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  <title>Forum Unit&#233; Communiste : Etats-Unis</title>
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  <description>Ceci est un fichier XML qui contient un fil RSS; Forum Unit&#233; Communiste : Actualit&#233;s Internationales : Etats-Unis</description>
  <pubDate>Tue, 07 Sep 2010 02:28:35 +0000</pubDate>
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   <title>Forum Unit&#233; Communiste</title>
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   <title>Etats-Unis : Des prisonniers politiques aux...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 06 Sep 2010 à 14:59<br /><br /><H2 =post-title align=center>Des prisonniers politiques aux Etats-Unis? Il n'y en a pas, bien sûr. Officiellement.</H2><P =post-info align=justify>Par <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>emcee</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>le lundi 6 septembre 2010, 00:45 - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/category/Dans-lenfer-de-lultraliberalie" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Dans l'enfer de l'Ultralibéralie</FONT></A> - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/09/05/Des-pris&#111;nniers-politiques-aux-Etats-Unis-Il-n-y-en-a-pas%2C-bien-s%C3%BBr-officiellement." target="_blank"><FONT color=#ff9900>Lien permanent</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT></P><P =post-excerpt align=justify>Seuls les pays "non-démocratiques" (par opposition à ceux qui se proclament "démocratiques") incarcèrent les opposants politiques. C'est bien connu. C'est d'ailleurs pour cela que la Chine, les pays du Moyen-Orient, ceux d'Afrique, le Venezuela, Cuba, la Colombie … euh non, pas la Colombie, et bien d'autres se font un peu tirer l'oreille pour leurs violations des droits des êtres humains quand ils sont "amis" et châtier (parfois durement) quand ce sont des "ennemis".<BR>Au Proche-Orient, une particularité: un seul pays "démocratique" dans le secteur: Israël. Les autres sont tous des dictatures. Même la Palestine, qui a pourtant élu son gouvernement démocratiquement, mais qui n'est pas parvenue à décrocher le statut de démocratie aux yeux de l'Occident.</P><DIV><BR>Allez savoir pourquoi.<BR></DIV><DIV align=justify>Eh bien, ces distinctions valent pour les prisonniers et prisonnières politiques. L'Occident incarcère, voire exécute, comme aux Etats-Unis, des prisonniers de droit commun qui, en faisant accessoirement de la politique, ont commis des crimes de droit commun - à moins qu'ils n'aient été condamnés pour "terrorisme" ou "haute trahison" ou "ultragauchisme" - alors que les méchants pays incarcèrent (et exécutent) des personnes pour avoir osé s'opposer au régime cruel de leur pays.<BR>Cela, c'est la vision manichéenne qu'offrent les propagandistes occidentaux qui divisent la planète en deux catégories, selon leur propre conception du Bien et du Mal.<BR>En fait, les prisonniers politiques existent bien aux Etats-Unis, même s'ils ne sont pas reconnus comme tels, et qu'ils bénéficient, au contraire, d'un régime très spécial: QHS, cellules d'isolement, tortures, très longues peines de prison, rejet de mise en liberté conditionnelle, refus de révision de procès, et autres traitement de faveur. <BR>Nous avons vu précédemment plus particulièrement le <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/04/04/Plus-de-trente-cinq-ans-plus-tard%2C-d-anciens-membres-des-Black-Panthers-croupissent-toujours-en-pris&#111;n" target="_blank"><FONT color=#ff9900>traitement infligé aux hommes</FONT></A>. Aujourd'hui, il s'agit de femmes, apparemment moins nombreuses, certes, mais qui ne subissent pas moins que les hommes des sévices et abus – dont certains spécifiques à leur genre infligés par une société patriarcale qui n'aime pas que les femmes outrepassent le rôle qu'elle leur a assigné.<BR>Evidemment, ces prisonnières appartiennent toutes à la gauche radicale et se battent, ou se battaient, contre l'Empire, le racisme, le sexisme, la domination masculine et l'état répressif.<BR>L'extrême-droite, elle, semble exemptée de ce genre d'écueils. <BR>Dans cet article, "<a href="http://dissidentvoice.org/2010/08/women-%E2%80%9Cpoliticals%E2%80%9D-not-in-the-news/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Women "Politicals" (Not) in the News</FONT></A>", publié le 30 août 2010 dans Dissident Voice, Linda Ford évoque plus particulièrement le sort de quatre femmes qui se sont retrouvées ces temps-ci dans l'actualité pour diverses raisons.</DIV><H3 =post- align=justify>Les détenues "politiques" (ne) font (pas) la une de l'actualité</H3><P =post- align=justify>On entend rarement parler des détenus d'Abu Ghraib, de Bagram et de Guantanamo. Et ce qu'on nous en dit, en général, c'est rarement pour dénoncer la responsabilité des Etats-Unis concernant les atrocités que subissent les prisonniers US des guerres d'empire et d'occupation. <BR>Et qu'en est-il des détenus politiques aux Etats-Unis? Les musulmans éternels suspects, les pacifistes, les altermondialistes et les écologistes – les militants des <a href="http://www.article11.info/spip/spip/IMG/jpg/squelettes/ecrire/plugins/Lecteur_multimedia/ecrire/spip.php?article871" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Black Panthers</FONT></A>, du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Weather_Underground" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Weather Underground</FONT></A> et du mouvement amérindien – dont certains ont été torturés, détenus dans des cellules d'isolement pendant des années. Combien d'entre nous connaissent la longue histoire des prisonniers politiques en Amérique, alors que nous ne sommes pas censés en avoir, nous qui sommes par définition, le Pays des Hommes Libres (<EM>Land of the Free</EM>)?<BR></P><DIV>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Parmi ces prisonniers politiques, beaucoup ont été et sont encore des femmes.<BR></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Le fait d'être des femmes ne les protège pas d'être considérées comme ennemies de la nation, des femmes "contre-nature", en fait. Bien au contraire, peut-être. <BR>Les femmes ont toujours été des militantes enthousiastes, et cela, depuis le tout début de la création de ce pays. Elles ont été incarcérées pour raisons politiques après avoir fait partie des mouvements anticapitalistes – militant en tant que syndicalistes, socialistes ou anarchistes, s'opposant au gouvernement et aux patrons; luttant contre le patriarcat d'une société militariste sexiste, et contre la suprématie des Blancs; elles ont participé aux mouvements pour les droits civiques, ont été révolutionnaires ou ont soutenu les luttes des Amérindiens ou des Portoricains; elles étaient contre l'empire américain et se sont battues contre les guerres, depuis la Seconde Guerre Mondiale jusqu'au Viet Nam, l'Iraq ou l'Afghanistan. </DIV><DIV><BR>Un certain nombre de ces femmes "contre nature" ont fait la une des journaux, du moins de la presse alternative, cet été. <BR>Il s'agit de: Lolita Lebron, Marilyn Buck, Lynne Stewart, et Aafia Siddiqui. Les deux premières sont mortes récemment, quant aux deux autres, l'une a été rejugée (Stewart) et l'autre attend l'issue de son procès (Siddiqui). Elles représentent différentes périodes de luttes et de répression aux Etats-Unis. <BR>Lolita Lebron et Marilyn Buck étaient des militantes qui avaient lutté contre la suprématie et l'impérialisme des Blancs entre les années 1950 et 1980. <BR></DIV><P =post- align=justify><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/lebr&#111;n-vieques.jpg" border="0" style="MARGIN:%200px%201em%201em%200px;%20FLOAT:%20left" alt="PUERTO%20RICO%20VIEQUES%20NAVY" /><EM>Lolita Lebron à Vieques</EM><BR><BR></P><P =post- align=justify>Lolita Lebron, nationaliste puertoricaine, est décédée le 1<SUP>ier</SUP> août à l'âge de 90 ans. Depuis les années 60 jusqu'à la fin des années 80, dans une optique révolutionnaire, les femmes ont participé à des groupes qui préconisaient l'action radicale – même la résistance armée – contre, disaient-elles, un état répressif. Les Puertoricain-e-s luttent contre la domination des Etats-Unis depuis leur prise de pouvoir en 1898. A la suite d'un soulèvement dans les années 1950, les Etats-Unis instauraient la loi martiale, et les indépendantistes portoricains importaient la lutte sur le sol des Etats-Unis.<BR></P><DIV align=justify>En 1954, Lolita Lebron avait voulu faire savoir de façon spectaculaire au monde entier que Puerto Rico était une "colonie des Etats-Unis". Scandant “ <EM>Viva Puerto Rico Libre!</EM>”, elle avait pris la tête d'un petit groupe qui ouvrait, alors, le feu dans la Chambre des Représentants, tirant 30 coups de feu qui avaient blessé cinq élus. Elle avait déclaré qu'elle n'avait pas eu l'intention de tuer qui que ce soit. Mais elle ne regrettait pas son "geste de liberté pour son pays".<BR>Lebron, condamnée à la prison à vie, mais graciée par le président Carter en 1979, était retournée à Porto Rico, où elle avait poursuivi la lutte contre le colonialisme US. <BR>A l'âge de 81 ans elle était arrêtée pour avoir manifesté sur l'île de Vieques contre le <a href="http://www.courrierinternati&#111;nal.com/article/2007/01/25/sous-la-plage-les-bombes" target="_blank"><FONT color=#ff9900>terrain d'essai de l'armée US</FONT></A>. <BR>D'autres femmes du mouvement nationaliste puertoricain avaient été également lourdement condamnées. <BR>Condamnée pour avoir participé à une attaque à main armée organisée par le mouvement dans le Connecticut en 1983, Alejandrina Torres était violée en prison, puis placée en cellule d'isolement à la prison de Lexington dans le Kentucky. <BR><BR></DIV><P =post- align=justify><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/marilyn_buck.jpg" border="0" style="MARGIN:%200px%201em%201em%200px;%20FLOAT:%20left" alt="marilyn_buck.jpg" /><BR><EM>Marilyn Buck</EM> <BR><BR></P><P =post- align=justify>Purgeant sa peine de prison en même temps que Lebron, une autre femme, <a href="http://www.redskinheads-de-france.fr/article-marilyn-bucks-sur-l-unite-de-c&#111;ntrole-de-shawnee-1992-56223213.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Marilyn Buck, devait également passer de longues années en prison</FONT></A>. Elle vient de mourir à l'âge de 62 ans juste après sa libération, des suites d'un cancer, où le mal s'était aggravé à cause de son incarcération. <BR>Marilyn Buck militait dans les années 60-70 dans un climat général très politisé, où elle participait à l'énorme mouvement de protestation contre le système étasunien: l'état capitaliste et la suprématie blanche.<BR>Selon l'historien Dan Berger <a href="http://www.clio-cr.cli&#111;nautes.org/spip.php?article3033" target="_blank"></A>, ces militant-e-s contestataires utilisaient des termes que "l<EM>e gouvernement avait jugés trop virulents pour qu'il accepte une telle liberté d'expression</EM>". <BR>La répression brutale s'est alors abattue sur les Black Panthers et le Weather Underground, partisans de la lutte armée contre ce qu'ils estimaient être une puissance coloniale raciste.<BR>Marilyn Buck avait manifesté contre la guerre du Viêt-Nam et contre le racisme; elle avait amené le mouvement de Libération des Femmes au SDS (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Students_for_a_Democratic_Society" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Students for a Democratic Society</FONT></A>), elle était pro-palestinienne, contre le Shah d'Iran, et soutenait les luttes des Indiens , des Mexicains-américains, et des Black Panthers. <BR>En 1973, Buck était arrêtée, accusée d'avoir acheté deux boites de cartouches pour les Black Panthers et d'être en cheville avec eux. Elle était condamnée à dix ans de prison ferme. Ses demandes de liberté conditionnelle ayant été rejetées par trois fois, elle s'évadait de prison en 1977. Elle était à nouveau arrêtée en 1985, accusée d'avoir aidé <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Assata_Shakur" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Assata Shakur</FONT></A>&nbsp;à s'évader de prison, et d'avoir collaboré au "Resistance Conspiracy” ("complot de la résistance") du Weather Underground – soupçonné d'avoir projeté plusieurs attentats contre les institutions de l'état à l'est des Etats-Unis. A ce titre, elle était condamnée à 80 ans de prison en Californie, où elle a écrit des poèmes qui ont été primés et des articles analytiques sur la psychologie de la répression contre les femmes. <BR>Elle explique que les femmes prisonnières politiques subissent des mauvais traitements qui leur sont propres dans la mesure où les femmes "subissent déjà dès l'enfance une domination à la fois sociale et culturelle. Les femmes sont exposées à des humiliations et des privations encore plus cruelles". <BR>Classée comme "terroriste", elle était placée en cellule d'isolement et tenue au secret après les attentats du 11 sept. Tenant des propos que Lebron n'aurait pas désavoués, Buck avait déclaré qu'elle ne voulait pas être une détenue oubliée mais "<EM>une camarade de lutte dans le combat actuel contre l'impérialisme, l'oppression et l'exploitation</EM>".<BR></P><P =post- align=justify>Lynne Stewart et Aafia Siddiqui, sans doute également des victimes de la suprématie blanche et de l'impérialisme, ont toutes deux subi les conséquences dramatiques de la période anti-“terroriste”/antimusulmans qui a débuté à la suite des attentats du 11/9.<BR><a href="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/lynne_stewart.jpg" target="_blank"><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/.lynne_stewart_t.jpg" border="0" style="MARGIN:%200px%201em%201em%200px;%20FLOAT:%20left" alt="lynne_stewart.jpg" /></A><BR><EM>Lynne Stewart</EM><BR>L'affaire de Stewart est en réalité antérieure aux attentats de 2001 aux États-Unis — même si elle a été condamnée en vertu du <a href="http://www.e-juristes.org/USA-Patriot-Act/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Patriot Act</FONT></A> (loi adoptée le 25 octobre 2001, NDT) dont certains disent qu'il n'aurait pas dû être appliqué pour son cas par le procureur général des États-Unis <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Ashcroft" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Ashcroft</FONT></A>; quant à Siddiqui, elle figurait déjà aussi sur la liste de personnes sous surveillance du même Ashcroft. <BR>La "guerre hystérique contre le terrorisme" a engendré des changements profonds et rapides pour les droits politiques et civils du pays. Une des incidences immédiates a été la concentration des pouvoirs entre les mains de l'exécutif, qui donnait au président le pouvoir de décider en matière de guerre, de paix, et de lois. <BR>Bush, et maintenant Obama, se sont servis des lois d'un Ministère de la Justice politisé, s'appuyant sur des lois comme le Patriot Act pour faire arrêter des milliers de personnes innocentes sans chefs d'accusation ni représentant légal, mais également pour sanctionner les avocats qui représentent les personnes accusées de "terrorisme". <BR>L'avocate Lynne Stewart, a récemment été rejugée et condamnée après une première inculpation basée sur le Patriot Act.<BR>A la suite de l'hystérie collective sur le terrorisme, Stewart, 69 ans, était incarcérée pour des raisons politiques en juillet dernier, pour avoir tenté de défendre son client, le cheikh Abdel Rahman, condamné pour avoir organisé un complot terroriste en 1996 à New York. Officiellement, elle était accusée d'avoir fourni, lors d'une conférence de presse, une aide matérielle à son client concernant son "<EM>complot terroriste</EM>". <BR>Il n'est pas normal qu'elle ait été jugée en vertu du Patriot Act adopté en 2001. Elle était en liberté surveillée depuis l'année 2000, et les conditions des "mesures administratives spéciales" (Special Administrative Measures, SAM) qui interdisent aux accusés de communiquer avec le monde extérieur, ne sont pas théoriquement censées concerner les communications entre l'avocat et son client. <BR>Radiée du barreau, déshonorée, et condamnée à une peine de prison de 28 mois bien que souffrant d'un cancer du sein, ses collègues disent qu'elle avait été en fait incarcérée pour avoir toujours soutenu les Black Panthers et le Weather Underground. Stewart pense qu'ils ont voulu faire un exemple pour dissuader les autres avocats et avocates de défendre des causes et des personnages controversés".<BR>Au cours de son nouveau procès, le 15 juillet dernier, cet état de fait était encore plus évident. Alors que se multiplient les lois limitant les libertés civiles, les avocats, en particulier ceux qui ont une sensibilité de gauche, figurent parmi les premiers touchés. Condamnée initialement à 28 mois de prison, Stewart était alors condamnée à une peine de dix ans de prison, pratiquement cinq fois plus. <BR>Lors du second procès, le juge, John Koeltl, a expliqué qu'elle avait menti au tribunal, avait abusé de sa position d'avocate et n'avait exprimé "<EM>aucun remords</EM>". <BR>Stewart a raconté comment la prison l'avait “<EM>diminuée</EM>” … et qu'elle "<EM>perdait des pans de sa personnalité".</EM> Et elle a ajouté: “<EM>l'état policier est arrivé</EM>". <BR>"État policier", cela pourrait paraître excessif, mais peut-être pas. La prisonnière politique Laura Whitehorn a expliqué que, si la torture n'était pas un phénomène nouveau aux Etats-Unis, même pour les femmes, elle faisait aujourd'hui partie intégrante de l'impérialisme US, la suprématie blanche en étant un élément fondamental”— avec la torture comme "arme de domination.” <BR><BR><a href="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/Aafia-Siddiqui-2.jpg" target="_blank"><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/.Aafia-Siddiqui-2_t.jpg" border="0" style="MARGIN:%200px%201em%201em%200px;%20FLOAT:%20left" alt="Aafia-Siddiqui-2.jpg" /></A><EM>Aafia Siddiqui avant</EM><BR><BR><a href="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/Aafia-Siddiqui.jpg" target="_blank"><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/.Aafia-Siddiqui_t.jpg" border="0" style="MARGIN:%200px%201em%201em%200px;%20FLOAT:%20left" alt="Aafia-Siddiqui.jpg" /></A><BR><a href="http://pakbee.com/2010/02/jury-to-decide-fate-of-aafia-siddiqui/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Et aujourd'hui</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT><BR><BR>Et donc, l'histoire étrange et trouble d'<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Aafia_Siddiqui" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Aafia Siddiqui</FONT></A>, 37 ans, neurologue d'origine pakistanaise, qui a fait ses études aux Etats-Unis et y travaillait depuis des années, et a été accusée de tentative d'assassinat sur des officiers de l'armée et des agents du FBI, implique très probablement qu'elle a été torturée par ses ravisseurs américains. <BR>Siddiqui, à l'issue d'un procès étrange et troublant à New York en janvier, a été déclarée coupable, et le verdict, après avoir été récemment reporté, doit être prononcé le 23 septembre prochain. Sous surveillance au début des années 2000, à cause de ses activités liées à l'islam, elle avait disparu au Pakistan en 2003, pour ne réapparaitre qu'en 2008 en Afghanistan, désorientée et ayant sur elle des plans pour faire sauter des édifices à New York.<BR>Beaucoup pensent qu'elle a été kidnappée par les USaméricains en 2003, avec ses trois enfants; violée, torturée, un de ses enfants sur le point de mourir, un qui avait disparu et un qui vit actuellement avec sa sœur. La journaliste britannique, Yvonne Ridley, a écrit que Siddiqui et d'autres femmes ont été, et sont, incarcérées à Bagram et dans d'autres prisons qui pratiquent la torture pour le compte des Etats-Unis. Les déclarations des témoins selon lesquels elle aurait tiré sur des militaires avec un fusil d'assaut, laissé, on ne sait pourquoi, à portée de main, sont peu crédibles. Car, c'est la seule qui ait été atteinte par une balle, grièvement blessée à l'abdomen. <BR>Lady Al-Qaeda" (comme l'avait baptisée le NY Daily News) a été condamnée en janvier dernier. Elle semblait divaguer. Elle avait été contrainte par le juge de se présenter au tribunal tous les jours, ce qui impliquait qu'elle devait subir des fouilles au corps quotidiennes, ce qui s'ajoutait à toutes les atrocités dont elle avait souffert. <BR>Alors que les associations de défense des droits humains assurent que ce n'est pas une extrémiste, Siddiqui a déclaré à la cour qu'elle avait été détenue dans une prison secrète par les Américains. Siddiqui était censée être jugée pour agression, pas pour activités terroristes, mais, pendant tout le procès, le Ministère public n'a pas cessé d'utiliser le terme de terroriste en se référant à elle. Il n'y avait aucune preuve formelle attestant qu'elle avait tiré sur des militaires ou qu'elle s'était livrée à des activités terroristes. Au cours du procès, les témoins ont décrit Siddiqui comme "<EM>une femme complètement brisée</EM>". <BR>Nous pouvons nous réjouir que les femmes aient obtenu le droit de vote et le droit au travail, mais nous ne devons pas oublier la partie cachée de l'engagement politique des femmes dans ce pays. <BR>Pour les femmes qui s'engagent en politique, pour Lebron et Buck, pour Stewart et Siddiqui, la vie en prison peut être abominable pour des raisons propres aux femmes. L'historien Dylan Rodriguez parle d'"<EM>humiliation genrée</EM>” subie par les prisonnières politiques, par le biais "d<EM>'actes spécifiques et extrêmes dus à la domination masculine violente</EM>". <BR>Les femmes, censées être traditionnellement des épouses et des mères dociles et relativement peu politisées, doivent payer, non seulement parce qu'elles luttent contre l'impérialisme et la suprématie des Blancs, mais également parce qu'elles sont considérées comme "<EM>des femmes contre-nature</EM>".</P><P =post- align=justify><EM>Linda Ford est une historienne spécialisée dans l'histoire des Etats-Unis et des femmes. Elle a très récemment enseigné à Colgate University et a écrit: Iron-Jawed Angels: Suffrage Militancy of the National Women’s Party.</EM></P><P =post- align=justify><strong>Quelques liens complémentaires</strong></P><P =post- align=justify><a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/1995/08/COMBESQUE/1675" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Comment le FBI a liquidé les Panthères noires</FONT></A><BR></P><P =post- align=justify>Le "<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Black_feminism" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Black feminism</FONT></A>" (fr)</P><P =post- align=justify>États-Unis. <a href="http://www.amnesty.org/en/library/asset/AMR51/004/2010/en/7a8ad8a4-90b5-4567-9e42-e9ee86838918/amr510042010fr.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Amnesty International assistera à titre d'observateur au procès d'Aafia Siddiqui</FONT></A></P><H3 =post- align=justify>Note personnelle:</H3><P =post- align=justify>Voilà le sort qui est réservé aux femmes qui se rebellent contre une société blanche, sexiste et violente qui veut cantonner les femmes à leurs casseroles, à leur vernis à ongles, au rôle de mère et au repos du guerrier reproducteur.<BR>A ce propos, je voudrais rappeler que les femmes auraient rarement obtenu d'avancées de la part des élus, essentiellement masculins, sans le courage et la ténacité de ces militantes actives et résolues. D'autre part, les acquis des luttes antérieures ne sont jamais définitifs quand il s'agit des femmes et sont constamment remis en cause par la caste revancharde politico-religieuse (voir les atteintes actuelles au droit à l'avortement). <BR>Et je voudrais donc rendre hommage à ces militantes féministes au nom de toutes celles qui bénéficient aujourd'hui - largement, et sans s'en rendre compte, souvent - du fruit de leurs luttes qu'elles ont souvent payées chèrement, parfois même de leurs vies. <BR>Ignorer leurs combats, mépriser leurs revendications ou les moyens de lutte qu'elles ont employés, c'est vouloir les faire tomber dans l'oubli comme cherche à le faire toute la société capitalo-machiste qu'on se glorifierait de combattre par ailleurs.</P><P =post- align=justify><strong>Rappelons certaines de ces luttes:</strong><BR></P><P =post- align=justify><strong>Droit de vote</strong><BR></P><P =post- align=justify>En France, le <a href="http://www.senat.fr/evenement/archives/D25/revol1.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>droit de vote</FONT></A> sera accordé aux femmes, après de longues luttes, le 21 avril 1944 par le Comité français de la Libération nationale. Les hommes, eux, l'avaient obtenu le … 23 juin 1793. <BR><BR></P><P =post- align=center><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/suffragettes.jpg" border="0" alt="suffragettes.jpg" /><BR><EM>Suffragette</EM><BR></P><DIV>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>En Grande Bretagne, les suffragettes qui militaient pour le droit vote des femmes pendant 15 longues années - entre 1903 et 1918 – ont subi une répression terrible.<BR>De nombreuses femmes furent emprisonnées, condamnées. Quand elles déclenchèrent une grève de la faim, le gouvernement ordonna de les gaver de force. Leurs manifestations sont violemment réprimées et certaines perdront la vie dans cette lutte. Pour avoir manifesté pour le droit de vote des femmes en 1909 à Londres, Lady Constance Lytton restera paralysée à vie suite aux violences policières ... la suite <a href="http://8mars-&#111;nline.fr/les-suffragettes-1903-1918" target="_blank"><FONT color=#ff9900>ici </FONT></A>.<BR></DIV><P =post- align=justify><strong>Et puis, rappel, en vrac et non exhaustif, des avancées obtenues grâce aux luttes des femmes et qui semblent aller de soi aujourd'hui pour certain-e-s:</strong><BR></P><P =post- align=justify>1945&nbsp;: Disparition de la notion de travail féminin. La législation proclame «&nbsp;à travail égal, salaire égal ».<BR></P><P =post- align=justify>1966&nbsp;: Les femmes peuvent exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari.<BR></P><P =post- align=justify>1967&nbsp;: La loi Neuwirth autorise la contraception sans lever l’interdiction de toute publicité en dehors des revues médicales. Il faut attendre 5 ans les décrets d'application.<BR></P><P =post- align=justify>1975&nbsp;: Décret d'application de la loi autorisant l'avortement jusqu'à 12 semaines. Mais la loi de 1920, adoptée pour repeupler la France n'est pas abrogée, elle n'est que suspendue&nbsp;! Toute propagande en matière de contraception et d'avortement reste interdite. L'avortement est toujours inscrit au Code Pénal. <BR></P><P =post- align=justify>1976&nbsp;: Loi sur le divorce par consentement mutuel.<BR></P><P =post- align=justify>1979&nbsp;: L’IVG est autorisée définitivement. <BR></P><P =post- align=justify>1980&nbsp;: Loi précisant et élargissant la définition du viol.<BR></P><P =post- align=justify>1992&nbsp;: Aggravation des peines pour les époux ou concubins coupables de violences familiales. <BR></P><P =post- align=justify>2001&nbsp;: loi du 4 juillet sur l'avortement et la contraception&nbsp;: l'avortement est dépénalisé, le délai légal passe de 10 à 12 semaines, les femmes majeures n'ont plus d'obligation d'entretien social, suppression de l'obligation de l'autorisation parentale pour les mineures, possibilité d'avoir recours à un adulte référent, autorisation de stérilisation...<BR></P><P =post- align=justify>ET bien d'autres <a href="http://mais&#111;ndesfemmes.free.fr/dates/avancees.droits.fems.htm" target="_blank"><FONT color=#ff9900>ici</FONT></A><BR></P><P =post- align=justify>Voir également <a href="http://mais&#111;ndesfemmes.free.fr/dates/mouvt.fems.htm" target="_blank"><FONT color=#ff9900>ici</FONT></A> les diverses luttes menées par les femmes depuis 1789.</P><P =post- align=justify>Un peu d'histoire du 8 mars sur ce <a href="http://8mars-&#111;nline.fr/histoire/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>site</FONT></A>.</P>]]>
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   <pubDate>Mon, 06 Sep 2010 14:59:11 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : Le Diable et Monsieur ObamaBarack...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 31 Aug 2010 à 17:24<br /><br /><H3 align=center ="entry-title"><a href="http://socio13.wordpress.com/2010/08/31/le-diable-et-m&#111;nsieur-obamabarack-avait-promis-le-changement-%e2%80%94-et-cest-sur-les-choses-&#111;nt-change-en-pire-par-joe-bageant/" target="_blank"><FONT size=4><strong>Le Diable et Monsieur ObamaBarack avait promis le changement — et c’est sûr, les choses ont changé en pire Par Joe&nbsp;Bageant</strong></FONT></A></H3><H3 align=center ="entry-title"><img src="http://www.telesurtv.net/multimedia/imagenes/caricatura/ICG1050_98.jpg" height="353" width="564" border="0" /><SMALL ="entry-"><BR></H3></SMALL><!-- .entry- --><!-- .entry- --><P align=justify ="snap_preview"><a href="http://socio13.files.wordpress.com/2010/08/blue-collar1.jpg" target="_blank"></A>Voici un nouveau texte de Joe Bageant. Il faut que les choses soient claires, Joe Bageant est un «&nbsp;radical&nbsp;» étasunien, il parle du fond de l’Amérique profonde et nous fait entendre autre chose que les folies de Sarah Palin ou le politiquement correct de l’Obamia qui est en baisse aux Etats-Unis mais continue à être au zénith dans nos médias. Il parle d’un monde de prolos qui sont eu jusqu’au trognon et qui continuent à se faire avoir, il dénonce Wall Street, la Guerre en Afghanistan et ailleurs, le soutien à Israël et la grande peur du socialisme. Quand je lis ce qu’il dit de l’alternance républicain-démocrate, je pense à DSK et je me demande si «&nbsp;la marge de primo-votants, de désenchantés et d’indécis renvoyée d’un bord à l’autre devenue le tout des élections américaines&nbsp;» pardon françaises vont faire la fortune de ce type là en croyant réellement qu’il y aura un changement. Je soupçonne même certaines vertueuses indignation morales, quelques directions syndicales également de tout mener pour nous faire gober ce changement là… Après un tour de piste de quelques outsiders au premier tour dont l’unique fonction est de nuire à ce qui est son camp ou au contraire à l’aider à ratisser large… Donc l’Amérique que décrit Joe Bageant ressemble à la France même si continuons à croire à notre «&nbsp;particularisme&nbsp;» et il est bon de mesurer vers quoi on va si nous n’y sommes pas déjà… Mais je ne partage pas à 100% en particulier sa vision de la Chine et même ses certitudes sur la Corée du Nord, dont j’ignore tout… et d’autres boutades du même tonneau…mais cela est vrai y compris sur les articles théoriques avec lesquels pourtant ce blog ouvre le dialogue… L’essentiel est de provoquer les interrogations sur ce qui nous paraît «&nbsp;évident&nbsp;» ou «&nbsp;normal&nbsp;», je suis d’une moralité douteuse, je doute de la morale au nom de laquelle on m’invite à reproduire ce qui est admis dans ce système totalement immoral. note de Danielle Bleitrach</P><P align=justify ="snap_preview"><SPAN id=more-26171></SPAN></P><P align=justify ="snap_preview">Hé, regardez ça ! Une invitation de mes camarades rosbifs à récapituler la première année de mandat de Barack Obama1. Et bien camarades, je peux le faire de deux façons. Je peux simplement déclarer que le grand espoir café-au-lait s’est avéré être un cheval de Troie pour Wall Street et le Pentagone. Ou je peux faire provision pour la nuit d’un stock de tequila, de citrons verts et de joints, et gerber toute la misérable histoire comme un vers solitaire congolais de quelques cinq mille mots, purgé à la tequila. C’est ce que j’ai choisi de faire.<BR>&nbsp;<BR>Comme vous le savez peut-être, la côte de popularité d’Obama est en train de se casser la gueule. Des millions d’ex-membres de son culte se sont réveillés avec une gueule de bois carabinée pour trouver leurs poches retournées et des avis d’expulsion à la porte de leur baisodrome en carton de quatre cent mètres carrés à crédit hypothécaire. Nombre de ceux qui ont voté pour Obama par dégoût du régime Bush écoutent maintenant à nouveau les républicains sur leur autoradio tandis qu’ils roulent à la recherche d’un endroit adéquat pour cacher leur véhicule à l’huissier. Ne prenez pas cela pour un soutien au GOP (2). C’est juste le ping-pong standard de la déception et du dégoût qui vient après que la lune de miel est finie avec n’importe quel gouvernement. La plupart des affiliations partisanes des Américains sont les mêmes que lorsque Bush a été élu. Après tout, Obama n’a pas été élu sur une victoire le moins du monde écrasante ; il a obtenu cinquante et un pour cent des votes.</P><P align=justify ="snap_preview">&nbsp;<BR>En ce moment sa côte de popularité est dans les quarante pour cent et se dirigerait vers le bas du classement sans l’effet résiduel du festival d’amour au Kool-Aid (3), il y a un an. Cependant, des millions de libéraux(4) américains demeurent fidèles, et croient qu’Obama va se relever d’entre les morts dans la troisième année et s’élever vers la gloire. Vous les trouverez au Huffington Post(5).</P><P align=justify ="snap_preview">Ce jeu de ping-pong frustrant dans lequel la marge de primo-votants, de désenchantés et d’indécis est renvoyée d’un bord à l’autre est devenue le tout des élections américaines. Cela rend les partis républicain et démocrate tous deux très heureux, puisque cela réduit le jeu à la lutte contre l’ennemi qu’ils connaissent, l’autre, au lieu d’être forcés de faire face aux vraies questions, ou pire encore, à un candidat indépendant ou un troisième parti qui pourraient avoir une solution ou deux.</P><P align=justify ="snap_preview">Par conséquent, le jeu est limité à deux joueurs entre deux partis affairistes. L’un est le Parti républicain, qui croit que nous devrions remettre nos vies et nos ressources directement à la chambre de commerce locale, afin que la chambre puisse les livrer aux grandes sociétés. L’autre, le Parti démocrate, croit que nous devrions remettre nos vies et nos ressources à une administration démocrate — afin qu’elle puisse livrer seule notre cul aux gros chiens. Dans les grandes lignes, c’est toujours à qui livrera l’argent à la meute de hyènes de Wall Street.</P><P align=justify ="snap_preview">Les Américains commencent peut-être à saisir les grandes lignes de la politique, de l’argent et du pouvoir affairiste. Mais j’en doute. Étant donné que la plupart croient encore que la guerre contre le terrorisme est réelle, et que les terroristes se trouvent toujours par hasard près des réserves de gaz et de pétrole, il reste plein de possibilités de leur souffler de la fumée dans le cul. Particulièrement en considérant comme nous sommes conditionnés à partir dans des accès de patriotisme à la vue du drapeau, d’un aigle, ou à la mention de nos héros, même si les héros se trouvent en train de tuer et de mutiler des bébés musulmans en ce moment. Le patriotisme est une cataracte qui nous rend tous aveugles à nos contradictions nationales.</P><P align=justify ="snap_preview">&nbsp;<BR>Une grande partie du reste du monde semble atteinte par une cataracte similaire qui l’empêche de remarquer le gouffre de contradiction entre les dires d’Obama et ce qu’il fait réellement. Le comité Nobel a remis le prix Nobel de la paix à la personne même qui a jeté le plus de bombes et tué le plus de pauvres gens sur la planète durant cette année (6). Le même type qui a entamé une nouvelle guerre au Pakistan, renforcé la guerre en cours en Afghanistan, et continue de menacer d’attaquer l’Iran à moins que l’Iran n’admette les accusations israëlo-américaines bidons d’avoir des installations secrètes d’armement nucléaire. C’est reparti pour les armes de destruction massive(7). Quelque part dans tout ce fracas on a oublié que l’Iran réclame une zone dénucléarisée dans le Moyen-Orient depuis 1974. L’Iran a aussi été fidèle à sa position que le pétrole est un matériaux noble, bien trop précieux pour le brûler en électricité, et que l’énergie nucléaire a bien plus de sens, étant donné que notre approvisionnement alimentaire est, que cela nous plaise ou non, fondamentalement dépendant de la pétrochimie et demeurera ainsi jusqu’à ce que la population de la Terre soit réduite à au moins la moitié de ce qu’elle est maintenant. L’attitude iranienne est d’utiliser les réserves de pétrole en train de s’amenuiser aussi judicieusement que possible.</P><P align=justify ="snap_preview">À quoi le pétrolier George Bush a répondu qu’il y aurait des conséquences pour l’attitude de l’Iran. Obama a renforcé le sentiment de Bush, en déclarant que non seulement il y aura des conséquences, mais qu’une frappe militaire sur l’Iran n’est pas hors de question. Bien que les armes nucléaires soient en opposition directe avec la foi musulmane, soixante et onze millions d’Iraniens ont dû frissonner et se dire : Peut-être qu’une bombe iranienne n’est pas une si mauvaise idée après tout.</P><P align=justify ="snap_preview">&nbsp;<BR>Sous couvert d’être le premier président noir, Obama s’apprête à améliorer l’un des records de l’administration Bush. Il s’agit de causer un enfer dépoitraillé à quiconque est deux tons plus foncé qu’un sac en papier, particulièrement s’il porte des sandales (Obama lui-même n’étant qu’un ton plus foncé que le sac et porté sur les Cole Haan(8) pointure quarante-quatre). Jusqu’ici, deux millions de Pakistanais ont été, selon le jargon du département d’État américain, déplacés par les bombardements et les tirs soutenus par les États-Unis — qui font sûrement se déplacer un gars si quelque chose le peut. Une portion significative d’entre eux vit dans des familles d’accueil. Traduction : entassés dans des maisons bondées à dix par pièce, anéantissant les réserves de nourriture et d’eau, fracassant une infrastructure sanitaire déjà fragile, et servant de boîte de Petri géante pour les maladies intestinales et respiratoires. Bien plus vivent encore dans la zone de conflit. Ça sonne comme vivre à la porte à côté d’une querelle domestique du voisinage, n’est-ce pas ? Dieu seul sait combien de gens innocents seront encore tués dans la zone de conflit de la guerre de nécessité d’Obama. Vous savez, la bonne guerre. La guerre qui est censée contrebalancer la mauvaise et interminable en Irak, où nous continuons l’occupation et la construction de davantage de bases.</P><P align=justify ="snap_preview">Afghanistan : prends l’opium et tire-toi<BR>&nbsp;<BR>Et puis il y a les nobles efforts d’Obama pour combattre le terrorisme en renforçant le déploiement des troupes en Afghanistan. Le déploiement peut être interprété comme signifiant un gang bang (9) armé de style américain, dans lequel tout le monde se jette de toutes ses forces sur quelques hameaux misérables bouffés par les puces, avec des pauses périodiques pour la pizza et les jeux vidéos.<BR>Maintenant, si vous regardez le déploiement des forces américaines en Afghanistan, comparé aux forces des pays de l’OTAN là-bas, vous les trouverez sur une jolie ligne droite le long de ce qu’on pourrait aisément prendre pour une route de pipeline pétrolier. Un pipeline qui s’alimente aux réserves de gaz naturel en Ouzbékistan et au Turkménistan et, par la plus pure coïncidence, se trouve juste contourner la Russie et l’Iran voisins. Mais nous savons tous qu’il s’agit de combattre le terrorisme là-bas, pour que nous n’ayons pas à le combattre ici ! Ça joue toujours à Peoria (10), alors on s’en tient à ça.</P><P align=justify ="snap_preview">En ce moment, le coût direct des guerres américaines en Irak et en Afghanistan est de neuf cent milliards de dollars. L’intérêt résultant sur la dette, plus le gaspillage de ressources productives dans la guerre, portent le coût à trois mille milliards de dollars (d’après le Nobel d’économie Joseph Stiglitz). En comparaison, la totalité du budget gouvernemental pour l’éducation primaire et secondaire en 2009 est légèrement au dessus de huit cent milliards de dollars. Ou, pour voir cela autrement, à quel point trois mille milliards de dollars nous rapprocheraient de l’indépendance énergétique ? Comme le souligne Linda Bilmes, expert monétaire à Harvard, il n’y a aucun bénéfice quel qu’il soit pour n’importe quel Américain dont le revenu ne provient pas du complexe militaro-sécuritaire. J’ai envoyé un courriel à Obama soulignant cela, en suggérant qu’on se retire d’Afghanistan, qu’on prenne l’opium et qu’on se tire. J’ai reçu une gentille réponse disant que mon président est reconnaissant de ma contribution. Et voilà.</P><P align=justify ="snap_preview">Dernièrement il y a eu un esclandre à propos de notre petite boite à gifle dans la baie de Guantanamo, à Cuba. Malgré les promesses d’Obama de la fermer, Cigarland est toujours ouverte pour affaires. La rumeur dit que Cigarland pourrait être déménagée dans une prison de sécurité maximum sous-utilisée (on pourrait penser que la rareté des criminels dans une prison de sécurité maximum est une bonne nouvelle, mais qu’est-ce que j’en sais ?) dans la commune désespérément fauchée de Thompson, dans l’Illinois. Les locaux, là-bas, disent à la presse nationale : Bien sûr, mettez-les dans notre arrière-cour. Pas de problème. Ou : Cette ville est dans l’industrie carcérale. Les prisons, c’est nous. Ou plus brutalement : On sait comment s’y prendre avec ces cafards, et on a besoin des emplois.</P><P align=justify ="snap_preview">C’est le genre de création d’emploi que Staline aurait compris.</P><P align=justify ="snap_preview">Le bonheur est une tente chaude<BR>&nbsp;<BR>Mais au moins la récession est finie. Cela d’après l’éclaireur monétaire d’Obama, Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale. Pour les lecteurs britanniques pas familiers avec le système américain, la Réserve fédérale n’est pas une agence gouvernementale, malgré son nom. La Fed est un cartel bancaire délocalisé qui décide seulement quelle quantité de monnaie factice peut être imprimée et mise en circulation avec profit pour les banquiers sans ruiner leurs chaînes de Ponzi(11). Et le président de cet auguste organisme a annoncé que la récession est finie. Et bien alléluia ! Nous pouvons cesser de rouler nos propres tiges et en acheter des toutes faites, et courir avec insouciance à travers le Magasin Dollar en raflant des conserves cabossées et des chaussettes tubes chinoises à pas cher.</P><P align=justify ="snap_preview">Cela nous rend plus chanceux que les trois millions et demi d’Américains, dont la plupart menaient une vie normale il y a quelques années, qui sont à présent sans domicile. Cela inclut un million d’écoliers dormant dans des tentes, des abris et autres rafistolages, et essayant d’avoir l’air présentable chaque matin dans des établissements qui n’ont même pas la compassion de les laisser utiliser les douches de l’école. Selon les propres calculs de l’administration, le nombre de sans-domicile et de gens sans travail va continuer de grimper au moins jusqu’à l’année prochaine. Les saisies de logement, et par conséquent les pertes de domicile, ne sont pas encore au plus haut a dit Obama.</P><P align=justify ="snap_preview">Mais Bernanke a annoncé que la récession est finie. Et voilà. Une nation reconnaissante pousse un soupir de soulagement. Et par ailleurs, il a raison de dire que c’est fini. La récession est finie pour les membres les plus importants d’une société capitaliste, les oligarques et les banqsters (12), qui ont tiré des fortunes de cette récession, grâce à notre système économique unique, et peuvent retourner à leur usure de la variété commune.</P><P align=justify ="snap_preview">&nbsp;<BR>Les systèmes économiques sont seulement des systèmes de croyance. Ce n’est pas moi qui le dit. C’est Keynes(13). Par exemple, si les anciens Assyriens croyaient qu’un shekel valait une jarre de blé, alors il valait une jarre de blé. Le capitalisme dans le style américain a fini par étendre la croyance jusqu’au limites absolues de la fantaisie, jusqu’au point de rupture, en ce qui concerne la crédulité générale. Personne à l’étranger ne croit encore que le dollar vaut d’être plié et collé dans un porte-monnaie, et certainement pas d’être échangé pour un bon vieux shekel. Quoi qu’il en soit, qu’il s’agisse de shekels, de dollars ou d’euros, il n’y a pas de système économique du tout s’il n’y a pas de production. Et il n’y a pas de production s’il n’y a pas de boulot. D’où l’obsession des taux de chômage.</P><P align=justify ="snap_preview">&nbsp;<BR>Le Ministère de la vérité(14) américain a annoncé que notre taux de chômage est de dix pour cent. Je n’ai pas encore rencontré un Américain qui ne sache que le taux de chômage officiel est une complète fiction. La moitié des chômeurs — la moitié qui est resté inemployée pendant plus d’un an — est simplement effacée du décompte officiel. Pouf ! Le taux réel est quelque part autour de vingt pour cent. Mais si nous reconnaissions cela, nous devrions admettre que nous sommes à égalité avec le taux de chômage européen. Et sacré bon Dieu, nous ne pourrons jamais l’admettre. Chaque Américain comprend pleinement que le but de la vie est de s’accrocher à un boulot insignifiant ou un autre, deux si possible. Et d’après les chiffres officiels de l’État, davantage d’Américains s’agrippent à s’en blanchir les jointures au but de la vie que toutes ces mauviettes de nations européennes socialistes avec leurs soins médicaux gratuits, leurs taux de mortalité infantile bas et leurs vacances ridiculement longues.</P><P align=justify ="snap_preview">Mais la mauvaise nouvelle, que l’administration Obama reconnaît ouvertement, est celle-ci : le chômage va en toute vraisemblance augmenter. Et personne au monde ne sait comment le réduire (bien que personne au gouvernement ne soit près de reconnaitre cela). Les usines sont presque toutes parties et elles ne reviendront pas. À moins que les travailleurs américains veuillent travailler treize heures par jour pour deux yuan chinois de l’heure, ce qui fait environ trente-et-un cents. Ce qui reste d’usines américaines est en train de virer les ouvriers en raison des taux d’intérêt élevés, et attend une politique de taux d’intérêt plus bas avant de décider s’il est faisable de rappeler des ouvriers à la production.<BR>&nbsp;<BR>Durant leur attente ils pourront voir l’enfer geler. Les banques reconnaissent un plus gros porc quand elles le voient. Et ce porc est le secteur des crédits à la consommation (personne n’a encore réalisé que les consommateurs ont besoin d’une paye avant de pouvoir consommer quoi que ce soit, à crédit ou autrement). À cette fin la Réserve fédérale a logiquement choisi une politique de taux d’intérêt bas. Et en plein accord avec la logique bancaire, les banques ont pris l’argent de la Fed, puis ont augmenté le taux annuel sur les achats par carte de crédit, les avances en espèces et sur les comptes qui ont des pénalités en raison des paiements en retard. Ensuite ils ont augmenté les pénalités. Qu’est ce que ça peut faire ? Si les Américains sont sur la corde raide, se débattant pour effectuer leurs paiements à temps, alors la chose logique à faire est de leur en coller. Saignez-les autant que faire se peut. C’est une tradition du marche libre américain. Nous, le peuple (15), nous ne nous plaignons pas. Nous ne nous attendons à aucune compassion. L’Amérique est un commerce et la conception américaine du commerce est la pure cruauté.</P><P align=justify ="snap_preview">Un analyste de la Deutsche Bank me dit que le pire à court terme n’est pas encore venu. Les faillites de banque et les saisies de logement n’ont pas atteint leur pic. Un effondrement de l’immobilier commercial approche à grande vitesse. Il dit que, bien qu’il va y avoir des sursauts périodiques mineurs, la valeur frauduleuse du dollar est maintenant évidente tandis qu’il chute face à toutes les autres monnaies, même le rouble russe (de treize pour cent), sauf celles qui ont le malheur d’être accrochées au dollar américain. Comme le dit l’ancien sous-secrétaire au Trésor Paul Craig Roberts : Quelle sorte de reprise est-ce quand l’investissement le plus sûr qu’un Américain puisse faire est de parier contre le dollar ? Mon ami de la Deutsch Bank, qui est plus jeune et doit penser à sa famille, a pris les mesures qu’il considère comme les plus appropriées. Il achète de l’or et déménage vers un pays sous-développé d’Amérique centrale.</P><P align=justify ="snap_preview">Mais Monsieur Bernanke nous assure que le pire est effectivement passé. Malgré les sérieux doutes du monde extérieur, l’annonce de Bernanke pourrait bien circuler aux États-Unis. Nous croyons ce que nous dit notre Ministère de la vérité. Nous avons cru que la dette était de la richesse, n’est-ce pas ? Et nous avons cru aux armes de destruction massive, et nous en sommes venu à croire que la guerre est un préalable à la paix.</P><P align=justify ="snap_preview">La chose la plus triste est que les Américains sont cultivés comme des champignons de la naissance à la mort, maintenus dans l’obscurité et nourris de crottin. En conséquence, ils n’ont pas la moindre idée qu’il y a une alternative au système dans lequel ils œuvrent selon le bon plaisir des élites affairistes et financières qui possèdent à la fois leur gouvernement et chacune de leurs heures éveillées. Cette alternative est le socialisme démocratique. L’auto-gouvernance pour le bien commun le plus large. Ce que le Ministère de la vérité a défini pour eux comme du fascisme.</P><P align=justify ="snap_preview">La santé et l’environnement ? Ha-ha-ha-ha-ha-ha-ha-ha-ha-ha-ha-ha !<BR>&nbsp;<BR>Je devine que vous avez entendu parler du débat sur la réforme du système de santé en Amérique. Il n’y a vraiment pas eu beaucoup de débat, juste beaucoup de comportements de voyous et de folles histoires de commissions gériatriques de la mort à droite, et une capitulation rampante à gauche. La réforme s’est avérée un cadeau annuel de soixante-dix milliards de dollars aux compagnies d’assurance, en forçant ces quarante-cinq millions de personnes qui ne peuvent payer l’assurance à en prendre une quand même. Les dollars du contribuable compenseront la différence entre ce qui peut être essoré des travailleurs pauvres et ce que les compagnies d’assurance peuvent demander, et obtiennent parce qu’elles ont une prise d’étranglement sur les deux autres partis impliqués — les médecins et les patients. Quant aux médecins, ils l’ont joué fine(16) et ont réussi à éviter la question de savoir si leurs revenus d’un quart de millions de dollars et plus pourraient bien contribuer au coût exorbitant des soins médicaux. Même avec la majorité au Congrès, le mieux qu’Obama et les chiens-chiens affairistes du Parti démocrate ont pu trouver a été de céder entièrement à l’industrie de l’assurance. Si cela dégage une odeur suspecte, c’est la sueur de la peur froide que vous sentez. Les compagnies d’assurance ont toujours fait savoir clairement qu’elles ont des milliards à dépenser pour faire battre et détruire n’importe quel élu qui ne serait pas de leur côté.<BR>&nbsp;<BR>Quant à la législation environnementale, sous l’administration Obama l’écologie est pratiquement réduite à l’échange de quotas de pollution. Dans l’esprit le plus authentique du capitalisme, les sociétés vont pouvoir vendre leur pollution pour du profit, au lieu d’y mettre fin. Et même cette législation est passée tout juste à la Chambre des représentants(17). De plus, la législation environnementale a morflé à cause du crash économique, et les sondages d’opinion montrent à présent que le public américain trouve le prix trop cher. Il serait intéressant de savoir quel prix leurs enfants seront prêt à payer pour l’oxygène et l’eau.</P><P align=justify ="snap_preview">Goldstone qui ?</P><P align=justify ="snap_preview">Juste quand on pense que son pays a atteint les limites de la honte brute et les rives périphériques de l’internationalisme voyou occupées par le coréen Kim Jong-il(18 )et le soudanais Omar el-Bechir(19), il vous surprend par un nouvel et pire outrage. Le dernier en date de l’Amérique est carrément à la hauteur de la négation de l’holocauste, du pur culot immodéré et abrasif — jeter le voile sur le rapport Goldstone des Nations Unies. Le rapport documente les crimes de guerre israéliens dans le ghetto de Gaza, où un million et demi de Palestiniens sont retenus misérablement en otage par Israël. Certes, les dirigeants à Gaza comme en Israël ne sont rien de moins qu’une bande de criminels. Mais l’attaque israélienne des civils et des infrastructures civiles telles que les hôpitaux et les écoles, utilisant des munitions illégales comme le phosphore blanc qui fait fondre la peau, était un crime de guerre selon toutes les définitions. Les Nations Unies et le monde conviennent qu’elle atteint et dépasse le critère de Nuremberg que les Américains ont établi pour exécuter les nazis. Mais, comme n’importe quel Américain vous le dira, les États-Unis ne se sont jamais considérés comme une partie du reste du monde ni en aucune manière obligés de s’y joindre. Alors le reste du monde n’a pas été surpris quand la Chambre des représentants américaine a voté à trois-cent quarante-quatre contre trente-six pour condamner le rapport Goldstone. L’administration Obama a promis aux groupes sionistes qu’elle ne laisserait jamais le rapport arriver dans une cour de justice. Les criminels sont en sécurité. Les sionistes ont partout jeté leur chapeau en l’air et acclamé. Les gars de l’AIPAC (20) au fond de la salle ont opiné du chef : Maintenant dit nous, député, qui est ton mec ?<BR>&nbsp;<BR>Je pourrais ajouter, à ce point, que je ne fais pas partie de ces adeptes des conspirations qui voient des complots sionistes partout. Les sionistes ne sont que l’un de ces opérateurs en coulisse qui ont une emprise fatale sur un certain aspect de la politique américaine. Franchement, parmi tous les arsouilles et les crapules qui asservissent la politique américaine intérieure et internationale, je crains Wall Street et les banquiers bien plus que n’importe quel sioniste (sauf peut-être cet effrayant enfoiré polymorphe, Rahm Emmanuel21 ; brrrr !).</P><P align=justify ="snap_preview">&nbsp;<BR>En tout cas, la plupart des Américains n’ont jamais entendu parler de l’attaque de Gaza ou du rapport Goldstone. Ils ont été empêchés d’entendre les informations du monde extérieur sur ce macabre spectre long de deux semaines. Résidant dans un pays libre d’Amérique centrale à ce moment, j’ai eu la chance (ou la malchance) d’entendre les dépêches quotidiennes venues de Gaza, malgré les efforts israéliens pour les étouffer. Le seul endroit quasiment où la machinerie de désinformation sioniste a vraiment fonctionné était les États-Unis, où elle a réussi a réprimer la couverture médiatique des atrocités et du génocide israélien. Non que cela ait demandé un grand effort. Les politiciens américains et les médias ont appris depuis longtemps, en temps qu’État client de Sion, à regarder ailleurs. Ou, si ce n’est pas possible, à soutenir l’un des mensonges préemballés commodément fournis aux médias américains par l’appareil de gestion médiatique du Likoud(22). Et par ailleurs, les Palestiniens ne sont-ils pas les enculés qui dansaient dans les rues après le 11 septembre ? Qu’ils aillent se faire foutre ! Retournons maintenant au reportage du câble sur les gagnants de l’émission L’Amérique a du talent d’hier soir, les ZOOperstars.</P><P align=justify ="snap_preview">L’homme au plan<BR>&nbsp;<BR>Le jour même ou commençait l’assaut sur Gaza, le 4 janvier 2009, le président élu Obama annonçait qu’il créerait ou sauverait trois ou quatre millions d’emplois durant ses deux premières années de mandat. Quatre-vingt-dix pour cent d’entre eux devaient être dans le secteur privé, dont environ quatre cent mille dans la construction de routes, de ponts, d’écoles et de réseaux à haut-débit. Quatre cent mille autres étaient prévus dans les panneaux solaires, les éoliennes, les automobiles à basse consommation ; et un million dans la santé et l’éducation. Le terme clef ici était emplois sauvés. N’importe quel emploi pas perdu va apparemment dans la colonne des emplois créés. Je suis plutôt nul en maths, mais il me semble qu’avec un chômage réel à environ vingt pour cent et en augmentation, et des pertes d’emploi dont l’administration prévoit qu’elles continuent pendant au moins une autre année, il est difficile de voir comment une telle promesse peut être réalisée. Je suppose qu’aussi longtemps qu’il restera trois millions d’emplois dans l’économie américaine, Obama pourra prétendre les avoir sauvés. Je serai le premier à admettre que cela me passe au dessus de la tête, et que c’est un sacré bon exemple de pourquoi je ne suis pas fait pour un mandat public. Et puis aussi, je n’ai jamais compris le surplus (23) de Bill Clinton non plus. Les mathématiques politiques sont faites dans une sorte d’anti-espace à quatre dimensions où les règles terrestres ne s’appliquent pas.</P><P align=justify ="snap_preview">Une chose que je sais est que pour chaque dollar qu’un travailleur gagnera dans le plan d’Obama, l’entreprise capitaliste employant le travailleur gagnera presque deux dollars. Ce type mexicain qui roule de la pelouse le long du terre-plein central de l’autoroute pour le soumissionnaire fait peut-être huit dollars de l’heure qu’il n’aurait pas gagné autrement. Mais il rapporte à son employeur environ quinze dollars cinquante dans la même heure. Quand j’étais plus jeune dans le Colorado j’ai roulé de la pelouse, embauché les Mexicains et distribué les payes, alors je le sais. La première règle des maths capitalistes est : c’est le propriétaire capitaliste qui fait les maths.</P><P align=justify ="snap_preview">Alors le plan d’Obama remplit davantage les poches affairistes que celles du travailleur. Comme c’est l’Amérique cependant, Obama a été accusé par les conservateurs d’avoir un programme socialiste, anti-capitaliste. Ces hommes d’affaire conservateurs sont plus qu’heureux de prendre l’argent. Mais la règle de base en Amérique est : Ne montrez aucune gratitude ! Mordez à mort n’importe quelle main qui vous nourrit, au cas où elle en donne plus. Peut-être même qu’elle laissera tomber tout ce qu’elle tient, afin que vous puissiez le ramasser et courir tandis qu’une foule se rassemblera pour lapider le prétendu socialiste.</P><P align=justify ="snap_preview">Mais la vérité est que les emplois d’Obama n’auraient rien fait pour aider la relance de l’économie de toute façon. Il n’y a plus d’économie à relancer. Elle a déménagé en Chine et en Inde. Des choses comme des projets routiers ne génèrent pas de capital. Dans le capitalisme les routes sont sans valeur si elles ne font pas d’argent, et elles ne peuvent pas faire de bien économiquement s’il n’y a rien en cours de fabrication à transporter dessus.</P><P align=justify ="snap_preview">&nbsp;<BR>De même l’éducation qui ne contribue pas au produit national brut (aussi connu comme les intérêts affairistes) en produisant des salaires supérieurs pour pomper exponentiellement le fétichisme américain de la consommation est considérée comme sans valeur. Et regardons les choses en face, l’éducation supérieure est devenue, pour la plus grande part, une autre extorsion. L’étudiant est accablé par une dette d’emprunt massive (à nouveau, il y a l’odeur de la trace du banquier-hyène dans l’air) avec la promesse d’un salaire finalement plus élevé. Ou au moins que le diplômé travaillera dans un joli magasin de vidéo chaud et sec et qu’il n’aura jamais à rouler de la pelouse. Malheureusement, le nombre d’emplois qui nécessitent des américains avec une éducation universitaire(24) — tout à fait un oxymore, étant donné le calibre des université américaines ces temps-ci — est en train de rétrécir en même temps que l’empire. Tous ces boulots d’encadrement intermédiaire de la république, tels que nous aider à tricher sur nos taxes, laver le cerveau des écoliers, et concevoir des stratégies de vente pour la bière, deviennent plus rares de jour en jour. Même l’édition de livres et la lecture des scanners médicaux sont délocalisées en Asie. Il y a une méchante rumeur selon laquelle les scanners médicaux américains seraient lus en Inde par des singes de temples bouddhistes entrainés, pour économiser quelques roupies. L’industrie médicale américaine est restée muette sur le sujet.</P><P align=justify ="snap_preview">Le plan de relance d’Obama compte que nous nous endettions plus profondément envers les Chinois. Pour l’amour du Christ, n’y a-t-il aucun dollar de nos contributions qui repose ailleurs que dans les coffres de Wall Street ? Apparemment pas. Alors le Département du trésor continue de mouliner davantage de monnaie de singe pour effectuer des paiements sur le reçu du préteur de l’empire. Un peu comme ces vieux Anglais gâteux que l’on rencontre dans les propriétés rurales du Kent, arborant les cravate militaires du régiment de la Reine, nous préférons encore nous voir comme un empire.</P><P align=justify ="snap_preview">Mais les chinois ont l’air méfiant, se demandant s’il est sage de verser davantage d’argent dans un trou à rat, en se basant sur l’affirmation du Trésor américain que l’autre bout du trou à rat sort quelque part en Chine et non à Wall Street. Les émissions de débat chinoises s’interrogent publiquement sur les emprunts américains, alors que les prochaines locomotives telles que le Brésil sont tellement mûres pour l’investissement. Vous pouvez parier que si c’est à la télévision en Chine, c’est que le public est en train de recevoir une opinion officiellement approuvée par l’État qu’ils peuvent se sentir libre de soutenir comme la leur.</P><P align=justify ="snap_preview">Le grand casse<BR>&nbsp;<BR>Finalement la campagne médiatique caquète et cancane(25) sur ce que le plan de relance d’Obama s’est avéré sans intérêt de toute façon. Wall Street est intervenu et a pesé sur tout le bon Dieu de pays, au cours de l’un des casses les plus culottés de l’histoire américaine. C’était un pur trait de génie en matière de vol. À la suite d’une rencontre des cinq familles, Citicorp, Bank of America, Morgan Chase, Wachovia, Taunus Corp, les cartels financiers ont dit : L’arnaque est là. Nous avons tout pris. Maintenant, si vous ne nous remettez pas toutes les économies et tous les actifs du peuple pour que nous puissions leur prêter à nouveau, toute la boule de merde en feu que vous appellez l’économie des services et de l’information va retomber sur le cul de tout le monde comme un météore géant. Alors vous pouvez charger trois mille milliards de dollars pour l’instant dans les voitures blindées alignées devant et personne ne sera blessé. Ou vous pouvez regarder l’économie nationale se ratatiner jusqu’à ce que les têtes de nœuds là-bas dans les culs-de-sac et les appartements en carton ne puissent même plus rassembler le montant de la course en taxi jusqu’à la maison des pauvres(26). C’est ta décision Barack.