contribuer à la santé et à la dignité du peuple haïtien», a-t-il indiqué.</P><P>Il a reconnu qu’il existe des problèmes de coordination dans la distribution des vivres. «Au niveau gouvernemental, nous avons créé des équipes de travail, mais l’ampleur de la catastrophe rend la coordination très difficile, nous ne sommes pas en outre habitués à ce genre de situation. C’est compliqué, mais jour après jour nous travaillons à améliorer l’organisation et à mieux coordonner l’aide», a-t-il dit.</P><P>Concernant la polémique autour de l’adoption des enfants haïtiens ayant perdu leurs parents dans le séisme, il a précisé qu’il existe en Haïti un ministère des Affaires sociales chargé de ces démarches. «Le gouvernement n’a rien contre l’adoption, mais tout doit être fait dans le respect des lois du pays».</P><P>Pour conclure, il a annoncé un programme pour la construction de campements en dehors de la ville et la création d’espaces pour reloger 600 000 sans abris. </P></FONT></TD></TR></T></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.granma.cu/frances/2010/enero/vier29/cuba-premier-pays-aide.html" target="_blank">Source</A></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 29 Jan 2010 à 22:24</span>]]>
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   <pubDate>Fri, 29 Jan 2010 22:23:22 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : &#171; Le r&#244;le des ONG en Ha&#239;tisoul&#232;ve...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=31653#31653</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 28 Jan 2010 à 15:26<br /><br /><DIV align=center><FONT size=4><strong>« Le rôle des ONG en Haïti<BR>soulève beaucoup de questions »</strong></FONT></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Interview de Jean Lavalasse, photographe et documentariste haïtien résidant à Bruxelles depuis le début des années 70. Il participera à une soirée de soutien à Haïti, le samedi 30 à Bruxelles (détails à la fin de l'interview)&nbsp; PAR MAUD BELLON pour <a href="http://www.michelcoll&#111;n.info" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Investig’Action – michelcollon.info</FONT></A> <BR style="FONT-WEIGHT: bold"><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">Comment qualifieriez-vous la situation avant le séisme qui a touché Haïti ce 12 janvier 2010&nbsp;?</SPAN> </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>La situation était simple, nous étions sous occupation… et ce, depuis que Jean Bernard Aristide fut expulsé vers l’Afrique du Sud. Le gouvernement de René Préval était censé être mis en place pour effectuer une transition démocratique après Aristide.&nbsp; Mais nous avons connu trois impérialismes, ce que certains appelle l’IFAC&nbsp;: Impérialisme Français Américain Canadien.&nbsp; </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Le Canada est arrivé dans les années 80 grâce à la francophonie et à ce qu’on nomme l’intégration horizontale&nbsp;: faire venir, dans un premier temps, les femmes et les enfants dans le pays pour pouvoir s’y installer plus tard. La France, elle, est très présente au travers des ONG. D’ailleurs, sous le gouvernement de l’ex 1er ministre Michèle Pierre Louis, Haïti était gouverné par les ONG&nbsp;! Mme Pierre Louis collaborait grandement avec George Soros, que nous connaissons maintenant comme étant le grand magnat des finances et des ONG. Préval a voulu contrôler le pays en faisant des accords tacites avec la République Dominicaine, accords dont personne ne connait vraiment le fond. </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Le 22 février 2006, Gérard Latortue, ancien 1er ministre d’Haïti, a signé un accord qui énonce clairement la mise sous tutelle onusienne du pays. Cet accord stipule que chaque accord pris antérieurement et qui serait en contradiction avec le fonctionnement de la MINUSTAH sera «&nbsp;corrigé&nbsp;» parce que caduc.&#091;1&#093;</DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Le 9 mai 2007, après une rencontre entre George W. Bush et René Préval, le désir sous-jacent d’autonomie a été presque totalement entériné. Durant cette rencontre, Bush a dit que les rapprochements entre Haïti et l’ALBA&#091;2&#093; devaient être avortés et que les Etats-Unis sont «&nbsp;les seuls amis d’Haïti&nbsp;». Préval, en bon domestique, a pratiquement cessé d’apparaitre aux réunions de l’ALBA.&nbsp; Lors d’une entrevue avec Hugo Chavez, Jose Maria Aznar a même confié qu’il fallait «&nbsp;oublier Haïti&nbsp;».</DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Quant au Brésil, il a un rôle capital, déjà tracé par Reagan en 1980 dans son Plan. En effet, il prévoyait que l’Allemagne s’occuperait de l’Europe, le Japon de l’Asie, l’Afrique du Sud de l’Afrique et le Brésil de l’Amérique Latine. Lula n’est que très peu progressiste donc il entretient de bonnes relations avec les Etats-Unis. Il n’a jamais été là pour aider Haïti, il n’a fait que poser les jalons pour préparer l’occupation des 3 roches.&#091;3&#093;&nbsp; </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">Maintenant, le pays est contrôlé par Barack Obama, lui-même secondé par Bill Clinton et George W. Bush…</SPAN></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>(Rire) On a cru, surtout chez les «&nbsp;Noiristes&nbsp;», que parce que Barack Obama était noir, il allait changer les choses. Mais il ne faut pas oublier que c’est Colin Powell, un autre Noir, qui a fait arrêter Aristide. De plus, depuis des années, de nombreuses personnes se demandaient si Haïti pouvait devenir le Porto Rico ou le Taiwan des Caraïbes. La question est&nbsp;: dans quel sens&nbsp;? Puisque Porto Rico lutte pour son indépendance et pour retirer son étoile du drapeau américain. François Duvalier a toujours dit qu’il fallait lutter comme pour la Martinique et la Guadeloupe. D’ailleurs, en ce qui concerne la Guadeloupe, les Etatsuniens ont compris que la France avait gagné une petite bataille. Pour faire face il faut donc qu’ils ternissent un peu l’image d’Haïti et démantelent le désir de libération. Obama, lui, est un produit, l’homme du système, il est formaté, il est la continuité de Kennedy dans le sens où lui aussi a envenimé une guerre en y envoyant des soldats. </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">Pour ce qui est de Clinton et Bush… </SPAN></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Aristide disait à propos des Américains&nbsp;: «&nbsp;Que je fasse, que je ne fasse pas, ils agiront quand même.&nbsp;» Dès 1983 et la réunion de Governors Island, Aristide avait compris qu’il devait se conformer aux exigences des Etats-Unis s’il souhaitait rester à la tête de l’Etat. L’ancien ambassadeur Américain en Haïti, Janet Anderson, a révélé que peu importe le gouvernement, que ce soit celui de Préval ou d’Aristide, Haïti a connu l’occupation doublure, c'est-à-dire que dans le dos de chaque ministre haïtien, il y avait un représentant américain et chaque parti politique était et est toujours financé par un des trois impérialistes au travers de différents organismes comme l’IRI (Institut Républicain International). Durant ce qu’on appelle, l’occupation d’octobre 94, Aristide devait, non seulement entretenir d’excellents rapports avec les Américains, mais également se plier aux&nbsp; quatre volontés du FMI. Pour cela, Haïti devait couper certaines aides destinées à la population et mettre au chômage les Haïtiens pas assez rentables et surtout «&nbsp;moderniser&nbsp;», autrement dit privatiser. Sa «&nbsp;désobéissance&nbsp;» provoquera sa chute quand il a réclamé le remboursement de la dette de l’indépendance à la France, soit 21 milliards de dollars, et a voulu augmenter les salaires des Haïtiens. </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">Dans ce cas, pourquoi Bill Clinton a tant tenu à restaurer Aristide&nbsp;?</SPAN></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Aristide était devenu docile et surtout il était soutenu par le peuple. C’était par ailleurs son atout et sa faiblesse parce qu’à part le peuple, il n’avait ni parti politique, ni cadre et la rue ne peut pas vous aider à diriger un pays et à prendre des décisions. C’est aussi la première fois, que les Etats-Unis ramènent et contrôlent un président démocratiquement élu. Aristide était populaire, d’ailleurs une grande majorité de Haïtiens demeure «&nbsp;aristidienne&nbsp;», même s'il n’avait pas de véritable idéologie. Il avait de belles paroles et de bonnes intentions, mais qu’il n’arrivait pas à mettre en place. Pourtant, il avait les fonds pour. Peu après son élection, il a créé le groupe VOAM (Voyez Haïti Monter) qui a récolté en 4 jours&nbsp; près de 4 millions de dollars. </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">Pour l’heure, Haïti est investi par les GI Américains ressentez-vous ceci comme une invasion&nbsp;? </SPAN></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>C’est une invasion voulue et préparée par les hommes du gouvernement haïtien. Il ne faut pas dire que le président ait été pris de cours. L’impérialisme est bel et bien là et les conseillers de Préval préparaient cette invasion. </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">Quels sont les intérêts des Etats-Unis&nbsp;?