<BR>Il y a encore quelques âmes délirantes par là qui croient qu’Obama essaye de faire honnêtement de son mieux pour tenir ses promesses de campagne, mais qu’il ne peut simplement pas passer la meute des sociétés financières vampires et des lézards républicains à sang froid. Ce qui est vrai en un sens. Il ne peut pas passer la meute de Wall Street parce qu’il courre au milieu. La relation malfaisante d’Obama avec les puissants acteurs de Wall Street dure depuis des années. Ce n’est pas un accident si Wall Street a pu sélectionner les membres du cabinet financier du président. Mes amis mangeurs de moutons (27), c’est une triste et sordide histoire, que je n’ai ni la place ni l’estomac de raconter ici. Particulièrement depuis que de meilleurs journalistes tels que Matt Taibi(28) et d’autres l’ont écrite largement et en détail.<BR>Aux dernières nouvelles, les banques n’ont jamais sorti le pognon. Elles ne l’ont jamais laissé circuler entre les mains du peuple où même à travers des prêts commerciaux. Au lieu de cela, elles ont déclaré un profit, l’ont partagé en primes, et se sont congratulées. En effet, c’est le genre de pur talent que nous en sommes venus à attendre de la foule des MBA (29) de Yale et Harvard. S’enrichir en se ruinant. Puis devenir encore plus riche en braquant le gouvernement et la totalité du public américain, et finalement le monde entier, en laissant un nuage de cent cinquante mille milliards de dollars de dérivés toxiques encercler le monde, pour qu’il aspire davantage d’argent pour eux avant d’exploser comme une étoile noire. Et en effet les dérivés sont même astronomiques de nature. Ils représentent cent-quatre-vingt mille dollars de dette pour chaque homme, femme et enfant sur terre (bien que je ne puisse comprendre pourquoi, si l’argent n’est pas réel, nous devrions considérer que la dette est réelle). Il est impossible de construire un échappatoire à cette calamité. Il n’y a même pas assez de ressources restantes sur terre pour soutenir ce niveau de production.</P><P align=justify ="snap_preview">Pour le moment les crapules financières se sont retirées dans des villas toscanes pour savourer leur prise. Les pauvres têtes de nœuds là-bas dans l’Amérique profonde n’ont plus qu’à concevoir de nouvelles façons de cacher la bagnole familiale à l’huissier. Pas une fois, cependant, ne doutent-ils du capitalisme. Ils imaginent que ça n’est qu’un gros accident financier. Le destin. Et qu’ils vont, d’une façon ou d’une autre, trouver un moyen de s’en sortir, comme on l’a toujours fait. Ces choses-là arrivent dans une économie de marché libre et dynamique.</P><P align=justify ="snap_preview">Une nouvelle mafia emménage<BR>&nbsp;<BR>Pour remonter dans le temps, c’était quand l’odeur du pognon en train de s’envoler du public avait éveillé une nouvelle meute de hyènes — l’industrie de l’assurance. Les raquetteurs de l’assurance ont emménagé avec leurs propres muscles pour remplir le vide laissé par le gang de Wall Street. Le syndicat de l’assurance a expédié ses vainqueurs et ses soldats à travers les chambres du Congrès, et voilà30 ! Ils ont pu faire passer le chantage susmentionné à soixante-dix milliards de dollars par an comme une loi de réforme. Dites ce que vous voulez de mon pays, mais le pillage et l’extorsion n’ont jamais été si élégamment ritualisés, institutionnalisés et exécutés.</P><P align=justify ="snap_preview">Les gens réalistes à gauche savaient depuis longtemps que le dernier acte du capitalisme brutal américain serait une redistribution massive de la richesse, à main armée, du public vers la classe possédante à travers le secteur financier privé — que la classe possédante se trouve posséder. Mais peu se seraient attendus à ce qu’elle soit exécutée sous une majorité démocrate à la fois à la Chambre et au Sénat. Ou sous une administration démocrate menée par le premier président noir. Un blogueur libéral s’est demandé tout haut : Imaginez ce que les républicains auraient fait si John McCain avait été élu ?</P><P align=justify ="snap_preview">La même chose, frère, la même chose. Seulement avec un alibi différent. Les deux partis existent au bon plaisir des mêmes syndicats du crime.</P><P align=justify ="snap_preview">Comment se joindre aux extorsions<BR>Tel que je m’en souviens, c’est un diplomate mexicain qui m’a dit un jour que la magouille, le vol et la corruption sont socialisés dans son pays et dans d’autres pays latino-américains — démocratiquement répartis sur une grande partie de la société. Mais en Amérique, disait-il, cette sorte d’activité criminelle est législativement institutionnalisée. Seules les élites sont autorisées à pratiquer l’usure, le vol, le chantage de l’assurance et d’autres formes de pillage non-violent (le pillage violent étant réservé aux pays du Moyen-Orient renfermant du pétrole). Le premier pas pour échafauder l’une de ces extorsions est de devenir un groupe d’intérêt légalement reconnu, afin d’accéder aux acteurs parlementaires clefs que l’on souhaite corrompre ou contraindre à l’acquiescement ou à la complicité.<BR>La mafia bancaire, la mafia de l’assurance, et d’autres gros bras législatifs criminellement organisés, cartels et syndicats des matières premières, sont tous officiellement reconnus comme des groupes d’interêt opérant parmi des centaines d’autres dans ce bordel près du fleuve Potomac(31).</P><P align=justify ="snap_preview">Pour en énumérer quelques uns, il y a des groupes d’intérêt environnementaux tels que le Sierra Club(32), qui existent pour que leurs cadres puissent en tirer de gros salaires et rencontrer des vedettes de cinéma écologistes. Il y a un groupe d’intérêt pour l’éducation, qui existe pour assurer la médiocrité de nos écoles publiques. Les fabricants de munition sont un groupe d’intérêt. Les casinos et les fabricants de tabac sont des groupes d’intérêt. Il y a un groupe d’intérêt pour nous faire avaler de force du sucre de maïs, afin de soutenir les fermiers républicains du Midwest et d’assurer l’avenir des industries toujours croissantes de la perte de poids et du diabète. Il y a même des groupes de pression pour protéger les intérêts des syndicats d’autres pays, tels qu’Israël. Il y a un groupe d’intérêt pour tout sauf pour nous, les demeurés américains ordinaires. Les gens qui veulent seulement élever une famille en paix, et peut-être avoir une modeste sécurité financière à la vieillesse. Et il y a des milliers de groupes d’intérêt dont le but est de s’assurer que nous n’ayons jamais l’un ou l’autre.</P><P align=justify ="snap_preview">Nous ne sommes pas méchants, juste économes<BR>Hier je regardais un présentateur de CNN demander à deux experts : Intensifier la guerre en Afghanistan est-elle vraiment la meilleure façon d’utiliser l’argent de nos impôts ? Le meurtre, la mutilation et le déplacement de milliers de gens passés sous silence est discuté en terme d’une meilleure utilisation de capital. Une société capitaliste monétisée et déshumanisée voit tout en dollars et en cents, et en retour sur investissement. Même la mortalité infantile est évaluée de cette façon, bien qu’il soit rare que quelqu’un l’admette. Sauver un bébé du ghetto noir a une retour sur investissement faible, d’après certains analystes des services humains, en ce qui concerne leur contribution au produit national brut. J’ai réellement entendu un expert invité dans une émission de télévision dire cela.</P><P align=justify ="snap_preview">Pourtant les Américains assis devant leurs postes de télévision ne trouve pas cela le moins du monde bizarre. Ou même mesquin, encore moins le signe d’une société cruelle. Aucun Américain ne se pense cruel, ou connecté en aucune façon avec la plus grande machine de meurtre humain et écologique au monde. Aucun Américain ne doute de son droit inaliénable de conduire en rond, ou de faire fonctionner l’air conditionné, ou de boire du vin de grappes cultivées au Chili, au prix d’une guerre nationale contre l’environnement et ces peuples du monde nés parmi les ressources d’énergie. S’il y a des choses telles que la cruauté et l’injustice, ce n’est pas nous, le peuple, qui les faisons. Nous, les électeurs et les contribuables, ne sommes pas la CIA kidnappant des gens vers l’Ouzbékistan et le Turkménistan pour y être violés avec des bouteilles cassées et bouillis vivants, pour extraire ces aveux de terroristes qui entretiennent la guerre contre la terreur. Nous finançons simplement de telles opérations.</P><P align=justify ="snap_preview">Et la responsabilité ? Et bien, s’il y a une mince chance qu’un jour le monde demande des comptes à l’Amérique (ce qui n’arrivera jamais aussi longtemps que nous posséderons plus d’armement que le reste du monde réuni et que nous serons très clairement disposés à les utiliser à nos propres fins), nous, le peuple, nous pourrons exprimer notre consternation et notre dégoût en tant que citoyens. Nous, les braves gens, nous n’aurions jamais, jamais, jamais approuvé tous ces actes affreux. Et par ailleurs, il n’y a pas grand chose qu’une personne ordinaire puisse faire à ces choses là de toute façon. N’est-ce pas ?</P><P align=justify ="snap_preview">La vengeance de George le ricanant<BR>Nous n’avons pas beaucoup entendu parlé de George Bush depuis qu’il a remballé ses bandes-dessinées et déménagé pour Dallas. Mais sa politique reste comme des taches de pisse de chien pour empuantir la Maison Blanche d’Obama. La torture et les assassinats continuent, comme l’espionnage sans mandat des citoyens, ainsi que d’autres violations des libertés civiles au nom de la guerre contre la terreur.</P><P align=justify ="snap_preview">Toutes ces choses sont épouvantables pour un président qui a fait campagne pour la réforme et le changement, et qui les continue. Mais ce sont les choses que Barack Obama et sont parti n’ont pas faites, les choses sur lesquelles ils n’ont pas insisté, qui auront le plus grand effet continuel sur ce pays. Obama et les démocrates ont refusé de poursuivre Bush et Cheney, assurant que :<BR>1) Aucun chasseur de caille en Géorgie ne sera en sûreté aussi longtemps que le pacemaker de Cheney fonctionnera(33 );</P><P align=justify ="snap_preview">2) Les précédents établis par le gouvernement le plus criminel de l’histoire américaine resteront. Jusqu’à ce qu’on les ait affrontés et rectifiés, l’Amérique n’aura pas la possibilité de guérir et de s’en remettre. Honnêtement parlant, cependant, le patient est mort depuis que la fraude des élections de 2000 est passée incontestée.</P><P align=justify ="snap_preview">Les élections étaient la seule chance qu’avait l’Amérique de pouvoir demander des comptes aux républicains de Bush pour leurs crimes. Maintenant elle est passée.</P><P align=justify ="snap_preview">Pour commencer, les occasions d’exercer des principes moraux en tant que nation et peuple sont assez rares, et elles s’évanouissent rapidement. À un certain point elles seront anéanties par les exigences de la survie de l’espèce humaine. Il ne faut pas être prophète pour le savoir. Quiconque prête attention à la population planétaire, à l’épuisement des ressources et à l’effondrement écologique le comprend au niveau des tripes. La compétition mondiale croissante pour la survie humaine ne permettra pas une telle hauteur d’esprit. Alors nous devrions exercer les principes et l’administration de la justice tant que les principes et la justice sont encore possibles.</P><P align=justify ="snap_preview">Des rationalisations sans fin sont proférées quant au pourquoi Obama n’est pas parvenu à une lieue d’accomplir les promesses et le potentiel de sa présidence, et le Parti démocrate en écrit davantage chaque jour. Les électeurs démocrates déçus s’en saisissent, et défendent chacune désespérément sur les forums de l’internet et dans des lettres à la presse. Mais nous devons utiliser nos propres capacités personnelles en tant qu’êtres humains rationnels et libres pour jauger Obama, et décider de pourquoi il est en train d’échouer. Ou de ne pas échouer. Au diable les explications officielles hautement élaborées des guerres de nécessité et les paiements d’un chantage de plusieurs milliers de milliards de dollars.</P><P align=justify ="snap_preview">George Bush a quitté ses fonctions en arborant le même rictus avec lequel il était venu. Peut-être que c’est congénital. Mais si Bush ricanait lorsqu’il a quitté ses fonctions, il doit maintenant se convulsionner d’un rire démentiel et hystérique. Non seulement sa bande s’en ait sorti sans tache, mais Obama poursuit le sombre héritage Bush-Cheney. Et, presque comme s’il s’agissait de surmonter toute la noire escapade d’une cerise d’ironie, le président le plus inéloquent de l’histoire américaine est maintenant dans le circuit des conférences motivationnelles à deux cent mille dollars pièce. Que jamais on ne dise que le Diable ne veille pas sur les siens.</P><P align=justify ="snap_preview">Les Américains se lèveront-ils un jour pour défendre leur propre bien-être commun à travers des choses telles que l’éducation, la santé et une société productive soucieuse de paix ? Nan. Parce qu’on a veillé à ce que le socialisme — l’administration de la nation seulement pour le bien commun et le bénéfice de tous sans préférence ni privilège — n’ait pas la moindre chance en Amérique. Depuis plus d’un siècle ceux qui ont tenté de faire avancer le socialisme ont été abattus, pendus, brûlés vifs dans leur lit la veille de Noël, emprisonnés, faussement accusés de crimes et faussement condamnés, et diabolisés par les élites capitalistes et l’État affairiste. La cause du socialisme a été effectivement éradiquée aux États-Unis. Peu d’Américains peuvent même définir le mot. La plupart pensent que c’est un système politique alors que c’est une philosophie sociale. Bon Dieu, la moitié des socialistes ces temps-ci pensent que c’est entièrement un système politique.</P><P align=justify ="snap_preview">Mais même si les Américains comprenaient le socialisme, ils sont trop terrifiés pour admettre un jour ses vertus, encore moins soutenir la cause publiquement. Et sans participation publique libre et ouverte à une forme démocratique de socialisme, quelque soit le nom ou l’étiquette qu’on lui donne, il ne peut y avoir de reconnaissance de l’intérêt et du bien communs du peuple. Et ainsi meurt dans une nation la philosophie sociale la plus égalitaire jamais conçue, avec très peu de chances de renaître parce qu’un tel idéal, par sa définition, ne peut exister dans l’état d’esprit étroit des banquiers et des oligarques.<BR>&nbsp;<BR>Bush ricane, Obama breakdance (34) dans et autour du champ de mines de ses fausses promesses, et les primes des PDG de Wall Street sont plus élevées que jamais.</P><P align=justify ="snap_preview">Comme je l’ai dit, le Diable veille sur les siens •</P><P align=justify ="snap_preview">Traduit et reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur. Les notes en marge sont du traducteur.</P><P align=justify ="snap_preview">1. Ce texte a été écrit pour le mensuel britannique Socialist Review.8 décembre 2009 1 et traduit comme d’habitude par<BR><a href="http://www.orbite.info/.../joe_bageant/index.html" target="_blank"><FONT color=#2277dd>www.orbite.info/…/joe_bageant/index.html</FONT></A> -</P><P align=justify ="snap_preview">&nbsp;<BR>2. Le Parti républicain est surnommé Grand Old Party, le Grand Vieux Parti.</P><P align=justify ="snap_preview">3. Le Kool-Aid est une boisson synthétique (populairement utilisée comme teinture textile et capillaire). Dans les années 1960-70, l’expression drinking the Kool-Aid signifiait adopter les pratiques de consommation du LSD. Aujourd’hui, cette expression s’entend dans le sens d’embrasser aveuglément une cause.</P><P align=justify ="snap_preview">4. Il est indispensable lorsqu’on lit des textes politiques américains de garder à l’esprit que le mot liberals y désigne, à l’inverse de l’usage français actuel, des gens de gauche. En revanche, les gens que nous appelons libéraux ou ultra-libéraux sont en Amérique des neo-conservatives (parfois abrégé en neo-cons). L’usage américain a été transposé ici car il rend une meilleure justice à l’étymologie. De plus, l’appellation neo-cons a aux oreilles françaises des résonances si flatteuses que nous pourrions bien finir par l’adopter.<BR>5. Le Huffington Post est un journal démocrate en ligne.</P><P align=justify ="snap_preview">6. Peut-on attendre autre chose d’un comité qui remit autrefois son prix de la paix à Henry Kissinger — qui doit en rire encore ?</P><P align=justify ="snap_preview">7. L’existence d’un terrifiant arsenal secret était l’une des raisons données au public pour justifier la ré-invasion de l’Irak en 2003. À ce jour, les mystérieuses armes de destruction massive irakiennes n’ont toujours pas été découvertes.</P><P align=justify ="snap_preview">8. Cole Haan est une marque de chaussures, d’accessoires de mode et de prêt-à-porter chic.</P><P align=justify ="snap_preview">9. Un acte sexuel collectif centré sur un individu passif.</P><P align=justify ="snap_preview">10. Peoria est une ville de l’Illinois dont les caractéristiques démographiques sont réputées conformes aux moyennes nationales. L’expression will it play in Peoria? (cela se jouera-t-il à Peoria ?) est une façon imagée de demander si un spectacle, un politicien ou un quelconque autre produit est susceptible d’attirer le plus large public.<BR>11. La chaîne de Ponzi est une escroquerie consistant à attirer les fonds d’un nombre croissant de pigeons en versant des intérêts alléchants avec le capital des derniers couillonnés.<BR>12. Dans le texte : bankster, un jeu de mot sur banker (banquier) et gangster.</P><P align=justify ="snap_preview">13. John Maynard Keynes fut l’un des économistes les plus influents du XXe siècle, et un théoricien de l’intervention de l’État dans l’économie de marché.</P><P align=justify ="snap_preview">14. Une appellation tirée du roman de George Orwell, 1984.<BR>15. Dans le texte : We the people. Ce sont les premiers mots du préambule de la constitution américaine.</P><P align=justify ="snap_preview">16. Dans le texte : they have played it so cool butter wouldn’t melt in their mouths, littéralement ils l’ont joué si frais que le beurre ne leur aurait pas fondu dans la bouche.<BR>17. L’équivalent de la Chambre des députés en France.</P><P align=justify ="snap_preview">18. Kim Jong-il est le dirigeant bien-aimé de la très fermée, très militarisée et très misérable République populaire démocratique de Corée (du Nord), un poste hérité de son père Kim Il-sung et qu’il compte transmettre, démocratiquement, à l’un de ses fils.</P><P align=justify ="snap_preview">19. Omar Hassan el-Bechir est le président en exercice de la République soudanaise (dont il a pris le contrôle par un coup d’état militaire). La Cour pénale internationale a émis deux mandat d’arrêt à son encontre, pour crime contre l’humanité, crime de guerre et génocide.</P><P align=justify ="snap_preview">20. L’American Israel Public Affairs Committee est le principal groupe de pression sioniste aux États-Unis.<BR>21. Rahm Emanuel est un politicien démocrate et l’actuel chef de cabinet de la Maison Blanche de Barack Obama. Il soutient la politique belliqueuse des États-Unis depuis la présidence de George Bush.<BR>22. Le Likoud est le principal parti de la droite israélienne.</P><P align=justify ="snap_preview">23. Sous la présidence de William Clinton, prédécesseur de George Bush et de Barack Obama, le gouvernement américain a officiellement dégagé un surplus budgétaire trois années de suite. Pourtant la dette américaine n’a jamais cessé d’augmenter.</P><P align=justify ="snap_preview">24. Dans le texte : college educated. Le terme college peut désigner aux États-Unis à peu près n’importe quel établissement proposant des formations au delà du lycée et jusqu’au niveau licence (par opposition à university, lieu des études de haut niveau et de la recherche académique).</P><P align=justify ="snap_preview">25. Dans le texte : rattle and prattle.</P><P align=justify ="snap_preview">26. Les maisons des pauvres étaient des institutions de l’époque victorienne, dont l’action charitable mêlait punitions physiques et travail forcé. Ces établissements ont périclité dans les années 1930 avec la création de la sécurité sociale américaine (qui est principalement une retraite par répartition minimale).</P><P align=justify ="snap_preview">27. Le texte a été écrit pour un lectorat britannique. Puisse sa traduction plaire aux autres amateurs de méchouis (dont je chouis).</P><P align=justify ="snap_preview">28. Matthew Taibbi est un journaliste américain, auteur d’un article retentissant sur l’implication de la banque d’investissement Goldman Sachs dans les crises financières contemporaines.<BR>29. Le Master of Business Administration est le plus prestigieux des diplômes d’école de commerce, en Europe tout autant qu’aux États-Unis.</P><P align=justify ="snap_preview">30. En français dans le texte.</P><P align=justify ="snap_preview">31. Le Congrès américain (à Washington, où passe le fleuve Potomac).&nbsp;</P><P align=justify ="snap_preview">32. Le Sierra Club, fondé en 1892, est la plus grande association écologiste aux États-Unis.</P><P align=justify ="snap_preview">33. Richard Bruce Cheney était le vice-président de George Bush. En février 2006 il a tiré accidentellement sur un camarade de chasse en visant une compagnie de cailles.<BR>34. La breakdance est une danse de rue afro-américaine célèbre pour ses acrobaties au sol.</P><DIV></DIV><DIV></DIV><HR><a href="http://www.cubadebate.cu/noticias/2010/08/31/treinta-estadisticas-que-prueban-que-los-pobres-s&#111;n-mas-pobres-y-los-ricos-mas-ricos-en-eeuu/" target="_blank">Treinta estadísticas que prueban que los pobres son más pobres y los ricos más ricos en EEUU</A> <DIV></DIV><DIV></DIV><DIV></DIV><DIV></DIV><P align=center><img src="http://www.telesurtv.net/multimedia/imagenes/caricatura/ICG1049_45.jpg" height="470" width="396" border="0" /></P><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - Hier à 16:48</span>]]>
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   <pubDate>Tue, 31 Aug 2010 17:24:31 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : &#171;les types comme moi qui ont b&#226;ti...</title>
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   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 31 Aug 2010 à 13:30<br /><br /><DIV =article-surtitre align=justify>«&nbsp;les types comme moi qui ont bâti ce grand pays sont devenus inutiles&nbsp;»</DIV><H1 =article-titre align=center><a href="http://www.legrandsoir.info/Pedaler-dans-une-Depressi&#111;n.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>Pédaler dans une Dépression</strong></FONT></A></H1><P =article-titre align=justify>&nbsp;</P><DIV =article-corps align=justify><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH178/art&#111;n11351-8ff53.jpg" height="178" width="250" border="0" align="left" style="WIDTH:%20250px;%20HEIGHT:%20178px" /> </DIV><DIV =article-auteur align=justify>John MELE</DIV><P =spip align=justify>Vous voulez savoir qui je suis&nbsp;? Laissez-moi d’abord vous dire qui j’étais.</P><P =spip align=justify>Je suis entré dans les «&nbsp;marines&nbsp;» à l’age de 18 ans, je suis allé au Vietnam à 19, je maniais une mitrailleuse, j’ai survécu à la chaleur et à l’humidité des montagnes du Nord Vietnam prés de la zone démilitarisée. Ma base arrière, Rockpile, était le poste le plus isolé au Vietnam à l’époque, c’est du moins ce qu’ils nous ont raconté. J’ai survécu à la guerre et une fois rentré j’ai profité des mesures de réinsertion pour les vétérans pour entrer dans l’école d’architecture de Boston, pour des cours du soir. J’ai travaillé quelques années comme ouvrier dans le bâtiment puis comme employé de bureau dans un cabinet d’architectes. Je me suis marié, je suis entré dans l’Université de l’Oregon et j’ai obtenu mon diplôme d’architecte en 1977. J’ai travaillé, déménagé plusieurs fois (pour cause des récessions), j’ai eu deux magnifiques filles, fondé un foyer, etc.</P><P =spip align=justify>Après le Vietnam, je me suis rangé comme on dit, et j’ai suivi un parcours plutôt rectiligne, même lorsque les eaux de l’économie étaient agitées. Nous avons eu des hauts et des bas, connue des récessions, perdu notre maison et construit une autre, pour finalement nous installer à Knoxville, Tennessee, où j’ai monté mon propre cabinet d’architecte surtout parce que j’étais incapable de travailler dans un cube à côté de 400 autres architectes.</P><P =spip align=justify>Mais en 2009 tout a changé. Voici qui je suis.</P><P =spip align=justify>Je suis un ancien «&nbsp;marine&nbsp;», un vétéran de la guerre du Vietnam, fou de rage et sur le point de perdre encore une fois sa maison. Vu d’ici, tout notre système financier s’est écroulé. Je veux dire par là que vous pouvez prendre les derniers quarante ou cinquante ans de «&nbsp;progrès économiques&nbsp;» et les jeter aux orties. C’est ce qui vient de se passer. Beaucoup s’accrochent encore, en espérant une reprise. Quelque chose en sortira mais ce quelque chose n’aura rien à voir avec ce qu’il y avait avant. En 2009 ils ont changé les règles du jeu. Les emplois ont disparu, pour aller en Chine ou en Inde. Des types comme moi et ceux avant nous qui ont bâti ce grand pays sont devenus inutiles. Les ponts, les gratte-ciels, les centres industriels, les maisons, les routes, les barrages, tout ce que nous avons construit, a été balancé pour être remplacé par un «&nbsp;système financier&nbsp;» qui n’a plus besoin de nous. Ils nous ont remplacé par des choses appelées «&nbsp;produits dérivés&nbsp;». L’industrie automobile était au fond du trou, les banques faisaient faillite, le chaos régnait à Wall Street, et des millions de gens n’avaient d’autre avenir que le chômage ou, pour les plus chanceux, un emploi sous payé.</P><P =spip align=justify>Alors j’ai décidé de suivre le chemin que j’ai toujours suivi. Sans travail et fou de rage devant ce que je considérais comme le vol de mon avenir et celui de mon pays, j’ai décidé de suivre une voie alternative. Je n’avais pas échoué, c’est le système qui m’avait laissé tomber et j’étais déterminé à ne pas m’avouer vaincu mais aussi à ne pas faire une bêtise. J’avais 60 ans et d’une manière ou d’une autre le temps ferait son oeuvre sur moi. Fallait-il continuer à jouer le jeu selon les règles fluctuantes de cette insanité financière que l’on m’imposait&nbsp;? Fallait-il accepter le premier emploi venu pour tenter de garder la maison que j’avais passé ma vie à rembourser&nbsp;? En bref, fallait-il repartir pour un tour, aller là où on me disait d’aller et tout recommencer à 60 ans et fermer ma gueule et me pointer au travail et continuer ainsi jusqu’à ma mort&nbsp;?</P><P =spip align=justify>Merde alors, je préférerais encore me lancer à l’assaut d’une colline et tout donner pour sauver mon «&nbsp;esprit&nbsp;», parce que c’est ce que nous avons de plus précieux. Pensez à «&nbsp;Géronimo&nbsp;» et vous aurez une idée de pourquoi je fais ça. Une dernière goulée d’air, un dernier assaut, une dernière mission jusqu’à ce que mes forces m’abandonnent. Allais-je mourir au cours de ma tentative&nbsp;? Si cela devait être le cas, je suis prêt à l’accepter. Est-ce que cela me sauvera&nbsp;? Je n’en ai aucune idée. Vraiment aucune. Tout a commencé par une blague que j’ai raconté à ma femme. A force de la raconter, elle a finit par s’imposer comme une idée finalement plus sensée que tout ce qui m’entourait.</P><P =spip align=justify>Les inégalités de la vie submergent nos existences. Au fond, nous prenons tous des décisions selon les cartes que la vie nous a distribuées. A 60 ans, j’ai décidé de défier ces cartes une dernière fois pour me libérer l’esprit.</P><P =spip align=justify>Alors je pédale vers Whitehorse (Yukon, Canada), sur un vélo avec un paquetage de 35 kilos, pour un voyage de 5000 km. On se verra là-bas. Si j’y arrive.</P><P =spip align=justify>John Mele<BR>Son blog <a href="http://journeytowhitehorse.posterous.com/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://journeytowhitehorse.posterou...</FONT></A></P><P =spip align=justify>via <a href="http://www.in&#102;ormati&#111;nclearinghouse.info/article26267.htm" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.informationclearinghouse...</FONT></A></P><P =spip align=justify><I =spip>Traduction VD pour le Grand Soir</I></P>]]>
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   <pubDate>Tue, 31 Aug 2010 13:30:23 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : Le Tea Party fait le r&#234;ve d&#8217;une...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 31 Aug 2010 à 00:08<br /><br /><H1 =title align=center>Le Tea Party fait le rêve d’une Amérique blanche </H1><P =subtitle align=justify></P><P =chapo align=justify>Malgré la polémique, des milliers de personnes ont assisté à un rassemblement organisé par l’extrême droite à Washington, le jour du 47<SUP>e</SUP>&nbsp;anniversaire de l’appel de Luther King. </P><P =article_ align=justify>À quelques semaines des élections de mi-mandat, c’est à une véritable démonstration de force que se sont livrés, samedi, les militants de l’extrême droite américaine. À l’appel de Glenn Beck, animateur ultra conservateur et populiste sur la chaîne Fox News, près d’une centaine de milliers de militants du mouvement «Tea Party» se sont réunis face au Lincoln Memorial à Washington dans le but de «restaurer l’honneur» des États-Unis –&nbsp;le libellé officiel de l’événement.</P><P =article_ align=justify>Il s’agissait initialement d’un hommage aux vétérans et aux soldats américains engagés à travers le monde et il était décrit comme «apolitique» par Beck lui-même. Le ton était religieux et empreint d’un fort nationalisme, au rythme de slogans tels que «Rendez nous l’Amérique». Néanmoins, il s’agissait bien d’un meeting politique où Sarah Palin, candidate républicaine à la vice-présidence en 2008 et chef de file de cette mouvance radicale, fit une apparition remarquée pour haranguer une foule qui lui était acquise, sans toutefois s’en prendre directement aux démocrates. De nombreux manifestants critiquaient sévèrement le gouvernement de Barack Obama, lui reprochant les déficits abyssaux et la réforme du système de santé, contraire à leurs idéaux ultralibéraux.</P><P =article_ align=justify>Par ailleurs, le rassemblement avait crée la polémique avant même d’avoir lieu. En effet, le 28 août marquait le 47e&nbsp;anniversaire de la célèbre allocution du «rêve» de Martin Luther King Junior, tenue à l’endroit même où Beck, Palin, mais également Alveda King, la nièce de l’emblématique leader noir, se sont exprimés. Le choix du lieu et de la date avait indigné les associations et les leaders noirs américains qui qualifient le mouvement Tea Party de raciste. Beck, un adepte de la provocation, qui avait accusé Obama de racisme anti-blanc, a tenté de se défendre en expliquant qu’il s’agissait là d’une coïncidence.</P><P =author align=justify>Francisco Pérez</P><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/29_08_2010-le-tea-party-fait-le-r%C3%AAve-d%E2%80%99une-am%C3%A9rique-blanche-452273" target="_blank">Source</a></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?t=467812&amp;postorder=desc" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Tue, 31 Aug 2010 00:08:40 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : Un chauffeur de taxi new-yorkais...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=38216#38216</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 27 Aug 2010 à 21:41<br /><br /><DIV align=center><FONT size=4><strong>Un chauffeur de taxi new-yorkais agressé parce qu'il était musulman</strong></FONT></DIV><P =amorce align=justify>(New York) Les discussions enflammées autour du projet de mosquée près de Ground Zero ont-elles créé un climat haineux à New York? C'est la question que se posent actuellement plusieurs New-Yorkais. Car un chauffeur de taxi musulman vient d'être violemment agressé à coups de couteau, en plein coeur de Manhattan. Et il affirme avoir été attaqué en raison de sa religion, nous explique notre collaborateur.</P><P =entry align=justify>Pour le chauffeur de taxi Ahmed Sharif, il n'y a aucun doute.</P><P =entry align=justify>«Bien sûr que j'ai été attaqué à cause de ma religion», a-t-il dit hier après-midi devant l'hôtel de ville, où il a rencontré le maire Michael Bloomberg.</P><P =entry align=justify>«Il (l'agresseur) m'a attaqué après avoir appris que j'étais musulman.»</P><P =entry align=justify></P><P =entry align=justify>Arborant une importante cicatrice au bras droit et d'autres, plus discrètes, au visage, au cou et à la main, Ahmed Sharif a expliqué que Michael Enright, un étudiant de 21 ans, l'avait agressé après lui avoir demandé s'il était musulman.</P><P =entry align=justify>«Il a fait des blagues sur le ramadan et tout ça», a raconté M. Sharif.</P><P =entry align=justify>Encore ébranlé, le chauffeur de taxi n'a pris la parole que pendant quelques instants, entouré d'une soixantaine d'autres chauffeurs et de représentants d'associations de défense des musulmans.</P><P =entry align=justify>Plus tôt dans la journée, Jason Martin, l'avocat de l'assaillant, accusé de crime haineux, a de son côté assuré que l'attaque n'avait aucune connotation raciste.</P><P =entry align=justify><strong>Documentaire en Afghanistan</strong></P><P =entry align=justify>Selon les médias, l'agression est survenue vers 18h mardi soir sur la 3e Avenue, dans le centre de l'île de Manhattan.</P><P =entry align=justify>Après avoir posé quelques questions au chauffeur originaire du Bangladesh, le jeune étudiant en arts visuels aurait sorti un couteau et frappé sa victime à plusieurs reprises à travers la lucarne percée dans la cloison qui sépare les passagers du chauffeur dans les taxis new-yorkais.</P><P =entry align=justify>Selon la police, Michael Enright était en état d'ébriété et incohérent au moment de son arrestation, au point où on l'a conduit dans un hôpital psychiatrique pour évaluation.</P><P =entry align=justify>Selon plusieurs publications, l'étudiant avait fait récemment un séjour de cinq semaines en Afghanistan, où il avait intégré un peloton militaire américain dans le cadre d'un projet de documentaire.</P><P =entry align=justify>Étonnamment, Michael Enright a également été bénévole par le passé dans un groupe qui fait la promotion du dialogue interreligieux. Ce groupe est connu à New York pour avoir défendu le controversé projet de centre communautaire musulman et de mosquée à proximité de Ground Zero.</P><P =entry align=justify><strong>Insultes</strong></P><P =entry align=justify>Questionné pour savoir si les débats enflammés autour de ce projet peuvent avoir un rapport avec l'agression, le chauffeur de taxi a répondu par la négative. «Nous n'avons pas parlé de la mosquée», a-t-il dit. Le père de quatre enfants, qui vit dans Queens, a d'ailleurs assuré au <EM>New York Times</EM> qu'il est lui-même contre le projet.</P><P =entry align=justify>Toutefois, Bhairavi Desai, représentant de l'Alliance des chauffeurs de taxi - qui compte près de 50% de musulmans dans ses rangs&nbsp;-, croit que les manchettes quasi quotidiennes et les rumeurs qui circulent sur le sujet ont créé un climat de peur et de haine.</P><P =entry align=justify>Aliya Latif, du Conseil des relations américano-islamiques (CAIRE), a pour sa part déclaré que plusieurs incidents à caractère apparemment raciste avaient eu lieu dans les derniers jours. Mercredi, un homme aurait notamment proféré des insultes dans une mosquée de Queens avant d'uriner sur des tapis de prière.</P><P =entry align=justify>Le maire de New York, qui a vertement critiqué l'attaque, a refusé de spéculer sur le rôle qu'auraient pu jouer les discussions entourant le projet de mosquée. «Je n'étais pas dans le taxi», a dit le maire Bloomberg.</P><P =entry align=justify>Avant de prendre congé, Ahmed Sharif s'est dit encore sous le choc.</P><P =entry align=justify>«J'ai encore la vision du couteau quand je ferme les yeux», a-t-il affirmé.</P><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><a href="http://www.cyberpresse.ca/internati&#111;nal/etats-unis/201008/26/01-4310154-un-chauffeur-de-taxi-new-yorkais-agresse-parce-quil-etait-musulman.php" target="_blank">Source</A></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><a href="http://www.cubadebate.cu/noticias/2010/08/27/escalada-de-hostilidad-c&#111;ntra-los-musulmanes-en-estados-unidos/" target="_blank">¿Escalada de hostilidad contra los musulmanes en Estados Unidos?</A></DIV>]]>
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   <pubDate>Fri, 27 Aug 2010 21:41:43 +0000</pubDate>
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  </item> 
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   <title>Etats-Unis :      Morts silencieuses   Par...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=38173#38173</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 25 Aug 2010 à 20:34<br /><br /><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="100%"><T><T><T><TR ="#7ebbd9"><TD width="8%"><P align=center><strong><B><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Morts silencieuses</FONT></B></strong></P></TD></TR><TR><TD><P align=justify><FONT size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><FONT color=#ffffff><strong><B><FONT size=1>Par Juan Gelman<BR>Paru dans Pàgina 12</FONT></B></strong><BR><BR>Aux pertes subies par les Etats-Unis en Irak et Afghanistan il faut ajouter d’autres dont le Département d’état préfère ne pas parler. <BR><BR>C’est à ces morts que le journaliste Juan Gelman qualifie de silencieuses qu’il consacre un article paru dans le journal argentin Página 12 et que nous reprenons dans notre commentaire d’aujourd’hui.<BR><BR>Elles ont lieu dans la solitude et dans le secret parmi les effectifs étasuniens qui combattent ou ont combattu dans les guerres que Bush a lancées et que Barack Obama poursuit. Juin a été le mois le plus cruel: 32 soldats se sont suicidés, un nombre supérieur à celui de n’importe quel mois de la guerre du Vietnam. Onze étaient démobilisés et sept autres étaient en service en Irak ou en Afghanistan. Ce sont des chiffres officiels fournies par le site (www.defense.gov, le 15- juillet dernier. En 2009 245 soldats se sont suicidés et tout semble indiquer que le chiffre sera supérieur cette année: 145 se sont suicidés durant le premier semestre et 1713 ont fait des tentatives de suicide sans succès. Le taux est plus élevé que celui qui correspond à la population civile des Etats-Unis.<BR><BR>Le 25 février, Tim Embree, un militaire a comparu comme témoin devant la Commission des Questions relatives aux Vétérans de la Chambre des Représentants. Il a parlé au nom des 180 000 adhérents de l’association Vétérans étasuniens d’Irak et d’Afghanistan, des pays où il a été envoyé combattre à deux reprises. Il a signalé : « L’année dernière un plus grand nombre de soldats se sont suicidés que ceux qui sont tombés au combat. La majorité d’entre nous, nous connaissons un camarade qui l’a fait de retour chez lui. Et ces chiffres n’incluent pas ceux qui se suicident au terme de leur service: ils sont en dehors du système et leurs morts sont ignorées la plupart du temps » (//iava.org, 15-7-10). Ils ne sont peut être pas considérés comme des êtres humains, mais à peine comme du matériel jetable.<BR><BR>Tim Embree a rappelé les chiffres publiés par l’hebdomadaire Army Times, qui diffuse des informations de l’armée, ainsi que des offres de carrière dans l’institution : « 18 vétérans se suicident chaque jour et la moyenne mensuelle est de 950 tentatives de suicide parmi ceux qui reçoivent un traitement quelconque du département fédéral correspondant (www.armytimes.com, 26-4-10)”. Il s’agit de vétérans de toutes les guerres que les Etats Unis ont déclenchées à l’étranger. Ils souffrent pour la plupart de PTSD. Avant on parlait de névrose de guerre ou fatigue de combat ou chocs ou encore d’autres. Le PTSD les réunit tous.<BR><BR>La publication mensuelle Archives of General Psychiatry a rendu publique les résultats d’une recherche indépendante réalisée sur 18 300 soldats qui ont été examinés trois mois et un an après avoir été envoyés en Irak : 20 à 30% souffrait de PTSD et une dépression profonde accablait 16 %.(//archpsyc.amaassn.org, juin 2010). Cela permet de mieux comprendre la difficulté des vétérans à réintégrer la vie civile, leur violence au sein des familles, l’échec des mariages, le recours aux drogues et les suicides. Fin 2009, selon des chiffres du Département des Vétérans du gouvernement plus de 537 000 des 2, 04 millions qui ont servi en Irak et en Afghanistan ont demandé un suivi médical.(www.ptsd.va.gov, février 2010).<BR><BR>La difficulté s’aggrave car ils rentrent dans un pays où le taux de chômage ne cesse d’augmenter. Un sondage de l’IAVA montre que 14, 7% des vétérans n’ont pas d’emplois, 5% de plus que la moyenne nationale. (//iava.org, 2-4-10). Cette situation augmente le nombre de ceux qui ont perdu leurs logements. Un rapport de la National coalition for the Homeless indique que 33 % vit dans la rue et qu’un million et demi court le risque de se retrouver sans abri à cause de la pauvreté et du manque d’appui officiel. (www.nchv.org, septiembre 2009). Les vétérans handicapés physiques n’y sont pas inclus.<BR><BR>Kevin et George Lucey, parents d’un soldat qui s’est suicidé, ont raconté l’une des histoires que les chiffres cachent. Le 22 juin 2004, leur fils Jeff, âgé de 23 ans, s’est pendu dans le grenier de la maison(www.democracynow.org, 9-8-10). Il était caporal du corps des marines, il était rentré d’Irak en juillet 2003. La mère a raconté qu’un mois après l’invasion il envoyait des lettres à sa fiancée dans lesquelles il parlait des “choses immorales” qu’il était en train de faire.<BR><BR>Une fois au foyer, Jeff a commencé à lâcher des phrases incohérentes sur Nasiriya, la ville au sud est de Bagdad où a eu lieu la première grande bataille des envahisseurs contre l’armée régulière iraquienne. Un jour il a accueilli sa soeur Amy les larmes aux yeux et il lui a dit qu’il était un assassin. Avant de se suicider, il a laissé sur son lit les plaques de deux soldats iraquiens qu’il avait tués bien qu’ils n’étaient pas armés. Jeff avait l’habitude de les regarder fréquemment.<BR><BR>Les psychiatres et les psychologues militaires manquent de connaissances pour affronter ces maladies. Mark Russel, commandant de la Marine, spécialiste en maladies mentales, a découvert que 90% du personnel qui remplit ces fonctions n’ont pas la formation nécessaire pour soigner le PTSD. Ils se limitent à prescrire des drogues comme le Paxil, le Prozac et le Neurontin qui accentuent voire même produisent les symptômes, et à renvoyer les soldats à leurs unités. (www.usatoday, 17-1-07). <BR><BR>Le Président Obama a déclaré à une réunion de vétérans handicapés à Atlanta que son gouvernement est en train de faire le maximum d’efforts pour prévenir le suicide et d’autres conséquences du PTSD. Pour le père de Jeff, ce n’est que de l’hypocrisie pure. </FONT></FONT></P></TD></TR></T></T></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.radiohc.cu/frances/a_comentarios/agosto/10/ago24.htm" target="_blank">Source</a></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><DIV align=center><a href="http://www.aporrea.org/imagenes/2010/08/la_otra_cara..jpg" target="_blank"><img src="http://www.aporrea.org/imagenes/2010/08/la_otra_cara._p.jpg" width="250" border="1" /></a></DIV><DIV align=center>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><a href="http://www.cubadebate.cu/noticias/2010/08/27/escalada-de-hostilidad-c&#111;ntra-los-musulmanes-en-estados-unidos/" target="_blank">¿Escalada de hostilidad contra los musulmanes en Estados Unidos?</a></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 27 Aug 2010 à 21:40</span>]]>
   </description>
   <pubDate>Wed, 25 Aug 2010 20:34:40 +0000</pubDate>
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  <item>
   <title>Etats-Unis : Le journaliste Keith Olbermann,...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37960#37960</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=543" rel="nofollow">S-sarah</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 18 Aug 2010 à 19:28<br /><br />Le journaliste Keith Olbermann, animant l’émission « Countdown » sur la chaîne MSNBC, s’est démarqué de la tiédeur consensuelle de ses collègues en prenant vigoureusement position en faveur de la liberté de culte et contre le racisme sournois que révèlent les protestations.<br /><br />De sensibilité démocrate, l’ancien journaliste sportif  incarne ici, avec éloquence et fougue, une certaine tradition typiquement américaine, prônant le combat pour toutes les libertés, y compris religieuses.<br /><br />La traduction des propos tenus par Keith Olbermann dans son émission, lundi soir et en direct, est  sous la vidéo.<br /><br /><a href="http://www.youtube.com/watch?v=6dXFo0UUACM&feature=player_&#101;mbedded" target="_blank">VIDEO ICI</a><br /><br />Enfin, ce soir, comme promis, un commentaire spécial sur ce qui est décrit de manière inexacte comme la "mosquée de Ground Zero".<br /><br />« Ils sont venus d’abord pour les communistes et je n’ai rien dit car je n’étais pas communiste. Puis ils sont venus chercher les syndicalistes et je n’ai rien dit car je n’étais pas syndicaliste. Puis ils sont venus pour les Juifs, et je n’ai rien dit car je n’étais pas un Juif. Et puis ils sont venus pour moi et à ce moment-là, il n’y avait plus personne pour protester ».<br /><br />Les mots du pasteur Martin Niemöller sont célèbres, mais leur contexte n’est pas bien compris. Niemöller ne parlait pas de manière abstraite. Il a été témoin de persécution, il a laissé faire,.il en fut finalement la victime. Il avait été un héros allemand de la Première Guerre mondiale, un conservateur qui avait bien accueilli la chute de la démocratie allemande et la montée d’Hitler, et il avait eu peu de scrupules au début de l’Holocauste jusqu’à ce qu’il ait été lui-même arrêté en raison de son manque de soutien au régime.<br /><br />L’aveu de Niemöller a été prononcé dans un discours tenu à Francfort en janvier 1946, huit mois après qu’il ait été libéré par les troupes américaines. Il avait été détenu au Tyrol, à Sachsen-hausen et Dachau. Pendant sept ans.<br /><br />Niemöller a survécu aux camps de la mort. En le citant, je ne fais aucune comparaison directe entre les tentatives visant à empêcher la construction d’un centre religieux musulman dans le centre de Manhattan et le cauchemar inimaginable de la Shoah. Une telle comparaison est ridicule - du moins, à ce jour.<br /><br />Mais Niemöller n’avait pas mis en garde contre l’Holocauste, il a donné l’alerte contre la volonté d’une société apparemment rationnelle de fermer les yeux sur l’hostilité progressivement attisée à l’encontre d’un groupe ethnique ou religieux, l’alerte contre la création d’une peur collective et d’une haine nationaliste, l’alerte de cet instant où la nécessité d’une purge dépasse la désignation de boucs émissaires classiques, lorsque de nouvelles victimes sont nécessaires parce que le pays a commencé à s’aventurer sur le terrain hideux de la haine - magnifiée, amplifiée et multipliée par les politiciens et les fanatiques, au sein du gouvernement comme en dehors.<br /><br />Martin Niemöller n’a pas mis en garde contre l’Holocauste. Il a donné l’alerte quant aux milles marches menant à un holocauste. Si nous sommes seulement à la première de ces étapes, à nouveau aujourd’hui, c’est déjà un pas trop près.<br /><br />Pourtant, dans un pays attaché à la liberté, des forces se sont réunies pour saboter au-delà de toute mesure la construction d’un centre communautaire mineur ; pour le transformer en un terrain d’entraînement des terroristes, en une insulte aux victimes du 11-Septembre, en un hommage à la domination musulmane de l’Occident médiéval.<br /><br />Il n’y a pas de terrain d’entraînement pour les terroristes. Il n’y a pas d’insulte aux victimes du 11-Septembre. Il n’y a aucun hommage à la domination musulmane de l’Occident médiéval. Il n’y a, en réalité, pas de "mosquée de Ground Zero".<br /><br />Ce n’est pas une mosquée. Une mosquée, techniquement, est un lieu saint musulman dans lequel seul le culte peut être effectué. Ce qui est prévu pour 45 Park Place, New York, est un Centre communautaire. Il est supposé inclure un terrain de basket et une école de cuisine. Il y aura 13 étages et les deux derniers seront occupés par un espace de prière musulman.<br /><br />Quel chaudron du terrorisme cela sera, n’est-ce pas ? Des terroristes cuistots et des terroristes meneurs de terrain. A vrai dire, ceux qui utiliseront le centre ont plus à craindre de nous que nous d’eux. Car il y a déjà eu du terrorisme lié à une mosquée. Dans ce pays. Cette année.<br /><br />10 mai. Jacksonville, en Floride. Une bombe artisanale au Centre islamique du nord-est de la Floride. Le FBI pense que l’homme dans cette vidéo de surveillance pourrait être l’artificier. La bombe a explosé pendant la prière du soir et elle a été assez puissante pour envoyer des éclats à des dizaines de mètres. Heureusement, l’artificier ne savait pas où la placer et les 60 fidèles musulmans n’ont pas été blessés. S’il l’avait mise à l’intérieur, et non au dehors, ils seraient morts et vous auriez probablement entendu parler de cela aux nouvelles. Ou peut-être pas.<br /><br />Peut-être que ceux qui exploitent le 45 Park Place voudraient encore serrer les poings et décrier le terrorisme d’extrémistes qui se trouvent être des Musulmans, et ne jamais pour autant affronter la vérité honteuse à propos de notre pays. Comme le montre l’attentat de la mosquée de Jacksonville, depuis le 11-Septembre, les Musulmans ont connu davantage que les non-Musulmans le risque d’être victimes du terrorisme aux États-Unis.<br /><br />Mais revenons à ce Centre Islamique. Son nom, La Maison de Cordoue, n’est pas un hommage à la conquête musulmane de l’Espagne médiévale. Newt Gingrich (ancien président républicain de la chambre des représentants et théoricien de la « révolution conservatrice », NDLR) a affirmé cette absurdité selon laquelle Cordoue est le sifflet musulman pour chien exprimant un "triomphalisme" : « Elle se réfère à Cordoue, en Espagne - la capitale des conquérants musulmans qui symbolisait leur victoire sur les Espagnols chrétiens par la transformation d’une église en troisième plus grande mosquée au monde. Aujourd’hui , certains des bailleurs de fonds prétendent que le terme est utilisé pour "symboliser la coopération interconfessionnelle", alors qu’en fait, tous les islamistes dans le monde entier reconnaissent Cordoue comme un symbole de la conquête islamique ».<br /><br />Ces « conquérants musulmans » sont le fruit de l’imagination sordide de Gingrich. En Espagne, à Cordoue, bien que les Musulmans aient établi une société multiculturelle et des institutions non-confessionnelles destinées au savoir, ils ont été constamment attaqués par les armées chrétiennes ainsi que par une série de guerres civiles internes. Les Musulmans ont perdu Cordoue et l’église chrétienne, transformée « en troisième plus grande mosquée au monde » ? Elle est devenue une cathédrale chrétienne au 13ème siècle. Et elle l’est restée depuis.<br /><br />Et n’y-a-t-il pas de prolongement logique aux conclusions de M. Gingrich à propos de Cordoue et du "triomphalisme" ? Virtuellement, presque toutes les églises, toutes les synagogues, toutes les mosquées construites sur ce continent se tiennent là où un Amérindien à vécu, ou est mort, ou a été enterré, ou a vu son monde - y compris ses religions - anéanti. Par nous.<br /><br />Qu’est-ce que nous sommes, alors, M. Gingrich ? Et, au passage, une remarque que M. Gingrich n’a même pas murmuré alors qu’il a crié au feu dans un théâtre bondé : lorsque les implications historiques de Cordoue ont été présentées aux bailleurs du projet, le promoteur immobilier, Sharif Gamal, a changé sa dénomination. Ce faisant, il se sont déjà compromis.<br /><br />« Nous le dénommons Park 51 en raison de la réaction au nom de la Maison de Cordoue, a-t-il déclaré au Financial Times. « Ce sera un lieu ouvert à tous les New-Yorkais, et c’est une appellation.très new-yorkaise ».<br /><br />Une appellation très new-yorkaise. Comme "Ground Zero". Sauf que ce lieu, Park 51, n’est même pas à Ground Zero. Même pas "juste à l’autre bout de la rue". La description du bâtiment, le situant à deux blocs, est excessive.<br /><br />Il est situé à deux pâtés de maisons du coin nord-est du site du World Trade Center. Depuis l’emplacement prévu pour le mémorial du 11-Septembre, ce serait plutôt à quatre ou cinq blocs. Vous savez ce qu’il y a, juste dans la rue ? J’y suis allé hier pour rafraîchir mon souvenir du World Trade Center, dans lequel j’ai travaillé voilà près de 30 ans.<br /><br />À Church et Veezy, rues si étroites que les barbelés de Ground Zero obscurcissent sa flèche ? Là se trouve la chapelle Saint-Paul. Ici, depuis 1766, quand Washington est y allé le jour de son inauguration, là où les premiers secouristes sont venus se réfugier il y a neuf ans. Vous savez ce qui est aussi plus proche de Ground Zero que le centre de la communauté musulmane ? L’église Saint-Pierre, dans les rues Church et Barclay. Comme un panneau l’indique, "la plus ancienne paroisse catholique de New York".<br /><br />Les gens entendent "mosquée de Ground Zero" et ils pensent à La Mecque dans la cour arrière, à l’appel bruyant à la prière et ils en prennent ombrage. « Nous avons pas plus de quelques centimètres de la peau et des morceaux d’os. Ground Zero est le lieu de sépulture de mon fils », a déclaré Joyce Boland à l’audience publique consacrée à ce centre. « Je ne veux pas aller là-bas et voir une mosquée écrasante me surplomber ».<br /><br />J’ai du respect pour sa douleur, et sa peur, mais Mme Boland n’a rien à craindre. A moins qu’elle ne marche directement vers le bâtiment, elle ne le verra jamais. Ce que vous voyez montre l’endroit où le centre sera. Un autre immeuble quelconque à l’autre bout de la rue. Ce bâtiment et d’autres comme lui bloqueront la vue du Trade Center ainsi que la vue depuis le Trade Center.<br /><br />Le Centre communautaire sera tiendra certainement sur le côté nord de Park Place, mais au milieu des "canyons" de Manhattan, ce sera juste un bâtiment particulier que vous pourriez apercevoir si vous vous baladez dans une rue latérale à proximité du Trade Center. Vous savez ce que vous pouvez y voir maintenant ? Ceci. L’usine de manteaux de Burlington, abandonnée depuis 2001, lorsque le train d’atterrissage de l’un des avions est tombé de 90 étages et a traversé le toit. Pendant neuf ans, personne n’a voulu acheter ce bâtiment, juste pour le démolir et en construire un nouveau.<br /><br />Il s’est vendu pour 4 850 000 $. À New York, vu le prix de l’immobilier, c’est de la petite monnaie. Et vous savez pourquoi ? Parce que - allez marcher autour de Ground Zero n’importe quel jour de la semaine et c’est bondé de touristes ainsi que de nos pèlerins à nous. Mais allez marcher deux ou trois pâtés de maisons plus loin, et ce n’est pas bondé. Pas bondé du tout.<br /><br />Magasins vides. Fenêtres ouvertes. Neuf ans plus tard, à deux, trois pâtés de maisons plus loin de la scène du drame, c’est une ville fantôme. Quelle était déjà cette parole gouvernementale selon laquelle il ne faut pas se mettre en travers de l’entreprise privée ? Qu’en est-il d’avoir laissé le secteur privé créer des emplois nouveaux dans les zones sinistrées ?<br /><br />Oh, et à propos de l’Iraq ? Pourquoi sommes-nous allés en Iraq, au fait ? Je ne parle pas des véritables raisons ou de l’aveuglement vengeur qui a permis de fabriquer la fraude d’une connexion inexistante entre l’Iraq et le 11-Septembre. L’explication officielle, je veux dire. Il s’agissait de libérer le monde, et surtout les citoyens de l’Iraq, de la tyrannie de Saddam Hussein. C’est l’argument des défenseurs de l’invasion de l’Iraq, encore à cette heure. Eh bien, qui vit en Iraq ? Des Musulmans.<br /><br />Je déteste révéler cela à quiconque de droite ne le savait pas, mais quand on dit qu’en Iraq, il y a 65% de Sunnites et 32 % de Chiites, vous savez que Chiites et Sunnites sont deux courants de la religion musulmane, n’est-ce pas ?<br /><br />Nous avons sacrifié 4415 de nos militaires en Iraq pour sauver les Musulmans, et il y a des milliers d’entre nous encore là-bas, ce soir, pour protéger les Musulmans, mais nous ne voulons pas que les Musulmans puissent ouvrir un espace combinant une école de cuisine et un lieu de prière à Manhattan ?…<br /><br />Depuis le début de cette nation, nous avons combattu les préjugés et l’intolérance religieuse et notre plus grand ennemi : la bêtise, exploitée par des politiciens avides. Il y a tout juste 50 ans, des Américains ont, publiquement et de toute urgence, mis en garde leurs compatriotes de ne pas soutenir un candidat à la présidence parce qu’il était un catholique romain. Il se plierait à la volonté, non du peuple américain, mais du pape. Il serait un papiste. Il serait l’agent d’un État étranger. Son nom était John Fitzgerald Kennedy.<br /><br />Malgré la noblesse de nos fondamentaux et les efforts inlassables de toutes les précédentes générations, il y a toujours eu ceux qui sacrifieraient avec plaisir nos principes, nos libertés pour parer à la dernière menace, aux derniers redoutables envahisseurs. Et une fois de plus, à 45 Park Place, on nous dit de vendre nos droits acquis dès la naissance pour nourrir la xénophobie, la vengeance et la loi de la jungle.<br /><br />Les terroristes qui ont détruit les bâtiments -à partir desquels vous ne pouviez voir 45 Park Place que comme un point sur un terrain vide- ont voulu nous forcer à changer notre pays, pour devenir plus semblables à ceux qu’ils connaissaient. Quelle meilleure façon, n’est-ce pas, d’honorer les morts du World Trade Center que d’accomplir le laborieux dessein des terroristes ? Pensez-vous vraiment que 45 Park Place soit la fin de toute l’affaire ?<br /><br />Le moment où cette trahison monstrueuse de notre Amérique a gagné du terrain, l’objectif suivant a été dévoilé. « Aucun permis de construire de plus pour les mosquées dans ce pays », a braillé un homme de l’"Association des familles américaines"- quel euphémisme. Bien sûr, dit-il, peut-être le permis pourrait-il être accordé si<br />je cite- le groupe des fidèles « était prêt à renoncer publiquement au Coran ».<br /><br />"Ils sont venus d’abord pour les permis de construire"...<br /><br />Mais revenons au centre-ville. Est-ce le nom de "Masjid-Manhattan" vous dit quelque chose ? Permettez-moi de vous emmener, en conclusion, au 20 Warren Street, dans la ville de New York. Pas grand-chose à voir. A part une porte ouverte, la distinguant des grillages aux alentours.<br /><br />Cela, et un panneau jaune : "Entrée du centre islamique". C’est dans le sous-sol. C’est un lieu de culte musulman, Masjid-Manhattan. Il a perdu son bail dans un bâtiment plus grand, en bas de la rue, voilà deux ans. La nouvelle installation est si petite que seuls 20% de fidèles peuvent l’utiliser en même temps. Mais Masjid-Manhattan a ouvert au début de 1970. Quatre pâtés de maisons plus loin, le World Trade Center a ouvert, en décembre 1970.<br /><br />L’endroit, comme contre-point réel de la paranoïa contenue dans l’expression "mosquée de Ground Zero", est opérationnel, préalablement à l’existence du World Trade Center et depuis sa destruction voilà neuf ans.<br /><br />Opérationnel, sans controverse, sans incident, sans terrorisme, sans protestation.<br /><br />Parce que c’est cela, l’Amérique, bordel !<br /><br />Et, en Amérique, quand quelqu’un en veux à votre voisin, ou à sa Bible, ou à sa Torah, ou à son manifeste athée, ou à son Coran, vous et moi, nous faisons ce que nos pères ont fait, ainsi que nos grands-mères et nos Pères fondateurs ! Vous et moi, nous élevons la voix !<br /><br />Bonne nuit et bonne chance.]]>
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   <pubDate>Wed, 18 Aug 2010 19:28:35 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis :     Des enregistrements d&amp;#039;interrogatoires...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 18 Aug 2010 à 16:07<br /><br /><div id="hn-line" align="center"><font size="4"><strong>Des enregistrements d'interrogatoires découverts sous une table de la CIA</strong></font></div><p align="justify">De Adam Goldman et Matt Apuzzo (CP)</p><div>WASHINGTON — Des enregistrements découverts par hasard montrant des interrogatoires menés sur Ramzi Binalshibh pourraient bien jouer en faveur de ce comploteur avoué dans les attentats du 11 septembre.</div><p align="justify">Découverts en 2007 dans une boîte placée sous un bureau d'un agent de la CIA, ces enregistrements, deux bandes vidéo et une bande audio, pourraient révéler comment certains pays ont aidé les États-Unis à détenir et interroger des suspects.</p><p align="justify">Mais ils pourraient également nuire aux efforts des autorités américaines pour poursuivre Ramzi Binalshibh, décrit comme l'un des principaux complices dans les attaques du 11 septembre 2001.</p><p align="justify">Ces bandes montrent les interrogatoires menés, en 2002, auprès de Binalshibh dans une prison marocaine qui était utilisée par la CIA, ont révélé, sous le couvert de l'anonymat, plusieurs représentants et ex-représentants américains à l'Associated Press.</p><p align="justify">S'ils étaient présentés durant un éventuel procès du comploteur, ces enregistrements pourraient éclaircir le rôle du Maroc dans un programme de contre-terrorisme connu sous le nom de Greystone. Ce programme a permis à la CIA de détenir des terroristes dans des prisons secrètes et de les transférer vers des prisons d'autres pays.</p><p align="justify">Ces bandes pourraient également permettre de connaître l'état de la santé mentale de Ramzi Binalshibh durant les premiers mois de son emprisonnement.</p><p align="justify">Dans des documents soumis en cour, des avocats de la défense ont demandé les dossiers médicaux de Binalshibh pour vérifier si la santé mentale de leur client s'était altérée pendant qu'il était sous la garde de la CIA.</p><p align="justify">Arrêté en 2002, à Karachi, au Pakistan, Binalshibh a été détenu en Afghanistan, au Maroc et en Pologne avant d'être retourné au Maroc, en juin 2003. Quelques mois plus tard, il était emprisonné à Guantanamo Bay, avant d'être envoyé au Maroc, puis en Roumanie, durant l'automne de 2004. En septembre 2006, Ramzi Binalshibh retournait à Guantanamo Bay.</p><p align="justify">Depuis, l'homme affiche un comportement jugé erratique. Il est traité contre la schizophrénie à l'aide d'un puissant mélange de médicaments antipsychotiques.</p><p align="justify">Binalshibh, âgé de 38 ans, souffre d'illusions sensorielles, se plaint que la CIA secoue son lit et sa cellule et se gratte de façon compulsive, indiquent des documents soumis en cour.</p><p align="justify">Mais neuf ans après la capture de Ramzi Binalshibh, rien ne permet d'augurer à quel moment lui et tous les autres terroristes avoués dans les attaques du 11 septembre 2001 seront finalement traduits en justice.</p><div align="justify"><a href="http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5hFFID94dTMhqPt_-5wUpLk-M7GTw" target="_blank">Source</a><br><br><p style="text-align: center;"><img src="http://www.rebeli&#111;n.org/imagenes/p_20_08_2010.jpg" border="1" /></p><br><hr style="width: 100%; height: 2px;"><a href="http://www.cubadebate.cu/noticias/2010/08/19/eeuu-sigue-reteniendo-a-prisi&#111;nero-de-guantanamo-cuya-liberaci&#111;n-fue-autorizada-en-2004/" target="_blank">Les Etats-Unis retiennent toujours un prisonnier à Guantanamo, Adan Abdul Latif, alors que sa libération a été autorisée depuis 2004</a><br><br><div style="text-align: center;"><img src="http://www.rebeli&#111;n.org/imagenes/p_21_08_2010.jpg" border="0" alt="http://www.rebeli&#111;n.org/imagenes/p_21_08_2010.jpg" /><br></div></div><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 21 Aug 2010 à 17:25</span>]]>
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   <pubDate>Wed, 18 Aug 2010 16:07:35 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : A quoi ressemble un empire qui...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 17 Aug 2010 à 14:42<br /><br /><H1 align=center><a href="http://www.legrandsoir.info/A-quoi-ressemble-un-empire-qui-s-ecroule-Sal&#111;n-com.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>A quoi ressemble un empire qui s’écroule&nbsp;? (Salon.com)</strong></FONT></A></H1><DIV>&nbsp;</DIV><DIV>&nbsp;</DIV><DIV align=center><a href="http://www.trincherapatriota.com.ve/2010/08/la-super-estable-ec&#111;nomia-gringa.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>La Super "estable" economía Gringa</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: center; CLEAR: both" =separator align=center><a href="http://3.bp.blogspot.com/_ZhuBFdHICnw/THbOKKRajGI/AAAAAAAAAtA/bgMi4eQja6Q/s1600/La+Super+estable+ec&#111;nom%C3%ADa+Gringa.jpg" target="_blank"><img src="http://3.bp.blogspot.com/_ZhuBFdHICnw/THbOKKRajGI/AAAAAAAAAtA/bgMi4eQja6Q/s400/La+Super+estable+ec&#111;nom%C3%ADa+Gringa.jpg" height="400" width="347" border="0" /></A></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH138/art&#111;n11262-4e90e.jpg" height="138" width="250" border="0" align="left" /> </DIV><DIV align=justify>Glenn GREENWALD</DIV><P align=justify>Alors que nous entrons dans la neuvième année de guerre en Afghanistan avec une présence militaire renforcée, que notre occupation de l’Irak se poursuit indéfiniment et que nous continuons de faire croitre sans fin un Etat de Surveillance, des données nous parviennent de la Commission du Déficit qui travaille d’arrache-pied pour trouver des moyens d’économiser sur la Sécurité Sociale, l’Assurance Santé et même de <a href="http://tpmdc.talkingpointsmemo.com/2010/08/source-debt-commissi&#111;n-fights-over-freezing-military-pay-slashing-benefits.php" target="_blank"><FONT color=#ff9900>geler les salaires dans l’armée</FONT></A>. Mais un <a href="http://www.nytimes.com/2010/08/07/us/07cutbacksWEB.html?hp" target="_blank"><FONT color=#ff9900>nouvel article du <I>New York Times</I></FONT></A> publié aujourd’hui nous offre une parfaite illustration de ce à quoi ressemble un empire qui s’écroule, en décrivant quelques unes des coupes budgétaires que les villes à travers le pays sont obligées de faire. Voici quelques exemples&nbsp;:</P><BLOCKQUOTE><P align=justify>- De nombreux entreprises et gouvernements ont licencié des travailleurs cette année, mais l’état de Hawai est allé encore plus loin – il s’est débarrassé de ses élèves. Les écoles publiques à travers l’état ont fermé 17 vendredi dans l’année au cours de l’année scolaire écoulée pour faire des économies, imposant ainsi aux élèves la plus courte année scolaire du pays. </P><P align=justify>- De nombreux systèmes de transports publics ont réduit leurs services pour pouvoir joindre les deux bouts, mais le comté de Clayton, une banlieue d’Atlanta, a décidé de réduire aux maximum et fermer purement et simplement la totalité de son réseau d’autobus. Les derniers autobus ont roulé le 31 mars, et laissé à l’abandon leurs 8400 usagers quotidiens.</P><P align=justify>- Même la sécurité publique n’a pas échappé aux coupes sombres. A Colorado Springs, la réduction de coûts restera littéralement dans les mémoires comme une période noire&nbsp;: la ville a éteint un tiers des 24.512 lampadaires pour faire des économies d’électricité, tout en réduisant le nombre de policiers et vendant aux enchères les hélicoptères de la police.</P></BLOCKQUOTE><P align=justify>L’article est accompagné de quelques jolies photos, dont une qui montre à quoi ressemble une rue sombre de Colorado lorsqu’on n’a pas les moyens de payer des lampadaires. Lisez l’article pour saisir toute l’étendue de la misère. Pendant ce temps, l’infime minorité des plus riches – ceux qui sont les premiers responsables de ces problèmes – <a href="http://modeledbehavior.com/2010/07/22/income-inequality-a-deeper-look/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>continue de prospérer</FONT></A>. Rappelons-nous ce que l’ancien économiste en Chef du FMI Simon Johnson <a href="http://www.theatlantic.com/magazine/archive/2009/05/the-quiet-coup/7364/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>a déclaré l’année dernière au (journal) <I>The Atlantic</I></FONT></A> au sujet des pays sous-développés et en voie de développement lorsqu’une crise financière provoquée par les élites se produit&nbsp;:</P><BLOCKQUOTE><P align=justify>Cependant, faire payer les oligarchies est rarement la stratégie choisie par les gouvernements des pays en voie de développement. C’est même le contraire&nbsp;: aux marges de la crise, les oligarques sont généralement les premiers à obtenir plus d’aides de la part du gouvernement, comme un accès préférentiel aux devises ou peut-être une bonne petite avantage fiscale, ou même – voici un grand classique de sauvetage économique à la manière soviétique – la prise en charge des dettes privées par le gouvernement. En période de crise, la générosité envers de vieux amis peut prendre de nombreuses formes innovantes. Pendant ce temps, puisqu’il faut bien faire payer quelqu’un, la plupart des gouvernements des pays en voie de développement s’en prennent d’abord au travailleur lambda – du moins tant que les émeutes ne se répandent pas trop. </P></BLOCKQUOTE><P align=justify>La véritable question est de savoir si les Américains sont trop apathiques et conditionnés à la soumission pour qu’une telle chose puisse arriver.</P><P align=justify>Cet <a href="http://&#111;nline.wsj.com/article/SB10001424052748704913304575370950363737746.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>article du <I>Wall Street Journal</I> du mois dernier</FONT></A> mérite aussi notre attention, avec un sous-titre qui annonce&nbsp;: «&nbsp;<I>Retour à l’Age de Pierre</I>&nbsp;», et qui décrit comment «&nbsp;<I>des routes goudronnées, ces symboles de la réussite Américaine, sont à présent remplacées partout dans les campagnes à travers le pays par des routes de gravier ou d’autres matériaux rugueux tandis que les comtés luttent contre des budgets serrés et une fonte des subventions de l’état et fédérales.</I>&nbsp;» L’état de l’Utah pense sérieusement à <a href="http://articles.latimes.com/2010/feb/15/nati&#111;n/la-na-utah-school15-2010feb15" target="_blank"><FONT color=#ff9900>supprimer la classe de 12ème</FONT></A> (<I>pour les tranches d’age 17-18 ans – NdT</I>) ou la rendre facultative. Et il a été <a href="http://www.philly.com/philly/news/new_jersey/20100806_Camden_preparing_to_close_library_system.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>annoncé cette semaine</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>que «&nbsp;<I>Camden (New Jersey) se prépare à fermer définitivement son réseau de bibliothèques municipales d’ici la fin de l’année. Ses habitants feront ainsi partie des rares citoyens du pays à ne plus pouvoir emprunter gratuitement un livre.</I>&nbsp;»</P><P align=justify>Peut-on douter qu’à partir du moment où une société est incapable de s’offrir des écoles, des transports publics, des routes goudronnées, des bibliothèques et des lampadaires – ou à partir du moment du moment où elle choisit de ne pas le faire pour pouvoir <a href="http://www.cbsnews.com/stories/2009/12/01/politics/main5846260.shtml" target="_blank"><FONT color=#ff9900>poursuivre</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>ses <a href="http://www.mcclatchydc.com/2010/07/21/97915/state-dept-planning-to-field-a.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>visées impérialistes</FONT></A> et la maintenance d’un vaste<a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/" target="_blank"><FONT color=#ff9900> Etat de Surveillance</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>(*) et de <a href="http://www.sal&#111;n.com/news/opini&#111;n/glenn_greenwald/2010/01/26/defense" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Sécurité Nationale</FONT></A> – que cela pose un grave problème, que les choses ont vraiment mal tourné, que l’effondrement de l’empire, par définition, est inévitable et imminent&nbsp;?</P><P align=justify>(…)</P><P align=justify>Glenn Greenwald</P><P align=justify>SOURCE&nbsp;:<BR><a href="http://www.sal&#111;n.com/news/opini&#111;n/glenn_greenwald/2010/08/06/collapse" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.salon.com/news/opinion/g...</FONT></A></P><P align=justify><I>Traduction VD pour le Grand Soir</I></P><P align=justify>(*) voir traduction ici <BR>Top Secret America&nbsp;: le nerf de la guerre vu par le Washington Post (1/2)<BR><a href="http://www.legrandsoir.info/Top-Secret-America-le-nerf-de-la-guerre-vu-par-le-Washingt&#111;n-Post-1-2.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.legrandsoir.info/Top-Sec...</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>et<BR>Top Secret America&nbsp;: Le voisinage des Services Secrets<BR><a href="http://www.legrandsoir.info/Top-Secret-America-Le-voisinage-des-Services-Secrets.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.legrandsoir.info/Top-Sec...</FONT></A></P><P style="TEXT-ALIGN: center"><a href="http://www.legrandsoir.info/Top-Secret-America-Le-voisinage-des-Services-Secrets.html" target="_blank"><img src="http://www.juventudrebelde.cu/file/img/caricaturas/2010/08/7863-caricaturas-g.jpg" border="0" alt="http://www.juventudrebelde.cu/file/img/caricaturas/2010/08/7863-caricaturas-g.jpg" /></A></P><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 28 Aug 2010 à 00:23</span>]]>
   </description>
   <pubDate>Tue, 17 Aug 2010 14:42:07 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis :        Le Salvador condamne...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37885#37885</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 14 Aug 2010 à 22:31<br /><br /><div align="justify"><t><t><t><t><t></t></t></t></t></t><t></t><table width="100%" border="0" cellpadding="4" cellspacing="0"><t><tr><td width="23%"><p align="center"><font color="#ffffff" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><strong><b>Le Salvador condamne le projet de loi anti-immigrant de la Floride </b></strong></font></p></td></tr><tr><td><p align="justify"><font color="#ffffff">&nbsp;</font></p><p align="justify"><font color="#ffffff" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">San Salvador, 14 août, (RHC)--. Hugo Martinez, ministre salvadorien des Affaires étrangères, s’est prononcé à San Salvador contre le projet de loi anti-immigrant présenté au parlement de la Floride, qu’il considère encore plus agressif que celui qui a été finalement adopté dans l’Arizona.</font></p><p align="justify"><font color="#ffffff" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Hugo Martinez a déploré l’intention de mêler les calculs électoraux à un sujet aussi sensible que la pénalisation des sans papiers. </font></p><p align="justify"><font color="#ffffff" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Il a confirmé la position du Salvador en faveur d’une réforme migratoire intégrale et il a appelé Washington à faire valoir la compétence des autorités fédérales. </font></p><p align="justify"><font color="#ffffff" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Le projet de loi anti-immigrant de la Floride prévoit plus de sanctions contre les sans papiers que celui de l’Arizona. En effet, il établit des sanctions même pour les propriétaires ayant loué des logements à des sans papiers. <br></font></p><font color="#ffffff" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"></font></td></tr></t></table></div><div align="justify"><a href="http://www.radiohc.cu/frances/a_noticiasdelmundo/agosto/14/mundo4.htm" target="_blank">Source</a></div><div align="justify"><p align="center"><b><font face="Georgia" size="5">Operan leyes racistas como la de Arizona en 494 jurisdicciones de Estados Unidos </font></b></p><p><font face="Georgia">NUEVA YORK, 15 de agosto.— Al menos en 494 jurisdicciones en Estados Unidos operan programas similares a la racista ley SB1070 de Arizona, que violan derechos civiles al promover la detención de individuos solamente por su perfil racial, informó Notimex.</font></p><p><font face="Georgia">Los programas, conocidos como Comunidades Seguras (Secure Communities) y creados por la Oficina de Migración y Aduanas (ICE, por sus siglas en inglés), escapan del escrutinio público, debido a que operan a nivel local.</font></p><p><font face="Georgia">El objetivo del programa es identificar entre los inmigrantes en Estados Unidos a aquellos que representen una "alta amenaza" a la seguridad nacional y deportarlos a sus países de origen.</font></p><p><font face="Georgia">Sin embargo, una serie de documentos oficiales de ICE, obtenidos mediante una solicitud de acceso a información pública (FOIA, por sus siglas en inglés) y dados a conocer por organismos no gubernamentales, sugiere que muchos de los inmigrantes deportados no tienen antecedentes criminales y que son detenidos solo por su perfil racial.</font></p></div><div align="justify"><a href="http://www.granma.cu/espanol/internaci&#111;nal/16agosto-operan.html" target="_blank">Source</a></div><div align="justify">&nbsp;</div><p align="center"><img src="http://www.telesurtv.net/multimedia/imagenes/caricatura/ICG1034_598.jpg" height="637" width="409" border="0" /></p><p align="center"><img src="http://www.telesurtv.net/multimedia/imagenes/caricatura/ICG1031_438.jpg" height="462" width="564" border="0" /></p><p align="center"><img src="http://www.telesurtv.net/multimedia/imagenes/caricatura/ICG1032_590.jpg" height="637" width="515" border="0" /></p><br><h1 style="text-align: center;">Un nuage de pétrole embarrasse Barack Obama</h1><div style="text-align: justify;">	  		  		  		  	  	  	  	</div><p style="text-align: justify;">Des océanographes ont scientifiquement établi l'existence dans les profondeurs du golfe du Mexique d'un vaste panache d'hydrocarbures provenant du puits exploité par BP, dont la lente biodégration peut présenter un risque pour l'écosystème.</p><div style="text-align: justify;">	  	</div><p style="text-align: justify;">Selon une étude parue dans la revue américaine Science datée du 20 août, un immense nuage de pétrole et de diverses matières toxiques voguerait dans les eaux du Golfe du Mexique. «&nbsp;En juin, nous avons détecté le panache se déplaçant lentement (O,27 kmh) au sud-ouest de l'endroit où se trouvait la plate-forme qui a explosé&nbsp;», précise Richard Camilli, chef de l'expédition scientifique et principal auteur l’étude.</p><div style="text-align: justify;"></div><p style="text-align: justify;">«&nbsp;Non seulement nous avons démontré qu'il existe bien un panache de pétrole dans le golfe du Mexique, mais nous avons également déterminé son origine et sa composition&nbsp;», a souligné ce chercheur, un des responsables du Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI), plus grand institut mondial privé d'études océanographiques à but non-lucratif.</p><div style="text-align: justify;"></div><p style="text-align: justify;">Ce pétrole provient bien de la marée noire ayant résulté de l'explosion le 20 avril de la plate-forme de BP Deepwater Horizon, et non de suintements naturels. Il s’étendrait sur au moins 35 km à plus de 900 mètres de profondeur et mesurerait 1,9 km de largeur sur près de 200 mètres de hauteur, ont estimé ces océanographes lors de cette expédition scientifique à bord d'un navire spécialement équipé.</p><div style="text-align: justify;"></div><p style="text-align: justify;">Le panache ne serait pas formé de «&nbsp;pétrole pur&nbsp;». Les échantillons prélevés contenaient de nombreux composants pétroliers toxiques. Les analyses chromatographiques d'échantillons faites en juin ont relevé la présence de benzène, de toluène (un dissolvant), d'éthylbenzène et de xylène, des substances toxiques. Mais on ne sait pas pour autant si le risque présenté pour l'écosystème océanique est important car «&nbsp;nous n'avons pas déterminé la toxicité&nbsp;» du nuage pour le moment, a expliqué Christopher Reddy, un géochimiste marin de l'équipe de recherche.</p><div style="text-align: justify;"></div><p style="text-align: justify;">La coopération de BP pour mieux évaluer la situation est malheureusement plus qu’incertaine. Transocean, leader mondial du forage pétrolier en haute mer, éprouve en ce moment même les pires difficultés pour obtenir des informations de BP. «&nbsp;BP continue à montrer son manque de volonté, si ce n'est son refus clair et net, de fournir la moindre information sur Transocean&nbsp;», dénoncent les avocats de la firme dans une lettre adressée aux parlementaires et au secrétaire américain de l'Energie, Stephen Chu. «&nbsp;Il semble que BP fasse de la rétention de preuves pour tenter d'empêcher toute entité autre qu'elle-même d'enquêter sur la cause de l'accident du 20 avril&nbsp;».</p><div style="text-align: justify;"></div><p style="text-align: justify;">Selon les chercheurs de la WHOI, étant donnée l'étendue de la masse du «&nbsp;nuage&nbsp;» sous-marin d'hydrocarbures diffus et sa biodégradation assez lente, celui-ci pourrait «&nbsp;subsister dans l'océan plus longtemps qu'on ne le pensait&nbsp;». «&nbsp;Nombre d'experts ont tablé sur une biodégradation rapide des hydrocarbures &#091;mais&#093; ce n'est pas ce que nous avons observé&nbsp;», a relevé Richard Camilli.</p><div style="text-align: justify;"></div><p style="text-align: justify;"><strong>Le gouvernement américain en mauvaise posture</strong></p><div style="text-align: justify;"></div><p style="text-align: justify;">Des océanographes de l'Université de Georgie ont publié mardi un rapport remettant en cause l'estimation de l’agence fédérale NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) sur laquelle communique l’administration Obama. Ils jugent que près de 79% des hydrocarbures se trouvent encore dans l'océan, à différents degrés de dégradation, et font valoir que la plus grande partie de ce pétrole se trouve encore dans les profondeurs de l'océan, où le processus de dégradation est plus lent.</p><div style="text-align: justify;"></div><p style="text-align: justify;">Or la Maison Blanche a annoncé le 4 août une estimation selon laquelle 74% du pétrole déversé dans le golfe du Mexique avaient été soit récupérés, soit brûlés, soit dispersés chimiquement ou naturellement. Une présentation bien optimiste donc. C’est l’accusation portée par certains membres mêmes du camp démocrate, parmi lesquels Ed Markey, président de la sous-commission de l'Energie et de l'Environnement de la Chambre des représentants. «&nbsp;Je pense que &#091;le rapport de l’administration Obama&#093; donne aux gens une impression de confiance trompeuse&nbsp;», a-t-il déclaré lors d'une audition.&nbsp;«&nbsp;Les gens veulent savoir si tout va bien et ce rapport et la façon dont il est présenté donnent une idée erronée de la situation dans le golfe du Mexique&nbsp;», a-t-il dit jeudi, en s'adressant à Bill Lehr, responsable scientifique de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), qui a produit cette évaluation.</p><div style="text-align: justify;"></div><p style="text-align: justify;">Le même jour, le ministre mexicain de l'Environnement annoncaient la réalisation conjointe par les gouvernements des Etats-Unis et du Mexique d’une «&nbsp;première évaluation de l'impact environnemental dans le Golfe du Mexique&nbsp;» de la marée noire émanant du puits de BP. «&nbsp;Nous avons un accord politique avec le gouvernement des Etats-Unis (...) sur la façon de réaliser historiquement la première évaluation d'impact environnemental dans le Golfe du Mexique&nbsp;», a déclaré le ministre, Juan Rafael Elvira. Les autorités des deux pays se rencontreront fin septembre pour préparer cette étude.</p><div style="text-align: justify;"></div><p style="text-align: justify;">En attendant, cette nouvelle péripétie pourrait affaiblir Barack Obama, déjà très en difficulté à la veille des élections de mi-mandat, qui se dérouleront en novembre aux Etats-Unis. Chômage au plus haut depuis 9 mois, prévisions économiques maussades, réforme du système de santé contestée, propagation de l’idée d’un Obama musulman (18% des américains en sont persuadés) et né à l’étranger (25%), prise de position risquée quant à la construction d’une mosquée à Ground Zero, les républicains qui titillent le couteau dans la plaie,… La cote de confiance du président américain est désormais tombée sous les 40%. Même si l’on connaît des chefs d’Etat qui seraient heureux d’approcher les 40%, c’est peu.</p><div style="text-align: justify;"><br><a href="http://humanite.fr/20_08_2010-un-nuage-de-p%C3%A9trole-embarrasse-barack-obama-451786" target="_blank">Source</a><br><br><div style="text-align: center;"><img src="http://a33.idata.over-blog.com/337x499/2/57/52/12/fidel/cuba2/Cuba-4/cuba-5/Cuba-6/jesus-sur-les-eaux.jpg" border="0" alt="http://a33.idata.over-blog.com/337x499/2/57/52/12/fidel/cuba2/Cuba-4/cuba-5/Cuba-6/jesus-sur-les-eaux.jpg" /><br></div></div><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 20 Aug 2010 à 23:12</span>]]>
   </description>
   <pubDate>Sat, 14 Aug 2010 22:31:36 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : 30.000 Am&#233;ricains r&#233;duits &#224; se...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37866#37866</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 13 Aug 2010 à 21:32<br /><br /><H3 =entry-title align=center><a href="http://socio13.wordpress.com/2010/08/13/30-000-americains-reduits-a-se-battre-pour-des-hlm/" target="_blank"><FONT size=4><strong>30.000 Américains réduits à se battre pour des&nbsp;HLM</strong></FONT></A><SMALL =entry-><BR></H3></SMALL><!-- .entry- --><!-- .entry- --><P =snap_preview align=justify><a href="http://socio13.files.wordpress.com/2010/08/c39bf1fc-a62a-11df-b11b-f4fdf8cd61391.jpg" target="_blank"></A></P><P =snap_preview align=center><img src="http://socio13.files.wordpress.com/2010/08/c39bf1fc-a62a-11df-b11b-f4fdf8cd61391.jpg" border="0" /></P><DIV =snap_preview align=justify>&nbsp;</DIV><DIV =snap_preview align=justify>12/08/2010</DIV><P =snap_preview align=justify>&nbsp;Les autorités ne s’y attendaient pas : des dizaines de milliers personnes se sont pressées près d’Atlanta, en Géorgie, afin d’obtenir un formulaire de candidature pour un logement social. Dans la foule, difficile à contrôler, des rixes ont éclaté et plusieurs personnes ont été blessées.<BR>&nbsp;<SPAN id=more-25604></SPAN><BR>«La première chose que je me suis demandée en voyant la scène, c’est si nous étions vraiment en Amérique», commente le reporter Ron Mott, incrédule, sur NBC. Environ 30.000 personnes pressées les unes contre les autres, les bras tendus vers quelques policiers distribuant des feuilles, dans une atmosphère électrique… C’est ce qui s’est passé mercredi à East Point, une ville de 40.000 habitants, près d’Atlanta, en Géorgie, où le taux de chômage s’élève à 10,8%, soit 1,3 point de plus que la moyenne américaine. Sur ces feuilles de papier convoitées, un formulaire à remplir, pour espérer obtenir un jour un logement social.</P><P =snap_preview align=justify>Pour la première fois depuis 2002, il était à nouveau possible, mercredi, de se porter candidat pour être placé sur liste d’attente. En tout, la ville ne compte que 655 logements sociaux, tous occupés actuellement. L’ancienne liste d’attente s’étant épuisée au fil des années, les autorités ont décidé d’en ouvrir une nouvelle.</P><P =snap_preview align=justify>Elles avaient toutefois largement sous-estimé la demande, puisqu’elles n’attendaient que 10.000 personnes. Les premiers sont arrivés dès lundi, soit deux jours avant la distribution et ont dormi sur place, certains à même le sol. Des candidats sont venus de toute la région et parfois même d’autres Etats américains. Mardi soir, plusieurs centaines de personnes faisaient déjà la queue, malgré les conseils des fonctionnaires, qui leur ont assuré que tout le monde aurait un formulaire, quelle que soit l’heure d’arrivée.<BR>Vingt personnes hospitalisées</P><P =snap_preview align=justify>Le lendemain matin, la foule était si importante que la police a commencé à patrouiller dans des équipements anti-émeute. Les candidats sont souvent venus en famille, et bientôt, 30.000 personnes se pressaient aux portes du centre pour obtenir un formulaire.</P><P =snap_preview align=justify>La foule, difficile à contrôler, est devenue très nerveuse quand les portes, censées s’ouvrir à 9 heures, sont restées closes. Des rixes ont éclaté, ainsi que quelques mouvements de foule. Au final, 62 personnes ont eu besoin de soins médicaux, généralement à cause de la foule, de la forte chaleur ou encore parce qu’elles n’avaient pas pris leurs traitements médicaux habituels. Parmi elles, vingt ont dû être hospitalisés. Un enfant a même été piétiné, sans conséquences graves.</P><P =snap_preview align=justify>Les portes du centre n’ont jamais ouvert, mais la police a fini par distribuer les formulaires dans la rue. 13.000 fiches ont été données en tout. Selon Kim Lemish, directrice de l’autorité du logement d’East Point, toutes les personnes venues avant l’heure de clôture sont reparties avec le document. Mais elle a admis que la plupart d’entre elles n’obtiendraient pas de logement avant plusieurs années.</P><P =snap_preview align=justify>Les candidats ont jusqu’à la fin du mois pour renvoyer le formulaire. A l’avenir, un système sera mis en place pour leur permettre de postuler par voie électronique.</P><P =snap_preview align=justify>&nbsp;Par lefigaro.fr</P>]]>
   </description>
   <pubDate>Fri, 13 Aug 2010 21:32:10 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : En tourn&#233;e &#224; Detroit, Obama oublie...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37856#37856</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 13 Aug 2010 à 16:06<br /><br /><H2 =post-title align=center>En tournée à Detroit, Obama oublie de parler de l'extrême pauvreté de la ville et des salaires de misère qu'il a imposés aux ouvriers de l'automobile</H2><P =post-info align=justify>Par <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>emcee</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>le jeudi 12 août 2010, 11:21 - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/category/Dans-lenfer-de-lultraliberalie" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Dans l'enfer de l'Ultralibéralie</FONT></A> - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/08/12/En-tourn%C3%A9e-%C3%A0-Detroit%2C-Obama-oublie-de-parler-de-l-extr%C3%AAme-pauvret%C3%A9-de-la-ville-et-des-salaires-de-mis%C3%A8re-qu-il-a-impos%C3%A9s-aux-ouvriers-de-l-automobile" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Lien permanent</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT></P><P =post-excerpt align=justify>Le vendredi 30 juillet, le président Obama se rendait à Detroit (Michigan) où il visitait les chaînes d'une unité de production de Chrysler, ainsi qu'une usine GM qui produit le nouveau véhicule hybride Chevrolet Volt. Les discours qu'il y a prononcés insistent sur l'"excellente" décision de son gouvernement d'injecter plus de 60 milliards de dollars d'argent public pour sauver Chrysler et son concurrent General Motors (GM) au début 2009, en échange de restructurations drastiques.<BR>Ses discours, en partie destinés à répondre à ses détracteurs (le parti républicain), font l'éloge de son gouvernement (et de lui-même), des diverses parties prenantes – dont les PDG, qui ont "su restructurer" le secteur automobile et l'UAW (l'United Auto Workers, le tout-puissant syndicat américain de l’automobile). Et glorifient l'"Amérique" et "l'ouvrier américain". Un ouvrier pressé comme un citron par toute cette engeance et qui va encore faire les frais de leur course aux profits. <BR>Voici un article de Patrick Martin, "<a href="http://www.wsws.org/articles/2010/jul2010/auto-j31.shtml" target="_blank"><FONT color=#ff9900>The wage-cutter in chief visits Detroit"</FONT></A>, publié le 31 juillet 2010 par WSWS</P><P =post- align=center><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/.obama-detroit_photo_presse_canadienne_m.jpg" border="0" alt="Obama%20à%20Detroit%20Presse%20canadienne" /></P><P =post- align=justify><BR><BR></P><H3 =post- align=justify>Le réducteur de salaires en chef en visite à Detroit <BR></H3><P =post- align=justify><strong>La démagogie et le nationalisme économique d'Obama</strong></P><P =post- align=justify>La visite de quatre heures du président Obama à Detroit, vendredi 30 juillet, l'a conduit au cœur de la catastrophe économique créée par la doctrine du profit. <BR>"Motor city" était autrefois synonyme d'emplois bien rémunérés dans le secteur industriel le plus important du monde. Mais aujourd'hui, Detroit est synonyme de pauvreté, de délabrement urbain, de chômage massif et de quasi-désintégration d'une société qui fonctionnait.<BR>Au cours de sa première visite à Detroit en tant que président, Obama a atterri à l'aéroport de Wayne County Metropolitan et le cortège présidentiel s'est rendu à l'usine de montage de Chrysler Jefferson North située à l'est de la ville, puis à l'usine de General Motors à 3 km au nord-ouest.<BR>Un journaliste du Detroit News raconte que l'itinéraire entre les deux usines traverse un des quartiers de la ville les plus sinistrés, longeant des usines automobiles à l'abandon, des magasins qui ont baissé leur rideau, la soupe populaire des Capucins, les dépôts de vente, les potagers dans des parcelles de terrain abandonnées et cultivés par les sans-abri, les enfants qui jouent dans les ruines.<BR>Cette partie de la ville est celle que le maire David Bing veut éventuellement transformer en parc ou en terres agricoles – ceux qui y habitent encore étant poussés à partir à cause de la suppression des services municipaux, comme la protection contre les incendies, le ramassage des ordures, la distribution de l'eau et l'éclairage public. <BR>Au cours de sa visite à Detroit, Obama n'a fait aucun commentaire sur cette profonde misère qui s'étend sur des kilomètres à la ronde. Au lieu de cela, il a prononcé un discours de campagne de 25 minutes devant les 1.100 ouvriers de l'équipe de jour de Chrysler et un discours plus bref devant ceux de l'usine de GM. Il n'a pas évoqué le taux de chômage énorme de la ville – estimé à 50%, voire plus. Il n'a jamais non plus prononcé les termes de "<EM>pauvreté</EM>", "<EM>sans abri"</EM>, "<EM>saisies immobilières</EM>", ou "<EM>expulsion</EM>". <BR>Au lieu de cela, il a profité de sa visite dans la ville la plus pauvre des Etats-Unis pour chanter les louanges de la grande réussite de la politique économique de son gouvernement. Peut-on imaginer provocation plus arrogante et plus cruelle? <BR>Obama a prononcé ses deux discours devant un public composé d'ouvriers de l'automobile qui ont été le plus touchés par la restructuration du secteur automobile dicté par la Maison blanche. Quelque 330.000 travailleurs ont perdu leur emploi lié au secteur automobile ces 2 dernières années alors que des dizaines de milliers de travailleurs à la retraite ont perdu leur assurance maladie et ont failli perdre leur retraite. Le "tsar de l'industrie automobile" (“<EM>car czar</EM>”) d'Obama (<a href="http://www.huffingt&#111;npost.com/2009/05/28/rattner-obamas-car-czar-w_n_208473.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Steven Rattner</FONT></A>, NDT) est allé encore plus loin que ce que General Motors et Chrysler pensaient raisonnable, exigeant une réduction générale de 50% des salaires à l'embauche. Résultat: dans les unités de production, se côtoient des ouvriers qui gagnent 28 dollars de l'heure et d'autres 14 dollars pour le même travail. <BR>La plupart des ouvriers de l'équipe de l'après-midi à l'usine Jefferson de Chrysler touchent 14 dollars de l'heure, mais ceux qui étaient venus écouter Obama faisaient partie de l'équipe mieux payée du matin.<BR>Obama n'avait rien d'essentiel à annoncer pour justifier que, selon ses dires, la politique de son gouvernement allait dans le sens de la reprise économique, sauf à décrire la situation au moment où il avait pris ses fonctions en janvier 2009, et à affirmer qu'elle s'était améliorée depuis. <BR>Avant qu'il ne monte dans l'avion présidentiel pour se rendre à Detroit, on lui avait communiqué les chiffres du Département du Commerce indiquant que le taux de croissance annuel était d'à peine 2,4% pour le second trimestre 2010, une baisse importante par rapport aux 3,7% de taux de croissance du premier trimestre et aux 5% du dernier trimestre de 2009. <BR>Les investissements étaient en nette augmentation au cours du deuxième trimestre mais concernaient essentiellement le secteur de l'informatique où les dépenses d'investissement remplacent largement les créations d'emplois. <BR>Le taux de croissance de 2,4% est en dessous du niveau qui permettrait de réduire les chiffres catastrophiques du chômage, ce qui veut dire que les 20 millions de travailleurs actuellement au chômage ou qui travaillent à temps partiel ou en CDD ont peu de chances de retrouver un emploi, et certainement pas un emploi bien rémunéré. <BR>Mais Obama a salué les chiffres du deuxième trimestre, comme si c'était une preuve de la réussite de sa politique. Il a déclaré devant les ouvriers de Chrysler:<BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>"Ce matin, nous avons appris que le taux de croissance de notre PIB est de 2.4% pour le deuxième trimestre et cela signifie, donc, que la croissance s'est poursuivie pendant une année entière".<BR></P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify>Le point principal évoqué par Obama dans les deux usines était que, aussi bien GM que Chrysler avaient pu éviter le dépôt de bilan, qui les aurait forcés à mettre la clé sous la porte définitivement, grâce à l'intervention de la Maison Blanche qui avait permis le placement des constructeurs automobile sous la loi des faillites d'entreprises, sous le contrôle de l'Etat, une des conditions posées pour bénéficier du plan de sauvetage. <BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>"Selon certaines estimations, plus d'un million d'emplois auraient pu disparaître si Chrysler et GM avaient déposé le bilan", a-t-il annoncé, "et en plein milieu d'une terrible récession cela aurait été un choc brutal et irréversible non pas seulement pour Detroit, non pas seulement pour le Midwest, mais pour toute notre économie". <BR>Mais, a-t-il poursuivi, le plan de sauvetage s'accompagnait de conditions. "Ce que nous avons dit, c'est si vous êtes prêts à prendre les mesures douloureuses nécessaires pour vous rendre plus compétitifs; si vous êtes prêts à tous vous serrer les coudes, salariés, cadres, sous-traitants, concessionnaires, tout le monde donc, pour restructurer le secteur pour cette nouvelle ère, alors, je vous soutiendrai et nous investirons dans votre avenir."<BR></P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify>C'est la seule fois où Obama aura fait allusion aux coupes drastiques imposées aux ouvriers de l'automobile, parmi lesquelles la réduction de 50% de leur salaire de base. <BR>Quant à la "<EM>douleur</EM>" que ressentent les patrons des entreprises, les bénéfices de GM sont remontés et les PDG de GM et de Chrysler continuent d'encaisser des salaires à sept chiffres. Le PDG de GM, Edward Whitacre, par exemple, perçoit un salaire de 1,1 million de dollars, gagnant en une semaine ce que gagne en un an un salarié payé 14 dollars de l'heure. Et cela n'est qu'une infime partie de son revenu, dans la mesure où Whitacre est payé essentiellement en actions de la compagnie et ne va pas tarder à empocher une fortune grâce à la future offre publique initiale de GM.<BR>Obama a expliqué que si 334.000 emplois dans le secteur automobile avaient été supprimés entre juin 2008 et juin 2009, il y avait eu, depuis, 55.000 créations d'emplois. Il a omis de dire, toutefois, que la majorité de ces nouveaux emplois offrent des salaires qui ne sont guère plus élevés que le seuil de pauvreté. <BR>L'intervention de la Maison Blanche a eu pour résultat de faire passer définitivement un secteur rentable où les salaires étaient élevés à un secteur d'exploitation brutale de la main d'œuvre avec des salaires de misère.<BR>Grâce à cela, Obama s'est attiré la gratitude des patrons du secteur automobile et de leur police industrielle - qui opère sous l'appellation de "United Auto Workers" – de même que de l'ensemble des pontes du parti démocrate local. Obama a été accueilli dans la ville par un aimable éditorial publié dans le journal de droite le Detroit News. Alignés derrière lui sur l'estrade, il y avait les deux sénateurs démocrates de l'état, l'élue démocrate au Congrès local, le Maire, démocrate également, et les hauts responsables de Chrysler, GM and UAW. Pas le moindre espace n'avait été laissé à un quelconque opposant.<BR>Le discours devant les ouvriers de l'automobile était empreint de nationalisme économique, dont Obama se servait pour flatter à la fois le public et lui-même. Il a évoqué ses adversaires du parti républicain qui trouvaient que les conditions du plan de sauvetage n'étaient pas assez draconiennes envers les travailleurs et voulaient des suppressions encore plus importantes ou la liquidation pure et simple de la compagnie.<BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>"Vous êtes la preuve que les défaitistes avaient tort", a-t-il dit, "j'aimerais qu'ils soient présents aujourd'hui. J'aimerais qu'ils voient ce que je vois ici et qu'ils parlent aux salariés qui sont fiers aujourd'hui de construire un véhicule de classe internationale. Je veux que vous sachiez tous que je suis prêt à faire confiance au travailleur américain les yeux fermés!".<BR></P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify>Obama poursuivait, remontant à la Seconde Guerre mondiale: <BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>"Ce sont des travailleurs comme vous, ici même à Detroit, qui ont construit un arsenal démocratique qui a propulsé l'Amérique jusqu'à la victoire. Ce sont des travailleurs comme vous qui ont fait de ce pays la plus grande puissance économique mondiale de tous les temps. <BR>Ce sont des travailleurs comme vous qui ont créé un miracle spécifiquement américain". <BR></P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify>Les références constantes à la grandeur de l'Amérique étaient quelque peu forcées étant donné que la situation à Détroit, et aux Etats-Unis en général, ne tient guère du "miracle". <BR>Les propos nationalistes étaient non seulement réactionnaires, mais absurdes. L'industrie automobile est complètement mondialisée, et les géants de la construction automobile mènent leurs activités au niveau mondial, mettant en concurrence les travailleurs des différents pays.<BR>Obama a prononcé un discours dans une usine dirigée par Chrysler— qui a aujourd'hui été rachetée par Fiat, dont le PDG italien était présent à ses côtés — et dans une autre usine gérée par GM, qui a vendu cette année plus de voitures en Chine qu'aux Etats-Unis. <BR>GM emploie 32.000 personnes en Chine, alors que le nombre de ses salariés payés à l'heure aux US est passé de 468.000 en 1979 à seulement 52.000 aujourd'hui.<BR>Ces chiffres indiquent la réalité à laquelle sont confrontés les travailleurs du secteur automobile et la classe ouvrière en général: la seule façon de s'en sortir dans la lutte contre les dégraissages, les réductions de salaires et la destruction de tous les droits des travailleurs, c'est que la classe ouvrière s'unisse au niveau mondial. <BR>Il est impossible aux travailleurs américains de lutter tout seuls contre les multinationales, tout comme c'est impossible pour les ouvriers chinois, européens ou d'ailleurs. Ce n'est qu'en s'unissant avec leurs camarades de classe du monde entier dans une lutte commune basée sur le socialisme que les travailleurs pourront défendre leurs emplois, leur niveau de vie et leurs droits. <BR>Il s'agit d'un combat politique contre l'administration Obama, le Parti Démocrate, le système bipartite et les classes dirigeantes capitalistes dont ils servent les intérêts.</P><DIV></DIV><DIV></DIV><DIV></DIV><DIV></DIV><DIV></DIV><HR><DIV align=justify>Un article intéressant du Diplo de janvier 2010 sur la ville de Detroit&nbsp;: <a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Detroit, la ville afro-américaine qui rétrécit</FONT></A></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><H1 ="cray&#111;n article-titre-18702 title" align=center>Detroit, la ville afro-américaine qui rétrécit</H1><P ="cray&#111;n article-chapo-18702 chapo" align=justify>Ancienne capitale mondiale de l’automobile, Detroit n’a cessé de perdre de sa puissance. Et de sa population. La crise actuelle n’arrange rien. Les emplois industriels se font rares&nbsp;;&nbsp;les maisons abandonnées à leurs créanciers se multiplient dans certains quartiers. Malgré tout, cette ville à majorité noire continue de faire confiance au président pour lequel elle a voté.</P><H4 =signature align=justify>Par Allan Popelard et Paul Vannier</H4><DIV ="cray&#111;n article-texte-18702 " align=justify><P><I>«&nbsp;Tu sens&nbsp;? Tu sens cette odeur&nbsp;?&nbsp;»</I> Dave, la trentaine, habite sur 7&nbsp;Miles Road, en plein cœur des quartiers pauvres de Detroit, ceinture d’une dizaine de kilomètres de large entre le centre-ville, <I>downtown,</I> identifiable à ses gratte-ciel, et les <I>suburbs,</I> ces banlieues aisées s’étalant à la périphérie de la ville. En face de chez lui, de l’autre côté de la rue, cinq tas de cendres. Autant de maisons qui, il y a deux mois encore, étaient habitées. <I>«&nbsp;Y en a une autre qui a brûlé cette nuit. Toutes les semaines, y en a une de plus qui part en fumée dans le quartier. Les gens font ça pour toucher la prime d’assurance et partent s’installer en banlieue. Plus personne ne veut vivre ici.&nbsp;»</I></P><P>Dans le ghetto de Detroit, la ville se consume et disparaît peu à peu. Elle ne subsiste que par fragments. Dans certains blocs&nbsp;(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nb1" target="_blank"><FONT color=#ff9900>1</FONT></A>) ne restent que deux ou trois demeures habitées. La ville prend alors des allures de cité engloutie&nbsp;: les carcasses carbonisées, les parkings abandonnés, les usines désaffectées l’ont transformée en une vaste friche. A l’horizon désert, herbes et arbres arasent les maisons désolées. L’urbain se décompose. Les densités se font rurales. Le paysage s’ensauvage lorsque s’y mêle le chant du coq ou les stridulations incessantes des sauterelles. A Detroit, les sons de la nature résonnent dans la ville.</P><P>Si 35&nbsp;% du territoire municipal est inhabité&nbsp;(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nb2" target="_blank"><FONT color=#ff9900>2</FONT></A>), c’est qu’en un demi-siècle, fait rare dans l’histoire urbaine mondiale, <I>Shrinking City</I> («&nbsp;la ville qui rétrécit&nbsp;») a perdu plus de la moitié de sa population, soit près d’un million de personnes&nbsp;(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nb3" target="_blank"><FONT color=#ff9900>3</FONT></A>). A l’exception des abords de l’université ou de l’heure de la sortie des écoles, seuls quelques piétons errent sur les trottoirs de Woodward, Michigan ou Gratiot, les principales avenues de la ville. Avec la crise des <I>subprime,</I> son dépeuplement s’est encore aggravé.</P><P>La plus grande ville du Michigan est en effet l’une des plus touchées par la vente de ces prêts à taux variables que les libéraux érigèrent en modèle d’intégration à la société de consommation, notamment pour les plus pauvres qui ne pouvaient accéder à la propriété. La faillite de milliers d’emprunteurs, incapables de faire face à l’augmentation des mensualités, a précipité le nombre des expropriations. En trois ans, soixante-sept mille habitations auraient été saisies, selon la municipalité.</P><P>A Detroit, les ravages de la dernière crise du système capitaliste paraissent d’autant plus importants que ses habitants ont souffert de toutes les manifestations d’un processus qui a vu l’effondrement de la sphère financière entraîner avec lui une partie de la sphère productive. Le naufrage du système bancaire, en raréfiant l’accès au crédit, moteur de la consommation, a en effet porté un coup très rude aux «&nbsp;Big Three&nbsp;» — General Motors (GM), Ford et Chrysler ont leur siège à Detroit ou dans l’agglomération — en provoquant la chute des ventes de voitures aux Etats-Unis. Surendettés, sous-capitalisés et concurrencés par les constructeurs japonais, ces géants ne doivent leur survie qu’au plan de sauvetage du gouvernement fédéral. Qui n’a empêché ni le chômage partiel, ni les licenciements.</P><H3 =spip align=center>En trois ans, <BR>soixante-sept mille habitations ont été saisies, <BR>estime la municipalité </H3><P>Entre janvier&nbsp;2008 et juillet&nbsp;2009, le taux de chômage à Detroit a presque doublé, passant de 14,8&nbsp;% à 28,9&nbsp;%. Selon M.&nbsp;Kurt Metzger, directeur d’un bureau d’études démographiques local, le chiffre réel dépasserait même les 40&nbsp;%&nbsp;(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nb4" target="_blank"><FONT color=#ff9900>4</FONT></A>). <I>«&nbsp;C’est pire qu’avant,</I> nous raconte Dave. <I>Il faut survivre. Moi je m’en tire&nbsp;: je fais des boulots à droite et à gauche. Juste de quoi tenir. Mais ma femme, elle, ne trouve pas de travail. GM et Chrysler sont au bord de la faillite, Ford s’en sort à peine. Y a plus d’usines ici.&nbsp;»</I> Les gratte-ciel abandonnés du centre-ville, hampes sans drapeaux, sont désormais les symboles de la décadence.</P><P>En raison de sa spécialisation fonctionnelle, Detroit s’est révélée très vulnérable aux variations des cycles économiques&nbsp;(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nb5" target="_blank"><FONT color=#ff9900>5</FONT></A>). Le fordisme — dont la matrice, l’usine Crystal Palace, fut construite en 1908 par Albert Kahn — avait fait de la ville des «&nbsp;Big Three&nbsp;» le centre mondial du capitalisme industriel. Pendant la première moitié du XXe siècle, l’important besoin en main-d’œuvre d’usines tournées vers la production de masse et les salaires relativement élevés offerts aux ouvriers de l’automobile attirèrent de nombreux travailleurs&nbsp;: des Noirs fuyant les Etats racistes du Sud, mais aussi des étrangers, venant de Grèce et de Pologne notamment. La seconde guerre mondiale, pendant laquelle Detroit, «&nbsp;arsenal de la démocratie&nbsp;», fut au cœur de l’effort de guerre américain, constitua l’acmé de la ville.</P><P>Depuis 1945, celle-ci n’a cessé de perdre hommes et activités. Cette rupture dans l’histoire de Detroit marque la transition vers un stade postfordiste du capitalisme américain. A nouveau modèle, nouveaux espaces d’accumulation des richesses. L’appareil de production industrielle des Etats-Unis amorce un mouvement de déconcentration du Nord-Est et du Midwest industriel vers le Sud, où le coût du travail, en raison de la faiblesse des syndicats, est alors moindre. A l’échelle de l’agglomération, la démocratisation de l’automobile et les transformations du système productif entraînent un desserrement des activités. Un modèle urbain polycentrique, organisé autour de pôles d’emplois et de services situés à la périphérie, émerge progressivement. Attirées par les nouvelles perspectives de travail en banlieue et par le rêve américain d’accéder à la propriété pavillonnaire, les classes moyennes et supérieures blanches partent s’installer dans les <I>suburbs.</I></P><UL =carto><DIV align=center><a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/cartes/detroit" target="_blank"><img src="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/local/cache-vignettes/L200xH128/art&#111;n19525-4f930-e53d2.png" height="128" width="200" border="0" style="WIDTH:%20200px;%20HEIGHT:%20128px" /></A> </DIV><LI><DIV align=center>«&nbsp;<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/cartes/detroit" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Aire métropolitaine de Detroit</FONT></A>&nbsp;» <BR>par Philippe Rekacewicz, janvier 2010. </DIV></LI></UL><P>Mais les raisons de ce déménagement sont aussi à chercher du côté de la peur et du racisme. Si les premiers départs ont lieu dès les années 1950, avec l’amorce de la désindustrialisation, la majorité de la population blanche prend prétexte de la révolte des Noirs de 1967 — quarante-trois morts&nbsp;; l’armée envoya des chars — pour partir. Les représentations apocalyptiques valant à Detroit le surnom de <I>Murder City</I> («&nbsp;cité du crime&nbsp;») ou de <I>Devil City</I> («&nbsp;cité du diable&nbsp;») ont joué le rôle de prophéties autoréalisatrices&nbsp;(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nb6" target="_blank"><FONT color=#ff9900>6</FONT></A>).</P><P>La peur et le racisme sont ainsi devenus les facteurs de la ségrégation économique de l’espace. La force des imaginaires — pensons au film <I>Robocop,</I> qui se déroule à Detroit — et le pouvoir performatif des mots expliquent en partie pourquoi Detroit est la seule grande ville des Etats-Unis qui ne connaisse ni embourgeoisement du centre-ville ni «&nbsp;multiculturalisation&nbsp;». Elle est l’une des métropoles américaines les plus pauvres — un tiers des habitants vivent sous le seuil de pauvreté — et les plus ségréguées — près de neuf habitants sur dix sont noirs. Cet «&nbsp;apartheid américain&nbsp;» ne s’observe pas entre un quartier et un autre, comme dans la plupart des villes des Etats-Unis, mais entre la ville-centre et les <I>suburbs.</I></P><P>Sur 8 Miles Road, large avenue qui marque la limite septentrionale de la commune de Detroit, le terre-plein trace une frontière entre deux mondes. D’un côté, la bonne société des <I>suburbs,</I> pavillons cossus et pelouses impeccables&nbsp;; de l’autre, l’enfilade des taudis et une population touchée par le chômage et les effets d’un système de santé privé excluant.</P><P>Dans la ville-centre, les routes sont traversées, dans une errance précipitée, par des éclopés ou des sans-abri rappelant Molloy, ce personnage de Samuel Beckett qui <I>continue</I> de <I>continuer</I> avec sa béquille et sa bicyclette. La cité de l’automobile est aussi celle des chariots et des fauteuils électriques que l’on voit filer sur le bas-côté des avenues. Les indicateurs de santé de la population s’apparentent à ceux d’un pays en développement. Le taux de mortalité infantile s’élève à dix-huit pour mille, trois fois plus que dans le reste des Etats-Unis, autant qu’au Sri Lanka.</P><P><I>«&nbsp;Quand tu perds ton travail, tu perds ton assurance- maladie,</I> rappelle Dave. <I>Alors, une fois au chômage, beaucoup ne vont plus chez le médecin. A l’angle de la rue, tu peux aller te faire soigner. C’est 20&nbsp;dollars, mais il faut qu’une personne de ta famille travaille et se porte garante pour toi. N’espère rien de plus qu’une simple visite de routine, et tu seras le dernier patient de la salle d’attente ausculté.&nbsp;»</I> L’envolée du taux de chômage laisse donc présager une dégradation supplémentaire de la santé publique.</P><P>Mais comment inverser la tendance quand, au-delà du caractère conjoncturel de la crise, c’est la structure même de la ville, s’affaissant en son centre, qui fait problème&nbsp;? Alors que 86&nbsp;% des emplois se situent en périphérie, un quart des habitants ne possèdent pas de voiture (le chiffre officiel serait de 33&nbsp;%, mais M.&nbsp;Metzger fait observer que nombre de conducteurs roulent sans assurance, ce qui les fait sortir des statistiques). Dans une ville organisée par et pour l’automobile, traversée d’autoroutes, quadrillée de larges avenues, les déplacements sans véhicules se transforment en épreuves. La question sociale est aussi une question de mobilité. Pour ceux qui ne peuvent s’en remettre à la solidarité des premiers cercles, au covoiturage, restait l’intermodalité du pauvre&nbsp;: des autobus équipés de porte-vélos. Mais, à la tête d’une ville au bord de la ruine&nbsp;(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nb7" target="_blank"><FONT color=#ff9900>7</FONT></A>), le maire de Detroit, M.&nbsp;David Bing, a opéré des coupes drastiques dans le budget du transport&nbsp;: cent treize chauffeurs de bus licenciés, certaines lignes supprimées, fréquences abaissées sur les autres&nbsp;(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nb8" target="_blank"><FONT color=#ff9900>8</FONT></A>). L’organisation de l’espace contribue donc à reproduire les inégalités sociales en confinant une partie du prolétariat urbain dans un territoire enclavé.</P><P>Elle explique aussi l’exclusion des pauvres de Detroit en matière d’accès au soin. Beaucoup de médecins généralistes ont, en effet, choisi de gagner davantage en s’installant dans les banlieues aisées, loin des pauvres, insolvables. Certes, la ville est à la pointe de la recherche et possède quelques-uns des pôles de santé les plus réputés du territoire américain. Mais qui peut profiter de ces hôpitaux de standing, sinon les riches habitants des <I>suburbs</I>&nbsp;?</P><H3 =spip align=center>«&nbsp;On n’a pas voté pour Obama <BR>parce qu’il était noir, <BR>mais pour son projet&nbsp;» </H3><P>La réforme de l’assurance-maladie, promesse de campagne du président Barack Obama, se révèle donc une question de première importance pour une large partie de la population. Louise est une ancienne employée de la municipalité. Nous la rencontrons dans East Side, un de ces quartiers afro-américains dévastés. <I>«&nbsp;J’ai 74&nbsp;ans. Alors vous imaginez bien que je suis préoccupée par les débats autour de l’assurance-maladie. J’ai voté pour Obama parce que je pensais qu’il serait capable de la créer. Vous savez, j’en ai vraiment besoin. Mon médecin m’a prescrit un scanner. Avec Medicare</I> &#091;le système public, qui assure les personnes de plus de 65&nbsp;ans&#093;, <I>je suis couverte à 80&nbsp;%. Mais les 20&nbsp;% restants, c’est encore beaucoup trop. J’ai à peine de quoi payer mes médicaments. Il faudrait que je choisisse entre eux et mon scanner&nbsp;? C’est ça que ça veut dire&nbsp;? J’ai travaillé pendant vingt-neuf ans. J’ai payé des impôts. Je trouve la situation injuste.&nbsp;»</I></P><P>Dans ce bastion démocrate, 97&nbsp;% des électeurs ont voté pour M.&nbsp;Obama. Sa victoire a soulevé un vent d’espoir. Un an après, M.&nbsp;Luther Keith, président d’Arise, une association qui propose des soins gratuits et du soutien scolaire aux habitants des quartiers pauvres, se rappelle avec émotion ce jour si particulier pour les Noirs de Detroit&nbsp;: <I>«&nbsp;Il y avait des fêtes partout. C’était extraordinaire. On avait le sentiment que quelque chose de formidable était arrivé à quelqu’un de la famille.&nbsp;»</I> Avant de préciser&nbsp;: <I>«&nbsp;C’est comme quand Joe Louis a battu Max Schmeling en 1938&nbsp;!&nbsp;»,</I> faisant référence à ce boxeur devenu l’une des figures du mouvement noir américain de l’entre-deux-guerres — une statue de la ville lui rend hommage&nbsp;—, après avoir défait l’Allemand Schmeling, héros de l’Allemagne nazie.</P><P>Mais, dans ce haut lieu de l’afrocentrisme et de la lutte pour les droits civiques, c’est bien le programme économique et social du candidat démocrate qui explique le mieux le choix des électeurs, pas son appartenance communautaire. <I>«&nbsp;On n’a pas voté pour Obama parce qu’il était noir, mais pour son projet, notamment sa volonté de réformer notre système d’assurance-maladie&nbsp;»,</I> nous répètent la plupart de nos interlocuteurs. Le vote démocrate du comté de Macomb, cas d’école des sciences politiques américaines, met aussi en lumière les déterminants économiques et sociaux de l’élection dans l’aire métropolitaine de Detroit <I>(lire «&nbsp;<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18701" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Comment le comté de Macomb est redevenu démocrate</FONT></A><FONT color=#ff9900>&nbsp;</FONT>»).</I></P><P>Les citoyens de la ville demeurent pour le moment bienveillants à l’égard du nouveau président, même s’ils restent préoccupés par les nombreux obstacles dressés sur son passage. <I>«&nbsp;Les choses prennent du temps. Si on regarde ce qu’a fait Obama ces derniers mois, c’est déjà plus que ce qu’aucun autre président a fait avant lui&nbsp;»</I>, nous assure M.&nbsp;Keith, avant d’ajouter&nbsp;: <I>«&nbsp;Mais, clairement, la tâche n’est pas terminée. Et c’est dur pour ceux qui ont perdu leur travail de dire que tout va bien.&nbsp;»</I> Les habitants l’observent composer avec les lobbies, les républicains et l’opposition d’une partie de son propre camp. Chez nombre de ses électeurs, l’espoir s’est peu à peu mué en patience. Mais M.&nbsp;Keith nous prévient&nbsp;: <I>«&nbsp;S’il échoue, la déception sera immense.&nbsp;»</I></P><P>L’Etat fédéral est, en effet, devenu le dernier recours. La municipalité n’a plus aucune marge de manœuvre. L’effondrement de sa base fiscale, consécutive à la fuite des classes moyennes et des capitaux, place la ville dans une situation de quasi-faillite. Le conseil municipal démocrate semble impuissant à suspendre le cycle de la paupérisation. Quant à l’aire métropolitaine, son intégration reste un serpent de mer. Les résidents des banlieues pavillonnaires refusent de partager la richesse de leurs territoires tandis que les habitants noirs de la ville ont acquis de trop haute lutte leur souveraineté politique pour accepter de la dissoudre dans une autorité métropolitaine qui n’aurait cure de leur sort.</P><P>En dépit du désastre ambiant, on n’observe ni grèves dans les usines, ni manifestations de rues. Brisés par l’«&nbsp;économie de casino&nbsp;», les pauvres se pressent dans les salles de jeu, dont la construction en franchise de taxes a constitué la principale politique de développement de Detroit à la fin des années 1990. La ville semble loin de sa tradition radicale. Celle qui s’est écrite, des grandes grèves des travailleurs de 1937 et 1945 à l’élection du premier maire noir Coleman Young en 1973&nbsp;&nbsp;(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nb9" target="_blank"><FONT color=#ff9900>9</FONT></A>), sans oublier les réseaux abolitionnistes, la lutte pour les droits civiques, l’émergence du Black Power ou les révoltes afro-américaines de 1833, 1918, 1943 et 1967.</P><P>Même l’United Auto Workers, le tout-puissant syndicat américain de l’automobile, a renoncé au combat, allant jusqu’à s’engager devant les patrons de General Motors et Chrysler à ne pas organiser de grèves en temps de crise. Personne ici ne semble s’insurger contre un système dont Detroit apparaît comme la production urbaine la plus avancée. <I>«&nbsp;Le capitalisme, c’est l’Amérique. Il a construit notre ville. Le label de musique Motown, les voitures que les gens conduisent, c’est le capitalisme. Le capitalisme, c’est tout... tout ce que tu as et, d’une certaine façon, c’est aussi tout ce que tu n’as pas. Mais c’est comme l’air que tu respires. Tu ne peux pas en changer&nbsp;»</I>, explique M.&nbsp;Keith.</P><P>Chez les entrepreneurs de Techtown, pépinière d’entreprises au budget colossal, comme chez les représentants politiques, on parie sur l’économie verte. Les élites ont toujours voulu croire aux lendemains qui chantent&nbsp;: nouvelle innovation, nouveau cycle, «&nbsp;ouragan perpétuel de destruction créatrice&nbsp;». Detroit est façonnée par cet optimisme libéral qui, à chaque fois qu’il est mis à mal, trouve à se ressourcer dans la certitude que la croissance n’est jamais loin de la crise. La construction, sur le site fondateur de la cité, du Renaissance Center, commandé par Henri Ford II, quatre ans seulement après les révoltes de 1967, en est le reflet le plus éclatant. Confortablement attablés dans le restaurant situé au soixante-treizième étage de ce gratte-ciel qui accueille depuis 1995 le siège de GM, les hommes d’affaires déjeunent. Sous leurs yeux se déploie le panorama de la ruine, un paysage de reliques où les traces de la violence se sont sédimentées. Comment dire l’effondrement et la catastrophe lente&nbsp;?</P><P><I>«&nbsp;Pour beaucoup d’Américains, Detroit c’est Ground Zero</I>&nbsp;(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nb10" target="_blank"><FONT color=#ff9900>10</FONT></A>)<I>&nbsp;»,</I> affirme M.&nbsp;Keith. Non pas un <I>Ground Zero</I> qui surgirait en un instant de fulgurance. Non pas la foule hagarde des événements. Mais un zéro atteint patiemment, un décompte qui semble vouloir ne jamais finir. Detroit comme produit obstiné d’un système qui oblige d’abord et toujours à se demander comment accommoder sa volonté à l’épreuve de devoir continuer. Aveuglement des dominés ou cynisme des dominants&nbsp;? M.&nbsp;Keith de conclure en souriant&nbsp;: <I>«&nbsp;L’optimisme est notre seule solution.&nbsp;»</I></P></DIV><H4 =signature align=justify>Allan Popelard et Paul Vannier.</H4><P =notes align=justify>(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nh1" target="_blank"><FONT color=#ff9900>1</FONT></A>) Pâtés de maisons, d’une trentaine d’habitations, caractéristiques de la ville nord-américaine.</P><P =notes align=justify>(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nh2" target="_blank"><FONT color=#ff9900>2</FONT></A>) <I>Detroit Free Press,</I> 7&nbsp;septembre 2009.</P><P =notes align=justify>(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nh3" target="_blank"><FONT color=#ff9900>3</FONT></A>) Alors qu’elle comptait 1,8&nbsp;million d’habitants en 1950, elle en accueillerait aujourd’hui entre 912&nbsp;062 et 777&nbsp;493 selon les recensements. L’écart entre les deux estimations, cas unique aux Etats-Unis, est d’ailleurs source de vives polémiques. Du recensement dépendent, en effet, le poids politique de la ville et le montant des subventions auxquelles elle peut prétendre.</P><P =notes align=justify>(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nh4" target="_blank"><FONT color=#ff9900>4</FONT></A>) Seuls les demandeurs d’emploi dûment inscrits sur les registres de l’Agence pour l’emploi sont pris en compte dans le calcul du taux de chômage.</P><P =notes align=justify>(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nh5" target="_blank"><FONT color=#ff9900>5</FONT></A>) Selon André Kaspi, dans son ouvrage <I>Les Américains</I> (Seuil, Paris, 1999), la crise de 1929 avait, par exemple, entraîné une baisse de 71&nbsp;% des effectifs de Ford.</P><P =notes align=justify>(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nh6" target="_blank"><FONT color=#ff9900>6</FONT></A>) Lire Jean-François Staszak, «&nbsp;Détruire Detroit. La crise urbaine comme produit culturel&nbsp;», <I>Annales de géographie</I>, n°&nbsp;607, Paris, mai-juin 1999.</P><P =notes align=justify>(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nh7" target="_blank"><FONT color=#ff9900>7</FONT></A>) La dette de la ville s’élève à 300&nbsp;millions de dollars et le déficit à 80&nbsp;millions de dollars en 2009. <I>Detroit Free Press</I>, 11&nbsp;septembre 2009.</P><P =notes align=justify>(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nh8" target="_blank"><FONT color=#ff9900>8</FONT></A>) <I>Ibid.</I></P><P =notes align=justify>(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nh9" target="_blank"><FONT color=#ff9900>9</FONT></A>) Premier maire noir de Detroit (1973-1993), membre du Parti démocrate, il affirme l’identité noire de sa ville en rebaptisant des rues ou en érigeant des monuments à la gloire des grandes figures du mouvement afro-américain, comme Harriet Tubman.</P><P =notes align=justify>(<a href="http://www.m&#111;nde-diplomatique.fr/2010/01/POPELARD/18702#nh10" target="_blank"><FONT color=#ff9900>10</FONT></A>) L’expression «&nbsp;Ground Zero&nbsp;» indique l’endroit précis où a lieu une explosion. Depuis le 11&nbsp;septembre&nbsp;2001, elle évoque l’emplacement du World Trade Center à New York.</P>]]>