</SPAN></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Les intérêts des Américains de faire main basse sur Haïti sont nombreux. D’une part, la main d’œuvre est très bon marché en Haïti et l’île n’est située qu’à 30 minutes de la Floride, y faire transiter des cargaisons serait rapide depuis ce nouveau Taïwan. </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Ensuite, il y a Cité Soleil, cette zone est convoitée par les Etats-Unis en accord avec la grande bourgeoisie commerçante d’Haïti, pour la convertir en un grand port&nbsp;: un port franc et une zone industrielle. </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Puis, c’est le moment idéal pour se servir du territoire comme base arrière pour contrôler et contrecarrer Cuba puisqu’Obama a promis de libérer Guantanamo. Depuis Cité Soleil et au dessus de Gonave, il y a une vue appréciable sur Cuba. </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Et enfin, le sous-sol haïtien est bourré de pétrole. Apparemment les gisements vénézuéliens prendraient leur source sous l’île. Port-au-Prince est assis sur un gigantesque puits de pétrole qui ne pouvait être jusque là exploité. En effet, depuis les années 50, Jean Dumarsais Estimé, le président&nbsp;de l’époque, avait déplacé la capitale anciennement située à Marchand-Dessalines vers l’actuel Port-au-Prince. Cette transition ne permettait pas d’exploiter le pétrole mais Mère Nature aidant, aujourd’hui tout est possible. De plus, le séisme a provoqué un exode rural volontaire des habitants de Port-au-Prince, laissant le champ libre à la destruction des ruines de la capitale et pourquoi pas le forage des sols… Dans d’autres circonstances, s’ils avaient demandé aux habitants de partir vers les campagnes cela aurait été considéré comme un génocide. La catastrophe apparait comme une aubaine pour les impérialistes car elle permet de déplacer à nouveau la capitale. Tout n’est qu’enjeux géopolitiques et économiques. <BR>&nbsp;<BR><img src="/images/stories/articles/humanitaire.jpg" height="400" width="283" hspace="4" vspace="4" border="0" align="left" /><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">A votre avis, pourquoi les Américains sont arrivés en Haïti avec autant d’armes et de soldats&nbsp;?</SPAN></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Les Américains sont arrivés en Haïti en position de vainqueurs. Ils voulaient démontrer leur force et leur suprématie pour impressionner à la fois la communauté internationale mais aussi, et peut-être surtout, les Haïtiens eux-mêmes.&nbsp; Ils ont senti qu’il y avait en Haïti des sentiments de «&nbsp;ras le bol&nbsp;» concernant l’occupation -aidé par les événements en Guadeloupe contre le gouvernement français. Il y a quelques années, les Français avaient confié aux Américains qu’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient d’Haïti dans leur arrière-cour mais qu’ils ne devaient pas toucher à la langue française ; les Français tenant à garder la francophonie intacte (bien qu’aujourd’hui trois quarts des Haïtiens parlent anglais)&nbsp;. Aujourd’hui, les Américains investissent leur arrière-cour et programme le quadrillage de l’île, pour ce faire, armes et soldats sont nécessaires.&nbsp; </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">Dans un article spécialement rédigé pour Newsweek, B. Obama a annoncé qu’il pensait faire un travail de reconstruction à long terme pour remettre le pays à flot, comme les Etats-Unis l’ont fait en Europe au lendemain de la 2nde Guerre Mondiale, et dans les Balkans pour la guerre au Kosovo, vous l’en remerciez&nbsp;?</SPAN></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><FONT size=1></FONT>&#091;<FONT size=1>Image: Avion "Nous apportons un hôpital" <BR>USA "Repartez, il n'y a pas de place"</FONT>&#093; <BR></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>(Rire) Quoique pensent faire les Etats-Unis, Cuba, le Venezuela et l’ALBA (Alliance Bolivarienne) seront toujours à nos côtés. Pour l’heure c’est aux Haïtiens de prendre leurs dispositions et de lutter contre les ingérences. Bien entendu, les Américains vont profiter du chaos qui règne mais ce chaos ne veut pas forcément dire qu’il n’y a pas d’organisations. C’est à nous de trouver un terrain d’entente, un fond commun pour reprendre les choses en main. Les difficultés seront présentes mais sur place le travail doit se faire. C’est à nous de mener la lutte contre l’impérialisme. Nous devons faire ce travail idéologique en poussant les envahisseurs hors de nos frontières. De 1994 à nos jours, Cuba a apporté plus d’aide à Haïti que n’importe quel pays soi disant «&nbsp;ami&nbsp;» et le peuple haïtien en est conscient.&nbsp; </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>La Conférence de Montréal du 25 janvier a regroupé les «&nbsp;amis&nbsp;» d’Haïti pour évoquer comment organiser l’aide…<BR>Les amis d’Haïti ne font pas partie de ce groupe des 3 roches, des IFAC. Le Canada a un rôle fondamental au sein de cette trilogie dans laquelle Haïti est au milieu. En effet, il entretient des relations à la fois avec Haïti et la France pour la francophonie, mais aussi avec les Etats-Unis au travers de l’ALENA&#091;4&#093;. </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Le Canada est un grand manipulateur puisqu’il joue sur tous les tableaux et fait le travail de l’impérialisme. Si les Etats-Unis n’étaient pas venus eux-mêmes pour «&nbsp;gérer&nbsp;» l’après-séisme, ils auraient envoyé le Canada. En ce qui concerne le Brésil, Lula n’a pas encore acquis toute la confiance des Américains, qui ne lui auraient pas laissé l’opportunité de prendre les commandes en Haïti.&nbsp; Par ailleurs, notre «&nbsp;ami&nbsp;» canadien est en pleine appropriation de l’intelligentsia haïtienne puisqu’il lui ouvre grand ses portes. Pour exemple, il y a 5 ans, une seule des trois jeunes filles qui sont allées faire leurs études (payées par le gouvernement haïtien) en Belgique, est effectivement rentrée en Haïti. Donc nous ne sommes pas dupes, les pays présents à cette conférence, ne sont pas nos amis&nbsp;!<BR><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">&nbsp;</SPAN><BR style="FONT-WEIGHT: bold"><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">Et les relations avec Cuba, quelles sont-elles&nbsp;?</SPAN></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Depuis la chute de François Duvalier elles étaient très attendues. En 1984, des relations diplomatiques s’engagent enfin sous Aristide. Dès le début, Cuba a déployé l’Aide Sud-Sud en envoyant des médecins, des agronomes… sur l’île pour aider et former les Haïtiens. Un jour, un paysan m’a dit&nbsp;: «&nbsp;les ONG nous donne à manger et les Cubains nous apprennent à pêcher…&nbsp;» Au contraire des autres pays et ONG présents en Haïti, les Cubains et les Vénézuéliens nous parlent d’égal à égal et surtout, il ne se sont jamais mêlés des affaires internes du pays. Il n’y a jamais eu d’ingérence de leur part. </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify; FONT-WEIGHT: bold" align=justify><BR>Maintenant que les Etats-Unis ont fait main basse sur le pays, comment pensez vous que les relations avec Cuba vont évoluer&nbsp;?</DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>En 2004, quand Aristide fut chassé, les Français ont tenté de déloger les Cubains mais l’ambassadeur de Cuba est sorti de ses gonds et par crainte de chaos, les Français ont préféré se retirer.&nbsp; Obama va certainement tout faire pour minimiser l’aide cubaine et pousser les coopérants cubains hors du pays. Ce sera impossible puisque les Cubains et les Vénézuéliens ne sont pas nos amis&nbsp;; ce sont comme nos frères. Cuba reste un élément fondamental, il est notre exemple. S’il le faut il y aura lutte au sein même de l’île pour dénoncer sérieusement l’ingérence des Américains. </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify; FONT-WEIGHT: bold" align=justify><BR>Dernièrement, cette ingérence des Etats-Unis a valu aux avions de Médecins Sans Frontières d’être détournés vers la République Dominicaine… <BR></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Le détournement des avions de MSF, n’est qu’un faux problème. Les Américains comptaient sur MSF pour agir et faire le travail à Cité Soleil,… ils ont donné pignon sur rue aux ONG étrangères tandis qu’ils gèrent l’aéroport international. MSF réagit simplement pour faire bonne figure mais ces deux impérialismes sont alliés.</DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify; FONT-WEIGHT: bold" align=justify><BR>Pourtant nous avons pu voir des images télévisées montrer la population haïtienne remerciant les Américains de leur aide et brandissant le drapeau des Etats-Unis…</DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>A Cité Soleil, il y a beaucoup d’ouvriers et beaucoup de journaliers ; ceux ci ont été payés par les Américains pour faire leur éloge et se pavaner avec leur drapeau.</DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">De nombreuses ONG étaient déjà sur place avant le séisme, ce qui a permis de donner les premiers soins aux victimes, vous devez être reconnaissant envers cet élan de solidarité&nbsp;?