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   <pubDate>Fri, 13 Aug 2010 16:06:18 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis :      Wikileaks et les hontes...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 13 Aug 2010 à 14:11<br /><br /><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="100%"><T><TR =#7ebbd9><TD width="8%"><P align=center><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><strong><B>Wikileaks et les hontes du Pentagone</B></strong></FONT></P></TD></TR><TR><TD><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Selon de récentes informations, le gouvernement des Etats-Unis est à la recherche de l’administrateur du site internet Wikileaks, l’Australien Julien Assange, pour l’arrêter à cause de la publication de dizaines de milliers de documents sur la guerre en Afghanistan. Ces documents mettent au grand jour des violations des droits de l’Homme ainsi que de graves irrégularités commises par les troupes d’occupation dans ce pays. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Selon le Pentagone, ces informations mettent en danger les soldats étasuniens et leurs alliés bien qu’il ne précise pas de quelle façon car, jusqu’à présent, le plus important de ces documents sont les abus contre la population civile afghane. Il faut dire à ce propos que beaucoup de morts ne sont pas rendues publiques et ne figurent donc pas dans les statistiques officielles. <BR><BR>Il y a aussi des données sur des forces spéciales ayant pour tâche de tuer ou arrêter des chefs talibans, ainsi que sur l’utilisation d’avions sans pilotes pour procéder à des bombardements visant, dans bien des cas, des objectifs manquant d’importance au point de vue militaire. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Évidemment, la gêne des autorités étasuniennes est due au fait que plus de 90 000 dossiers avec des données secrètes ont échappé à leur contrôle et ont été remis à ce site internet par un soldat appelé Bradley Manning, qui aurait réussi à accéder aux archives. <BR><BR>Auparavant, Wikileaks, avait éveillé la colère du Pentagone lorsqu’il a diffusé une vidéo où l’on peut voir comment, depuis un hélicoptère Apache on tire sur un groupe de civils y compris contre un reporter d’une agence de presse internationale et contre son assistant qui sont morts des blessures reçues. <BR><BR>Il est clair que la vidéo a seulement pu être filmée par quelqu’un qui était au bord de l’hélicoptère, bien que le commandement militaire ait mis en cause sa véracité et refusé d’ouvrir une enquête poussée. <BR>Cette vidéo, rendue public en avril dernier et les célèbres </FONT><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">«cyberpapiers » du Pentagone » publiés trois mois après, démontrent que la réalité des agressions contre les peuples de l’Irak et de l’Afghanistan n’a rien à voir avec ce que l’on fait connaître au monde. <BR><BR>Rappelons que les Etats-Unis et leurs alliés maintiennent une censure draconienne sur les opérations militaires. On ne peut voir dans aucun journal ou station de radio des victimes d’aucune des deux parties. Une interdiction a même pesé pendant longtemps sur la publication de photos des cercueils des soldats étasuniens rapatriés. <BR><BR>La plupart des Étasuniens n’ont pas non plus eu accès aux images des mutilés souffrant des séquelles physiques et psychologiques que laissent les guerres. <BR><BR>Bien que le montant des sommes astronomiques assignées aux dépenses militaires soit du domaine public, on ne dit pas qu’une partie d’entre elles est destinée au soin des blessés et aux pensions des invalides. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Et, soudain, Wikileaks fait son apparition en révélant des détails gênants. Il est vrai que les données appartiennent fondamentalement à la période 2004-2009, correspondant à l’administration Bush fils, mais la colère a été éveillée chez ceux qui essayent de vendre l’image sans tâche d’une guerre assez sale.<BR><BR>IL est trop tôt pour savoir si les autorités étasuniennes réussiront à arrêter Julien Assange et ses collaborateurs qui pourraient bénéficier de la protection des lois de plusieurs pays européens qui donnent une forte protection aux sources d’information. Dans tous les cas, si elles arrivaient à l’arrêter, ils ne pourront jamais l’accuser de menteur. L’enfermeront-ils en prison pour le grave délit d’avoir diffusé la vérité ?</FONT></P></TD></TR></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.radiohc.cu/frances/a_comentarios/agosto/10/ago12.htm" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Fri, 13 Aug 2010 14:11:09 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : Guantanamo: L&#8217;ouverture du proc&#233;s...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 11 Aug 2010 à 16:02<br /><br /><DIV align=center ="article-titre"><a href="http://www.legrandsoir.info/+Guantanamo-L-ouverture-du-proces-d-un-enfant-soldat-pour-crime-de-guerre-viole-le-Droit-Internati&#111;nal-&#079;NU+.html" target="_blank"><strong><FONT color=#ff9900 size=4>Guantanamo&nbsp;: L’ouverture du procés d’un "enfant soldat" pour "crime de guerre" viole le Droit International (ONU)</FONT></strong></a></DIV><P align=justify ="spip">10 aout, 2010 "NBC" — GUANTANAMO BAY NAVY BASE, Cuba — Un haut officiel des Nations Unies a dénoncé mardi le procès intenté par le Pentagon contre un "enfant-soldat" Omar Khadr à Guantanamo, en déclarant qu’il s’agissait d’une violation du droit international et "pouvait mettre en danger le statut des enfants-soldats partout dans le monde".</P><P align=justify ="spip">"Depuis la 2<SUP>eme</SUP> Guerre Mondiale, aucun enfant n’a été poursuivi pour crime de guerre," a déclaré Radhika Coomaraswamy, représentant spécial de l’ONU pour Enfants et Conflits Armés, dans un communiqué distribué par l’ONU à la veille du procès de Khadr.</P><P align=justify ="spip">"Les enfants-soldats doivent être traités avant tout comme des victimes... le procès d’Omar Khadr créera un précédent qui pourrait mettre en danger le statut des enfants-soldats partout dans le monde," a-t-il dit.</P><P align=justify ="spip">Les critiques sévères formulées par l’officiel de l’ONU ont crée un nouveau dilemme en termes de relations publiques pour les officiels du Pentagon qui préparent le procès de Khadr, un citoyen canadien qui a passé le tiers de sa vie à Guantanamo, devant la première commission militaire à se tenir sous le mandat de Barack Obama.</P><P align=justify ="spip">Coomaraswamy a déjà exprimé des critiques au sujet de ce procès, et sa déclaration a été publiée le jour même où un juge militaire sélectionnera les membres du jury qui examinera les accusations de meurtre et tentative de meurtre en violation des "lois de la guerre" pour avoir lancé une grenade qui a tué un médecin des Forces Spéciales US en Afghanistan, il y a huit ans.</P><P align=justify ="spip">Khadr a aujourd’hui 23 ans. Il avait 15 ans au moment des faits.</P><P align=justify ="spip"><EM>(traduction LGS qui se demande depuis quand un lancer de grenade contre des soldats d’une armée d’occupation constitue un "crime de guerre". ) <HR></EM><P></P><DIV></DIV><DIV align=justify><H1 align=center ="title">Omar Khadre : premier procès d’un enfant soldat </H1><P ="subtitle"></P><DIV ="article_"><P ="chapo">Les mesures « d’exception » suivent leur cours à Guantanamo en dépit des engagements d’Obama&#8201;: début du procès pour « terrorisme » d’Omar Khadr (quinze ans lors des faits). </P><P>Nous allons assister au premier procès d’un enfant soldat dans l’histoire moderne», a déclaré dimanche à la presse Jon Jackson, l’avocat militaire d’Omar Khadr, Canadien de vingt-trois ans, accusé de «&nbsp;meurtre&nbsp;» (par jet de grenade) du soldat Christopher Speer, d’«espionnage» et de «soutien matériel au terrorisme». L’homme, qui comparaissait mardi devant une juridiction militaire à Guantanamo, avait quinze ans lors de son arrestation en 2002 et de son incarcération à la sinistre prison de la base aérienne de Bagram (Afghanistan) avant son transfert à Guantanamo. Il a déjà passé un tiers de sa vie en prison. Qui plus est, ce procès, le premier du genre sous l’administration Obama, intervient huit ans après les faits dont Omar Khadr se serait rendu coupable. Aucun des quinze officiers, parmi lesquels seront sélectionnés les cinq membres du jury, n’a élevé d’objection à juger un détenu qui avait quinze ans lors de son arrestation : «&nbsp;L’un d’entre vous pense-t-il que les mineurs ne doivent pas être jugés pour des délits violents (…) ou parce qu’il avait quinze ans au moment des faits présumés», a demandé le procureur Jeff Groharing&#8201;? Quant aux chefs d’accusation, ils sont basés sur des «aveux» arrachés sous la contrainte dans la prison de Bagram où, selon le Pentagone, sont détenus 641&nbsp;prisonniers. Bien plus, en juillet, Omar Khadr a refusé l’accord que lui proposait le gouvernement américain prévoyant une peine de trente ans –&nbsp;dont vingt-cinq au Canada&nbsp;– s’il acceptait de plaider coupable.</P><P><strong>Les limites </strong><strong>de la politique d’Obama</strong></P><P>Le cas de Omar Khadr, enfant soldat, n’est pas unique. Mohamed Al Guarani, d’origine tchadienne (voir Humanité du 27 mars 2008), en est un. Il avait quatorze ans quand il a été arrêté et livré par les services pakistanais à la CIA avant son transfert à Guantanamo où il a passé huit ans. Alors mineur, le jeune Tchadien avait été torturé, battu, brûlé à la cigarette par l’unité spéciale Extreme Reaction Force chargée de la surveillance des présumés membres d’al-Qaida.</P><P>La tenue de ce procès illustre les limites de la politique du président Obama qui s’était engagé en 2009 à fermer Guantanamo, à faire juger les détenus devant des juridictions civiles et à mettre fin à la pratique de la torture qui se poursuit à la prison de Bagram (voir l’Humanité du 1<SUP>er</SUP> février 2010). À défaut, il avait fait adopter une réforme accordant davantage de droits à la défense.</P><P>Les Nations unies ont condamné ce procès. Son émissaire pour les enfants dans les conflits armés, Radhika Coomaraswany, a estimé que ce procès «pourrait créer un précédent, qui risque de mettre en danger le statut des enfants soldats partout dans le monde». Selon elle «les normes concernant la justice des enfants sont claires&#8201;: les enfants ne doivent pas être jugés par des tribunaux militaires». Ajoutant de surcroît que «les statuts de la Cour pénale internationale stipulent qu’une personne de moins de dix-huit ans ne peut pas être jugée pour crimes de guerre» et que «devant d’autres tribunaux internationaux, les procureurs ont utilisé leur pouvoir discrétionnaire pour renoncer à poursuivre les enfants». Avant de conclure que «depuis la Seconde Guerre mondiale, aucun enfant n’a jamais été poursuivi pour un crime de guerre».</P><P ="author">Hassane Zerrouky</P></DIV></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.humanite.fr/11_08_2010-omar-khadre-premier-proc%C3%A8s-d%E2%80%99un-enfant-soldat-451414" target="_blank">Source</a></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><a href="http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=922" target="_blank">Barak Obama rattrapé par Guantanamo</a></DIV><DIV align=center>&nbsp;</DIV><DIV align=center>Les carences de l'empire</DIV><DIV align=center><EM><img src="http://www.rebeli&#111;n.org/imagenes/p_11_08_2010.jpg" border="1" /></EM></DIV><DIV align=center>A .... il manque</DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 12 Aug 2010 à 23:46</span>]]>
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   <pubDate>Wed, 11 Aug 2010 16:02:04 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis :      La fuite a &#233;t&#233; scell&#233;e,...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37739#37739</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 08 Aug 2010 à 16:27<br /><br /><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="100%"><T><T><T><T><TR ="#7ebbd9"><TD width="8%"><P align=center><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><strong><B>La fuite a été scellée, mais les dommages causés au Golfe sont irréversibles</B></strong></FONT></P></TD></TR><TR><TD><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">La transnationale British Petróleum a annoncé que les fuites de brut dans le Golfe du Mexique devraient être scellées complètement au terme des opérations d'injection de ciment qui sont réalisées dans le but de boucher complètement le puits à l'origine de la marée noire dans cette zone.<BR><BR>Même si l’annonce est encourageante, cela ne signifie pas que la tragédie environnementale créée dans cette région ait été contenue ou qu’elle ait disparue.<BR><BR>Les autorités étasuniennes se sont empressées de faire savoir que jusqu’à 75% du brut déversé a pu être ramassé ou s’est décomposé par des processus naturels. ”<BR><BR>Carol Browner, assesseur de la Maison Blanche pour des questions énergétiques a déclaré : la “mère nature a fait sa part”. D’autres médias signalent pour leur part qu’une partie importante du pétrole déversé est dilué dans la superficie de la mer, ce qui ne représenterait pratiquement aucun danger.<BR><BR>Comme par magie, il semblerait que soudain, les conséquences catastrophiques de plus d’une centaine de jours d’échappement de pétrole toxique, dans une des réserves les plus riches de la planète pour ce qui est de sa biodiversité, se sont évaporées et maintenant tout le monde est content et heureux.<BR><BR>Même pas le miroir d’Alice n’aurait pu conduire cette catastrophe écologique à un monde de merveilles, comme on prétend nous faire croire. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Même au cas ou effectivement, trois quarts du pétrole déversé auraient disparu, il n’y a pas de raisons pour cette euphorie. Nous parlons de 4,9 millions de barils de brut, quelque 666 400 tonnes. 25% sont 1,23 millions de barils, c’est à dire, 166 600 tonnes, un chiffre plus que suffisant pour effrayer le plus optimiste des écologistes.<BR><BR>On ne parle pas non plus de ce qui se passe sous la superficie. Si les bactéries sont en train de dégrader le combustible, elles consomment également l’oxygène dans la zone affectée qui s’étend sur quelque 640 kilomètres autour du puits qui a explosé. Cela sans compter les dommages provoqués par les millions de galons de dissolvants lancés dans la mer pour diluer la marée noire.<BR><BR>Un autre problème est toujours présent. La contamination des marais et des zones côtières aux États-Unis où des communautés entières de pêcheurs sont démembrées, non seulement du point de vue économique, mais culturel aussi.<BR><BR>Un article publié il y a quelques semaines par The Guardian, signalait que “ le pétrole peut être retiré de la superficie de l’eau qui est en plein air, on peut essayer de nettoyer le sable d’une plage, mais pas un marécage où il reste, il sèche lentement. Les larves d’innombrables espèces qui y vont durant la saison de frai, de ponte, telles que des crevettes, des crabes, des huîtres, plusieurs poissons, seront empoisonnées”. <BR><BR>Curieusement la presse mondiale met plus l’accent sur les pertes et les dépenses de la British, que sur cette catastrophe écologique. Peu importe combien d’argent cette transnationale devra payer, ni combien d’ordres exécutifs émettra le Président Barack Obama, pour le Golfe du Mexique, la vie ne sera plus la même d’avant le 20 avril dernier.<BR><BR>L’Exxon Valdéz a déversé en 1989 en Alaska, 259 000 barils de pétrole (une quantité bien inférieure au 25% que selon les autorités étasuniennes, restent encore au Golfe du Mexique. 21 ans après ce désastre, l’industrie de la pêche locale ne se remet pas encore et de nombreuses espèces ne sont jamais retournées à cet endroit. La chaîne écologique et alimentaire y a été sérieusement endommagée.<BR><BR>Ne nous laissons donc pas tromper. Nous sommes aujourd’hui devant le pire désastre environnemental de l’histoire et ses conséquences seront encore plus graves et se feront sentir à long terme, bien que les responsables de cette catastrophe tentent de faire croire que le pire est déjà passé et nous invitent à enterrer la tête, comme l’autruche pour ne pas voir la portée des dommages.</FONT></P></TD></TR></T></T></T></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.radiohc.cu/frances/a_comentarios/agosto/10/ago5.htm" target="_blank">Source</A></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><P align=center><img src="http://www.telesurtv.net/multimedia/imagenes/caricatura/ICG1028_322.jpg" height="504" width="495" border="0" /></P><DIV>Hijos delincuentes, ricos generosos y cabilderos corruptos</DIV><DIV><a href="http://www.rebeli&#111;n.org/noticia.php?id=111118" target="_blank">American Curios</A></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: center; CLEAR: both" =separator align=center><a href="http://2.bp.blogspot.com/_ZhuBFdHICnw/TGCgMhDZGCI/AAAAAAAAAog/DIf72VhZx3s/s1600/Los+dejan+mientras+sean+utiles+++++++++++w.jpg" target="_blank"><img src="http://2.bp.blogspot.com/_ZhuBFdHICnw/TGCgMhDZGCI/AAAAAAAAAog/DIf72VhZx3s/s400/Los+dejan+mientras+sean+utiles+++++++++++w.jpg" height="290" width="400" border="0" /></A></DIV><DIV style="TEXT-ALIGN: center; CLEAR: both" =separator align=center><a href="http://www.trincherapatriota.com.ve/2010/08/los-dejan-mientras-sean-utiles.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Los dejan mientras sean utiles</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 10 Aug 2010 à 20:30</span>]]>
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   <pubDate>Sun, 08 Aug 2010 16:27:14 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : &amp;#034;Sortez les mains en l&#8217;air,...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37699#37699</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 06 Aug 2010 à 13:10<br /><br /><DIV =article-titre align=center><a href="http://www.legrandsoir.info/+Sortez-les-mains-en-l-air-il-ne-vous-sera-fait-aucun-mal-ou-les-USA-a-Hiroshima+.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>"Sortez les mains en l’air, il ne vous sera fait aucun mal" (ou&nbsp;: les USA à Hiroshima).</strong></FONT></A></DIV><DIV =article-titre align=justify>&nbsp;</DIV><DIV =article-corps align=justify><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L210xH238/breve&#111;n1171-83918.jpg" height="238" width="210" border="0" align="left" style="WIDTH:%20210px;%20HEIGHT:%20238px" /> </DIV><P =spip align=justify>Le gouvernement états-unien était représenté le 6 août 2010 à Hiroshima pour la commémoration du 65e anniversaire du bombardement nucléaire du Japon.</P><P =spip align=justify>Par le discours d’Obama en avril 2009 à Prague, les USA avaient lancé une campagne pour un «&nbsp;monde sans armes nucléaires&nbsp;». Ils ont signé avec la Russie le 8 avril 2010, le traité Start 3 pour réduire d’un quart leurs stocks respectifs d’ogives nucléaires.</P><P =spip align=justify>Tout cela traduirait une formidable promesse de paix mondiale si&nbsp;:</P><P =spip align=justify>1 – Les Etats-Unis n’avaient pas mis au point une arme nouvelle, dont ils disposent seuls, et capable d’atteindre n’importe quel pays en une heure, produisant des destructions effrayantes sans polluer le site à exploiter. Les autres pays étant dénucléarisés, ils seraient les maîtres du monde.</P><P =spip align=justify>2 – Cette soudaine fièvre pacifiste s’accompagnait du retour dans la mère patrie de tous les soldats US qui font la guerre loin de chez eux et de la fermeture des quelque 800 bases militaires US disséminées sur la planète.</P><P =spip align=justify>Théophraste R. (pour legrandsoir.info).</P>]]>
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   <pubDate>Fri, 06 Aug 2010 13:10:23 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis :    R&#233;flexions du compa&#241;ero...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 04 Aug 2010 à 18:32<br /><br /><DIV><DIV =Secti&#111;n1><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><B style="mso-bidi-font-weight: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR><?: prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p>&nbsp;</o:p></SPAN></B></P><P style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" align=center><B style="mso-bidi-font-weight: normal"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Réflexions du <SPAN =SpellE>compañero</SPAN> Fidel<o:p></o:p></SPAN></I></B></P><P style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" align=center><B style="mso-bidi-font-weight: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR><o:p>&nbsp;</o:p></SPAN></B></P><P style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" align=center><B style="mso-bidi-font-weight: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS, FAITES-LE&nbsp;!<o:p></o:p></SPAN></B></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><B style="mso-bidi-font-weight: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR><o:p>&nbsp;</o:p></SPAN></B></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Un article qui contenait vraiment beaucoup de choses en rapport avec la marée noire survenue voilà maintenant cent cinq jours a été publié voilà quelques jours.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>C’est le président <SPAN =SpellE>Obama</SPAN> qui a autorisé ce forage, parce qu’il faisait confiance en la capacité de la technologie moderne en matière de production de pétrole, ce produit vital pour la civilisation actuelle mais dont la consommation excessive suscite les protestations énergiques des écologistes, et dont il souhaite, lui, disposer en abondance pour libérer les États-Unis de leur dépendance d’envers les livraisons extérieures.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>George W. Bush en personne n’avait même pas osé franchir ce pas, compte tenu des expériences amères ayant découlé en Alaska d’un pétrolier qui transportait du pétrole tiré de là.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>L’accident est survenu lors de la recherche du pétrole qu’exige désespérément la société de consommation, une société que les générations actuelles ont héritée des précédents, sauf que tout marche maintenant à une vitesse inimaginable.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Des scientifiques et des environnementalistes ont exposé des théories relatives aux catastrophes qui sont arrivées durant des centaines de millions d’années quand d’énormes bulles de méthane provoquèrent de gigantesques tsunamis qui, accompagnés de vents et de vagues atteignant le double de la vitesse du son et de vagues de jusqu’à mille cent mètres de haut, balayèrent une grande partie de la planète et liquidèrent 96 p. 100 des espèces vivantes.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Ils redoutent que le golfe du Mexique qui, pour une cause cosmique donnée, est la région où la roche karstique nous sépare de l’énorme couche de méthane, soit percé à cause de cette recherche désespérée de pétrole menée à partir des équipements à technologie de pointe dont on dispose aujourd’hui.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>À propos de la marée noire causée par <EM><SPAN style="FONT-STYLE: normal; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-style: italic">British <SPAN =SpellE>Petroleum</SPAN></SPAN></EM>, les agences de presse informent ce qui suit&nbsp;: <o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>«&nbsp;…le gouvernement étasunien a averti que les gens devaient s’éloigner de l’épicentre des opérations, menaçant de leur imposer un amende de 40 000 dollars pour chaque infraction et de les arrêter pour des délits plus importants.<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>«&nbsp;L’Agence de contrôle environnemental des USA a signalé officiellement que la plate-forme nº 1 dégageait du méthane, du benzène, du sulfure d’hydrogène et d’autres gaz toxiques. Les travailleurs sur le terrain utilisent maintenant des moyens de protection de pointe, dont des masques à gaz de dernière génération fournis par les militaires.<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Des faits capitaux se produisent avec une fréquence inhabituelle.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Le premier et le plus immédiat est le risque d’une guerre nucléaire après que le <SPAN =SpellE><I style="mso-bidi-font-style: normal">Cheonan</I></SPAN>, un navire de guerre dernier cri, a été coulé, selon le gouvernement sud-coréen, par la torpille d’un sous-marin soviétique – datant tous les deux de plus de cinquante ans – tandis que d’autres sources donnent la seule cause possible, mais non détectable&nbsp;: une mine posée sur la coque du <SPAN =SpellE><I style="mso-bidi-font-style: normal">Cheonan</I></SPAN><I style="mso-bidi-font-style: normal"> </I>par les services de renseignement étasuniens. Le gouvernement de la République populaire et démocratique de Corée en a aussitôt été accusé.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Cet étrange événement fut suivi, quelques jours plus tard, du vote, au Conseil de sécurité des Nations Unies, de la résolution 1929 ordonnant l’inspection des cargos iraniens d’ici à quatre-vingt-dix jours.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Le second risque, qui produit déjà des effets dévastateurs, est la progression des changements climatiques, dont les effets sont pires, comme le dénonce le documentaire <I style="mso-bidi-font-style: normal">Home</I>, réalisé par Yann <SPAN =SpellE>Arthus-Bertrand</SPAN> avec la participation des écologistes les plus prestigieux du monde. Et maintenant, ce déversement de pétrole dans le golfe du Mexique, à quelques kilomètres de notre patrie, qui engendre toute sorte de préoccupations.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Le 20 juillet, une dépêche de l’agence de presse EFE rapportait les déclarations du maintenant fameux amiral <SPAN =SpellE>Thad</SPAN> Allen, coordonnateur et responsable de la lutte contre la marée noire dans le golfe du Mexique, qui «&nbsp;a autorisé British <SPAN =SpellE>Petroleum</SPAN>, propriétaire du puits et coupable du déversement, à poursuivre pendant vingt-quatre heures de plus les tests qu’elle faisait pour déterminer la solidité de la structure "<SPAN =SpellE>Macondo</SPAN>" après l’installation, dix jours plus tôt, d’une nouvelle cloche d’endiguement.&nbsp;»<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>«&nbsp;Selon des chiffres officiels, il existe près de 27 000 puits abandonnés dans le lit marin du golfe…&nbsp;»<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>«&nbsp;Quatre-vingt-douze jours après l’accident de la plateforme de la BP, la principale inquiétude de l’administration étasunienne est que la structure souterraine du puits ne soit endommagée et que le pétrole ne filtre à travers les roches et ne finisse par couler à différents endroits du lit marin.&nbsp;»<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>C’était la première fois qu’une déclaration officielle faisait état de la crainte de voir le pétrole commencer à couler de puits qui ne sont plus productifs.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Les lecteurs intéressés par la question s’arrangent pour tirer les données scientifiques d’un fatras de nouvelles sensationnalistes. Il est pour moi des faits dont l’explication n’est pas satisfaisante. Pourquoi l’amiral Allen a-t-il donc dit que «&nbsp;la principale inquiétude de l’administration étasunienne est que la structure souterraine du puits ne soit endommagée et que le pétrole ne filtre à travers les roches et ne finisse par couler à différents endroits du lit marin&nbsp;»&nbsp;? Pourquoi la British <SPAN =SpellE>Petroleum</SPAN> a-t-elle déclaré qu’on ne saurait l’accuser pour le pétrole brut qui a jailli à quinze kilomètres du puits accidenté&nbsp;?<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Il faudrait attendre quinze jours de plus, nécessaires pour forer le puits auxiliaire dont la trajectoire est quasiment parallèle à celle du puits qui a causé la catastrophe, tous deux séparés par moins de cinq mètres, selon l’avis du groupe cubain qui analyse le problème. </SPAN><SPAN =SpellE><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial; mso-ansi-: ES-TRAD" lang=ES-TRAD>Entretemps</SPAN></SPAN><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial; mso-ansi-: ES-TRAD" lang=ES-TRAD>, <SPAN =SpellE>nous</SPAN> <SPAN =SpellE>devons</SPAN> <SPAN =SpellE>attendre</SPAN>, <SPAN =SpellE>sages</SPAN> <SPAN =SpellE>comme</SPAN> des <SPAN =SpellE>images</SPAN>…<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Si on dépose une telle confiance dans le puits parallèle, pourquoi n’a-t-on pas pris cette mesure avant&nbsp;? Que ferons-nous si elle échoue, comme tous les autres ont échoué&nbsp;?<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Un échange récent avec quelqu’un d’extrêmement bien informé des détails de l’accident, du fait des intérêts de son pays, m’a permis d’apprendre qu’il n’existait pas de risque d’émanation de méthane en raison des caractéristiques du puits et de son environnement.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Le 23 juillet, aucune nouvelle ne parlait de ce problème.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Le 24 juillet, l’agence DPA écrivait : «&nbsp;Un scientifique étasunien éminent a accusé la société pétrolière britannique BP, devant la chaîne de télévision BBC, de soudoyer des experts qui analysent la marée noire dans le golfe du Mexique pour qu’ils retardent la publication des données&nbsp;», sans relier toutefois cette immoralité avec le moindre dommage à la structure du fonds marins et avec les émanations de pétrole et les niveaux de méthane inhabituels.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Le 26 juillet, les principaux médias londoniens – <EM><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial">BBC</SPAN></EM>, <EM><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial">Sunday Times</SPAN></EM>, <EM><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial">Sunday <SPAN =SpellE>Telegraph</SPAN> </SPAN></EM><EM><SPAN style="FONT-STYLE: normal; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-style: italic">et d’autres – informaient que le «&nbsp;conseil de direction&nbsp;» de la BP «&nbsp;devait décider ce jour-ci du départ du président exécutif (</SPAN></EM>Tony <SPAN =SpellE>Hayward</SPAN>) pour sa mauvaise gestion du déversement de pétrole dans le golfe du Mexique&nbsp;».<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>De leur côté, <SPAN =SpellE>Notimex</SPAN> et <I style="mso-bidi-font-style: normal">El <SPAN =SpellE>Universal</SPAN></I>, de Mexico, informaient qu’à la BP, «&nbsp;aucune décision n’avait été adoptée quant au changement de cadres et qu’un conseil de direction était prévu dans l’après-midi&nbsp;».<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Le 27 juillet, les agences de presse faisaient savoir que le président exécutif de BP avait été licencié.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>28 juillet. Douze dépêches de presse informaient que quatorze pays, dont les USA et plusieurs de leurs plus importants alliés, avaient formulé des déclarations embarrassées après la divulgation par l’organisation <SPAN =SpellE>Wikileaks</SPAN> de documents secrets sur la guerre en Afghanistan. Tout en se disant «&nbsp;inquiet&nbsp;» devant ces fuites, <SPAN =SpellE>Obama</SPAN> signalait que les informations «&nbsp;dataient et ne contenaient rien de nouveau&nbsp;».<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Une déclaration cynique.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>“Le fondateur de <SPAN =SpellE>Wikileaks</SPAN>, <SPAN =SpellE>Julián</SPAN> <SPAN =SpellE>Assange</SPAN>, a affirmé que les documents prouvaient les crimes de guerre commis par les forces étasuniennes.&nbsp;»<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Ce fut si évident que ces révélations ont ébranlé jusque dans leurs fondations la volonté de secret étasunienne. Les documents parlent de «&nbsp;morts de civils jamais mentionnées publiquement&nbsp;». Ces révélations ont causés des frictions entre les parties impliquées dans ces atrocités.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Sur les risques de gaz méthane émanant des puits qui ne sont pas en production, silence absolu.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>29 juillet. Une dépêche de l’AFP révélait l’inimaginable : <SPAN =SpellE>Osama</SPAN> <SPAN =SpellE>Bin</SPAN> Laden était quelqu’un des services de renseignement étasuniens. «&nbsp;<SPAN =SpellE>Osama</SPAN> <SPAN =SpellE>Bin</SPAN> Laden apparaît dans les rapports secrets publiés par <SPAN =SpellE><EM><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial">Wikileaks</SPAN></EM></SPAN> comme un agent actif, agissant et adulé par ses hommes dans la région <SPAN =SpellE>afghano-pakistanaise</SPAN>&nbsp;».<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>L’on savait qu’<SPAN =SpellE>Osama</SPAN> avait coopéré avec les USA dans la lutte des Afghans contre l’occupation soviétique, mais l’on supposait qu’il avait accepté l’appui des USA et de l’OTAN dans sa lutte contre l’invasion étrangère comme un mal nécessaire et qu’une fois le pays libéré, il avait repoussé l’ingérence étrangère et créé l’organisation Al <SPAN =SpellE>Qaeda</SPAN> pour combattre les USA.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>De nombreux pays, dont Cuba, condamnent ses méthodes terroristes qui causent la mort d’innombrables innocents.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Quelle ne sera pas la surprise de l’opinion publique mondiale en apprenant qu’Al <SPAN =SpellE>Qaeda</SPAN> est une création du gouvernement étasunien&nbsp;!<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Liquider les talibans a été une justification de la guerre en Afghanistan, puis l’un des motifs de l’invasion et de l’occupation de l’Iraq par les troupes étasuniennes. Deux pays où sont morts des milliers de jeunes Étasuniens et où beaucoup ont été mutilés. Où plus de </SPAN><?: prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:ph&#111;ne style="-: res://ietag.dll/#34/#1001; -REPEAT: repeat-x; -: left bottom" =0 o_x003a_ls="trans"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>150 000</SPAN></st1:ph&#111;ne><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR> soldats étasuniens sont engagés pour une durée indéfinie et, à leurs côtés, les membres des troupes de cette organisation belliciste qu’est l’OTAN et d’autres alliés comme l’Australie et la Corée du Sud.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>29 juillet. La presse publiait la photo d’un Etasunien de vingt-deux ans, Bradley Manning, analyste du renseignement, celui qui a fait passer au site web <SPAN =SpellE><EM><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial">Wikileaks</SPAN></EM></SPAN> </SPAN><st1:ph&#111;ne style="-: res://ietag.dll/#34/#1001; -REPEAT: repeat-x; -: left bottom" =0 o_x003a_ls="trans"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>240 000</SPAN></st1:ph&#111;ne><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR> documents secrets. Pas de déclaration sur son culpabilité ou son innocence. On ne pourra pas toutefois l’effleurer, parce que les membres de <SPAN =SpellE><EM><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial">Wikileaks</SPAN></EM></SPAN> ont juré de faire connaître la vérité au monde.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>30 juillet. Le théologien brésilien Frei <SPAN =SpellE>Betto</SPAN> publiait un article intitulé&nbsp;: «&nbsp;Cri de la terre, clameur des peuple&nbsp;», dont deux paragraphes résument la quintessence&nbsp;: <o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>«&nbsp;Les anciens Grecs l’avaient déjà constaté. Gaia, la Terre, est un organisme vivant. Et nous sommes ses fruits, engendrés en 13,7 milliards d’années d’évolution. Or, ces deux cents dernières années, nous n’avons pas su veiller sur elle, nous l’avons transformée en une marchandise dont nous espérons tirer les plus gros profits.&nbsp;»<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>«&nbsp;Toutes les formes de vie sur la planète sont désormais menacées, dont l’espèce humaine (les deux tiers de la population mondiale survit au-dessous du seuil de pauvreté) et la Terre même. Éviter que l’Apocalypse ne se précipite exige la remise en cause des mythes de la modernité – <SPAN =GramE>marché</SPAN>, développement, État <SPAN =SpellE>uninational</SPAN> –<SPAN style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </SPAN>tous basés sur la raison instrumentale.&nbsp;»<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Ce même jour, l’AFP informait&nbsp;: «&nbsp;La République populaire de Chine "désapprouve les sanctions unilatérales" adoptées par l’Union européenne contre l’Iran, a déclaré aujourd’hui le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang <SPAN =SpellE>Yu</SPAN>&nbsp;».<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>La Russie protestait énergiquement à son tour contre la mise en place de ces sanctions de la part de cette région étroitement alliée aux USA.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Le 30 juillet, selon une dépêche de l’AFP, le ministre de la Défense israélien déclarait&nbsp;: «&nbsp;Les sanctions imposées à l’Iran par l’ONU… ne lui feront pas interrompre ses activités d’enrichissement d’uranium afin de fabriquer une bombe atomique&nbsp;».<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Le 1<SUP>er</SUP> août, selon une dépêche de l’AFP&nbsp;: <o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>«&nbsp;Un haut chef militaire des Gardiens de la révolution a mis en garde les USA contre une éventuelle attaque sur l’Iran&nbsp;».<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>«&nbsp;Israël n’a pas renoncé à une action militaire contre l’Iran pour arrêter son programme nucléaire.<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>«&nbsp;La communauté internationale, conduite par Washington, a récemment<SPAN style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </SPAN>intensifié ses pressions sur l’Iran, l’accusant de chercher à se doter de l’arme nucléaire sous prétexte d’un programme nucléaire civil.<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>«&nbsp;Les affirmations de <SPAN =SpellE>Javani</SPAN> ont précédé une déclaration du chef de l’État-major interarmes étasunien, Michael <SPAN =SpellE>Mullen</SPAN>, qui a assuré dimanche que les USA avaient prévu un plan d’attaque contre l’Iran pour l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire.&nbsp;»<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Le 2 août, l’AFP faisait savoir, en même temps que les autres agences de presse&nbsp;:<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>«&nbsp;"Je dois me rendre en septembre à New York pour participer à l’Assemblée générale des Nations Unies. Je suis prêt à m’asseoir face à face avec <SPAN =SpellE>Obama</SPAN>, d’homme à homme, pour parler librement des affaires du monde devant les médias, afin de trouver la meilleure solution", a affirmé <SPAN =SpellE>Ahmadinejad</SPAN> dans un discours diffusé par la télévision publique.<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>«&nbsp;Mais le président <SPAN =SpellE>Ahmadinejad</SPAN> a averti que le dialogue devait se baser sur le respect mutuel.<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>«&nbsp;"S’ils croient pouvoir agiter un bâton et nous dire que nous devons accepter tout ce qu’ils disent, ils se trompent", a-t-il ajouté. Les puissances occidentales "ne comprennent pas que les choses ont changé dans le monde", a-t-il précisé.<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>«&nbsp;"Vous appuyez un pays qui possède des centaines de bombes atomiques, mais vous dîtes vouloir arrêter l’Iran qui pourrait éventuellement en avoir une un jour…&nbsp;»<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Les Iraniens ont déclaré qu’ils lanceraient cent missiles contre chacun des bateaux étasuniens et israéliens qui bloquent l’Iran dès qu’un seul cargo iranien serait arraisonné.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Ainsi donc, dès qu’<SPAN =SpellE>Obama</SPAN> ordonnera d’accomplir la résolution du Conseil de sécurité, il décrétera la perte de tous les bâtiments de guerre étasuniens patrouillant dans cette zone.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Il n’est échu une décision aussi dramatique à aucun autre président des USA. Il aurait dû le prévoir.<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Je m’adresse en l’occurrence pour la première fois de ma vie au président des USA, <SPAN =SpellE>Barack</SPAN> <SPAN =SpellE>Obama</SPAN>&nbsp;:<o:p></o:p></SPAN></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Vous devez savoir que vous avez les moyens d’offrir à l’humanité la seule possibilité réelle de paix. Vous ne pourrez utiliser qu’une seule fois votre prérogative de donner l’ordre de tirer.<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Il se peut qu’après cette expérience traumatique, on trouve des solutions qui ne nous conduisent pas une fois de plus à une situation si apocalyptique. Tout le monde dans votre pays, même vos pires adversaires de gauche ou de droite, vous en saura assurément gré, ainsi que le peuple étasunien qui n’est absolument pas coupable de la situation qui s’est créée.<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Je vous demande de daigner écouter cet appel que je vous lance au nom du peuple cubain.<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Je comprends qu’on ne saurait attendre une réponse rapide, ce que vous ne feriez jamais, d’ailleurs. Pensez-y bien, consultez vos spécialistes, demandez leur avis sur ce point à vos plus puissants alliés et adversaires internationaux.<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Les honneurs ni les gloires ne m’intéressent. Faites-le&nbsp;!<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>Le monde pourra se libérer vraiment des armes atomiques et des armes classiques.<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR>La pire des variantes serait la guerre nucléaire, qui est d’ores et déjà virtuellement inévitable.<o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><I style="mso-bidi-font-style: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial; mso-ansi-: ES-TRAD" lang=ES-TRAD>ÉVITEZ-<SPAN =GramE>LA&nbsp;!</SPAN><o:p></o:p></SPAN></I></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><strong><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial; FONT-WEIGHT: normal; mso-ansi-: ES-TRAD; mso-bidi-font-weight: bold" lang=ES-TRAD><o:p>&nbsp;</o:p></SPAN></strong></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><strong><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial; FONT-WEIGHT: normal; mso-ansi-: ES-TRAD; mso-bidi-font-weight: bold" lang=ES-TRAD>Fidel Castro <SPAN =SpellE>Ruz</SPAN></SPAN></strong><B style="mso-bidi-font-weight: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial; mso-ansi-: ES-TRAD" lang=ES-TRAD><o:p></o:p></SPAN></B></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><strong><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial; FONT-WEIGHT: normal; mso-ansi-: ES-TRAD; mso-bidi-font-weight: bold" lang=ES-TRAD>Le </SPAN></strong><st1:date style="-: res://ietag.dll/#34/#1001; -REPEAT: repeat-x; -: left bottom" =0 Year="2010" Day="3" M&#111;nth="8" ls="trans"><strong><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial; FONT-WEIGHT: normal; mso-ansi-: ES-TRAD; mso-bidi-font-weight: bold" lang=ES-TRAD>3 <SPAN =SpellE>août</SPAN> 2010</SPAN></strong></st1:date><B style="mso-bidi-font-weight: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial; mso-ansi-: ES-TRAD" lang=ES-TRAD><o:p></o:p></SPAN></B></P><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><st1:time Hour="18"><strong><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial; FONT-WEIGHT: normal; mso-bidi-font-weight: bold" lang=FR>18 h</SPAN></strong><B style="mso-bidi-font-weight: normal"><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial" lang=FR><o:p></o:p></SPAN></B></P></st1:time><P style="TEXT-ALIGN: justify; TEXT-INDENT: 35.45pt" =Ms&#111;normal><SPAN style="FONT-FAMILY: Arial; FONT-SIZE: 12pt" lang=FR><o:p></o:p></SPAN></P></DIV></DIV><DIV><a href="http://www.cuba.cu/gobierno/reflexi&#111;nes/2010/fra/f030810f.html" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Wed, 04 Aug 2010 18:32:03 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : Fortunes et mis&#232;re au pays d&amp;#039;Obama  Par...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 03 Aug 2010 à 18:20<br /><br /><H2 align=center ="post-title">Fortunes et misère au pays d'Obama</H2><P align=center ="post-title"><img src="http://www.rebeli&#111;n.org/imagenes/t_11_08_2010.jpg" border="1" /></P><P align=justify ="post-info">Par <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>emcee</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>le lundi 2 août 2010, 23:18 - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/category/Dans-lenfer-de-lultraliberalie" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Dans l'enfer de l'Ultralibéralie</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>- <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/08/02/Fortunes-et-mis%C3%A8re-au-pays-d-Obama" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Lien permanent</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT></P><P align=justify ="post-excerpt">Les Etats-Unis à l'ère d'Obama (suite des reportages de WSWS).<BR>Grâce à l'action d'Obama, qui a été de renflouer Wall Street et d'encourager certaines entreprises à déposer le bilan pour embaucher ensuite des travailleurs pour un salaire moitié moins élevé, le fossé entre riches et pauvres s'élargit encore.<BR>Aujourd'hui, 20% de la population risque de se retrouver dans la misère. Et il ne faut pas compter sur les aides sociales pour leur maintenir la tête hors de l'eau. Les aides fédérales ont été réduites à peau de chagrin. Et les états sont en faillite.<BR>Jusqu'où les escrocs vont-ils aller avant de finir au bout d'une pique?</P><P align=justify ="post-excerpt">Article: <a href="http://www.wsws.org/articles/2010/jul2010/ec&#111;n-j29.shtml" target="_blank"><FONT color=#ff9900>The “new normal”: More than one in five Americans at risk of destitution</FONT></A>", par Barry Grey , 29 juillet 2010, publié dans WSWS</P><P align=justify ="post-"><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/poverty.USA.jpg" border="0" style="20FLOAT:%20%20left" alt="poverty.USA.jpg" /><BR></P><H3 align=justify ="post-">La "nouvelle norme" aujourd'hui: plus d'un Américain sur 5 menacé d'être réduit à la misère</H3><P align=justify ="post-">D'après une nouvelle enquête commandée par la Fondation Rockefeller intitulée:" la sécurité économique en danger", plus d'un Américain sur cinq a subi en 2009 une perte de revenus de 25% ou plus au cours de l'année précédente. Ce rapport indique une augmentation constante de l'insécurité économique depuis les années soixante, et conclut que les pertes de revenus annuels de 25% et plus ont augmenté de 49,9% entre 1985 et 2009. <BR>"Si on rapporte cette tendance au niveau de la population", indique l'enquête, "environ 46 millions d'US-Américains vivaient dans l'insécurité économique en 2007, 28 millions de plus qu'en 1985". Le directeur de l'équipe de recherche qui a élaboré ce rapport, le professeur Jacob Hacker de l'Université de Yale, explique: "Ce que nous constatons, en gros, c'est ce que nous appelons "la nouvelle norme". L'accélération progressive du niveau d'insécurité économique". <BR>L'équipe de recherche a conçu ce qu'elle appelle "l'Indice de Sécurité Economique (ISE)", qui mesure pour une année donnée le pourcentage d'USaméricains qui ont subi au moins une baisse de 25% des revenus disponibles du ménage et qui n'ont pas de filet de protection financière pour remplacer la perte de revenu. Une telle baisse de revenus – due, en général, à la perte d'emploi ou à des frais médicaux importants, ou les deux à la fois – menace la population de se retrouver dans le dénuement. <BR>Le rapport ne comprend pas l'année 2010, où le chômage longue durée est devenu endémique. L'ISE de cette année sera sans aucun doute considérablement plus élevé que pour 2009.<BR>L'enquête souligne que 60% de la population des Etats-Unis a connu au moins une fois une perte des revenus de 25% et plus entre 1966 et 2006 et que des pertes aussi importantes sont devenues plus courantes dans toutes les tranches de revenus depuis le milieu des années 80. <BR></P><BLOCKQUOTE ="post-"><P align=justify>"Ceux qui avaient les revenus les plus élevés et le plus de diplômes étaient les moins touchés" indique le rapport. "Les moins riches, ceux qui avaient le moins de diplômes, les Noirs et les Latinos sont ceux qui étaient le plus menacés".<BR></P></BLOCKQUOTE><P align=justify ="post-">Pratiquement toutes les catégories, cependant, ont connu d'importantes hausses d'insécurité économique aux cours de ces dernières 25 années. <BR>L'enquête indique également que la baisse du revenu moyen est en augmentation actuellement, de 38,2 % entre 1985 et1995, elle est passée à 41,4 % entre 1997 et 2007. Et le niveau d'insécurité financière lié au chômage a augmenté au cours du dernier quart de siècle. En 1985, le taux de chômage était de 7,2% et l'ISE de 12%. En 2002, alors que le taux de chômage était de 5,8%, l'ISE était de 17 %.<BR>Le rapport explique la longue montée de l'insécurité économique jusqu'à la croissance explosive à la fois des dépenses de santé et de l'endettement des ménages, et l'augmentation qui dure depuis des dizaines d'années de la concentration des richesses tout en haut de l'échelle des salaires. Il indique également les conclusions du Congressional Budget Office qu'entre 1979 et 2006 le revenu moyen des ménages après impôts a augmenté de 21% pour le troisième quintile (classes moyennes) mais augmenté de 112 % pour les 10% les ménages les plus riches et de 256% pour les 1 % les plus riches d'entre eux.<BR>Cette forte augmentation de l'insécurité économique décrite dans le rapport de la Fondation Rockefeller est le résultat de l'offensive menée depuis une trentaine d'années par la classe dirigeante aux Etats-Unis contre les emplois, les salaires et le niveau de vie de la classe ouvrière. Cette attaque n'a fait que s'amplifier depuis l'éruption de la crise financière de septembre 2008, qui a conduit à la pire récession depuis les années trente. Sous la présidence d'Obama, la détermination à rejeter la responsabilité de la crise sur la classe ouvrière s'est intensifiée avec les réductions de salaires, les coupes sauvages et brutales dans les dépenses publiques au niveau local et national.<BR>L'administration Obama a poursuivi le sauvetage de Wall Street lancé sous la présidence de Bush. Elle a ensuite annoncé l'intention des dirigeants de profiter du chômage massif pour baisser de façon permanente les salaires et aggraver les conditions de travail des salariés US américains en s'inspirant de ceux des ouvriers asiatiques au moment où la commission sur l'industrie automobile incitait General Motors et Chrysler à déposer le bilan l'an dernier. Cette mesure avait pour objectif d'imposer de nouvelles fermetures d'usine et des licenciements et de réduire considérablement la rémunération des travailleurs du secteur automobile nouvellement embauchés pour diviser par deux le salaire initial. <BR>Puis, il y a eu la soi-disant "réforme" du système de santé, qui va diminuer les dépenses de santé pour les entreprises et l'Etat en limitant les offres de soins de santé et en réduisant les avantages sociaux de millions de travailleurs et de retraités. Depuis l'adoption de la loi sur le système de santé, l'administration a abandonné toute mesure de relance économique pour ne s'intéresser qu'à la réduction du déficit budgétaire en s'attaquant aux programmes sociaux vitaux dont dépendent des millions de personnes.<BR>Le résultat de cette politique c'est qu'il y a eu une hausse record des bénéfices des entreprises, grâce essentiellement à la réduction des coûts de main d'œuvre aux licenciements et aux réductions de salaires et d'avantages sociaux. Dans de nombreux cas, les compagnies ont annoncé une nette augmentation des profits, alors que leur chiffre d'affaires et leurs recettes étaient en baisse. <BR>Dans un article du 26 juillet, le New York Times annonce que les bénéfices des entreprises ont fait un bond de 40% entre la fin de l'année 2008 et le premier trimestre de 2010. Ajoutant que, d'ici l'année prochaine, les spécialistes prévoient que les marges bénéficiaires atteindront 8,9%, un chiffre record. <BR>Le New York Times indique que parmi les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%26P_500" target="_blank"><FONT color=#ff9900>S&amp;P 500</FONT></A> (les 500 sociétés cotées en bourse aux US ) qui ont publié leur bilan pour le second trimestre, à savoir 175 en tout, plus d'une sur dix avait réalisé des bénéfices plus importants pour un chiffre d'affaire inférieur, près de deux fois plus qu'avant la crise actuelle. Parmi les compagnies qui ont annoncé des gains au cours du deuxième trimestre, leurs recettes ont augmenté en moyenne de 6,9% alors que les bénéfices ont fait un bond de 42,3%.<BR>L'article cite Harley Davidson, le constructeur de motos qui, malgré un chiffre d'affaires en baisse, annonçait la semaine dernière des bénéfices de 71 millions de dollars, plus du triple des profits réalisés il y a un an. L'an dernier la compagnie avait supprimé 2000 emplois, plus d'un cinquième de ses effectifs, et compte supprimer 1400 à 1600 emplois supplémentaires d'ici la fin de l'année prochaine. <BR>Les actions d'Harley ont grimpé de 13% le jour où la compagnie a publié son bilan trimestriel. <BR>Parmi les autres compagnies qui ont amélioré leurs performances, on trouve: General Electric, JPMorgan Chase, Hasbro et Ford. Les activités de ce dernier en Amérique de Nord devraient lui faire empocher plus de 5 milliards de dollars en 2010, malgré une chute des revenus de 20 milliards de dollars depuis 2005. Entre 2005 et 2010, la compagnie a réduit la main d'œuvre en Amérique du Nord de près de 50%.<BR>Le jour de la parution de l'article du NYT, le Wall Street Journal publiait également un article disant que les marchés financiers sanctionnent en général les compagnies qui annoncent des plans d'expansion et récompensent celles qui n'envisagent ni d'embaucher ni de licencier. <BR>Cette politique de guerre des classes enrichit davantage l'aristocratie financière. Le Wall Street Journal de mardi dernier publiait la liste des PDG d'entreprise US les mieux payés au cours des dix dernières années.<BR>Tout en haut de la liste figure Lawrence Ellison, PDG d'Oracle qui a encaissé 1,84 milliards de dollars ces dix dernières années.<BR>Son revenu annuel de 84 millions de dollars a permis à Ellison d'accumuler une fortune estimée à 28 milliards de dollars. On peut se faire une idée du style de vie d'Ellison et de ses collègues PDG quand on sait que le PDG d'Oracle possède plusieurs avions de chasse, une propriété estimée à 200 millions de dollars en Californie, avec un lac artificiel, et des résidences à Malibu et à Rhode Island.<BR>Les revenus de l'ensemble des PDG figurant sur la liste du Wall Street Journal sont de 13,5 milliards de dollars, une moyenne de 540 millions de dollars par PDG pour ces dix dernières années.<BR>Cette cupidité et cette accumulation de richesses sont à l'opposé de l'insécurité économique, la pauvreté, l'absence de toit, et la famine croissantes pour des millions de travailleurs aux Etats-Unis et des milliards d'autres dans le monde entier.</P><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 11 Aug 2010 à 18:45</span>]]>
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   <pubDate>Tue, 03 Aug 2010 18:20:39 +0000</pubDate>
   <guid isPermaLink="true">http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37661#37661</guid>
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   <title>Etats-Unis : Le Grand Soir et ReOpen911 pr&#233;sentent: Top...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37596#37596</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 31 Jul 2010 à 16:41<br /><br /><DIV align=justify ="article-surtitre">Le Grand Soir et ReOpen911 présentent&nbsp;:</DIV><H1 align=center ="article-titre"><a href="http://www.legrandsoir.info/Top-Secret-America-Le-voisinage-des-Services-Secrets.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>Top Secret America&nbsp;: Le voisinage des Services Secrets</strong></FONT></A></H1><P align=justify ="article-titre">&nbsp;</P><DIV align=justify ="article-corps"><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH166/art&#111;n11157-434b4.jpg" height="166" width="250" border="0" align="left" style="20HEIGHT:%20%20%20166px" /> </DIV><DIV align=justify ="article-auteur">William M. ARKIN, Dana PRIEST</DIV><DIV align=justify ="article-auteur">&nbsp;</DIV><DIV align=justify ="article-soustitre">La communauté du renseignement poursuit ses activités dans les banlieues de la nation. Si son travail est invisible, son impact se fait réellement ressentir. </DIV><P align=justify ="spip">ReOpen911&nbsp;: La National Security Agency (NSA) est l’organisme spécialiste par excellence de la cryptologie – le chiffrement et le déchiffrement des données. Son impressionnant réseau de stations d’écoute et de satellites intercepte et analyse les communications (les émissions radio, la TV, les satellites, le téléphone, les réseaux sans fils, la messagerie électronique) du monde entier au prétexte de prévenir toutes sortes d’agressions. Elle s’est dotée de systèmes informatiques de reconnaissance vocale et d’ordinateurs comme le "CRAY" dernière génération. Ces machines des plus puissantes au monde, seraient donc capables de déchiffrer les moindres données.</P><P align=justify ="spip">Bien que le complexe de Fort Mead, l’un des sites de la NSA, occupe déjà l’équivalent de la superficie du Pentagone, il rogne un peu plus chaque année sur les terres agricoles. 38 000 employés y travaillent régulièrement. 10 000 autres devraient venir renforcer l’effectif d’ici 15 ans. Dans quel but&nbsp;? Pallier à la hausse du chômage&nbsp;? Curieusement, les habitants de la région ne semblent rien voir de tout cela, comme si ce monde à part, cette superpuissance autoproclamée dans leur voisinage immédiat n’existait pas. Pourtant une gêne ambiante, sourde, pèse sur les habitants.</P><P align=justify ="spip">Le Washington Post, dans cet article tiré de son dossier Top Secret America que nous avons récemment abordé, nous invite à faire le tour du propriétaire de la NSA et ses environs à Fort Meade, Maryland.</P><P align=justify ="spip">L’entrepôt de brique n’est pas que cela. Franchissez la porte et là, caché un peu plus loin, on découvre un détail sur le personnel de la sécurité&nbsp;: une flotte de véhicules utilitaires sportifs noirs, blindés pour résister aux tirs et aux explosions.</P><P align=justify ="spip">Sur le terre-plein central le long de la rue principale, les panneaux ne sont pas des publicités pour des maisons à vendre&nbsp;; ils invitent les employés ayant l’habilitation secret-défense à un salon de l’emploi au Café Joe, qui est tout sauf un lieu normal de restauration.</P><P align=justify ="spip">Le nouvel immeuble de bureaux couleur bronze est réellement une sorte d’hôtel où les entreprises peuvent louer des chambres protégées des écoutes.</P><P align=justify ="spip">Même la plaque d’égout entre deux bâtiments de faible hauteur n’est pas que cela.</P><P align=justify ="spip">Entourée de béton cylindrique, il s’agit du point d’accès à un câble du gouvernement. "TS / SCI", chuchote un fonctionnaire, soit les abréviations pour «&nbsp;top secret&nbsp;» et «&nbsp;information sensible compartimentée&nbsp;» – ce qui signifie que peu de gens ont le droit de connaitre les informations qui transitent par le câble.</P><P align=justify ="spip">Tous ces lieux existent hors de Washington, ce qui équivaut à une géographie alternative des États-Unis, celle que dessinent la concentration des organisations gouvernementales top-secret et les entreprises qui travaillent pour elles. Ce faisceau de Fort Meade est le plus important parmi la douzaine de groupes (de ce genre) à travers les États-Unis, les centres nerveux du Top Secret America aux 854.000 employés.</P><P align=justify ="spip">D’autres (groupes) se situent à Dulles-Chantilly, Denver-Aurora et Tampa. Ils correspondent tous à la version des villes traditionnelles sous antenne militaire&nbsp;: ils dépendent financièrement du budget fédéral et sont culturellement définis par leur tâche exceptionnelle.</P><P align=justify ="spip">La différence, bien sûr, c’est que l’armée ne relève pas de la culture du secret. Dans les groupes du Top Secret America, une carte à puce numérique accrochée autour du cou est souvent le seul indice du lieu de travail. Le travail n’est pas discuté. Pas plus que les interventions. Les débats sur le rôle de l’Intelligence dans la protection du pays se produit uniquement lorsque quelque chose se passe mal et que le gouvernement enquête, ou lorsqu’une information classifiée est divulguée sans autorisation et qu’elle se transforme en nouvelles.</P><P align=justify ="spip">L’existence de ces groupements est si peu connue que la plupart des gens n’en prennent pas conscience lorsqu’ils approchent l’épicentre de Fort Meade&nbsp;; même lorsque le GPS sur le tableau de bord de leur voiture se met soudain à donner des instructions erronées, piégeant les conducteurs dans une série de demi-tours, parce que le gouvernement trouble les signaux dans les proches environs.</P><P align=justify ="spip">Lorsque cela se produit, c’est que le point zero – La <I ="spip">National Security Agency</I>- est proche. Mais difficile de dire où. Les arbres, les murs et le paysage vallonné occultent la présence de la NSA de la plupart des points de vue&nbsp;; les barrières en béton, des postes de garde fortifiés et des panneaux d’avertissement arrêtent ceux qui n’ont pas l’autorisation d’entrer sur les terres de la plus grande agence de renseignement des États-Unis.</P><DIV style="BORDER-BOTTOM: #808080 1px solid; BORDER-LEFT: #808080 1px solid; PADDING-BOTTOM: 4px; MARGIN: 16px; PADDING-LEFT: 4px; PADDING-RIGHT: 4px; FONT-SIZE: 8pt; BORDER-TOP: #808080 1px solid; BORDER-RIGHT: #808080 1px solid; PADDING-TOP: 4px" align=justify ="article-texte"><DL style="WIDTH: 120px" ="spip__4476 spip_s spip_s_left"><DT><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L70xH70/th-day3gallery-3fd43.jpg" height="70" width="70" border="0" style="20HEIGHT:%20%20%2070px" alt="JPEG%20-%205.3%20ko" /> </DT></DL></DIV><P align=justify ="spip"><STR&#079;NG ="spip">Dans notre arrière-cour</strong> / <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/articles/secrets-next-door/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>Galerie photos</FONT></A><BR>De nombreux Américains ne se rendent pas compte que le travail top-secret pourrait s’exercer dans leur voisinage.</P><P align=justify ="spip">Par delà les obstacles se trouvent de gigantesques immeubles imposants, rangées après rangées. Derrière les vitres opaques résistant aux explosions, 30 000 personnes environ, lisent, écoutent et analysent pour la plupart le flot continuel de conversations interceptées, 24 heures par jour, sept jours par semaine.</P><P align=justify ="spip">De la route, il est impossible de dire l’étendue de la NSA, même si ses bâtiments occupent une surface de 585.000 m2 – environ la taille du Pentagone – et sont entourés de 453.247 m2 de places de stationnement. Aussi massive qu’elle puisse paraître, des documents indiquent que la NSA est destinée à s’étendre avec 10.000 employés de plus au cours des 15 prochaines années et 2 milliards de dollars pour financer la première phase d’expansion, soit une augmentation globale d’envergure qui portera l’espace immobilier du groupement de Fort Meade à près de 1,3 millions de m2.</P><P align=justify ="spip">Le siège de la NSA se trouve sur la base militaire de Fort Meade qui accueille 80 locataires du gouvernement, dont plusieurs grandes organisations du renseignement.</P><P align=justify ="spip">Chaque année, elles injectent 10 milliards de dollars dans les salaires et des contrats dans l’économie de la région – un chiffre qui permet d’expliquer le reste de Fort Meade, qui s’étend sur plus de 16 000 m dans toutes les directions.</P><P align=justify ="spip">Les entreprises qui prospèrent hors de l’agence et à proximité des autres organismes du renseignement commencent juste au-delà du périmètre de la NSA.</P><P align=justify ="spip">Dans certaines parties du groupe, elles occupent des quartiers entiers. Dans d’autres, elles forment des parcs d’affaires sur plus d’un kilomètre&nbsp;; un chemin privé, contrôlé par des panneaux d’interdiction aux "avertissements" en jaune, les relie au campus de la NSA.</P><P align=justify ="spip">L’un des plus grands parcs est le <I ="spip">National Business Park</I> – de larges tours de verres angulaires sont réparties par blocks sur 1.153.354 m2 dissimulés. Les occupants de ces bâtiments sont des sous-traitants, et (ailleurs) là où ils sont mieux connus du public, ils minimisent volontairement leur présence. Mais dans le <I ="spip">National Business Park</I>, un lieu où seuls d’autres entrepreneurs auraient une raison de se rendre, les enseignes de leurs bureaux sont énormes, elles brillent dans la nuit de rouge vif, de jaune et bleu&nbsp;: Booz Allen Hamilton, L-3 Communications, CSC, Northrop Grumman, General Dynamics, SAIC.</P><P align=justify ="spip">Plus de 250 entreprises - soit 13&nbsp;% de toutes les entreprise Top Secret America - sont représentées dans le groupe de Fort Meade. Certains ont plusieurs bureaux, tels que Northrop Grumman, qui en a 19, et SAIC, qui en a 11. Les entreprises effectuent un travail <I ="spip">top-secret</I> dans les 681 sites du groupe Fort Meade.</P><P align=justify ="spip">Sur les sites, les employés doivent se soumettre à des règles strictes, envahissantes. Ils passent régulièrement des tests au détecteur de mensonge, signent des formulaires de non-divulgation, remplissent de longs rapports suite à un voyage à l’étranger. Ils sont entrainés pour gérer les voisins fouineurs et les amis curieux. Certains sont formés pour endosser de fausses identités.</P><P align=justify ="spip">S’ils boivent trop, empruntent trop d’argent ou sympathisent avec des citoyens de certains pays, ils peuvent perdre leur habilitation secret-défense, cette habilitation étant le passeport pour un emploi à vie à la NSA et dans les organismes de renseignement apparentées.</P><P align=justify ="spip">Alors que le Top Secret America se développait, le gouvernement est devenu de plus en plus dépendant de sous traitants ayant l’habilitation secret-défense.</P><P align=justify ="spip">Par chance, ils excellent en mathématique&nbsp;: pour faire ce qu’elle fait, la NSA s’appuie sur le plus grand nombre de mathématiciens au monde. Elle a besoin de linguistes et d’experts en technologie, ainsi que de cryptologues, surnommés "Crippies." Beaucoup se savent être des ISTJ, qui signifie «&nbsp;introverti avec perception, réflexion et jugement&nbsp;», un ensemble de traits de la personnalité repérés par le test de personnalité <I ="spip">Myers-Briggs</I> qui prévaut dans le groupe de Fort Meade.</P><P align=justify ="spip">La bonne blague&nbsp;: «&nbsp;<I ="spip">Comment reconnait-on un extraverti à la NSA&nbsp;? C’est le seul qui regarde les chaussures des autres.</I>&nbsp;»</P><P align=justify ="spip">«&nbsp;<I ="spip">Elles font partie des personnes les plus brillantes au monde</I>&nbsp;», a déclaré Ken Ulman, cadre au département de Howard, l’un des six départements de la sphère d’influence géographique de la NSA. «&nbsp;<I ="spip">Ils exigent de bonnes écoles et une qualité de vie élevée.</I>&nbsp;» Les écoles, en effet, sont parmi les meilleures, et certaines vont adopter un cursus cet automne qui enseignera à des élèves âgés de 10 le style de vie nécessaire à l’obtention d’ une habilitation secret et le genre de comportement qui pourrait les disqualifier.</P><P align=justify ="spip">Près d’une école, des bus scolaires jaunes sont alignés le long d’un bâtiment où le personnel des alliés, le «&nbsp;Cinquième Oeil&nbsp;» – les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande – partagent les informations <I ="spip">top-secret</I> sur le monde entier.</P><P align=justify ="spip">Les bus déposent les enfants dans les quartiers les plus riches du pays&nbsp;; l’aisance est un autre attribut du Top Secret America. Selon les données du service de recensement, six des 10 plus riches comtés des États-Unis se trouvent dans ces groupes.</P><P align=justify ="spip">Le comté de Loudoun, classé le plus riche du pays, contribue à fournir de la main-d’œuvre pour le <I ="spip">National Reconnaissance Office</I> à proximité, qui gère les satellites espions. Le comté de Fairfax, en deuxième position- accueille la NRO, la CIA et le Bureau du directeur du renseignement national (DNI). Le Comté d’Arlington, classé au neuvième rang, accueille le Pentagone et les agences de renseignement majeures. Le Comté de Montgomery, classé 10e, est le foyer de l’Agence Nationale du Renseignement Geospatial - (NGIA). Et le comté de Howard, classé troisième, est le foyer de 8.000 employés de la NSA.</P><P align=justify ="spip">«&nbsp;<I ="spip">S’il s’agissait d’une usine Chrysler, on parlerait Chrysler sur les pistes de bowling, Chrysler aux réunions du Conseil, Chrysler, Chrysler, Chrysler</I>&nbsp;» a dit Kent Menser, employé au ministère de la défense qui soutient le comté de Howard pour s’adapter à la croissance aux environs de Fort Meade. «&nbsp;<I ="spip">Les gens qui ne font pas partie de l’effectif de la NSA n’apprécient pas totalement son impact sur leur vie</I>&nbsp;».</P><P align=justify ="spip">* * * *</P><P align=justify ="spip">L’impact de la NSA et autres organisations secrètes de ce groupe n’est pas seulement financier. Il régule même la fluidité du trafic un certain jour, lorsqu’ une camionnette blanche sort d’un parking pour se fondre dans la circulation à midi.</P><P align=justify ="spip">Cette camionnette blanche est suivie de cinq autres identiques.</P><P align=justify ="spip">Dans chacune d’elles, deux agents du gouvernement qui suivent des cours à l’Académie de Formation du Contre-Espionnage, tentent de ne pas se perdre sur les routes locales durant leur «&nbsp;surveillance discrète&nbsp;» – il s’agit ici de suivre un formateur qui joue le rôle de l’espion. Le véritable travail de ces agents issus de l’Armée, des Douanes et autres agences gouvernementales consiste à identifier les espions et terroristes étrangers qui visent leurs organisations, de localiser les espions et de recueillir des preuves pour prendre des mesures à leur encontre.</P><P align=justify ="spip">Mais aujourd’hui, ce sont des stagiaires reliés les uns aux autres par des radios et des plans de rues spécialement conçus à leur intention. Chaque année, environ 4000 agents fédéraux et militaires participent à des cours de contre-espionnage dans l’agglomération de Fort Meade&nbsp;; en tant qu’agents, ils se déplacent sans éveiller l’attention des habitants qui vaquent à leurs occupations.</P><P align=justify ="spip">L’agent qui voyage sur le siège passager dans l’une des camionnettes blanches tient les cartes sur ses genoux tandis qu’elle déplace frénétiquement des pastilles jaunes pour tenter de suivre les positions des autres camionnettes et du suspect qu’ils surnomment «&nbsp;<I ="spip">le lapin</I>&nbsp;».</P><P align=justify ="spip">D’autres agents accélèrent et font la course à 90km/h pour tenter de suivre le lapin tout en se prévenant les uns les autres de la présence de la police locale qui ne sait pas que ces camionnettes qui slaloment dans la circulation sont conduites par des agents fédéraux.</P><P align=justify ="spip">Soudain, le lapin n’est plus qu’à un pâté de maisons devant la camionnette la plus proche, il grille le feu à l’orange puis disparaît tandis que les agents se retrouvent coincés au feu rouge.</P><P align=justify ="spip">Feu vert.</P><P align=justify ="spip">C’est alors qu’un agent hurle en vain devant le pare-brise «&nbsp;<I ="spip">Allez&nbsp;!</I>&nbsp;» à la voiture qui traîne devant. «&nbsp;<I ="spip"> Dégage&nbsp;! Dégage&nbsp;! Dégage&nbsp;!</I>&nbsp;»</P><P align=justify ="spip">«&nbsp;<I ="spip">On l’a perdu,</I>&nbsp;» râle sa partenaire tandis qu’ils s’efforcent de le rattraper.</P><P align=justify ="spip">Finalement, les agents terminent leur filature à pied devant la librairie <I ="spip">Borders</I> à Columbia où le lapin est réapparu. Six hommes en polos et pantalons aux dégradés kakis inspectent les rayons des magazines et déambulent dans les allées.</P><P align=justify ="spip">Leur instructeur est embarrassé. «&nbsp;<I ="spip">La partie la plus difficile, c’est l’attitude</I>&nbsp;», confie-t-il, tout en observant les agents suivre le lapin dans le magasin rempli de femmes en basket et d’enfants en tongs. «&nbsp;<I ="spip">Certains n’arrivent pas à se détendre suffisamment pour avoir le bon comportement… Ils devraient avoir l’air de flâner, mais ils sont là à observer par-dessus un livre, sans bouger.</I>&nbsp;»</P><P align=justify ="spip">Dans le groupe, on trouve des exemples où le monde occulte et le public se côtoient. Une sandwicherie Quiznos dans le groupe ressemble à n’importe quel autre restaurant de cette chaîne nationale, si ce n’est la queue qui se forme dès 11h du matin. Ceux qui attendent portent des lunettes de soleil Oakley appréciées des personnes qui ont travaillé en Afghanistan ou en Irak. Ils portent des bottes couleur sable du désert. Les militaires en service représentent 40% du personnel de la NSA et ce Quiznos est tout près d’un de leurs bureaux.</P><P align=justify ="spip">Ailleurs dans le quartier, l’un des résidents Jerome James parle du bâtiment qui a surgi juste à la limite de son jardin. «&nbsp;<I ="spip">Avant, il n’y avait que des terres agricoles, puis un jour ils ont commencé à creuser,</I>&nbsp;» dit il. «&nbsp;<I ="spip">Je ne sais pas ce qui s’y passe, mais cela ne me dérange pas. Je n’y pense pas.</I>&nbsp;»</P><P align=justify ="spip">Le bâtiment protégé par des barrières et des grillages, est plus grand qu’un terrain de football. Aucune enseigne ou panneau pour l’identifier. Il y a bien une adresse, mais Google Maps ne la reconnaît pas. Si vous la saisissez, une autre adresse apparait systématiquement&nbsp;: «&nbsp;6700&nbsp;».</P><P align=justify ="spip">Pas de nom de rue.</P><P align=justify ="spip">Juste «&nbsp;6700&nbsp;».</P><DIV align=justify ="article-texte"><DL ="spip__4477 spip_s spip_s_center"><DT><DIV align=center><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L403xH268/day3_inarticle-key-6b3b8.jpg" height="268" width="403" border="0" style="20HEIGHT:%20%20%20268px" alt="JPEG%20-%2094.9%20ko" /></DIV><DIV align=center></DIV></DT><DD style="WIDTH: 350px" ="spip_doc_deif"><DIV align=justify>Bill Brown, à gauche, et Jerome James s’occupent de la propriété de James dans une banlieue de Maryland, qui jouxte un bâtiment sécurisé. (Photo by Bonnie Jo Mount / The Washington Post) | <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/galleries/gallery-day-3/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Galerie Photos</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT></DIV></DD></DL></DIV><DL></DL><DIV></DIV><P align=justify ="spip">Justin Walsh est dans l’un de ces bâtiments&nbsp;; chaque jour, il passe des heures juché sur une échelle pour inspecter les faux plafonds d’une des plus grandes organisations de Top Secret America. Walsh est spécialiste en sécurité industrielle au sein du Département de la Défense. Chaque groupe a son propre Walsh, que ce soit à Fort Meade&nbsp;; ou dans le dédale sous terrain des bâtiments de Crystal City à Arlington, prés du Pentagon&nbsp;; ou dans les parcs d’affaires high-tech près du Centre National de Renseignement Spacial à Dayton, Ohio.</P><P align=justify ="spip">Quand il n’est pas sur une échelle, Walsh trifouille la photocopieuse pour s’assurer qu’elle ne puisse reproduire les secrets stockés dans sa mémoire. Ou bien il teste le démagnétiseur, un aimant géant qui efface les données des disques durs classifiés. Ou bien il est en train de disséquer le système d’alarme, sa fibre optique et le codage utilisé pour envoyer des signaux à la salle de contrôle.</P><P align=justify ="spip">Dans l’Amérique Top Secret, tout est réglementé par le gouvernement&nbsp;: l’épaisseur de l’acier des barrières, la qualité des sacs en papier pour le transport des documents classifiés, l’épaisseur des murs et la hauteur des faux planchers insonorisés.</P><P align=justify ="spip">Autour de Washington, 4000 bureaux de sociétés privées gèrent l’information classifiée, soit 25% de plus que l’an dernier, selon le superviseur de Walsh, et l’équipe de Walsh a en permanence 220 bâtiments à contrôler dans son programme d’inspection. Le moindre bâtiment doit faire l’objet de contrôles, et tout nouveau bâtiment doit être inspecté de fond en comble avant que la NSA n’autorise ses occupants à ne serait-ce qu’établir une connexion téléphonique avec l’agence.</P><P align=justify ="spip">Il y aura bientôt un nouveau bâtiment de quatre étages à Fort Meade, prés d’un quartier tranquille de pavillons haut de gamme protégé. Son constructeur affirme qu’il peut résister à un attentat à la voiture piégée. Dennis Lane affirme que ses ingénieurs ont mis plus de boulons dans chaque poutrelle d’acier de la charpente que ne l’exige la norme pour garantir que la structure ne s’effondrera pas en cas d’imprévu.</P><P align=justify ="spip">Lane, vice-président de la société de construction <I ="spip">Ryan Commercial</I>, est devenu lui-même une sorte de fouineur lorsqu’il s’agit de travailler pour la NSA. A 55 ans, il a vécu et travaillé toute sa vie dans l’ombre de la NSA et s’est adapté à sa présence croissante au sein de sa communauté. Il recueille des informations commerciales par le biais de son propre réseau d’informateurs, des cadres dirigeants comme lui qui espèrent faire une bonne affaire sur le dos d’une organisation dont la plupart des voisins n’ont jamais entendu parler.</P><P align=justify ="spip">Il repère le moment où la NSA ou d’autres organisations secrètes du gouvernement louent un bâtiment, embauche d’avantage de sous-traitants et fait appel aux entreprises locales. Il suit les projets de construction, les délocalisations, les changements au sein des sociétés privées. Il sait que les planificateurs locaux estiment que 10.000 emplois supplémentaires seront créés par la NSA et 52.000 supplémentaires par les autres agences de renseignement qui s’installeront à Fort Meade.</P><P align=justify ="spip">Lane était déjà au courant de toutes les rumeurs avant l’annonce officielle disant que le prochain commandement militaire géant, <I ="spip">US Cyber Command</I>, serait dirigé par le général quatre étoiles actuellement à la tête de la NSA. «&nbsp;<I ="spip">Ce cyber-machin sera énorme</I>,&nbsp;» dit il. «&nbsp;<I ="spip">Un cyber commandement pourrait occuper tout l’immobilier disponible dans la zone</I>&nbsp;».</P><P align=justify ="spip">Lane le sait car il a été témoin de la croissance post-11/9 de la NSA. A présent elle absorbe chaque jour 1,7 milliards de communications&nbsp;: courriers électroniques, forums, messageries, adresses IP, numéros de téléphone, appels téléphoniques et conversations de téléphones mobiles.</P><P align=justify ="spip">A sa manière, Jeani Burns en a été témoin aussi.</P><P align=justify ="spip">Burns, une femme d’affaires à Fort Meade, prend un verre un soir après le travail. Elle fait un geste en direction de quelques hommes qui se tiennent près du comptoir.</P><P align=justify ="spip">«&nbsp;<I ="spip">Je peux les repérer</I>,&nbsp;» dit elle. Le costume. La coupe de cheveux. Le comportement. «&nbsp;<I ="spip">Ils ont ce regard, comme s’ils avaient peur que quelqu’un vienne leur poser une question à leur sujet.</I>&nbsp;»</P><P align=justify ="spip">Des agents secrets viennent ici aussi, chuchote-t-elle, pour les surveiller, «&nbsp;<I ="spip">pour s’assurer que personne ne parle trop</I>.&nbsp;»</P><P align=justify ="spip">Burns est bien placée pour le savoir – elle vit avec un de ces homme secrets depuis 20 ans. Avant, il travaillait pour la NSA. A présent, il est l’un de leurs sous-traitants. Il a fait la guerre. Elle ne sait pas où. Il fait quelque chose d’important. Elle ne sait pas quoi.</P><P align=justify ="spip">Elle raconte qu’elle est tombée amoureuse de lui il y a 20 ans et que depuis, elle a passé sa vie à s’adapter. Lorsqu’ils sortent avec des amis, dit elle, elle les appelle avant pour les prévenir&nbsp;: «&nbsp;<I ="spip">Ne lui posez pas de questions</I>.&nbsp;» Parfois les gens le comprennent, mais lorsque ce n’est pas le cas, «&nbsp;<I ="spip">c’est dur à dire, mais nous ne sortions plus avec eux</I>.&nbsp;» Elle le décrit comme un «&nbsp;<I ="spip">observateur. C’est moi la suspecte</I>,&nbsp;» dit elle. «&nbsp;<I ="spip">Cela me gêne qu’il ne m’emmène jamais en voyage, ne pense jamais à quelque chose d’excitant à faire… J’ai l’impression d’être trompée.</I>&nbsp;»</P><P align=justify ="spip">Mais elle dit aussi&nbsp;: «&nbsp;<I ="spip">Je le respecte vraiment pour ce qu’il a fait. Il a consacré sa vie pour maintenir notre mode de vie, et il n’en retire aucune reconnaissance du public</I>&nbsp;». Pendant ce temps, à l’extérieur du bar, le bourdonnement est continu. La nuit, aux confins du Parc d’Affaires National, des fenêtres de bureaux sont encore éclairés ici ou là. Les 140 chambres de l’hôtel <I ="spip">Marriott Courtyard</I> sont toutes louées, comme d’habitude, à des clients tel cet homme à la réception qui dit seulement qu’il «&nbsp;<I ="spip">travaille pour l’armée</I>&nbsp;».</P><P align=justify ="spip">A l’intérieur de la NSA, il y a un va et vient permanent de mathématiciens, de linguistes, de techniciens et de cryptologues. Ceux qui partent descendent par l’ascenseur au rez-de-chaussée. Chacun porte une petite boite en plastique avec un code barre. Elle contient une clé de porte qui résonne à chaque pas. Pour ceux qui travaillent ici, ce son signale le changement d’équipe.</P><P align=justify ="spip">Tandis que les employés qui prennent leur poste passent le tourniquet, ceux qui partent glissent leur badge d’identification dans une fente. Une trappe s’ouvre. Ils déposent leur boite contenant la clé puis sortent en passant par un tourniquet. Ils quittent le parking et roulent lentement vers les barrières et portails qui protègent la NSA, où ils croisent une longue file de voitures qui roulent en sens inverse. Il est presque minuit à Fort Meade, la capitale de Top Secret America, un endroit qui ne dort jamais et qui s’étend un peu plus chaque jour.</P><P align=justify ="spip">SOURCE&nbsp;: <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/articles/secrets-next-door/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://projects.washingtonpost.com/...</FONT></A></P><P align=justify ="spip"><EM>Traduit par V.D. et apetimedia pour ReOpenNews et le Grand Soir. <HR></EM><P></P><DIV><a href="http://www.cubadebate.cu/noticias/2010/07/30/cifra-record-de-suicidios-de-soldados-de-eeuu/" target="_blank">Chiffre record de suicides de soldats étasuniens</A></DIV><DIV><HR></DIV><DIV><a href="http://socio13.wordpress.com/2010/07/31/afghanista-irak-demain-liran-la-verite-fait-peur-par-danielle-bleitrach/" target="_blank">Afghanistan, Irak, demain l’Iran: la vérité fait peur par danielle&nbsp;Bleitrach</A></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 31 Jul 2010 à 22:45</span>]]>
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   <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 16:41:14 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis :      La loi anti-immigrant...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37583#37583</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 30 Jul 2010 à 20:05<br /><br /><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="100%"><T><T><T><T><TR ="#7ebbd9"><TD width="23%"><P align=center><strong><B><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">La loi anti-immigrant entre en vigueur dans l’Arizona </FONT></B></strong></P></TD></TR><TR><TD><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><P align=center><img src="http://www.rebeli&#111;n.org/imagenes/p_04_08_2010.jpg" border="1" /></P><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Phoenix, 29 juillet, (RHC)--. La loi anti-immigrant de l’Arizona est entrée en vigueur ce jeudi alors que ses parties les plus sensibles pour le Mexique et d’autres pays ont été invalidées à la dernière minute par une juge fédérale. Parmi ces volets, l’article permettant aux policiers de juger au faciès pour l’inspection des documents d’identité et leur arrestation. </FONT></DIV><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Pourtant, Mme le gouverneur de l’Arizona, Jan Brewer, a annoncé son intention de faire appel de la décision de la juge Bolton. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Le département de justice fédérale a salué la décision de la juge Bolton.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">« Les Etats peuvent jouer et jouent leur rôle en coopérant avec le gouvernement fédéral à l’heure de faire respecter les lois d’immigration mais ils doivent le faire dans le cadre de notre Constitution » a déclaré Hannah August, porte-parole du département de justice. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">A Mexico, Patricia Espinosa, secrétaire d’Etat du Mexique, a vu dans cet arrêt un premier pas sur la voie correcte. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Elle a signalé que le gouvernement mexicain suivra la procédure judiciaire jusqu'à ce qu’elle aboutisse à la déclaration d’inconstitutionnalité de cette loi controversée. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Elle a remercié les gouvernements de l’Argentine, de la Bolivie, du Chili, de la Colombie, du Costa Rica, du Salvador, du Guatemala, du Nicaragua, du Paraguay et du Pérou pour leur soutien à la motion présentée par le Mexique auprès de la justice étasunienne. </FONT></P></TD></TR></T></T></T></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.radiohc.cu/frances/a_noticiasdelmundo/julio/2010/29/mundo3.htm" target="_blank">Source</A> <HR></DIV><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="100%"><T><T><T><TR ="#7ebbd9"><TD width=0><P align=center><strong><B><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Blocage partiel de la loi Arizona: un répit, certes, mais partiel aussi </FONT></B></strong></P></TD></TR><TR><TD><P align=justify><FONT color=#000000 size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><FONT color=#ffffff>La décision de la juge fédérale Susan Bolton, de bloquer, ne serait ce que de façon temporaire, quelques uns des articles les plus controversés de la loi Arizona ou SB 1070 a sans doute été accueilli avec joie et surtout espoir par les organisations de défense des immigrants et des droits humains. Mais il ne faut pas oublier que le reste des articles de cette loi entrent en vigueur à partir d’aujourd’hui.<BR><BR>Les articles que la juge a laissé dans une sorte de limbe, en l’attente de voir ce qui en résulte d’autres recours en appel dont celui qui sera présenté par Mme le gouverneur de cet état, Jan Brewer, sont justement ceux qui entrent en contradiction avec la Constitution et ses amendements et qui en conséquence sont très vulnérables et passibles d’être attaqués par n’importe quel tribunal.<BR><BR>Ainsi par exemple, la loi Arizona prévoit dans un de ces articles, que ce soit la police qui détermine le statut d’immigration d’une personne arrêtée ou détenue si un officier soupçonne que cet individu était illégal dans le pays.<BR><BR>Aux États-Unis, le gouvernement fédéral est le seul qui a la faculté d’assumer certaines fonctions, dont celles visant à faire respecter les normes migratoires. Pour ce faire il se sert d’un département spécifique qui n’est pas, bien entendu, la police.<BR><BR>Cela signifie que lorsqu’un individu est capturé pour un délit quelconque et qu’il y a des doutes sur son statut légal, il devra être soumis à une investigation, non pas par un officier local, mais par un agent des services d’immigration. En définitive le résultat est le même.<BR><BR>Ce qui par contre est louable est le fait d’avoir suspendu ne serait ce que temporairement la faculté des autorités pour arrêter une personne et enquêter sur elle sur la base de son profil racial. Tout simplement parce qu’il est impossible de savoir, rien qu’en regardant une personne, si elle est ou non un sans papier. De la façon dont il était rédigé cet article ne faisait qu’exacerber le racisme et l’intolérance.<BR><BR>Un autre aspect positif c’est la suspension de l’article qui obligeait les résidents étrangers même s’ils sont naturalisés à porter à tout moment leurs documents pour pouvoir prouver leur statut et le fait de ne pas considérer comme un délit que les sans papiers demandent un emploi public.<BR><BR>Cela n’empêche pourtant l’entrée en vigueur de la Loi Arizona, avec tout son esprit xénophobe. En vertu de cette loi, l’entrée illégale en territoire de cet état ne sera plus considérée comme un délit civil mais comme un délit criminel.<BR><BR>La lutte doit donc se poursuivre jusqu’à ce que la totalité du texte soit abrogé définitivement et non pas suspendu temporairement. Un dur chemin à parcourir compte tenu du fait que la tendance ces 18 derniers mois aux États-Unis est la poursuite et le harcèlement croissant contre les immigrants.<BR><BR>Le journal The Washington Post, souligne que depuis l’arrivée à la Maison Blanche du Président Barack Obama, le Département de Contrôle d’immigration et des douanes (ICE, par son sigle en anglais) a augmenté considérablement les déportations. L’on estime que cette année le nombre d’étrangers déportés sera de 400 000, sois 10% de plus qu’en 2008 et 25% de plus qu’en 2007.<BR><BR>Les audits fédéraux contre des entreprises soupçonnées d’engager des sans papiers, se sont intensifiés également. Près de 2875 de ces entreprises ont fait l’objet de contrôles et les amendes qui en découlent se montent à 6 millions 400 000 dollars, selon le Washington Post.<BR><BR>C’est vrai que la Maison Blanche a agit contre la Loi Arizona, mais s’attendre à ce que cela signifie un avenir plus prometteur pour ceux qui se trouvent aux États-Unis ou qui y arrivent sans le statut légal correspondant, n’est qu’une illusion et comme dit un vieux dicton en espagnol. « Celui qui vit d’illusions meurt de déceptions. »</FONT><BR></P></FONT></TD></TR></T></T></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.radiohc.cu/frances/a_comentarios/julio/10/jul29.htm" target="_blank">Source</A></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><P align=center><img src="http://www.telesurtv.net/multimedia/imagenes/caricatura/ICG1030_674.jpg" height="637" width="470" border="0" /></P><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 12 Aug 2010 à 22:53</span>]]>
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   <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 20:05:45 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : Le Grand Soir et ReOpen911 pr&#233;sentent: Top...</title>
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   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 30 Jul 2010 à 15:38<br /><br /><DIV =article-surtitre align=justify>Le Grand Soir et ReOpen911 présentent&nbsp;:</DIV><H1 =article-titre align=center><a href="http://www.legrandsoir.info/Top-Secret-America-le-nerf-de-la-guerre-vu-par-le-Washingt&#111;n-Post-2-2.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>Top Secret America&nbsp;: le nerf de la guerre vu par le Washington Post (2/2)</strong></FONT></A></H1><P =article-titre align=justify>&nbsp;</P><DIV =article-corps align=justify><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH185/art&#111;n11135-86fa2.jpg" height="185" width="250" border="0" align="left" style="WIDTH:%20250px;%20HEIGHT:%20185px" /> </DIV><DIV =article-auteur align=justify>William M. ARKIN, Dana PRIEST</DIV><DIV =article-auteur align=justify>&nbsp;</DIV><DIV =article-soustitre align=justify>Photo&nbsp;: Les sous-traitants parlent affaires durant la conférence annuelle sur l’informatique. Cette année, la réunion avait lieu à Phoenix. (Photo&nbsp;: Michael S. Williamson / The Washington Post)</DIV><P =spip align=justify>Pour comprendre comment ces entreprises ont réussi à dominer l’ère post 11/9, il n’y a pas meilleur point de départ que le bureau de Herndon de General Dynamics. C’est là récemment, qu’un après midi Ken Pohill observait une série d’images non classées, dont la première montrait un camion blanc se déplaçant sur son écran d’ordinateur.</P><P =spip align=justify>Le camion se trouvait en Afghanistan&nbsp;; rivée au ventre d’un avion de surveillance américain, une caméra vidéo le suivait. Pohill pouvait avoir accès à une dizaine d’images susceptibles d’aider un analyste du renseignement à déterminer si le chauffeur était un conducteur de camion ou s’il faisait partie d’un réseau de poseurs de bombes pour tuer des soldats américains sur les routes.</P><P =spip align=justify>Pour ce faire, il fit un clic sur la souris de son ordinateur. Surgit l’image de la maison du conducteur du camion avec des notes sur les visiteurs. Un autre clic. Surgit une vidéo en infrarouge du véhicule. Clic&nbsp;: l’analyse d’un objet lancé du côté chauffeur. Clic&nbsp;: imageries U-2 (<I =spip>NdT&nbsp;: photos prises depuis l’avion espion U-2 muni d’une caméra infrarouge</I>). Clic&nbsp;: l’historique du déplacement du camion. Clic. Une carte Google Earth avec les forces alliées. Clic&nbsp;: une fenêtre de discussion en ligne avec tous ceux qui surveillent également le camion.</P><P =spip align=justify>Il y a dix ans, si Pohill avait travaillé pour General Dynamics (<I =spip>Ndt&nbsp;: leader sur le marché de l’aviation, des véhicules de combat, construction navale</I>), il aurait probablement travaillé au pliage de l’acier. A cette époque, le centre d’activité principal de la société se trouvait dans la ville portuaire industrielle de Groton, Connecticut, où les hommes et les femmes en bottes de caoutchouc mouillées produisaient des sous-marins, les pur-sang de la guerre navale. Aujourd’hui, le noyau commercial de l’entreprise se compose d’outils informatiques tels que la bibliothèque d’images numériques à Herndon et le dispositif sécurisé d’une sorte de <I =spip>Black Berry</I> utilisé par le président Obama. Tous deux ont été développés dans un bureau tapissé de banlieue par des employés en mocassins et en talons aiguilles.</P><P =spip align=justify>L’évolution de la General Dynamics a été fondée sur une seule et simple stratégie&nbsp;: suivez l’argent.</P><P =spip align=justify>L’entreprise a adopté le style de guerre émergent, axé sur le renseignement. Elle a développé des systèmes d’identification de petites cibles ainsi que l’équipement capable d’intercepter les communications du téléphone cellulaire ou de l’ordinateur portable d’un insurgé. Elle a trouvé les façons de trier des milliards de points de données collectés par les agences de renseignement en des piles d’informations qu’une seule personne peut parvenir à analyser.</P><P =spip align=justify>Elle a également commencé par absorber les petites entreprises qui pouvaient l’aider à dominer le nouveau paysage du renseignement, comme l’ont fait ses concurrents.. De 2001 à 2010, la société a acquis 11 entreprises spécialisées dans les satellites, les transmissions et le renseignement géospatial, dans la surveillance, la reconnaissance, l’intégration des technologies et l’imagerie.</P><P =spip align=justify>Le 11 septembre 2001, General Dynamics travaillait avec neuf organismes du renseignement. Désormais, elle a des contrats avec les 16 (organismes). Ses employés emplissent les salles de la NSA et du DHS (<I =spip>Department of Homeland Security</I>). La société a été payé des centaines de millions de dollars pour mettre en place et gérer les nouveaux bureaux du DHS en 2003, y compris son Centre National des Opérations (NOC), le Bureau du Renseignement et d’Analyse (OIA) et le Bureau de la sécurité (OS). Ses employés se chargent de tout, ils décident de tout aussi bien des menaces qui doivent faire l’objet d’une enquête que de répondre au téléphone.</P><P =spip align=justify>Le résultat de General Dynamics est le reflet d’une transformation réussie. C’est également le reflet de ce qu’a payé le gouvernement des États-Unis - de loin son principal client – à la société et qui représente un montant supérieur au coût d’un tel travail, ce qui, finalement, est l’objectif de toute entreprise à but lucratif.</P><P =spip align=justify>En 2009, la société annonçait un chiffre d’affaires de 31,9 milliards de dollars, soit une augmentation de 10,4 milliards de dollars par rapport à 2000. Selon la compagnie, son effectif a plus que doublé durant cette période, passant de 43.300 à 91.700 employés.</P><P =spip align=justify>Le chiffre d’affaire des divisions liées au renseignement et à l’information de General Dynamics, où s’effectue la plupart de ses travaux classés secret-défense, a atteint 10 milliards de dollars au deuxième trimestre 2009, soit une augmentation de 2,4 milliards de dollars par rapport à 2000, ce qui représentait 34% de l’ensemble de son chiffre d’affaire l’an dernier.</P><P =spip align=justify>Son siège à Falls Church reflète la rentabilité de l’entreprise&nbsp;: profusion d’oeuvres d’art dans un hall majestueux, de vrais repas servis dans de la vaisselle en porcelaine portant le logo de General Dynamics, un auditorium de sept rangées de sièges en cuir blanc capitonné, chacun pourvu d’un microphone et d’une station d’accueil pour ordinateur portable.</P><P =spip align=justify>General Dynamics opère maintenant aux quatre coins du renseignement mondial. Elle aide les opérateurs du contre-espionnage, forme les nouveaux analystes. Elle détient un contrat de 600 millions de dollars passé avec l’<I =spip>Air Force</I> pour l’interception des communications. Elle réalise 1 milliard de dollars par an pour maintenir à distance les pirates des réseaux informatiques des Etats-Unis et crypter des communications militaires. Elle réalise de même des opérations d’information, obscur art militaire pour tenter de convaincre les étrangers d’aligner leurs vues sur les intérêts américains.</P><P =spip align=justify>«&nbsp;<I =spip>La communauté du renseignement américain est un marché important pour notre entreprise</I>&nbsp;», a déclaré le porte-parole de General Dynamics Kendell Pease. «&nbsp;<I =spip>Avec le temps, pour répondre aux besoins très particulières de ces organismes, nous avons adapté notre organisation en vue d’offrir les meilleurs produits et services de la catégorie et à des prix abordables.</I>&nbsp;»</P><P =spip align=justify>En septembre 2009, General Dynamics a décroché un contrat de 10 millions de dollars avec l’unité des opérations psychologiques de l’<a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/gov-orgs/socom/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>U.S. Special Operations Command</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>(commandement américain des opérations spéciales) pour créer des sites Web afin d’influencer l’opinion des étrangers sur la politique américaine. Pour ce faire, l’entreprise a engagé des écrivains, des rédacteurs et des concepteurs pour mettre en place un ensemble de sites d’informations quotidiennes adaptées aux cinq régions du monde. Ils ont mis en place un ensemble de sites d’informations quotidiennes adaptées aux cinq régions du monde. Ceux-ci ressemblent à des sites normaux avec des noms tels que «&nbsp;SETimes.com&nbsp;: les informations et les opinions du sud-est de l’Europe.&nbsp;» Ce qui indique qu’ils sont gérés pour le compte de l’armée se trouve en bas de la page d’accueil derrière le mot «&nbsp;Disclaimer&nbsp;» (<I =spip>Avertissement</I>). C’est seulement en cliquant dessus que l’on apprend que «&nbsp;<I =spip>la Southeast European Times (SET) est un site Web parrainé par le Commandement des Etats-Unis en Europe.</I>&nbsp;»</P><P =spip align=justify>Le résultat de cette accumulation de contrats&nbsp;: lors d’une conférence téléphonique en avril, Jay L. Johnson, directeur général et président de l’entreprise a déclaré qu’au premier trimestre de cette année, le revenu global de General Dynamics a été de 7,8 milliards de dollars&nbsp;: «&nbsp;<I =spip>on s’est mis au boulot au premier trimestre</I>&nbsp;», «&nbsp;<I =spip>nous sommes sur la bonne voie pour une autre année fructueuse</I>&nbsp;», dit-il.</P><P =spip align=justify>* * * *</P><P =spip align=justify>Dans l’ombre de géants tels que General Dynamics, 1.814 petites et moyennes entreprises font un travail top-secret. Environ un tiers d’entre elles se sont établies après le 11 septembre 2001 pour profiter de l’énorme flux d’argent des contribuables vers le secteur privé. Beaucoup sont dirigées par d’anciens fonctionnaires de l’agence du renseignement qui savent exactement qui approcher pour décrocher un contrat.</P><P =spip align=justify>A Herndon, <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/gov-orgs/companies/abraxas-corporati&#111;n/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Abraxas</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>dirigée par un ancien espion de la CIA, est rapidement devenue un important prestataire de la CIA après le 11/9. Son personnel administratif a même recruté des managers d’échelons intermédiaires durant les heures de travail à la cafétéria de la CIA, comme le rappellent d’anciens officiers de l’agence.</P><P =spip align=justify>D’autres petites et moyennes entreprises vendent des niches d’expertises techniques telles que l’ingénierie pour des satellites à orbite basse ou des capteurs <I =spip>long dwell</I>. Mais la grande majorité n’a absolument rien inventé. Elle reproduit plutôt ce que le personnel du gouvernement fait déjà.</P><P =spip align=justify>Une société du nom de <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/companies/sgis/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>SGIS</FONT></A>, était l’une d’elles. Elle fût créée peu après les attentats de 2001.</P><DIV style="BORDER-BOTTOM: #808080 1px solid; BORDER-LEFT: #808080 1px solid; PADDING-BOTTOM: 4px; MARGIN: 16px; PADDING-LEFT: 4px; PADDING-RIGHT: 4px; FONT-SIZE: 8pt; BORDER-TOP: #808080 1px solid; BORDER-RIGHT: #808080 1px solid; PADDING-TOP: 4px" =article-texte align=justify><DL style="WIDTH: 120px; : left" ="spip__4472 spip_s spip_s_left"><DT><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L80xH72/th-hiddenplaces-349f2.jpg" height="72" width="80" border="0" style="WIDTH:%2080px;%20HEIGHT:%2072px" alt="JPEG%20-%204.5%20ko" /> </DT></DL></DIV><P =spip align=justify><a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/galleries/gallery-day-1/" target="_blank"><strong><FONT color=#ff9900 size=2>Une géographie alternative</FONT></strong></A><BR>Depuis le 11 septembre 2001, le monde du secret-défense créé pour répondre aux attaques terroristes est devenu une grosse affaire éparpillée sur plus de 10.000 sites aux Etats-Unis. <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/galleries/gallery-day-1/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>Voir Galerie photos&nbsp;»</FONT></A></P><P =spip align=justify>En juin 2002, Hany Girgis, 30 ans, avait mis sur pied dans sa chambre d’ami à San Diego une équipe de technologie de l’information qui décrochait quatre mois plus tard son premier contrat avec le département de la Défense. À la fin de l’année, SIGS ouvrait un bureau à Tampa près de l’US Central Command et du Commandement des Opérations Spéciales et avait réalisé des bénéfices et comptait 30 employés.</P><P =spip align=justify>SGIS a vendu au gouvernement les services de personnes possédant des compétences spécialisées&nbsp;; une des clés de sa croissance fut d’élargir les types d’équipes qu’elle pouvait réunir. Finalement, elle proposa des ingénieurs, des analystes et des spécialistes en cyber-sécurité pour les agences militaires, spatiales et de renseignement. En 2003, le chiffre d’affaires de l’entreprise était de 3,7 millions de dollars. Puis SIGS est devint un sous-traitant de General Dynamics, travaillant à un niveau secret. Satisfait de ce partenariat, General Dynamics a aidé SGIS à obtenir l’habilitation top-secret, ce qui lui permit d’obtenir d’avantage de contrats.</P><P =spip align=justify>En 2006, son chiffre d’affaires était multiplié par dix, soit 30,6 millions de dollars&nbsp;; afin de remporter plus de contrats, l’entreprise avait embauché des employés spécialisés dans les contrats avec le gouvernement.</P><P =spip align=justify>«&nbsp;<I =spip>Nous savions que c’était sur ce terrain que nous voulions jouer,</I>&nbsp;» a déclaré Girgis dans une interview téléphonique. «&nbsp;<I =spip>Il y aura toujours besoin de protéger la patrie</I>.&nbsp;»</P><P =spip align=justify>Huit ans après ses débuts, le chiffre d’affaire de SIGS était de 101 millions de dollars&nbsp;; elle disposait de 14 bureaux et de 675 employés. Selon la base de données de <I =spip>The Post</I>, ceux qui avaient l’habilitation secret-défense travaillaient pour 11 agences gouvernementales.</P><P =spip align=justify>Le marketing de la société s’est développé, lui aussi, à la fois en taille et en sophistication. Son site Web, par exemple, montrait une photo de marins de la <I =spip>Navy</I> alignés sur un navire de guerre, accompagnée de la légende «&nbsp;<I =spip>Fiers de servir</I>&nbsp;» puis une autre photo d’un hélicoptère de la Navy volant près de la Statue de la Liberté, avec pour légende «&nbsp;<I =spip>Préserver la liberté</I>.&nbsp;» S’il semblait difficile de distinguer le travail de SGIS de celui du gouvernement, c’est qu’ils faisaient quasiment la même chose. Les employés de SGIS ont remplacé le personnel militaire au centre de télécommunication du Pentagone, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Les employés de SGIS ont fourni un service d’assistance pour les systèmes informatiques du gouvernement fédéral.</P><P =spip align=justify>Pourtant, il semblerait qu’il y ait eu des différences cruciales.</P><P =spip align=justify>D’une part, contrairement à ce qu’il se passe au gouvernement, si un employé de SGIS effectuait du bon travail, il pouvait arriver un beau jour au parking et, surprise, voir ses collègues applaudir devant sa dernière prime&nbsp;: une Mercedes en leasing, bleu foncé décapotable. Se glissant sur le siège conducteur en cuir souple, il pouvait dire&nbsp;: «&nbsp;Ahhhh... C’est grandiose&nbsp;», comme l’a enregistré une caméra vidéo.</P><P =spip align=justify>Et puis, il y a ce qui s’est passé à la SIGS le mois dernier, quand celle-ci a fait la seule chose que le gouvernement fédéral ne pourra jamais faire.</P><P =spip align=justify>Elle s’est vendue.</P><P =spip align=justify>Le nouveau propriétaire, Saillant Federal Solutions, est une société créée l’an dernier et basée à Fairfax. Il s’agit d’une société de gestion, une entreprise en capitaux propres ayant de nombreux liens avec Washington qui, avec l’achat de SIGS, a l’intention de faire fructifier les contrats.</P><P =spip align=justify>«&nbsp;Nous avons un objectif&nbsp;», explique le directeur général et président Brad Antle, «&nbsp;réaliser 500 millions de dollars en cinq ans&nbsp;».</P><P =spip align=justify>Parmi les différentes entreprises du monde du renseignement américain (<I =spip>Top Secret America</I>), les plus nombreuses sont de loin les entreprises d’informatique, soit les IT (pour <I =spip>Information Technology</I>). 800 entreprises environ ne s’occupent que d’IT.</P><P =spip align=justify>Certaines entreprises sont chargées d’intégrer un imbroglio de systèmes informatiques au sein d’un même organisme, d’autres établissent des connexions numériques entre différentes agences, d’autres encore ont créé des logiciels et du matériel informatique capables d’extraire et analyser des gros volumes de données.</P><DIV style="BORDER-BOTTOM: #808080 1px solid; BORDER-LEFT: #808080 1px solid; PADDING-BOTTOM: 4px; MARGIN: 16px; PADDING-LEFT: 4px; PADDING-RIGHT: 4px; FONT-SIZE: 8pt; BORDER-TOP: #808080 1px solid; BORDER-RIGHT: #808080 1px solid; PADDING-TOP: 4px" =article-texte align=justify><DL style="WIDTH: 120px; : left" ="spip__4473 spip_s spip_s_left"><DT><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L80xH72/th-videotechgallery-168c6.jpg" height="72" width="80" border="0" style="WIDTH:%2080px;%20HEIGHT:%2072px" alt="JPEG%20-%204%20ko" /> </DT></DL></DIV><P =spip align=justify><a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/galleries/gallery-technology/" target="_blank"><strong><FONT color=#ff9900 size=2>Technologies anti-Dissimulation</FONT></strong></A><BR>Des avatars et lasers aux caméras thermiques et capteurs d’émotivité, cette galerie multimédia présente certaines nouvelles technologies mises au point par le gouvernement et les entreprises privées pour confondre les terroristes. <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/galleries/gallery-technology/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>voir Galerie&nbsp;»</FONT></A></P><P =spip align=justify>La dépendance du gouvernement à l’égard de ces entreprises est pratiquement totale. Leur relation étroite a été récemment exposée lors de la conférence annuelle sur la technologie de l’information de la <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/gov-orgs/dia/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Defense Intelligence Agency</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>à Phoenix. Comme l’a confirmé un porte-parole de la DIA, l’agence attendait que ces mêmes entreprises informatiques, qui venaient à la chasse au chiffre d’affaires chez elle, prennent en charge la totalité de ce rendez-vous de cinq jours.</P><P =spip align=justify>Et elles l’ont fait.</P><P =spip align=justify>General Dynamics a dépensé 30.000 dollars pour l’événement. Par une belle nuit de printemps, elle a organisé une fête à Chase Field, un stade de baseball de 48 569 places, réservée exclusivement aux participants à la conférence. Les acheteurs du gouvernement et les vendeurs d’entreprises privées ont bu de la bière et mangé des hot-dogs pendant que le discours matinal du directeur de la DIA était rediffusé sur le gigantesques tableau d’affichage tandis que des balles de baseball numériques rebondissaient au bas de l’écran.</P><P =spip align=justify><a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/companies/carahsoft-technology-corp/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Carahsoft Technology</FONT></A>, un prestataire de la DIA, avait des invités à une soirée casino où les officiels du renseignement et les vendeurs ont diné, bu et misé de l’argent factice à des tables de craps tenues par des coupiers professionnels.</P><P =spip align=justify>La société de sécurité informatique <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/companies/mcafee-secure-computing/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>McAfee</FONT></A>, un prestataire du département de la Défense, a accueilli des invités sur le thème social de Margaritaville (<I =spip>NdT&nbsp;: Margaritaville est le troisième épisode de la saison 13 de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/South_Park" target="_blank"><FONT color=#ff9900>South Park</FONT></A>. L’épisode parodie <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_éc&#111;nomique_de_2008-2009" target="_blank"><FONT color=#ff9900>la crise économique</FONT></A>.</I>) sur la terrasse du jardin de l’hôtel face au site du congrès, où 250 entreprises avaient payé des milliers de dollars chacune pour faire la publicité de leurs services et déballer leurs argumentaires aux fonctionnaires du renseignement qui passaient par le hall d’exposition.</P><P =spip align=justify>Les responsables gouvernementaux et les dirigeants d’entreprise affirment que ces événements de réseautage sont essentiels pour bâtir une relation solide entre les secteurs public et privé.</P><P =spip align=justify>«&nbsp;<I =spip>Si je réalise un contact par jour, ça vaut le coup</I>&nbsp;», a déclaré Tom Conway, directeur du développement commercial du gouvernement fédéral chez McAfee.</P><P =spip align=justify>Quant à ce qu’en retire un organisme gouvernemental&nbsp;: «&nbsp;<I =spip>Notre objectif est d’être ouvert et d’apprendre des choses</I>&nbsp;», a déclaré Grant M.&nbsp;Schneider, responsable des technologies de l’information de la DIA et l’un des principaux participants à la conférence. En sortant de Washington, où de nombreuses entreprises ont leur siège social, «&nbsp;<I =spip>nous obtenons une plus grande synergie.... C’est un échange avec l’industrie</I>.&nbsp;»</P><P =spip align=justify>Ce type de rassemblement se produit chaque semaine. La plupart sont fermés à toute personne n’ayant pas l’habilitation secret-défense.</P><P =spip align=justify>Lors d’une conférence en avril de l’U.S. Special Operations Command à Fayetteville, en Caroline du Nord, les fournisseurs ont monnayé leur accès à certaines des personnes qui décident quels services et gadgets acheter pour les troupes. À la mi-mai, l’industrie de la sécurité nationale a organisé une soirée en smoking financée par les sociétés en quête d’affaires avec la défense&nbsp;; des dirigeants du renseignement et du Congrès étaient assis à leurs tables.</P><P =spip align=justify>Tant d’intimité n’est pas sans inquiéter d’autres fonctionnaires qui pensent que la relation défense-intelligence-entreprise post-11/9 est devenue, comme un officier supérieur du renseignement militaire l’a décrit, un «&nbsp;<I =spip>cône de crème glacée qui se lèche lui-même</I>&nbsp;».</P><P =spip align=justify>Un autre fonctionnaire, un conservateur employé de longue date au comité des services armés du Sénat, l’a décrit comme «&nbsp;<I =spip>un organisme vivant qui respire</I>&nbsp;» impossible à contrôler ou contenir. «&nbsp;<I =spip>La quantité d’argent impliquée est simplement ahurissante</I>&nbsp;», dit-il. «&nbsp;<I =spip>Nous avons construit un appareil gigantesque. Qu’allez-vous faire de ce truc&nbsp;?... C’est devenu un programme pour l’emploi.</I>&nbsp;»</P><P =spip align=justify>Certains, même parmi ceux qui étaient rassemblés à Phoenix, ont critiqué la taille et l’incohérence de la communauté du renseignement et sa base de passation de marchés. «&nbsp;<I =spip>La redondance est une norme inacceptable</I>&nbsp;», a déclaré aux 2.000 participants le lieutenant-général Richard P. Zahner, chef adjoint du cabinet de l’Armée pour le renseignement. «&nbsp;<I =spip>Dépensons- nous nos ressources de manière efficace&nbsp;?... Si nous ne faisons pas le ménage chez nous, quelqu’un le fera à notre place.</I>&nbsp;»</P><P =spip align=justify>Lors d’une journée caractérisée par des massages du dos gratuits, du cirage de chaussures, de la crème glacée et du nectar de fruits, un autre orateur, Kevin P. Meiners, sous-secrétaire adjoint pour le renseignement, a livré au public ce qu’il appelle «&nbsp;la recette secrète&nbsp;», la clé de la prospérité, même si le budget du ministère de la défense finit par se stabiliser et cesse d’augmenter aussi rapidement.</P><P =spip align=justify>«&nbsp;<I =spip>Les frais généraux</I>&nbsp;» leur a dit Meiners - voilà dans quoi on fera les premières coupes. Autrefois, les frais généraux c’était les trombones et l’encre pour les imprimantes. A présent, c’est l’informatique, la technologie de l’information, c’est-à-dire les produits et services vendus par les hommes d’affaires présents dans le public.</P><P =spip align=justify>«&nbsp;<I =spip>Vous devez expliquer votre travail en terme de système d’armement, pas en terme de frais généraux</I>&nbsp;», leur a conseillé Meiners. «&nbsp;<I =spip>Les frais généraux pour eux - je vous livre ici la recette secrète - c’est l’informatique et les gens.... Vous devez vous mettre en tête qu’il s’agit d’un système de combat qui permet de sauver des vies chaque jour.</I>&nbsp;»</P><P =spip align=justify>Lorsqu’il eut terminé, de nombreux fonctionnaires du gouvernement se dirigèrent vers la sortie où les attendaient les vendeurs des entreprises sur les stands d’exposition. Peter Coddington, directeur général d’<a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/companies/attensity-corporati&#111;n/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>InTTENSITY</FONT></A>, une petite entreprise dont le logiciel apprend à l’ordinateur à «&nbsp;lire&nbsp;» les documents, était à leur disposition.</P><P =spip align=justify>«&nbsp;<I =spip>Vous devez vous démarquer</I>&nbsp;», dit-il tandis qu’ils se dispersaient dans les couloirs. Coddington faisait virevolter des chopes de bière en verre et des stylos au-dessus de pyramides de presse-papier pour persuader les responsables de la plus grande agence de renseignement militaire de la nation qu’il détenait quelque chose dont ils avaient besoin.</P><P =spip align=justify>Mais il lui fallait d’abord les empêcher de marcher trop vite, les ralentir suffisamment à sa hauteur pour déballer son argumentaire. Ses stylos virevoltant semblaient faire le travail. «&nbsp;<I =spip>C’est comme des papillons de nuit près d’une flamme</I>,&nbsp;» chuchota Coddington.</P><P =spip align=justify>Une fonctionnaire de la DIA tenant un cabas l’aborda. Ayant repéré les stylos, elle avait ralenti le pas. Coddington la héla&nbsp;: «&nbsp;<I =spip>Vous voulez un stylo&nbsp;?</I>&nbsp;»</P><P =spip align=justify>Elle hésita. «&nbsp;<I =spip>Euh... J’ai trois enfants</I>&nbsp;», dit-elle.</P><P =spip align=justify>«&nbsp;<I =spip>Vous voulez trois stylos&nbsp;?</I>&nbsp;»</P><P =spip align=justify>Elle s’arrêta. Dans le monde de l’Amérique Top Secret, chaque instant est une opportunité.</P><P =spip align=justify>En lui tendant les stylos, Coddington commença&nbsp;: «&nbsp;<I =spip>Nous sommes une société d’extraction de texte...</I>&nbsp;»</P><P =spip align=justify>(FIN)</P><P =spip align=justify><a href="http://www.legrandsoir.info/Top-Secret-America-le-nerf-de-la-guerre-vu-par-le-Washingt&#111;n-Post-1-2.html" target="_blank"><strong><FONT color=#ff9900>1ERE PARTIE DE CET ARTICLE</FONT></strong></A><BR><a href="http://www.legrandsoir.info/Top-Secret-America-le-nerf-de-la-guerre-vu-par-le-Washingt&#111;n-Post-2-2.html" target="_blank"><strong><FONT color=#ff9900>2EME PARTIE DE CET ARTICLE</FONT></strong></A></P><P =spip align=justify>SOURCE&nbsp;: <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/articles/nati&#111;nal-security-inc/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://projects.washingtonpost.com/...</FONT></A></P><P =spip align=justify><I =spip>Traduction V. D. et apetimedia pour ReOpenNews et le Grand Soir</I></P><P =spip align=justify><STR&#079;NG =spip>A propos des journalistes</strong></P><P =spip align=justify><STR&#079;NG =spip>Dana Priest</strong><BR>Journaliste d’investigation, Dana Priest a remporté de nombreux prix, dont un Prix Pullizer en 2008 et le Prix Pulitzer 2006 pour son travail sur le prisons secrètes de la CIA et les opérations de contre terrorisme à l’étranger. Elle a écrit en 2003 "The Mission&nbsp;: Waging War and Keeping Peace With America’s Military, ("Mission&nbsp;: faire la guerre et maintenir la paix avec l’armée américaine (W.W. Norton).</P><P =spip align=justify><STR&#079;NG =spip>William M.&nbsp;Arkin</strong><BR>William M.&nbsp;Arkin est chroniqueur et reporter pour le Washington Post et washingtonpost.com depuis 1998. Il a travaillé sur le thème du secret gouvernemental et les affaires de sécurité nationale depuis plus de 30 ans. Il a écrit ou été co-auteur de plus d’une douzaine de livres sur la sécurité de l’armée américaine et nationale.</P>]]>