</SPAN></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Les ONG font souvent du bon travail sur place, mais profitent généralement de la situation. Il y a en Haïti pratiquement autant d’ONG qu’en Inde, sachant qu’Haïti est un territoire d’environ 27 750 km2 et l’Inde 3&nbsp;290&nbsp;000 km2&nbsp;! Haïti est une plateforme d’ONG. </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Les premières ONG ayant porté secours sont les cubaines et les vénézuéliennes, les autres ont simplement appelé au secours pour faire venir l’aide. Ensuite, ce sont les aides chinoises qui sont arrivées les premières de l’extérieur. De plus, les ONG ont choisi leurs cibles. Quand une ONG vient en Haïti, elle s’installe dans les endroits stratégiques… et chauds, les ONG ne sont donc pas présentes sur toute l’étendue du territoire contrairement aux Cubains. Par ailleurs cette omniprésence entraine des rivalités entre ONG. <BR>&nbsp;<BR><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">Vous semblez critique concernant les ONG…</SPAN></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Les ONG ont toujours été très présentes en Haïti au point qu’elles ont empêché&#8232;la lutte, l’élan même de transformation mentale du peuple haïtien. Pour exemple, le père Lannoo a expliqué, lors d’une interview à la télévision suisse en 1986, que la population haïtienne devait être calmée et recentrée pour éviter tous désirs de changement et tendances révolutionnaires. Les ONG ont un rôle politique, voire tampon. Kissinger, le grand stratège de la guerre du Vietnam affirme que «&nbsp;si les ONG avaient existé dans les années 60, il n’y aurait pas eu de guerre au Vietnam&nbsp;». </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Au début, au sein des ONG, il y avait des mouvements de lutte de libération, comme au Nicaragua. En Europe, dans les années 70, les progressistes luttaient contre le pouvoir mais lorsque François Mitterrand arrive au pouvoir, la donne change. Auparavant, une partie de l’argent donnée aux ONG servaient à financer les mouvements de libération. Aujourd’hui, avec les socialistes au gouvernement, ces mouvements ne sont plus aussi viables, notamment parce que ce système de partage des dons est bien connu. Maintenant, il y a des réseaux pour contrôler les ONG. Ce sont des organisations créées par des progressistes, mais le système capitaliste a réussi à détourner le problème. De fait, les ONG sont devenues une plaque tournante des informations&nbsp;; elles ont d’ailleurs donné de nombreuses informations sur les installations en Irak. <BR>&nbsp;<BR><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">Le président René Préval a lui aussi émis des critiques sur les ONG en soulignant qu’il y avait un véritable manque d’organisation de l’aide internationale. </SPAN></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Le président peut être considéré comme étant pris entre deux feux mais soyons honnête,&nbsp; il est assis sur des ONG bien structurées. En Haïti, il n’y a jamais eu de canalisation des ONG, avec le séisme et le chaos ambiant cela devient plus visible alors Préval fait de belles phrases. Mais chez nous, ce sont les ONG qui choisissent, donc ce sont des faux problèmes, les ONG sont très bien organisées, elles sont structurées en réseaux, ce sont «&nbsp;des balles enrobées de sucre&nbsp;»&#091;5&#093; . Elles se battent entre elles, non pas à couteaux tirés mais à coup d’articles. Les gens se rendront compte au fur et à mesure de ce que cachent les ONG. Lorsqu’elles gouvernaient le pays grâce à Pierre Louis et Soros, Préval était satisfait puisque l’argent rentrait dans les caisses de l’Etat. Ce genre de discours n’a donc aucune valeur quand on connait la réelle situation d’Haïti. Préval ne peut rien faire d’autre.</DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">Vous sous-entendez qu’il est dépassé&nbsp;?</SPAN></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Il savait parfaitement où il allait mais pas à cette vitesse, pas si vite... Pour l’heure il est à découvert. Remettre les clés de l’aéroport international revient à remettre les clés du pays. </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">Comment Haïti peut reprendre sa vie en main&nbsp;?</SPAN></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Les impérialistes peuvent rester longtemps, mais jamais définitivement. Ils peuvent faire des dégâts comme ils l’ont fait en 1915 et en 1934 lorsqu’ils nous ont laissé l’armée d’Haïti et ce, jusqu’à ce qu’Aristide la chasse. Si le palais national est tombé comme un château de cartes c’est parce qu’il y a des souterrains menant de la police au palais en dessous. Dans ces souterrains de nombreux hommes sont morts torturés par les milices de Duvalier.&nbsp; </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">Pourquoi Aristide ne revient-il pas&nbsp;?</SPAN></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Aristide ne peut pas revenir maintenant, il y a trop d’enjeux et il n’a plus d’hommes de main, ni de cadre et il n’est plus soutenu par les impérialistes. Il existe des groupes, clandestins ou non, qui ont de l’argent, qui rassemblent du monde et qui avancent lentement. Il s’agit de distinguer qui sont nos vrais amis et nos vrais ennemis. En Haïti, il y a aussi une lutte des classes et une différence de perception entre homme blanc et homme noir. C’est donc tout un travail de reconstruction aussi bien physique qu’idéologique qu’il faut établir en Haïti. Quoiqu’il en soit, le Canada, la France et les Etats-Unis ne sont pas nos amis et ils l’ont prouvé. </DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">Haïti deviendra t-il la 51ème étoile du drapeau américain&nbsp;? </SPAN></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Haïti ne sera jamais un Etat américain&nbsp;!</DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR><SPAN style="FONT-WEIGHT: bold">Comment voyez-vous l’avenir&nbsp;?</SPAN></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>L’avenir sera dur, voire même très dur. Les Etats-Unis ont essayé d’hisser leur drapeau sur l’aéroport de Port-au-Prince, mais Préval y a mis un terme. L’étoile américaine ne sera pas pour Haïti. Si un jour Haïti a une étoile, elle sera rouge comme celle de Cuba. Haïti luttera pour retrouver sa souveraineté, le pays est indépendant depuis le 1er janvier 1804 et il le restera. Comme le disait Henri Christophe, nous pouvons mettre le feu dans tout Haïti&nbsp;; l’impérialisme américain pourra&nbsp; reconstruire, mais cela pourra être détruit. Sur les cendres d’Haïti nous rebâtirons notre Haïti…<BR>&nbsp;</DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><BR>Notes : <BR>&#091;1&#093; Accord du 22 février 2006, article 2.3&nbsp;: «&nbsp;le gouvernement communiquera à la MINUSTAH copie de tous les accords qu’il aurait pu souscrire avant l’entrée en vigueur de l’accord du 22 février 2006, et qui seraient encore valides. Si la MINUSTAH considère qu’un de ces accords pourrait être incompatible avec son mandat ou avec la bonne exécution du plan de réforme de la Police Nationale Haïtienne, le gouvernement apportera à cet accord les aménagements que la MINUSTAH lui demandera pour éviter cette incompatibilité&nbsp;» et ajoute que le document accorde «&nbsp;à la MINUSTAH l’extension de sa toute puissance au-delà de l’actuel gouvernement de transition&nbsp;»<BR>&#091;2&#093; Alliance Bolivarienne pour les Amériques<BR>&#091;3&#093; Métaphore haïtienne pour caractériser les 3 pays impérialistes&nbsp;: des roches sur lesquelles on fait cuire à manger.<BR>&#091;4&#093; Accord de Libre Echange Nord Américain conclu entre le Mexique, les Etats-Unis et le Canada<BR>&#091;5&#093; Image employée par Mao</DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify>&nbsp;</DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify>Source: <a href="http://www.michelcoll&#111;n.info" target="_blank"><FONT color=#810081><FONT color=#ff9900>michelcollon.info</FONT><U> </U></FONT></A></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify>&nbsp;</DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: justify" align=justify><B>DOSSIER HAITI REUNI PAR L'EQUIPE D'INVESTIG'ACTION - MICHELCOLLON.INFO</B> </DIV><BLOCKQUOTE style="TEXT-ALIGN: justify"><P align=justify>Michel Collon - <a href="/index.php?opti&#111;n=com_c&#111;ntent&amp;view=article&amp;id=2486:sans-les-esclaves-nous-seri&#111;ns-perdus&amp;catid=1:articles&amp;Itemid=2" target="_blank"><FONT color=#ff9900>“Sans les esclaves, nous serions perdus!”</FONT></A> <BR></P><P align=justify>Alí Ramón Rojas Olaya - <a href="/index.php?opti&#111;n=com_c&#111;ntent&amp;view=article&amp;id=2484:je-souffre-pour-haiti&amp;catid=6:articles&amp;Itemid=11" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Je souffre pour Haïtí</FONT></A><BR><I>Qui sont ces Haïtiens ? Pourquoi sont-ils si pauvres ? Quelle Histoire nous a été cachée ?</I><BR><BR>Etant Dupain - <a href="/index.php?opti&#111;n=com_c&#111;ntent&amp;view=article&amp;id=2485:la-dette-exterieure-dhaiti-une-hypocrisie-francaise&amp;catid=6:articles&amp;Itemid=11" target="_blank"><FONT color=#ff9900>La dette extérieure d’Haïti, une hypocrisie française</FONT></A><BR><I>Le devoir de la France : rembourser ce qu’elle a volé</I><BR><BR>Camille Loty Malebranche - <a href="/index.php?opti&#111;n=com_c&#111;ntent&amp;view=article&amp;id=2483:haiti-le-ventre-des-pauvres-sous-c&#111;ntrole-des-ploutocrates&amp;catid=6:articles&amp;Itemid=11" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Haïti, le ventre des pauvres sous contrôle des ploutocrates</FONT></A><BR><I>Comment les USA ont pris le contrôle de ce que mangent les Haïtiens. Et de ce qu’ils ne mangent pas.