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   <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 15:38:05 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : Le Grand Soir et ReOpen911 pr&#233;sentent: Top...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 27 Jul 2010 à 15:41<br /><br /><DIV =article-surtitre align=justify>Le Grand Soir et ReOpen911 présentent&nbsp;:</DIV><H1 =article-titre align=center><a href="http://www.legrandsoir.info/Top-Secret-America-le-nerf-de-la-guerre-vu-par-le-Washingt&#111;n-Post-1-2.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>Top Secret America&nbsp;: le nerf de la guerre vu par le Washington Post (1/2)</strong></FONT></A></H1><P =article-titre align=justify>&nbsp;</P><DIV =article-corps align=justify><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH185/art&#111;n11134-5d538.jpg" height="185" width="250" border="0" align="left" style="WIDTH:%20250px;%20HEIGHT:%20185px" /> </DIV><DIV =article-auteur align=justify>William M. ARKIN, Dana PRIEST</DIV><DIV =article-auteur align=justify>&nbsp;</DIV><DIV =article-soustitre align=justify>Photo&nbsp;: Les sous-traitants parlent affaires durant la conférence annuelle sur l’informatique. Cette année, la réunion avait lieu à Phoenix. (Photo&nbsp;: Michael S. Williamson / The Washington Post)</DIV><P =spip align=justify>ReOpen911&nbsp;: (...) Voici la première partie d’un article tiré du dossier conséquent et récemment réalisé par le Washington Post&nbsp;: "<a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/articles/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Top Secret America</FONT></A>" qui décrit l’immense développement de la Sécurité Nationale U.S. au lendemain du 11 Septembre. Une douzaine de journalistes ont collecté pendant deux ans des centaines de milliers de registres publics issus d’organismes gouvernementaux et d’entreprises du secteur privé. Ces documents constituent l’état des lieux du monde du renseignement américain soumis à l’emprise de sociétés privées imbriquées et inextricables. Dégageant de confortables bénéfices grâce aux juteux contrats passés avec le gouvernement, les sous-traitants détiennent maintenant un pouvoir financier propre à orienter les actions du renseignement. Bien que les services rendus lui soient facturés au prix fort, le gouvernement se trouve dans l’incapacité de rompre les ponts. Comment renoncer aux technologies dernier cri qui feraient pâlir James Bond d’envie&nbsp;? Peu importe que ces services fassent doublon, que d’autres soient peu utiles&nbsp;; au pays de l’argent roi, tout est permis, même le gâchis en période de crise économique. La concurrence entre ces sociétés privées fait rage pour séduire les fonctionnaires du renseignement sensibles aux techniques marketing soigneusement déployées à leur intention.</P><P =spip align=justify>Evidemment, l’on n’apprendra ici que ce que l’on nous donne à savoir. Avant publication, le dossier du Washinton Post a été soumis à l’approbation du Renseignement. Certaines informations ont été censurées. Bien qu’elle soit édifiante, cette enquête n’est représentative que d’une partie émergée de cet Iceberg, le trouble univers du renseignement états-unien qui orchestre les guerres.</P><P =spip align=justify>Au mois de juin, un graveur sur pierre de Manassas a ciselé une nouvelle étoile parfaite dans le mur en marbre au siège de la <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/gov-orgs/cia/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>CIA</FONT></A>, pour l’un des 22 employés de l’agence tués dans la guerre globale déclenchée par les attaques terroristes de 2001.</P><P =spip align=justify>L’objet de ce mémorial est de rendre un hommage public au courage de ceux qui sont morts en accomplissant leur devoir&nbsp;; mais il dissimule aussi un aspect plus obscur du gouvernement depuis le 11 Septembre&nbsp;: 8 de ces 22 personnes n’étaient pas des officiers de la CIA, mais des sous-traitants privés.</P><P =spip align=justify>Afin de garantir que les tâches les plus délicates du pays sont exclusivement menées par des gens avant tout loyaux aux intérêts de la nation, la réglementation fédérale précise que les sous-traitants ne peuvent effectuer ce que l’on appelle des «&nbsp;fonctions inhérentes au gouvernement&nbsp;». Pourtant, selon une enquête du <I =spip>Washington Post</I> qui a duré deux ans, cela se produit sans cesse, aussi bien au sein des services de renseignement que du contre-terrorisme.</P><DIV =article-texte align=justify><DL ="spip__4468 spip_s spip_s_center"><DT><DIV align=center><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L403xH294/day2-cia-stars-af294.jpg" height="294" width="403" border="0" style="WIDTH:%20403px;%20HEIGHT:%20294px" alt="JPEG%20-%2020%20ko" /></DIV> </DT><DIV align=center><DD style="WIDTH: 350px" =spip_doc_deif><DIV align=justify>Les étoiles gravées sur le mur de la CIA représentent les personnes qui sont mortes en accomplissant leur devoir. Huit étoiles symbolisent des sous-traitants décédés depuis le 11/9. (Photo&nbsp;: CIA) | <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/galleries/gallery-day-2/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Galerie Photo</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT></DIV></DD></DIV></DL></DIV><P =spip align=justify>Ce qui n’était à l’origine qu’une mesure temporaire destinée à répondre aux attaques terroristes s’est transformé en dépendance, ce qui soulève des questions quant à la présence trop nombreuse, au sein des effectifs, d’un personnel davantage dédié aux intérêts d’actionnaires privés qu’à l’intérêt public – à se demander si le gouvernement contrôle encore ses activités les plus sensibles. Interviewés la semaine dernière, le Secrétaire à la Défense M.&nbsp;Gates et le Directeur de la CIA Leon Panetta ont tous deux déclaré qu’ils partageaient ces préoccupations.</P><P =spip align=justify>L’enquête du <I =spip>Washington Post</I> a révélé l’existence d’un véritable système parallèle aux Etats-Unis, une Amérique "Top Secret" créée au lendemain du 11/9, cachée aux yeux public, qui ne fait l’objet d’aucune surveillance sérieuse, et si complexe qu’il est impossible d’en évaluer l’efficacité.</P><P =spip align=justify>C’est aussi un système dans lequel les sous-traitants tiennent un rôle de plus en plus important. Le Post estime que sur les 854.000 personnes ayant l’habilitation secret-défense, 265.000 sont des sous-traitants privés. Le meilleur exemple de la dépendance du gouvernement à leur égard est la CIA, seule et unique agence du gouvernement autorisée à mener des activités à l’étranger.</P><P =spip align=justify>Des sous-traitants privés travaillant pour la CIA ont recruté des espions en Irak, versé de pots-de-vin à des informateurs en Afghanistan et assuré la protection des directeurs de la CIA en visite à l’étranger. Des sous-traitants ont participé à l’enlèvement de suspects dans la rue en Italie, interrogé des détenus dans des prisons secrètes à l’étranger et assuré la protection de transfuges cachés dans les banlieues de Washington. Au siège de Langley, ils analysent les réseaux terroristes. Ils ont formé une nouvelle génération d’espions Américains dans le centre de formation de la CIA en Virginie.</P><P =spip align=justify>Par le biais du processus budgétaire, l’administration de George W. Bush et <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/gov-orgs/c&#111;ngress/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>le Congrès</FONT></A> ont grandement facilité la tâche de la CIA et autres agences engagées dans le contre-terrorisme pour leur permettre d’employer davantage de sous-traitants que de fonctionnaires. L’objectif était de limiter le nombre d’emplois fixes et de recruter sans passer par la lourde bureaucratie fédérale&nbsp;; ils pensaient – à tort, comme cela s’est confirmé par la suite – que le recours aux sous-traitants serait plus économique.</P><P =spip align=justify>Neuf ans plus tard, l’administration Obama étant déjà bien installée, l’idée que les sous-traitants coûtent moins cher a été rejetée, et l’administration a accompli quelques progrès dans son objectif pour réduire en deux ans le nombre de sous-traitants de 7%. Cependant, les sous-traitants représentent encore prés de 30&nbsp;% du personnel des services de renseignement.</P><P =spip align=justify>«&nbsp;<I =spip>Nous avons trop longtemps dépendu de sous-traitants pour effectuer le travail opérationnel qui devrait être effectué</I>&nbsp;» par des employés de la CIA, a dit Panetta. Mais on ne peut pas les remplacer «&nbsp;<I =spip>du jour au lendemain. Lorsqu’on a été si longtemps dépendant de sous-traitants, reconstituer leur expertise demande du temps.</I>&nbsp;»</P><P =spip align=justify>Une autre préoccupation de Panetta concerne la sous-traitance confiée à des sociétés privées, dont la responsabilité «&nbsp;<I =spip>revient à leurs actionnaires, ce qui représente un conflit inhérent.</I>&nbsp;»</P><P =spip align=justify>Ou comme le dit Gates, qui a passé sa vie à entrer et sortir du gouvernement&nbsp;: «&nbsp;<I =spip>On veut des gens qui s’impliquent réellement pour faire carrière, par passion et pour servir leur pays et pas uniquement pour l’argent.</I>&nbsp;»</P><P =spip align=justify>Aux employés fédéraux expérimentés, les sous-traitants peuvent offrir plus d’argent – souvent le double – que le gouvernement n’est autorisé à le faire. La concurrence entre sociétés pour recruter des employés ayant une habilitation secret-défense est si rude qu’elles offrent des avantages tels qu’une BMW ou une prime d’embauche de 15.000 dollars, ce qu’a fait Raytheon lau mois de juin pour des développeurs de logiciels ayant des habilitations de haut niveau.</P><P =spip align=justify>Penser que le gouvernement pourrait économiser de l’argent avec les sous-traitants «&nbsp;<I =spip>est une fausse économie</I>&nbsp;», dit Mark L. Lowenthal, ancien officiel de la CIA, désormais président de sa propre académie de formation (aux techniques) du renseignement. Tandis que les sociétés vident les agences fédérales de leurs talents, le gouvernement se retrouve avec un personnel de renseignement dont la moyenne d’âge est plus jeune que jamais alors que les employés les plus expérimentés migrent vers le secteur privé. Ceci est vrai pour la CIA, où les employés de 114 sociétés constituent environ le tiers du personnel, soit approximativement 10.000 postes. La plupart sont des intérimaires, souvent d’anciens employés des services de renseignement ou de l’armée qui ont quitté la fonction publique pour travailler moins et gagner plus tout en percevant une pension du gouvernement.</P><P =spip align=justify>Au sein du gouvernement, ces employés sont affectés à toutes sortes de tâches imaginables.</P><P =spip align=justify>Les sous-traitants tuent des combattants ennemis. Ils espionnent les gouvernements étrangers, écoutent les réseaux terroristes. Ils participent à l’élaboration de plans de guerre. Ils recueillent des informations sur les forces locales dans les zones de guerre. Ce sont les historiens, les architectes, les recruteurs des agences les plus secrètes du pays. Ils fournissent du personnel aux centres de surveillance autour de Washington. Ils font partie des conseillers les plus écoutés des généraux quatre étoiles qui mènent les guerres du pays.</P><P =spip align=justify>D’après ceux qui travaillent dans ce secteur, la demande du gouvernement pour des sous-traitants privés ayant l’habilitation secret défense est si forte qu’il y a maintenant plus de 300 sociétés, surnommées "body shops" (<I =spip>NdT&nbsp;: les "chasseurs de corps" pour parodier le terme "chasseurs de tête"</I>) spécialisées dans la recherche de candidats, moyennant le plus souvent 50.000 dollars par candidat.</P><P =spip align=justify>Ce qui complique le remplacement des sous-traitants par des employés fédéraux est que le gouvernement ne connait pas leur nombre. Gates affirme qu’il veut réduire le nombre de sous-traitants (pour revenir) au niveau d’avant le 11/9, mais qu’il a du mal à obtenir un recensement précis.</P><P =spip align=justify>«&nbsp;<I =spip>Je vais vous faire un terrible aveu</I>,&nbsp;» dit il. «&nbsp;<I =spip>Je n’arrive pas à obtenir le nombre de sous-traitants qui travaillent pour le Bureau du Secrétaire à la Défense,</I>&nbsp;» en référence à la direction civile du Département.</P><DIV style="BORDER-BOTTOM: #808080 1px solid; BORDER-LEFT: #808080 1px solid; PADDING-BOTTOM: 4px; MARGIN: 16px; PADDING-LEFT: 4px; PADDING-RIGHT: 4px; FONT-SIZE: 8pt; BORDER-TOP: #808080 1px solid; BORDER-RIGHT: #808080 1px solid; PADDING-TOP: 4px" align=justify><DL style="WIDTH: 120px; : left" ="spip__4470 spip_s spip_s_left"><DT><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L70xH70/th-day2gallery-cabda.jpg" height="70" width="70" border="0" style="WIDTH:%2070px;%20HEIGHT:%2070px" alt="JPEG%20-%205.8%20ko" /> </DT></DL></DIV><P =spip align=justify><a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/galleries/gallery-day-2/" target="_blank"><strong><FONT color=#ff9900 size=2>Le rôle des sous-traitants</FONT></strong></A><BR>Au fur et à mesure que l’Amérique Top Secret se développait, le gouvernement s’est trouvé de plus en plus dépendant des sous-traitants aux habilitations secret-défense équivalentes. <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/galleries/gallery-day-2/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>Voir la galerie d’images&nbsp;»</FONT></A></P><P =spip align=justify>Le Post a estimé à 265.000 le nombre de sous-traitants qui effectuent un travail de secret-défense. Plusieurs hauts-gradés du renseignement ont confirmé cette estimation après avoir validé notre méthodologie. La base de données «&nbsp;Top Secret America&nbsp;» du journal contient <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/companies/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>1.931 sociétés</FONT></A> qui effectuent des tâches au niveau le plus élevé de sécurité. Plus d’un quart d’entre elles – 533 – ont été créées après 2001&nbsp;; celles qui existaient déjà ont connu une forte croissance. La plupart se portent bien tandis que le reste des Etats-Unis est en proie aux faillites, au chômage et aux saisies immobilières.</P><P =spip align=justify>Selon la récente description de Gates sur les dépenses en matière de sécurité nationale depuis les attentats du 11/9, la privatisation de la sécurité nationale a été rendue possible grâce à 9 années de «&nbsp;manne&nbsp;» financière.</P><P =spip align=justify>Avec autant d’argent à disposition, les managers ne se préoccupent pas toujours de savoir si l’argent est dépensé utilement.</P><P =spip align=justify>«&nbsp;<I =spip>Quelqu’un dit&nbsp;: "faisons une nouvelle étude". Mais comme personne ne partage l’information, chacun fait la sienne de son côté,</I>&nbsp;» dit Elena Mastors qui a dirigé une équipe d’étude sur les dirigeants d’Al Qaeda pour le <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/gov-orgs/dod-hq/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Département de la Défense</FONT></A>. «&nbsp;<I =spip>L’objectif est de gérer un maximum d’études, de placer un maximum de gens un peu partout. Tout le monde est dans une frénésie dépensière. Nous n’avons pas besoin d’autant de gens pour faire tous ça.</I>&nbsp;»</P><P =spip align=justify>La plupart des sous-traitants effectuent un travail indispensable à la mission fondamentale de l’agence. Ce qui a amené le gouvernement à dépendre d’eux d’une manière que peu auraient pu prévoir&nbsp;: la présence d’intérimaires, initialement engagés le temps d’une guerre, est devenue la norme.</P><P =spip align=justify>Pas plus tard que la semaine dernière, en saisissant «&nbsp;top secret&nbsp;» dans le moteur de recherche d’un site d’offres d’emploi, plus de 1951 postes à pourvoir se sont affichés pour le secteur de Washington, et 19.759 pour l’ensemble du pays&nbsp;: «&nbsp;Target Analyst&nbsp;» à Reston. «&nbsp;Spécialiste en infrastructures stratégiques&nbsp;» à Washington DC. «&nbsp;Membre d’un corps expéditionnaire&nbsp;» à Arlington.</P><P =spip align=justify>«&nbsp;<I =spip>Sans eux, nous ne pourrions pas remplir notre mission. Ce sont nos «&nbsp;réservistes&nbsp;», ils offrent une flexibilité et une expertise que nous ne pouvons acquérir,</I>&nbsp;» a dit Ronald Sanders, ancien chef des ressources humaines pour le Bureau du Directeur du Renseignement National avant de prendre sa retraite au mois de février. «&nbsp;<I =spip>Une fois qu’ils sont à bord, nous les traitons comme de membres du personnel part entière.</I>&nbsp;»</P><P =spip align=justify>L’enquête du <I =spip>Post</I> s’appuie sur des documents du gouvernement, des contrats, des descriptions de postes, des registres de propriété, des sites de réseaux sociaux et professionnels sur Internet, sur d’autres données et des centaines d’interviews d’officiels et anciens officiels du renseignement, de l’armée et de sociétés privées. La plupart ont demandé à conserver l’anonymat soit parce qu’il leur était interdit de s’exprimer en public soit parce qu’ils craignaient, disaient-ils, des représailles sur leur lieu de travail pour avoir exprimé leurs préoccupations.</P><P =spip align=justify>L’enquête s’est concentrée sur le travail relevant du plus haut niveau secret défense car tout ce qui relève du niveau inférieur est trop vaste pour pouvoir être analysé avec précision. Une <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/search/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>base de données consultable</FONT></A> sur les organisations gouvernementales et les sociétés privées a été entièrement constituée à partir de documents publics. (Pour une explication sur la décision du journal au lancement de ce projet, veuillez lire la <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/articles/editors-note/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>note de la rédaction</FONT></A>.)</P><P =spip align=justify>L’industrie de la sécurité nationale vend bien plus que des avions, des navires et des tanks aux agences militaires et de renseignement. Elle vend la matière grise des sous-traitants. Ils conseillent, informent et travaillent partout, y compris à 10 mètres de profondeur sous le Pentagone, dans un bunker, aux côtés du personnel militaire en treillis de combat en train de surveiller des crises potentielles partout dans le monde.</P><P =spip align=justify>Tard la nuit, lorsque les larges couloirs du Pentagone sont presque déserts, le Centre de Commandement Militaire National bourdonne pour une bonne raison. L’accès aux positions des forces armées U.S., où qu’elles soient dans le monde, aux images satellites détaillées ou à la Salle de Crise de la <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/gov-orgs/white-house/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Maison Blanche</FONT></A>, s’effectue en temps réel.</P><P =spip align=justify>Ceci a pour but d’être capable de répondre à n’importe quelle question du <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/jcs" target="_blank"><FONT color=#ff9900>chef d’état-major des armées</FONT></A>. Pour être prêt 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, il faut (la présence de) cinq généraux de brigade, un état-major de colonels et d’officiers supérieurs – et un homme en chemise et cravate mauve qui porte l’insigne rose d’un sous-traitant.</P><P =spip align=justify>La profession d’Erik Saar s’intitule «&nbsp;Cogniticien&nbsp;». Dans un des lieux les plus sensibles des Etats-Unis, il est le seul dans la salle à savoir comment acheminer rapidement des données au loin. Saar et quatre collègues d’une société privée, <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/companies/sra-internati&#111;nal-inc/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>SRA International</FONT></A>, enseignent aux officiers supérieurs à penser en Internet version 2.0. Ils tentent de forcer une culture attachée aux traditions à agir différemment, numériquement.</P><DIV style="BORDER-BOTTOM: #808080 1px solid; BORDER-LEFT: #808080 1px solid; PADDING-BOTTOM: 4px; MARGIN: 16px; PADDING-LEFT: 4px; PADDING-RIGHT: 4px; FONT-SIZE: 8pt; BORDER-TOP: #808080 1px solid; BORDER-RIGHT: #808080 1px solid; PADDING-TOP: 4px" align=justify><DL style="WIDTH: 120px; : left" ="spip__4471 spip_s spip_s_left"><DT><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L80xH72/th-jobsvideo-e4f61.jpg" height="72" width="80" border="0" style="WIDTH:%2080px;%20HEIGHT:%2072px" alt="JPEG%20-%203.9%20ko" /> </DT></DL></DIV><P =spip align=justify><a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/galleries/video-day-2/" target="_blank"><strong><FONT color=#ff9900 size=2>Recherche professionels avec habilitation défense</FONT></strong></A><BR>Les recruteurs pour les sociétés qui passent des contrats avec le gouvernement rencontrent des chercheurs d’emploi ayant l’habilitation défense lors des Foires aux emplois ciblés à Mclean, Virginie. <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/galleries/video-day-2/" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=2>Lancer la vidéo&nbsp;»</FONT></A></P><P =spip align=justify>Ce qui signifie parfois qu’il faut demander de l’aide dans des salons de discussion en ligne ou échanger des idées sur des sites internet partagés hors des réseaux militaires (noms de domaine se terminant par .mil), ce qui rencontre une résistance au sein de la culture d’auto-suffisance du Pentagone. «&nbsp;<I =spip>Notre boulot consiste à modifier la perception des dirigeants qui pourraient amener le changement</I>&nbsp;», dit Saar.</P><P =spip align=justify>Depuis le 11/9, les sous-traitants ont apporté des contributions extraordinaires – quelques bavures extraordinaires aussi – qui ont changé l’histoire et obscurci la perception du public quant à la distinction entre les actions d’officiers agissant pour le compte des Etats-Unis et des employés de sociétés privées qui ont un peu plus qu’un badge de sécurité et une arme.</P><P =spip align=justify>Les méfaits des sous-traitants en Irak et en Afghanistan ont terni la crédibilité des Etats-Unis aussi bien dans ces pays ainsi qu’au Moyen Orient. Les mauvais traitements infligés aux prisonniers d’Abu Ghraib, certains par des sous-traitants, ont déclenché des appels à la vengeance, toujours d’actualité, contre les Etats-Unis. Les gardes de sécurité travaillant pour <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/companies/xe-services-llc/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Blackwater</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>ont mis de l’huile sur le feu durant cinq années de violent chaos en Irak&nbsp;; ils sont devenus le symbole d’une Amérique folle furieuse.</P><P =spip align=justify>Dans les zones de guerre, les sous-traitants, surtout ceux qui sont armés, brouillent la «&nbsp;<I =spip>ligne entre l’usage légitime et illégitime de la force, ce qui est exactement ce que recherchent nos ennemis,</I>&nbsp;» a déclaré au mois de juin Allison Stanger, professeur de politique et d’économie internationale à Middlebury College et auteur de «&nbsp;One Nation Under Contract&nbsp;» (<I =spip>Une Nation Sous Contrat – NdT</I>), lors d’une séance de la Commission indépendante sur la Sous-traitance en temps de Guerre.</P><P =spip align=justify>Des fautes professionnelles se produisent également. Un sous-traitant pour la Défense appelé MZM a payé des pots-de-vin pour obtenir des contrats de la CIA, ce qui a valu à Randy «&nbsp;Duke&nbsp;» Cunningham, qui était membre du congrès de la Californie et qui siégeait à la Commission de la Défense, de se retrouver en prison. Des gardes employés en Afghanistan par ArmorGroup North America, une société privée, ont été filmés dans un scandale de moeurs.</P><P =spip align=justify>Mais les sous-traitants ont aussi fait progresser la manière de combattre des militaires. Durant les mois les plus sanglants en Irak, le fondateur de Berico Technologies, ancien officiel de l’armée du nom de Guy Filippelli, qui travaillait pour la <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/gov-orgs/nsa/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>National Security Agency</FONT></A>, a inventé une technologie facilitant la découverte des fabricants de bombes artisanales et aidé à réduire le nombre de victimes causées par des engins explosifs improvisés, selon des officiels de la NSA.</P><P =spip align=justify>Les sous-traitants ont fourni des plans et du matériel pour la guerre aérienne sans pilote menée par des drones (véhicule aérien sans pilote), qui ont tué le plus grand nombre de hauts dirigeants d’Al Qaeda et fourni un flot d’images de surveillance. Une douzaine de firmes ont créé une autoroute numérique transnationale qui transmet jusqu’aux postes de commandement situés aux Etats-Unis les données sur les caches terroristes collectées à distance et en temps réel par les drones.</P><P =spip align=justify>Des sociétés privées sont devenues si imbriquées dans les activités les plus sensibles du gouvernement que sans elles, d’importantes missions militaires et de renseignement seraient impossibles ou aléatoires. Quelques exemples&nbsp;:</P><P =spip align=justify>* Au Departement du <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/gov-orgs/dhs-hq/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Homeland Security</FONT></A> (DHS), le nombre de sous-traitants est égal au nombre d’employés fédéraux. Le Département dépend de 318 sociétés pour les services et le personnel indispensables, dont 19 cabinets de recrutement qui aident le DHS à trouver et embaucher encore plus de sous-traitants. Au bureau qui gère les affaires de renseignement, 6 employés sur 10 appartiennent du secteur privé.</P><P =spip align=justify>*La NSA, qui mène des surveillances électroniques à travers le monde, embauche les sociétés privées pour lui trouver la plupart de ses innovations technologiques. La NSA travaillait jadis avec un petit nombre de sociétés&nbsp;; à présent, elle en fait travailler au moins 484 et ce nombre augmente régulièrement.</P><P =spip align=justify>*Le <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/gov-orgs/nro/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>National Reconnaissance Office</FONT></A> ne peut fabriquer, mettre en orbite ou assurer la maintenance de son système de surveillance par satellites, qui photographie des pays tels que la Chine, la Corée du Nord ou l’Iran, sans les quatre sociétés sous-traitantes les plus importantes avec lesquelles elle travaille.</P><P =spip align=justify>*Chaque organisation du renseignement ou militaire dépend d’un contrat avec des linguistes pour communiquer avec l’étranger, traduire des documents et comprendre des conversations interceptées. La demande pour des employés de langue maternelle étrangère est si forte, et les sommes que le gouvernement est prêt à payer si énormes, que 56 sociétés se font concurrence sur le marché.</P><P =spip align=justify>*Chacune des 16 agences de renseignement dépend de sociétés privées pour faire fonctionner ses réseaux d’ordinateurs, communiquer avec les réseaux des autres agences, pour collecter et analyser des bribes d’informations qui pourraient indiquer un complot terroriste. Plus de 400 sociétés travaillent exclusivement dans ce domaine pour créer des logiciels et du matériel de réseaux classifiés.</P><P =spip align=justify>Le recours à des sous-traitants était censé faire réaliser des économies à l’état. Mais ce n’est pas le cas. Une étude de 2008 publiée par l’<a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/gov-orgs/dni/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Office of the Director of National Intelligence</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>a montré que les sous-traitants composaient 29% du personnel des agences de renseignement mais représentaient 49% des coûts. Selon Gates, les employés fédéraux coutaient à l’état 25% de moins que les sous-traitants.</P><P =spip align=justify>Si le gigantesque <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/gov-orgs/navy-intelligence/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Office of Naval Intelligence</FONT></A> à Suitland peut servir de référence, le processus de réduction du nombre de sous-traitants s’effectue lentement. Y travaillent 2.770 personnes, 24/24h, dans la salle de surveillance maritime pour surveiller les navires commerciaux, ou dans les laboratoires scientifiques et techniques, ou encore dans un des quatre centres de renseignement distincts. Mais ce sont les employés de 70 sociétés informatiques qui font tourner la boutique. Ils stockent, traitent et analysent les communications et les données transmises vers et à partir de toute la flotte navale US et des navires marchands à travers le monde. «&nbsp;<I =spip>Pourrions faire tourner ce bâtiment sans les sous-traitants&nbsp;?</I>&nbsp;» a demandé le capitaine chargé de l’informatique. «&nbsp;<I =spip>Non, je ne pense pas que nous en serions capables.</I>&nbsp;»</P><P =spip align=justify>Le Vice-amiral David J. "Jack" Dorsett, directeur du renseignement naval, a dit qu’il pourrait économiser des millions chaque année en transférant 20% des postes occupés par des sous-traitants à des fonctionnaires. S’Il a reçu le feu vert, le démarrage a été lent. Pour cette année, un seul poste a été transformé et un autre supprimé – sur 589. «&nbsp;<I =spip>Ca me coûte les yeux de la tête,</I>&nbsp;» a dit Dorsett.</P><P =spip align=justify>* * * *</P><P =spip align=justify>Les allées du pouvoir à Washington s’étirent pratiquement en ligne droite, de la Cour Suprême jusqu’à la Maison Blanche en passant par le Capitol. Continuez vers l’ouest, de l’autre côté de la rivière Potomac, et les centres officieux du pouvoir – les sociétés privées – deviennent visibles, surtout la nuit. Là, dans les banlieues de Virginie, on voit s’illuminer les logos des sociétés de «&nbsp;Top Secret America&nbsp;»&nbsp;: <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/companies/northrop-grumman/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Northrop-Grumman</FONT></A>, <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/companies/saic/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>SAIC</FONT></A>, <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/companies/general-dynamics/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>General Dynamics</FONT></A>.</P><DL ="spip__4469 spip_s spip_s_center"><DT><P align=center><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L403xH262/day2-gates-54c32.jpg" height="262" width="403" border="0" style="WIDTH:%20403px;%20HEIGHT:%20262px" alt="JPEG%20-%2083.9%20ko" /></P><DIV align=justify> </DIV></DT><DIV align=center><DD style="WIDTH: 350px" =spip_doc_deif><DIV align=justify>Le Secrétaire à la Défense Robert M.&nbsp;Gates dit qu’il voudrait réduire le nombre des sous-traitants à la défense au niveau où il était avant le 11/9 (Photo&nbsp;: Melina Mara | The Washington Post) </DIV></DD></DIV></DL><P =spip align=justify>Sur les 1931 sociétés identifiées par le Post qui travaillent sur des contrats secret-défense, près de 110 d’entre elles effectuent environ 90% du travail pris en charge par des sociétés privées du monde de la défense-renseignement-sous-traitance.</P><P =spip align=justify><I =spip>(à suivre)</I></P><P =spip align=justify><a href="http://www.legrandsoir.info/Top-Secret-America-le-nerf-de-la-guerre-vu-par-le-Washingt&#111;n-Post-1-2.html" target="_blank"><strong><FONT color=#ff9900>1ERE PARTIE DE CET ARTICLE</FONT></strong></A><BR><a href="http://www.legrandsoir.info/Top-Secret-America-le-nerf-de-la-guerre-vu-par-le-Washingt&#111;n-Post-2-2.html" target="_blank"><strong><FONT color=#ff9900>2EME PARTIE DE CET ARTICLE</FONT></strong></A></P><P =spip align=justify>SOURCE&nbsp;: <a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/articles/nati&#111;nal-security-inc/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://projects.washingtonpost.com/...</FONT></A></P><P =spip align=justify><I =spip>Traduction V. D. et apetimedia pour ReOpenNews et le Grand Soir</I></P>]]>
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   <pubDate>Tue, 27 Jul 2010 15:41:22 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : Des employ&#233;s du Pentagone accus&#233;s...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 26 Jul 2010 à 00:09<br /><br /><DIV align=center><FONT size=4><strong>Des employés du Pentagone accusés de pédophilie</strong></FONT></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><SPAN =dropcap>S</SPAN>elon <a href="http://www.bost&#111;n.com/news/nati&#111;n/washingt&#111;n/articles/2010/07/23/pentag&#111;n_workers_tied_to_child_porn/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>un&nbsp; rapport officiel</FONT></a><FONT color=#ff9900> </FONT>cité par le quotidien américain <EM><a href="http://www.lem&#111;nde.fr/sujet/5cbd/the-bost&#111;n.html" target="_blank">The Boston</a> Globe</EM> vendredi 23 juillet, plusieurs dizaines d'employés du Pentagone, certains haut placés, font actuellement ou ont fait l'objet par le passé d'investigations de la part du FBI pour avoir téléchargé sur Internet des documents à caractère pédophile, parfois sur leur propre ordinateur professionnel. Certaines enquêtes non résolues seraient ouvertes depuis 2002, ajoute le quotidien.</DIV><DIV style="DISPLAY: n&#111;ne; VISIBILITY: " id=pubOAS_middle =banner300 align=justify><CENTER>if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')}<!-- INTERNATI&#079;NAL-LEM&#079;NDE/articles_amerique/exclu | OasDefault/lm_palm_nouveau_pib07_t3_tr - lm_palm_nouveau_hp07_exclu132030. : Middle --><img src="http://pubs.lem&#111;nde.fr/5/INTERNATI&#079;NAL-LEM&#079;NDE/articles_amerique/exclu/2123999620/Middle/OasDefault/lm_palm_nouveau_pib07_t3_tr/lm_palm_nouveau_hp07_exclu132030l/35366366333465613463346362353830&amp_RM_EMPTY_" border="0" style="DISPLAY:%20n&#111;ne" /></DIV></U></CENTER><FONT color=#996600 size=2 face=Arial><img src="http://pubs.lem&#111;nde.fr/5/INTERNATI&#079;NAL-LEM&#079;NDE/articles_amerique/exclu/1467997187/Frame1/OasDefault/mia_autopromos_edabo_lientexte/reagissez_aux_articles129148132150l/35366366333465613463346362353830&amp_RM_EMPTY_" border="0" style="DISPLAY:%20n&#111;ne" /></FONT> <DIV =saut_ligne></DIV><P align=justify>Du fait de la fonction des personnes mises en cause, qui pour beaucoup ont accès aux informations les plus sensibles concernant la sécurité des Etats-Unis, cette affaire est considérée comme extrêmement sensible par le Pentagone, note le <EM><a href="http://www.lem&#111;nde.fr/sujet/8058/bost&#111;n-globe.html" target="_blank">Boston Globe</a></EM> : de par l'importance de leur position, <EM>"ces personnes pourraient faire l'objet de chantage, de corruption ou de menaces"</EM>.&nbsp; Un porte-parole du Pentagone, cité par le journal, a déclaré prendre l'affaire <EM>"très au sérieux"</EM>.</P><P>Plusieurs cas ont déjà été jugés, d'autres ont été abandonnés, et une grande partie est en cours d'instruction ou de jugement.</P><DIV><a href="http://www.lem&#111;nde.fr/ameriques/article/2010/07/23/des-employes-du-pentag&#111;ne-accuses-de-pedophilie_1391733_3222.html" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Mon, 26 Jul 2010 00:09:51 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : La Stasie c&amp;#039;&#233;tait des petits...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37444#37444</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 26 Jul 2010 à 00:03<br /><br /><P align=justify>La Stasie c'était des petits joueurs ...</P><H3 =entry-title align=center><a href="http://socio13.wordpress.com/2010/07/25/le-m&#111;nde-top-secret-enfante-par-les-usa-est-une-m&#111;nstruosite-inextricable/" target="_blank"><FONT size=4><strong>Le monde «&nbsp;top secret&nbsp;» enfanté par les USA est une monstruosité&nbsp;inextricable…</strong></FONT></a><SMALL =entry-><BR></SMALL><!-- .entry- --></H3><!-- .entry- --><P =snap_preview align=center><img src="http://www.patriagrande.com.ve/wp-c&#111;ntent/uploads/2010/07/eeuuagencias.jpg" height="390" width="520" border="0" /></P><P =snap_preview align=justify>&nbsp;</P><DIV align=justify>Après deux ans de travail, le quotidien américain Washington Post a publié en cette fin de mois de juillet une enquête sur les services secrets nord-américains qui a fait grand bruit, sous le titre&nbsp; « l’Amérique top secrète ». Disons tout de suite que pour ce qu’on nous avons pu en lire (1) cette enquête appartient à la grande tradition du journalisme que, depuis son rôle bien connu dans l’affaire du Watergate et la chute d’un président, le Washington Post semblait avoir un peu abandonnée. L’enquête est divisée en trois parties</DIV><P =snap_preview align=justify>- Lundi 19 juillet: «&nbsp;Un monde secret qui grandit sans contrôle&nbsp;» (sur l’organisation de tous ces services de renseignements)</P><P =snap_preview align=justify>- Mardi 20 juillet: «&nbsp;National Security Inc.&nbsp;» (sur la dépendance du renseignement américain envers les entreprises privées)</P><P =snap_preview align=justify>- Mercredi 21 juillet: «&nbsp;Les secrets d’à côté&nbsp;» (sur l’impact culturel et économique de l’industrie du renseignement)publiables</P><P =snap_preview align=justify><SPAN id=more-24949></SPAN></P><P =snap_preview align=justify>Il faut dire que bien peu d’organes de presse ont désormais les moyens d’effectuer un tel travail. En deux ans, une vingtaine de journalistes ont travaillé sur le sujet de manière permanente ou occasionnelles avec à leur tête&nbsp; deux reporters Dana Priest et William M. Arkin. L’enquête s’intitule «&nbsp;Top Secret America: A Washington Post Investigation&nbsp;» – «&nbsp;L’Amérique top secrète: une enquête du Washington Post&nbsp;» -&nbsp; porte sur le monde des services secrets américains, et plus précisément sur&nbsp; tout ce qui a été mis en place après les attentats du 11 septembre 2001</P><P =snap_preview align=justify>La première conclusion de l’enquête porte sur l’extraordinaire prolifération des services secrets depuis cette date, les effectifs sont devenus pléthoriques et il est difficile voir impossible d’en mesurer l’efficacité mais à l’évidence c’est l’énorme croissance des moyens financiers qui a alerté les reporters même si retrouver les méandres des financements est parfois difficile.<BR>L’équipe rassemblée par le Washington Post a donc lu et travaillé des milliers de rapports et interviewé de nombreuses personnalités pour aboutir à ce constat :&nbsp; « Neuf ans de dépenses sans précédent &#091;...&#093; le système installé pour mettre les Etats-Unis à l’abri est devenu si dense qu’il est impossible de connaître son efficacité ».ou encore&nbsp; « le monde top secret que le gouvernement a enfanté &#091;...&#093; est devenu si vaste, difficile à manœuvrer et secret que personne ne sait combien il coûte, combien il emploie de personnes, combien de programmes existent ni combien de services différents effectuent la même tâche&nbsp; ».</P><P =snap_preview align=justify>Nous sommes devant un cauchemar digne du cinéma B nord-américain, dont Woody Allen disait déjà qu’il paraissait avoir inspiré les attentats du 11 septembre ou du récent «&nbsp;inception&nbsp;» le renseignement, la sécurité étasunienne y serait comme dans le film un cerveau monstrueux en train de se rêver lui-même en train de contrôler la planète.&nbsp; Il est d’autant plus fascinant de suivre ces pailiers dignes des prisons de Piranèse qu’à l’inverse du film, l’enquête du washington Post n’est pas formaté par holywood et n’est donc pas obligatoirement traversée par des effets spéciaux bruyants et sanguinaires…</P><P =snap_preview align=justify>Et pourtant le crime est leur métier, quelques parts des renseignement sont extorqués par la torture, il remontent dans des notes que personne ne lit… un type hurle et un autre écrit une note… Il y a le fonctionnaire et sa petite famille, le baroudeur mercenaire appartenant à une société privée dont le PDG&nbsp;est un membre des&nbsp;cercles restreints du pouvoir…</P><P =snap_preview align=justify>Il y&nbsp; a &nbsp;854.000&nbsp; personnes qui selon l’enquête sont au courant d’une partie du puzzle «&nbsp;top secret&nbsp;»… &nbsp;</P><P =snap_preview align=justify>Ce ne sont plus un ni même mille voir dix mille individus qui interviennent dans ce maëleström de «&nbsp;la sécurité nord-américaine&nbsp;» mais&nbsp;&nbsp; ce sont 1 271 agences gouvernementales et 1 931 compagnies privées qui travaillent sur les questions de sécurité et de lutte antiterroriste, réparties sur 10 000 sites à travers le pays. On compte actuellement 854 000 personnes ayant accès aux informations classées « top secret » et trente-trois bâtiments en cours de construction dans l’agglomération de Washington (soit l’équivalent en surface de trois Pentagone). 51 agences fédérales situées dans 15 villes différentes sont par exemple chargées de surveiller la circulation des fonds des réseaux terroristes; quelque 50’000 rapports annuels sont établis par cette énorme machine-patchwork du renseignement&nbsp; qui ne sont pas tous lus ou qui se répètent parfois.<BR>Enfin, et c’est logique , les dépenses ont également connu une forte hausse puisque le pays consacre aux renseignements un budget deux fois plus important qu’avant le 11 septembre : 58 milliards d’euros en 2009. Et celui-ci ne comprend pas les dépenses attachées aux missions officieuses, très nombreuses.</P><P =snap_preview align=justify>De surcroît il faut mesurer que tous ces organismes non seulement produisent des documents parcellaires dont personne ne semble avoir les clés en entier mais&nbsp;retenez le chiffre &nbsp;1271 agences publiques et 1931 compagnies privées… ici comme ailleurs le pillage s’accroît…</P><P =snap_preview align=justify>Le Pentagone a reconnu «&nbsp; des redondances et des problèmes d’organisation » entre les services mais il a publié un&nbsp; communiqué, dans lequel il expliquait que grâce à cette organisation kafkaééenne&nbsp; &nbsp;» il faut rappeler dans le même temps qu’il n’y a pas eu d’attentat majeur aux Etats-Unis depuis le 11-Septembre&nbsp; ». Le Washington Post a aussitôt contre-attaqué : l’attentat raté sur le vol Amsterdam-Détroit ou la tuerie de Fort Hood au Texas n’ont pu être empêchés par les services de renseignement.&nbsp; «&nbsp;Ils avaient pourtant toutes les informations permettant de déjouer le complot, mais ces informations étaient morcelées entre les différentes agences. Comme l’ont reconnu par la suite des officiels : « Personne n’a réuni les pièces du puzzle car le système est si gigantesque que les responsabilités sont devenues brouillées&nbsp; ». Quant à la tuerie de Fort Hood, là encore, les informations étaient disponibles. Le commandant Hasan avait proféré des menaces sur Internet et échangé de nombreux mails avec un imam radical yéménite, des informations que détenaient le 902e groupe de l’intelligence, l’institution chargée du contre-renseignement dans l’armée. « C’est donc un manque de concentration et non un manque de ressources qui a été au cœur de Fort Hood&nbsp; » d’après le Washington Post.&nbsp;»(2)</P><P =snap_preview align=justify>Nous avons plus d’une fois souligné dans divers articles la différence entre la presse française et étasunienne, en particulier les informations que nous publions dans notre blog proviennent pour la plupart de traductions&nbsp; soit&nbsp;de l’&nbsp;espagnol, soit&nbsp;de l’&nbsp;anglais. En effet par exemple, il n’y a aucune information digne de ce nom dans la presse françaises sur des sujets comme l’Afghanistan, ce qui se prépare en Iran, en général les mouvements bellicistes de l’OTAN, la guerre secrète, en général il n’y a pas d’investigations et on en arrive à un véritable déni comme pour tout ce qui a trait à la participation de la France aux expéditions de l’OTAN et même sur les conditions réelles de la lutte contre le terrorisme, la manière dont nous utilisons des renseignements obtenus sous la torture sans que cela soit réellement une protection pour la sécurité nationale… Il est clair aussi que depuis quelques années la presse nord-américaines paraît s’être ralliée à du politiquement correct, au point que les confidences de Mac crystal avaient été publiées dans la presse marginale (Rollig stone), mais cette enquête du Washington Post renoue avec la grande tradition du journalisme nord-américain.</P><P =snap_preview align=justify>(1)Cette enquête est disponible sur le site internet du «&nbsp;Washington Post&nbsp;» sous la forme d’un dossier multimédia (articles publiés, video sur la démarche, forums diiscussion avec les auteurs, des liens avec les noms cités, etc… ).<BR>(2) note de synthèse d’Affaires stratégiques, voir également artcle du Monde</P><DIV></DIV><DIV><a href="http://www.patriagrande.com.ve/temas/internaci&#111;nales/washingt&#111;n-post-revela-d&#111;nde-funci&#111;nan-las-agencias-de-espi&#111;naje-de-eeuu-mapas/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Washington Post revela dónde funcionan las agencias de espionaje de EEUU (+Mapas)</FONT></a></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><DIV><a href="http://projects.washingt&#111;npost.com/top-secret-america/map/" target="_blank">Top secret america la carte</a></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><DIV><a href="http://www.cubadebate.cu/noticias/2010/07/21/washingt&#111;n-post-publica-d&#111;nde-funci&#111;nan-agencias-de-espi&#111;naje-de-eeuu/" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Mon, 26 Jul 2010 00:03:45 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : La r&#233;forme du syst&#232;me de sant&#233;...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 25 Jul 2010 à 23:09<br /><br /><H2 =post-title align=center>La réforme du système de santé d'Obama: un "vote historique" pour une régression sociale programmée</H2><P =post-info align=justify>Par <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>emcee</FONT></a><FONT color=#ff9900> </FONT>le dimanche 25 juillet 2010, 08:05 - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/category/Dans-lenfer-de-lultraliberalie" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Dans l'enfer de l'Ultralibéralie</FONT></a> - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/07/25/La-r%C3%A9&#102;orme-du-syst%C3%A8me-de-sant%C3%A9-d-Obama%3A-un-vote-historique-pour-une-r%C3%A9gressi&#111;n-sociale-programm%C3%A9e" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Lien permanent</FONT></a><FONT color=#ff9900> </FONT></P><P =post-excerpt align=justify>Obama avait promis une couverture santé pour tous et une assurance-maladie accessible à tous. <BR>Là-dessus, il n'a pas menti, c'est fait, ou du moins, ce sera complètement mis en vigueur d'ici … 2018. Un peu long, mais …<BR>Seulement, voilà.<BR>Lorsque le candidat Obama avait annoncé qu'il allait mettre en œuvre une réforme du système de santé, mesure phare de son mandat, il avait promis successivement:<BR>Une caisse nationale d'assurance-maladie publique. Promesse non tenue.<BR>Puis, une "option publique", caisse d'assurance maladie gérée par l'état en concurrence avec les assurances privées. Promesse non tenue.<BR>Une assurance maladie de qualité, avec les mêmes avantages pour les assurés que ceux que comportaient leurs anciens contrats. Promesse non tenue.<BR>Alors que la nomenklatura démocratique continue de se féliciter bruyamment de cette "<EM>avancée historique</EM>", relayée par tous les médias US et occidentaux, le vernis commence sérieusement à craquer. <BR>Que reste-il, donc de ces belles promesses?<BR>Des contrats d'assurance restrictifs et au rabais pour les moins fortunés et des contrats en or pour les riches, moyennant finances, évidemment.<BR>La santé à plusieurs vitesses.<BR>Les groupes d'intérêts privés en rêvaient, Obama l'a fait.<BR>Démonstration dans cet article de WSWS: <a href="http://www.wsws.org/articles/2010/jul2010/pers-j20.shtml" target="_blank"><FONT color=#ff9900>A lie exposed</FONT></a>; 20 juillet 2010<BR><strong>Et en complément: <EM>Obama et l'IVG</EM></strong></P><P =post- align=center><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/HealthCare_a_human_right.jpg" border="0" alt="HealthCare_a_human_right.jpg" /></P><P =post- align=justify><BR><BR></P><H3 =post- align=justify>Un mensonge qui devient évident</H3><P =post- align=justify>Quatre mois après l'adoption de la loi sur le régime d'assurance maladie d'Obama - saluée par la plupart des medias et par toute la nomenklatura progressiste comme étant la réforme sociale la plus à gauche depuis les années 60 – les implications réactionnaires de cette initiative apparaissent encore plus clairement.<BR>Les pièces maîtresses de ce projet, affirmait la Maison Blanche, en étaient l'extension de l'assurance-maladie à des dizaines de millions d'Américains qui n'avaient pas de couverture maladie et la maîtrise des coûts qui rendaient les soins de santé accessibles aux simples citoyens. La réduction des coûts et la mise en place de mesures d'"optimisation de la rentabilité" n'affecteraient pas la qualité des soins, prétendait le président. En outre, ceux qui étaient déjà assurés pourraient garder leurs médecins et leur formule d'assurance maladie. Comme l'avait expliqué WSWS, ces affirmations étaient mensongères. L'objectif de cette loi était de réduire considérablement les dépenses de santé pour les compagnies privées et pour l'Etat en diminuant pour des millions d'Américains la couverture maladie et en limitant les offres.<BR>La classe dirigeante a vu en cette réforme d'Obama l'occasion pour les compagnies privées de se débarrasser des contrats d'assurance maladie payés par l'employeur, ou tout au moins, de limiter la possibilité de choix des salariés en matière de traitement, de médecins-traitant et d'établissements hospitaliers.<BR>Le résultat, s'inquiétait WSWS, serait la création d'un système à deux vitesses où les travailleurs seraient moins bien soignés et où les riches continueraient, grâce à leur argent, de bénéficier des meilleurs traitements. Des articles récents ont confirmé ces craintes. <BR>Un article du New York Times publié le 18 juillet dernier et intitulé:" <EM>les assureurs poussent à souscrire des contrats d'assurance qui limitent le choix des médecins</EM>" explique: <BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>"alors que le gouvernement d'Obama commence à mettre en vigueur la nouvelle loi sur la couverture santé, les sociétés d'assurance maladie les plus importantes font la promotion de formules d'assurance-maladie à prix réduit qui imposent un choix limité de médecins et d'établissements hospitaliers".<BR></P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify>Selon l'article, les géants de l'assurance, Aetna, Cigna, the UnitedHealth Group et WellPoint, ont déjà proposé à des patrons de PME à New York, San Diego et Chicago des formules d'assurances avec des "<EM>réseaux limités</EM>", et leurs consultants pensent que les "<EM>entreprises de toutes sortes vont pencher pour ces formules par souci de réduction des coûts</EM>".<BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>"En échange, écrit le Times, davantage d'Américains devront payer plus cher le privilège de choisir ou de conserver leur propre praticien s'il ne figure pas dans la liste de ces nouveaux réseaux. Cela pourrait surprendre beaucoup de ceux qui se souviennent que le président Obama et d'autres hauts responsables politiques n'avaient cessé d'affirmer que les assurés conserveraient tout un éventail d'options pour leur assurance maladie."<BR>A New York, par exemple, la formule d'assurance maladie d'Aetna qui comprend "un réseau limité" propose une liste avec moitié moins de médecins et d'hôpitaux que la formule traditionnelle et à San Diego, 80.000 employés d'établissements scolaires couverts par UnitedHealth se sont vu imposer des assurances-maladie différenciées où les prestations médicales qu'ils doivent payer de leur poche varient selon la qualité et les honoraires des médecins qu'ils auront choisis". <BR></P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify>Et c'est ainsi que les employeurs seront en mesure d'économiser 15% des charges.<BR>"C'est le prix qui passe avant tout le reste", explique au Times le docteur Sam Ho, le médecin-chef de UnitedHealth. Que l'objectif de cette "réforme" de l'assurance maladie d'Obama ait été depuis le début de réduire les coûts et non pas d'améliorer l'assurance maladie est un fait que le NYT et tout l'establishment progressiste connaissaient bien et qu'ils ont soigneusement dissimulé au grand public. Comme le signale l'article, les cadres de la compagnie d'assurances Cigna sondaient déjà les PDG sur des formules d'assurances très bon marché alors que la proposition de loi n'était pas encore rédigée. <BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>"Le résultat, c'est que cela exclut les médecins de renom", dit au Times Peter Skoda, contrôleur de Haro Bicycle Corporation à Vista, Californie, "face à une éventuelle augmentation de 35% de ses charges", dit le NYT, d'un ton compréhensif, "Haro est passé à une formule d'assurance maladie d'Aetna qui ne permet pas de consulter des médecins de deux cabinets médicaux affiliés Scripps Health à San Diego http://en.wikipedia.org/wiki/Scripps_Health. Si les salariés se rendent chez l'un des médecins exclus de la liste, les frais médicaux seront entièrement à leur charge". <BR></P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify>Le NYT signale que la dernière fois que les entreprises et les assurances avaient tenté de limiter l'accès à des spécialistes ou à des hôpitaux, dans les années 1990, cela avait provoqué une levée de boucliers. C'est pourquoi Obama, avec le secours du NYT et d'autres médias, a voulu cacher au grand public le contenu réel de sa "réforme". <BR>D'après les modalités de la réforme, les entreprises ne sont pas tenues de fournir une assurance-maladie à leurs salariés, a fortiori de conserver les mêmes prestations. Au contraire, les compagnies qui maintiennent des formules d'assurance-maladie que l'Etat estime trop coûteuses, risquent une sanction fiscale. En outre, les patrons ne s'exposent qu'à une amende minime – bien inférieure au montant de cotisations – s'ils cessent de payer l'assurance-maladie de leurs salariés.<BR>Dans le Massachusetts – où le gouvernement de l'état a mis en vigueur une réforme de l'assurance maladie en 2006 – des centaines de patrons suppriment l'assurance maladie de leurs salariés et les obligent à souscrire l'assurance maladie subventionnée par l'état. <BR>D'après un récent article du Boston Globe, à cause de la hausse constante des coûts et de la persistance de la crise économique, les entreprises disent qu'il est bien plus avantageux de payer les pénalités fiscales fixées par l'état s'ils ne fournissent pas d'assurance-maladie aux salariés – approximativement 295 dollars par an par personne – que de verser des milliers de dollars de cotisations.<BR>Des incitations financières similaires vont également être mises en œuvre au niveau national une fois que la réforme d'Obama sera appliquée partout. <BR>Selon la loi, les salariés qui ne bénéficieront plus des avantages sociaux payés par les patrons – de même que ceux qui n'ont actuellement pas d'assurance – devront souscrire une assurance maladie auprès des soi-disant "<a href="http://webcache.googleuserc&#111;ntent.com/search?q=cache:ujRJExKXu3cJ:www.globalix.fr/c&#111;ntent/etats-unis-la-re&#102;orme-du-systeme-de-sante+insurance+exchanges&amp;cd=5&amp;hl=fr&amp;ct=clnk&amp;gl=fr&amp;lr=lang_fr" target="_blank"><FONT color=#ff9900>marchés des assurances santé</FONT></a>" (<EM>insurance exchanges</EM>) gérés par l'état . Et s'ils ne le font pas, ils seront passibles d'une amende. <BR>Les géants de l'assurance, qui vont bénéficier de l'afflux d'environ 24 millions de clients, misent sur le fait que leurs contrats bon marché seront populaires parmi les salariés qui ne peuvent pas payer une assurance de qualité, explique le Times. <EM>"Nous pensons que ces contrats d'assurance vont avoir un succès fou au cours des années à venir",</EM> dit Ken Goulet, vice-président de WellPoint, une des plus grandes compagnies d'assurances maladie.<BR>Le NYT a mené campagne pour la réforme d'Obama. Le 24 mars, dans un article, intitulé: "<EM>Avec son projet de loi sur l'assurance maladie, Obama s'attaque aux inégalités de richesse</EM>", David Leonhardt écrivait que la loi était "<EM>la plus grande offensive du gouvernement fédéral contre les inégalités financières depuis que les inégalités ont commencé à s'accentuer, il y a plus de trente ans</EM>". Cette initiative fait partie, poursuit-il, de la volonté de mettre un terme à ce que les historiens ont appelé 'l'ère Reagan'.<BR>C'était un mensonge éhonté, et les journalistes et les rédacteurs en chef bien payés du Times le savaient parfaitement. En fait, le projet d'Obama de détruire l'assurance-maladie s'inscrit dans le cadre de l'offensive conjointe des entreprises et du gouvernement lancée contre la classe ouvrière dans les années 80 et restée inachevée. C'est la même démarche qui motivait le président démocrate quand il s'est attaqué aux assurances-maladie des salariés de l'industrie automobile lors de la mise en faillite forcée et de la restructuration de General Motors et de Chrysler.<BR>Concernant l'analyse de la "réforme" des soins de santé d'Obama, WSWS se différencie nettement de toutes les organisations prétendument de gauche et des publications bobos comme "the Nation", qui ont fait la promotion d'une loi qui attaque la classe ouvrière. <BR></P><P =post- align=justify><strong>Jerry White</strong></P><P =post- align=justify><strong>WSWS</strong></P><H3 =post- align=justify>Note perso</H3><P =post- align=justify>Voici, en résumé, certains points essentiels de la nouvelle réforme:<BR>- Permet aux patrons de cesser de fournir l'assurance-maladie à leurs salariés, pire même, les y incite;<BR>- Oblige les salariés à assumer seuls les cotisations pour les soins de santé;<BR>- Oblige les plus modestes (en dehors des plus pauvres qui bénéficieront d'un Medicaid probablement allégé) à choisir un contrat de base avec des clauses encore plus restrictives (<EM>je rappelle que l'assurance-vie de base ne couvre pas tous les cas de figure, qui sont optionnels et dûment tarifés, que les non-remboursements sont nombreux, que le montant qui revient à l'assuré est élevé et que les traitements non inclus dans le contrat d'assurance sont payés au prix fort en cas de pépin</EM>).</P><P =post- align=justify>On peut difficilement parler de "<EM>succès historique</EM>" dans ces conditions, sauf, évidemment pour les grands groupes privés qui vont voir leurs profits monter en flèche, non seulement grâce aux cotisations, mais aussi à l'argent public.</P><H3 =post- align=justify>OBAMA ET L'IVG</H3><P =post- align=justify><strong>Revoilà l'IVG remise à nouveau en question, et par Obama himself!</strong></P><P =post- align=justify>Article en anglais: <a href="http://womensissues.about.com/b/2010/07/16/obama-restricts-aborti&#111;n-coverage-in-high-risk-pools-so-much-for-our-pro-choice-president.htm" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Obama Restricts Abortion Coverage in High-Risk Pools -- So Much for Our 'Pro-Choice' President</FONT></a> (Obama limite la prise en charge de l'IVG dans les contrats d'assurance pour les personnes vulnérables financés par l'Etat – au temps pour notre président "défenseur du droit à l'IVG"!); Friday July 16, 2010</P><P =post- align=justify><strong>Petit retour en arrière</strong></P><P =post- align=justify>1° étape: <strong>Campagne électorale</strong><BR>Le candidat Obama avait annoncé, lors de sa campagne, qu'il soutenait le droit des femmes à l'IVG.<BR>Mais comme dans le cas précédent, souvent Obama varie. Et, au final, ce sont toujours les idées les plus réactionnaires qui gagnent. <BR></P><P =post- align=justify><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/obama_planned_parenthood.jpg" border="0" alt="obama_planned_parenthood.jpg" /><BR><EM>Discours d'Obama le 17/7/07 au Planning Familial:</EM> "<EM>Je ne cèderai pas et le Planning ne cèdera pas</EM>" <BR>Encore un beau discours. <a href="http://www.youtube.com/watch?v=uUl99id2SvM" target="_blank"><FONT color=#ff9900>La vidéo.</FONT></a><BR></P><P =post- align=justify>2° étape: <strong>Réforme de santé</strong><BR>- Le 7 novembre 2009: vote à la Chambre des Représentants du projet de loi d'Obama sur le système de santé. Or, juste avant le vote, Bart Stupak, représentant démocrate du Michigan, introduisait un amendement au projet, condition sine qua non pour qu'un groupe de démocrates réactionnaires ne fasse pas obstruction.<BR>Cet amendement stipulait que les fonds fédéraux ne devaient pas rembourser une IVG ou couvrir "'aucune partie de tout contrat d'assurance maladie" qui comprendrait le remboursement d'une IVG, <EM>sauf pour le cas où la vie de la mère serait en danger, ou que la grossesse serait survenue à la suite d'un viol ou d'un inceste</EM>.<BR>- 24 décembre: le Sénat adopte son propre projet de loi, où l'IVG n'est pas limitée, mais où il est spécifié que les états peuvent décider d'interdire les contrats d'assurances publics qui prendraient en charge l'IVG. <BR>- Conciliation entre sénateurs et représentants: après des allers-retours entre les deux chambres, c'est l'essentiel du projet de loi (amendé) du sénat qui sera adopté <EM>en mars 2010</EM>. <BR><EM>Sans la clause Stupak sur l'IVG, mais, pour lever les réticences, avec la promesse d'Obama qu'il signerait un décret gouvernemental à ce sujet.</EM></P><P =post- align=justify>Etape 3: <strong>décret présidentiel</strong><BR>Par décret, sous la pression de groupes anti-IVG, Obama décide d'interdire la prise en charge des IVG (sauf pour les cas de figure susnommés) dans les contrats d'assurance "high risk pool" créés par les états et entièrement financés par l'Etat fédéral.<BR><EM>Qu'est donc cette assurance-maladie "</EM>high risk pool<EM>"?</EM> <BR>C'est une assurance publique qui a été créée pour permettre aux personnes ayant des antécédents de santé ou présentant des risques de problèmes de santé d'acquérir une couverture santé à prix abordable en attendant que soient effectivement créés ces "marchés des assurances santé", prévus pour 2014.<BR>Ce programme public permet, ainsi, aux personnes fragiles, qui souffrent d'une maladie grave ou / et chronique, par exemple, de souscrire une assurance-maladie, <EM>ce qui leur est impossible sur le marché de l'assurance individuelle.<BR></EM>(Je rappelle que les "<EM>problèmes de santé préexistants"</EM> permettent aux assurances privées de refuser d'assurer les personnes malades ou "à haut risque" et la suppression de cette clause avait été saluée comme une avancée phare de la "réforme" d'Obama: on constate donc que c'est l'Etat qui assumera et non pas les compagnies privées, qui se débarrassent, du coup, des malades les plus coûteux… Encore une fourberie de plus.). <BR>Mais revenons à l'IVG.<BR><strong>Obama décide, donc, alors que rien dans la loi ne l'exige, de mettre en vigueur l'amendement même qui avait été proposé par Stupak et qui avait été rejeté par l'immense majorité des élus du Congrès.</strong><BR><strong>Cette mesure, de plus, ne permet pas aux états d'opter ou non pour la prise en charge des IVG, comme l'indique la loi, et elle n'accorde même pas le droit aux femmes de souscrire un contrat spécifique sur leurs propres deniers.</strong> <BR>Et donc, cela signifie que les femmes les plus fragiles, qui n'ont pas d'autre choix que de souscrire cette assurance-maladie, n'auront pas le droit d'avorter si elles le désirent, sauf à remplir les conditions pré-requises.<BR><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/aborti&#111;n_&#111;n_demand.jpg" border="0" style="MARGIN:%200px%201em%201em%200px;%20FLOAT:%20left" alt="aborti&#111;n_&#111;n_demand.jpg" /><BR><BR>Ceci constitue non seulement une atteinte grave au droit à l'IVG, qui n'avait pas besoin de ce coup de boutoir supplémentaire, mais il frappe encore et toujours les populations les plus vulnérables, et en particulier, les femmes. <BR>Ce n'est pas une surprise, mais c'est quand même affligeant de voir les couleuvres que le bel Obama a fait avaler à ses électeurs et à ses électrices. <BR><BR>Obama, qui peaufine l'offensive impitoyable menée par une caste d'escrocs parasites contre les travailleurs-ses depuis Reagan: <BR><EM>Chômage endémique, délocalisation des emplois industriels, emplois précaires, à temps partiel et sous-payés, suppression des aides sociales, démantèlement de l'éducation publique, suppression de services publics (gaz, électricité, eau, services sociaux), saisies immobilières, régions sinistrées, états en faillite.</EM></P><P =post- align=justify><EM>Un pays à la dérive qui sert de modèle à la nullité dont nous avons hérité à la tête de l'Etat français.</EM></P><P =post- align=justify>Bon, maintenant, vous commencez à me croire pour Obama, ou auriez-vous encore pour lui les yeux de Chimène?</P><P =post- align=justify><strong>Liens:</strong><BR><a href="http://blog.emceebeulogue.fr/post/2009/08/30/M%C3%A9decine-priv%C3%A9e-aux-USA%3A-ce-s&#111;nt-encore-les-femmes-qui-en-p%C3%A2tissent-le-plus" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Médecine privée aux USA: ce sont encore les femmes qui en pâtissent le plus</FONT></a> (sur ce blog)</P><P =post- align=justify><a href="http://topics.nytimes.com/top/news/health/diseasesc&#111;nditi&#111;nsandhealthtopics/health_insurance_and_managed_care/health_care_re&#102;orm/index.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>La saga de la "réforme de santé d'Obama</FONT></a> (en anglais) NYT. Document très complet.</P><DIV align=justify><a href="http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/07/25/La-r%C3%A9&#102;orme-du-syst%C3%A8me-de-sant%C3%A9-d-Obama%3A-un-vote-historique-pour-une-r%C3%A9gressi&#111;n-sociale-programm%C3%A9e" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Sun, 25 Jul 2010 23:09:09 +0000</pubDate>
   <guid isPermaLink="true">http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37441#37441</guid>
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  <item>