</I><BR><BR>Louis Prefontaine - <a href="/index.php?opti&#111;n=com_c&#111;ntent&amp;view=article&amp;id=2482:haiti-la-l-maledicti&#111;n-r-nexiste-pas&amp;catid=6:articles&amp;Itemid=11" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Haïti: la « malédiction » n’existe pas</FONT></A><BR><I>“Ce n’est pas Dieu qui débarqua dans l’île en 1915 et l’occupa pendant vingt ans, ce n’est pas Dieu qui...” </I><BR><BR>Fidel Castro - <a href="/index.php?opti&#111;n=com_c&#111;ntent&amp;view=article&amp;id=2481:les-origines-de-la-pauvrete-de-nos-voisins&amp;catid=6:articles&amp;Itemid=11" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Les origines de la pauvreté de nos voisins</FONT></A><BR><I>Fidel démasque le duo Clinton et évoque les réalisations concrètes de la solidarité cubaine</I></P><P align=justify>Berthony Dupont - <a href="/index.php?opti&#111;n=com_c&#111;ntent&amp;view=article&amp;id=2496:les-haitiens-ne-veulent-plus-etre-un-l-peuple-objet-r&amp;catid=6:articles&amp;Itemid=11" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Les Haïtiens ne veulent plus être un "peuple objet"</FONT></A><BR><I>"Seules les mains magiciennes du peuple pourront sortir le pays du désastre"</I><BR></P><P align=justify>Anne Cauwel - <a href="/index.php?view=article&amp;id=2502%3Ah&#111;nneur-et-respect-pour-haiti&amp;task=edit&amp;opti&#111;n=com_c&#111;ntent&amp;Itemid=11" target="_blank"><FONT color=#0000ff><FONT color=#ff9900>Honneur et respect pour Haïti&nbsp;&nbsp;&nbsp;</FONT> </FONT></A></P><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Jean Araud - <a href="/index.php?task=new&amp;id=0&amp;secti&#111;nid=3&amp;opti&#111;n=com_c&#111;ntent&amp;Itemid=11" target="_blank"><FONT color=#0000ff><FONT color=#ff9900>Haïti, les militaires et les victimes :@@questions au Nobel de la Paix</FONT><U> </U></FONT></A></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Jean Lavalasse - <a href="/index.php?opti&#111;n=com_c&#111;ntent&amp;view=article&amp;id=2515:l-le-role-des-&#111;ng-en-haiti-souleve-beaucoup-de-questi&#111;ns-r&amp;catid=1:articles&amp;Itemid=2" target="_blank"><FONT color=#0000ff><FONT color=#ff9900>« Le rôle des ONG en Haïti soulève beaucoup de questions »</FONT><U> </U></FONT></A><BR></DIV></BLOCKQUOTE><DIV>&nbsp;</DIV><DIV><a href="http://www.michelcoll&#111;n.info/index.php?view=article&amp;catid=1&amp;id=2515&amp;opti&#111;n=com_c&#111;ntent&amp;Itemid=2" target="_blank">Source</A> <HR></DIV><DIV align=center><FONT size=4><strong>Brésil, Chili, pays de l’ALBA.. l’Amérique Latine dénonce l’invasion de Haïti par l’armée nord-américaine</strong></FONT></DIV><P align=justify ="detail">mercredi 27 janvier 2010 </P><!-- cartouche --><P align=justify ="texte"><SPAN style="WIDTH: 440px" ="spip__3026 spip_s spip_s_left"><img src="http://www.larevoluci&#111;nvive.org.ve/IMG/jpg/flota_del_caribe-mid-2.jpg" height="269" width="440" border="0" style="20HEIGHT:%20%20269px" /></SPAN></P><P align=justify ="texte">Ce 27 janvier l’ambassadeur du Chili à Port-au-Prince Marcel Young a critiqué "l’excès d’agressivité des nords-américains, qui oublient que Haïti est un pays souverain". Déjà les gouvernements de France, du Brésil, de la Communauté d’États des Caraïbes (CARICOM), de l’ Union Européenne et de l’Alliance Bolivarienne pour les peuples de l’Amérique (ALBA) ont manifesté leur préoccupation en ce qui concerne l’excessive présence des troupes des Etats-Unis à Haïti. «&nbsp;Si Haïti ne réagit pas, il peut se transformer en une seconde base militaire dans le continent américain&nbsp;», a signalé le Vice-président de la Bolivie Alvaro García Linera.</P><P align=justify ="texte">Les gouvernements de France, du Brésil, la Communauté d’États des Caraïbes (CARICOM), l’Union Européenne et l’Alliance Bolivarienne pour les peuples de l’Amérique (ALBA) ont manifesté leur préoccupation en ce qui concerne la présence excessive de troupes des Etats-Unis à Haïti. Ce ne serait pas la première fois que Washington envahit militairement un pays pauvre en profitant de son malheur.</P><P align=justify ="texte">Les Etats-Unis ont envoyé près de vingt mille soldats (de la 82ème Division Aéroportée de l’Infanterie de l’Armée)dans ce pays des Caraïbes frappé par le pire séisme de son histoire.</P><P align=justify ="texte">En outre, la grande puissance a envoyé à Haiti ses porte-avions USS Carl Vinson, son navire hôpital de l’USNS Marine Comfort et une unité de l’Infanterie de Marine avec deux mille effectifs déployés face aux côtes haïtiennes. Et comme si cela ne suffisait pas, le président Barack Obama a donné l’autorisation pour que soit fait appel à des réservistes pour les incorporer aux troupes à Haïti.</P><P align=justify ="texte">Arrivent à Haïti&nbsp;: le navire d’assaut amphibie USS Bataan (LHD 5), les bateaux de débarquement amphibies USS Fort McHenry (LSD 43) et USS Cas Hall (LSD 50), ainsi que les soldats de la 82 Division Aéroportée de l’Armée des Etats Unis, formés pour assurer la sécurité et gérer des émeutes.</P><P align=justify ="texte">Selon Michel Chossudovsky du Global Research, les principaux acteurs «&nbsp;de l’opération humanitaire&nbsp;» américaine sont&nbsp;: le Département d’État, le Département de Défense et l’Agence pour le Développement International (USAID) qui canalise l’aide du Programme Alimentaire Mondial. (Rebelión)</P><P align=justify ="texte">Toutefois, ce ne sont pas les agences gouvernementales civiles comme FEMA ou USAID qui dirigent l’opération humanitaire globale, mais le Pentagone par le biais du Commando Sud (SOUTHCOM).</P><P align=justify ="texte">«&nbsp;Tout le monde sait que les Marines sont avant tout des guerriers, (mais) nous sommes également miséricordieux quand nous devons l’être, et c’est un rôle que nous aimerions jouer&nbsp;: celui de guerriers miséricordieux qui arrivent avec la main tendue pour aider celui qui en a besoin. Nous sommes plein d’enthousiasme pour cette mission&nbsp;», a déclaré le Porte-parole des Marines dans un communiqué de presse le 14 janvier 2010 (Rebelión).</P><P align=justify ="texte">La Communauté internationale, et surtout l’Union Européenne, a laissé entrevoir son malaise face aux tentatives de Washington pour jouer le premier rôle et a exigé que l’ONU définisse la fonction de chacun, a reporté l’agence Prensa Latina.</P><P align=justify ="texte">Plusieurs dirigeants et analystes critiquent la priorité accordée par les contrôleurs du terminal aérien au mouvement des troupes et des avions des Etats-Unis, au détriment de l’aide étrangère.</P><P align=justify ="texte">Le chef de l’aide humanitaire de l’ONU, John Holmes, a reconnu que beaucoup d’aéronefs ont été déviés vers la République dominicaine, dont certains du Programme Alimentaire Mondial, mais a assuré que la coordination avec les autorités américaines s’améliore, surtout en ce qui concerne les opérations de l’aéroport de Port-au-Prince, géré par du personnel américain.</P><P align=justify ="texte">Le Département d’État a essayé de calmer les critiques de la présence excessive de ses troupes en diffusant un document dans lequel le président haïtien, Querelle Preval, sollicite Washington, l’ONU et les partenaires internationaux, pour qu’ils apportent leur secours, autant que nécessaire, pour augmenter la sécurité interne.</P><P align=justify ="texte">Beaucoup d’analystes observent que Washington profite de l’absence totale de gouvernement à Haïti pour légitimer l’envoi d’une force militaire puissante, laquelle a assumé de facto la direction de l’opération humanitaire mondiale.</P><P align=justify ="texte">«&nbsp;Comme j’écris dans The Shock Doctrina (la doctrine du choc), les crises sont des prétextes pour imposer des politiques qui ne peuvent pas s’installer dans des conditions de stabilité. Dans des périodes de crises extrêmes, les peuples désespérés d’aide humanitaire ne se trouvent pas dans une position favorable pour négocier les termes de cette aide&nbsp;», a commenté le journaliste américain Naomi Klein dans le programme Democracy now&nbsp;! conduit par Amy Goodman.</P><P align=justify ="texte">Klein a révélé que la Heritage Foundation, une fondation de la classe dominante américaine, a conseillé de profiter de la tragédie&nbsp;: «&nbsp;Au milieu de la souffrance, la crise à Haïti génère des opportunités pour les Etats-Unis. En plus de fournir une aide humanitaire immédiate, la réponse des Etats-Unis devant le séisme tragique est une occasion pour restructurer l’économie et le gouvernement haïtiens, dysfonctionnels depuis longtemps, en plus d’améliorer l’image des Etats-Unis dans cette région&nbsp;», a jugé Heritage dans sa page Web.</P><P align=justify ="texte">Selon le Vice-président bolivien, «&nbsp;L’état haïtien continue à céder des tâches administratives à un gouvernement qui a toujours profité de tendre la main et finalement prendre tout le bras. Si le Haïti ne réagit pas il peut se transformer une seconde base militaire dans le continent américain&nbsp;».</P><P align=justify ="texte">«&nbsp;Pour atterrir à Haïti nous demandons autorisation au gouvernement américain, ils contrôlent l’aéroport et le port. Durant cinq heures, nous avons parcouru les rues et nous n’avons vu aucun soldat des Etats-Unis occupé à lever une pierre ou du ciment effondré. Alors, l’on se demande&nbsp;: pourquoi plus des milliers d’hommes s’ils n’aident pas les familles&nbsp;? Ils sont seulement dans des zones centrales. Notre crainte est que cette présence militaire américaine soit permanente&nbsp;», a alerté García Linera.</P><P align=justify ="texte">Le Vénézuéla a demandé à la Maison Blanche plus des médecins et moins militaires pour aider les victimes de la catastrophe. Ce dont a besoin Haïti, c’est d’une aide économique, des médecins, des gens qui travaillent&nbsp;; et non pas des militaires, a affirmé le mandataire bolivien.</P><P align=justify ="texte">Le dirigeant nicaraguayen Daniel Ortega a exprimé des craintes que les Américains utilisent la tragédie pour occuper militairement ce pays appauvri.</P><P align=justify ="texte">García Linera a dit que la région doit assumer une position commune et rejeter tout type de présence militaire à Haïti «&nbsp;qui est purement et simplement une nuisance&nbsp;» et «&nbsp;une agression pour le continent&nbsp;».</P><P align=justify ="texte">Traduction&nbsp;: <strong>Paulette Matkovic</strong>, pour <a href="http://www.larevoluci&#111;nvive.org.ve/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>www.larevolucionvive.org.ve/</FONT></A></P><DIV align=justify><a href="http://www.larevoluci&#111;nvive.org.ve/spip.php?article1346" target="_blank">Source</A></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><P align=center><img src="http://www.rebeli&#111;n.org/imagenes/p_29_01_2010.jpg" border="1" /></P><P align=center><img src="http://www.rebeli&#111;n.org/imagenes/t_29_01_2010.jpg" border="1" /></P><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 29 Jan 2010 à 16:00</span>]]>
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   <pubDate>Thu, 28 Jan 2010 15:26:27 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : D&amp;#039;apr&#232;s Telesur le navire...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 27 Jan 2010 à 16:26<br /><br /><DIV>D'après Telesur le navire hôpital Confort d'un capacitée de 1000 patient n'en reçoit que moins de 100 par jour.</DIV><DIV>&nbsp;</DIV><DIV><a href="http://www.aporrea.org/internaci&#111;nales/n149638.html" target="_blank">Vidéo</A> <HR></DIV><H2 align=center ="tit">Camille Chalmers «&nbsp;Offensive militariste dans la région&nbsp;»</H2><DIV align=justify ="chapo">Le sociologue et économiste Camille Chalmers dirige la Plate-Forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif. Il évoque le contexte géopolitique de la Caraïbe.</DIV><P align=justify ="texte"><STR&#079;NG ="spip">Comment analysez-vous la dispute entre la France et les États-Unis pour imposer leur leadership sur Haïti&#8201;&nbsp;?</strong></P><P align=justify ="texte"><STR&#079;NG ="caractencadre-spip spip">Camille Chalmers</strong>. Nous sommes habitués à être victimes de ce genre de rivalités impérialistes. Elles durent depuis le XIXe siècle. Mais il est inconcevable que l’on profite de cette situation tragique pour installer une domination militaire. Il faut replacer ce scandale dans le cadre des relations entre Haïti et ces deux pays, mais également dans le contexte géopolitique de la Caraïbe. La région connaît une offensive militariste avec la création de nouvelles bases militaires en Colombie, comme réponse à l’indépendance des peuples. Il faut prendre conscience de la nature de cette occupation militaire.</P><P align=justify ="texte"><STR&#079;NG ="spip">Que répondez-vous à l’argument &#8232;selon lequel cette intervention pallie les faiblesses de l’État haïtien&#8201;&nbsp;?</strong></P><P align=justify ="texte"><STR&#079;NG ="caractencadre-spip spip">Camille Chalmers</strong>. Encore faut-il comprendre pourquoi il y a faiblesse de l’État haïtien. Au XIXe siècle, &#8232;il y a eu un processus de construction d’un État néocolonial. Il s’articulait autour des intérêts &#8232;des «&nbsp;négociants du bord &#8232;de mer&nbsp;», c’est-à-dire d’une couche oligarchique très réduite qui divorce d’avec la société populaire. &#8232;Cette minorité installe une structure administrative mimétique qui copie d’autres pays. À partir de 1915, cela s’aggrave avec l’occupation américaine, l’hypercentralisation autour de Port-au-Prince et &#8232;la création d’une structure étatique contrôlée par les forces armées d’Haïti, elles-mêmes sous contrôle de l’extérieur. Ces vingt dernières années, on a assisté à de nouvelles offensives d’affaiblissement de l’État à travers l’application des politiques néolibérales. Celles-ci ont réduit &#8232;les possibilités financières de l’État, sa taille et ses compétences qui ont été transférées aux ONG, &#8232;au secteur privé et, entre guillemets, &#8232;à «&nbsp;la communauté internationale&nbsp;».</P><P align=justify ="texte">Nous avons vécu un drame lié &#8232;à un phénomène naturel, mais &#8232;son ampleur et la quantité des victimes sont liées au fait que l’État n’a jamais mis en place de politique sociale de logement. Il ne répond &#8232;pas aux flux migratoires liés &#8232;à la paupérisation des provinces &#8232;et à la libéralisation commerciale, source de chômage. L’État &#8232;a laissé le marché de l’immobilier &#8232;se débrider avec des spéculateurs &#8232;qui ne respectent aucune norme &#8232;de sécurité, à commencer par l’équilibre écologique et la nature des sols. L’État est dépouillé face &#8232;à l’actuelle crise, mais il est important, dans ce genre de situation, de placer la population aux commandes car c’est elle qui s’est mobilisée. Nous allons aboutir à davantage d’affaiblissement, &#8232;voire à la disparition de l’État haïtien. On sera incapables &#8232;de répondre aux besoins liés &#8232;à la catastrophe, mais aussi aux besoins liés aux faiblesses structurelles de la société haïtienne.</P><P align=justify ="texte"><STR&#079;NG ="spip">Pourquoi cette nation, qui figure parmi les pays pauvres, est-elle à ce point source d’enjeux&#8201;&nbsp;?</strong></P><P align=justify ="texte"><STR&#079;NG ="caractencadre-spip spip">Camille Chalmers</strong>. Il y a d’abord le rôle historique d’Haïti. Ce pays rebelle a aboli l’esclavage et est entré en contradiction avec la logique dominante du marché de l’époque. Ce fait n’a jamais été accepté par les différentes puissances. Le goût amer de la défaite de Napoléon reste très vivace. Ensuite, la position d’Haïti est très stratégique. Nous sommes au centre de la Caraïbe et au cœur des enjeux idéologiques. Il est très important pour les États-Unis de contrôler le bassin de la Caraïbe à l’heure où Cuba n’est plus isolée, à l’heure également de la révolution bolivarienne au Venezuela, et des activités de l’Alba (Alliance bolivarienne pour les peuples d’Amérique). Enfin, Haïti est un pays appauvri, mais il possède des ressources minières importantes, de l’iridium. On parle également de réserves pétrolières.</P><P align=justify ="texte"><STR&#079;NG ="spip">Les mouvements de contestation qui existaient avant le séisme et le dénuement d’aujourd’hui ne constituent-ils pas des facteurs d’explosion sociale&#8201;&nbsp;?</strong></P><P align=justify ="texte"><STR&#079;NG ="caractencadre-spip spip">Camille Chalmers</strong>. Oui. Les stratèges du département d’État ont toujours présenté Haïti comme un pays imprévisible. D’où le caractère rapide de leur réponse militaire dans le cadre des guerres préventives de l’ancien président G.&nbsp;Bush. La situation explosive est structurelle en raison des niveaux de paupérisation extrêmes, que le tremblement de terre va encore aggraver. La nation haïtienne doit prendre la mesure de cette occupation déguisée en humanitaire. Il faut construire des réseaux de solidarité pour répondre à la conjoncture d’urgence, mais également pour entrer dans une construction véritable.</P><P align=justify ="texte">Entretien réalisé par Cathy Ceïbe</P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/2010-01-26_Internati&#111;nal_Haiti-Camille-Chalmers-Offensive-militariste-dans-la-regi&#111;n" target="_blank">Source</A> </DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 27 Jan 2010 à 20:43</span>]]>