   <title>Etats-Unis :      Arizona: la loi Arpaio    D&#225;ndoles...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37348#37348</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 22 Jul 2010 à 20:20<br /><br /><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="100%"><T><T><TR ="#7ebbd9"><TD width="8%"><P align=center><strong><B><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Arizona: la loi Arpaio</FONT></B></strong></P></TD></TR><TR><TD><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><DIV style="TEXT-ALIGN: center; CLEAR: both" =separator align=center><a href="http://3.bp.blogspot.com/_ZhuBFdHICnw/TFsFbVFcCuI/AAAAAAAAAnY/hQO5SkUJEt0/s1600/Dandoles+el+Sue%C3%B1o+Americano++++++w.jpg" target="_blank"><img src="http://3.bp.blogspot.com/_ZhuBFdHICnw/TFsFbVFcCuI/AAAAAAAAAnY/hQO5SkUJEt0/s320/Dandoles+el+Sue%C3%B1o+Americano++++++w.jpg" border="0" /></A></DIV><DIV align=center><a href="http://www.trincherapatriota.com.ve/2010/08/dandoles-el-sueno-americano.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Dándoles el Sueño Americano</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Le Comté de Maricopa, le plus populeux des 15 dans lesquels est divisé l’État d’Arizona, aux Etats-Unis, est en endroit très dangereux pour vivre si l’on a un accent bizarre, la peau bronzée –plus elle est bronzée plus elle est suspecte- ou tout autre trait distinctif des Latino-américains et Caribéens derrière lequel pourrait se cacher un sans papier. </FONT></DIV><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">À Maricopa, dont la plus grande ville est Phoenix, c’est la « loi » du shérif Joseph, « Joe Arpaio » qui règne. Il a été, pendant 32 ans, agent spécial de la DEA. L’Agence Antidrogue des Etats-Unis. C’est à ce titre qu’il a réalisé de missions au Mexique et en Turquie. Le journaliste Barry Graham le décrit dans un article publié en avril 2001 comme un époux amant, un père fier, idéaliste, mégalomane, menteur et tueur ». </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">On le connaît particulièrement pour sa haine viscérale envers les étrangers ce qui est bizarre car il est, lui-même, fils d’immigrants italiens et est resté orphelin quand il était enfant et il a été obligé de vivre au sein de plusieurs foyers dans la mesure que ses proches ont pu s’occuper de lui.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Peu importe au Sherrif Joe que la loi SB 1070, connue aussi comme la Loi Arizona ne soit pas encore en vigueur. Rappelons qu’elle criminalise les sans papiers et accorde la faculté aux autorités de faire arrêter ou poursuivre toute personne au faciès.</FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Si les ressources légales entreprises présentées, qui seront analysées jeudi par une Cour Fédérale, sont rejetées cette loi controversée entrera en vigueur à partir du 1er août, mais Joe Arpaio, l’applique depuis avant son élaboration. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Cela fait longtemps que lui et ses agents arrêtent des personnes sous le simple soupçon qu’il pourrait s’agir de sans papiers. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Il y a des centaines de plaintes contre eux pour violations des droits civils. Elle sont été déposées par des résidants légaux ou par des citoyens étasuniens d’origine latino-américaine qui ont été harcelés uniquement à cause de leur aspect. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Un des cas les plus déplorables a été celui de la Mexicaine Alma Chacon qui résidait en Arizona depuis 19 ans. Elle y a eu 4 enfants et a été sanctionnée pour avoir volé de la nourriture dans un supermarché pour donner de quoi manger à ses petits. Enceinte pour la cinquième fois, elle a été interpellée par la police d’Arpaio à cause de son aspect latino-américain et lorsqu’ils ont vérifié son cassier judiciaire, ils l’ont arrêtée malgré sa grossesse. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Alma Chacon a eu son bébé en prison avec des menottes aux mains et un pied enchaîné à la civière. Elle n’a pas pu allaiter le petit ; n’a pas pu le prendre dans ses bras et elle l’a connu grâce à des organisations humanitaires qui ont collecté l’argent pour sa caution. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Malgré tout, le Shérif Arpaio assure être fier de ses actes et il a promis de poursuivre les descentes pour arrêter des sans papiers qui ne sont pas enfermés dans des cellules. Rappelons qu’Arpaio est l’auteur d’une innovation pénitentiaire aux Etats-Unis : pour économiser de l’argent il entasse les prisonniers dans des tentes dans des conditions infrahumaines. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Il a bien calculé que dans les cours et terrains de la prison du Comté il y a suffisamment d’espace pour installer des milliers d’autres tentes qu’il destinera aux immigrants arrêtés, que ce soit sous sa responsabilité ou en vertu de la Loi Arizona si elle est définitivement approuvée. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Puisque l’ont connaît bien Joe Arpaio et sa xénophobie viscérale, l’on doit rappeler la phrase célèbre d’Einstein lorsqu’il a dit qu’il y a deux chose infinies : l’univers et la stupidité humaine. Et pour ce qui est de l’Univers je n’en suis pas sûr ». </FONT><FONT size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"></FONT></P></TD></TR></T></T></TABLE></DIV><DIV><FONT color=#ffffff><a href="http://www.radiohc.cu/frances/a_comentarios/julio/10/jul21.htm" target="_blank">Source</A> <HR></FONT></DIV><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="100%"><T><T><TR ="#7ebbd9"><TD width="8%"><P align=center><strong><B><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Le mur d’Hadrien à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis</FONT></B></strong></P></TD></TR><TR><TD><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Comme chacun sait, l’empereur Hadrien a fait construire entre 122 et 132 de notre ère, un mur en Grande Bretagne pour séparer l’empire romain des « barbares », comme on appelait les peuples qui refusaient l’assujettissement et pour leur couper le passage vers son territoire. <BR><BR>La fortification était dotée de toute la technologie moderne de l’époque : un mur en pierre haut de 6 mètres et de 4 mètres d’épaisseur, long de 117 kilomètres, un système complexe de forts et de tours construits à 500 mètres de distance avec des hommes qui montaient la garde 24 heures sur 24, un fossé, ou Vallant, de trois mètres de profondeur et avec une largeur de 6 mètres dans la surface ainsi qu’une route militaire pour garantir les communications. <BR><BR>En dépit de tout cela, les Pictes, peuple guerrier et rebelle, les ancêtres des Écossais, ont trouvé le moyen de percer la barrière à de nombreuses reprises jusqu’à ce qu’en 383 Rome s’est effondrée avec ses armes et le Mur d’Hadrien est entré dans le domaine de l’histoire, pas toujours comprise par des empires ultérieurs qui s’obstinent à suivre le mauvais exemple de la Rome Impériale. <BR><BR>Maintenant, les Etats-Unis répètent l’histoire à la frontière avec le Mexique, une longue ligne de 3 200 kilomètres à travers laquelle ceux que qui sont « des barbares » aux yeux de Washington, c’est-à-dire, des Latino-américains, des caribéens et des personnes d’autres régions du monde, essaient de pénétrer en territoire étasunien. <BR><BR>Le mur a commencé a être construit entre Tijuana et San Diego en 1994 dans le cadre de l’opération « Gardian » et il doté de toute la technique moderne ; trois haies de contention, un système d’éclairage intense, des détecteurs de mouvements, des senseurs électroniques et des appareils spéciaux de vision au service direct de la police. <BR><BR>Peu après, des murs similaires ont été dressés en Arizona, au Texas et au Nouveau Mexique et en décembre 2005, le Sénat des Etats-Unis a donné le feu vert pour que l’extension du mur soit portée à 1 300 kilomètres. <BR><BR>Ce mur n’a pas été, dans la pratique un élément de dissuasion pour les immigrants qui choisissent maintenant des points de passage moins surveillés mais plus dangereux ce qui a fait monter en flèche le nombre d’immigrants qui trouvent la mort en essayant de traverser la frontière. <BR><BR>Rien qu’entre 2008 et 2009, plus de 400 personnes sont mortes noyées, déshydratées par la chaleur ou gelées par le froid intense. <BR><BR>En dépit des promesses d’une nouvelle politique migratoire, l’administration étasunienne a approuvé l’envoi, à partir du 1<SUP>er</SUP> août, de 1 500 membres de la Garde Nationale pour renforcer la surveillance. <BR><BR>Cela, sans compter les groupes civils de patrouille qui se livrent à une véritable chasse aux sans papiers suivant des critères xénophobes, et qui agissent sans aucun contrôle ou restriction légale.<BR><BR>Le mur étasunien est seulement comparable au mur dressé par Israël pour isoler le gros du territoire de la Cisjordanie. C’est un mur en béton, avec des barbelés électrifiés et des fortifications sous prétexte aussi de garantir la sécurité des citoyens. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">C’est à juste titre que l’on utilise les qualificatifs de « murs de la honte » , « Murailles de l’apartheid » et d’autres similaires pour désigner ces deux avortons racistes et discriminatoires. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff><FONT size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Comme le démontre l’histoire, jamais aucun mur n’a permis à un empire de survivre à une mort inévitable provoquée, tôt ou tard, par leurs contradictions internes et leurs relations turbulentes avec l’extérieur. <BR><BR>Il en reste encore quelques exemples et dans le cas de plusieurs empires il n’en reste que le souvenir et le nom. <BR><BR>Dans beaucoup de temps, nous l’espérons, il ne restera, de la version moderne du mur d’Hadrien, construite par les Etats-Unis, ni le souvenir ni le nom pour le bien de l’Humanité .</FONT><FONT size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"> </FONT></FONT></P></TD></TR></T></T></TABLE></DIV><DIV><FONT color=#ffffff><a href="http://www.radiohc.cu/frances/a_comentarios/julio/10/jul20.htm" target="_blank">Source</A></FONT></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 06 Aug 2010 à 21:22</span>]]>
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   <pubDate>Thu, 22 Jul 2010 20:20:22 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis :      Oliver Stone se prononce...</title>
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   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 21 Jul 2010 à 21:39<br /><br /><DIV><TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=4 width="100%"><T><T><T><TR ="#7ebbd9"><TD width="23%"><P align=center><strong><B><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Oliver Stone se prononce en faveur de la nationalisation de l’industrie pétrolière des Etats-Unis </FONT></B></strong></P></TD></TR><TR><TD><P align=justify ="Noticias"><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Londres, 21 mai, (RHC)--. Oliver Stone, réalisateur étasunien auteur des films « Né le 4 juillet » « Salvador » « Platoon » et « JFK » entre autres s’est prononcé en faveur de la nationalisation de l’industrie pétrolière des Etats-Unis. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">« Les richesses naturelles d’un pays sont très importantes pour les laisser dans les mains du secteur privé » a lancé Oliver Stone aux journalistes en poste à Londres où il promotionne son documentaire « Au Sud de la frontière » sur les transformations en cours en Amérique Latine. </FONT></P><P align=justify><FONT color=#ffffff size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Se référant à la marée noire qui contamine les eaux du Golfe du Mexique à la suite de l’explosion d’une plateforme pétrolière, en avril dernier, Oliver Stone a signalé qu’il s’agit là d’un fait typique de ce qui survient lorsqu’on permet à une firme privée de tirer profit de ce qui devrait être un bien public. </FONT><FONT color=#000000 size=2 face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"></FONT></P></TD></TR></T></T></T></TABLE></DIV><DIV><a href="http://www.radiohc.cu/frances/a_noticiasdelmundo/julio/2010/21/mundo2.htm" target="_blank">Source</A></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><P align=center><img src="http://www.telesurtv.net/multimedia/imagenes/caricatura/ICG1026_229.jpg" height="556" width="495" border="0" /></P><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 06 Aug 2010 à 20:11</span>]]>
   </description>
   <pubDate>Wed, 21 Jul 2010 21:39:45 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : Comment faire payer leurs dettes...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37292#37292</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 21 Jul 2010 à 01:54<br /><br /><H2 =post-title align=center>Comment faire payer leurs dettes aux pauvres: les mettre en prison</H2><P =post-info align=justify>Par <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>emcee</FONT></a><FONT color=#ff9900> </FONT>le mardi 20 juillet 2010, 00:35 - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/category/Dans-lenfer-de-lultraliberalie" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Dans l'enfer de l'Ultralibéralie</FONT></a> - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/07/20/Comment-faire-payer-leurs-dettes-aux-pauvres%3A-les-mettre-en-pris&#111;n" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Lien permanent</FONT></a><FONT color=#ff9900> </FONT></P><P =post-excerpt align=justify>Ils ont tous les vices et ils sont sans pitié. Ce sont les prédateurs de la finance: banques, sociétés de cartes de crédit et sociétés de recouvrement, qui ont encore trouvé, en ces temps de crise, un moyen juteux de presser encore plus les pauvres comme des citrons: la traque aux impayés, cela avec l'aimable participation de la justice.<BR>La crise, ce sont les riches qui la provoquent, et ce sont les pauvres, les travailleurs, qui en pâtissent. <BR></P><P =post-excerpt align=justify>Traduction de l'article: "<a href="http://www.wsws.org/articles/2010/jul2010/debt-j16.shtml" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Imprisoned for debt in America</FONT></a>" par Nancy Hanover, publié par WSWS, le 16 juillet 2010</P><P =post- align=justify><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/bankers_-jump-httppranks.co.jpg" border="0" style="MARGIN:%200px%201em%201em%200px;%20FLOAT:%20left" alt="bankers_-jump-httppranks.co.jpg" /><BR><BR></P><H3 =post- align=justify>En prison pour dette en Amérique</H3><P =post- align=justify>Aujourd'hui, aux Etats-Unis, on incarcère des gens qui n'ont pas payé leurs dettes, alors que la peine de prison pour dette a été abolie en 1933.<BR>Le quotidien Minneapolis Star-Tribune raconte ces arrestations, en hausse dans tous les Etats-Unis, souvent dues à la pauvreté. Au cours des quatre dernières années, dans le Minnesota, le recours aux mandats d'arrêt contre les personnes endettées a fait un bond de 60%, avec 845 cas en 2009.<BR>L'article indique que parfois le montant de la dette ne dépassait pas 85 dollars. <BR>Le moyen utilisé pour forcer les pauvres à rembourser, c'est le mandat d'amener. Les travailleurs ne sont pas effectivement incarcérés pour dette mais pour n'avoir pas répondu à la convocation du tribunal. <BR>Cependant, les auteurs des poursuites, les sociétés de recouvrement et leurs représentants légaux, se servent manifestement du système pour forcer la main aux particuliers par l'intimidation, le harcèlement ou la crainte, souvent pour des sommes d'argent dont ils ne sont même pas redevables.<BR>En Illinois et dans le sud-ouest de l'Indiana, certains juges incarcèrent des personnes qui ont oublié de s'acquitter d'une dette sur décision du tribunal. Dans les cas extrêmes, indique le Star-Tribune, les gens restent en prison jusqu'à ce qu'ils aient versé une partie de la somme due. <BR>En janvier dernier, un juge a condamné un homme de Kenney, Illinois, à une peine de prison "indéterminée" tant qu'il n'aurait pas réuni les 300 dollars qu'il devait à un grossiste en bois de charpente.<BR>Ce couvreur indépendant s'était brisé le dos et le cou et constituait un dossier pour invalidité. Au bout de trois heures de garde à vue, sa femme avait réussi à le faire libérer en empruntant 300 dollars sur sa carte de crédit.<BR>Joy Uhlmeyer a été arrêtée alors qu'elle rentrait chez elle en voiture après avoir passé Pâques avec sa mère âgée. <BR>A la suite d'un divorce coûteux en 2006, elle avait un découvert de 6.200 dollars sur sa carte de crédit Chase. Elle a été arrêtée et a passé la nuit en garde à vue dans une cellule glaciale. Puis, elle a été emmenée dans une voiture de police, menottes aux poignets, au centre-ville de Minneapolis pour la rédaction du PV. Au bout de 16 heures, on lui a pris les empreintes digitales et c'est là qu'elle a enfin pu savoir pourquoi elle était en détention. Elle ne s'était pas présentée à une audience du tribunal prévue par Resurgence Financial, une société dont elle n'avait jamais entendu parler.<BR>Elle raconte dans le Star-Tribune: <BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>"Ce qui est vraiment enrageant dans tout ça, c'est le manque total d'information. Je n'arrêtais pas de me dire: 'si un mandat d'arrêt a été émis pourquoi donc n'ai-je pas été prévenue?'".<BR></P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify>Derrière ces cas et des tas d'autres dans tout le pays, se trouvent des organismes de recouvrement et de rachats de dettes. Mais derrière ces intermédiaires se cachent les banques principales - Chase, Citigroup, etc. – qui sont les principales bénéficiaires du secteur du recouvrement. Des dizaines de milliers de procès sont couramment intentés dans les tribunaux des états par les grandes agences de recouvrement. Une fois qu'un jugement est prononcé, une date de comparution est fixée. Toutefois, si pour une raison quelconque un client ne se présente pas à l'audience à la date prévue, on peut délivrer un mandat d'amener à la suite d'un "jugement par défaut". <BR>Dans de nombreux cas, les consommateurs n'ont pas été prévenus des poursuites dont ils font l'objet. <BR>L'étude de la Legal Aid Society de New York (<EM>association d'aide juridique, NDT</EM>) montre que les organismes de recouvrement n'ont pas informé les créditeurs présumés qui, dans de nombreux cas, n'ont aucune preuve officielle qu'une plainte a été déposée contre eux. <BR>Le rapport indique également que les agences de recouvrement ont engagé 450.000 poursuites à New York seulement, gagnant des jugements par défaut contre beaucoup de travailleurs. Quand ces affaires passent au tribunal, seulement 1% des débiteurs sont représentés par un avocat. Le Star-Tribune signale qu'il n'existe pas de statistiques nationales concernant les débiteurs qui ont été arrêtés. <BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>Je soupçonne les sociétés de recouvrement de ne pas vouloir ébruiter ces arrestations parce que ces pratiques seraient largement condamnées", explique Robert Hobbs, directeur adjoint du National Consumer Law Center à Boston (association de défense des consommateurs)<BR>"Aux Etats-Unis, nous avons institué de fait la prison pour dette, ce qui est largement anticonstitutionnel", dit Judith Fox, professeur de droit à la faculté de Notre Dame. "Dans certains endroits, les gens ont tellement peur de se faire arrêter qu'ils se précipitent pour rembourser des sommes d'argent qu'ils ne doivent peut-être même pas", ajoute-t- elle. <BR></P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify>Haekyung Nielsen, 27 ans, de Bloomington, Minnesota, a raconté au Star-Tribune que la police s'était présentée chez elle avec un mandat d'arrestation deux semaines après son accouchement par césarienne. <BR>Une société de recouvrement lui avait envoyé, alors qu'elle était à la clinique, une injonction du tribunal pour une vieille dette de carte de crédit. "<EM>Envoyer quelqu'un pour m'arrêter deux semaines après une importante opération pour laquelle il faut au moins huit semaines pour se remettre était tout bonnement incroyable</EM>", dit-elle.<BR>Le journal de Minneapolis signale également la tendance à demander une caution dont le montant est fixé par le tribunal. <BR>Le Star Tribune a rencontré le juge Robert Blaeser, du tribunal civil d'Hennepin County, qui explique qu'attacher une caution à un problème d'impayé facilite la procédure. Les créditeurs, dans la plupart des cas des compagnies de cartes de crédit, ont alors la possibilité de réclamer l'argent aux tribunaux.<BR>Ils citent le cas de Vee, un ouvrier des travaux publics, arrêté en février dernier alors qu'il ramenait sa fille de l'école. Quand on lui passait les menottes, Vee raconte que sa fille, qui est asthmatique, s'est mise à avoir des difficultés de respiration à cause du stress. "<EM>Tout ce que je pensais c'était si elle allait bien et si elle avait son inhalateur</EM>", dit il.<BR>Depuis la prison, Vee a appelé son propriétaire qui a promis de verser sa caution. Celle-ci s'élevait à 1.875,06 dollars, le montant exact de ce qu'il devait. <BR>C'est la justice qui avait récupéré la somme impayée pour le compte de la compagnie de carte de crédit, mais Vee – comme bien d'autres – est encore traumatisé par cette expérience. Il lui reste encore à rembourser des factures de soins médicaux et de carte de crédit et 40000 dollars pour un ancien prêt immobilier. <BR>Il dit que la vue d'une voiture de police dans son rétroviseur le fait trembler. "<EM>Les policiers vont-ils m'arrêter à nouveau? Tant que je ne serai pas parvenu à éponger mes dettes, la menace existera</EM>" dit-il.<BR>La menace juridique d'un mandat d'amener à l'encontre de débiteurs n'est pas nouvelle. Ce qui est nouveau, c'est cette entreprise énorme, largement capitalisée et agressive du rachat des dettes et de récupération des impayés. Ces intermédiaires permettent aux compagnies de cartes de crédit et aux grandes banques qui les financent d'abord d'annuler la dette, par ex, la déclarer dans les pertes, puis revendre cette dette à une agence de recouvrement. D'après les statistiques du tribunal qu'a consultées le Star-Tribune, trois sociétés de recouvrement - Unifund, CCR Partners Portfolio Recovery Associates et Debt Equities LLC— totalisent 15% de l'ensemble des mandats d'arrestation pour dette lancés dans le Minnesota depuis 2005.<BR>Ces agences de recouvrement cotées rachètent des dettes anciennes pour une bouchée de pain (parfois, alors qu'il y a eu prescription) et utilisent des équipes d'avocats pour recouvrer les impayés. Dans de nombreux cas, la dette est invérifiable. Le National Consumer Law Center estime qu'un procès sur dix intenté par les agences de recouvrement repose sur des renseignements erronés. <BR>Le Star-Tribune indique que les 10 plus grandes sociétés de recouvrement du Minnesota ont encaissé plus de 223 millions de dollars à la suite de procès entre 2005 et 2009.<BR>Cela représente des dizaines de milliers d'individus à qui on a arraché leur dernier dollar de façon discrétionnaire. La prison n'est que la mesure la plus extrême utilisée à cette fin. <BR>Pendant ce temps, les sociétés de recouvrement sont largement récompensées pour les services qu'elles rendent au secteur financier, aux grandes banques et aux compagnies de cartes de crédit. En effet, les bénéfices des sociétés de recouvrement n'ont jamais été aussi élevés. <BR>"Portfolio Recovery Associates" a empoché, l'an dernier, 44 millions de dollars, ce qui correspond à une marge bénéficiaire nette de 16% pratiquement inédite.<BR>Au cours des trois premiers mois de 2010, Portfolio a réalisé des bénéfices encore plus spectaculaires, avec un revenu net en hausse de 47%. Ce ne sont pas les seuls. <BR>"Encore Capital Group", la compagnie de gestion des comptes de créances de San Diego, a augmenté son revenu net de 21 %, c'est-à-dire de 0,44 dollars par action. Ces sociétés ont considérablement augmenté leurs bénéfices dans toutes les branches – la sous-traitance du recouvrement, les centres d'appel, les recouvrements juridiques et le traitement des faillites.</P><P =post- align=justify><EM>WSWS</EM></P><H3 =post- align=justify>Note perso:</H3><P =post- align=justify><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/saisies_immobilieres_wb_.jpg" border="0" style="MARGIN:%200px%201em%201em%200px;%20FLOAT:%20left" alt="saisies_immobilieres_wb_.jpg" /><BR><BR><BR>Après les subprimes, les saisies immobilières, les rachats de leurs maisons à vil prix, voilà que les pauvres ont encore sur le dos les pitbulls de la finance.<BR>Des pauvres qui, quand ils ont encore un toit au-dessus de la tête, sont pris à la gorge entre les remboursements de prêts, les factures de l'eau, du gaz, de l'électricité, du chauffage sans cesse en augmentation – et qui doivent parfois renoncer à ces services, à moins qu'on ne vienne carrément leur couper le compteur pour facture impayée. <BR>Evidemment, tout cela pourrait s'arranger un jour ou l'autre si les débiteurs avaient un emploi stable ou si l'Etat leur versait des indemnités de chômage décentes.<BR>Ce serait trop simple. Quand on prend aux pauvres, on prend tout, sinon, ce n'est pas drôle.<BR>Et donc, en lieu et place des emplois stables, que trouvent-ils? Des emplois précaires, mal payés et souvent à temps partiel (je parle évidemment de ceux qui ont un emploi, le taux de chômage réel étant d'environ 20%).<BR>Si on ajoute à cela les cotisations à verser aux assurances privées pour les soins de santé, assorties des factures énormes liées à un traitement quelconque non pris en charge par l'assurance, on se demande comment certains ne sont pas encore à la rue avec les autres.<BR>Les requins de la finance, qui ne manquent pas d'imagination, on le voit, puisqu'ils ont tout de même réussi à se faire renflouer avec l'argent public, destiné en partie aux pauvres, justement (à qui on sucre les prestations sociales sous prétexte de "caisses vides"), et qui continuent de mener grand train, eh bien, disais-je, ces requins se sont dit qu'il restait encore des sous à racler et que les pauvres ne pouvaient tout de même pas s'en tirer à si bon compte en oubliant de payer leurs dettes. <BR>Encore une fois les escrocs se retrouvent avec une mine d'or à exploiter et encore une fois, les élus ne trouvent rien à redire à ces arnaques qui vont encore davantage enfoncer la population – qu'ils sont censés protéger, mais, bon, on constate que c'est complètement accessoire de nos jours.<BR>Le gouvernement US (quel qu'il soit), qui a laissé se développer les subprimes, alors qu'un enfant capable de faire une soustraction pouvait se rendre compte que le système n'était pas viable, qui a donné sans contrepartie des milliards pour renflouer les banques et autres institutions financières, ferme aujourd'hui les yeux sur cette entreprise de coercition menée par des monstres avec la complicité de la justice.<BR></P><P =post- align=justify>Les valeurs de l'oligarchie ont l'odeur de l'argent.</P><DIV align=justify><a href="http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/07/20/Comment-faire-payer-leurs-dettes-aux-pauvres%3A-les-mettre-en-pris&#111;n#comments" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
   </description>
   <pubDate>Wed, 21 Jul 2010 01:54:56 +0000</pubDate>
   <guid isPermaLink="true">http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37292#37292</guid>
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   <title>Etats-Unis : BP, ou la farce pour Bonnes Poires    On...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37138#37138</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 16 Jul 2010 à 22:44<br /><br /><H1 align=center ="title">BP, ou la farce pour Bonnes Poires</H1><P align=center ="title"><img src="http://www.rebeli&#111;n.org/imagenes/p_20_07_2010.jpg" border="1" /></P><P align=justify ="subtitle"></P><P align=justify ="chapo"></P><P align=justify ="article_">On commence à ne plus croire BP. Après avoir rempli le Golfe du Mexique de pétrole, Tony Hayward, patron de BP, continue de nous mener en bateau. Et ça risque de durer&nbsp;! Depuis le début de la marée noire, la communication du groupe se caractérise par un florilège de promesses restées vaines. Dernière étape en date, la fuite aurait été stoppée lors d’un test dans de la nuit de mercredi à jeudi. Le vice-président du géant pétrolier, Kent Wells, annonçait ce matin&nbsp;: «&nbsp;les résultats sont encourageants&nbsp;».</P><P align=justify ="article_">Le discours concret n’existe pas avec BP. Après l’installation d’un nouveau dôme en début de semaine le groupe évoquait des «&nbsp;progrès significatifs&nbsp;», difficile de faire plus vague. La gestion de la crise se caractérise par une stratégie bien précise. Il s’agit de transmettre des messages toujours plus optimistes tout en empêchant une véritable analyse et un traitement journalistique normal. Dans un article disponible sur le site <a href="http://bigbrowser.blog.lem&#111;nde.fr/2010/07/16/omerta-comment-bp-tente-dempecher-les-medias-de-parler-de-la-maree-noire/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>du Monde</FONT></A>, la situation des journalistes sur place est évaluée comme inacceptable.&nbsp;</P><P align=justify ="article_">Les responsables de BP brandissent l’argument sécuritaire pour justifier la mise à l’écart de journalistes qui n’ont pas accès à toutes les plages polluées. Selon Allan Dillon, ancien cadre renvoyé par BP, les travailleurs qui nettoient la côte n’ont pas le droit de parler aux journalistes. BP aurait même engagé des spécialistes de la sécurité et d’anciens militaires. «&nbsp;Vous ne pouvez pas interdire l’accès des médias à une plage publique, la loi martiale n’a pas été déclarée&nbsp;», s’alarme Allan Dillon. Maitriser l’écoulement de paroles est prioritaire par rapport à la fuite de milliers de barils dans l’océan. Selon le Huffigton Post, BP disposerait même de ses «&nbsp;propres journalistes&nbsp;» pour assurer sa communication. Dans ce cas, le mot propagande serait plus approprié.</P><P align=justify ="article_">Jeudi matin BP a annoncé que l’écoulement de pétrole avait été stoppé. <a href="http://www.youtube.com/watch?v=003_LZlAGwk&amp;feature=player_&#101;mbedded" target="_blank"><FONT color=#ff9900>L’opération</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>visait à retenir le pétrole en attendant que les deux puits de secours, toujours en construction, soient mis en place. Mais ce type d’annonces n’est pas le premier et à chaque fois il a fallu constater de nouvelles fuites. Le directeur de l’exploitation de BP, Doug Suttles, préfère d’ailleurs rester prudent, il prévient simplement&nbsp;: «&nbsp;ne crions pas victoire&nbsp;». En face on pourrait crier au mensonge.</P><P align=justify ="author"><a href="http://www.humanite.fr/16_07_2010-bp-ou-la-farce-pour-b&#111;nnes-poires-449910" target="_blank">Source</A></P><DIV></DIV><P align=center><img src="http://www.telesurtv.net/multimedia/imagenes/caricatura/ICG1015_78.jpg" height="459" width="564" border="0" /></P><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 20 Jul 2010 à 22:40</span>]]>
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   <pubDate>Fri, 16 Jul 2010 22:44:26 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : Une liste de 1300 immigrants ill&#233;gaux...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 14 Jul 2010 à 21:14<br /><br /><DIV align=center><FONT size=4><strong>Une liste de 1300 immigrants illégaux envoyée à travers l'Utah</strong></FONT></DIV><P align=justify>Associated Press<BR>Salt Lake City</P><P align=justify ="amorce">Une liste comprenant les noms et les informations personnelles de 1300 immigrants illégaux a été envoyée par la poste à travers l'Utah, terrifiant la communauté latino-américaine de cet État de l'ouest des États-Unis.</P><P align=justify ="entry">Le gouverneur Gary Herbert a écrit mardi sur le site de socialisation Twitter qu'il avait demandé aux agences de l'État d'enquêter sur cette liste, envoyée anonymement à plusieurs médias d'information et à des agences chargées de l'application de la loi. Un lettre accompagnant la liste demande que les personnes qui y figurent soient déportées immédiatement.</P><P align=justify ="entry"></P><P align=justify ="entry">Des défenseurs des droits des immigrants ont condamné la liste, estimant que ceux qui l'ont envoyée tentent de terroriser la communauté latino-américaine de l'Utah.</P><P align=justify ="entry"></P><P align=justify ="entry"></P><P align=justify ="entry">La plupart des noms qui y figurent sont d'origine hispanique. La liste contient aussi des informations personnelles comme des dates de naissance, des lieux de travail, des numéros de sécurité sociale, des adresses et des numéros de téléphone.</P><P align=justify ="entry"></P><P align=justify ="entry">Des noms d'enfants y sont aussi inclus, de même que les dates prévues d'accouchement des femmes enceintes.</P><DIV align=justify><a href="http://www.cyberpresse.ca/internati&#111;nal/etats-unis/201007/13/01-4297961-une-liste-de-1300-immigrants-illegaux-envoyee-a-travers-lutah.php" target="_blank">Source</A></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.patriagrande.com.ve/temas/internaci&#111;nales/eeuu-reaparecio-en-utah-un-ku-klux-klan-desc&#111;nocido-y-en-c&#111;ntra-de-latinos/" target="_blank">Source</A> </DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><P align=center><img src="http://www.telesurtv.net/multimedia/imagenes/caricatura/ICG1013_749.jpg" height="395" width="564" border="0" /></P><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><P align=center><img src="http://www.rebeli&#111;n.org/imagenes/p_17_07_2010.jpg" border="1" /></P><DIV align=justify><HR></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.lavozdelsandinismo.com/internaci&#111;nales/2010-07-13/estudio-afirma-que-a-muchos-estadounidenses-no-les-alcanzara-su-jubilaci&#111;n/" target="_blank">Une étude montre que 44% des Etats-Uniens risquent d'être sans ressources lors de leur retraite</A> </DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 17 Jul 2010 à 19:17</span>]]>
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   <pubDate>Wed, 14 Jul 2010 21:14:22 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : Journalistes sous surveillance...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37051#37051</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 13 Jul 2010 à 21:19<br /><br /><DIV align=center><FONT size=4><strong>Journalistes sous surveillance aux États-Unis</strong></FONT></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><P align=center><a href="java&#115;cript:toggleImage%28/images/bizphotos/569x379/201007/12/184913-journaliste-octavia-nasr-c&#111;ngediee-cnn.jpg,Journalistes%20sous%20surveillance%20aux%20États-Unis,%200%29;" target="_blank"><img src="http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/201007/12/184913-journaliste-octavia-nasr-c&#111;ngediee-cnn.jpg" border="0" alt="La%20journaliste%20Octavia%20Nasr,%20c&#111;ngédiée%20de%20CNN%20à...%20%28Photo%20AFP%29" /></a></P><P =amorce align=justify>(New York) Quoi de plus inoffensif qu'un gazouillis, n'est-ce pas? Cela dépend vraiment des circonstances, comme vient de le constater la journaliste Octavia Nasr, dont la carrière à la chaîne d'information CNN a pris fin après l'envoi d'un gazouillis - message de 140 caractères ou moins - sur le site de socialisation Twitter.</P><P =entry align=justify>«Triste d'avoir appris la mort de Sayyed Mohammad Hussein Fadlallah... Un des grands hommes du Hezbollah que je respectais beaucoup», a écrit Nasr, Américaine d'origine libanaise, au sujet de cette personnalité éminente de l'islam chiite, inscrite à tort ou à raison par les États-Unis sur leur liste de «terroristes internationaux».</P><P =entry align=justify></P><P =entry align=justify>La réaction à ce gazouillis a été «immédiate, extrême et constitue une bonne leçon sur les raisons pour lesquelles 140 caractères ne doivent pas être utilisés sur des questions controversées ou sensibles, particulièrement celles sur le Moyen-Orient», a plus tard écrit la journaliste dans un texte publié sur son blogue, où elle tentait de sauver son poste à CNN. Elle a notamment fait valoir qu'elle appréciait chez l'ayatollah Fadlallah «sa position singulière et pionnière au sein des religieux chiites sur les droits de la femme». </P><P align=justify><table width="99%"><tr><td class="BBquote">Réputé pour ses opinions modérées en matière sociétale, il participe en <FONT color=#ffffff>1998 </FONT>à une conférence universitaire <FONT color=#ffffff>à l'Université américaine de Beyrouth</FONT> sur les droits de la femme. Le <FONT color=#ffffff>25</FONT><FONT color=#ffffff>&nbsp;</FONT><FONT color=#ffffff>novembre</FONT><FONT color=#ffffff>&nbsp;2007, à</FONT> l’occasion de la «&nbsp;Journée Mondiale Contre la Violence faite aux femmes&nbsp;», il donne un avis «&nbsp;juridique&nbsp;» contre toute forme de <FONT color=#ffffff>violence faite aux femmes </FONT>qu'il qualifie de «&nbsp;comportement humain parmi les plus ignobles&nbsp;» et rejette la violence comme contraire aux préceptes de l'islam. Il indique également que «&nbsp;la femme peut répondre à la violence physique de l’homme contre elle par une même violence, dans le cadre de l’autodéfense&nbsp;» et refuse toute notion de supériorité ou de souveraineté de l'homme sur la femme.</td></tr></table></P><P =entry align=justify></P><P =entry align=justify></P><P =entry align=justify>«Cela ne signifie pas que je le respectais pour toute autre chose qu'il ait faite ou dite», a-t-elle précisé.</P><P =entry align=justify></P><P =entry align=justify>Peine perdue. Trois jours après la publication du gazouillis, CNN a licencié Octavia Nasr, présente sur la chaîne depuis 1990, estimant que «sa crédibilité en tant que journaliste spécialiste du Moyen-Orient a été compromise».</P><P =entry align=justify></P><P =entry align=justify>Son départ a suscité un malaise chez plusieurs journalistes américains, d'autant plus qu'il intervenait peu après ceux de deux autres confrères accusés d'avoir formulé des opinions inacceptables sur un site de socialisation ou dans des échanges privés. Il y a un mois, Helen Thomas, doyenne des correspondants de la Maison-Blanche, a décidé de prendre sa retraite après la diffusion sur YouTube d'une entrevue controversée dans laquelle elle a déclaré que les Juifs d'Israël devaient «foutre le camp de Palestine» et rentrer «en Pologne, en Allemagne, en Amérique et n'importe où ailleurs».</P><P =entry align=justify></P><P =entry align=justify>Deux semaines plus tard, le blogueur David Weigel du <EM>Washington Post</EM> a offert sa démission après la publication de messages privés concernant certaines personnalités conservatrices, dont Matt Drudge, fondateur du site <EM>Drudge Report</EM>, et l'animateur radiophonique Rush Limbaugh. Il a notamment écrit que Matt Drudge devrait s'immoler par le feu. Sa démission a été acceptée par ses patrons.</P><P =entry align=justify></P><P =entry align=justify>«En tant que journaliste qui utilise Twitter, je dois dire que cette tendance aux carrières qui prennent fin sur un microbillet est très troublante», a écrit David Carr du <EM>New York Times</EM> dans un gazouillis publié peu après le licenciement d'Octavia Nasr.</P><P =entry align=justify></P><P =entry align=justify>Comme d'autres journaux américains, le <EM>Times</EM> a adopté une politique sur ce que peuvent publier ses journalistes sur des médias sociaux comme Twitter et Facebook, ou sur leurs blogues personnels. «Faites attention de ne rien écrire (...) que vous ne pourriez écrire dans le <EM>Times</EM> -&nbsp;par exemple, ne signez pas d'éditoriaux si vous travaillez dans la section des nouvelles. Tout ce que vous publiez en ligne pourrait être disséminé publiquement, et peut être dénaturé par ceux qui veulent nuire au <EM>Times</EM> ou à vous-mêmes», a écrit un responsable du <EM>Times</EM> dans une note envoyée aux journalistes du quotidien à l'automne 2008.</P><P =entry align=justify></P><P =entry align=justify>Peu de journalistes américains ont défendu les opinions de Nasr, Weigel et Thomas. Mais plusieurs d'entre eux ont déploré la facilité avec laquelle les employeurs de leurs confrères ont cédé aux critiques, surtout dans les cas de Nasr et Weigel, des journalistes dans la force de l'âge dont le professionnalisme est reconnu. Glenn Greenwald, blogueur au site progressiste Salon.com, a notamment vu dans la «capitulation» de CNN une illustration d'une politique de deux poids, deux mesures répandue dans les médias américains.</P><P =entry align=justify></P><P =entry align=justify>«La chaîne, qui emploie depuis 15&nbsp;ans comme principal chef d'antenne Wolf Blitzer, ancien responsable de l'AIPAC (lobby pro-Israël aux États-Unis), justifie sa décision en affirmant que la "crédibilité" de Nasr a été "compromise". On trouve dans cet épisode plusieurs leçons sur l'"objectivité" des médias et la façon dont est circonscrit l'éventail des opinions permises», a écrit Greenwald sur son blogue.</P><P =entry align=justify></P><P =entry align=justify>Suivant la même logique, David Weigel aurait peut-être survécu à ses messages privés s'il s'était moqué de personnalités progressistes comme le documentariste Michael Moore ou l'animateur de télévision Bill Maher, les lobbys de gauche rugissant beaucoup moins fort que ceux de droite aux États-Unis.</P><DIV align=justify><a href="http://www.cyberpresse.ca/internati&#111;nal/corresp&#111;ndants/201007/12/01-4297432-journalistes-sous-surveillance-aux-etats-unis.php" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Tue, 13 Jul 2010 21:19:43 +0000</pubDate>
   <guid isPermaLink="true">http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37051#37051</guid>
  </item> 
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   <title>Etats-Unis : La &amp;#034;r&#233;forme de l&amp;#039;emploi&amp;#034;...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=37024#37024</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 12 Jul 2010 à 20:27<br /><br /><H2 align=center ="post-title">La "réforme de l'emploi" d'Obama : salaires de misère et chômage massif</H2><P align=justify ="post-info">Par <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>emcee</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>le lundi 12 juillet 2010, 09:32 - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/category/Dans-lenfer-de-lultraliberalie" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Dans l'enfer de l'Ultralibéralie</FONT></A> - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/07/12/La-r%C3%A9&#102;orme-de-l-emploi-d-Obama-%3A-salaires-de-mis%C3%A8re-et-ch%C3%B4mage-massif" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Lien permanent</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT></P><P align=justify ="post-excerpt">Titre original: "<a href="http://www.wsws.org/articles/2010/jul2010/pers-j10.shtml" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Obama s 'jobs program': Poverty wages and mass unemployment</FONT></A>", publié par World Socialist Website (WSWS), le 10 juillet 2010</P><P align=justify ="post-excerpt">Dans une série de discours et d'interviews cette semaine, l'administration Obama a montré un nouveau glissement vers la droite avec sa politique économique et sociale, abandonnant même ses promesses de relance minimales sous la pression des grands groupes industriels et financiers. <BR>Mercredi dernier, le président Obama a annoncé la création d'une commission, le "President’s Export Council" (Conseil des exportations de la Maison Blanche), qui aura pour mission de superviser l'engagement de l'administration Obama de multiplier par deux les exportations US sur les cinq prochaines années.<BR>Il a présenté l'augmentation des exportations comme étant la solution pour relancer l'économie et la création d'emplois. Il s'exprimait devant une assemblée réunie à la Maison Blanche dont l'essentiel de l'assistance était constitué de chefs d'entreprise et a nommé pour cette commission de 19 membres des tas de PDG de grandes sociétés US aussi puissantes que Boeing, Ford, Xerox, UPS, ADM, Verizon et Walt Disney.</P><P align=justify ="post-">Jeudi, il était dans une petite usine de camions électriques à Kansas City pour présenter sa politique économique. <BR>Dans ces deux discours, pas une fois Obama n'a fait allusion au fait que le Congrès a rejeté la proposition de prolonger le versement des indemnités de chômage, privant de tout revenu des millions de chômeurs longue durée. Il n'a jamais évoqué non plus le refus du Congrès d'adopter une mesure en faveur d'une rallonge des aides fédérales destinées aux états pour Medicaid (assurance santé pour les plus pauvres, NDT), ce qui va se traduire par des centaines de milliers de licenciements de nouveaux salariés du public et d'enseignants, ainsi que de nouvelles coupes budgétaires pour l'éducation et d'autres services publics indispensables.<BR>Dans les deux discours, Obama a répété plusieurs fois que l'économie "va dans la bonne direction et qu'elle "va de l'avant" malgré les signes de plus en plus évidents d'un ralentissement qui contredisent tout espoir d'une hausse de l'emploi significative.</P><DIV align=justify><BR><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/saisies_immobilieres_wb_.jpg" border="0" style="20FLOAT:%20%20left" alt="saisies_immobilieres_wb_.jpg" /></DIV><DIV align=justify>Foreclosure signifie saisie<BR><BR>Le taux de chômage réel aux Etats-Unis est supérieur à 20%. Le chômage de longue durée n'a jamais été aussi élevé depuis la seconde guerre mondiale. Des millions de jeunes n'ont aucun espoir de trouver un emploi. Les prix de l'immobilier, la principale source de richesse de la plupart des ménages – continuent de chuter. Les saisies immobilières, la perte de domicile, les coupures d'électricité, de gaz et autres services, et la pauvreté grimpent en flèche. Les écoles, les parcs et les musées ferment leurs portes, et ce qui reste de filet de protection sociale est mis en lambeaux. <BR>Obama cherche à présenter cette catastrophe sociale sous un jour positif afin de justifier son refus de prendre de véritables mesures pour créer des emplois et procurer des aides aux chômeurs, et de laisser tomber même les mesures insignifiantes qu'il avait mises en œuvre en 2009. <BR>Semblant sourd, muet, et aveugle face à la détresse de dizaines de millions d'Américains, Obama débordait de sollicitude lors de son discours à la Maison Blanche envers les requins de Wall Street et les capitaines d'industrie. <BR>Ne tarissant pas d'éloges sur le "<EM>secteur privé</EM>", il le désignait comme "<EM>la source de nos créations d'emplois, de notre croissance économique et de notre prospérité"</EM>. <BR>Il a proclamé son engagement pour la prospérité de "<EM>tout notre peuple</EM>", donnant autant d'importance rhétorique à "<EM>nos travailleurs</EM> " et à "<EM>nos chefs d'entreprise</EM>" – c'est-à-dire à 200 millions de travailleurs et quelques milliers de capitalistes multimillionnaires. <BR>Obama en a appelé à la création de "<EM>nouvelles bases</EM>" pour l'économie, qui reposerait sur un renouveau du secteur industriel et le développement des exportations de produits manufacturés. Faisant allusion à la manière d'y parvenir, il en appelait à la fin des "<EM>bulles de consommation</EM>". Les cadres présents ont bien compris le message: les salaires et le niveau de vie des Américains seraient diminués et leur productivité augmentée de façon à constituer une réserve de main d'œuvre ouvrière bon marché pour pouvoir exporter sur le marché mondial. <BR>Obama a insinué que la classe ouvrière vivait jusqu'à présent au-dessus de ses moyens. En réalité, le niveau de vie de la classe ouvrière stagne ou est en baisse depuis ces quarante dernières années. C'est l'aristocratie financière qui s'est bourré les poches grâce au pillage des richesses nationales. <BR>La nomination par Obama d'Alan Mullaly, le PDG de Ford, à l'Export Council est révélatrice. Ford, ainsi que GM et Chrysler, est tout disposé à empocher d'énormes bénéfices grâce à des licenciements massifs et des fermetures d'usine et une réduction de 50% des salaires des travailleurs nouvellement embauchés, avec le secours de l'Auto Task Force (commission pour renflouer les constructeurs automobiles, NDT), créée par Obama l'an dernier.<BR>Une autre nomination montre bien qu'Obama tremble devant le patronat. En mai, Obama a demandé au lobby des PDG américains (appelé "<a href="http://www.journaldunet.com/ec&#111;nomie/magazine/enquete/societes-secretes-et-groupes-de-pressi&#111;n-des-dirigeants/business-roundtable-le-lobby-des-pdg-americain.shtml" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Business Roundtable</FONT></A>) de lui faire savoir ce qu'ils n'aimaient pas parmi les mesures prises par le gouvernement. <BR>Parlant au nom de l'association, le PDG de Verizon Ivan Seidenberg, s'en est pris violemment et publiquement au gouvernement, l'accusant de pratiquer des politiques hostiles au patronat. Obama s'est fait un devoir de nommer Seidenberg à la commission sur les exportations.<BR>Les grands patrons ont mis de plus en plus de pression sur la Maison Blanche pour qu'elle accélère et intensifie les offensives contre le niveau de vie de la classe ouvrière, comme l'abandon des mesures de relance même minimales. Ils veulent passer plus rapidement aux mesures d'austérité, parmi lesquelles des réductions dans les programmes sociaux vitaux tels que Medicare <EM>(assurance-maladie pour les personnes de plus de 65 ans, NDT</EM>) et les autres prestations sociales.<BR>Certains éléments du patronat sont également mécontents même des mesures symboliques prises par le gouvernement pour réformer les marchés financiers. Ils réclament plus de réductions d'impôts et plus d'aides financières, et demandent que cesse la campagne de dénigrement contre le monde des affaires comme se sont parfois permis de le faire Obama et d'autres membres de son gouvernement. <BR>Cette pression se traduit au congrès par le refus des républicains et d'un nombre croissant de démocrates de voter pour les mesures d'aides même les plus minimes, comme l'allongement du versement des indemnités chômage. <BR>Certains journaux signalent que ces derniers temps un nombre important de dons des grandes entreprises pour les campagnes électorales qui étaient allés auparavant aux candidats démocrates étaient reportés sur les républicains. Le Washington Post titrait dernièrement: “les comités de campagne des démocrates perdent les mécènes de Big Wall Street".<BR>Le gouvernement est insensible aux besoins et aux attentes de millions de travailleurs qui luttent pour garder un toit au-dessus de leur tête et pour nourrir leur famille. Mais sitôt que Wall Street parle, Obama se met au garde-à-vous. <BR>La Maison Blanche a lancé une campagne de relations publiques pour démentir cette accusation d'hostilité à l'égard du patronat. Rahm Emanuel, le chef de Cabinet de la Maison Blanche donnait, jeudi dernier, une interview à Politico où il reprenait tout ce qu'avait accompli le gouvernement en faveur du secteur privé. Politico écrivait: <BR></DIV><BLOCKQUOTE ="post-"><P align=justify>“Emanuel explique que, au lieu de s'en prendre à Obama, les grands patrons feraient bien, au contraire, d'être reconnaissants de son soutien sur au moins une demi-douzaine de points: la défense du commerce international; la réforme de l'éducation; les opérations d'open market malgré le scepticisme des syndicats; le refus de nationaliser les banques pendant la crise économique, malgré certaines pressions; le sauvetage du secteur automobile; la refonte du système de santé où a été préservé le système d'assurance géré par les compagnies privées; le fait que les milliards de dollars du plan de relance ont permis au secteur privé de signer de nouveaux contrats lucratifs (…) etc.".<BR></P></BLOCKQUOTE><P align=justify ="post-">Et donc, également, avec la crise du chômage, le patronat veut maintenir le chômage à un taux élevé pendant des années afin d'utiliser le chômage massif comme bélier pour imposer des baisses de salaires et la dégradation des conditions de travail. C'est exactement la politique que mène la Maison Blanche, bien qu'elle prétende se soucier de la détresse des chômeurs.<BR>L'incapacité d'un président démocrate – un Noir présenté comme le porte-drapeau de la branche progressiste du parti – à réagir un tant soit peu à la profonde colère de la population, ou même à se tenir à l'écart de ces criminels du monde de la finance qui ont précipité une catastrophe sociale – et écologique, avec l'explosion de la plate-forme pétrolière de BP – montre l'insensibilité de tout le système politique vis-à-vis des besoins élémentaires de la population.<BR>La dictature de facto du capital – son absolue domination sur les deux partis politiques et toutes les branches de l'état – n'a jamais été aussi totale.<BR>Quelles conclusions peut-on en tirer? Que le système capitaliste basé sur les profits est incompatible avec les besoins essentiels de l'immense majorité de la population. Que pour défendre ses besoins fondamentaux – le droit à un emploi, à un salaire décent, à l'éducation, à la santé, au logement, à une retraite sûre – la classe ouvrière doit rompre avec les deux partis du capital et se battre pour une transformation socialiste de la société.<BR></P><P align=justify ="post-">Tom Eley et Barry Grey</P><H3 align=justify ="post-">Note perso</H3><P align=justify ="post-">Bon, alors, voyons un peu … <BR>La majorité des emplois industriels ont été délocalisés, d'abord en banlieue où vivent les classes moyennes, puis, à l'étranger et, donc, les usines ont été fermées, ne laissant aux ouvriers, au mieux, que les emplois de services, bien moins rémunérés et avec peu (ou pas) d'avantages sociaux (assurance maladie, retraite, etc.). Alors, il veut exporter quoi, Obama? Un savoir-faire? Il y a longtemps qu'ils ne forment plus grand monde dans le pays, à part des gogos sur les joies du marché libre.<BR>Mais admettons qu'ils relancent la fabrication de produits industriels, à qui donc vont-ils les fourguer? <BR>Pas chez eux: ce n'est pas avec un salaire de misère qu'on peut consommer, n'est-ce pas?<BR>Aux pays pauvres qu'ils ont criblés de dettes et pillés, et dont la majorité des habitants n'a même pas de quoi manger? <BR>Aux pays occidentaux, qui sont également en pleine déconfiture? Et qui ont, maintenant, le FMI à leurs trousses, vous savez ce truc qui a imposé des "ajustements structurels" aux pays pauvres pour les délester de leurs services publics et de leurs ressources. Eh bien, il vient gratter tout ce qui est monnayable par chez nous aussi. <BR>Reste plus ou moins la Chine, dont ils reluquent le potentiel de clientèle. Mais la Chine, elle ne va pas forcément s'en laisser compter. Et puis, la Chine, elle est capable de fabriquer ses propres produits.<BR>Il est clair que cette oligarchie mondiale n'a aucune solution à proposer – et elle le sait parfaitement: elle nous enfume, c'est tout, pour nous soutirer encore du pognon. <BR>Alors, quand rien ne va plus, il faut une bonne guerre, non? <BR>Mais jusqu'où les laisserons-nous aller?</P><P align=justify ="post-"><strong>Oblamé</strong></P><P align=justify ="post-">C'est le début de la fin pour Obama. Il n'arrive même pas à passer ses quelques réformes-leurres pour laisser croire à la population encore dans l'expectative qu'il les a entendus.<BR>L'autre avait dit: "<EM>ils préfèreront toujours l'original à la copie</EM>". Eh bien, c'est ce que s'obstinent à oublier les démocrates US: le capital a toujours privilégié les Républicains et s'ils permettent l'alternance, c'est pour faire oublier un temps leurs turpitudes. <BR>Mais ils ont toujours mené la vie dure aux Démocrates. Voyez Clinton, venu remplacer Bush papa, eh bien, ils l'ont harcelé pour une affaire qui n'aurait pas dû dépasser le cadre privé. Et qui ont-ils mis à la place? Bush fiston. Ah, ils ont de la suite dans les idées! (avec Andouille Premier ici, en France, pourvu qu'il ne se passe pas la même chose!).<BR>Et qui a remplacé Bush? Son antithèse - physiquement et intellectuellement. Mais question politique: le même.<BR>Oui, mais voilà, au lieu d'être contents de tout ce qu'Obama a fait pour eux, Wall St et Big Business, les ingrats, renâclent. <BR>Je ne dirai pas qu'Obama est une pâle copie (quoique ...), mais c'est un peu ça. <BR>Alors, que va-t-il se passer, me direz-vous?<BR>En novembre prochain, il va y avoir les élections de mi-mandat pour le renouvellement de l'ensemble des sièges de la Chambre des représentants et du tiers du sénat. Donc, la campagne électorale va s'accélérer et les élus retiennent leur souffle. <BR>Les élus démocrates, qui sentent le mauvais vent venir, ne vont plus oser se démarquer des républicains. <BR>Obama ne pourra plus rien faire passer (si tant est qu'il chercherait à proposer enfin quelque chose d'original).<BR>La droite dure va voter républicain, comme d'hab, ceux (toujours de droite – mais un peu moins - il n'y pas de gauche dans ce club) qui ont voté Obama parce qu'ils en avaient marre de la niaiserie de Georgie Boy et de sa bande de tarés et qu'ils croyaient au "<EM>changement</EM>" et à "<EM>Yes we can</EM>" (à ce stade-là, croire en Dieu me paraît bien plus réaliste, m'enfin) voteront aussi républicain et ceux de gauche qui se sont fait arnaquer sur tous les tableaux ne se déplaceront même pas, ou voteront pour un obscur petit candidat (s'il y en a) qui n'a aucune chance à côté des mastodontes. <BR>Moi, ça me fait marrer qu'on parle de "démocratie" quand 90% de la population est complètement ignorée et n'a droit à la parole nulle part.<BR>Et dire qu'on prétend qu'il n'y a pas de prisonniers politiques … <BR><strong>Résultat</strong>: un congrès bourré de républicains revanchards, armés jusqu'aux dents, prêts à en découdre avec la clique démocrate d'Obama et surtout à faire tomber ce noir arrogant qui a osé s'installer à la Maison Blanche, LEUR Maison Blanche. D'ici à ce qu'ils lui trouvent une Monica …<BR>Et voilà: grandeur et décadence une fois encore. Le système capitaliste est bien huilé: plus ça "change" plus c'est pareil, et le vote des citoyens n'est qu'un alibi pour légitimer et pérenniser la caste des oligarques.</P><P align=justify ="post-"><strong>Vous l'aurez compris, toute ressemblance entre les démocrates et le parti socialiste français serait purement fortuite.</strong> <BR><strong>Voire: tout rapprochement avec notre démocratie à nous serait complètement ridicule.</strong></P><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 12 Jul 2010 à 23:27</span>]]>
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   <pubDate>Mon, 12 Jul 2010 20:27:35 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : Les heures les plus sombres pour...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 12 Jul 2010 à 20:11<br /><br /><H3 =entry-title align=center><a href="http://socio13.wordpress.com/2010/07/12/les-heures-les-plus-sombres-pour-les-uns-une-epoque-faste-pour-les-autres-par-alexander-cockburn/" target="_blank"><strong><FONT color=#ff9900 size=4>Les heures les plus sombres pour les uns, une époque faste pour les autres par Alexander Cockburn&nbsp;*</FONT></strong></A></H3><P =entry- align=center><SMALL =entry-><FONT size=2><img src="http://socio13.files.wordpress.com/2010/07/33fa1d796b0b4c9586387e7c5932cab11.jpg" border="0" /></P><DIV =entry- align=justify><BR></DIV></FONT></SMALL><!-- .entry- --><!-- .entry- --><DIV =snap_preview align=justify><P><a href="http://socio13.files.wordpress.com/2010/07/33fa1d796b0b4c9586387e7c5932cab11.jpg" target="_blank"><FONT size=2></FONT></A>Ce sont des heures sombres. Les Etats-Unis plongent dans une dépression. Sur deux Etats-uniens en âge de travailler, un seul a un emploi. Il y a quarante ans, cela aurait pu jouer. Papa allait à l’usine; maman restait à la maison s’occuper des enfants. Actuellement, juste pour tenir la route, maman et papa doivent tous les deux travailler, et les enfants vont à la crèche.</P><P>Si vous cherchez du travail en ce moment, cela prendra en moyenne jusqu’en avril 2011 pour que vous trouviez quelque chose. Au cours des deux derniers mois, plus d’un million d’Américains ont simplement renoncé à chercher un emploi, alors même qu’ils arrivent au terme des prestations de chômage. Ironiquement, ceux qui arrêtent de chercher du travail sont officiellement comptés comme des «découragés» et ne figurent pas dans les statistiques officielles du chômage. C’est d’ailleurs la seule raison pour laquelle le chiffre des chômeurs n’est pas monté en flèche pour atteindre des chiffres records.</P><P><SPAN id=more-24426></SPAN></P><P>Près de 10 millions d’Américains sans emploi ne reçoivent aucune prestation. Un enfant sur cinq vit en dessous du niveau de pauvreté – parfois de 50% en dessous – ce qui le range dans la catégorie de «l’extrême pauvreté». Partout dans les Etats-Unis, dans un Etat après l’autre, les caisses sont vides. L’Etat de l’Illinois &#091;capitale Springfield, ville la plus importante: Chicago&#093;, celui d’où vient Barack Obama, est de fait en faillite. Il en va de même pour la Californie. Quarante-six des 50 Etats croulent sous d’énormes déficits.</P><P>Les mesures pour stimuler l’économie ont échoué. Le marché du logement est en chute libre. Il y a quelques mois, des analystes de ce marché avaient prédit qu’il y aurait encore cinq millions de saisies entre maintenant et 2010, et il semble qu’ils aient eu raison. Quarante pour cent des propriétaires de maisons menacées de saisie ont déjà chargé leurs affaires sur leurs 4 x 4, jeté les chaises en plastique dans la piscine et renvoyé les clés à la banque &#091;aux Etats-Unis, une fois cela fait, la banque ne peut plus vous réclamer la dette hypothécaire non-payée&#093;. Seules 30% des saisies ont été remises sur des listes de maisons pouvant être vendues. Les banques retiennent les autres pour éviter d’inonder le marché et faire encore plus s’écrouler les prix.</P><P>Pour des dizaines de millions d’Etats-uniens, la maison est un bien aussi central et crucial que ne l’était le porc pour une famille paysanne irlandaise au XIXe siècle. Selon un vieux dicton irlandais, le cochon était <EM>«l’homme qui avait sa place près du foyer»</EM>. Autrement dit, il avait une place d’honneur. Si le cochon mourait, la famille mourait de faim. Si on soustrait 20% à la valeur totale du logement &#091;la valeur estimée d’une maison est décisive, car elle sert de collatéral auprès d’une banque pour l’obtention d’un crédit&#093; Etats-Unis aujourd’hui, cela signifie donc des années de crépuscule besogneuses et, bien sûr, un couteau de plus planté dans le ventre de l’ensemble de l’économie.</P><P>Et pourtant… même si on ne peut pas dire que ce soit la meilleure époque, on ne peut pas prétendre que les Etats-Unis soient fauchés. Ce n’est pas le cas. Comme le remarquait Carl Guinsburg sur ce même site la semaine dernière: «<EM>Les Etats-Unis regorgent d’argent. C’est un pays très, très riche avec des montagnes et des montagnes d’argent. Les comptes privés états-uniens contiennent approximativement 10 mille milliards de dollars en argent et en liquidités.</EM> <EM>Du côté des entreprises, les firmes non financières états-uniennes détiennent plus de 1.8 mille milliards de dollars, ce qui constitue une augmentation de 26&nbsp;% par rapport au mois de mars de l’année passée – c’est l’augmentation la plus importante enregistrée depuis la tenue de ces statistiques en 1952</EM>.»</P><P>Le problème est que les banques ne veulent pas prêter de l’argent, parce qu’elles pensent que les Etats-uniens ordinaires sont trop fauchés pour rembourser et payer les intérêts. Les Etats-uniens ordinaires sont d’accord. Durant la dernière décennie, ils ont porté en avant les Etats-Unis sur le dos de leurs cartes de crédit, et ils sont à bout de ressources.</P><P>Dans le jargon mesuré du FMI. «<EM>Les crises financières font souvent suite à des périodes d’expansion rapide des crédits et de fortes augmentations des prix des actifs </EM>&#091;actions, immobilier, etc.&#093;<EM>. Après ces récessions, les reprises sont souvent freinées par une demande privée et un crédit faibles qui reflètent en partie les tentatives des ménages d’augmenter les taux d’épargne pour rétablir les bilans. Les récessions synchronisées à niveau mondial sont plus longues et plus profondes que les autres</EM>.»</P><P>Pour éclairer le texte ci-dessus: la récession de 1980 a achevé le Président démocrate Jimmy Carter, la récession de 1992 a fait de même pour le républicain Georges Bush Senior et a amené Bill Clinton à la Maison-Blanche. La récession de 1980-1982 et celle du début des années 1990 ont eu une dimension mondiale. &#091;L’actuelle crise s’effectue dans le cadre d’une économie mondiale capitaliste structurée de manière différente avec la place nouvelle occupée par certains pays dits émergents, comme la Chine, l’Inde, le Brésil…&#093;</P><P>Les Etats-Unis sont bien sûr incroyablement riches. Sinon, comment pourraient-ils offrir des déductions légales d’impôts qui permettent aux Etats-uniens de déduire les contributions qu’ils font aux Israéliens qui établissent des colonies illégales en Cisjordanie? Comment pourraient-ils payer deux millions de dollars par semaine pour l’Afghanistan – à moins que ce ne soit par jour? – pour soudoyer – directement ou indirectement – les talibans pour qu’ils laissent circuler les convois d’approvisionnement des troupes de l’armée états-unienne, lesquels convois doivent permettre à la contre-insurrection contre les talibans de se poursuivre, sinon de prospérer?</P><P>La contre-insurrection, cela signifie des drones qui tuent des civils, ce qui profite aux talibans. Mais les drones signifient aussi des emplois aux Etats-Unis qui ne créent pas assez d’emplois. Comme l’a fait remarquer Laura Flanders dans l’émission <EM>F Word</EM> sur la chaîne <EM>Grit TV</EM>, la Garde Nationale du Wisconsin projette de construire une nouvelle base de 8 millions de dollars pour des drones. La Whiteman Air Force Base au Missouri deviendra une base de contrôle de drones. Au Dakota du Sud, la Ellsworth Force Base près de Rapid City a également gagné un contrat pour des drones.</P><P>Dans toutes ces localités, ces nouvelles ont suscité de l’allégresse: «<EM>C’étaient d’excellentes nouvelles pour la Ellsworth Force Base et pour la collectivité de Rapid City»</EM>, déclarait la chaîne locale Black Hills Fox. Ike Skelton, le député démocrate du Missouri à la chambre des représentants, a confié qu’il avait travaillé durant toute une année pour obtenir le Predator &#091;drone de l’armée de l’air, d’altitude de croisière moyenne et de longue autonomie&#093; pour cette base. L’éditorial du Rapid City Journal jubilait: «<EM>Rapid City et le Sud Dakota sont fiers&nbsp;de Ellsworth et de ses nombreux partisans </EM>».</P><P>C’est également une époque faste pour les républicains. Ils ont de toute manière peu de sympathie pour les chômeurs-chômeuses et ils sont très motivés politiquement afin de pouvoir utiliser l’élection de <EM>midterm</EM> &#091;élections de mi-mandat durant lesquelles les représentants de la Chambre des représentants sont réélus et 33 des membres du Sénat sur 100&#093; du 2 novembre 2010 pour attribuer la responsabilité de la dernière en date des «époques la plus sombre» à l’administration Obama et aux démocrates.</P><P>Dean Baker, qui co-dirige le Center for Economic and Policy Research (Centre de recherche économique et politique) à Washington DC, a expliqué dans son article, «The Party of Unemployment», publié sur ce site de <EM>Counterpunch</EM>, l’arithmétique écœurante et impitoyable des Républicains : «<EM>L’Etat et les gouvernements locaux ont réduit leurs emplois en moyenne de 65’000 dollars par mois au cours des derniers</EM> <EM>trois mois </EM>&#091;comme ils sont tenus de le faire, puisqu'ils sont légalement obligés d'équilibrer leurs budgets&#093;<EM>. Sans une aide substantielle du gouvernement fédéral, ce rythme va vraisemblablement s’accélérer. Le projet des républicains de blocage de l’aide aux Etats pourrait ajouter encore quelque 300’000 personnes à la liste des sans emploi d’ici le début novembre.</EM> <EM>Le blocage par les républicains de l’extension des prestations de chômage </EM>&#091;elles devaient passer à 9 mois, mais pour des raisons budgétaires elles restent à six mois&#093;<EM> présage des résultats du même genre. Les prestations de chômage ne servent pas uniquement à fournir un revenu à ceux qui n’ont pas de travail, mais stimulent également l’économie, et c’est la raison pour laquelle les républicains tenaient tellement à les couper</EM>.»</P><P>C’est une époque très sombre. Les gens sont abattus. Je rencontre tous les jours des jeunes qui disent qu’ils ont simplement renoncé à regarder les nouvelles, tellement tout est déprimant.</P><P>Le 6 juillet, le <EM>Washington Post</EM> a publié un article par Kimberley Kindy qui établissait <EM>«qu’au cours des 77 jours où le pétrole du Deepwater Horizon s’est déversé dans le Golfe du Mexique, BP </EM>&#091;British Petroleum&#093;<EM>, n’a récupéré ou brûlé qu’environ 60% de la quantité qu’il avait promis aux régulateurs qu’il pouvait enlever en un seul jour.</EM>»</P><P>En date du lundi 5 juillet 2010, avec environ 2 millions de barils &#091;un baril équivaut à 159 litres&#093; déversés dans le Golfe, les opérations de récupération qui avaient été vantées comme étant la clé pour prévenir un désastre environnemental ont prélevé moins de 900 barils par jour.</P><P>Comme l’écrivait William Empson dans son poème «Missing Dates»: <EM>«Lentement le poison remplit le réseau sanguin… Les déchets restent, le déchet reste et tue».</EM> En voyant le golfe du Mexique mourir sous nos yeux nous ne pouvons que sentir que nous affrontons les heures les plus sombres. (Traduction <EM>A l’Encontre</EM>).</P><P><strong>*<A name=x></A></strong>Le titre original anglais est «It was the best of times, it was the worst of times» , c’est la première phrase du célèbre <EM>A Tale of Two Cities</EM> de Charles Dickens. Alexander Cockburn anime le site <EM>Conterpunch</EM> avec Jeffrey St Clair. Il a écrit cet article le 9 juillet 2010. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels <EM>Imperial Crusade. Iraq, Afghanistan &amp;Yougoslavia </EM>et <EM>Al Gore. A User’s Manual</EM>, les deux en collaboration avec Jeffrey St. Clair.</P><P>(11 juillet 2010)</P><P>edité par la revue La brèche</P></DIV>]]>