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   <pubDate>Wed, 27 Jan 2010 16:26:46 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti :  Bilan du s&#233;isme &#224; Hait&#237;: plus...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=31570#31570</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 26 Jan 2010 à 15:40<br /><br /><FONT face=Verdana><DIV align=center><strong><FONT color=#ffffff size=4 face=Arial>Bilan du séisme à Haití: plus de 111 000 morts</FONT></strong></DIV><DIV align=justify><FONT size=2></FONT>&nbsp;</DIV><FONT size=2><P style="MARGIN-TOP: 0px; MARGIN-BOTTOM: 0px" align=justify><FONT style="FONT-SIZE: 8pt" face=Verdana>Miguel Maury Guerrero</FONT></P></FONT><DIV align=justify><FONT size=2></FONT>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><FONT size=2>Port-au-Prince, 22 janvier (AIN) - Le bilan des victimes du séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier passé s’élève pour le moment à 111 199 morts, nous indique un communiqué du Ministère haïtien de l’intérieur. </FONT></DIV><DIV align=justify><FONT size=2></FONT>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><FONT size=2>Le rapport du Ministère de l’Intérieur fait également état de 193 891 blessés, de 55 000 familles directement touchées par le séisme et de 609 621 personnes obligées de chercher un refuge dans près de cinq cent campements improvisés.</FONT></FONT></DIV><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><FONT size=2 face=Verdana>Il indique également que plus de 11 000 maisons ont été détruites et 32 000 partiellement endommagées. Pour sa part, l’Organisation des nations Unies estime que trois millions de personnes ont étés affectés par le tremblement de terre.</P><DIV>&nbsp;<BR></DIV></FONT><DIV align=justify><a href="http://www.ain.cu/idioma/frances/2010/0125muertos%20haiti.htm" target="_blank">Source</A> </DIV><DIV align=justify>Edit : Aujourd'hui on parle de 200 000 morts.</DIV><DIV align=justify><HR></DIV><DIV align=center><strong><FONT color=#ffffff size=4 face=Arial>Cuba et la Norvège signent un accord pour l’aide à Haïti</FONT></strong></DIV><FONT style="FONT-SIZE: 8pt" face=Verdana><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Néstor Núñez</FONT></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><FONT size=2>La Havane, 24 Janvier (AIN) – L’ambassade de Norvège à Cuba et le ministère du Commerce <BR>Extérieur et de l’Investissement Étranger (MINCEX) ont signé un accord selon lequel le pays <BR>européen donne au peuple haïtien, comme mesure d’urgence, cinq millions de couronnes <BR>norvégiennes (environ 885 000 dollars) pour soutenir l’important travail réalisé par les <BR>médecins cubains dans ce pays. </FONT></DIV><DIV align=justify><FONT size=2></FONT>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><FONT size=2>Les fonds seront destinés à l’acquisition et à l’envoi de médicaments et d’autres matériels qui seront utilisés par la brigade Médicale Cubaine qui offre actuellement ses services aux victimes du séisme. Cette brigade est composée de plus de 400 professionnels et d’autres travailleurs du secteur de la santé qui, avec les 247 jeunes haïtiens qui travaillent directement avec eux, forment une équipe de 663 collaborateurs, précise le journal Juventud <BR>Rebelde. </FONT></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><a href="http://www.ain.cu/idioma/frances/2010/0125cubahaiti.htm" target="_blank">Source</A></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><P align=center><img src="http://www.juventudrebelde.cu/file/img/fotografia/2010/01/2865-fotografia-g.jpg" height="600" width="433" border="0" /></P><DIV align=justify><HR></DIV><DIV align=center><strong><FONT color=#ffffff size=4 face=Arial>Une drôle d’aide à Haïti</FONT></strong></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><P style="MARGIN-TOP: 0px; MARGIN-BOTTOM: 0px"><FONT style="FONT-SIZE: 8pt" face=Verdana>Néstor Núñez</FONT></P></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><FONT size=2>Le terrorisme se définit comme étant l’utilisation de la violence et du crime pour <BR>tenter d’imposer sa volonté à autrui. Mais, objectivement, on doit reconnaître que les États-<BR>Unis se rangent parmi les meilleurs dans l’art de brutaliser et même de tuer pour obliger les <BR>autres à obéir à sa volonté. Il semblerait même que l’utilisation de la terreur pour parvenir <BR>à ses desseins soit un élément intrinsèque de l’histoire de cette nation. </FONT></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><FONT size=2 face=Verdana>Les centaines de médecins haïtiens qui ont été formés à Cuba ces dernières années ont volé au secours de leurs compatriotes. Ils travaillent au coude à coude avec les membres des brigades de spécialistes cubains qui prêtent leur assistance aux survivants du séisme qui a rasé Port au Prince. L’un d’entre eux a su résumer clairement la situation en ces quelques mots : « Ce dont nous avons besoin, a-t-il déclaré à la télévision, ce sont des médecins, des secouristes, des pompiers, des ingénieurs et des architectes. Nous n’avons rien à faire de soldats ni d’armes au milieu de cette tragédie nationale. »</FONT> </P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>Pourtant, il semble bien qu’il existe des pays disposant d’énormes ressources qui <BR>seraient d’une effectivité fabuleuse si elles étaient bien utilisées, mais qui font passer le souci de maintenir « l’ordre et la sécurité » avant la tâche de sauver des vies humaines. C’est la raison pour laquelle, quelques heures après qu’ait été connue la nouvelle du désastre causé par le séisme, plus de mille soldats du Commando Sud sont immédiatement arrivés à Haïti pour prendre en main la situation à l’aéroport de la capitale du pays, assurer unilatéralement le contrôle des pistes et même gêner l’arrivée rapide et efficace d’avions envoyés par de nombreux autres pays et transportant des vivres, des médicaments, des engins pour dégager les décombres, des tentes et tout un approvisionnement d’articles de première utilité pour les presque 3 millions de victimes du tremblement de terre. </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>Ce n’est pas de la médisance. Les pilotes de nombreux pays qui se sont vus dans <BR>l’impossibilité d’atterrir à Port au Prince avec leurs chargements peuvent en témoigner, ainsi que d’autres qui se sont vus relégués dans des recoins obscurs de l’aéroport sans que le personnel militaire présent sur place leur accorde la moindre attention.</FONT> </P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>Parmi les nouvelles promesses d’ « aide » nord-américaine, on retrouve celle de <BR>l’augmentation du nombre de troupes devant arriver pour s’installer aux endroits <BR>stratégiques d’un pays ruiné et endeuillé, comme si la catastrophe était le meilleur des prétextes pour répéter les épisodes d’occupation militaire nord-américaine qui se sont succédées de 1916 à 1934. </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>On est en droit de se demander si, à Washington, certains « cerveaux guerriers » ont imaginé que, dans le cas où l’état haïtien et ses institutions, durement atteintes par le séisme, ne parviendraient plus à jouer leur rôle, le « grand voisin » ne pourrait pas se charger de « la noble tâche » d’assumer le contrôle du pays et de le réorganiser selon ses propres critères. Il était donc prudent d’installer, dès le début, les forces armées qui, le moment venu, se chargeraient de mener à bien leur mission de mainmise sur le pays.</FONT> </P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>C’est pour cela que les balles sont arrivées avant les antibiotiques, les fusils avant <BR>les bistouris et les soldats avant les spécialistes de la santé.</FONT> </P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>Pendant ce temps, la demande du jeune médecin haïtien flotte sur les ruines qui recouvrent les morts. </FONT><BR></P><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><a href="http://www.ain.cu/idioma/frances/2010/0125Haiti.htm" target="_blank">Source</A> <HR></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=center><strong><FONT color=#ffffff size=4 face=Arial>Chávez: trop de marines sont arrivés avec la mission « humanitaire » nord-américaine à Haïti</FONT></strong></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><P style="MARGIN-TOP: 0px; MARGIN-BOTTOM: 0px"><FONT style="FONT-SIZE: 8pt" face=Verdana>Néstor Núñez</FONT></P></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><FONT size=2>La Havane, 24 janvier (AIN) – Le président vénézuélien Hugo Chavez a dénoncé la <BR>présence de militaires nord-américains à Haïti. Il a affirmé que, « comme une pièce de plus de <BR>leur stratégie interventionniste, ils essayent de vendre l’image d’une mission « humanitaire » <BR>nord-américaine. Elle est tellement « humanitaire » qu’elle a amené une grande quantité de <BR>marines, pas précisément entraînés pour des opérations de sauvetage. Ce sont des troupes <BR>entraînées pour envahir, pour tuer ! » </FONT></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><FONT size=2 face=Verdana>Dans sa chronique dominicale Les lignes de Chavez, le président a ajouté qu’on ne peut être qu’indigné du profil tendancieux donné aux informations sur la douloureuse situation de Haïti. « Ils parlent, avec un étonnant cynisme, d’un pays dévasté, alors qu’en réalité, la dévastation n’est pas une nouveauté pour le peuple haïtien qui a toujours tant souffert. »</FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>Cette dévastation a été causée précisément par l’intervention impérialiste et les <BR>impositions du capitalisme le plus déprédateur à ce pays frère caribéen. « La réalité est autre : les troupes nord-américaines contrôlent aujourd’hui le territoire haïtien. Ils ont pris le Palais du Gouvernement et le Palais Législatif et ils contrôlent l’aéroport international selon leur bon vouloir. »</FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>Chavez a ajouté que « pendant qu’un groupe de nations souveraines luttent pour <BR>renforcer l’aide humanitaire, le Commando Sud s’occupe d’augmenter la présence militaire de l’empire ». </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>« Nous assistons à une manifestation de la contre-attaque dirigée contre l’Amérique latine et les Caraïbes. Une dangereuse triangulation se forme entre la Colombie, le Honduras et Haïti, aujourd’hui occupée. Ce sont trois versions d’une même stratégie d’intervention yankee sur le sol de Notre Amérique », a-t-il expliqué. </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>La patrie de Toussaint Louverture a souffert un nouveau chapitre de douleur, de misère et d’abandon. Cependant, en ces jours funestes, le peuple haïtien a démontré son courage et sa dignité. On l’observe dans l’exemple des bataillons de secouristes haïtiens qui se sont spontanément formés et qui ont participé à de nombreuses opérations de sauvetage pour dégager des blessés. Il y a également l’exemple lumineux des médecins haïtiens formés à Cuba, a souligné Chavez. </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>Dans son article, il précise : « Notre frère Álvaro García Linera, vice-président de la <BR>Bolivie, qui célèbre aujourd’hui un second mandat du grand Evo Morales, a mis les points sur les i en dénonçant la force militaire d’invasion « qui ne sauve pas de vies humaines, qui n’amène pas d’aliments, qui ne déblaie pas les décombres, qui ne ramasse pas les cadavres, qui n’est là que comme présence militaire, et nous avons peur que cette présence militaire se veuille se convertir en permanente » ».</FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>« N’en doutons pas, c’est une autre agression contre notre Amérique, contre la souveraineté des nations caribéennes et, surtout, contre le peuple haïtien : un peuple à la recherche de sa dignité séquestrée, humiliée et violée par l’ambition impériale colonialiste et néocolonialiste qui ne pardonne pas – elle ne le fera jamais – le fait que le peuple noir, africain et caribéen, de Haïti a été le premier à secouer les viles chaînes de l’esclavage », a-t-il affirmé. </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>« Á toutes et tous les patriotes de notre Amérique, il ne nous reste pas d’autre voie que d’avoir recours à la stratégie parfaite : contre-attaque populaire sur tous les fronts ! », a assuré Chavez.</FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>« Le 22 janvier, là-bas, sur les sommets de Bolivie, avec Evo Morales qui commence un nouveau mandat de gouvernement socialiste et un peuple qui emplit tous ces espaces où notre père Bolivar a senti « l’amour le plus profond pour la liberté », nous avons commencé la contre-offensive internationale de cette année 2010, année du Bicentenaire du début de notre lutte pour l’indépendance », a-t-il ajouté. </FONT></P><FONT size=2 face=Verdana><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><BR>Il a enfin conclu en faisant allusion à la grande marche patriotique du peuple vénézuélien de samedi dernier à Caracas, en commémoration de la chute du dictateur Marcos Perez Jimenez, une « véritable marée rouge, la naissance de l’ouragan bolivarien qui parcourra tout le Venezuela au cours de cette année bénite »</P><DIV><BR></DIV></FONT><DIV align=justify><a href="http://www.ain.cu/idioma/frances/2010/0125chavez.htm" target="_blank">Source</A> </DIV><DIV align=justify><HR></DIV><DIV align=center><SPAN =title title="Chavez dén&#111;nce l'occupati&#111;n d'Haiti par les E.U"><FONT size=4><strong>Chávez dénonce l'occupation d'Haiti par les E.U</strong></FONT></SPAN></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>A l'occasion de la cérémonie d'ouverture du téléphérique de Caracas, le 20 janvier 2010, Hugo Chávez dénonce l'occupation militaire des Etats-Unis en Haiti consécutive au séisme qui a violemment touché la petite île en janvier 2010.</DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xc354j" quality=high width=425 height=350 type="application/x-shockwave-flash" pluginspage="http://www.macromedia.com/shockwave/download/index.cgi?P1_Prod_Version=ShockwaveFlash"></embed></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.dailymoti&#111;n.com/video/xc354j_chavez-den&#111;nce-loccupati&#111;n-dhaiti-p_news" target="_blank">Lien</A></DIV><DIV align=justify><HR></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=center><strong><FONT color=#ffffff size=4 face=Arial>Les étudiants étrangers qui font leurs études à Cuba condamnent la militarisation de Haïti</FONT></strong></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><P style="MARGIN-TOP: 0px; MARGIN-BOTTOM: 0px"><FONT style="FONT-SIZE: 8pt" face=Verdana>Néstor Núñez</FONT></P></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><FONT size=2>Camagüey, 24 janvier (AIN) – Les jeunes étrangers qui font leurs études dans les provinces de Camagüey et de Las Tunas ont condamné la militarisation de Haïti par les États-Unis après le séisme qui a ravagé la capitale antillaise le 12 janvier dernier.</FONT></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px"><FONT size=2 face=Verdana>Lors d’une rencontre qui s’est déroulée dans la filiale locale de l’Institut d’Amitié avec les peuples, les étudiants originaires de différents pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique Latine et des Caraïbes, ont tous exprimé leur profonde émotion devant la mort et la destruction qui a frappé ce pays, déjà touché par une grande pauvreté. </FONT></P><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px"><FONT size=2 face=Verdana><BR>Le brésilien Hiram Pessoa, qui est en cinquième année de médecine à l’Université de médecine Carlos J. Finlay de Camaguey a déclaré que ce dont les haïtiens avaient besoin, c’était de médicaments, d’aliments et d’autres ressources, mais pas de soldats. Il a ajouté que Cuba a donné un exemple de solidarité en envoyant immédiatement des équipes de médecins pour soigner les nombreux blessés. </FONT></P><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px"><FONT size=2 face=Verdana><BR>La Bolivienne Alejandra Flores, étudiante de médecine de Las Tunas, a également exprimé sa condamnation du fait que le premier souçi des États-Unis a été d’envoyer des marines. Par cette action, le voisin du nord prétend occuper militairement ce beau pays et le convertir en une base militaire de plus dans la région, a-t-elle affirmé. </FONT></P><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px"><FONT size=2 face=Verdana><BR>L’équatorien Juan Carlos Guato, étudiant de l’Université Pédagogique José Marti de Camaguey a aussi condamné la militarisation de Haïti et reconnu la rapide réponse de Cuba, du Venezuela et du Brésil, quelques heures seulement après le séisme dont on a évalué qu’il a dû causer plus de 100 000 morts. </FONT></P><P style="MARGIN-TOP: 5px; MARGIN-BOTTOM: 5px"><FONT size=2 face=Verdana><BR>Il y a 281 jeunes du tiers monde qui réalisent gratuitement leurs études supérieures grâce à un système de bourses dans deux établissements différents de Las Tunas. A Camaguey, il y en a plus de mille. </P><DIV></FONT><BR></DIV></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.ain.cu/idioma/frances/2010/0125militarizaci&#111;nHaiti.htm" target="_blank">Source</A> <HR></DIV><DIV align=center><FONT size=4><strong>Malgré les critiques de nombreux pays, les Etats-Unis envoient de plus en plus de soldats en Haïti</strong></FONT></DIV><P align=justify ="detail">lundi 25 janvier 2010 </P><!-- cartouche --><DIV align=justify ="texte"><P><SPAN style="WIDTH: 341px" ="spip__2990 spip_s spip_s_left"><img src="http://www.larevoluci&#111;nvive.org.ve/IMG/jpg/INF_NOTA32839_465-2.jpg" height="200" width="341" border="0" style="20HEIGHT:%20%20%20%20%20%20200px" /></SPAN> <SPAN style="WIDTH: 440px" ="spip__2987 spip_s spip_s_left"><img src="http://www.larevoluci&#111;nvive.org.ve/IMG/jpg/600_iraq.jpg" height="227" width="440" border="0" style="20HEIGHT:%20%20%20%20%20%20227px" /></SPAN></P><P>Le gouvernement de Barack Obama, sous prétexte de renforcer les équipes étasuniennes d’assistance, a envoyé 4000 soldats de plus en Haïti. Des pays du continent sud-américain et d’Europe ont vivement critiqué ce déploiement militaire et ont souligné que les Etats-Unis profitent de la situation de catastrophe vécue par la population haïtienne.</P><P>Neuf jours après le séisme, la population de Port-au-Prince, la capitale de Haïti est désespérée devant la lenteur de l’arrivée de l’eau potable et de l’alimentation ainsi que des moyens de secours médicaux.</P><P>Les Etats-Unis ont pris le contrôle de la logistique de l’aéroport international de la capitale Haïtienne où arrive depuis dix jours l’aide humanitaire venue de la planète entière.</P><P>Les troupes supplémentaires envoyées par les USA sont composées d’une unité d’intervention amphibie basée à Nassau et du 24e Corps expéditionnaire des Marines qui arrivera de Caroline du Nord (sud-est des Etats-Unis) la nuit de mercredi.</P><P>Ainsi, les officiels de la Seconde Flotte ont indiqué que l’unité amphibie améliorera «&nbsp;de manière significative&nbsp;» les approvisionnements en matériel humanitaire et les Marines participeront aux opérations de sécurisation de la répartition des aides humanitaires qui sont stockées à l’aéroport.Lorsqu’elles seront opérationnelles, les embarcations amphibies s’ajouteront aux 20 navires, dont un porte-avion nucléaire, déjà déployés par Washington.</P><P>Depuis que les Etats-Unis ont mis en place leurs troupes dans la nation caribéenne détruite, ils ont été l’objet de critiques venues du monde entier. Des pays du continent américain et d’Europe ont relevé que l’administration du président Barack Obama profite de cette tragédie pour envahir militairement le pays.</P><P>Le président vénézuelien, Hugo Chavez, a insisté sur le fait que les Etats-Unis profite de la situation que vit Haïti pour s’installer «&nbsp;sur les cadavres et les larmes d’un peuple&nbsp;»</P><P>«&nbsp;En ce moment, l’Empire est en train de s’emparer de Haïti sur les cadavres et les larmes d’un peuple, à la face du Monde, d’une manière éhontée. Ils ont le contrôle de l’aéroport de Port-au-Prince. Ils commencent par l’aéroport et iront jusqu’au palais présidentiel&nbsp;» a dénoncé le président vénézuelien.</P><P>De la même manière, il a dénoncé le fait que l’armée des Etats-Unis se sont installés en Haïti sans consulter l’Organisation des Nations Unis ni même l’Organisation des Etats Américains.</P><P>Le Nicaragua, la Bolivie, l’Uruguay et même la France ont uni leurs voix pour critiquer la présence armée de la super puissance, qu’ils considèrent comme excessive.</P><P>Le chef de l’Etat nicaraguayen, Daniel Ortega, a été le premier à se prononcer dans le sens de la position vénézuelienne.</P><P>«&nbsp;Les Etats-Unis utilisent un drame humain extrêmement grave pour installer des troupes en Haïti. Ils ont été jusqu’à prendre le contrôle de l’aéroport de la capitale haïtienne et cela est très préoccupant&nbsp;» a relevé, samedi dernier, le président nicaraguayen.</P><P>Il a ajouté&nbsp;: «&nbsp;J’en suis à penser que le président des Etats-Unis est en train de créer un état de fait. Les intérêts militaires des USA sont liés à ceux des multinationales de l’industrie de l’armement qui s’enrichissent avec la guerre et le surarmement&nbsp;».</P><P>La Bolivie pour sa part, relève que la nation caribéenne se transforme en une base militaire américaine de plus.«&nbsp;Sans une réaction rapide des pays de notre continent, Haïti deviendra une nouvelle base nord-américaine&nbsp;» a indiqué le Vice-Président bolivien Alvaro Garcia Linera. . Pour sa part, le Président bolivien Evo Morales a exprimé&nbsp;: «&nbsp;le refus du peuple bolivien et son indignation devant la décision du gouvernement étasunien qui a envoyé des troupes plutôt que de l’aide concrète à Haïti&nbsp;».</P><P>Dans ce sens, Evo morales demande à l’Organisation de Nations Unies une réunion d’urgence pour rejeter l’occupation militaire étasunienne en Haïti. Il a dit qu’il espère que les peuples et les forces sociales, dans le monde entier, se prononceront sur cette situation et rejetteront le déploiement de ces troupes.</P><P>L’Uruguay s’est joint aux pays qui s’opposent à l’intervention nord-américaine.</P><P>Luis Rosadilla, ministre uruguayen de la Défense s’est montré&nbsp;: «&nbsp;profondément préoccupé&nbsp;» par la situation haïtienne et joint la voix de son pays à celles qui, dans le monde, affirment que le pays caribéen sinistré n’a pas besoin d’armes mais plutôt de matériel médical, d’alimentation et d’eau potable.</P><P>«&nbsp;On ne peut pas écarter le risque&nbsp;» d’une invasion militaire d’Haïti de la part des Etats-Unis puisque ceux-ci considèrent que ce pays à la vocation d’être victime de l’impérialisme et du colonialisme.</P><P>La mission médicale française a dénoncé le fait que le manque de logistique sur l’aéroport de Port-au-Prince a entraîné des retards dans la distribution de l’aide humanitaire.</P><P>Le Secrétaire d’Etat, français, à la Coopération, Alain Joyandet, a déclaré au début de la semaine que l’O.N.U devrait prendre une décision et préciser le rôle des Etats-Unis dans l’aide humanitaire en Haïti.</P><P>«&nbsp;Il ne s’agit pas d’occuper un pays, mais bien de l’aider à revivre. L’O.N.U travaille mais doit prendre une décision(…) J’espère que le rôle des Etats-Unis sera précisé&nbsp;» a-t-il précisé.</P><P>Le gouvernement de Barack Obama a déployé en Haïti plus de 10000 hommes en plus de ceux qui se trouvent dans la capitale haïtienne. Il a également envoyé des navires de guerre, dont un porte-avions, et des bateaux des Gardes Côtes.</P><P>La présence militaire étasunienne grandissante en Haïti alarme fortement la population d’autant que les Etats-Unis ont déjà envahi le pays à deux reprises.</P><P>Traduction&nbsp;: <strong>Michel Veysset</strong>, pour <a href="http://www.larevoluci&#111;nvive.org.ve/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>www.larevolucionvive.org.ve/</FONT></A></P></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.larevoluci&#111;nvive.org.ve/spip.php?article1334" target="_blank">Source</A> <HR></DIV><DIV align=center><a href="http://socio13.wordpress.com/2010/01/26/le-president-chavez-supprime-la-dette-quhaiti-a-avec-le-venezuela-et-la-reuni&#111;n-des-pays-de-lalba/" target="_blank"><FONT size=4><strong>Le président Chavez supprime la dette qu’Haïti a avec le Venezuela et la réunion des pays de&nbsp;l’ALBA</strong></FONT></A></DIV><DIV align=justify><BR></DIV><!-- .entry- --><!-- .entry- --><DIV align=justify ="entry-"><DIV ="snap_preview"><P align=justify><a href="http://www.telesurtv.net/noticias/secci&#111;nes/nota/65806-NN/alba-asume-acci&#111;nes-para-rec&#111;nstrucci&#111;n-de-haiti-respetando-su-soberania/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.telesurtv.net/noticias/secciones/nota/65806-NN/alba-asume-acciones-para-reconstruccion-de-haiti-respetando-su-soberania/</FONT></A></P><P><HR><a href="http://socio13.wordpress.com/2010/01/26/les-martyres-communistes-de-lindependance-haitienne/" target="_blank">Les martyrs communistes de l’indépendance&nbsp;haïtienne</A> <P align=center><img src="http://www.rebeli&#111;n.org/imagenes/t_27_01_2010.jpg" border="1" /></P></DIV></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 03 Feb 2010 à 18:51</span>]]>
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   <pubDate>Tue, 26 Jan 2010 15:40:24 +0000</pubDate>
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   <title>Haïti : Diffusion d&#8217;une vid&#233;o: Un statut...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=704&amp;PID=31508#31508</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 704<br /><strong>Envoyé :</strong> 25 Jan 2010 à 14:55<br /><br /><DIV align=center ="article-titre"><a href="http://www.legrandsoir.info/Diffusi&#111;n-d-une-video-Un-statut-de-refugie-humanitaire.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>Diffusion d’une vidéo&nbsp;: Un statut de réfugié humanitaire</strong></FONT></A></DIV><DIV align=justify ="article-auteur">&nbsp;</DIV><DIV align=justify ="article-auteur">Dédale </DIV><P align=justify ="spip">Un représentant de la communauté haïtienne à Marseille a réclamé lundi l’asile temporaire pour les Haïtiens vivant en France, sur le modèle du statut accordé par le gouvernement américain à la communauté haïtienne des Etats-Unis après le séisme qui a ravagé l’île.</P><P align=justify ="spip">"Il faut accorder un titre de séjour temporaire à tous les Haïtiens présents en France, légalement ou de façon irrégulière, comme cela s’est fait aux Etats-Unis", a demandé Hilaire Nasson, président de l’association des réfugiés haïtiens à Marseille, lors d’une réunion à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) sur l’aide à apporter à Haïti.</P><P align=justify ="spip">La ministre américaine de la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, a accordé vendredi un statut de protection temporaire aux ressortissants haïtiens qui se trouvaient aux Etats-Unis le 12 janvier 2010, date du séisme. Il leur permet de continuer à y vivre et travailler pendant 18 mois.</P><P align=justify ="spip">Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, a suspendu la semaine dernière les mesures d’expulsion pour les Haïtiens séjournant en France de façon irrégulière et annoncé un dispositif exceptionnel et temporaire d’accueil des victimes du séisme. Près de 80.000 ressortissants haïtiens vivent en France.</P><P align=justify ="spip"><a href="http://www.dailymoti&#111;n.com/video/xbxzdu_un-statut-de-refugie-humanitaire_news" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.dailymotion.com/video/xbxzdu_un-statut-de-refugie-humanitaire_news</FONT></A></P><P align=justify ="spip">Dédale Films Production</P><P align=justify ="spip">Tél/Fax. + 33 (0)4 90 93 73 91</P><P align=justify ="spip">c.dedale@wanadoo.fr</P><DIV></DIV><HR>Vidéo <a href="http://www.vtv.gob.ve/noticias-naci&#111;nales/29089" target="_blank">Déclaration de l'ALBA sur Haïti</A> <DIV></DIV><DIV></DIV><FONT size=2 face=Verdana><DIV>&nbsp;</DIV><DIV align=center><strong><FONT color=#ffffff size=4 face=Arial>L’Alba coordinera l’aide à Haitï </FONT></strong></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><DIV><P style="MARGIN-TOP: 0px; MARGIN-BOTTOM: 0px"><FONT style="FONT-SIZE: 8pt" face=Verdana>Néstor Núñez</FONT></P></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><P style="MARGIN-TOP: 0px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><FONT style="FONT-STYLE: italic; FONT-SIZE: 8pt" face=Verdana><B>Les ministres de Relations Extérieures de ce groupe régional vont se réunir Dimanche à </B></FONT><FONT face=Verdana><B><FONT style="FONT-STYLE: italic; FONT-SIZE: 8pt">Caracas.</FONT></B></FONT></P><P style="MARGIN-TOP: 0px; MARGIN-BOTTOM: 5px" align=justify><FONT style="FONT-SIZE: 8pt" face=Verdana>La Havane, 24 janvier (AIN) – Afin de consolider un système d’aide à Haïti pour participer à <BR>la reconstruction de ce pays aujourd’hui dévasté, les ministres des Relations Extérieures de <BR>l’Alliance Bolivarienne pour les Peuple