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   <pubDate>Mon, 12 Jul 2010 20:11:22 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : Selon le Tribunal Supr&#234;me des...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 10 Jul 2010 à 22:58<br /><br /><DIV align=center><FONT size=4><strong>Selon le Tribunal Suprême des Etats-Unis l'aide non violente à des organisations prohibées est du terrorisme</strong></FONT></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Le Tribunal Suprême des Etats-Unis a confirmé une loi qui déclare que l'aide non violente (comme une aide juridique et de l'information sur la résolution des conflit)&nbsp; des organisations prohibées est du terrorisme.</DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Le cas&nbsp; apparait suite aux conseils sur les droits humains donné par un groupe de Californie a des organisations kurde et tamoules qui sont sur la liste étasunienne&nbsp;des organisations terroristes.</DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Le Tribunal Suprême confirme l'argument&nbsp; du gouvernement d'Obama qui déclare que même&nbsp;l'aide destinée a être utilisée pour des fins pacifiques équivaut à un "appuis matériel" au terrorisme.</DIV><DIV align=justify><P>Ceci inclue un avocat qui a soumis un dossier d' <I>amicus curiae</I>* au nom d'un groupe interdit ou aide une organisation proscrite à ammener une demande devant les organisme internationaux pour mettre fin à un conflit violent.</P><DIV>&#091;...&#093;</DIV><DIV>&nbsp;</DIV><DIV>Des activistes palestinien ont déja été emprisonné pour avoir collecter des fonds pour des groupes qui font du travail humanitaire à Gaza&nbsp; et qui ont des relations avec le Hamas qui gouverne Gaza.</DIV><DIV>&nbsp;</DIV><DIV>Le verdict affecte le groupe Projet Juridique Humanitaire de Los Ángeles qui dispense des formation en droits humains au PKK.</DIV><P>&#091;...&#093;</P></DIV><DIV align=justify><a href="http://www.rebeli&#111;n.org/noticia.php?id=109407" target="_blank">Source</a></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>L'UE approuve le transfert de données bancaires vers les États-Unis </DIV><P align=justify><strong>AFP -</strong> L'Union européenne a approuvé jeudi un accord autorisant le transfert des données bancaires de ses citoyens aux Etats-Unis dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme, salué comme une "garantie de sécurité" par le président américain Barack Obama.</P><P align=justify>Le texte, avalisé à une large majorité par le Parlement européen réuni à Strasbourg, va permettre au Trésor américain d'avoir à nouveau accès à partir du 1er août - après une interruption - aux données financières de 8.000 institutions et banques de 200 pays gérées par la société Swift, dont le siège est à Bruxelles.</P><P align=justify>"Avec cet accord, tous nos concitoyens seront mieux protégés", a indiqué le président des Etats-Unis.</P><P align=justify>Un responsable du Trésor américain, le sous-secrétaire à la lutte contre le terrorisme Stuart Levey, a révélé que les données bancaires récupérées de Swift avaient aidé à l'arrestation jeudi par la police norvégienne de trois personnes proches d'Al-Qaïda, impliquées vraisemblablement dans des tentatives d'attentats déjouées à New York et Manchester en 2009.</P><P align=justify>"Je peux vous dire que des données (du programme Swift) datant de fin 2009 ont contribué à l'enquête norvégienne qui a conduit à l'arrestation jeudi des trois hommes", a-t-il déclaré lors d'une téléconférence de presse. </P><P align=justify>"Les arrestations opérées aujourd'hui nous rappellent que l'Europe reste une cible pour les attentats terroristes", a ajouté ce haut responsable.</P><P align=justify>Les négociations pour parvenir à cet accord UE-Etats-Unis ont toutefois été très difficiles car le Parlement européen a exigé des garanties strictes protégeant les données personnelles des citoyens, afin d'éviter des utilisations abusives.</P><P align=justify>L'accès aux informations de Swift est depuis des années une question sensible en Europe.</P><P align=justify>Les Américains avaient commencé à les utiliser après les attentats du 11 septembre 2001 et ont pu grâce à elles démanteler plusieurs réseaux terroristes présumés. Mais les transferts secrets de ces données n'avaient été révélés qu'en 2006, provoquant alors un gros scandale.</P><P align=justify>Un premier accord UE-Etats-Unis, offrant certaines protections pour la vie privée, avait été ensuite trouvé en 2007.</P><P align=justify>Mais depuis, les Etats-Unis ont dû négocier une nouvelle autorisation de l'UE, que le Parlement européen a conditionnée à un renforcement par Washington de la protection des données des citoyens. Il avait de ce fait rejeté en février un premier projet, provoquant l'ire des Etats-Unis.</P><P align=justify>"J'ai été contrainte de rappeler à mes interlocuteurs américains que l'Europe avait une longue et douloureuse histoire de régimes totalitaires qui utilisaient les données pour contrôler les citoyens et limiter leurs libertés", a raconté jeudi la commissaire européenne chargée du dossier, Cecilia Malmström.</P><P align=justify>Elle a obtenu d'importantes concessions de Washington, qui avait impérativement besoin de cet accord.</P><P align=justify>Chaque demande du Trésor des Etats-Unis devra désormais être "motivée" par une enquête et "adaptée" pour "réduire le nombre de données à transmettre", a souligné Mme Malmström. "Un suivi au quotidien des demandes américaines sera assuré à Washington par une personne désignée par la Commission" et par la police européenne, Europol, a-t-elle dit.</P><P align=justify>Le compromis suscite néanmoins encore des réserves. "Il permet de transmettre beaucoup plus d'informations que nécessaire, parce que nous ne pouvons pas être plus sélectifs", a ainsi déploré dans un entretien à l'AFP le contrôleur européen des données Peter Hustinx.</P><P align=justify>L'UE veut pour cette raison se doter de son propre programme. Bruxelles veut présenter des propositions en ce sens "fin 2010, début 2011", qui pourraient être concrétisées d'ici 3 à 5 ans.</P><DIV align=justify><a href="http://www.france24.com/fr/20100708-uni&#111;n-europeenne-etats-unis-accord-swift-transfert-d&#111;nnees-bancaires-terrorisme-c&#111;nfidentialite" target="_blank">Source</a></DIV>]]>
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   <pubDate>Sat, 10 Jul 2010 22:58:13 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : Les Etats-Unis et la guerre aux...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=36987#36987</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 10 Jul 2010 à 18:28<br /><br /><H2 =post-title align=center>Les Etats-Unis et la guerre aux enfants : un quart d'entre eux vit dans le dénuement</H2><P =post-info align=justify>Par <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>emcee</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>le vendredi 9 juillet 2010, 18:25 - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/category/Dans-lenfer-de-lultraliberalie" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Dans l'enfer de l'Ultralibéralie</FONT></A> - <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/07/09/Les-Etats-Unis-et-la-guerre-aux-enfants-%3A-un-quart-d-entre-eux-vit-dans-le-d%C3%A9nuement" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Lien permanent</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT></P><P =post-excerpt align=justify>Selon des chiffres publiés en janvier 2010, le nombre d'enfants pauvres a augmenté de 21% entre 2000 et 2008 - 2,5 millions de plus.<BR>19% (14 millions) d'enfants vivent dans des familles considérées officiellement pauvres. 8% d'enfants (6,2 millions) vivent dans une "pauvreté extrême" (moins de 50% des revenus en-dessous du seuil de pauvreté officiel). <BR>Evidemment, ces chiffres ne comprennent pas tous ceux dont les revenus sont à peine supérieurs, ce qui ne les place pas pour autant dans la catégorie des nantis, ni même des "sortis d'affaire", loin de là. Le moindre pépin les fait plonger.<BR>Mais, qui s'en préoccupe? Certainement pas les médias influents qui se gardent de soulever la question, a fortiori de l'analyser.<BR>Pourtant ces chiffres devraient remettre en cause les politiques gouvernementales appliquées depuis 2000, date de la prise de fonction de néolibéraux purs et durs, ainsi que le bien-fondé des dépenses militaires ahurissantes destinées à aller s'attaquer à d'autres populations pauvres. <BR>Et tout cela, ni d'un côté ni de l'autre n'est fini.<BR>La politique d'Obama est dans le droit fil de celle de Bush.<BR>Et il va peut-être même faire mieux&nbsp;: laisser son nom à une guerre nucléaire.<BR>Misère!</P><P =post-excerpt align=justify>Voici un article sur la pauvreté des enfants, les causes et les solutions, et le silence des médias à ce sujet.<BR>"<a href="http://www.counterpunch.org/dimaggio07072010.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Child Poverty in the Age of Neoliberalism/ Forgotten Casualties of the Recession</FONT></A>, par ANTHONY DiMAGGIO, Counter Punch, 7 juillet 2010</P><P =post- align=justify><img src="http://blog.emceebeulogue.fr/public/USA/chiild_poverty_USA.jpg" border="0" style="MARGIN:%200px%201em%201em%200px;%20FLOAT:%20left" alt="chiild_poverty_USA.jpg" /><BR><BR><BR></P><H3 =post- align=justify>La pauvreté des enfants à l'ère du néolibéralisme<BR></H3><P =post- align=justify><strong>Les victimes oubliées de la crise</strong></P><P =post- align=justify>Quand il s'agit de la crise économique, le prix que payent les enfants aux Etats-Unis est complètement occulté par les médias. Le nombre de pauvres a augmenté de façon considérable à cause de la hausse constante du taux de chômage, ainsi que des offensives gouvernementales menées contre les prestations sociales qui vont aux défavorisés. La pauvreté des enfants a augmenté au niveau national pour atteindre un total de 22% en 2010, le taux le plus élevé depuis ces vingt dernières années et en augmentation de 5% par rapport aux quatre années précédentes. La moitié des pauvres sont actuellement classés dans la catégorie "pauvreté extrême" – des familles dont les revenus sont inférieurs à 50% du seuil de pauvreté. Le nombre d'enfants sous-alimentés a également augmenté de 18% en 2010. Cette hausse se traduit par un nombre supplémentaire de 750.000 enfants qui souffrent d'insuffisance alimentaire au niveau national. <BR>Le recours aux bons d'alimentation s'est accru de 24% entre août 2008 et août 2009, le nombre d'enfants qui en bénéficient passant de près de 30 millions à 37 millions. Certaines régions connaissent des taux de pauvreté encore plus élevés. En Illinois, jusqu'à 1,5 million de personnes dépendent des bons d'alimentation depuis juin 2009 – une hausse de 22% depuis 2007. Entre 2000 et 2008, la pauvreté des enfants a augmenté de 72% dans le Colorado. En tout, plus de 30 états ont connu une hausse des recours aux bons d'alimentation entre 2008 et 2009.<BR>Malheureusement, s'intéresser à la pauvreté chez les enfants n'est pas considéré suffisamment "glamour" pour faire les gros titres ou faire l'objet d'articles de fond dans le quotidien de référence, le New York Times, ou d'autres médias influents. Une recherche sur les articles qui évoquent la pauvreté chez les enfants depuis août 2008 (au début de la débâcle économique) jusqu'à la fin juin 2010 montre que la question n'a été traitée que dans un seul article du New York Times et à peine trois fois dans le Washington Post. <BR>Les chiffres qui viennent <a href="http://www.urban.org/publicati&#111;ns/412126.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>d'être publiés à la suite d'une étude par panel</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>réalisée en 2010 par <FONT color=#ffffff>l'</FONT><a href="http://www.urban.org/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Urban Institute</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>(et qui couvre la période allant de 1968 à fin 2005) montre que la pauvreté des enfants risque également de se perpétuer à l'âge adulte chez les plus démunis. <BR>L'ampleur de la pauvreté des enfants et sa persistance à l'âge adulte sont, toutefois, complètement ignorées dans une culture médiatique qui privilégie la gratification instantanée des articles quotidiens sur la toxicomanie de Lindsay Lohan à un reportage détaillé sur la pauvreté dans le pays. Ce silence des médias sur la pauvreté signifie que les causes de ce phénomène et les solutions à y apporter restent ignorées de la majorité de la population. <BR>La dimension raciale de la pauvreté des enfants, tout d'abord n'est jamais évoquée. L'Urban Institute signale que les enfants noirs risquent <BR></P><BLOCKQUOTE =post-><P align=justify>environ 2,5 fois plus que les petits Blancs d'être un jour touchés par la pauvreté et sept fois plus qu'eux de rester pauvres … 31% des enfants blancs et 69% des enfants noirs qui naissent dans une famille pauvre vont passer au moins la moitié de leur enfance dans la pauvreté".<BR></P></BLOCKQUOTE><P =post- align=justify>La position des conservateurs qui soutiennent que la pauvreté est à la fois une question de paresse personnelle et de dépendance générée par l'état providence n'est jamais contredite et l'aspect racial de la pauvreté des enfants (et la pauvreté des enfants elle-même) est occulté par les médias. <BR>L'Urban Institute explique que "<EM>ceux qui sont pauvres dès la naissance sont ceux qui risquent plus que ceux qui ne sont pas nés dans une famille pauvre de l'être encore entre 25 et 30 ans, d'abandonner les études secondaires, d'avoir des enfants non désirés à l'adolescence, et d'alterner les périodes de chômage et d'emplois précaires".</EM> <BR>Les conservateurs (et, de plus en plus, un bon nombre de libéraux du centre gauche) mettent ces problèmes sur le compte des "travers" qu'ont acquis les pauvres tout au long de la vie et de leur paresse naturelle, pour autant, cette position ignore les barrières structurelles de la société qui garantissent la pérennité de la pauvreté. <BR>Le racisme institutionnel – caractérisé par la ségrégation spatiale et scolaire généralisée - est passé sous silence par la propagande que mènent les conservateurs et les néolibéraux contre les pauvres. Que les districts scolaires pauvres aient été constamment désignés comme réussissant systématiquement moins bien que les districts riches n'entre pas dans le discours des conservateurs, qui prétendent que "résoudre le problème des écoles en difficulté à coups de subventions ne mène à rien". <BR>Les structures racistes, comme la discrimination financière qui vise les minorités pauvres des quartiers défavorisés, se sont toujours arrangées pour éviter que la plupart des Noirs et des Hispaniques défavorisés s'installent dans des quartiers plus prospères en centre-ville ou en banlieue et aient, ainsi, accès à des districts scolaires qui bénéficient de davantage de ressources. <BR>Les études empiriques réalisées depuis les années 1990 montrent également que les noirs qui postulent pour un prêt bancaire risquent systématiquement de se le voir refuser à cause de la discrimination raciale, même indépendamment du fait que les Noirs font partie d'une tranche de population davantage susceptible d'être pauvre et moins solvable. En d'autres termes, les institutions racistes qui font de la discrimination en jugeant de la solvabilité des gens au faciès contribuent à maintenir aux Etats-Unis la ségrégation et le racisme institutionnels. <BR>L'absence d'emplois dans les quartiers délabrés des villes (où vivent de façon disproportionnée des Noirs et des Latinos pauvres) est la conséquence du déplacement des emplois industriels des villes vers les banlieues, puis à l'étranger. Ces pertes d'emplois sont une deuxième cause majeure de la persistance des inégalités raciales. Malheureusement, cette réalité est occultée quand on cherche absolument à justifier la pauvreté par la personnalité de l'individu. <BR>La baisse régulière du pouvoir d'achat des revenus moyens (depuis le pic des années 60) garantit également que les pauvres resteront pauvres, même s'ils trouvent du travail et qu'ils cherchent à se sortir de la dépendance aux aides sociales. Les tentatives pour résoudre la question des emplois peu rémunérés sont considérées avec mépris par les républicains, les conservateurs et les démocrates néolibéraux qui pensent que les grandes entreprises ne doivent pas faire l'objet de réglementations qui limiteraient leurs profits ou augmenteraient le niveau de vie de la population. <BR>Les responsables de l'étude sur la pauvreté à l'Urban Institute réalisent apparemment les injustices fondamentales de la société aux Etats-Unis - longtemps ignorées par ceux qui méprisent les pauvres. L'Institut préconise l'intervention de l'Etat pour lutter contre la pauvreté, et soutient les efforts pour augmenter l'accès aux études, à la formation professionnelle et les aides à ceux qui travaillent (par exemple, le remboursement des frais de garde). <BR>Le soutien à ces politiques s'appuie sur le fait que les spécialistes de politique publique affirment que les programmes d'aides sociales aident effectivement à réduire la pauvreté, au lieu de la perpétuer. <BR>L'analyse d'Urban Institute est une bouffée d'air frais à une époque où tendent à disparaître les protections sociales et où les groupes privés et les responsables gouvernementaux ont déclaré la guerre à la classe ouvrière et aux pauvres. <BR></P><P =post- align=justify><EM>Anthony DiMaggio est le rédacteur en chef de <a href="http://www.media-ocracy.com/" target="_blank"><FONT color=#ff9900>media-ocracy</FONT></A>, un magazine quotidien en ligne consacré à l'analyse des médias, des sondages d'opinion, et de l'actualité. Il a écrit <a href="http://www.amaz&#111;n.com/exec/obidos/ASIN/1583671994/counterpunchmaga" target="_blank"><FONT color=#ff9900>When Media Goes to War</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT>(2010) et <a href="http://www.amaz&#111;n.com/exec/obidos/ASIN/0739119036/counterpunchmaga" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Mass Media, Mass Propaganda</FONT></A> (2008).</EM></P><H3 =post- align=justify>Note perso</H3><P =post- align=justify>Voilà où en est le pays qui écume la planète avec son armée et ses nervis pour redresser les torts des autres et leur expliquer ce que ont les Droits de l'homme.</P><P =post- align=justify>Mais ça n'arrive pas qu'aux autres: il n'y a pas de raison que les politiques néolibérales échouent chez certains et fonctionnent ailleurs. <BR>Ces politiques qui sont désormais appliquées scrupuleusement et à un rythme accéléré en France commencent à porter leurs fruits.<BR>"En 2007, 8 millions de personnes, 13,4 % de la population, vivaient sous le seuil de pauvreté, correspondant à 60 % du revenu médian perçu en France. Ce seuil correspond à un niveau de vie de 908 euros par mois. Les familles monoparentales, les personnes vivant dans un ménage immigré et les chômeurs ont un risque plus fort de se retrouver sous ce seuil" <a href="http://www.humanite.fr/2010-04-02_Politique-_-Social-Ec&#111;nomie_Les-chiffres-de-la-pauvrete-en-France" target="_blank"><FONT color=#ff9900>…</FONT></A><FONT color=#ff9900> <BR></FONT>Si le pourcentage de pauvres (selon les critères officiels) n'a pas augmenté, ceux qui étaient pauvres sont devenus encore plus pauvres.<BR>Mais si la France était relativement épargnée, c'était grâce aux protections sociales et à la relative sécurité de l'emploi (non seulement pour les fonctionnaires, mais, contrairement aux idées reçues, aussi pour beaucoup de salariés du privé protégés par la législation du travail). Avec les coups de boutoirs donnés par ce gouvernement pour réduire tous les acquis sociaux, voire les détruire, il n'y a aucune raison logique que cette situation s'améliore. Et <a href="http://www.liberati&#111;n.fr/ec&#111;nomie/0101621439-8-milli&#111;ns-de-pers&#111;nnes-pauvres-en-france-et-ce-n-est-pas-fini" target="_blank"><FONT color=#ff9900>les effets ne tarderont pas à se faire sentir</FONT></A>.</P><P =post- align=justify>Et puis, lire <a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/03/01016-20091103ARTFIG00368-les-petits-americains-les-plus-pauvres-du-m&#111;nde-developpe-.php" target="_blank"><FONT color=#ff9900>cet article du Figaro</FONT></A> (nobody's perfect) sur les enfants pauvres aux US</P><P =post- align=justify>Et, enfin, si vous avez raté ce billet intitulé "Le profit des uns est l'esclavage des autres: la classe ouvrière aux Etats-Unis aujourd'hui" sur ce blog, <a href="http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/04/27/Le-profit-des-uns-est-l-esclavage-des-autres%3A-la-classe-ouvri%C3%A8re-aux-Etats-Unis-aujourd-hui" target="_blank"><FONT color=#ff9900>voici le lien</FONT></A>.</P><P =post- align=justify>Et un lien (en anglais) sur les chiffres de la pauvreté dans le monde&nbsp;: <a href="http://www.globalissues.org/article/26/poverty-facts-and-stats" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Global Issues</FONT></A></P>]]>
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   <pubDate>Sat, 10 Jul 2010 18:28:01 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : BP c&amp;#039;est comme pour les banques...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=36970#36970</link>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 09 Jul 2010 à 20:27<br /><br /><DIV align=justify>BP c'est comme pour les banques :&nbsp;on fout la&nbsp;merde une fois et ça repart de plus belle.</DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=center><FONT size=4><strong>BP prêt à lancer un forage très périlleux en Arctique</strong></FONT></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Cible de toutes les critiques après la marée noire dans le golfe du Mexique provoquée par l'explosion de sa plate-forme pétrolière, BP continue malgré tout d'avancer ses pions. La compagnie britannique veut débuter d'ici à la fin de l'année un projet assez particulier. </DIV><P align=justify>Le géant pétrolier compte atteindre un gisement baptisé Liberty au moyen d'un forage sous-terrain courant à l'horizontal sur une douzaine de kilomètres. Avec les risques technologiques inhérents à un tel projet dans un milieu comme l'Arctique où les conditions de forage sont plus difficiles qu'ailleurs : froids extrêmes, glaces dérivantes, forte corrosion, etc.</P><P align=justify>Malgré tout, la détermination de BP reste intacte. Et la compagnie ne ménage pas ses efforts pour mener à bien son projet, avec opportunisme : bien que le champ pétrolier Liberty soit situé sous les fonds marins à plusieurs kilomètres au nord des côtes de l'Alaska, il n'est pas touché par la décision prise en mai par l'administration Obama de suspendre jusqu'à la fin de l'année les nouveaux forages offshore dans le golfe du Mexique et dans l'océan Arctique. </P><P align=justify>BP a en effet prévu de conduire cette opération depuis deux îles artificielles, reliées entre elles et à la terre, couvrant plus de 25 hectares. Le pétrolier les avait fait construire en 1987 pour exploiter un gisement pétrolier appelé Endicott qui depuis a donné son nom à cette petite presqu'île. </P><P align=justify>Du coup, parce que le percement se fait depuis ces îlots de graviers, elle a pu obtenir de la nouvelle agence fédérale qui gère l'exploration pétrolière, le Bureau of Ocean Energy Management (ex-MMS), que le projet soit considéré comme terrestre.</P><P align=justify>Au-delà de ce petit arrangement "sémantique", les associations de défense de l'environnement se montrent très inquiètes : <I>"Le projet va aux limites de la technique actuelle"</I>, selon Melanie Duchin, de Greenpeace Alaska. Les conditions hostiles de l'Arctique rendraient qui plus est très difficile l'organisation de secours en cas d'accident.</P><P align=justify>Pour arriver à exploiter le gisement, BP a commandé un système de forage sur mesure. Ce type d'opération, baptisé <I>"extended reach"</I> - "à portée très étendue" -, demande des équipements sophistiqués afin de creuser le puits et implique de gérer au mieux des pressions très fortes lors de la récupération du pétrole. </P><P align=justify><I>"Les technologies que nous prévoyons d'utiliser pour nos puits Liberty sont éprouvées par BP et d'autres opérateurs dans le monde"</I>, répond Robert Wine, un porte-parole de la compagnie britannique.</P><P align=justify>Le coût total du projet atteint près de 1,5 milliard de dollars (1,18 milliard d'euros). Le jeu en vaut la chandelle, puisque près de 100 millions de barils pourraient être extraits du réservoir Liberty.</P><P align=justify>Outre l'aspect technologique, les associations de défense de l'environnement pointent aussi les antécédents peu reluisants de BP dans la région arctique. En 2006, par exemple, un de ses pipelines qui traversent le nord de l'Alaska, vers la baie de Prudhoe, a connu de très importantes fuites sous l'effet d'une corrosion mal maîtrisée. En avril, les autorités américaines ont adressé une lettre au pétrolier pour exprimer leurs soucis à propos du pipeline qui relie Endicott à celui de trans-Alaska.</P><P align=justify>Les ONG soulignent aussi une mauvaise évaluation des risques liés au projet Liberty. L'étude d'impact n'aurait pas été conduite de manière assez rigoureuse, selon Rebecca Noblin, de l'ONG Center for Biological Diversity en Alaska. <I>"L'agence fédérale qui supervise l'industrie pétrolière a été en Alaska trop arrangeante avec cette dernière, comme cela a aussi été le cas dans le golfe du Mexique,</I> affirme-t-elle. <I>Le gouvernement fédéral a été peu regardant sur le projet Liberty de BP et a même permis à la compagnie pétrolière d'écrire une bonne partie de l'étude d'impact environnemental."</I></P><P align=justify>Sur ce dernier point, le géant britannique estime que rien d'anormal n'a été commis. <I>"BP Alaska a soumis des informations d'analyse de l'impact environnemental au MMS, afin que l'agence l'utilise comme bon lui semble pour préparer l'audit du projet"</I>, affirme Robert Wine, de BP.</P><P align=justify>Un ensemble d'ONG, parmi lesquelles Greenpeace ou le Sierra Club, ont demandé par lettre, le 1<SUP>er</SUP> juillet, à Ken Salazar, secrétaire à l'intérieur de l'administration Obama, de <I>"reporter"</I> toute approbation de permis à BP pour Liberty jusqu'à ce que les services fédéraux aient conduit un audit environnemental complet du projet, qui prenne en compte les capacités réelles du pétrolier à assurer un plan de réponse à un accident industriel dans l'Arctique. <I>"BP a actuellement les mains complètement liées par ses efforts pour tenter de remédier à la marée noire dans le golfe du Mexique, et cela n'aurait aucun sens de l'autoriser à se lancer dans un projet dont la technologie est nouvelle"</I>, note Rebecca Noblin.</P><P align=justify>Face à l'accumulation de problèmes, on laisse entendre, du côté de BP, que le début des opérations pourrait être retardé et ne pas se faire à l'automne, comme prévu il y a encore quelques mois. <I>"Nous espérions commencer le forage d'ici à la fin de l'année, mais il est plus probable que cela ne se fasse qu'en 2011, pour un début de production la même année"</I>, lâche Rober Wine.</P><P align=justify>Ce retard laisse un peu plus de temps aux ONG pour tenter de mobiliser l'opinion publique et l'administration Obama face aux risques de Liberty. </P><DIV align=justify ="author"><B>Bertrand d'Armagnac</B></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify><a href="http://www.lem&#111;nde.fr/planete/article/2010/07/09/bp-pret-a-lancer-un-forage-tres-perilleux-en-arctique_1385731_3244.html#xtor=AL-32280184" target="_blank">Source</A></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 09 Jul 2010 à 20:28</span>]]>
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   <pubDate>Fri, 09 Jul 2010 20:27:59 +0000</pubDate>
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  </item> 
  <item>
   <title>Etats-Unis : EN IRAN, BP ARRIVE A FERMER LES...</title>
   <link>http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=60&amp;PID=36892#36892</link>
   <description>
    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 07 Jul 2010 à 00:42<br /><br /><DIV align=center><a href="http://socio13.wordpress.com/2010/07/06/en-iran-bp-arrive-a-fermer-les-vannes-sur-ordre-dobama-pas-dans-le-golfe-du-mexique/" target="_blank"><FONT size=4><strong>EN IRAN, BP ARRIVE A FERMER LES VANNES SUR ORDRE D’OBAMA, PAS DANS LE GOLFE DU MEXIQUE OU L’ON SE CONTENTE D’INTERDIRE LES CAMERAS ET ON CONTINUE A SIGNER DES CONTRATS POUR QUE BP RESTE FOURNISSEUR DE L’ARMEE&nbsp;AMERICAINE…</strong></FONT></A></DIV><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><P align=center><img src="http://socio13.files.wordpress.com/2010/07/oil1.jpg" border="0" /></P><DIV align=justify>&nbsp;</DIV><DIV align=justify>Si dans le Golfe du Mexique, des dizaines de milliers de litres de brut ont commencé à jaillir à gros bouillons lorsqu’un robot sous-marin a embouti le système d’aération relié au puits sur lequel était installé un système de pompage, forçant BP à enlever un capuchon qui contenait une partie du pétrole s’écoulant dans le Golfe, a rapporté l’agence AP.</DIV><P align=justify>Si BP n’a pas trouvé le moyen de colmater la marée noire qui envahit désormais Pensacola Beach, dans l’Etat de la Floride et ce malgré les appels répétés du président des Etats-Unis. Il faut noter que Bp obéit aussitôt au diktats du dit Obama quand il s’agit d’approvisionner les compagnies iraniennes, là&nbsp; miracle !&nbsp;&nbsp;Le robinet de l’approvisionnement est tout de suite trouvé et fermé alors que cela est contraire à toutes les règles internationales et que l’encre de la signature des sanctions est encore fraiche.</P><P align=justify><SPAN id=more-24296></SPAN></P><P align=justify>Selon le&#8195;Financial Times Deutschland, le 5 juillet, l’Iran a accusé l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Emirats arabes unis de refuser de fournir ses avions de ligne en carburant. Mais, selon le quotidien allemand, c’est BP qui serait à l’origine de la polémique : la compagnie pétrolière britannique n’aurait pas renouvelé un contrat d’approvisionnement qui expirait fin juin, se conformant aux nouvelles sanctions américaines prises le 1er juillet contre le programme nucléaire iranien. Résultat : des avions iraniens n’ont pu se ravitailler sur certains aéroports, dont Hambourg. Asphyxier l’économie iranienne, faire peser un blocus comparable à celui que vit Cuba depuis plus de 50 ans, en espérant comme l’a déclaré le premier ministre israélien que la population iranienne privée de pétrole raffiné verrait le prix de tout augmenter et se retournerait contre ses propres dirigeants, voilà ce à quoi adhère tout de suite BP.</P><P align=justify>Plus facile d’asphyxier la population iranienne que de débarrasser la population du sud des Etats-unis de la marée noire. Est-ce qu’il s’agit de faire oublier l’impossibilité de fermer les vannes dans un cas en se montrant zélé dans l’autre cas, en obéissant à OBAMA ?</P><P align=justify>On mesure à quel point ce système a plus de facilité à détruire qu’à préserver êtres humains et environnement.</P><P align=justify>Cette affaire de la suppression des contrats d’approvisionnement sera-t-elle éclaircie, en tout cas si l’on encroît les dernières nouvelles (voir vidéo ci-dessous) en provenance des Etats Unis que les commentaires vénézuéliens brocardent en disant ‘imaginez que cela arrive au venzuela que diraient-ils, faut de pouvoir supprimer la pollution dans le golfe du mexique on interdit de la filmer et de fortes amendes sont prévues pour qui ose enfeindre l’interdit. Est-ce un cadeau de remerciements offert à BP par le gouvernement nord-américain ou le souci de poursuivre en paix les forages en haute mer ? Tout est possible et surtout le pire…</P><DIV align=justify><TABLE border=0 cellSpacing=0 cellPadding=2 width="100%"><T><T><T><T><TR><TD vAlign=top width=8>•</TD><TD><a href="http://www.aporrea.org/actualidad/n160676.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>09:37am | (VIDEO) ¿Qué dirían si esto ocurriese en Venezuela?</FONT></A></TD></TR></T></T></T></T></TABLE></DIV><P align=justify>6 julio 2010 – le gouvernement des Etats-Unis a émis une nouvelle législation qui convertit en un délit grave le fait pour un quelconque journaliste, reporter, blogger, photographe ou citoyen, de s’approcher d’une quelconque opération de nettoyage du pétrole, équipage ou embarcation dans le golfe du mexique. Quiconque sera arrêté au sujet de ce fait aura une amende de 40.000 dollars et passera en jugement pour délit majeur fédéral</P><P align=justify>Ici comme ailleurs ce qui hors du champ des caméras et des commentaires télévisuels n’existe pas…</P><DIV><DIV>Vidéo <a href="http://www.aporrea.org/actualidad/n160676.html" target="_blank">Un journaliste empêché de faire son métier aux Etats-Unis</A></DIV></DIV><DIV><strong></strong>&nbsp;</DIV><DIV><strong>Mais ce n’est pas fini….</strong></DIV><P align=justify>Cette fois dans Rue 89 qui n’est pas dans mes lectures habituelles, je découvre un autre paradoxe de la situation de BP :&nbsp;&nbsp;</P><P align=justify>«&nbsp;<EM>Près d’un milliard de dollars, soit 791 millions d’euros. C’est le montant des contrats passés entre BP et l’Etat fédéral américain après l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon. Paradoxal à l’heure où le géant du pétrole est accusé de violer les lois fédérales.</EM></P><P align=justify><EM>Selon l’Agence logistique de la défense (EPA), le contrat passé avec BP pour l’année fiscale 2010 s’élève à 980 millions de dollars &#091;775 millions d'euros&#093;. A peu près le même montant qu’en 2009, où BP avait fourni 11,7% du carburant de l’armée américaine, prenant la place de premier fournisseur.</EM></P><P align=justify><EM>A cela, il faut ajouter les contrats -nettement moins importants- passés avec l’administration aéronautique fédérale et d’autres agences publiques. Au final, l’Etat aurait déjà payé plus d’un milliard de dollars à BP dans l’année fiscale 2010.</EM></P><P align=justify><EM>Pas de « réponse ferme » en temps de guerre<BR>« Si nous trouvons une preuve d’actes illégaux &#091;de la part de BP&#093;, nous serons fermes dans notre réponse. » Début juin, Eric Holder, le ministre de la Justice, semblait déterminé. Depuis, une commission du Congrès examine les erreurs de BP. Il y en a.</EM></P><P align=justify><EM>Selon deux de ses membres, la commission pointait « un grand nombre de décisions économiques ayant augmenté le danger d’une défaillance catastrophique du puits ». Jeanne Pascal, ex-avocate de l’EPA, explique ce paradoxe dans le Washington Post :</EM></P><P align=justify><EM>« Voulons-nous vraiment faire affaire avec cette entreprise étrangère, qui a un passé épouvantable en matière de violation des lois américaines ? &#091;…&#093; Selon un contact, BP fournit environ 80% du carburant utilisé pour déplacer les forces américaines. Ils ont eu beaucoup de chance dans la mesure où il y a une exception quand les Etats-Unis sont en guerre.</EM> »</P><P align=justify>CQFD</P><P align=justify>.Danielle Bleitrach</P><DIV align=center><a href="http://www.trincherapatriota.com.ve/2010/07/los-super-estrategas-de-bp.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>Los "Super Estrategas" de BP</FONT></A><FONT color=#ff9900> </FONT></DIV><DIV>&nbsp;</DIV><P align=center><img src="http://1.bp.blogspot.com/_ZhuBFdHICnw/TDOxSRFSRXI/AAAAAAAAAgI/4mheGHLIJs0/s400/Los+Super+estrategas+de+BP.jpg" border="0" style="20MARGIN:%20%20%200px%20auto%2010px;%202020WIDTH:%20%20%20400px;%202020DISPLAY:%20%20%20block;%202020HEIGHT:%20%20%20291px;%202020CURSOR:%20%20%20pointer" /> <HR><P></P><DIV><H1 align=center ="article-titre"><a href="http://www.legrandsoir.info/Le-financement-de-la-guerre-en-Afghanistan-Counterpunch.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>Le financement de la guerre en Afghanistan (Counterpunch)</strong></FONT></A></H1><P align=justify ="article-titre">&nbsp;</P><DIV align=justify ="article-corps"><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH167/art&#111;n11045-9f101.jpg" height="167" width="250" border="0" align="left" style="20HEIGHT:%20%20%20167px" /> </DIV><DIV align=justify ="article-auteur">Dave LINDORFF</DIV><P align=justify ="spip">Quelques jours seulement avant de célébrer le 24ème anniversaire de la Déclaration d’Indépendance qui a libéré l’Amérique d’un pouvoir colonial résidant à l’autre bout du monde, le Congrès a approuvé l’attribution de 33 milliards de dollars de plus pour soutenir la tentative américaine d’occuper et contrôler, à l’autre bout du monde, un pays terriblement pauvre, l’Afghanistan.</P><P align=justify ="spip">33 milliards pour une neuvième année de guerre dans un pays qui a fait l’objet d’une description apocalyptique de la part de nos leaders qui l’ont qualifié de principale menace existentielle pour les USA, alors qu’en réalité c’est un pays enclavé et peuplé principalement de pauvres illettrés appartenant à des clans qui depuis des siècles ne cessent de se battre entre eux, et qui pour la plupart ne savent pas où se trouve l’Amérique ni même peut-être, si la terre est ronde ou plate. Bref, à côté de l’Afghanistan, l’Iraq sans armes de destruction massives ressemble à une super-puissance.</P><P align=justify ="spip">33 milliards, c’est justement à peu de choses près, la somme qui serait nécessaire pour prolonger de six mois les indemnités de chômage des 5 millions environ de malheureux Américains qui ont survécu jusqu’à récemment grâce à une prolongation de leurs indemnités de chômage. A cause du refus des membres du Sénat et du Parlement de voter la prolongation du financement des indemnités, ces personnes vont être abandonnées à elles-mêmes, comme les millions d’autres Américains sans travail à qui les mesquines institutions américaines n’ont même pas accordé d’indemnité de chômage ou qui ont vu leurs droits à des indemnités spoliés par des employeurs insuffisamment contrôlés par les instances fédérales ou nationales en charge de l’application de la législation du travail.</P><P align=justify ="spip">L’Afghanistan compte 24 millions d’habitants qui ont un revenu annuel de 800 dollars par personne. Ce qui signifie que l’allocation de 33 milliards (qui n’est que le plus récent versement sur les centaines de milliards de dollars déjà investis et perdus dans la guerre la plus longue et peut-être la plus inutile que nous ayons faite) serait aussi suffisant pour donner à chaque femme, enfant et homme de ce pays un revenu de 1400 dollars par an.</P><P align=justify ="spip">On pourrait croire que, au lieu de dépenser 33 milliards de dollars pour tuer des Afghans et faire sauter leurs villes et leurs villages, les USA pourraient envisager de leur donner assez d’argent pour doubler leurs revenus. Cela les mettrait de meilleure humeur et nous pourrions alors les laisser trouver les solutions par eux-mêmes. Mais non. Voici ce que nous faisons plutôt de cet argent&nbsp;: Nous en donnons une partie aux soldats que nous envoyons là-bas. Nous en donnons une autre aux seigneurs de la guerre et aux gouvernements officiels qui le cachent dans des banques suisses. Nous en donnons aux seigneurs de la drogue et aux fermiers qui cultivent pour eux des pavots qui reviennent chez nous sous forme d’héroïne raffinée pour empoisonner et tuer nos propres citoyens. Nous en donnons même sous la table à ceux que nous combattons, les Talibans, pour qu’ils aient la gentillesse de ne pas attaquer nos convois et nos bases militaires. Et bien sur nous en donnons d’énormes quantités à ceux à qui la guerre profite&nbsp;: les firmes de munitions qui fabriquent les machines à tuer que nous utilisons pour tuer les Afghans et détruire leurs maisons et leurs villages.</P><P align=justify ="spip">Il y a une autre façon d’aborder cette absurde situation&nbsp;: Cela coûte à British Petroleum, la firme qui est en train de transformer à elle toute seule le golfe du Mexique en une poubelle pétrochimique pleine de tortues et de dauphins morts, environ un milliard de dollars par mois pour tenter sans grand résultat de nettoyer la mer. C’est loin d’être suffisant. La quantité de pétrole à la surface et sous la surface de la mer et dans les marais côtiers ne diminue pas, elle augmente. Alors que diriez-vous si au lieu de faire confiance à BP, le gouvernement intervenait et consacrait 33 milliards à réparer le désastre, sans oublier évidemment d’envoyer la facture à BP et ses actionnaires&nbsp;?</P><P align=justify ="spip">Et on peut se poser une autre question&nbsp;: Pourquoi parler même de verser 33 milliards d’indemnités de chômage à des gens pour qu’ils puissent rester chez eux à boire de la bière en regardant la TV quand on pourrait utiliser cet argent pour les payer à faire un travail productif comme de nettoyer les plages de la côte du golfe, les pélicans englués et les tortues de mer, de remorquer les cadres de BP avec des cordes dans les nappes de pétrole ou de fournir des escortes armées de battes de base-ball aux journalistes pour les protéger des hommes de main de BP qui ne cessent de les empêcher par la menace de regarder et surtout de filmer les scènes de destruction sur le Mississippi et la côte de la Louisiane&nbsp;?</P><P align=justify ="spip">L’argent sert à tout. S’il n’était pas gâché en Afghanistan, il pourrait être utilisé autrement et il existe clairement de nombreux secteurs où 33 milliards pourraient rendre un immense service.</P><P align=justify ="spip">Prenons juste l’éducation. Le gouvernement fédéral a cette année un budget de 84 milliards pour les écoles et les collèges. Et en ce moment dans tout le pays, de New York à Los Angeles, le système d’écoles publiques qui manque de fonds à cause de la diminution des revenus d’impôts locaux et fédéraux du fait de la récession grandissante, licencie des professeurs et ferme des écoles alors que le nombre des enfants à scolariser augmente sans cesse. Il est clair qu’une injection d’un tiers (11 milliards) ou de la moitié (17 milliards) seulement de ce qui est destiné à l’Afghanistan permettrait sans problème de compenser ces coupes dans les budgets des écoles locales.</P><P align=justify ="spip">Au lieu de cela, il semble que nous allons utiliser des 33 milliards à faire sauter plus d’Afghans et à acheter davantage de matériel militaire à des prix exorbitants comme les drones <I ="spip">Predator</I> et les bombes anti-personnelles pendant encore un an.</P><P align=justify ="spip">Ce n’est pas la faute de dieu si l’économie américaine entame une période de récession, comme un coureur de Marathon épuisé qui s’effondre puis se relève, court un peu comme un automate, puis tombe sur la route face contre terre et meurt d’une crise cardiaque. C’est le gouvernement qui ne parvient pas à "amorcer la pompe" en fournissant du travail aux chômeurs, des fonds aux gouvernement locaux en difficulté et des aides financières pour ceux qui ne peuvent simplement pas trouver de travail.</P><P align=justify ="spip">Et donc nous nous dirigeons vers une profonde récession ou une nouvelle Grande Dépression tout en faisant sauter l’Afghanistan avec l’argent qu’on arrive encore à trouver dans les recoins de la chambre forte vide du Trésor Américain.</P><P align=justify ="spip">Comme l’a dit si justement le parolier des Rolling Stone, Matt Taibi, en parlant de la propension pathétique de certains journalistes à applaudir les puissants&nbsp;: "Dieu que ce pays sent mauvais&nbsp;!"</P><P align=justify ="spip">Dave Lindorff</P><P align=justify ="spip"><I ="spip">Dave Lindorff est un journaliste de Philadelphie. Son dernier livre "The case for impeachment" est disponible à St martin’s press, 2006.</I></P><P align=justify ="spip">Pour consulter l’original&nbsp;:<BR><a href="http://www.counterpunch.org/lindorff07052010.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.counterpunch.org/lindorf...</FONT></A></P><P align=justify ="spip"><I ="spip">Traduction D. Muselet</P><P align=center><img src="http://www.rebeli&#111;n.org/imagenes/t_10_07_2010.jpg" border="1" /></P></I></DIV><span style="font-size:10px"><br /><br />Edité par T 34 - 10 Jul 2010 à 21:11</span>]]>
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   <pubDate>Wed, 07 Jul 2010 00:42:16 +0000</pubDate>
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   <title>Etats-Unis : Les Etats-Unis en Deuil (un texte-fiction)  ...</title>
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    <![CDATA[<strong>Auteur:</strong> <a href="http://www.forum-unite-communiste.org/member_profile.asp?PF=14" rel="nofollow">T 34</a><br /><strong>Sujet:</strong> 60<br /><strong>Envoyé :</strong> 28 Jun 2010 à 12:42<br /><br /><H1 align=center ="article-titre"><a href="http://www.legrandsoir.info/Les-Etats-Unis-en-Deuil-un-texte-ficti&#111;n.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>Les Etats-Unis en Deuil (un texte-fiction)</strong></FONT></a></H1><P align=justify ="article-titre">&nbsp;</P><DIV align=justify ="article-corps"><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH216/art&#111;n10990-97b62.jpg" height="216" width="250" border="0" align="left" style="20HEIGHT:%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20216px" /> </DIV><DIV align=justify ="article-auteur">Bernard-Henri du Tronc du Cactus</DIV><P align=justify ="spip">Un drame affreux vient de frapper le pays le plus puissant de la planète, replongeant les Etats-uniens dans leur immense tristesse du 22 novembre 1963, une date sombre où la Terre s’était arrêtée de tourner le temps du trajet de cette balle magique dans le corps de John Fitzgerald Kennedy, 35è président des Etats-Unis d’Amérique.</P><P align=justify ="spip">Neuf présidents plus tard, le Changement incarné, la Liberté personnifiée, la Paix nobélisée ont été fauchés par une nouvelle «&nbsp;balle&nbsp;» maléfique, détruisant les rêves de millions d’êtres humains.</P><P align=justify ="spip">Tout avait commencé par la décision de Michelle Obama, épouse du 44è président, de tenir tête à Monsanto en créant un potager bio à la Maison Blanche.</P><P align=justify ="spip">Elle avait déclaré&nbsp;: "<I ="spip">Je veux être certaine que notre famille mange sainement et ait accès à des légumes et fruits vraiment frais</I>". Sa production devait permettre de fournir en fruits et légumes les occupants, les salariés et les invités de la Maison Blanche.</P><P align=justify ="spip">Lorsque la MACA, l’association américaine qui représente des grands noms de l’agrochimie, dont le géant des pesticides et des semences OGM Monsanto, avait notamment écrit à Michelle Obama et précisé que ce jardin, où fruits et légumes sont cultivés sans pesticides, "<I ="spip">pourrait donner aux consommateurs, par comparaison, une mauvaise image de l’agriculture conventionnelle dont les produits sont sains, savoureux et plus économiques</I>", Barack Obama lui-même était monté au créneau pour défendre l’agriculture sans pesticides et un retour à une alimentation moins industrielle.</P><P align=justify ="spip">Cela s’était poursuivi par le coup de sang du président démocrate face aux dirigeants sans cœur de la multinationale du pétrole BP.</P><P align=justify ="spip">Tout le monde se souviendra de cette image mémorable des fesses dénudées de Tony Hayward et de Monsieur Svanberg, président de BP, penchés devant le lutrin de la maison Blanche, les derrières exposés à la vue de millions de spectateurs médusés, et, sous les innombrables flashs crépitant, frappés sans ménagements par la grande latte en acier de Monsieur Obama.</P><P align=justify ="spip">Par la suite, le président avait paru fatigué et accablé.</P><P align=justify ="spip">Etait-ce en rapport avec son refus de toute vaccination contre la grippe H ½ N revenue tourmenter l’espèce humaine cette année&nbsp;?</P><P align=justify ="spip">Il avait par cet acte lancé un mouvement de protestation mondiale contre l’industrie des médicaments, mouvement à l’origine de l’effondrement définitif de quelques-unes des plus grandes firmes pharmaceutiques sur les marchés.</P><P align=justify ="spip">Après avoir annoncé le retrait des troupes US d’Afghanistan, d’Irak, du Venezuela et d’Iran, avoir accepté la réouverture d’une enquête en profondeur sur les attentats du 11 septembre 2001, avec Steve Jones, Richard Gage et Kevin Ryan comme experts principaux de la Commission, le président très amaigri avait reçu à la maison Blanche, puis emmené à Camp David, la résidence présidentielle célèbre, dans le Maryland, l’Irakien Mountazer Al-Zaïdi, célèbre pour avoir lancé ses chaussures contre le président américain George W. Bush en décembre 2008, afin de protester contre l’occupation injuste et inhumaine de son grand pays.</P><P align=justify ="spip">Justement, l’homme emprisonné pendant neuf mois dans d’horribles conditions, libéré depuis le 15 septembre 2009, aurait remis à Barack Obama une des ses chaussures dédicacées.</P><P align=justify ="spip">Certaines menaces sérieuses d’attentats ont commencé à fleurir dans les journaux, ainsi que des rumeurs sur la dégradation de l’état de santé du président.</P><P align=justify ="spip">Personne ne sait si le point culminant dans le changement d’attitude de Barack Obama fut sa fronde impitoyable lancée contre ses anciens donateurs, les nantis de Chicago, et les banquiers de Goldman Sachs et de JP Morgan Chase, le président ayant annoncé son projet de fermer Wall Street, de mettre les scellés sur la Bourse de New-York, carrément, ou bien son inscription comme passager de la flottille suivante déterminée à briser le blocus de Gaza par Israël.</P><P align=justify ="spip">Cette dernière décision avait galvanisé une série de politiciens démocrates, dont John Edwards, John Kerry, Russ Feingold, Al Gore récemment divorcé, Dennis Kucinich, Joseph Moakley et Cynthia McKinney qui s’étaient alors empressé de s’inscrire sur les navires de la Flottille de la Liberté II.</P><P align=justify ="spip">L’Etat-major US, pour une fois en branle-bas de combat pour une cause humanitaire, avait prévu de rappeler ses hélicoptères et chasseurs prêtés à Tsahal pour escorter la Flottille, en attendant l’arrivée des sous-marins nucléaires et de porte-avions.</P><P align=justify ="spip">Malheureusement, l’explosion d’un engin artisanal, simple et ingénieux au point de surpasser les mesures de sécurité, très relâchées ces temps-ci, du secret service et des équipes de sécurité entourant le président, caché dans un des coussins du canapé du Bureau Ovale, a mis fin à la reconversion pacifique de l’ancien sénateur de l’Illinois et, au travers de lui, du pays le plus puissant du monde.</P><P align=justify ="spip">L’enquête préliminaire, menée par le dévoué Henry Kissinger, pointe du doigt la récente visite de l’Irakien Mountazer Al-Zaïdi, que le président avait insisté pour laisser libre de tout mouvement, le présentant comme un hôte de marque au même rang que les chefs d’Etats traditionnellement alliés.</P><P align=justify ="spip">Dans un premier rapport du NIST, de la FEMA et du FBI, la composition de l’engin et le mode de détonation indiquent qu’il s’agit clairement de la marque d’Al-Qaida.</P><P align=justify ="spip">Une petite vidéo d’Oussama Bin Laden, incriminant l’organisation du vieux terroriste, est actuellement soumise à l’analyse des experts de la SAIC, aidés par des interprètes spécialisés dans la lecture sur les lèvres.</P><P align=justify ="spip">Joe Biden décédé d’une crise cardiaque en apprenant la nouvelle, c’est Robert Gates, n°3 du gouvernement, qui a pris la tête du pays, conjointement avec Hillary Clinton, vu que Gates, déjà engagé par George W Bush pour succéder à Don Rumsfeld, est Républicain.</P><P align=justify ="spip">Bien qu’ils se soient dits très affectés et déterminés à poursuivre le rêve et le combat de leur ancien chef, les premières mesures importantes de Clinton et Gates ont été de stopper l’évacuation des soldats du Venezuela, du Proche et du Moyen-Orient, d’encourager le peuple US à prendre la menace grippale au sérieux en se faisant vacciner devant les caméras et de faire évacuer l’énorme ambassade récemment construite par Barack Obama à Gaza.</P><P align=justify ="spip">Le monde entier est sous le choc et une semaine de deuil national a été décrétée dans la plupart des pays occidentaux.</P><P align=justify ="spip">Quelques personnes ont bien été vues en train de faire la fête sur les toits de certains immeubles, ici ou là, mais globalement, la planète pleure aujourd’hui la perte d’un grand homme.</P><P align=justify ="spip">Michelle Obama, très affligée, actuellement entourée de Bill Clinton, d’Al Gore récemment divorcé, et de l’épouse de Benjamin Netanyahu, ne sort plus de ses appartements à la Maison Blanche.</P><P align=justify ="spip">Tristesse ou pas, elle a été sommée de répandre des pesticides sur son jardin bio.</P><P align=justify ="spip">Bernard-Henri du Tronc du Cactus<BR>pour l’hebdomadaire Le Guillemet.</P><DIV align=justify ="article-texte">«&nbsp;<I ="spip">Si j’étais président, j’arrêterais en quelques jours les attaques terroristes contre les Etats-Unis. Définitivement. </DIV><P align=justify ="spip">D’abord, je présenterais mes excuses à toutes les veuves, aux orphelins, aux personnes torturées, à celles tombées dans la misère, aux millions d’autres victimes de l’impérialisme américain.</P><P align=justify ="spip">Ensuite, j’annoncerais aux quatre coins du monde que les interventions américaines dans le monde sont définitivement terminées, et j’informerais Israël qu’il n’est plus le 51e état des Etats-Unis mais dorénavant - chose curieuse à dire - un pays étranger.</P><P align=justify ="spip">Et puis, je réduirais le budget militaire d’au moins 90%, utilisant le surplus à payer des réparations aux victimes. Ce serait plus que suffisant. Le budget militaire d’une année, soit 330 milliards de dollars, équivaut à plus de 18 000 dollars de l’heure depuis la naissance de Jésus-Christ. (*)</P><P align=justify ="spip">Voilà ce que je ferais les trois premiers jours.</P><P align=justify ="spip">Le quatrième jour, je serais assassiné.</I>&nbsp;»</P><P align=justify ="spip"><a href="http://www.legrandsoir.info/_BLUM-William_.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900>William Blum</FONT></a><BR>ancien fonctionnaire au Département d’Etat US.<BR>Auteur de <I ="spip">Les guerres scélérates&nbsp;: interventions de l’armée US et de la CIA depuis 1945</I> et <I ="spip">Etat Voyou</I>, éditions Parangon.</P><P align=justify ="spip">(*) Note de l’auteur&nbsp;: le budget militaire US actuel, en 2009, frise les 900 milliards de dollars, soit trois fois plus que celui mentionné par William Blum en 2001. <STR&#079;NG ="spip">Une seule heure</strong> de vol d’<I ="spip">Air Force One</I>, l’avion présidentiel, coûte 34 000 dollars. <DIV>&nbsp;</DIV><P align=center><img src="http://www.telesurtv.net/multimedia/imagenes/caricatura/ICG1008_891.jpg" height="559" width="495" border="0" /></P><DIV><HR></DIV><P></P><DIV align=justify></DIV><DIV align=center ="article-titre"><a href="http://www.legrandsoir.info/Crise-systemique-les-USA-au-bord-du-gouffre.html" target="_blank"><FONT color=#ff9900 size=4><strong>Crise systémique&nbsp;: les USA au bord du gouffre</strong></FONT></a></DIV><DIV align=justify ="article-auteur">&nbsp;</DIV><DIV align=justify ="article-auteur">Gilles BONAFI </DIV><P align=justify ="spip">Le nouveau rapport de L’OCC, l’<I ="spip">Office of Comptroller of the Currency</I>, l’organisme gouvernemental de tutelle des banques US, dépendant du trésor américain, est sorti le 23 juin 2010.</P><P align=justify ="spip">Intitulé «&nbsp;OCC and OTS Release Mortgage Metrics Report for First Quarter of 2010&nbsp;», il fait le point sur les prêts immobiliers (non commerciaux) US, leur nombre, leur répartition par catégories et surtout, dénombre les saisies immobilières en cours.</P><P align=justify ="spip">Source&nbsp;: <a href="http://www.occ.treas.gov/ftp/release/2010-69a.pdf" target="_blank"><FONT color=#ff9900>http://www.occ.treas.gov/ftp/releas...</FONT></a></P><P align=justify ="spip">Etant un organisme gouvernemental de contrôle des banques, ses données sont exceptionnelles sur le plan qualitatif, des données qui prouvent que l’économie US est en phase avancée de destruction, ceci en totale contradiction avec ce que l’on peut lire dans la presse.</P><P align=justify ="spip">Pour commencer, il faut savoir que l’ensemble des crédits immobiliers non commerciaux aux USA représentent 5947,548 milliards de dollars soit plus de deux fois le PIB de la France. Or, ce rapport de l’OCC nous apprend que 87,3&nbsp;% de ces prêts sont remboursés (voir tableau&nbsp;: encadré en rouge «&nbsp;current and performing&nbsp;») ce qui signifie que 12,7&nbsp;% de ces prêts sont actuellement en difficultés.</P><DIV align=justify ="article-texte"><DL ="spip__4459 spip_s spip_s_center"><DT><DIV align=center><a href="http://www.legrandsoir.info/IMG/jpg/Immobilier_US_blog.jpg" target="_blank"><img src="http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L400xH226/Immobilier_US_blog-126c8.jpg" height="226" width="400" border="0" style="20HEIGHT:%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20%20226px" alt="JPEG%20-%20170.4%20ko" /></a></DIV></DT></DL></DIV><P align=center ="spip">(<I ="spip">Cliquez sur l’image pour l’agrandir</I>)</P><P align=justify ="spip">Les USA se retrouvent donc avec une ardoise immobilière brute de <STR&#079;NG ="spip">755,33 milliards de dollars</strong>.</P><P align=justify ="spip">